La presse, 18 décembre 1999, Cahier A
[" 6SI0101A1218 PageA1/18d c.6SI0101A1218 ZALLCALL 67 01:11:10 12/18/99 B 1 3 4 6 ÉDITION DU SAMEDI Montréal, samedi 18 décembre 1999 ÎLES - DE - LA - MADELEINE 2,50 $ FLORIDE 2,60 $ U.S.2$ TAXES EN SUS 116e année No 60 178 pages, 11 cahiers Terroriste algérien de Montréal arrêté aux É.-U.avec des explosifs Ça clopine vers les fumoirs L\u2019UMQ contestera en justice la facture de 356 millions MARTIN PELCHAT du bureau de La Presse, QUÉBEC L\u2019Union des municipalités du Québec a décidé hier de contester devant les tribunaux la facture de 356 millions que Québec compte expédier pour la troisième année aux villes en l\u2019an 2000.Mario Lafromboise Déçu par l\u2019échec des négociations du pacte fiscal, le conseil d\u2019administration de l\u2019UMQ a résolu à l\u2019unanimité de confier ce mandat à l\u2019avocat Reynold Langlois, après réception d\u2019un sec o n d a v i s juridique favorable à une contestation judiciaire de la ponction.Le premier avis avait été fourni aux maires de la couronne nord de Montréal par Me André Comeau.« Le message qu\u2019on veut envoyer, c\u2019est que le gouvernement ne parte pas en peur avec l\u2019argent des municipalités pour donner des augmentations de salaires à ses propres employés », lance le président de l\u2019UMQ, Mario Laframboise.Il n\u2019est pas exclu que les municipalités refusent dans ce contexte d\u2019acquitter la facture, dont le premier tiers sera perçu par Québec avant le 31 mars prochain.« Notre intention n\u2019est pas de payer, souligne M.Laframboise.Mais c\u2019est encore trop tôt pour donner un mot d\u2019ordre à nos membres.» M.Laframboise prévoit un autre « gâchis » avec la publication du livre blanc sur la restructuration municipale de la ministre des Affaires municipales et de la Métropole, Louise Harel, qui vient à nouveau d\u2019être repoussée \u2014 au début de l\u2019an prochain.Ce document est attendu depuis la mi-août.« Je ne vois que des tollés », pense le président.Québec et l\u2019UMQ ont signé en Voir L\u2019UMQ en A2 MARTINE ROUX Ahmed Ressam, un Algérien de 32 ans habitant Montréal et membre du Groupe islamiste armé, a été arrêté et écroué mercredi dernier près de Seattle après avoir pénétré aux États-Unis avec des explosifs.L\u2019homme débarquait d\u2019un traversier en provenance de Victoria, en Colombie-Britannique, lorsqu\u2019il a été appréhendé par les douaniers américains à Port Angeles, a fait savoir hier soir un porte-parole de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), Léo Monbourquette.Sa voiture abritait de puissants explosifs et dispositifs d\u2019allumage, dont 118 livres de poudre explosive, 14 livres de nitroglycérine, du sucre en poudre (qui peut servir à activer des mécanismes de détonation) et des montres électroniques pouvant servir de détonateurs.Il était en possession d\u2019un passeport canadien et de deux permis de conduire sous de fausses identités et devait répondre hier en Cour fédérale américaine à des accusations de fausses identités.Appelés en renfort par le FBI, qui mène l\u2019enquête avec les douaniers américains, les policiers et les artificiers de la GRC ont passé hier au peigne fin l\u2019appartement de Ressam, rue du Fort, au centre-ville de Montréal.« Nous cherchons à recueillir des éléments de preuve mais voulons aussi nous assurer qu\u2019il n\u2019y ait pas d\u2019autres explosifs dans l\u2019appartement », a expliqué l\u2019agent Monbourquette.Par mesure de précaution, l\u2019immeuble où était situé l\u2019appartement du suspect a été évacué.Les policiers du SPCUM, les pompiers de Montréal et Urgences Santé sont également venus prêter main-forte à la GRC mais tous sont repartis bredouilles vers 23 h, sans avoir découvert d\u2019autres explosifs.Dès lors, le périmètre de sécurité a été levé et les résidants ont pu réintégrer leurs logis.Membre du GIA Selon la GRC, l\u2019Algérien est membre du Groupe islamiste armé (GIA), un mouvement radical algérien.Une autre source policière a affirmé que Ressam serait Voir TERRORISTE en A2 PHOTO BERNARD BRAULT, La Presse Chassés dehors ou confinés à des fumoirs, les adeptes du tabac sont les nouveaux parias de la société.À La Presse, deux fumoirs ont été aménagés pour les employés qui, à l\u2019instar de Richard Tessier, vont y trouver.refuge.Petit choc pour les fumeurs mais pas chez.Imperial Tobacco ! FRANÇOIS BERGER Ce n\u2019était pas une surprise, puisqu\u2019on l\u2019avait annoncé à répétition depuis longtemps, mais il y a quand même eu un petit choc, hier matin, dans plusieurs milieux de travail du Québec, où la nouvelle loi interdisant de fumer est entrée en vigueur pour toutes les entreprises.De nombreux salariés du secteur privé ont buté pour la première fois contre des affiches interdisant de fumer dans leur lieu de travail, rejoignant avec dix ans de retard les employés de l\u2019État et d\u2019établissements publics comme les hôpitaux ou les universités.Ironiquement, ce n\u2019est pas le cas à la compagnie Imperial Tobacco, le plus grand fabricant canadien de cigarettes, qui a choisi de ne pas interdire de fumer sur les lieux de travail tant et aussi longtemps que les sanctions prévues à la loi ne seront pas mises en application.Le ministre délégué à la Santé, Gilles Baril, a en effet repoussé de six à 12 mois l\u2019imposition des amendes (de 50 $ à 600 $), afin de permettre aux entreprises et à leurs employés de s\u2019adapter à la nouvelle loi.Chez Imperial Tobacco, qui emploie un millier de personnes à Montréal, les employés avaient encore hier la permission de fumer à leur poste de travail, ou dans des zones réservées pour ceux qui travaillent sur des machines dans l\u2019usine, a dit le porteparole du cigarettier, Michel Descôteaux.« Nous profitons de la période de grâce sur les sanctions », a-t-il expliqué.Ailleurs, la plupart des fumeurs doivent désormais aller dehors pour assouvir leur besoin de tabac.Quand les cendriers n\u2019ont pas complètement disparu de l\u2019entreprise, on les retrouve dans un fumoir, symbole de ce nouvel ostracisme qui touche depuis hier près de 700 000 fumeurs dans le secteur privé (un salarié sur trois).Les grandes entreprises ont 18 mois pour installer des fumoirs ventilés, et les petites et moyennes entreprises ont quatre ans.En attendant, les fumeurs doivent être confinés dans une pièce désignée par l\u2019entreprise, même si elle n\u2019est pas ventilée, ou bien ils doivent aller dehors.Déjà, on estime que huit entreprises sur dix n\u2019aménageront pas de fumoir.De nombreuses entreprises ont décidé de ne pas appliquer intégralement, à compter d\u2019hier, la nouvelle loi québécoise sur le tabac, ont indiqué des porte-parole du patronat et des syndicats.Plusieurs attendent la fin du délai de grâce consenti par le gouvernement.Même dans des édifices publics comme les palais de justice, on pouvait apercevoir encore hier de nombreuses personnes s\u2019adonnant à la cigarette.Voir ÇA CLOPINE en A2 De Niro tournera son prochain film à Montréal Le quart du budget de 60 millions ira en retombées pour l\u2019industrie locale RÉJEAN BOURDEAU C\u2019est confirmé : la vedette américaine Robert De Niro vient tourner son prochain film à Montréal.Le budget de la production s\u2019élève à 60 millions, dont le quart ira en retombées directes pour l\u2019industrie cinématographique locale.Des représentants de la grande maison de production hollywoodienne Mandalay Entertainment ont conclu les derniers arrangements hier avec Locations Michel Trudel et Mel\u2019s Cité du Cinéma.Si tout va comme prévu, les équipes de préproduction et de tournage seront à l\u2019oeuvre du début janvier à la fin mars.À quelques mois d\u2019intervalle, De Niro suit les traces d\u2019Eddie Murphy (Pluto Nash) et de John Travolta (Battlefield Earth).Il sera en ville au début de mars.« Tout est réglé », dit Jacques Lafond, commissaire au Bureau du cinéma et de la télévision, pour la Ville de Montréal.Dans ce film, intitulé provisoirement The Score, l\u2019acteur prendra la peau d\u2019un voleur professionnel installé à Montréal.« C\u2019est la première fois que Montréal tiendra son propre rôle dans une mégaproduction, remarque M.Lafond.On consacre son caractère universel et cela pourrait avoir un effet d\u2019entraînement ».De Niro et l\u2019acteur de soutien, dont le nom n\u2019est pas encore confirmé, se partageront une vingtaine de millions du budget total.Pour sa part, l\u2019industrie montréalaise devrait recueillir une quinzaine de millions.Les bureaux montréalais pour la pré-production sont déjà loués.Dans un premier temps, on y accueillera une trentaine de personnes, spécialisées dans la gestion du projet, la comptabilité, la création des costumes et des décors, etc.Par la suite, le groupe sera au moins multiplié par cinq.Comme c\u2019est le cas dans ce genre de production, l\u2019équipe devra louer des dizaines de véhicules, des services de traiteurs, des systèmes téléphoniques, etc.Le savoir des techniciens Voir DE NIRO en A2 ARCHIVES La Presse Robert De Niro 14 JOURS AVANT L\u2019AN 2000 INDEX Petites annonces - index E1 - immobilier E1 à E3 - marchandises E3 - emplois E3 à E7 - automobile E7, E8 - affaires F3 Arts et spectacles cahiers C et D - horaire cinémas C4, C8 - horaire spectacles D17 - horaire télévision D2 - télévision D2 Actualités A21 Avis E9 Bridge-Échecs-Timbres H18 Carrières et professions E3 à E5 Décès E10, E11 Économie cahier F Éditorial B2 Encans E8 Êtes-vous observateur?H12 Feuilleton H12 Foglia Pierre A5 Formation I11, I12 Horoscope H8 Jardiner G12 Le monde A29, A30 à A32, E9, E12 Les petits compagnons H18 Loteries A2, A31, G12 Météo G12 Mots croisés H8, H12 Mot mystère H12 Plus cahier B Politique B9, B10, B12 Restaurants D18 Vacances cahier H Vin D19 Sports cahier G - Réjean Tremblay G4 - Michel Blanchard G5 MÉTÉO Passages nuageux Max: -8 Min: -9 page G12 8397, rue St-Denis M o n t r é a l ( Q c ) T é l .: ( 5 1 4 ) 858-0011 1 888 302-6221 Permis du Québec 2776687 Acapulco $ Cancun 1 $ Huatulco $ Manzanillo $ Ixtapa 0 $ Varadero $ Super Club 1 $ Cayo Coco 1 $ Cayo Largo 0 $ Playa del Este $ Sosua $ Punta Cana 1 $ Carthagene $ Barbade $ Jama.que 9 $ Vancouver $ Los Angeles $ Paris $ Fort Lauderdale $ Orlando $ Honduras $ Prix à partir de d j 2 p .p d / p 1 s Départs entre le 6 jan.et le 7 fév.2000 Nous vous GARANTISSONS les meilleurs prix.Appelez-nous! Vols seuls Ha.ti Guatemala $ Belize $ El Salvador $ Cancun $ Acapulco $ Puerto Plata $ Tout iincllus LL EE SS M E II LL LL E U R S P R II X Margarita19 d.c.$ Puerto Vallerta 18 et 20 d.c.$ Cancun 18 et 20 d.c.$ Huatulco 20 d.c .$ Nicaragua 20 d.c .$ Sosua 18 et 20 d.c.$ Dernire minute D.parts de No.l 2776687 6LP0202A1218 PageA2/18d c.6LP0201A1218 ZALLCALL 67 01:13:29 12/18/99 B Suites de la une A 2 R LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 18 DÉCEMBRE 1999 Terroriste algérien de Montréal arrêté aux É.-U.avec des explosifs Ça clopine vers les fumoirs ÇA CLOPINE / Suite de la page A1 impunément.Chez les petites et moyennes entreprises québécoises, les deux tiers se sont dites prêtes à afficher, dès hier, l\u2019interdiction de fumer dans leurs établissements, a signalé la Fédération canadienne des entreprises indépendantes (FCEI).L\u2019application de la loi va constituer pour plusieurs entreprises un véritable défi de gestion de la production et du personnel, croit Julie Arcand, de la FCEI.« Il faudra préserver la paix entre fumeurs et non-fumeurs », dit-elle, et faire en sorte que les pauses prises par les fumeurs ne signifient pas un surcroît de travail pour les non-fumeurs, par exemple.Déjà, la compagnie pharmaceutique Pfizer, de Kirkland, et la Ville de Québec ont indiqué qu\u2019elles feront reprendre à leurs employés, en fin de journée, le temps de travail perdu à cause des pauses consacrées à la cigarette.L\u2019application de la loi sera « progressive », indique Gérald Ponton, président de l\u2019Association des manufacturiers et des exportateurs du Québec.Pour le moment, ce n\u2019est pas l\u2019entrée en vigueur officielle de la loi qui a changé grand-chose, hier matin, dans les milieux de travail, a-t-il commenté.C\u2019est également l\u2019avis de Jean Sylvestre, responsable des questions relatives au tabac à la FTQ.« Il y a un flottement, les employeurs attendent », dit-il en parlant de la « transition » nécessaire pour préserver la « paix » dans les milieux de travail.La nouvelle loi, qui oblige aussi les restaurants, les hôtels et même les centres commerciaux à consacrer 60 % de leur espace public aux non-fumeurs, s\u2019applique aux 300 000 entreprises privées du Québec.TERRORISTE / Suite de la page A1 possiblement lié à des attentats survenus à Paris en 1995 et en 1998, dont celui du métro de Paris.Le gouvernement canadien avait refusé le statut de réfugié à Ahmed Ressam, a confirmé la GRC.Ce dernier faisait l\u2019objet d\u2019un avis de surveillance puisqu\u2019un mandat d\u2019arrestation avait été émis contre lui.Un mandat d\u2019expulsion était aussi en vigueur au cas où M.Ressam aurait eu l\u2019idée de se pointer de nouveau au Canada.Au cours des derniers jours, une douzaine de personnes d\u2019origine algérienne ont été arrêtés pour vol à Montréal et sont soupçonnées de financer des organisations terroristes internationales.Il n\u2019est pas exclu qu\u2019Ahmed Ressam ait un lien avec ces personnes, a expliqué la GRC, bien qu\u2019un enquête se chargera de faire la lumière sur cette affaire.L\u2019homme, peu connu de ses voisins, semblait n\u2019occuper que depuis peu de temps et rarement son appartement d\u2019une pièce et demi du centre-ville.Une jeune voisine, Caroline Martel, qui habitait jusqu\u2019à récemment l\u2019appartement du suspect, n\u2019avait rien remarqué d\u2019anormal.« On a tendance à prendre le terrorisme international à la légère et à s\u2019imaginer que c\u2019est loin de nous, dit-elle.Or, on se rend compte que c\u2019est juste à côté.» Le FBI a récemment rendu public un rapport mettant en garde contre des risques d\u2019attentats perpétrés par des extrémistes ou par des sectes millénaristes souhaitant exploiter le passage à l\u2019an 2000 pour hâter la fin des temps.Avec l\u2019aide de AP, AFP et PC PHOTO ROBERT SKINNER, La Presse Les policiers de la GRC et ceux du SPCUM ont procédé à une importante opération dans l\u2019appartement d\u2019Ahmed Ressam, rue du Fort, à Montréal.De Niro tournera son prochain film àMontréal L\u2019UMQ contestera en justice la facture de 356 millions L\u2019UMQ / Suite de la page A1 1997 une entente qui autorisait la ponction « dans le cadre du plan de redressement des finances publiques visant l\u2019élimination du déficit en l\u2019an 2000 ».Elle devait durer deux ans, mais pouvait se prolonger en l\u2019an 2000 dans l\u2019éventualité où un pacte fiscal ne pourrait être conclu.« C\u2019est clair qu\u2019il y avait un contrat avec le gouvernement, contrat qu\u2019il n\u2019a pas respecté », dit M.Laframboise.L\u2019UMQ proposait un pacte qui troquait la ponction contre un transfert par le gouvernement de la facture du transport écolier aux commissions scolaires.L\u2019union rivale, la Fédération québécoise des municipalités (FQM), a sabordé cette proposition la semaine dernière en refusant la garantie que voulait imposer Québec afin que la hausse subséquente de la taxe scolaire soit compensée par une baisse de taxes municipales.« C\u2019est le gouvernement qui s\u2019est retiré de la table de négociations », insiste Mario Laframboise, en soulignant par ailleurs que l\u2019atteinte du déficit zéro dès cette année a enlevé une autre justification à la ponction.L\u2019UMQ ne comprend pas non plus que Québec ait fait de l\u2019adhésion de la FQM une condition au pacte, puisque l\u2019entente de 1997 avait été signée entre le gouvernement et l\u2019UMQ uniquement.Nouvelle proposition L\u2019ex-président de la Commission sur les finances et la fiscalité locales, Denis Bédard, dont le rapport a été rendu public au printemps, estime cependant qu\u2019il valait mieux dans les circonstances des négociations du pacte fiscal reconduire pour une autre année la ponction de 356 millions.« Il est difficile de trouver dans le déroulement de ces négociations les principes, la clarté et la vision qui doivent guider la gestion du secteur public », écrit M.Bédard dans une lettre publiée aujourd\u2019hui dans La Presse en page B3.Il souligne aussi que la proposition de la FQM d\u2019un transfert aux MRC de la responsabilité du transport scolaire allait dans le sens des recommandations de sa commission.Mais comme l\u2019UMQ semble avoir abandonné le principe qu\u2019elle défendait devant la commission de l\u2019exclusivité aux municipalités du champ de l\u2019impôt foncier, M.Bédard y va d\u2019une nouvelle proposition de pacte basée sur l\u2019impôt foncier scolaire, qui ne nécessiterait selon lui aucune négociation.Il suggère ainsi que la ponction gouvernementale diminue progressivement d\u2019ici 2002, pour passer de 356 millions en 2000 à 178 millions en 2001 puis à zéro en 2002.En contrepartie, le gouvernement commencerait à récupérer ses billes en haussant l\u2019impôt foncier scolaire de 178 millions dès juillet 2000.Une deuxième hausse surviendrait en juillet 2001.« Il appartiendrait à chaque municipalité de décider s\u2019il peut y avoir une baisse de l\u2019impôt foncier municipal en contrepartie de la hausse de la taxe scolaire et d\u2019expliquer à leurs contribuables les motifs de leur décision, soumet M.Bédard.Le gouvernement pourrait en même temps relever légèrement le plafond de l\u2019impôt foncier scolaire pour redonner une marge de manoeuvre aux commissions scolaires.» DE NIRO / Suite de la page A1 québécois sera aussi mis à profit.Le tournage intérieur aura lieu dans les studios de Mel\u2019s Cité du Cinéma.On prévoit également des plans extérieurs dans le Vieux-Montréal, près du canal de Lachine et dans le Centre- Sud, comme à Pointe-Saint-Charles.Du budget, une quinzaine de millions servira pour la post-production (montage, effets, son, etc.) réalisée à Los Angeles.Une dizaine de millions supplémentaires servira pour des activités américaines de gestion.En comparaison, le budget du film de science-fiction Battlefield Earth, de John Travolta, tourné cet été avec ses nombreux gadgets, était évalué à 120 millions.Renseignements : (514) 285-7272 Abonnement : (514) 285-6911 Télécopieur pour abonnement : (514) 285-7039 Lundi au vendredi de 6 h 30 à 17 h 30 Samedi de 7 h à midi Dimanche de 7 h à 11 h Rédaction : (514) 285-7070 Promotion : (514) 285-7100 Les petites annonces : (514) 285-7111 Télécopieur : (514) 848-6287 Lundi au vendredi de 8 h 00 à 17 h 30 Décès, remerciements : (514) 285-6816 Lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 30 Grandes annonces Détaillants : (514) 285-6931 National, TéléPlus : (514) 285-7306 Carrières et professions, Nominations : (514) 285-7320 Comptabilité Grandes annonces : (514) 285-6892 Les petites annonces : (514) 285-6900 La Presse est publiée par: La Presse, Ltée, 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9.http://lapresse.infinit.net Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.Envois de publication canadienne - Contrat de vente numéro 0531650» Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518.LOTERIES La quotidienne à trois chiffres : 6-4-7 à quatre chiffres : 7-3-8-4 Super7: 16-19-20-22-23-38-46Com.15 extra: 834032 DEMAIN DANS LA PRESSE Fêter Noël sans excès Le temps des Fêtes est à nos portes, avec ses copieux dîners bien arrosés.Comment éviter de se retrouver l\u2019estomac sens dessus dessous et le foie engorgé ?Comment se remettre sur pied après une nuit entière à festoyer ?Notre collaboratrice Stéphanie Morin a cherché des solutions à ces désagréments.En suivant ses conseils demain dans le cahier Santé, vous ne vous en porterez que mieux.QUESTION DU JOUR Vous voulez vous faire entendre?Répondez à la question du jour: \u2014 par téléphone, en composant le 514-285-7333; \u2014 par Internet : http://lapresse.infinit.net Dans l\u2019affaire Lizotte, croyez-vous que la police de la CUM a tenté de camoufler sa propre bavure?Jean Charest a-t-il raison de s\u2019opposer au projet de loi 99 du gouvernement Bouchard, qui se veut une réponse au projet de « clarté référendaire » du gouvernement Chrétien ?À cette question posée hier, le pourcentage des réponses obtenues a été: Oui: 69 % Non: 31 % NDLR: Ce sondage maison sert uniquement à prendre le pouls de nos lecteurs et n\u2019a aucune prétention scientifique.ATTENTION À TOUS NOS LECTEURS Édition du samedi Samedi prochain, le 25 décembre, La Presse ne paraîtra pas.Par conséquent, notre volumineuse édition du samedi sera distribuée le vendredi 24 décembre avec tous les cahiers et chroniques que connaissent bien nos fidèles lecteurs et lectrices.2781534 6LP0301A1218 A03 samedi 6010301A1218 ZALLCALL 67 01:11:19 12/18/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 18 DÉCEMBRE 1999 A 3 Menace de grève dans les aéroports Abattu en plein midi par des policiers L\u2019homme de 31 ans a été grièvement blessé et c\u2019est la SQ qui dirigera l\u2019enquête sur les policiers de la CUM RIMA ELKOURI Quelque 260 employés des aéroports de Dorval et de Mirabel menacent de déclencher une grève le 21 décembre à minuit une minute.Une grève qui pourrait causer de « nombreux désagréments » aux voyageurs durant le temps des Fêtes, avertit-on.Les cols blancs et les gestionnaires de premier niveau à l\u2019emploi des Aéroports de Montréal (ADM), qui s\u2019occupent notamment de l\u2019accueil, du stationnement et de certaines tâches administratives, veulent ainsi forcer ADM à ratifier une nouvelle convention collective.Entamées en septembre 1998, les négociations en vue d\u2019un renouvellement piétinent, déplorent-ils.Cet arrêt de travail pourrait entraîner une série de retards, prédit Gérard Belloc, président du syndicat des cols blancs.Aussi, des informaticiens appelés à résoudre, le soir du 31, d\u2019éventuels problèmes liés au bogue de l\u2019an 2000, font partie des cols blancs mécontents, dit-il.« Si nous allons en grève, malheureusement, ils ne seront plus disponibles pour répondre aux urgences.» À ADM, on assure que les aéroports ne seront pas paralysés en cas de grève et qu\u2019on pourra compter sur du personnel de remplacement.« On a pris toutes les mesures nécessaires et appropriées pour assurer le déroulement normal des opérations des deux aéroports », indique Marie-Andrée Bastien, porte-parole d\u2019ADM.Espérant en arriver à une entente avant le 21 décembre, la direction a demandé de rencontrer les syndiqués aujourd\u2019hui.« Notre objectif n\u2019est pas d\u2019éviter la grève, mais d\u2019obtenir le meilleur règlement possible », précise Mme Bastien.Cette semaine, les syndiqués, membres de l\u2019Alliance de la fonction publique du Canada, ont voté majoritairement (91 %) pour la grève.RAYMOND GERVAIS Les enquêteurs des crimes majeurs de la Sûreté du Québec ont pris en charge, en fin d\u2019après-midi, hier, l\u2019enquête entourant une fusillade impliquant deux agents de la police de la CUM, survenue hier midi à l\u2019intersection du boulevard Saint-Laurent et de la rue Sainte- Catherine, et au cours de laquelle un homme a été grièvement blessé par balle.L\u2019agent Gérard Carrier, de la SQ, a expliqué hier soir que la police de la CUM avait décidé de confier l\u2019enquête à la Sûreté du Québec en raison de la gravité des blessures de l\u2019homme, qui a été atteint par une balle tirée par un policier après avoir menacé l\u2019agent et sa partenaire à l\u2019aide d\u2019une arme.L\u2019enquête a révélé que le blessé brandissait une imitation d\u2019arme à feu de type pistolet de départ.Il a été atteint à la hanche par une balle tirée par un des agents et s\u2019est écroulé sur le trottoir, face au restaurant Burger King, boulevard Saint-Laurent.L\u2019affaire a commencé peu avant 12 h 30 hier, quand la police a reçu un appel provenant du restaurant, pour les aviser que l\u2019homme, qui avait tenté la veille d\u2019y commettre un vol à main armée, était de retour et mendiait à l\u2019extérieur.Lorsque les deux premiers policiers, un homme et une femme, sont arrivés sur les lieux, ils se sont approchés de l\u2019homme, qui a sorti un revolver de sa poche.À plusieurs reprises, les agents l\u2019ont sommé de jeter son arme par terre et de se rendre.Mais plutôt que d\u2019obtempérer, il a mis les policiers en joue.Craignant pour leur sécurité et pour celle des citoyens qui déambulaient dans la rue, un des agents a ouvert le feu à trois reprises sur l\u2019homme en visant le haut de ses jambes.Un projectile a atteint sa cible.Des témoins ont confirmé aux policiers et aux journalistes que les agents avaient donné l\u2019ordre à plusieurs reprises à l\u2019individu de jeter son arme avant d\u2019ouvrir le feu.Selon ces témoins, il était impossible de déterminer s\u2019il s\u2019agissait d\u2019une arme véritable.Les policiers qui ont fait feu se trouvaient à plus de 4,5 mètres de la victime.Selon Michel Gagnon, commandant adjoint de la section des communications du SPCUM, il est très difficile, même pour un policier, de déterminer à cette distance si l\u2019objet que tient un individu est une véritable arme à feu.Les enquêteurs de la police de la CUM ont décidé de confier l\u2019enquête à la SQ quand les médecins leur ont appris en fin de journée que l\u2019état du blessé était critique.Son sort se jouerait dans les prochaines 48 heures.Lorsqu\u2019une personne est abattue ou est en danger de mort à la suite de l\u2019intervention de la police, une politique ministérielle ordonne à ce corps de police de confier l\u2019enquête à un autre service.L\u2019agent qui a ouvert le feu compte huit années de service, tandis que sa partenaire a un an d\u2019expérience.L\u2019identité du blessé, un homme de 31 ans résidant à Montréal, n\u2019a pas été révélée.PHOTO ROBERT SKINNER, La Presse © Des policiers de la CUM portent secours à un homme qui vient d\u2019être atteint par une balle tirée par l\u2019un d\u2019eux hier midi, boulevard Saint-Laurent.Transporté à l\u2019hôpital, l\u2019homme se trouvait hier soir dans un état critique.2806430 Affaire Lizotte : une plainte déposée contre le directeur du SPCUM MARTINE ROUX L\u2019affaire Lizotte n\u2019a pas fini de hanter les policiers.Le président du Mouvement action justice, Yves Manseau, a en effet déposé hier une plainte à la Commission de déontologie policière contre le directeur du Service de police de la CUM, Michel Sarrazin.M.Manseau dénonce essentiellement la « conduite dérogatoire » de M.Sarrazin à la suite de la mort de Jean-Pierre Lizotte, le 16 octobre dernier.Le sans-abri est mort après avoir été tabassé par un portier et deux policiers du SPCUM dans un café montréalais.Le directeur du SPCUM a affirmé avoir avisé le ministre de la Sécurité publique un mois après avoir été informé du décès, rappelle Yves Manseau.Cette attitude contrevient aux règles énoncées par le Guide des pratiques policières, qui stipule qu\u2019un décès à l\u2019occasion d\u2019une intervention policière doit être immédiatement signalé au ministre de la Sécurité publique ou à son représentant.« Michel Sarrazin n\u2019a pas fait son travail correctement : il a avisé le ministre de la Sécurité publique un mois après avoir appris la mort de M.Lizotte, alors qu\u2019il devait le faire dans l\u2019heure qui suit.Ce comportement soulève aussi un autre article du Code d\u2019éthique professionnel des policiers du Québec, soit de miner la confiance de la population envers l\u2019institution policière.» Michel Sarrazin a dit n\u2019avoir été informé de la mort du clochard que le 18 octobre.Pourtant, le SPCUM avait déclenché une enquête interne quelques jours après l\u2019intervention, en septembre dernier, rappelle M.Manseau, et il est peu probable que le directeur n\u2019en ait pas eu vent.Le Mouvement action justice n\u2019est pas le seul à prendre le directeur du SPCUM en grippe.Hier, la Ligue des Noirs du Québec a réclamé la démission de M.Sarrazin.En admettant qu\u2019il a été tenu dans l\u2019ignorance, le directeur a révélé des lacunes d\u2019autorité déplorables, dénonce l\u2019organisme.Projet de loi Par ailleurs, le président du Mouvement action justice critique aussi le projet de loi 86 présenté hier par le ministre de la Sécurité publique, Serge Ménard.Cette réforme de la loi de police, qui vise à briser la loi du silence chez les policiers, est « minimaliste », dit-il, et n\u2019apportera rien de nouveau aux moeurs policières.« Les autorités veulent protéger l\u2019image de la police, croit-il.Bien sûr, une majorité de policiers font du bon travail.Mais il existe généralement au sein du milieu policier un sentiment d\u2019impunité que personne ne veut attaquer.Ça donne des morts d\u2019homme comme celle de Jean-Pierre Lizotte.Ce projet de loi n\u2019est pas un projet de société ; en fait, M.Ménard agit davantage comme un relationniste des policiers que comme un véritable leader.» Le projet, qui prévoit notamment la création d\u2019un comité de surveillance des activités de la Sûreté du Québec, sera étudié en commission parlementaire au cours de l\u2019hiver.Tout en réservant l\u2019essentiel de ses arguments pour cette commission, M.Manseau propose notamment que toute enquête impliquant une mort d\u2019homme ou un incident pouvant être assimilé à un crime majeur soit supervisée par un procureur désigné par des personnes compétentes indépendantes du pouvoir policier.Une recommandation qu\u2019il avait aussi formulée avec le groupe Citoyens opposés à la brutalité policière lors de la commission Poitras.PHOTO ROBERT SKINNER, La Presse Le président de Mouvement action justice, Yves Manseau. 6LP0499A1218 A4 samedi 6LP0499A1218 ZALLCALL 67 15:07:52 12/18/99 B A 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 18 DÉCEMBRE 1999 Un citron pour la Ville de Montréal Sauvons Montréal a remis ses prix annuels et tous les niveaux de gouvernement font piètre figure Nouvelles sanctions pour des syndiqués d\u2019Hydro RIMA ELKOURI Sauvons Montréal, organisme voué à la préservation du patrimoine, a décerné à l\u2019administration Bourque un prix Citron pour l\u2019ensemble de son oeuvre urbaine « anarchique ».Consultations bidon sur les projets Habitat Chambord, Lépine, Parmalat, Redpath ou sur les abords du marché Atwater.Tapis rouges déroulés aux pieds de promoteurs douteux.Arbres abattus sans permis.Ce ne sont là que quelques exemples qui montrent que les règles d\u2019urbanisme à Montréal ont disparu pour laisser place à un « mercantilisme de bas étage », a accusé Dinu Bumbaru, président du jury 1999 de Sauvons Montréal, qui distribuaittout un panier de citrons et d\u2019oranges, au Théâtre Corona, hier.La moitié des 12 lauréats « honorés » par le jury ont récolté des citrons.Le Théâtre Corona, rouvert l\u2019an dernier après trois décennies passées dans l\u2019oubli, a pour sa part obtenu le grand prix Orange.Inquiet face à l\u2019épidémie d\u2019affichage intempestif, le jury a décerné un « virus citron » à la pollution visuelle qui, à coups d\u2019affiches géantes, fluorescentes et agressantes, appauvrit la ville.C\u2019est notamment le cas des grandes enseignes du nouveau cinéma Paramount, rue Sainte-Catherine, angle Metcalfe.Selon le jury, cet affichage style Las Vegas, qui a d\u2019ailleurs reçu le privilège d\u2019un zonage spécial, crée, avec les logos corporatifs plaqués au sommet des immeubles (CIBC, Desjardins, Radio-Canada, UQAM.), une « pollution urbaine » dont il faut se débarrasser.Outre la Ville de Montréal, les gouvernements fédéral et provincial ont eu droit à un prix Citron collectif pour leur négligence quand il s\u2019agit de protéger le patrimoine.On reproche entre autres au fédéral d\u2019avoir, en dépit de ses politiques et de ses engagements, cédé les anciens quartiers généraux de l\u2019Armée au promoteur Lépine et ce, sans condition quant à la préservation de ce paysage riche d\u2019une histoire de deux siècles.Le jury fustige aussi le gouvernement du Québec pour avoir laissé le manoir Hunt Club être démoli par l\u2019hôpital Sainte-Justine, malgré son engagement à entretenir cet édifice patrimonial.Il lui reproche également d\u2019avoir permis qu\u2019on défigure l\u2019ancien hôpital Pasteur, rue Sherbrooke Est, pour aménager des stationnements en façade.L\u2019année 1999 marque le 25e anniversaire du premier prix Citron de Sauvons Montréal.En 1974, il avait été attribué à l\u2019Institut de tourisme et d\u2019hôtellerie du Québec (ITHQ), situé rue Saint-Denis, en face du square Saint-Louis.« Un classique en la matière », ironise Dinu Bumbaru, rappelant qu\u2019une injonction avait été demandée pour interdire les commentaires publics.RIMA ELKOURI Moins de 24 heures après avoir annoncé le congédiement de cinq employés de métier et la suspension de dix autres, Hydro-Québec a indiqué hier que de nouvelles sanctions toucheront plus de 250 employés qui ont participé au saccage de ses locaux administratifs des rues Jarry et de l\u2019Esplanade.Jeudi, cinq employés de métier d\u2019Hydro-Québec ont été congédiés.Dix autres ont été suspendus sans salaire pour des périodes variant de deux semaines à trois mois.« On commence aussi à signifier des suspensions plus courtes, de un, deux ou trois jours, selon les cas, qui vont être annoncées aujourd\u2019hui et dans les jours qui viennent.Ça va toucher de 250 à 300 personnes », a précisé Renée Arsenault, porte-parole d\u2019Hydro-Québec.La direction s\u2019attend à ce que les congédiements soient contestés.« Il y a déjà eu des congédiements à Hydro-Québec.Mais cinq d\u2019un coup, deux jours après un saccage, c\u2019est une première, semble-t-il », note Mme Arsenault.Après le saccage et les sanctions, c\u2019était le silence, hier, du côté des représentants syndicaux.« On est en train d\u2019étudier les dossiers et on devrait faire une déclaration la semaine prochaine », s\u2019est contenté de dire Sylvain Lupari, porte-parole du syndicat affilié au Syndicat canadien de la fonction publique.Deux leaders syndicaux, soit le président de la section 1 500 de l\u2019île de Montréal, Pierre Desjardins, ainsi que le directeur du syndicat pour le nord de la ville, Gaston Desrosiers, font partie des employés congédiés « pour avoir dirigé des groupes d\u2019employés participant au saccage, donné des indications précises d\u2019endroits où il y a eu saccage et pour avoir agressé des cadres », a indiqué Mme Arsenault.On rapporte entre autres le cas d\u2019un cadre sur qui un employé a vidé et lancé un extincteur.Du matériel informatique, évalué à 100 000 $, a été saccagé.Les syndiqués soutiennent avoir agi ainsi parce qu\u2019ils ont été trompés par Hydro, l\u2019automne dernier, au sujet des augmentations salariales.Une accusation réfutée par la société d\u2019État.PHOTO ROBERT SKINNER, La Presse © L\u2019affichage agressant qui orne le nouveau cinéma Paramount, rue Sainte-Catherine, constitue une forme de « pollution visuelle », selon Sauvons Montréal.2812936 2814180 6LP0501A1218 A 5 samedi, 18 d c.6LP0501A1218 ZALLCALL 67 01:11:35 12/18/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 18 DÉCEMBRE 1999 A 5 La sérénité Arrêtez de me le dire, je le sais, je suis un excessif, un pas d\u2019allure, comme me l\u2019écrit un lecteur cette semaine : « La sérénité n\u2019est pas votre qualité première, monsieur le journaliste.» La sérénité, bon c\u2019est vrai, je ne suis pas doué.C\u2019était un matin de cette semaine, je tombe sur Jean Pagé qui parlait du rallye Dakar-Le Caire (ancien Paris-Dakar).Homier- Roy lui fait remarquer que c\u2019est quand même une drôle d\u2019idée d\u2019aller faire vroumvroum sur un continent en train de crever \u2014 Homier Roy n\u2019est pas le premier à soulever l\u2019objection ; il y a eu de nombreuses manifestations contre l\u2019ancien Paris-Dakar \u2014, mais l\u2019autre épais qui tombe des nues sort une connerie du genre : Pis après, seront-ils moins pauvres si on le fait pas ! Il ne sait pas qu\u2019il y a un débat là-dessus.Il ne sait pas qu\u2019il y a des arguments pro rallye qui se tiennent à peu près.Il ne sait rien comme d\u2019habitude.Fait qu\u2019il va là où son naturel le porte : au plus bas.La misère ?L\u2019Afrique ?What the fuck ! On parle de motos, les boys.Je ferme la radio.Je me lève de table un peu bruyamment.J\u2019empoigne le sac de vidanges.Où tu vas, me dit ma fiancée, c\u2019est pas le jour des vidanges.Laisse faire, ça me tente de descendre les ordures.Ça été une semaine difficile pour la sérénité.Surtout avec la question nationale sur la table.C\u2019est dur d\u2019être zen avec la question nationale.Il y a pourtant belle lurette que les chipotages sur la question et la majorité référendaires ne m\u2019émeuvent plus, persuadé que je suis que les tentatives de tricherie se retourneraient de toute façon contre les tricheurs, persuadé que je suis qu\u2019à la fin, il arrivera ce que le peuple du Québec voudra bien qu\u2019il arrive.Constitutionnellement parlant, vous ne trouverez pas moins énervé que moi.Plus Québécois moyen.Je crois toujours que le Québec devrait être indépendant, mais si la moitié (ou près de la moitié) des gens de cette province expriment leur volonté de rester au Canada, je n\u2019en ferai pas une maladie.Non, non, je ne m\u2019en fiche pas.Pas du tout.Un pays est en train de se faire \u2014 ou de se refaire \u2014, de se définir, ce n\u2019est pas du tout inintéressant.Ni simple.Ni instantané.Ni réglable par une question une fois pour toutes.Une chimie plus qu\u2019un débat.Une levure qui fermente.La lente, très lente transformation des tissus vivants d\u2019un territoire.Notre impatience vient sans doute du trop lent travail des choses.Une guerre sainte larvée est peutêtre le prix à payer pour vivre l\u2019Histoire.Mais, je vous le demande, à ces inconvénients, avait-on vraiment besoin d\u2019ajouter Stéphane Dion ?A-t-on vraiment besoin de ce haricot dans notre soulier pour avoir mal tous en même temps, et jouir tous en même temps d\u2019avoir mal ?Comme on aime haïr Stéphane Dion ! Comme on n\u2019a jamais autant le sentiment d\u2019exister collectivement que lorsqu\u2019on se fait chier dessus.Quel curieux peuple nous formons.Oh, arrêtez de me dire que je suis vulgaire.Nous n\u2019avons pas la même idée de la vulgarité.De toute façon, nous parlions de sérénité et je vous concédais que je n\u2019avais aucune sérénité politique.Que l\u2019on parle de la politique rapprochée du « vivre ensemble » qui renvoie à une sensibilité, ou que l\u2019on parle de la politique-politique des élites qui gouvernent la cité, la province, le pays, le monde, je grimpe tout de suite dans les rideaux.L\u2019idéologie dominante de cette fin de millénaire, sa dynamique de conquête me ramène aux emportements trotskistes de mes 20 ans.Mais plus que l\u2019idéologie, la duplicité des maîtres qui nous gouvernent me fait hurler aux loups.Des ministres comme Serge Ménard, Guy Chevrette, Jacques Léonard incarnent tout ce que je déteste dans la politique, justifient à eux seuls que je n\u2019aille pas voter, illustrent, jusqu\u2019à la caricature, la duplicité de l\u2019homme politique en démocratie : se suborner au peuple pour être élu, et aussitôt élu, le manipuler pour gouverner.Licher le cul du peuple pour se faire élire : Je suis votre représentant, je suis votre serviteur, je ne suis rien, vous êtes tout.Et une fois au pouvoir, le mépris du peuple.Écoutez bien M.Ménard parler, écoutez-le entre les mots.Quoi qu\u2019il dise, il dit toujours la même chose, il dit : « Oh, comme tu as de la chance, bon peuple du Québec, que je sois là pour t\u2019empêcher de faire des conneries.» Aveuglé par ses bas désirs, par ses emportements, par ses raisonnements à courte vue, le bon peuple ne sait pas où est son bonheur.Heureusement que MM.Ménard, Léonard, Chevrette sont là pour le lui dire.Arrêtez donc de répéter que je déteste tout le monde.À la suite de ma chronique de l\u2019autre samedi, vous êtes allé chercher que je détestais les féministes.Quelle idée.Même pas les extrémistes.En fait, pas du tout les extrémistes.Même pas les connes.Parce qu\u2019il y en a plein des connes.C\u2019est comme dans tous les mouvements de défense de quelque chose.Les syndicats, entre autres.C\u2019est plein de joyeux tôtons.Plus il y a de monde dans un groupe, plus il y a de tôtons, forcément.Mais sanctifiés par leur adhésion à la cause.Soudainement, la conne n\u2019est plus conne, elle est féministe.Le tôton n\u2019est plus tôton, il est syndiqué.Sauf que, bien entendu, le naturel va bientôt les rattraper au galop.Et à un m\u2019ment donné la féministe qui était une conne avant, va parler, agir comme une conne.Jamais une voix s\u2019élève de l\u2019intérieur du mouvement : Tais-toi, t\u2019es conne.Jamais de l\u2019intérieur.J\u2019ai déjà été accusé d\u2019antisémitisme par des groupes de pression juifs et j\u2019en ai été profondément blessé.Mais ce ne sont pas ceux qui m\u2019ont accusé qui m\u2019ont meurtri, ce sont les juifs libéraux qui n\u2019ont rien dit.Silence, dans les rangs ! Eh bien voilà, vous avez gagné, me voilà pompé.Vous aviez raison de dire que je me pompe pour rien.Que je suis un excessif, un pas d\u2019allure, comme me l\u2019écrit un lecteur cette semaine : « La sérénité n\u2019est pas votre qualité première.» Pas serein ?Moi ?Vous saurez qu\u2019il m\u2019arrive de faire cui-cui pour faire croire à Zézette qu\u2019il y a un oiseau dans la maison.Tiens, elle vient juste d\u2019arriver sur mon bureau.Elle se couche sur mes papiers.Cuicui ! Elle me toise d\u2019un air excédé : « Qu\u2019estce que t\u2019es con ! ».Elle commence à lécher ses blessures.Elle s\u2019est encore battue cette nuit avec des chats errants.D\u2019ailleurs, je suis à veille de sortir mon grand fusil spécial pour tirer sur les minous (un chat-lashnikov), et peut-être même que je vais poser des mimines antipersonnelles dans ma cour.Souriez, merde.Pierre 2805895 6LP0601A1218 A 6 samedi, 18 d c.6LP0601A1218 ZALLCALL 67 01:02:41 12/18/99 B A 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 18 DÉCEMBRE 1999 Gerbet devra purger au moins 10 ans de prison Condamné à cinq ans et quatre mois pour avoir agressé son ex-conjointe JEAN-PAUL CHARBONNEAU JOLIETTE Condamné à la prison à perpétuité pour le meurtre non prémédité de Cathy Carretta, 23 ans, Jean-Paul Gerbet, 33 ans, devra purger 10 ans de pénitencier avant de devenir admissible à une libération conditionnelle.Ainsi en a décidé hier le juge Réjean Paul, de la Cour supérieure, au palais de justice de Joliette.La famille de Cathy Carretta et les deux procureures de la Couronne sont sorties tête basse de la salle d\u2019audience après avoir écouté le juge Paul.Danielle Urgon, la mère de la jeune femme, a déclaré à La Presse qu\u2019elle ne savait pas au juste quoi penser.« Le juge est plus au courant que moi de la façon de procéder.Peu importe le nombre d\u2019années que Gerbet va passer en prison, ça ne ramènera pas Cathy », a-t-elle simplement dit d\u2019une voix éteinte.Lorsque les jurés ont rendu leur verdict en novembre, ils avaient recommandé que Gerbet purge 20 ans de prison avant de devenir admissible à une libération.La Couronne avait suggéré 15 ans et la défense 10 ans.« Le problème que soulève une recommandation faite par le jury est le suivant, a expliqué le juge Paul : le seul matériel disponible pour les jurés est la preuve ayant conduit à la condamnation et le jury (ne peut) entendre toute preuve ou argumentation additionnelle.L\u2019individu reconnu coupable de meurtre au deuxième degré n\u2019a pas le droit de faire des représentations au jury.Ceci limite singulièrement la portée et la valeur d\u2019une recommandation ».Le juge a rappelé que Gerbet a tenté d\u2019émigrer au Canada et qu\u2019il s\u2019était installé chez sa soeur dans l\u2019espoir de vivre avec Cathy Carretta une liaison amoureuse qui a mal tourné, à cause principalement de l\u2019oisiveté de l\u2019inculpé et de sa consommation d\u2019alcool.Après avoir constaté que la deuxième rupture était définitive, il a, le 10 février 1998, étranglé de ses mains Mme Carretta.Durant le procès, la mère de Gerbet l\u2019a décrit comme étant un homme non violent qui avait cependant un problème récurrent de consommation d\u2019alcool, et qui a aussi fait usage de stupéfiants en France.JEAN-PAUL CHARBONNEAU Benoît Aubin, qui a violé et sodomisé son ex-conjointe pendant que leurs deux jeunes enfants dormaient, en plus de lui demander de se suicider, a été condamné hier à cinq ans et quatre mois de prison par le juge Jean La Rue, au palais de justice de Saint-Jérôme.Aubin avait reconnu sa culpabilité le 7 mai dernier à des accusations de voies de fait graves, de séquestration, d\u2019agression sexuelle armée, de menaces de causer des lésions corporelles et la mort.Les crimes se sont déroulés sur une période de quatre jours.Aubin était détenu depuis 10 mois quand le juge a prononcé sa sentence.Le couple s\u2019est séparé le 26 octobre 1998 et la victime s\u2019est réfugiée dans une maison d\u2019hébergement pour femmes violentées.Quant à Aubin, il s\u2019est joint au programme Accroc pour hommes violents.Par la suite, les relations entre les deux se sont améliorées et Aubin est même aller garder les enfants.Les ex-conjoints ont profité de ces occasions pour passer la nuit ensemble.À un certain moment, Aubin a fouillé dans les effets personnels de son ex-conjointe et a découvert qu\u2019elle fréquentait un autre homme.Il l\u2019a sommée de mettre un terme à cette relation.Devant le tribunal, la victime a raconté qu\u2019Aubin lui avait enroulé un fil autour du cou pendant qu\u2019il la forçait à se mettre nue pour ensuite lui ordonner, sous la menace de tuer ses enfants, d\u2019avoir des rapports sexuels avec lui.Au moment de la commission de ses crimes, l\u2019accusé avait 34 ans et la victime 28.Aubin a commencé à fréquenter sa victime alors qu\u2019elle était âgée de 16 ans.Selon le juge, Aubin a démontré une violence sadique et perverse qui n\u2019avait d\u2019autre but que d\u2019humilier et de torturer la mère de ses enfants.Parlant de la victime, le juge La Rue a dit : « Elle m\u2019avoue candidement avoir tout pardonné à son exconjoint.Elle souhaite dans l\u2019intérêt de leurs enfants que Benoît Aubin soit libéré dès que possible, mais elle ne veut plus avoir aucun lien avec lui.Elle dit avoir toujours toléré la violence qu\u2019elle subissait depuis le début de leur relation de 12 années.» Il estime que le témoignage de cette femme est le reflet fidèle de « l\u2019endoctrinement reçu de l\u2019accusé, et qui fait encore aujourd\u2019hui qu\u2019elle banalise les actes et les conséquences parce que c\u2019est tout ce qu\u2019elle a appris des relations conjugales.Benoît Aubin s\u2019est approprié cette femme et il a tenté de la modeler à ses propres attentes d\u2019une conjointe et, lorsqu\u2019il a senti qu\u2019elle lui échappait, il l\u2019a marquée au fer rouge pour s\u2019assurer qu\u2019elle ne l\u2019oublierait jamais.Il en a disposé comme si elle était son bien.» Le juge recommande que l\u2019on fournisse des soins psychologiques à Aubin et que la Commission des libérations conditionnelles subordonne sa décision (de le libérer avant qu\u2019il ait purgé toute sa peine) aux efforts et aux résultats obtenus par l\u2019accusé dans ses démarches pour mettre un terme à son problème de violence.La poursuite, représentée par Me Pierre-Luc Rolland, réclamait une longue période de pénitencier alors pour la défense, Me Joëlle Roy suggérait un emprisonnement de deux ans moins un jour à être purgée dans la collectivité.Recherché en rapport avec le meurtre d\u2019Anna Yarnold MARTINE ROUX La section des homicides du Service de police de la Communauté urbaine de Montréal recherche activement un homme de race blanche en rapport avec le meurtre de Anna Yarnold, battue à mort dans le jardin de sa résidence de Senneville, le 14 octobre dernier.L\u2019homme, dont l\u2019âge se situe entre 25 et 40 ans, a utilisé la carte de guichet automatique de Mme Yarnold le jour du meurtre, vers 19 h.La transaction a été effectuée à la Banque de Montréal du chemin Sainte-Anne, à Sainte-Anne-de- Bellevue.Témoin ?Suspect ?« C\u2019est certain que nous sommes intéressés à le rencontrer », laisse simplement tomber le sergent-détective Marius Bélanger.Le 14 octobre dernier, l\u2019homme recherché portait un jean pâle et ajusté, ainsi qu\u2019un chandail kangourou avec inscription sur la poitrine.Il avait une barbe.On peut communiquer toute information à son sujet à la section des homicides au 280-2090.Depuis un peu plus de cinq mois, trois femmes ont été assassinées dans le West Island : Janet Kuchinsky, 43 ans, la « walking lady » de Pierrefonds, Anna Yarnold, 59 ans, et Mary Glen, 53 ans, attaquée mardi dernier dans sa résidence de Baie-d\u2019Urfé.2809961 2812858 LA PRESSE, MONTRÉAL SAMEDI 18 DÉCEMBRE 1999 « une île, une ville » mettrait fin ustices fiscales, selon une étude Montréal est victime de la concentration de la pauvreté ANDRÉ NOËL La fusion des villes de l'île de Montréal mettra fin aux importantes iniquités fiscales, affirme Serge Gosselin, politologue à l'UQAM, dans une récente étude.Actuellement, le taux de taxation est de 8 % plus élevé à Montréal que pour la moyenne des autres municipalités, a-t-il calculé.Le uiux est de 1,99$ par 100$ d'évaluation à Montréal et de 1,83 S en moyenne dans les 28 autres villes de l'île.Cela signifie que le propriétaire d'une maison de 125 000 S paye 200$ de plus de taxes chaque année s'il vit à Montréal.« C'est une situation injuste », déclare M.Gosselin, auteur d'un document intitulé Atteindre l'équité fiscale par une transition harmonieuse.Le taux de taxe relativement élevé à Montréal ne s'explique pas par une mauvaise gestion, dit-il.Le problème, c'est que Montréal compte plus de pauvres que les aunes villes.De surcroit, les Montréalais payent pour des services Utilisés par les banlieusards, comme l'entretien des artères centrales.Des villes comme Westmount peuvent se permettre d'avoir un taux de taxe de seulement 1,35 $ par 100$ d'évaluation parce qu'elles comptent plus de maisons chères, dit M.Gosselin.Contrairement a Montréal, ces villes n'ont pas à subventionner beaucoup de services sociaux comme les HLM.« La concentration de la pauvreté à Montréal impose une réflexion qui lasse un lien entre équité fis- cale et équité sociale, indique le document.Les écarts de revenu moyen dans la grande région de Montréal sont particulièrement importants.En 1996, le revenu moyen des ménages (y) était de 34 356 S et celui de la banlieue de 49 533 $.Les revenus les plus hauts se retrouvent à Westmount (117 937$) et les plus bas dans certains quartiers de la Ville de Montréal comme Parc-Extension (23 007 $).« Les données sont significatives.On ne peut bâtir un coeur métropolitain sur des quartiers en difficulté.On ne peut relever le défi de l'intégration des nouveaux arrivants dans une métropole d'accueil où la défavorisation s'aggrave.« On ne peut demander à la Ville de Montréal, dont le taux de taxation est parmi les plus élevés au Québec, de faire face à des problèmes sociaux et urbains (qui) appellent une capacité financière et fiscale qui se trouve ailleurs dans l'île.L'unification des municipalités de l'île doit se faire dans cet esprit d'équité.» À moyen terme, la fusion des villes va permettre de diminuer le taux de taxation à Montréal, prévoit M.Gosselin, attaché au dépar- tement de sciences politiques de l'UQAM.Comme il y aura des économies d'échelle, ce taux pourra baisser aussi dans d'autres villes.Mais il est évident que le taux de taxation augmentera dans des villes comme Westmount ou Mont-Royal.Cela pourra se faire sur une période de cinq ans.Actuellement, le taux moyen de taxation (en incluant Montréal) est de 1,89 S dans l'île.(Le plus bas taux, 1,13$, se trouve à Baie-d'Urfé.) Par ailleurs, M.Gosselin croit qu'il faut rétablir un taux de taxe différent pour les secteurs résidentiel et non résidentiel.Les taux de taxe sont différents dans des villes aussi dynamiques que Boston.Ce fut déjà le cas ici aussi.« On se trouve à taxer de la même façon deux secteurs complètement différents.Le taux de taxe devrait être plus élevé pour le non-résidentiel.Les corporations qui génèrent des profits peuvent apporter une meilleure contribution.» Une grave crise fiscale se pointe à l'horizon si un tel système n'est pas appliqué à Montréal, croit-il.Au cours des dernières années, la valeur des commerces, des bureaux et des usines a connu une baisse beaucoup plus importante que celle des résidences.Lorsque le nouveau rôle d'évaluation entrera en vigueur, le fardeau fiscal sera donc transféré vers le résidentiel.h moins de permettre un taux de taxation différent.Taux de taxe\t ($/100$ d'évaluation foncière)\t Municipalité\téquivalent foncier total Anjou Beaconsfield\t1.63 1.99 Baie-d'Urfé\t1.13 Côte-Saint-Luc\t1.73 Doilard-des-Ormeaux\t2.07 Dorval\t1.58 Hampstead\t2.33 L'Ile-Bizard\t1.51 L'Ile-Dorva! (5 habitants)\t5.29 Kirkiand\t1.62 Lachine\t1.87 LaSalle\t2.00 Montréal\t1.99 Montréal-Est\t1.66 Montréal-Nord\t1.89 Montréal-Ouest\t2.41 Mont-Royal\t1.35 Outremont\t1.65 Pierrefonds\t2.21 Pointe-Claire\t1.64 Roxboro\t2.03 Sainte-Anne-de-Bellevue\t1.44 Sainte-Geneviève\t2.16 Saint-Laurent\t1.52 Saint-Léonard\t1.94 Saint-Pierre\t2.86 Senneville\t1.14 Verdun (île de Montréal)\t2.29 ' Verdun (île des Soeurs)\t2.10 Westmount\t1.35 Total CUM\t1.89 CUM sans Montréal\t1.83 EN BREF Infographie La Presse Plan de transport remis ¦ Attendu depuis 1995 et promis pour la fin de 1998 pendant la campagne électorale, le plan de transport de la région de Montréal est encore une fois remis.Après avoir déclaré récemment qu'il comptait le déposer avant Noël, le ministre des Transports, Guy Chevrette, a annoncé hier que le plan serait dévoilé à « l'hiver 2000 ».Présenté au Conseil des ministres à la fin novembre, il est encore sous la loupe de trois comités ministériels.Paniers de Noël ¦ Afin d'offrir des paniers de Noël à des familles de Parc-Extension, le plus pauvre des quartiers montréalais, l'Institut Vardinogiannis du Canada, qui vient en aide depuis 26 ans à la population multiethnique de ce quartier, fait appel à la générosité du public.Une collecte de denrées aura lieu aujourd'hui, demain et lundi, au 7741, avenue Bloomfield, entre 8h et 18h.Information : (514) 274-066S Île-Bizard : baisse de taxes ¦ Le nouveau maire de L'île-Bi-zard.Normand Marinacci, a rempli une première promesse électorale en présentant, jeudi, un budget 2000 comportant une baisse de taxes de 5 %.« En étudiant le dernier budget, nous avions remarqué que l'ancienne administration avait imposé trop de taxes à la population.Nous avons donc pris notre engagement de baisser les taxes en sachant que nous avions une bonne marge de manoeuvre », a expliqué le maire Marinacci, hier.Par conséquent, le taux de la taxe foncière passe de 1,39$ à 1,32 S par 100 S d'évaluation.focus 2000 LX berline 14 \u2022 Moteur de 2 L.4 cyl.\u2022 Transmission manuelle 5 vitesses \u2022 Antidémarrage SecuriLock\"1 \u2022 5 passagers \u2022 Siège du conducteur à hauteur réglable \u2022 Banquette arrière divisée 60/40 \u2022 Commande intérieure d'ouverture du coffre \u2022 Rétroviseurs à réglage manuel \u2022 Radio AM'FM stéréo OU Location 36 mois Avec mise de fonds de 1 995 S Transport inclus mois focus 2000 SE familiale 17 \u2022 Moteur de 2 L.4 cyl.\u2022 Transmission manuelle 5 vitesses \u2022 Climatiseur \u2022 Antidémarrage SecuriLock' \u2022 Entrée sans clé à télécommande \u2022 Verrouillage des portes électrique \u2022 Radio AM/FM stéréo \u2022 Essuie-glace arrière intermittent \u2022 Porte-bagages \u2022 Cache-bagages OU /mois Location 36 mois Avec mise do fonds do 1 995 S Transport inclus Choisissez le paiement qui vous convient le mieux Mise de fonds ou échange équivalent 1 995 S 995 S 0$ focus 2000 LX berline Mensualité location 36 mois 209 S 239$ 269 S focus 2000 SE familiale Mensualité location 36 mois 259 S 289 S 319 S .» onnn ¦ \u2022 * * \u2022 I V il s -s VOS CONCESSIONNAIRES FORD DU QUEBEC www.fbrdq uchec.co i>i \u2022 Achat : Transport (709$) et taxes applicables en sus * 'Location: Transport indus.Aucun dcoot do si .jjis.Mise de te :ds et première mensualité exigées Immatriculation, assurances et taxes en su?Sous réserve de l'approbation du crédit Des frais de 0.08 $ du kilomètre après 60000 kilomètres et d autres conditions s'appliquent.Voyez voue concessionnaire pour obtenir tous les détails. 6LP0801A1218 A 8 samedi, 18 d c.6LP0801A1218 ZALLCALL 67 01:06:52 12/18/99 B A 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 18 DÉCEMBRE 1999 Une ex-voleuse peut-elle devenir policière ?CHRISTIANE DESJARDINS Une femme qui s\u2019est rendue coupable d\u2019un vol à l\u2019étalage à l\u2019âge de 21 ans peut-elle être embauchée comme policière à 26 ans ?Non, affirme la police de la CUM.Oui, allègue la Commission des droits de la personne, qui a porté l\u2019affaire devant le Tribunal des droits de la personne.En 1995, S.N.(elle est identifiée ainsi dans les procédures) a postulé un emploi de policière à la CUM.On l\u2019a refusée sous prétexte qu\u2019à l\u2019âge de 21 ans, elle avait commis un vol à l\u2019étalage prémédité d\u2019environ 200 $ dans un grand magasin.La Commission des droits de la personne estime que ce faisant, la CUM contrevient à l\u2019article 18.2 de la Charte québécoise des droits et libertés, puisque la jeune femme a obtenu un pardon.Une allégation qui est contestée par la CUM.L\u2019ironie dans cette affaire, c\u2019est qu\u2019en cours de procès devant le Tribunal de la personne, on apprend que S.N.a aussi postulé à la GRC, qui l\u2019a également refusée.L\u2019avocat de la CUM, Me Pierre- Yves Boisvert, veut savoir pourquoi la GRC l\u2019a refusée.S.N se fait évasive, signale qu\u2019on lui avait dit qu\u2019elle était une bonne candidate, mais qu\u2019il y en avait de meilleures.Finalement, il ressort de son témoignage que la GRC a aussi tenu compte du vol.Pourquoi ne pas poursuivre aussi la GRC, demande Me Boisvert ?La jeune femme répond que de, toute façon, la GRC ne l\u2019intéresse plus parce qu\u2019il faut voyager un peu partout au Canada.Me Boisvert prend par la suite connaissance du dossier d\u2019embauche de S.N.à la GRC et se rend compte d\u2019éléments contradictoires avec ce que la jeune femme a dit en cour.S.N avait dit à la CUM avoir senti très jeune l\u2019appel de la vocation dans la police pour « lutter contre le fléau de la drogue.» Dans le dossier de la GRC, on note que S.N.a déjà consommé de l\u2019acide, de la cocaïne, du haschisch.On lit aussi que la perspective de vivre et de voyager un peu partout au Canada constitue pour elle « un atout considérable.» Me Boisvert veut contre-interroger S.N.dans le but d\u2019attaquer sa crédibilité, mais le tribunal s\u2019y oppose.Si bien que Me Boisvert a déposé hier une requête en Cour supérieure dans l\u2019espoir d\u2019obtenir cette autorisation.La requête doit être entendue le 14 janvier.Me Boisvert a indiqué à La Presse que la CUM avait une politique de tolérance zéro à l\u2019égard du vol à l\u2019étalage commis par ses membres et que, par conséquent, il était normal que la candidature de la jeune femme n\u2019ait pas été retenue.« Il y a des policiers de 15 et 20 ans d\u2019expérience qui ont été congédiés pour de petits vols.L\u2019un avait pris deux pièces de 25 cents dans le pot à café ; un autre avait volé un fromage à 3 $ ; un autre, un poisson à 6 $.Embaucher cette jeune femme serait scandaleux », croit Me Boisvert.Jean-Guy Tremblay est à nouveau reconnu coupable de violences 2814402 Presse Canadienne CALGARY Jean-Guy Tremblay, que la Couronne avait décrit comme un « batteur en série » lors de son procès, a été reconnu coupable hier de séquestration, de voies de fait ayant causé des blessures, de menaces et de voies de fait simples.Le juge Scott Brooker, de la cour du banc de la reine de l\u2019Alberta, a acquitté Tremblay, qui est âgé de 35 ans, de plusieurs autres chefs d\u2019accusation liés à cette affaire.Tremblay avait fait la manchette des journaux, en 1989, lorsqu\u2019il s\u2019était rendu jusqu\u2019en Cour suprême pour tenter d\u2019empêcher sa compagne d\u2019alors, Chantal Daigle, de subir un avortement.Lors de son témoignage, Mme Daigle avait soutenu que Tremblay avait été violent et possessif.En Alberta, Tamara Monilaws, l\u2019ex-amie de Tremblay, a rapporté dans son témoignage que l\u2019inculpé l\u2019avait maltraitée à plusieurs reprises et qu\u2019à certains moments, il l\u2019avait empêchée de sortir de chez elle ou même d\u2019aller travailler.L\u2019autre victime, Tamarah Hallson, qui a été colocataire de Tremblay pendant trois semaines, a déclaré qu\u2019elle avait aussi été séquestrée et agressée.Tremblay, qui a congédié son avocat pendant le procès et assuré lui-même sa défense, a reconnu qu\u2019il avait crié, mais nié avoir été violent avec l\u2019une ou l\u2019autre des jeunes femmes.Pendant sa plaidoirie finale, il a expliqué qu\u2019il n\u2019avait tenté que de faire respecter ses droits.L\u2019homme, qui mesure 1m90, a expliqué que sa seule taille intimide les gens.Dans sa représentation sur sentence, mardi, la Couronne pourrait demander au juge de déclarer Tremblay « criminel dangereux », ce qui rendrait sa libération conditionnelle plus difficile à obtenir.PHOTO PC Jean-Guy Tremblay Amende à un éleveur de chevaux 2812819 Jacques Beausoleil, un éleveur de la région de Joliette, a été condamné le 6 décembre à une amende de 550 $ par la Cour du Québec pour avoir négligé de fournir des soins convenables et suffisants à 27 chevaux.Le jugement a néanmoins scandalisé la Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux, car les chevaux ont été remis au propriétaire après avoir été soignés et guéris aux frais de l\u2019État.2813142 2806501 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 18 W-CI-MBRE 1099 A 9 15 000 $ pour avoir proféré des injures à la radio Jean Cour noyer s'en était pris à la directrice des Travaux publics de la Ville de Montréal CHRISTIANE DESJARDINS La Cour supérieure vient de condamner l'animateur de radio Jean Cournoyer à payer 15 000$ de dommages moraux à la directrice des Travaux publics de la Ville de Montréal, Johanne Falcon, qu'il avait injuriée lors de l'émission Face à Face, le 15 janvier 1998.Ce jour-là, M.Cournoyer était en furie parce qu'il avait mis plus de.deux heures, au lieu des 20 minutes habituelles, pour franchir la distance entre son domicile de Dollard-des-Ormeaux et la station CKAC, où il coanime une émission d'affaires publiques avec Jean Lapierre.Montréal, particulièrement le centre-ville, commence alors à peine à émerger de la mémorable tempête de pluie vèrglaçanté.Manteau sur le dos et couvre-chaussures aux pieds, Cournoyer entre dans le studio.« La gang de caves », répond-il à Jean Lapierre, qui vient de mentionner que le centre-ville est censé être maintenant ouvert.Au cours des échanges avec Lapierre, Cournoyer s'emporte : « Le directeur des Travaux publics de la Ville de Montréal, c'est un épais.On les nomme jamais ce gang d'enfants de chiennes-là.Le maire le sait pas si ça va bien.C'est son maudit directeur des Travaux publics, je le le dis.» Apprenant que c'est une directrice, Cournoyer s'exclame.« En plus c'est une directrice ! Elle a-tu des enfants toujours, qu'ils sachent comment elle est ?» .« Elle s'appelle Johanne Falcon », enchaîne Jean Lapierre.« Johanne Falcon, Johanne Falcon, mon oeil, Johanne Falcon.Mange de la marde Johanne Falcon.Falcon.Falcon ï Fais le con ! Elle fait la conne ! Conne.Folle conne.Folle conne.Une conne.» Lapierre tente de calmer Cournoyer, « ton coeur, ton coeur, ta pression.» Mais Cournoyer est « pompé », et continue sur sa lan- PHOT0 SOSERT NAIXM.L3 Presse C Jean Cournoyer a tenus des propos injurieux à l'endroit de Johanne Falcon, mais non diffamatoires, a conclu le juge.cée.« Je ne suis pas capable de me contrôler ! Il y a combien de monde qui ne savent plus où aller à matin, là ?.Le maire c'est un con puis il a une conne qui travaille pour lui ! » Invoquant les répercussions négatives sur sa vie familiale et dans le cadre de son travail, Mme Falcon demandait 100 000 S pour les propos « diffamatoires » de Jean Cournoyer.Le juge Julien Lanctôt en arrive plutôt à la conclusion qu'il s'agit d'injures et non de propos diffamants.« Utilisant à profusion un calembour facile et grotesque créé à partir du nom de Mme Falcon, M.Cournoyer s'est lancé dans une at-taque à fond de charge contre cette dernière pendant laquelle il s'est permis de l'injurier de façon gratuite, injuste et grossière.II est erroné de croire ou de prétendre qu'un animateur de radio a le droit de dire de quelqu'un ce qu'il veut, quand il le veut et comme il le veut.Le droit à l'injure n'existe pas et ne peut se réclamer du droit à la liberté d'expression », écrit le juge.Après avoir analysé tous les facteurs, notamment les excuses de M.Cournoyer, le fait qu'il s'agissait d'une première poursuite de cette nature intentée contre l'animateur en 20 ans, et le peu de séquelles sur les activités de Mme Falcon, le juge a opte pour une somme de 15 000 S en dommages moraux, et n'accorde aucun dommage exemplaire.L'agent Deragon a-t-il produit un faux rapport?« .ANDRÉ CEDIL0T Qualifié d'extrêmement « fair >?par la défense, le rapport que le policier Pierre-Yves Deragon a remis cinq mois après l'accident impliquant Sophie Brodeur est devenu, hier, de l'avis de la Couronne, un véritable torchon.Dans son réquisitoire, Mc Josée Grandchamp a mis Deragon et ses collègues Marcel Brodeur et Pierre Bçileau devant maintes contradictions pour tenter de convaincre le jury que ces trois policiers de la Sûreté du Québec de Covvansville sont coupables d'entrave à la justice.Selon elle, ce rapport que l'agent Deragon à fourni à la Couronne le 23 mai 1997 est un faux.Il avait pour seul but de faire tomber les accusations d'ivresse au volant portées quelques jours plus tôt contre la fille du policier Brodeur.Avant de passer le rapport à la loupe, Me Grandchamp a fait ressortir que Deragon s'est fermé les yeux dès qu'il a mis les pieds sur les lieux de l'accident qui a fait trois blessés, à Simon, dans la nuit du 1er janvier 1997.Selon ce policier, Sophie Brodeur n'était pas ivre, mais sous le choc de l'accident.« Elle était calme et détendue.Et surtout, elle n'avait pas une prune sur la tète.Comment a-t-il pu conclure à une commotion cérébrale ?» a demandé Mc Grandchamp, en s'ap-puyant sur le témoignage du médecin appelé à la barre comme expert par Deragon lui-même.Exhibant le rapport de Deragon, l'avocate de la poursuite a souligné le passage dans lequel il soutient que l'arrestation de Sophie Brodeur est illégale.Primo, parce qu'il n'y avait pas assez de motifs de croire qu'elle étaii en état d'ébriété.Et secundo, parce qu'on ne lui avait pas lu ses droits.Or, dans sa déposition devant le jury, Deragon avait reconnu que les seuls motifs de l'agent Cloutier étaient suffisants pour arrêter la jeune femme.Quant à ses droits, ils lui avaient bel et bien été lus, comme en fait foi une note que Deragon lui-même a inscrite dans un calepin ! Malgré tout, Deragon n'a jamais accepté d'aider son collègue.Au contraire, de noter l'avocate, il a mis beaucoup de pression sur Jean-François Cloutier pour le dissuader de soumettre la jeune femme de 19 ans à l'alcootest.« Deragon travaillait-il vraiment dans l'intérêt de la justice ou.» a dit M« Grandchamp, sans aller plus loin.Elle a aussi noté que Deragon, contrairement à ce qu'il a dit en cour, avait omis d'écrire dans son rapport qu'il avait cru, lui aussi, à , un certain moment, que Sophie Brodeur était en état d'ébriété.Pire, il a laissé croire que l'accident avait été causé par un excès de vitesse.Rassemblant un à un les morceaux du casse-tête, Mc Grand-champ a par ailleurs tenté de montrer que Marcel Brodeur et le délégué syndical Pierre Boileau étaient au courant de l'existence de ce faux rapport.« L'ensemble de la preuve démontre que Boileau en sait plus que ce qu'il dit », estime l'avocate de la Couronne, en montrant son rôle ambigu.Pour se sortir du pétrin, Sophie Brodeur comptait aussi sur un faux résultat d'alcootest que l'agent Cloutier avait fait le malin de l'accident.Comme par hasard, a relaté Mc Grandchamp, ce rapport que Cloutier avait remisé dans son bureau s'est retrouvé entre les mains de Marcel Brodeur.Tout en admettant que son principal témoin, Jean-François Cloutier avait des torts \u2014 « il va vivre avec ce qu'il a à vivre » \u2014 Mc Grandchamp a conclu que ce sont les trois accusés, dans les faits, qui sont coupables de tout.Comme ses collègues la veille, M1\" Sophie Bourque, qui défend Boileau, s'est employée dans sa plaidoirie à démontrer que Cloutier a été victime de ses propres erreurs et, se sentant pris au piège par les enquêteurs internes de la SQ, a tout mis sur le dos de Deragon, Brodeur et Boileau.Selon elle, Cloutier a perverti la vérité tellement de fois et pendant si longtemps \u2014 il a attendu près d'un an avant de tout dire à ses patrons de la SQ \u2014 qu'il a transformé une histoire simple en un drame épouvantable.À la manière du président des États-Unis Bill Clinton dans l'affaire Monica Lewinsky, « sa spirale de mensonges a créé un monstre.Pour couvrir une petite affaire, il a dit un paquet de mensonges ».a expliqué Me Bourque.Le procès reprendra demain, alors que le juge Raynald Fréchetle donnera ses directives aux jurés.À moins d'un imprévu, les délibérations devraient commencer lundi.___; X t r i ¦t Courez vite chez votre détaillant préféré Comme Bruny Surin, vous détestez attendre sur Internet, Alors, n'attendez plus pour vous abonner à l'accès Internet par cable* Vidéotron, car juspu'au 31 décembre 1999.vous profitez d'un rabais de M0$n sur le forfait annuel comprenant l'accès illimité*, le modem câble et la trousse.Remplissez le coupon-rabais ci-dessous et présentez-le chez l'un des détaillants participants.Bruny et Vidéotron, même constat: plus c'est vite, plus c'est l'fun! 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A 10 LA PRESSE, MONTR1ÏAL.S.Uv.kDl 18 DÉCEMBRE 1999 A 11 L b C H 4 i ri -r-'-i I t I I 0 sur toute a amme de véhicules Chrysler* Dodge» Jeep.2000 i : 4.* 9 » V ¦» ¦ : V I: DK i « I r 1 CH RYSLER -¦ ¦ Dodge Caravan Camions Wft Dodge Jeep Merci d'avoir choisi la Chrysler 300M- voiture de l'année 1999 selon Motor Trend.Merci d'avoir fait de la Dodge Caravan la mini-fourgonnette a plus vendue au pays.Merci d'avoir fait du Dodge Dakota le camion e plus vendu de sa catégorie Merci d'avoir fait du Jeep l'utilitaire sport e plus renommé au monde ; Visitez-nous dès aujourd'hui à www.daimlerchrysler.ca L'offre prend fin le 7 janvier 2000 Seulement chez votre concessionnaire Chrysler \u2022 Dodge «Jeep * Cette offre exclut les modèles 2000 suivants: Viper, Prowler, coupé Sebring et Dakota à cabine Quad.Votre concessionnaire Chrysler \u2022Dodge* Jeep réduira le prix de vente des modèles 2000 en stock de 500$.i uis réduira encore le prix de 7%.Les frais de transport, accessoires installés par le concessionnaire, garanties, taxes et coûts d'administration ne sont pas sujets à la réduction de 7 % correspondant au taux de la TPS.Cette offre est exclusive et ne peut être jumelée à aucune autre offre, à l'exception de la remise aux diplômés et du programme d'aide aux handicapés physiques.Elle s'applique aux livraisons au détail de véhicules 2000 pour usage personnel seulement.L'offre s'applique au prix avant échange.L'offre s'applique aux achats faits entre le 6 décembre 1999 et le 7 janvier 2000 inclusivement, chez les concessionnaires participants seulement.Voir votre concessionnaire pour tous les détails et conditions.MD Jeep est une marque déposée de DaimlerChrysler utilisée sous licence par DaimlerChrysler Canada.DaimlerChrysler Canada Inc.est une filiale à propriété entière de DaimlerChrysler Corporation.Photos à titre indicatif seulement.Association publicitaire des concessionnaires Chrysler- Dodge «jeep* du Québec M F2TT \u2022V1 I 6LP1201A1218 A 12 samedi, 18 d c.6LP1201A1218 ZALLCALL 67 01:09:45 12/18/99 B A 12 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 18 DÉCEMBRE 1999 Trois restaurants Movenpick écopent diverses amendes 2805464 RAYMOND GERVAIS Une compagnie propriétaire de quatre restaurants, Richtree Markets, a écopé hier d\u2019un total de 3000 $ d\u2019amendes après avoir reconnu sa culpabilité à des accusations d\u2019avoir conservé des aliments à des températures inadéquates, ainsi que d\u2019avoir offert en vente des aliments non enveloppés.Les infractions ont été commises au Marché Lino, 1, Place Ville- Marie, ainsi que dans trois restaurants exploités sous la raison sociale Movenpick.Ces établissements sont situés au 300, boulevard Sainte-Croix, à Saint- Laurent, au 4849, boulevard Saint-Jean, à P i e r r e f o n d s , ainsi qu\u2019au 1, Place Ville-Marie.Au Marché Lino, les inspecteurs du Service de l\u2019environnement de la Communauté urbaine de Montréal, division des aliments, ont constaté le 29 octobre 1998 que des pâtisseries étaient conservées à la température ambiante, soit à 25 degrés.Dans une autre section du restaurant, les fonctionnaires ont constaté qu\u2019il y avait des morceaux de poulet, des légumes cuits, des pâtes fraîches, ainsi que des sandwichs à la viande.La température de ces aliments variait de 10,5 degrés à 42 degrés.Normalement, ces aliments auraient dû être conservés une température de 60 degrés et plus.Le 25 novembre, les inspecteurs de la CUM ont constaté que de nombreux aliments offerts en vente n\u2019étaient pas protégés de la manipulation des clients.Ces aliments n\u2019étaient pas enveloppés.Une amende de 700 $ a été imposée dans le premier cas, et une de 450 $ dans le second.Le Movenpick de la Place Ville- Marie a écopé une amende de 450 $ pour avoir lui aussi offert en vente des aliments non enveloppés.L\u2019infraction a été commise le 25 novembre 1998.Celui du boulevard Sainte-Croix a été condamné à une amende de 700 $ pour avoir conservé des aliments à des températures inadéquates et potentiellement dangereuses pour la santé.Selon le rapport des inspecteurs, du poulet, des légumes, des boulettes de viande, du riz frit et des pommes de terre en purée se trouvaient à l\u2019intérieur d\u2019un réchaud dont la température variait de 56 à 58 degrés.Dans un comptoir réfrigéré à sandwichs, la température variait de 8 à 10 degrés, alors qu\u2019elle aurait dû être de moins de 4 degrés.Finalement, le Movenpick de Pierrefonds a écopé une amende de 700 $ après avoir reconnu sa culpabilité à une accusation d\u2019avoir lui aussi conservé des aliments à des températures inadéquates.L\u2019infraction reprochée a été constatée le 3 novembre 1998.Le rapport des inspecteurs précise que la température des réchauds variait de 41 à 42 degrés.Du poulet et des légumes, des mets préparés et des boulettes de viandes se trouvaient à l\u2019intérieur de ce réchaud.Dans le réfrigérateur où on trouvait des sandwichs, la température était de 10 degrés.Le propriétaire du restaurant Cavendish- Jérusalem, situé au 5800, boulevard Cavendish, à Côte- Saint-Luc, a écopé une amende de 500 $ après avoir été reconnu coupable d\u2019avoir eu des drosophiles (petites mouches à fruits) dans son établissement en date du 12 novembre 1998.Une récente vérification a permis de constater que la situation était corrigée.En défense, le restaurateur a tenté de convaincre la cour qu\u2019il avait fait son possible pour suivre les recommandations des inspecteurs de la CUM et pour se débarrasser des mouches, en installant des pièges à insectes.Il a de plus affirmé au juge Pierre D.Denault, de la Cour municipale de Montréal, que le problème existait ailleurs dans le centre commercial.Un inspecteur de la CUM a en effet confirmé les propos du restaurateur, mais a précisé que le restaurant voisin avait réglé le problème en retenant les services d\u2019un exterminateur professionnel.Ce que M.Ohnona Gabriel n\u2019a pas fait.Collision à Pointe-Claire Trois personnes ont été blessées hier matin, à Pointe-Claire, lorsqu\u2019un autobus de la STCUM est entré en collision avec une fourgonnette à l\u2019intersection des boulevards Saint-Jean et Brunswick.L\u2019accident s\u2019est produit au moment où le chauffeur de la fourgonnette a coupé la voie à l\u2019autobus en effectuant un virage.L\u2019autobus a alors percuté de plein fouet le côté de la fourgonnette.La conductrice de l\u2019autobus, une de ses passagères ainsi que le chauffeur de la fourgonnette ont été hospitalisés.2812241 PHOTO STÉPHANE BRUNET, collaboration spéciale 2812957 2810121 6LP1301A1218 A 13 samedi, 18 d c.6LP1301A1218 ZALLCALL 67 01:01:18 12/18/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 18 DÉCEMBRE 1999 A 13 Tribunal administratif : Québec examine le jugement Rochon, tandis qu\u2019on s\u2019inquiète des conséquences YVES BOISVERT La décision du juge André Rochon, de la Cour supérieure, de déclarer invalides des aspects clé du Tribunal administratif du Québec (TAQ), n\u2019a pas fini de créer des remous.La ministre de la Justice, Linda Goupil, a déclaré à l\u2019Assemblée nationale qu\u2019elle défendra la justice administrative québécoise, dont elle a vanté la qualité.Son ministère étudie le jugement de 126 pages pour déterminer s\u2019il y a lieu d\u2019en appeler.Le jugement Rochon, rendu jeudi, a pour effet de déclarer inopérants quatre articles de la Loi sur la justice administrative, parce que contraires aux chartes des droits.En particulier, le juge Rochon estime que la durée trop limitée des mandats (cinq ans) des membres du TAQ et l\u2019incertitude qui entoure le processus de leur renouvellement les rendent vulnérables à l\u2019arbitraire politique.Le mode de rémunération est également soumis à l\u2019appréciation du président du TAQ et est de nature à créer un sentiment d\u2019insécurité chez le membre.Cela entache l\u2019indépendance des membres de ce tribunal et peut faire craindre au citoyen qu\u2019il aura un parti pris pour l\u2019État.La cause n\u2019était fondée sur aucun cas particulier : le barreau de Montréal plaidait simplement que la structure du TAQ, en soi, est de nature à inquiéter les citoyens qui vont contester les décisions de l\u2019État devant lui.Le TAQ, créé en avril 1998, entend en appel la plupart des décisions émanant des régies, bureaux, commissions au sujet des rentes, permis, expropriations, évaluations foncières, indemnités, etc.Des dizaines de milliers de décisions par année touchant la survie économique d\u2019entreprises, la liberté de malades, la sécurité financière de citoyens, etc.C\u2019est le barreau de Montréal qui a financé l\u2019attaque constitutionnelle devant la Cour supérieure.« C\u2019est une décision qui n\u2019a pas fait l\u2019unanimité, mais qui a porté fruit »,confie un ex-administrateur du barreau.Joint hier par La Presse , le professeur Yves Ouellette, une sommité en la matière au Canada, a déclaré : « C\u2019est une bavure bureaucratique et législative lamentable, d\u2019autant plus triste que le TAQ n\u2019était pas une institution réclamée par la population, ni aucun groupe ou spécialiste.« Cette institution n\u2019était pas nécessaire pour corriger le malaise bien particulier du \u2018 pistonnage \u2019 et du dépannage (d\u2019amis du parti au pouvoir) pratiqué pendant des années, tous partis confondus.Le TAQ, c\u2019est une initiative bureaucratique, un modèle inspiré du système français et complètement étranger à la tradition nord-américaine.« On a donné au TAQ des pouvoirs très étendus, semblables à ceux d\u2019une vraie cour de justice, y compris de déclarer des lois inconstitutionnelles.C\u2019est en fait une tentative sournoise d\u2019occulter les tribunaux de droit commun, comme la Cour supérieure.Ces immenses pouvoirs sont donnés à des gens qui sont au fond des fonctionnaires (avocats ou professionnels spécialistes).Comme leurs pouvoirs sont du niveau d\u2019une cour de justice, le juge Rochon a été plus exigeant pour ce qui est des garanties d\u2019indépendance de ses membres », dit M.Ouellette.« Le jugement Rochon est une claque en pleine face pour le ministère de la Justice ; mais j\u2019aime croire qu\u2019on ne va pas maintenir l\u2019incertitude en multipliant les appels jusqu\u2019en Cour suprême.» Le juge Rochon a suspendu l\u2019effet de son jugement pour six mois, afin de donner le temps à Québec de faire les réformes qui s\u2019imposent.Le TAQ peut continuer à fonctionner légalement entretemps, mais on peut prévoir une pluie de contestations malgré cela.VENTE DE LIQUIDATION BIJOUX DIAMANTS SUR OR 14 KT Jonc semi-éternité - Total 25 points 279 $ Jonc éternité - Total 1,1 ct 899 $ Bracelet tennis 2 tons - Total 37 points 459 $ Bracelet tennis de style Rolex - Total 1,05 ct 1 249 $ Bracelet tennis de style classique - Total 1,3 ct 1 499 $ Et plusieurs autres bijoux Aussi LIQUIDATION DE VÊTEMENTS POUR HOMMES ET FEMMES 50% à 80% de rabais Complets - Tenues de soirée ARMANI - VERSACE - PAL ZILERI - VALENTINO Tailleurs pour femme - Robes - Blouses - Complets pour homme - Smokings - Cravates - Chemises - Jeans - T-shirts «Valentino» - Vêtements de croisière - Chaussures - Ceintures JUSQU\u2019AU 24 DÉCEMBRE 1999 Heures d\u2019ouverture: Samedi et dimanche de 10 h à 16 h I Lundi au vendredi de 10 h à17 h BARIL, BLANCHETTE INC.Commissaire-priseur 944-B, chemin Trudeau, Beloeil (Québec) Tél.(450) 464-9899 Télec.(450) 464-9734 Autoroute 20 Est - Sortie 109 2813162 2812247 .50 carat.14 ct.399$ 1 carat.14 ct.799$ 2,00 carats .14 ct.1 979$ 3 carats .14 ct.2 579$ 4 carats .14 ct.3 999$ 2813269 Comparez La Qualité A 14 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 18 DÉCEMBRE 1990 Découpez l'appareil dont le professeur a vraiment besoin pour localiser les êtres en mouvement et ainsi passer à Fan 2000.\u2022 Voici les téléavertisseurs / numériques de l'avenir.Offrez en cadeau le LS350 de Motorola™', ou encore le EnPowrMC ou le EnSyncM< de PanasonicMC.Parfaits pour les gens qui bougent, ils sont entièrement numériques et fcomportent une foule de 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15 Québec et les syndicats sur le point de s\u2019entendre Six billets de la STCUM pour une carte mensuelle de la STL JEAN-PAUL CHARBONNEAU La Société de transport de Laval (STL) lance une vaste campagne de promotion pour fidéliser et accroître sa clientèle et offre à ses usagers qui vont se procurer la carte autobus Laval (CAL) en janvier six billets gratuits de la Société de transport de la Communauté urbaine de Montréal (STCUM).Pour obtenir ces tickets gratuits, les détenteurs de la carte CAL achetée en janvier devront la retourner à son expiration à la STL avec une enveloppe-réponse affranchie qui leur sera fournie dans les principaux points de vente.Dans un communiqué, le directeur du service à la clientèle de la STL, Richard Boyer, invite les usagers à faire un petit calcul.« Tous ceux qui font moins de 14 déplacements sur le territoire de la CUM peuvent économiser en se procurant la carte autobus Laval, écrit-il.La STL a réduit le prix de cette carte mensuelle à 56 $, soit 19 $ de moins que la carte régionale.La carte locale peut donc s\u2019avérer plus avantageuse pour les usagers de la STL qui se déplacent occasionnellement sur le territoire de la STCUM.Nous sommes dans une démarche de développement du transport en commun à Laval et nous souhaitons stimuler l\u2019achalandage.» Par ailleurs, la STL va offrir durant la nuit du 31 décembre au 1er janvier un service en partance des terminus situés rue Lajeunesse et Côte-Vertu, tous deux à proximité de stations de métro.À compter de 20 h le 31 décembre et durant toute la journée du 1er janvier 2000, le service sera gratuit à bord des autobus de la STL.De son côté, la municipalité de Repentigny offrira à Noël et au jour de l\u2019An un service gratuit dans ses autobus qui se rendent à la station de métro Radisson et à ceux qui empruntent le circuit interne.DENIS LESSARD du bureau de La Presse, QUÉBEC Les négociations entre le gouvernement du Québec et les centrales syndicales représentant ses 400 000 employés en étaient à leurs dernières heures hier soir.Tout était en place pour un règlement dans la nuit, obtenu à l\u2019arraché, avec l\u2019intervention ultime du premier ministre Bouchard.Selon les informations obtenues au moment de mettre sous presse, le gouvernement a jeté du lest et consenti quelques bonifications au régime de retraite ; on envisage de laisser partir les employés de 60 ans et plus sans pénalité actuarielle, une facture de moins de 100 millions, mais dont l\u2019amortissement dans les équilibres comptables du gouvernement cause des maux de tête au Conseil du Trésor \u2014 Québec veut étaler cet amortissement sur six années au lieu des 16 habituelles, ce qui change énormément l\u2019importance de la facture.Québec accorderait aussi 50 millions pour quelque 25 000 syndiqués qui ont commencé à cotiser au régime de retraite avant 1973.En outre, selon le Front commun, Québec paraît disposé à bonifier les 6 % déjà offerts en augmentation de salaire \u2014 environ 1 % supplémentaire.Les centrales ont baissé leurs revendications de 11,5 à 8,5 % d\u2019augmentation sur trois ans, mais ne démordaient plus de ce plancher au moment de mettre sous presse.Les discussions sur les clauses normatives sont pratiquement terminées partout et n\u2019attendent plus qu\u2019une conclusion sur les salaires et la retraite avant d\u2019être signées.Après avoir frôlé le précipice \u2014 les enseignants voulaient suspendre les discussions hier matin pour les reprendre en février \u2014, Québec et la Fédération des syndicats d\u2019enseignants (76 000 membres) ont fait un grand bout de chemin sur le dossier de l\u2019équité salariale.Québec a ajouté 50 millions aux 97 déjà offerts \u2014 la CEQ réclamait 620 millions.On a convenu de contourner l\u2019embâcle en « convenant d\u2019une perspective de règlement provisoire, un correctif salarial qui serait donné immédiatement aux enseignants à la condition d\u2019avoir un engagement sur le mécanisme pour régler les questions sur le fond », a dit Johanne Fortier, présidente de la Fédération.Hier, le premier ministre Lucien Bouchard a pourtant prévenu, en conférence de presse, que les centrales devraient faire un choix entre les hausses de salaire et l\u2019amélioration du régime de retraite.Le gouvernement pourrait encore « faire un petit effort » sur le plan monétaire, mais l\u2019essentiel de la marge de manoeuvre est sur la table depuis l\u2019ajout de 1 % aux offres initiales de 5 % sur trois ans.Un pour cent représente 200 millions par année, a rappelé M.Bouchard.« Dans la mesure où on serait prêts à faire un petit effort encore, on ne peut pas le mettre partout, il y a des choix à faire du côté syndical », a dit M.Bouchard.Quelques heures plus tard, la vice-présidente de la CSN, Claudette Carbonneau insistait toutefois encore : le Front commun s\u2019attend à des avancées sur les deux fronts.Soit améliorer la retraite tout en obtenant plus que les 6 % offerts au niveau salarial.Même évaluation chez Claude Généreux, du SCFP et de la FTQ Santé.Une entente nécessite des progrès tant sur le salaire que la retraite.Après bien des rebondissements \u2014 les négociations ont bien failli être rompues avec les 72 000 enseignants \u2014, les coordonnateurs des trois centrales CSN-FTQCEQ ont jugé bon d\u2019inviter à Québec leurs chefs respectifs (Marc Laviolette, Henri Massé et Monique Richard) tant le règlement paraissait à portée de main.Henri Massé, de la FTQ, est arrivé en début de soirée, mais déjà on sentait que plusieurs heures de discussions seraient encore nécessaires.« Nous sommes comme des vampires, nous ne travaillons qu\u2019à l\u2019obscurité », a ironisé Gilles Giguère, le coordonnateur de la FTQ.Après maints conciliabules, les négociateurs syndicaux ont atteint les limites des mandats du Conseil du Trésor, et au moment de mettre sous presse on se préparait à poursuivre la négociation en présence du premier ministre Bouchard qui, stratégiquement, est resté à Québec hier soir.Pendant ce temps, plus de 800 délégués de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS) de la CSN étaient retenus à Québec jusqu\u2019à ce matin \u2014 on compte leur soumettre l\u2019entente de principe toute chaude sortie de la table de négociation.L\u2019adhésion de cette centrale de 90 000 membres doit avoir un fort effet d\u2019entraînement sur le reste des syndiqués du secteur public.Pour Claudette Carbonneau (CSN), cette négociation est névralgique car pour la première fois on dépoussière des clauses normatives qui n\u2019ont pas été revues depuis dix ans.Tôt en journée, les questions normatives étaient en pratique réglées dans le secteur de la santé pour la CSN (90 000 membres) et la FTQ (20 000 membres) \u2014 il ne manquait que l\u2019entente globale pour déclarer l\u2019entente conclue.Dans le soutien scolaire FTQ et CSN, une entente de principe a été obtenue plus tôt sur les clauses normatives.Les temporaires seront inscrits sur une liste de priorité d\u2019emploi.Les conditions de travail du personnel de soutien « seront améliorées de façon importante », a dit Jean-Pierre Hillinger, du comité patronal (éducation).Du côté des enseignants, les choses ont failli se gâter jeudi, mais un coup de fil du ministre de l\u2019Éducation, François Legault, suivi d\u2019une longue rencontre, jeudi soir, a permis de maintenir les discussions.Québec ouvre la porte sur la question litigieuse des effectifs pour les enfants en difficulté, explique-t-on.« On a établi les paramètres d\u2019un règlement satisfaisant pour nous », a dit Mme Fortier.De la même manière, du côté de la santé, l\u2019intervention de la ministre Pauline Marois a puissamment contribué à faire progresser les discussions, soulignait hier Mme Carbonneau.La CSN a aussi des demandes en matière d\u2019équité salariale.Une avancée « historique » est survenue, selon Mme Carbonneau, quand Québec a accepté de revoir le processus d\u2019évaluation des emplois, un mécanisme qui n\u2019a pas été retouché depuis 1989.Pour les 22 000 employées de garderies, les avancées sont aussi tangibles, on ne parlera plus de « préposées », et les salaires des éducatrices et des responsables de services de garde seront considérablement améliorés, de 10 à 23 %, a rappelé Mme Carbonneau.Le dimanche 19 décembre à 16 h 2813471 2814399 2814174 6LP1601A1218 A 16 samedi, 18 d c.6LP1601A1218 ZALLCALL 67 01:06:45 12/18/99 B A 16 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 18 DÉCEMBRE 1999 2811792 Le directeur du parc du Mont-Tremblant se retrouve sur la brèche BRUNO BISSON Le sort du directeur du parc provincial du Mont-Tremblant, André Lemay, tient à quelques fils qui seront vraisemblablement coupés en janvier 2000 lorsqu\u2019il reviendra de vacances.La rumeur court depuis déjà deux semaines dans les milieux de l\u2019environnement et des loisirs des Laurentides.On attribue à un projet de train touristique les désaccords profonds qui seraient survenus récemment entre M.Lemay, un des plus ardents défenseurs du train, et ses supérieurs, qui gardent de sérieuses réserves.Joint mardi par La Presse , son supérieur, Raymond Desjardins, directeur des parcs à la Société des établissements de plein air du Québec (SÉPAQ), a affirmé que M.Lemay est en vacances depuis vendredi dernier et qu\u2019il est toujours employé de la SÉPAQ.À deux reprises, toutefois, M.Desjardins a refusé de confirmer si au retour de ces vacances « prévues de longue date », M.Lemay sera toujours le directeur du plus grand parc provincial du Québec.« Il peut se passer bien des choses d\u2019ici janvier 2000 », a dit M.Desjardins, refusant net de discuter des rumeurs et nouvelles circulant dans les coulisses à propos d\u2019un projet de mise en valeur du parc du Mont-Tremblant, conçu « en partenariat » avec le promoteur immobilier Intrawest.La Presse a révélé il y a deux semaines les grandes lignes de ce projet, estimé de façon très conservatrice à 70 millions et dont le coût appréhendé vacillait plutôt autour de 100 millions.Il consiste en de spectaculaires réaménagements de trois lieux à vocation récréotouristiques du parc provincial, soit le camping du lac Monroe, la plage du lac des Sables et la très panoramique Chute-aux- Rats, au nord de Saint-Donat.Pour créer un lien entre ces pôles d\u2019attraction, la SÉPAQ aurait implanté un train de 800 passagers qui aurait couru sur 40 kilomètres dans le territoire du parc.Il aurait de plus desservi la station touristique Mont-Tremblant d\u2019Intrawest et les deux autres stations projetées par ce promoteur d\u2019ici dix ans dans les versants Soleil et Nord de la montagne.Treize kilomètres sépareront la station actuelle de la station du versant Nord.Dans deux entrevues accordées depuis novembre, M.Lemay avait défendu le projet, dont La Presse avait appris l\u2019existence d\u2019une autre source.Il offrait plusieurs avantages, notamment celui de rendre le parc plus accessible et d\u2019en élargir la clientèle hors des cercles d\u2019amateurs de plein air pur et dur.Il résolvait du même coup un problème bien réel posé par la coexistence du parc provincial, voué à la conservation, et du puissant produit touristique haut de gamme d\u2019Intrawest, qui souhaite attirer sept millions de visiteurs au pied de la célèbre montagne, en 2010.Le projet présentait toutefois deux inconvénients majeurs : il pourrait être difficile de justifier qu\u2019une voie ferrée traverse sur 40 kilomètres un territoire qui vient d\u2019obtenir un classement « à vocation de conservation » il y a tout juste un an ; ensuite, la facture de 70 millions pour les contribuables paraît fort élevée en considération du fait que le projet servirait à merveille les projets d\u2019Intrawest, alors que la hausse des revenus nécessaires pour en financer le développement, avec des fonds publics, tient surtout du pari risqué.Enfin, même si La Presse en a fait état il y a seulement deux semaines, ce projet faisait face à une véritable opposition au pays du curé Labelle depuis septembre.Bardé du surnom de « Disneyland du Nord », le projet, estiment ces opposants, « nous apparaît bien mort.Disons, moribond à 75 % ».Pour sa part, le directeur des parcs de la SÉPAQ affirme qu\u2019un plan directeur du parc du Mont-Tremblant sera soumis en janvier à la Table d\u2019harmonisation du parc, un organisme paragouvernemental dont les 11 membres ont été nommés par le ministre Guy Chevrette, responsable des parcs et ministre de la région de Lanaudière.Les membres de la Table feront leurs recommandations au ministre, qui donnera alors à la SÉPAQ le mandat de mettre le plan définitif en marche.M.Desjardins a rappelé que l\u2019organisme dispose annuellement d\u2019un budget inférieur à 70 millions pour l\u2019ensemble de ses parcs.« Le projet de train touristique est toujours à l\u2019étude, a dit le gestionnaire.Il n\u2019est pas le seul, car nous examinons d\u2019autres propositions pour gérer la problématique bien réelle qui se pose, en matière de transport, à cause de la présence d\u2019Intrawest.» Pro-Avenir milite en faveur de la fusion pour Sainte-Marthe JEAN-PAUL CHARBONNEAU Le comité de citoyens Pro-Avenir de Sainte- Marthe-sur-le-Lac demande au gouvernement de faire valoir les droits de la population et de fusionner leur municipalité avec Deux-Montagnes, Pointe-Calumet et Saint- Joseph-du-Lac.Ce regroupement dénonce l\u2019administration du maire Michel Leroux qui a rescindé deux résolutions votées en juin et septembre 1999, lesquelles réclamaient une étude de faisabilité sur ce projet de fusion.On reproche au maire d\u2019avoir dit publiquement pendant fort longtemps qu\u2019il voulait une telle fusion pour ensuite changer son fusil d\u2019épaule.Afin de démontrer le sérieux de sa démarche, le comité de citoyen a fait parvenir à l\u2019Assemblée nationale une pétition signée par 3406 résidants de Sainte-Marthe qui réclament la fusion de leur ville, principalement avec Deux-Montagnes.On soutient qu\u2019un grand pas a déjà été fait dans le regroupement, puisque le service de police est commun, tout comme celui de protection contre les incendies, la cour municipale, l\u2019usine de filtration et le réseau de traitement des eaux usées.Le comité, dont le président est Maurice Gobeil, demande à la députée péquiste de Deux-Montagnes, Hélène Robert, d\u2019appuyer les signataires.Disant que plusieurs résidants n\u2019ont pu être joints, les pétitionnaires concluent : « En conséquence, nous estimons que la majorité des citoyens sont en faveur d\u2019un regroupement.» La population de cette municipalité voisine de Deux-Montagnes est de 8300 habitants.2814409 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 18 DÉCEMBRE 1999 A 17 1 QUAND C'EST CL A I 4.I.La Cour suprême du Canada, dans son avis rendu l'an dernier, est tout à fait claire.Elle dit: «Pour être considérés comme l'expression de la volonté démocratique, les résultats d'un référendum doivent être dénués de toute ambiguïté en ce qui concerne tant la question posée que l'appui reçu.» (paragraphe 87) Elle dit également que :«., il reviendra aux acteurs politiques de déterminer en quoi consiste «une majorité claire en réponse à une question claire », suivant les circonstances dans lesquelles un futur référendum pourrait être tenu.» (paragraphe 153) Étant l'un de ces «acteurs politiques» et par respect pour tous les Québécois, tous les autres Canadiens et la Cour suprême de notre pays, le Gouvernement du Canada estime qu'il est plus sage et raisonnable de faire connaître sa position sur ce qui l'engagerait dans des négociations sur la séparation du Québec le plus tôt possible avant un autre référendum, plutôt qu'après.Bien sûr, l'Assemblée nationale du Québec est maître du processus référendaire et peut donc, en toute légitimité poser la question qu'elle voudra, selon les modalités qu'elle souhaite et quand bon lui semblera.Pour sa part, le Gouvernement du Canada a la responsabilité de s'assurer qu'avant d'entreprendre des négociations sur la séparation du Québec, les exigences de clarté énoncées par la Cour suprême sont respectées.Pas pour dicter un choix.Pas pour dicter une question.Mais pour être bien certain que tout le monde s'entend sur le sens à donner au vote.Après tout, si on veut un résultat clair et utile, il faut poser une question claire comprise par tout le monde de la même façon avant, pendant et après un référendum.0 Parce qu'en démocratie, lorsque la question est claire, tout le monde gagne.Canada i 5 fi 6LP1801A1218 a 18 samedi 6LP1801A1218 ZALLCALL 67 01:07:46 12/18/99 B A 18 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 18 DÉCEMBRE 1999 Les diplômés du secondaire gagnent à peine plus que les décrocheurs Le possibilité de continuer ses études, la vraie valeur du DES ANDRÉ PRATTE Au Canada, les décrocheurs gagnent des salaires presque aussi élevés que leurs camarades qui ont tenu le coup jusqu\u2019à l\u2019obtention du diplôme d\u2019études secondaires (DES), révèle un rapport de recherche publié par le Centre interuniversitaire de recherche en analyse des organisations (CIRANO).(1) Selon l\u2019étude réalisée par Daniel Parent, professeur de science économique à l\u2019Université McGill, la seule façon pour les détenteurs d\u2019un DES d\u2019améliorer leur sort, c\u2019est de poursuivre leurs études au-delà du secondaire.« Le DES comme tel ne mène pas à grand-chose, a expliqué M.Parent au cours d\u2019un entretien avec La Presse.La vraie valeur d\u2019un diplôme secondaire, c\u2019est la possibilité qu\u2019il offre de continuer ses études.L\u2019éducation post-secondaire, elle, est de plus en plus payante.» Cette conclusion repose sur une analyse des données des recensements de 1981 à 1996 et des résultats d\u2019une enquête menée par Statistique Canada auprès de 6000 jeunes adultes.Les deux séries de chiffres mènent à des conclusions concordantes.Regardons d\u2019abord les salaires horaires des jeunes de 15 à 24 ans qui sont sur le marché du travail.En 1996, les détenteurs d\u2019un DES (qui n\u2019ont pas poursuivi leurs études) gagnaient à peine 6 % de plus que ceux qui avaient quitté l\u2019école avant la fin du cinquième secondaire.En outre, cette prime au diplôme était plus petite en 1996 que 15 ans plus tôt (9 %).Parmi les jeunes femmes, le salaire des diplômées du secondaire était de seulement 3 % supérieur à celui de leurs camarades décrocheuses.« Les données sur les salaires indiquent que si les diplômés du secondaire occupaient des emplois mieux payés que les décrocheurs il y a 15 ou 20 ans, les deux groupes se disputent peut-être aujourd\u2019hui les mêmes emplois », constate M.Parent.Cette intuition est confirmée par les statistiques portant sur les catégories d\u2019emplois.En 1981, les diplômés du secondaire étaient proportionnellement deux fois plus nombreux que les décrocheurs dans des postes de travail de bureau.Aujourd\u2019hui, on trouve pratiquement autant de décrocheurs que de diplômés dans ce genre d\u2019emplois.Pourquoi continuer ?Il est vrai que les détenteurs de DES ont plus de facilité à se dénicher un travail que ceux qui n\u2019ont pas persévéré.En 1981, pour 100 diplômés du secondaire âgés de 15 à 24 ans détenant un emploi, on comptait 79 décrocheurs ayant trouvé du travail.En 1996, pour 100 diplômés en emploi, il n\u2019y avait plus que 72 décrocheurs au travail.Cependant, d\u2019autres calculs effectués par le professeur Parent laissent croire que l\u2019écart entre le taux d\u2019emploi des diplômés et celui des décrocheurs est moins grand qu\u2019il n\u2019y paraît.De plus, dans certaines provinces, la facilité relative des diplômés à se trouver un emploi n\u2019a pas crû au cours des dernières années, ce qui semble aller à l\u2019encontre du discours selon lequel il est plus important que jamais de terminer son cours secondaire.Ainsi au Québec, le taux d\u2019emploi relatif des jeunes décrocheurs n\u2019a pas diminué depuis 1981, demeurant à 77 %.« Mets-toi à la place du gars qui est en secondaire IV ou V, dit l\u2019économiste Daniel Parent.Il voit bien que le seul avantage de compléter son secondaire, c\u2019est que sa probabilité de dénicher un emploi sera plus grande.Mais s\u2019il se trouve un emploi pendant qu\u2019il est aux études, le désavantage d\u2019être décrocheur vient de disparaître.Pourquoi continuer, il l\u2019a, sa job ! » Insistons : ces résultats ne signifient pas qu\u2019il ne sert à rien de terminer son cours secondaire.Mais il est clair que le principal bénéfice offert par le DES est l\u2019accès aux études supérieures.À cet égard, l\u2019analyse du professeur Parent confirme les avantages dont jouissent les diplômés universitaires en matière de taux d\u2019emploi, de salaires et même de possibilités de formation en entreprise.Au chapitre des salaires, par exemple, la prime au diplôme universitaire (par rapport au DES) a augmenté entre 1986 et 1996, passant de 36 % à 43 %.Autrement dit, en 1996, les diplômés universitaires gagnaient 43 % de plus que les diplômés du secondaire.Il saute aux yeux que cette prime est énorme lorsqu\u2019on la compare à l\u2019avantage salarial (moins de 10 %) dont jouissent les diplômés du secondaire sur les décrocheurs.(1) Parent, D.« Labour market outcomes and schooling in Canada : Has the value of a high school degree changed over time ?» Rapport de recherche 99s-42, CIRANO, novembre 1999.RECHERCHE UNIVERSITAIRE PHOTOTHÈQUE, La Presse © Même si les étudiants de secondaire IV ou V savent qu\u2019un DES est synonyme d\u2019un meilleur emploi, plusieurs vont décrocher s\u2019ils trouvent un travail durant leurs études.« Pourquoi continuer, il l\u2019a, sa job ! » fait remarquer l\u2019économiste Daniel Parent.2810111 De plus en plus de diplômés chômeurs chez les immigrants RIMA ELKOURI Les immigrants accueillis au Québec sont de plus en plus scolarisés.Pourtant, ils ont de plus en plus de difficulté à s\u2019intégrer au marché du travail.Pour Pablo Altamirano, directeur général du Comité d\u2019adaptation de la maind\u2019oeuvre pour personnes immigrantes (CAMO-PI), il s\u2019agit là d\u2019un constat « choquant ».« Le taux de chômage des personnes immigrantes est équivalent à celui des personnes nées au Québec et qui n\u2019ont pas fini leur secondaire ! » observe celui qui est depuis un mois à la tête du CAMO-PI.Une analyse des données du recensement de 1996 réalisée par le chercheur Gilles Roy met en lumière des faits troublants, souligne M.Altamirano.Le taux de chômage des immigrants est trois fois supérieur à celui des gens nés au Canada.Il est de 27% pour les hommes immigrants montréalais de 25 à 44 ans arrivés au Québec depuis 1991, contre 9% pour les hommes nés ici.L\u2019analyse révèle par ailleurs que la proportion, parmi les immigrants québécois, de diplômés post-secondaires est en légère progression à chaque vague d\u2019immigration depuis 1986 et qu\u2019elle est supérieure à celle des personnes nées au Canada (43,2% contre 37,5%, en 1996).Les difficultés d\u2019intégration économique des nouveaux arrivants varient selon leur pays d\u2019origine, constate M.Altamirano.À ceux qui disent, à la blague ou pas, que pour obtenir un emploi aujourd\u2019hui, il faut être « femme, noire et handicapée », M.Altamirano fait souligner que la situation de certaines communautés n\u2019a vraiment rien d\u2019enviable.C\u2019est le cas des communautés originaires d\u2019Afrique noire qui affichent un taux de chômage de 37%.Elles sont suivies des immigrants issus d\u2019Amérique latine et des Caraïbes (28% et 26%).« On est en train de faire chômer des gens qui peuvent être extrêmement utiles.Ça coûterait moins cher de les faire travailler que de les garder là », croit M.Altamirano.« On ne demande pas de traitement de faveur, assure-t-il.On demande un traitement équitable.» Au-delà des barrières culturelles et linguistiques, il y a aussi la difficulté qu\u2019ont de nombreux immigrants qualifiés à faire reconnaître leurs compétences, note M.Altamirano.Le projet d\u2019immersion professionnelle lancé l\u2019an dernier par le CAMO a permis à plus de 200 nouveaux arrivants de franchir cet obstacle en obtenant une expérience locale de travail.Sur les 240 immigrants qui ont décroché un stage en entreprise grâce à ce programme, 85% ont réussi par la suite à se trouver un emploi.Vu ce succès, le projet se poursuit pour la deuxième année. 6LP1901A1218 a 19 samedi 6LP1901A1218 ZALLCALL 67 01:08:43 12/18/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 18 DÉCEMBRE 1999 A 19 2813854 Être gros est un choix rationnel dans la société moderne, selon deux chercheurs américains RECHERCHE UNIVERSITAIRE ANDRÉ PRATTE Les campagnes de santé publique visant à convaincre les gens de manger mieux et de faire de l\u2019exercice sont vouées à l\u2019échec, parce qu\u2019être gros résulte d\u2019un choix rationnel.C\u2019est ce que soutiennent deux professeurs de l\u2019Université de Chicago dans un rapport de recherche qui vient d\u2019être rendu public.(1) « Le problème n\u2019en est pas un d\u2019information mais d\u2019incitation.Tout le monde sait comment perdre du poids, il faut manger moins ou bouger plus.Mais peu de gens sont disposés à en payer le prix, en matière d\u2019efforts, de dépenses, ou de plaisirs sacrifiés », écrivent l\u2019économiste Tomas Philipson et le professeur de droit Richard Posner.MM.Philipson et Posner cherchaient à comprendre pourquoi l\u2019embonpoint et l\u2019obésité affectent une partie croissante de la population des pays développés (46 % au Canada) alors que le nombre moyen de calories consommées n\u2019a pas augmenté.La réponse, bien sûr, c\u2019est que nous sommes plus sédentaires que nos ancêtres, entre autres parce que les emplois d\u2019aujourd\u2019hui ne nécessitent pas beaucoup d\u2019efforts physiques.Ce changement a bouleversé les données du calcul coût-bénéfice auquel se livre le consommateur rationnel.Comme les gens occupaient autrefois des emplois manuels, ils étaient en quelque sorte payés pour dépenser des calories.Réduire sa dépense énergétique équivalait à travailler moins, et à diminuer ses revenus.Il y avait peu d\u2019avantages à être gros.De nos jours, au contraire, nous sommes payés pour ne pas dépenser d\u2019énergie, et nous devons payer \u2014 parfois en argent, mais surtout en temps \u2014 pour faire de l\u2019exercice.« Quand vous avez un emploi de bureau, vous gagnez de l\u2019argent, mais vous sacrifiez l\u2019exercice, a expliqué l\u2019économiste Philipson au cours d\u2019une interview accordée à La Presse.Les gens doivent choisir, par exemple, entre faire de l\u2019exercice et passer du temps avec leurs enfants.» Plusieurs autres caractéristiques de la société moderne \u2014 l\u2019automatisation des tâches, y compris les tâches ménagères, le développement des banlieues, l\u2019attrait de la télévision \u2014 contribuent à augmenter les bénéfices de l\u2019obésité.Du côté des coûts, on ne trouve que les considérations esthétiques et les effets néfastes pour la santé.Or, soutiennent ces auteurs, la santé n\u2019est pas la seule préoccupation de l\u2019homo sapiens.« Si les gens se préoccupaient davantage des risques de l\u2019obésité que du revenu qu\u2019ils retirent d\u2019un emploi de bureau, revenu grâce auquel ils peuvent payer la maison, la voiture et l\u2019éducation de leurs enfants, ils choisiraient un emploi manuel ! » affirme Tomas Philipson.Cette thèse mène Philipson et son confrère à penser que les responsables de la santé publique ratent la cible en misant sur des campagnes de sensibilisation.« Une information supplémentaire sur les risques de l\u2019obésité n\u2019aura pas beaucoup d\u2019effet, parce que les incitations à être obèse sont très fortes, notamment un emploi sédentaire et bien payé ! » Philipson et Posner sont généralement partisans du libre arbitre en ces matières.« La question, dit M.Philipson, c\u2019est quel est l\u2019avantage d\u2019une intervention d\u2019une troisième partie, le gouvernement par exemple.Pourquoi les gens ne peuventils pas faire ces choix eux-mêmes ?» Carottes cuites Sans suivre aussi loin ces profs de l\u2019Université de Chicago, des spécialistes québécois de l\u2019obésité consultés par La Presse ont trouvé intéressante la thèse du calcul coûtbénéfice qu\u2019ils ont développée.Réjeanne Gougeon, chercheuse en nutrition à l\u2019Université McGill, souligne que cette approche compte déjà des adeptes parmi ceux qui traitent les personnes obèses.« En clinique, dit-elle, je vais essayer d\u2019aider le patient à identifier les bénéfices qu\u2019il retire du fait d\u2019être gros.S\u2019il y a des gains qui n\u2019ont pas été identifiés, on n\u2019arrive à rien.» Spécialiste de l\u2019obésité à l\u2019Université Laval, Angelo Tremblay estime lui aussi que les campagnes d\u2019information ne suffiront pas à contrer l\u2019augmentation du nombre de personnes grasses.Des encouragements concrets sont nécessaires.« Il faut que les gouvernements et les entreprises ramènent dans le mode de vie des gens un environnement qui favorise (l\u2019activité physique), affirme ce chercheur.Tant que ça ne sera pas fait, les carottes vont rester cuites.» (1) Philipson, T.& Posner, R.« The longrun growth of obesity as a function of technological change », National Bureau of Economic Research, Rapport de recherche no.7423, novembre 1999.PHOTOTHÈQUE, La Presse © De nos jours, nous sommes payés pour ne pas dépenser d\u2019énergie, et nous devons payer \u2014 parfois en argent, mais surtout en temps \u2014 pour faire de l\u2019exercice.« Quand vous avez un emploi de bureau, vous gagnez de l\u2019argent, mais vous sacrifiez l\u2019exercice », explique l\u2019économiste Tomas Philipson.2795249 A 20 LA PRi:SSl\\ MONTRÉAL.SAMEDI 18 DEC CM BRI: 1999 #3» 1*4 M '\u2022S M M 280$.coût lo tilde 2O7^?.H0$ Exemple ; r 'cmentde250O0$àO.99% 4H versements de 530.99$.coûts en intérêts de 487.'>2$.coût total de 2*> 487.*»^$ 'Rabais aux diplômé*, taxable et accordé selon l« critères du m.inul.Mlurlcr \"\u2022\"'M.irque déposée de General Motors Coqx>raticHil3anqueTD.usager agréé Un échange de véhiculât\" ' \u2022 ''\u2022 r si .i Tt- t'.effiTtu/-jp.ir l«'Ndticn^liiiglm-.iyTraHicSHfHyAiirninwr.itK>niNirrSA)desÉ U \"^Donnéa fournie {vir !\u2022\u2022 ministère des Ressources naturelles dans le Guide de la consommation de carburant 2000.Pour plus d information, voyei votre concessionnaire participant ou visiter le wvaw gmcanadi œnT El eal.DE MONTREAL ; Présentateur officiel du Festival International de Jazz de Montn 6LP2101A1218 A21 samedi 6LP2101A1218 ZALLCALL 67 01:01:01 12/18/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 18 DÉCEMBRE 1999 A 21 Pour comprendre Marc Lépine Son ex-colocataire a fouillé dans le passé du meurtrier de Polytechnique Martine Roux Au café Aux derniers humains où il avait fixé le rendez-vous, Érik Cossette tend une main franche.Sous de pétillants yeux bleus et un sourire avenant, il cache pourtant une sourde douleur : la perte de son ami Marc Lépine, mais surtout la colère de le voir frappé d\u2019ostracisme par une société qui l\u2019a pourtant mis au monde.Dix ans à essayer de comprendre.Dix ans à retourner dans sa tête cette question : pourquoi ?Alors que la seule évocation du nom de Marc Lépine suffit à faire frissonner le commun des mortels, M.Cossette se demande encore ce qui a bien pu pousser son ex-colocataire à tuer 14 jeunes femmes, un certain 6 décembre 1989, avant de se suicider.La mémoire du personnage inspire généralement dégoût et mépris.Mais qui était Marc Lépine ?Selon lui, la question a été rapidement balayée sous le tapis par une opinion publique pressée de condamner l\u2019ignoble auteur de la tragédie.« Aux yeux d\u2019une majorité de gens, Marc Lépine n\u2019a rien à voir avec eux.C\u2019est un monstre, un point c\u2019est tout.Mais ce gars-là est issu de notre société ! Il a fréquenté les mêmes écoles, a suivi le même chemin que tout le monde.» Un bon ami Érik Cossette et Marc Lépine se sont rencontrés à l\u2019école secondaire Saint-Thomas, à Pointe-Claire.Entre eux, le courant a passé : tous deux timides et introvertis, ils avaient du mal à socialiser.Le visage de Marc était ravagé par l\u2019acné tandis qu\u2019Érik, un enfant dyslexique, connaissait des problèmes d\u2019apprentissage.Le visionnement de films d\u2019action et de science-fiction occupait la majeure partie de leurs temps libres.« C\u2019est devenu un bon ami, raconte Érik.Marc était très généreux.C\u2019était avant tout un jeune homme extrêmement intelligent et rationnel.Il avait un côté gamin, très joyeux, mais se réfugiait dans la rationalité pour se distancier de ses émotions.Il avait un imaginaire débordant.» Marc Lépine s\u2019intéressait à tout, se souvient son ami.Au cégep, il s\u2019oriente en électronique et en sciences pures tandis qu\u2019Érik opte pour les sciences humaines.Ce qui ne les empêche pas de garder contact et de décider de prendre un petit appartement ensemble, rue de Bordeaux, en 1988.Lépine quitte ses études et travaille dans un hôpital comme aide-cuisinier, tandis que Cossette, dont les études universitaires en comptabilité ont tourné court, vivote entre deux boulots.« Pendant que je m\u2019ouvrais peu à peu à la vie, confie-t-il, Marc passait de longues heures dans sa chambre à lire, à regarder la télévision ou à jouer sur l\u2019ordinateur.Il suivait des cours payés par l\u2019assurance-chômage, dont un cours de chimie qui lui faisait défaut pour terminer son DEC.Je voyais bien qu\u2019il était triste, mais nous ne parlions jamais de nos émotions malgré l\u2019amitié qui nous liait.» Un jour, un ami commun lui fait remarquer que la vraie vie, ce n\u2019est pas de rester enfermé dans sa chambre.« Il s\u2019est emporté en disant qu\u2019il ne ferait jamais de 9 à 5 et qu\u2019il souhaitait vivre en ermite dans le Grand Nord.» Un jour de septembre 1989, Érik fait ses adieux à Marc avant de s\u2019envoler pour la Colombie, où il compte passer quatre mois.C\u2019est sa mère qui lui apprendra plus tard au téléphone que son colocataire s\u2019est suicidé « dans des circonstances publiques ».De retour au pays un mois après le drame, il voit sa famille le tenir à l\u2019écart de l\u2019actualité et ce n\u2019est qu\u2019au compte-gouttes qu\u2019il reconstituera le fil des événements.Il n\u2019a accordé depuis que deux entrevues : l\u2019une au journal The Gazette en 1990 et une autre récemment à l\u2019émission The Fifth Estate, à CBC.Pourquoi maintenant sortir de l\u2019ombre ?« Je ne sors pas de l\u2019ombre : on ne m\u2019a pas sollicité, répond-il d\u2019une voix douce.Bien sûr, au lendemain du drame, ma famille a été inondée d\u2019appels.Depuis, plus rien.Personne n\u2019a jamais véritablement cherché à comprendre Marc Lépine.» Personne sauf lui.Au fil de ses études en enseignement \u2014 il travaille aujourd\u2019hui comme éducateur auprès d\u2019enfants qui connaissent des troubles d\u2019apprentissage et de comportement \u2014, il a peu à peu saisi l\u2019importance de la dimension psychologique dans le geste de Lépine.D\u2019un traumatisme à l\u2019autre Même s\u2019il n\u2019en a jamais parlé ouvertement, son ami a connu une enfance « d\u2019une brutalité dévastatrice », dit-il, qui s\u2019est révélée déterminante dans le développement de sa personnalité.« Son père, d\u2019origine algérienne, était extrêmement violent.Il le battait, le jetait contre les murs.» La mère, dit Érik, assistait impuissante à ces scènes, son mari lui interdisant d\u2019intervenir.Comble de l\u2019horreur, il l\u2019empêchait aussi de consoler ses enfants.« Je crois qu\u2019inconsciemment, dans sa tête d\u2019enfant, Marc a perçu le comportement de sa mère comme une trahison, ce qui l\u2019a rendu méfiant à l\u2019endroit des femmes.» Marc aurait alors coupé tout lien affectif avec sa mère, estime Érik.De son père, il n\u2019aurait conservé qu\u2019une agressivité destructrice, alors que la reconnaissance par le paternel est essentielle à l\u2019enfance.Le père disparu du portrait sans laisser un sou, la mère a confié ses enfants à des familles d\u2019accueil parce qu\u2019elle ne joignait pas les deux bouts, dit l\u2019ex-colocataire.« Marc aurait vécu dans plusieurs familles.Combien ?Jusqu\u2019à quel âge ?On ne sait pas.C\u2019est un autre traumatisme.» La famille aurait suivi une thérapie après le départ du père.« Une bombe humaine est passée entre les mains des spécialistes et ils n\u2019ont pas pris les moyens pour la désamorcer alors qu\u2019il était encore temps.Manifestement, la thérapie n\u2019a pas fonctionné pour Marc.Il y a énormément de cas comme ceux-là : enfants violentés, enfants abandonnés, enfants laissés à eux-mêmes.De temps en temps, il y en a un qui explose à l\u2019âge adulte sans qu\u2019on se demande pourquoi.On évacue la dimension humaine de la souffrance, on ne soigne plus les personnes ayant vécu des traumatismes sauf en leur prescrivant des médicaments comme le Ritalin ou des psychotropes.» Dans la famille Lépine, évoquait-on ces souvenirs pénibles ?« Marc allait souvent voir sa mère et sa soeur, il était en bons termes avec elles.J\u2019ignore s\u2019ils abordaient les événements passés entre eux.Mais devant moi, il n\u2019en a jamais parlé, c\u2019était probablement trop douloureux.» L\u2019enfance de Lépine est une source d\u2019explication, selon Érik Cossette.Pourtant, personne n\u2019en a pratiquement soufflé mot ou n\u2019a déterré, par exemple, le rapport de thérapie psychologique à l\u2019hôpital Sainte-Justine.« Ce que Marc a vécu, ce n\u2019est tout de même pas de l\u2019information banale sur le plan psychologique ! Mais ce côté-là a été complètement occulté.Moi-même, je ne l\u2019ai découvert que quelques années plus tard.On est carrément passés à côté d\u2019un débat social important sur la détresse des enfants.» Conséquence de sa relation tordue avec son père, Lépine ne tolérait pas l\u2019autorité, juge Érik.« Il y avait deux pôles en lui : parfois il voulait devenir ingénieur ou chercheur pour créer, découvrir, faire avancer la société, parfois il souhaitait vivre en réclusion de façon autosuffisante.Il ne voulait pas avoir de comptes à rendre.C\u2019était son obsession.» Une victime, Marc Lépine ?« Je ne cherche pas à l\u2019excuser, ce qu\u2019il a fait n\u2019est pas excusable, répond M.Cossette.Mais lorsqu\u2019on connaît les drames qui ont marqué son enfance, on comprend mieux comment il a pu en arriver là.» Outre les thérapeutes, Érik Cossette montre aussi du doigt le silence poli entourant les moeurs familiales d\u2019immigrants d\u2019autres cultures.« Dans certaines cultures, la femme n\u2019est rien du tout.Le père de Marc se comportait ici exactement de la même manière qu\u2019en Algérie et il portait en lui des millénaires de culture machiste.Quelqu\u2019un pourrait- il dire à ces hommes que dans notre société, les femmes ont les mêmes droits qu\u2019eux ?On n\u2019ose pas le dire de peur d\u2019être étiqueté raciste.» Peu de relations avec les femmes Quant aux femmes, elles demeuraient pratiquement absentes de la vie de Lépine, à l\u2019exception de sa mère et de sa soeur.« Ni beau ni laid, il n\u2019attirait pas les femmes parce qu\u2019il était mal à l\u2019aise avec elles.Il véhiculait aussi des préjugés classiques à leur endroit : les policières, par exemple, le faisaient mourir de rire.» Mais lorsque la soeur d\u2019Érik rendait visite aux jeunes hommes, il se montrait affable à son endroit et aucune haine ne transpirait dans son comportement.« Il était gêné en sa présence, mais il appréciait sa gentillesse.Il avait probablement de l\u2019affection pour elle sans savoir comment gérer cette émotion.À ma connaissance, il n\u2019a jamais eu de relation amoureuse.Je crois qu\u2019il en était incapable.» Une jolie étudiante en chimie avec qui il paraissait bien s\u2019entendre était bien venue à l\u2019appartement pour faire un travail avec Marc Lépine.Constatant son attitude dirigiste, elle avait plus tard décidé de faire équipe avec d\u2019autres, explique Érik, et son ami avait perdu sa joie de vivre.Après le choc de Polytechnique, Érik Cossette a apprivoisé la culpabilité.S\u2019il avait constaté la détresse de son ami, jamais il n\u2019aurait imaginé qu\u2019elle puisse culminer ainsi.« J\u2019ai toujours craint que Marc se suicide un jour, il était si malheureux.Mais pas de cette façon.J\u2019ai mis du temps à admettre qu\u2019il avait tué des gens.Maintenant que je connais mieux son passé, je comprends que sa tristesse se soit manifestée ainsi.On dit qu\u2019il faut se souvenir pour agir.Moi je dis plutôt qu\u2019il faut comprendre pour agir.» PHOTO BERNARD BRAULT, La Presse © Selon Érik Cossette, ami et ex-colocataire de Marc Lépine, le drame de Poly n\u2019a jamais suscité de véritable débat social.Marc Lépine Marc Lépine a connu une enfance « d\u2019une brutalité dévastatrice ».2802027 6LP2201A1218 A 22 samedi, 18 d c.6LP2201A1218 ZALLCALL 67 01:07:14 12/18/99 B A 22 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 18 DÉCEMBRE 1999 Pas de comètes « boules de neige » Des bactéries congelées revivent après 420 000 ans Les micro-organismes ont été découverts près du pôle Sud sous quatre kilomètres de glace Agence France-Presse WASHINGTON La théorie soutenant que la Terre est en permanence bombardée par des petites comètes « boules de neige » n\u2019a pas pu être confirmée malgré des observations réalisées pendant huit mois, a indiqué hier un astronome devant le congrès annuel de l\u2019Association américaine de géophysique (AGU) à San Francisco.Le Pr Robert Mutel, de l\u2019Université de l\u2019Iowa, a souligné que plus de 2700 photographies prises depuis l\u2019Observatoire de l\u2019Iowa Robotic n\u2019ont montré aucune preuve soutenant cette théorie, vieille de 13 ans.« Nous n\u2019avons trouvé aucune preuve que ces petites comètes existent », a souligné le Pr Mutel.« Toutefois, a-t-il ajouté, notre recherche ne peut pas totalement réfuter leur existence.Mais si ces petites comètes existent, leur nombre est beaucoup moins important que soupçonné précédemment.» PASCAL LAPOINTE Agence Science-Presse Un chercheur montréalais fait partie de la poignée de scientifiques à avoir annoncé la semaine dernière la découverte d\u2019une forme de vie dans un lac oublié : un lac qui dort depuis au moins un million d\u2019années sous près de quatre kilomètres de glace, au voisinage du pôle Sud.Et cette découverte-là, où, il n\u2019y a pas si longtemps, on n\u2019aurait même pas cru la vie possible, fait d\u2019ores et déjà rêver ceux qui espèrent trouver un jour de la vie sur d\u2019autres planètes.Trois articles ont été publiés dans la dernière édition de la prestigieuse revue Science , qui témoignent d\u2019un effort scientifique international autour de ce lac, baptisé Vostok.Mais c\u2019est le troisième de ces articles, auquel a collaboré David Bird, du département des sciences biologiques de l\u2019Université du Québec à Montréal, qui apporte l\u2019argument le plus décisif : non seulement trouve-t-on des bactéries dans les fragments de glace remontés d\u2019une profondeur de 3590 mètres, mais en plus, lorsqu\u2019elles sont « réveillées » en laboratoire, ces bactéries se remettent à bouger.En d\u2019autres termes, elles ne sont pas que des reliques de la préhistoire : elles vivent toujours.« Les autres chercheurs, explique en substance David Bird, ont plutôt mesuré la quantité de bactéries par millilitre de glace, mais c\u2019est nous qui avons déterminé leur activité biologique.» Le premier des trois articles publiés par Science porte sur le lac Vostok même.Une équipe française a établi que ce lac se serait formé il y a au moins un million d\u2019années et qu\u2019il serait demeuré tel quel, emprisonné làdessous, depuis 420 000 ans.Le deuxième article, dirigé par John Priscu, de l\u2019Université du Montana, a identifié dans un échantillon de glace d\u2019environ 50 centimètres de long des « bactéries dans des concentrations relativement élevées ».Il a toutefois été impossible à cette équipe du Montana d\u2019établir si ces bestioles étaient toujours vivantes.C\u2019est dans le troisième article que l\u2019on trouve la réponse.Sous la direction de David Karl, de l\u2019Université d\u2019Hawaï, une équipe à laquelle s\u2019est joint David Bird a observé qu\u2019une partie de ces bactéries se remettait à vivre \u2014 après un sommeil de 420 000 ans ! \u2014 lorsque la température était haussée à 3 degrés Celsius.La difficulté, explique David Bird, c\u2019était d\u2019établir qu\u2019il s\u2019agit bel et bien de micro-organismes.L\u2019échantillon de glace contenait environ 1000 fois plus de microscopiques particules de roche que de bactéries, et distinguer les unes des autres, même au microscope électronique, n\u2019était pas du tout évident.En soi, ces bactéries n\u2019ont rien d\u2019exceptionnel : l\u2019analyse de leurs gènes révèle qu\u2019il s\u2019agit de proches parentes de deux familles de micro-organismes « communs » et inoffensifs que nous côtoyons aujourd\u2019hui.Mais qu\u2019on ait pu en découvrir dans un pareil endroit en dit long sur la capacité de la vie à s\u2019accrocher dans les endroits extrêmes.Ce lac n\u2019a plus reçu un seul rayon de soleil depuis au moins un million d\u2019années, et la température au-dessus n\u2019a jamais grimpé au-dessus des moins 50 degrés Celsius.Bref, c\u2019est l\u2019un des écosystèmes les plus isolés de la planète, ce qui n\u2019est d\u2019ailleurs pas sans soulever certaines inquiétudes écologiques.Jusqu\u2019ici, les forages dans la glace de cette partie du continent antarctique, entamés au début des années 90, n\u2019ont jamais atteint le lac, afin d\u2019éviter tout risque de le contaminer.Les échantillons de glace dont il est question ici ont été prélevés par une équipe franco-américano-russe en 1998, au niveau le plus bas atteint par ces forages, à 120 mètres au-dessus du lac.On présume que si des bactéries se sont glissées jusque-là, il doit y en avoir beaucoup plus une centaine de mètres plus bas.Le problème, c\u2019est que pour effectuer ces forages, il a fallu tout mettre en oeuvre pour que le trou ne s\u2019écroule pas sur la tête des chercheurs.Et pour cela, on l\u2019a rempli au fil des ans d\u2019un mélange constitué de fréon et du carburant utilisé pour les avions.En tout, 60 tonnes, dont une tonne dans la partie la plus basse.Il suffirait de peu de choses, reconnaît David Bird \u2014 un forage un peu plus profond, par exemple \u2014 pour que ce liquide s\u2019infiltre dans le lac Vostok et détruise un environnement qui est demeuré intact depuis un demimillion d\u2019années.2814022 2814461 2786272 6LP2399A1218 A23 samedi 6LP2399A1218 ZALLCALL 67 15:41:48 12/18/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 18 DÉCEMBRE 1999 R A 23 Pas d\u2019inquiétude : on pourra pêcher le poulamon encore cette année Même si la rivière Sainte-Anne n\u2019est pas encore gelée, la pêche aux poissons des chenaux commencera après Noël LILIANNE LACROIX La pluie a eu beau tomber sur Sainte-Anne- de-la-Pérade comme sur tout le reste du Québec jeudi, il en aurait fallu beaucoup plus pour décourager Guy-Paul Brouillette, de l\u2019Association des organisateurs et pêcheurs du poisson des chenaux de la rivière Sainte-Anne, qui annonçait en conférence de presse l\u2019ouverture officielle de la pêche sur la glace pour le 26 ou 27 décembre.« La glace va venir avec la pleine lune et les marées, dit-il, imperturbable.L\u2019an passé, c\u2019était du pareil au même.On a fait la conférence de presse les deux pieds dans l\u2019eau et entre Noël et le Jour de l\u2019An, on a commencé la pêche.De toutes façons, la loi ne permet pas le début de la pêche avant le 26 décembre.Alors, ce ne sont pas quelques gouttes de pluie dix jours avant qui vont nous énerver.Juste un peu de froid et la rivière ferme facilement.Mais on ne se fera pas d\u2019accroires.Cette année, ça ne se produira pas avant Noël.» Le poulamon a connu, depuis quelques années, un regain de popularité.De quelque 125 000 à 150 000 visiteurs dans les années 70, la fréquentation des chalets sur la glace a baissé à quelque 13 000 au début des années 90.Craignant l\u2019extinction pure et simple de la pêche populaire aux petits poissons, les promoteurs ont pris les grands moyens : ils ont réclamé et obtenu un moratoire sur la pêche commerciale qui avait, selon eux, décimé le poisson.Puis, ils ont entrepris de redorer leur image, éloignant les fêtards et refusant même les commandites de bière pour mieux attirer les familles qui avaient déserté les cabanes.« Les cabanes sont devenues de véritables chalets, explique M.Brouillette.Et à l\u2019extérieur, on a créé, à coups de milliers de dollars, de multiples activités, patinage, ski de fond, glissade, balades en traîneau, go-karts, carrousel, concours de sculptures sur neige pour amuser les plus jeunes.Il y a même des clowns qui se promènent sur le site.Chiffre magique L\u2019an dernier, quelque 85 000 visiteurs, dont le tiers de la région montréalaise et le tiers de la Mauricie se retrouvaient sur la glace à pêcher en famille.Cette année, M.Brouillette espère enfin atteindre le chiffre magique de 100 000 qu\u2019il vise depuis quelques saisons.« On aimerait attirer les 18-35 ans, mais on ne sait trop comment », admet-il.En attendant, il tente de promouvoir son produit, qui a proliféré et pris du poids depuis la mise en place du moratoire.Ainsi, le record du plus gros poulamon (16 pouces) a été inscrit au livre des records Guinness et M.Brouillette tente d\u2019encourager le développement de recettes de plus en plus sophistiquées pour apprêter le petit poisson des chenaux.Le coût (17 $ pour dix heures en semaine et 20 $ le week-end) est demeuré stable.Le prix réduit de 17 $ s\u2019appliquera même cette année au vendredi soir.De plus en plus, on vise aussi à attirer les groupes et on approche les agences de voyage pour leur présenter des forfaits incluant des circuits dans la région (visites d\u2019élevage de bisons et de wapitis, etc.) Entre le 10 et le 15 février, selon la bonne volonté du poulamon, la pêche se termine.« Un beau jour, on se lève et il n\u2019y a plus de poisson.Après être venu frayer, il est retourné en eau salée », explique M.Brouillette.2811976 2811672 2811125 6LP2402A1218 A 24 Samedi 6LP2401A1218 ZALLCALL 67 01:13:54 12/18/99 B A 24 R LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 18 DÉCEMBRE 1999 Vaine journée autour de la nappe de l\u2019Erika La machine à laver les oiseaux Agence France-Presse PARIS La machine à laver les oiseaux victimes de pollution par les hydrocarbures a été conçue par l\u2019ornithologue Jean-Pierre Jacques et mise au point et financée par la compagnie pétrolière Elf Aquitaine.Elle a été mise en service en 1994 au siège du CHENE (Centre d\u2019hébergement et d\u2019étude sur la nature et l\u2019environnement), l\u2019association que dirige M.Jacques à Allouville-Bellefosse (Seine-Maritime, nord-ouest).Parallèlement, un shampoing spécial a été créé par la firme Yves Rocher.Fabriquée par une entreprise de Toulouse, la machine, Lancer, a été exportée en Finlande et aux Pays-Bas et existe actuellement en neuf exemplaires.Ses quatre exemplaires français vont être utilisés pour tenter de sauver quelques centaines d\u2019oiseaux sur les milliers susceptibles d\u2019être recueillis sur les côtes si la marée noire arrive sur le littoral.Une des deux machines du CHENE devait partir hier pour la station ornithologique de l\u2019île Grande à Pleumeur-Bodou (Côtes-d\u2019Armor) de la LPO (Ligue de protection des oiseaux), qui sera la première à accueillir les oiseaux malades.La seconde machine du CHENE restera sur place pour traiter d\u2019autres oiseaux victimes de la catastrophe.Enfin, deux autres machines stationnées dans le centre anti-pollution marine FOST d\u2019Elf Aquitaine, sur l\u2019aéroport de Marseille, seront acheminées la semaine prochaine à l\u2019École vétérinaire de Nantes, troisième centre retenu pour le sauvetage des oiseaux touchés par la marée noire de l\u2019Erika.La machine, d\u2019un poids de 120 kg, ressemble à un lave-vaisselle.L\u2019animal, immobilisé dans un panier, reçoit des jets d\u2019eau chaude pendant six à dix minutes.Seule la tête du volatile, lavée au préalable manuellement et recouverte d\u2019un chapeau, émerge de l\u2019engin.Grâce à ce système, le nettoyage dure trois fois moins de temps qu\u2019à la main et multiplie les rendements : quelque 130 oiseaux par jour pour une machine si on fait les 3x8, comme M.Jacques le prévoit à partir du « milieu de la semaine prochaine ».Le plus grand avantage de la machine est de diminuer les manipulations humaines et donc le stress de l\u2019oiseau, multipliant par là même ses chances de survie.Dans le cas de l\u2019Erika, on prévoit cependant qu\u2019un prélavage manuel avec une huile médicinale sera nécessaire pour « dissoudre une partie de ce pétrole qui est dur comme de l\u2019asphalte ».Associated Press BREST Vendredi a finalement été une journée sans pompage de mazout lourd, sur la zone où dérive depuis dimanche la nappe de 10 000 tonnes échappées des soutes du navire l\u2019Erika brisé en deux parties immergées par 120 mètres de fond au large des côtes bretonnes.Positionnée à 16 h 3O hier à 94km dans le sud-ouest de Belle-Île-en-Mer (Morbihan) et 80km au sud-ouest de l\u2019Île d\u2019Yeu (Vendée), selon la préfecture maritime de Brest (Finistère), la nappe s\u2019est rapprochée des côtes d\u2019une vingtaine de kilomètres en une journée, sous la force de vents d\u2019ouest apportés par une nouvelle dépression.Les vents devraient tourner à l\u2019est puis au nord à la fin du week-end, selon la préfecture maritime.Dans ces conditions qui forment des creux de quatre à cinq mètres dans la mer, le couple de remorqueurs-ravitailleurs Buffle et Ailette, à l\u2019oeuvre depuis le début de la semaine, se sont contentés de préparer leurs équipements en attendant la journée de samedi où ils seront rejoints par deux remorqueurs, le Rari et l\u2019Alcyon, armés de systèmes antipollution.Ces moyens diffèrent des systèmes jusqu\u2019à présent employés : ils seraient plus performants et se prêteraient moins à l\u2019engorgement.Le Rari et l\u2019Alcyon ont appareillé hier et ne devaient être sur place que dans le milieu de journée aujourd\u2019hui, car il leur faut bien une quinzaine d\u2019heures au départ de Brest, a expliqué lors de son point presse le préfet maritime de la zone atlantique, Yves Nacquet- Radiguet.L\u2019Alcyon embarquera un système produisant des ultra-sons censés faire fuir les oiseaux marins voulant trop s\u2019approcher des nappes gluantes.En doublant leurs moyens sur place aujourd\u2019hui, les autorités maritimes espèrent rattraper le temps perdu.Pendant ce temps, la nappe s\u2019est de plus en plus désagrégée et se présentait, hier, aux yeux des observateurs présents dans l\u2019avion de la patrouille maritime qui la survole quotidiennement, sous la forme de deux groupes de plaques dont les plus grandes n\u2019atteignent pas 50 mètres de diamètre.Les conditions climatiques ralentissent également la progression en Manche des bâtiments hollandais, anglais et allemand initialement attendus dans la journée de samedi, mais « qui ne devraient arriver au plus tôt que dimanche », signale la préfecture maritime.Aujourd\u2019hui en revanche seront à pied d\u2019oeuvre des experts espagnols, anglais, norvégiens et allemands qui participeront à la lutte antipollution dans le cadre du plan « Polmar-Mer ».Les autorités maritimes espèrent que la fenêtre météo prévue à partir de demain sera suffisamment grande pour travailler efficacement.Sinon, d\u2019autres moyens pourraient être mis en oeuvre.Un navire norvégien est toujours prêt à appareiller du nord de l\u2019Europe, ainsi que deux bateaux de Cherbourg (Manche) armés en équipements antipollution.PHOTO AFP Le vent pousse vers la côte la nappe de mazout qui s\u2019est fragmentée en poches dont aucune ne dépasse une cinquantaine de mètres de diamètre.La hausse de trois pour cent du prix du lait industriel suscite l\u2019indignation Presse Canadienne TORONTO La Commission canadienne du lait (CCL) a autorisé hier une hausse de 3 % du prix du lait industriel, une décision qui a été dénoncée à la fois par les restaurateurs, les fabricants de produits alimentaires et les producteurs de lait \u2014 ceux-là pour des raisons différentes.L\u2019industrie de la restauration affirme que la décision augmentera les coûts du fromage, de la pizza et des repas servis dans les restaurants d\u2019environ 43 millions $ par année.Les restaurateurs, qui achètent la plus grande partie du mozzarella produit au Canada, estiment que les prix devraient être réduits plutôt qu\u2019augmentés.La directrice des affaires gouvernementales de la CRFA (association canadienne des restaurants et des services d\u2019alimentation), Kathleen Sullivan, soutient que rien ne justifie une telle hausse.De leur côté, les fabricants de produits alimentaires et de consommation du Canada se disent consternés et accusent la commission d\u2019agir de façon complètement irresponsable envers les consommateurs canadiens et l\u2019industrie.La Fédération des producteurs de lait du Québec a accueilli pour sa part « avec frustration et colère » la décision de la CCL, que le président, Jean Grégoire, a accusée de céder « aux pressions des grandes corporations et des chaînes de restauration ».Les trois commissaires de la CCL ont autorisé une augmentation de 1,68 $ l\u2019hectolitre, à compter du 1er février, plutôt que de 2,85 $ comme il avait été demandé.Le lait industriel est utilisé pour la fabrication du fromage, de la crème glacée et d\u2019autres produits laitiers.2813295 2813279 VISITE LIBRE dim.14-16 h 4022, rue Des Érables 2813298 2813289 2812069 2812213 2810066 6LP2501A1218 a-25 dimanche 6LP2501A1218 ZALLCALL 67 01:00:10 12/18/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 18 DÉCEMBRE 1999 A 25 Une Montréalaise reçoit une haute distinction du Japon MARIE-CLAUDE GIRARD Depuis trente ans, la Montréalaise Alice Bolduc travaille à rapprocher le Japon et le Québec par le biais d\u2019échanges socioculturels.Pour saluer sa contribution, le consul général japonais Fumiaki Takahashi l\u2019a décorée récemment de l\u2019Ordre du trésor sacré de l\u2019empereur du Japon, une haute distinction remise deux fois l\u2019an à des étrangers.Mme Bolduc est active depuis 1969 à la Société Canada-Japon de Montréal, dont elle fut pendant 18 ans la présidente.Chaque mois, la société organise des activités sociales et culturelles.Par des expositions, voyages, soirées musicales, dîners et autres rencontres, elle fait connaître la culture nippone aux Québécois tout en donnant aux immigrants japonais l\u2019occasion de prendre le pouls de la société québécoise.Grâce au travail de Mme Bolduc, des Japonais de passage pour des stages d\u2019études ou des rencontres d\u2019affaires ont également pu goûter à la culture québécoise.Ancienne enseignante de français et d\u2019anglais, Mme Bolduc a étudié plusieurs langues dont le japonais.Son intérêt pour le Japon s\u2019est enraciné lors d\u2019un voyage, en 1970, à l\u2019occasion de l\u2019Exposition universelle d\u2019Osaka.Le voyage était organisé par la Société Canada-Japon.Elle est restée ensuite un membre actif de l\u2019association.« Je suis très reconnaissante.C\u2019est un grand honneur pour moi et pour la Société Canada-Japon de Montréal », dit-elle.Mme Bolduc n\u2019en est pas à ses premiers honneurs puisque qu\u2019elle a déjà reçu, en 1991, une décoration du ministère des affaires étrangères japonais.De plus en plus, des Montréalais de différents groupes ethniques participent aux activités de la Société Canada-Japon et sont intéressés par la culture japonaise, souligne- t-elle.Cinquante-cinq Canadiens ont été décorés de l\u2019Ordre du trésor sacré depuis que la distinction est décernée à des non-Japonais.Le président de la fondation du jardin et du pavillon japonais du Jardin botanique de Montréal, Claude Gagné, a déjà reçu cette décoration de même que Normand Bernier, premier délégué du Québec à Tokyo.Les lauréats sont généralement âgés de 60 ou 70 ans et plus et oeuvrent depuis une trentaine d\u2019années au rapprochement entre le Japon et leur pays.Le Salon se termine le 22, à 18 h.Faites vite ! 2810318 PHOTO ROBERT SKINNER, La Presse © Samedi dernier, Mme Bolduc organisait une réception de Noël trilingue à saveur canado-nippone à laquelle participait le consul général du Japon à Montréal, Fumiaki Takahashi.2801965 2813814 6LP2601A1218 a26 samedi 6LP2601A1218 ZALLCALL 67 01:07:30 12/18/99 B A 26 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 18 DÉCEMBRE 1999 Ottawa dévoile son projet de loi sur les espèces menacées Les environnementalistes accusent le gouvernement fédéral de s\u2019attribuer trop de pouvoir Presse Canadienne CALGARY Le ministre fédéral de l\u2019Environnement, David Anderson, a finalement révélé le contenu de sa loi sur la protection des espèces menacées, hier, mais s\u2019est révélé avare de détails, amenant certains fermiers et environnementalistes à douter de l\u2019efficacité de son projet.Si le projet de loi insiste beaucoup sur la coopération entre les provinces et les propriétaires de terrains, il reste plutôt vague quant aux compensations et aux pénalités.« Dans ce genre de législation, ce sont les détails qui comptent, croit David Pope, membre d\u2019une association d\u2019élevage de bétail.Quand quelque chose n\u2019est pas spécifié (.) je me méfie toujours.« Les environnementalistes ont été prompts à pointer du doigt le fait qu\u2019Ottawa s\u2019attribue beaucoup trop de pouvoirs avec cette nouvelle loi.« Actuellement, il n\u2019existe aucun mécanisme de responsabilité, a remarqué M.Kevin Scott, de Defenders of Wildlife, un groupe de défense des animaux.Le gouvernement peut prendre des décisions discrétionnaires à propos de chaque aspect de la loi.» Mais le ministre Anderson affirme que son projet de loi respecte les intérêts de chaque groupe.« C\u2019est une approche juste et pragmatique, qui respecte la juridiction des provinces et des territoires, qui respecte les propriétaires et les droits des autochtones », a-til expliqué.Le projet prévoit notamment d\u2019interdire de tuer ou de blesser les espèces menacées ou en danger de disparition qui apparaissent sur la liste.La destruction des habitats de ces animaux sera aussi prohibée.À titre d\u2019incitatif pour obtenir la coopération volontaire des propriétaires, des fermiers, des pêcheurs et des propriétaires de ranch, des compensations seront offertes pour ceux qui subiraient des pertes financières à cause de la loi.Les pénalités, sous forme d\u2019amendes ou de peines d\u2019emprisonnement, seront décidées par les tribunaux.Par exemple, un fermier qui accepterait de ne pas labourer un champ de blé parce qu\u2019une espèce d\u2019oiseaux menacée s\u2019y est installée recevrait une compensation financière, selon la valeur du marché.Si cependant le fermier faisait fi de la loi ou d\u2019une ordonnance lui interdisant de labourer le champ, des accusations seraient portées contre lui et c\u2019est un juge qui déciderait de sa sentence.M.Anderson a dit que son ministère ne savait pas à quel montant s\u2019élèverait l\u2019application de la loi.C\u2019est la deuxième fois qu\u2019Ottawa tente de légiférer au sujet des espèces menacées.Son premier projet de loi était mort devant les nombreuses critiques, avant les élections fédérales de 1997.Quelque 340 espèces canadiennes ont été identifiées comme étant menacées ou en danger de disparition par un comité scientifique indépendant.Mais avec la nouvelle loi, le gouvernement fédéral décidera lui-même des espèces qui seront protégées.Service en fine porcelaine pour 8 Service de vaisselle 118 pièces pour 12 Verres à martini du millénaire Batterie de cuisine antiadhésive Tivoli 9 pièces 2 plats à rôtir antiadhésifs avec grilles Batterie Milano 10 pièces Acier inox 18/10 24999$ Chandeliers en fer forgé Cour.jusqu\u2019à 24,99$ Cour.599,99$ de 599$ à1299$ 2807960 Grande sélection d\u2019accessoires pour chandelles en fer forgé et en verre Marmite 16 pintes GratuiteGratuiteGratuiteGratuiteGratuite! 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échec, le tir serait repoussé directement à la mi-janvier.Un front nuageux couvrant le centre de la Floride, accompagné de précipitations et d\u2019un plafond bas, a contraint à la dernière minute la NASA à annuler le tir.« Nous avions l\u2019espoir que le temps se dégagerait », a déclaré un porte-parole de la NASA, Bruce Buckingham.La date d\u2019aujourd\u2019hui est la date butoir fixée par la NASA pour cette mission.En raison de craintes liées aux effets potentiels du bogue informatique de l\u2019an 2000, elle ne souhaite pas en effet avoir de navettes dans l\u2019espace à la date du Nouvel an.Si le lancement de la navette Discovery a lieu ce soir, sa mission de près de neuf jours sera consacrée à la réparation du télescope spatial Hubble.Après bien des déboires qui ont entraîné sept reports, l\u2019agence spatiale américaine a confirmé hier une tentative de lancement à 20 h 47.« Il n\u2019y a plus aucun problème technique » et les techniciens ont reçu le feu vert pour procéder au remplissage du réservoir externe de la navette, a déclaré Lisa Malone, porteparole du centre spatial Kennedy, à Cap Canaveral.Lors d\u2019une réunion dans la matinée, les responsables du programme des navettes spatiales ont levé les doutes pesant sur la qualité de soudures des conduites pressurisées du système de propulsion principal.Un défaut de fabrication découvert sur un réservoir externe neuf destiné au futur vol d\u2019une navette avait en effet contraint jeudi la NASA à différer le lancement de 24 heures.Les ingénieurs souhaitaient se donner le temps d\u2019examiner les registres de fabrication de certaines parties de la navette Discovery, susceptibles d\u2019avoir été affectées par ce problème.La NASA ne souhaite pas en effet avoir de navettes dans l\u2019espace à la date du Nouvel an, en raison de craintes liées aux effets potentiels du bogue informatique de l\u2019an 2000,.Cette mission \u2014 la 96e d\u2019une navette et la 27e pour Discovery \u2014 est consacrée à la réparation du télescope orbital Hubble.Ce qui ne devait être qu\u2019une simple mission de routine a pris un caractère d\u2019urgence depuis la panne dont a été victime l\u2019observatoire à la mi-novembre.Hubble est en effet désormais privé de quatre de ses gyroscopes, utilisés pour le positionner avec précision dans l\u2019espace, et les ingénieurs de la NASA l\u2019ont mis en veille.L\u2019équipage est composé de cinq Américains et de deux Européens de l\u2019Agence spatiale européenne (ESA), le Suisse Claude Nicollier et le Français Jean-François Clervoy.Quatre sorties dans l\u2019espace d\u2019une durée de six heures chacune sont prévues pour réparer le télescope, sur orbite à 600 km de la Terre.« L\u2019ESA est naturellement ravie de la décision de procéder au lancement (.), tant pour nos deux astronautes que pour la communauté des astronomes européens qui compte sur la réactivation de Hubble », a déclaré Ian Pryke, directeur de l\u2019ESA à Washington.Toutefois, en raison des multiples reports de lancement, la mission initialement de dix jours a été écourtée d\u2019une journée.L\u2019équipage reviendra se poser le 26 décembre, après un réveillon de Noël passé dans l\u2019espace.Le dernier vol spatial durant Noël remonte à plus de vingt ans, lors d\u2019une mission Skylab en 1973, et auparavant au premier vol habité vers la Lune, en 1968, à bord d\u2019Apollo 8.PHOTO AP L\u2019équipage de la navette était fin prêt à partir hier.On aperçoit ici, à leur sortie du Centre spatial Kennedy, le commandant de la mission, Curt Brown, à droite et, à sa gauche, le pilote Scott Kelly; derrière Brown, on retrouve les astronautes français Jean-François Clervoy, et suisse, Claude Nicolier; derrière Kelly, les Américains John Grunsfeld, C.Michael Foale et Steve Smith.Collision ferroviaire Deux morts et 188 blessés à Johannesburg 2813267 AFP JOHANNESBURG Deux personnes ont été tuées et 188 blessées vendredi après-midi dans la collision de deux trains de passagers dans la banlieue est de Johannesburg, a indique la compagnie ferroviaire Metrorail.Selon la compagnie, le conducteur de l\u2019un des trains figure parmi les victimes de la collision, semblet- il frontale, qui s\u2019est produite à 14 h 30 locales à la petite station de Kaalfontein, près de Kempton Park à environ 30 km à l\u2019est de Johannesburg.Le porte-parole de Metrorail, Nolundi Rawama, avait précédemment annoncé la mort de trois personnes.Les services d\u2019urgence attendaient hier en soirée l\u2019arrivée d\u2019équipement spéciaux de levage pour libérer le corps de l\u2019une des victimes et n\u2019excluaient pas la présence d\u2019un troisième mort dans les débris.« La possibilité existe qu\u2019une autre personne gise à proximité du corps, mais nous ne le saurons pas avant d\u2019avoir mené à bien l\u2019opération de levage », a indiqué le porteparole des services d\u2019urgence, Gerrie Van Copenhagen.Deux blessés seraient en outre dans un état sérieux.Chris Kilowan, directeur de Metrorail, a indiqué aux journalistes que la compagnie enquêtait sur la raison pour laquelle les deux trains se trouvaient sur la même voie au moment de la collision.« Notre train quittait Kaalfontein et un autre était sur la voie quand la collision a eu lieu.Nous ne savons pas pourquoi ils étaient sur la même voie », a-t-il déclaré.Le porte-parole de la police, le commissaire Eugene Opperman, a indiqué qu\u2019un enquête pour homicide allait être ouverte.Selon une porte-parole municipale, les blessés ont été transportés dans six hôpitaux des environs par les secouristes.Au moins un des blessés a du être transporté par hélicoptère.L\u2019accident s\u2019est produit en dehors de heures de pointe et les trains n\u2019étaient pas bondés, a indiqué la SAPA.La collision d\u2019hier est la seconde ayant causé des morts en deux mois en Afrique du Sud.Quatre personnes avaient été tuées et 20 blessées lors d\u2019une collision entre un train de passager et un train de marchandises le 15 octobre, à l\u2019ouest de Johannesburg. 6LP2802A1218 a28 samedi 6LP2801A1218 ZALLCALL 67 01:14:16 12/18/99 B A 28 R LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 18 DÉCEMBRE 1999 Depuis 50 ans, le taux d\u2019homicides a fléchi Au Québec, on dénombre plus de 5900 victimes au cours de cette période CHRISTIANE DESJARDINS De l\u2019affaire Coffin aux meurtres crapuleux des trois vieillards de Saint-Paul-de-Joliette survenus cette semaine, en passant par l\u2019incendie du bar Gargantua et l\u2019explosion à la Gare centrale, le Québec a été ébranlé par plus de 5900 homicides au cours des 50 dernières années.Ces chiffres que Georges-André Parent, criminologue au Service de police de la CUM, a patiemment compilés et analysés dans un dossier spécial qui paraissait hier dans l\u2019hebdomadaire Allô Police, ne devraient pas enlever tout espoir.Le taux d\u2019homicides est à la baisse, comme partout en Amérique du Nord.D\u2019ailleurs, M.Parent précise qu\u2019on risque 7,7 fois plus de mourir dans un accident de la route que d\u2019un homicide, et que l\u2019on risque cinq fois plus de se suicider que de se faire assassiner.Mais tous n\u2019ont pas eu la chance d\u2019éviter une mort brutale.Voici quelques-uns des faits qui ont marqué les annales judiciaires de ce demi-siècle de fin du millénaire.Les années 50 Au cours de cette décennie d\u2019après-guerre, on enregistre 272 homicides, soit une moyenne de 27 par année.Un taux bien bas, qu\u2019on ne reverra malheureusement plus par la suite.Parmi les affaires célèbres des années cinquante, on se rappellera de Wilbert Coffin, arrêté, jugé et exécuté pour le meurtre de trois chasseurs américains en Gaspésie.Beaucoup ont cru et croient encore que Coffin n\u2019était pas coupable.L\u2019année 1953 sera aussi celle du célèbre « décapité de la rue Bourbonnière ».Bien que la photo de sa tête ait maintes fois été publiée dans les journaux, la victime n\u2019a jamais été identifiée.En 1955, les meurtres de quatre bambins de moins d\u2019un an, provenant de familles différentes, font la manchette.Ils ont en commun d\u2019avoir péri des sévices imposés par leurs parents.Les années 60 L\u2019ère des Beatles, de l\u2019émergence du Front de libération du Québec, et des homicides qui se mettent à grimper.De 1960 à 1970, le Québec enregistre 657 meurtres, soit une moyenne de 66 par année.Parmi les criminels notoires de l\u2019époque, on se rappelle de Georges Marcotte qui, déguisé en père Noël, a assassiné deux policiers avec des complices au cours d\u2019un hold-up, en 1962.Et de Jacques Mesrine, ce Français qui a traversé l\u2019Atlantique pour poursuivre sa carrière de criminel ici à partir de 1969.Le premier a échappé de peu à la pendaison et l\u2019autre a fini sous les balles de policiers, en France.Par ailleurs, Léopold Dion, surnommé le monstre de Pont-Rouge, est arrêté en 1963, après avoir violé et tué quatre jeunes garçons dans la région de Québec.Dion sera luimême assassiné par un codétenu au pénitencier de Sainte-Anne-des- Plaines.Les années 70 Bien que l\u2019ère du Peace and Love se poursuive, les homicides ne cessent de croître.On en compte maintenant 167 en moyenne par année au Québec.Selon M.Parent, c\u2019est en grande partie dû à la démographie : les baby-boomers ont atteint la vingtaine, la tranche d\u2019âge où l\u2019on retrouve le plus d\u2019auteurs et de victimes de meurtres.Le ministre Pierre Laporte est assassiné par des membres du FLQ en 1970, trois cadres de la compagnie Dupont périssent sous les balles d\u2019un ex-employé frustré en 1971, l\u2019incendie criminel du bar Blue Bird fait 37 victimes en 1972.En 1975, ce sont 13 personnes qui meurent dans l\u2019incendie criminel du bar Gargantua.Un massacre signé Richard Blass.En 1979, Chantal Dupont, 14 ans, et son copain, Maurice Marcil, 15 ans, sont étranglés et jetés du haut du pont Jacques- Cartier par deux jeunes hommes.C\u2019est l\u2019indignation.Les années 80 On recense maintenant 182 homicides en moyenne par année, dont plusieurs règlements de comptes.Cinq motards enveloppés dans des sacs de couchage et lestés de blocs de béton sont retrouvés dans le fleuve Saint-Laurent en 1985.Le criminaliste Frank Shoofey est assassiné la même année.En 1984, un illuminé, Thomas Brigham, fait éclater une bombe à la Gare centrale, tuant trois touristes français.La décennie se termine dans l\u2019horreur avec le drame de Polytechnique, le 6 décembre 1989.Les années 90 La moyenne a baissé à 153 meurtres par année dans la décennie qui s\u2019achève.Un second épisode de folie meurtrière se produit dans une université montréalaise, cette fois à Concordia, en 1992.Le chercheur Valéry Fabrikant tue quatre de ses collègues.Les motards poursuivent leurs luttes sanglantes, faisant aussi des victimes innocentes, dont le jeune Daniel Desrochers, en 1995.La même année, Odette Pinard est la première policière au pays à être assassinée dans l\u2019exercice de ses fonctions.Tout au long de la décennie, des disparitions d\u2019enfants se terminent par le pire, sans que l\u2019on retrouve leurs assassins : Marie- Ève Larivière, 11 ans, Joleil Campeau, neuf ans, Marie-Chantale Desjardins, dix ans, Mélanie Cabay, 19 ans.PHOTOTHÈQUE, La Presse © Des pompiers évacuent une victime de l\u2019incendie criminel qui a fait 37 morts, en 1972, au bar le Blue Bird, rue Union, à Montréal.Un buveur évincé était revenu sur place pour se venger en mettant le feu dans l\u2019escalier d\u2019entrée.Plus de 5900 homicides au Québec en 50 ans.Les pires décennies : 70 et 80, celles des baby-boomers devenus grands.2809941 6LP3001A1218 A30, samedi, MONDE 6LP3001A1218 ZALLCALL 67 01:06:32 12/18/99 B A 30 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 18 DÉCEMBRE 1999 Monde Un poids plume intellectuel?Candidat à la Maison-Blanche, George W.Bush suscite quelques ricanements Richard Hétu collaboration spéciale NEW YORK Pour la première fois depuis les années de Ronald Reagan, les Amér i c a i n s s o n g e n t sérieusement à élire à la Maison-Blanche un politicien dont l\u2019envergure intellectuelle suscite des questions, pour ne pas dire des ricanements.Il y a 20 ans, Reagan se présentait à la présidence des États-Unis en prétendant, entre autres faussetés sidérantes, que les arbres polluaient l\u2019atmosphère.Pour les critiques de l\u2019ex-acteur de Hollywood, c\u2019était une illustration parmi d\u2019autres de l\u2019inanité du personnage.Il se trouve que Reagan a été élu et réélu.Mais, jusqu\u2019à la toute fin de sa carrière politique, le doute a persisté sur sa vigueur intellectuelle, une incertitude qui n\u2019a jamais plané sur les capacités mentales de ses successeurs à la Maison- Blanche, George Bush et Bill Clinton.Vingt ans plus tard, cependant, c\u2019est au tour du favori parmi les candidats aux élections présidentielles de l\u2019an 2000, George W.Bush, d\u2019être traité de poids plume intellectuel.Certains vont même jusqu\u2019à le comparer désavantageusement à Reagan.« Quand M.Reagan se faisait poser certaines questions, on voyait quasiment une cassette tomber en place », a écrit un éditorialiste du New York Times, dimanche dernier.« Mais la réponse sortait facilement, avec moult détails, alors que la programmation de M.Bush paraît dans la raideur de son débit et la brièveté de ses réponses.» Toc, toc ! Bush a-t-il quelque chose entre les oreilles ?La question est malicieuse, mais elle n\u2019est pas sans importance à un peu plus d\u2019un mois des élections primaires du New Hampshire, première étape majeure de la campagne présidentielle.Une question embêtante Tous les Américains savent que George W.Bush n\u2019est pas un physicien de l\u2019atome.S\u2019ils le préfèrent aux autres candidats présidentiels, c\u2019est surtout à cause de son nom célèbre, de son charme personnel et de ses triomphes électoraux au Texas, où il occupe le poste de gouverneur depuis 1994.Mais en dehors des citoyens de cet État, personne ne l\u2019avait vraiment vu à l\u2019oeuvre jusqu\u2019à tout récemment.Surprise, surprise.La question de l\u2019étoffe intellectuelle de Bush a pris de l\u2019ampleur le mois dernier lorsqu\u2019un journaliste de la télévision de Boston a posé une colle au candidat républicain : « Nommez-moi les leaders de l\u2019Inde, du Pakistan, de la Tchétchénie et de Taiwan.» Bush a paniqué, bafoué, cafouillé, pour ne parvenir à la fin qu\u2019à donner le nom de famille du président taïwanais, « Lee ».Un politicien aguerri aurait trouvé une façon plus élégante de s\u2019en sortir, mais W.s\u2019est enlisé.Et pendant plusieurs jours, sa performance a été jouée et rejouée sur toutes les chaînes de télévision.La question était peut-être sournoise, mais la réponse de Bush a mis en relief deux thèmes importants : l\u2019inexpérience du candidat en matière de politique internationale et son manque apparent de curiosité intellectuelle.Dès lors, les médias américains se sont mis à analyser chacune des réponses de Bush afin d\u2019y trouver une confirmation de sa vacuité.Ils ont été particulièrement attentifs lors des trois débats télévisés tenus en décembre entre les six candidats à l\u2019investiture républicaine.Il lit le journal ! Lors du premier débat, tenu au New Hampshire, le journaliste Britt Hume, du réseau Fox, a interrogé Bush comme s\u2019il avait affaire à un demeuré.\u2014 Que lisez-vous ?lui a demandé Hume.\u2014 Le journal, a répondu Bush, sec.\u2014 Quel journal ?a insisté Hume, arrogant.Bush s\u2019est mis à énumérer ses lectures quotidiennes : le Dallas Morning News, le New York Times, le Wall Street Journal et le Austin American- Statesman.« Je lis aussi des livres », a piteusement ajouté Bush, mentionnant notamment une biographie de l\u2019ancien secrétaire d\u2019État Dean Acheson (dans l\u2019administration Truman).Plus tard, lors du débat, une journaliste du New Hampshire a demandé à Bush ce qu\u2019il avait retenu de la biographie d\u2019Acheson.Le candidat a répondu en répétant mot à mot une partie de son discours habituel sur la politique extérieure : « Le plus grand produit d\u2019exportation de notre pays a été, est et sera toujours l\u2019incroyable liberté dont nous jouissons.» Aucun rapport.Après les deux premiers débats de décembre, les journalistes ont tous noté que Bush répondait souvent aux questions en citant des pans entiers du discours qu\u2019il répète inlassablement depuis le début de sa campagne.Aucune spontanéité, aucune profondeur, du moins devant les caméras de télévision.Sous le couvert de l\u2019anonymat, certains supporters de Bush ont avoué dans les journaux qu\u2019ils commençaient à s\u2019inquiéter.Jésus, ce philosophe Non sans raison.Selon les sondages, Bush est en avance sur ses adversaires républicains dans tous les États, sauf au New Hampshire, qui tiendra ses élections primaires le 1er février prochain, une semaine après les caucus de l\u2019Iowa.Au New Hampshire, Bush tire de l\u2019arrière sur le sénateur de l\u2019Arizona John McCain, héros de la guerre du Vietnam et conservateur iconoclaste.Bush peut sans doute se remettre d\u2019un revers au New Hampshire.En 1996, on se souvient que Bob Dole avait réussi à remporter l\u2019investiture républicaine en dépit de sa défaite humiliante contre Pat Buchanan dans la Nouvelle-Angleterre.Mais le fils de l\u2019ex-président des États-Unis ne peut se permettre de passer pour un cancre indéfiniment.Lundi dernier, lors du troisième et dernier débat républicain du mois, Bush a rassuré quelques-uns de ses supporters.À deux reprises, il a rabattu le caquet à McCain, critiquant sa position sur la fiscalité et le financement des campagnes électorales.Mais personne n\u2019a crié au génie.Certains observateurs ont même froncé les sourcils en entendant la réponse de Bush à un journaliste qui avait demandé aux candidats de nommer le philosophe ou le penseur qui les avait le plus marqués.W.a déclaré : « Jésus, parce qu\u2019il a changé mon coeur.» Bush n\u2019aurait pas dit un mot de plus sur le sujet si le journaliste ne lui avait pas demandé de le faire.De toute évidence, le monde des idées ne l\u2019intéresse que très vaguement.PHOTO AP George W.Bush, aspirant à l\u2019investiture républicaine à la présidentielle américaine.Certains doutent de sa puissance intellectuelle, en matière de relations internationales surtout.2813976 2814427 2809844 2813232 6LP3101A1218 A31, samedi, MONDE 6LP3101A1218 ZALLCALL 67 01:09:33 12/18/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 18 DÉCEMBRE 1999 A 31 Monde La justice, nouveau défi pour Mohammed VI du Maroc NICOLAS MARMIÉ Associated Press, RABAT L\u2019institution judiciaire marocaine et ses 2800 magistrats sont à leur tour visés par le train de réformes initiés par le roi Mohammed VI et amorcées par le gouvernement de Abderrahmane Youssoufi pour « la consolidation d\u2019un véritable État de droit ».L\u2019aspiration du souverain à une justice « empreinte de renouveau » intervient alors que se profile la naissance d\u2019un nouveau contentieux judiciaire lié au réglement des atteintes au droits de l\u2019homme qui ont marqué le règne de son père Hassan II, décédé en juillet dernier.Témoin de cette volonté affichée de renforcer l\u2019autorité judiciaire, le chef du gouvernement a demandé jeudi à ses ministres de répondre aux doléances des particuliers se plaignant de l\u2019inéxecution de décisions de justice.Parmi 82 doléances relatives à la non-exécution des jugements rendus à l\u2019encontre de l\u2019État, seuls 19 cas ont été réglés, a précisé jeudi Khalid Alioua, porte-parole du gouvernement, avant de rappeler « la ferme volonté du gouvernement de renforcer la justice et l\u2019État de droit » et de « clore les dossiers en suspens ».Cette déclaration fait suite au discours prononcé mercredi par le roi Mohammed VI à l\u2019ouverture de la session annuelle du Conseil supérieur de la magistrature, chargé notamment de l\u2019évolution des carrières des magistrats.Les résultats de ses travaux à huis-clos, prévus pour durer plusieurs semaines, devraient se caractériser cette année par de nombreuses sanctions disciplinaires ou révocation, indique-ton dans l\u2019entourage du ministre de la Justice, Omar Azziman.Sans évoquer directement les problèmes de lenteur, de corruption et parfois d\u2019incompétence qui affectent la justice marocaine, le roi a invité les magistrats à agir avec « une volonté rénovée de la responsabilité et une nouvelle conception de l\u2019autorité.» Mohammed VI a également annoncé une profonde réforme de la justice administrative, compétente pour étudier les litiges entre les particuliers et l\u2019administration, avec la création de cours d\u2019appel administratives, prélude à la création d\u2019un Conseil d\u2019État « pour couronner la pyramide judiciaire et administrative et faire face ainsi à toutes les formes d\u2019abus et assurer la prééminence de la légalité ».Ces réformes interviennent dans un contexte par ailleurs très évolutif sur l\u2019éventualité de poursuites judiciaires contre les responsables policiers ou politiques des « années de plomb » de la monarchie marocaine (1965-1985).Pour l\u2019heure aucune poursuite n\u2019a été initiée au Maroc par les victimes de l\u2019arbitraire et les familles de disparus, qui ne se satisfont pas du travail d\u2019indemnisation financière actuellement effectué par le Conseil consultatif des droits de l\u2019Homme (CCDH).Alors que certains, comme l\u2019opposant historique d\u2019extrême gauche Abraham Serfaty, estiment que des procédures pour « crimes contre l\u2019humanité » seraient juridiquement fondées, Salah Ouadie, fondateur du « Forum pour la Vérité et la Justice » souhaite tout d\u2019abord que « l\u2019État reconnaisse qu\u2019il y a en son sein des responsables qui ont commis des atteintes aux droits de l\u2019Homme ».Une fois cette étape franchie, les associations de victimes n\u2019exclueront « aucune hypothèse », selon Salah Ouadie.Me Abdelaziz Bennani, avocat et président de l\u2019Organisation marocaine des droits de l\u2019Homme (OMDH), souligne quant à lui « l\u2019espoir » suscité par ces réformes.Privilégiant une « approche pragmatique », Me Bennani estime qu\u2019il « n\u2019y a jamais eu de crimes contre l\u2019Humanité » au Maroc et invoque la « responsabilité d\u2019un système.» Cette analyse n\u2019exclut toutefois pas des poursuites : la prescription criminelle est de 20 ans en droit marocain et le royaume a ratifié la convention internationale sur la répression de la torture de 1984.2814264 2811327 195219 95219 5219 219 19 384A962 555A126 146B192 695B976 19521 1952 195 389B763 162A948 2812872 2814209 2805834 A 32 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 18 DÉCEMBRE 1999 Cent sept millions de Russes élisent demain 450 députés FRANÇOISE DEHOVE Agence France-Presse, MOSCOU La campagne législative en Russie, marquée par de nombreux coups bas, s'est terminée hier au son de la canonnade au-dessus de Grozny, alors que 107 millions d'électeurs sont appelés à élire demain les 450 députés de la Douma.Les journaux ont public mercredi les derniers sondages autorisés, donnant le Parti communiste de Guennadi Ziouganov en tête avec de 20 h 29 % des voix.Au dernier jour de la session, le président de la Douma Guennadi Seleznev a évoqué hier le déchaînement médiatique depuis deux mois, une « guerre d'information » dont ses concitoyens seraient contents de voir la fin et de retrouver « le calme ».La majorité des Russes appauvris et déçus de l'évolution de l'ex-URSS ont paru bouder le « débat » électoral qualifié de « boueux ».La campagne a souvent tourné à l'affrontement de personnes et aux accusations de corruption plus qu'aux confrontations d'idées.Personne ne remet en cause la marche vers l'économie de marché.Le vrai changement dans ce pays à la constitution très présidentielle aura lieu il est vrai en juin 2000, à l'expiration du mandat de Boris Eltsine.Le président discrédité ne s'est pas mêlé publiquement de la campagne.Le PC, le seul parti structuré en Russie, s'attend à recueillir l'adhé- sion de millions de mécontents, jusque dans les villages les plus reculés, grâce aux relais dont il dispose dans le pays.Avec ses alliés, il avait déjà 211 sièges dans la Douma sortante.La coalition « Unité » (centre-droit) formée il y a à peine deux mois par le sémillant ministre des Situations d'urgence, Sergueï Choï-gou, que l'on a abondamment vu à la télévision, sur le terrain en Tchétchénie, recueillerait entre 13 et 20 % de voix.Unité, dont la mascotte est le paisible ours russe, a reçu l'appui du premier ministre Vladimir Poutine dont la popularité croît grâce à sa « fermeté » en Tchétchénie.La très pro-gouvernementale chaîne de télévision RTR a opportunément diffusé jeudi « un reportage » montrant M.Poutine, 47 ans, de petite stature, mais ceinture noire de judo, dans une salle d'entraînement.« Dans ces sports de combat, on ne gagne pas grâce à son poids, mais grâce à sa force de caractère et à sa souplesse », a insisté RTR en ajoutant que le candidat du Kremlin pour la présidentielle est « un sportif doté d'une volonté inébranlable, qui atteint toujours son but et prend rapidement les décisions ».Face à ces moyens médiatiques, les ennemis du Kremlin, la liste OVR (centre-gauche) du maire de Moscou Iouri Loujkov, du gouverneur de Saint-Pétersbourg Vladimir Iakovlev et de l'ex-premier ministre Evgueni Primakov, ne recueillait plus que 10 % à 16 % des voix après être apparue comme une force de premier plan il y a quelques semaines.Dans ce contexte, M.Primakov, l'homme providentiel de la crise de 1998 qui avait été brutalement limogé par M.Eltsine en mai dernier, a annoncé hier sa candidature à l'élection présidentielle.S'ajoutant à la longue liste des coups bas qui ont émaillé la campagne, une « rumeur » a circulé annonçant un retrait de M.Iakovlev qui aurait entraîné l'invalidation de la liste OVR.Le gouverneur a démenti très vite cette « information ».La liste Iabloko (réformateurs d'opposition) était créditée de 7 % à 9 % des intentions de vote.La liste SPS des « jeunes libéraux », menée par l'ancien premier ministre Sergueï Kirienko, jugé responsable de la crise de 1998, n'aurait que 5 % (score minimal obligatoire pour entrer à la Douma) à 10 % des voix.Inquiets, ils ont annoncé hier qu'ils soutiendraient M.Poutine à la présidentielle, une première indication des alliances politiques qui se mettront en place dès la semaine prochaine.Le dirigeant ultranationaliste Vladimir Jirinovski pourrait ne pas faire mieux que de flirter avec la barre des 5 %.CARTEL =sAftT.\u2022v'J Le Ericsson KF788 bimode/bibande seulement Forfait numérique h C 'mois* dé Cantel\"°ÀT&T-c «fi B ?1000 minutes les week-ends 150 minutes en tout temps V* minute entrante gratuite (jusqu'à 400 minutes par mois) caItel AT&T Le plus vaste réseau numérique au pays Peu importe où le temps des fêtes vous conduira, partez en toute tranquillité.Car en plus de vous donner accès au plus vaste réseau numérique au pays, Cantel AT&T vous offre maintenant le téléphone Ericsson KF788 à seulement 49$*.Imaginez le cadeau parfait que ça ferait.Joyeux Cantël! 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