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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1999-11-30, Collections de BAnQ.

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[" 2LP0199A1130 A1 MARDI 2LP0199A1130 ZALLCALL 67 10:40:06 11/30/99 B 5441, St-Hubert Mtl(514) 274-5471 La grande maison à Montréal 22788000095978 116e année No 42 68 pages, 4 cahiers InterCanadien lance un appel de détresse Ses appareils demeureront cloués au sol au moins jusqu\u2019à jeudi LAURIER CLOUTIER En sérieuse difficulté financière, InterCanadien n\u2019a toujours pas trouvé de solution à ses problèmes et ses appareils resteront cloués au sol cette semaine.Mais le transporteur régional croit pouvoir reprendre ses vols bientôt, quitte à devoir amputer sa flotte et son personnel de moitié au moment de son retour en service.Lors d\u2019une conférence de presse fort courue à Dorval hier, le président de la compagnie, Robert Myhill, accompagné de ses adjoints, Michel Gagné, Robert Lierschast et Michel Pagé, gardait cependant espoir.Il devrait être en mesure d\u2019annoncer un plan de restructuration ce jeudi.« Nous pourrions reprendre nos activités quelques jours plus tard », a-t-il déclaré.Des pourparlers ont été menés hier avec des dirigeants d\u2019Investissements Québec et de la Société générale de financement, a indiqué le ministre des Transports, Guy Chevrette, ce qui a été confirmé par M.Myhill.Nav Canada a également été consultée.La FTQ a offert une prise de participation du Fonds FTQ « Nous cherchons de l\u2019aide pour redevenir une compagnie d\u2019aviation rentable.Nous avons besoin de 15 millions, en plus d\u2019obtenir de Canadien des aménagements commerciaux.Une partie de notre plan est de devenir moins dépendant des liaisons avec Canadien », a ajouté M.Myhill.Selon ce dernier, InterCanadien sait qu\u2019il faudra mettre « tout son coeur » pour regagner la confiance du public voyageur, mais c\u2019est un défi qu\u2019il pourrait relever.Il a traversé de nombreuses tempêtes avec succès en 53 ans, quitte à changer de nom: Québecair, Intair, Eastern Provincial Airlines et plusieurs autres.Il est le transporteur traditionnel au Québec, indispensable à plusieurs régions.Voir INTERCANADIEN en A2 Les Expos restent La décision sera prise aujourd\u2019hui à New York Qui est Julie?ALEXANDRE PRATT Les propriétaires des 30 équipes du baseball majeur décideront ce soir de l\u2019avenir des Expos et tout indique qu\u2019il y aura du baseball à Montréal au cours des prochaines saisons.Selon des informations obtenues hier par La Presse, le commissaire Bud Selig a convoqué tous les franchisés à New York pour une réunion au cours de laquelle on tiendra un vote sur le transfert des pouvoirs de Claude Brochu à Jeffrey Loria.Le marchand d\u2019art newyorkais n\u2019assistera toutefois pas aux délibérations, puisque les Expos seront représentés par Claude Brochu et le président du conseil d\u2019administration de l\u2019équipe, Jacques Ménard.Une source au courant du dossier a confirmé que les délégués montréalais n\u2019auront pas à défendre leur projet devant les bonzes du baseball majeur, qui sont déjà au fait des détails de la transaction.Depuis la semaine dernière, chaque propriétaire possède un exemplaire du plan de la relance des Expos.Les franchisés ont aussi en mémoire le discours d\u2019appui aux Expos prononcé par le vice-président exécutif du baseball majeur, Bob DuPuy, le 15 septembre dernier à Cooperstown.Un comité formé de huit propriétaires chargés d\u2019étudier le projet depuis plusieurs mois fera quand même part de ses recommandations au cours de la soirée.Ce groupe sélect, qui devrait logiquement appuyer le plan de relance, sera chargé de répondre aux questions posées par les propriétaires indécis ou récalcitrants.Il n\u2019est pas impossible que le commissaire Bud Selig lui-même intervienne au cours de la soirée pour souligner son appui à la transaction.Voir LES EXPOS en A2 PHOTO RÉMI LEMÉE, La Presse Dans une nouvelle tentative pour retrouver Julie Surprenant disparue de Terrebonne le 16 novembre dernier, deux immenses photos couleur de l\u2019adolescente ont été placardées hier à l\u2019échangeur Turcot ainsi qu\u2019à la jonction de l\u2019autoroute Métropolitaine et du boulevard Décarie ( notre photo ).La famille a également diffusé un émouvant appel à l\u2019aide.Nos informations, page A7 SOS Montfort crie victoire Les policiers n\u2019ont pas que des droits, dit un juge JULES RICHER de la Presse Canadienne, OTTAWA Après deux années et demie de lutte acharnée, les francophones de l\u2019Ontario ont remporté hier une victoire majeure devant un tribunal administratif.La Cour divisionnaire de la province a en effet cassé une décision du gouvernement conservateur de Mike Harris qui aurait entraîné le quasi-démantèlement de l\u2019hôpital général Montfort d\u2019Ottawa, le seul établissement hospitalier francophone à l\u2019ouest de la rivière des Outaouais.Voir SOS MONTFORT en A2 YVES BOISVERT Une mère de famille arrêtée pour ivresse au volant et détenue inutilement pendant sept heures pour satisfaire la bureaucratie du SPCUM, a été libéré de toutes les accusations.Scandalisé par cette détention aussi illégale qu\u2019arbitraire, le juge Jean-Pierre Bessette, de la cour municipale de Montréal, a en effet ordonné hier l\u2019arrêt complet du processus judiciaire contre Josée S., comme réparation à cette violation de ses droits.La femme de 28 ans est arrêtée le 1er août 1998, vers 1 h 55.Sa voiture est fortement accidentée.On la conduit au poste, où l\u2019alcootest indique 0,143 à 2 h 45 et 0,126 à 3 h 17 ( la limite légale étant de 0,08 ).À 3 h 20, au lieu de remettre la femme \u2014 sans antécédents judiciaires \u2014 en liberté, on l\u2019installe en cellule.« Ce ne sera pas long », lui dit un policier: il ne reste qu\u2019à prendre sa photo et ses empreintes digitales.Elle sera libérée immédiatement après ces formalités.Les minutes passent.Puis les heures.Personne ne vient la voir.On lui fait signe qu\u2019on n\u2019a pas le temps de lui parler.Elle entend rigoler les agents un peu plus loin.Voir LES POLICIERS en A2 Le pouvoir est enfin partagé à Belfast Armes à feu: une première année difficile page A20 page A8 32 JOURS AVANT L\u2019AN 2000 INDEX Petites annonces - index C16 - immobilier C16 et C17 - marchandises C17 - emplois C17 - automobile C17 à C19 - affaires C4 Arts et spectacles B4 à B7 - horaire spectacles B7 - horaire télévision B5 Bandes dessinées C17 Bridge C19 Cyberpresse A22 Décès C20 Économie C1 à C14 Êtes-vous observateur?C16 Feuilleton C19 Horoscope C18 Loteries A2 et A5 Monde A20 Mots croisés C18 et S10 Mot mystère C19 Opinions B3 Politique B1 Rive-Sud A16 Tabloïd Sports - Réjean Tremblay S5 ÉDITORIAL L\u2019OMC, Seattle et nous - Alain Dubuc page B2 MÉTÉO Ciel variable Max.-1, min.-7 cahier Sports page 16 2LP0201A1130 A2 MARDI 2LP0201A1130 ZALLCALL 67 00:42:54 11/30/99 B A 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 30 NOVEMBRE 1999 Suites de la une Les Expos restent InterCanadien lance un appel de détresse INTERCANADIEN / Suite de la page A1 Pour sortir de la crise, InterCanadien pourrait vendre ou louer une grande partie de ses 16 ATR-42 et n\u2019utiliser qu\u2019une flotte de neuf ou 10 appareils sur les routes du Québec où il fait des profits, en laissant tomber plusieurs en Ontario et dans les Provinces maritimes.Il avait commandé six jets Embraer l\u2019été dernier et devait prendre livraison du premier en octobre mais l\u2019a reportée à l\u2019an prochain.De même, il est probable qu\u2019il doive réduire son personnel, actuellement de quelque 800 personnes.En septembre 1998, au moment du rachat par Canadian Investors Corp, InterCanadien évoquait la possibilité d\u2019employer 2000 personnes.Il avait peu après demandé et obtenu une réduction de 10 % des salaires de ses employés.Mais la surenchère d\u2019offres d\u2019achat sur Air Canada et Canadien, déclenchée avec l\u2019accord tacite du ministre fédéral des Transports, David Collenette, a mis en péril la survie d\u2019InterCanadien.L\u2019incertitude quant à l\u2019avenir de Canadien, transporteur national auquel est relié presque exclusivement InterCanadien, n\u2019a pas été de nature à donner confiance aux partenaires financiers et aux voyageurs.Depuis trois mois, Inter- Canadien a subi une baisse de 20 % de ses ventes de billets d\u2019avion.« Nous avons demandé à Canadien de nous donner un coup de main additionnel, cela n\u2019a pas été entendu, a fait valoir M.Myhill.Nous n\u2019avons jamais fait partie des plans ni d\u2019Air Canada ni de Canadien International.Comme nous ne savons pas comment cela va finir, il était nécessaire de nous retirer et de restructurer notre entreprise », a dit M.Myhill pour expliquer l\u2019interruption brutale de service samedi après-midi.InterCanadien doit donc refaire son plan d\u2019affaires pour se trouver des partenaires.Il apprécie le support important de Québec mais Robert Myhill n\u2019a jamais rencontré M.Collenette.Plusieurs investisseurs et financiers s\u2019intéressaient à la bonne performance d\u2019InterCanadien jusqu\u2019en août, quand la dernière tempête a éclaté avec un impact dévastateur.Plusieurs semblent vouloir maintenant sacrifier ce transporteur affilié indépendant sur le bûcher de la restructuration du transport aérien au pays.Canadian Investors pourrait céder une partie de ses actions.Il n\u2019envisage pas des baisses de salaires, ni de rembourser les passagers.La faillite n\u2019est pas une solution.Il doit 20 millions à Canadien.LES EXPOS / Suite de la page A1 Depuis le camp d\u2019entraînement en mars dernier, M.Selig s\u2019est imposé comme un allié de la concession montréalaise.Et comme les propriétaires n\u2019ont voté qu\u2019une seule fois contre la volonté du commissaire au cours de la dernière décennie, il serait étonnant qu\u2019ils signent l\u2019arrêt de mort des Expos ce soir.Un feu vert des autorités du baseball majeur permettrait donc au comité de la relance des Expos d\u2019aller de l\u2019avant avec le projet de stade au centre-ville.Le groupe de Jacques Ménard procéderait au cours du prochain mois à l\u2019achat d\u2019un terrain de la Société immobilière du Canada, à une demande de modification de zonage à la Ville de Montréal, puis au dévoilement des plans du futur stade.Les actionnaires québécois et les investisseurs américains devront également régler quelques points de discorde à propos de l\u2019organigramme de la future organisation.Quant au directeur général, Jim Beattie, il verra sa masse salariale augmenter de cinq millions de dollars à la suite d\u2019un investissement des nouveaux actionnaires.Il sera donc en mesure de négocier avec des joueurs autonomes et de discuter d\u2019échanges avec les autres équipes lors des assises du baseball majeur, qui se tiendront à partir du 10 décembre à Anaheim, en Californie.Si le plan est approuvé ce soir, Jacques Ménard et Jeffrey Loria tiendront une conférence de presse conjointe le 7 ou le 8 décembre à Montréal.À noter qu\u2019il est possible que le cas des Expos soit discuté tard en soirée et que le résultat ne soit annoncé que demain matin.Les policiers n\u2019ont pas que des droits, dit un juge LES POLICIERS / Suite de la page A1 La jeune mère commence à paniquer: ses enfants se réveilleront bientôt et elle ne sera pas là.Comme si ce n\u2019était pas assez, elle a un urgent besoin de serviettes sanitaires, qui sont dans son sac.Elle a beau demander qu\u2019on lui amène son sac, les policiers ne veulent rien entendre ( il lui faudra attendre jusqu\u2019à 9 h pour cela ).Elle a froid, mais ne réussit pas à obtenir une couverture.Ce n\u2019est finalement qu\u2019à 10 h 46 qu\u2019on la libère! Le juge Bessette a constaté que plus d\u2019un an après les événements, la femme est encore traumatisée.Les policiers ont expliqué qu\u2019il y avait beaucoup de gens cette nuitlà.L\u2019un d\u2019eux a ajouté que si l\u2019on garde parfois les gens emprisonnés dans ces circonstances ( il a complètement oublié cette femme ), c\u2019est pour leur rendre service: ils n\u2019auront pas à perdre une journée de travail pour subir la prise de leurs empreintes! Pourtant, tant le Code criminel que les directives du service de police sont clairs: le policier doit remettre en liberté la personne arrêtée si elle est en mesure de comprendre les informations qu\u2019on lui transmet et si elle ne présente pas un risque pour elle-même ou le public.Ici, la détention illégale a duré sept heures et 26 minutes.Aucun motif d\u2019intérêt public ne la justifiait.Il est évident que l\u2019excuse donnée \u2014 ne pas forcer le détenu à manquer une journée de travail \u2014 ne tient pas: la personne peut se présenter normalement jusqu\u2019à 21 h dans un poste de police pour la prise d\u2019empreinte.Au fait, sous prétexte de ne pas lui faire perdre une journée, on l\u2019a fait quitter à 10 h 46: la journée de travail de Josée S.était déjà amochée.Ce serait plutôt pour leurs propres besoins que les policiers ont procédé ainsi, estime le juge.« Bien sûr, les policiers ont des droits.Mais ils n\u2019ont pas tous les droits et ils n\u2019ont pas que des droits.( .) Ils ont le devoir de démontrer pour les droits d\u2019autrui le même respect qu\u2019ils souhaitent voir accorder aux leurs », écrit le juge, qui parle d\u2019un cas « scabreux et injustifiable ».Ne pas punir cet abus reviendrait, pour le système judiciaire, à s\u2019y associer, écrit le juge.Le seul remède possible est donc un arrêt complet du processus judiciaire, ce qui équivaut à un acquittement, conclut le magistrat.SOS Montfort crie victoire SOS MONTFORT / Suite de la page A1 Dans un jugement sans équivoque et unanime, les trois juges de la Cour divisionnaire soutiennent que la Commission de restructuration des services de santé de l\u2019Ontario a contrevenu à la Constitution canadienne en ordonnant le transfert des services offerts par l\u2019hôpital Montfort dans des établissements bilingues de la région d\u2019Ottawa.« Les directives ( de la commission ) qui visent à remplacer un grand éventail de services médicaux et de formation médicale vraiment francophones à Montfort par des services et de la formation fournis ailleurs dans un milieu bilingue ( .) ne respectent pas le principe sousjacent de notre Constitution qui exige la protection des droits de la minorité francophone », écrivent les juges.À leur avis, il était erroné de supposer que des services bilingues peuvent remplacer des services en français offerts dans une institution consacrée à cette fin.La commission, poursuivent les juges, ne pouvait pas, dans sa décision, « faire fi du rôle constitutionnel plus vaste joué par l\u2019hôpital Montfort en tant que centre vraiment francophone, nécessaire à la progression et à l\u2019amélioration de l\u2019identité franco-ontarienne comme minorité culturelle et linguistique en Ontario et à la protection de cette culture contre cette assimilation ».Les juges demandent donc à la commission de refaire son travail à la lumière de leur décision et de présenter de nouvelles recommandations au gouvernement Harris.Symbole de la lutte pour la préservation de Montfort, Gisèle Lalonde ne cachait pas son émotion.« C\u2019est une grande victoire.C\u2019est la plus grande victoire jamais acquise par la communauté francophone de l\u2019Ontario », a-t-elle affirmé, en conférence de presse.De cette façon, les Franco-Ontariens prennent, selon elle, leur place dans l\u2019histoire.Ils peuvent désormais être traités d\u2019égal à égal avec la majorité de la province, a affirmé Mme Lalonde.Elle a mené la bataille pour éviter la fermeture en prenant la tête du comité SOS Montfort qui a multiplié les actions et les manifestations.Bon nombre de commentateurs ont qualifié cette mobilisation de réveil de la communauté francophone de l\u2019Ontario, enfin galvanisée autour d\u2019une cause commune.Le gouvernement Harris a 30 jours pour en appeler du jugement.La commission de restructuration a indiqué, hier dans un communiqué, qu\u2019elle réservait ses commentaires pour l\u2019instant.En février 1997, la commission avait annoncé qu\u2019elle recommandait la fermeture complète de l\u2019hôpital d\u2019ici à 1999.L\u2019organisme était revenu sur sa décision l\u2019année suivante, en acceptant d\u2019y maintenir un nombre limité de services.Cette décision avait fait dire à la direction de l\u2019établissement qu\u2019on voulait transformer Montfort en gros CLSC.D\u2019autre part, la Fédération des communautés francophones et acadienne du Canada estime que le jugement confirme l\u2019arrivée d\u2019une nouvelle ère.« Cette décision vient ajouter à d\u2019autres décisions récentes ( .), qui donnent toute une nouvelle vision aux droits linguistiques au Canada.On commence une nouvelle ère plus généreuse dans l\u2019interprétation des droits linguistiques », a affirmé le président de la fédération, Gino LeBlanc.« On vient dire, a-t-il ajouté, à un gouvernement provincial qu\u2019une institution comme Montfort est non seulement un lieu de prestation de services gouvernementaux, mais c\u2019est un lieu et un outil qui appartient à la communauté ( .), et les gouvernements ont des obligations à garder ces institutions et en créer pour le développement et l\u2019épanouissement des communautés.CATÉGORIE 6 Précision Contrairement à ce que laissait entendre le texte paru samedi ( en page F7 ) sur les nouveaux standards pour câbles internes de télécommunications, la société NRDX/CDT produit déjà des équipements allant au delà de la « catégorie 5 » et ce, depuis 1992.En janvier, dans la même foulée, l\u2019entreprise de Pointe-Claire a introduit le câble 4800LX et le 2400 dépassant les paramètres proposés par la « catégorie 6 ».Renseignements : (514) 285-7272 Abonnement : (514) 285-6911 Télécopieur pour abonnement : (514) 285-7039 Lundi au vendredi de 6 h 30 à 17 h 30 Samedi de 7 h à midi Dimanche de 7 h à 11 h Rédaction : (514) 285-7070 Promotion : (514) 285-7100 Les petites annonces : (514) 285-7111 Télécopieur : (514) 848-6287 Lundi au vendredi de 8 h 00 à 17 h 30 Décès, remerciements : (514) 285-6816 Lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 30 Grandes annonces Détaillants : (514) 285-6931 National, TéléPlus : (514) 285-7306 Carrières et professions, Nominations : (514) 285-7320 Comptabilité Grandes annonces : (514) 285-6892 Les petites annonces : (514) 285-6900 La Presse est publiée par: La Presse, Ltée, 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9.http://lapresse.infinit.net Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.Envois de publication canadienne - Contrat de vente numéro 0531650» Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518.LOTERIES La quotidienne à trois chiffres : 772 à quatre chiffres : 3779 DEMAIN DANS LA PRESSE La bonne façon de marcher La chaussure est une maladie féminine.Un mal chronique à caractère héréditaire dont les symptômes sont visibles chaque fois qu\u2019une femme passe devant une vitrine de souliers.En cette fin d\u2019automne, deux options s\u2019offrent à nos pieds! La plus courante et la plus confortable est la chaussure quasi-lunaire à semelle compensée.De l\u2019autre côté du spectre mode pédestre, on trouve le modèle hyper sexy, greffé d\u2019un talon haut et fragile.À lire demain dans le cahier Mode.QUESTION DU JOUR Vous voulez vous faire entendre?Répondez à la question du jour: \u2014 par téléphone, en composant le 514-285-7333; \u2014 par Internet : http://lapresse.infinit.net La réunion de l\u2019Organisation mondiale du commerce ( OMC ) à Seattle suscite-t-elle de l\u2019intérêt?Approuvez-vous la façon cavalière avec laquelle InterCanadien a mis fin à ses services de transporteur régional?À cette question posée hier, le pourcentage des réponses obtenues a été: Oui: 12 % Non: 88 % NDLR: Ce sondage maison sert uniquement à prendre le pouls de nos lecteurs et n\u2019a aucune prétention scientifique.COLLECTES DE SANG Aujourd\u2019hui, Héma-Québec attend les donneurs aux endroits suivants: à Montréal: Centre des donneurs, centre commercial Maisonneuve, 2991, Sherbrooke Est ( métro Préfontaine ), de 10 h à 19 h 30; à Rouyn-Noranda: hôtel Gouverneur, 41, 6e Rue, de 13 h à 20 h 30.Objectif: 500 donneurs; à Saint-Blaise-sur-Richelieu: centre communautaire, 795, rue des Loisirs, de 14 h 30 à 20 h 30.Objectif: 100 donneurs.PRÊTONS MAIN-FORTE 32 067 719$ 1 15 10 5 20 30 25 Centraide du Grand Montréal Merci! 493, rue Sherbrooke Ouest, Montréal (Québec) H3A 1B6 tel.: (514) 288-1261 Objectif 34,5 millions 2758866 2LP0301A1130 A-3 MARDI g n ral 2LP0301A1130 ZALLCALL 67 10:49:37 11/30/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 30 NOVEMBRE 1999 A 3 2803799 Des résidus de boues toxiques répandus en plein parc à Rivière-des-Prairies BRUNO BISSON Des centaines de kilos de résidus provenant des boues toxiques de l\u2019usine d\u2019assainissement des eaux de la CUM ont été répandus dans un parc de Montréal, en bordure d\u2019une piste cyclable, en plein quartier résidentiel, et à quelques mètres seulement des berges de la rivière des Prairies.Cette étonnante découverte a été signalée hier à La Presse par le porte- parole de la Société pour vaincre la pollution (SVP), Daniel Greene, qui siège sur un comité de suivi de cette usine et qui affirme que la CUM ne maîtrise pas encore la technologie pour sécher et transformer ces boues gorgées de matières fécales et de produits toxiques en granules propres et inodores.Une visite dans ce parc linéaire, coincé entre le boulevard Gouin et la rivière des Prairies, a permis de constater que ces granules, qui peuvent être utilisés comme engrais pour des arbustes, ont été répandus sur environ 250 mètres de longueur par environ trois mètres de largeur, le long de la piste cyclable, de la rue Armand-Chaput jusqu\u2019à la 94e Avenue, à environ un kilomètre de l\u2019usine d\u2019assainissement des eaux.À quelles fins ?Et par qui ?Hier, tant à la Ville de Montréal qu\u2019à la Communauté urbaine, on ne s\u2019expliquait pas la présence d\u2019un tel matériau en un lieu aussi passant qu\u2019un parc, près d\u2019un milieu aussi sensible qu\u2019un ruisseau (le ravin Gouin) ou une rivière.Ils y sont encore ce matin.Ils y sont au moins depuis samedi.C\u2019est un badaud qui a fait cette découverte, samedi, en traversant le parc, sur la piste cyclable.C\u2019est l\u2019odeur qui a d\u2019abord attiré son attention.Ces granules sont de petites boules noires ressemblant à s\u2019y méprendre à de la moulée pour animaux.À l\u2019odeur, on ne peut toutefois s\u2019y tromper.Ça pue.Même sous cinq centimètres de neige, hier après-midi, le relent d\u2019égout qui s\u2019en dégage était encore perceptible.Le badaud a reconnu cette odeur très connue dans le quartier.Celle de l\u2019usine d\u2019épuration des eaux de la CUM.Mais quelque chose clochait, puisque le vent ne soufflait pas de son côté.Il lui a fallu un peu de temps pour retracer l\u2019origine de l\u2019odeur.Et il a appelé les pompiers.Le service des incendies de Montréal a confirmé que des pompiers de la caserne 44 se sont rendus sur les lieux et que le boulevard Gouin a été brièvement fermé à toute circulation, le temps de constater que les produits toxiques signalés étaient, en fait, ces granules.Personne, apparemment, n\u2019aurait alors cru bon de signaler leur présence aux autres services municipaux.Le directeur de l\u2019usine de la CUM, Réjean Lévesque, a affirmé hier que le produit n\u2019est pas « dangereux ».La CUM ne peut encore le commercialiser comme engrais, comme le font quelques villes du Québec, car la CUM « ne contrôle pas encore parfaitement la teneur en métaux » qui demeurent dans les granules après le traitement de ces « boues ».« Nos employés en prennent, ici, et les mélangent à de la terre pour fertiliser leurs rosiers, affirme M.Lévesque.On ne recommande pas de les épandre comme ça, par contre, parce que leur odeur est désagréable.C\u2019est de la matière fécale, après tout.» Pour sa part, Daniel Greene, de la SVP, considère cet incident comme « pas banal, mais tout de même un peu prévisible ».Selon lui, il fallait que « quelque chose finisse par arriver » avec ces boues qui posent de sérieux problèmes à la CUM depuis des mois.L\u2019usine en produit trop pour ce qu\u2019elle peut incinérer.On a donc recours à la granulation, mais on ne peut commercialiser ces granules.« Tant que la CUM ne diminuera pas la charge toxique qui arrive à son usine d\u2019assainissement, affirme M.Greene, les boues seront trop chargées de métaux lourds et d\u2019autres substances organiques, impossibles à recycler.On n\u2019a aucune idée de ce qu\u2019on trouverait dans les granules s\u2019ils étaient analysés.La CUM ne nous a jamais fait la moindre démonstration de leur innocuité.» Quant à savoir ce qu\u2019ils font là, dans un parc, M.Greene n\u2019en sait rien et attend les explications des autorités compétentes.À la Ville de Montréal comme à la CUM, on promet des réponses plus claires pour aujourd\u2019hui.PHOTO ROBERT NADON, La Presse © Même sous le couvert de la première neige, les granules répandus à Rivière-des-Prairies dégageaient encore une odeur désagréable hier.Les granules ne sont pas toxiques, dit la CUM, mais il est recommandé de ne pas y toucher.Le propriétaire de la garderie de Hudson souffre d\u2019un goût persistant pour l\u2019exhibition et la lingerie féminine La Couronne s\u2019oppose à la remise en liberté provisoire de Byron Hermann MARCEL LAROCHE Le goût de Byron Hermann pour l\u2019exhibitionnisme et le port de lingerie féminine est tellement présent chez lui qu\u2019une libération provisoire sans aucun suivi adéquat, soit d\u2019un psychologue ou d\u2019un sexologue, créerait une certaine inquiétude de récidive.Ces propos ont été tenus par Sophie Demers, une agente de probation de Valleyfield qui a témoigné hier à l\u2019enquête sur remise en liberté de Hermann, ce propriétaire de garderie de Hudson accusé d\u2019agressions sexuelles sur trois fillettes.La cause est tellement complexe que le juge Pierre Laberge, de la Cour du Québec, s\u2019est accordé quelques heures de réflexion avant de faire connaître sa décision à 11 h ce matin, au palais de justice de Salaberry-de- Valleyfield.L\u2019enquête sur remise en liberté qui s\u2019est déroulée hier, sans être frappée d\u2019ordonnance de non-publication, a permis de lever une partie du voile sur cette affaire grandement médiatisée depuis sa mise au jour, il y a plus d\u2019une semaine.Et c\u2019est justement pour informer adéquatement la population, tout particulièrement les quelque 5800 résidants de la petite municipalité de Hudson, que l\u2019avocat de Hermann, Martin Pilotte, s\u2019est abstenu de réclamer un interdit de publication.C\u2019est ainsi qu\u2019on a pu apprendre que les gestes reprochés à Hermann sont d\u2019avoir touché deux petites filles sur une fesse par-dessus leurs vêtements et d\u2019avoir inséré sa main dans la culotte d\u2019une troisième.Témoignant pour sa propre défense, l\u2019homme d\u2019affaires de 45 ans, copropriétaire avec sa femme, Catherine Reynold, de la garderie Casa Del Sol, située juste en face du poste de police de Hudson, a tout d\u2019abord avoué avoir plaidé coupable à des accusations de grossière indécence en rapport avec trois incidents (masturbation devant un autobus scolaire) remontant au printemps de 1992.Hermann s\u2019en était tiré avec une sentence suspendue assortie d\u2019une probation de deux ans au cours de laquelle il avait été suivi par un psychologue sur une base régulière pour son problème d\u2019exhibitionnisme et d\u2019attirance pour les sous-vêtements féminins.Tout comme lors de sa première arrestation survenue il y a sept ans, Hermann portait encore des vêtements féminins affriolants lorsque l\u2019enquêteur Dave Woodger, de la police de Hudson, l\u2019a interpellé à sa sortie de son domicile le 22 novembre.Le jour même de son arrestation, Hermann a accepté sans hésitation de donner une déclaration au policier qui l\u2019a interrogé pendant une heure sur de présumés gestes d\u2019ordre sexuel posés sur deux fillettes de quatre ans inscrites à la garderie.Dans cette déposition captée sur vidéo, Hermann raconte avoir des problèmes sexuels, mais réfute les allégations d\u2019agression sur les deux enfants.Le prévenu a tout de même été accusé d\u2019agression sexuelle, puis remis en liberté moyennant certaines conditions, dont celles de remettre son passeport, de se tenir loin des enfants et de ne pas aller à la garderie.Sans vouloir contrevenir à ses engagements, Hermann s\u2019est tout de même rendu à la garderie, à 5 h 40 le mardi matin 23 novembre, pour aller y chercher son carnet d\u2019adresses et son.passeport.Se confondant en excuses, l\u2019accusé a expliqué au tribunal avoir parlé à son employé d\u2019entretien, pour ensuite appeler sa femme (qui enseigne actuellement à Taiwan) pour lui annoncer la mauvaise nouvelle.C\u2019est en allant au poste de police pour remettre son passeport, vers 9 h le même matin, que Hermann a de nouveau été mis en état d\u2019arrestation pour bris de condition.Même si Mark Hooper, un étudiant de 21 ans qui est l\u2019ami du fils de Hermann, s\u2019est offert à l\u2019héberger pendant tout le temps des procédures judiciaires, Me Isabelle Grondin, du ministère public, s\u2019est objectée à sa remise en liberté, surtout à cause de la nature des accusations et des problèmes sexuels de l\u2019accusé qui ne semblent pas s\u2019être résorbés depuis 1992.Robert Savard et compagnie sont libérés 2802565 YVES BOISVERT Les accusations contre Robert Savard, Guy Lepage et Ronald Leduc, présumés proches du leader des Hells Angels Maurice Mom Boucher, ont été retirées hier par la Couronne au moment où leur enquête préliminaire devait reprendre.Les trois étaient accusés d\u2019avoir battu et extorqué un dénommé Carl Gagnon.Celui-ci avait apparemment fait une série de déclarations à la police concernant diverses enquêtes.Au nom de la divulgation de la preuve à la défense, la Couronne avait l\u2019obligation de remettre une copie de toutes ces déclarations aux avocats des accusés.Apparemment, le ministère public a préféré renoncer à la suite de cette affaire plutôt que de compromettre d\u2019autres dossiers.Mais Me Jacques Pothier, de la Couronne, n\u2019a pas fourni d\u2019explication officielle.Cet arrêt du processus judiciaire de la part de la Couronne lui permet théoriquement de déposer de nouvelles accusations pour cette affaire d\u2019ici un an.C\u2019est la deuxième fois que Savard est libéré au stade de l\u2019enquête préliminaire.La Couronne avait déjà retiré toutes les accusations contre lui il y a trois ans. .A4 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 30 NOVEMBRE 1999 Pas d'exception pour la garderie Les Petits Pas Le gouvernement maintient la limite de 60 enfants jusqu'au printemps malgré une manifestation des parents KATIA GAGNON du bureau de La Presse, QUÉBEC Pour le ministère de la Famille, la loi, c'est la loi.Pas question de déroger aux règles dans le cas de la garderie Les Petits Pas, qui accueille 20 enfants de plus dans l'illégalité depuis deux ans : la garderie devra attendre le printemps prochain pour obtenir le permis pour ces places supplémentaires.Le problème de la garderie Les Petits Pas, soulevé en fin de semaine par le chroniqueur Pierre Foglia, se résume facilement : la garderie est un organisme à but lucratif.Or, la réglementation vient tout juste d'être modifiée pour ce type d'établissement.Québec ne les a autorisées qu'à la fin du mois d'octobre à accueillir plus de 60 enfants, contrairement aux garderies à but non lucratif qui ont pu s'agrandir depuis deux ans.Malgré le manque de place généralisé au Québec, les garderies à but lucratif sont d'ailleurs toujours sous le coup d'un moratoire qui limite sévèrement le nombre de permis émis.Or, il y a deux ans, le propriétaire des Petits Pas, Serge Ruel, a résolu d'accueillir 20 enfants de plus puisque ses nouvelles installations \u2014 la garderie venait tout juste de déménager\u2014 le lui permettaient.« Toutes les lettres qu'il a reçues du ministère étaient très claires : sa capacité maximale était de 60 places >», souligne la députée de Terrebonne, Jocelyne Caron, le comté où se trouve la garderie.« Le ministère avait approuvé l'agrandissement de son établissement, mais s'attendait à ce qu'il attende le feu vert de la loi pour admettre d'autres enfants.» Le ministère de la Famille a un plan de développement à respecter, plaide Stéphane Perreault, le porte-parole de la ministre Nicole Léger.« Il y a 380 garderies à but lucratif au Québec.Si tout le monde se me» à développer des places à sa guise, nos budgets ne suivront pas.On ne peut pas laisser ça aux bons soins de chacun.Dans le cas des Petits Pas, les propriétaires ont voulu faire pression sur le gouvernement en admettant des enfants.Mais ça ne peut pas marcher comme ça », dit M.Perreault.Le ministère est d'ailleurs pris avec des problèmes semblables un peu partout dans la province et la garderie Les Petits Pas risque de créer un précédent dangereux si on laisse faire, ajoute-t-il.Résultat : malgré le geste généreux qu'ils ont fait \u2014 les parents ont accepté une hausse de tarif pour compenser les 115$ par semaine qu'auraient dû débourser 13 familles \u2014 les clients des Petits Pas devront attendre le printemps pour obtenir officiellement leurs nouvelles plates, el donc rentrer dans la légalité.« Toutes les places à 5 $ sont attribuées dans notre région.Mais dès que les nouvelles arrivent au printemps, mon engagement, c'est de les accorder aux Petits Pas, puisqu'elles existent déjà physiquement », souligne Mme Caron.Les problèmes du gouvernement avec les garderies à but lucratif ne datent pas d'hier.Dès la mise en place de la politique familiale, la ministre responsable, Pauline Ma-rois, a affiché un préjugé nettement favorable aux établissements à but non lucratif, gérés par des parents.À l'issue de longues discussions, les garderies à but lucratif avaient réussi à éire intégrées dans le reseau des centres à la petite enfance, en écopant cependant d'un moratoire qui freine leur développement.PHOTO ALAIN R0BERGE.La Presse Malgré la manifestation qu'ils ont organisée hier, les parents dont les enfants sont inscrits à la garderie Les Petits Pas devront attendre le printemps pour obtenir officiellement de nouvelles places.par mois» location 48 mois TRANSPORT et PRÉPARATION INCLUS Ou seulement 16 9003 à l'achat CMC ÉDITION SPÉCIALE 2000 INCLUANT : \u2022 Air climatisé \u2022 Serrures électriques \u2022 Déverrouillage sans clé \u2022 Poignées de portières harmonisées \u2022 Radio AM/FM stéréo 4 haut-parleurs \u2022 Coussins gonflables conducteur et passager (SRS) \u2022 Et bien plus.par mois, location 48 mois TRANSPORT et PRÉPARATION INCLUS CMC HATCHBACK 2000 INCLUANT : \u2022 Coussin gonflable conducteur (SRS) \u2022 Radio AM/FM stéréo \u2022 Volant Inclinable \u2022 Rétroviseurs télécommandés \u2022 Et bien plus.MENSUALITE\tCOMPTANT \t * Location-bail offerte exclusivement par Honda Canada Finance Inc.portant sur la berline Civic Édition Spéciale 2000 (modèle EJ651YXV) ou la Civic h.m hback CX 2000 (modèle EJ632YB) neuves.Échange ou comptant de 1 441 $ (Édition Spéciale) ou 1 599 $ (hatchback), la première mensualité et un dépôt de garantie de 275 $ (Édition Spéciale) ou 250 $ (hatchback) sont exigibles.Taxes, assurance et immatriculation en sus.Limite de 96 000 km, frais de 0,10 $ le kilomètre excédentaire.Sujet à l'approbation du crédit.**P.D.S.E de la berline Civic Édition Spéciale 2000 à transmission manuelle (modèle EJ651YXV).Transport et préparation (850 $).ainsi que taxes, immatriculation et assurance en sus.***Location-bail offerte exclusivement par H.C.EI.portant sur la Civic hatchback CX 2000 (modèle EJ632YB) neuve.La première mensualité et un dépôt de garantie de 275 $ sont exigibles.Taxes, assurance et immatriculation en sus.Limite de 96 000 km.frais de 0,10 $ le kilomètre excédentaire.Sujet a l'approbation du CTédit.Offre d'une durée limitée.Photos a titre indicatif.Tous les détails chez votre concessionnaire Honda VOS CONCESSIONNAIRES HONDA DU QUÉBEC CT) HONDA t.Conçues et construites sans concession T 2LP0501A1130 a05 mardi 30 novembre 2LP0501A1130 ZALLCALL 67 00:42:21 11/30/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 30 NOVEMBRE 1999 A 5 Fin de siècle sportive Pierre Les directeurs des pages sportives des quotidiens canadiens n\u2019ont certainement pas fait preuve d\u2019un grand jugement en choisissant l\u2019équipe canadienne de hockey de 1972 comme l\u2019équipe sportive du siècle par excellence.Si cette série historique contre les Soviétiques peut effectivement être considérée comme l\u2019événement sportif majeur du XXe siècle au Canada, il faut d\u2019abord en remercier les Soviétiques.Rappelons-nous que, au tout début, avant le premier match, cette série ne s\u2019annonçait pas du tout comme une épopée, même pas comme une rencontre au sommet.On appréhendait plutôt un massacre.Personne au pays ne doutait que les superstars de la Ligue nationale allaient écrabouiller les Popovs.Cette équipe qu\u2019on a l\u2019effronterie de dire « du siècle » était mal préparée et super arrogante.Elle est devenue super frustrée après les premiers matches, après que les Soviétiques lui eurent donné quelques leçons, non pas de hockey comme on l\u2019a cru à l\u2019époque, mais des leçons de jeu collectif.Il est d\u2019autant plus ridicule de nommer ce groupe de joueurs ÉQUIPE du siècle que, précisément, ils ne formaient pas une équipe.L\u2019équipe au sens de l\u2019abnégation, au sens de transcender les talents individuels en performance collective, ça c\u2019était les Soviétiques.Les Canadiens avaient des stars.Les Soviétiques avaient une équipe.La frustration s\u2019installant, rappelez-vous Bobby Clarke vargeant à grands coups de hockey sur la cheville de Kharlamov qu\u2019il a d\u2019ailleurs fini par casser.Il est d\u2019autant plus honteux de désigner ce groupe de joueurs « équipe du siècle » que non seulement ils ne formaient pas une équipe, mais qu\u2019ils ont gagné en sauvages, dans les dernières secondes du dernier match, en montrant au monde le pire visage du Canada : chauvin et inculte.Dans tout autre pays moins suffisant que le Canada on aurait dit ouf ! Pas alléluia ! LES CHROMÉS \u2014 La Fédération internationale d\u2019athlétisme vient de nommer Carl Lewis l\u2019athlète du siècle en athlétisme.Plus de la moitié des lecteurs de cette chronique n\u2019ayant aucune foutue idée de ce que peut bien être l\u2019athlétisme, je prends deux secondes pour les situer : l\u2019athlétisme est la souche de tous les autres sports.L\u2019athlétisme est le fondement de l\u2019olympisme, mais cela c\u2019était bien sûr avant que l\u2019olympisme devienne un divertissement de masse dont le fondement est maintenant dans la petite culotte des tapineuses artistiques et dans les stepettes sous-marines de jeunes filles maquillées comme pour aller aux noces d\u2019or de leur grand-maman.Donc Carl Lewis.Un très grand athlète couvert de médailles.Une merveilleuse machine à courir et à sauter.L\u2019animal à deux pattes le plus proche du jaguar que l\u2019on puisse imaginer.Évidemment dès que le choix de Carl Lewis a été rendu public, des tas de gens ont protesté.La discordance est le jeu le plus amusant de cette fin de siècle ; dites les Beatles on vous opposera aussitôt Picasso ou Chaplin.Et on n\u2019aura pas tort.Dites Che Guevara, l\u2019écho vous renverra mère Teresa, John Kennedy ou Réjean Tremblay.Jesse Owens est le nom que l\u2019on a aussitôt opposé à Carl Lewis.Comme Lewis aux Jeux de Los Angeles, Jesse Owens a ramassé quatre médailles d\u2019or aux Jeux de Berlin en 1936, mais si vous voulez mon avis, Owens n\u2019est pas un plus grand athlète que Lewis, c\u2019est seulement une plus grande légende.La légende étant la dorure que le temps dépose sur la réalité, et j\u2019en profite pour vous dire que non, ce n\u2019est pas vrai, Jesse Owens n\u2019a pas mordu le nez de Hitler aux Jeux de Berlin.De toute façon Carl Lewis ou Jesse Owens, ce n\u2019est pas la question.Je voulais seulement attirer votre attention sur le fait qu\u2019il s\u2019agit de deux sprinters.Je suis déçu de cela.Je me serais attendu à ce que les gens qui n\u2019étaient pas d\u2019accord avec le choix de Carl Lewis lui oppose un autre type d\u2019athlète, un autre type d\u2019effort, une autre culture sportive, un marathonien par exemple ou un décathlonien comme Jim Thorpe.Si c\u2019était moi qui devais désigner l\u2019athlète du siècle en athlétisme, j\u2019avancerais des noms comme Gebreselassié, l\u2019actuel recordman du 10 km et du 5 km, ou peut-être Paavo Nurmi qui triompha sur les mêmes distances au début du siècle, ou Lasse Viren, le héros des Jeux de Montréal, ou peut-être Ron Clarke ou Zatopek, ou une gazelle des Haut-Plateaux, Henry Rono, Keino, Kipketer, Tergat, ou tous ceux-là ensemble puisqu\u2019à travers eux, c\u2019est la course à pied que je choisis.Mon choix reflète bien sûr une autre culture, la culture de la fatigue, de la solitude, de l\u2019intériorisation, des entraînements si longs qu\u2019ils deviennent la vie même.Une culture de l\u2019effort qui dure, qui creuse, je ne sais plus qui a dit que le marathon est le plus court chemin vers soi-même (une longue randonnée à vélo aussi).Alors que le sprint est tout le contraire : explosion, fulgurance, éclat.En choisissant Carl Lewis, ils ont choisi l\u2019extérieur.L\u2019instant.Ce qui flashe.Ce qui brille.Ce qui fait pfiiiit et c\u2019est fini.Ceux qui préféreraient Jesse Owens ne font qu\u2019en rajouter une couche, Owens, c\u2019est le grand-père de Lewis, comme Gilles Villeneuve est le père de Jacques : on ne sort pas de la petite famille des bougalous de la vitesse.Vous pensez que je suis en train de vous parler de sport ?Pas du tout.Je suis en train de vous dire que dans la vie, quand tu ne fais pas vroum vroum, t\u2019es même pas là.T\u2019es rien du tout.LE PLUS RÉGIONAL DU MONDE \u2014 La nouvelle vient de tomber.Les mêmes qui ont désigné l\u2019équipe du siècle viennent de nommer l\u2019athlète du siècle au Canada, et c\u2019est Wayne, évidemment.Devant Gordie.Rien à redire.Maurice, au Québec, sera tout aussi incontournable.Nos voisins américains auront plus à jongler avec Jordan, Ali, Babe Ruth, Jim Brown, Carl Lewis, etc.Au monde ?dites-vous.Il ne peut pas y avoir de plus grand athlète du siècle au monde.Peut-être Michael Jordan, mais c\u2019est seulement affaire de marketing.En fait, il n\u2019y a rien de plus régional que le plus grand athlète au monde.Chacun le sien, dans sa cour.Pour moi, le plus grand athlète du siècle, c\u2019est Miguel Indurain qui n\u2019est même pas, tant s\u2019en faut, le plus grand coureur cycliste de son époque.C\u2019était juste un paysan espagnol qui gagnait des courses de vélo sans jamais dire un mot et sans jamais faire chier personne.Essaye d\u2019en trouver un de même au baseball.Me Micheline Parizeau tente d\u2019établir sa bonne réputation 2807448 YVES BOISVERT L\u2019avocate Micheline Parizeau, qui risque la radiation depuis que le comité de discipline du Barreau l\u2019a déclarée coupable d\u2019avoir incité une cliente au parjure, a fait entendre six personnes hier pour établir sa bonne réputation comme avocate.« Nous tentons de démontrer que les gestes répréhensibles pour lesquels le comité l\u2019a déclarée coupable, s\u2019ils sont vrais, ne sont qu\u2019un geste isolé », a dit Me Julius Grey, le nouvel avocat de Me Parizeau.L\u2019avocat Alan Stein, qui pratique entre autres en droit familial, a dit qu\u2019elle est une adversaire redoutable, toujours bien préparée, et qu\u2019elle travaille très fort pour ses clientes.L\u2019avocat Philippe Casgrain, reçu en 1952, connaît Micheline Parizeau depuis 25 ans.Il a dit qu\u2019il a toujours été impressionné par elle comme avocate, mais n\u2019a jamais plaidé avec ou contre elle.Il l\u2019a déclarée intéressée aux affaires du Barreau, mais n\u2019a pu citer un comité ou une activité précise où elle a participé.Une ancienne avocate du bureau de Me Parizeau, Me Sylvie Leduc, a rappelé combien Me Parizeau a contribué à l\u2019évolution du droit matrimonial dans les années quatre- vingt.Elle a obtenu pour une cliente la plus grosse prestation compensatoire jamais donnée au Canada.Au bureau, il était entendu que les clients devaient dire la vérité en cour comme dans leurs déclarations écrites, dit-elle.Me Parizeau « se donnait totalement aux dossiers ».Elle a reconnu qu\u2019au début des années quatre-vingt-dix, il y a eu « une série de décisions (de juges de la Cour supérieure) qui trouvaient qu\u2019elle exagérait ».Michelle Dains, une ancienne conseillère municipale de Montréal, a dit que Me Parizeau a été fort active comme bénévole au sein du groupe Focus, qui défendait des enfants dont un des parents refusait de payer la pension alimentaire.Me Parizeau a accepté de plaider gratuitement une dizaine de dossiers pour des gens référés par le groupe.« Elle nous a donné du courage », a-t-elle dit.Colin Gravenor, un avocat d\u2019affaires de Montréal, a dit qu\u2019il a référé très souvent et avec satisfaction des dossiers difficiles ou « impossibles » à Me Parizeau.« Elle est brillante, implacable (tough), directe, éthique », a-t-il dit.Le comptable agréé Richard Wise, qui a souvent témoigné comme expert à sa demande ou pour des adversaires, l\u2019a décrite comme « très compétente, expérimentée, très professionnelle, très, très bien préparée et impressionnante ».D\u2019autres témoins viendront parler d\u2019elle le 9 décembre.Elle-même témoignera.Les avocats feront leurs recommandations quant à la sanction le 20 décembre.2800543 2743343 99-11-29 99-11-29 2 5 10 18 23 772 3779 24 26 27 30 37 41 46 48 50 54 59 60 61 68 69 99-11-29 443551 2LP0601A1130 A-6 MARDI t tes d affich 2LP0601A1130 ZALLCALL 67 00:42:47 11/30/99 B A 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 30 NOVEMBRE 1999 Actualités Des voitures volées le temps de quelques emplettes Louise Harel et Vera Danyluk contre un nouveau gel du rôle d\u2019évaluation Le maire Bourque affirme qu\u2019il n\u2019est pas encore fixé MICHÈLE OUIMET Pendant que le maire de Montréal, Pierre Bourque, jongle avec l\u2019idée de demander un gel du rôle d\u2019évaluation pour une quatrième année consécutive, la ministre des Affaires municipales, Louise Harel, ferme la porte.« Mme Harel ne retient pas l\u2019idée de geler le rôle d\u2019évaluation », a déclaré hier son attachée de presse, Annick Bélanger.Juste avant de s\u2019engouffrer dans la salle du conseil municipal où le budget de l\u2019an 2000 était déposé, le maire Bourque a affirmé qu\u2019il n\u2019avait pas envoyé de lettre à la ministre Harel pour lui demander de geler le rôle d\u2019évaluation, contrairement à ce qu\u2019a soutenu le PDG de l\u2019Institut de développement urbain du Québec, Cameron Charlebois, au cours du week-end.Quant à dégeler le rôle, sa décision n\u2019est pas encore prise.« Je ne peux pas répondre, a-t-il dit.Ça va bien, l\u2019économie s\u2019améliore très vite, mais je n\u2019ai pas un portrait exact de la situation.C\u2019est difficile pour moi de statuer.Je ne veux pas que le petit propriétaire soit pénalisé et il faut éviter qu\u2019il y ait un transfert du fardeau fiscal du non résidentiel au résidentiel.» Si M.Bourque veut geler à nouveau le rôle d\u2019évaluation, il devra d\u2019abord avoir une discussion musclée avec la présidente de la Communauté urbaine de Montréal (CUM), Vera Danyluk, qui s\u2019y oppose.« On a l\u2019intention de déposer les nouveaux rôles le 15 septembre 2000, tel que prévu dans la loi, a-telle souligné.Au comité exécutif (où siège le maire Bourque), nous n\u2019avons eu aucune discussion sur ce sujet.Je crois fermement qu\u2019il faut déposer les rôles et les propriétaires des immeubles non résidentiels nous le demandent.» En septembre 1994, la CUM a déposé son rôle d\u2019évaluation basé sur la valeur marchande des immeubles au 1er juillet 1993.Normalement, elle aurait dû déposer un nouveau rôle trois ans plus tard, en septembre 1997, mais le comité exécutif de la CUM, avec la bénédiction de Québec, a décidé de geler le rôle pour un an.Avec l\u2019effondrement du marché immobilier, les politiciens avaient le choix entre geler le rôle ou augmenter considérablement le taux de la taxe \u2014 qui est de 1,99 $ par tranche de 100 $ d\u2019évaluation à Montréal \u2014 pour préserver leurs revenus.Si le marché s\u2019effondre, les revenus fonciers chutent et plus de 75 % des recettes de Montréal proviennent des taxes sur les immeubles.Mais les politiciens détestent augmenter les taxes.Le marché s\u2019est à peu près rétabli dans le secteur résidentiel, mais dans le non résidentiel, qui va du dépanneur du coin à la Place Ville- Marie en passant par le centre commercial, les immeubles valent toujours moins qu\u2019en 1993, une différence de 5 à 10 %, a précisé le directeur du service de l\u2019évaluation à la CUM, Jean Bélanger.Le chef de l\u2019opposition à la Ville de Montréal, Michel Prescott, s\u2019oppose également à un gel du rôle.« La plupart des immeubles à Montréal sont surévalués et les gens paient trop de taxes, a-t-il dit.Geler le rôle est une mesure profondément inéquitable.» Montréal et la CUM n\u2019ont pas le pouvoir de geler le rôle d\u2019évaluation.Ils doivent obtenir le feu vert de Québec, mais pour l\u2019instant, la ministre Harel est très réticente.NADINE FILION Nathalie Gagnon n\u2019avait mis les pieds au centre Fairview de Pointe-Claire que le temps de faire l\u2019achat d\u2019un parfum, jeudi après-midi.À sa sortie, son véhicule, un Forester Subaru flambant neuf, s\u2019était volatilisé.À l\u2019approche des Fêtes, les vols de voiture reprennent-ils de plus belle ?« Ce n\u2019est pas le vol de véhicules qui est en hausse à cette époque-ci de l\u2019année, c\u2019est le vol DANS les véhicules », soutient Douglas Hurly, commandant de la division des crimes contre la propriété au SPCUM.Parce que les gens laissent leurs sacs à la vue.» Mais Nathalie Gagnon dit qu\u2019elle n\u2019avait rien laissé dans son Forester.« Sauf une paire de lunettes fumées et un sac contenant des souliers.» En attendant l\u2019arrivée des policiers, ce fameux jeudi, Mme Gagnon a discuté avec une caissière.« Elle m\u2019a dit que la veille, c\u2019est une Passat qui avait disparu.Deux jours auparavant, c\u2019était une Toyota.Un surveillant du vol à l\u2019étalage m\u2019a même confié qu\u2019une vingtaine de voitures disparaissaient chaque semaine au centre Fairview.C\u2019est choquant de voir que personne ne fait rien ! » De l\u2019avis du directeur général du centre commercial, Jean- François Dugal, ces chiffres sont exagérés.« On a enregistré moins de 80 vols de véhicules pour l\u2019année 1999 ; c\u2019est bien peu pour un centre qui accueille annuellement de huit à neuf millions de visiteurs.» Installer des caméras résoudrait- il le problème ?« On y pense, mais ça prend quelqu\u2019un qui surveille en permanence quelque 6000 cases de stationnement.Et de là à croire qu\u2019il n\u2019y aura plus de vols.Souvenez- vous qu\u2019un voleur ne prend pas quinze minutes pour faire le boulot ; il entre dans le véhicule comme vous et moi entrons dans le nôtre.» Le commandant Hurly rapporte que depuis l\u2019implantation en juin 1998 d\u2019un centre d\u2019expertise pour le territoire de la CUM, le nombre de véhicules volés a chuté.« De 10 % les premiers six mois, et d\u2019encore 8 % pour l\u2019année », dit-il.Le centre d\u2019expertise, situé à Pointe-aux-Trembles, accueille systématiquement chacun des véhicules volés puis retrouvés sur l\u2019île de Montréal.Une équipe de cinq experts y recueillent indices et empreintes digitales.« En six mois, on a recueilli 700 empreintes et identifié 500 individus », souligne M.Hurly.Selon lui, 75 % des véhicules volés (19 800 en 1998) sont retrouvés.« Pourtant, le policier qui a rédigé mon rapport de vol m\u2019a dit de ne plus penser à mon Forester, qu\u2019il se trouvait déjà en pièces dans un conteneur en route pour ailleurs », lance Mme Gagnon, dépitée.La chaussée glissante fait des victimes NADINE FILION Un accident mortel a provoqué la fermeture pendant plusieurs heures de la route 117 à Val-Morin, à la hauteur du centre de ski Belleneige, hier dans les Laurentides.Trois véhicules ont été impliqués, dont une petite berline qui a littéralement explosé, ne laissant aucune chance à sa passagère.La victime est Geneviève Huot, 22 ans, de Val-David.C\u2019est la chaussée glissante qui serait à l\u2019origine de cette tragédie survenue vers 13 h 40.Le véhicule de l\u2019automobiliste, qui circulait en direction nord, a dérapé avant d\u2019aller emboutir une camionnette de l\u2019entreprise Pneus Legault circulant en sens inverse.L\u2019employé de cette dernière aurait été blessé à la jambe.À peine quelques instants plus tard, une Lumina blanche a elle aussi dérapé, pour entrer de plein fouet dans le véhicule commercial encore immobilisé au milieu de la voie.Là encore, le conducteur a été blessé, grièvement.Il a été transporté, inconscient, au centre hospitalier de Sainte-Agathe.Journaliste pour L\u2019Information du Nord, dans les Laurentides, Daniel Deslauriers a assisté à la scène: « Il y a d\u2019abord eu une colonne de fumée qui s\u2019échappait de la petite voiture, puis une série d\u2019explosions.» La route n\u2019a été rouverte à la circulation qu\u2019à 18 h 30.Dans la région montréalaise, l\u2019heure de pointe a été un cauchemar pour les automobilistes ; la chaussée glissante a provoqué de nombreux accrochages.Si certains n\u2019impliquaient que de la tôle, un autre a été tragique.L\u2019accident est survenu sur le viaduc de la route 10, en direction est ; une femme de 37 ans, Julie Leclair, résidante de Beloeil, a perdu la maîtrise de son véhicule et est allée frapper le garde-fou.Son décès a été constaté à l\u2019hôpital Charles-Le- Moyne.PHOTO DENIS COURVILLE, La Presse© Un doux manteau blanc pour Montréal De volages flocons ont revêtu les rues de Montréal d\u2019un beau manteau blanc.À Dorval, Environnement Canada a enregistré une chute de trois centimètres (5,6 centimètres à Mirabel).Si plusieurs automobilistes ont regretté de ne pas avoir encore chaussé leur véhicule de pneus adéquats, sachez qu\u2019ils ont été chanceux.Il tombe en moyenne 24,1 centimètres de neige à Montréal en novembre.Têtes d\u2019affiche Demain, vous êtes invités à La Soirée des mille et une nuits, le quatrième souper-bénéfice organisé par la Fondation du maire de Montréal pour la jeunesse.Ceux qui désirent commencer la soirée avec un cocktail se rendent à l\u2019hôtel de ville de Montréal.Ensuite, ils n\u2019ont qu\u2019à filer jusqu\u2019au Marché Bonsecours pour le banquet.Les profits permettront à la fondation de poursuivre sa mission : soutenir les jeunes à faible revenu qui veulent réaliser un projet d\u2019entreprise ou culturel.L\u2019événement réunira plusieurs personnalités, dont Martin Cauchon, ministre du Revenu national et secrétaire d\u2019État responsable du développement économique du Canada, Lise Thibault, lieutenant-gouverneur du Québec, et le maire de Montréal, Pierre Bourque.n n n Dr Jean-Yves Frappier Le Dr Jean-Yves Frappier, pédiatre au département de médecine de l\u2019adolescence et à la clinique sociojuridique de l\u2019hôpital Sainte-Justine, a été honoré par la Fondation Marie-Victorin.Ce prix, remis lors d\u2019une soirée spéciale à la Maison du Gouverneur, souligne l\u2019excellence du travail du pédiatre dans le domaine des abus et de la violence envers les enfants.M.Frappier travaille depuis près de 22 ans dans le domaine des agressions sexuelles chez les enfants au Québec.Ce professeur titulaire de pédiatrie à l\u2019Université de Montréal est à l\u2019origine de l\u2019organisation des services médicosociaux à Montréal.Il a formé des médecins, des infirmières et des intervenants afin de mieux répondre aux besoins des jeunes victimes.Le Dr Frappier a reçu un tableau du peintreémailleur Bernard Séguin-Poirier ainsi qu\u2019un chèque de 7500 $ à remettre à un organisme de son choix.Le docteur a remis cette somme au Centre de prévention des agressions de Montréal.La mission de la Fondation Marie- Vincent consiste à prévenir les situations d\u2019abus ou de négligence chez les enfants de moins de 12 ans et d\u2019aider les victimes en favorisant leur intégration sociale.n n n Michel Montigny Michel Montigny, président de GSI Technologies, a donné cinq ordinateurs au groupe communautaire qui publie le journal L\u2019Itinéraire.Ce groupe gère également un café électronique où les services informatiques et l\u2019accès à Internet sont offerts à des coûts minimes.À cette occasion, Ariane Pelletier, directrice administrative de L\u2019Itinéraire, ainsi qu\u2019André Boulerice, député de Sainte-Marie\u2014Saint-Jacques, ont rendu un vibrant hommage à Claude Masson, qui fut un précieux collaborateur à L\u2019Itinéraire et dont l\u2019appui a été précieux.n n n Micheline Delbuguet Pour la deuxième année, des prix Coup de Chapeau de l\u2019Association des restaurateurs du Québec (ARQ) sont donnés.L\u2019une des cinq lauréates est Micheline Delbuguet, chef-propriétaire du restaurant Chez la Mère Michel, à Montréal, et a été couronnée pour sa contribution exceptionnelle à la croissance et au développement de la restauration au Québec.Les quatre autres lauréats des prix Coup de Chapeau de l\u2019ARQ sont Guido Malnig, de Québec, Claude Gauthier, du Castel des Prés à Trois-Rivières, ainsi qu\u2019Yvonne et Jean-Louis Massenavette, du restaurant La Clef des Champs, à Sainte- Adèle.n n n François Massicotte François Massicotte, humoriste et porte-parole d\u2019En Coeur, a une bonne raison de sourire.Dernièrement, les dirigeants du Fonds de charité Dunkin\u2019Donuts annonçaient leur union avec En Coeur, l\u2019Association québécoise pour les enfants malades du coeur, pour mettre sur pied une clinique mobile destinée aux enfants cardiaques du Québec.Ce projet se concrétisera grâce à la vente du calendrier du Fonds, dont l\u2019édition 2000 est offerte dès maintenant dans tous les restaurants Dunkin\u2019Donuts du Québec en échange de 1,25 $.n n n Oliver Jones Oliver Jones a accepté le poste d\u2019administrateur du Conseil des Arts du Maurier, organisme qui représente la plus importante source privée de financement des arts au Canada.« Le Conseil et l\u2019ensemble de la communauté artistique profiteront de son exceptionnelle connaissance de la scène canadienne et de sa passion pour le rayonnement des arts dans ce pays », a confié Chris de Minckwitz, président du Conseil, au sujet d\u2019Oliver Jones.Pianiste et interprète de jazz de renommée mondiale, Oliver Jones a été nommé membre de l\u2019Ordre du Canada et membre de l\u2019Ordre du Québec.Depuis sa création, le Conseil des Arts du Maurier a attribué 2530 subventions, aidant ainsi environ 430 groupes artistiques canadiens.Adressez vos communiqués à : Têtes d\u2019affiche La Presse, 7, rue St-Jacques Montréal H2Y 1K9 2LP0701A1130 A-7 MARDI 2LP0701A1130 ZALLCALL 67 00:42:28 11/30/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 30 NOVEMBRE 1999 A 7 Actualités Jacques Mongeau part inquiet «L\u2019île de Montréal est devenue la capitale de la pauvreté au Canada» ÉRIC TROTTIER Après 27 ans à la présidence du Conseil scolaire de l\u2019île de Montréal (CSIM), Jacques Mongeau dresse un terrible constat.« L\u2019île de Montréal est devenue la capitale de la pauvreté au Canada.Tous les cinq ans, à chaque recensement, on se rend compte que la pauvreté s\u2019est encore étendue.Au départ, c\u2019était surtout concentré dans l\u2019est de Montréal et dans le sud-ouest.Puis, peu à peu, on en a retrouvé dans l\u2019ouest et dans le nord de l\u2019île, à Lachine, à Cartierville, à Montréal-Nord, à Saint-Léonard.La pauvreté s\u2019est étendue et les pauvres, eux, sont de plus en plus pauvres.» L\u2019avocat de 68 ans, qui vient de céder à regret sa place à Afifa Maaninou à la présidence de l\u2019organisme qu\u2019il a contribué à fonder, à la fin de 1972, a rencontré La Presse à son bureau du Vieux-Montréal pour faire un bilan de son « règne ».D\u2019abord, il demeure inquiet de la situation financière précaire des commissions scolaires de l\u2019île de Montréal, à l\u2019aube d\u2019un nouveau pacte fiscal qui aura comme première conséquence le transfert de la facture du transport aux commissions scolaires.« À Montréal, a-t-il expliqué, le taux de la taxe scolaire est actuellement plafonné à 32 cents par 100 $ d\u2019évaluation ; il sera sans doute augmenté de quatre à huit cents pour payer le transport scolaire.Depuis 1990, le taux de taxation a été augmenté de la sorte à plusieurs reprises, toujours pour payer de nouvelles responsabilités dont Québec ne voulait plus.Mais ce jeu comptable n\u2019a jamais donné un sou de plus aux commissions scolaires.Dans les faits, les écoles de Montréal, qui ont plus d\u2019enfants pauvres que jamais et qui sont aussi les seules au Québec qui doivent composer avec le phénomène de l\u2019immigration, ont moins d\u2019argent qu\u2019avant pour aider les milieux défavorisés.» M.Mongeau, qui a mis sur pied les fameuses « cartes de la pauvreté » que le CSIM publiait après chaque recensement pour identifier les secteurs dans le besoin, est arrivé presque par hasard à la tête du Conseil, au début de 1973.Le gouvernement provincial venait alors de créer cet organisme pour collecter la taxe scolaire et la redistribuer aux commissions scolaires de l\u2019île.Mais sa mission première a toujours consisté à gérer un fonds (créé avec les revenus de placements de la taxe) pour venir en aide aux élèves les plus défavorisés de l\u2019île.Le Conseil a pu distribuer entre cinq et dix millions par année aux écoles pour embaucher un enseignant supplémentaire ou un psycho-éducateur, pour offrir des collations aux élèves, etc.Président de la maintenant défunte commission scolaire Baldwin-Cartier pendant près d\u2019un quart de siècle, M.Mongeau estime que le Conseil scolaire a toujours sa place et il croit que son successeur, Mme Maaninou, de la Commission scolaire de Montréal, saura défendre les intérêts des plus défavorisés.« Mais elle va devoir se tenir debout devant le gouvernement », avertit- il, en rappelant qu\u2019il n\u2019a jamais pu convaincre le gouvernement de réparer « l\u2019injustice » subie par les commissions scolaires de l\u2019île par rapport au reste du Québec.M.Mongeau estime en effet que le gouvernement du Québec continue de désavantager les commissions scolaires de l\u2019île en les finançant seulement à 77 %, comparativement à 86 % pour le reste du Québec, une différence qui coûte 110 millions par année aux contribuables montréalais, selon lui.M.Mongeau craint de plus que le gouvernement veuille accentuer cette iniquité dans le prochain pacte fiscal, en faisant participer les commissions scolaires montréalaises au transport scolaire des régions.M.Mongeau promet toutefois de veiller au grain, puisqu\u2019il demeure commissaire d\u2019école à la nouvelle commission scolaire Marguerite-Bourgeoys, qui remplace la commission scolaire Baldwin-Cartier.« Il me reste des dossiers à régler, et je vais les régler, car je ne veux pas décevoir mes électeurs.Mais, il faut bien le dire, je ne pense pas me rendre jusqu\u2019à la fin de mon mandat, dans deux ans.» PHOTO RÉMI LEMÉE, La Presse Jacques Mongeau Panneaux-réclames pour retrouver Julie L\u2019évadé Serge Trudel capturé JEAN-PAUL CHARBONNEAU Dans une autre tentative pour retrouver Julie Surprenant, disparue depuis le 16 novembre à Terrebonne, la famille de l\u2019adolescente de 16 ans a rédigé un appel qu\u2019elle espère susceptible de toucher le coeur de tous ceux pouvant aider de près ou de loin à la localiser.De plus, deux énormes panneaux en couleur portant la photo de cette adolescente ont été installés dans deux des endroits les plus passants de Montréal.C\u2019est Mireille Surprenant, la soeur de Michel, le père de la disparue, qui a rédigé hier avec l\u2019aide de personnes ressources le texte dont le titre est : Qui est Julie ?« Julie c\u2019est notre fille, notre soeur, notre amie, notre nièce, notre petite-fille, notre cousine, notre voisine, notre élève, notre gardienne, notre lutin de Noël au centre d\u2019achat.Et Julie est partout, elle s\u2019appelle aussi Amélie, Nathalie, Josée, Catherine, Sophie, Jolène, Mélanie.Tous des noms choisis avec amour.« Julie est une jeune fille d\u2019ici, tout simplement.Jolie comme on l\u2019est : les yeux pétillants, le sourire charmant, l\u2019esprit vif, de la personnalité et un peu plus de style comme on en a à 15, 16, 17 ans.Julie c\u2019est la vie ! « Mais Julie est quelque part.Elle est près de quelqu\u2019un présentement.Cette ou ces personnes l\u2019ignorent c\u2019est sûr.Mais avez-vous bien regardé autour de vous ?Si chaque personne prend le temps d\u2019observer son environnement, de se demander si quelque chose semble différent et surtout de le signaler sur une ligne confidentielle, c\u2019est sûr qu\u2019on va la retrouver.Même si vous n\u2019habitez pas Terrebonne ou si vous ne prenez pas l\u2019autobus 25 A.« Ce simple geste de chacun de nous est important.N\u2019oublions pas que le danger continue pour toutes les Julie.Donnons-nous la main, l\u2019oeil et observons plus que jamais ! « Nous avons eu 16 ans ou nous aurons 16 ans, Julie c\u2019est nous ! » La famille de la disparue a tenu à remercier les 600 bénévoles qui ont participé aux recherches.C\u2019est à la demande du Réseau Enfants Retour Canada que la firme Patios a installé un énorme panneau couleur de Julie Surprenant dans l\u2019échangeur Turcot en direction de la Rive-Sud et un autre à la jonction de l\u2019autoroute Métropolitaine et du boulevard Décarie.Au cours d\u2019un bref entretien hier, M.Surprenant s\u2019est dit à la fois déçu et heureux que les recherches n\u2019aient pas permis de localiser sa fille.Pour lui, le fait que les chercheurs ne l\u2019aient pas trouvée signifie qu\u2019elle est encore en vie et qu\u2019il y a toujours de l\u2019espoir.Les forces policières pensent que si Julie, vue pour la dernière fois à sa descente de l\u2019autobus à une cinquantaine de mètres de chez elle, à l\u2019île Saint-Jean, est en fugue, elle aurait devant toute la publicité que sa disparition suscite contacté un proche pour donner de ses nouvelles, sans pour autant dire où elle se trouve.Même s\u2019ils ne sont pas certains à 100 % que c\u2019est de cela qu\u2019il s\u2019agit, les enquêteurs, tant de la police municipale de Terrebonne que de la Sûreté du Québec, disent mener une enquête sur un enlèvement.NADINE FILION Denis Lafrance, le père du jeune homme de 21 ans abattu par Serge Trudel en 1991, pourra dormir en paix ; les policiers de Laval ont mis la main au collet du meurtrier, évadé le 21 novembre du pénitencier à sécurité minimale de Sainte-Anne-des- Plaines.Après avoir reçu une information selon laquelle des évadés se terraient dans un appartement du 211, rue Lévesque, à Pont- Viau, dimanche soir, les agents Karine Lévesque et Sylvain Chevalier n\u2019ont mis que quelques secondes pour s\u2019apercevoir qu\u2019un individu tentait de s\u2019enfuir en douce par la sortie arrière de l\u2019édifice.Une fois intercepté, le fuyard a voulu déjouer les policiers en leur donnant une fausse identité et se déclarant sans adresse.Mal lui en pris : il a été conduit au poste où il a passé la nuit.Hier, il s\u2019est enfin identifié comme étant Serge Trudel, l\u2019auteur du meurtre par balles du jeune Éric Lafrance (en 1991 à St-Gabriel-de-Brandon).En cavale depuis plus d\u2019une semaine, l\u2019évadé doit comparaître ce matin au palais de justice de Laval pour entrave au travail des policiers, puis au palais de justice de St-Jérôme pour évasion.Le juge aura à déterminer si l\u2019homme de 35 ans, qui purgeait une peine de 12 ans depuis 1994, verra des années supplémentaires s\u2019ajouter à sa première sentence.PHOTO RÉMI LEMÉE, La Preses À la demande du Réseau Enfants Retour Canada, firme Patios a installé un énorme panneau couleur de Julie Surprenant dans l\u2019échangeur Turcot en direction de la Rive-Sud et un autre à la jonction de l\u2019autoroute Métropolitaine et du boulevard Décarie.2809299 2LP0801A1130 A08 mardi 30 novembre 2LP0801A1130 ZALLCALL 67 00:37:57 11/30/99 B A 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 30 NOVEMBRE 1999 Actualités Contrôle des armes à feu: une première année difficile Voici la quatrième tranche de notre série à l\u2019occasion du 10e anniversaire de la tragédie de l\u2019École polytechnique.En dépit des ratés, des retards, des problèmes informatiques, des formulaires mal traduits et des délais interminables, le Centre canadien des armes à feu (CCA) estime que le nouveau système d\u2019enregistrement donne déjà des résultats positifs.Par exemple, dans l\u2019ensemble du pays, on a refusé d\u2019émettre 548 permis de possession et on en a révoqué 451 autres pour des motifs de sécurité publique.Dans l\u2019Outaouais, la nouvelle base de données à laquelle les policiers du pays ont maintenant accès a permis de révoquer les permis de certaines personnes responsables de violence conjugale.Leurs armes devaient être remises de plein gré à la police dans un délai de 30 jours.Mais il n\u2019en reste pas moins que cette première année d\u2019enregistrement s\u2019avère un échec cuisant pour le Centre.Depuis le 1er décembre 1998, seuls 177 000 Canadiens ont fait une demande pour obtenir leurs permis de possession d\u2019arme à feu.Ils devaient être six fois plus nombreux, du moins si on se fie au sondage mené avant la mise en vigueur des derniers règlements de la loi sur le contrôle des armes à feu.Résultat : on estime qu\u2019au moins 1,8 million de propriétaires d\u2019armes devront s\u2019enregistrer d\u2019ici la fin de l\u2019an 2000.Et tous devront payer 45 $ pour obtenir le précieux document au lieu de 10 $, comme c\u2019est le cas cette année.Cette somme minimale visait, justement, à inciter les gens à obtenir leurs permis de possession le plus rapidement possible.Et même si la mécanique d\u2019enregistrement est aujourd\u2019hui mieux rodée qu\u2019elle ne l\u2019était, on peut se demander si la bureaucratie et les systèmes informatisés mis sur pied par le Centre canadien des armes à feu pourront traiter un aussi grand nombre de demandes dans des délais raisonnables.Le Centre laisse en effet déjà entendre que même si le permis de possession d\u2019arme doit être entre les mains du détenteur au plus tard le 31 décembre 2000, les propriétaires n\u2019auraient pas à craindre de sanctions si le document est émis plus tard.Car, des 177 000 personnes qui ont fait leur demande de permis, 85 500 ont obtenu le précieux document, souvent après avoir attendu plus de six mois.Aujourd\u2019hui, le délai d\u2019attente est encore de trois mois, même si le formulaire a été complété sans erreur.Le hic, c\u2019est que 75 % des postulants ont fait des erreurs.Au cours des trois derniers mois, les choses se sont améliorées, mais le taux d\u2019erreur est encore de l\u2019ordre de 50 %.La situation est identique au Québec, d\u2019autant plus que la traduction des formulaires comporte de nombreuses ambiguïtés qui perturbent le système informatique, explique la Sûreté du Québec, responsable du contrôle des armes au Québec.De nombreuses personnes ont aussi fait une demande d\u2019enregistrement de leurs armes avant d\u2019obtenir un permis de possession.Dans chaque cas, il a fallu entrer en contact avec le postulant pour lui indiquer qu\u2019il fallait remplir de nouveaux documents, ce qui a considérablement allongé les délais d\u2019attente.Cette situation est attribuable au manque d\u2019information sur la nouvelle loi.D\u2019ailleurs, le Centre a récemment dû investir 400 000 $ dans une campagne de publicité dans des hebdomadaires ruraux pour expliquer aux propriétaires d\u2019armes ce que la législation exige d\u2019eux.Protestations Tant à la SQ qu\u2019au Centre canadien des armes, on admet que les pressions exercées auprès des chasseurs par certains groupes de pression, notamment la Fédération québécoise de la faune, ont compté pour le peu de popularité du nouveau système d\u2019enregistrement.La fédération a demandé à ses 200 000 membres, en guise de protestation, de retarder le plus possible l\u2019envoi de leur formulaire.L\u2019organisme attend aussi un jugement de la Cour suprême, vraisemblablement le printemps prochain, sur la validité de la loi.On a de plus constaté qu\u2019une grande majorité de ceux qui ne se servent presque jamais de leurs armes \u2014 43 % de tous ceux qui en possèdent \u2014 ignoraient encore qu\u2019il leur faut obtenir un permis de possession.Pour sa part, le Contrôleur des armes au Québec, Guy Asselin, trouve dommage l\u2019attitude de la fédération.L\u2019enregistrement vise notamment à sensibiliser les propriétaires au maniement et à l\u2019entreposage sûrs des armes.Selon lui, la mort récente en Estrie d\u2019un adolescent de 12 ans, tué par la décharge de son propre fusil à l\u2019insu des gens qui l\u2019accompagnaient, démontre, qu\u2019en matière de sécurité, les chasseurs en ont toujours à apprendre.Dans ce cas, précise-t-il, la loi obligeait le jeune chasseur à être à une portée de bras des adultes qui chassaient avec lui.Enregistrement Quant à l\u2019enregistrement des armes proprement dit, leurs propriétaires ont jusqu\u2019au 31 décembre 2002 pour se conformer à la loi.Jusqu\u2019à maintenant, 1,4 million d\u2019armes ont été enregistrées, mais la majorité (1,2 million, des armes à autorisation restreinte) l\u2019étaient déjà bien avant que le règlement sur l\u2019enregistrement universel entre en vigueur.Rappelons qu\u2019une majorité de Canadiens, dont une très grande proportion de Québécois, soutiennent la Loi sur le contrôle des armes à feu.D\u2019ici la fin de la période d\u2019enregistrement, l\u2019exercice aura coûté au moins 350 millions, une note entièrement absorbée par les propriétaires d\u2019armes à feu.Il en coûtera ensuite de 50 à 60 millions par année pour faire fonctionner le système.Pierre Gingras 20% des suicides par armes à feu PIERRE GINGRAS Une étude menée en 1996 par le Bureau du coroner du Québec indique que dans 600 cas de suicides accomplis avec une arme à feu, pas moins de 30 % des armes utilisées n\u2019appartenaient pas à la victime.Ces données inédites renforcent la conviction du docteur Antoine Chapdelaine qu\u2019il ne faut jamais cesser d\u2019inciter les gens à ranger leurs armes à feu de façon sûre.« Si ces armes avaient été entreposées convenablement, comme l\u2019exigent d\u2019ailleurs la loi et le bon sens, il y a fort à parier que ce sont près de 200 vies que nous aurions pu ainsi sauver, dit-il.« Dans le cas de jeunes qui agissent souvent de façon impulsive, faute d\u2019avoir une arme à feu à se mettre sous la main, ils se rabattront sur les médicaments, par exemple.Dans ce cas, on peut habituellement les sauver et ils ne recommenceront plus jamais.» Médecin en santé publique à Québec, reconnu dans le domaine de la prévention du suicide, M.Chapdelaine soutient toujours la Loi sur le contrôle des armes à feu.Pour lui, obliger les propriétaires d\u2019armes à obtenir un permis de possession et à enregistrer chacune de leurs armes ne peut que les sensibiliser au danger qu\u2019il y a à mettre des armes entre les mains de personnes non responsables.« Mon mandat en est un de santé publique.Si la Loi sur le contrôle des armes à feu permet de sauver une seule vie, elle est utile », soutient- il.Il signale qu\u2019il y a eu nette amélioration à ce sujet.En 1994, lors d\u2019un sondage commandé notamment par des organismes de santé et la Sûreté du Québec, il avait été démontré que 66 % des propriétaires d\u2019armes entreposaient celles-ci convenablement.De nouvelles données statistiques compilées il y a quelques mois démontrent que ce pourcentage a grimpé au-delà de 80 %.« Voilà qui est encourageant, mais nous avons encore du chemin à faire », lance le médecin.M.Chapdeleine estime toutefois que ce n\u2019est pas une loi qui peut empêcher l\u2019augmentation des suicides au Québec.Mais il estime que, tôt ou tard, ses effets se feront sentir de façon significative.Même si le taux de suicides par arme à feu se situe autour de 20 % ces dernières années, le spécialiste rappelle qu\u2019en 1987 il était de 30 %.On estime que les Québécois possèdent 1,5 million d\u2019armes à feu, dont 220 000 sont des armes à autorisation restreinte soumises à l\u2019enregistrement depuis des années.Rappelons par ailleurs que la pendaison reste le moyen le plus utilisé pour mettre fin à ses jours (39,7 % en 1997), suivie par les armes à feu (21,3 %) et les diverses formes d\u2019intoxication, notamment par l\u2019oxyde de carbone (18,4 %).Il n\u2019en reste pas moins que l\u2019arme à feu est le moyen le plus létal qui soit dans une tentative de suicide.M.Chapdeleine estime qu\u2019un autre aspect du contrôle des armes à feu s\u2019annonce bénéfique.Selon le Centre canadien des armes à feu, 43 % des propriétaires d\u2019armes au pays s\u2019en servent très rarement.Or, on croit que plusieurs d\u2019entre eux voudront s\u2019en départir, surtout en les vendant, dès qu\u2019ils devront se conformer à la loi.Si bien qu\u2019en bout de ligne, le nombre de propriétaires d\u2019armes à feu diminuera probablement de façon significative.Pour M.Chapdeleine, c\u2019est une bonne nouvelle en soi puisque le nombre de lieux d\u2019entreposage diminuera d\u2019autant.Selon le médecin, le contrôle des armes à feu s\u2019inscrit dans une perspective de santé publique, comme le port obligatoire de la ceinture de sécurité.De nos jours, dit-il, le suicide est devenu une grande préoccupation pour la société, ce qui explique en partie l\u2019existence du contrôle des armes à feu.Mais ce n\u2019est pas le seul domaine.Les fabricants d\u2019automobiles étudient la possibilité d\u2019installer un dispositif arrêtant le moteur d\u2019un véhicule dès que le taux d\u2019oxyde de carbone est trop élevé.Mercedes l\u2019offre déjà à ses clients, dit le médecin.Et, toujours pour prévenir le suicide, une ligne du métro de Paris est maintenant dotée d\u2019un dispositif de vitres coulissantes pour empêcher les gens de se jeter sur la voie.Montréal surveille de près l\u2019expérience.DEMAIN : les États-Unis progressent PHOTO ROBERT SKINNER, La Presse © Décembre 1995, les Montréalais sont invités à déposer les armes dans les postes de police de la CUM.Le plus bas taux d\u2019homicide avec armes à feu en 37 ans PIERRE GINGRAS Il y a tout un monde entre la perception de la violence et la réalité.Alors qu\u2019une majorité des répondants du sondage CROP-La Presse estime que la violence est toujours en augmentation depuis les 10 ou 15 dernières années, les statistiques indiquent le contraire.Par exemple, le nombre d\u2019homicides a diminué de 6 % en 1998 pour atteindre le plus bas niveau depuis 30 ans.Des 555 homicides recensés au Canada l\u2019an dernier, 27,2 % ont été commis par armes à feu, soit le pourcentage le plus faible depuis 37 ans, la première année de collecte de ces statistiques.Un peu moins de 10 % de ces crimes ont été commis avec des armes de chasse conventionnelles, alors que dans 18 % des cas, c\u2019est une arme à feu illégale ou à autorisation restreinte qui a été utilisée.Toujours dans les affaires d\u2019homicides, le poignard reste l\u2019arme la plus utilisée (33,2 %) mais la violence physique sans armes \u2014 coups, étranglement, etc.\u2014 compte pour 34 % de tous ces meurtres, indique Statistique Canada.L\u2019utilisation des armes à feu a aussi diminué dans les crimes violents depuis 1994, année où a commencé la compilation des données dans ce domaine.L\u2019an dernier, les armes à feu étaient présentes dans 29 % des tentatives de meurtre et 19 % des agressions graves et voies de fait graves.Par ailleurs, selon les données sur les victimes de violence du Programme de déclaration uniforme du ministère de la Justice du Québec, des chiffres provenant de la Sûreté du Québec et des corps policiers municipaux, 38 835 personnes ont été blessées ou ont trouvé la mort au cours d\u2019un crime violent dans la province en 1998.Si on procède à une répartition proportionnelle des armes indéterminées lors du crime, le nombre de victimes des armes à feu pourrait atteindre 3529, soit une victime sur 11 ou 9 %.Les chiffres montrent aussi que les trois quarts des armes à feu utilisées dans les cas de violence sont des armes illégales ou encore des armes de poing qui sont déjà enregistrées, du moins quand elles ne sont pas entre les mains criminelles.Pour le criminologue Pierre Landreville de l\u2019École de criminologie de l\u2019Université de Montréal, la distorsion entre les chiffres réels de la criminalité et la perception du public peut entraîner des excès de contrôle de la part des gouvernements.« Certaines restrictions ont un impact important sur la vie normale de citoyens normaux, dit-il.Parfois sans que les bénéfices soient à la hauteur ».Le président de la Fédération québécoise de la faune, Claude Gauthier, explique quant à lui qu\u2019à l\u2019évidence, une grande partie du public estime que les armes à feu sont inutiles et qu\u2019elles doivent être retirées de la circulation.« C\u2019est faire peu de cas de chasseurs qui pratiquent une activité tout à fait légitime, une activité qui vient même en aide aux gestionnaires de la faune », dit-il.La fédération espère, qu\u2019au printemps, la Cour suprême va invalider la loi à la demande de plusieurs provinces (mais pas le Québec). 2LP0901A1130 A9 mardi 2LP0901A1130 ZALLCALL 67 00:41:36 11/30/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 30 NOVEMBRE 1999 A 9 Québec préfère la prévention à la répression Le gouvernement reste imperturbable devant le sondage CROP-La Presse ISABELLE HACHEY Le gouvernement péquiste préfère, et de loin, la prévention à la répression, malgré un récent sondage qui montre qu\u2019une écrasante majorité de Québécois réclament des peines plus lourdes pour les criminels.Les résultats d\u2019un sondage CROP sur la violence publiés hier dans La Presse indiquent que 90 % des Québécois souhaitent que des lois et des peines plus sévères soient imposées aux auteurs d\u2019actes criminels.Mais ce chiffre n\u2019ébranle pas le ministre de la Sécurité publique, Serge Ménard.« Je ne suis pas étonné, mais je suis en désaccord », dit-il.La ministre de la Justice, Linda Goupil, est du même avis.« Je ne pense pas qu\u2019avec des lois plus sévères, on obtiendrait de meilleurs résultats.» En fait, la position des Québécois est totalement contraire aux orientations du gouvernement qui mise plutôt sur la réinsertion sociale des détenus.« Je suis convaincu que nous allons dans la bonne direction en mettant l\u2019accent sur la prévention et la réinsertion sociale », affirme M.Ménard.Selon lui, le virage correctionnel emprunté par le gouvernement en 1995 constitue un véritable progrès.« Il y a des gens qu\u2019il faut incarcérer parce qu\u2019ils sont dangereux ou pour des motifs de dissuasion.Mais nous avons diminué notre taux d\u2019incarcération au cours des dernières années.Nous l\u2019avons ramené au niveau de celui des pays européens et c\u2019est, à mon avis, un progrès.» « Je vois bien que les gens ont une vision pessimiste et irréaliste de l\u2019évolution de la violence, poursuit le ministre.Une diminution graduelle comme celle que nous avons vécue au cours des 15 dernières années passe absolument inaperçue, parce que les crimes avec violence font toujours l\u2019objet d\u2019une vaste publicité.» La ministre Goupil préfère aussi la prévention et le soutien aux victimes à la répression pure et simple.« La violence est inacceptable sous toutes ses formes, mais chaque cas est un cas d\u2019espèce dans notre système judiciaire.Il faut prendre en compte les circonstances et les événements, souligne-t-elle.Nous n\u2019avons aucune indication que des peines plus sévères auraient un impact sur les actes de violence.» « Nous savons que le fait de rendre les peines plus sévères, en règle générale, n\u2019a pas d\u2019effet direct sur la criminalité », confirme André Normandeau, criminologue à l\u2019Université de Montréal.« Comme professionnel et comme citoyen, je crois que la prévention doit être la priorité des gouvernements.Sans rêver en couleur, je pense que la prévention dans les écoles et les projets de la police communautaire sont de meilleures façons de diminuer la violence dans la société.» Les Québécois se montrent habituellement plus tolérants que les autres Canadiens envers les criminels, ajoute M.Normandeau.Les résultats de ce nouveau sondage indiqueraient- ils qu\u2019un vent de conservatisme s\u2019est mis à souffler sur le Québec ?Il ne faut pas sauter trop vite aux conclusions, prévient Pierre Noreau, professeur au centre de recherche en droit public à l\u2019Université de Montréal.« Cela semble en effet révéler une augmentation du conservatisme dans la population québécoise.Mais le chiffre est très élevé, compte tenu de la méfiance des gens vis-à-vis des tribunaux.Sans doute que certains ne se plaignaient pas nécessairement de la loi comme telle mais plutôt de son application.» « C\u2019est une opinion superficielle, estime M.Ménard.On demande aux gens de répondre immédiatement sans leur donner d\u2019information.Or, lorsqu\u2019ils sont informés, ils sont d\u2019accord pour que nous prenions d\u2019autres moyens que l\u2019incarcération pour résoudre les problèmes de délinquance.» Les positions rigides prônées aux États- Unis et dans l\u2019Ouest canadien ne sont pas constructives, poursuit la ministre Goupil.Elle donne l\u2019exemple des jeunes contrevenants, envers lesquels le gouvernement fédéral a la ferme intention de se faire beaucoup moins tolérant.« Au Québec, nous avons misé sur la réhabilitation.Et le taux de criminalité chez nos jeunes est le plus bas de tout le Canada », souligne la ministre.2808995 2791938 2808038 2807406 A 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 30 NOVEMBRE 1999 Table centrale des négociations: le test des salaires CLAUDE-V.MARSOLAIS La publication aujourd'hui des statistiques comparatives sur la rémunération des employés de l'administration québécoise par rapport à celle des employés du secteur privé devrait donner une certaine impulsion à la table centrale des négociations alors que les discussions sur les salaires et le régime de retraite piétinent depuis le début de l'automne.Jusqu'à maintenant, le gouvernement a maintenu son offre originale d'augmentation salariale de 5 % échelonnée sur trois ans (1 % en 1998, 2 % en 1999 et 2% en 2000), mais le négociateur en chef de la FTQ, Gilles Giguère, situe entre 2,5 et 3 % les augmentations de salaire obtenues par les grands syndicats du secteur privé cette année.Louis Bibaud, de la CSN, soutient que dans l'ensemble des syn- dicats, les augmentations de salaire obtenues en 1999 varient de 2,2 % à 3,6 % selon les secteurs d'activité.Diane Fortin, de la CEQ, fait état des derniers chiffres publiés par Statistique Canada indiquant une progression des salaires de 2,2 % au premier trimestre de 1999 et de 2,7 % au second trimestre.La publication des données de l'Institut de la statistique du Québec qui a remplacé l'IRIR depuis l'an dernier, aura valeur de test puisque l'organisme a révisé la méthodologie utilisée qui comparaît 30 types d'emploi sur 300.Jusqu'à présent, les données de l'IRIR ne tenaient pas compte des bonis versés par les entreprises privées ainsi que des heures supplémentaires.Au sujet du régime de retraite, le gouvernement voudrait réduire le taux de cotisation de 7,95 % à 4,69 %, invoquant les surplus ac- tuariels des dernières années.Cette réduction ferait épargner 409 $ à un salarié gagnant 36 000 $ par an.Toutefois ce montant serait assujetti à l'impôt sur le revenu.« Avant de réduire la cotisation, il faut bonifier le régime, signale Gilles Giguère.Il faut au moins indexer les rentes qui ne l'ont pas été depuis 1982 et qui obligent les retraités à subir une perte importante de leur pouvoir d'achat.» La question des primes d'inconvénient fait aussi l'objet de mésentente.Le front commun syndical voudrait uniformiser la piitue de nuit dans le secteur de la santé, car il y a actuellement disparité entre ceux qui font partie des équipes soignantes et ceux qui s'occupent de l'entretien par exemple.En ce qui regarde les milieux sécuritaires, les centrales veulent étendre la prime versée au personnel des dé- partements psychiatriques à ceux travaillant dans les centres jeunesse et les centres de réadaptation.Les syndicats revendiquent aussi une révision des primes d'éloignement afin de tenir compte du coût du transport de la nourriture dans le Grand-Nord québécois.Quant aux vacances, les centrales revendiquent une cinquième année de vacances dès la 2f>* année de service plutôt qu'à la 25e.Les seules ententes intervenues à la table centrale ont trait aux droits parentaux.Le gouvernement a ac-o pte de rendre le congé parental accessible, dans le cas d'adoption internationale, dès la prise en charge de l'enfant ou lorsque la personne salariée quiite le pays pour aller le chercher.En ce qui concerne le maintien du congé de maternité payé pendant 10 semaines pour les femmes qui ont perdu le droit aux prestations d'assurance-emploi, le gouvernement a proposé de payer 12 semaines au lieu de 10.Il a acquiescé aussi à une demande concernant ies retraits préventifs.Ainsi les femmes qui seront jugées aptes à travailler malgré leur grossesse par la Commission des lésions professionnelles ne rembourseront les sommes déjà versées qu'après la tombée de la décision finale de la CLP.Autrefois, elles devaient rembourser immédiatement après une décision défavorable du Bureau de révision paritaire de la C.SST.Le peu de progrès enregistré à la table centrale de négociations n'étonne pas les négociateurs syndicaux qui admettent que le gouvernement n'est pas pressé de jeter du lest tant qu'il n'aura pas un portrait d'ensemble des règlements intervenus aux tables sectorielles.Grand Am 2000.Pas besoin de lui demander gentiment, LA NOi NOUVEL iRaKjj LA NOUVEL RAIMI LA Comptant\tMensualité 0$ 1979$ 3302$\t358$ 298$ 258$ LA ' m LA NOi dam \u2022ooo LANÔU\\ 258 imj V/mois Location 36 mois Transport et préparation inclus Elle n'a pas juste l'air sportif, elle vous met aux commandes.\u2022 Moteur Twin Cam 2,4 L de 150 HP \u2022 Bcîte automatique 4 vitesses avec traction asservie » Siège arrière à dossier divisé rabattable Système antiblocage aux 4 roues Sacs gonflables côtés conducteur et passager Suspension indépendante aux 4 roues Climatiseur Verrouillage automatique des portes Radiocassette ÂM FM stéréo Volant inclinable Dispositif antivol PASSlock d« pie 4751* Mi.\"'tMI*t 48 L'Association Marketing des concessionnaires Pontiac Buick GMC du Québec vous suggère de lire ce qui suit.OMiw d une duré* limrtét réarvéts «ci p«rtictil*fv sippligil mi Orwd An SI 7000 cwvm en tiock.comportant lememble des IwlowinU deenh iMfcuan.?Wo à iiira «nk« ci vos boîtes, voici quelques exemples de denrées suggérées par les dirigeants de la SSVP : café instantané.thé, beurre d'arachide, fromage et chocolat à tartiner, céréales, gruau, pâtes alimentaires, repas préparés, légumes, fruits et viande en conserve, produits hygiéniques, couches, lait matemisé, nourriture et céréales pour bébés, sucre blanc, cassonade, sirop d'érable, croustilles, jus, boissons gazeuses, bonbons et.pères Noël en chocolat.« Tout le monde fête.Les démunis aussi ! » conclut Pierrette Moisan.\u2022 VOUS MÉRITEZ CE QU'IL Y A DE MIEUX AU MONDE.UNE ROLEX.ROLEX t, GCNtVE Offrez !e Vieux- en cadeau Offrez l'un de nos 12 forfaits en certificat-cadeau à partir de 99* (par chambre, par nuit) : Gastronomique, Évasion, Vieux-Québec, Familial, Ski, Traîneau à chiens, et plusieurs autres.Un appel et recevez dans les 11.heures votre certificat-cadeau par le courrier du Père Noël ! 145 chambres et suites 7 salles de réunions et banquets Restaurant fine 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prône une véritable révolution verte BRUNO BISSON Le plus important groupe de pression du Québec sur les questions liées aux usages de l'eau, la coalition Eau Secours !, a présenté un important mémoire écrit comme un manifeste pour une « économie bleue », dont la future politique québécoise de l'eau deviendrait la pierre d'assises.Ce mémoire a été présenté hier a la commission du Bureau d'audiences publiques de l'environnement sur la gestion de l'eau au Québec, qui poursuit ses travaux durant les deux prochaines semaines à Montréal.Fondés sur 66 recommandations qui touchent à des aspects très divers de la gestion et de l'usage de l'eau (pollution agricole, pollution industrielle, droit fondamental d'accès, tarification, projets d'exportation, services municipaux, etc.), les postulats d'une future politique québécoise de l'eau prennent à contre-pied presque toutes les pratiques et mentalités ayant actuellement la cote, dans le Québec d'aujourd'hui, autour des ressources en eau.Certaines des recommandations ciu mémoire rejoignent d'autres présentations faites plus tôt en tours d'audiences : le refus des ex- portations d'eau ; la reconnaissance d'un droit d'accès à l'eau pour tous ; une hiérarchie d'usage commençant par la préservation des écosystèmes et la satisfaction des besoins domestiques d'eau potable.Eau Secours ! recommande aussi que le gouvernement s'assure de financer adéquatement- de futures « agences de bassin » régionales, qui seraient chargées d'assurer la préservation de la qualité de l'eau et sa pérennité dans chaque bassin de rivière.Eau Secours ! estime que cette exigence est nécessaire pour que ces agences de bassin conservent leur indépendance, suscitent une participation du public et soient en mesure de se protéger d'influences indues de promoteurs de tout acabit.Mais la Coalition se distingue de la majorité des groupes qui ont défilé jusqu'à présent devant le BAPE par des positions plus politiques que sociales ou écologistes qui s'expriment notamment dans ses commentaires, très sévères, envers le plus grand usager d'eau du Québec : Hydro-Québec.Eau Secours ! réclame rien de moins qu'un moratoire complet sur tout projet de développement hydroélectrique public ou privé, la mise en place de véritables pro- grammes d'économies d'énergie, la préservation de toutes les rivières et plans d'eau du Québec, et le « renversement du fardeau de preuve » forçant tout promoteur, y inclus Hydro, à prouver que ses projets, et les avamages de la « mise en valeur » de l'eau, justifient les dommages pouvant résulter de son exploitation.Eau Secours ! prend cgaieiueiU position contre la Coalition sur les infrastructures, un groupe ad hoc hétéroclite qui réclame un programme national de plusieurs milliards de dollars pour refaire ou rénover les réseaux d'aqueduc et d'égouts.Enfin, la coalition souhaite le rétablissement des compétences cruellement amputées du ministère de l'Environnement du Québec et recommande que ce soit lui qui ait la responsabilité de mettre en oeuvre une politique québécoise de l'eau, fondée sur une approche globale, intégrée et écosystérnique.Elle dit non à toute « agence » ou « ministère de l'eau », qui rassemblerait toutes les compétences en un seul lieu et où, de l'avis de la coalition, la préservation de la ressource risque d'être reléguée loin derrière les priorités de lobbies puissants.C'est inhumain » La mère de Cathy Carretta s'ouvre le coeur JEAN-PAUL CHARBONNEAU « Perdre son enfant est une peine-immense, c'est une torture insupportable.Mais perdre notre enfant parce qu'on nous l'a tué rend le tout inhumain.» Après avoir refusé de parler aux journalistes durant le procès de Jean-Paul Gerbet, 31 ans, condamné pour le meurtre de sa fille de 23 ans, Cathy Carretta, Daniel le Urcon s'est confiée hier à La Presse* Venu de France afin de vivre une vie amoureuse avec Cathy Carretta, Gerbet a été reconnu coupable la semaine dernière à Joliette du meurtre non prémédité de la jeune femme.Il connaîtra sa sentence le 17 décembre.Le jury a recommandé que Gerbet purge 20 ans avant de devenir admissible à une libération conditionnelle.La Couronne demande 15 ans et la défense 10 ans.« Moi, sa mère, je suis accablée, je me sens amputée, volée, trahie.Jean-Pau! Gerbet en tuant ma fille à fait déferler en rafales successives un climat d'horreur, de panique, de désarroi, d'impuissance et de douleur à chaque jour renouvelé depuis lors, tel un ouragan dévastateur dans mon existence.» Pour M^' Urgon, la suggestion de sentence du jury est le reflet de ce que la société pense d'un tel geste.« La société en a ras-le-bol.ajoute-1-elle, de voir ses enfants immolés, être les cibles et les victimes innocentes des caprices de vils individus.On ne peut être clément pour les auteurs de ces délits.Jean-Paul Gerbet a tué mon enfant.Cet enfant que j'ai désiré, que j'ai porté, mis au monde et élevé au meilleur de ma connaissance avec tout ce que cela implique pour que Cathy devienne une adulte responsable, instruite, épanouie, indépendante, afin d'évoluer dans la vie, faire sa place et son chemin dans notre société et donner la vie à son tour.En être égoïste, égocen-trique, trop préoccupé par lui-même, Jean-Paul Gerbet n'a pensé qu'à lui.Il n'a pas évalué les conséquences de ce cataclysme dans nos familles respectives.» Mm* Urgon connaît très bien la famille de Gerbet.Elle a d'ailleurs connu le meurtrier de sa fille alors qu'il était tout jeune.Gerbet a fait la connaissance de sa fille lors du mariage d'un proche de Mmtr Urgon, en France.« Aujourd'hui, tout le monde pleure, souffre, est ravagé, dit-elle, et même sa sentence ne ramènera pas mon enfant à la vie.» Plus de la moitié des cours d'eau du monde sont pollués ou à sec Presse Canadienne OTTAWA Plus de la moitié des grands cours d'eau de la planète s'assèchent ou sont pollués, selon un rapport de la Commission internationale de l'eau, chargée par l'ONU d'étudier l'état de santé des cours d'eau dans le monde.La Commission ajoute qu'à cause de ces problèmes, les terres arables du monde sont menacées et cela pourrait conduire l'humanité à une crise.« Si l'on jette un coup d'oeil aux rivières qui s'assèchent, on remarque qu'elles sont toutes situées dans des régions où l'agriculture est très présente », affirme une consultante de la Commission et spécialiste de l'eau.Arienne Naber.Pour réaliser son étude, la Commission a amassé des données au sujet de 500 cours d'eau provenant de scientifiques ou d'organisations non-gouvernementales de plusieurs pays.L'inaction pourrait être catastrophique.En effet, en 2025, on estime qu'il y aura deux milliards d'habitants supplémentaires sur la planète, selon les chiffres de la Commission.; L'Amazone, en Amérique du Sud, et le Congo, en Afrique sub-saharienne, sont ceux dont l'état de santé fsî h* plus reluisant, car on ne retrouve pas de centres industriels sur leurs berges.Pour ce qui est du fleuve Saint-Laurent, la Commission note qu'il éprouve encore des problèmes de pollution, mais elle ajoute dans son rapport que le Canada et les États-Unis oeuvrent ensemble avec succès à l'amélioration de la qualité de ses eaux.Ce rapport international survient au moment où le ministre fédéral de l'Environnement, David Anderson, rencontre ses homologues provinciaux en Alberta pour discuter avec eux de la protection des eaux tant convoitées du Canada.Les rivières et les lacs du pays représente environ 20 % des réserves d'eau douce de la planète.Cette abondance est convoitée par plusieurs entreprises qui voudraient bien exporter cette eau potable aux endroits où il y en a moins, surtout les États-Unis.Le ministre Anderson désire ainsi en arriver à un accord selon lequel les provinces interdiraient toute exportation d'eau provenant des lacs et des rivières de leurs territoires.Certaines provinces, particulièrement la Colombie-Britannique, craignent que les efforts d'Ottawa ne soient contrecarrés par les poursuites éventuelles que certaines compagnies pourraient intenter en vertu de l'Accord de libre-échange nord-américain.Les eaux canadiennes sernblent alléchantes pour le (este de l'Amérique, mais elles sont difficilement exportables au-delà, selon Mmf Naber, pour qui les Africains, par exemple, n'ont pas d'argent pour acheter cette eau.Toxicologie et environnemen Le Département de médecine du travail et d'hygiène du milieu offre deux diplômes d'études supérieures spécialisées (D.E.S.S.), l'un en toxicologie.et analyse du risque, l'autre en environnement et prévention.Les D.E.S.S., un moyen accessible de compléter votre formation de base avec un diplôme de 2e cycle dans des spécialités de plus en plus recherchés aujourd'hui.Conditions d'admission : diplôme de 1er cycle Date limite : 10 décembre 1999 Renseignements 514 343-2280 www.umontreal.ca Université de Montréal La nouvelle SUNFIRE ENSEMBLE VALEUR 2000 rouler tard ENSEMBLE v EMBUE ENSl Comptent\tMensualité OS 1225$ 2 275$\t258$ 218$ 188$ ENSEMBLE vaL ENSEMBLE « v D ENSEMBLE «,™ff//r ENSEMBLE u =-v ENSj {ENSEMBLE Sunfire 2 portes r«TV /mois* Location 36 mois Transport et préparation inclus à l'achat** Le coupé sport qui démarre avec passion, à un prix qui ne vous fera pas reculer.À ce prix, la Sunfire vous est offerte avec l'Ensemble Valeur 2000 : Roues de 15 po \u2022 Lecteur de disques compacts avec 6 haut-parleurs \u2022 Nouvelle boîte manuelle GETRAG 5 vitesses Moteur 4 cyl.2,2 L de 115 HP Système antiblocage aux 4 roues Sacs gonflables côtés conducteur et passager \u2022 Dispositif antivol PASSLock II \u2022 Siège arrière à dossier rabattable \u2022 Assistance routière l Association Harteting de$ conces$ionMire$ Pontiac Buick GMC du Québec vou$ suggère de lire ce qui sait ahMaéuMMÉMri S*Ul«p**« - le dimanche, de 9 h à 17 h*.ASINAGE h; 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sociale accrue des personnes aux prises avec la maladie mentale.Les rendez-vous, prélude à un événement provincial similaire devant être tenu en mai, seront organisés par un « groupe d\u2019appui » créé par la ministre de la Santé, Pauline Marois, et chargé de faire le point sur les progrès accomplis dans chaque région depuis la publication du plan, en décembre 1998.En conférence de presse à Montréal, hier, la ministre Marois a reconnu que les régions en périphérie de Montréal et de Québec sont moins bien pourvues que les autres quant au financement des services en santé mentale.« Il faudra des ajouts de ressource pour certains cas, j\u2019espère y consacrer des sommes pour la prochaine année », a dit Mme Marois, qui sortait d\u2019une rencontre avec les principaux acteurs du milieu de la santé mentale.Un des objectifs du ministère est de modifier radicalement d\u2019ici 2002 le financement des services en santé mentale.En 1994-95, 64 % des dépenses (sur 816 millions de dollars) étaient consacrées à l\u2019hospitalisation et 36 % aux services dans la communauté.Le MSSS souhaite inverser ces proportions pour atteindre 40 % pour l\u2019hospitalisation et 60 % pour la communauté.Il reste toutefois beaucoup de chemin à parcourir, puisqu\u2019en 1997-98, 59 % du budget (passé à 831 millions) était toujours affecté à l\u2019hospitalisation.Présidé par Louis Blanchette, directeur général du CLSC La Source, de Québec, le groupe d\u2019appui aura entre autres pour tâche de faire connaître les initiatives régionales ayant connu du succès, mais ne modifiera pas les grandes orientations contenues dans le plan.Le coordonnateur de l\u2019Association des groupes d\u2019intervention en défense de droits en santé mentale du Québec (AGIDDSMQ), Mario Bousquet, a accueilli « positivement » la création du groupe, à cause de sa composition.Le groupe réunit en effet médecins généralistes et psychiatres, usagers, gestionnaires, membres d\u2019organismes communautaires, chercheurs et représentants du ministère.« On espère seulement qu\u2019il n\u2019y aura pas de guerres corporatives », a-t-il commenté.Presse Canadienne MONT-JOLI Coup dur hier pour la Fédération des infirmiers et des infirmières du Québec (FIIQ), qui vient de perdre 1300 de ses membres, ceux du Syndicat des infirmiers et des infirmières de l\u2019Est du Québec (SIIEQ).Les membres du SIIEQ ont voté, sans surprise, à 66 % leur désaffiliation de la FIIQ lors d\u2019un référendum tenu dans les établissements de santé et de services sociaux situés à l\u2019est de Mont-Joli jusqu\u2019en Gaspésie et aux Iles-de-la-Madeleine.Le taux de participation a été de 86 %.Deux syndicats locaux ont voté contre la désaffiliation, celui du Centre hospitalier de Gaspé et du CLSC de la Mitis.« Nous sommes très satisfaits.Le défi a plutôt été de faire sortir le vote si on tient compte qu\u2019il y a trois quarts de travail.La FIIQ a fait beaucoup d\u2019interventions qui ont peut-être fait peur à beaucoup de nos membres.Mais c\u2019est la démocratie.C\u2019est fort si on compare le résultat au vote de grève de l\u2019été dernier de 40 %», a commenté Micheline Barriault, présidente du SIIEQ.L\u2019affiliation à la FIIQ n\u2019aura finalement duré que trois ans.De 1988 à 1997, le SIIEQ était membre de la Centrale de l\u2019enseignement du Québec (CEQ).Au cours de son congrès du week-end dernier, à Carleton, le SIIEQ a présenté une recommandation pour une affiliation à la CEQ.Entre-temps, le SIIEQ fera affaire, par contrat de service, avec la CEQ pour les fins de la négociation de la prochaine convention collective.« À la FIIQ, on a eu moins de bonnes conditions de travail, moins de services et ça nous coûtait plus cher », a ajouté Micheline Barriault.Le résultat de l\u2019entente de principe avec le gouvernement \u2014 les protections accordées aux infirmières étaient inférieures à celles contenues dans la convention collective de la CEQ \u2014 aurait été l\u2019élément déclencheur de ce mouvement de désaffiliation, a dit la présidente du SIIEQ.En fin de semaine, à Carleton, les délégués du SIIEQ, réunis en congrès spécial, avaient recommandé de mettre fin à l\u2019entente avec la FIIQ.Des assises qui n\u2019avaient fait que confirmer un taux quasi irréversible d\u2019insatisfaction de 91 % des délégués du SIIEQ envers leur centrale syndicale lors d\u2019une tournée de consultation effectuée il y a déjà quelques semaines.Un taux qui s\u2019est toutefois révélé plus faible lors du référendum d\u2019hier.Le Bloc s\u2019attaque au crime organisé 2808194 VINCENT MARISSAL du bureau de La Presse, OTTAWA Mettant de côté \u2014 temporairement \u2014 le débat sur la clarté référendaire, le Bloc québécois s\u2019attaque aujourd\u2019hui au crime organisé.Profitant de sa journée d\u2019opposition, le Bloc dépose ce matin aux Communes une motion demandant « que la Chambre ordonne au Comité permanent de la Justice et des droits de la personne d\u2019étudier la question du crime organisé, d\u2019analyser les avenues qui s\u2019offrent au Parlement pour lutter contre les activités des groupes criminalisés et de faire rapport à la Chambre au plus tard le 1er mai 2000».Après avoir jonglé un bon moment avec l\u2019idée de présenter un projet de loi antigang, le Bloc en est arrivé à la conclusion que le phénomène du crime organisé demande une approche beaucoup plus large.« Ça ne se réglera pas en modifiant deux ou trois articles dans le code criminel, explique Michel Bellehumeur, député de Berthier-Montcalm et critique en matière de Justice.Il faut être pratiquement surhumain pour faire la preuve de gangstérisme.» En renvoyant le dossier devant le comité permanent de la Justice, M.Bellehumeur et ses collègues souhaitent élargir le débat sur les ramifications du crime organisé et engager le gouvernement à agir.Pour le Bloc québécois, les mésaventures du député Yvan Loubier, placé sous la protection de la GRC après avoir reçu cet automne des menaces de producteurs de marijuana, ont fait récemment éclater au grand jour les risques que font courir les groupes criminels à la population.McCain boycotte les OMG: colère des fermiers et joie des écologistes Presse Canadienne HALIFAX La décision de la compagnie d\u2019aliments surgelés McCain de refuser d\u2019utiliser des pommes de terres modifiées génétiquement a soulevé l\u2019ire des fermiers.et la joie des écologistes.Le Sierra Club du Canada et Greenpeace sont au nombre des organisations écologistes qui ont salué la décision de la compagnie McCain.« McCain a pris ses responsabilités.Il s\u2019agit d\u2019une décision très importante », selon une porte-parole du Sierra Club, Lucy Sharratt.« La compagnie a choisi de tenir compte de la préoccupation des consommateurs intéressés par une alimentation saine qui ne cause pas de tort à l\u2019environnement », a-t-elle ajouté.Mais les producteurs de pommes de terre de l\u2019Îledu- Prince-Edouard et une coalition de regroupements de fermiers de l\u2019Ontario ne l\u2019entendent pas de cette oreille.« Il est dommage de constater que McCain a cédé aux pressions des groupes organisés, même s\u2019ils ne représentent pas les intérêts de la population en général », a indiqué Jeff Wilson, porte-parole d\u2019un regroupement de 16 associations de fermiers de l\u2019Ontario (Agricultural Groups Concerned about Resources and the Environnement).Selon lui, les pommes de terre qui ont été modifiées génétiquement ne présentent aucun danger pour la santé ou pour l\u2019environnement.À compter de l\u2019année prochaine, McCain, une compagnie du Nouveau-Brunswick, n\u2019achètera plus de pommes de terre modifiées génétiquement en provenance des fermes canadiennes.Le président de McCain, Harrison McCain, affirme avoir pris cette décision après des mois de pression de la part de consommateurs inquiets des conséquences, toujours inconnues, que pourraient avoir ces aliments sur l\u2019environnement et sur la santé des humains.« Nous croyons que les organismes modifiés génétiquement sont très bons pour la science, mais pour le moment, très mauvais pour les relations publiques, a déclaré M.McCain.Trop de personnes sont inquiètes (.) et nous sommes en affaires pour donner aux clients ce qu\u2019ils veulent, et non ce que nous pensons qu\u2019ils devraient avoir.» Un des administrateurs du regroupement des producteurs de pommes de terre de l\u2019Île-du-Prince- Edouard, Ivan Noonan, a expliqué que les opposants à cette nouvelle technologie cultivaient la peur chez les consommateurs.Selon lui, les producteurs qui souhaitent avoir recours aux gènes modifiant les pommes de terre cherchent en fait à protéger leurs récoltes contre les ravages faits par certains virus et insectes.Il dit que peu de pommes de terre produites cette année sur l\u2019île ont été modifiées génétiquement. 2LP2001A1130 a20 mardi 30 novembre 2LP2001A1130 ZALLCALL 67 10:52:40 11/30/99 B A 20 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 30 NOVEMBRE 1999 Monde L\u2019EXPRESS INTERNATIONAL Catholiques et protestants unis dans un gouvernement nord-irlandais autonome d\u2019après AFP et AP BELFAST Pour la première fois dans son histoire troublée, l\u2019Irlande du Nord a désigné hier un gouvernement autonome réunissant catholiques et protestants afin de gérer cette province britannique après 30 ans de guerre civile larvée.Après trois heures de débat procédurier, les 108 élus de l\u2019Assemblée d\u2019Irlande du Nord, seule institution locale créée en vertu de l\u2019accord de paix du 10 avril 1998, ont finalement laissé les chefs de partis nommer leurs ministres.En début de séance, ils ont confirmé Seamus Mallon, du Parti social-démocrate et travailliste (SDLP), premier parti catholique, au poste de vice-premier ministre.M.Mallon, écoeuré par l\u2019enlisement du processus de paix, avait démissionné de ce poste en juillet dernier.Le chef du gouvernement est quant à lui déjà connu.Il s\u2019agit de David Trimble, chef du Parti unioniste d\u2019Ulster (UUP), principale formation protestante d\u2019Irlande du Nord, et premier ministre de la province.Les quatre grandes formations de la province devaient se partager les dix autres portefeuilles.Parmi eux, Martin McGuinness, attendu à l\u2019Agriculture, a finalement été désigné par le dirigeant du Sinn Fein, Gerry Adams, au poste de ministre de l\u2019Éducation.Un poste jugé essentiel pour oeuvrer à la réconciliation entre les deux communautés.Les Nord-Irlandais ont ainsi vu se concrétiser une situation que peu d\u2019entre eux auraient imaginée il y a encore quelques années : Martin McGuinness, soupçonné d\u2019avoir été l\u2019un des chefs de l\u2019IRA, siégera autour de la même table que d\u2019anciennes cibles de l\u2019Armée républicaine irlandaise, pour prendre en main le destin de la province.Le Sinn Fein a également hérité du ministère de la Santé, occupé par une femme, Bairbre de Brun.Après le oui des protestants, samedi, au compromis de mise en oeuvre de la paix, la désignation du gouvernement précède de 48 heures le transfert des pouvoirs exercés de manière presque ininterrompue par Londres sur les comtés d\u2019Ulster depuis la partition de l\u2019île en 1921.Le processus prévu pour demain à minuit permettra aux nouveaux ministres de prendre en main les dossiers de l\u2019éducation, de l\u2019emploi, du commerce, de l\u2019agriculture et de la santé.Londres gardera le contrôle de la défense, de la politique étrangère et de domaines sensibles comme les prisons et la police.« Les unionistes n\u2019ont rien à craindre d\u2019un partage du pouvoir avec les républicains », a assuré Gerry Adams.« Notre avenir est lié.Il est temps de s\u2019engager dans un esprit de camaraderie et de coopération », a-t-il ajouté.En juillet, une première tentative de formation du gouvernement avait échoué, les protestants l\u2019ayant d\u2019emblée boycottée, refusant de siéger à côté du Sinn Fein tant que son aile militaire, l\u2019IRA, n\u2019avait pas entamé son désarmement.Mais depuis, les protestants ont abandonné leur préalable, se contentant d\u2019une promesse écrite de l\u2019IRA de nommer un représentant à la commission du désarmement dès jeudi.Le principal parti protestant (UUP) a nommé Reg Empey, un négociateur coriace du parti, au poste de ministre du Commerce et de l\u2019Investissement.L\u2019UUP dispose aussi des portefeuilles de la Culture et de l\u2019Environnement.Le grand parti catholique SDLP a attribué à son numéro deux, Mark Durkan, le dossier des Finances et de la Fonction publique.Le SDLP dispose également de l\u2019Agriculture, un ministère de poids en Irlande du Nord, qui sera occupé par la deuxième femme du gouvernement, Brid Rodgers.Peter Robinson, l\u2019un des plus féroces tribuns du DUP hostile à l\u2019accord de paix, se chargera du Développement régional.Le parti de Ian Paisley a également hérité du ministère du Développement social.KOSOVO Serbe lynché n Un vieil homme serbe a été arraché de sa voiture et tué à bout portant à Pristina, dans la nuit de dimanche à lundi, par la foule lors de la célébration par les Albanais de la Fête du drapeau, a indiqué hier l\u2019ONU.La foule majoritairement composée de jeunes gens a encerclé, retourné et incendié la voiture de l\u2019homme avant de le tuer et de battre son épouse et sa bellemère également serbes.Le porte- parole de la KFOR, Roland Lavoie, a précisé que l\u2019incident s\u2019était produit devant plusieurs centaines de passants, mais que « personne n\u2019avait osé intervenir ».Personne n\u2019a été arrêté même si les soldats de la KFOR sont rapidement arrivés sur les lieux après l\u2019alerte, a ajouté le porte-parole.d\u2019après AFP ALGÉRIE Amnistie prolongée n Les espoirs nés en Algérie du processus de « concorde civile », initié par le président Abdelaziz Bouteflika, ont laissé la place ces derniers jours à l\u2019angoisse d\u2019un ramadan sanglant, en raison de la recrudescence des attentats islamistes.Depuis la promulgation, le 13 juillet dernier, de la Loi sur la concorde civile, prévoyant l\u2019amnistie partielle ou totale des islamistes qui se seront repentis avant le 13 janvier 2000, le terrorisme a fait plus 550 morts.Bouteflika semble conscient des limites de son projet d\u2019amnistie en reconnaissant désormais que « le terrorisme ne serait pas éradiqué dans les délais prévus et s\u2019est dit prêt à reporter la date butoir.d\u2019après AP MALAISIE Gouvernement réélu n Le Front national, coalition au pouvoir du premier ministre Mahathir Mohamad, a largement remporté hier les élections législatives en Malaisie en obtenant au moins 131 des 193 sièges.Un des quatre partis d\u2019opposition, le parti Islam SeMalaysia, a remporté au moins 25 sièges.La coalition du Front national a cependant subi un revers symbolique en perdant un État du nord-est du pays au profit d\u2019un parti d\u2019opposition islamique, le Keadilan, et à sa candidate, Wan Azizah Wan Ismail, la femme de l\u2019opposant emprisonné Anwar Ibrahim.La femme du leader de l\u2019opposition dirige ce mouvement.d\u2019après AFP PAYS-BAS Encore Bhopal n Le site de l\u2019ancienne usine du groupe chimique américain Union Carbide à Bhopal (Inde) est toujours lourdement contaminé par des substances toxiques dangereuses, a affirmé hier Greenpeace.Selon cet organisme, le terrain de l\u2019usine chimique, où une fuite de gaz toxique avait provoqué la mort de près de 6500 personnes en décembre 1984, est « toujours lourdement contaminé par des substances chimiques toxiques, notamment du mercure et des organochlorines dangereuses ».Le 16 novembre, les victimes de la catastrophe de Bhopal ont déposé une plainte en nom collectif contre Union Carbide devant un tribunal de New York.d\u2019après AFP FRANCE Arbour lauréate n L\u2019ancienne procureure du Tribunal pénal international, la juge Louise Arbour, est devenue en fin de semaine la cinquième femme à recevoir le prix Louise Weiss pour le travail qu\u2019elle a accompli au TPI sur les atrocités commises au Rwanda et en ex- Yougoslavie.Ce prix a été fondé en 1971 par la « grand-mère de l\u2019Europe », Louise Weiss (1893-1983), députée européenne, journaliste et pionnière du droit de vote pour les femmes.Il est remis chaque année à une institution ou une personnalité ayant contribué « à l\u2019avancement de la paix, à l\u2019amélioration des relations humaines et aux efforts en faveur de l\u2019Europe ».d\u2019après AFP Tchétchénie: revers russe, camouflet pour l\u2019OSCE Agence France-Presse GROZNY Les Russes ont essuyé plusieurs revers en Tchétchénie, où une de leurs unités de parachutistes a été taillée en pièces, alors que l\u2019OSCE essuyait hier un camouflet, avec le refus de Moscou de toute médiation.L\u2019armée russe a annoncé hier les pertes les plus élevées pour une seule opération contre les Tchétchènes : 12 morts et deux prisonniers.Une unité de parachutistes opéraient près de Vedeno (sud-est de la Tchétchénie), quand elle a été attaquée, a déclaré le général Valeri Manilov, numéro deux de l\u2019étatmajor.« Nos soldats ont été obligés de se battre jusqu\u2019au bout.Douze sur quatorze ont été tués.Deux autres ont été blessés et faits prisonniers.Nos parachutistes ont tué entre 50 et 60 bandits », a-t-il expliqué.Un chef de guerre tchétchène avait affirmé, le 22 novembre, vidéo à l\u2019appui, que les indépendantistes avaient massacré plus de 200 Russes près de Kharatchoï.Les Tchétchènes ont également affirmé s\u2019être emparés de Noïbera, à une cinquantaine de kilomètres à l\u2019est de Grozny.Dimanche, pour la première fois depuis l\u2019annonce de leur contre-offensive le 19 novembre, ils avaient annoncé une première reconquête : Novogroznenski (est).Le ministère russe de la Défense a confirmé que les Tchétchènes avaient pris dimanche Novogroznenski, mais affirmé que les Russes en avaient repris le contrôle hier.Des combats se poursuivaient cependant aux abords de la ville, hier, en fin de journée, selon la télévision russe NTV sur place.Novogroznenski et Noïbera sont proches de Goudermes, la deuxième ville de Tchétchénie, sous contrôle russe depuis le 12 novembre.Un pilote d\u2019hélicoptère russe Mi- 8 a également été tué hier et un autre blessé quand leur appareil a été touché près de Novogroznenski, selon NTV.Les Russes ont continué à bombarder la république rebelle, effectuant une cinquantaine de missions aériennes sur Grozny et plusieurs localités du sud.Le président en exercice de l\u2019OSCE Knut Vollebaek a essuyé un camouflet lors de sa visite de quelques heures à Moscou.« Nous n\u2019avons pas besoin d\u2019une médiation pour régler le problème », a déclaré Igor Ivanov, le ministre russe des Affaires étrangères, à l\u2019issue d\u2019un entretien avec le responsable.« Je serais malhonnête si je disais que je suis entièrement satisfait de ma visite », a reconnu M.Vollebaek, venu à Moscou pour organiser une visite de l\u2019OSCE en Tchétchénie.M.Kochman a de son côté désapprouvé par avance toute idée de contact entre Knut Vollebaek et le président tchétchène Aslan Maskhadov.PHOTO AFP © Au coude à coude au Chili Des partisans du candidat des forces de droite, Joaquin Lavin, ont défilé dans les rues de Santiago hier dans le cadre de la campagne électorale présidentielle.Selon les derniers sondages, Lavin est au coude à coude avec son principal adversaire, le socialiste Ricardo Lagos.Ce dernier s\u2019est dit confiant de devenir le premier président socialiste élu au Chili depuis Salvador Allende.Un nouveau vent de fronde souffle sur Yasser Arafat JOONEED KHAN Avec Yasser Arafat à Moscou pour courtiser le coparrain russe du processus de paix, l\u2019Autorité palestinienne se battait hier sur deux fronts : ses négociateurs menaçaient de claquer la porte si Israël n\u2019arrêtait pas la colonisation des territoires occupés, et sa police réprimait les signataires d\u2019une pétition dénonçant « la corruption et le mensonge » qui « menacent l\u2019avenir de la patrie ».Neuf des 20 signataires de la pétition, intitulée La patrie nous appelle et mise en circulation vendredi pour endossement public, étaient en prison hier, arrêtés aux petites heures dimanche matin, de même qu\u2019une enseignante de l\u2019Université Al-Najah, de Naplouse, Mme Ismat Shakshir.Les neuf sont des intellectuels, professeurs, chercheurs et présidents d\u2019universités.Deux signataires, les anciens maires Bassam Chakaa, de Naplouse, et Wahid Alhamdalla, d\u2019Anabta, étaient placés au même moment en résidence surveillée.Chakaa, qui a perdu les deux jambes dans un attentat terroriste juif en 1980, et qui a longtemps vécu chez lui sous surveillance militaire israélienne, est un véritable symbole de la résistance palestinienne dans les Territoires occupés.Le Conseil palestinien des droits humains (CPDH), qui regroupe une quinzaine d\u2019organisations de défense des droits, a condamné, dans un communiqué, « cette atteinte grave à la liberté d\u2019opinion et d\u2019expression » et réclamé « la libération immédiate des détenus dans l\u2019intérêt de la démocratie et du pluralisme ».Le Groupe de surveillance palestinien des droits humains appelle Yasser Arafat à appliquer les recommandations d\u2019un rapport sur la corruption publié en 1997 par le Conseil législatif palestinien.Il demande aussi aux donateurs étrangers de faire pression sur Arafat pour qu\u2019il libère les détenus et nettoie son gouvernement.Le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP de Georges Habache), par la voix de son secrétaire général adjoint Abou Ali Moustafa, a réclamé « la libération immédiate des détenus ».Il a qualifié leur arrestation de « violation des droits démocratiques fondamentaux et de la liberté d\u2019expression ».Les neuf autres, tous des élus du Consel législatif palestinien (CLP), et plusieurs membres du Fatah d\u2019Arafat étaient en liberté, bénéficiant de « l\u2019immunité parlementaire », selon Nabil Chaath, ministre du Plan et bras droit d\u2019Arafat.« La pétition est une incitation à la révolte contre l\u2019autorité, c\u2019est de la sédition », a dit un membre du Fatah, Rawhi Fatouh.Des Palestiniens ont manifesté hier contre ces arrestations et mises en résidence surveillée.À l\u2019Université Bir-Zeit, le député Abdel Jawad Saleh, un des députés signataires, a pris la parole devant des centaines d\u2019étudiants.Avant de quitter Gaza pour Moscou, Arafat a convoqué une réunion spéciale des députés du Fatah pour examiner la situation.Selon des organisations de défense de droits humains, deux opérations sont en cours au niveau du Conseil législatif : une tentative de suspendre l\u2019immunité parlemenaire des députés signataires afin qu\u2019ils soient arrêtés ; et la rédaction d\u2019un texte dit « de conciliation » pour être soumis aux 20 signataires de la première pétition, afin qu\u2019ils se retractent.« Nous ne reculerons pas », a rétorqué Rawiyah el- Shawwa, l\u2019une des rares femmes députés du CLP.« Certains ont déformé notre message, qui était destiné à alerter le président (Arafat) à l\u2019urgence de réformes dans l\u2019intérêt de l\u2019unité nationale », a-t-elle dit.Le texte original lie le bilan des six années d\u2019Oslo, désastreux pour les Palestiniens, à la corruption au sein de l\u2019Autorité palestinienne.Il a donc un impact direct sur les négociations en cours avec Israël sur le « statut final » des Territoires occupés.« Le leadership palestinien a prétendu que les Accords d\u2019Oslo nous donneraient un État avec Jérusalem pour capitale, feraient partir les colonies juives, ramèneraient nous réfugiés, libéreraient nos détenus, et ouvriraient la voie à une transformation économique digne de Singapour », rappellent les signataires.« Six ans après Oslo, l\u2019usurpation de nos terres continue, les colonies s\u2019agrandissent, les complots s\u2019accélèrent contre nos réfugiés, les portes des prisons restent fermées sur nos enfants, nous ne sommes ni à Jérusalem ni à Singapour, et notre peuple est divisé en une poignée qui opprime et s\u2019enrichit, et une masse qui souffre et rêve d\u2019un sauveur », poursuivent-ils.« Ce scénario terrifiant de mensonges infligera une blessure plus profonde encore lors des négociations finales », affirment-ils, en demandant que « des sonnettes d\u2019alarme retentissent dans chaque ville et village, chaque camp de réfugiés, chaque maison » car « la patrie est en vente et les citoyens sont trahis et décimés ».Arafat a une fois de plus dénoncé la poursuite de la colonisation juive, hier à Moscou.À Gaza, Nabil Chaath accusait Israël de se traîner les pieds dans le règlement du dossier des réfugiés.À Jérusalem, le premier ministre israélien, Ehud Barak, évoquait pour la première fois le retour possible des réfugiés « dans les Territoires ».Mais il a répété qu\u2019il n\u2019était pas question qu\u2019ils reviennent chez eux, en Israël, et il a refusé que leur retour soit inscrit dans un éventuel accord de paix définitif. LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 30 NOVEMBRE 1999 A21 La Saturn LSI 2000 ÀPartir,288$/mois (Bail de 36 mois, comptant 2915 S.PDSF : 23 560 $) La nouvelle intermédiaire LSI 2000 \tSaturn LS1\tAccord LX\t\t Modèle\tZJU19-1SD\tCG564YE\tBG22KP-B\t iMoteur\t2,2L DACT\t2.3L SACT\t2,2L DACT\t Transmission automatique\tOui\tOui\tOui\t Lève-glaces et miroirs électriques\tOui (avec miroirs chauffants)\tOui (avec miroirs chauffants)\tOui\t Panneaux de polymère résistants au\t\t\t\t chocs et à la rouille\tOui\tNon\tNon\t Filtre à pollen\tOui\tOui\tNon\t Radio\tAM/FM stéréo avec lecteur CD\tAM/FM stéréo cassette\tAM/FM stéréo avec lecteur CD\t \tet 8 haut-parleurs\tet 4 haut-parleurs\tet 4 haut-parleurs\t Régulateur de vitesse\tOui (avec contrôle sur le volant )\tOui (avec contrôle sur le volant)\tOui\t Verrouillage électrique\tOui (avec télécommande)\tOui\tOui\t Système antivol\tOui (avec déclenchement d'alarme)\tOui\tNon\t Assistance routière\tOui\tNon\tOui\t Garantie de remboursement de 30 jours\tOui\tNon\tNon\t Prendre de l'expansion, d'accord.Renoncer à nos principes, jamais! C'est pourquoi toutes nos voitures compactes et intermédiaires sont munies d'une garantie de remboursement de 30 jours.La Saturn SL1 2000 ÀpartiTHeOO/TS .jLsjL/xJ /mois (Bail de 36 mois, comptant 2050 $.PDSF : 17 403 S) Notre populaire compacte SL12000 \tSaturn SU\t\tCorollaVE Modèle\tZZH69-1SC\tEJ651YXV\tBR12EP-B Moteur\t1.9L SACT\t1.6LSACT\t1,81.DACT Transmission automatique]\tOui\tEn option\tOui Air climatisé\tOui\tOui\tOui Panneaux de polymère résistants\t\t\ti aux chocs et a la rouille\tOui\tNon\tNon IVanquette arrière 60/-40\tOui\tOui\tOui Radio\tAM/FM stéréo avec lecteur CD\tAM/FM stéréo\tAM/FM stéréo avec lecteur CD Essuie-glace\tIntermttencc variable\tIntermite ne* fixe\tIntérimtence variable Assisitance routière\tOui\tNon\tOui Garantie de remboursement de 30 jours\tOui\tNon\tNon Comme la famille Saturn s'agrandit sans cesse, il est normal que nos nouvelles voitures prennent de l'expansion.C'est que les familles d'aujourd'hui ont des besoins grandissants, c'est bien connu.Qu'à cela ne tienne, nous offrons même un plus gros moteur : un V6 optionnel développant 182 chevaux-vapeur.Mais si vous en menez encore trop large pour la LS \u2014 notre grande nouvelle intermédiaire \u2014, vous trouverez sans doute chaussure à votre pied avec la LW familiale.Elle repose sur les mêmes principes privilégiés depuis toujours par Saturn : les panneaux en polymère résistants aux chocs et à la rouille, la carrosserie caisson modifiée en acier et, bien sûr, notre fameuse garantie de remboursement de 30 jours ou 2500 km.Et elle est spécialement conçue pour ceux qui ont besoin de l'espace d'une mini-fourgonnette, mais qui détestent avoir l'impression de conduire un semi-remorque.Besoin de preuves?Passez chez votre concessionnaire Saturn pour en faire l'essai.de préférence avant d'aller faire votre épicerie.Les mensualités indiquées tiennent compte du PDSF établi pour les LSI et SL1 2000, et comprennent le transport, la taxe d'accise et la préparation à la route.L'immatriculation, les taxes et les assurance ne sont pas inclus.Un dépôt de garantie remboursable de 400 $ et de 300 $, respectivement, ainsi qu'un versement initia! vous seront demandés.Ces mensualités sont basées sur un contrat de location de 36 mois assujetti d'un programme de bas kilométrage (60 000 km alloués); chaque kilomètre supplémentaire ne coûte que 12 c.Le taux de location de Saturn de A,k) est sujet à l'approbation de crédit.Les détaillants peuvent fixer un prix ou des mensualités moindres.SATLRN Pour faire tout autrement www.saturncanada.com 1 888 4SATURN Saturn Saab Isuzu de Blainville 249, boul.Seigneurie Ouest Blainville (450) 437-6317 (Autoroute 15.\\ortie 2 M (îravel Saturn Saab hu/u I.Place Ville-Marie, #11180 Montréal (514)861-2000 www gravel.qcca (Angle Cathiart et McGiil Collège) 1 Bourassa Satura Stab Isuzu 1615, boul.St-Martin Est Laval (514) 385-9191 www.bourassaauto.com Mondial Saturn Saab Isuzu 9415, Papineau Montréal (514) 385-7222 u w\\\\.moniiul-iii.com Satura Saab Isuzu de Brossard 5950, boul.Marie-Victorin Brossard (450) 672-2500 www.gravel.qc.ca Saturn Saab Uuzu de Terrebonne 705, boul.des Seigneur* Terrebonne (450) 964-1374 Décarte Saturn Saab Isuzu 6100, boul.Décaric Montréal (514) 342-2222 www.decariesaturn.com (Angle Van Home) A 22 LA PRESSE.MONTRÉAL, MAKI)! *0 NOVEMBRE llW -0 Cyberpresse icchnologieOlapresse.ca Antidote 2000 André Moiiûoux collaboration spéciale Depuis la fin octobre dernier, la nouvelle version du logiciel Antidote 2000, de la firme montréalaise Druide Informatique, est offerte en magasin.Celte version de la trousse d'outils linguistiques, en plus d'apporter les ajouts et rehaussements d'usage, propose notamment un nouveau module qui force l'attention et une vision du futur intéressante.La plomberie Antidote 2000 propose plusieurs modifications sur le plan de la « plomberie interne ».La plus évidente est l'intégration w»r-| «%/> ?> Cf._ x-.,- - t - t \u2022¦\u2022 î 1 ï., \u2022 - cl WU1U ;.uwu.ia-miiiimis, les 'm i I in.IIl-l ! I s de cette version de Word peuvent lancer directement les outils linguistiques d'Antidote, qui sont accessibles par une rangée verticale d'icones apparaissant sur le côté gauche de l'écran.Le module dictionnaire a vu l'ajout de 2000 nouveaux mots et le module de correction peut désormais signaler 200 nouvelles alertes, dont les pléonasmes (ces mots dont je n'ai pas le monopole exclusif) et les indications de points de discontinuité.Le module grammaire, pour sa part, a subi plusieurs modifications importantes.Il comporte 50 nouvelles règles et il est possible de naviguer dans les articles par voie d'hyperliens, une façon de faire intuitive pour un nombre s.ois cesse croissant d'utilisateurs.Les amateurs du bon usage apprécieront sans doute que le nombre d'articles de la grammaire ait été haussé de 250 à 350.Dans l'ensemble, les utilisateurs pourront bénéficier de 40 nouveaux réglages pour la correction de leurs documents, dont l'adaptation aux locuteurs, la ponctuation et la possibilité d'utiliser des balises pour sélectionner des portions de texte qui ne seront pas soumis à l'analyse.Cependant, la modification la plus évidente est l'ajout d'un nouvel outil linguistique : le dictionnaire des synonymes.Complet et innovateur Ce nouveau module d'Antidote est très intéressant à plusieurs égards.Le dictionnaire des synonymes comporte 54 000 entrées (générant plus d'un million de synonymes) et, fidèle à la philosophie de Druide, intègre également les régionalis-mes.Voilà une petite touche toujours bien appréciée et conforme aux courants modernes de la linguistique.Le module se démarque également dans sa conception et sa présentation.Ainsi, au lieu de présenter simplement une liste exhaustive de synonymes.Antidote les regroupe par sens, avec chaque Montana 2000.Laventure en famille a un nouveau nom UMCTHISIIOUIS\t\tbrtWtwhUiU\t\t\t Beiiti\u2014l lnénl de cananene\tCM\tm\tm\tHd\tM \tkk\tm\tSi\tN\tkk \tkk\tu\tNO\tN\tfi \t\tBaoKfle\tBagwte [\t6*qH8|\t50S64r« \tUb\tM\tm\ttas\tM Ucte» ée éiQKs aapcfc\tkk\tOpt\ton\tOp.\"\tkk GijJKir'-tSfcCWlodepnCSifte\tCxiaéeéfedrijK\tMb\tNmeli< I ' lcr plus.Aucun .Kh.it rvqui% Kc^lormnt JiNpnniMc ehc/ \\vs vimwrssionnairrs pjrfivipanis 'Fontiac, huuk.dMl .Ici, OldMimh 1 lilIxK f25 Inrtaits pour chavunv do uVux divi>ions l'iititiai i-f v l.« .' 7 catégorie visuellement bien identifiée.De plus, le mr>*3 dule permet d'effectuer des recherches par hyperony-mes (sens large des mots : « mammifère » est un j hyperonyme de « cheval ») et par hyponymes (sens , plus spécifique : « araignée » est un hyponyme d'« inr
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