La presse, 16 janvier 2000, B. Lectures
[" 7LP0101B0116 B-1 DIMANCHE 16-01-2000 7LP0101B0116 ZALLCALL 67 00:39:03 01/16/00 B PAR ICI LES SORTIES\u2026 Pour des vins divins, des restos géniaux, un brin de culture et beaucoup d'air pur, cliquez Sortir.http://lapresse.infinit.net FILL95 La Presse 16 janvier 2000 Page B2 manquante 7LP0301B0116 B-3DIMANCHE 16-01-2000 7LP0301B0116 ZALLCALL 67 00:43:49 01/16/00 B FILL107 7LP0401B0116 B-4DIMANCHE 16-01-2000 7LP0401B0116 ZALLCALL 67 00:39:14 01/16/00 B 7LP0501B0116 B-5DIMANCHE 16-01-2000 7LP0501B0116 ZALLCALL 67 00:40:36 01/16/00 B La Presse, 24 janvier www.radio-canada.com/masques 7LP0601B0116 B-6 dimanche - ARTS 7LP0601B0116 ZALLCALL 67 00:41:54 01/16/00 B B 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 16 JANVIER 2000 Charlotte Gainsbourg: le paradoxe Allongée sur un divan ou juchée sur une moto, Charlotte Gainsbourg donne une nouvelle image d'elle-même dans La Bûche.Et il reste à sortir deux autres films où on la retrouve.Le magazine Ciné Live a fait le point avec elle.\u2014 Votre image de jeune femme timide et insaisissable, et votre métier de comédienne, qui est tout de même une manière très impudique d'exister socialement, c'est un drôle de paradoxe, non ?\u2014 C'est une contradiction qui est nécessaire.En général, je n'éprouve aucun plaisir à être remarquée dans la vie de tous les jours.J'aime la discrétion.Mais par rapport au métier, il y a l'envie de se montrer et d'être très impudique.tout en ayant de la pudeur, celle qui consiste à se cacher derrière un personnage.La pudeur, c'est d'ailleurs la qualité que je préfère chez les acteurs, et chez les gens en général.Ce qui ne veut pas dire qu'on ne peut pas être excentrique ! \u2014 La discrétion, ce n'est pas aussi un moyen rassurant de ne pas dire de bêtises \u2014 Par rapport aux médias, c'est vrai que ça m'a toujours paniquée de donner des interviews.Je me rends compte que je ne suis pas très habile.Le pire, c'est avec la télé, je suis très facilement intimidable, je perds vite mes moyens.Je ne prends aucun plaisir à ce genre d'exercice, et je ne sais pas le faire, alors je préfère ne pas trop m'y exposer.\u2014 À la télé, on fait de plus en plus son numéro.L'improvisation ne vous a jamais tentée ?\u2014 Je suis allée voir la Ligue d'impro et je suis assez admirative, mais non, ce n'est pas quelque chose qui me tente.Et puis je ne suis pas sûre que ce soit très productif.Au cinéma, j'ai confiance dans les scènes écrites, le fait d'être larguée me panique.J'ai lu que Scorsese faisait improviser ses scènes par les comédiens avant d'écrire son scénario, et qu'il avait tiré pour reconstruire autre chose.Ça, ça me plaît plus.\u2014 Et le côté blouson de cuir, casque à la main, clope au bec de La Bûche ?\u2014 Disons que je me retrouve bien dans sa violence, ça m'amuse.Je crois qu'au cinéma, c'est la première fois que je me suis autant amusée avec un rôle, à creuser en moi, sans pudeur, sans faire d'efforts pour séduire.Et je m'en suis vraiment donné à coeur joie ! Et puis il y a aussi eu une question d'endurance : je sortais de The Intruder, un film anglais, et enchaîner les films me permet de balayer les appréhensions et les doutes.Comme je tourne relativement peu, j'ai toujours l'impression de faire mon premier film, je manque terriblement de sérénité à l'approche d'un tournage, c'est quand même très énervant.Hypocondriaque Woody Allen ne fait pas que jouer les hyponcondriaques au cinéma, il l'est réellement dans la vie.Par exemple, même si 20 médecins, y compris celui qui a découvert la maladie en 1975, lui ont affirmé le contraire, il est convaincu d'être atteint de la maladie de Lyme.Il cherche encore un médecin qui le confirmera dans ses appréhensions.Ça c'est du service ! n Il y a des avantages à posséder un restaurant qui dépassent la table et les profits.Le New York Post rapporte que chaque fois qu'une belle Afro-Américaine s'amène seule au Nobu, le restaurant new-yorkais dont Robert De Niro est propriétaire, les serveurs doivent l'installer près de la fenêtre et en aviser De Niro qui habite juste en face.S'il apprécie ce qu'il voit de sa fenêtre, il traverse la rue et vient lui faire les honneurs de l'établissement.Le Roi danse n Après Le Maître de musique et Farinelli, Gérard Corbiau consacrera son prochain film à un autre musicien : Lully.Le Roi danse raconte en effet les relations du jeune Louis XIV avec son musicien favori et Molière.Mars surpeuplé n Alors que déjà deux films sur Mars sont en tournage \u2014 celui de Brian De Palma avec Tim Robbins, et celui d'Antony Hoffman avec Val Kilmer \u2014 voilà que John Carpenter s'y met lui aussi ! Il écrit en effet actuellement le scénario de Ghost of Mars qu'il compte tourner sous peu.Il s'agit de l'histoire, en 2200, de la vengeance des Martiens sur leurs colonisateurs humains.Johnny Depp dealer n Johnny Depp plongera dans l'enfer de la drogue pour Blow, une fresque inspirée de faits réels, sur l'arrivée de la cocaïne dans l'Amérique des années quatre-vingt.Il incarnera George Jung, un Américain qui croupit aujourd'hui en prison après avoir été le dealer no 1 du trafiquant Pablo Escobar.Le meilleur film.n Le meilleur film de l'histoire du cinéma n'est pas Citizen Kane ni La Règle du jeu.C'est The Shawshank Redemption ( Les Évadés ), avec Tim Robbins et Morgan Freeman ! Telle est en tout cas l'opinion d'une majorité de cinéphiles ayant « voté » sur le site Internet Movie Database.Sorti en 94, le film n'a pas été un franc succès au box-office, mais il a recueilli sept nominations aux oscars ( dont celle de meilleur film ).C'est donc petit à petit, grâce aux cassettes vidéo et au bouche à oreille, qu'on a découvert ce film adapté d'une nouvelle de Stephen King.L'enfant de Polanski ?n Étrange poursuite contre Roman Polanski, le réalisateur de Rosemary's Baby, de la part d'une femme qui prétend être l'enfant que portait sa femme Sharon Tate lorsqu'elle a été assassinée par la bande à Manson.La femme qui se fait appeler Rose- Marie Tate-Polanski prétend qu'elle a été secrètement mise au monde après l'assassinat de Sharon en 1969.Elle insiste pour que Polanski subisse un test d'ADN pour établir qu'il est bien son père.E X P R E S S n La mère de Drew Barrymore, Jaid, n'a pas eu grand succès lorsqu'elle a mis en vente sur Internet des souvenirs de la jeune vedette, comme le chapeau de cowboy qu'elle portait dans E.T.Aucun des articles proposés n'a trouvé preneur.Après Harry Baur, Gabin, Ventura et Belmondo, Depardieu jouera Jean Valjean dans Les Misérables, mais.pour la télévision.Et sous la direction de Josée Dayan, sa réalisatrice du Comte de Monte-Cristo et Balzac.Le 5 est le chiffre préféré de Jay Leno.Avant de marier sa présente femme, Mavis, il a vécu avec cinq autres, toutes nées un 5 septembre.SOURCES : Studio, Movieline, Globe, Ciné Live Sandrine Bonnaire \u2014 Les gens ont souvent de vous une image un peu austère, alors que, dans la vie \u2014 et ça, on ne le retrouve quasiment jamais au cinéma \u2014 vous êtes une jeune femme de 32 ans ravissante, rieuse.Mis à part Juliette ( Binoche ), qui a maintenant la liberté de se balader dans des univers très différents, si on regarde les comédiennes de ma génération, on est toutes cantonnées dans un emploi bien précis.Sophie Marceau est cataloguée dans un certain type de cinéma et elle a du mal à faire autre chose.Pareil pour Emmanuelle ( Béart ).J'ai d'ailleurs été surprise de constater, quand on a tourné Voleur de vie, qu'elle ne correspondait pas à l'image que j'avais d'elle.Studio Woody Allen Un Adonis Adonis est beau comme un dieu.Aphrodite et Perséphone, toutes deux liées aux circonstances de sa naissance, en sont amoureuses.La première en appelle à Zeus, qui transfère l'affaire à un tribunal inférieur présidé par Calliope.Verdict : les droits des deux déesses sont égaux, mais pour permettre à Adonis de se reposer de leurs insatiables désirs, il aura droit à des vacances.L'année est donc divisée en trois parties égales, une à passer avec Aphrodite, une autre avec Perséphone, la dernière tout seul.Dictionnaire des noms propres du parler commun \u2014 Patrice Louis Je ne lis que des ouvrages sur la mythologie ou la religion.Tous mes rôles sont basés sur la Rédemption ; c'est un thème dans lequel je suis toujours avide de m'engager parce que je la vis personnellement.À certains moments de ma vie, j'ai perdu la foi, j'ai dû affronter mes propres démons, me reconnecter avec ma conscience et avec la source de toute chose.Harvey Keitel Après avoir arrêté de faire du cinéma, j'ai même refusé un contrat faramineux pour tourner avec Marlon Brando.Cela ne m'intéressait plus.Je ne veux plus être que la protectrice des animaux et des faibles, des pauvres et des malheureux.Quand un enfant qui ne connaît rien de ma carrière m'appelle la fée des animaux, comme ce fut le cas lors d'un voyage à Bucarest, j'en suis émue aux larmes.Brigitte Bardot Je suis plus une rigolote qu'une bombe sexuelle.À l'école, j'étais le petit clown de la classe.Et les circonstances ont voulu que je passe du lycée à une vie conjugale très stricte.Sans aucune transition.Alors, mon statut de femme fatale, ça me fait plutôt rire.Mariah Carey VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION Louise Cousineau 10:00 3 RIPOUX CONTRE RIPOUX Se réveiller avec Philippe Noiret et Thierry Lhermitte un dimanche de grand froid, il y a pire.17:00 a LES FILLES DE CALEB Dernier épisode de cette série qui n'a rien perdu de son charme en reprise.19:00 r MUSICOGRAPHIE TVA rediffuse les trois musicographies présentées cet automne à Musi Max.On commence ce soir avec Pierre Lalonde.Une bonne émission.20:00a TRACES D'ÉTOILES L'adaptation pour la télé d'une pièce de Cindy Lou Johnson, qui a été diffusée à Télé-Québec l'année dernière.Deux paumés, joués par Sylvie Drapeau et Luc Picard, se retrouvent dans une cabane en Alaska et reprennent goût à la vie.Super bien interprété.20:00 r HOMMAGE À CLAUDE BLANCHARD Présentée par le vice-premier ministre Bernard Landry luimême, cette émission réunit des vedettes qui donneront l'aubade au comédien.Luc Dionne est époustouflant, mais c'est Blanchard qui volera le show à tout le monde à la toute fin du générique.20:00 1 BIOGRAPHY Oprah Winfrey est la reine du talk-show américain qui a une influence extraordinaire sur la société.On lui consacre une émission de deux heures.21:30 A LA CULTURE DANS TOUS SES ÉTATS Une heure intéressante sur les contes et légendes québécoises, où on découvre que le diable de l'ancien temps et l'étranger d'aujourd'hui servent la même fonction.CANAUX 18h00 a q 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO c j o r y A E M z H CBC h ABC D CBS b NBC g CANAUX 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO CÂBLE PBS CTV TQS TQ TVA RC CÂBLE PBS CTV TQS TQ TVA RC Les Nouvelles Découverte / Les Mystères du corps humain: les premiers pas La Vie d'artiste Les Beaux Dimanches / Traces d'étoiles Les Beaux.(21:40) Les Nouvelles Idées Lumière Sport (23:05) Cinéma (23:20) Le TVA Décibel Soirée Hommage Claude Blanchard À chacun son métier Le TVA, édition réseau Sports (23:24) Zone X Branché La Grande Illusion La Cascapédia menacée Le plaisir croît avec l'usage / Daniel Pinard L'Oeil ouvert / La Culture dans tous ses états Chasseurs d'idées / Que devons-nous à l'Amérique?Cinéma / LE PASSAGER.Catastrophes Cinéma / MA VIE (4) avec Michael Keaton, Nicole Kidman Cinéma / LES PILLEURS (5) avec Bill Paxton, Ice T Le Grand Journal Pulse Travel, Travel Felicity Lands of the Midnight Sun Charmed Ally Mc Beal CTV News Pulse / Sports News Charmed Who Wants to be a Millionaire?News Cinéma (17:00) Wind at my Back Cinéma / TRIAL BY FIRE avec Tina Keeper, Peter King Sunday Report Undercurrents Sunday Report Canadian Refl.News World News Cinéma / THE LORETTA CLAIBORNE STORY avec Camryn Manheim Who Wants to be a Millionaire?The Practice News Star Trek.Football / Titans - Colts (16:00) 60 Minutes City of Angels / Début Cinéma / MURDER AT 1600 (4) avec Wesley Snipes, Diane Lane ER News NBC News Dateline NBC Twenty One Cinéma / THE SPRING avec Kyle Mac Lachlan, Alison Eastwood Cinéma Red Green Sh.Anyplace Wild Birdwatch Naturescene Restoring Alaska Masterpiece Theatre Crown & Country Mystery / Touching Evil (1/6) World News Religion.The Composers' Special Rhythm of Life / Melody Live from Lincoln Centre / Modern Times, Romantic Visions World News Cinéma Cinéma (17:00) A&E Top 10: Cities to Have it All Biography: Oprah Winfrey: Heart and Matter Biography: Oprah Winfrey: Heart and Matter J.D.Sallinger Arts & Minds My Son the Tattoo Artist Cinéma / THE BUDDY SYSTEM (5) avec Richard Dreyfuss Cinéma / THE GOODBYE GIRL Contact Animal Hors Série / L'Amour dans les temps anciens Filière D / LE TEMPS DES BARBARES (4) avec Olivier Perrier Cinéma / LA BOUTIQUE DE.Psy.(17:30) Environnement et Communication Nord Nordique, Nordicité .Orbicom Passionnés.Deux Mille et un cégep Prévention des toxicomanies Forbidden Places: OPP Diving Sunday @Discovery.ca Discovery's Sunday Showcase Discovery's Sunday Showcase Storm Warning! Sunday @discovery.ca So Weird Mentors Honey.Britney Spear.Cinéma / SMART HOUSE avec Ryan Merriman Cinéma / DADDY LONG LEGS (4) 7th Heaven .Funniest King of the Hill The Simpsons Malcolm in the Middle The X-Files Roswell Your Big Break Football / Titans - Colts (16:00) 60 Minutes The Practice Vancouver.Camp X (17:00) Reilly: Ace of Spies Tales from the Tower Cinéma / A SOLDIER'S STORY (4) avec Howard E.Rollins jr, Adolph Caesar .Weapons Flick Weddings Little Miracles Real Families Moving Stories Weird Homes Weekenders - New York Real World .do for Love Moving Stories Weird Homes Chic Planète Duo Benezra Ed Sullivan Pop up vidéo Musicographie Présentation spéciale / Madonna - Ciao Italia Musicographie Live à Musique Plus Blink 182 Concert Plus: Silverchair Live à Musique Plus Silverchair: Neon Ballroom Clip Rock World News The President Annual Report Sunday Report Mansbridge.Canada's Farm Crisis Toute une époque.Monde ce soir Culture-Choc Réaction en chaîne Le Journal RDI Scully RDI Point, presse Sec.Regard Portrait de notre temps Football / Titans - Colts (16:00) Patinage artistique: Coupe de Russie Patinage artistique / Trophée NHK Sports 30 Mag Carrefour Élite / Tennis de table Prime Suspect Cinéma / X-RATED (5) avec Gordon Michael Woolvett F/X: The Series Cracker Cinéma (23:04) .(17:00) Walking.Earth: Final Conflict III Cinéma / SIR ARTHUR CONAN DOYLE'S THE LOST WORLD (6) Cinéma / SWORD OF THE VALIANT (5) avec Miles O'keeffe Sports Central Wrestling: WWF Heat Ms.Fitness World 1999 Goin' Deep Sports Central Rugby / European Cup Panorama Volt Les Grands Artistes (19:05) Ô Zone .chansons Cinéma / DADDY NOSTALGIE (3) avec Jane Birkin, Dirk Bogarde Panorama .(23:35) Paramedics / Seven Minutes Trauma - Life in the ER Critical Incident / Shock Trauma - Sky Troopers - Hot Calls Critical Incident .(15:00) Sportsdesk LPGA Golf / The Office Depot Mixed Curling Championship / Finale Sportsdesk Rocko & Co.Collège Rhino Redwall Sam et Max Drôle de voyou Ned.triton Les Simpson Animania Y'en a marre South Park Les Simpson Splat! Clip postal G.Gourmands Journal FR2 Vivement dimanche / Claude Lelouch TV5 Infos Bouillon de culture (21:15) Journal belge Journal suisse Soir 3 Great Parks Your Health Dialogue Diplomatic.Imprint Cinéma / GRAND LARCENY (4) avec Jennifer Dale, Robert Joy Allan Gregg.4th Reading Vivre à deux Fête des bébés Trauma / San Antonio Hôpital Chicago Hope Méd.enquête .en vedette Maigrir.Les Copines.Ça sex'plique Vivre à deux Gén.en jeu Place publique Question Santé Top 50 L'Ombudsman City Mag Place publique Watership.Artist's Specials Shirley Holmes .Story Studio Flipper My Hometown Anti-Gravity Warp System Crash Radio Active Musicographie / Pierre Lalonde 7LP0702B0116 B-7 dimanche - ARTS 7LP0701B0116 ZALLCALL 67 00:44:26 01/16/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 16 JANVIER 2000 R B 7 Connick: bien torché sur toute la ligne ALAIN BRUNET Départ plutôt expéditif dans un Saint-Denis à guichets fermés.Le rideau à peine levé, un certain Jerry Weldon était à l'avant-plan et s'époumonait dans son sax ténor pendant que les anches et des cuivres de ses collègues, chacun enroulés dans des cylindres métalliques qui faisaient office de décor, produisaient la polyphonie essentielle aux bonnes soirées de divertissement.Quelques mesures plus tard, Harry Connick Jr.se montrait la fraise.Fraise bien plantée dans un corps svelte, bien assez bodybuildé pour faire frémir ces dames, enrichi aux haltères et aux hydrates de carbone.Chandail et pantalons foncés, pectoraux saillants, notre all american boy avait pourtant l'air un tantinet préoccupé.Lorsque toutefois la deuxième chanson au programme fut identifiée par le public comme étant un de ses tubes (We Are In Love), on a senti le crooner respirer un peu plus par le nez.On savait bien qu'il finirait par relaxer, interpeller l'auditoire, cabotiner avec les spectateurs retardataires, leur proposer quelques sièges libres aux premières rangées.Donner un vrai show, quoi.Le beau Harry s'est installé au piano, les ivoires n'avaient qu'à rutiler.Car ce Néo-Orléanais sait dompter un clavier, le faire sourire, rugir ou brailler.Jouer du piano demeure ce qu'il fait de plus original : stride des années 20, dissonances à la Monk, mais aussi des block chords lourdement plaqués et une main droite beaucoup plus agile qu'à ses débuts professionnels \u2014 il y a une treizaine d'années.Son chant, lui, ressemble encore trop à celui des meilleurs crooners, son phrasé est quasi-identique à celui, très swing, de feu Frank Sinatra.Ses arrangements révèlent quelques parcelles d'originalité et ils peuvent compter sur un orchestre stable depuis une décennie.Et Dieu sait qu'il est très difficile de conserver un big band.Pour ce faire, il faut être une vedette de cinéma, je suppose, il faut être un irrésistible chanteur qui galvanise ces jeunes cadres dynamiques avides d'époques lointaines.Pas particulièrement postmoderne, le trip du compère Harry.Signé Rogers & Hart, le standard Spring Is Here fut hier le premier exemple concluant de la manière Connick.Un autre classique du même tandem, With a Song In My Heart, me semblera arrangé avec une certaine personnalité.Car Harry Connick Jr.n'est pas que crooner-pianiste ; ce compositeur et arrangeur s'efforce de faire évoluer la tradition du big band et c'est tout à son honneur.Pour arriver à ses fins, il peut compter sur des solistes spectaculaires à commencer par le tromboniste, percussionniste et chanteur Lucien Barbarin, authentique showman qui réussira même à nous dilater la rate en jammant dans la (pourtant) funéraire St-James Infirmary (aux côtés du trompettiste Leroy Jones) avant de susciter une ovation en interprétant l'hilarante Luscious.Son employeur, lui, aura entonné une pléthore de chansons d'amour de son cru (notamment la toute fraîche Nowhere with love) ou de ses aïeux, dont l'incontournable It Had To Be You (sous le ciel étoilé d'un planétarium) ou encore quelques grands crus de Cole Porter dont la toujours magnifique Love For Sale.Le spectacle aura duré près de deux heures, avec un seul rappel au menu : Cry Me A River.Divertissement plus ou moins old fashioned, mais bien torché sur toute la ligne.PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, La Presse © Harry Connik Jr.La France perd deux grands noms n La France a perdu coup sur coup deux grands noms dans la nuit de vendredi à hier : l'écrivain Alphonse Boudard et le producteur de cinéma Alain Poiré.Réputé pour sa gouaille et son « bilinguisme » françaisargot, Boudard, l'ancien taulard devenu romancier, avait été hospitalisé la semaine dernière à Nice.Âgé de 74 ans, l'écrivain, scénariste et dialoguiste avait été victime de malaises cardiaques et souffrait aussi de problèmes respiratoires et d'insuffisance rénale.De son côté, Alain Poiré, emporté par un cancer à l'âge de 82 ans, s'est éteint à son domicile de Neuilly-sur- Seine.Directeur de Gaumont International, Alain Poiré avait produit quelque 250 films. 7LP0801B0116 B-8 dimanche - ARTS 7LP0801B0116 ZALLCALL 67 00:42:22 01/16/00 B B 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 16 JANVIER 2000 Venus en quête de sens JENNIFER COUËLLE collaboration spéciale Depuis le début des années 1990, Lynne Marsh nous en met plein la vue.Plein les méninges, aussi.Cette Montréalaise est parvenue plus d'une fois à nous surprendre avec ses installations vidéo et photo où l'identité de la femme, incarnée le plus souvent par ellemême, est interrogée en regard des stéréotypes d'un univers dicté au masculin : la chasse, le cowboy, l'explorateur, comme les variations de fantasmes sur la femme-objet.Ténue dans son propos et, en règle générale, audacieuse dans ses moyens, comme dans Annie Get Your Gun, où une série d'immenses photos couleur donnaient à voir des femmes costumées manipulant des fusils, la production de cette artiste joue sur une corde raide ; sur un équilibre oscillant entre l'éclat et le non-dit, que présente ces jours-ci la galerie Oboro.Projeté en boucle sur un pan de mur entier, Venus.I see blue, un vidéogramme réalisé en 1998, met à l'épreuve une héroïne inspirée des jeux vidéo de combat virtuel.Rien de plus, rien de moins.Au-dessus d'une planète Vénus bleu outremer recréée à partir d'info-animation 3D en provenance de la NASA, une femme en bottes, jupe à fente et chemisette bedon (manière asiatique tout ça) flotte, bondit, court et s'essouffle à force d'asséner des coups de pied à la Bruce Lee.Son ennemi ?Invisible.À moins que ce ne soit nous, ou la caméra.À peu près au milieu de cette course interminable au-dessus de Vénus, le personnage, joué ici par Lynne Marsh, s'arrête pour reprendre son souffle.Elle respire.Fort.Pour de vrai.Elle regarde la caméra avec un petit air fatigué, dépité, elle prend sur elle et puis repart.« Haï ! haï ! haï ! », fait sa petite voix aiguë qui accompagne ses prises de kung fu.Pas malin, ça.On ne triomphe pas en exposant aussi directement sa vulnérabilité, voire sa nature réelle dans un monde fictif.Puis, au cas où, même pour une fraction de seconde, on aurait été tenté de suivre les sauts périlleux de cette « space nana » avec sérieux, les lunettes de ski démodées et le bonnet style fou-du-roi dont elle est affublée nous l'interdisent.Le ridicule ici est patent.Ce qui l'est peut-être un peu moins est le discours critique qui sous-tend cette oeuvre.Il aurait, on peut imaginer, quelque chose à voir avec le goût de l'illusoire qu'entretiennent les univers uniformément fictifs des jeux vidéo, avec le mythe du grand espace vierge, non colonisé, avec aussi la représentation stéréotypée de la femme.Certes, de quoi cogiter et causer, mais ce n'est pas cette vidéo qui apporte de l'eau au moulin.Les trois minutes et demie de Venus.I see blue sont visuellement éclatantes, offrent quelques secondes d'humour et une vague impression qu'il y a un sens.ailleurs.Beau, mais mince.VENUS.I SEE BLUE, de Lynne Marsh, galerie Oboro, 4001, rue Berri, espace 301, jusqu'au 13 février.La vidéo de Lynne Marsh est inspirée des jeux vidéo de combat virtuel. 7LP0901B0116 B-9 dimanche - ARTS 7LP0901B0116 ZALLCALL 67 00:40:02 01/16/00 B LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 16 JANVIER 2000 B 9 SPECTACLES La famille Trapp au Plateau Salles de répertoire ALL ABOUT MY MOTHER Cinéma du Parc (2): 15h.DECLINE OF WESTERN CIVILIZATION Cinéma du Parc (2): 21h45.FALSE MOVEMENT Cinémathèque québécoise (salle Claude-Jutra): 21h.HAUT LES COEURS! Ex-Centris (salle 3, Cassavetes): 14h, 16h30, 19h, 21h20.HOMMAGE À RICHARD CONDIE Cinémathèque québécoise (salle Claude-Jutra): 17h.J'TE DEMANDE PAS LE CIEL! - LES FLEURS MAGIQUES - LES MOTS MAGIQUES Cinémathèque québécoise (salle Claude-Jutra): 19h.LE CINÉMA EN SON TEMPS: LES ANNÉES 50 OU LE COMMENCEMENT D'UNE PEUR INCONNUE - JEAN COCTEAU SUR LE THÉÂTRE DE L'AMOUR - MAX OPHÜLS OU LE CONFIDENT DES BONHEURS GRAVES Cinémathèque québécoise (salle Fernand-Seguin): 19h30.LEGEND OF 1900 Cinéma Impérial: 14h, 16h30, 19h, 21h25.LET IT COME DOWN: THE LIFE OF PAUL BOWLES Ex-Centris (salle 1, le Parallèle): 13h, 15h, 17h, 19h30, 21h.PETITS FRÈRES Ex-Centris (salle 2, Fellini): 13h15, 17h35, 19h20.RELAX.IT'S JUST SEX! Cinéma du Parc (3); 15h, 17h10, 19h15, 21h20.SICK & TWISTED ANIMATION Cinéma du Parc (1): 15h, 17h, 19h, 21h.SUMMER IN THE CITY Cinémathèque québécoise (salle Claude-Jutra): 14h.TOUCH OF EVIL Cinéma du Parc (2): 19h45.TOUT SUR MA MÈRE Ex-Centris (salle 2, Fellini): 15h15, 21h15.WINGS OF DESIRE Cinéma du Parc (2): 17h15.Danse AGORA DE LA DANSE (840, Cherrier) Les Males Heures: 14h, La Tentation de la transparence: 16h, Bras de plomb, de Paul-André Fortier: 18h.TANGENTE (840, Cherrier E.) Nouvelle création, de Maryse Poulin, Distance, Two, Near, de Saskia Hölbling et David Subal, Te Gustan Los Brutos, de Carmelo Salazar et Béa Fernandez: 19h30.Musique ÉCOLE VINCENT-D'INDY Dim., 14h30, Ensemble Strauss-Lanner et Duo Laplante-Duval.CONSERVATOIRE Dim., 15h, Chantal Juillet, violoniste, et ensemble instrumental.Franck, Mozart, Chostakovitch.HÔTEL DE VILLE (Lachine) Dim., 15h, Rosa Pyon, pianiste, et Quatuor Hermine Gagné.Théâtre THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE (84, Ste-Catherine O.) Marie Stuart, de Dacia Maraini.Trad.de Marie José Thériault.Mise en scène de Brigitte Haentjens.Avec Anne-Marie Cadieux et Pascale Montpetit.Du mar.au ven., 20h, sam., 15h et 20h.THÉÂTRE DU RIDEAU VERT (4664, St-Denis) Avec le temps - cent ans de chansons, conception et mise en scène de Louise Forestier.Avec Stéphane Brulotte, Louise Forestier, Kathleen Fortin, Louis Gagné, Gabriel Gascon, Lynda Johnson et Hélène Major.Du mar.au ven., 20h; sam., 15h et 20h; dim., 15h.THÉÂTRE JEAN-DUCEPPE (Place des Arts) Noël de force, de Eugene Stickland.Mise en scène de Monique Duceppe.Trad.de René Gingras.Avec Louise Bombardier, Benoit Girard, Monique Joly, Marcel Leboeuf et Jacques L'Heureux.Du mar.au ven., 20h; sam., 16h et 20h30.THÉÂTRE D'AUJOURD'HUI (3900, St-Denis) Jacynthe, de Laval, de René Gingras.Mise en scène de Yves Desgagnés.Avec Patrice Coquereau, Maude Guérin et Didier Lucien: 20h.SALLE FRED-BARRY (4353, Ste-Catherine E.) Code 99, théâtre musical de François Archambault.Mise en scène de Normand Chouinard.Du mar.au sam., 19h30.THÉÂTRE ESPACE GO (4890, St-Laurent) Albertine, en 5 temps, de Michel Tremblay.Mise en scène de Martine Beaulne.Avec Monique Mercure, Andrée Lachapelle, Sophie Clément, Élise Guilbault, Macha Limonchik et Guylaine Tremblay.Du mar.au sam., 20h.LA LICORNE (4559, Papineau) Antarktikos, de David Young.Trad.d'André Ricard.Mise en scène de Michel Monty.Avec Réal Bossé, Normand D'Amour, Stéphane Demers, Richard Fréchette, Gérald Gagnon et Jean Turcotte.Du mar.au sam., 20h; mer., 19h.LA PETITE LICORNE (4559, Papineau) Pensées, maximes et quelques méchancetés, de Joseph St-Gelais, Renald Tremblay et 76 autres auteurs.Mise en scène de Joseph St-Gelais.Avec Véronique Clusiau, Mathieu Gaudreault, Line Lamarche, Bruno Marcil, Jean-Sébastien Poirier et Manon Vallée: 20h.ARBAT THEATRE (1200, Atwater) Men Are From Mars, Women are From St.Petersburg: Three Comic Sketches by Anton Chekhov: 20h; dim., 14h.CAFÉ-THÉÂTRE DE CHAMBLY (2447, av.Bourgogne, Chambly) Chapitre deux, de Neil Simon.Mise en scène de Danielle Anctil, en collaboration avec Marise Provencher.Avec Silvin Ferrandez, Michel de Champlain, Hélène Lessard et Chantal Therrien.Ven., sam., 20h.Variétés CAFÉ LUDIK (552, Ste-Catherine E.) Yvan Moreno: 20h.JAZZONS (300, Ontario E.) Skip Bey et Tim Jackson: 22h.P'TIT BAR (3451, St-Denis) Stef Gagnon: 21h.CAFÉ SARAJEVO (2080, Clark) René Lapalme, Benoît Archambeault, Odette Girard, Sébastien Larrivée, Paule Tremblay et André Lépine: 20h.LE SERGENT RECRUTEUR (4650, St-Laurent) Kapela Mulumba: 19h30.Le film The Sound of Music a rendu célèbre dans le monde entier la famille Trapp.Mais celle-ci était déjà connue et appréciée bien avant.La baronne von Trapp et ses enfants avaient charmé la métropole, il y a un demi-siècle, en venant donner un récital à la salle du Plateau.Marcel Valois, qui en faisait le compte rendu, écrivait le 17 janvier 1950 que le retour à Montréal de la baronne von Trapp et de ses enfants, qui chantaient, dansaient et jouaient sur des instruments anciens comme devaient le faire les membres de la famille Bach à la veillée, avait « ravi les auditeurs ».Valois parlait du succès très vif remporté par le petit Johannes Trapp, alors âgé d'environ dix ans, qui avait montré un juste sens du phrasé et un son pur.La baronne von Trapp et deux de ses fils, Werner et Johannes, avaient dansé avec beaucoup de charme des danses du folklore autrichien.Et la soirée se termina par l'émouvante présentation de cantiques de Noël.« La baronne von Trapp interpréta le solo avec un sentiment admirable et l'ensemble, après plusieurs rappels, quitta la scène en chantant Silent Night.Ce dernier groupe fut des plus attachants avec une mise en scène si naturelle, qu'on oubliait qu'elle en était une.» Les commandites de La Presse n Ce n'est pas d'aujourd'hui que La Presse commandite des représentations théâtrales, concerts ou autres spectacles.Il y a trois quarts de siècle, plus précisément le 20 janvier 1925, notre journal annonçait à la une un « grand drame historique canadien », L'Aveugle de Saint-Eustache, oeuvre de L.N.Senécal, « bien connu dans les cercles dramatiques, auteur de plusieurs succès » et que notre journal commanditait au Monument- National.La pièce était tirée du roman du même nom du même auteur.« On trouve peu de fiction dans ce drame historique et tous les faits authentiques de l'histoire de 1837 sont exposés avec habileté », peut-on lire en une de notre journal.Les acteurs avaient été choisis parmi « les meilleurs de Montréal » et faisaient partie du Cercle littéraire de Saint-Henri, qui prêtait gratuitement son concours pour cette soirée destinée à ramasser des fonds pour construire un monument aux Patriotes de 1837-38.Et le journal d'ajouter : « Tous ceux qui ont lu la pièce, ou qui ont eu le privilège d'assister aux répétitions, sont d'accord à dire que c'est le drame le plus émouvant et le plus sensationnel écrit sur l'histoire des Patriotes.Des décors spéciaux sont brossés pour la circonstance et l'on est assuré de voir quelque chose de nouveau sur la scène du Monument-National.» Bourvil au His Majesty's n Le grand comique Bourvil était à Montréal en 1950 et Jean Béraud, qui l'avait vu se produire au His Majesty's, écrivait alors le 17 janvier 1950 que « le premier, le plus grand éloge que l'on fera des Burlesques de Paris que nous présente Canadian Concerts & Artists, sera de nous avoir révélé un grand comique : Bourvil ».Parce que Bourvil, écrivait-il, « cela est tout un programme.Évidemment, ses disques et ses films en ont déjà fait un grand favori.Mais il faut le voir en scène.Il a une présence « hénaurme » (énorme) et dès son entrée, fort bien imaginée, la salle est conquise, le rire surgit et se répand par vagues qui déferlent tout au long des chansons, des monologues, des sketches dont il vient à plaisir bouleverser, si l'on peut dire, l'ordonnance.Beau garçon \u2014 mais oui ! \u2014, la mèche sur le front, les bras ballants en des manches trop courtes, les jambes enchevêtrées par la scène mimée, les yeux malicieux et le sourire plein de confiance largement étalé, Bourvil est la définition même du comique paysan qui fait se tordre les citadins, mais attention ! pas à ses dépens ».Cinéma 1925 n En 1925, le cinéma qu'on présentait dans plusieurs salles avait plutôt une saveur à l'eau de rose, pour ne pas dire à l'eau bénite, si l'on se fie à la page de La Presse consacrée au cinéma dans son édition du 17 janvier 1925.C'est ainsi qu'on annonce un film sur « la grande procession de la Saint-Jean-Baptiste du 24 juin dernier », au Monument-National.Puis, la compagnie Film de Luxe annonçait ses prochaines primeurs « pour classer le théâtre Saint-Denis au rang des plus grands théâtres de Montréal ».Pour ce faire, on annonçait « le grand et merveilleux film Saint-François d'Assise et « le plus édifiant en même temps que le plus captivant des films »: La Passion de Notre Seigneur, deux films pour lesquels Film de Luxe avait obtenu l'exclusivité pour le Canada.On présentait aussi « un superbe film d'art et de passion », intitulé L'Esprit du Mal.Des grenouilles à l'Académie n Il y a quarante ans, Jean Rostand, biologiste anxieux, moraliste pessimiste, mais homme accessible à qui on pouvait toujours demander aide, explication, conseils, accédait à l'Académie française.Commentant cette élection, Gilles Valdonne, de l'Agence France Presse, écrivait le 16 janvier 1960 que « les grenouilles ont porté Jean Rostand à l'Académie ».Alors que son frère désirait être auteur, Jean Rostand avait décidé, dès l'âge de 9 ans, qu'il serait « spectateur ».Mais pas n'importe quel spectateur.Rostand, qui n'était pas un savant austère enfermé dans une tour d'ivoire, aimait dire que l'homme n'est qu'un animal parmi d'autres, l'aboutissement, peut-être provisoire, d'une lignée que l'on connaît mal, un « miracle sans intérêt ! ».Pierre Vennat Génies en herbe En collaboration avec Génies en herbe Pantologie Inc., 3535, boul.Rosemont, Montréal H1X 1K7 A SOUPE 1 Quel acteur incarne Claude Ratinier, dit le Glaude, dans le film La Soupe aux choux?2 De quel pays est originaire la soupe won ton?3 Qui a dessiné l'album schtroumpfs?4 Quel potage espagnol, à base de tomate et de piments, est servi froid?5 Quel cinéaste a réalisé avec Julien Poulin le film Pea Soup?B RADIATIONS 1 Autour de quelle planète se trouve la ceinture de radiations de Van Allen?2 Quel appareil compte le nombre de particules émises par un corps radioactif?3 De quel élément chimique le tritium est-il un isotope radioactif?4 Quelle unité de mesure des radiations absorbées équivaut à 100 rads?5 Quel savant français a découvert la radioactivité naturelle en 1896?C VIOLON 1 Quel poète français a décrit les sanglots longs des violons de l'automne?2 Dans quelle ville italienne travaillait le luthier Stradivarius?3 Quel violoniste, décédé en 1999, était un amb l'UNESCO depuis 1992?4 Quel mot italien désigne une manière de jouer en pinçant les cordes du violon?5 Quel chef d'orchestre a fondé l'ensemble Les Violons du Roy en 1984?Acteur 3 De quel arbre extrait-on un latex employé pour fabriquer le caoutchouc?4 Quel mot complète le proverbe: Entre l'arbre et l'écorce il ne faut pas mettre le .?5 De quelle couleur est le bois d'ébène?F SIECLE 1 Quel siècle a été surnommé le Siècle des lumières?2 Qui a réalisé le film Les Misérables du vingtième siècle?3 Quel pays européen a vécu son Siècle d'or au 16e siècle?4 Quel Québécois chante Le Bad Trip du siècle?5 Combien y a-t-il de lustres dans un siècle?G ORANGE 1 Quel joueur des Expos était surnommé le Grand Orange?2 Quel alcool russe mêlet- on au jus d'orange dans un \u2018screwdriver\u2018?3 Qui a écrit la pièce de théâtre Les oranges sont vertes?4 Quel agrume a été obtenu en croisant l'orange et la mandarine?5 Sur quel pays règne la famille d'Orange-Nassau?H VÉLO 1 Qui a enregistré l'album Zola à vélo?2 Quel organisme montréalais, voué à la promotion du vélo, est né en 1975 dans l'appartement de Robert Silverman?3 Quel film de Manon Briand met en scène Dino Tavarone dans le rôle d'un ancien champion cycliste?4 Quel artiste québécois a chanté La Piste cyclable?5 Quelle attraction touristique se trouve dans le vélodrome des Jeux olympique de 1976?D DÉSERT 1 Dans quel état américain se trouve le désert Mohave?2 Quel général était surnommé le \u2018renard du désert\u2018?3 Quel fleuve traverse le désert de Nubie?4 Quel écrivain décrit le Sahara au début du roman Courrier Sud?5 Dans quel pays se trouve le Grand Désert Victoria?E ARBRE 1 Quel est le fruit du chêne?2 Quel personnage de l'Évangile grimpe dans un arbre pour mieux voir le Christ?Attraction touristique SOLUTION DANS LE CAHIER DES PETITES ANNONCES 7LP1001B0116 B10 dimanche sciences 7LP1001B0116 ZALLCALL 67 00:40:14 01/16/00 B B 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 16 JANVIER 2000 Q u e l q u e 20 % des espèces de primates (singes et lémuriens) sont en dang e r d ' e x - tinction, indique un nouveau rapport de l'association de défense de l'environnement Conservation International publié à Washington.25 espèces de primates, dont aucune variété n'a disparu au XXe siècle, pourraient s'éteindre dans les prochaines années.Les principales causes du déclin des primates sont la destruction de leur habitat \u2014 jusqu'à 97 % dans certaines régions du globe \u2014 et la chasse pour leur chair.Pas moins de 24 des 25 espèces de primates les plus menacées vivent dans sept régions, très restreintes, considérées comme « zones critiques pour la biodiversité ».Il s'agit par exemple des forêts du Brésil près de la côte Atlantique, de celles de Guinée, de Madagascar, des Andes tropicales, de la frange côtière du Kenya et de la Tanzanie.Agence France-Presse Les singes sont non seulement capables d'apprendre compter mais ils sont également aptes à évaluer si un nombre est plus ou moins élevé qu'un autre, indique une étude publiée dans le Journal of Experimental Psychology.« Le résultat de cette expérience prouve nettement que les nombres ont une dimension qui signifie quelque chose pour les singes rhésus », souligne l'un des responsables des travaux, le Pr Herbert Terrace, de l'Université Columbia, à New York.Les chercheurs ont d'abord appris à trois singes à compter jusqu'à quatre en leur présentant des dessins de 35 figures de taille et de couleurs variées.Deux devaient les classer par ordre ascendant et un par ordre descendant.Ils ont ensuite été testés pour effectuer la même opération avec 150 nouveaux types de dessins et ont réussi leur classement sans erreur.Puis, pour déterminer si les singes avaient compris la relation entre les nombres, par exemple que quatre est supérieur à trois, ils les ont testés avec des dessins en nombres inconnus pour eux (5, 6, 7 ,8 et 9).Lors du premier essai, les deux singes éduqués pour classer en nombres ascendants ont réussi le test à 75 %.Agence France-Presse De nouvelles preuves de la p r é s e n c e d'un océan sur Europe, une des lunes de Jupiter, ont été amassées par la sonde américaine Galileo.Lors d'un récent survol à 351 km d'altitude, Galileo a enregistré des variations du champ magnétique conformes à la présence d'un composant conducteur d'électricité, comme par exemple un océan liquide salé.Les scientifiques pensent que la croûte d'Europe est composée d'un vaste océan souterrain, recouvert par une couche de glace.Agence France-Presse 9 7 % d e s hommes traités sans succès par des pour un cancer de la prostate ont été guéris par une opération chirurgicale dans laquelle les cellules cancéreuses sont tuées par congélation, indique une étude publiée par la revue Urology.Environ 180 000 cancers de la prostate sont détectés chaque année aux États-Unis et 30 % des patients choisissent comme traitement des radiations.Mais environ 40 % de ces derniers souffrent à terme d'une récurrence de la maladie.Les chercheurs de l'Hôpital Presbytérien de New York ont traité avec une intervention à base de cryogénie 43 hommes sur lesquels la radiothérapie n'avait pas été efficace.Or, chez 97 % d'entre eux la tumeur a disparu et aucune trace de cancer n'était apparente deux ans après l'intervention.Les patients avaient d'abord subi une thérapie à base d'hormones pour réduire la taille de la prostate.Des mini-sondes ont ensuite été insérées dans la glande pour y introduire du gaz argon liquéfié pour congeler et tuer les cellules cancéreuses.Agence France-Presse Zoologie Psychologie PASCAL LAPOINTE Agence Science-Presse En 1997, le choix était facile : il y avait eu Dolly, la brebis clonée, et Pathfinder, le robot martien.En 1998, c'était plus difficile : la science avait offert des tonnes de découvertes qui auraient des répercussions bien plus profondes que Dolly et Pathfinder, mais aucune qui pouvait faire une bonne manchette au bulletin de 22 h.En cela, l'année 1999 aura davantage ressemblé à 1998.À une exception près : le débat scientifique de l'année, ce fut, et de loin, celui sur les aliments modifiés génétiquement.Mais quand on se rend compte qu'en Europe, ce fut le débat scientifique de l'année dès 1997, on est en droit de se demander dans quelle cinquième dimension dormait le Québec.On ne peut que constater que les médias américains, eux aussi, ne se sont « réveillés » que cet été.Ceci explique peut-être cela.Mais c'est un débat qui n'a souvent eu de scientifique que le nom.Quand des groupes écologistes, en France et en Grande-Bretagne, se lancent dans des arrachages de plants transgéniques, l'opération « images » compte plus que le débat.Quand un scientifique britannique du nom d'Arpad Putzai se retrouve encensé jusque par des communicateurs scientifiques, non pas parce que sa recherche est solide, fouillée, corroborée par d'autres chercheurs, mais parce que ses conclusions correspondent à ce que l'on veut bien croire, on se rend compte que ça risque de rester le débat de l'année pour plusieurs années encore.Au terme de l'année 1999, il n'est pas sûr que la majorité des gens qui disent craindre les aliments transgéniques aient la moindre idée de ce que cela représente.Pourtant, dans la liste des percées scientifiques de l'année, il y en a quelques-unes qui ouvrent la porte sur des perspectives encourageantes.On annonçait par exemple cet automne avoir mis au point du riz qui, grâce au génie génétique, était « dopé » en vitamines A et en fer \u2014 une particularité qui serait accueillie à bras ouverts dans plusieurs pays du Sud, où les carences en vitamine A sont la première cause de cécité chez les enfants.Dans la même lignée, des chercheurs de l'Université Laval ont annoncé cet automne avoir obtenu des souris génétiquement modifiées qui peuvent produire des protéines humaines.dans leur sperme.On connaissait déjà l'objectif de faire produire à des animaux des médicaments dans leur lait ; mais le problème du lait, c'est qu'il faut attendre plus de temps pour avoir un animal capable d'en produire \u2014 et que les quantités sont limitées.La souris n'est d'ailleurs qu'une étape, ont expliqué François Pothier et ses collègues : leur véritable objectif, c'est le porc, dont la quantité de « produit à récolter » serait, assurent-ils, plus rentable.En ajoutant à tout cela le décodage du premier de nos 46 chromosomes et l'insertion dans une souris du tout premier chromosome artificiel, que la souris a transmis avec succès à ses descendants, l'année 1999 aura donc été une autre année « génétique ».La première carte de nos 70 à 100 000 gènes avance à grands pas \u2014 et ce, pour le meilleur et pour le pire : au moins trois compagnies privées sont engagées dans la course, en plus du programme « officiel » HUGO, et la question de savoir qui détiendra des droits sur quoi a resurgi.En octobre, l'une de ces firmes, Celera Genomics reconnaissait avoir déposé cette année 6500 demandes de brevets sur autant de gènes humains.Et le reste Mais au-delà de la génétique, il y a tout le reste.Une autre forme de manipulation du vivant, très peu connue du public, mais susceptible d'avoir un impact beaucoup plus profond que Dolly la brebis, figure pour la deuxième année consécutive dans la liste des percées de l'année de la prestigieuse revue internationale Science : la manipulation des cellules embryonnaires ou cellules-souches, qui pourraient en théorie devenir une source inépuisable d'organes en vue de transplantations.L'idée serait, littéralement, d'ordonner à un ensemble de cellules-souches de se transformer en poumon, ou en foie, ou en un morceau de peau.Qui plus est, en 1999, on s'est rendu compte qu'on pouvait aussi trouver de ces cellules-souches dans la moelle osseuse, ce qui causerait moins de débats éthiques que les cellules d'embryons.Enfin, au-delà du monde du vivant, la dernière édition de la revue Popular Science donne une bonne idée des « nouveautés de l'année ».S'y entremêlent des incontournables, comme le Breitling Orbiter 3, ce ballon qui, en mars, est devenu le premier à compléter le tour du monde, le Sea Launch, cette plate-forme océanique de lancement de fusées, les nouvelles planètes détectées autour d'étoiles autres que notre Soleil et même l'ordinateur portatif i Book, de Macintosh (le i Mac était dans la liste, l'an dernier).Et s'y entremêlent des inconnues, comme la Daimler Chrysler Necar 4, la voiture la plus avancée sur la voie des piles à combustible \u2014 peut-être la source d'énergie de l'an 2010.À signaler également en 1999 : la création d'un nouvel élément, doté du numéro 114 (ceux qui se rappellent leurs cours de chimie sauront à quoi s'en tenir), un nouveau traitement contre l'arthrite, la découverte de trois nouvelles momies en Amérique du Sud, tellement bien conservées qu'on a pu faire des prélèvements d'ADN, et les données sur un réchauffement global qui continuent de s'accumuler.Mais l'un des événements scientifiques à avoir fait bondir le plus grand nombre de gens, à en juger par les réactions reçues sur le site Web de l'Agence Science-Presse, ne relève pas de la recherche.Il relève de la culture scientifique que possède \u2014 ou ne possède pas \u2014 la population : cette décision du Kansas de retirer le mot « évolution » des examens de fin d'année de tout le programme scolaire.Autrement dit, plus un mot sur Darwin, sur l'homme de Néandertal, sur les dinosaures, sur les milliards d'années ni sur le Big Bang.Et ce, en l'an 2000, au coeur du premier pays du monde.C'est qu'à côté des percées, il y a aussi les échecs et même, les bêtises.Sur ce plan, la palme revient haut la main à la sonde Mars Climate Orbiter, perdue en octobre parce que personne n'a été capable de se rendre compte qu'une équipe travaillait en système métrique, et l'autre, en système anglais.Un dérapage qui pèsera lourd sur la réputation de la NASA, elle pour qui l'image compte parfois plus que le reste.Astronomie Médecine La vie viendrait des étoiles PAUL RECER Associated Press, ATLANTA Une « soupe primitive » de molécules organiques complexes qui pourrait expliquer l'apparition de la vie sur Terre se forme très rapidement après la naissance d'une étoile, selon une nouvelle étude.« La vie aurait pu avoir un départ beaucoup plus facile que nous ne le pensions », a expliqué l'astronome Sun Kwok de l'Université de Calgary, lors d'une réunion de la Société américaine d'astronomie.Une étude réalisée à l'aide du télescope spatial Iso de l'Agence spatiale européenne (ESA) a montré que de grandes molécules organiques apparaissaient en « seulement » quelques milliers d'années à partir d'agents chimiques de l'enveloppe de gaz et de poussières entourant certaines étoiles.« Il n'y a pas de doute que de telles molécules complexes existent et que les étoiles sont capables de les produire sans aucune difficulté.» Ces agents chimiques seraient ensuite projetés dans l'espace et pourraient après un long voyage se retrouver sur des planètes comme la Terre, permettant l'apparition de la vie lorsque les conditions sont réunies.De l'acétylène a notamment été décelé.Or c'est un composant du benzène et d'autres molécules aromatiques qui à leur tour peuvent donner naissance à des hydrocarbures complexes, ingrédients chimiques de base de la vie.M.Kwok estime possible que les acides aminés soient fabriqués autour des étoiles, mais cette molécule, essentielle à la vie, ne peut être détectée par les télescopes de la génération actuelle.En provenance de Mars Dans une autre étude, les astronomes de cinq pays ont réalisé des calculs qui laissent entendre que la vie aurait pu apparaître sur Mars avant de migrer sur la Terre via des météorites détachées de la surface de la planète rouge par des impacts d'astéroïdes.Ils estiment que si la vie a jamais existé sur Mars, jusqu'à 5000 milliards de rochers porteurs de cette vie auraient pu tomber sur Terre durant les quatre derniers milliards d'années.« La question est : sommes-nous des Martiens ?», conclut Mauri Valtonen de l'observatoire de Turku en Finlande."]
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