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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1999-11-29, Collections de BAnQ.

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[" 1LP0101A1129 A1 LUNDI 1LP0101A1129 ZALLCALL 67 01:10:23 11/29/99 B 1 3 4 6 http://lapresse.infinit.net Montréal, lundi 29 novembre 1999 60 ¢ TAXES EN SUS ÎLES - DE - LA - MADELEINE 1 $ FLORIDE 1,75 $ U.S.2798106 www.bijouterieleroy.com Une seule adresse 7139,rue ST-HUBERT (coin Jean-Talon) (514)277-3127 SPÉCIAL 499$ 50 POINTS DE DIAMANTS 116e année No 41 OR 14k 62 pages, 4 cahiers Une trêve ou la guerre Chrétien fait la sourde oreille aux appels à la modération GILLES TOUPIN du bureau de La Presse, OTTAWA Jean Chrétien a fait la sourde oreille aux appels à la modération des militants libéraux fédéraux du Québec, réunis en congrès toute la fin de semaine, en annonçant dans un long discours qu\u2019il imposera « longtemps avant un référendum » les conditions d\u2019une éventuelle négociation sur la sécession.Tout en proposant à Lucien Bouchard une trêve référendaire d\u2019ici la fin de son mandat à l\u2019Assemblée nationale, lui offrant en échange la cessation complète des hostilités sur la question nationale, le premier ministre du Canada a assuré qu\u2019il ne se tairait pas tant et aussi longtemps que les souverainistes parleraient de référendum.« C\u2019est l\u2019Assemblée nationale qui va poser la question, a lancé M.Chrétien.J\u2019ai pas l\u2019intention de leur dicter une question.Mais nous avons une responsabilité.C\u2019est nous qui déciderons s\u2019il y a une négociation avec le reste du Canada.Et on ne le dira pas après le référendum.On va leur dire longtemps avant un référendum.» Le premier ministre a rappelé du coup qu\u2019il n\u2019accepterait pas la règle habituelle de la majorité à 50 % + 1, citant à l\u2019appui de nombreux exemples où cette règle n\u2019était pas respectée, et qu\u2019il ne négocierait pas avec le Québec si la question sur la sécession n\u2019était pas suffisamment claire.En rejetant ou en retirant au cours de la journée de samedi les résolutions musclées comme celle qui appelait à fixer la majorité référendaire d\u2019un OUI à 60 %, celle qui appelait à formuler la question ou encore à légiférer pour encadrer le processus, les délégués de l\u2019aile québécoise du PLC avaient brandi un feu jaune au premier ministre, lui suggérant que la manière forte envers le Québec n\u2019était pas nécessairement la meilleure stratégie pour contrer les séparatistes.Même au cabinet, les ministres Paul Martin, Pierre Pettigrew et Lucienne Robillard avaient endossé le principe général de clarté nécessaire dans tout processus référendaire.Voir UNE TRÊVE en A2 Toute une revanche! Encore plus pour contrer la violence, selon CROP MARIE-CLAUDE LORTIE Les chiffres sont on ne peut plus clairs: les Québécois veulent par d\u2019écrasantes majorités que leurs gouvernements soient plus actifs contre la violence.La population estime que la Loi fédérale sur le contrôle des armes à feu est un bon pas en ce sens.Mais ils veulent plus: 80 %, parfois 90 % des Québécois, seraient prêts à approuver une gamme de mesures nouvelles, que ce soient des peines plus sévères pour les auteurs d\u2019actes violents, des actions plus strictes contre la violence dans les écoles ou alors un resserrement des règlements contre la violence à la télé ou dans les vidéos.Voilà ce qui ressort d\u2019un sondage mené par la maison CROP pour La Presse, dix ans après la tragédie de l\u2019École polytechnique où 14 femmes ont été assassinées par un homme qui en voulait aux « féministes ».La tragédie n\u2019a laissé personne indifférent et c\u2019est dans sa foulée que le gouvernement fédéral, appuyé par une majorité de Québécois et Canadiens, a décidé de mettre en place une loi plus sévère pour contrôler les armes à feu.Voir ENCORE PLUS en A2 PHOTO PC Les Tiger-Cats de Hamilton ont remporté hier la finale de la Coupe Grey en battant 32-21 les Stampeders de Calgary.Le quart Danny McManus ( joueur du match ) et le receveur Darren Flutie, formant le duo le plus craint de la Ligue canadienne de football, ont brillé pour les Cats.Sur notre photo, Flutie ( no 82 ) est félicité par ses coéquipiers après avoir capté la passe du deuxième touché.Nos informations, cahier Sports InterCanadien pris dans la tourmente «Ça sent la fermeture», constatent les leaders syndicaux LAURIER CLOUTIER La récente bataille pour le contrôle du transport aérien au Canada semble avoir mis du plomb dans l\u2019aile d\u2019InterCanadien: ce transporteur régional a annulé tous ses vols durant le week-end, et ce jusqu\u2019à demain ou mercredi, sans fournir d\u2019explication ni même présenter ses excuses.Cette interruption de service de l\u2019entreprise, qui est affiliée aux Lignes aériennes Canadien International, a bouleversé les horaires de plusieurs voyageurs dans l\u2019est du pays.Pour en dépanner le plus grand nombre possible, Canadien a ajouté une douzaine d\u2019avions à son service régulier et Air Canada accepte les billets d\u2019InterCanadien sur ses propres vols régionaux.InterCanadien avait déjà procédé à 100 mises à pied il y a un mois et « ça sent la fermeture, ça regarde mal », avertissent Robert Guay et René Roy, vice-président et secrétaire général de la FTQ, qui réclament une intervention d\u2019urgence des ministres des Transports, David Collenette et Guy Chevrette.Le transporteur régional qui emploie 900 personnes et a un chiffre d\u2019affaires de 160 millions, se trouve coincé dans la tourmente de Canadien International et risque d\u2019être sacrifié.Voir INTERCANADIEN en A2 Le temps retrouvé Pendant 30 ans, le cinéaste montréalais Paul Almond a été propriétaire d\u2019une magnifique maison sur Redpath Crescent, juste en face de l\u2019ancienne demeure de James Richard Cross.Il n\u2019y vivait pas à plein temps, ayant choisi de faire carrière à Hollywood mais il y revenait régulièrement.C\u2019est dans cette maison que Geneviève Bujold, son ex, a couvé les premières heures de leur fils Mathew.C\u2019est dans cette maison aussi, qu\u2019au sommet de sa gloire, Paul Almond organisait des dîners animés où l\u2019on pouvait rencontrer Jeanne Sauvé, Pierre Eliott Trudeau, l\u2019actrice Bibi Anderson, Claude Léveillée, Louise Marleau et combien d\u2019autres.Paul Almond croyait qu\u2019il garderait sa maison montréalaise toute sa vie.Il y a deux ans pourtant, à la suite de problèmes cardiaques et un quadruple pontage, le cinéaste a tourné la page.Il a mis en vente la maison, remercié le vieux jardinier qui tondait le gazon le jour où James Richard Cross a été enlevé et tiré un trait définitif sur une carrière de cinéaste commencée fin des années 60 avec Act of Heart.Le titre de son dernier film, Le temps retrouvé, tourné en 1991 dans sa Gaspésie natale était prémonitoire.Aujourd\u2019hui, Paul Almond passe le plus clair de son temps à Malibu à quelques portes de la maison de Geneviève Bujold et se consacre entièrement à sa nouvelle vocation d\u2019écrivain.Il a publié un recueil de lettres de jeunesse High Hopes mais surtout La vengeance des dieux, un roman de science-fiction qu\u2019il a écrit en anglais mais choisi de publier d\u2019abord en français au Québec chez Art Global afin que, pour une fois, les lecteurs québécois soient servis avant leurs voisins des États-Unis.« À 20 ans, je voulais être écrivain, raconte-t-il.Ça m\u2019a pris 50 ans pour le devenir.Mieux vaut tard que jamais.» n À lire, l\u2019entrevue en page A8 Nathalie Petrowski rencontre PAUL ALMOND PHOTO ROBERT MAILLOUX, La Presse Paul Almond 33 JOURS AVANT L\u2019AN 2000 INDEX Petites annonces - index B10 - immobilier B10 et B11 - marchandises B11 - emplois B11 et C8 - automobile C8 à C11 - affaires B6 Arts et spectacles A14 à A19 - horaire spectacles A16 - horaire télévision A16 Bandes dessinées C8 Bridge C11 Cyberpresse A20 Décès C10 Économie B1, B4 à B8 Êtes-vous observateur?B10 Feuilleton C9 Horoscope B11 Laval A12 Loteries A2 et A9 Monde B9 Mots croisés C9 et S10 Mot mystère B11 Politique A5 Répliques B3 Rive-Sud A13 Tabloïd Sports - Mathias Brunet S5 ÉDITORIAL Changement de cap au FMI - Frédéric Wagnière page B2 MÉTÉO Neige fondante Max.2, min.-6 cahier Sports page 16 2796974 LES CONCESSIONNAIRES CHEVROLET OLDSMOBILE DU QUÉBEC Offres d\u2019une durée limitée, réservées aux particuliers, s\u2019appliquant aux Venture 2000 neuves en stock.Sujet à l\u2019approbation du crédit.Photo à titre indicatif seulement.* Première mensualité et dépôt de sécurité exigés à la livraison.Immatriculation, assurance et taxes en sus.Versement ou échange équivalent requis (voir tableau).Frais de 12 ¢ du km après 60 000 km.** Taux de financement de 1,9% à l\u2019achat disponible jusqu\u2019à 48 mois ou taux de 2,9% à la location disponible jusqu\u2019à 36 mois.Voyez votre concessionnaire pour tous les détails.258$ /mois* Lo c a t i o n 3 6 m o i s Transport et préparation Venture 2000.Maxi flexibilité.Mini prix.La maxi mini van.Comptant Mensualité 0 $ 382 $ 1 852 $ 328 $ 4 268 $ 258 $ 1,9% à l\u2019achat** 2,9% 0U 0U à la location** 2796979 1LP0201A1129 A2 LUNDI 1LP0201A1129 ZALLCALL 67 01:10:02 11/29/99 B A 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 29 NOVEMBRE 1999 Suites de la une Une trêve ou la guerre UNE TRÊVE / Suite de la page A1 Mais, à l\u2019instar de la prudence des délégués, ils ont trahi un certain malaise en ne dévoilant pas leurs pensées sur la règle du 50 % + 1.Le premier ministre Chrétien a d\u2019ailleurs envoyé un message indirect hier à Paul Martin, l\u2019un des plus populaires candidats à sa succession, en affirmant haut et fort qu\u2019en tant que premier ministre il n\u2019avait « pas le choix » et qu\u2019il devait faire preuve d\u2019autoritarisme dans ce dossier.Beaucoup ont vu dans cette tirade un reproche à la tiédeur du ministre des Finances face à la méthode des gros bras prisée par le premier ministre.M.Chrétien s\u2019est ensuite adressé directement à son homologue du Québec, Lucien Bouchard, en lui demandant s\u2019il accepterait de poser « un beau geste » pour entrer de bon pied dans le nouveau millénaire et s\u2019attaquer aux vrais problèmes, c\u2019est-à-dire ceux de la pauvreté, de la fiscalité, de l\u2019exode des cerveaux, etc.« Pourquoi, a-t-il demandé à M.Bouchard, ne ferions-nous pas le plus beau cadeau possible pour le millénaire à tous les Québécois, à toutes les Québécoises et à tous les Canadiens.Pourquoi, alors que 72 % des Québécois ne veulent pas avoir de référendum, vous ne dites pas que vous ne ferez pas de référendum au cours de votre mandat?Et moi, je vous promets aussi de faire le même geste.Je ne parlerai plus de constitution, de référendum, de clarté de la question de la Cour suprême.On va arrêter d\u2019en parler.» Dans une première réaction, le Bloc québécois a qualifié, par la voix de son député de Portneuf, Pierre de Savoye, de « poudre aux yeux » l\u2019offre de trêve de M.Chrétien à M.Bouchard.Paul Crête, le député de Kamouraska, a affirmé de son côté que M.Chrétien n\u2019avait rien dit de nouveau hier: « Il ne fait que répéter ce qu\u2019il dit déjà depuis deux semaines.Mais en même temps, justement parce qu\u2019il n\u2019a rien dit de nouveau, on peut présumer qu\u2019il veut intensifier sa ligne dure.Le discours qu\u2019il a prononcé, ce n\u2019est pas un discours d\u2019ouverture où il cherche à trouver un terrain d\u2019entente.C\u2019est un discours d\u2019affrontement, c\u2019est un discours de chicane.» Le premier ministre a d\u2019ailleurs profité de la tribune qui lui était offerte pour régler des comptes avec l\u2019opposition à Ottawa et les péquistes à Québec.« Où est M.Manning, a-til demandé, le chef de l\u2019alternative désunie, qui me reprochait de n\u2019être pas assez dur?Maintenant, il pense que je suis trop dur parce que je veux une question claire.» Il a reproché à Joe Clark, le chef conservateur, et à Alexa McDonough, le chef du NPD, de s\u2019être tus depuis mardi.« Très courageux! » a-t-il lancé.Il a ensuite accusé Joseph Facal, le ministre des Affaires intergouvernementales du Québec, d\u2019avoir « hijacker » ( sic ) la conférence du Mont-Tremblant sur le fédéralisme et de s\u2019être servi du National Post \u2014 un journal qui mène la vie dure au premier ministre \u2014 pour déclarer qu\u2019il n\u2019allait pas respecter la décision de la Cour suprême.Il a aussi reproché à la ministre péquiste Louise Beaudoin de parcourir le monde en dénigrant le Canada.Encore plus pour contrer la violence, selon CROP ENCORE PLUS / Suite de la page A1 Aujourd\u2019hui, selon les données recueillies par la maison CROP, la population québécoise appuie toujours fortement cette initiative.Mais elle serait surtout d\u2019accord pour que les gouvernements aillent encore bien plus loin.Selon le sondage mené du 6 au 17 octobre derniers auprès de 1002 répondants québécois, 89 % de la population trouve que les gouvernements devraient investir plus pour prévenir la violence, alors que seulement 7 % des gens trouvent que la « violence fait partie de la vie et n\u2019est pas si grave que ça ».Quand on leur demande plus précisément ce qui devrait être fait pour prévenir la violence, 70 % des Québécois répondent tout d\u2019abord que la Loi sur le contrôle des armes à feu est un excellent moyen pour y arriver.Mais les chiffres sont encore plus forts quand on leur parle de moyens qui n\u2019ont pas encore été mis en oeuvre.Ainsi, 91 % des gens estiment que les réseaux scolaires devraient mettre en place des politiques strictes de « tolérance zéro » à l\u2019égard de la violence.De plus, malgré leur réputation d\u2019être moins punitifs à l\u2019égard des criminels que leurs compatriotes du reste du Canada, 90 % des Québécois voudraient des lois et des peines plus sévères à l\u2019égard des auteurs d\u2019actes criminels.En outre, la population veut des règles plus serrées en ce qui concerne la violence à la télé.En effet, même si le quart de la population ( 26 % ) admet aimer regarder des films violents à la télé ou au cinéma, cela n\u2019empêche pas les Québécois d\u2019être tout à fait prêts à accepter un cadre plus strict: 85 % d\u2019entre eux sont d\u2019accord pour que les films violents soient diffusés uniquement après 22 h à la télévision.Et le sondage a été fait avant la publication d\u2019une étude de l\u2019Université Laval qui montre que l\u2019an dernier, 93 % des actes violents diffusés à la télé l\u2019ont été avant 21 h! C\u2019était deux fois plus qu\u2019en 1994 et trois fois plus qu\u2019en 1993.Mais la volonté de réglementer des Québécois ne s\u2019arrête pas là.Ainsi, 82 % d\u2019entre eux voudraient en plus une loi interdisant totalement les émissions pour enfants où il y a de la violence.Et finalement, 71 % des personnes interrogées estiment qu\u2019un des moyens efficaces pour lutter contre la violence serait d\u2019imposer une taxe spéciale de 50 cents sur les vidéocassettes dont le contenu est violent et d\u2019utiliser la somme ainsi récoltée pour financer un fonds spécial.La somme devrait ensuite servir à mettre sur pied des campagnes de prévention de la violence ainsi que des activités d\u2019aide aux victimes de violence.Ce sondage CROP a été effectué auprès d\u2019un échantillon de 1002 personnes, entre le 6 et 17 octobre 1999.Le taux de réponses était de 60 % et d\u2019un point de vue statistique, ce type d\u2019échantillon est précis à trois points près, 19 fois sur vingt.InterCanadien pris dans la tourmente INTERCANADIEN / Suite de la page A1 La rationalisation anarchique entreprise par Ottawa risque de faire des victimes.Des gens n\u2019auront probablement plus d\u2019emplois cette semaine, souligne Robert Guay.Le vice-président de la compagnie, Michel Pagé, minimise toutefois l\u2019impact de la tempête et croit qu\u2019InterCanadien pourra passer au travers et repartir.InterCanadien vient d\u2019agrandir son marché aux Maritimes et en Ontario et va bien dans plusieurs régions du Québec.Malgré une baisse de l\u2019achalandage qui vient de clouer quatre de ses 12 avions au sol, InterCanadien ne connaît pas de problèmes financiers mais plutôt une mésentente avec Canadien, dit Michel Pagé.Canadien vient de lui avancer deux millions en prépaiement mais ne peut lui accorder une subvention sur une base continue, dit le porteparole Jeff Angel.Michel Pagé a réuni son état-major hier à Dorval pour examiner divers scénarios.Des avions volaient à vide et le volume des réservations avait baissé, a reconnu le capitaine Robert Lierschast, qui remplace le directeur démissionnaire des opérations chez InterCanadien.D\u2019autre part, des hôteliers exigent des paiements au comptant des pilotes d\u2019InterCanadien.Ces deux facteurs produisent d\u2019habitude des problèmes de liquidités.Jacques Kavafian, analyste chez le courtier Yorkton Securities, reste bouche bée devant cette fermeture cavalière.InterCanadien n\u2019est pourtant plus une filiale de Canadien.Robert Myhill et Michael Cochrane, de Canadian Investors Corp, de Toronto, l\u2019ont acheté l\u2019an dernier.Mais bien des gens l\u2019associent encore à Canadien dont le principal propriétaire et fournisseur de services, American Airlines \u2014 aidé d\u2019Onex, un prédateur de Toronto \u2014 vient d\u2019échouer dans sa tentative de prise de contrôle d\u2019Air Canada.En difficultés financières, Canadien a obtenu temporairement de l\u2019aide d\u2019American Airlines mais devra se résoudre incessamment à accepter l\u2019offre d\u2019achat de 92 millions d\u2019Air Canada.Air Canada propose de faire de Canadien une filiale indépendante \u2014 si ses créanciers acceptent de rayer une partie importante de son énorme dette et si American Airlines se retire \u2014, mais aussi de réaménager complètement les routes des deux transporteurs du pays.Approvisionnant Canadien en passagers régionaux, InterCanadien devra aussi faire tout un ménage.L\u2019avenir devient très incertain pour la compagnie qui venait de commander six avions Embraer, mais elle a préféré en retarder l\u2019acquisition en raison de l\u2019incertitude entourant actuellement le secteur canadien des transports aériens.La vie n\u2019était déjà pas facile pour ce transporteur régional qui ne disposait que de peu de moyens pour sabrer ses dépenses.Canadien entretient ses avions, fixe ses tarifs, établit ses horaires et fait ses réservations.Si Canadien fait défaut.La concentration mondiale entraîne une déstructuration régionale, déplore Pierre Breton, président de la chambre de commerce de Manicouagan, sur la Côte-Nord.PHOTO BERNARD BRAULT, La Presse De nombreux voyageurs se sont cognés le nez hier au comptoir d\u2019InterCanadien à Dorval.Canadien International et Air Canada ont tenté d\u2019accommoder le plus grand Renseignements : (514) 285-7272 Abonnement : (514) 285-6911 Télécopieur pour abonnement : (514) 285-7039 Lundi au vendredi de 6 h 30 à 17 h 30 Samedi de 7 h à midi Dimanche de 7 h à 11 h Rédaction : (514) 285-7070 Promotion : (514) 285-7100 Les petites annonces : (514) 285-7111 Télécopieur : (514) 848-6287 Lundi au vendredi de 8 h 00 à 17 h 30 Décès, remerciements : (514) 285-6816 Lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 30 Grandes annonces Détaillants : (514) 285-6931 National, TéléPlus : (514) 285-7306 Carrières et professions, Nominations : (514) 285-7320 Comptabilité Grandes annonces : (514) 285-6892 Les petites annonces : (514) 285-6900 La Presse est publiée par: La Presse, Ltée, 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9.http://lapresse.infinit.net Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.Envois de publication canadienne - Contrat de vente numéro 0531650» Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518.LOTERIES La quotidienne à trois chiffres : 087 à quatre chiffres : 2189 DEMAIN DANS LA PRESSE Le rendez-vous du millénaire Il est loin d\u2019être acquis que le prochain cycle de négociations multilatérales pour libéraliser le commerce, le Round du Millénaire, décolle.Des milliers d\u2019opposants à l\u2019Organisation mondiale du commerce manifesteront à Seattle pour s\u2019en assurer.Sophie Cousineau décrira les hauts faits de ce grand rendez-vous international, à compter de demain dans La Presse.QUESTION DU JOUR Vous voulez vous faire entendre?Répondez à la question du jour: \u2014 par téléphone, en composant le 514-285-7333; \u2014 par Internet : http://lapresse.infinit.net Approuvez-vous la façon cavalière avec laquelle InterCanadien a mis fin à ses services de transporteur régional?Approuvez-vous la ministre de la Santé, qui songe à hausser de 100 $ les primes de l\u2019assurance- médicaments pour combler le déficit du régime?À cette question posée hier, le pourcentage des réponses obtenues a été: Oui: 9 % Non: 91 % NDLR: Ce sondage maison sert uniquement à prendre le pouls de nos lecteurs et n\u2019a aucune prétention scientifique.COLLECTES DE SANG Aujourd\u2019hui, Héma-Québec attend les donneurs aux endroits suivants: à Montréal: Centre des donneurs, centre commercial Maisonneuve, 2991, Sherbrooke Est ( métro Préfontaine ), de 10 h à 17 h 30; à Rouyn-Noranda: hôtel Gouverneur, 41, 6e Rue, de 13 h à 20 h 30.Objectif: 500 donneurs; à Greenfield Park: galeries Taschereau, 3900, boul.Taschereau, de 13 h à 19 h.Objectif: 130 donneurs; à Vaudreuil-Dorion: centre administratif de la commission scolaire, 400, avenue Saint-charles, de 12 h 30 à 19 h 30.Objectif: 125 donneurs; à Saint-Jean-sur-Richelieu: hôtel Gouverneur Relais, 725, du Séminaire Nord, de 13 h 30 à 20 h.Objectif: 200 donneurs. 1LP0301A1129 A-3 LUNDI 1LP0301A1129 ZALLCALL 67 01:09:35 11/29/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 29 NOVEMBRE 1999 A 3 2803797 L\u2019EXPRESS DU MATIN InterCanadien laisse des centaines de passagers coincés dans les aéroports RAYMOND GERVAIS Des centaines de passagers d\u2019InterCanadien se sont retrouvés coincés hier dans les différents aéroports du Québec, de l\u2019Ontario et des provinces maritimes après la décision de la compagnie de suspendre ses vols durant 48 heures.C\u2019est ainsi que le voyage de retour de Cynthia Paterson, une résidante de Gaspé qui s\u2019était rendue pour affaires à Ottawa, a été perturbé.La dame, qui avait appris par la télévision samedi soir que InterCanadien avait suspendu ses vols pour le Québec et les Maritimes, s\u2019est présentée hier matin au comptoir de la compagnie aérienne dans la capitale fédérale.Un préposé à la billetterie lui a alors indiqué de se rendre au comptoir d\u2019Air Canada, l\u2019informant que son billet pour Gaspé serait honoré.Air Canada a cependant remis un billet « en attente » à Mme Paterson qui n\u2019a obtenu son siège à bord de l\u2019appareil qu\u2019à la toute dernière minute.Son envolée a toutefois été de courte durée puisqu\u2019à Montréal, on l\u2019a priée de descendre de l\u2019appareil, le siège qu\u2019elle occupait étant vendu.Ses bagages sont toutefois demeurés à bord de l\u2019avion d\u2019Air Alliance, une filiale d\u2019Air Canada.La dame s\u2019est retrouvée coincée à Dorval, avec 10 $ en poche.« On me dit qu\u2019il n\u2019y a pas d\u2019autre avion pour Gaspé aujourd\u2019hui et que le vol de demain est complet, possiblement même celui de mardi.Je ne sais que faire.J\u2019espère que l\u2019on pourra me trouver une alternative pour rentrer chez moi, que ce soit par train ou par autobus », a déclaré la dame.Ce sont les voyageurs à destination des régions qui souffrent le plus de la suspension des vols d\u2019InterCanadien.Les voyageurs à destination des grandes villes où de gros transporteurs assurent les liaisons ont éprouvé des délais de quelques heures, mais ont pu parvenir à destination, soit sur un vol de Canadien International, Air Nova ou Air Canada.Pour sa part, Robert Labonté, qui devait se rendre à Fredericton hier à partir de Montréal a vu son voyage retardé de quelques heures mais il a pu finalement obtenir la confirmation de son vol en aprèsmidi.La route fait trois victimes n Au moins trois personnes ont perdu la vie sur les routes du Québec, en fin de semaine, a fait savoir la Sûreté du Québec, hier soir.Antoine Rossignol, 71 ans, de Saint-Antonin, est décédé à la suite d\u2019une collision ayant impliqué son véhicule et un camion, samedi vers 1 h 15, sur la route 185 à Saint-Antonin, dans le Bas-Saint-Laurent.Vendredi, vers 19 h 30, Pierre-Luc Bernier, 20 ans, de Lebel-sur- Quévillon, est mort à la suite d\u2019une collision survenue entre un camion et son véhicule, après qu\u2019il eut perdu le contrôle de celui- ci sur la route 113 à Senneterre, en Abitibi.Oscar Paquet, 86 ans, de Louiseville, a perdu la vie vendredi vers 18 h 15, ayant été happé par un véhicule tandis qu\u2019il traversait à pied le boulevard Saint-Laurent à Louiseville, près de Trois-Rivières.Receleurs arrêtés n Deux hommes âgés de 18 et de 22 ans ont été arrêtés dans la nuit de samedi à dimanche par la police de la CUM après avoir tenté de vendre une voiture de grande valeur à un agent double.Les deux hommes ont offert au policier pour une somme de 2500 $ une voiture de marque BMW.Un des individus arrêtés travaillait comme valet dans un grand hôtel de Montréal.L\u2019homme subtilisait des clefs de voitures de luxe qu\u2019il garait depuis le mois de mai dernier.Il refilait ensuite les clefs à ses complices, lesquels se chargeaient de dérober les voitures pour les garer dans le garage d\u2019un autre hôtel de luxe.L\u2019enquête se poursuit et d\u2019autres arrestations sont à prévoir.Les policiers ignorent le nombre de véhicules qui ont été ainsi volés.Les deux hommes qui ont été arrêtés ont été relâchés après identification et devront se présenter en Cour le 9 décembre.Sur la piste du «serial killer» des chats du Plateau n Même si la SPCA possède trois pistes sérieuses de suspects afin d\u2019élucider la quarantaine de disparitions de chats survenues sur le plateau Mont-Royal depuis deux mois, ce n\u2019est pas encore avant plusieurs jours que la Société pourra en avoir le coeur net et procéder à des perquisitions au domicile des suspects.Pierre Barnoti, directeur général de l\u2019organisme de protection des animaux, a expliqué hier que l\u2019obtention des mandats de perquisition ainsi que la planification de l\u2019intervention prenaient du temps.Sans vouloir minimiser, ni excuser les agissements des ravisseurs, M.Barnoti comprend l\u2019impatience de certaines personnes à l\u2019égard de la prolifération des chats dans les rues de la ville.« Il faut comprendre que bien des citoyens n\u2019aiment pas voir les chats rôder sur leur terrain et creuser dans leur potager », a déclaré M.Barnoti.Toutefois, les citoyens n\u2019ont pas le droit de décider d\u2019éliminer les animaux en les empoisonnant ou en les noyant.Le geste est condamné par le code criminel et son auteur pourrait écoper d\u2019une amende sévère et même d\u2019une peine de prison.Débrayage n Les quelque 2300 inhalothérapeutes québécoises membres de l\u2019Association professionnelle des inhalothérapeutes du Québec (APIQ) ont annoncé hier qu\u2019elles feront une grève de 24 heures le 9 décembre.Les inhalothérapeutes demandent principalement la parité salariale avec leurs consoeurs infirmières.Elles constatent aussi une pénurie de nouvelles diplômées dans leur profession.Petro-Canada boycotté n Petro-Canada a gagné, ou plutôt perdu.La pétrolière est la première à être boycottée par les consommateurs qui se sont prononcés sur le site Internet « L\u2019essence, c\u2019est essentiel », créé la semaine dernière par René Goyette.Hier, plus de 49 000 visiteurs avaient parcouru le site.Ce sont eux qui ont décidé de boycotter la pétrolière.Petro-Canada a récolté 55 % des voix, lors du vote des consommateurs qui ont relevé que c\u2019était cette compagnie qui maintenait les prix les plus élevés à la pompe.Arrivant d\u2019Ottawa et laissée en plan à Dorval, avec 10 $ en poche, Cynthia Paterson espérait hier que l\u2019on puisse trouver une alternative, train ou autocar, pour lui permettre de rentrer chez elle à Gaspé.PHOTO BERNARD BRAULT, La Presse © Autre gel du rôle d\u2019évaluation à Montréal?MARTINE ROUX L\u2019Institut de développement urbain du Québec (IDU), un organisme à but non lucratif qui représente 130 propriétaires commerciaux et gestionnaires d\u2019immeubles, craint que le maire Pierre Bourque ne demande au gouvernement d\u2019autoriser un autre gel du rôle d\u2019évaluation sur le territoire de la CUM.C\u2019est du moins la ferme conviction de son président- directeur général, Cameron Charlebois, qui a écrit la semaine dernière à la ministre des Affaires municipales, Louise Harel, pour lui faire part de ses inquiétudes.Informé « de source fiable », prétend-il, que le maire Bourque « a demandé ou demandera dans les prochains jours » la bénédiction de Québec, M.Charlebois affirme avoir eu la puce à l\u2019oreille lors des discussions de la dernière assemblée de la Commission de l\u2019administration des finances de la CUM, où siège notamment le président du comité exécutif de la Ville de Montréal, Jean Fortier.« Comme le redressement des valeurs foncières souhaité n\u2019a pas eu lieu et que le fameux pacte fiscal n\u2019a toujours pas vu le jour, on peut s\u2019attendre à ce que la Ville demande un nouveau gel du rôle, estime-t-il.J\u2019ai posé la question à M.Fortier, qui m\u2019a donné une réponse des plus évasives, ne dévoilant rien de ce qu\u2019il entendait faire.Mais une source plus que sûre que je ne peux dévoiler m\u2019assure des intentions du maire Bourque.» Le rôle d\u2019évaluation établit la valeur de chaque maison, commerce, édifice et industrie sur le territoire montréalais et sert à déterminer le montant des taxes foncières.Depuis 1997, Québec autorise d\u2019année en année le prolongement du gel du rôle d\u2019évaluation, qui est demeuré intact depuis 1993.Ainsi, bien que le marché immobilier ait chuté dans l\u2019île depuis le début des années 90 et que la valeur marchande des immeubles ait fondu comme neige au soleil, les contribuables montréalais sont taxés sur la valeur que possédait leur immeuble en 1993.Le dégel du rôle provoquerait ainsi une baisse importante des recettes fiscales de la Ville.Un non-sens, soutient Cameron Charlebois : le gel fausse les valeurs et lèse les honnêtes citoyens.« Quand on gèle les valeurs à partir de références complètement désuètes, on introduit dans les rapports avec les contribuables des distorsions inacceptables et inéquitables.Par exemple, un propriétaire d\u2019immeuble à bureaux dont l\u2019édifice était entièrement occupé en 1993 paie des taxes basées sur sa valeur en 1993 même s\u2019il a perdu des locataires depuis.» Mis au courant de la présumée intention de Pierre Bourque, le chef de l\u2019opposition à l\u2019hôtel de ville, Michel Prescott, abordera le sujet aujourd\u2019hui lors d\u2019une assemblée du conseil.« Le gel du rôle est un des éléments qui permet au maire de présenter des budgets sans hausse de taxes », rappelle-t-il.Si un nouveau rôle d\u2019évaluation aurait pour mérite de remettre les pendules à l\u2019heure, un gel est évidemment plus « payant » politiquement, avance M.Prescott.« Mais il y a une limite à vouloir faire de la politique aux dépens de la réalité.» L\u2019attachée de presse de la ministre Harel, Annick Bélanger, n\u2019a pas été en mesure hier de confirmer ou d\u2019infirmer cette information.Quant aux attachées de presse de Pierre Bourque, elles n\u2019ont pas rappelé La Presse hier.PHOTO BERNARD BRAULT, La Presse © Les bénévoles qui ont participé hier aux recherches dans l\u2019espoir de retrouver Julie Surprenant ou un indice pouvant aider les enquêteurs étaient fort bien équipés.Équipe d\u2019urgence Osmoco possédait même deux Argo amphibies à huit roues motrices, capables de faire face à tous les genres de terrain.Toujours aucune trace de Julie Surprenant La deuxième battue ne donne aucun résultat RAYMOND GERVAIS La seconde journée de recherches intensives visant à retrouver Julie Surprenant, cette adolescente de 16 ans disparue depuis le 16 novembre, à Terrebonne, n\u2019a apportée aucun nouveau élément permettant aux enquêteurs d\u2019élucider le mystère.Hier, plus de 350 bénévoles, soit une centaine de plus que samedi, dont une trentaine équipés de véhicules tout-terrains, amphibies et d\u2019un hélicoptère, ont poursuivi les recherches entreprises la veille en agrandissant le périmètre.Guy Lapointe, de l\u2019organisme Sauvetage canin des Laurentides, un des nombreux organismes de sauvetage bénévole qui ont participé aux recherches, a expliqué hier que 10 km carrés de terrain avaient été fouillés durant le week-end.Hier, les recherches se sont poursuivies principalement dans le secteur nord de l\u2019autoroute 640, en bordure de l\u2019autoroute 25 et à l\u2019ouest de la 640.Les terrains adjacents à une usine de filtration et à un dépotoir situé dans les limites de Bois-des-Filions ont également été fouillés.Une autre équipe a également effectué des recherches dans le quartier Saint-François à Laval.Aucun indice ou élément permettant de faire avancer l\u2019enquête n\u2019a été retrouvé.Charles Ansell, responsable de l\u2019équipe d\u2019Urgence Osmoco, a indiqué pour sa part que son groupe avait effectué des recherches dans des carrières de sable de Terrebonne et dans des terrains marécageux.À un certain moment, une odeur de putréfaction avancée a attiré l\u2019attention des chercheurs qui ont découvert de nombreuses carcasses de moutons décapités.Le père de la jeune fille, Michel Surprenant, croit encore que sa fille est toujours vivante.Il a précisé qu\u2019il était très satisfait de la réponse des bénévoles au cours des deux derniers jours ainsi que du travail accompli.Comme aucun indice n\u2019a été décelé au cours de deux derniers jours, Guy Lapointe a indiqué à M.Surprenant que les bénévoles devaient mettre un terme à leurs recherches et qu\u2019ils n\u2019avaient pas l\u2019intention de reprendre le scénario le week-end prochain. 1LP0401A1129 A04, lundi, MILLENAIRE 1LP0401A1129 ZALLCALL 67 01:09:55 11/29/99 B A 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 29 NOVEMBRE 1999 Le millénaire des milliardaires Le Ritz a vendu sa suite.à ( pas tout à fait) 100 000 $ Le Château Frontenac mise, lui, sur beaucoup de millionnaires PAUL ROY Les ballounes du millénaire se gonflent, se dégonflent et vont probablement continuer ce petit manège jusqu\u2019à minuit, le 31.Tiens, cette « Expérience du Millénaire », un forfait de trois nuits à 100 000 $ dans la Suite royale du Ritz-Carlton, dont on se servait pour illustrer cette démesure festivalière qui ne correspondait pas, disait-on, aux aspirations de partage en famille qui nous animaient.et bla bla bla.Eh bien ! elle est partie, l\u2019« expérience » en question, comme on dit au baseball.« Ça s\u2019est fait lundi, nous a confirmé Stéphane Jasmin, \u2018 Concierge du Millénaire \u2019 au Ritz-Carlton.Mais les négociations étaient déjà en cours depuis quelque temps.» \u2014 À 100 000 $ ?\u2014 Notre client nous a demandé de ne pas discuter publiquement des détails de l\u2019entente.\u2014 Un Américain, un Européen, un Chinois ?\u2014 Je ne peux pas vous fournir cette information.M.Jasmin a tout de même pu nous dire que le forfait proposé originalement a été modifié en cours de négociation.L\u2019offre initiale comprenait, outre la « Soirée Gala du Millénaire » du Ritz et l\u2019hébergement dans la Suite royale : des montres Bvlgari 18 carats avec bracelets en crocodile, l\u2019utilisation d\u2019une Jaguar avec chauffeur, le champagne, le caviar, une cape en zibeline pour madame, des housses pour bâtons de golf en vison pour monsieur, l\u2019hélicoptère vers les centres de ski.Dans un moment de doute existentiel, il y a quelque temps, le Ritz avait décidé de se rabattre sur trois forfaits plus modestes de 50 000 $ dans ses « Suites exécutives ».Ces forfaits demeurent.Intéressé ?Le Ritz est dans l\u2019annuaire.La vie éternelle avec ça ?Non, aucun de ces forfaits ne dispense de devoir mourir un jour.Cela dit, les hôteliers, tout mortels qu\u2019ils soient eux aussi, ne font pas pitié.Le Ritz-Carlton, qui offre également dans ses 225 autres chambres des forfaits à 7500 $, 5000 $ et même 3500 $, pour les plus pauvres d\u2019entre nous, s\u2019attend à un taux d\u2019occupation frôlant les 100 %.« On veut toujours se garder quelques chambres pour les imprévus, explique M.Jasmin.Mais on va sûrement atteindre les 97, 98 %.» \u2014 Vous êtes à combien, cette semaine ?\u2014 60 %.Et à plus d\u2019un mois de l\u2019échéance, c\u2019est très bon.Même optimisme au Château Frontenac de Québec.« On va être plein, affirme Nancy Murray.Il nous reste une centaine de forfaits, mais il faut faire vite ! » Reste qu\u2019au départ, la vénérable institution n\u2019avait prévu louer ses 609 chambres qu\u2019en forfaits de cinq et sept nuits (à partir de 2999 $ pour deux).« On vient de ressortir nos forfaits de trois nuits (1999 $ pour deux), signale Mme Murray.Mais c\u2019est pour accommoder notre clientèle locale.» Le Château Frontenac croit également avoir frappé dans le mille avec sa « soirée du millénaire » à 595 $, comprise dans les forfaits.« On avait 1200 places et on a déjà une liste d\u2019attente ! » Au fait, si vous habitez Québec et constatez une baisse de courant le 31, regardez en direction du Château Frontenac : il sera illuminé de bout en bout.Une affaire de 600 000 $, précise Mme Murray.À la baisse Mais le bonheur des uns ne fait pas nécessairement celui des autres.Et si des établissements réussissent à faire salle comble avec des forfaits extravagants, d\u2019autres doivent revoir à la baisse leurs offres de départ.Et parfois réduire leurs prix.« Ça ne marche pas comme on voudrait, nous a dit une employée du Delta de Montréal.Mais je pense que c\u2019est partout pareil.Alors on concentre sur notre « Dîner Gala » parce qu\u2019avec les chambres, on n\u2019a pas beaucoup de succès.» Le Delta offrait un forfait de trois nuits avec « dîners gastronomiques », bar ouvert et « cotillons de luxe » pour 1999 $ plus taxes.Il manquait peut-être la cape en zibeline du Ritz.Ou l\u2019hélicoptère ?« Certains ont cru que les gens voudraient se payer la lune pour le début de l\u2019an 2000, signale Renée Gosselin, de l\u2019hôtel Loews Le Concorde de Québec.Mais ce n\u2019était pas le cas.Nous-mêmes, on a révisé, comme tout le monde.» Rien de bien grave mais le Loews, qui n\u2019offrait que des forfaits de quatre à six nuits, en offre maintenant de trois et même de deux nuits, à 575 $ et 425 $ plus taxes par couple.Ces forfaits comprennent une « chambre deluxe » et « trois cadeaux livrés à la chambre ».Pour 250 $ de plus par personne, on peut prendre part à un « grand dîner de gala » au restaurant tournant L\u2019Astral, ou à une « soirée thématique » à la Salle de bal.Comment Mme Gosselin explique- t-elle la méprise dans les prévisions ?« Il y a eu tellement de battage autour de cette nuit du 31 décembre ! » Le phénomène serait planétaire, se fait-on dire depuis quelques semaines.Dans toutes les grandes capitales et métropoles, on révise à la baisse des prévisions nettement exagérées, entend-on à la ronde.Mais personne à qui nous avons parlé ici ne semblait évoquer de catastrophe.« Il serait peut-être bon de relativiser, suggère Pierre Bellerose, de Tourisme Montréal.Le 31 décembre, ça reste une journée sur 365.Elle rapporterait 10 % de plus que ça ne changerait pas grand-chose au bilan de chaque hôtelier.» M.Bellerose ne sait pas quelle proportion des 24 000 chambres et des 100 suites d\u2019hôtels de la région montréalaise sera occupée dans les derniers jours de 1999 et les premiers de 2000.Mais il ne s\u2019attend pas à des hausses fulgurantes d\u2019occupation par rapport aux autres années.« Ce pourrait être un peu mieux, mais ce ne sera pas extraordinaire.» Par contre, croit-il, les restaurants et bars devraient voir de l\u2019animation.« Comme les gens hésiteront à prendre l\u2019avion, il devrait y avoir beaucoup de monde au centre- ville.» D\u2019autant plus qu\u2019il y aura Céline Dion au Centre Molson.« Vingtcinq de nos 30 forfaits qui comprenaient une paire de billets pour Céline Dion sont partis, signale M.Jasmin, du Ritz-Carlton.Sans compter les gens qui vont séjourner chez nous et qui avaient déjà acheté leurs billets.Céline Dion à Montréal, ça fait une différence.» À Québec, comme chaque année à pareille date, on attend des hordes de skieurs, qui vont s\u2019ajouter aux fêtards du millénaire.Question : qui osera monter le premier dans un télésiège le 1er janvier 2000 ?Parce que si la balloune du bogue se dégonfle au ras des pâquerettes, il en va autrement dès qu\u2019on monte en altitude.Parlez-en aux compagnies aériennes, dont les Boeing vont fêter l\u2019arrivée de l\u2019an 2000 juchés sur leurs trains d\u2019atterrissage.Partiriez-vous, vous ?2809443 PUBLICITÉ 2801168 MP 1129 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 29 NOVEMBRE 1999 Politique Les militants auraient donné carte blanche à Chrétien ALEXANDRE SIROIS Presse-Canadienne, HULL Pour le sénateur Serge Joyal, qui faisait le bilan des trois jours de congrès libéral, les militants ont donné carte blanche au premier ministre en ce qui concerne sa stratégie préréférendaire.« Je déduis de cette convention que dans une très large majorité, elle a endossé la proposition que M.Chrétien a faite.À savoir que si M.Bouchard ne renonce pas à son projet, le gouvernement est commis à agir », a déclare hier, en conférence de presse, M.Joyal, qui est également président de la commission politique des libéraux.« Cette convention ne voulait pas s'aventurer sur le terrain de définir de l'opportunité ou de la manière dont le gouvernement devrait agir », a-t-il conclu, analysant le retrait et le rejet des propositions les plus musclées en provenance des associations libérales régionales.Mais M.Joyal a clairement indiqué que, pour lui, comme pour les délégués, « la prudence ne veut pas dire l'inaction ».PHOTOPC Jean Chrétien devant les militants libéraux hier à Hull.Le sénateur a affirmé que les propos de M.Chrétien avaient été assez clairs pour les militants libéraux.« Lorsqu'il s'agit de définir ce qu'est une question claire, M.Chrétien a donné des exemples ce matin.Il a lu des propos directs de M.Bouchard (Voulez-vous que le Québec soit un pays indépendant ?).Donc sur cet aspect-là, la majorité des militants ont préféré laisser l'initiative au gouvernement, qui en discutera en cabinet.» Quand le gouvernement libéral annoncera-1-il sa stratégie ?« En temps et lieu », a déclaré M.Joyal, qui a assuré que les ministres libéraux estimaient tous qu'une majorité de 50 % plus un lors d'un éventuel référendum n'était pas une majorité « claire ».Le député bloquiste Pierre de Savoye, qui a assisté au congrès des libéraux, ne partageait pas l'avis de M.Joyal.Il a qualifié de farfelue la proposition de trêve de M.Chrétien et a affirmé que le premier ministre n'avait pas tenu compte de l'avis de ses militants et de certains de ses ministres.« Le véritable débat va se faire à la Chambre des communes : c'est que M.Chrétien a décidé, contre toute attente, de poursuivre la ligne dure envers le Québec.Que le congrès libéral et Paul Martin n'ont pas eu le courage de se lever et de dire à M.Chrétien que c'était assez », a soutenu M.de Savoye.Le réformiste Ramsay pourrait être expulsé La sortie de Chrétien dépanne Bouchard, estime Dumont La population est peu intéressée à des disputes constitutionnelles Presse Canadienne SHERBROOKE Le présent débat référendaire déçoit davantage la population qu'il ne l'enthousiasme, estime le chef de l'Action démocratique du Québec (ADQ), Mario Dumont, selon lequel les gens sont plus ou moins intéressés à assister à de nouvelles disputes constitutionnelles.« C'est encore plus vrai si ça ne mène à rien.Ce serait peut-être différent si les discussions permettaient au Québec d'obtenir plus de pouvoirs d'Ottawa », a-t-il déclaré hier à Victoriaville, dans les Bois-Francs, à la suite d'un brunch bénéfice auquel on pris part quelque 150 personnes.Quant à savoir ce que pourraient être pour lui une question et un ré- sultat clairs, dans le cas d'un référendum sur la souveraineté du Québec, M.Dumont s'est à peine mouillé.En démocratie, un résultat de 50 % plus un correspond à un principe reconnu mondialement, a-t-il tout d'abord affirmé, qualifiant ainsi de stérile le débat lancé la semaine dernière par le premier ministre fédéral Jean Chrétien.Pour ce qui est de la clarté de la question référendaire, le dirigeant de l'ADQ est demeuré vague.« Ça dépend de la question, de ce qu'on veut faire.Je doute qu'on consulte la population sur une proposition de paix constitutionnelle.S'il s'agit d'une question ambiguë et floue, je fais plus confiance au bon sens du peuple qu'à Jean Chrétien, et je prends pour acquis qu'il voterait non », a-t-il déclaré.« Peu importe le projet soumis au peuple dans un référendum, que ce soit à Québec ou dans les municipalités, la clarté de la question appartient à ceux qui veulent amener les gens à voter oui.Ces derniers ne se laisseront pas embarquer si la question représente un piège », a ajouté M.Dumont, qui a indiqué ne voir aucune consultation publique se profiler à l'horizon.Enfin, le chef de l'ADQ a estimé que la sortie du premier ministre du Canada, la semaine dernière, avait valu un répit à celui du Québec.« Le gouvernement (provincial) va de crise en crise, et n'a rien entrepris de concret depuis un an (.) Même les gens qui ont voté pour le PQ mettent en doute sa capacité à gouverner », a-t-il dit.STEPHEN THORNE Presse Canadienne, OTTAWA Un député réformiste récemment déclaré coupable d'avoir tenté de violer une adolescente de 14 ans a autrefois été un fervent défenseur de l'expulsion automatique de la Chambre des communes de tout politicien condamne a purger une peine en prison.Jack Ramsay continue pourtant de s'accrocher à son emploi, même si cet ancien officier de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) a déclaré, en 1995, que « la conduite devrait être au-dessus de tout reproche ».« Si un agent de la GRC est forcé de passer un jour en prison, il est congédié.Je n'arrive pas à comprendre la différence (avec les députés), d'un point de vue moral », avait expliqué M.Ramsay à l'époque.Mercredi dernier, un jury a déclaré l'homme de 62 ans coupable d'avoir tenté de violer une adolescente dans une réserve de la Sas-katchewan, alors qu'il travaillait pour la GRC, en 1969.Sa sentence sera connue le 20 décembre prochain, mais il devra aussi faire face à une autre accusation, sans rapport avec cette histoire.Le député a déjà quitté le cau-cus réformiste mais a dit qu'il refuserait de démissionner et d'abandonner son salaire de 66 900 $, ses exemptions d'impôts de 22 000 $ et son compte de dépenses de 12 000$ avant que toutes ses possibilités pour porter sa cause en appel soient épuisées.Sa décision est par ailleurs appuyée par le gouvernement libéral.« Jamais une telle action n'a été entreprise dans le passé avant que le droit de porter la cause en appel n'ait été exercé et qu'une sentence n'ait été rendue », a déclaré le leader parlementaire libéral Don Boudria.En 1995, les députés libéraux du comité parlementaire sur la justice ont rejeté la politique de tolérance zéro proposée par M.Ramsay et ont plutôt réduit la sentence minimale avant l'expul- sion de cinq ans à deux ans de prison.La recommandation a été adoptée par le Parlement en septembre 1996.Ainsi, le chapitre 750 (1) du Code criminel canadien a été modifié pour préciser qu'un politicien ou un fonctionnaire perd automatiquement son emploi si sa sentence est de deux ans ou plus.À l'époque, huit députés avaient été condamnés pour divers actes criminels, dont un outrage au tribunal, une conduite en état d'ébriété, une évasion fiscale, un vol à main armé et la sollicitation d'une prostituée.Un document de travail rédigé en 1996 par l'avocat du gouvernement James Robertson notait que la Chambre des communes pourrait faire adopter une résolution spéciale qui expulserait ses membres dont la sentence était de moins de deux ans, mais que dans tous les cas, il restait préférable « d'attendre le résultat de la cour d'appel ».S'il devait être condamné à moins de deux ans, M.Ramsay pourrait donc conserver son siège, mais pas si une nouvelle élection devait avoir lieu alors qu'il purge sa sentence.« Les personnes emprisonnées dans des établissements correctionnels ne peuvent pas poser leur candidature à la Chambre des communes lors d'une élection, précise le document de M.Robertson.Ainsi, une personne emprisonnée pour moins de deux ans peut demeurer députée (.) mais ne peut pas être réélue alors qu'elle est en prison.» Toutefois, rien n'empêcherait M.Ramsay de se représenter pour une élection ayant lieu après qu'il ait purgé sa peine.Le dernier député à avoir été expulsé de la Chambre des communes était Fred Rose, en 1947.Seul communiste élu dans l'histoire du Parlement, M.Rose avait contesté le système capitaliste pendant plusieurs années et avait même été emprisonné à deux reprises.En 1946, il avait écopé six ans de prison pour avoir « dévoilé des secrets officiels à une puissance étrangère ».Six mois plus tard, il était officiellement expulsé de la Chambre.Ce s mor Soyez les maîti WÊ «8 5*5 Prenez l'hiver en mains avant qu'il ne vo Plusieurs modèles vous sont offerts dont le Ils vous procurent un niveau de confort et d et une meilleure tenue de route dans les vir; Pirelli.Cet hiver, peu importe la voiture que v< fâà Disponible 450 668 40?0 \u2022 SU 381 8665 \u2022 I 800 361 5892 1LP0601A1129 A06, lundi, G N RAL 1LP0601A1129 ZALLCALL 67 15:48:18 11/30/99 B A 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 29 NOVEMBRE 1999 Sondage CROP-La Presse : les Québécois et la violence Les Québécois voient leur société comme de plus en plus violente Voici la troisième tranche de notre série à l\u2019occasion du 10e anniversaire de la tragédie de l\u2019École polytechnique.Peu importe ce que disent les chiffres sur la diminution du crime, les Québécois, eux, perçoivent leur société comme plus en plus v i o l e n t e .E s t - c e , comme le veut la thèse de David Foot, parce que le vaste groupe des baby-boomers devient de plus en plus peureux en vieillissant ?En tout cas, selon un sondage CROP effectué pour La Presse dix ans après la tragédie de Polytechnique, il est clair que les gens ont l\u2019impression d\u2019être entourés par de plus en plus de violence : près des trois quarts de la population de la province (73 %) croit que la violence a augmenté au cours des 10 à 15 dernières années.Et 63 % pense que l\u2019accroissement continuera durant les 10 à 15 prochaines années.Pourtant, les chiffres de la police disent que la criminalité est en baisse constante depuis 1979 et qu\u2019elle a connu une diminution de 4 % en 1998, la septième consécutive.Le nombre d\u2019homicides diminue et le taux des « crimes de violence » a décliné en 1998 pour la sixième année d\u2019affiliée, affirme Statistique Canada.Et effectivement, les gens ne constatent pas massivement plus de violence dans leur entourage direct.Seulement 38 % des gens interrogés par la maison CROP croient que la violence a augmenté durant les 10 à 15 dernières années dans leur voisinage et 43 % dans leur localité.Le chiffre atteint 73 % uniquement quand on demande si la violence a grimpé au Québec, en général.Le seul endroit où les Québécois voient un accroissement de la violence encore plus marqué est les États-Unis où, selon 80 % des Québécois, il y aurait eu augmentation de la violence durant les 10 à 15 dernières années.Le Canada, lui, n\u2019est pas perçu de la même façon.Seulement 65 %des gens croient que la violence y a augmenté.Cela dit, les gens ne pensent pas non plus que la violence diminue.En fait, une majorité (52 %) de gens estiment qu\u2019elle est restée stable « dans le voisinage » et 47 % ne pensent pas que ça a bougé dans leur localité.Mais quand on leur demande de parler du Québec et du Canada tout entier, seulement 17 % ou 18 % des gens croient que c\u2019est resté stable durant les 10 à 15 dernières années.Témoins de violence Le quart des répondants dit avoir été témoin direct d\u2019actes de violence tandis que 37 %, plus du tiers, affirment connaître quelqu\u2019un qui a été victime d\u2019acte de violence.Fait à noter : les chiffres augmentent chez les gens plus scolarisés (37 % ont été témoins directs) et chez les jeunes de 18 à 34 ans (33 % ont été témoins).En outre, 38 % des gens ont plus peur qu\u2019il y a 10 ans de se promener la nuit dans leur quartier (52 % des femmes), mais plus de la moitié des gens (53 %) ne voient pas de différence.Quand on demande aux répondants de nommer spontanément les causes de cette violence, c\u2019est la pauvreté qui vient en premier lieu, mentionnée par le quart des personnes interrogées (24 %).Suivent ensuite la famille et les parents (18 %) puis le chômage (12 %), la drogue (12 %) et la télévision (11 %).Les médias sont mentionnés par 9 % des répondants ainsi que la permissivité.L\u2019école et la « baisse des valeurs » suivent avec chacune 7 %.L\u2019alcool n\u2019est mentionné que par 3 % des gens et le cinéma, par 2 %.Marie-Claude Lortie La violence la plus préoccupante est celle faite aux enfants Suit la violence faite aux femmes MARIE-CLAUDE LORTIE La violence inquiète la population : 90 % des femmes et 78 % des hommes disent que c\u2019est pour eux une préoccupation.Et parmi les 97 % de Québécois qui se rappellent de la tragédie de Polytechnique, près de la moitié (48 %) disent que cet événement a influencé assez ou beaucoup leur attitude face à la violence.Malgré son calme relatif par rapport à ses voisins du Sud, le Québec est donc une société tracassée par la violence.Et de tous les types de violence qui existent dans la société, celui jugé le plus troublant est la violence contre les enfants.Un sondage CROP effectué pour La Presse, dix ans après le massacre de Polytechnique, montre en effet que la population nomme majoritairement (54 %) la violence contre les enfants comme forme de violence la plus alarmante.La violence envers les femmes vient ensuite.En effet, si on considère que violence contre les femmes et violence conjugale forment une seule catégorie de violence, ce type de violence inquiète 40 % de la population.La violence gratuite, celle qui n\u2019a pas de sens apparent, style Natural Born Killers, vient au troisième rang puisqu\u2019elle est citée par près du quart des répondants (23 %).La violence des gangs de rue arrive en quatrième place et celle des jeunes en cinquième place.Là, c\u2019est 19 % ou 17 % des répondants qui les nomment comme formes de violence particulièrement troublantes.La violence inquiète également les personnes sondées.Huit pour cent des gens l\u2019ont mentionnée.Violence conjugale: victimes et gens ordinaires réagissent différemment MARIE-CLAUDE LORTIE Même si les victimes identifient s o u v e n t l a honte ou la c u l p a b i l i t é comme deux des sentiments principaux qui s\u2019emparent des gens soumis à la violence conjugale, la société en général, elle, est sur une autre longueur d\u2019onde.Les hommes et les femmes en général croient que c\u2019est plutôt la colère ou la déception qui s\u2019empareraient d\u2019eux s\u2019ils devaient être confrontés à ce type de violence Voilà en tout cas ce qu\u2019ont dit les personnes interrogées par la maison CROP.Cette partie du sondage nous apprend que 35 % des femmes interrogées voient la colère comme le sentiment dominant qui s\u2019emparerait d\u2019elles si elles étaient victimes de violence conjugale.Les hommes, eux, disent à 39 % que ce serait la déception, une opinion partagée par 19 % des femmes.Vient ensuite la confusion, sentiment nommé par 17 % des hommes, et la peur, sentiment identifié par 15 % des femmes.La honte et la culpabilité, deux sentiments que ressentent typiquement les victimes de violence conjugale, ne sont pas perçues par la société comme des sentiments qui deviendraient dominants en cas de violence.Seulement 2 % des femmes voient la honte comme le sentiment principal qu\u2019elles auraient si elles étaient victimes, alors que 4 % des hommes la mentionnent.Et la culpabilité est nommée par seulement 1 % des femmes et 2 % des hommes comme un sentiment typique qui les envahirait s\u2019ils devaient être victimes de violence conjugale.n MÉTHODOLOGIE Le sondage CROP a été effectué auprès d\u2019un échantillon de 1002 personnes, entre le 6 et le 17 octobre 1999.Le taux de réponse était de 60 % et d\u2019un point de vue statistique, ce type d\u2019échantillon est précis à 3 points près, 19 fois sur 20. 1LP0701A1129 A07, lundi, G N RAL 1LP0701A1129 ZALLCALL 67 01:07:40 11/29/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 29 NOVEMBRE 1999 A 7 Sondage CROP-La Presse : les Québécois et la violence Visions divergentes sur l\u2019amélioration du sort des femmes L\u2019appréciation d\u2019une amélioration semble diminuer avec les années MARIE-CLAUDE LORTIE Au lendemain de la tragédie de Polytechnique, en 1989, on s\u2019est beaucoup interrogé sur la place faite aux femmes dans la société.Sondés sur la question, les Québécois avaient alors dit qu\u2019ils constataient de nettes améliorations par rapport au passé.Aujourd\u2019hui, dix ans plus tard, ils ont un peu déchanté.Selon un sondage réalisé par la maison CROP pour La Presse du 6 au 17 octobre derniers auprès de 1002 répondants, 67 % des Québécois pensent que la situation des femmes s\u2019est améliorée depuis 10 à 15 ans.Il y a dix ans, 82 % des gens pensaient que c\u2019était le cas.Actuellement, seulement 59 % des femmes sont prêtes à dire que la situation des femmes s\u2019est améliorée alors qu\u2019en 1990, quand CROP leur a posé exactement la même question, elles étaient 77 %.Quant aux hommes, 74 % d\u2019entre eux voient actuellement une amélioration.En 1990, 86 % des hommes faisaient cette constatation.Ce qui est frappant aujourd\u2019hui, c\u2019est que le quart des personnes interrogées et près du tiers des femmes ne voient tout simplement aucun changement.Influence et égalité Il y a dix ans, les Québécois étaient beaucoup plus enclins à voir une augmentation de l\u2019influence des femmes dans la société.En 1990, 87 % des répondants voyaient une influence grandissante des femmes.En 1999, le chiffre est tombé à 75 %, et à 69 % si on ne retient que l\u2019opinion des femmes.Là où les perceptions sont plus positives qu\u2019avant, c\u2019est du côté de l\u2019égalité des chances.Aujourd\u2019hui, 61 % des Québécois estiment qu\u2019hommes et femmes ont autant de chances d\u2019accéder à des postes importants sur le marché du travail.Les femmes sont moins enthousiastes cependant puisque seulement la moitié (53 %) d\u2019entre elles sont de cette opinion.En 1990, seulement 47 % d e l a p o p u l a t i o n croyaient aux chances égales.Si on parle de postes importants dans le milieu des affaires et du gouvernement, les chiffres sont un peu plus élevés : 62 % des gens en général croient à l\u2019égalité dans les affaires et 64 % à l\u2019égalité pour les hauts postes au gouvernement.Et les deux tiers de la population, donc 66 % des gens (63 % des femmes), pensent réelle l\u2019égalité des chances pour l\u2019obtention de postes importants dans les métiers non traditionnels.De façon générale, 87 % des Québécois estiment que les femmes sont mieux acceptées qu\u2019il y a 10 ou 15 ans dans les métiers traditionnellement réservés aux hommes.Réalité et perceptions La réalité maintenant.Il est vrai qu\u2019au sein du pouvoir politique, les femmes sont plus nombreuses.À Ottawa, au cabinet, la place des femmes n\u2019a pas changé depuis 13 ans.En 1986, il y avait cinq femmes ministres, il y en a maintenant six.Par contre, la proportion de députées a augmenté.Il y en avait 27 en 1984 (9,6 %), il y en a maintenant 62 (20,6 %).On est cependant encore très loin des 51 % nécessaires pour que leur place aux Communes représente réellement leur place dans la population.Au Québec, le nombre de députées a grimpé depuis 14 ans : il y en a maintenant 29 (23 %) contre 18 en 1985 (14,8 %).Même chez les ministres, on constate une amélioration.Il y a maintenant neuf femmes au Conseil des ministres, c\u2019est plus que le double des quatre femmes ministres de 1985.Au niveau local, on comptait 136 femmes maires au début de l\u2019année.En 1986, il n\u2019y en avait que 60.Quant au nombre de conseillères, il a aussi plus que doublé pour passer de 864 en 1986 à 1848 en février 1999.Là où il y a une nette différence entre la réalité et les perceptions, c\u2019est notamment dans le secteur des métiers non traditionnels où les travailleuses constatent qu\u2019on est loin de l\u2019égalité des chances.Dans une étude effectuée en Mauricie par la FTQ et transmise par le Conseil du statut de la femme, on constate que 63 % des femmes travaillant dans des secteurs non traditionnels disent avoir été victimes d\u2019injustices parce qu\u2019elles sont des femmes, 71 % estiment qu\u2019elles ont à travailler plus fort que leurs collègues hommes et 46 % disent être victimes de harcèlement sexuel.Ensuite, on constate aussi que la situation des femmes dans le milieu du travail en général, même dans les milieux professionnels, ne s\u2019améliore pas autant que certains veulent le croire.Selon une étude du ministère de l\u2019Éducation, même si les femmes sont plus nombreuses que les hommes à obtenir un diplôme universitaire, elles ont ensuite plus de difficultés à trouver un emploi à temps plein (deux fois plus de diplômées que de diplômés sont coincées dans du temps partiel) et elles sont nettement moins payées.En droit, par exemple, un des secteurs où les différences sont frappantes, les bachelières qui trouvent un job font seulement 85 % du salaire des bacheliers et les détentrices d\u2019une maîtrise font à peine plus que les trois quarts du salaire des gars.De façon générale, en 1996, le revenu annuel moyen d\u2019un homme diplômé universitaire au Québec était de 45 886 $.Chez les femmes, il était de 32 793 $.Il y a dix ans, les Québécois étaient beaucoup plus enclins à voir une augmentation de l\u2019influence des femmes dans la société.2802125 1LP0801A1129 A-8 LUNDI 1LP0801A1129 ZALLCALL 67 01:07:56 11/29/99 B A 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 29 NOVEMBRE 1999 Entrevue avec.Paul Almond Le repos du cinéaste Au sommet de Redpath Crescent, l\u2019ancienne maison de Paul Almond tranche sur toutes les autres.C\u2019est d\u2019abord le plus petit château du lot.Et puis son stuc jaune tendre apparaît comme un rayon de soleil dans le gris des vieilles pierres environnantes.Le cinéaste l\u2019a achetée en 68 avec Geneviève Bujold, sa compagne du temps.À leurs yeux, cette maison avait deux immenses avantages.Elle surplombait majestueusement la ville.Mais surtout, elle était située à Montréal.« À l\u2019époque, on était un peu gauchistes et il n\u2019était pas question d\u2019habiter à Westmount et de trahir nos grands idéaux socialisants », raconte Paul Almond en se moquant de lui-même.Malgré ses 68 ans et son quadruple pontage, celui que les journalistes ont déjà appelé le Bergman du Canada, n\u2019a pas vraiment changé physiquement.Il est toujours aussi grand \u2014 il fait plus de six pieds \u2014, toujours aussi mince, et parle avec une fébrilité exaltée qui ne s\u2019est visiblement pas calmée avec les années.À peine aije mis le pied dans la porte qu\u2019il m\u2019entraîne à travers les trois étages d\u2019une maison où il a vécu les étapes marquantes de sa vie et qu\u2019il a vendue avec un pincement au coeur au producteur Ian McLaren.En l\u2019achetant, le nouveau propriétaire a fait jurer à Almond que chaque fois qu\u2019il reviendrait à Montréal, il y dormirait plutôt qu\u2019à l\u2019hôtel.Et à la façon dont Paul Almond me fait visiter les lieux en commentant chaque pièce et chaque rénovation, j\u2019en déduis qu\u2019il est encore ici chez lui.Dans sa tête comme dans son coeur.En principe, ma rencontre avec Almond s\u2019inscrit dans le cadre d\u2019une mini-tournée de promotion québécoise pour La Vengeance des dieux, son premier roman écrit en anglais mais publié d\u2019abord en français par Art Global.En réalité, je ne viens pas rencontrer un nouvel écrivain mais un revenant.Cela fait plus de 20 ans que Paul Almond n\u2019est plus basé à Montréal, que ses films n\u2019y sont pas distribués et qu\u2019on n\u2019entend plus parler de lui.Pour les cinéphiles d\u2019ici sa carrière commence et finit avec Isabel, Act of heart et Journey, trois films tournés au Québec et mettant en vedette Geneviève Bujold.Les cinéphiles ne sont pas les seuls à penser que Paul Almond est l\u2019homme de trois films.Dans le Dictionnaire du cinéma québécois, les auteurs écrivent : « Depuis les années 80, Paul Almond n\u2019a jamais plus retrouvé le ton si particulier qui caractérise ses trois premiers films et ne signe plus que des films impersonnels tournés sans conviction.» Le jugement est sévère et je doute que le cinéaste, peu porté sur l\u2019autoflagellation, soit d\u2019accord.Reste qu\u2019il reconnaît que sa filmographie est inégale et qu\u2019à force de se battre avec l\u2019industrie, il a parfois tourné n\u2019importe quoi juste pour gagner sa vie.Né le 26 avril 1931 à Montréal, fils unique d\u2019un pasteur anglican, Paul Almond a grandi à Shigwake, en Gaspésie, un minuscule village avec un bureau de poste et une église où personne ne parlait un traître mot de français.À 18 ans, il quitte le Collège Bishop de Lennoxville pour s\u2019inscrire en littérature à McGill.À l\u2019époque, il rêve de devenir rien de moins que poète.Son rêve le conduira à l\u2019Université d\u2019Oxford en Angleterre où le théâtre l\u2019emportera lentement mais sûrement sur la poésie.De retour au pays en 1954, il tombe éperdument amoureux d\u2019Angela Lea, la première danseuse du Ballet National du Canada.Cette dernière accepte de l\u2019épouser mais à une condition : il doit rapporter 100 dollars par semaine à la maison.Adieu la poésie.Pour lui faire plaisir, Almond se trouve un poste à la CBC.Il sera le plus jeune producteur que la société n\u2019ait jamais engagé.Il y deviendra bientôt le plus productif et le plus influent.Le jour, il réalise des dramatiques pour la télévision, comme RCMP et Alfred Hitchcock présente.Le soir, il est metteur en scène au théâtre.Au milieu des années 60, il demande à une directrice de casting de lui trouver la meilleure jeune première de Montréal.Il veut lui confier un des rôles titres dans le Roméo et Juliette qu\u2019il réalise pour la télé.On lui envoie une dénommée Geneviève Bujold.Dès la première rencontre, c\u2019est le coup de foudre.Sa relation avec Geneviève Bujold sera brève mais féconde.Elle donnera naissance à un fils, Mathew Almond, aujourd\u2019hui technicien à Hollywood, et à trois films marquants qui amèneront le couple à vivre à Malibu.En 1972, les deux se séparent et commence alors ce qu\u2019Almond nomme sa traversée du désert.« J\u2019étais perdu, en miettes, je ne savais plus où j\u2019allais.Ajoutez à cela que j\u2019étais jeune, arrogant et je pensais que le monde me devait tout.Bref, je n\u2019allais pas bien.» N\u2019eût été de sa rencontre avec Joan, une photographe californienne avec laquelle il est marié depuis 25 ans, Paul Almond ignore ce qu\u2019il serait devenu.Son dernier film, Le temps retrouvé, traduction de The dance goes on, lui est d\u2019ailleurs dédié.Mais Joan ne lui a pas sauvé la vie qu\u2019une fois.En 1991, l\u2019année du tournage du film en Gaspésie, Almond attend désespérément le feu vert de la SODEC (l\u2019ancienne Sogic) pour boucler son financement.Et plus Almond attend, plus il devient hagard, anxieux et stressé.À un point tel que Joan le convainc de consulter un médecin.Le diagnostic de son ami le cardiologue Jean-Pierre Beaudry est catégorique.« Si tu ne subis pas un pontage, ta femme sera veuve d\u2019ici peu », lui prédit-il.« Mes problèmes cardiaques sont directement liés au niveau de stress que m\u2019a fait subir la SODEC, affirme-t-il encore aujourd\u2019hui.Je me sentais responsable d\u2019une foule de gens qui attendaient après moi.La neige s\u2019en venait alors que mon film se passait en été.J\u2019étais en train de devenir fou d\u2019anxiété.» Désespéré, Paul Almond fera appel à Francis Fox et à Gérard.D.Levesque, son député en Gaspésie, pour mater les fonctionnaires de la SODEC.Il obtiendra finalement le financement pour ce film autobiographique sur sa relation avec son fils, mais cet épisode pénible le laisse amer et déçu.L\u2019année suivante pourtant, Almond propose à Hollywood Pictures un scénario sur un astéroïde qui est sur le point d\u2019entrer en collision avec la Terre.« C\u2019était trois bonnes années avant Armageddon et Deep Impact de Spielberg, plaide-t-il.L\u2019idée me venait d\u2019une conversation avec Donald Johnston qui me parlait des astéroïdes quand il était ministre de la Science et de la Technologie.C\u2019est lui qui m\u2019a appris qu\u2019il y avait, au Québec seulement, neuf cratères creusés par la chute d\u2019un astéroïde.» Manque de chance, le jour où Steven Spielberg annonce la production de Deep Impact (sur le même sujet), Hollywood Pictures abandonne le projet d\u2019Almond.Cela n\u2019empêchera pas la compagnie de revenir l\u2019année suivante sans Almond mais avec un nouveau projet du nom d\u2019Armageddon.« À partir de ce moment-là, raconte Almond, j\u2019ai vendu mes maisons, je me suis réfugié à Malibu et j\u2019ai fait une thérapie où j\u2019ai découvert que la meilleure façon de me guérir du cinéma, c\u2019était de devenir écrivain.Le changement ne s\u2019est pas fait du jour au lendemain, mais il est irrévocable.Je veux finir ma vie dans la peau d\u2019un écrivain.» Pour écrire La Vengeance des dieux, Almond est retourné à l\u2019université.Il a aussi formé un groupe d\u2019écriture avec ses camarades de classe.Le groupe se rencontrait religieusement toutes les deux semaines.Chaque membre était tenu de présenter un nouveau chapitre par réunion.Certains diront que Paul Almond arrive un peu tard avec son histoire d\u2019astéroïde vengeur.L\u2019auteur se défend en insistant sur le caractère scientifique du roman et sur le fait qu\u2019il s\u2019est énormément documenté sur le sujet.Il raconte entre autres qu\u2019il est le seul Canadien à avoir été invité à visiter la cité atomique secrète des Russes en Sibérie où les bombes nucléaires sont fabriquées et testées.L\u2019invitation est venue à la suite d\u2019une allocution qu\u2019il a prononcée devant un congrès de scientifiques.Les scientifiques lui avaient demandé d\u2019imaginer la fin du monde et de leur en faire la mise en scène.Aux dires d\u2019Almond, les scientifiques sont restés rivés à leur chaise sans respirer pendant plus d\u2019une heure.En attendant de se trouver un éditeur américain, Almond a décidé qu\u2019il n\u2019avait pas de temps à perdre.Il a donc entrepris la rédaction d\u2019un nouveau roman psychique très « New Age » qui, espère-til, le rendra millionnaire.« Je suis conscient que je ne fais pas de la grande fiction littéraire, explique-t-il.Je raconte une histoire et je veux que le plus de monde possible la lise.Je suppose que j\u2019ai vu trop de mes films se perdre dans l\u2019oubli.J\u2019ai envie de rattraper le temps perdu.» Certains penseront que pour le Bergman du Canada c\u2019est un revirement des plus ironiques.Mais Paul Almond s\u2019en fout.À 68 ans, il vient de se trouver une nouvelle passion et un nouveau métier qu\u2019il prend très au sérieux.Pour un homme aussi exalté que lui, c\u2019est presque le début de la sérénité.Nathalie Petrowski « J\u2019ai fait une thérapie où j\u2019ai découvert que la meilleure façon de me guérir du cinéma, c\u2019était de devenir écrivain.Le changement ne s\u2019est pas fait du jour au lendemain, mais il est irrévocable.» PHOTO ROBERT MAILLOUX, La Presse © À 68 ans, Paul Almond vient de se trouver une nouvelle passion et un nouveau métier qu\u2019il prend très au sérieux.2801134 2809285 1LP0901A1129 A09, lundi, G N RAL 1LP0901A1129 ZALLCALL 67 01:10:46 11/29/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 29 NOVEMBRE 1999 A 9 2807338 PHOTO ROBERT SKINNER, La Presse Quelques dizaines de résidants de Côte-Saint-Luc et d\u2019Hampstead ont signifié au Canadien Pacifique qu\u2019ils en ont marre de l\u2019augmentation de la circulation ferroviaire.Bruyants les trains à Côte-Saint-Luc MARTINE ROUX Les voisins de la cour de triage de Côte- Saint-Luc du Canadien Pacifique en ont ras-le-bol des trains qui transforment leur maison en tremblement de terre et les tirent du sommeil au beau milieu de la nuit.C\u2019était à leur tour de faire du bruit, hier à Côte-Saint-Luc, lors d\u2019une protestation visant à rappeler à la société ferroviaire qu\u2019ils n\u2019ont plus l\u2019intention de regarder passer le train les bras croisés.« Jadis, les trains passaient de deux à trois fois par jour, raconte Édouard Benhaim, un résidant de Côte- Saint-Luc membre du comité Citoyens contre les abus ferroviaires.Depuis environ cinq ans, le nombre de trains et de wagons a augmenté.Ils roulent plus vite et contiennent plus de marchandises.» Alors que les voisins de l\u2019aéroport Dorval jouissent d\u2019un couvre-feu entre 23 h et 7 h, le bruit des trains berce les rêves des résidants de Côte-Saint-Luc et d\u2019Hampstead.Et il y a pire que les verres qui tintent dans l\u2019armoire et les cadres qui s\u2019obstinent à se décrocher : les trains transportent aussi nombre de matières dangereuses, disent-ils, telles du pétrole, de l\u2019acide sulfurique, du chlorate de sodium, du chlorure de méthylène.« Nous sommes encerclés par les voies ferrées, ajoute une autre résidante, Luba Lallouz.Si une catastophe ou un déraillement survenait, que ferionsnous ?» Les citoyens qui se sont plaints à Canadien Pacifique n\u2019ont reçu pour toute réponse qu\u2019un laconique « nous étions là avant vous », affirme Mme Lallouz.Le comité envisage actuellement d\u2019intenter un recours collectif contre le transporteur.« Nous ne voulons pas arrêter le trafic ferroviaire, explique M.Benhaim.Mais nous demandons le respect de notre qualité de vie, au moins pendant la nuit.» 0 2 165 295,30 $ 3 216 529,50 $ 252 2 062,20 $ 13 506 73,70 $ 251 316 10,00 $ 99-11-27 8 11 14 34 41 42 1 15 208 335 $ 5 000 000 $ 0 1 000 000,00 $ 0 50 000,00 $ 11 500,00 $ 872 50,00 $ 17 923 5,00 $ 99-11-27 5 6 29 32 37 46 22 587 034,50 $ 99-11-27 99-11-28 766077 2 6 10 13 22 99-11-28 23 24 29 33 37 39 42 43 50 54 55 56 58 63 70 99-11-28 087 2189 782548 2807948 A 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 29 NOVEMBRE 1999 UNE SEMAINE SEULEMENT! la aie APPELEZ AVANT LE 4 DÉCEMBRE! services à domicile NETTOYAGE DE MOQUETTES Rabais de 30-40% 29 * 2 pièces et 1 vestibule NOTRE SERVICE a crnu ce .*f hl UlbbU \u2022 UNE GARANTIE DE SATiSFACTiOH * Notre procédé nettoie vos moquettes à fond, complètement et en toute sécurité.?Nos spécialistes apportent un soin particulier au nettoyage des taches rebelles et des endroits passants.?Nous déplaçons et remettons en place la plupart des meubles.* Nous vous fixerons un rendez-vous qui vous convient, même le samedi.Notre prix ord.: 46 $.Notre procédé de nettoyage à la vapeur déloge la saleté, nettoie les fibres à fond et en ravive les couleurs.-¦ * a pièces ei 1 vêmipiaie Excellente occasionl Notre prix ord.: 86 $.74 $ maison au complet* 5 pièces, 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