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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Politique
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 2000-02-22, Collections de BAnQ.

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[" 2LP0101B0222 B1 mardi 2LP0101B0222 ZALLCALL 67 00:47:47 02/22/00 B Montréal, mardi 22 février ÉDITORIAL / OPINIONS / ARTS ET SPECTACLES L'EXPRESS POLITIQUE «Un régime de tutelle» Claude Ryan dénonce le projet de loi fédéral sur la clarté référendaire VINCENT MARISSAL du bureau de La Presse, OTTAWA Abusif et mal avisé, le projet de loi sur la « clarté » perpétue l'affrontement entre Ottawa et Québec et équivaut, s'il devait un jour être appliqué, à une tutelle de l'Assemblée nationale.Ce constat sévère du projet de loi Dion ne vient pas d'un des témoins invités aux Communes par le Bloc québécois, mais d'un fédéraliste convaincu : l'ancien chef libéral du Québec et ex-président du camp du NON en 1980, Claude Ryan.Entre les témoignages prévisibles des opposants et des partisans du projet de loi C-20 qui se succèdent depuis mercredi à Ottawa, M.Ryan est venu bousculer le comité législatif.Seul le Parti conservateur, qui s'oppose au projet de loi (et qui avait invité M.Ryan) est sorti de l'exercice sans égratignures.Affirmant d'entrée de jeu être venu à Ottawa dans le but de défendre l'unité nationale, M.Ryan a rapidement ajouté que jamais il ne voterait pour le projet de loi sur la « clarté » écrit par le gouvernement Chrétien.La majorité libérale siégeant au comité a eu droit à un cours de politique québécoise 101, façon Claude Ryan.L'ancien chef libéral a fortement dénoncé la décision du gouvernement Chrétien de décider à l'avance, et dans une loi, de refuser de négocier après un OUI s'il ne trouve pas la question suffisamment claire.« En inscrivant ces critères dans une loi, dit-il, le Parlement et le gouvernement fédéral s'ingéreraient, à tout le moins indirectement, dans la rédaction même de la question.Il ne s'agit pas là non plus de véritable fédéralisme, mais d'un régime de tutelle.» Il serait normal, soutient M.Ryan, que le gouvernement fédéral convoque le Parlement et les premiers ministres des autres provinces advenant un OUI à la souveraineté, question de décider de la Claude Ryan suite des choses.Mais ce gouvernement ne peut décider, avant même la campagne référendaire, qu'il ne reconnaîtra pas la règle des 50 % plus un.« Il serait non moins mal venu que legouvernement ou le Parlement s'arroge le pouvoir de modifier unilatéralement la règle du vote après que le référendum ait eu lieu, ajoute M.Ryan.Or, c'est précisément ce que laisse entrevoir le projet de loi.» Ce qui dérange le plus Claude Ryan dans le projet de loi Dion, c'est, dit-il, qu'Ottawa laisse croire que la démocratie québécoise est « médiévale ».« Faites confiance à la démocratie québécoise ! » a lancé M.Ryan aux députés libéraux, qui récitent devant les témoins les questions préparées directement par le bureau de Stéphane Dion.« Le projet de loi, a repris plus tard M.Ryan devant les journalistes, accrédite l'impression qu'au Québec, la démocratie, c'est pas une affaire trop sûre, que l'on ne peut pas les laisser marcher tout seuls (les Québécois) et qu'il faudrait leur donner des balises.Alors qu'au fond, la démocratie québécoise est en avance sur la démocratie fédérale.» Croyant toujours qu'il est possible de renouveler le fédéralisme, l'ex-chef libéral reproche au gouvernement Chrétien de continuer à diviser les Québécois entre eux, au risque de desservir la cause fédéraliste.« Il serait plus constructif, dit-il, qu'au lieu de multiplier les affrontements qui éloignent les parties au lieu de les rapprocher et qui contribuent à répandre une fausse image de la démocratie au Québec, le gouvernement fédéral et le Parlement profitent de l'accalmie relative que nous connaissons présentement pour remettre à l'ordre du jour le renouvellement du fédéralisme canadien en accord avec les attentes maintes fois formulées par le Québec et les autres partenaires de la fédération.» Stratégie neutralisante n La stratégie constitutionnelle fédérale vise à neutraliser la reconnaissance d'un éventuel Québec souverain par les autres pays, soutient l'anthropologue Claude Bariteau de l'Université Laval.« En votant la loi C-20, la Chambre des communes veut inciter les États tiers à être courtois envers le Canada, afin de neutraliser toute reconnaissance du Québec par ces États tiers », a soutenu M.Bariteau hier, lors d'une cérémonie organisée par la Société nationale des Québécois de la capitale.Presse Canadienne Assurance médicaments n C'est à Québec aujourd'hui que débutent les consultations publiques sur le régime public d'assurance médicaments dont le déficit accumulé de 200 millions obligera certainement le gouvernement à hausser les primes que paient 1,5 million de Québécois.L'exercice est fort attendu et rassemblera des experts de divers horizons, des pharmaciens et des médecins, des assureurs et, bien sûr, l'industrie pharmaceutique à qui l'on risque de reprocher les coûts toujours plus élevés des médicaments.D'autre part, plusieurs groupes de défense des droits des consommateurs feront valoir à la ministre de la Santé et des Services sociaux, Pauline Marois, que le régime coûte déjà trop cher, notamment pour les personnes âgées qui seront représentées par la Fédération de l'âge d'or du Québec.Presse Canadienne Manning défie Clark n En tournée dans l'Ouest canadien pour convaincre les réfor Preston Manning mistes d'endosser son projet de nouveau parti politique rassembleur de la droite (l'Alliance canadienne), le c h e f d e l'opposition Preston Manning, a mis au défi hier soir à Calgary, lors d'une rencontre publique, le chef du Parti progressiste conservateur de l'affronter au cours d'un débat en trois rondes dans trois campus universitaires différents.Le thème de cette joute est le suivant : qui représente réellement les vraies valeurs conservatrices au Canada ?L'Alliance canadienne ou le PPC ?« Je crois que Joe Clark et ce qui reste du PPC, a lancé Preston Manning.Les conservateurs ont perdu le droit de représenter au Canada le conservatisme social, économique et démocratique.» M.Manning a accusé l'ancien premier ministre de préconiser d'énormes programmes de dépenses gouvernementales, comme les libéraux, et d'appuyer des régimes de subventions qui n'ont pas réussi en trente ans à susciter la croissance.Gilles Toupin Vote de grève à Revenu Canada n Les employés du ministère fédéral du Revenu ont voté à 74 pour cent en faveur de donner un mandat de grève à leur syndicat.Ce vote survient au moment même où les contribuables commencent à rédiger et à transmettre leur déclaration annuelle de revenus.Daryl Bean, le président de l'Alliance de la fonction publique du Canada, qui représente les employés du ministère, a indiqué que les fonctionnaires visés auraient légalement le droit de déclencher une grève avant la limite imposée pour l'expédition des déclarations de revenus, soit le 30 avril.« Mon conseil aux contribuables est le suivant : si vous vous attendez de recevoir un remboursement, postez au plus vite votre déclaration de revenus.Mais si vous devez de l'argent au fisc, attendez le plus longtemps possible », a dit M.Bean.Presse Canadienne Une motion pour limiter les débats Presse Canadienne OTTAWA Les ténors de la société civile québécoise se sont dressés, hier, contre le projet de loi fédéral sur les conditions référendaires, tandis que les libéraux ont à nouveau tenté de limiter le débat sur la question.Les libéraux avaient déjà contraint le comité législatif qui examine le projet de loi à siéger du matin au soir, plusieurs jours par semaine.Hier, lors d'une journée marathon, ils ont voulu faire adopter une motion visant à mettre fin aux travaux du comité dès jeudi prochain à minuit, soit au terme de sept jours d'audiences.Cette décision a immédiatement soulevé la colère des députés de l'opposition et des nombreux intervenants qui ont comparu.Tout laissait croire, cependant, que la motion serait entérinée tard hier soir par les libéraux, qui disposent de la majorité au sein du comité.La PLQ n'est pas crédible, dit Louise Beaudoin PHOTO PC La ministre fédérale des Ressources humaines, Jane Stewart, dont le ministère fait l'objet d'allégations de malversation, est applaudie par ses collègues libéraux, au cours de la période de questions.Tout sur les subventions Ottawa dépose 10 000 pages de documents sur les sommes distribuées par les Ressources humaines MARTIN PELCHAT du bureau de La Presse, QUÉBEC Le Parti libéral de Jean Charest manque de crédibilité lorsqu'il prône la conclusion d'une entente administrative avec Ottawa pour réaffirmer le rôle du Québec à l'étranger, dénonce la ministre des Relations internationales, Louise Beaudoin.La ministre se demande où était le PLQ quand elle s'est heurtée à un mur, l'an dernier, en revendiquant auprès d'Ottawa une place et un droit de parole dans les organisations internationales traitant d'éducation, de langue, de culture et d'identité.« Ils seraient plus crédibles si depuis un an ils nous avaient appuyés », dit Mme Beaudoin.Or, ce n'est que du bout des lèvres, ditelle, que le whip du PLQ, Jean- Marc Fournier, s'est dit d'accord avec cette revendication, cinq jours après que Québec eut annoncé son intention d'entamer des négociations avec Ottawa.Ce fut, selon la ministre, la seule intervention connue des libéraux dans le dossier.Le PLQ a donné un aperçu de son prochain programme constitutionnel le week-end dernier lors d'une réunion du conseil général à Hull.Placé à l'enseigne de la « cogestion », il fera une priorité de la récupération de points d'impôts fédéraux et de la conclusion d'ententes administratives avec Ottawa dans des domaines comme l'environnement, les télécommunications et le rôle du Québec sur la scène internationale.« C'est une bonne idée, mais théorique ou virtuelle », dit Louise Beaudoin, puisque le ministre fédéral des Affaires extérieures, Lloyd Axworthy, a opposé une fin de non-recevoir aux demandes du gouvernement Bouchard le 13 avril dernier.Depuis, dit-elle, c'est le « cadenas diplomatique », qui a notamment mis des bâtons dans les roues de délégations québécoises au Panama et au Costa Rica.GILLES TOUPIN du bureau de La Presse, OTTAWA Le gouvernement fédéral a voulu prendre aux mots l'opposition hier, et dissiper tout soupçon de malversation pesant contre lui dans l'affaire des ratés administratifs de Ressources humaines Canada (DRHC), en rendant publiques les listes des subventions distribuées par DRHC dans l'ensemble du pays.Les documents, qui font quelque 10 000 pages réparties en seize cartables à anneaux, et qui empilés atteignent plus d'un mètre de hauteur, ont cependant soulevé de nouvelles questions plutôt que de donner des réponses aux partis d'opposition.Ces derniers ont crié à la désinformation et ont accusé à nouveau le gouvernement d'utiliser ces programmes à des fins partisanes.En livrant ces dossiers à l'examen public, la ministre Jane Stewart a voulu contrer les accusations d'incompétence et de trafic d'influence pesant contre le gouvernement Chrétien et démontrer que toute cette affaire avait été largement exagérée.Les documents, présentés par deux sous-ministres adjoints de DRHC hier matin, établissent notamment que sur des dizaines de millier de projets subventionnés entre 1997 et aujourd'hui, seulement 51 ont fait faillite, ce qui démontrerait la fiabilité des programmes.Le DRHC a également souligné que sur les 37 projets spécifiques faisant l'objet d'une analyse plus approfondie, choisis au sein d'un échantillonnage de 459, 33 ont été révisés à ce jour.On y a constaté que les paiements en trop n'étaient que de 5974,93 $ sur une enveloppe de quelque 33 millions de dollars.L'un de ces 37 projets, destiné à L'Assemblée des premières nations du Québec-Labrador, aurait eu un paiement en trop de 83 000 $.Mais la ministre Stewart a expliqué cette situation en affirmant que « le bénéficiaire avait un contrat de plusieurs années avec le ministère et le ministère lui a avancé l'argent pour qu'il puisse disposer d'un fonds de roulement ».L'explication a été reçue avec beaucoup de scepticisme de la part de l'opposition.« Les chiffres ne correspondent pas », a lancé le conservateur Peter Mac Kay.Dans le comté de Madawaska- Restigouche, a-t-il expliqué, une subvention du Fonds transitoire de création d'emploi de 750 000 $ à la maison Atlantic Furniture « n'a jamais rien donné ».« L'entreprise n'a jamais ouvert ses portes et les 75 emplois promis n'ont jamais été créés, a-t-il ajouté.(.) Comment les Canadiens peuvent- ils avoir confiance dans la désinformation récemment rendue publique par la ministre ?» Par ailleurs, Jane Stewart a maintes fois justifié des subventions à son comté de Brant, non admissible selon Statistique Canada, par l'existence d'« îlots de chômage élevé » dans certaines régions.Les documents publiés hier définissent ce que sont ces « îlots » tout en précisant que « chaque région utilise sa propre approche pour considérer si un îlot est admissible ».Mme Stewart a parlé à ce propos de « flexibilité » des programmes alors que l'opposition y a plutôt vu une forme de favoritisme politique déguisé.D'autre part, les projets répertoriés dans les listes évaluent le nombre d'emplois potentiels qu'ils devraient c r é e r .Les p a r t i s d'opposition affirment qu'il s'agit là d'une information biaisée puisqu'il n'est nullement fait mention du « nombre réel » d'emplois créées par ces programmes.Mme Stewart affirme depuis des semaines que ces subventions d'environ un milliard de dollars ont contribué à créer 30 000 nouveaux emplois au Canada.Rien cependant ne vient étayer ces chiffres dans les rapports dévoilés hier, soutient l'opposition.« Il est troublant qu'il y ait déjà tant d'incongruités dans ces listes », a déclaré Diane Ablonczy, la critique réformiste en matière de ressources humaines.« Il y a ces contradictions continuelles dans la version de la ministre et dans les documents reçus.Ce n'est pas cela que l'on appelle de la crédibilité gouvernementale.» Enfin, Jane Stewart a été plusieurs fois accusée par le Bloc et le Parti réformiste hier d'avoir induit les Communes en erreur en affirmant vendredi qu'elle avait délégué ses « pouvoirs d'approbation » des subventions à son sous-ministre, Claire Morris, pour son comté de Brant.Dans une lettre de la ministre à Mme Morris rendue publique vendredi, il n'était question que de déléguer ses pouvoirs « de signature des accords ».« La ministre a écrit une lettre, a commenté Diane Ablonczy, qui ne dit tout simplement pas la vérité.» 2LP0201B0222 B2 mardi 2LP0201B0222 ZALLCALL 67 00:47:54 02/22/00 B B 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 22 FÉVRIER 2000 Editorial ANDRÉDESMARAIS PRÉSIDENT DU CONSEIL D'ADMINISTRATION ROGER D.LANDRY PRÉSIDENT ET ÉDITEUR MARCELDESJARDINS VICE-PRÉSIDENT ET ÉDITEUR ADJOINT YVES BELLEFLEUR DIRECTEUR DE L'INFORMATION ALAINDUBUC ÉDITORIALISTE EN CHEF L'Iran des jeunes Les Iraniens l'ont eu, leur.sommet de la jeunesse.Et il a donné de formidables résultats.La victoire de la gauche réformatrice aux élections législatives, en Iran, est en effet celle des jeunes, surtout, et des femmes.Celles et ceux qui, au moment de la révolution islamique, en 1979, ou bien n'étaient pas nés, ou bien n'avaient pas l'âge d'influer sur l'avenir de leur pays.Le compte définitif n'est pas encore complété, mais le résultat est limpide : lui qui affrontait depuis son élection une assemblée nationale, le Majlis, demeurée conservatrice, le président Mohammad Khatami pourra maintenant compter sur un Parlement favorable.Il s'agissait d'une troisième victoire des éléments progressistes en trois ans, après l'élection présidentielle de mai 1997 puis les scrutins municipaux d'il y a un an.Et elle est très clairement une affaire, d'abord, de démographie.Depuis 1979, la population iranienne a en effet très exactement doublé pour atteindre aujourd'hui 71 millions de citoyens, dont le tiers a entre 15 et 44 ans.Or, on vote dès 16 ans en Iran.Ainsi, sachant que le taux de participation au scrutin a été de plus de 80%, on comprendra que le nombre brut de ces jeunes a été déterminant : en face d'eux, les plus de 45 ans, ceux qui ont vraiment vécu la révolution, ne forment que 25% de la population.Démographie, donc.Mais quoi encore ?La nécessité pure et simple.La relative libéralisation ainsi que les ouvertures vers l'Occident déjà initiées par le président Khatami, et qui viennent en quelque sorte d'être plébiscitées, répondent à une urgence économique : à raison de 800 000 à un million par année, ces jeunes que nous venons de voir débarquent sur un marché du travail paralysé par un taux de chômage de 30%.Et les autres indicateurs économiques sont à l'avenant.Le revenu par habitant, qui avait atteint un sommet en 1984 avec 3700$, est depuis ce temps en chute libre et se retrouvait, en 1997, inférieur à la moitié de cette somme.Le taux d'inflation, officiellement de 17,2%, serait en réalité voisin de 40%.C'est d'ailleurs par une campagne de charme auprès de l'Italie, de la France, de l'Arabie saoudite et même du « Grand Satan », les États-Unis, que le président Khatami avait inauguré son mandat, après presque vingt ans d'hostilité déclarée de l'Iran à l'endroit de l'Occident.Cela seul marquait un tournant majeur.Autre chose encore ?Certes.Cette aspiration intangible, un peu mystérieuse à nos yeux puisque le problème, pour nous, ne se pose pas : l'appel de la liberté.Passant d'un despotisme à un autre, du chah et de sa police secrète, la Savak, aux mollahs et à la terreur religieuse, il n'est pas certain que le sort des Iraniens se soit beaucoup amélioré.Plus de 100 000 opposants ont été éxécutés depuis 1979.Et on admet maintenant que la torture \u2014 principal reproche fait au régime du chah \u2014 a été pratiquée par les islamistes : pour la première fois, en 1999, un haut gradé des services de renseignement a été inculpé sous cette accusation.Maintenant, cette victoire des réformateurs aux législatives ne signifie certainement pas que toute barrière a sauté.D'abord, les institutions iraniennes sont ainsi faites que le pouvoir religieux y conserve encore de puissantes tours de garde.Ensuite, même chez les progressistes, il existe une retenue dont le Parlement devra tenir compte : c'est un progrès « à l'iranienne » auquel on veut accéder, qui serait une sorte de synthèse entre la tradition musulmane et les valeurs de la modernité.Cet amalgame demeure pour l'instant l'équivalent de la quadrature du cercle.Mais il n'est pas dit que la formule ne puisse pas être trouvée.DROITS RÉSERVÉS Serge.Chapleau@lapresse.ca L'abus de pouvoir Décidément, la stratégie syndicale qui consiste à écoeurer le monde et à prendre les citoyens en otages pour mieux défendre des intérêts corporatistes est à la mode.Après les camionneurs et les syndiqués de la STCUM, c'est maintenant au tour des policiers de la Sûreté du Québec de rendre la vie difficile aux citoyens dans l'espoir de faire plier l'État.Alain Dubuc adubuc@lapresse.ca Lundi matin, la force constabulaire a donc choisi, dans une opération « visibilité », de bloquer des voies rapides et des ponts de Montréal, Québec et Trois-Rivières, sous prétexte de vérifier le port des ceintures de sécurité, provoquant ainsi des embouteillages monstre.Au premier abord, ce moyen de pression semble similaire à celui qu'ont choisi les syndiqués du transport en commun à Montréal, qui ont privé d'autobus des milliers et des milliers de Montréalais.On y retrouve le même mépris des citoyens, que ces employés sont censés servir.On y retrouve également la même façon de ne pas comprendre la nature d'un équipement collectif : à la STCUM, on a saboté des autobus qui nous appartiennent, à la SQ, on se sert de véhicules publics à des fins militantes.Mais il y a des différences entre les démarches, en raison du rôle et du pouvoir des policiers dans une société démocratique.Et c'est cette spécificité du travail des policiers qui rend un moyen d'action comme celui-là non seulement inacceptable, mais inquiétant.Le prétexte de l'opération, vérifier le port de la ceinture, introduit une confusion troublante entre l'outil de pression syndical et la mission d'un policier, qui est de faire respecter les lois, de protéger l'ordre public.En subordonnant le respect de la loi à une démarche militante, les policiers de la SQ ont opéré un glissement et envoyé un déplorable message ; celui que les lois peuvent être un outil que l'on met au service d'intérêts corporatistes.Non seulement est-ce un évident conflit d'intérêts, mais aussi un geste qui dévalorise les lois et les règlements.Mais le dérapage le plus dangereux, c'est celui de l'abus de pouvoir, infiniment plus grave.Quand un camionneur bloque une route, les rapports sont clairs : on sait qu'il s'agit d'un geste militant que le ciotyen peut dénoncer et dont il peut, si la chose est possible, contourner les effets.Mais quand ce sont des policiers de la Sûreté du Québec qui bloquent les routes, ils peuvent utiliser leur pouvoir et leur autorité pour imposer sans risque de réplique leur geste purement syndical.Un citoyen, hier matin, ne pouvait pas refuser de s'arrêter à un barrage de vérification et refuser de jouer le jeu des moyens de pression.Il ne pouvait pas non plus dire aux policiers de la SQ qu'ils se comportaient comme une bande d'imbéciles sans risquer les représailles que leur pouvoir, leur arme, leur uniforme, leur permettent d'exercer.Cet abus de pouvoir est d'autant plus étonnant qu'on aurait crû que les policiers de la SQ, qui sortent à peine d'une période troublée, après le rapport Poitras qui a dénoncé leur comportement, leur culture, leurs dérapages, auraient fait preuve d'une certaine humilité ou, à tout le moins, d'une certaine discrétion.Mais non.Les membres de la SQ n'ont rien compris, comme on l'avait déjà vu quand certains d'entre eux avaient chahuté, en armes, le Conseil national du PQ.L'esprit de corps, dans ce qu'il a de plus inintelligent, semble encore régner en maître, ce qui permet de croire que le ménage est loin d'être terminé.Qui n'a pas vu L'Odyssée ?Qui n'a pas vu L'Odyssée ?Vous ?Alors, courez-y vite.En priant Zeus pour qu'il y ait encore des places disponibles au TNM ! L'une de mes amies, qui s'y connaît mieux que moi, jure sur la tête casquée d'Athéna qu'elle n'a jamais rien vu de plus sublime sur une scène montréalaise, et c'est à peu près ce que disent tous ceux à qui j'en ai parlé.J'y suis allée vendredi dernier.La salle du TNM était remplie à craquer.Dès le lever du rideau, le silence le plus total est tombé sur l'auditoire immobile et subjugué.Ce n'était pas un public de première.C'était un public ordinaire, des madames de banlieue, des jeunes couples, des têtes grises et des adolescents, des fourrures et des parkas.C'était le public ordinaire, le public que méprise la télévision, le public à qui l'on jette des téléromans bâclés comme s'il ne méritait rien de mieux, le public dont certains croient qu'il n'aime que ce qui est facile, vulgaire et comique.Or, L'Odyssée constitue la preuve ultime que qualité et succès populaire ne sont pas des concepts antinomiques.C'est une oeuvre qui vous tient en haleine pendant deux heures, où l'on ne s'ennuie pas deux minutes, et en même temps c'est du très grand théâtre.Voilà toute la différence entre un « produit » culturel et une création.Pour des raisons bassement logistiques, je vais davantage au cinéma qu'au théâtre.Aller au théâtre, c'est toujours un peu compliqué.Il faut planifier à l'avance, retenir des places sans savoir si l'on n'aura pas un grand six pieds ou une grosse coiffure afro devant soi.La représentation est trop tôt ou trop tard.En plus, j'ai été échaudée, j'ai vu trop d'auteurs qui n'avaient rien à dire, qui s'écoutaient parler ou qui radotaient indéfiniment sur les mêmes thèmes.Mais depuis vendredi, je regrette de n'être pas allée plus systématiquement au théâtre.Je ne vais pas vous raconter L'Odyssée, sinon pour louer quelques tours de force, notamment le travail héroïq Champagne et d'Alexis Martin, qui se sont plongés dans l'immense texte de Homère pendant des mois, pour en émerger avec une version de deux heures seulement, mais qui a gardé sa grandeur épique et son sens profond.Leur démarche, il faut le souligner car c'est très rare, a été aux antipodes de ce qu'on appelle la productivité.Évitant les raccourcis, la tentation du « vite fait » et l'efficience (comme on dit au ministère de l'Éducation), ils ont pris le chemin le plus long, s'immergeant dans l'oeuvre originale (via la traduction de Frédéric Mugler), écrivant chacun de son côté une version qu'ils se repassaient et modifiaient à chaque étape, raturant, réécrivant, débattant tel ou tel point de langue.Voilà un travail exceptionnellement long et ardu, qui dépasse la simple conscience professionnelle \u2014 un labeur d'amour et de pure passion.Un labeur non rémunéré si l'on estime que « le temps c'est de l'argent », et si l'on pense aux salaires de famine que reçoivent les gens de théâtre ; un labeur non productif si l'on considère que dans notre petit monde, où l'extrême exigence n'est pas la norme, à peu près n'importe quelle pièce signée Martin et Champagne aurait été montée, même s'il s'était agi d'un « produit » moins travaillé.Ayant été, comme je l'ai dit, souvent échaudée, j'avais peur de tomber dans une adaptation « québécisée », modernisée et trivialisée.Mais (j'aurais dû le savoir) ce n'était pas le genre de la maison.La langue de L'Odyssée est une langue à la fois dense, violente et épurée, aussi éloignée du parisien que du montréalais, réduite à sa fonction essentielle qui est de véhiculer de puissantes émotions et des mythes qui transcendent les époques, une langue qui évoque la Grèce antique tout en étant totalement accessible aux Québécois d'aujourd'hui.La mise en scène, qui vous emporte à travers des décors d'une fabuleuse ingéniosité, est une synthèse des courants les plus contemporains.Il y a du Carbone 14, il y a du Gilles Maheu, il y a du Robert Lepage, dans ce radeau présenté à la verticale, dans l'utilisation de la vidéo, dans le plan d'eau qui borde la scène, représentant tantôt la mer qui rejettera Ulysse sur la plage, tantôt le bac où la nourrice lavera les pieds de son maître.Mais, contrairement aux pièces de Lepage qui sont des collages post-modernistes, des démonstrations d'érudition et des prouesses techniques franchement lassantes, L'Odyssée a un sens, et pour cause.Homère, le prodigieux raconteur dont la personnalité réelle, telle celle de Socrate, se perd dans la nuit des temps, a franchi les siècles et vient à nous sous l'aspect d'un clochard vêtu à la moderne, tenant à la main une bouteille de vin de facture également moderne, qui représentera tantôt une outre, tantôt un gourdin, selon l'identité empruntée par le comédien (extraordinaire Pierre Lebeau).On n'a pas cédé, en effet, à la tentation de l'expressionnisme qui aurait transformé l'épopée d'Ulysse en un conte à la Disney.Ainsi, le cyclope n'apparaît tel que sur vidéo ; mais par la seule force de sa voix, rauque et furieuse, et de ses gestes fous, Lebeau lui donnera vie sans qu'il soit besoin de lui placer un masque sur la tête.On est ici à mille lieues du Fantôme de l'Opéra.Et la musique ! Et François Papineau, inoubliable Ulysse ! En voyant la troupe engagée dans des combats qui, au cinéma, auraient été réalisés par des cascadeurs, je me disais que la formation des jeunes acteurs est vraiment devenue aussi exigeante que polyvalente.La voix et la prestance ne suffisent plus.De nos jours, les acteurs sont aussi des athlètes qui parlent avec tout leur corps.Un auteur de téléromans me disait, il y a quelque temps, que les jeunes acteurs ne savent plus dire un texte en français standard.Pour faire passer des émotions, disait-il, il faut qu'ils « mangent » leurs mots, qu'ils parlent comme ils le feraient dans la vraie vie, et l'on n'arrivera jamais à leur faire prononcer la double négation (le « ne » de « ne pas » tomber).Hé bien, c'est peut-être vrai pour les acteurs qui ne travaillent que dans les téléromans, je ne sais pas ; mais ce n'était certainement pas le cas des jeunes acteurs de L'Odyssée, non plus, d'ailleurs, que de ceux que j'ai vus à l'oeuvre ces dernières années dans des classiques.(J'ai remarqué, parmi la distribution, la présence d'une « conseillère en diction ».Pourquoi pas ?Le résultat, en tout cas, est impeccable.) Heureusement, L'Odyssée sortira de Montréal, pour être présentée, en mars et avril, dans six autres villes du Québec.Mais à quand la traversée de l'Atlantique ?Un peu comme le théâtre londonien, qui s'alimente abondamment au grand bassin de talents américains, mais à plus petite échelle évidemment, le théâtre français s'est beaucoup ouvert, ces dernières années, au vigoureux souffle créateur qui vient du Québec.Le théâtre français a mal pris le virage des années 80.Il reste un peu figé, un peu coincé entre les classiques, le badinage littéraire et l'insupportable Ariane Mnouchkine.D'où le succès que connaissent nombre de gens de théâtre québécois en France.Souhaitons que l'on exporte au plus vite L'Odyssée à Paris.Et pourquoi pas à New York ou à Londres ?Il suffirait d'un traducteur qui pourrait rendre l'austère beauté du texte.Mais lui aussi devra être génial.Lysiane 2LP0301B0222 b3-mardi-edito 2LP0301B0222 ZALLCALL 67 00:41:13 02/22/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 22 FÉVRIER 2000 B 3 Penser en gagnants Nostalgique, le nationalisme québécois ne correspond plus à ce que le Québec est devenu \u20144\u2014 es Québécois ne parviendront à se sortir des ornières de leur vie politique que s'ils apprennent à penser et à agir autrement.Dans certains domaines, nos attitudes et nos réflexes se sont assez figés pour compromettre le changement.Cela est particulièrement vrai de la sphère politique, en décalage par rapport à la réalité sociale et économique.Ce changement des mentalités ne doit rien épargner, surtout pas ce qui est au coeur de notre vie politique et sociale : le nationalisme.Pas pour le combattre ou pour en nier l'existence, mais pour l'actualiser, le débarrasser de ses vieux démons, pour l'affranchir de la culture de perdants qui le colore souvent et qui freine notre développement.Le nationalisme québécois, avec son petit catéchisme d'expressions toutes faites, avec ses « acquis de la révolution tranquille », ses « demandes traditionnelles », ses « consensus québécois », ses « fleurons » de toutes sortes, ses « choix de société », est trop souvent nostalgique et défensif, pour ne pas dire passéiste et défaitiste.Sans nier l'importance du passé, nos succès et nos progrès sont à plusieurs égards des reflets bien plus fidèles de ce que nous sommes que ne l'est le miroir de l'histoire.Nous devons donc cesser de nous définir par rapport à ce que nous avons été, pour nous définir en fonction de ce que nous sommes et, surtout, de ce que nous voulons devenir.La tâche est d'une effroyable complexité car le sentiment national qui alimente encore nos réflexes a été façonné pendant des générations : un tricot serré qui nous étouffe, qui ne sera pas facile à détricoter.Une souche dans l'oeil L e mot nationalisme peut parfois inquiéter.Il fait frémir bien des anglophones et il agace certains Québécois francophones qui l'associent aux débordements de passion ou à l'ethnocentrisme de militants exaltés.Mais il y a des façons plus sobres de le concevoir, qui font l'objet d'un vaste consensus au Québec.Et c'est le sentiment, partagé par une solide majorité de Québécois, d'avoir une identité distincte, de constituer une nation, et de vouloir que cette nation soit reconnue et dispose des moyens de sa réalisation.Ce sentiment ne disparaîtra pas, et ne doit pas disparaître.D'une part, parce qu'il repose sur une réalité sociologique vérifiable, l'existence d'un peuple, avec sa langue majoritaire, sa culture, son histoire et ses institutions.D'autre part, en raison d'une situation géo-linguistique bien précise, une société francophone isolée dans un continent anglophone, dont les rapports avec la majorité sont parfois difficiles et dont l'épanouissement exige des efforts particuliers.Le nationalisme peut mener à de grandes choses s'il est un outil de développement plutôt qu'un catéchisme.Le sentiment de constituer une nation et la volonté de l'édifier peuvent être une source d'énergie extrêmement riche, un facteur de cohésion sociale, d'appartenance et de désir de dépassement.Pensons au nationalisme économique qui, malgré ses accents un peu revanchards, a permis l'essor économique québécois, ou à l'influence énorme du nationalisme sur notre vie culturelle.Il est d'ailleurs incontournable, comme ont pu le découvrir à leurs dépens ceux qui, en tentant de le combattre, se sont coupés du Québec francophone, notamment le gouvernement Chrétien.Tant et si bien qu'il n'est pas possible d'imaginer un projet collectif qui en ferait abstraction.Mais encore faut-il que ce sentiment national suive l'évolution de la société.S'il est figé, il peut constituer un terrible frein au progrès social, et s'il est exalté, il peut devenir un outil d'exclusion plutôt qu'une fenêtre sur le monde.Certes, le nationalisme québécois contemporain n'est pas rétrograde et ses débordements sont somme toute fort limités.Tant les péquistes que les libéraux ont encouragé l'essor d'un nationalisme civique, ouvert et tolérant.Mais il ne faut pas gratter bien loin pour que des réflexes plus traditionnels, hargneux et ethnocentristes, se pointent le nez, surtout dans les périodes de crise et de tension.Il faut donc travailler pour que le nationalisme cesse d'être prisonnier de son passé collectif, et le remplacer par un nationalisme moderne, capable d'ouverture.En un mot, nous ôter la souche que nous avons dans l'oeil.Agir ou se souvenir ?I l est normal que le sentiment national québécois puise ses racines dans le passé, puisque la différence québécoise et la dualité canadienne sont le produit de trois siècles d'histoire.Mais ces racines font aussi en sorte que le nationalisme a été façonné par les échecs qui ont marqué les tribulations des Français d'Amérique au fil des siècles.Notre nationalisme, longtemps un outil de survivance, s'est largement inspiré de nos nombreuses défaites, des Plaines d'Abraham au Lac Meech, et ses héros sont souvent des vaincus, Montcalm, de Lorimier, Riel, les Patriotes ou même René Lévesque, qui a perdu son référendum.La culture de la défaite, on la retrouve partout.Dans l'influence, encore présente, des thèses du chanoine Lionel Groulx ; dans les étranges pages publicitaires de la Société Saint-Jean-Baptiste, encore influente dans les milieux souverainistes, pour commémorer le 160e anniversaire de l'exécution de Chevalier de Lorimier ; dans le fait que deux films en un an, réalisés par nos cinéastes les plus souverainistes, porteront sur les Patriotes.L'attachement au passé se manifeste aussi des deux côtés de l'éventail politique, ne serait-ce que dans le cri du coeur de l'ex-chef libéral, Claude Ryan, qui, devant les spéculations du Bloc québécois sur l'abandon du concept des deux peuples fondateurs, s'est exclamé : « On ne peut nier l'histoire ! » M.Ryan a parfaitement raison.Un peuple ne doit pas oublier d'où il vient.Mais ce n'est pas parce qu'on doit connaître son histoire qu'il faut nécessairement se complaire dans le passé.Paul Valéry a écrit : « L'histoire est le produit le plus dangereux que la chimie de l'intellect ait élaboré.Ses propriétés sont bien connues.Il fait rêver, il enivre les peuples, leur engendre de faux souvenirs, exagère leurs réflexes, entretient leurs vieilles plaies, les tourmente dans leur repos, les conduit au délire des grandeurs ou à celui de la persécution, et rend les nations amères, superbes, insupportables et vaines.» Nous voyons depuis quelques années, dans les Balkans, à quel point la fascination pour sa propre histoire peut devenir une force autodestructrice.Notre situation ne se compare évidemment pas au chaos du sud-est de l'Europe, mais il y a, dans ces drames, messages et matière à réflexion.Cela nous rappelle que, parfois, la meilleure chose, c'est d'oublier ou, à tout le moins, transcender les blessures du passé.À une échelle infiniment petite, notre histoire, et surtout notre fascination morbide pour elle, nous fait beaucoup de mal.Ce nationalisme alimenté par l'histoire a en effet créé une image de nous-même qui ne correspond plus à la réalité.Il a perpétué la douleur de l'oppression bien après que celle-ci soit disparue.Il a façonné une culture de perdants, quand, dans les faits, les Québécois n'en sont plus depuis longtemps.C'est de cela dont il faut s'affranchir en brisant les chaînes du passé.Nous débarrasser en quelque sorte de notre devise, combien révélatrice, « Je me souviens ».Pour la remplacer par quelque chose qui nous porterait vers demain et qui énoncerait clairement que les Québécois préfèrent agir plutôt que de se souvenir.Les porteurs d'eau On peut donner un exemple qui illustre bien le chemin que nous avons parcouru.C'est la remarque que faisait si souvent René Lévesque, quand il affirmait que nous ne serions plus des « porteurs d'eau ».Le premier ministre s'attaquait ainsi au défaitisme, tentait d'exorciser le complexe d'infériorité de tant de francophones, cette peur d'oser du colonisé.C'était il n'y a pas si longtemps, à peine 25 ans.Et pourtant, de tels propos ont à tel point perdu leur sens aujourd'hui que cette image de porteurs d'eau sera incompréhensible à des générations de Québécois plus jeunes, qui ne se sont jamais sentis asservis et qui ne se sont jamais sentis inférieurs.Au contraire, les jeunes Québécois manifestent plutôt une certaine arrogance dans leur vision du Canada anglais, un sentiment de supériorité qui, s'il n'est pas justifié, illustre néanmoins la mutation profonde des dernières décennies.Mais cette parabole du porteur d'eau, qui ne correspond plus à aucune réalité contemporaine, colore toujours la culture nationaliste, et reste encore présente, en filigrane, surtout dans la psyché souverainiste.Il ne faut pas creuser beaucoup pour que la rancoeur du perdant revienne à la surface.Souvenons-nous de la période « humiliation » de Lucien Bouchard, heureusement révolue.Ou encore le méprisable « l'argent et le vote ethnique » que Jacques Parizeau, un homme pourtant sophistiqué, a lancé dans un moment de désespoir.Une phrase malheureuse qu'il faut voir non pas comme un sursaut xénophobe, mais plutôt comme l'expression de la paranoïa des minoritaires.Combien de fois, dans les conflits sans grand intérêt entre Ottawa et Québec n'a-t-on pas entendu les mots affront, trahison, le vocabulaire de la persécution et de la défaite.Combien de fois aussi \u2014 ne nous mentons pas à nous mêmes \u2014 nos gestes politiques n'ont pas été motivés par des mouvements de colère contre les « maudits anglais ».Dans certains domaines d'activité, le discours nationaliste a rompu avec ce défaitisme, le plus bel exemple étant Québec Inc, une stratégie économique qui reposait sur le sentiment d'appartenance, mais aussi sur le culte de la croissance et du succès.Mais même là, il ne faut pas gratter beaucoup pour revenir aux discours aigris et aux reproches : il suffit de voir le ministre Bernard Landry, typique de sa génération, expliquer les retards du Québec en s'engouffrant dans la litanie des mesures économiques perfides et odieuses que le Canada a multipliées à l'encontre de la province, il y a quarante ou cinquante ans.Le nationalisme s'exprime aussi par la fierté que nous pouvons ressentir face à certaines de ses réalisations.C'est évidemment un progrès par rapport à la complaisance dans la défaite, mais la fierté, quand elle s'exprime dans un cadre figé, peut avoir des effets pervers.C'est le cas des acquis de la Révolution tranquille, sacralisés, définis comme partie intégrante de l'identité québécoise, et qui deviennent par le fait même intouchables.La fierté, ainsi interprétée, au lieu d'être une inspiration pour le dynamisme et le mouvement, devient au contraire une caution morale pour l'immobilisme.Elle n'exprime plus un nationalisme de gagnants, mais un nationalisme somnolent, celui de la satisfaction tranquille.L'exemple catalan I l existe pourtant, dans le monde, des expressions d'un nationalisme plus triomphant, le plus bel exemple étant celui de la Catalogne, confiante dans son avenir, avec son économie qui a le vent dans les voiles et sa capitale, Barcelone, qui s'impose à travers l'Europe.Nous devrions nous inspirer bien davantage de ces formes de nationalisme de gagnants.L'amertume et les réflexes défensifs qui caractérisent le nationalisme de perdants ont tendance à encourager des comportements défaitistes, à attribuer la responsabilité des échecs aux autres.Les autonomistes catalans ont réussi là où les souverainistes québécois ont échoué.Presque la moitié de la population catalane provient des autres régions d'Espagne et parle espagnol.La quête des Catalans pour une plus grande autonomie et pour la reconnaissance de leur langue ne semble pas avoir été accueillie par une levée de boucliers de la population hispanophone.Cela semble s'expliquer par le fait que le projet autonomiste ne les exclut pas et qu'il leur propose une langue qui est celle de la réussite et un projet de société qui transcende les barrières linguistiques.On ne peut pas plaquer mécaniquement cette réalité à la nôtre, mais cela suggère des pistes.Il est probable que le fait de libérer le nationalisme de ses chaînes historiques serait la meilleure façon d'inclure les nouveaux venus dans le projet québécois, quel qu'il soit.Parce qu'on se distancierait d'un contentieux auquel les Québécois qui ne sont pas de souche peuvent difficilement s'identifier, mais aussi parce qu'un nationalisme plaintif, qui crie à la défaite, peut difficilement exercer un pouvoir d'attraction.Pourquoi rejoindre une société qui crie au loup et qui annonce sa propre disparition ?C'est lorsque nous aurons réussi à changer notre façon de penser, lorsque nous serons capables de passer d'un nationalisme de perdants à un nationalisme de gagnants, moins pleurnichard, moins nostalgique, moins défensif, plus axé sur l'action que sur la revendication, plus épris de résultats que de symboles qu'il sera possible de contre-proposer des pistes d'action qui reflètent une vision de la nation québécoise inscrite dans la modernité.Demain, nous verrons comment cette modernisation du nationalisme pourra amener le Québec à revoir radicalement la façon dont il aborde ce qui a été, depuis des décennies, au coeur du contentieux Canada- Québec, la question du partage des pouvoirs.Vous trouverez le texte intégral de cet éditorial sur le site Internet de La Presse : http://www.lapresse.infinit.net Le nationalisme peut mener à de grandes choses s'il est un outil de développement plutôt qu'un catéchisme.Nous devons cesser de nous définir par rapport à ce que nous avons été, pour nous définir en fonction de ce que nous sommes et, surtout, de ce que nous voulons devenir.PHOTOTHÈQUE, La Presse On retrouve encore trop d'influences comme celle du chanoine Lionel Groulx dans le nationalisme québécois. 2LP0401B0222 B 4 (mardi) ARTS 2LP0401B0222 ZALLCALL 67 00:48:00 02/22/00 B B 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 22 FÉVRIER 2000 Arts et spectacles Bruno Pelletier triomphe à Paris Sylvain est devenu Sylvia et est sergent dans l'armée, pas sergente Lorsque le sergent Sylvain Durand s'est remis de la « grande opération », soit son changement de sexe, il est retourné chez son employeur, l'Armée canadienne.Qui lui avait payé son opération.Sylvia Durand a-t-elle été assignée aux mêmes tâches qu'auparavant « Ils ont même ajouté des travaux à ma tâche habituelle », répond la grande brune décidée, fonceuse et parfaitement féminine, qui est spécialiste des communications, Internet et tout le tralala.Je n'ai pas pu m'empêcher de m'exclamer qu'il était normal qu'elle travaille plus, puisqu'elle était maintenant une femme.Elle est toujours sergent, pas sergente.Les Forces ne féminisent par les titres.Elle aspire à devenir adjudant, la coche au-dessus.Vous ferez la connaissance de Sylvia ce soir à 21 h à Radio-Canada à l'émission Enjeux.Sujet : la transsexualité.Vous rencontrerez trois hommes et une femme qui sont venus à Montréal se faire opérer par deux des chirurgiens les meilleurs au monde dans le domaine, les Drs Yvon Ménard et Pierre Brossard.Aucun des quatre opérés n'est montréalais.Peter Cousens a pris sa retraite de la police de Toronto et se considère déjà une femme, même si l'opération finale n'a pas encore eu lieu.Devenue Cynthia Cousens, elle est l'amie de coeur de Sylvia et est déménagée à Hull pour vivre avec elle.Deux autres Américains sont dans l'émission.Un monsieur qui a subi l'opération à 64 ans pour devenir une femme.Et une femme qui deviendra un homme devant nos yeux.Rassurez-vous, pas de sang qui gicle.Et pas de cicatrices hideuses visibles.Mais on a utilisé la peau de son bras pour lui fabriquer un pénis.Le traitement hormonal masculin a eu un effet bizarre sur Terry : il a une belle barbe et a perdu ses cheveux.Tous ces gens se sont fait soigner dans un hôpital privé non identifié \u2014 il ne se fait que deux opérations du genre par an à l'Hôtel- Dieu, de dire la journaliste Madeleine Roy \u2014 et récupèrent dans une jolie maison située dans l'île Yale, près de Saint-Eustache.Le papa a accompagné son fils barbu qui allait définitivement devenir un homme.Il nous montre une photo de lui et son enfant, alors qu'elle était une jolie jeune fille.Depuis le temps qu'on entend parler de transsexualité, on commence à comprendre le pourquoi.Ces gens-là ne se sentent pas à l'aise dans le corps de leur naissance.À la conférence de presse qui a suivi la projection hier, j'ai demandé à Sylvia pourquoi son amie Cynthia et elle avaient choisi de faire carrière dans des métiers machos comme l'armée et la police.Sylvia, une femme qui a manifestement beaucoup réfléchi au problème, répond : « Nous choisissons justement ces métiers-là pour nous rassurer sur notre masculinité.Peine perdue.Les quatre personnes du document étaient mariées auparavant.Sylvia avait même deux enfants.Elle garde d'excellents rapports avec son ex-épouse et ses enfants, dont « je serai toujours le père », précise-t-elle.Mais Cynthia avoue que pour elle, l'aveu de son changement de sexe à sa famille \u2014 elle n'avait pas d'enfant \u2014 a causé d'horribles problèmes.Mais lorsqu'elle s'est présentée à un souper de policiers à la retraite à Toronto, elle a été bien reçue.Dans le reportage, Sylvia explique crûment avant son ablation du pénis : « Enfin je vais être moimême.J'ai quelque chose entre les jambes qui n'est pas à moi » ! À la conférence de presse, nous lui avons demandé si elle était devenue lesbienne, puisqu'elle vit avec son amie de coeur Cynthia.« Après mon opération, j'ai décidé qu'il n'était pas question que quelque chose aille là », dit-elle en montrant son bas-ventre.TÉLÉVISION Louise Cousineau MICHEL DOLBEC Presse Canadienne, PARIS Devenu une voix en France grâce au Temps des Cathédrales, Bruno Pelletier, même s'il n'a « jamais rêvé d'être une vedette », n'entend pas en rester là.Hier soir, le Gringoire de Notre- Dame de Paris, habitué à des salles de plusieurs milliers de personne, s'est donc retrouvé à la Cigale, un ancien théâtre de Pigalle, pour son premier concert en solo en France.À travers ce showcase, Pelletier, comme il l'a dit au quotidien Le Parisien, voulait « essayer modestement de piquer la curiosité des gens », qui ne le connaissent que par les comédies musicales.C'est peu dire qu'il a réussi : hier soir à la Cigale (environ 1000 places, largement occupées par des jeunes filles très émues), l'atmosphère tenait à la fois du délire et de l'hystérie.Même Bruno Pelletier a été surpris par l'accueil que lui ont réservé ses fans.« Je suis très impressionné.Vous connaissez même les paroles de mon disque, ça me fait triper », leur a dit Pelletier, qui n'a sorti en France qu'un seul de ses quatre albums (D'autres rives).« Ce soir, je veux me présenter à vous », a-t-il expliqué au début de son spectacle.« On te connaît déjà », a hurlé une admiratrice.Le ton était donné.Décontracté, souriant, visiblement heureux d'être sur scène, là où se lit « la vérité d'un artiste », Pelletier s'est éclaté.Entouré de quatre musiciens et de l'exceptionnelle choriste Kim Richardson, jouant tantôt des percussions, tantôt de la guitare, esquissant quelques pas de danse africaine, il a montré l'étendue de son registre, avec énergie, mais sans effets inutiles.Le chanteur donne un deuxième concert ce soir à Lyon et une tournée française est désormais envisagée pour l'automne prochain.Pelletier est le seul interprète de Notre-Dame de Paris à avoir été pris en main par Charles Talar, le prospère producteur de ce spectacle musical.Les autres ont « été signés », comme on dit maintenant à Paris, par des majors, comme Sony ou Columbia.Hier soir, presque toute la troupe de Notre-Dame, en relâche le lundi, s'était déplacée pour assister aux premiers pas en solo de Pelletier.On a ainsi repéré au balcon Daniel Lavoie, Luck Merville, Garou, Patrick Fiori, Julie Zanetti et Richard Cocciante.Luc Plamondon était à Londres, où Notre-Dame entreprendra le 23 mai sa carrière en anglais.Pelletier, qui jouera aussi Gringoire dans la langue de Shakespeare, ira s'installer dans la capitale britannique dès qu'il aura terminé une tournée d'un mois et demi au Québec.Jeudi soir, il a fait ses adieux définitifs à la version française de NDP, de retour au Palais des congrès de Paris depuis une dizaine de jours.Sylvia ( à gauche) était Sylvain.Elle est toujours sergent dans l'armée.Cynthia était Peter, un policier de Toronto à la retraite.Le MAL fait salle comble au TNM Plus de 800 artistes se sont déplacés pour soutenir la cause SUZANNE COLPRON Le Théâtre du Nouveau Monde a fait salle comble hier à l'occasion de la représentation « unique » donnée par le Mouvement pour les arts et les lettres (MAL).Denise Boucher, présidente de l'Union des écrivains du Québec, Pierre Curzi, président de l'Union des artistes, Lorraine Pintal, directrice générale et artistique du TNM, Phyllis Lambert, fondatrice du Centre canadien d'architecture, Alain Fournier, président du Conseil québécois du théâtre, Danielle April, présidente du Regroupement des artistes en arts visuels, Guido Molinari, peintre, Hubert Reeves, astrophysicien, Danielle Carignan, ébéniste, etc.Des dizaines d'artistes et de travailleurs du milieu culturel s'étaient déplacés pour dénoncer une fois de plus l'état de sous-financement dans lequel se trouve plongé depuis des années le secteur culturel au Québec et les piètres conditions salariales de ses créateurs.L'événement s'inscrivait dans la campagne lancée par le MAL à la mi-janvier, pour obtenir une augmentation des crédits alloués aux artistes par les gouvernements du Québec et d'Ottawa.L'objectif est d'aller chercher 75 millions de plus pour financer la création, dont 45 millions auprès de l'État québécois.« Le marasme perdure depuis trop longtemps », a dit le peintre Guido Molinari devant une salle chauffée à blanc.« Les artistes en arts visuels gagnent moins de 10 000 $ par année et on ne parle pas de débutants.» M.Molinari a proposé de convertir le Musée d'art contemporain (MAC) en une institution vouée exclusivement à la promotion et à la diffusion des oeuvres québécoises.« Actuellement, a-t-il souligné, les muséologues ignorent les artistes et refusent le d i a l o g u e avec le milieu québécois.Il faut changer les choses, il en va de notre survie.» Danielle C a r i g n a n , ébéniste, a témoigné de sa réalité, celle d'une a r t i s a n e qu'on ne prend pas au sérieux parce qu'elle est artiste et qu'on ne soutient pas parce qu'elle produit des meubles en série limitée.« On n'a pas les moyens, nous les jeunes, de démarrer de nouveaux projets.» « Notre théâtre est une richesse », a ajouté Alain Fournier, président du Conseil québécois du théâtre, chaudement applaudi par un public unanime et conquis d'avance.« Pourtant, la majorité des artistes est pauvre.Une bourse n'est pas un hommage à la réussite, mais un investissement dans la matière première, la création.» Plusieurs autres artistes et personnalités sont venus lire sur scène des extraits de lettres adressées au premier ministre Bouchard en appui aux revendications du MAL.Parmi eux, il y avait Paul Buissonneau, Agnès Grossman, Markita Boies, Hélène Pednault, Louisette Dussault, Pierre Curzi, Phyllis Lambert, Hubert Reeves, Jean-Claude Germain, Françoise Sullivan, Walter Boudreau, Bruno Roy, Martine Epoque.En tout, une quarantaine d'artistes ont participté à ce rassemblement, organisé en moins d'une semaine.PHOTO É.ST-PIERRE, La Presse Lorraine Pintal Pour l'anniversaire Bach Deux événements marqueront dès ce week-end le 250e anniversaire de la mort de Bach honoré cette année à travers le monde.Vendredi soir, 20 h, à l'église Saint-Jean-Baptiste, Iwan Edwards dirigera le Choeur Saint-Laurent et l'Ensemble Amati augmenté à 48 musiciens dans la Missa pro Trecentesimo anno de Jacques Hétu et le Lobgesang de Mendelssohn.L'oeuvre de Hétu fut composée en 1985 pour le 300e anniversaire de la naissance de Bach.La partition, sans solistes, est constituée de cinq parties chorales séparées par des interludes pour orgue, que jouera Erik Reinart.Créé en 1840 à l'église de Bach, la Thomaskirche de Leipzig, le Lobgesang (« Chant de louanges ») est effectivement la deuxième Symphonie de Mendelssohn.Comme la Neuvième de Beethoven, l'oeuvre comprend trois mouvements orchestraux et un finale chanté par le choeur et des solistes, qui seront Karina Gauvin, Teresa van der Hoeven et Nils Brown.Samedi dès 14 h, dimanche dès 11 h et lundi à 20 h, salle Pierre- Mercure : petit festival Bach avec, comme points saillants, les six Concertos brandebourgeois en un seul concert, par l'Ensemble Arion, et un film sur les six Suites pour violoncelle seul jouées par Yo-Yo Ma.Opéra à l'UdM n L'Atelier d'opéra de l'Université de Montréal monte un Berlioz, Béatrice et Bénédict, pour quatre représentations jeudi, vendredi et samedi, 20 h, et dimanche, 14 h 30, salle Claude-Champagne.Basé sur la comédie Much Ado About Nothing, de Shakespeare, le scénario oppose deux couples d'amoureux : Héro et Claudio, qui s'aiment simplement et préparent leurs noces, et Béatrice et Bénédict, qui cachent leur amour réciproque sous des dialogues ironiques.Avec l'Orchestre de l'Université de Montréal, dir.Jean-François Rivest, et une mise en scène d'Alice Ronfard.L'OSM en Floride n L'Orchestre Symphonique de Montréal et son chef Charles Dutoit ont entrepris hier soir à Fort Lauderdale une tournée d'une semaine en Floride.Six villes, six concerts.Même programme partout, avec le troisième Concerto pour piano de Prokofiev joué par Barry Douglas.Madeleine Careau, la nouvelle directrice générale de l'OSM, est aussi du voyage.Dutoit et ses musiciens reprennent leurs concerts à la PdA mercredi et jeudi prochains.Le NEM en Australie n Le Nouvel Ensemble Moderne et sa directrice Lorraine Vaillancourt partent ce week-end pour l'Australie, via Vancouver.Absents trois semaines, ils donneront d'abord quatre concerts à Vancouver pour l'organisme Music in the Morning puis, à l'invitation du Adelaide Festival of Arts, tiendront en Australie leur Forum international des Jeunes compositeurs qui habituellement a lieu à Montréal.Quatre oeuvres seront analysées cette année et jouées au concert de clôture, le 18 mars.Par ailleurs, l'oeuvre de Gilles Tremblay À quelle heure commence le temps ?, créée cette saison, est programmée à Vancouver et à Adelaide.Le « Met » à la radio n À la radiodiffusion en direct du Metropolitan de New York samedi, 13 h 30, à Radio-Canada : Madama Butterfly, de Puccini.Avec Michele Crider, Sergueï Larin, Wendy White et William Shimell.Au pupitre : Julius Rudel, 79 ans, ancien directeur du New York City Opera.Aux entractes montréalais : Jean- Jacques Nattiez et Louis Bilodeau.Guimond à Lamèque n Claire Guimond, flûtiste et animatrice de l'Ensemble Arion, vient d'être nommée directrice artistique du Festival international de musique baroque de Lamèque, au Nouveau- Brunswick.Elle succède à Mathieu Duguay, qui fonda le festival il y a 25 ans et vient de prendre sa retraite.Elle n'entrera cependant en fonction que le 1er septembre.MUSIQUE Claude Gingras FILL07 2LP0501B0222 B 5 (mardi) ARTS 2LP0501B0222 ZALLCALL 67 00:48:07 02/22/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 22 FÉVRIER 2000 B 5 L'art d'être désespéré Je suis de celles qui croient qu'une société qui se respecte ne devrait pas laisser ses artistes crever de faim, à plus forte raison les artistes qui permettent à une culture de grandir, de s'épanouir et de rayonner.Je suis de celles qui ont toujours déploré la pauvreté et le manque de moyens auxquels sont condamnés les peintres, danseurs et musiciens québécois, à tout le moins ceux qui ont quelque chose à dire et qui ont choisi de faire de l'art plutôt que du commerce.En principe, je devrais aussi être de celles qui applaudissent la démarche du MAL, le Mouvement pour les arts et les lettres qui a organisé hier une grande assemblée pour ne pas dire sa première séance de défoulement collectif au Théâtre du Nouveau Monde.En principe, je devrais endosser joyeusement leurs revendications, y compris l'octroi de 75 millions qu'ils réclament aux deux gouvernements.En pratique pourtant, je me pose des questions.Mes premières interrogations sont nées pendant la Soirée des Masques.C'était au moment où la comédienne Catherine Bégin s'est avancée sur scène et a lancé un regard noir et théâtral à la ministre de la Culture, Agnès Maltais.Je ne me souviens plus de la formulation de sa phrase, seulement du ton dramatiquement péremptoire et plein d'assurance qu'elle a pris pour les circonstances.Je me souviens aussi que mes oreilles molles se sont mises à bourdonner alors que Catherine Bégin répétait ce qui sonnait comme : JE VEUX ET J'EXIGE 75 MILLIONS.JE VEUX ET J'EXIGE 75 MILLIONS pour les danseurs, musiciens, écrivains, comédiens et peintres québécois.JE VEUX ET J'EXIGE, SINON.Une fois que le message fut passé, la comédienne en a rajouté.Levant les yeux au ciel, sa bouche plissée en une moue dédaigneuse, la comédienne a alors expliqué que les 45 millions octroyés par le gouvernement actuellement, étaient nettement insuffisants.NETTEMENT, a-telle insisté en hochant sèchement de la tête avec un air condescendant comme si ces 45 millions étaient de la bouillie pour les chats, de la moulée pour les cochons et comme si elle, Catherine Bégin, et tous les grands artistes qu'elle représente, méritaient mieux que cette piteuse et pathétique pitance de l'État.Aurait-elle ajouté, allez-vous tous vous faire voir avec vos 45 millions, que je n'aurais pas été étonnée.C'est là que mon premier doute est apparu.Là que j'ai commencé à trouver que si les revendications des artistes étaient légitimes, elles semblaient malheureusement mues par une arrogance, une suffisance et un égocentrisme inquiétants.C'est là aussi que je me suis demandé si ces revendications étaient le fruit de gens pauvres et désespérés ou d'enfants gâtés convaincus que tout leur était dû et incapables d'apprécier la valeur non négligeable de 45 millions de dollars.n n n Un deuxième doute est né lorsque j'ai appris que le mouvement de protestation des artistes n'était pas le rassemblement spontané d'une poignée de dépossédés.C'était d'abord une opération de marketing, une stratégie politique, voire une tactique de persuasion mises au point par un expert en communications, spécialiste des coalitions.Cet expert en communications déclarait d'ailleurs assez candidement à ma collègue Suzanne Colpron dans le journal d'hier : On savait qu'il y avait des surplus budgétaires et que l'objectif du déficit zéro était atteint.On s'est dit qu'on avait une chance d'obtenir une augmentation du budget du CALQ.Pour le cri du coeur, on repassera.Pour le ras-de-bol viscéral et non planifié, aussi.Parlons plutôt d'un calcul comptable, pour ne pas dire d'une admirable entreprise de récupération teintée d'opportunisme.Ajoutez à cela qu'avant de passer à l'action, les gens du MAL ont rencontré la ministre de la Culture.J'imagine qu'il ne s'agissait pas d'une simple visite de courtoisie mais bien d'un avertissement.Les gens du MAL ont dû poliment placer Mme Maltais devant un choix : ou bien elle faisait pression auprès de son gouvernement pour qu'il crache les millions supplémentaires ou bien elle ne faisait rien du tout et se retrouvait devant une armée d'artistes hargneux réclamant sa démission.Visiblement, la ministre n'a pas su ou pu convaincre son gouvernement.Elle se retrouve aujourd'hui engagée dans un bras de fer avec un milieu qui semble passablement mieux organisé que son ministère.n n n Mais au-delà des calculs stratégiques et des jeux politiques, une dernière chose me désole.Grâce au MAL, les mots affamés, essoufflés, désespérés sont devenus synonymes de la condition d'artiste au Québec.Or, pour l'instant, je ne connais aucun artiste mort de faim tout nu sur un banc, à part peut-être le poète Gilbert Langevin.À ce que je sache aussi, les danseurs, peintres et écrivains québécois ne sont pas les seuls au monde à avoir de la difficulté à vivre de leur art.Une étude récente du ministère de la Culture menée auprès d'une demi-douzaine de pays nous apprenait que le Québec détenait la quatrième position pour les subventions au milieu culturel.Ce n'est pas le Pérou, mais ce n'est pas le mur de la honte non plus.De tout temps et dans pratiquement toutes les sociétés, l'art a appauvri les artistes avant de les enrichir.Je ne dis pas que c'est une situation souhaitable.Je dis seulement que la pauvreté des artistes est une réalité universellement partagée.Je dis aussi que personne n'oblige personne à peindre, à danser ou à jouer de la clarinette.C'est un choix que font les artistes.Un choix éclairé fait en toute connaissance de cause.Cela ne veut pas dire que les artistes n'ont pas le droit de gagner décemment leur vie.Sauf qu'ils ne sont pas les seuls.Tout le monde devrait en principe avoir le droit de bien gagner sa vie.À défaut de bien gagner leur vie, les artistes ne sont pas condamnés à prendre le chemin de la « shoppe » ou de l'usine.Ils sont libres d'exprimer leur voix et d'inventer leur monde chaque jour.Et cette liberté-là, n'en déplaise aux désespérés, vaut des millions.Nathalie Vers la préservation des «oeuvres magistrales» Le Disparu, un radioroman innovateur, écrit par Marie-Claire Blais, le premier épisode de La Famille Plouffe, le mémorable téléroman écrit par Roger Lemelin, Mon oncle Antoine, de Claude Jutra et La Collection Émergences, Gilles Vigneault, regroupant les oeuvres du légendaire poète, ont été reconnues parmi les douze « oeuvres magistrales » choisies par le Trust pour la préservation de l'AV (audio-visuel) canadien.Le programme Oeuvres magistrales reconnaît douze classiques canadiens tirés des archives de production des industries canadiennes du cinéma, de la radio, de la télévision et de l'enregistrement sonore.Chacune de ces oeuvres a été acclamée par la critique et par le public et possède une valeur culturelle unique de l'avis des jurés des mises en nomination et des sélections.Selon Brian Robertson, président du Trust pour la préservation de l'AV canadien, « l'objectif premier du programme est d'assurer que des oeuvres soient bien préservées pour former un héritage permanent dans notre patrimoine culturel.Trop de nos films, émissions de télévision ou de radio, trop de nos enregistrements sonores qui sont de véritables classiques ont été détruits ou ont disparu par suite de négligence ou d'un entretien inadéquat.VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION Louise Cousineau 19:30 a - LA FACTURE Il y a 15 ans, une municipalité de l'Abitibi a vendu la terre d'un propriétaire sans l'en informer.Aujourd'hui, personne ne veut prendre la responsabilité de ce cafouillage.Aussi: Assuranceverglas: tout n'est pas réglé.20:00 a - BOUSCOTTE Les débuts de Guy Nadon en Manu Morency, en remplacement de feu Jean-Louis Millette.20:00 A - UNE HISTOIRE SIMPLE Un beau vieux film (1978) de Claude Sautet avec Romy Schneider et Bruno Cremer.21:00 a - ENJEUX Transsexuels: vous rencontrerez une femme et trois hommes qui ont changé de sexe.Montréal est devenue la ville la plus courue d'Amérique du Nord pour cette chirurgie délicate.(Voir chronique de télévision).21:00 3 - BIOGRAPHIES QUÉBÉCOISES Bernard Lamarre, fondateur de l'empire Lavalin, et qui a fait faillite.Il se relève de l'échec.21:00 X - DUO BENEZRA Sonia rencontre Pierre Cossette, un producteur originaire du Québec devenu le grand patron des Grammy Awards.22:00 K - LA FIN DU MONDE.La ministre Agnès Maltais à la météo.CANAUX 18h00 a q 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO c j o r y A E M z H CBC h ABC D CBS b NBC g CANAUX 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO CÂBLE PBS CTV TQS TQ TVA RC CÂBLE PBS CTV TQS TQ TVA RC Ce soir Virginie La Facture Bouscotte Enjeux / Les Transsexuels de l'île Yale Le Téléjournal/Le Point Les Nouvelles du sport Découverte (23:28) Le TVA Piment fort / Marcel Leboeuf Un monde de fous Le bonheur est dans la télé Histoires de filles Km/h Rue L'Espérance Le TVA Le Poing J / Lara Fabian, Martin Petit, Bruny Surin Sports Macaroni tout garni Improvissimo Les Choix de Sophie Cultivé et bien élevé Cinéma / UNE HISTOIRE SIMPLE (3) avec Romy Schneider, Bruno Cremer Dream on Les Choix de Sophie Le Présent du passé Grand Journal (17:00) Flash / Lara Fabian Une fois c't'un gars / Réal Béland, Michel Beaudry Faut le voir pour le croire Métier Policier Le Grand Journal La fin du monde.110% Aphrodisia Flash Pulse A.Hollywood Candid Camera Just Shoot me Ladies Man Will & Grace Becker The West Wing CTV News Pulse / Sports News Wheel of.Jeopardy Who Wants to be a Millionaire?The West Wing W-Five News Newswatch The Olympians Pit Pony Market Place Venture Life & Times / Stephen Leacock The National / CBC News Nat.Update News ABC News Judge Judy Frasier Who Wants to be a Millionaire?Dharma, Greg Drew Carey NYPD Blue News Night.(23:35) News CBS News E.T.JAG 60 Minutes II Judging Amy Late.(23:35) News NBC News Jeopardy Wheel of.3rd Rock from the Sun Will & Grace Just Shoot me Dateline NBC Tonight (23:35) Newshour Nightly Bus.Museum Secrets of Lost Empires Nova / Lost Tribes of Israel Frontline / War in Europe (1/2) The Short List Cinéma BBC News Nightly Bus.Newshour Masterpiece Theatre / All the King's Men Sidney Poitier: One Bright Light World News Charlie Rose L.A.Law Law & Order Biographie / Queen Noor Investigative Reports Love Chronicles Law & Order Jazz Box: Jessie Cook Bravo! Videos Cafe Campus Blues: Eddie King Tom Jones.Cinéma / GOLDEN GIRL (5) avec Mitzi Gaynor, Dale Robertson NYPD Blue Contact Animal De la terre à la lune Carnets de vol / Bûcherons.Biographies / Bernard Lamarre Kojak Cinéma / EL PERDIDO (4) Planification de la retraite Option Retraite D'un parent.Physiologie et Vieillissement Magazine universitaire Activités physiques et vielliss.substances psychotropes How'd they do that?@discovery.ca Wild Discovery Forbidden Places Discover Magazine / Poison II @discovery.ca Little Lulu Sh.Hoze Houndz Gargoyles .of the Dark?Cinéma / LOVE LEADS THE WAY (4) avec Timothy Bottoms Cinéma / UP, UP AND AWAY (21:45) Gargoyles Caroline.City Home Improv.Drew Carey 3rd Rock.Truth Behind the Sitcom Scandals Party of Five Buffy the Vampire Slayer Drew Carey Star Trek Global News First Nat.News Addams Fam.E.T.3rd Rock from the Sun Dharma, Greg Frasier NYPD Blue Outer Limits It Seems Like Way We Were Mansion A Scattering.It Seems Like Royal Secrets The Real Merlin History Bites Haunted Hist.Tour of Duty Gentle Doctor Life with Pets Images Shift TV Real World Moving Stories Extra Little Miracles Foodescence .for Dinner?Real World Moving Stories Rythmes du monde Ed Sullivan Pop up vidéo Musicographie / Phil Collins Duo: Pierre Cossette Génération 70 Musicographie / Phil Collins Clip Génétique Clip La Courbe Beavis.Clip World News Business News Newsworld Reports Pamela Wallin Counter Spin The National Rough Cuts Newsworld Reports Euronews Capital Actions Le Monde ce soir Tintin, le petit vingtième Le Journal RDI Maisonneuve à l'écoute Le Canada auj.Le Canada auj.Le Canada auj.Quilles (17:30) Sports 30 Mag Hockey / Coyotes - Canadiens Sports 30 Mag Sports 30 Madison Red Dwarf Degrassi Jr.Degrassi High Matrix Due South Cinéma / BREATHLESS (4) avec Richard Gere, Valerie Kaprisky Highlander Babylon 5 Sliders Invasion Earth Star Trek - Deep Space Nine X-Files Sportscentral Rewind Darts: 1999 World Matchplay Boxing: Fight Time Sportscentral Goin' Deep Unique.Volt Panorama Pas sorcier .découverte Destination / Lune Quelle aventure! Panorama Bob Vila's Home again 48 Hours / .Edge of your Seat Trauma - Life in the ER Turning Point Doctor Dogs Trauma - Life in the ER Curling / Tournoi des Coeurs Wrestling: WCW Nitro Curling / Tournoi des Coeurs Ned.triton Les Graffitos A.Anaconda Daria Drôle de voyou Cléo & Chico Les Simpson Cybersix Duckman South Park Les Simpson A.Anaconda Des chiffres.Idées Lumière Journal FR2 La Carte aux trésors / Clip postal (21:15) Temps présent (21:45) Jrnl.(22:40) Jrnl.(23:10) Soir 3 (23:40) S.Bus / Zoo .Story Studio Delia's.Cook Your Health Studio 2 Our Friends in the North Imprint Studio 2 L'Hôpital.Les Copines.Sortie gaie Vivre à deux Cinéma / UNE FEMME DANS MON COEUR (4) avec Pierre Arditi Table ronde Les Copines.Allô docteur Cité Mag L'Ombudsman Savoir faire.Cité Mag Action Emploi À la une Addams Fam.Grade Alien Mona the.Worst Witch Big Wolf.Sherwood Shirley Holmes Boy Meets.Student Bodies Big Wolf.Addams Fam.Beasties Brandy Live à Musique Plus Guy Nadon dans le rôle de Manu. 2LP0601B0222 B 6 (mardi) ARTS 2LP0601B0222 ZALLCALL 67 00:42:11 02/22/00 B B 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 22 FÉVRIER 2000 SPECTACLES Salles de répertoire BEAU TRAVAIL Ex-Centris (salle 3, Cassavetes): 13h15, 15h15, 17h15, 19h15, 21h15.CIDER HOUSE RULES Cinéma du Parc (2): 19h30.DERZU UZALA Cinéma du Parc (2): 17h.ENFANTS DU MARAIS (LES) Cinéma Impérial: 19h.EST-OUEST Collège Édouard-Montpetit (945, chemin de Chambly, Longueuil): 20h.FIGHT CLUB Cinéma Impérial: 21h15.HAUT LES COEURS! Ex-Centris (salle 2, Fellini): 14h, 16h30, 19h, 21h20.LOVE MACHINE (THE) Cinéma du Parc (1): 17h30, 19h15, 21h.MESSENGER (THE): The Story of Joan of Arc Cinéma Impérial: 16h.MIROIRS AVEUGLES (LES) Ex-Centris (salle 1, le Parallèle): 17h, 21h10.MR.DEATH: THE RISE AND FALL OF FRED A.LEUTCHER Cinéma du Parc (3); 17h, 19h, 21h.RENDEZ-VOUS DU CINÉMA QUÉBÉCOIS Cinéma ONF: 15h, 17h30, 20h.RUN LOLA RUN Cinéma du Parc (2): 21h45.SOMBRE Ex-Centris (salle 1, le Parallèle): 14h30, 19h.Danse LA MAISON THÉÂTRE (245, Ontario E.) Duos, de Ginette Laurin.Présentation de O Vertigo: 19h30.Musique CHAPELLE HISTORIQUE DU BON-PASTEUR Ensemble du Conservatoire.Milhaud, Piazzolla, Webern, Bernstein: 20h.Théâtre PLACE DES ARTS, THÉÂTRE JEAN-DUCEPPE Sous le regard des mouches, texte et mise en scène de Michel Marc Bouchard.Avec Roger La Rue, Sebastier Delorme, Marie Tifo, Céline Bonnier, Normand Lévesque, Pauline Lapointe, Simone Chartrand, Fanny Mallette et Micheline Poitras.Mar.au ven.20h., sam., 16h et 20h30.Dim., 27 fév.14h30.Jusqu'au 25 mars.THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE (84, Ste-Catherine O.) L'Odyssée, de Homère.Adapt.de Dominic Champagne et Alexis Martin.Mise en scène de Dominic Champagne.Avec François Papineau, Pierre Lebeau, Dominique Quesnel, Sylvie Moreau, Guillaume Chouinard, Julie Castonguay, Henri Chassé, Norman Helms, André Barnard, Pierre Benoit, Ludovic Bonnier, Jean-Robert Bourdage, Michel-André Cardin, Éric Forget et Jacinthe Laguë.Du mar.au ven., 20h; sam., 15h et 20h, jusqu'au 27 février.THÉÂTRE DU RIDEAU VERT (4664, St-Denis) Les Chaises, de Eugène Ionesco.Mise en scène de Paul Buissonneau.Avec Hélène Loiselle, Gérard Poirier et Georges Molnar.Du mar.au ven., 20h; sam., 15h et 20h; dim., 15h, jusqu'au 26 février.THÉÂTRE DE QUAT'SOUS (100, av.des Pins E.) Le Désir de Gobi, de Suzie Bastien.Mise en scène de Pierre Bernard.Avec Annick Bergeron, Danny Gilmore et Raymond Legault: 20h, jusqu'au 26 février.THÉÂTRE D'AUJOURD'HUI (3900, St-Denis) Monsieur Smytchkov, de Pierre-Yves Lemieux.Mise en scène de Luce Pelletier.Avec François L'Écuyer.Du 22 fév.au 4 mar.20h.Relâche le 27 et 28 fév.SALLE FRED-BARRY (4353, Ste-Catherine E.) Les Enrobantes, de Marie-Christine Lê-Huu, d'après une idée originale de Pierre Robitaille.Mise en scène de Gill Champagne.Avec Martin Genest, Anne-Marie Olivier, Pierre Robitaille et Véronique St-Jacques.Du mar.au sam., 19h30.MONUMENT NATIONAL - SALLE LUDGER-DUVERNAY (1182, St-Laurent) Le roi Lear, de Shakespeare.Mise en scène d'Alice Ronfard.Production de l'École nationale de théâtre du Canada.Du 22 au 26 fév.20h.Dim., 27 fév., 15h.BALUSTRADE DU MONUMENT NATIONAL (1182, boul.St-Laurent) Les Pamphlétards, texte et mise en scène de Daniel Desjardins.Avec Stéphane Leblanc, Chantal Dumoulin, Anka Rouleau et Daniel Desjardins.20h30.Jusqu'au 26 février.LA PETITE LICORNE (4559, Papineau) La Montagne de François Archambault.Mise en scène de Jean-Stéphane Roy.Avec Benoit Archambault, Luc Bourgeois et Marie-Hélène Thibault.Jusqu'au 11 mars.Mar.au sam.20; mer., 19h.THÉÂTRE PROSPÉRO (1371, Ontario E.) Croisade de Michel Azama.Mise en scène de Robert Astle et Phoebe Greenberg.Avec Jean Boilard, Nathalie Claude, Patrice Coquereau, Suzanne Lemoine, Renée-Madeleine Le Guerrier, Patrick Olafson-Hénault, Daniel Parent, Patrice Savard et Stephane Théoret.Jusqu'au 4 mars, mar., au sam., 20h.Dim., 16h.ESPACE INTIME DE THÉÂTRE PROSPÉRO (1371, Ontario E.) Une Lune d'eau salé de David French, trad.Antonine Maillet.Mise en scène de Gilles Provost, avec Nathalie Nadon et Éloi Archambeaudoin.Une production du Théâtre de l'Île de Hull.Mar.au sam.20h.Dim., 5 mars 15h.Jusqu'au 5 mars.Variétés THÉÂTRE ST-DENIS 1 (1594, St-Denis) La Cage aux folles, jusqu'au 26 fév.: 20h.P'TIT BAR (3451, St-Denis) Raphaël Torr chante Joe Dassin: 21h30.L'AIR DU TEMPS (191, St-Paul E.) Robert Murray: 21h30.BOÎTE À MARIUS (5885, Papineau) July d'Ann: 22h.BALATTOU (4362, St-Laurent) Patrick Ross: 22h.À L'ÉCART (245, St-Jean, Longueuil) Éva: 20h.31 SALON INTERNATIONAL DE 3 mars 4 mars 5 mars Nos programmes de location sont établis, suite à l'approbation du crédit, par Crédit Kia Canada Inc.Ils sont applicables à toutes les nouvelles Sephia (SE541Y) et Sportage (SP541Y) louées avant le 29 février 2000.Les véhicules ne correspondent peut-être pas exactement à l'image qui en est montrée.Durée de location de 48 mois, avec remise au locateur, au taux de financement de location de 1,25 % pour la Sephia (SE541Y) et de 2,85 % pour le Sportage (SP541Y) avec acompte ou échange équivalent de 1 250 $ pour la Sephia (SE541Y) et de 2 000 $ pour la Sportage (SP541Y).Premier paiement et dépôt garanti, ainsi que paiements mensuels par la suite, de 169,21 $, exigibles lors de la livraison de la Sephia (SE541Y).Premier paiement et dépôt garanti, ainsi que paiements mensuels par la suite, de 259,99 $, exigibles lors de la livraison de la Sportage (SP541Y).L'obligation totale de location de la Sephia (SE541Y), basée sur un prix de détail suggéré du manufacturier de 13 375 $, est de 9 372,08 $ et l'option d'achat est évaluée à 4 413,75 $.L'obligation totale de location de la Sportage (SP541Y), basée sur un prix de détail suggéré du manufacturier de 21 475 $, est de 14 479,52 $ et l'option d'achat est évaluée à 8 590 $.Les obligations de location sont calculées sur la base d'une entente de 20 000 km/an (d'autres types d'ententes existent également).Si la limite est dépassée, des frais supplémentaires de 8¢ par kilomètre s'appliquent.L'immatriculation, le permis de conduire, l'inspection préalable à la livraison, les assurances et les taxes ne sont pas inclus et sont payables en sus.Cette offre a une durée limitée et ne peut être combinée à aucune autre offre.Le concessionnaire peut louer ou vendre pour moins cher.Voir un concessionnaire Kia partipant pour les détails. 2LP0702B0222 B 7 (mardi) ARTS 2LP0701B0222 ZALLCALL 67 00:49:01 02/22/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 22 FÉVRIER 2000 R B 7 Chris Cornell, crooner grunge JEAN-CHRISTOPHE LAURENCE Les beaux jours du grunge sont décidément loin derrière.Chris Cornell l'a prouvé à grands renforts de ballades et de vocalises hier, au chic Théâtre Olympia.Drôle d'endroit pour un spectacle rock ?Pas si sûr.L'ex-chanteur de Soundgarden a considérablement adouci sa machine.Le mur de guitares saturées a fait place à des sonorités plus rondes, flirtant avec le psychédélisme et le corporate rock hyper-américain.À l'image de Euphoria Morning, son premier disque solo paru il y a quelques mois, Cornell donne un spectacle en demi-teintes, avec feeling mais sans grande passion, farci de pièces mid-tempo, où le « slam » et le « stage dive » sont remplacés par des briquets allumés.Histoire de bien couper les ponts, Cornell revient très peu sur le répertoire de son ancien groupe.Il faudra attendre à la sixième chanson pour reconnaître un premier clin d'oeil à Soundgarden.Aux deux tiers du spectacle, le chanteur reprend en outre Fell on Black Days seul à la guitare éléctrique, avant de sombrer dans Boot Camp, une autre de ses rares concessions à la nostalgie.Pour le reste, l'ami Chris semble bien décidé à faire avaler son nouveau matériel de gré ou de force.Si on en juge par l'accueil plus que chaleureux, Montréal ne lui aura pas demandé trop d'efforts : visiblement, le public est d'accord pour suivre Cornell dans son évolution artistique.Ceci dit, personne n'a vraiment sauté de son siège non plus, si ce n'est à la demande expresse du chanteur, qui parvenait difficilement à créer le momentum.Profil longiligne, jeans et veste de cuir, pinch bien taillé, l'ex- Soundgarden joue à fond son rôle de crooner grunge.Chanteur doué, en voici un capable de puissantes envolées vocales, parfois même inspirées.D'ailleurs n'est-il pas en nomination demain soir aux Grammys, dans la catégorie du meilleur chanteur masculin ?Son jeu de scène n'en demeure pas moins minimal, voire terne, pour ne pas dire inexistant.Quant au groupe, on aurait franchement pu s'attendre à un peu moins approximatif.La cohésion devient essentielle quand le rock est plus complexe que la moyenne.Hier, ça frisait parfois la cacophonie, et pour une fois, on ne pouvait pas blâmer la salle.On soulignera entre autres la performance erratique du guitariste, particulièrement moyen dans ce solo sans queue ni tête livré entre Boot Camp et Fell on Black Days.À tous égards, osons y voir le spectacle d'un artiste en transition.Un pied dans le cool et l'autre dans la colère, un pied dans le rock commercial et l'autre dans le rock alternatif, Chris Cornell se retrouve assis le cul entre deux chaises.À hésiter entre chaud et froid, on obtient quelque chose de tiède.PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, La Presse Chris Cornell 7:00 7:20 9:20 mer 2:10 2LP0899B0222 B 8 (mardi) ARTS 2LP0899B0222 ZALLCALL 67 09:08:28 02/22/00 B B 8 R LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 22 FÉVRIER 2000 La Cage aux folles souffre de l'usure du temps JEAN BEAUNOYER Après toutes les grandes villes du monde, Montréal accueille la comédie musicale La Cage aux folles.Un spectacle fort inégal, à mon avis, qui a subi une forte influence américaine et qui souffre déjà de l'usure du temps.J'ai vu, à peu près toutes les versions, les transformations, les adaptations de La Cage aux folles, depuis Jean Poiret, Réal Giguère (qui jouait Albin dans la pièce), jusqu'à la production monstrueuse américaine qu'on nous avait présentée au Forum, et cette dernière production n'est sûrement pas la meilleure.Rassurez-vous, ce n'est pas la pire et pour ceux qui n'ont pas trop vu La Cage aux folles, il s'agit d'un bon divertissement, un spectacle rythmé, impressionnant par ses décors et parfois désopilant.Rémy Girard, sur qui repose une bonne partie de la pièce, ne marquera pas le personnage d'Albin.Ce n'est définitivement pas le plus grand rôle de sa carrière.Il n'a pas été en mesure, selon moi, de dépasser la caricature dans les limites de la comédie musicale.La pièce de théâtre La Cage aux folles donnait la véritable dimension d'Albin et permettait d'approfondir le personnage.La comédie musicale n'ajoute rien, d'autant plus qu'aucun des comédiens ne sait chanter.Dans ce cas-ci, c'est particulièrement flagrant.Curieusement, c'est souvent Normand Chouinard qui ramasse les rires avec son personnage de Georges qui est sensé être le faire-valoir d'Albin.Jacob qui était interprété par un Noir dans la version originale, a blanchi avec les années et Luc Guérin qui interprète le rôle, ne titube plus avec des souliers à talon haut et n'est plus sexy mais tout simplement maladroit.Très peu de bonnes chansons dans ce spectacle, sauf la chansonthème La Cage aux folles et Je suis comme je suis.De la musique en play-back, encore une fois, des danseurs souvent comiques et des décors, heureusement, fort réussis.Est-ce nécessaire de vous raconter cette histoire qui réunit deux gays, propriétaires d'une boîte de nuit, le fils de l'un d'eux, sa fiancée ainsi que ses parents lors d'un mémorable souper ?Évidemment que le père de la jeune fille est un politicien qui fait campagne pour protéger la moralité et qui entend fermer les clubs gays de la ville.Donald Pilon est remarquable de calme et de contrôle dans cette folie qui l'entoure et Dominique Côté, crédible, sympathique dans le rôle de Jean-Michel, le fils bien-aimé.Belle réaction dans la salle qui semble avoir apprécié le spectacle.LA CAGE AUX FOLLES, comédie musicale produite par Sandler-Poulin, mise en scène de Denis Bouchard, chorégraphies de Dominique Giraldeau, direction musicale de Linda Mailho et Karl Hugo, décor de Pierre Labonté.Avec Rémy Girard, Normand Chouinard, Luc Guérin, Dominique Côté, Donald Pilon, Michelle Deslauriers et Anne-Sophie Armand.Les danseurs: Serge Groulx, Steve Haulery, Jean-Luc Côté, Benoit Leduc, Normand Carrière, Anne Armand, Geneviève Dorion- Coupal, Aurélie Grenier, Sergine Dumais et Anne Gingras.Spectacle présenté au Théâtre St-Denis 1 les 21, 22, 23, 24, 25, 26, 29 février et les 1er, 2, 3 et 4 mars.PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, La Presse Rémy Girard et Normand Chouinard dans La Cage aux folles."]
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