La presse, 27 janvier 2000, Cahier A
[" 4LP0101A0127 Page A1/27janvier 4LP0101A0127 ZALLCALL 67 08:06:15 01/27/00 B 1 3 4 6 http://lapresse.infinit.net Montréal, jeudi 27 janvier 2000 60 ¢ TAXES EN SUS EST ET NORD-OUEST DU QUÉBEC, RÉGION HULL-OTTAWA 70 ¢ FLORIDE 1,75 $ U.S.6955, rue Jean-Talon Est Tout près du boul.Les Galeries d'Anjou Chez (514) 255-5244 NOUS PAYONS LES 2 TAXES SUR NOS 116e année No 96 DÉMONSTRATEURS 76 pages, 6 cahiers Urgences: Ottawa propose «sa» solution Allan Rock veut soumettre aux provinces un plan basé sur les soins à domicile VINCENT MARISSAL et GILLES TOUPIN du bureau de La Presse, OTTAWA Croyant détenir la solution à la crise des urgences, Ottawa propose aux provinces une réorganisation majeure basée sur de nouveaux programmes nationaux de soins à domicile et communautaires.Le ministre de la Santé, Allan Rock, convoquera ses collègues des provinces au mois de mai pour leur faire part de ses remèdes.Il en profitera pour discuter de l'établissement de « standards nationaux » visant à mesurer la qualité des services au pays, un projet cher au gouvernement Chrétien qui avait été au coeur des difficiles négociations sur l'union sociale, en 1998 et 1999.Après plus de deux ans d'études et de projets- pilotes qui ont coûté 150 millions, le ministre fédéral de la Santé a affirmé hier, dans une entrevue à La Presse, avoir mis le doigt sur le bobo qui affecte les hôpitaux canadiens.L'initiative fédérale risque de faire sursauter les provinces, notamment le Québec, qui demandent à Ottawa d'augmenter les transferts sans se mêler des programmes.L'approche du ministre Rock est quelque peu différente.À la réunion de mai, le ministre proposera la création de nouveaux programmes de soins à domicile et de soins communautaires financés à part égales par le gouvernement fédéral et les provinces.« Ce n'est pas suffisant de dépenser plus d'argent, soutient M.Rock.Si on dépense simplement plus d'argent dans le système actuel, on aura les mêmes problèmes en janvier prochain, je vous le promets.Les changements nécessaires sont maintenant connus ; c'est maintenant le temps d'agir, sinon on risque de perdre notre système de santé.» Le ministre fédéral veut consulter les provinces, mais il a déjà une bonne idée de la direction qu'il souhaite donner aux réseaux de santé.Il avance, à titre d'exemple, la recommandation du Dr Duncan Sinclair au gouvernement ontarien de mettre sur pied des « équipes spéciales » disponibles sept jours par semaine, 24 heures par jour.« Peu importe le modèle retenu, dit-il, il faut changer la façon de donner les services.Le médecin seul, dans un bureau privé, payé à l'acte, de 9 h à 17 h, ça ne fonctionne pas.» La clé, affirme M.Rock, se trouve dans le développement des centres de soins communautaires et un nouveau programme de soins Voir URGENCES en A2 Autre texte en page B1 BCE se retire de Nortel 78 milliards transférés à ses actionnaires De Lennoxville au Super Bowl: le parcours tumultueux de Tom Nütten À son arrivée au cégep de Lennoxville, Tom Nütten ne savait à peu près rien du football, mais il se retrouve aujourd'hui à Atlanta, sur le point de participer au Super Bowl avec les Rams de St.Louis, comme joueur de ligne à l'attaque.Le garçon de 6'5 et 300 livres est né dans l'Ohio, puis a grandi en Allemagne avant de déménager dans l'Estrie.Nütten, qui a 29 ans, a raconté à notre reporter Richard Labbé son long et tumultueux cheminement, de Lennoxville à Buffalo et de Hamilton à St.Louis.À lire en page S9 du cahier Sports.MARTIN VALLIÈRES du bureau de La Presse, TORONTO Le conglomérat de télécommunications BCE a finalement cédé au souhait formulé depuis des mois par ses actionnaires les plus influents: il se délestera de la presque totalité de son bloc d'actions de 39 % de Nortel Networks, le géant canadien des équipements de télécommunications.Cette cession, en faveur des 500 000 actionnaires de BCE, représentera une valeur d'environ 78 milliards, selon la cote record de 154,80 $ atteinte en journée hier par les actions de Nortel.Elle s'annonce de loin le plus gros transfert d'actions de ce genre à jamais survenir au Canada, et l'un des plus importants en Amérique du Nord.BCE imite aussi, dans le même secteur des télécommunications, ce que le géant américain AT&T a fait en 1996 avec sa propre filiale technologique, devenue depuis Lucent Technologies, le principal concurrent nord-américain de Nortel.BCE réduira sa participation dans Nortel à seulement 2 % des actions, ce qui représentera tout de même 4,2 milliards, selon leur valeur courante en Bourse.Ce processus de transfert, que BCE et Nortel souhaitent compléter au deuxième trimestre, permettra d'abord aux actionnaires de BCE de réévaluer plus exactement l'entreprise en fonction de son actif autre que sa participation chez Nortel.Selon les dirigeants de BCE, ce changement est rendu nécessaire en raison de la très forte appréciation des actions de Nortel depuis deux ans.Au dernier compte, Nortel vaut environ 212 Voir BCE en A2 Autre texte en page E1 PHOTO La Presse Les OGM: une épée de Damoclès sur les agriculteurs biologiques Des enseignants à la retraite appelés à la rescousse dans les commissions scolaires MATHIEU PERREAULT Cette année, les voisins de Serge Nault plantent du maïs et du soja transgéniques.Le fermier biologique de Sainte-Cécile-de-Lévrard a bien peur que leur décision lui coûte son certificat biologique européen.« Il va falloir que je demande à mes voisins de planter leur maïs et leur soja génétiquement modifiés loin de mon champ.Comme ça, il n'y aura pas de pollinisation en provenance de leurs champs.Peutêtre que l'inspecteur de la certification biologique va accepter ça.» Le sceau « bio » vaut à M.Nault une prime de 100 % sur le maïs et de 200 % sur le soja qu'il vend en Europe, au Japon et en Nouvelle- Angleterre.L'agriculteur de 34 ans, qui plante 1500 acres, dit attendre les trois quarts du rendement d'un champ contenant des plants identiques, mais arrosés avec des pesticides.« C'est payant, faire du bio », commente-t-il.Le cultivateur craint davantage les inspecteurs du certificat européen (Ecocer) que ceux de l'Association pour l'amélioration des plants organiques (OCIA), reconnue par le Japon.« L'OCIA est plus tolérante.» Même s'il convainc ses voisins, M.Nault n'est pas au bout de ses peines.« De Kalb (un grainetier) ne veut plus donner la certification que ses semences ne contiennent pas d'OGM.Il peut y avoir deux, quatre pour cent d'OGM dans un sac de semences d'une variété traditionnelle.Ils vont jusqu'à nous narguer, en disant Voir LES OGM en A2 Autres textes en page A10 MARC THIBODEAU Confrontées à un manque de suppléants, des commissions scolaires de la région de Montréal doivent faire appel à des enseignants à la retraite pour combler leurs besoins, a appris La Presse.Ce type de double emploi survient notamment à la Commission scolaire de la Seigneurie des Mille Îles, à Saint-Eustache.La présidente du syndicat des enseignants du primaire, Louise Martel, a indiqué hier que la commission scolaire confiait parfois des contrats à temps partiel d'une journée de travail par semaine à des retraités.« Ça reste exceptionnel, dit-elle.En général, nous souhaitons que les jeunes soient privilégiés, mais il peut arriver qu'aucun jeune n'ayant les qualifications requises soit disponible ou intéressé.Mieux vaut alors se tourner vers les enseignants à la retraite plutôt que de confier une classe à Pierre, Jean, Jacques.» Le porte-parole de la commission scolaire, Michel Gratton, affirme de son côté que les enseignants à la retraite ne sont utilisés que de façon « occasionnelle » pour combler des besoins ponctuels de suppléance.Impossible, dit-il, d'être plus précis à ce sujet puisque aucune donnée centralisée n'est disponible.La Commission scolaire de Montréal (CSDM) utilise aussi des retraités.La banque de suppléants, a Voir DES ENSEIGNANTS en A2 Autre texte en page A4 PHOTO RÉMI LEMÉE, La Presse Serge Nault, agriculteur « bio».INDEX Petites annonces - index C5 - immobilier C5, C6 - marchandises C6 - emplois C6, C7 - automobile C7, D13, D14 - affaires E2 Arts et spectacles D5 à D10 - horaire spectacles D8 - horaire télévision D6 - télévision D5 Bandes dessinées D13 Bridge D14 Décès D14, D15 Économie E1 à E10 Éditorial B2 Êtes-vous observateur C5 Feuilleton C7 Foglia Pierre A5 Horoscope D13 Le monde C1 à C3 Loteries A2, B7 Mots croisés C7, S10 Mot mystère C6 Opinions B3 Politique B1, B4 à B8 Tabloïd Sports - Réjean Tremblay S5 ÉDITORIAL L'art de financer l'art - Mario Roy page B2 MÉTÉO Plutôt nuageux Max.-13 Min.-25 Cahier Sports, page 16 4LP0201A0127 Page A2/27janvier 4LP0201A0127 ZALLCALL 67 08:06:40 01/27/00 B A 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 27 JANVIER 2000 Suites de la une Urgences: Ottawa propose «sa» solution URGENCES / Suite de la page A1 à domicile.« Souvent, reprend-il, les gens sur les civières dans les urgences attendent les lits sur les étages, mais ces lits sont déjà occupés par des gens qui sont prêts à quitter l'hôpital, mais qui n'ont aucune option.Il n'y a pas de lits disponibles dans la communauté, soit à la maison avec de l'aide, ou dans un centre de longue durée.Toute la structure de soins après l'hôpital n'existe pas de façon organisée et est financée de façon fragile.» Le ministre a une idée des coûts des nouveaux programmes, mais il n'avance pas de montant pour le moment.« Nous devrons, mes homologues et moi, déterminer les coûts cette année », dit-il.Par ailleurs, Allan Rock revient à la charge avec son idée controversée de « standards nationaux », une façon, dit-il, de mesurer la qualité et l'accessibilité des soins donnés par les provinces.Au plus fort des négociations fédéralesprovinciales sur l'union sociale, il y un an, ces « standards nationaux » en santé avaient failli faire capoter le processus.Le Québec, seule province à ne pas avoir signé l'entente sur l'union sociale, s'y est d'ailleurs opposé avec force jusqu'à la fin.« Nous constatons tous un manque de confiance de la population dans le réseau de santé, explique Allan Rock.Je voudrais avoir un vrai rapport sur la réalité, province par province, région par région, pour que les Canadiens puissent voir les résultats actuels de notre système.» Le premier rapport de l'Institut canadien d'information en santé sera rendu public en avril, mais il s'agira d'un rapport sommaire.Allan Rock veut plus : un rapport annuel complet qui permettra d'établir les standards nationaux de qualité.« Nous avons une loi nationale sur la santé, mais nous n'avons pas de standards, dit-il.Qu'est-ce que l'on peut attendre de notre réseau ?Quelle période d'attente est raisonnable pour tel ou tel service ?Quelle distribution des médecins, des infirmières, des appareils et des lits est raisonnable ?Pour maintenir la confiance du public, il faut avoir des standards, publier des rapports et discuter des expectatives raisonnables.» Il ne s'agit pas pour Ottawa, affirme le ministre, de jouer les préfets de discipline et de pénaliser les provinces qui échouent le test des standards nationaux.« Je m'attends, conclut le ministre, à ce que le public joue un rôle s'il voit que sa région ne fournit pas de services comparables aux autres régions ».BCE se retire de Nortel BCE / Suite de la page A1 milliards en Bourse.La part de 39 % détenue par BCE vaut quelque 83 milliards, deux fois plus que tout le reste de son actif constitué de participations dans des entreprises comme Bell Canada, Téléglobe, CGI et BCE Emergis.La valeur boursière de Nortel est devenue le principal déterminant de la valeur attribuée aux actions de BCE, au point de nuire à l'évaluation du reste de son actif.Les dirigeants de BCE estiment cette sous-évaluation à quelque 30 milliards, soit l'équivalent de 47 $ par action de BCE, ou près du tiers de leur valeur courante en Bourse.Mais au-delà des calculs boursiers, c'est aussi la perception de BCE comme groupe de communications que veulent réaffirmer ses dirigeants en se délestant dui bloc d'actions de Nortel.« Nous sommes fiers d'avoir été associés à la croissance et au succès de Nortel, mais c'est maintenant une entreprise qui est trop différente de BCE au niveau des plans d'affaires et des marchés, a expliqué le président et chef de la direction de BCE, Jean Monty, aussi ex-président de Nortel.« La priorité chez BCE, c'est de développer l'entreprise comme fournisseur d'une variété de services de télécommunications aux entreprises et aux particuliers, surtout sur le marché nord-américain.Nortel Networks, pour sa part, est devenue une entreprise de conception et de fabrication technologique, et dont le marché est global.» Par ailleurs, une fois effectué le délestage des actions de Nortel auprès de ses actionnaires, BCE entend pouvoir utiliser plus aisément ses propres actions, mieux évaluées, comme monnaie d'échange pour d'éventuelles acquisitions.Jean Monty a refusé hier d'en dire plus sur ces projets.Mais les rumeurs qui circulent depuis un temps dans le milieu boursier voient notamment BCE effectuer une prise de contrôle majeure dans la production de contenu en communications.Le président de BCE a néanmoins réitéré hier l'intérêt particulier de BCE à renforcer son rôle dans le secteur en forte croissance du commerce électronique et de l'Internet, grâce notamment à ses filiales BCE Emergis et CGI.L'annonce hier de la cession des actions de Nortel aux actionnaires de BCE est survenue quelques heures après la publication des résultats annuels du conglomérat.Son chiffre d'affaires a atteint 14,2 milliards en 1999 par rapport à 13,5 milliards un an plus tôt.BCE a dégagé un profit total de deux milliards contre 1,6 milliard en 1998.À elle seule, sa participation de 39 % dans Nortel a contribué un milliard au bénéfice total en 1999.Pour sa part, la filiale téléphonique Bell Canada, dont 20 % a été vendu en cours d'année à SBC/Ameritech pour 3,4 milliards $US, a contribué 1,1 milliard au bénéfice de BCE en 1999, soit 140 millions de moins que l'année précédente.Les OGM: une épée de Damoclès sur les agriculteurs biologiques LES OGM / Suite de la page A1 qu'on n'est même pas bio.» Au siège social de De Kalb, à Chatham en Ontario, le relationniste Glen Hellerman nie tout.« Nous n'avons jamais indiqué sur les sacs s'ils étaient avec ou sans OGM.Dans le matériel promotionnel, il est écrit lesquelles de nos 70 variétés de maïs sont génétiquement modifiées.Il est possible que certaines variétés sans OGM aient disparu.Mais je crois que nous avons du « sans-OGM » dans toutes les variétés où il y a des OGM.Peut-être que nous étions à court d'inventaire d'une variété en particulier quand le fermier a voulu en commander.» De Kalb, une filiale du géant de l'agropharmaceutique Monsanto, fait du maïs transgénique Bt, qui contient un gène d'une bactérie insecticide, et du maïs transgénique « Roundup Ready », qui ne meurt pas quand on l'asperge d'herbicide Roundup.Le Roundup est fabriqué par Monsanto.« La majorité des semences vendues par De Kalb ne sont pas génétiquement modifiées », précise M.Hellerman.Selon M.Nault, le maïs normal coûte 125 $ la tonne ; celui qui est garanti sans OGM, mais a été arrosé de pesticides, 130-135 $ ; et le maïs « bio », 250 $.Le soja bio fait bondir les prix de 250 $ à 700 $ la tonne.M.Nault considère que les prix pour le maïs génétiquement modifié sont plus bas que la normale à cause des craintes des consommateurs.L'Association européenne pour les bio-industries (Europabio) considère plutôt que le marché des céréales s'est effondré à cause des déboires financiers de plusieurs pays asiatiques.Les exportateurs de grains accordent des primes aux agriculteurs « sans OGM » à cause de la controverse sur le transgénique, selon Simon Barber, directeur chez Europabio.Plusieurs supermarchés et producteurs d'aliments, comme Gerber et Nestlé, se sont déclarés « sans OGM » en Europe.Les exportateurs absorbent pour le moment les primes sans les relayer aux consommateurs.L'an dernier, Serge Nault a vendu tout son soja en Belgique et son maïs en Nouvelle- Angleterre.Le maïs est reparti sous forme de moulée au Wisconsin, dans une ferme laitière « bio » qui approvisionne la côte Ouest.Des enseignants à la retraite appelés à la rescousse dans les commissions scolaires DES ENSEIGNANTS / Suite de la page A1 indiqué la porte-parole de l'organisme, Louise Richard, en compte d'ailleurs plus d'une cinquantaine.Mme Richard se disait également incapable hier de préciser la fréquence avec laquelle ces enseignants sont utilisés.Le commissaire Guy Vidal, de la CSDM, estime que les écoles font régulièrement appel à leurs services puisque les jeunes enseignants se font désespérément rares.Il ne croit pas que le double emploi pose véritablement de problème.« Ces retraités paient plus d'impôts sur le salaire qui leur est versé puisqu'ils disposent déjà d'un revenu.Il y a donc plus d'argent qui revient au gouvernement et aux contribuables », dit M.Vidal.La commission scolaire de la Pointe-del'Île utilise aussi « à l'occasion » des retraités même si sa banque de suppléants est jugée « suffisante » par la direction.« Nous l'avons fait par le passé lorsque nous avions beaucoup d'enseignants absents et d'enseignants en période de perfectionnement et nous prévoyons que nous devrons le faire encore », a indiqué hier la porte-parole de l'organisme, Christine Sainte-Onge.La Fédération des commissions scolaires du Québec a indiqué hier qu'elle ignorait que certains de ses membres faisaient appel à des retraités.« S'ils le font, c'est qu'il y a vraiment une pénurie de personnel », commente son porte-parole, Denis Pouliot.Plusieurs politiques mises de l'avant par le gouvernement au cours des dernières années ont contribué à réduire le bassin d'enseignants disponibles dont, entre autres, l'implantation des maternelles à temps plein, le prolongement du baccalauréat en éducation de trois à quatre ans, ainsi que le programme de départs à la retraite, qui a entraîné, à lui seul, l'embauche de plus de 13 000 nouveaux enseignants.Le ministère de l'Éducation indiquait déjà l'année dernière qu'une pénurie était à prévoir, particulièrement en mathématiques et en français.Les enseignants qui ont quitté leur emploi dans le cadre du programme de départs à la retraite ne pouvaient, à moins de circonstances exceptionnelles, revenir à l'emploi des commissions scolaires avant deux ans.Cette période est aujourd'hui terminée et rien ne les empêche de reprendre le boulot, indiquait hier Gilles Bouchard, coordonnateur des services administratifs à la direction générale des relations de travail du ministère.MONTRÉAL-MODE Précision Une erreur de nom s'est glissée dans un texte publié en page A3 de notre numéro de mardi sur les allégations de conflit d'intérêts à Montréal-Mode, une filiale de la Caisse de dépôt et placement.Le beau-frère de la présidente, Chantale Levesque, \u2014 et nommé par elle à un poste de directeur \u2014 se nomme Richard Gilbert.Renseignements : (514) 285-7272 Abonnement : (514) 285-6911 Télécopieur pour abonnement : (514) 285-7039 Lundi au vendredi de 6 h 30 à 17 h 30 Samedi de 7 h à midi Dimanche de 7 h à 11 h Rédaction : (514) 285-7070 Promotion : (514) 285-7100 Les petites annonces : (514) 285-7111 Télécopieur : (514) 848-6287 Lundi au vendredi de 8 h 00 à 17 h 30 Décès, remerciements : (514) 285-6816 Lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 30 Grandes annonces Détaillants : (514) 285-6931 National, Télé Plus : (514) 285-7306 Carrières et professions, Nominations : (514) 285-7320 Comptabilité Grandes annonces : (514) 285-6892 Les petites annonces : (514) 285-6900 La Presse est publiée par: La Presse, Ltée, 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9.http://lapresse.infinit.net Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.Envois de publication canadienne - Contrat de vente numéro 0531650» Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518.LOTERIES La quotidienne à trois chiffres : 1-7-3 à quatre chiffres : 0-9-4-3 6/49: 12-17-25-44-45-47Comp.43 Extra: 222910 COLLECTES DE SANG n à Montréal: Université Mc Gill, centre universitaire William-Shatner (salle de bal - 3e étage), 3480, rue Mc Tavish, de 10 h à 18 h.Objectif: 175 donneurs ; n à Sherbrooke: Fédération étudiante de l'Université de Sherbrooke, pavillon central, 2500, boul.de l'Université, de 10 h à 18 h 30.Objectif: 250 donneurs; n à Saint-Laurent: Place Vertu, organisée par le Club Rotary Saint-Laurent/Mont-Royal, 3131, boul.Côte-Vertu, de 10 h 30 à 20 h.Objectif: 125 donneurs; n à Montréal: UAP Inc., Centre de formation, 2125, rue Haig, de 9 h à 12 h.Objectif: 50 donneurs; n à Valleyfield: Club Optimiste de Valleyfield, Couillard Automobiles, 460, chemin Larocque, de 13 h 30 à 20 h.Objectif: 150 donneurs.DEMAIN DANS LA PRESSE La gourmandise des portables Depuis leur apparition sur le marché, les ordinateurs portables présentent toujours le même travers, soutient notre chroniqueur Éric Bernatchez : ils sont trop énergivores ou alors leur pile ne dure pas assez longtemps.Des fabricants tentent présentement de remédier à ces inconvénients en travaillant à la mise au point de nouvelles piles ou en créant des puces moins gourmandes.QUESTION DU JOUR Vous voulez vous faire entendre?Répondez à la question du jour: \u2014 par téléphone, en composant le 514-285-7333; \u2014 par Internet : http://lapresse.infinit.net Approuvez-vous le geste d'Ottawa, qui a décidé de reporter d'un an le nouveau programme des infrastructures?Êtes-vous d'accord avec le choix de la ministre de la Santé pour l'emplacement du nouveau CHUM, non loin du métro Rosemont?À cette question posée hier, le pourcentage des réponses obtenues a été: Oui: 63 % Non: 37 % NDLR: Ce sondage maison sert uniquement à prendre le pouls de nos lecteurs et n'a aucune prétention scientifique.FILL117 4LP0302A0127 A3 Jeudi RECAST 4LP0301A0127 ZALLCALL 67 08:08:59 01/27/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 27 JANVIER 2000 R A 3 Double meurtre dans l'Est HUGO DUMAS Deux hommes, qui tentaient de fuir leur agresseur, ont été rattrapés, puis abattus à bout portant, hier soir, dans le vestibule d'une épicerie du quartier Mercier où ils avaient trouvé refuge.Les nombreux coups de feu ont été tirés, vers 21 h 30, dans un petit abri extérieur qui protège l'entrée du supermarché IGA au 7975, rue Hochelaga, près de la rue Honoré- Beaugrand, dans l'est de Montréal.Les deux victimes, dans la quarantaine, ont été atteintes au thorax à plusieurs reprises et n'ont pu être identifiées, hier soir, par le Service de police de la Communauté urbaine de Montréal (SPCUM).Il n'y a pas eu de vol dans l'épicerie, dit l'agent Ian Lafrenière du SPCUM.Les deux hommes auraient simplement tenter d'y entrer pour appeler à l'aide.Quatre policiers de la CUM ont pratiqué les manoeuvres de réanimation avant l'arrivée des ambulanciers.Le tireur n'avait toujours pas été épinglé, tard hier soir, et le déroulement de l'agression a toutes les apparences d'un règlement de comptes.Une jeune femme se trouvait à la caisse, près de la sortie, au moment où la fusillade a éclaté.« J'ai entendu un premier coup de feu.Puis, un gars a crié et était par terre.Il y a eu au moins quatre autres coups.Je me suis caché derrière le rack à fruits.Tout le monde a figé dans l'épicerie », raconte-t-elle.« Puis, la caissière a lâché un wack à la gérante pour qu'elle appelle le 911 », dit-elle.Chose certaine, cette jeune mère de famille ne se baladera plus seule la nuit tombée.« J'ai peur pour mon petit bébé.C'est certain que je déménage, je retourne en banlieue.On est bien mieux là.» Ce sont les quatrième et cinquième meurtres à survenir sur le territoire de la CUM depuis le début de l'année, comparativement à trois à pareille date l'an dernier.PHOTO ALAIN ROBERGE, La PResse Les deux victimes ont été atteintes au thorax à plusieurs reprises dans le petit abri extérieur qui protège l'entrée du supermarché IGA.Pas de virage à droite au feu rouge à Montréal La Ville ne veut pas non plus imposer le port du casque protecteur pour les cyclistes ÉRIC TROTTIER Le ministre des Transports, Guy Chevrette, risque bien de rencontrer la Ville de Montréal sur sa route avant de permettre le virage à droite au feu rouge, d'imposer le port du casque aux cyclistes et de laisser les patineurs à roulettes circuler librement dans les rues de la métropole, comme le suggère son livre vert sur la sécurité routière au Québec.La Ville de Montréal a présenté hier quatre mémoires qui seront soumis à la Commission parlementaire sur le livre vert du ministre, à partir de la semaine prochaine.En bref, Montréal s'oppose au virage à droite au feu rouge, refuse de laisser les patineurs à roulettes circuler en dehors des pistes cyclables et n'entend pas obliger les cyclistes à porter un casque protecteur.Tout le contraire des orientations ministérielles, quoi ! « Il est étonnant de retrouver dans un livre vert visant l'amélioration de la sécurité routière (un scénario visant à) introduire le virage à droite au feu rouge », écrivent les auteurs du premier mémoire, dont La Presse a obtenu copie.Le président du comité exécutif, Jean Fortier, a expliqué que le virage à droite n'est pas souhaitable pour une série de raisons de sécurité.« On a beaucoup de personnes âgées à Montréal, et des enfants aussi.En outre, Montréal est une ville qui, à la différence de plusieurs grandes villes nord-américaines, doit composer avec la neige ; les conditions routières y sont parfois difficiles.Nous croyons donc que le virage à droite serait une pratique dangereuse », a-t-il dit.Dans son mémoire, la Ville fait valoir que, comparée à toutes les grandes villes canadiennes où le virage à droite est permis, Montréal présente, de loin, le plus faible taux d'accidents avec blessés ou morts (4,9 accidents par 1000 habitants, contre 7,5 à Edmonton, 8,5 à Toronto, 9,5 à Vancouver, etc.).Selon la Ville, ce bilan est imputable au fait que le virage à droite est interdit à Montréal, mais aussi à diverses mesures adoptées pour accroître la sécurité aux intersections achalandées.Enfin, Montréal soutient que le virage à droite ne permet de sauver qu'entre trois et 15 secondes par intersection, ce qui se traduit, pour les automobilistes, par des économies d'essence « négligeables », totalisant deux dollars par année par voiture.Dans son deuxième mémoire, la Ville compare les patineurs à des « piétons à roulettes ».« Nous ne permettons pas aux piétons de circuler dans les rues, encore moins un piéton qui se déplacerait rapidement, qui prendrait plus d'espace et nécessiterait une plus grande distance pour s'immobiliser », écrivent les auteurs du rapport, en concluant que les patineurs devraient s'en tenir aux pistes cyclables, tout en étant assujettis au Code de la sécurité routière.Quant au port du casque, le rendre obligatoire forcerait la Ville à mettre en place un système de contrôle « inutilement complexe, lourd et répressif », fait valoir l'administration Bourque dans un troisième mémoire.La Ville estime qu'il vaut mieux faire des campagnes de promotion sur l'importance du casque protecteur et « encourager les cyclistes à circuler dans les voies cyclables conçues pour leur sécurité ».Enfin, la Ville semble d'accord avec le ministre Chevrette sur au moins un point : l'utilisation par la police de cinémomètres photographiques.« Cela permettrait de réduire la vitesse sur les grands boulevards », explique Jean Fortier.Le cinémomètre photographique permet de capter de façon automatique le numéro d'immatriculation des véhicules dépassant les limites de vitesse.Pas besoin de policiers pour transmettre les contraventions : tout fonctionne à l'aide d'ordinateurs et de caméras informatisées.Un tel système, estime la Ville, permettrait de « faire comprendre aux conducteurs de véhicules que le risque de se faire prendre est maintenant plus élevé ».Les cinémomètres photographiques seraient particulièrement profitables dans certaines artères, comme les boulevards Rosemont et L'Acadie, où les automobilistes atteignent régulièrement la vitesse de 90 km/h.Les chauffeurs de la STCUM sont prêts à faire la grève CLAUDE-V.MARSOLAIS Le syndicat représentant les 3600 chauffeurs d'autobus, opérateurs et guichetiers du métro est prêt à faire une grève d'une journée maintenant qu'il a négocié le niveau de services essentiels à maintenir en cas de conflit.Le président de la section locale 1983 du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP-FTQ), Serge Lavoie, a dit hier qu'une entente était intervenue pour maintenir le service normal d'autobus et de métro entre 6 h et 9 h le matin, 15 h et 18 h l'après-midi et 23 h et 1 h le jour de la grève.La direction syndicale n'a pas encore fait savoir au Conseil des services essentiels quand elle entend déclencher la grève.Un avis de sept jours doit être donné au Conseil et à la STCUM pour que la grève soit légale.Le président a néanmoins indiqué qu'il commençait à perdre patience après 20 rencontres de négociations, puisque la question du régime de retraite n'est toujours pas réglée.Le syndicat réclame une bonification du régime, notamment l'adoption en permanence du coefficient 80 (55 ans d'âge et 25 ans de service) pour qu'un employé ait le droit de prendre sa retraite.Ce régime est en vigueur depuis 1997, mais il doit prendre fin en 2004.On souhaite également indexer les rentes des retraités.De son côté, la STCUM demande un congé de cotisation annuelle de 30 millions dont 22,5 millions du régime du syndicat des chauffeurs.La caisse de retraite du syndicat affiche un excédent de 128 millions, ce qui pourrait prendre cinq ans à éliminer.Sur le plan salarial, les syndiqués revendiquent des augmentations de 4 % par an pour un contrat de trois ans alors que la STCUM offre 5 % pour trois ans et la renégociation de la clause salariale pour deux ans additionnels.Le SCFP exige également une semaine de vacances additionnelle pour l'ensemble des employés.De 4000 chauffeurs d'autobus et opérateurs de métro il y a dix ans, les effectifs se situent maintenant à 3600.« Depuis la réforme Ryan en 1992, le nombre d'emplois a été réduit de 1000 postes dans l'ensemble des divisions à la STCUM et le service dispensé est à un minimum historique.Anciennement on comptait dix chauffeurs par ligne alors que maintenant on en compte six », souligne M.Lavoie.À la STCUM, la porte-parole Odile Paradis confirme qu'il y a eu une diminution des effectifs, mais que l'introduction d'un système de gestion informatisé a permis de maintenir un service aussi efficace qu'anciennement.« Cela m'étonnerait que l'on en vienne à engager du personnel seulement pour tasser les usagers du métro aux heures de pointe comme cela se fait au Japon », dit-elle.L'île aux Pruches mise en vente pour la troisième fois JEAN-PAUL CHARBONNEAU Devenue un cauchemar pour l'État qui en est le propriétaire depuis un jugement de la Cour du Québec et qui n'arrive pas à s'en débarrasser, l'île aux Pruches, à Laval, est mise en vente pour la troisième fois.Lors de la première tentative, la direction générale des achats, gestion des surplus, avait demandé un minimum de 450 000 $ et n'avait reçu aucune soumission.Devant cet insuccès, cet organisme du gouvernement est revenu à la charge quelques mois plus tard et a reçu quatre soumissions.La plus élevée était de 210 000 $ et elle n'a pas été retenue.L'État est propriétaire du « château » de 22 pièces, d'une résidence adjacente et de huit terrains vacants depuis 1998 dont l'entretien n'a pratiquement jamais été fait.Il en coûterait près d'un demi-million de dollars pour remettre les deux résidences en bonne condition.Afin de se départir de ce boulet, la direction générale des achats demande une fois de plus des soumissions et elle n'établit pas de minimum.Elle se garde toutefois le loisir de refuser une offre si l'acheteur ne lui convient pas.Les personnes intéressés à acquérir le domaine qui a connu divers propriétaires, dont la famille Lavigueur, gagnante d'une grosse somme à la loterie, et le Hells Angels Scott Steinert, assassiné depuis, devront toutefois accompagner leur soumission d'une garantie de 10 000 $.C'est après que la procureure de la section de lutte contre les produits de la criminalité eut convaincu le juge Michel Duceppe que Steinert avait acheté ce domaine avec de l'argent sale que l'État en est devenu propriétaire.Vendredi et samedi, les personnes intéressées pourront visiter le domaine, à condition de payer 20 $ pour la visite et l'obtention des documents d'appels d'offres. 4LP0402A0127 A 4 jeudi 4LP0401A0127 ZALLCALL 67 08:09:09 01/27/00 B Actualités A 4 R LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 27 JANVIER 2000 Il faut 32000 nouveaux professeurs Les universités canadiennes prévoient dix années d'embauche massive MARC THIBODEAU Les universités canadiennes devront embaucher 32 000 professeurs au cours des dix prochaines années pour faire face à la hausse du nombre d'étudiants tout en palliant les départs à la retraite.L'effort de recrutement à venir apparaît pour le moins considérable lorsque l'on considère que ces mêmes institutions ne comptent actuellement que 33 000 professeurs à leur emploi.Ces projections sont issues d'une étude produite à la fin de l'année dernière par l'Association des universités et collèges du Canada (AUCC), qui est passée largement inaperçue au Québec.Le président de l'AUCC, Robert Giroux, estime que la tâche de recrutement des universités promet d'être tout simplement « écrasante ».Son association estime que le nombre d'étudiants dans les universités canadiennes devrait croître de près de 20 % en dix ans en raison notamment de l'évolution démographique du pays et du développement de secteurs d'emploi exigeant une formation plus poussée.À lui seul, ce facteur explique 12 000 des 32 000 embauches projetées.Les 20 000 embauches restantes découlent du vieillissement des professeurs des universités.M.Giroux indique, à titre indicatif, que 28 % d'entre eux ont actuellement plus de 55 ans alors que la moyenne canadienne, tous secteurs d'emploi confondus, se situe plutôt autour de 11 %.Les professeurs du Québec ne font pas exception à la règle puisque les plus récentes données du ministère de l'Éducation, pour 1997-1998, indiquent un chiffre correspondant de 25 %.Pour concrétiser 32 000 embauches d'ici 2010, ce qui porterait le nombre de professeurs dans les universités à 44 000, les administrateurs doivent recruter 3000 personnes par année alors que la moyenne depuis quelques années était plutôt de 1000.Selon M.Giroux, les gouvernements devront réinjecter d'importantes sommes pour permettre l'atteinte de cette cible.Dans le cas contraire, le recrutement promet d'être « très » difficile, particulièrement pour les universités québécoises, qui ont vu leurs subventions fondre d'environ 22 % au cours des cinq dernières années.« Ils n'ont pas beaucoup de marge de manoeuvre pour attirer les bons candidats », note-t-il.Les problèmes de recrutement se font déjà sentir dans certaines institutions montréalaises, comme l'Université Mc Gill et l'Université de Montréal, où des postes demeurent ouverts pendant plusieurs mois faute de candidats acceptables.Le vice-recteur à l'enseignement et à la recherche à l'Université Concordia, Jack Lightstone, a appelé La Presse cette semaine après avoir pris connaissance d'un article paru lundi dans nos pages à ce sujet.Il prévient que le Québec « court à la catastrophe » si rien n'est fait pour permettre aux institutions de la province d'être plus compétitives en matière de recrutement.À Concordia, explique M.Lightstone, 50 postes ne sont pas comblés actuellement faute de candidats appropriés.Au cours des dix prochaines années, ce sont 300 professeurs qui devront être trouvés pour faire face aux besoins créés par le vieillissement et la hausse du nombre d'étudiants.Un chiffre qui exclut les pertes qui pourraient survenir à cause du maraudage entre universités.Ce facteur est loin d'être négligeable puisque l'université anglophone dit avoir perdu 70 professeurs aux mains d'autres universités, généralement situées à l'extérieur du Québec, au cours des trois dernières années.« Si on est incapable d'enrayer le phénomène, et rien n'indique que nous pourrons le faire, ça veut dire 250 professeurs de plus à recruter d'ici dix ans », note M.Lightstone.Selon lui, le maraudage fait autant de dommages dans toutes les universités québécoises, mais les dirigeants évitent d'insister trop longuement sur le sujet pour ne pas envoyer le message aux professeurs que leur institution n'est pas compétitive en matière de conditions de travail.« Je crois que nous n'avons pas poussé assez fort là-dessus.Nous nous retrouvons aujourd'hui le couteau sur la gorge », juge M.Lightstone, qui presse le gouvernement de revoir à la hausse le financement des universités.« Je ne suis pas très optimiste à ce sujet », dit-il.Le vieux bâtiment des HEC rénové pour les archives nationales Bien qu'extérieurement l'ancien bâtiment de l'École des hautes études commerciales du 535, rue Viger Est, ait conservé son style beaux-arts original, il est devenu tout à fait méconnaissable à l'intérieur.Il vient de subir, sous la direction de l'architecte Dan S.Hanganu, une cure de rajeunissement et un agrandissement dans la perspective d'en conserver le tissu historique tout en l'intégrant dans un nouvel espace contemporain.En fait, le bâtiment deviendra, lors de son ouverture officielle dans un mois, le Centre régional des archives nationales qui était logé depuis 13 ans dans une ancienne école de la rue Mullins, dans le quartier Pointe- Saint-Charles, et qui contient 14 kilomètres de documents anciens, photos, cartes, plans et vidéocassettes.Il ne faut pas confondre ce bâtiment avec le nouvel édifice de la Bibliothèque nationale du Québec inauguré en 1997 rue Holt, au sud du quartier Petite-Patrie.Ce que la BNQ conserve rue Holt, ce sont les documents publics : ceux que les citoyens peuvent acheter, qui sont édités au Québec ou qui sont « relatifs au Québec ».Les archives historiques gouvernementales, civiles et judiciaires, les documents privés, correspondance, actes notariés et textes relatifs à l'état civil, bref, tout ce qui est à caractère unique, c'est plutôt l'affaire des Archives nationales du Québec.C'est pour conserver une partie de tout ce papier que M.Hanganu a conçu une intégration de trois anciens bâtiments, celui des HEC, la Maison Jodoin construite en 1870 et l'annexe construite en 1966 selon un modèle en palier, mais abrité par un nouveau toit de verre au niveau du nouvel atrium de cinq étages qui laisse pénétrer la lumière naturelle.De l'entrée principale, rue Viger, on accède au nouvel atrium par l'ancien escalier monumental donnant accès à l'étage.Tout de suite, le regard du visiteur est attiré par la sculpture de Francine Larivée intitulée Le Jardin secret, haute de plus de 13 mètres, qui représente un iris versicolore sur le point d'éclore et émergeant d'une commode double où sont entreposés des objets de mémoire (pierres, etc.).L'atrium occupe l'espace qui était la cour arrière du bâtiment des HEC.Conçu comme un lieu de réception ou d'expositions, il donne sur l'ascenseur principal qui rappelle, malgré son enveloppe moderne, la transparence des ascenseurs parisiens que l'on retrouve dans les conciergeries de la vieille époque.La galerie des géantes Un autre escalier monumental à proximité de l'ascenseur mène à une nouvelle cour extérieure adjacente à l'annexe et à la Maison Jodoin, ainsi qu'à la galerie où se dressent monumentalement les quatre statues géantes qui ornaient autrefois la façade de l'ancien siège social de la Banque Royale du Canada, du 221, rue Saint-Jacques, à Montréal, et qui représentent l'allégorie de l'Industrie, des Mines, de la Pêche et de l'Agriculture.Ces quatre statues de trois mètres en marbre blanc de Géorgie, oeuvres d'Henry Augustus Lukeman, ont été données aux Archives nationales par Power Corporation qui les avait acquises en 1996 lors d'une vente aux enchères et les avait fait restaurer.De la galerie, on accède à la grande salle de recherche, l'ancienne bibliothèque des HEC, qui se caractérise par sa mezzanine sur trois paliers supportée par une armature de fonte rappelant les terrasses des vieilles maisons de la Nouvelle- Orléans et, fait exceptionnel, par un plancher en verre d'un pouce d'épaisseur dont on ignorait l'existence.À gauche de l'entrée se trouve une petite salle pour le visionnement des microfilms.Comme cette salle n'avait rien de particulier, l'architecte a décidé d'habiller sa cloison externe d'une enveloppe de tissus en géotextile gris fixé par des câbles, en faisant une sculpture que l'architecte Gilles Prud'homme, associé de M.Hanganu, a baptisé L'Oreille.M.Hanganu a prévu un escalier en colimaçon à partir du premier palier de la mezzanine pour accéder aux étages supérieurs où sont disposées les tables de consultation.Cet escalier est doré pour rappeler que l'on formait anciennement aux HEC des gens de pouvoir.Si l'on fait exception du mobilier, noir et acajou, l'ensemble, peint en blanc, est d'une très grande sobriété.Au plafond, les anciens lanterneaux ont disparu et sur le nouveau plafond on a prévu un jeu de lumières qui reconstitue des ombres sous forme de rosaces.De la transparence L'ancien mur intérieur de l'annexe, près de la cage d'ascenseur, a été habillé d'une surface de métal déployé et perforé qui donne une impression de transparence.Plus haut, le mur est enduit de zinc, ce qui fait contraste, et des onglets de métal y sont disposés afin de créer une ambiance par des jeux de lumière.Au cinquième étage, l'ascenseur s'ouvre sur un espace prestigieux parsemé d'arbres artificiels qui ressemblent à des vrais plantés dans des puits blancs.Cet espace devrait convenir à des cocktails pour de petits groupes.Enfin, l'ancien amphithéâtre, qui s'ouvre sur des fenêtres de quatre mètres sur la rue Saint-Hubert et pouvant accueillir 120 personnes pour des conférences ou des projections audiovisuelles, a été refait en neuf et doit accueillir un mobilier et un équipement moderne.Étrangement, on y accède sous les gradins par des ouvertures latérales.L'édifice dispose de 24 salles différentes où sont entreposées 80 000 boîtes de documents anciens.Des bureaux et des comptoirs d'accueil ont été prévus pour les 30 membres du personnel.De la place pour 15 ans Le directeur général des Archives nationales du Québec, Robert Garon, estime que le centre régional de Montréal sera capable d'absorber les nouveaux legs pour les 15 prochaines années.« À Montréal, c'est le système judiciaire qui alimente le plus le fonds des Archives nationales.Il représente 3,5 des 14 kilomètres de documents conservés.En ce qui concerne les legs privés, nous sommes dans l'obligation de faire les difficiles pour ne pas nous encombrer.Nous avons d'ailleurs conclu des ententes avec la Bibliothèque nationale du Québec et le Centre canadien d'architecture pour recevoir certains documents spécialisés.» Pour sa part, la directrice régionale, Dominique Vachon, signale que le nouvel emplacement constitue une amélioration exceptionnelle compte tenu des conditions passées.« La conservation des documents anciens dans un air contrôlé, une paroi interne ayant été construite de manière à ce que la température soit constante, est véritablement une amélioration significative, sans compter la plus grande disponibilité de places pour les chercheurs » dit-elle.Bref, le nouveau siège social du Centre d'archives de Montréal constitue un tournant dans la conservation d'une part importante du patrimoine québécois.En effet, même si la fondation des Archives nationales du Québec remonte à 1920, ce n'est qu'en 1971 que le centre régional a été créé.Ses débuts furent marqués par plusieurs problèmes lorsqu'il logeait dans les anciens locaux du vieux palais de justice.Des inondations avaient endommagé de nombreux documents avant que le centre ne soit relogé à Pointe-Saint-Charles.Les travaux de rénovation et d'agrandissement de l'ancien bâtiment des HEC auront coûté 15 millions.« Ce fut un travail laborieux tellement le bâtiment avait été maltraité et vandalisé, mais nous sommes fiers du résultat », dit Dan S.Hanganu.Ayant abrité l'École des hautes études commerciales jusqu'en 1970, le bâtiment fut occupé successivement par le cégep Dawson jusqu'en 1988 et par divers ministères, dont celui de la Sécurité publique qui accueillait au cours du week-end des personnes condamnées aux travaux communautaires.Claude-V.Marsolais PHOTO ROBERT NADON, La Presse © Un nouvel escalier en colimaçon ajoute un élément décoratif à l'ancienne bibliothèque des HEC qui deviendra la salle de consultation.Photothèque La Presse © Le vieil édifice des HEC, à l'angle des rues Viger et Saint-Hubert.PHOTO ROBERT NADON, La Presse © L'architecte Dan S.Hanganu et son assistant Gilles Prud'homme devant Les Géantes. 4LP0599A0127 A 5 jeudi 4LP0599A0127 ZALLCALL 67 11:02:56 01/27/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 27 JANVIER 2000 A 5 Les humanitaires Pierre Ce qui m'ennuie des voyages, c'est d'avoir à jouer les grands explorateurs, à la une de mon journal, au retour.Ce n'est pas un bon endroit pour causer, la une.Sweet, sweet pénates de ma page cinq.Savez ce que j'aimerais ?C'est que dans vingt-cinq ans, quand je prendrai ma retraite, ils retirent la page cinq du journal, un peu comme on a retiré le chandail de Guy Lafleur.Ce serait amusant un journal sans page cinq, non ?Anyway.Patientez un instant que j'ôte mes gros sabots et que je chausse mes pantoufles, voilà, voilà, on peut causer maintenant.Vous, ça va ?Moi aussi, merci.En tout cas, je suis moins désespéré de l'Homme et de sa fiancée que je l'étais les derniers mois de l'année.Je dois ce début de sérénité aux gens admirables avec lesquels je viens de séjourner en Irak.Ces gens que l'on appelle « les humanitaires ».Au début du voyage, je me demandais ce que les membres de cette délégation allaient foutre en Irak.Témoigner des effets désastreux des sanctions, soit.Mais comment ?Par un communiqué qui sera publié en bas de la page A 14 ?Par des apparitions ici et là dans les émissions de variétés ?Je ne voyais pas.Suzanne Loiselle, directrice de l'Entraide missionnaire, fait présentement rapport de son voyage en Irak dans une centaine de communautés religieuses du Québec.Denise Byrnes, représentante de l'Association québécoise des organismes de coopération, fait le même travail auprès d'une quarantaine d'ONG québécoises.La voilà, la réponse : une autre façon d'informer.Par infiltration, par irrigation, par petits canaux souterrains qui n'inonderont pas les grands médias.Suzanne et Denise incarnent tout à fait cette nouvelle race de « citoyens humanitaires » qui viennent du vaste réseau des ONG, qui ont fait capoter Seattle, et qui sont en train de rééquilibrer le monde en tissant une sorte de société civile internationale, véritable contre-pouvoir de l'autre mondialisation, la mondialisation marchande.Ainsi se répandent aussi les autres membres de la délégation, de tables rondes en dîners-causeries, David qui vient de Médecins sans frontières, Josée et Caroline qui viennent des artistes pour la Paix, Rachad et Raymond qui viennent du milieu universitaire, Amir qui vient de Saint-Lambert, mais je m'arrête ici, je voulais seulement dire combien ces gens-là m'ont.intimidé.Intimidé, parfaitement.Cela n'a pas trop paru (j'ai la timidité timide), mais sans blague, on est souvent impressionné par ce qui nous manque le plus, je ne suis pas la personne la plus généreuse du monde ; or, c'était précisément le fonds commun de cette délégation : la générosité.Tous gens de bien.Ils m'ont parfois impatienté pendant le voyage, je les ai traités de naïfs, d'idéologues, d'utopistes, de communistes, de freaks, mais au fond c'est parce que j'étais jaloux.J'aimerais tellement, moi aussi, être un de ces gens de bien, mais bon, je ne peux pas tout faire, je suis déjà journaliste.Au départ, je ne connaissais que Françoise David, la présidente de la Fédération des femmes du Québec à laquelle j'ai déjà fait une presque déclaration d'amour il y a quelques années.Françoise, lui avais-je dit un jour au Café Italia, Françoise, je ne vote presque jamais ; quand je le fais, c'est toujours avec la désagréable impression de me choisir un maître.Vous êtes la seule personne au Québec pour qui j'irais voter avec plaisir.Bon c'est vrai, ce n'est pas de l'amour, c'est du respect, mais ce n'est pas mal non plus.Je connaissais un peu Svend Robinson, le député fédéral du NPD, je savais qu'il était gai, qui ne le sait pas ?Je ne savais pas qu'il était aussi très drôle et délinquant.Faut je vous raconte la meilleure.Nous sommes allés à Bassera, la grande ville du sud de l'Irak ; en chemin, nous avons fait un petit arrêt touristique au confluent des grands fleuves mythiques de la Mésopotamie, l'Euphrate et le Tigre.Dans la Bible, il est dit que c'est ici, précisément à ce confluent, que Dieu cultivait son jardin qui s'appelait l'Eden comme vous le savez, c'est ici que tout a commencé, Adam, Ève, la pomme, le serpent, tout ça.Nous voici donc dans ce foutu jardin, y'a rien, mais vraiment rien, c'est laid, c'est nul, pas un brin d'herbe, pas une coccinelle, juste un sac de plastique que le vent a accroché à un arbre mort.Svend prend alors son petit air pédale exaspéré et me glisse du coin de la bouche : \u2014 Si ça c'est l'Eden, alors moi je suis Ève ! Il fallait l'entendre aussi interpeller ses hôtes sur les-droits-des-gais-et-lesbiennes en Irak ! Je redoutais ce moment à cause du fourire que je devais réprimer, je le voyais venir de loin, il prenait son élan du haut des droits humains : « À propos, monsieur le ministre de l'Information, qu'en est-il des droits des gais et lesbiennes en Irak ?» La tête du ministre ! Et l'autre nono qui en remettait : « Il paraît que l'homosexualité est un crime ici ?Comme ça, vous allez me mettre en prison ?» Bref, ce con m'a si bien séduit que je songe, non pas à me faire pédé, il est un peu tard, mais peut-être à me faire chroniqueur politique.Si je continue avec les anecdotes, vous allez croire qu'on s'est amusé tout le long.Pas du tout.On a visité 12 000 écoles, 33 000 hôpitaux, un camp de réfugiés qui n'avait strictement rien à voir avec ce qu'on était venu faire, on a rencontré plein de gens, même un archevêque qui nous a pris pour des valises, en fait tout le monde nous a pris pour des valises, c'est le propre de la propagande de vous fixer une poignée dans le dos.On est entré dans des maisons où entrent toutes les délégations parce que c'est sur le circuit, on a fait pleurer une petite fille de douze ans qui nous a dit : « Aujourd'hui vous me donnez des crayons de couleur, mais il y a six mois vous avez tué mon frère.» Elle n'a probablement jamais eu de frère.Et c'est ça le plus navrant, cette fausse détresse qui se superpose à la vraie, et la contamine d'un doute permanent.On vient en Irak pour constater les désastreuses conséquences des sanctions, et témoigner à notre retour de cette épouvantable réalité que nous cache la propagande américaine, mais voilà qu'on se retrouve poissés dans une propagande pire encore.Je les ai trouvés parfois bien angéliques mes nouveaux petits copains, et parfois aussi, c'est plus grave, pas très regardants à choisir, entre deux propagandes, celle qui justifait leur voyage.Cela m'a un peu consolé de n'être pas, comme eux, un de ces gens de bien.Trop peu de gens réclament des pensions à l'étranger FRANÇOIS BERGER Des dizaines de milliers de résidants du Québec qui ont déjà travaillé à l'étranger, ou dont un conjoint ou un parent y a déjà travaillé, pourraient obtenir une pension d'un autre pays s'ils se donnaient simplement la peine de présenter une demande, selon le ministère québécois des Relations avec les citoyens et de l'Immigration.Le responsable de la direction des ententes de sécurité sociale au ministère, Yves Chagnon, a déploré hier le fait que trop peu de résidants du Québec s'adressent à son service pour obtenir une pension de l'étranger, qu'il s'agisse d'une pension de retraite, d'invalidité ou destinée aux survivants.Grâce à des ententes signées entre le Québec et 22 pays, de nombreuses personnes peuvent être admissibles à des pensions étrangères.Cela concerne non seulement les immigrants qui ont travaillé dans leur pays d'origine ou dans un pays tiers, mais également les Québécois nés au Québec et qui ont oeuvré à l'étranger à un moment où un autre de leur vie.Depuis 20 ans, un peu plus de 60 000 résidants québécois ont obtenu des pensions étrangères par l'intermédiaire de ce service gouvernemental.Pourtant, le potentiel est d'un demi-million de personnes, selon M.Chagnon.Près de 30 % de ces pensionnés potentiels sont des Québécois de souche qui ont travaillé aux États-Unis dans les secteurs du textile, de la forêt ou de la construction.Le ministère a estimé, en 1996, qu'une vingtaine de pays versaient annuellement environ 225 millions de dollars à des résidants du Québec au titre de pensions de retraite, de survie ou d'invalidité.Les gens hésitent à présenter une demande parce qu'ils craignent souvent que leurs rentes du Québec ou du Canada soient réduites s'ils obtiennent une pension étrangère.Ce n'est pas le cas, a précisé M.Chagnon, qui invite les résidants québécois ayant travaillé à l'étranger, ou leurs conjoints, leurs ex-conjoints ou leurs survivants, à s'adresser à la Direction des ententes de sécurité sociale aux numéros 514-873-5030 à Montréal, ou 1-800-565-7878 ailleurs au Québec. 4LP0603A0127 A-6 JEUDI 4LP0501A0127 ZALLCALL 67 08:08:51 01/27/00 B Actualités A 6 RR LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 27 JANVIER 2000 Réunion houleuse à la CSEM Le plan du ministre pour résoudre les problèmes d'espace à la CSDM a du plomb dans l'aile L'EXPRESS DU MATIN MARC THIBODEAU Le plan du ministre de l'Éducation, François Legault, pour résoudre les problèmes d'espace de la Commission scolaire de Montréal (CSDM) a du plomb dans l'aile.M.Legault, qui doit faire connaître dans les prochains jours l'ensemble des mesures qu'il entend prendre pour venir en aide à la commission scolaire francophone, avait demandé la semaine dernière à la Commission scolaire English- Montréal (CSEM) de transférer trois écoles récemment fermées, soit Francesca Cabrini, Somerled et Saint-Kevin.Les commissaires de la CSEM ont plutôt décidé hier soir lors d'une rencontre extrêmement mouvementée de ne pas fermer la première école, une semaine jour pour jour après avoir décrété le contraire lors d'une réunion spéciale qui marquait l'aboutissement de plusieurs mois de réflexion.Cette volte-face a été précipitée par les demandes pressantes des parents, qui se sont présentés en grand nombre à la réunion régulière du conseil.Dès les premières minutes, ils ont repris où ils avaient laissé la semaine dernière en réclamant la mise en tutelle de la CSEM.Tandis que les commissaires se penchaient sur les procès-verbaux des réunions précédentes, une étape habituellement bouclée en peu de temps, les insultes se sont mises à fuser.Le président de la CSEM, George Vathilakis, a décidé de décréter une pause de vingt minutes.L'un des parents de Francesca Cabrini, Sam Guglielmi, qui haranguait les dirigeants de la commission scolaire, en est alors presque venu aux poings avec le commissaire James Kromida, visiblement exaspéré.Une fois le calme revenu, les membres du conseil se sont penchés sur une demande à teneur juridique des parents de Francesca Cabrini, de Somerled et de deux autres écoles fermées qui ont invoqué un article de la Loi sur l'instruction publique pour demander la reprise du vote.Le conseiller juridique de la CSEM a précisé que l'article en question ne pouvait s'appliquer aux fermetures d'écoles.Certains commissaires ont toutefois rejeté énergiquement cette affirmation jusqu'à ce que l'un d'entre eux demande finalement que les votes relatifs aux quatre écoles soient immédiatement repris.Les membres du conseil, après avoir échangé entre eux plusieurs commentaires acerbes, ont finalement accepté de procéder en ce sens.Ils ont décidé, dans un premier temps, d'écouter les représentants de Francesca Cabrini avant de se retirer pour réfléchir.À leur retour, ils ont voté par 10 voix contre 5 en faveur du maintien de l'école pour le plus grand plaisir des parents présents.Le président du conseil d'établissement, Bruno Ugolini, avait déjà prévenu que les parents porteraient leur combat en cour si les commissaires refusait de reculer.Au moment de mettre sous presse, le commissaire s'apprêtait à stater de nouveau sur le sort de l'école Somerled, qui menaçait aussi de s'adresser aux tribunaux.Tous ces développements sont survenus avant même que le conseil ne se penche sur la demande du ministre, qui prévoit, en contrepartie du transfert demandé, une compensation financière de 3,2 millions de dollars.Le maire de Mont-Royal forcé de réembaucher son directeur général n Le conseil municipal de Mont-Royal a obtenu une injonction contre son maire, Ricardo Hrtschan, l'obligeant à réembaucher le directeur général qu'il avait suspendu sans solde le 18 janvier dernier.Ce geste avait provoqué l'ire de cinq des six conseillers qui ont tenu une assemblée extraordinaire, le 21 janvier, pour renverser la décision du maire et remettre le directeur général, Duncan E.Campbell, en poste.Toutefois, quand celui-ci s'est présenté pour vaquer à ses occupations quotidiennes lundi dernier, le maire lui a de nouveau montré la porte.C'est à ce moment que les conseillers Georges Badeaux, Suzanne Caron, Cliff Carrie, Erin Kennedy et John D.Miller, se sont tournés vers les tribunaux pour « convaincre » le maire.Agression dans le métro n La police de la CUM tente d'élucider les circonstances d'une agression armée survenue tôt hier matin à l'intérieur de la station de métro de l'Église, à Verdun.La victime, un homme de 50 ans dont l'identité n'a pas été rendue publique, a été retrouvée par des employés du service de surveillance de la STCUM, inanimée sur le quai de la station, direction Honoré- Beaugrand, vers 0 h 15 hier.Après s'être approchés de l'homme qui semblait avoir été terrassé par un malaise, les agents de la paix ont constaté qu'il avait plutôt été atteint de quatre coups de couteau au thorax.Les policiers ont été appelés et les ambulanciers ont conduit le blessé à l'hôpital.La victime a subi une délicate intervention chirurgicale, mais les médecins ne peuvent se prononcer avant quelques jours sur ses chances de survie.L'arme du crime n'a pas été retrouvée et les policiers sont toujours à la recherche des auteurs de cette agression.Fuite de gaz dans le Vieux-Montréal n Une fuite de gaz a forcé l'évacuation d'une trentaine résidants, tôt hier matin, d'un immeuble du Vieux-Montréal situé au 263, rue Saint-Sacrement.Cause de la fuite ?C'est une chenillette déneigeant les trottoirs qui a accroché une sortie de gaz naturel, vers 6 h 40, selon les pompiers.La brèche a été colmatée vers 7 h 30.Personne n'a été blessé ni incommodé.122 patients prêts à sortir à RdP n Pas moins de 122 patients de l'hôpital psychiatrique Rivièredes- Prairies seraient prêts à sortir de l'établissement à condition que des ressources communautaires appropriées soient disponibles, ce qui n'est pas le cas pour l'instant.L'hôpital a complété récemment l'évaluation de ses 474 patients, donnant suite à un rapport accablant du Curateur public, qui affirmait en février 1999 que plusieurs d'entre eux ne nécessitaient pas d'hospitalisation.La direction de l'hôpital espère conclure d'ici deux ans les ententes nécessaires pour que des centres de réadaptation en déficience intellectuelle prennent en charge les patients.Quarante- sept patients ont déjà été relogés cette année et 27 suivront d'ici la fin mars, a dit le directeur général par intérim, Jean-Pierre Duplantie, qui assure qu'aucun nouveau transfert ne sera autorisé tant que les ressources extérieures ne seront pas mises sur pied.Feu à DdO n Un incendie a rasé la moitié d'un petit centre commercial de Dollard-des-Ormeaux, dans la nuit de mardi à hier.Le feu a pris naissance, vers 3 h 45, dans la partie ouest du Carré Saint- Jean, au 4701, boulevard Saint- Jean.Un studio de danse, un restaurant, un salon de coiffure, une garderie et un magasin d'art ont été complètement détruits par les flammes.Une quarantaine de pompiers de Dollarddes- Ormeaux, Pierrefonds, La Salle/Verdun, Pointe-Claire, Dorval et Lachine ont été dépêchés sur les lieux.Le feu a été sous contrôle à 6 h 10.L'origine de cet incendie fait l'objet d'une enquête, dit Robert Kirby, directeur du service des incendies de Dollard-des-Ormeaux.Il n'y a pas eu de blessés.PHOTO ALAIN ROBERGE, La Presse © Sam Guglielmi (à gauche), l'un des parents de l'école Francesca Cabrini venus pour protester contre la fermeture de l'établissement, en est presque venu aux poings avec le commissaire James Kromida.Un accident fait deux morts sur la 10 La tempête fait la vie dure aux automobilistes partout en province Presse Canadienne GRANBY La tempête de neige sévissant dans le sud-ouest du Québec depuis mardi soir a été à l'origine d'un accident ayant coûté la vie à deux jeunes femmes dans la vingtaine et causé des blessures à huit de leurs compagnons de route, hier, sur l'autoroute 10, à la hauteur de Saint-Étienne-de-Bolton, à une quarantaine de kilomètres de Sherbrooke.Une troisième personne se trouvait dans un état critique hier soir.L'accident s'est produit peu après 19 h, près de la borne kilométrique 94, alors qu'une fourgonnette transportant 12 personnes et se dirigeant vers Sherbrooke a fait une embardée sur la chaussée enneigée et glissante.En fin de soirée, la Sûreté du Québec (SQ) n'était pas en mesure de confirmer l'identité des victimes, leurs proches n'ayant pas été informés des décès.« Le conducteur du véhicule en aurait perdu le contrôle en raison d'un coup de vent latéral, a indiqué le porte-parole de la SQ, l'agent Pierre Robichaud.Le véhicule aurait ensuite effectué des tête-àqueue et son arrière a violemment percuté la base de ciment d'un viaduc.Selon l'agent Robichaud, les occupants de la fourgonnette seraient des travailleurs d'une compagnie d'inventaires retournant à leur domicile, dans la région sherbrookoise après avoir passé la journée sur la Rive-Sud de Montréal.En raison de la gravité de l'accident, à peu près tous les véhicules ambulanciers de la région ont été dépêchés sur place.Au moins quatre blessés ont été transportées vers le CHPY, à Granby.Plusieurs autres ont été dirigés vers l'hôpital La Providence de Magog.Dès leur départ des lieux, les spécialistes de la SQ en scènes d'accident ont pris la relève pour amorcer leur enquête.L'autoroute, en direction est, a été fermée à la circulation vers 20 h, et le demeurait toujours vers 22 h, les usagers étant contraints d'effectuer un détour via Waterloo.Circulation difficile Par ailleurs, la circulation a été difficile sur de nombreuses routes du Québec hier à la suite de la tempête qui a laissé de 10 à 30 centimètres de neige, selon les régions.Même si elles ont été moins importantes à Montréal qu'ailleurs en province, les précipitations ont tout de même ralenti considérablement les automobilistes aux heures de pointe.C'est le centre et l'est de la province qui ont été les plus affectés en raison du vent qui a causé de la poudrerie, rendant la chaussée glissante et la visibilité réduite à plusieurs endroits.De Québec à Matane, on a signalé des vents de 20 à 40 kilomètres à l'heure.En Mauricie, une jeune femme dans la vingtaine est morte dans une collision survenue sur l'autoroute 55, près de Shawinigan.La victime était la passagère d'un véhicule qui a été embouti par une fourgonnette avant d'aller s'écraser contre un camion semi-remorque.La conductrice de la voiture a subi plusieurs fractures.L'autoroute 2O a été fermée hier matin entre Lévis et La Pocatière, dans le Bas-Saint-Laurent, de même que la route 138 entre Beaupré et Baie-Saint-Paul, dans Charlevoix.Dans la Réserve faunique des Laurentides, la route 169, entre Hébertville et la jonction de la route 175, a été fermée à la circulation pendant quelques heures en raison d'un train routier, qui a fait une sortie de route en matinée.Têtes d'affiche Des Kofi Annan en devenir ont pu goûter aux plaisirs de la diplomatie lors de la première simulation de l'ONU francophone au Canada.Les 14, 15 et 16 janvier, au Collège Jean-de-Brébeuf, a eu lieu SimONU Québec qui a réuni une cinquantaine de participants venus de partout au Québec.Peu de gens connaissent cette activité parascolaire.Elle est pourtant très populaire dans le monde.En 1992, l'ONU répertoriait plus de 130 simulations réparties dans 26 pays.Au Québec, des petits groupes ont bien fait des activités semblables, mais les étudiants du Collège Jeande- Brébeuf ont décidé de faire les choses en grand : ils ont fondé L'Association des simulations de l'ONU du Québec au printemps dernier.Le groupe a même un site Internet très complet (http.simonu.tripod.com) qui explique en détail ses activités.Le tout a été mis sur pied par Jean-Pierre Khlot, étudiant au baccalauréat international, sciences de la santé, au Collège Brébeuf.Le collégien espère que les SimONU trouveront leur place dans le paysage québécois au même titre que les Génies en herbe ou les Parlements jeunesse.n n n La Ville de Laval lance son 16e concours « Hommage aux bénévoles ».Son but est d'honorer des personnes ayant donné temps et énergie pour des oeuvres à but non lucratif.Tous les organismes communautaires lavallois ont reçu des formulaires de mise en candidature.Ils ont jusqu'au 11 février pour nommer les bénévoles qui ont particulièrement bien servi leur cause.Pour renseignements, communiquez avec le Service de la culture, des loisirs et de la vie communautaire de Laval au (450) 662-4343.Plusieurs prix seront attribués lors de la soirée hommage qui aura lieu le 18 avril.n n n François Massicotte En C o e u r , québécoise pour les enfants malades du coeur, lance sa 15e campagne de souscription à laq u e l l e s e joignent les restaurants La Cage aux sports.En Coeur a été fondée en 1984 par des médecins de l'hôpital Sainte- Justine et des parents d'enfants souffrant de maladies cardiaques.L'association procure des services de soutien à ces enfants et à leurs parents.Récemment, En Coeur, avec la collaboration des Fonds de charité Dunkin' Donuts, mettait sur pied une clinique mobile qui permet aux cardiologues de rendre visite à leurs patients des régions éloignées plutôt que l'inverse.En Coeur a également participé à l'implantation de la télémédecine à l'hôpital Sainte-Justine et fournit de l'équipement de pointe aux hôpitaux québécois.L'objectif de cette campagne 2000 est de ramasser 500 000 $.Pour ce faire, les restaurants La Cage aux sports organisent des activités spéciales : une promotion Saint-Valentin au cours de laquelle un pourcentage des profits sera remis à En Coeur, ainsi qu'un tournoi de golf et une soirée au hockey.L'humoriste François Massicotte est le porte-parole de cette campagne qui se terminera le 8 mars.On peut faire des dons en composant le 1 900 870-2638 ou en se procurant les suçons En Coeur vendus 1 $ dans le réseau des magasins Métro et Richelieu.n n n Benoît Larocque La Fondation du Centre hospitalier Fleury existe depuis une d i z a i n e d'années.Elle a pour mission de ramasser des fonds qui serviront à moderniser l'équipement médical de l'hôpital.La Compagnie d'assurance sur la vie Clarica s'est engagée à verser 50 000 $ sur une période de cinq ans à la Fondation.Le viceprésident de Clarica, Benoît Larocque, a remis à l'automne le deuxième chèque de 10 000 $, montant qui sera utilisé pour acheter de l'équipement de haute technologie.Le Centre hospitalier Fleury est un établissement de santé courte durée qui accueille des patients provenant surtout du quartier Ahuntsic et de Montréal- Nord.Environ 5300 personnes y sont hospitalisées annuellement.n n n Il est encore temps de s'inscrire à l'Université de Sherbrooke.si vous êtes un aîné ! En effet, la période d'inscription est toujours ouverte puisque la plupart des cours ne commenceront pas avant la mifévrier.Ces cours sont offerts aux personnes retraitées ou en voie de l'être.Aucune formation préalable n'est exigée pour participer au « Programme de formation continue des personnes aînées ».Les cours sont donnés dans plusieurs antennes universitaires situées aux quatre coins de la province : Charlevoix, Laval, Granby, Sherbrooke.Les cours, causeries ou ateliers abordent des sujets variés : la Russie post-communiste, Voltaire, l'horticulture, l'économie ou la psychologie.Les personnes intéressées peuvent se renseigner au (450) 670-5027.Il y aura la semaine prochaine plusieurs séances d'informations dans différentes régions du Québec.Adressez vos communiqués à : Têtes d'affiche La Presse, 7, rue Saint-Jacques Montréal, H2Y 1K9 4LP0701A0127 a7-jeudi 4LP0701A0127 ZALLCALL 67 08:04:58 01/27/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 27 JANVIER 2000 A 7 Île de Montréal La RIO peut à nouveau tenir des expositions Mais les nageurs devront se contenter du bassin de réchauffement jusqu'à la mi-avril STÉPHANIE BÉRUBÉ Les différents salons pourront bel et bien avoir lieu au Stade olympique cet hiver.La RIO inaugurait hier son nouvel espace d'exposition temporaire, un espace totalisant 91 236 pieds carrés dont la moitié est installée par dessus la piscine olympique.Une facture de 1,5 million de dollars que la RIO entend passer à Birdair.« On donne suite à une situation difficile », a dit Alain Riendeau, président de la RIO depuis le 17 décembre dernier.Effectivement, la situation est assez difficile.La médiation avec Birdair vient de commencer, après que la firme américaine propriétaire de la toile eut repoussé maintes et maintes fois son rapport expliquant la déchirure du 18 janvier 1999.M.Riendeau se donne trois mois et demi pour arriver à une entente ; pas une journée de plus.Et, contrairement au ministre Boisclair qui souhaite éviter une bataille juridique, il croit qu'il faudra peut-être passer devant les tribunaux pour enfin sommer Birdair de respecter ses engagements.« On va actionner s'il le faut, avoue M.Riendeau, mais ça serait un chemin difficile », précise celui qui espère que la médiation à huis clos incitera Birdair aux confidences.Depuis la déchirure de la toile, l'espace de jeu est inaccessible l'hiver pour des raisons de sécurité.C'est un espace de 240 000 pieds carrés que la RIO perd.Pour pallier cette fermeture et permettre la tenue de foires d'envergure, la RIO a aménagé cet espace au Centre sportif, condamnant du coup 35 % des installations récréatives, dont la piscine olympique.Les nageurs devront se contenter du bassin de réchauffement jusqu'à la mi-avril, moment où l'on démontera le plancher temporaire.Selon M.Riendeau, la RIO n'avait pas d'autre choix si elle voulait continuer de percevoir des revenus de location, argent essentiel pour la survie des activités sociales et sportives du Stade.Il insiste sur le fait que la RIO doit marier sa vocation économique à sa vocation sportive.« Ce n'est pas un ou l'autre, explique le président ; c'est un pour l'autre.» Les diverses expositions se tiendront donc dans cet espace réduit.Les frais de cet arrangement, 1,5 million, seront réclamés à Birdair en plus des 4,1 millions déjà demandés pour l'hiver 1999 et des autres coûts qu'occasionne la fermeture de l'aire de jeu.M.Riendeau espère que la RIO n'aura pas à réinstaller cette structure de métal sur la piscine olympique l'année prochaine.La RIO entend combler le départ des Expos, prévu en 2002, par la venue de foires internationales.Elle a donc tout intérêt à rendre le Stade attrayant, et ce, le plus tôt possible : ce qui n'est pas simple dans la situation actuelle.Rappelons que le Centre Metaforia et son spectacle Oceania a finalement préféré de s'installer au centre- ville.Le Planétarium n'a toujours pas annoncé s'il déménageait au Parc olympique et le complexe de cinémas Famous Players, dont on prévoyait le début de la construction pour l'automne dernier, n'est toujours pas commencé.PHOTO ALAIN ROBERGE, La Presse Jusqu'à la mi-avril, la piscine olympique est recouverte d'un plancher sur lequel se dérouleront les salons à l'affiche au Stade cette année.La Cour accorde 6500 $ à un photographe.photographié Paul Bonneville s'est retrouvé à son insu dans une pub de la bière La Boréale CHRISTIANE DESJARDINS Outré de se voir en photo dans une publicité de la bière La Boréale, Paul Bonneville, un photographe professionnel, vient de se voir accorder 6540 $ par la Cour supérieure pour atteinte à la vie privée.M.Bonneville, 48 ans, a été croqué sur le vif et à son insu, alors qu'il participait au tam-tam jam, qui se déroule sur le mont Royal, les dimanches d'été.On le voit jouer de la guitare avec d'autres individus.En décembre 1998, un ami lui signale qu'il l'a reconnu dans un dépliant qui accompagne chaque caisse de Boréale, tout cela dans le cadre d'une campagne de promotion dont le thème est « pure originalité ».M.Bonneville dit avoir été choqué, d'autant plus qu'il connaît bien les rouages du milieu.Il est propriétaire d'un commerce de photographie professionnelle et fait lui-même des contrats pour des agences de pub.Ce genre de choses ne se fait pas en publicité, dit-il.Il faut avoir recours à des modèles.Il a déposé une poursuite de 80 000 $ contre Les Brasseurs du Nord, fabriquants de La Boréale, et AB Communications, l'agence qui a monté la campagne et fait prendre les photos.Ces derniers ont allégué qu'après avoir choisi quelques photos sur les centaines qui avaient été prises pour cette campagne, le photographe était retourné au tam-tam jam pour tenter de joindre M.Bonneville et lui demander son accord pour utiliser la photo.Il ne l'a pas trouvé et la photo a tout de même été utilisée.La campagne a duré de novembre 1998 à mars 1999.En bout de ligne, le juge Irving J.Halperin condamne Les Brasseurs du Nord et A.B.Communications à payer conjointement 6000 $ à M.Bonneville.Il recevra également une autre somme de 540 $ des Brasseurs du Nord.M.Bonneville ne se réjouit qu'à moitié de ce jugement.« Boréale s'en est bien tirée avec 6000 $.Moi, quand j'aurai payé mon avocat, il ne me restera pas grand-chose », dit-il en soulignant que le photographe n'a jamais tenté de le retrouver au tam-tam jam.« J'étais là tous les dimanches, tout le monde me connaît.M.Bonneville précise que ce n'est pas une attaque contre les photographes qu'il a faite, mais contre l'utilisation d'une image personnelle à des fins publicitaires.« Je me suis retrouvé dans une caisse de bière et je n'avais pas donné mon accord pour cela.Ça n'a rien à voir avec l'affaire Duclos (une jeune fille de 17 ans avait poursuivi le photographe Duclos et les Éditions Vice-Versa après avoir vu sa photo dans un magazine culturel).Lui, ce n'était pas de la pub qu'il faisait.Il y a une grosse différence.Les photographes ont le droit de relater les faits.» La photo de Paul Bonneville jouant de la guitare au tam-tam jam, apparaît sur cette brochure qui fut distribuée entre novembre 1998 et mars 1999.Ottawa met en péril le programme triennal d'immobilisations de Montréal, dit Rotrand ÉRIC TROTTIER Le chef de la Coalition démocratique de Montréal, Marvin Rotrand, estime que le report à l'année prochaine du programme fédéral d'infrastructures, comme La Presse l'a annoncé hier, rend caduc le programme triennal d'immobilisations (PTI) adopté par la Ville de Montréal en novembre dernier.Dans une lettre qu'il a fait parvenir hier au président du comité exécutif, Jean Fortier, M.Rotrand demande à la Ville d'organiser une réunion du conseil « dans les plus brefs délais » afin de revoir tout le PTI.« Comme le gouvernement fédéral semble déterminé à reporter d'un an son programme d'infrastructures, le PTI de la Ville n'est plus que virtuel », affirme M.Rotrand.Selon lui, sans les subventions associées à ce programme fédéral- provincial-municipal, évaluées à 173 millions dans le PTI, la Ville devra nécessairement abandonner des projets importants.« Si c'est le cas, la Ville doit absolument refaire son budget opérationnel ; les emprunts prévus (dans le PTI) devront être reportés et l'argent économisé devra servir à diminuer les taxes, ou à augmenter les services », affirme M.Rotrand, qui, ultimement, favorise cette dernière option.Le conseiller de Snowdon préférerait toutefois que la Ville, « qui a négligé ses infrastructures durant le premier mandat du maire Bourque », décide d'aller de l'avant avec les centaines de projets prévus dans le PTI 2000-2001-2002, qui prévoyait notamment la réfection de dizaines de kilomètres de trottoirs et de chaussée, ainsi que la reconstruction de puisards et d'une partie du réseau d'aqueduc.Pour ce faire, ajoute le conseiller Rotrand, la Ville n'aurait qu'à emprunter davantage et à faire certains choix budgétaires.« À partir du moment où le programme fédéral d'infrastructures est abandonné, tout reste à discuter, conclut-il.C'est pourquoi la Ville doit tenir une assemblée spéciale sur la question.Interrogé à la sortie de la réunion hebdomadaire de son comité exécutif, le maire Bourque a refusé de spéculer sur cette affaire, hier midi.« Ce ne sont que des rumeurs, a-t-il déclaré.Je m'en vais à Ottawa mardi pour rencontrer Jean Pelletier (chef de cabinet du premier ministre Chrétien), justement pour discuter de ça, avant le dépôt du budget.Nous verrons après.Mais il est clair qu'on ne dépensera pas ce qu'on n'a pas.» Pour sa part, Jean Fortier s'est dit déçu.« Les infrastructures de Montréal sont vieilles ; on a besoin de ces investissements », a-t-il dit, avant d'ajouter qu'il attendait, lui aussi, la décision finale d'Ottawa. 4LP0801A0127 A 8 jeudi, 27 janvier 4LP0801A0127 ZALLCALL 67 08:02:28 01/27/00 B A 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 27 JANVIER 2000 Rive-Sud/Montérégie La victime avait grandement abusé de médicaments MARTHA GAGNON La coroner Anne-Marie David a entendu hier l'histoire pathétique de Carolyne Roy, une mère de 33 ans, de Sainte- Julie, dont le bébé a dû subir un sevrage à sa naissance en raison d'une intoxication médicamenteuse durant la grossesse.Une enquête publique a été instituée pour clarifier les causes et les circonstances de la mort de Mme Roy, survenue le 11 octobre 1998 à sa résidence.Le procureur, François Daviau, a expliqué que le rapport d'autopsie n'avait pu déterminer si le décès avait été causé par un abus de médicaments.« Nous devons examiner tout l'aspect des prescriptions étant donné que le rapport n'est pas clair », précise-t-il.Un médecin expert assiste à l'audience.Depuis plusieurs années, la jeune femme, qui souffrait d'obésité, de maux de dos et de migraines, prenait de fortes doses de médicaments contre la douleur et le stress.Elle se promenait d'un cabinet de médecin à l'autre pour obtenir des ordonnances.Elle fréquentait aussi plusieurs pharmacies.Mme Roy a même continué de prendre des médicaments durant sa grossesse avec pour résultat que son fils est né avec un grave problème d'intoxication, le 1er février 1998.Il est demeuré un mois à l'Hôpital pour enfants de Montréal pour y subir un sevrage.Même après ce triste épisode, la mère a continué à consommer des médicaments.Les professionnels de la santé ont-ils effectué le suivi nécessaire auprès d'elle et de l'enfant ?Comment Carolyne Roy a-t-elle réussi à déjouer le système pour obtenir des ordonnances sur une aussi longue période ?Les médecins ont-ils encouragé sa dépendance ou tenté d'y mettre fin ?La famille est-elle intervenue pour aider la jeune femme ?S'agit-il d'un suicide ou de la conséquence dramatique d'une consommation abusive de médicaments durant plusieurs années ?Telles sont quelques-unes des questions auxquelles l'enquête du coroner tentera de répondre.Des membres de la famille ont témoigné hier, alors que les médecins traitants seront entendus seulement en mai.Premier témoin, Michel Dalpé, le conjoint de Mme Roy, est demeuré sur la défensive, peu loquace, hésitant à répondre aux questions même les plus simples.Dans le but de le rassurer, la coroner a expliqué que l'interrogatoire n'était pas un piège et que personne ne voulait lui faire de reproches sur ses agissements.Selon M.Dalpé, un médecin s'est plaint que Mme Roy ne lui avait pas dit qu'elle était enceinte.Ce qu'elle niait.Il a cessé de la suivre.\u2014 Saviez-vous qu'elle consultait un, deux, trois et quatre médecins en même temps ?a demandé Me Daviau.« Non », a répondu le témoin.Un peu plus tard, il a expliqué que les « médecins lui prescrivaient des pilules pour ci et pour ça.L'organisme s'habitue et il en demande plus.Son dos la faisait souffrir et personne ne trouvait de solutions.Seulement des calmants.\u2014 Avez-vous fait quelque chose pour l'aider à diminuer sa consommation de médicaments ou vous l'avez laissé faire ?poursuit l'avocat.« Je ne l'ai pas découragée, dit M.Dalpé.Elle souffrait trop.Elle disait toujours qu'elle n'était pas prête à arrêter.» À l'âge de 21 ans, Carolyne Roy prenait déjà des Ativan.En 1995, elle a effectué une cure de désintoxication de trois semaines à l'hôpital Saint-Luc, mais elle est vite retombée dans le cercle vicieux des pilules.En 1996, un pharmacien a été désigné pour remplir les ordonnances de Mme Roy qui n'était plus autorisée à se présenter dans d'autres pharmacies étant donné ses problèmes de surconsommation.Peu de temps avant le baptême de l'enfant, en août 1998, l'état de santé de Mme Roy a commencé à inquiéter des membres de sa famille.Elle s'endormait un peu partout.Un médecin a même été appelé un soir.Le jour du décès, il y a eu un conseil de famille pour discuter de la situation.Le père s'est dit prêt à demander l'intervention du CLSC si Carolyne refusait de se faire soigner.Elle était mécontente et craignait qu'on lui enlève l'enfant.Quelques heures plus tard, son conjoint l'a trouvée inanimée dans son lit.Il a effectué un massage cardiaque sans succès.Selon lui, ce n'est pas un suicide.2819974L Not Found Missing 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écrivent des chercheurs de l'école de médecine de l'Université de Washington.L'étude de cette équipe portait sur les dossiers de dizaines de milliers d'enfants inscrits auprès de l'assurance-maladie de l'État du Tennessee entre 1973 et 1993.Les médecins ont calculé que chez les petits de moins de six mois, l'influenza était vraisemblablement responsable chaque année de 104 hospitalisations par 10 000 enfants.Plus les enfants vieillissent, moins l'impact de la grippe sur le nombre d'hospitalisations est important.L'influenza aurait aussi provoqué une augmentation de 6 % à 15 % du nombre d'enfants de moins de 15 ans admis en clinique externe, et de 3 % à 9 % du nombre d'enfants auxquels on a prescrit des antibiotiques.« Ces résultats militent en faveur de la désignation des enfants de moins d'un an comme étant à haut risque pour l'influenza, écrivent les auteurs de cette étude.La h a u s s e du taux d'hospitalisation dans leur cas est en effet semblable à celle qu'on enregistre chez les adultes pour lesquels le vaccin est recommandé.Les problèmes Une autre étude réalisée auprès de milliers d'enfants des États de Californie et de Washington arrive à des résultats similaires.Ses auteurs concluent qu'aux États-Unis, entre 8400 et 11 700 enfants d'entre six mois et deux ans sont hospitalisés chaque année à cause de la grippe.« Même si cette estimation du nombre d'hospitalisations potentiellement évitables est impressionnante, une modification éventuelle de la politique nationale de vaccination contre l'influenza exigera une évaluation prudente de toutes les considérations pertinentes », soulignent-ils.Ces propos ont d'autant plus de poids que les chercheurs en question oeuvrent au National Center for Infectious Disease, l'organisme qui coordonne la lutte contre les maladies infectieuses aux États-Unis.Parmi les facteurs militant contre la vaccination des petits enfants contre la grippe, on souligne : le nombre déjà élevé de vaccins qui sont administrés aux enfants ; les problèmes logistiques qu'entraînerait la vaccination chaque automne de tous les enfants de moins de deux ans ; les coûts ; les risques éventuels.Sur ce dernier point, dans un éditorial également publié dans le New England Journal of Medicine, un médecin de Boston rappelle qu'un nouveau vaccin contre le virus causant la diarrhée a dû être retiré du marché l'automne dernier en raison d'effets secondaires qui n'avaient pu être dépistés à l'étape expérimentale.Le directeur de la Protection de la santé publique au ministère de la Santé du Québec, le docteur Maurice Poulin, a accueilli avec intérêt ces nouvelles études.« Nous n'avions pas envisagé d'étendre la vaccination aux jeunes enfants, mais on est en train de préparer notre campagne pour l'automne prochain.C'est sûr que ça va rentrer dans les éléments qu'il faudra considérer.Le ministère fera toutefois face à un problème de taille lorsque viendra le temps d'évaluer la pertinence d'une telle mesure : il n'existe pas de statistiques sur le nombre d'enfants frappés par l'influenza chaque année au Québec.2819974R Not Found Missing files that are needed to complete this page: 2819974R Not Found 2819974R?10X225.00 BANQUE.TORONTO.DOM.2 BANQUE.TORONTO.DOM.24735HR5BTD 4LP1099A0127 A10 - JEUDI 4LP1099A0127 ZALLCALL 67 11:04:04 01/27/00 B A 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 27 JANVIER 2000 Actualités OGM : vaudrait mieux pas d'accord plutôt qu'un accord trop permissif Les exportateurs de céréales transgéniques, dont le Canada, amadouent l'Union européenne Les cultures transgéniques, un choix difficile pour les producteurs MATHIEU PERREAULT Les morceaux du casse-tête se mettent lentement en place pour le Protocole de biosécurité.Le président des négociations sur le commerce des organismes génétiquement modifiés (OGM), Juan Mayr, a dissous tard mardi soir le groupe qui étudiait les exemptions au Protocole, et lancé les pourparlers sur l'épineuse harmonisation avec l'Organisation mondiale du commerce.Les pays en voie de développement maintiennent toutefois la pression : le délégué éthiopien, Tewolde Egziaber, a prévenu dans une entrevue qu'il « vaudrait mieux pas d'accord du tout plutôt qu'un accord trop permissif ».Le tiersmonde a tenté en vain de circonscrire les exemptions arrêtées pour les produits pharmaceutiques, de laboratoire, et en transit.Les grains inclus dans l'accord Les grands exportateurs de céréales transgéniques, réunis dans le groupe de Miami dont font partie le Canada et les États-Unis, ont réussi à amadouer l'Union européenne en incluant les grains dans l'accord.Le tiers-monde, dont les suggestions sont souvent balayées du revers de la main, doit se contenter de subventions pour des systèmes de réglementation alimentaire.Les pays qui n'en ont pas pourraient faire appel à la Banque mondiale, a suggéré en conférence de presse le conégociateur du Canada, Richard Ballhorn.Quoi qu'il en soit, le Colombien Mayr se félicitait hier de la « merveilleuse atmosphère » qui régnait à l'OACI, où travaillent les 600 délégués de 138 pays, et témoignait d'un « optimisme grandissant jour après jour ».Il a rappelé que 50 ministres de l'Environnement, dont celui du Canada, devaient assister hier soir au souper qu'il donnait au club St.James.Pour montrer leur bonne volonté, les États-Unis ont dépêché hier leur sous-secrétaire aux Affaires mondiales, Franck Loy.M.Mayr n'a cependant pas exclu de tenir un vote vendredi, si le consensus n'est pas atteint.M.Ballhorn a suggéré que les négociations pourraient déborder un peu sur la fin de semaine, « si peu de pays ont des réserves » sur le brouillon du Protocole.Les dernières questions litigieuses des exemptions, notamment le transit, ont été intégrées aux discussions sur les matières premières (grains et fourrages).Un compromis étant proche sur les grains, un brouillon a été publié tard mardi soir.Le groupe de Miami a réussi à rendre facultatif l'avis préalable qu'un exportateur de grains doit envoyer au pays importateur.Les semences sont davantage surveillées : un avis doit être envoyé au pays importateur pour chaque variété lors de l'envoi d'une première cargaison.En entrevue avec La Presse, M.Ballhorn a expliqué que le Canada ne tient pas à exporter son régime d'évaluation alimentaire, qui examine l'innocuité de chaque « aliment nouveau » avec presque autant de sévérité que pour les semences.« C'est une chose que le Canada ait ce système.C'est une autre chose de s'attendre à ce que tout le monde ait le même système.» Dans certains pays, explique M.Ballhorn, certaines matières premières transgéniques ne poseront aucun risque.De la même façon, explique- t-il, certains grains et fourrages transgéniques ne posent aucun problème au Canada.Même si chaque « aliment nouveau » doit être approuvé par le gouvernement, dit-il, « l'évaluation n'est pas absolument uniforme ».Pressé par un relationniste, M.Ballhorn n'a pas pu préciser sa pensée, terminant l'entrevue sur cette admission que les évaluations alimentaires n'ont pas une rigueur uniforme au Canada.Agence France-Presse « En 1994, j'ai lu une étude scientifique qui décrivait un nouveau maïs génétiquement modifié, qui se protégeait lui-même contre les insectes ravageurs.J'ai été un des premiers de la région à en planter quelques acres : le résultat a été spectaculaire.De haute taille et de forte carrure, le visage rond et tavelé, Bob Beading est venu de l'Iowa pour témoigner, à la Conférence de Montréal, en faveur des organismes génétiquement modifiés, à l'invitation de l'association américaine des producteurs de maïs.« Jusqu'alors j'utilisais énormément de pesticides », a-t-il raconté.« Or je vis avec ma famille sur ma toute petite exploitation de 450 hectares : nous utilisons l'eau, nous mangeons notre production, céréales et viandes.La quantité de pesticides répandus m'inquiétait sur le plan de la santé.» Bob Beading utilise du maïs Bt, qui contient un gène provenant d'une bactérie du sol, et secrète une toxine mortelle pour le charançon logé dans les tiges.« Sur les champs de ce nouveau maïs, j'ai complètement renoncé aux pesticides ! Année après année, j'ai augmenté le Bt : il occupe environ 60 % de mes champs », dit-il.« Les épis Bt sont beaucoup plus sains, sans insecte, sans ces petits trous qui révèlent les charançons.Et ils résistent mieux aux moisissures favorisées par ces lésions.S'il y a sécheresse cet été, il sera beaucoup plus résistant que le maïs classique.« Le rendement est aussi meilleur : 5 % à 35 % supérieur.Il me coûte aussi plus cher : le sac de grains coûte 25 % de plus.Mais les dégâts des ravageurs représentent trois fois ce surcoût.« Je lis moi aussi les études contre les OGM (.) mais elles déforment la réalité (.) sur mes champs, aucun insecte autre que nuisible n'est affecté.« Je n'ai pas peur pour ma santé et celle des miens.Nous mangeons la viande des animaux nourris avec le maïs Bt.Et je plante le maïs doux pour notre consommation au milieu du champ de Bt, car il y tellement moins d'insectes », affirme M.Baiden.Invité par Greenpeace, hier à Montréal, Hart Haiden, ancien producteur de colza en Colombie-Britannique, combat lui avec passion la « pollution génétique » du colza transgénique, massivement adopté par les agriculteurs canadiens avec environ 60 % de la production.« Je viens d'Allemagne d'une famille de petits agriculteurs : j'ai émigré au Canada en 1978, et mon exploitation couvrait 3500 hectares », raconte ce barbu d'une soixantaine d'années qui dirige l'Association canadienne des agriculteurs biologiques.« Vers la fin des années 80, j'ai décidé d'opter pour l'agriculture biologique : c'était un choix de survie, l'agriculture classique me coûtait trop cher ».« Mais lorsque le colza transgénique est apparu, en 1996, même les agriculteurs qui ne voulaient pas de ce produit l'ont vu arriver dans leurs champs.Le pollen se répand à 8 kilomètres à la ronde.» « Le colza modifié a maintenant complètement échappé à tout contrôle », a averti M.Haiden.« On le repère facilement, car il a pour propriété de résister à un herbicide très répandu, le Round-Up (du groupe Monsanto).Au printemps au lieu de labourer, les agriculteurs canadiens passent leur champ au Round-Up pour nettoyer le sol.Or au moment de semer, ils ont vu du colza qui commençait déjà à pousser.Il s'agissait donc de graines classiques restées dans le sol, contaminées par le pollen et qui avaient intégré le gène du colza modifié.» « Le colza biologique perd son marché, car on ne veut plus nous l'acheter à cause de la pollution génétique.Le colza canadien dans son ensemble perd des parts de marché, l'Europe, le Japon notamment ne voulant plus de produits transgéniques », a-t-il dit.Le président Jefferson a eu au moins un enfant d'une esclave Agence France-Presse WASHINGTON La fondation du Thomas Jefferson Memorial a reconnu hier que l'auteur de la déclaration d'indépendance des États-Unis avait eu au moins un enfant d'une de ses esclaves.Cette annonce a été faite après cinq mois de recherches exhaustives comparant l'ADN d'un descendant de Jefferson à celui d'un fils d'une esclave de ce dernier, Sally Hemings.Un premier test établissant la paternité du troisième président des États-Unis avait été réalisé en 1998.« Bien que la paternité ne peut pas être établie avec une certitude absolue, notre évaluation des meilleures preuves disponibles laisse penser que Thomas Jefferson et Sally Hemings ont eu une relation qui a conduit à la naissance d'un et peut-être de tous les enfants connus de Sally Hemings », a déclaré le président de la fondation, Daniel Jordan.La fondation, qui gère Monticello, la résidence de Jefferson près de Charlottesville (Virginie, est), au sud de Washington, aujourd'hui transformée en musée et centre de recherches, n'avait jusqu'ici pas pris position sur ce sujet qui a soulevé une vive controverse aux États-Unis.Sally Hemings a eu six enfants, dont deux filles qui sont mortes en bas âge, une autre fille Beverly, et deux autres fils Eston et Madison dont aucun n'a été conçu durant les périodes d'absence de Thomas Jefferson, selon le rapport du comité de recherches de la fondation. La Presse 27 janvier 2000 Page A11 manquante 4LP1201A0127 A 12 jeudi, 27 janvier 4LP1201A0127 ZALLCALL 67 08:02:48 01/27/00 B A 12 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 27 JANVIER 2000 Deux mille bonnes raisons de marcher.RIMA ELKOURI Elles ont marché pour du pain et des roses, le 4 juin 1995.Dans la neige, hier, elles ont marché encore, brandissant 20 nouvelles demandes adressées au gouvernement du Québec.Et elles continueront d'user leurs semelles jusqu'au mois d'octobre 2000.Car, à l'occasion de la Marche mondiale des femmes de l'an 2000, elles disent avoir tout au moins « 2000 bonnes raisons de marcher ».Elles, ce sont les membres de la Fédération des femmes du Québec (FFQ) et du Mouvement des femmes qui lançaient officiellement hier le volet québécois de la Marche mondiale contre la pauvreté et la violence faite aux femmes.Ce qu'elles réclament ?Une grande campagne d'éducation et de sensibilisation étalée sur dix ans, afin d'éliminer la violence faite aux femmes.Aussi, la révision de l'ensemble des lois ayant trait à la violence faite aux femmes.Et, surtout, la révision de l'application de ces lois, a insisté Louise Riendeau, du Regroupement provincial des maisons d'hébergement et de transition pour femmes victimes de violence conjugale.Il faudra aussi adopter une loicadre visant l'élimination de la pauvreté, a pour sa part plaidé Émilia Castro, de la Coalition régionale des femmes contre la pauvreté.Autres demandes : l'augmentation du salaire minimum à 8,50 $ pour permettre à une personne seule travaillant 40 heures par semaine d'avoir un salaire annuel audessus du seuil de pauvreté.Et une contribution gouvernementale au Régime des rentes du Québec, pour les femmes, afin de reconnaître leur travail auprès des enfants.Tout ça, et bien d'autres choses, puisque 15 autres revendications visant à lutter contre la violence, la discrimination et la pauvreté figurent sur la liste remise en « format casse-tête », hier, au bureau montréalais du premier ministre Lucien Bouchard.Un puzzle qui doit être résolu, car il symbolise la vie de plus en plus complexe des femmes, a souligné Françoise David, présidente de la Fédération des femmes du Québec.C'est du 9 au 17 octobre 2000 que, portées par ces revendications, des femmes des quatre coins du Québec, issues de 17 comités régionaux d'organisation, marcheront.Le 14 octobre, il y aura une grande manifestation à Montréal où 30 000 personnes sont attendues.Le lendemain, un grand rassemblement pancanadien à Ottawa.Et, finalement, le 17 octobre, à New York, la clôture de la Marche mondiale des femmes, qui coïncidera avec la Journée internationale pour l'élimination de la pauvreté.Simultanément, à l'instar des femmes québécoises, des citoyennes de 145 pays seront appelées à marcher.Un mouvement de mobilisation très diversifié et sans précédent, a souligné Mme David.« Plus qu'en 1995 encore peutêtre, nous sommes vraiment décidées à ébranler les idées toutes faites, à bousculer les règles économiques qu'on nous présente comme des dogmes, à changer les mentalités et à faire des gains », a conclu la présidente de la FFQ.PHOTO PIERRE McCANN, La Presse © Se préparant pour la Marche mondiale des femmes, qui aura lieu en octobre, une centaine de militantes ont déposé, hier, une liste de revendications format casse-tête au bureau montréalais du premier ministre Lucien Bouchard.Not Found Une infirmière intente une poursuite pour détention illégale CHRISTIANE DESJARDINS Alléguant qu'elle a été détenue illégalement pendant toute la fin de semaine de Pâques, en 1997, une infirmière vient d'intenter une poursuite de 52 000 $ contre un policier de la SQ et le procureur général du Québec.L'incident est survenu au pénitencier de Sainte-Anne-des-Plaines, le 29 mars 1997.Lise Rocheleau, infirmière de son métier, s'y était rendue pour visiter son frère incarcéré et participer à un repas de cabane à sucre avec lui.Elle était accompagnée de son mari, Vincenzo Banini, de leurs deux enfants de six et trois ans, ainsi que d'autres membres de la famille.À un certain moment, on a pris Lise Rocheleau et son époux Banini à l'écart pour les informer qu'ils étaient en état d'arrestation pour complot et possession de stupéfiants.Un gardien a confié à la femme que son mari avait laissé tomber un sac de mari de sa voiture lors de son arrivée, et qu'un détenu l'avait ramassé.Désemparée et retenant ses larmes, la femme a expliqué à ses deux enfants qu'ils devaient rentrer à la maison avec une tante, et qu'elle-même rentrerait un peu plus tard.Ce ne fut toutefois pas le cas, puisque deux agents de la SQ sont venus chercher le couple, qui a été détenu jusqu'au 1er avril, soit le mardi matin, en raison du long congé pascal.La femme allègue que l'un des agents lui a dit que cette détention était incontournable parce que son mari ne voulait pas reconnaître ses torts et s'incriminer », afin de l'innocenter, elle.Quoi qu'il en soit, le 1er avril, Mme Rocheleau est amenée de la prison Tanguay au palais de justice de Saint-Jérôme, où elle doit comparaître.Mais, alors qu'elle s'entretient avec son avocat, un gardien du palais vient lui dire qu'elle peut partir sans avoir à comparaître.Elle apprendra plus tard que c'est parce que sa détention était illégale.« La demanderesse est retournée chez elle sans avoir eu à comparaître devant le tribunal et sans autre explications de la part de qui que ce soit, après une fin de semaine passée en enfer », peut-on lire dans la poursuite.Dans le document, on signale également que Mme Rocheleau occupe un poste de coordonnatrice des soins infirmiers dans un Centre d'hébergement de soins de longue durée, qu'elle est une bonne citoyenne, une bonne mère de famille, sans histoire, et respectueuse des lois.Elle affirme avoir subi un grand traumatisme à cause de cette mésaventure, et signale que les mauvais souvenirs reviennent souvent la hanter.Sa poursuite est dirigée contre Claudien Côté, l'un des agents de la SQ, à qui elle reproche un manquement aux devoirs et aux lois, de même que contre le Procureur général du Québec, en sa qualité de grand responsable de la SQ.Quand à son mari, il a été accusé dans cette affaire, mais il a été acquitté, selon les renseignements obtenus par La Presse .Missing files that are needed to complete this page: 2823761 Not Found 2823761?08X225.00 des.demain MARTIN.INTERNATION.22993.MIN 4LP1301A0127 a13-jeudi 4LP1301A0127 ZALLCALL 67 08:02:20 01/27/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 27 JANVIER 2000 A 13 D'autres camionneurs menacent de déclencher un arrêt de travail LIA LÉVESQUE Presse Canadienne Les camionneurs propriétaires travaillant dans le secteur forestier menacent à leur tour de déclencher un arrêt de travail, pour protester contre la flambée des prix du carburant.Le président de l'Association nationale des camionneurs artisans inc.(ANCAI), M.Clément Bélanger, a l'intention de recommander un tel arrêt de travail à ses 900 membres.Une centaine de délégués se réuniront en assemblée spéciale, à Québec, samedi prochain, et voteront sur cette recommandation.L'ANCAI ne fait pas partie du groupe de camionneurs qui avait causé d'importants ralentissements sur les routes, en octobre dernier, cessant les livraisons de denrées en Haute-Mauricie, en Abitibi et au Saguenay.Ceux-ci étaient plutôt membres du Syndicat des routiers autonomes, de la CSD ou de la CSN.Cependant, il s'agit aussi de camionneurs propriétaires, mais oeuvrant dans un autre domaine : le vrac, et transportant du sable, de la terre, du gravier, de la neige et du bois.L'élément qui a mis le feu aux poudres est cependant le même dans les deux cas : une flambée des prix du carburant.« Depuis le mois de juin de l'an passé, on a subi 24 cents d'augmentation du litre », s'est exclamé M.Bélanger, qui rapporte que plusieurs transporteurs forestiers risquent la faillite, après des semaines à rouler sur un mode déficitaire.« Ça n'a plus de bon sens, là.» Pour donner un ordre de grandeur, un camion comme celui de M.Bélanger a un réservoir de 800 à 900 litres.Il estime que les coûts ont crû en moyenne de 500 $ à 600 $ par semaine pour ses membres camionneurs.Pour compenser ces augmentations successives des prix du carburant, les camionneurs revendiquent une hausse de 12 pour cent du tarif payé par les entreprises forestières.Ils voudraient aussi que cette hausse soit rétroactive au 5 janvier dernier.Le dirigeant syndical veut déclencher un arrêt de travail « le plus vite possible » pour mettre de la pression sur les industries forestières en cette période clé de l'année.Le transport en forêt ralentit ou cesse vers la mi-mars ou la fin de mars, parce que la terre y devient alors plus marécageuse, et ce jusqu'à la fin de l'été.M.Bélanger affirme que ses membres n'ont plus le choix, étant acculés au pied du mur.Les employeurs sont représentés par l'Association des manufacturiers de bois de sciage.Joint au téléphone, le président-directeur général Jacques Robitaille s'est dit « pris au dépourvu » et n'était pas au courant de l'intention des camionneurs.Des ventes records à la SAQ en décembre dernier ROLLANDE PARENT Presse Canadienne La direction de la Société des Alcools du Québec (SAQ) se doutait bien depuis plusieurs semaines que les ventes de décembre 1999 dépasseraient de beaucoup celles faites durant la même période l'année précédente.Les chiffres rendus publics hier le confirment.Avec des ventes records dans ses succursales de 222,4 millions comparativement à 182,2 millions en décembre 1998, la SAQ a enregistré une augmentation de 22 pour cent en décembre 1999.Si on ajoute les ventes faites en outre dans les épiceries et les dépanneurs, pour la même période, les ventes réalisées atteignent 239,3 millions comparativement à 195 millions en décembre 1998.Pour ce qui est du champagne uniquement, pour l'ensemble de l'année 1999, la SAQ a retiré de la vente de ce produit deux fois et demi plus de revenus qu'en 1998 (140 pour cent).Les ventes de champagne sont en effet passées de 19,5 millions à 46,6 millions, ce qui représente 120 000 caisses sur les 145 000 caisses achetées par la société d'État en prévision des fêtes du nouveau millénaire.Sondage Par ailleurs, la SAQ a rendu public, hier, les résultats d'un sondage que ses dirigeants ont commandé à la firme de sondage Léger Léger.Ils voulaient savoir si la population québécoise percevait ou non positivement l'image commerciale de la SAQ.Le sondage a été mené au cours de la période des fêtes auprès de 507 Québécois.Les sondés devaient classer dix commerces de détail, dont la SAQ, en ordre décroissant pour ce qui est de l'image commerciale.La SAQ a été classée bonne première du fait que son nom a été retenu par près du tiers (32,3 pour cent).Les neuf autres commerce considérés étaient Walmart, Canadian Tire, La Baie, Loblaws, Réno-Dépôt, Provigo, Jean-Coutu, Rona et Pharmaprix.Curieusement, une des raisons évoquées par les personnes interrogées a été « les prix compétitifs » de la SAQ.La SAQ détient pourtant l'exclusivité des ventes d'alcool au Québec.Le taux d'erreur maximal du sondage est de plus ou moins 4,3 pour cent et ce, 19 fois sur 20. 4LP1401A0127 A14 JEUDI 4LP1401A0127 ZALLCALL 67 08:03:07 01/27/00 B A 14 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 27 JANVIER 2000 La FIIQ saura lundi si elle a sa place à la Cité de la Santé JEAN-PAUL CHARBONNEAU Quatre-vingt-onze pour cent des infirmières et infirmiers de la Cité de la Santé qui ont pris part hier à une assemblée de leur syndicat se sont prononcés en faveur de la tenue d'un référendum visant à entamer le processus de désaffiliation de la Fédération des infirmières et infirmiers du Québec (FIIQ).Même si elle s'est dite fort satisfaite de ce résultat, la présidente intérimaire du syndicat de l'hôpital de Laval, Louise Paquette, a indiqué que la victoire n'était pas totalement acquise.Les membres du comité exécutif du syndicat ont recommandé unanimement la désaffiliation.Aujourd'hui, demain et lundi, les quelque 900 membres du syndicat vont se prononcer par vote secret sur la question.Afin d'avoir le plus de monde possible à l'assemblée, elle avait été divisée en trois séances et 356 membres y ont participé.À chaque fois, cinq représentants de la FIIQ ont tenté de convaincre ces syndiqués ne pas quitter l'organisme.Même s'ils se disent déçus du résultat, ceux qui militent pour demeurer au sein de la FIIQ, dont Gilles Brazeau, espèrent qu'un grand nombre de syndiqués vont participer au référendum et que le résultat va pencher en leur faveur.Pour que les opposants à la FIIQ aient gain de cause, il faut que le résultat du scrutin soit 50 % plus un en leur faveur.Si les opposants remportent la victoire, ils ne savent pas encore s'ils vont joindre une autre centrale syndicale où s'ils vont devenir un syndicat indépendant.L'un des principaux griefs du groupe de Mme Paquette à l'endroit de la FIIQ est que les infirmières ont été entraînées cet été dans une grève qui n'a rien donné et que maintenant chacun doit rembourser une somme de 447 $.Pour obtrenir de plus amples renseignements, communiquez avec: Sainte-Thérèse poursuit un ex-employé pour 1 million JEAN-PAUL CHARBONNEAU Alors que la Sûreté du Québec attend toujours des documents pour poursuivre son enquête, la municipalité de Sainte-Thérèse a déposé, hier, une poursuite en dommages et intérêts de 998 809 $ contre son ex-assistant-trésorier, Pierre Deslauriers.Cette procédure fait suite à la décision du juge Jean Crépeau, de la Cour supérieure, rendue le 20 janvier, d'accorder à la Ville une saisie avant jugement.La Ville réclame de son ex-fonctionnaire 464 710 $, somme qu'il aurait subtilisée, et 534 099 $ en dommages et intérêts.Les premiers soupçons de malversation ont été soulevés par une employée du service des finances, le 8 septembre 1999, alors qu'elle a découvert deux chèques au nom de M.Deslauriers ; l'un de 4673,20 $ daté du 30 juillet, et l'autre de 4193,23 $, daté du 6 août.« Confronté le 10 septembre, explique M.Fallu, M.Desaulniers a admis avoir encaissé les chèques et il a présenté sa démission le lundi suivant.Ce jour même, le dossier a été confié à la Sûreté du Québec et une enquête de l'escouade des crimes économiques a été instituée et est toujours en cours.» Le maire Fallu indique qu'une vérification minutieuse entreprise avec le support de la Banque de Montréal, qui a porté sur toutes les transactions bancaires des neuf dernières années, a démontré qu'entre le 29 juin 1993 et le 6 août 1999, M.Deslauriers s'est émis des chèques pour un total de 453 549 $ et aurait détourné en plus 11 161 $ en argent.Les expropriations ont déjà englouti 4 millions à Laval JEAN-PAUL CHARBONNEAU Laval a dépensé quatre millions en frais d'avocats jusqu'à présent dans le dossier des expropriations des terrains du futur centre-ville, selon ce qu'a dit le directeur général de la Ville, Claude Asselin, au chef de l'opposition à l'hôtel de ville, Philippe Garceau.« Il est insensé de continuer à dépenser l'argent des contribuables à ce rythme », a dit hier M.Garceau.La Ville a contesté la décision du Tribunal administratif du Québec (TAQ) dans quatre dossiers types.Le TAQ ordonnait de payer entre 2 $ et 2,50 $ le pied carré à ces expropriés, selon l'endroit où étaient situés les terrains.Les avocats de la Ville ont contesté en vain ce jugement devant la Cour d'appel.Il reste encore plus de 600 cas d'expropriés en suspens et la Ville devrait payer les montants déterminés dans les causes types pour régler tous ces dossiers.Ce qu'elle refuse de faire.Lors de l'expropriation de quelque 13 millions de pieds carrés en 1986, la Ville avait offert aux propriétaires entre 70 et 80 cents du pied carré.L'an passé, Laval a vendu ces terrains à la firme immobilière Alexis-Nihon 5,10 $ le pied carré.Liquidation spéciale EMBARGO COMMERCIAL IRAN \u2014 ÉTATS-UNIS En raison de l'embargo commercial, une importante cargaison de tapis destinée à des collectionneurs de New York et Los Angeles a été confiée à Heriz pour être liquidée.Des tapis de toutes sortes \u2014 Qum en soie, Tabriz, Hariz, tapis tribaux et autres \u2014 et de toutes dimensions, tous à prix d'aubaine.Tapis persans Persans et orientaux entièrement noués main Tous les tapis vont de 100 $ à 1 800 $ Premiers arrivés, premiers servis Vendredi 28 janvier 2000 \u2014 13 h à 19 h Samedi 29 janvier 2000 \u2014 11 h à 18 h HÔTEL RUBY FOO'S 7655, boul.Décarie Montréal (Québec) (514) 731-7701 4LP1501A0127 A15 JEUDI 4LP1501A0127 ZALLCALL 67 08:02:41 01/27/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 27 JANVIER 2000 A 15 Maladies du coeur: un mort aux 27 minutes RIMA ELKOURI Au Québec, les maladies du coeur et les accidents vasculaires cérébraux (ACV) font de plus en plus de ravages.Un mort toutes les 27 minutes.Dix-neuf mille décès par année.Et 2,5 millions de Québécois à risque.Bref, « nous sommes tous visés », a rappelé la Fondation des maladies du coeur du Québec, qui lançait hier sa nouvelle campagne de financement et de sensibilisation.Pour appuyer les efforts de la Fondation dans sa lutte contre ce qui constitue la cause première de décès dans la province, tous les chirurgiens cardiaques québécois ont été invités à participer à l'« opération zèle ».Une mobilisation symbolique pour sensibiliser la population.Dans chacun des centres de chirurgie cardiaque, un cas de pontage coronarien de plus a été ajouté à la liste régulière.En tout, on parle d'une vingtaine d'opérations chirurgicales additionnelles.Pour le Dr Pierre Pagé, chirurgien et président du comité scientifique de la Fondation des maladies du coeur, la situation est sérieuse.« Depuis 10 ans, au Québec, le nombre de patients qui nous sont soumis pour des pontages a augmenté de façon faramineuse, soit d'environ 40 %.» « Ça se comprend puisqu'il y a 2,5 millions de Québécois qui sont porteurs d'au moins un facteur de risque de la maladie coronarienne, poursuit le chirurgien.Et aussi, énormément de monde qui fume encore, malgré tous les efforts pour tenter de diminuer ce fléau.» Outre le tabagisme, le niveau de cholestérol des Québécois, qui est le plus élevé au Canada, est montré du doigt.« Au Québec, une personne sur deux a un taux de cholestérol incompatible avec une santé cardiovasculaire optimale », a noté le Dr Véronique Déry, présidente du comité prévention-promotion de la santé de la Fondation des maladies du coeur du Québec.Par ailleurs, à cause de certains facteurs d'hérédité, les cas d'hypercholestérolémie familiale (quantité anormalement élevée de cholestérol dans le sang par rapport à l'âge) sont particulièrement nombreux.La prévalence à l'échelle mondiale : une personne sur 500.Au Québec, dans certaines régions, comme à Kamouraska et au Saguenay/ Lac-Saint-Jean, elle est de 1/70 ou de 1/100.« Et dans quelques régions circonscrites, la prévalence est encore beaucoup plus forte », souligne le Dr Déry.Un tableau sombre qui ne doit pas nous faire oublier qu'il y a quand même des signes d'espoir, précise-t-elle.Depuis la fin des années soixante, grâce à la recherche et à la prévention, le taux de mortalité des personnes atteintes de maladies du coeur a tout même été réduit de 50 %.La Fondation espère recueillir 4,9 millions de dollars qui permettront notamment de financer les projets de 145 chercheurs dans 26 institutions québécoises. La Presse 27 janvier 2000 Page A16 manquante "]
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