La presse, 5 décembre 1999, B. Lectures
[" 7LP0101B1205 B-1 DIMANCHE 5 DEC.7LP0101B1205 ZALLCALL 67 00:34:56 12/05/99 B 2798204 7LP0201B1205 B-2 DIMANCHE 5 DEC.7LP0201B1205 ZALLCALL 67 00:35:08 12/05/99 B 7LP0301B1205 B-3 DIM.5 DEC.7LP0301B1205 ZALLCALL 67 00:35:30 12/05/99 B FILL77 7LP0401B1205 B 4 dimanche Lectures 7LP0401B1205 ZALLCALL 67 00:34:34 12/05/99 B B 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 5 DÉCEMBRE 1999 L\u2019Aventure de l\u2019art au XXe siècle est l\u2019exemple même de l\u2019ouvrage à la fois encyclopédique et historique.Année après année, les auteurs relèvent ce qui leur paraît être les faits marquants dans tous les domaines des arts et, dans une moindre mesure, des lettres aussi.Chaque année fait l\u2019objet d\u2019un sommaire où figurent aussi bien cinéma, théâtre et littérature que peinture, sculpture et architecture, bien que ce dernier groupe constitue en fait le véritable sujet du livre.La présentation chronologique a l\u2019avantage de nous faire vivre l\u2019aventure de l\u2019art dans son contexte et nous vaut quelques anecdotes qui justifient qu\u2019on a retenu telle toile de Picasso, par exemple, non pas au moment de sa présentation, mais plutôt de sa dotation à l\u2019occasion de la création d\u2019un musée qui lui est entièrement consacré.Chose certaine, le volume sanctionne l\u2019importance presque surdimentionnée du peintre, dessinateur, potier, sculpteur, céramiste et même dramaturge.La place considérable consacrée à l\u2019architecture vaut de belles pages sur les expositions universelles.Celle de 1967 à Montréal est représentée par la biosphère et Habitat 67, la maison de Moshe Safdie.Un choix assurément avisé.Collectif sous la direction de Jean-Louis Ferrier, Édition du Chêne \u2014 Hachette livre, Paris, 1999 ; 1007 pages.On ne saurait faire des rétrospectives du siècle sans consacrer quelques ouvrages à la ville qui est au centre de nos vies, quelle que soit l\u2019opinion qu\u2019on en a.Un siècle à Montréal propose un coup d\u2019oeil rapide sur les gens et les événements qui ont marqué la ville, passée de métropole canadienne à simplement un des endroits où la qualité de vie est des plus enviables et des moins chères.L\u2019ouvrage se veut un florilège des meilleures photos de The Gazette et du Journal de Montréal, regroupées selon quelques grands thèmes qui mettent en vedette autant les grands de ce monde et les stars que les citoyens ordinaires dans leur vie quotidienne.Plusieurs clichés sont magnifiques comme celui de Jean Drapeau au volant de sa voiture par soir de neige ; spectaculaires, comme celui de la construction du pont Jacques-Cartier ; dramatiques, comme ceux de la Saint-Jean de 1968 ; tragiques, comme celui de la découverte du corps de Pierre Laporte dans le coffre d\u2019une voiture.Les auteurs n\u2019ont pas manqué d\u2019humour en jumelant la photo du général de Gaulle sur le balcon de l\u2019hôtel de ville de Montréal en 1967 à une autre du même personnage prise depuis le balcon de l\u2019hôtel Windsor en 1944 derrière les drapeaux français, britannique et canadien.Le chapitre sur les Nuits de Montréal montre bien qu\u2019on ne s\u2019est jamais ennuyé dans la ville.Enfin, les clichés plus récents font ressortir que la vie y reste palpitante.Collectif, Trécarré.Montréal, 1999, 190 pages.L\u2019Art au tournant de l\u2019an 2000 est une sorte d\u2019aboutissement du livre précédent.Il tente de nous projeter dans l\u2019avenir en retenant toutes les tendances jugées porteuses.La principale qu\u2019on retient quand on feuillette ce livre richement illustré, c\u2019est l\u2019éclatement, le métissage des genres : ici, peinture, photo, sculpture s\u2019entremêlent, s\u2019opposent, se complètent dans une cacoscopie joyeuse et débordante d\u2019anachronismes.Certains crieront à la décadence, voire la déchéance.Mais un regard plus indulgent s\u2019impose rapidement et permet de penser que l\u2019évolution rapide des technologies saura avant longtemps inspirer des hommes et des femmes de l\u2019avenir.Le livre identifie déjà plusieurs de ces artistes et nous les présente avec leurs oeuvres.L\u2019ordre alphabétique a été privilégié, faute de parvenir encore à faire toute autre forme de classement.Si l\u2019avenir et les tendances vous intéressent.Burkhard Riemschneider, Uta Grosenick, (en anglais, allemand et français) Taschen, 1999, 576 pages.Plus modeste dans son projet, Fortune, The Art of Covering Business a pour unique ambition de nous présenter les plus belles pages frontispices de la plus célèbre revue américaine des années trente et quarante.Mais quelles pages ! Autant de leçons d\u2019affiches, de peintures, de photographies qui mettent en valeur le progrès technique, socio-économique, scientifique.Au début de chaque année, quelques statistiques simples nous aident à voir la marche irrépressible de la première économie du monde que célèbrent les artistes mobilisés par la revue.Au nombre des illustrateurs figurent Diego Rivera, Fernand Léger, Pablo Garetto, Ernest Hamlin Baker, Roger Duvoisin, Antonio Petrocelli.On traverse cette aventure artistique de 20 ans avec la forte impression que le monde s\u2019accélère et la conviction profonde que l\u2019illustration n\u2019est pas une contrainte à la création artistique mais un beau défi.Daniel Okrent, Gibbs Smith Publisher, Salt Lake City, 1999, 142 pages.Paru il y a quelques années déjà, Montréal au XXe siècle, Regards de photographes est sûrement un must pour les amateurs d\u2019histoire ou de photos d\u2019art.C\u2019est vraiment la vie dans la ville qui se déroule sous nos yeux quand on feuillette ce livre qui a opté pour le blanc et noir seulement.On se retrouve tantôt à pelleter dans la rue, au coeur d\u2019une fabrique de biscuits, au défilé de la Saint-Jean, sur le mont Royal en pique-nique.On y voit beaucoup de nos vedettes dans des situations singulières comme ce cliché magnifique de Félix autographiant le soulier de Marjolaine Hébert ou l\u2019arrestation de Pierre Vallières qui ne se laisse pas faire.Les gens ordinaires sont aussi saisis sur pellicule, sur un banc, un balcon, dans la rue, seuls ou avec leurs enfants.Chaque cliché retenu a une valeur artistique intrinsèque et les commentaires des auteurs des différents chapitres rehaussent leur portée sociale.Sous la direction de Michel Lessard, Les Éditions de l\u2019Homme, Montréal, 1995, 335 pages.Les Dessous de la féminité, un siècle de lingerie appartient à cette catégorie d\u2019ouvrages qu\u2019on voudra tantôt consulter seul(e), tantôt avec sa brune ou son blond.On y trouve à l\u2019appui d\u2019un texte intelligent et fort bien documenté un siècle d\u2019évolution de l\u2019hygiène, de la mode, des tabous avec la sensualité comme centre des préoccupations.Cela nous vaut, certes, quelques clichés amusants de corsets et de gorgerettes, de gaines et de maintien-gorge, mais aussi de fines observations sur la relation entre les courants politiques dominants et ce que portaient les belles.Ainsi, pour les années 47-57, l\u2019auteur intitule son chapitre Années froides, dessous chauds, ce qui nous vaut de magnifiques images de Michèle Morgan, d\u2019Elizabeth Taylor, de Shirley Mclaine et, bien sûr, de la bombe BB.Puis viennent les mini-slips, les collants, la transparence, les dessous- dessus, les bas, la camisole.L\u2019ouvrage est enrichi d\u2019une belle chronologie qui nous donne les dates charnières dans la célébration jamais complétée du corps féminin.Farid Chenoune, Éditions Assouline, 1998, 200 pages.Les amateurs de photos couleurs auront de quoi se mettre sous la dent avec le bel ouvrage Montréal, les lumières de ma ville.Ici, que du polychrome, place à lumière, au mouvement, au soleil, aux réverbères, à l\u2019eau, aux feuilles, aux textures.Ici, le portrait cède le devant de la scène au paysage, au gros plan, à la scène de rue.L\u2019auteur des clichés, Yves Marcoux, a scruté toutes les saisons, toutes les heures du jour, tous les caprices du temps.Cela nous vaut un ensemble à rêver, une collection rare de cartes postales qu\u2019on aimerait voir plus souvent dans les stands.Car les angles retenus sont souvent inusités, voire parfois insolites.On termine le voyage dans ce livre, convaincu que Montréal est, somme toute, une ville bien moins laide qu\u2019on le pense et le dit trop souvent.Textes de Jacques Pharand, éditions de l\u2019Homme, Montréal, 1999, 222 pages.Plus ambitieux, Un siècle d\u2019amour charnel, est une sorte d\u2019histoire de la sexualité des 100 dernières années présentée d\u2019un point de vue sociologique, avec ses batailles, ses héros, ses héroïnes, ses victimes aussi.Écrit par un Britannique, l\u2019ouvrage souligne les vicissitudes de l\u2019ère victorienne avec sa quincaillerie répressive, sa morale culpabilisante.Puis, c\u2019est le long combat contre la censure mené par le cinéma et les autres formes d\u2019art, les progrès de la contraception qu\u2019on parvient à démocratiser malgré les diktats rétrogrades de la plupart des religions.Faits saillants du siècle : les deux guerres mondiales qui auront rapproché les hommes des femmes et fait resurgir leurs besoins d\u2019amour après tant de haine et de douleur.La première a débouché sur les années folles, la seconde sur la culture pop et rock qui placent la sexualité au centre des valeurs.Cela ne va pas sans entraîner d\u2019autres problèmes troublants comme le sida ou les grossesses de plus en plus nombreuses d\u2019adolescentes toujours plus jeunes tandis que le Viagra promet une vie sexuelle prolongée.Bref, la table est mise pour bien des bouleversements encore.L\u2019auteur conclut : Et l\u2019amour dans tout ça ?T.Hickman, Editions Blanche, 1999.2798401 En attendant Krieghoff JOCELYNE LEPAGE Tout le monde connaît Cornelius Krieghoff.ou au moins une parcelle de son oeuvre.Les tableaux peints par cet artiste d\u2019origine allemande et flamande (1815-1872) ont en effet été reproduits de mille façons, notamment en cartes de Noël, icônes représentant le passé idéalisé de nos hivers rigoureux et décrivant les moeurs plutôt joyeuses des anciens Canadiens à la ceinture fléchée et celles, méditatives, des autochtones ornés de plumes.Par ailleurs, ceux qui croient connaître Krieghoff auront peut-être des surprises en lisant le catalogue de l\u2019exposition en cours (jusqu\u2019au 5 mars) au Musée des beaux-arts de l\u2019Ontario, à Toronto.L\u2019ouvrage, intitulé Cornelius Krieghoff, Images du Canada, vient de paraître en français aux éditions du Trécarré, à temps pour les Fêtes que le peintre représente si bien.Quant à l\u2019exposition, elle sera cet été au Musée du Québec à Québec, puis au Musée des beaux-arts du Canada, à Ottawa, avant d\u2019aller à Vancouver et finalement à Montréal, au musée McCord, en 2001.Cornelius Krieghoff, Images du Canada, propose des textes de trois spécialistes.Dennis Reid, le conservateur de l\u2019exposition et auteur du texte principal, fait le ménage dans tout ce qui s\u2019est dit, sans preuves, sur Krieghoff, sur sa vie, et situe son oeuvre dans l\u2019art canadien.Né à Amsterdam en 1815, mort à Chicago en 1872, Krieghoff a immigré en Amérique du Nord en 1835, passé quelque temps dans l\u2019armée américaine.Il a vécu deux décennies au Canada, à partir de 1840, après avoir épousé une Émilie Gauthier de Longueuil.C\u2019était un autodidacte qui fit entrer au Canada la peinture de genre, alors en vogue en Hollande, en Allemagne et en Grande-Bretagne et qui fit sortir à l\u2019extérieur du pays les images du Canada de l\u2019époque.Ramsay Cook, de son côté, situe le peintre et son oeuvre dans le contexte social des années 1840, dans l\u2019après-Rébellion des Patriotes, entre l\u2019union des deux Canadas qui, selon lord Durham, devait aboutir à l\u2019assimilation des Canadiensfrançais, et la Confédération.Une époque où le clergé, les intellectuels et les artistes canadiens-français vantaient le retour à la terre et voyaient dans la vie de l\u2019habitant la seule qui puisse sauver la « race » française en Amérique du Nord.Selon Cook, l\u2019image de l\u2019habitant avec son habillement coloré, son occasionnel défi de la loi et sa joie de vivre correspondait peut-être à l\u2019image que les habitants se faisaient d\u2019eux-mêmes.Cette image-là a fait grincer des dents un homme de culture et de patrimoine comme Gérard Morisset, qui a accusé Krieghoff de salir la réputation des Canadiens- français afin de plaire à ses clients anglais.Une opinion que ne partageait pas Marius Barbeau, le fameux ethnologue et anthropologue.Lui voyait des liens entre la tradition orale qu\u2019il cueillait à la campagne et les joyeux lurons de Krieghoff.L\u2019historien d\u2019art François-Marc Gagnon apporte toutes les nuances qu\u2019il faut aux positions des deux hommes et rend à Krieghoff ce qui lui appartient : une approche de la peinture qui tient du théâtre.Krieghoff, en vérité, est un as de la mise en scène.Cornelius Krieghoff, Images du Canada est un livre qui allie la générosité des images à la qualité des textes.On y trouve aussi une chronologie élaborée par Raymond Vézina, professeur à l\u2019UQAM.Cornelius Krieghoff, Images du Canada, Dennis Reid, Ramsay Cook, François-Marc gagnon, Éd.du Trécarré, 323 pages.(HHHH) 7LP0501B1205 B 5 dimanche Lectures 7LP0501B1205 ZALLCALL 67 00:35:14 12/05/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 5 DÉCEMBRE 1999 B 5 Les Borgia, quelle famille! On a toujours su que Montalban avait de l\u2019appétit.Je pense bien : c\u2019est le seul écrivain qui ait inventé un personnage de flic, Pepe Carvalho, gourmand et gourmet, qui fait la cuisine et donne ses meilleures recettes au lecteur \u2014 tout en menant ses enquêtes avec le plus grand cynisme.On a même publié Les Recettes de Pepe Carvalho, réclamées à cor et à cri par ses fanatiques lecteurs.Mais cette fois, Montalban a eu un appétit d\u2019ogre.Il s\u2019est attaqué à une famille d\u2019ogres, la plus célèbre qui soit : celle des Borgia.Rien de moins.Il a écrit une histoire (si l\u2019on veut) de la prise du pouvoir, à Rome, de ce qu\u2019il faut bien appeler une famille mafieuse (avant que cosa nostra n\u2019existât), une famille originaire d\u2019Espagne, du côté de Valence.On appelait cette famille « les horribles Catalans de Rome ».Tout cela n\u2019est pas fait pour déplaire au Catalan espagnol qu\u2019est Montalban.Après tout, on ne châtie bien que les siens.Il a intitulé son roman Ou César ou rien.C\u2019était la devise du plus horrible d\u2019entre eux.Montalban procède par petits tableaux, par scènes bien choisies pour nous faire voir les Borgia de l\u2019intérieur, dans leur intimité la plus crue.Dès la première de ces scènes, déjà, un certain Machiavel murmure à leur sujet : « Bouffez-vous les entrailles, ordures, comme ça il ne vous restera plus que vos cornes.» Venant d\u2019un connaisseur, ça commence bien.Et l\u2019on annonce à Machiavel la mort, en Espagne, de César Borgia.Le commencement de la fin.Puis nous allons revenir au début de l\u2019histoire, c\u2019est-à-dire à l\u2019arrivée à Rome d\u2019Alphonse Borgia, qui voulait être pape, et le devint, sous le joli nom de Calixte III, après avoir « pillé par surprise les familles italiennes » et qui fut obsédé par la levée d\u2019une croisade contre les Turcs.Voilà ensuite le cardinal Rodrigo, réveillé près du corps de celle qui fut son amante, Vanozza Catanei, future mère de César Borgia.Rodrigo rêve un peu : « Je peux être pape, je veux être pape.» Il le fut, lui aussi : Alexandre VI.Ainsi de suite.Ils y passeront tous, à l\u2019appétit de Montalban.Alexandre VI fonde une dynastie.Son fils Joan est trouvé mort dans le Tibre, il mène sa fille Lucrèce au mariage (toujours avec une grande famille, les Sforza) et il charge son second fils, César, de guerroyer un peu partout contre les provinces d\u2019Italie.Prendre le pouvoir, tout le pouvoir, et par n\u2019importe quels moyens.Des affreux, vous dis-je.Montalban adore ça, il a toujours mis son célèbre flic Carvalho en présence jubilante de la saloperie humaine.On pense bien que cette fois, avec les Borgia, nous allons être servis.Le pouvoir corrompt, c\u2019est entendu, c\u2019est ce que l\u2019on dit, mais si vous êtes d\u2019avance corrompu, il va y avoir du dégât.Le principal personnage de ce roman, et de cette famille, ce sera César.Guerrier remarquable, débauché parfait.Nous allons le suivre dans ses campagnes militaires (et dans ses lits aussi).Mais en même temps, nous allons comprendre mieux son caractère d\u2019homme politique qui voulait créer un empire italien avec les dépouilles des États-cités de la Péninsule.Qui jouait successivement, et suivant les besoins, la carte de l\u2019un, la France, contre celle d\u2019un autre, l\u2019Espagne.Et qui (divine surprise ?) semblait avoir pour but, aussi, de défendre les Arts, les Sciences, contre l\u2019obscurantisme d\u2019époque.Du moins, Montalban nous le présente ainsi.Et l\u2019on citera ici la phrase d\u2019Orson Welles : « En Italie, sous les Borgia, ce ne fut que crimes, assassinats, rapines, et il y eut Michel-Ange, Léonard de Vinci et la Renaissance ».Montalban a-t-il tenté une sorte de réhabilitation de César Borgia ?La posture de ce romancier a toujours été ambiguë : le bien dans le mal, le bien qui sort du mal, et toute cette sorte de choses.Ici, il se vautre, littéralement, dans les scènes les plus crues et les plus sauvages, batailles, tortures, meurtres, incestes variés.Il est vrai que ce fut vrai.Jusqu\u2019à ce que, pour finir, l\u2019un des Borgia, un petit neveu des Borgia, devienne général des jésuites, et soit canonisé ! Ouf.Les desseins de la providence sont ainsi.Et le roman de Montalban est un « thriller » historique remarquable.n n n À propos de Montalban, voici un petit livre qu\u2019il vient de publier, intitulé Avant que le millénaire nous sépare.Celui-là, il est pour les fanatiques du flic privé Pepe Carvalho.Figurez- vous que Carvalho, personnage de roman, se rebelle contre son créateur Montalban.Il s\u2019explique devant nous, sur une scène de théâtre, tout en faisant la cuisine (avec la recette) sur sa vie pénible, ses relations avec une call-girl (Caro), sur ses manies de brûler des livres pour se chauffer, sur ses collaborateurs, bref : sur tout ce que Montalban lui a fait faire dans ses nombreuses aventures policières.C\u2019est amusant.Il est bon que les personnages s\u2019expliquent un peu et s\u2019interrogent sur leur créateur.Ils sont ainsi plus vivants que lui.César ou rien, Manuel Vazquez Montalban, Seuil, Paris, 373 pages.(HHHH) Avant que le millénaire nous sépare, Montalban, Christian Bourgois, Paris, 58 pages.(HHH) Jacques Folch-Ribas collaboration spéciale 2811142 2807540 2788695 2808521 7LP0601B1205 B 6 dimanche Lectures 7LP0601B1205 ZALLCALL 67 00:36:36 12/05/99 B B 6 LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 5 DECEMBRE 1999 Perdre le nord REGINALD MARTEL On connait la romanciere, lfessayiste moins et moins encore lfecrivain luimeme.Le Nord perdu de Nancy Huston est dfabord un essai, ou plutot une reunion de textes autour dfun meme theme, qui se rapproche par moments de lfautobiographie.La posture de notre celebre compatriote se situe ainsi a mille lieues de celle des essayistes francais, qui vous reglent le sort du monde avec un zele et une logique touchants, sans y mettre rien dfeux-memes qui soit reperable.Le theme choisi, il est vrai, se prete a la confidence.Lfexil nfest pas une experience intellectuelle seulement, mais affective et physique aussi.On aime ou on vit, dans une societe et des paysages qufil faut apprendre a dechiffrer.Le Nord perdu, cfest celui qufa connu en Alberta Mme Huston quand elle etait enfant.Elle a vecu ensuite au New Hampshire, en banlieue de Montreal.Depuis longtemps elle habite en France.Francaise ?Pas vraiment, pas encore.Ses enfants le sont bien davantage, le sont tout a fait dit-elle, eux qui nfont ni la memoire canadienne de leur mere ni la memoire bulgare de leur pere.Perdre le nord, cfest aussi á ne plus savoir ou on en est â.On sfy retrouve a la faveur dfun geste de bonte recu en Allemagne jadis, raconte ici avec une emotion que le temps a gardee intacte.On sfy retrouve dans lfecriture aussi, qui refait le monde a son gre et selon son gout.Lfenfance ne quitte personne, meme quand tout le reste a fui.Le Cantique des plaines a chante ces annees benies de la romanciere.Elle a garde du Canada natal et de ses jeunes annees aux Etats-Unis bien des souvenirs, ceux qufelle a tenu a cultiver, mais pas de nostalgie semble-t-il, une melancolie amusee plutot.On songe a Claire Martin, qui a longtemps vecu en France avant de nous revenir .nous avons pardonne ! .et qui avait lfexil joyeux, si on en juge par les delicieux souvenirs qufelle nous a livres cette annee.Expatriee volontaire, Nancy Huston nfen fait pas un drame, bien au contraire.Elle apprecie la France, et les Francais aussi, a qui elle a fini par ressembler assez, parfois contre son gre, pour se permettre de les juger, avec ce qufil faut dfhumour pour ne pas avoir lfair de regler ses comptes.Ce qufil y a eu dfirritant dans son experience ne tient qufa elle, comme a tous ceux qui lfont partagee, et par la force des choses : cfest par la langue de lfautre qufon entre chez lui, qufon y est rejete ou agree.Mouvement perilleux, tant cette autre langue reste etrangere, meme si on en a maitrise le lexique et la grammaire.On croit etre bilingue, on lfest bien sur assez pour ce qufexige la vie quotidienne, et on sfapercoit ensuite que les deux langues ne sont pas interchangeables : á Le plus grand vertige, en fait, sfempare de moi au moment ou, ayant traduit un de mes propres textes .dans un sens ou dans lfautre, je me rends compte, ebahie : jamais je nfaurais ecrit cela dans une autre langue ! â Le bilinguisme est pour Mme Huston, semble-t-il, une realite moins fictive que dfautres : á Il est facile dfetre multiculturel lorsqufon nfa pas de culture propre.â On trouve ces mots dans un chapitre qui pourrait titiller la curiosite des nationalistes canadiens et quebecois de toutes farines, joliment intitule á La Mosaique arrogante â.Nord perdu nfest certes pas une oeuvre majeure.Elle est du genre de celles qufon fabrique de materiaux epars, pour satisfaire un editeur qui sfimpatiente.Ce collage est quand meme interessant, ne serait- ce que pour lfevocation dfexperiences personnelles qui multiplient ou repetent celle de lfexil.La romanciere nous apprend par exemple qufelle a eu trois conjoints et donc trois belles-meres, sans compter la femme de son pere.Voila autant de pays a conquerir, en plus de la France et du francais, sans y perdre son nord intime.Nord perdu suivi de Douze France, Nancy Houston, Actes Sud / Lemeac, 134 pages.(HHH) Fin de siecle avec Chapleau ALEKSI K.LEPAGE collaboration speciale Un nouveau Chapleau, cfest toujours un cadeau.Mais il arrive des annees, comme cette annee, ou il nfarrive rien, justement.Franchement, on en attendait un peu plus dfune fin de millenaire.Dans trente, quarante ans, qufest-ce qufon va bien pouvoir dire de 1999, je vous le demande ?á Comment cfetait dans ton temps ?Cfetait comment en 1999 ?â va nous demander un jour notre progeniture.En 1999, seronsnous forces dfadmettre, cfetait rien.Cfetait juste une autre annee.Pire, cfetait peut-etre lfannee la plus parfaitement plate et niaiseuse de lfhistoire nationale des annees.En 1999, la presidente de la CEQ sfest fait prendre les gants dans le sac, et cfa fait couler des hectolitres dfencre et de salive.En 1999, ils nous ont invente une drole de petite pilule bleue, et cfa fait couler beaucoup dfautre chose.En 1999, ils nous ont mis des cameras dans les vidanges pour voir ce qufon fait de croche dans la vie.En 1999, decidement, on attendait mieux, ou pire ; on attendait nfimporte quoi.Faisant comme il faut avec ce qufil a sous la plume, Chapleau reussit encore une fois lfimprobable : nous faire rire de cette maudite fin de siecle plate.Et a bien y penser, si la tache dfun caricaturiste est bien de traquer et de croquer la betise, 1999 aura peut-etre ete une grosse annee pour le grand Serge.LfAnnee Chapleau 1999, Serge Chapleau , Ed.Boreal, 118 pages.(HHH1.2).Nancy Huston 2800160 7LP0701B1205 DIMANCHE 5 D CEMBRE 7LP9901B1205 ZALLCALL 67 00:37:12 12/05/99 B LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 5 DECEMBRE 1999 B 7 Savez-vous que.Bien sur, vous savez qufon avait dfabord pense a Ronald Reagan pour tenir le role de Rick dans Casablanca et que quelques- uns des chiens qui ont tenu le role de Lassie etaient des males.Mais voici quelques anecdotes que vous ignorez peut-etre tirees de I Was a Fugitive From a Hollywood Trivia Factory, que vient de publier Aubrey Dillon Malone.Dustin Hoffman sfest tire dans une jambe avec un revolver charge pendant le tournage de Little Big Man ( 1970 ).Meme si le revolver est charge a blanc, il parait que ca laisse des traces.Liza Minnelli a refuse dfassister au cinquieme mariage de sa mere, Judy Garland, avec Mickey Dean.Elle a repondu : á Maman, je ne peux assister a ton mariage cette fois, mais je te promets dfy etre au prochain.â Plus de 300 000 figurants, la plus importante distribution de lfhistoire du cinema, ont ete retenus pour Gandhi tourne en 1982.Christopher Reeve et Michael Caine ont du caler une bouteille de brandy pour trouver le courage de sfembrasser dans Deathtrap, tourne en 1982.á Letfs get out of here â ( Foutons le camp dfici ) est la replique qui revient le plus souvent au cinema.Le vampire de Love at First Bite, George Hamilton, a toujours chez lui un echantillon de sang, au cas ou il aurait besoin dfune transfusion.Burt Reynolds, vedette entre autres films, de Smokey and the Bandit, a fait partie pendant un certain temps dfune bande de voyous dans sa jeunesse apres avoir ete arrete pour vagabondage.Adolf Hitler insistait pour que chaque fois qufune femme se separait de son mari dans un film allemand, elle meure avant la fin du film.Un pourboire genereux.Tony Curtis a deja donne les clefs de sa voiture a un portier en lui disant de la garder.Les perruques de Sean Connery dans Never Say Never Again ( 1983 ) ont coute la bagatelle de 52 000 dollars.Trois mois de celibat Sinead OfConnor, mere Bernadette Mary depuis son ordination comme pretre dfune á eglise â integriste en avril, a confesse avoir echoue a respecter son voeu de celibat.á Jfai tenu trois mois.Jfai echoue lamentablement â, a-t-elle ajoute.La chanteuse, mere de deux enfants de peres differents, a explique qufen tant que pretre á rebelle â, elle ne pouvait celebrer de messe dans une eglise catholique, mais qufelle envisageait dfacheter une eglise pour y celebrer des offices lorsqufelle sera prete.Lfor de la tele n Le magazine Star a dresse un tableau des plus gros salaires payes a la television americaine.Voici un peu ce que ca donne.Dans certains cas, le montant comprend les revenus encaisses aussi a titre de producteur de lfemission.Oprah Winfrey.125 millions Drew Carey.45 millions Bill Cosby.22 millions Kirstie Alley .18 millions David Letterman.14 millions Jay Leno .12 millions Roseanne .11 millions Barbara Walters .10 millions Peter Jennings .9 millions Dan Rather.7 millions Un film á familial â n Peter Fonda, qui effectue un retour au cinema, aimerait bien faire un film á familial â dont il partagerait lfaffiche avec sa soeur Jane et sa fille Bridget.Il a meme sa petite idee pour financer le projet : il compte associer son beau-frere, Ted Turner, a lfaffaire.Un Americain a Paris et Les Demoiselles.n Question dfun lecteur au magazine Premiere : Un Americain a Paris avec Gene Kelly et Leslie Caron a-t-il ete reellement tourne a Paris ?Deuxieme chose : en 66, Gene Kelly a joue dans Les Demoiselles de Rochefort, de Jacques Demy.A-t-il ete double ?Reponse : Pas le moins du monde pour la premiere question puisque le film a ete entierement filme aux studios de la MGM, a Hollywood.Concernant Les Demoiselles ( qui, pour sa part, a bien ete tourne a Rochefort, en France ), on peut dire que Gene Kelly a ete double pour la version francaise mais que cfest sa vraie voix que lfon entend dans la version anglaise.Il faut dire que le film a ete tourne en deux langues ( francais et anglais ), avec des bruitages et des pistes sonores differents pour chaque scene.Au lit avec Demi Moore n Demi Moore a ete surprise au lit avec sa nouvelle flamme, vedette des arts martiaux, Oliver Whitcomb.Mais ce nfest pas ce que vous pensez ; le couple testait simplement un matelas dans un magasin de Los Angeles.Satisfaite, Demi regla la facture avec sa carte de credit non sans avoir exige sa remise de á celebrite â qui est de 25%.Et de quatre ! n Carole Bouquet devrait incarner Cleopatre dans les nouvelles aventures dfAsterix et dfObelix au cinema ; une autre occasion pour elle et Gerard Depardieu de se retrouver nez a nez apres Rive droite, rive gauche, Trop belle pour toi et Un pont entre deux rives.E X P R E S S n Sophia Loren a intente un proces a 73 compagnies americaines, apres avoir decouvert qufelles utilisaient son nom pour attirer les internautes sur des sites porno.Un fan de Matt Damon a paye cent dollars pour une paire de chaussettes de son idole.Le vendeur, qui annonce ses articles sur Internet, a reconnu qufil avait subtilise les chaussettes abandonnees sur un plateau de tournage.SOURCES : Globe, Movieline, Idols, People, Star Janet Leigh Pour la scene de la douche dans Psychose, la censure interdisait de me montrer nue et que lfon voie la penetration de la lame du couteau dans la chair.Il a donc fallu enregistrer un tres grand nombre de plans, 71 exactement, qui, montes serres, donnaient lfillusion au spectateur qufil voyait le couteau sfenfoncer.Mais le plus dur, cfetait de ne pas cligner des yeux lors de ce gros plan sur mon visage, alors que mon personnage git, sans vie, sur le carrelage de la salle de bains.La seule maniere dfy parvenir, cfetait de fixer le vide.Merci du cadeau ! Cfetait dfautant plus difficile que lfeau continuait de couler et me chatouillait ! Au total, cette scene de quarante-cinq secondes a necessite sept jours de tournage.Et sept jours, ca fait long quand on est mouille, croyez-moi ! Le Nouveau Cinema á Sinead OfConnor â 2803589 VOTRE SOIREE DE TELEVISION Louise Cousineau 12:30 a - LA SEMAINE VERTE Palmares des rivieres les plus polluees au Quebec.19:00 1 - TOP TEN: CARS THAT CHANGED THE WORLD Les amateurs de voitures voudront voir cette liste des voitures qui ont change lfhistoire.20:00 a - DES MARELLES ET DES PETITES FILLES Un documentaire emouvant de Marquise Lepage sur le sort reserve a une multitude de petites filles a travers le monde.Qui sourient, qui jouent a la marelle, mais qui sont toujours terriblement exploitees.20:00 r - INSOUPCONNABLE Dans ce policier, Christopher Reeve en chaise roulante est soupconne par ses collegues policiers dfavoir participe a un meurtre.20:00 D - A ROSIE CHRISTMAS Rosie OfDonnell compte notamment Celine Dion parmi ses invites pour ce special de Noel.20:00 X - MUSICOGRAPHIE La vie et la carriere du chanteur country Johnny Cash.21:30 A - LfOEIL OUVERT Un syndicat avec ca?: documentaire de Magnus Isaacson qui demontre comment les employes du McDonald de la Rive-Sud ont ete trahis par les Teamsters.CANAUX 18h00 a q v 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO c j o r y A E M z H K t l CBC h ABC D CBS b NBC g J O 1 2 3 ( 5 - 6 W X 8 9 0 ! .) N Z Y # P + U 4 4 7 7 8 8 5 5 11 11 45 58 13 13 22 22 21 21 23 23 20 20 24 24 47 39 48 34 31 31 26 37 37 68 36 46 3 3 49 47 50 29 32 48 30 30 25 25 19 19 33 33 40 40 32 38 38 27 27 34 45 28 28 15 15 74 35 44 CANAUX 18h00 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO $ 9 9 18 18 CABLE PBS CTV TQS TQ TVA RC CABLE PBS CTV TQS TQ TVA RC Le Telejournal Decouverte / Depistage prenatal; electroencephalogrammes La Vie d'artiste Les Beaux Dimanches / Des marelles et des petites filles Les Beaux Dimanches / 6 decembre 1989 - Plus jamais Le Telejournal Idees Lumiere (22:35) Sport (23:05) Cinema / LA FEMME.(2) Le TVA Decibel Fort Boyard / Sylvie-Catherine Beaudoin, Michel Laperriere Cinema / INSOUPCONNABLE (5) avec Christopher Reeve, Joe Mantegna Le TVA, edition reseau Sports (22:24) / Lot.(22:46) Vins et.(22:52) Evangelisation (23:22) Zone X Branche La Grande Illusion La Face cachee de la une Le plaisir croit avec l'usage./ Richard Seguin L'Oeil ouvert / Un syndicat avec ca?Au bord.abime (22:36) Chasseurs d'idees / La Religion a l'ecole (23:10) Telethon de la recherche sur les maladies infantiles Le Grand Journal Xena la guerriere Planete Pub Auto Stop Pulse Travel, Travel Felicity Touched by an Angel Cinema / HOME ALONE (4) avec Macaulay Culkin, Joe Pesci CTV News Pulse / Sports News A Rosie Christmas News Cinema / MICKEY'S CHRISTMAS CAROL Dessins animes Cinema / THE WIZARD OF OZ (3) avec Judy Garland, Bert Lahr Sunday Report Undercurrents Sunday Report Qc (23:35) News World News Winnie the Pooh and Xmas Too A Rosie Christmas Cinema / TUESDAYS WITH MORRIE avec H.Azaria, J.Lemmon News Star Trek.Football (16:00) 60 Minutes Touched by an Angel Cinema / SANTA & PETE avec Hume Cronyn, James Earl Jones ER News NBC News Dateline NBC Third Watch Cinema / DAYLIGHT (5) avec Sylvester Stallone, Amy Brenneman Johnny Cash Farm.(17:00) Nature / A Conversation with Koko Ballroom Fever: Live at the Imperial Palace in Vienna Burn the Floor: A Great Performances Special Omnibus: Television's Golden Age (17:15) Great Performances / Andrea Bocelli Pavarotti and Friends '99 (21:10) World News Wall Street Wk Cinema / LIVE!.(6) (17:00) Top 10: Cars that Changed.Cinema / SMALL VICES (4) avec J.Mantegna, M.Gay Harden Cinema / SMALL VICES (4) avec J.Mantegna, M.Gay Harden Passport Profile: Keanu Reeves Arts & Minds Roger Ing's.Two Thousand Years Cinema / DAVID AND BATHSHEBA (5) avec Gregory Peck Cinema / THE GUNS OF.(4) Contact Animal / Prince Harfand Hors Serie / A la recherche des tribus perdues Filiere D / MARC-AURELE FORTIN Documentaire Cinema / MUSTANG (5) Centre (17:30) Environnement et Communication Nord nordique Cafe.emploi Career Cafe Psychologie de l'apprentissage Prevention des toxicomanies Body Story / Breaking Down Sunday @Discovery.ca Sunday Showcase / .Ice Bear Sunday Showcase / .Grizzlies Discover Magazine / Mutations Sunday @discovery.ca So Weird .Angels .Honey, I Shrunk the Kids Cinema / OLD YELLER (4) avec Dorothy McGuire Cinema / ANGELS IN THE ENDZONE (6) Cinema / BIG SKY (3) Seventh Heaven: Beginnings Wrld Funniest King of the Hill The Simpsons Futurama The X-Files Roswell Your Big Break .Wilderness Talking Heads 60 Minutes The Practice Who is Watching the Children History of Warfare Reilly: Ace of Spies Scandal! Then and Now Cinema / LITTLE BIG MAN (3) avec Dustin Hoffman, Dan George Flick TV Guide TV Little Miracles Real Families Moving Stories Weird Homes A Craftscapes Christmas.Little Miracles Real Families Moving Stories Weird Homes Chic Planete Duo: G.Michael Ed Sullivan Pop up video Musicographie / Johnny Cash Presentation speciale / .Tribute to Johnny Cash Hist.chansons Musicographie / Johnny Cash D.Box-Office Fax ConcertPlus / All Saints live a Wembley Clip (21:15) World News Foreign.The Passionate Eye Sunday./ Battu's Bioscope Sports Journal Sunday Report Mansbridge.Pamela Wallin Antiques Roadshow Toute une epoque./ Les Femmes Monde ce soir Culture-choc La Guerre froide / Le Mur Le Journal RDI Scully RDI Le Telejournal Sec.Regard Visages du XXe / La Reine-mere Voile Sports 30 Mag Documentaire: sports Patinage artistique / Skate America Sports 30 Mag Danse sportive Prime Suspect Cinema / TRIAL AT FORTITUDE BAY (5) avec Lolita Davidovich F/X: The Series Cinema / CLOSE RELATIONS avec Keith Barron, Sheila Hancock .Earth (17:00) Walking.Earth: Final Conflict III Cinema / BATMAN (4) avec Adam West, Burt Ward Cinema / BEYOND THE STARS (6) (22:15) SportsCentral Wrestling: WWF Heat Curling / World Tour SportsCentral Panorama Volt .compositeurs Declic! Boites.Cinema / LES DIABOLIQUES (2) avec S.Signoret, P.Meurisse Panorama / Retraite! (23:55) Paramedics / Blood Ties Trauma - Life in the ER Unmasked: .Deception Countdown 100: The Greatest Achievements of the 20th Century Unmasked: .Deception Curl.(15:00) Sportsdesk Eight-Ball NFL Primetime Football / Cowboys - Patriots (20:15) Sportsdesk Rocko & Co.College Rhino Redwall Des miracles.Drole de voyou Ned.triton Les Simpson Animania Y'en a marre South Park Les Simpson Splat! Coup de coeur G.Gourmands Jrnl (19:03) Vivement dimanche / Arlette Laguiller TV5 Infos Bouillon de culture (21:15) Journal belge Journal suisse Soir 3 Great Parks Your Health Dialogue Diplomatic.Imprint Cinema / SECRET NATION (5) avec Cathy Jones, Mary Walsh Allan Gregg.4th Reading Ecce Homo / La Ville Trauma / Hop.de San Francisco Hopital Chicago Hope Med.enquete .en vedette Maigrir.Les Copines.Vie en vrac / Nature des sexes CityMag Entour'Age Gen.en jeu L'Ombudsman CityMag Vos finances Watership.Composers Special Shirley Holmes .Story Studio Flipper My Hometown Anti-Gravity Warp System Crash Radio Active 7LP0802B1205 B8 - DIMANCHE - ARTS 7LP0801B1205 ZALLCALL 67 00:40:49 12/05/99 B B 8 R LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 5 DÉCEMBRE 1999 Un OM en grande forme.pour Noël! Suzor-Coté.sculpteur MARIO DUFRESNE collaboration spéciale Pendant tout le mois de décembre, le Musée minéralogique et minier de Thetford Mines vous offre une occasion en or, plutôt en bronze, de pénétrer l\u2019univers de Suzor-Coté, à travers une série de sculptures que l\u2019artiste a réalisées entre 1908 et 1930.L\u2019exposition, conçue à partir de 21 bronzes appartenant à la collection privée de la Fondation Louis-Marie Gagné, permet d\u2019apprécier le talent de sculpteur de Suzor-Coté et met en relief l\u2019importance du dessin dans sa démarche artistique.Avec un parti pris pour la sobriété et le dépouillement, qui laisse toute liberté aux visiteurs d\u2019apprécier la finesse des détails de chacune des oeuvres, le conservateur invité, Guaitan Lacroix a cherché « à comprendre la pensée de Suzor-Coté ».Petit à petit, on découvre, à l\u2019aide des textes et des illustrations qui accompagnent l\u2019exposition, que cette pensée, d\u2019abord issue des grands courants classiques, sera plus tard confrontée, aux nouveaux mouvements artistiques que sont le naturalisme et l\u2019impressionnisme.On suit l\u2019artiste lors de ses nombreux séjours à Paris \u2014 passages quasi obligés à l\u2019époque \u2014 qui lui permettent de s\u2019imprégner de la modernité.C\u2019est aussi là-bas qu\u2019il fait la connaissance du sculpteur Alfred Laliberté avec qui il se liera d\u2019amitié et qui lui enseignera la sculpture, art dans lequel il mettra rapidement à profit son immense talent pour le dessin.Il écrira d\u2019ailleurs vers la fin de sa vie : « Je crois fermement que la partie dessin de mon oeuvre est peut-être la meilleure.» Divisée en trois grands axes \u2014 le séjour parisien, l\u2019art nationaliste et la vision poétique \u2014 l\u2019exposition vise ainsi à dépasser la simple chronologie des oeuvres afin de faire ressortir « la vision humaniste » à laquelle s\u2019est ralliée l\u2019artiste originaire d\u2019Arthabaska.Pour Guaitan Lacroix, c\u2019est en tentant de préciser cette vision « qu\u2019on peut arriver à donner une perspective plus large à l\u2019oeuvre.» Le thème de Maria Chapdelaine déjà abordé en 1916, par le dessin et repris six ans plus tard par la sculpture, illustre bien ce propos.On sent que l\u2019artiste est ici en pleine possession de ses moyens.La finesse des traits et l\u2019intensité du regard qui se dégage de cette Maria font ressortir tout l\u2019univers romanesque créé par Louis Hémon.Comme le souligne encore l\u2019historien de l\u2019art à qui l\u2019ont a confié la réalisation de l\u2019exposition, « toute la série d\u2019études en rapport avec ce thème témoigne à la fois d\u2019une très grande maîtrise technique et d\u2019une recherche intériorisée.» SUZOR-COTÉ, ENTRE TRADITION ET MODERNITÉ, au Musée minéralogique et minier de Thetford Mines, jusqu\u2019au 30 décembre.Info : 418 335-2123.CLAUDE GINGRAS Au milieu de deux semaines de représentations en périphérie, l\u2019annuel spectacle de Noël de l\u2019Orchestre Métropolitain s\u2019arrêtait hier soir à la salle Maisonneuve où l\u2019acclamaient plus de 1000 parents et enfants dont plusieurs (je parle des petits) s\u2019étaient barbouillé le visage.Que les 1500 sièges de la salle n\u2019aient pas tous été occupés, cela tient sans doute au fait que le spectacle est aussi donné dans une demi- douzaine de localités environnantes.Se souvenant de ses origines, Joseph Rescigno, le chef de l\u2019OM, avait conçu cette fois-ci une Serata magica \u2014 ne « soirée magique » \u2014 développant très librement le thème de « Noël, fête des enfants de tous âges ».Trois oeuvres, toutes trois de compositeurs italiens, composaient le programme, bien qu\u2019aucune n\u2019ait de lien direct avec Noël.La Strada, le célèbre film de Fellini dont Nino Rota a écrit la musique, se déroule dans le monde du cirque.La chose peut quand même convenir à un tel spectacle destiné à la famille.Si la fameuse Danse des heures de Ponchielli figure dans l\u2019un des opéras les plus sordides qui soient, La Gioconda, elle évoque aux cinéphiles d\u2019un certain âge un épisode loufoque du Fantasia de Walt Disney.Rien de Noël non plus dans La Boutique fantasque, quoiqu\u2019il s\u2019agisse là d\u2019un ballet à l\u2019histoire touchante convenant tout à fait à la période des Fêtes.Donc, un bon choix de programme pour la circonstance.Et original.Tout le monde donne Le Messie.L\u2019OM a pensé à autre chose.Un bon mot, en passant, pour les notes fouillées de Claudio Ricignuolo.Ce violoniste de l\u2019OM, qui est aussi musicologue, nous apprend que la suite symphonique de La Strada jouée par l\u2019OM ne provient pas effectivement de la musique du film mais plutôt d\u2019une partition que Rota en tira pour un ballet.Concernant La Boutique fantasque, autre partition de ballet, celle-là de Respighi d\u2019après Rossini, Ricignuolo nous révèle encore que ce qui est joué n\u2019est pas la suite préparée par Respighi lui-même mais une autre, plus longue, réalisée par le chef hongrois Antal Dorati.Le Métropolitain était en grande forme hier soir.Non seulement l\u2019exécution futelle irréprochable à tous les niveaux, mais l\u2019orchestre lui-même possédait les vertus d\u2019une phalange tout à fait professionnelle : des cordes absolument justes, des basses aux riches résonances, des bois, cuivres et percussions parfaitement équilibrés.De cet instrument inhabituellement souple, Rescigno obtint d\u2019étonnantes nuances.Par exemple, ces tragiques « sul ponticello » des contrebasses à la toute fin du Rota.À retenir encore, de la même oeuvre, la parfaite justesse de Denise Lupien dans les nombreux solos de violon.En fait, toutes ces qualités faisaient passer une partition dont les 30 minutes ne sont pas toutes d\u2019une égale inspiration.Tout à fait brillante, aussi, la Danse des heures telle que menée par Rescigno.Le Rossini-Respighi était agrémenté d\u2019une amusante mise en scène requérant les services du chef et des musiciens autant que ceux de deux danseurs et d\u2019une narratrice.Chantal Lambert décrivit la boutique de jouets avec sa fraîcheur habituelle.La chorégraphie manquait cependant d\u2019imagination, se résumant à permettre à une ballerine de montrer ses agiles jambes.ORCHESTRE MÉTROPOLITAIN.Chef d\u2019orchestre : Joseph Rescigno.Chantal Lambert, narratrice, Anne-Marie Boisvert et Martin Bélanger, danseurs.Chorégraphie : Estelle Clareton.Mise en scène : Marie-Josée Gauthier.Texte : Maryo Thomas.Costumes : Carole Courtois.Dispositif scénique : Richard Mecteau.Éclairages : Martin Labrecque.Samedi soir, salle Maisonneuve de la Place des Arts.Reprise Programme : Suite symphonique de « La Strada » (1954-66) - Rota « Danse des heures », ext.de l\u2019opéra « La Gioconda » (1876) - Ponchielli « La Boutique fantasque » (1914-19) - Respighi, d\u2019après Rossini, arr.Dorati La GBQ s\u2019interroge sur sa vocation Berri : une rue piétonnière jusqu\u2019au fleuve ?SUZANNE COLPRON « On pense qu\u2019il faut rendre la rue Berri piétonnière jusqu\u2019au fleuve.» Invité à participer à une rencontre sur l\u2019intégration de la future Grande Bibliothèque du Québec (GBQ) dans son quartier, celui du Centre-Sud, Jean-Paul Galarneau, directeur des communications chez Vidéotron, a émis hier l\u2019hypothèse de réserver l\u2019usage de la rue Berri aux seuls piétons.Réaction de l\u2019assemblée : vaste éclat de rire.Car si tout le monde s\u2019entendait sur la nécessité de réaménager la rue Berri, les opinions divergeaient sur les moyens à prendre.Une quarantaine de personnes prenaient part à l\u2019exercice qui avait pour but de cerner les attentes et les besoins des gens du quartier Centre-Sud, à la veille du décret gouvernemental qui donnera le feu vert à la construction de la GBQ.Il y avait là Lise Bissonnette, PDG de la GBQ, Noëlle Samson, membre de la Corporation de développement économique communautaire (CDEC), Réjean Savard, professeur de bibliothéconomie de l\u2019Université de Montréal (UdM), Paul Hinse, de l\u2019Association des commerçants et des propriétaires du Village, Denis Caron, de La Veillée, et plusieurs autres.Trois rencontres préalables avaient eu lieu lundi, mardi et mercredis soir derniers.Celle d\u2019hier matin venait clore les discussions.« La GBQ devrait être le lieu, de par sa situation géographique, où on fait des liens entre les institutions culturelles et les groupes marginaux », a rappelé Jean Roy, directeur du bureau de construction de la GBQ.« Le grand enjeu est de créer un sentiment d\u2019appartenance dans le quartier par l\u2019entremise de la Grande Bibliothèque.» Où sera-t-elle, cette GBQ ?Là où se trouve actuellement le Palais du commerce, dans le quadrilatère bordé par les rues Berri, Ontario, Saint-Denis et le boulevard de Maisonneuve.Un quartier marqué par une forte concentration d\u2019institutions culturelles et d\u2019enseignement où voisinent l\u2019UQAM, le cégep du Vieux-Montréal, la Cinémathèque québécoise, l\u2019Office national du film, des bars, des restaurants, des cafés.Un quartier à vocation commerciale et résidentielle qui voit augmenter de jour en jour la proportion multi-ethnique de sa population.À titre d\u2019exemple, près de 70 % des locataires des Habitations Jeanne-Mance, situées dans le quartier, proviennent de 67 différents pays.« Il faut penser à l\u2019aménagement souterrain du futur bâtiment et accueillir les moins nantis », a dit Denis Caron, du théâtre La Veillée.Pour Yvon-André Lacroix, directeur de la bibliothéconomie de la GBQ, et son groupe de discussion, l\u2019important est de « sécuriser » les gens qui arrivent de l\u2019extérieur de Montréal par autobus ou par métro.Ce quartier est le deuxième en importance au chapitre de la criminalité, à Montréal.D\u2019où l\u2019importance d\u2019ouvrir les murs du futur établissement sur la rue, de l\u2019avis général.Alain L\u2019Allier, directeur du cégep du Vieux-Montréal, a ajouté : « On proposerait de déménager la gare d\u2019autobus ou, à tout le moins, de la rénover et de lui donner un cachet plus esthétique.» L\u2019événement, organisé par Noëlle Samson, de la CDEC du Centre-Sud, Réjean Savard, de l\u2019UdM, Marthe Lawrence, de la GBQ, et Jean Roy, également de la GBQ, avait lieu au cégep du Vieux-Montréal.« Nous allons retenir vos messages et transmettre vos préoccupations à nos interlocuteurs », a promis la PDG, Lise Bissonnette, en concluant les travaux.2810548 2806444 7LP0901B1205 B9 - DIMANCHE - ARTS 7LP0901B1205 ZALLCALL 67 00:36:43 12/05/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 5 DÉCEMBRE 1999 B 9 SPECTACLES Salles de répertoire AUTOBIOGRAPHE (L\u2019) Ex-Centris (salle 1, le Parallèle): 21h15.BRINGING OUT THE DEAD Cinéma du Parc (2): 21h30.EARTH Cinéma du Parc (2): 15h.GENERAL\u2019S SON (THE) Cinéma du Parc (1): 21h15.HEAD ON Cinéma du Parc (3): 15h30, 17h30, 19h30, 21h30.JUHA Ex-Centris (salle 1, le Parallèle): 19h40.MANDALA Cinéma du Parc (1): 17h.MARELLES (DES) ET DES PETITES FILLES Ex-Centris (salle 1, le Parallèle): 13h30.RIEN SUR ROBERT Ex-Centris (salle 2, Fellini): 14h30, 17h15, 19h25, 21h35.ROUTE DU SEL (LA) Ex-Centris (salle 1, le Parallèle): 15h10, 17h30.SHOW ME LOVE Cinéma du Parc (1): 15h15.SINGLE PARK (A) Cinéma du Parc (1): 19h15.TOUT SUR MA MÈRE Ex-Centris (salle 3, Cassavetes): 13h, 15h, 17h, 19h, 21h.WORLD\u2019S BEST COMMERCIALS OF THE CENTURY Cinéma du Parc (2): 17h, 19h15.Danse ESPACE GEORDIE (4001, Berri) L, de Marc Boucher.Avec Josée Gagnon et Chantal Lamirande: 14h et 20h.Musique CHAPELLE HISTORIQUE DU BONPASTEUR Dim., 15 h 30, Luc Beauséjour, claveciniste.Variations Goldberg (Bach).CHRIST CHURCH CATHEDRAL Dim., 13 h, Lysianne Tremblay, mezzo-soprano, Yves Thibault, baryton.Puccini, Fauré, Rachmaninov, Rossini.UNIVERSITÉ McGILL (Pollack Hall) Dim., 15 h 30, Quatuor à cordes de Miami et Steven Tenenbom, altiste.Quatuor no 1 (Ginastera), Quintettes K.516 (Mozart) et op.87 (Mendelssohn).Ladies\u2019 Morning Musical Club; 20 h, Choeur universitaire de McGill.Dir.Iwan Edwards.Rutter, Pinkham, Vaughan Williams.UNIVERSITÉ McGILL (Redpath Hall) Dim., 14 h, Centre canadien d\u2019Architecture.Dim.et lun., 20 h, Ensembles de musique ancienne de McGill.Dir.Betsy MacMillan.Telemann, Marais, Monteverdi, Bach.CONSERVATOIRE Dim., 15 h, Ensemble instrumental.Dir.Denis Brott.Couperin, Schumann, Chopin, Ravel, Menotti.PLACE DES ARTS (Piano Nobile) Dim., 11 h, Atelier lyrique de l\u2019Opéra de Montréal.Opérette.Sons et brioches.GRAND SÉMINAIRE (Chapelle) Dim., 15 h, Chorale du Cégep Marie-Victorin.Noël.ÉCOLE VINCENT-D\u2019INDY Dim., 16 h, Les Petits Violons.Dir.Jean Cousineau.Mendelssohn, Bach, Cousineau.VICTORIA HALL (Westmount) Dim., 19 h 30, Choeur Musica Orbium.Dir.Patrick Wedd.Noël.BASILIQUE NOTRE-DAME Dim., 21 h, Choeur Saint-Laurent et Orchestre Symphonique de Montréal.Dir.Agnes Grossmann.Requiem (Mozart).Lun., 20 h, Orchestre-réseau et Choeur du Conservatoire.Dir.Franz-Paul Decker.Christina Tannous, soprano, Marc Hervieux, ténor, Joseph Rouleau, basse.Messe solennelle de sainte Cécile (Gounod), Prélude et Passacaille (Pépin), Quatuor op.25 (Brahms-Schoenberg).ÉGLISE SAINT-LOUIS-DE-FRANCE (Terrebonne) Dim., 19 h, Choeur Hydro-Québec.Théâtre THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE (84, Ste- Catherine O.) Marie Stuart, de Dacia Maraini.Trad.de Marie- José Thériault.Mise en scène de Brigitte Haentjens.Avec Anne-Marie Cadieux et Pascale Montpetit.Du mar.au ven., 20h; sam., 15h et 20h.THÉÂTRE DENISE-PELLETIER (4353, Ste- Catherine E.) Le Menteur, de Pierre Corneille.Mise en scène de Martin Faucher.Jeu., ven., 20h; sam., 16h.ESPACE GO (4890, St-Laurent) W.C., de Marie Michaud et Brigitte Poupart.Avec Lorraine Côté, Sylvie Drapeau, Nathalie Mallette, Lyne Nault, Brigitte Poupart, Jean Turcotte et Michel Monty.Du mar.au sam., 20h.ESPACE LIBRE (1945, Fullum) Les Mots, de Jean-Pierre Ronfard et Sylvie Daigle.Avec Martin Dion, Emmanuelle Jimenez, Danièle Panneton, Marie-Josée Picard, Marcel Pomerlo et Jean-Pierre Ronfard.Du mar.au sam., 21h.- Henri bricole, de Christian Vézina, sur des poèmes de Henri Michaux.Avec Diane Dubeau et Christian Vézina.Du lun.au sam., 19h.LA LICORNE (4559, Papineau) Hamlet, de William Shakespeare.Trad.de François-Victor Hugo.Mise en scène de Alexandre Marine.Avec Vitali Makarov, Patrice Savard, Maria Monakhova, Karyne Lemieux, Alejandro Moran, Patrice Gagnon et Stéphane Brulotte.Du mar.au sam., 20h; mer., 19h.MONUMENT-NATIONAL (salle Du Maurier, 1170, St-Laurent) Jonas.Présentation du groupe Les Ateliers l\u2019\u2019Aquarium et le Globe: 20h.THÉÂTRE DES VARIÉTÉS (4530, Papineau) Pyjama pour six, de Marc Camoletti.Trad., adapt.et mise en scène de Gilles Latulippe.Avec Gilles Latulippe, Roger Giguère, Josée La Bossière, Dominique Pétin, Louise Matteau et Serge Christiaenssens.Dim., 14h.THÉÂTRE CALIXA-LAVALLÉE (parc Lafontaine, sur le Plateau Mont-Royal) Les deux jumeaux vénitiensde Goldoni: 20h.BLIZZARTS (3956A, St-Laurent) The May Day impromptu, de Patrick Goddard.Mise en scène de Michael Brunet: 19h.CÉGEP DE ST-HYACINTHE (3000, av.Boullé, St-Hyacinthe) La Crise, de Coline Serreau.Mise en scène de Jean-Yves Laforce: 20h, sauf dim.Pour Enfants LA MAISON THÉÂTRE (245, Ontario E.) Le Violoniste, de Gérard Bibeau.Comédiensmanipulateurs: Martin Genest et Agnès Zacharie.Dim., 13h et 15h.THÉÂTRE L\u2019ESQUISSE (1650, Marie-Anne E.) Pauline Michel.Sam., dim., 14h.CENTRE CULTUREL DE BELOEIL (600, Richelieu, Beloeil) Partie de quilles chez la Reine de coeur, de Jean- Frédéric Messier.Mise en scène de Philippe Soldevila.Avec Stéphan Allard, Yves Amyot, Vincent Champoux et Anne-Marie Olivier: 15h.Variétés THÉÂTRE ST-DENIS Notre-Dame de Paris, de Luc Plamondon, Richard Cocciante et Gilles Maheu.Avec France D\u2019Amour, Charles Biddle, Sylvain Cossette, Robert Marien, Mario Pelchat, Pierre Bénard et Natascha Saint-Pierre: 20h.CASINO DE MONTRÉAL Demain matin, Montréal m\u2019attend, comédie musicale de Michel Tremblay et François Dompierre.Avec Nathalie Simard, Sylvie Boucher, Normand Lévesque, Pauline Lapointe, Michèle Deslauriers et Danièle Lorain: 20h.THÉÂTRE ST-DENIS Slava\u2019s Snowshow: 20h.MÉTROPOLIS Yes: 20h.LA PLACE À CÔTÉ (4571, Papineau) Iron Bees: 18h.L\u2019AIR DU TEMPS (191, St-Paul O.) Probe the Mind: dès 21h.JAZZONS (300, Ontario E.) Skip Bey et Tim Jackson: 22h.P\u2019TIT BAR (3451, St-Denis) Stef Gagnon et ses invités: 21h.CAFÉ CHAOS (1635, St-Denis) Torax Doris et Embom: 21h.CAFÉ SARAJEVO (2080, Clark) Soirée cabaret avec René Lapalme, Marc Courchesne, Marie-Josée Lapointe, Karin Ptaszynski et Ensemble vocal CODA: 20H.BIDDLE\u2019S (2060, Aylmer) Geraldine Hunt: dès 20h.LE SERGENT RECRUTEUR (4650, St- Laurent) Contes coquins avec Renée Robitaille; 19h30.2810710 2810556 2810554 2796315 Le guitariste Charlie Byrd n\u2019est plus Agence France-Presse WASHINGTON Le guitariste de jazz américain Charlie Byrd est mort d\u2019un cancer, jeudi dernier, à Annapolis, près de Washington, à l\u2019âge de 74 ans.Charlie Byrd, qui avait introduit la bossa nova aux États-Unis, avait enregistré une centaine de disques.Notamment son fameux « jazz samba » de 1962, avec le saxophoniste Stan Getz et le bassiste Keter Betts, un disque qui s\u2019est vendu à des millions d\u2019exemplaires.Guitariste de formation classique, fils d\u2019un joueur de mandoline, ce virtuose au toucher délicat et précis aura été à l\u2019aise dans tous les styles de jazz.Mais certains critiques trouvaient sa musique trop « polie ».Militaire en Europe durant la Seconde Guerre mondiale, il rencontra Django Reinhardt, le guitariste gitan français, alors au faîte de sa gloire.En tant qu\u2019ambassadeur de bonne- volonté du département d\u2019État, Charlie Bird effectua plusieurs tournées à l\u2019étranger, en particulier au Brésil, à partir des années soixante. 7LP1001B1205 B10- DIMANCHE - ARTS 7LP1001B1205 ZALLCALL 67 00:36:29 12/05/99 B B 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 5 DÉCEMBRE 1999 Yves Montand au Saint-Denis Il y a quarante ans, Montréal accueillait Yves Montand, en spectacle au Saint-Denis.Le compte rendu paru dans notre journal du 5 décembre 1959 commençait ainsi : « Le geste souple, pirouettant, agitant ses bras comme des ailes de moulin, et tout à coup calme, attentif, la ride barrant le front moqueur, Yves Montand est là, qu\u2019on attendait depuis des années.» Puis, on ajoute : « Le public n\u2019aime pas tellement les chansons nouvelles.Pourquoi ne pas lui servir celles qu\u2019il connaît par coeur depuis dix ans ?Montand accepte volontiers le défi.C\u2019est terrible pour un chanteur, un programme composé de chansons qu\u2019il traîne avec lui comme un passé trop lourd.C\u2019est faire des comparaisons avec soi-même.C\u2019est laisser le public en faire avec le rêve qu\u2019il a tissé autour.Et tant de choses dans notre vie restent accrochées à une chanson, à un air entendu comme ça, mine de rien, en auto, au hasard des rues ou des restaurants.Près de la scène, je l\u2019observe.Rien n\u2019est laissé au hasard.Mécanique parfaitement au point.Effets bien placés.Souvent même une sobriété extrême, dont il tire soudain un effet que son calme met en relief : une main qui bouge, l\u2019oeil qui se tourne, l\u2019expression triste.» Marie-Claire Blais et La Belle Bête n Le 5 décembre 1959, c\u2019est de Marie-Claire Blais et de son nouvel ouvrage La Belle Bête dont il était question dans les pages littéraires de La Presse.Jean Paré, qui en faisait la recension, parlait de personnages qui se mouvaient comme des fantômes, dans un univers sans aucun rapport avec le réel, étant nés uniquement du cerveau de l\u2019écrivain.« Dans ce livre, le Mal est toujours face à lui-même, jamais face au Bien, rarement face à la Joie.Et quand joie il y a, c\u2019est celle des sadiques, Marie-Claire Blais a fait une fantaisie poétique sur les ravages de la jalousie, de la beauté et du mensonge.» Cela dit, Paré était assez sévère : « Le don poétique, comme les arbres fruitiers, rapporte d\u2019autant plus qu\u2019on le taille, qu\u2019on l\u2019assujettit à des règles et à un travail dont le livre de Marie- Claire Blais est démuni.Quand elle est trop facile, trop abandonnée, la poésie peut n\u2019être que du verbiage.Pour quelques expressions charmantes, il y a dans La Belle Bête des douzaines de clichés communs tant à Minou Drouet qu\u2019à Magali, ainsi que des naïvetés déroutantes.» Aznavour à la Place des Arts n Dix ans après Montand, c\u2019était au tour d\u2019un autre géant de la chanson française, Charles Aznavour, de nous rendre visite, à la salle Wilfrid- Pelletier de la Place des Arts.Rudel Tessier écrivait le 5 décembre 1969 : « Charles Aznavour va remplir huit fois les 3000 fauteuils de la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts.On le sait déjà.Mais hier soir, dans son costume blanc sur chemise prune, il a tout fait pour conquérir les Montréalais \u2014 comme si ce n\u2019était pas déja fait.Non ! À bien y penser, ce pays du Québec, Aznavour n\u2019a jamais eu à le conquérir.Cela s\u2019est fait autrement, il y a plus de vingt ans, comme naît quelquefois l\u2019amour \u2014 sans qu\u2019on s\u2019en rende compte.» Claude Champagne n Nombreux sont les mélomanes qui savent que Montréal compte, sur le mont Royal, une salle de musique du nom de Claude-Champagne.D\u2019autant mieux qu\u2019on peut y accéder par une petite rue qui porte, elle aussi, le nom de Claude- Champagne.Cela dit, l\u2019homme n\u2019est peut-être plus aussi connu que jadis, alors qu\u2019il avait été nommé, en 1943, directeur adjoint du Conservatoire de musique et d\u2019art dramatique de la province de Québec (dont le directeur était nul autre que Wilfrid Pelletier).La Presse du 5 décembre 1949, il y a donc un demi-siècle aujourd\u2019hui, avait consacré un assez long article à Champagne, qui y déclarait qu\u2019au cours des dix années précédentes, la pensée des musiciens québécois était passée du stage amateur à une réalisation vraiment professionnelle.« On dit des oeuvres de M.Champagne qu\u2019elles sont d\u2019une grande perfection technique, dans la meilleure tradition européenne, et possèdent un arrière-goût de canadianisme bien typique.Champagne n\u2019est pas un compositeur prolifique.Il est un artisan trop honnête et trop grand pour cela.Il a moins de deux douzaines d\u2019oeuvres principales à son crédit, mais chacune, à sa façon, est un chef-d\u2019oeuvre en son genre et, selon toute probabiblité, gardera sa valeur à l\u2019avenir parmi l\u2019art créateur au Canada.Son oeuvre la plus remarquable est probablement la Symphonie gaspésienne, écrite en 1944, après des vacances passées autour de la péninsule de Gaspé.» Pierre Vennat EN BREF 2810712 Compilations et spoliation sans fin n La chanteuse Deborah Harry et le groupe Blondie poursuivent la maison de disque EMI.La compagnie britannique aurait fait défaut de payer des droits d\u2019auteur dus, suivant un nouveau contrat, pour les disques enregistrés entre 1977 et 1982.Selon Mme Harry, la formation avait conclu un accord en 1996, au sujet de ces disques, mais EMI a continué de payer les musiciens en vertu de l\u2019ancien contrat, à un taux inférieur.La maison de disque, explique Mme Harry, a sorti des remixages et compilations « à l\u2019infini, en nous gardant à un pourcentage de groupe débutant.C\u2019est bien bon pour eux mais c\u2019est très mauvais pour nous.» Groupes et litiges n Un juge a demandé au groupe \u2018N Sync et à ses producteurs de discuter afin de régler à l\u2019amiable leur dernier litige.Le producteur Louis Pearlman, sa compagnie Trans Continental et leur distributeur BMG (Bertelsmann Music Group) poursuivent leurs protégés pour qu\u2019ils n\u2019aillent pas vers une autre maison de disque.Les jeunes musiciens, à leur tour, ont poursuivi leurs producteurs.Dans une autre chicane de chanteurs, le musicien détenant la marque Beach Boys en poursuit un autre, Al Jardine, qui organise des spectacles à l\u2019enseigne de Beach Boys Family and Friends.Or Mike Love est titulaire des droits sur le nom du groupe mais Jardine ne l\u2019est pas ; depuis la mort de leur collègue Carl Wilson, Love et Jardine se disputent à ce sujet.Pour ses shows, Jardine a engagé trois chanteuses, ce que Love juge contraire à l\u2019image des Beach Boys.De nombreux acheteurs de billet l\u2019ont pour leur part accusé de fausse représentation.2811187 7LP1101B1205 B11- DIMANCHE - ARTS 7LP1101B1205 ZALLCALL 67 00:40:34 12/05/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 5 DÉCEMBRE 1999 B 11 5 Woman Show : cinq femmes pleines d\u2019énergie Une autre radio ?SUZANNE COLPRON La radio commerciale vous ennuie ?Vous êtes las d\u2019entendre les mêmes « tounes » à coeur de jour ?Vous voulez autre chose ?Oui, mais quoi ?Nous avons pensé à vous.Voici un guide des émissions radiophoniques qui sortent des refrains connus.Là où nous vous amenons, il n\u2019y a pas de place pour les Lara Fabian et les Bruno Pelletier de ce monde.Où est-ce ?Pas très loin.S\u2019agit seulement d\u2019explorer la bande FM.Commençons par Radio-Canada (95,1 FM).Deux émissions se démarquent du lot avec une programmation musicale alternative et différente.La première, Macadam Tribus, diffusée du lundi au jeudi, à 20h, est « une espèce de souk d\u2019idées qui donne des échos de la planète et qui fait entendre des idées différentes », de l\u2019avis de la réalisatrice, Johanne Bertrand.La seconde, Bande à part, diffusée le vendredi, de 20h à 23h, provient de Moncton.Deux émissions dont le mandat consiste justement à explorer d\u2019autres avenues musicales, moins commerciales, mais néanmoins populaires.Parlez-en à Vincent Martineau, animateur de Bande à part et responsable du choix musical : « On fait jouer tout ce qui est en marge des circuits traditionnels, du rock alternatif, du hiphop, du rap francophone et de la musique électronique.Notre but, c\u2019est de faire découvrir des choses nouvelles qu\u2019on n\u2019entend nulle part ailleurs.» Sur les chaînes anglophones, deux émissions valent aussi le détour.À CHOM 97,7 FM, où sévit Claude Rajotte, VJ à Musique- Plus, on peut entendre Rage, une émission de musique alternative, le vendredi, de 21h à minuit.CBC FM présente Brave New Wave depuis des années, du dimanche au jeudi, à minuit, une émission « qui a fait éclater le son du rock canadien », selon Léo Thériault, réalisateur de Bande à part.Ailleurs, il faut prêter l\u2019oreille aux stations communautaires : CIBL 101,5 FM, CISM 89,3 FM, CHAA 103,3 FM ou CKUT 90,3 FM.Quatre chaînes qui se font un devoir de vous rincer les oreilles.Promenezvous.Vous constaterez, sans doute, que ça fait un peu amateur.C\u2019est vrai.Les animateurs ne sont pas tous des pros.Mais ça se comprend, ils sont bénévoles et font de la radio comme d\u2019autres s\u2019entraînent à la course.« On élimine tout ce qui joue dans les stations commerciales, dit Étienne Roy, directeur musical de CISM, la radio étudiante de l\u2019Université de Montréal.On ne cherche pas à faire la promotion d\u2019artistes qui sont sous contrat avec des majors.Au contraire, on veut promouvoir la musique indépendante, la relève.» Suivez le guide À CISM, on peut entendre tous les soirs, de 22h à minuit, des émissions essentiellement musicales.Environ 60 % de la musique qu\u2019on y fait jouer est anglophone, le reste étant francophone.Ça va de l\u2019alternatif au rock collégial en passant par la musique britannique et techno.Petit détail : là comme ailleurs dans les stations communautaires et à Radio-Canada, ce sont les animateurs qui choisissent la musique.Il n\u2019y a pas de comité musical ni de stratégie dictée par les compagnies de disques.La journée du samedi est incontournable : à 17h, Jet Boy s\u2019intéresse à la musique alternative européenne.À 19h, suit une émission de hip-hop et d\u2019électronique, La Croisière dérive.Puis, de 21h à minuit, Royal Sofa présente sa « salade alternative », trois heures de musique électro.À CHAA, la station communautaire de Longueuil, les vendredis soirs, à 20h, Rockorama plonge dans le vieux rock, le rock alternatif et le métal.Dans le même genre, à CIBL, Bourreau métallique est diffusée le mercredi, à 22h.On peut aussi entendre des musiques du monde à Zigzags Bohèmes, le samedi, à 15h30, à L\u2019Entremise, le dimanche, à 19h, et à Cosmopocible, le mercredi, à 20h30.Le rock est à l\u2019honneur le jeudi, à 20h30, à Etc.rock, suivie, à 22h, de Plum Pudding.JEAN BEAUNOYER Après avoir vécu l\u2019énorme succès de la comédie musicale Grease en 1998, cinq interprètes de ce spectacle ont voulu remettre ça, se retrouver à nouveau sur une scène montréalaise et ont imaginé la revue musicale 5 Woman Show.À l\u2019origine, c\u2019est Sergine Dumais, diplômée du American Musical and Dramatic Academy de New York, qui a eu l\u2019idée du projet.Elle a réussi à convaincre Michèle Deslauriers et la comédienne et chanteuse de jazz Marjolaine Lemieux de s\u2019associer à elle et de créer une revue musicale composée des plus grands succès de Broadway : Chicago, Jekyll and Hyde, Rent et une dizaine d\u2019autres.Véronic Dicaire et Amélie Grenier s e sont ensuite greffées au groupe et c\u2019est toute l\u2019énergie de ces cinq femmes réunies que l\u2019on pourra voir dans une atmosphère de fête, au Studio St-Laurent, du 7 au 11 décembre.Ces femmes de différentes générations, de différents milieux, seront entourées de quatre musiciens sous la direction de Martin Ferron et raconteront, chanteront, les émotions de femmes.« Les chansons sont anglaises, mais le concept est québécois, les textes en français et tout le monde comprendra, explique Michèle Deslauriers.On aurait préféré des chansons françaises, mais on ne pouvait pas traduire les chansons et ce genre de chansons n\u2019existe pas en français.Nous avons cependant écrit deux chansons pour ce spectacle, dont l\u2019une tout spécialement pour Marjo (Marjolaine Lemieux) qui est enceinte.» Il n\u2019était pas question d\u2019évincer Marjolaine parce qu\u2019elle en était à son cinquième ou sixième mois de grossesse.Les cinq femmes sont complices, soudées autant dans la vie que sur scène et nous préparent un véritable 5 Woman Show, écrit au singulier.Avec ses 220 places, il n\u2019est pas question de rentabiliser ce projet au Studio St-Laurent.« C\u2019est un showcase de cinq représentations, pas plus, précise le directeur de production, Rémon Boulerice.Notre objectif est de présenter ce spectacle au Casino de Montréal et dans un théâtre d\u2019été par la suite.Il faudra cependant attendre les réactions des gens dans la salle.» Si j\u2019en juge par l\u2019énergie déployée pendant les répétitions, tous les espoirs sont permis.Le talent éclate déjà de partout au Studio St-Laurent où les interprètes répètent inlassablement sous la direction de Robert Marien.Ces cinq femmes qui ne sont pas très connues au Québec, à l\u2019exception de Michèle Deslauriers, possèdent un bagage imp r e s s i o n n a n t .Trois d\u2019entre elles font partie de la distribution de la Cage aux folles (Michèle Deslauriers, Sergine Dumais et Amélie Grenier), Véronic Dicaire prépare son premier album solo et Marjolaine Lemieux a participé à plusieurs festivals de jazz.Les cinq interprètes ont travaillé pendant un an à la préparation de ce spectacle et n\u2019ont pas hésité à prendre un.beau risque financier, comme disait un politicien dans le temps.« Ici, on a peur d\u2019investir dans la comédie musicale, remarque Sergine Dumais qui chante parfois à New York (un hommage à Édith Piaf).Si on avait investi dans Notre- Dame de Paris, un spectacle surtout québécois, on aurait amassé des millions.Dans notre cas, même si on perd de l\u2019argent, ça aura valu la peine.» Peut-on demander une meilleure attitude ?5 WOMAN SHOW, au Studio St-Laurent, 2109, boul.Saint-Laurent, du 7 au 11 décembre, 20h.Info : 790-1245.Génies en herbe En collaboration avec Génies en herbe Pantologie Inc., 3535, boul.Rosemont, Montréal H1X 1K7 A BIÈRE 1 Quel animal apparaît sur le logo de la bière Boréale?2 Quel groupe rock a enregistré la chanson Deux autres bières?3 Quel fruit sert à préparer la bière Kriek?4 Quel chanteur québécois est actionnaire du brasseur Unibroue?5 De quel pays provient la bière Sol?C PEAU 1 Quel pigment brun foncé donne une couleur normale à la peau?2 Quelle expression courante désigne un naevus?3 Quelle maladie de la peau provient d\u2019une récidive du virus de la varicelle?4 Quelle est la couleur de la peau lors d\u2019une cyanose?5 Quelle couche de la peau recouvre le derme ?E DRAGON 1 Sur quelle île peut-on assister à la course annuelle des bateaux-dragons, à Montréal?2 Quel saint a terrassé un dragon pour délivrer une princesse?3 Sur le drapeau de quel pays asiatique figure un dragon?4 Quel métier rêve d\u2019exercer Grisou, le petit dragon des dessins animés?5 Quel trésor mythologique, récupéré par Jason, était gardé par un dragon?D SIBÉRIE 1 Quelle chaîne de montagnes forme la frontière occidentale de la Sibérie?2 Qui a dessiné l\u2019album Corto Maltese en Sibérie?3 De quel mammifère disparu, proche de l\u2019éléphant, trouve-t-on des carcasses congelées en Sibérie?4 Comment s\u2019appelle l\u2019héroïne des films La Louve des S.S.et La Tigresse de Sibérie?5 Quel est le terminus oriental du Transsibérien?F SOCCER 1 Quel pays a remporté la Copa America en 1999?2 Quel joueur de soccer a épousé une chanteuse des Spice Girls?3 Quel carton entraîne une expulsion immédiate dans un match de soccer?4 Quel joueur de soccer interprète un ambassadeur francais dans le film Elizabeth?5 Quelle ville européenne est représentée par le club de l\u2019Ajax?Chanteur québécois B GÉNÉRAL 1 Quel général a pris le pouvoir au Chili en 1973?2 Quel animal est préparé selon la recette du général Tao dans les restaurants chinois?3 En quelle année le général de Gaulle s\u2019est-il exclamé Vive le Québec libre?4 Qui est la vedette masculine du film La Fille du général?5 Quel général a été le premier président des États- Unis?Général chilien G DISCO 1 Quelle Québécoise a obtenu un succès international avec From New York to L.A., une version disco de la chanson Mon Pays de Gilles Vigneault?2 Quel groupe a endisqué la chanson-titre du film La Fièvre du samedi soir?3 Sous quel nom le chanteur québécois George Thurston a-t-il fait carrière à l\u2019époque du disco?4 Dans quelle ville se trouvait la discothèque Studio 54?5 Quel classique du disco, popularisé par Gloria Gaynor, a été repris par le groupe Cake?H CYCLE 1 Quelle unité a remplacé les cycles par seconde pour mesurer la fréquence?2 Dans le cycle ovarien, quelle étape suit normalement la maturation du follicule?3 Quelle comète visite la Terre selon un cycle de 76 ans, son dernier passage remontant à 1986?4 Dans le cycle du sommeil, à quelle phase observe-ton les mouvements oculaires rapides?5 Comment appelle-t-on un diplôme universitaire de George Thurston troisième cycle?SOLUTION DANS LE CAHIER DES PETITES ANNONCES PHOTO ROBERT SKINNER, La Presse Les cinq femmes derrière la revue musicale 5 Woman Show : Véronic Dicaire, Sergine Dumais, Michèle Deslauriers (au centre), Amélie Grenier et Marjolaine Lemieux. 7LP1201B1205 B12 dimanche sciences 7LP1201B1205 ZALLCALL 67 00:36:10 12/05/99 B B 12 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 5 DÉCEMBRE 1999 Des c h e r - cheurs américains ont mis au point une n o u v e l l e forme d\u2019imagerie à résonnance magnétique (IRM) qui constituera un système d\u2019alarme précoce des attaques cardiaques, première cause de décès dans les pays occidentaux, selon une étude rendue publique à Chicago.« Cela pourrait changer la face de l\u2019imagerie cardiaque », a déclaré le Pr Zahi Fayad, de la faculté de médecine Mt Sinai de New York.Cette nouvelle technique, selon lui, permet de détecter des dépôts graisseux non détectables par les IRM actuelles dans les artères coronaires.Ils sont responsables de 70 % des attaques cardiaques.Agence France-Presse La justice polonaise a demandé à la maison aux e n c h è r e s Chirstie\u2019s de New York de suspendre la vente d\u2019un exemplaire du traité « De Revolutionibus Orbium Coelestium » de Copernic, qui aurait pu être volé à Cracovie, a indiqué la porte-parole du parquet de cette ville.La vente aux enchères de cet ouvrage, dont seulement une centaine d\u2019exemplaires existent dans le monde et dont le prix a été évalué à 40 000 à 60 000 dollars, devait avoir lieu le 10 décembre.L\u2019ouvrage offert par Christie\u2019s de New York est daté de 1543, l\u2019année même à laquelle a été publié l\u2019exemplaire volé à l\u2019Académie, qui lui ressemble également par son format, selon des experts polonais.Agence France-Presse Un navire scandinave se serait rendu il y a près de 800 ans dans l\u2019île de Baffin, dans l\u2019extrême nord-est du Canada, si l\u2019on en croit l\u2019examen d\u2019un simple fil de trois mètres de long réalisé par une conservatrice associée du Musée canadien des civilisations à Hull.Ce fil, indique le Musée, a reposé congelé sous la toundra arctique pendant près de huit siècles et a été trouvé en 1984 dans un site archéologique appelé Nunguvik par le curé de la localité voisine de Mittimatalik, à plusieurs centaines de kilomètres au nord du cercle polaire.Le prêtre étant décédé sans avoir pu mener à bien les analyses qui s\u2019imposaient, les objets trouvés ont été envoyés au Musée des civilisations.Sur le même site, on a trouvé des morceaux de pin des régions tempérées percés de trous datant de la même époque, qui pourraient être des vestiges d\u2019un navire scandinave.Agence France-Presse Le ronflement chronique peut être le signe de plusieurs dizaines de maladies allant de l\u2019hypertension à l\u2019asthme en passant par les maladies cardiaques, selon des médecins chinois cités par l\u2019agence Chine nouvelle.« Les experts médicaux ont trouvé 84 affections liées au ronflement et bon nombre de ces affections méritent d\u2019être soigneusement étudiées » a déclaré Huang Xizhen, un médecin spécialisé dans les maladies respiratoires liées au sommeil dans un hopital pékinois, le Peking Union Hospital.Agence France-Presse L e p l u s grand volcan sous-marin d\u2019Europe est toujours actif.C\u2019est en tout cas la conclusion à laquelle sont arrivés des scientifiques italiens, bien qu\u2019ils n\u2019aient encore jamais assisté à son éruption.En cas d\u2019éruption, le mont Marsili, situé au fond de la mer Tyrrhénienne, au sud-ouest de Naples, pourrait engendrer un raz-de-marée, qui dévasterait alors les côtes sud de l\u2019Italie, selon le Conseil national italien de la recherche scientifique.Le mont Marsili fait la bagatelle de 3000 mètres de haut.Les scientifiques se sont penchés sur son cas depuis des années, mais pensaient jusqu\u2019ici qu\u2019il était endormi.Associated Press Recherche Histoire Médecine Profil du tueur fou Des chercheurs suédois se penchent sur les forcenés aux prises avec le «syndrome d\u2019Armageddon» Océanographie Associated Press NEW YORK Fétichisme des armes, complexe du héros, syndrome de l\u2019Apocalypse : les auteurs de massacres aveugles partagent des traits communs, selon des chercheurs suédois qui s\u2019efforcent de déterminer leur profil psychologique.Les travaux sur le sujet sont difficiles à mener dans la mesure où ces forcenés se donnent généralement la mort avant d\u2019être capturés quand ils ne sont pas abattus par la police.Mais les techniques utilisées par les policiers scandinaves \u2014 recourir à tous les moyens possibles pour interpeller vivant le tueur \u2014 ont permis à Christer Claus et Lars Lidberg, de l\u2019Institut Karolinska à Huddinge de se pencher sur plusieurs cas.Les chercheurs, qui présentent leurs travaux dans la revue américaine de psychiatrie et de médecine légale (American Journal of Forensic Psychiatry), ont identifié plusieurs traits caractéristiques chez ces sujets, sous l\u2019appellation générique de « syndrome d\u2019Armageddon », l\u2019Apocalypse.Fétichisme des armes : le tueur, qui se sent souvent investi d\u2019une mission « commando », traite son ou ses armes avec tendresse, voire amour.Selon lui, ce sont les seuls amis sur lesquels il peut compter en cas de crise.Déification : le « commando » a besoin d\u2019un leader.Il « sait » par exemple qu\u2019Adolf Hitler, s\u2019il était encore vivant, aurait reconnu son héroïsme à sa juste valeur.Complexe du héros : le « commando », pour compenser son manque d\u2019estime personnelle, recherche les honneurs et les distinctions comme symbole de reconnaissance.Ce besoin le pousse à opter pour une profession en uniforme, où il peut s\u2019intégrer dans une famille hiérarchique de substitution.« L\u2019ultime combat » : le « commando » cherche à extérioriser son angoisse au cours d\u2019un ultime combat, durant lequel le sacrifice de sa vie compensera son manque d\u2019estime.Il pense que son geste lui vaudra la reconnaissance de ses pairs, imaginaires ou réels comme les membres d\u2019organisations extrémistes politiques ou religieuses.Attitude de projection : le « commando » attribue aux autres ses propres faiblesses, qu\u2019il projette en permanence sur des groupes comme les immigrés, les femmes, les enfants, voire les animaux.Il nie ainsi sa propre peur d\u2019être en position de faiblesse.Les deux chercheurs ont plus particulièrement étudié les dossiers de deux militaires, un caporal-chef norvégien de 21 ans et un sous-lieutenant suédois de 24 ans.Le premier a tiré à la mitraillette sur des soldats de son unité, faisant un mort et un blessé grave.Le deuxième, muni d\u2019une arme semblable, a ouvert le feu sur un groupe de jeunes femmes, tuant sept d\u2019entre elles."]
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