La presse, 24 novembre 1999, Cahier A
[" 3LP0101A1124 A1 MERCREDI 3LP0101A1 24 ZALLCALL 67 02:04:37 11/24/99 B 1 3 4 6 http://lapresse.infinit.net Montréal, mercredi 24 novembre 1999 60 ¢ TAXES EN SUS ÎLES - DE - LA - MADELEINE 1 $ FLORIDE 1,75 $ U.S.SPÉCIAL 10 K 25 points diamants 14 K 100 points diamants 319$ SPÉCIAL799$ Une seule adresse 7139, rue St-Hubert (coin Jean-Talon) www.bijouterieleroy.com (514) 277-3127 BRACELET \u2039\u2039TENNIS\u203a\u203a 2798105 116e année No 36 84 pages, 6 cahiers Ottawa négociera à ses conditions Bouchard: « Ottawa ouvre la voie à une déclaration unilatérale d\u2019indépendance » Charest: « C\u2019est à nous, à l\u2019Assemblée nationale, de définir le processus » VINCENT MARISSAL et KATIA GAGNON OTTAWA Le premier ministre Jean Chrétien a confirmé hier qu\u2019Ottawa ne négociera qu\u2019à ses conditions l\u2019éventuel départ du Québec, une déclaration qui a immédiatement mis le feu aux poudres à Québec.L\u2019ensemble du cabinet et du caucus libéral s\u2019entend sur la nécessité de « clarifier » le processus référendaire, a affirmé Jean Chrétien à la sortie de la réunion hebdomadaire de son cabinet.« Il faut que ce soit fait, a-t-il lancé, ça se fera maintenant, la semaine prochaine ou le mois prochain, je ne sais pas quand, mais ça se fera.» Les libéraux ne s\u2019entendent toutefois pas sur la manière et le moment d\u2019agir, a précisé le premier ministre Chrétien, qui a quelque peu mêlé les cartes en affirmant du même souffle qu\u2019il veut agir « le plus vite possible » mais, en revanche, qu\u2019« il n\u2019y a pas d\u2019urgence ».Même vagues, les projets d\u2019Ottawa ont fait bondir le premier ministre Lucien Bouchard, qui n\u2019a mis que quelques heures pour réagir avec indignation aux propos de son homologue fédéral.Selon M.Bouchard, les intentions de Jean Chrétien de fixer de nouvelles règles pour la tenue d\u2019un éventuel référendum au Québec ouvre la voie à une déclaration unilatérale d\u2019indépendance de la part des Québécois après une victoire du OUI remportée à majorité simple.« Si c\u2019est ça la position du fédéral après un OUI, les portes vont être grandes ouvertes à une déclaration unilatérale, a contre-attaqué M.Bouchard.Et on sera appuyés par l\u2019autorité de la Cour suprême.» En maintenant le flou sur ses réelles intentions, M.Chrétien a par le fait même confirmé que la division règne au sein même de ses troupes sur la nécessité d\u2019agir.Chose certaine, le gouvernement fédéral rejette la règle de la majorité simple ( 50 % plus un ) qui a prévalu lors des référendums de 1980 et de 1995.Voir OTTAWA en A2 Le gel salarial des jeunes profs jugé discriminatoire Ça grimpe encore! KATIA GAGNON du bureau de La Presse, QUÉBEC Alors qu\u2019il s\u2019apprête à replonger dans un débat sur les clauses d\u2019exclusion, le gouvernement vient d\u2019être pris la main dans le sac par la Commission des droits de la personne.Le gel salarial que Québec a imposé aux jeunes enseignants en 1997 est discriminatoire et ces derniers devront être compensés financièrement, a-t-elle statué hier.Une décision qui pourrait coûter entre 60 et 100 millions à Québec.Après que le gouvernement du Québec, en rouvrant les conventions collectives, eut négocié avec la Centrale de l\u2019enseignement du Québec un gel de l\u2019échelon salarial pour les plus jeunes membres de la centrale afin de récupérer 21 millions, un jeune enseignant de la région de Québec, Normand Morin, avait porté plainte devant la Commission des droits de la personne.Hier, celle-ci lui a donné raison sur toute la ligne.Le gouvernement du Québec et la CEQ devront d\u2019abord admettre que cette clause de la nouvelle convention collective est « discriminatoire », tranche la commission.Ils devront ensuite reconnaître l\u2019expérience acquise au cours de l\u2019année 96-97 par les enseignants, et finalement, compenser financièrement les jeunes profs pour les montants qu\u2019ils ont perdus à cause de cette entente.Le gouvernement devra offrir cette compensation financière avant le 17 décembre prochain, statue également la commission.Voir LE GEL en A2 Montréal se montre prudente Un budget sans hausse ni baisse de la taxe foncière GILLES GAUTHIER L\u2019administration Bourque rend public ce matin un budget équilibré, sans hausse ni baisse de la taxe foncière pour l\u2019an 2000.C\u2019est ce que le président du comité exécutif, Jean Fortier, a confirmé hier en marge de l\u2019assemblée du conseil municipal.Il a précisé que l\u2019administration doit être prudente parce que de nouveaux rôles d\u2019évaluation seront vraisemblablement déposés l\u2019an prochain après plusieurs années de « gel » et parce que Montréal recevra en l\u2019an 2000 le dernier de trois versements annuels de 53,6 millions que Québec lui accorde à titre d\u2019aide financière spéciale.Le budget prend pour acquis que la Ville acquittera à nouveau et pour une troisième année consécutive la facture de 46,8 millions imposée par le gouvernement.Voir MONTRÉAL en A2 PHOTO DENIS COURVILLE, La Presse Le prix de l\u2019essence a fait un bond de cinq cents le litre hier, passant de 68,9 en fin d\u2019après-midi à 73,9 cents en soirée.Un répit semble toutefois en vue: les experts doutent de plus en plus que le prix de l\u2019or noir \u2014 à 25,79 $ US hier \u2014 se maintienne à un niveau aussi élevé encore très longtemps.L\u2019épidémie de sida continue de se répandre de par le monde Laurence Saubadu Source : ONUSIDA 23,3 millions Population touchée par le SIDA Total 33,6 millions de personnes Amérique du Nord Caraïbes 360 000 Amérique latine Europe occidentale Afrique du Nord et Moyen-orient Afrique Subsaharienne Europe orientale et Asie centrale Asie de l'Est et du Pacifique 530 000 Asie du Sud et du Sud-est Océanie 12 000 6 millions 920 000 1,3 million 220 000 520 000 360 000 32 millions d\u2019adultes et 1,2 million d\u2019enfants vivent avec le virus MARIE-FRANCE LÉGER PARIS En Amérique du Nord et en Europe, on assiste cette année à une diminution du nombre de décès associés au sida et 75 000 nouveaux cas d\u2019infection au VIH sont répertoriés dans les pays développés.À une semaine de la Journée internationale du sida, force est de constater que la situation reste préoccupante, surtout sur le continent africain où les personnes infectées, bien que comptant pour 70 % du total mondial des personnes vivant avec le VIH, n\u2019ont toujours pas accès aux médicaments.En 1999, 2,6 millions de personnes sont décédées des suites du sida, un chiffre supérieur à celui de toutes les dernières années.Le nombre global de personnes atteintes du virus si situait à 33,6 millions dans le monde ( dont 1,2 million d\u2019enfants ), une donnée plus ou moins équivalente à celle de l\u2019an dernier.On compte 5,6 millions nouveaux cas d\u2019infections seulement cette année.« Il n\u2019y a pas un pays qui ne parle pas de nouveaux cas ou de tendance évolutive », a constaté hier le docteur Awa Marie Coll-Seck, directrice du département Politique, stratégie et Recherche au sein du Programme commun des Nations unies sur le VIH/Sida ( ONUSIDA ).Deux tendances se dégagent: les États indépendants de l\u2019ex-URSS affichent la plus forte hausse des infections.En deux ans à peine, entre 1997 et 1999 les cas ont doublé.Avec toute l\u2019Europe centrale et orientale, le nombre de personnes infectées est passé à 360 000.Les deux tiers des cas ont été provoqués par l\u2019usage de drogue injectable.Voir L\u2019ÉPIDÉMIE en A2 38 JOURS AVANT L\u2019AN 2000 INDEX Petites annonces - index C7 - immobilier C7, D17 - marchandises D18 - emplois D18 à D20 - automobile D20 - affaires D2 Arts et spectacles E1 à E5 - horaire spectacles E4 - horaire télévision E2 Bandes dessinées D17 Bridge E6 Cyberpresse B7 Décès E7 Économie D1 à D16 Êtes-vous observateur?C7 Feuilleton D21 Horoscope D17 Laval A10 Loteries A2 et A11 Monde C6 et C8 Mots croisés D18 et S10 Mot mystère D21 Politique B1, B4 à B8 Publicité-marketing D22 Rive-Sud A16 Tabloïd Sports - Michel Blanchard S5 ÉDITORIAL Les exigences de la prudence - Alain Dubuc page B2 MÉTÉO Nuageux et doux Max.14, min.2 cahier Sports page 16 8397, rue St-Denis M o n t r é a l ( Q c ) T é l .: ( 5 1 4 ) 858-0011 1 888 302-6221 Permis du Québec 2776588 Haïti Vol seul à partir de 319$ Dernière chance Janvier 2000 « tout inclus » à partir de : Puerto Plata 10, 17, 24 janv.1 018 $ Cancun 7, 14, 21, 28 janv.1 298 $ Ixtapa 6, 13, 20, 27 janv.1 358 $ Punta Cana 1, 8, 15, 22, 29 janv.1 278 $ San Andres 3, 10, 17, 24, 31 janv.988 $ Carthagène 7, 14, 21 jan.948 $ Varadero 6 au 26 janv.769 $ Acapulco 6 au 29 janv.1 028 $ Puerto Vallarta 6 au 31 janv.998 $ Vols seul F.Lauderdale 298 $ Orlando 348 $ Los Angeles 538 $ Paris 398 $ Londres 768 $ Vancouver 278 $ 1 sem.1 sem.Multi-spéciaux Noëll « tout inclus » à partir de Cette promotion est valide jusqu\u2019au 27 nov.99 Sur présentation de cette annonce recevez jusqu\u2019à 70$ de réduction ACHATS \u2022 Recevez de 199 $ à 498 $ = 20 $ de 499 $ à 998 $ = 30 $ de 999 $ à 1 398 $ = 50 $ de 1 398 $ et plus = 70 $ sur tous les forfaits en 8 à partir de : Acapulco 3, 10 déc.947 $ Punta Cana 5, 12 déc.1017 $ Margarita 3, 10 déc.947 $ Puerto Plata 4, 11 déc.897 $ Sosua 4, 11 déc.897 $ Cayo Coco 5, 12 déc.998 $ Cayo Largo 5, 12 déc.797 $ Varadero 4,5,11,12 déc.697 $ Ixtapa 4, 11 déc.917 $ 1 sem.Margarita 19 déc.897 $ Puerto La Cruz 19 déc.1 218 $ Cancun 18 déc.1 448 $ Puerto Vallarta 18, 20 déc.1 048 $ Holguin 13, 19 déc.1 108 $ Cayo Coco 13, 19 déc.1 198 $ Varadero 13, 19 déc.797 $ Cayo Largo 13, 19 déc.1 038 $ Playa del este 13, 19 déc.768 $ Tout inclus Moulin sur Mer Forfait 1 sem.3 repas 998$ Playa Blanca Mexique Boucanier Martinique Ixtapa Mexique 1 098$ 948$ à partir de : Cayo Coco Sol GuillermoHHH+ 998$ 1 298$ 1 368$ 1 298$ Nos Meilleurs Varadero Sol CoralHHH+ 1 sem. 3LP0201A1124 A2 MERCREDI 3LP0201A1124 ZALLCALL 67 02:03:44 11/24/99 B A 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 24 NOVEMBRE 1999 Suites de la une Le gel salarial des jeunes profs jugé discriminatoire Ottawa négociera à ses conditions OTTAWA / Suite de la page A1 De plus, il ne négociera après un OUI que si la question porte spécifiquement sur la sécession, et seulement sur la sécession.Ottawa pourrait adopter une motion aux Communes ou encore déposer un projet de loi, tous les scénarios sont sur la table, indique M.Chrétien.« J\u2019ai déjà clairement dit que 50 % plus un, ce n\u2019est pas suffisant, a lancé Jean Chrétien en Chambre.On ne brise pas un pays après un recomptage judiciaire.» Le ministre des Affaires intergouvernementales, Stéphane Dion, et quelques-uns de ses collègues, militent en faveur d\u2019un geste musclé d\u2019Ottawa, mais ce n\u2019est un secret pour personne que cette idée trouve peu d\u2019appui au sein du caucus libéral, en particulier auprès des ministres du Québec.MM.Chrétien et Dion trouvent également peu de supporters chez les fédéralistes du Québec.Le chef libéral, Jean Charest, se retrouve, comme son prédécesseur Daniel Johnson, pris entre l\u2019arbre et l\u2019écorce.Il admet être impuissant quant aux intentions du gouvernement fédéral et avoue de plus ne pas être tenu au courant par le gouvernement Chrétien.« J\u2019en sais autant que vous aujourd\u2019hui, dit-il, l\u2019air excédé.Une chose est sûre, les libéraux québécois s\u2019opposeront à ce que le fédéral fixe de nouvelles règles pour le débat référendaire.Dieu sait que l\u2019on ne s\u2019est pas entendu sur plusieurs dossiers dans le passé, et je n\u2019ai pas l\u2019intention d\u2019attacher ma remorque à celle du Parti libéral du Canada.» En soirée, M.Charest abattait une carte pour reprendre l\u2019initiative.Après avoir obtenu l\u2019aval de ses députés réunis en caucus, il a fait savoir qu\u2019aujourd\u2019hui, les libéraux soumettront une motion pour que « l\u2019Assemblée nationale réaffirme qu\u2019elle seule peut déterminer les conditions entourant le processus référendaire, sur l\u2019avenir politique et constitutionnel du Québec, dans le respect des règles démocratiques et en conformité avec la décision de la Cour suprême ».Pour Jean Charest, « Ottawa peut dire ce qu\u2019il veut, on ne contrôle pas cela, mais pour parler au nom des Québécois sur notre avenir, on estime que c\u2019est à nous, à l\u2019Assemblée nationale, de définir le processus ».Selon lui, un référendum peut être remporté à 50 % plus une voix, c\u2019est la règle démocratique, bien que, politiquement, personne ne souhaite un tel résultat.Quant à la formulation de la question, elle devrait faire l\u2019objet d\u2019un consensus des partis à l\u2019Assemblée nationale \u2014 cela n\u2019était pas le cas en 1995.M.Charest trouvera certes des appuis chez ses cousins libéraux d\u2019Ottawa.Dans les coulisses, nombreux sont ceux qui dénoncent, sous le couvert de l\u2019anonymat, les projets du tandem Chrétien-Dion.Rare libéral à dire tout haut ce que plusieurs pensent tout bas, le député de Vaudreuil-Soulanges, Nick Discepola, remet en question la stratégie de son patron.« Je voudrais, dit-il, que l\u2019on me prouve que l\u2019on a besoin d\u2019aller plus loin que ne l\u2019a fait la Cour suprême.Je pense que l\u2019on va seulement jeter de l\u2019huile sur le feu.» À Québec comme à Ottawa, les chefs souverainistes Lucien Bouchard et Gilles Duceppe refusent de reconnaître qu\u2019un geste d\u2019Ottawa serait pour eux une condition gagnante en or.M.Bouchard enfourche plutôt le cheval du démocrate pour pourfendre Jean Chrétien.« La question est grave, dit-il.M.Chrétien nous dit qu\u2019il a l\u2019intention de passer outre la règle de l\u2019égalité des votes.Qu\u2019un vote fédéraliste, ça pèse plus lourd qu\u2019un vote souverainiste.Or, des votes, ça se compte, ça ne se pèse pas.» LE GEL / Suite de la page A1 Selon Jean-François Roberge, président de l\u2019Association de défense des jeunes enseignants, un organisme créé dans la foulée du recours intenté par Normand Morin, les 30 000 enseignants touchés par la décision recevront en moyenne 3000 $ chacun.La facture s\u2019élèverait donc, selon lui, à près de 100 millions.Normand Morin, lui, est plus pessimiste: il évalue le redressement à environ 60 millions.Mais quels que soient les montants en cause, sur le plan des principes, le gouvernement du Québec a perdu.« Je suis très content de la décision: ça a valu la peine d\u2019attendre.Il va falloir voir maintenant si les parties vont se conformer à la décision sans qu\u2019on ait à intenter des procédures judiciaires », commente M.Morin.« La décision va exactement dans le sens qu\u2019on attendait.On avait un peu peur, cependant, que la commission attende de voir la nature du projet de loi que le gouvernement veut déposer.Mais elle a joué son rôle.» Cette décision tombe en effet bien mal pour le gouvernement qui s\u2019apprête justement à rouvrir le dossier des clauses d\u2019exclusion.La ministre du Travail, Diane Lemieux, présentera avant les Fêtes des amendements à son projet de loi, afin que le gouvernement n\u2019arrive pas les mains vides au Sommet de la jeunesse en février prochain.Mme Lemieux éliminerait notamment de son projet de loi la fameuse « clause crépusculaire », qui prévoyait que la loi prohibant les clauses d\u2019exclusion cesserait d\u2019avoir effet en 2004.La CEQ ne sort pas, elle non plus, indemne de cette décision: la commission lui reproche implicitement d\u2019avoir acquiescé à une clause discriminatoire pour une partie de ses membres.« On ne prend pas ça comme un blâme », indique cependant la présidente de la CEQ, Monique Richard.« On a toujours dit qu\u2019on tiendrait compte de la décision de la Commission des droits de la personne.PHOTO PC Le premier ministre Jean Chrétien sort de la réunion du cabinet fédéral consacrée à la question référendaire.Montréal se montre prudente MONTRÉAL / Suite de la page A1 Le résultat des négociations qui se poursuivent au sujet du pacte fiscal et de la fiscalité d\u2019agglomération pourrait donc modifier les équations en cours d\u2019année.Le budget présenté sera équilibré, mais la Ville doit en fait viser un surplus parce que la loi lui interdit de terminer un exercice avec un déficit.Le budget sera officiellement déposé lundi prochain au conseil municipal, qui sera à nouveau convoqué pour le 16 décembre afin de l\u2019adopter.À partir du 1er décembre, les dirigeants des services et des organismes municipaux, en commençant probablement par le nouveau directeur général, Guy Coulombe, paraderont devant deux commissions du conseil pour répondre aux questions des élus sur leurs enveloppes.Un des éléments nouveaux du budget de 1999 était l\u2019abolition d\u2019une des deux collectes hebdomadaires de déchets à titre d\u2019expérience pilote dans certains quartiers et afin d\u2019économiser 500 000 $.L\u2019idée a été abandonnée, mais la responsable du service des Travaux publics et de l\u2019environnement au comité exécutif, Noushig Eloyan, avait évoqué la possibilité qu\u2019elle soit reprise l\u2019an prochain.Mais dans un document qu\u2019elle a déposé avant-hier soir au conseil, on écrit que le service « n\u2019a fait aucune provision dans son budget de l\u2019an 2000 à l\u2019effet de supprimer une collecte de déchets.Ce service aux citoyens devrait donc être conservé à la fréquence actuelle » l\u2019an prochain.Ce document, qui constituait une réponse à des questions écrites du conseiller Marvin Rotrand de la Coalition démocratique, fait par ailleurs état d\u2019une diminution importante de la collecte sélective en bordure de rue à Montréal cette année par rapport à 1998.Elle est passée de 3427,4 tonnes en moyenne par mois à 2895,6 tonnes.Mme Eloyan n\u2019a pas voulu répondre aux questions à ce sujet, allant jusqu\u2019à refuser de confirmer ou infirmer les chiffres qu\u2019elle avait ellemême déposés.Les dispositions du nouveau règlement sur la propreté, qui rendent le recyclage obligatoire sous peine d\u2019une amende variant de 100 $ à 300 $ pour une première infraction par une personne physique, arrive donc à point pour l\u2019administration.L\u2019épidémie de sida continue de se répandre de par le monde CINAR Précision Dans une chronique que signait Nathalie Petrowski en page C3 du numéro du 23 novembre, nous écrivons que la compagnie de Mme Micheline Charest a enfreint la loi.Les faits qui conduisent à cette conclusion émanent d\u2019allégations.Conformément à la règle de droit, la compagnie de Mme Charest bénéficie de la présomption d\u2019innocence.Nos excuses.L\u2019ÉPIDÉMIE / Suite de la page A1 Cette brutale augmentation des cas serait liée aux bouleversements dans les structures sociales et sanitaires, à la vulnérabilité accrue des femmes et des jeunes, ainsi qu\u2019aux situations de guerre, a expliqué Andrej Cima, conseiller de programme interpays de l\u2019ONUSIDA pour l\u2019Ukraine, la Biélorussie et la Moldavie.À titre d\u2019exemple, en Ukraine, 183 personnes étaient infectées par le VIH en 1994.Six ans plus tard, on en compte au minimum 50 000.La région de Moscou vit également « une augmentation effrayante » avec plus de 10 000 nouveaux cas en 1999.« L\u2019Europe de l\u2019Est se trouve à un carrefour.Le risque est maintenant que l\u2019épidémie se répande au-delà des usagers de drogue injectable », a déploré M.Cima.Deuxième tendance observée: l\u2019infection frappe de plus en plus de jeunes.Près de la moitié de toutes les personnes qui contactent le VIH sont infectées avant l\u2019âge de 25 ans.Les données africaines sont de plus en plus précises sur ce point.« Entre 15 et 19 ans la jeune fille est cinq à six fois plus infectée que le jeune garçon », a souligné Mme Coll-Seck, ajoutant que « pour la première fois, sur le continent africain, les chiffres prouvent qu\u2019il y a deux millions de plus de femmes atteintes que d\u2019hommes.» Professeurs et écoliers meurent La réalité du sida rattrape les Africains au sein même des écoles primaires.Ainsi, en Côte d\u2019Ivoire, où les enseignants forment pour près de la moitié des effectifs de la fonction publique, il a été démontré que 292 instituteurs mouraient chaque année du sida, soit cinq instituteurs par semaine de travail.C\u2019est l\u2019énorme déficit enseignant se répétant d\u2019année en année qui a alerté le Syndicat national de l\u2019enseignement primaire et public de Côte d\u2019Ivoire.Les élèves sont tout autant frappés.Dans une école, on a remarqué que la plus jeune victime était âgé de neuf ans et la plus âgée de 18 ans.« Notre syndicat a décidé de s\u2019impliquer, a indiqué Salimata Doumbia, la secrétaire générale.On parle du sida trop peu et trop tard dans le système scolaire.La prévention doit commencer par l\u2019éducation de base.» Un grand congrès syndical sur le thème du sida et réunissant 800 délégués en Côte d\u2019Ivoire vient récemment de faire avancer les choses puisque les autorités politiques ont décidé de prendre les moyens pour freiner la propagation du virus parmi la population scolaire et le corps enseignant en instaurant une campagne de prévention musclée.De plus en plus de pressions s\u2019exercent sur les industries pharmaceutiques afin de permettre aux pays du Sud de produire leurs propres médicaments.Moins coûteux, car ne supportant pas le poids de la recherche, ils seraient enfin accessibles à tous.« C\u2019est une situation d\u2019urgence.Pour aider les personnes qui meurent faute d\u2019accès aux traitements », a souligné Mme Coll-Seck.PRÊTONS MAIN-FORTE 29 903 669$ 1 15 10 5 20 30 25 Centraide du Grand Montréal Merci! 493, rue Sherbrooke Ouest, Montréal (Québec) H3A 1B6 tel.: (514) 288-1261 Objectif 34,5 millions Renseignements : (514) 285-7272 Abonnement : (514) 285-6911 Télécopieur pour abonnement : (514) 285-7039 Lundi au vendredi de 6 h 30 à 17 h 30 Samedi de 7 h à midi Dimanche de 7 h à 11 h Rédaction : (514) 285-7070 Promotion : (514) 285-7100 Les petites annonces : (514) 285-7111 Télécopieur : (514) 848-6287 Lundi au vendredi de 8 h 00 à 17 h 30 Décès, remerciements : (514) 285-6816 Lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 30 Grandes annonces Détaillants : (514) 285-6931 National, TéléPlus : (514) 285-7306 Carrières et professions, Nominations : (514) 285-7320 Comptabilité Grandes annonces : (514) 285-6892 Les petites annonces : (514) 285-6900 La Presse est publiée par: La Presse, Ltée, 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9.http://lapresse.infinit.net Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.Envois de publication canadienne - Contrat de vente numéro 0531650» Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518.LOTERIES La quotidienne à trois chiffres : 770 à quatre chiffres : 5963 DEMAIN DANS LA PRESSE Des causes en art! Est-ce l\u2019approche du temps des Fêtes ou les problèmes criants auxquels nous devons faire face qui amènent tant d\u2019événements bénéfices?Quoi qu\u2019il en soit, à un mois de la fête de Noël, une foule d\u2019artistes s\u2019associent à toutes sortes de causes: le VIH, la tragédie de Polytechnique, les jeunes de la rue.Demain dans le cahier Sortir, nous vous suggérons quelques-uns de ces généreux spectacles.QUESTION DU JOUR Vous voulez vous faire entendre?Répondez à la question du jour: \u2014 par téléphone, en composant le 514-285-7333; \u2014 par Internet : http://lapresse.infinit.net La population séropositive continue de s\u2019accroître.Selon vous, parviendra-t-on un jour à enrayer ce virus?La justice a-t-elle réparé son erreur en reconnaissant Larry Fischer coupable d\u2019un meurtre pour lequel David Milgaard a purgé à tort une peine de 23 ans?À cette question posée hier, le pourcentage des réponses obtenues a été: Oui: 17 % Non: 83 % NDLR: Ce sondage maison sert uniquement à prendre le pouls de nos lecteurs et n\u2019a aucune prétention scientifique.COLLECTES DE SANG Aujourd\u2019hui, Héma-Québec attend les donneurs aux endroits suivants: à Montréal: Centre des donneurs, centre commercial Maisonneuve, 2991, Sherbrooke Est ( métro Préfontaine ), de 10 h à 17 h 30; à Valleyfield: hôtel Delta, 40, avenue du Centenaire, de midi à 18 h.Objectif: 275 donneurs; à Saint-Vincent-de-Paul: Service correctionnel du Canada, 1300, montée Saint-François, de 9 h à 16 h 30.Objectif: 225 donneurs; à Sainte-Anne-des-Plaines: Service correctionnel du Canada, 244, montée Gagnon, de 9 h à 16 h.Objectif: 225 donneurs; à Montréal: Le Relais Chevrolet, 9411, avenue Papineau, de 14 h à 20 h.Objectif: 75 donneurs.2725515 3LP0301A1124 A 3 Mercredi 3LP0301A1124 ZALLCALL 67 02:06:46 11/24/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 24 NOVEMBRE 1999 A 3 2803788 Un policier sous pression Au moment d\u2019arrêter la fille d\u2019un collègue, l\u2019agent Cloutier a senti le poids de sa confrérie ANDRÉ CÉDILOT Le policier Jean-François Cloutier a senti un énorme poids sur sa conscience quand il a réalisé qu\u2019il aurait peut-être à mettre en accusation pour ivresse au volant la fille d\u2019un de ses collègues de la Sûreté du Québec de Cowansville.« J\u2019étais très déchiré, très bouleversé », a dit hier l\u2019agent Cloutier, au moment d\u2019expliquer au jury les raisons qui l\u2019avaient incité à conduire Sophie Brodeur au poste de police pour lui faire subir un alcootest.Âgé de 34 ans, l\u2019agent Cloutier est le personnage central de la controverse qui a mené devant les tribunaux le père de la jeune femme, Marcel Brodeur, et deux autres policiers de la SQ de Cowansville, Pierre Boileau et Pierre-Yves Deragon.Ils sont tous trois accusés d\u2019entrave à la justice.Tout a commencé dans la soirée du 31 décembre 1996.Entrés au travail à 23 h, Jean- François Cloutier et Pierre-Yves Deragon regardaient le Bye Bye à la télévision quand ils ont été informés, une quarantaine de minutes plus tard, qu\u2019un accident avec blessés venait de se produire à Sutton.Seuls en fonction sur le vaste territoire desservi par le poste de Cowansville, les deux patrouilleurs ont vite délaissé le petit écran pour répondre à l\u2019appel.Ils étaient sur place une quinzaine de minutes plus tard.Dès son arrivée, l\u2019agent Cloutier dit avoir remarqué qu\u2019une des deux voitures accidentées appartenait à l\u2019agent Marcel Brodeur.Après les vérifications d\u2019usage, Cloutier s\u2019est dirigée vers la Renault Encore de son ami policier.En s\u2019approchant, il a immédiatement reconnu Sophie Brodeur, alors âgée de 19 ans, affalée sur le tableau de bord, côté passager.Après s\u2019être assuré qu\u2019elle n\u2019était pas blessée, l\u2019agent Cloutier dit lui avoir demandé gentiment son permis de conduire.Signe qu \u2019 e l l e n\u2019avait peut-être pas toute la sobriété requise, a-t-il noté, elle a « ouvert le coffre à gants et, en fouillant maladroitement, elle a attrapé un étui de plastique qu\u2019elle m\u2019a remis d\u2019une main, sans même redresser le corps ».Autre détail important à ses yeux : bien qu\u2019elle ait été très peu vêtue, elle ne semblait aucunement souffrir du froid de canard \u2014 dans les moins 20 \u2014 qui sévissait durant cette nuit du Nouvel An.L\u2019agent Cloutier a ensuite parlé à deux occupants de l\u2019autre voiture pour connaître les circonstances exactes de la collision frontale qui a fait trois blessés.L\u2019un d\u2019eux portait une entaille au front et s\u2019inquiétait du sort de sa femme sérieusement blessée au cou.Les deux hommes, ainsi que plusieurs badauds, fixaient l\u2019auto de Sophie Brodeur.Fort de tous ces renseignements, le patrouilleur de la SQ dit s\u2019être dirigé vers l\u2019auto de police afin d\u2019informer Pierre-Yves Deragon, chargé de rédiger le rapport.Les deux policiers sont alors retournés auprès de Sophie Brodeur.Elle était toujours dans la même position et répondait aux questions par un oui ou par un non.« Elle paraissait nonchalante, insouciante.L\u2019accident, les blessés, ça n\u2019avait pas l\u2019air de la déranger du tout », se rappelle l\u2019agent Cloutier.En soulevant la jeune femme pour la sortir de l\u2019auto, il a vraiment constaté qu\u2019elle était en état d\u2019ébriété.Elle avait peine à se tenir sur ses jambes et dégageait une haleine d\u2019alcool.« Se pourrait-il que tu aies pris un verre de trop ?», lui a demandé le policier.Selon lui, elle a répondu par l\u2019affirmative, « en riant, d\u2019un air un peu gêné », de préciser l\u2019agent Cloutier.C\u2019est son collègue Pierre-Yves Deragon qui l\u2019a emmenée jusqu\u2019à l\u2019auto de police, « où elle s\u2019est affaissée mollement sur la banquette arrière », a relaté l\u2019agent Cloutier.Dès qu\u2019il s\u2019est assis à son tour dans le véhicule, il dit avoir noté dans un calepin l\u2019admission de Sophie Brodeur voulant qu\u2019elle ait pris un verre de trop.L\u2019agent Cloutier s\u2019apprêtait à raconter les divergences de point de vue qu\u2019il a eues avec son partenaire Deragon durant le trajet jusqu\u2019au poste de police.Il poursuit son témoignage aujourd\u2019hui et il doit revenir sur la pression qu\u2019il ressentait.PHOTO ROBERT NADON, La Presse © L\u2019agent Pierre-Yves Deragon, partenaire de l\u2019agent Cloutier ce soir-là, a témoigné la semaine dernière qu\u2019il avait attribué l\u2019état physique de Sophie Brodeur à un choc nerveux.PHOTO ROBERT NADON ,La Presse © Sophie Brodeur, la fille du policier Marcel Brodeur.«Elle paraissait nonchalante, insouciante.L\u2019accident, les blessés, ça n\u2019avait pas l\u2019air de la déranger du tout.» PHOTO La Voix de l\u2019est L\u2019agent Jean-François Cloutier de la SQ, témoin à charge dans le procès de trois de ses collègues accusés d\u2019entrave à la justice.Un carambolage force la fermeture du pont Laviolette 2802255 Presse Canadienne TROIS-RIVIÈRES Pour la deuxième fois en moins d\u2019un mois, le pont Laviolette, qui relie les rives nord et sud du fleuve Saint-Laurent à la hauteur de Trois- Rivières, a dû être fermé à la circulation hier matin à la suite d\u2019un carambolage et d\u2019une série d\u2019accidents impliquant un total de 28 véhicules.Une voiture en panne et le brouillard en seraient à l\u2019origine.Pendant deux heures, la patience des automobilistes a encore une fois été mise à l\u2019épreuve.Les quatre voies du pont ont été fermées à compter de 8 h 30.Dans les minutes précédentes, au moins quatre carambolages étaient survenus presque simultanément sur le côté sud du pont Laviolette, faisant cinq blessés.Le premier et le plus important de ces accidents impliquait une dizaine de véhicules, dont une bétonnière.Ce carambolage a fait deux blessés mineurs et un plus sérieux.Les véhicules se sont emboutis, s\u2019enchevêtrant les uns dans les autres.Un autre carambolage impliquait cinq véhicules, dont une camionnette de la compagnie Hewitt, qui a violemment percuté l\u2019arrière d\u2019un camion-remorque.Le conducteur de la camionnette a subi des blessures sérieuses tandis qu\u2019un autre homme a été blessé légèrement.D\u2019autres accidents, carambolages et accrochages sont survenus un peu partout sur le pont.Selon l\u2019agent Daniel Lamirande, chargé des affaires publiques à la Sûreté du Québec, c\u2019est la vitesse trop élevée qui est à l\u2019origine du premier carambolage.« Les automobilistes n\u2019ont pas adapté leur conduite à la présence du brouillard.Ils circulaient trop rapidement.Par la suite, cet accident et un véhicule en panne ont causé un ralentissement de la circulation, ce qui a été à l\u2019origine des autres impacts », a-t-il indiqué.Pendant ce temps, les policiers de la Sûreté du Québec et leurs confrères des services municipaux de Trois-Rivières et Trois-Rivières- Ouest ont dévié la circulation pour empêcher les embouteillages.À 10 h 30, le pont a finalement été rouvert.Le 5 novembre dernier, le pont Laviolette avait été fermé pendant quatre heures à la suite d\u2019une violente collision.Deux jeunes hommes avaient alors péri.Jeune femme assassinée à Saint-Marcel-de-Richelieu Son ex-conjoint a été retrouvé mort NATHALIE NOLIN et RIMA ELKOURI Un homme qui, selon toute vraisemblance pourrait être l\u2019ex-conjoint de Mélanie Messier, assassinée hier matin, a été retrouvé sans vie hier soir dans une chambre du motel du Souvenir à Saint-Cyprien-de-Napierville.D\u2019après les premières constatations des policiers, Jean-François Chamberland, 25 ans, se serait enlevé la vie.Il était recherché comme témoin important, ayant été l\u2019époux de la victime pendant deux ans avant leur récente séparation.Mélanie Messier, une jeune mère de 23 ans, a été découverte par sa mère dans la résidence de sa grand-mère à Saint-Marcel-de- Richelieu.La jeune femme portait des marques de violence qu\u2019on pourrait attribuer à une arme tranchante.Résidante de Saint-Simon, elle venait de rompre avec son conjoint et avait demandé à sa grand-mère, en vacances dans le sud, la permission de demeurer chez elle pendant un certain temps.C\u2019est dans cette maison que Mélanie Messier a été assassinée.La petite fille de Mélanie Messier, âgée de 20 mois, a été retrouvée saine et sauve chez un autre membre de la famille. 3LP0401A1124 A-4 MERCREDI 3LP0401A1124 ZALLCALL 67 13:20:12 11/24/99 B A 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 24 NOVEMBRE 1999 La violence conjugale chez les gays: un tabou RIMA ELKOURI La violence conjugale chez les couples de même sexe est un problème encore plus criant que la violence anti-gay, croit le jeune producteur et réalisateur Alain Léonard.Plus criant, mais plus tabou.« C\u2019est comme si les gens ne nous croient pas qu\u2019il y a là un problème », déplore celui qui, caméra au poing, veut lever le voile sur cette réalité occultée.Pour tourner ce qui deviendrait le tout premier documentaire sur la question en Amérique du Nord, M.Léonard, 31 ans, a rencontré des victimes, des agresseurs, un psychologue ainsi que l\u2019auteur américain de l\u2019essai Men Who Beat the Men Who Love Them, David Island.Lui-même victime de violence conjugale, M.Léonard, qui est diplômé en production et en développement de l\u2019Université de Californie à Los Angeles (UCLA), sait à quel point il est dur de briser la loi du silence.« J\u2019avais 18 ans.C\u2019était ma première relation.Déjà, c\u2019est pas facile quand t\u2019es gay.Ton entourage l\u2019accepte pas vraiment.Si, en plus, il y a de la violence, c\u2019est pire.(.) J\u2019en parlais à personne, même pas à mes meilleurs amis.» La violence conjugale n\u2019est pas une question de sexe, mais bien de pouvoir, rappelle-t-il.Dans la communauté gay, il s\u2019agit du troisième problème en importance, après le sida et l\u2019abus d\u2019alcool.« La communauté gay nie qu\u2019il y a un problème.On m\u2019a déjà dit : \u2018\u2018Pourquoi tu t\u2019intéresses à ça ?Qu\u2019est-ce que les gens vont dire de nous ?\u2019\u2019 Mais moi, je ne fais pas ça pour la communauté gay, mais pour les victimes.» La difficulté numéro un des victimes, c\u2019est d\u2019admettre que quelque chose ne va pas, observe M.Léonard, en faisant référence aux éclats de violence de son ex-amant.« Je voulais camoufler tout ça.Je me disais : Je suis bien, je l\u2019aime.» Ensuite, il y a la difficulté d\u2019être pris au sérieux.Quand un « gars de 6\u20192\u2019\u2019 va voir la police pour dire qu\u2019il est battu par son conjoint, il y a peu de chance qu\u2019il soit cru, note M.Léonard.On ne dispose d\u2019aucune statistique sur la violence conjugale chez les couples de même sexe.À la ligne d\u2019écoute Dire enfin la violence (514-528-8424), qui vient en aide aux gays et lesbiennes victimes de violence, on signale chaque jour au moins un cas.Parfois, on peut parler de violence extrême.Selon des statistiques américaines, 7 % des victimes sont violées.Et on rapporte, au Canada comme aux États-Unis, quelques cas de meurtres.« Sauf qu\u2019on va dire, comme c\u2019était le cas à Ottawa il y a quelques années, qu\u2019un homme a tué un autre homme, note le réalisateur.On ne dira pas que c\u2019est de la violence conjugale.» Fait troublant, il y a aussi eu, à Montréal, des cas d\u2019agresseurs porteurs du VIH qui ont sciemment infecté leur partenaire, rapporte M.Léonard.« Après, ils refusaient de donner des médicaments à la victime.Ils voulaient qu\u2019elle meure pour récolter de l\u2019assurance.» Pour venir à bout de son projet de documentaire, M.Léonard est présentement à la recherche de subventions.Pour le moment, il n\u2019a l\u2019appui que de quelques commerçants du Village gay.Plus souvent qu\u2019autrement, il dit se buter à des portes closes.Idéalement, il aimerait récolter assez d\u2019argent à la fois pour produire son documentaire \u2014 intitulé J\u2019t\u2019aime quand j\u2019te frappe \u2014 et créer un fonds pour venir en aide aux victimes.« Si les victimes ne sont pas suivies, les risques qu\u2019elles ont de retourner vivre avec un agresseur demeurent beaucoup trop grandes, dit-il.Ce qui fait que le problème continue.» PHOTO ROBERT NADON, La Presse «Quatre-vingt-quinze pour cent des actes de violence physique sont commis par des hommes.Alors, dans un couple gay, il y a deux fois plus de risques que ça se produise », note Alain Léonard, producteur d\u2019un documentaire sur ce problème tabou.22 gallons : 5,36 $ 40 gallons : 5,99 $ 60 gallons : 7,56 $ 2793234 Sawyer restera en prison Convaincu que la remise en liberté de Gordon Sawyer minerait la crédibilité de la justice, le juge Jean Beaulieu, de la Cour du Québec, a décidé hier que l\u2019ex-commentateur sportif de Radio-Canada doit demeurer en prison en attendant son procès qui doit avoir lieu les 2 et 3 décembre.Dans sa décision rendue au palais de justice de Laval, le juge a rappelé que Sawyer, 42 ans, a manqué à ses conditions de remise en liberté en téléphonant à son exconjointe Ninon Paquette.Le tribunal est aussi convaincu que pour sa propre sécurité, il est préférable que l\u2019accusé demeure incarcéré.Quand il a été arrêté, rue Adam à Montréal, tôt dimanche, il était accompagné d\u2019un individu qui fraye avec le monde des motards et qui était armé d\u2019un couteau qu\u2019il a d\u2019ailleurs brandi en direction des policiers.La Cour ne croit pas à l\u2019altruisme d\u2019un passeur de réfugiés CHRISTIANE DESJARDINS Le juge Jean Falardeau a refusé hier de retirer les accusations qui pèsent contre Abdul Mozid Chowdhury, 49 ans, d\u2019avoir fait entrer illégalement une vingtaine de réfugiés bangladais au Canada en 1996.Celui-ci prétendait avoir agi ainsi pour sauver la vie de ses excompatriotes, et invoquait la Charte des droits et libertés et sa religion musulmane pour faire tomber les accusations.De grands et beaux principes, mais l\u2019accusé exigeait entre 15 000 $ et 20 000 $ par personne qu\u2019il amenait ici.« Sa généreuse rétribution teinte fortement l\u2019aspect moral et humanitaire du geste », a signalé le juge Falardeau en rendant sa décision, hier.Selon la preuve présentée au tribunal, la méthode de l\u2019accusé était la suivante : il fournissait à ses clients de faux passeports et de faux visas pour quitter le Bangladesh, et les voyageurs devaient détruire ces papiers une fois rendus dans l\u2019avion.En arrivant au Canada, ils demandaient le statut de réfugié politique.C\u2019est la forte croissance du nombre de réfugiés en provenance du Bangladesh entre 1993 et 1996 qui a mis la puce à l\u2019oreille de l\u2019Immigration et de la GRC.L\u2019enquête a mené à la mise en accusation de Chowdhury, originaire du Bangladesh mais arrivé au Canada il y a 17 ans comme réfugié politique.Son épouse, Fardoussara Chowdhury, fait face à une accusation de même nature dans cette affaire.Autre fait à considérer, entre 1989 et 1996, le couple a vécu d\u2019aide sociale.Or, lors de perquisitions effectuées chez eux et à leur institution financière, on a découvert beaucoup de bijoux, 25 000 $ en liquide et un portefeuille de placements aux États-Unis évalué à 300 000 $ ! Malgré ces faits, Chowdhury a fait valoir que sa religion l\u2019oblige à obéir aux lois de son pays d\u2019adoption.Il affirmait aussi qu\u2019on ne peut criminaliser quelqu\u2019un qui a l\u2019obligation morale de sauver des vies.Le juge Falardeau a rejeté ces prétentions et le procès se poursuit aujourd\u2019hui.Progrès et congés payés ne font qu\u2019un pour les Français Agence France-Presse PARIS Les Français ont massivement élu « les congés payés » pour symboliser un siècle de progrès social, « la machine à laver » pour les avancées quotidiennes, ou encore le boxeur Marcel Cerdan comme sportif préféré, parmi les thèmes proposés à leur suffrage par la Poste française.La Poste avait organisé une vaste consultation pour déterminer les thèmes qui feront l\u2019objet de timbres édités spécialement pour le tournant du siècle et qui sortiront à l\u2019automne prochain.Un total de 600 000 foyers ont voté cet automne sur les thèmes Sport et Société.Ils se prononceront sur les thèmes Communication et Sciences à l\u2019automne 2000, et en 2001 sur les thèmes Styles de vie et Transport.Parmi les choix proposés dans la série Société pour qualifier un siècle de progrès social, les Français ont préféré les congés payés (42,92 %), devant la sécurité sociale (36,37 %) et la scolarisation obligatoire jusqu\u2019à 14 ans.Pour l\u2019émancipation des femmes, ils ont retenu le droit de vote des Françaises (63,05 %).En matière de démocratie, la déclaration universelle des Droits de l\u2019homme l\u2019emporte aisément (41,29 %), devant la chute du mur de Berlin.2802862 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 24 NOVEMBRE 1999 Deux fois plus de suicides dans les prisons ANDRÉ NOËL L'année n'est pas terminée que déjà 19 détenus se sont suicidés dans les prisons provinciales du Québec, contre neuf en 1997 et 11 en 1998, a affirmé hier Daniel Legault, vice-président du Syndicat des agents de la paix.« En 1997, le bureau du coroner a mené une enquête publique parce qu'il s'inquiétait du nombre élevé de suicides, soit une dizaine par année, a dit M.Legault.Mais ses recommandations sont restées lettre morte, et le nombre de suicides a doublé.» La coroner Anne-Marie David a établi que le taux de suicide dans les centres de détention provinciaux était déjà deux fois plus élevé au Québec que dans les autres provinces en 1997.Le Protecteur du citoyen s'était lui-même emparé du dossier et avait fait ses propres recommandations au gouvernement.« Nous savons que le gouvernement n'a pas vraiment fait le suivi », a dit hier Hélène Roux, directrice du cabinet du Protecteur du citoyen, Daniel Jacoby.Sous le couvert de l'anonymat, un coroner a abondé dans le même sens.La coroner David parlait d'un « fléau » parce qu'elle avait compté 106 suicides entre 1987 et 1996 inclusivement.Or.les chiffres ne cessent d'augmenter.Les données officielles du ministère de la Sécurité publique indiquent 14 suicides cette année.Le Syndicat des agents de la paix en a compté 19 après une enquête approfondie dans les 17 centres de détention.Il y a eu cinq suicides à la prison de Riviè-re-des-Prairies à Montréal, cinq à Bordeaux, trois à la prison de Québec, deux à New Carliste, un à Roberval, un à Sherbrooke, un à Amos et un à Rimouski.Le bureau des coroners poursuit d'ailleurs une autre enquête publique sur un suicide survenu dans la nuit du 21 septembre 1998 au Centre de détention de Rimouski.Sylvie Lajoie s'est enlevée la vie après avoir été incarcérée relativement à une tentative de meurtre contre son conjoint à Sainte-Félicité.Dans son rapport de 137 pages, la coroner Anne-Marie David soulignait que les Services correctionnels étaient mal équipés pour détecter les idées suicidaires chez les détenus.Elle avait constaté que dans la majorité des cas, ces détenus présentaient des facteurs de risque suicidaires lors de leur incarcération, mais qu'on n'y faisait pas trop attention.Un cas typique est survenu le 7 février dernier à la prison de Rivière-des-Prairies.Saul Tremblay, un sans-abri de 22 ans, était arrivé à la prison deux jours plus tôt.Il avait des marques de lacérations aux poignets.Mais il a été placé dams une cellule régulière.Le 7 février, quelqu'un le voit avec un sac de plastique sur la tête, en train de frapper celle-ci contre un mur.Deux heures plus tard, un codétenu le trouve pendu.Les gardiens tentent de le ranimer au moyen d'un masque avec sac d'air.Mais il est trop grand.Le deuxième sac, lui, est Photothèque MARTIN CHAMB6RLAN0.U Presse C Cinq des 19 suicides comptés cette année par le Syndicat des agents de la paix se sont produits à Bordeaux.percé ! Les ambulanciers arrivent 35 minutes après la découverte de l'incident.« Il y a certainement lieu de revoir et d'améliorer les procédures de réanimation cardiorespiratoires, note le coroner Pierre-Charles Samson.Le temps des ambulanciers à parvenir à un détenu en détresse et l'absence de matériel adéquat en vue d'une réanimation ne sont certainement pas acceptables.» Or, la coroner David avait fait exactement les mêmes recommandations.Elle avait demandé au ministère de la Sécurité publique d'élaborer des instructions en matière de réanimation cardiorespiratoire (RCR).« D'après moi, on a suivi cette recommandation et atteint notre objectif », a déclaré hier Jacques Dutil, porte-parole des Services correctionnels québécois.Faux, rétorque Daniel Legault, du syndicat : « Avec les coupures de personnel, il arrive souvent que des équipes en place ne comptent aucun employé connaissant les techniques de RCR ».La coroner David a recommandé au ministère d'établir un nouveau programme de prévention du suicide.« C'est ce que nous avons fait », a dit M.Dutil.« C'est vrai, dit M.Legault, mais c'est juste du papier.Rien, ou si peu, n'est mis en oeuvre.» Mme David recommandait que les détenus soient interrogés dès leur arrivée à la prison, afin de déterminer les risques.« Cela se fait systématiquement, dit M.Dutil.Les agents de service correctionnel ont plus de temps pour parler avec les détenus que les agents de probation ! » M.Legault met un bémol : « On n'a pas le temps de faire des entrevues en profondeur.» Le coroner recommandait enfin que les détenus souffrant de maladies psychiatriques soient placés dans des centres disposant d'infirmiers et de psychiatres.Mais seuls les centres les plus importants (Montréal et Québec) sont ainsi pourvus.j MOBILART c*n (g) 7 L'une des plus importantes salles d'exposition au Canada 6529.boni Décarie (coin av.Plamondon) Montréal (514) ©Stationnement à l'arrière (514) 344-1400 MATELAS LES MEILLEURS PRIX Nous garantissons le plus bas 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400 Q SNOWDON Laval : 800, bout Chomedey, Laval, Édifice B, bureau 200 Stationnement gratuit \u2014\u2014 3LP0601A1124 A 6 mercredi 3LP0601A1124 ZALLCALL 67 02:04:48 11/24/99 B A 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 24 NOVEMBRE 1999 Île de Montréal L\u2019EXPRESS DU MATIN Fonds publics, gestion privée Montréal International est financé à 90 % par les fonds publics MICHÈLE OUIMET Même si Montréal International est un organisme privé, près de 90 % de son budget provient des fonds publics.C\u2019est du moins ce qui ressort du budget de l\u2019an 2000 qui a été approuvé par le conseil d\u2019administration de Montréal International le 8 novembre et dont La Presse a obtenu copie.Sur un budget total de 8,8 millions, à peine un million provient du secteur privé.Par contre, les 29 villes de l\u2019île de Montréal, Laval, Longueuil, Saint-Hubert, Boucherville, Brossard, Chambly et Contrecoeur vont verser près de trois millions et les gouvernements de Québec et Ottawa donneront respectivement 2,4 et 2,1 millions.En l\u2019an 2000, Montréal International dépensera, entre autres, 373 000 $ en voyages à travers le monde, 52 000 $ pour des déplacements au Canada, 85 000 $ pour des séminaires et des congrès, 317 000 $ pour la promotion de Montréal à l\u2019étranger, près de 90 000 $ pour le téléphone et Internet, 11 900 $ pour les abonnements et les revues et 15 750 $ en cuisine et réception.Si le public veut connaître le nom des gens qui voyagent, leur destination et les détails de leurs comptes de dépenses, il se cognera le nez sur des portes closes.Montréal International est un organisme privé et il n\u2019est pas assujetti à la Loi sur l\u2019accès à l\u2019information.Pas question non plus d\u2019obtenir les salaires des dirigeants.Au total, Montréal International versera 3,6 millions à 44 employés.Le PDG de Montréal International, Jacques Girard, a été outré lorsque La Presse lui a demandé de dévoiler son salaire.Pour Marvin Rotrand, conseiller municipal de Montréal, chef de la Coalition démocratique, cette situation est inacceptable.« Montréal International est un organisme privé qui n\u2019est pas imputable de ses actions, a-til dit.Même si 90 % de son financement est assuré par les gouvernements supérieurs et les villes de la région montréalaise, ceux qui payent ces voyages et ces salaires ne peuvent en être informés que par une fuite, comme c\u2019est le cas présentement.» Jacques Girard défend son organisme.« On a un conseil d\u2019administration, un comité exécutif et une assemblée générale annuelle.Il n\u2019y a aucune volonté de cacher quoi que ce soit.D\u2019où vient cet interrogatoire perpétuel ! » En septembre, Jacques Girard a réussi à conclure une entente qui lui assure le monopole de la prospection des investissements étrangers dans la région de Montréal.Après des mois de tiraillements, la Communauté urbaine de Montréal (CUM) a accepté de saborder son service de prospection, l\u2019Office d\u2019expansion économique (ODECUM), et de laisser le champ libre à Montréal International.La CUM peut décider de participer à Montréal International ou se retirer complètement.Elle prendra une décision lors de la réunion de son conseil, le 8 décembre.L\u2019ODECUM a un budget de 2,4 millions et emploie une quinzaine de personnes.Le Montréal International de l\u2019an 2000, qui fera de la prospection non seulement pour l\u2019île de Montréal, mais aussi pour Laval et plusieurs villes de la Rive-Sud, se dotera d\u2019un nouveau conseil d\u2019administration d\u2019ici le 10 décembre.Un comité se penche actuellement sur la composition du futur conseil et de nombreux scénarios circulent.Dans tous les cas, le secteur privé domine.Navette fluviale n La ministre d\u2019État aux Affaires municipales et à la Métropole, Louise Harel, a annoncé une aide de 87 500 $, en provenance du Fonds de développement de la métropole, pour la réalisation d\u2019une étude de faisabilité sur un service de navette fluviale entre Verdun et Sainte-Catherine.Ce projet s\u2019inscrit dans le contexte du Grand Montréal Bleu, qui vise à redonner aux citoyens de la métropole l\u2019accès au Saint- Laurent et à ses rives.L\u2019étude devra traiter de la faisabilité de l\u2019implantation d\u2019une navette à l\u2019été 2000, ainsi que du potentiel d\u2019exploitation du bassin de La Prairie à des fins nautiques, de récréation et de tourisme.René-Lévesque fermé n Le boulevard René-Lévesque, entre les rues Mansfield et Metcalfe, est fermé vers l\u2019ouest jusqu\u2019à dimanche prochain.La circulation a été établie à contresens sur le côté sud avec seulement deux voies ouvertes, une pour chaque direction.Ce tronçon est fermé à cause d\u2019une grue qui doit servir à installer une génératrice sur le toit de l\u2019immeuble de la Sun Life.Cadavre identifié n La femme qui a été retrouvée Theresa Liszack Shanahan a s s a s s i n é e l u n d i s o i r dans son appartement de Laval a été i d e n t i f i é e comme étant Theresa Liszack Shanahan, 55 ans.Elle faisait des travaux de comptabilité pour différentes compagnies et habitait seule depuis près d\u2019un an.Elle demeurait auparavant avec un homme âgé de 71 ans.Il se pourrait que Mme Liszack Shanahan ait connu son agresseur car aucune trace d\u2019effraction n\u2019a été décelée dans l\u2019appartement.Afin d\u2019en savoir davantage sur cette personne, les enquêteurs reconstituent ses allées et venues depuis le mercredi 17 novembre.Toute personne pouvant les aider est i n v i t é e à composer l e 450-662-4636.Des affiches pour retrouver Julie n Pour aider à retrouver Julie Surprenant, disparue depuis le 16 novembre, le Réseau Enfants Retour Canada a fait imprimer près de 100 000 affiches avec la photo et la description de l\u2019adolescente de 16 ans.Ces affiches seront distribuées dans les écoles secondaires, les cégeps, les cinémas, les centres de jeunes et les postes de police.L\u2019adolescente de l\u2019île Saint-Jean, près de Terrebonne, portait au moment de sa disparition une jupe fleurie, un foulard bleu, un manteau de cuir brun ainsi qu\u2019un sac à dos avec un signe « Peace » blanc.Pour toute information, signaler le 514-598-4242 ou le 450-471-4121.Garçon de neuf ans retrouvé mort n Un garçon de neuf ans a été retrouvé sans vie dans une cour d\u2019école située rue Principale, à Saint-Martin en Beauce.Vers 15 h 30, à la sortie des classes, des jeunes ont trouvé leur camarade en état d\u2019arrêt respiratoire et souffrant d\u2019une blessure à la tête.Il a été transporté à l\u2019hôpital de Saint-Georges-de-Beauce où on a constaté son décès.Une autopsie sera effectuée aujourd\u2019hui afin de déterminer la cause de la mort.Humidificateurs dangereux n Sunbeam Canada entreprend un rappel volontaire de quatre humidificateurs qui peuvent développer un court-circuit électrique présentant un risque d\u2019incendie.Les modèles incriminés ont des réservoirs qui brillent dans le noir, avec couvercle de couleur bleue, verte ou marron.Les modèles Sunbeam ont un réservoir de 1 gallon, 1,5 gallon ou 2 gallons.Le modèle SunMark a un réservoir de 1,2 gallon.Les consommateurs sont priés de vérifier le cordon électrique de leur humidificateur.Un numéro de code de date est imprimé sur le côté de la fiche.Si le code varie de I001 à I365 inclusivement, ou de J001 jusqu\u2019à J226 inclusivement, les consommateurs doivent cesser l\u2019utilisation du produit et composer le 1 800 440-4668.Ce n\u2019était pas un record de chaleur NATHALIE NOLIN Bras et jambes se sont dénudés hier probablement pour la dernière fois avant l\u2019hiver.La température clémente de 15,7 degrés Celsius \u2014 le record est de 17,8°C en 1963 \u2014 et le soleil ardent ont fait sortir les travailleurs pendant leur heure de dîner qui s\u2019est peut-être un peu prolongée.Même si le record de 1963 n\u2019a pas été battu, la température dépassait de beaucoup la normale qui est de 3,6°C selon Environnement Canada.Fait surprenant, le 23 novembre de l\u2019année dernière avait été également une journée très chaude avec 14,4°C, alors qu\u2019il n\u2019avait fait que 5,8°C le 22 et 8,9°C le 24.Environnement Canada annonce pour aujourd\u2019hui des averses avec risque d\u2019orage, mais du temps encore doux avec un maximum de 14°C.Demain, la température se refroidira un peu, ne dépassant pas les 6°C.Il s\u2019agit toutefois d\u2019un temps très acceptable puisque la normale pour un 25 novembre est de 2,4°C.PHOTO RÉMI LEMÉE, La Presse © Les cyclistes, coureurs et de nombreux marcheurs ont envahi le Vieux-Montréal hier alors que la température a atteint 15,7°C.Un temps splendide pour un 23 novembre ! Une station de métro Jean-Drapeau?GILLES GAUTHIER Non seulement le parc des Îles deviendra-t-il le parc Jean-Drapeau, mais la station de métro Île- Sainte-Hélène, qui le dessert, prendra également, s\u2019il n\u2019en tient qu\u2019à Pierre Bourque, le nom de l\u2019ancien maire de Montréal.« Un comité étudie cette hypothèse », a-t-il déclaré hier lors de l\u2019assemblée du conseil municipal, ajoutant qu\u2019une place portant le même nom sera aménagée devant la station.Les stations relèvent de la Société de transport de la Communauté urbaine de Montréal (STCUM), qui devra faire sienne le changement de nom.Le conseil dominé par le parti du maire a par ailleurs réduit encore davantage les pouvoirs des élus en adoptant une résolution prévoyant que les subventions de moins de 50 000 $ aux organismes sociaux, communautaires et commerciaux ne seront plus adoptées par l\u2019assemblée, mais par le seul comité exécutif.Ce dernier se contentera de faire part au conseil de ses décisions à ce sujet.Plusieurs conseillers d\u2019opposition, dont Richard Théorêt, Marvin Rotrand et Marcel Sévigny, ont dénoncé cette décision de la majorité.Une version modifiée du plan de camionnage a été adoptée et il pourrait entrer en vigueur dans sa presque totalité au cours des prochaines semaines.Le Programme triennal d\u2019immobilisations (PTI) pour les années 2000 à 2002 a aussi été entériné.La Ville loue pour dix ans un emplacement dans la carrière Lafarge, rue Sherbrooke Est, pour l\u2019entassement de la neige.Le loyer est fonction des quantités, mais devrait se situer aux alentours de 900 000 $ par année.Cette location s\u2019inscrit parmi les mesures que la Ville a été obligée de prendre pour respecter la loi provinciale interdisant dorénavant le déchargement de la neige dans le fleuve.Le dossier du changement de zonage permettant au propriétaire du théâtre Rialto d\u2019offrir des soirées disco a été, tel que prévu, retiré de l\u2019ordre du jour et retourné au comité exécutif.Têtes d\u2019affiche Jocelyn Proteau « Mondialisation, révolution technologique et nouvelle économie \u2014 Où se situe Desjardins dans cet univers e n m o u v e - ment ?» Jocelyn Proteau, président et chef de la direction des caisses populaires Desjardins de Montréal et de l\u2019Ouest-du-Québec, tentera de répondre à cette question, lors d\u2019une conférence qui se tiendra à l\u2019Amphithéâtre Bell de l\u2019École des hautes études commerciales, aujourd\u2019hui à midi.Adresse : 3200, chemin de la Côte- Sainte-Catherine.Renseignements : (514) 340-6227.n n n Invitation à découvrir dix ans d\u2019architecture israélienne, à compter de demain, au Centre de Design de L\u2019UQAM (1440, rue Sanguinet).Intitulée Rencontres, le paradoxe vernaculaire de l\u2019architecture israélienne, cette exposition présente, au moyen de 40 grands panneaux, divers bâtiments dans leur environnement immédiat, tels la Cour suprême de Jérusalem, des synagogues ou encore des immeubles résidentiels.Le 30 novembre à 18 h, l\u2019architecte Arie Sivan, du Département d\u2019architecture de la Berzaei Academy of Arts and Design de Jérusalem, sera sur place pour une causerie sur le sujet.L\u2019exposition prendra fin le 19 décembre.L\u2019entrée est libre.Informations : (514) 987-3395.n n n La Fondation B\u2019nai Brith Canada vient d\u2019annoncer le lauréat de son prestigieux Prix du mérite 2000, qui vise à rendre hommage à une personnalité qui a contribué de façon exceptionnelle à la société canadienne.Il s\u2019agit de Paul M.Tellier, président-directeur général du Canadien National.Au cours de sa carrière, M.Tellier s\u2019est illustré notamment à titre de secrétaire du Cabinet du gouvernement du Canada et comme sous-ministre de l\u2019Énergie, des Mines et des Ressources, en plus d\u2019être engagé dans de nombreuses activités humanitaires.Il a entre autres assumé la coprésidence de la campagne Centraide du Grand Montréal en 1995.n n n Georges Bossé Le président de l\u2019Union des municipalités de banlieue sur l\u2019île de Montréal et maire de Verdun, Georges Bossé, sera l\u2019invité du petit déjeunerconférence de la Chambre de commerce du Sud-Ouest de Montréal, l e mardi 30 novembre, au restaurant Andrea l\u2019Authentique, à Lachine (3060, boulevard Saint-Joseph).Le conférencier présentera aux gens d\u2019affaires sa solution au scénario « une île, une ville », soulevé par le maire de Montréal, Pierre Bourque.Georges Bossé propose quant à lui « une île, diverses cités ».Bernard Blanchet, maire suppléant de Lachine, viendra aussi présenter le projet actuel de fusion des villes de Lachine et de Saint-Pierre.L\u2019événement se tiendra de 7 h 30 à 9 h.Pour participer : 15 $ pour les membres, 20 $ pour les non-membres, incluant le repas.Réservations : (514) 365-4575.n n n Danser pour souligner l\u2019arrivée du nouveau millénaire et aider du même coup les jeunes, voilà ce que propose le Club Optimiste de Tétreaultville.Le Club propose une soirée dansante le samedi 27 novembre, à 19 h, au Centre Pierre- Charbonneau (3300, rue Viau).Le Montréal Swing Jazz Band et l\u2019orchestre Les Doigts musicaux se chargeront de faire danser les troupes.Tous les profits de l\u2019événement seront versés à des organismes qui viennent en aide aux jeunes du quartier.Billets : 25 $.Informations : (514) 594-6546.n n n Adressez vos communiqués à : Têtes d\u2019affiche La Presse, 7, rue St-Jacques Montréal H2Y 1K9 LA l'RliSSIi, MONTRÉAL, MERCRLDI 24 NOVEMBRE 199V A 7 île de Montréal Verdun passera un autre hiver sans cols bleus ÉRIC TROTTIER Après avoir rejeté un rapport de médiation qui aurait pu régler le conflit qui dure depuis 14 mois, à Verdun, le président du syndicat des cols bleus, Maurice Rolland, a tenté un rapprochement avec le maire Georges Bossé, lundi matin.Mais le maire Bossé a refusé net.'< J'ai refusé de le rencontrer seul à seul, connue il me le demandait, parce que Je n'ai aucune confiance en M.Rolland.Et puis, je sentais qu'il voulait encore négocier alors que la négociation, pour nous, c'est terminé », a déclaré M.Bossé à La Presse hier.Maurice Rolland a expliqué que ses membres avaient rejeté le rapport de médiation vendredi dernier, afin d'obtenir « des clarifications » sur certains points.« Nous sommes d'accord sur l'essentiel du rapport, a-l-il dit.Il ne reste que quelques détails à régler.Le maire devrait venir s'asseoir avec nous.» Mais M.Bossé est catégorique.« À moins d'une intervention de la ministre Diane Lemieux (Travail), nous n'allons plus retourner à la table des négociations.Nous avons fait assez de concessions.La page esi tournée.»> f I ?farf i PHOTO U Presse 0 «Il ne reste que quelques détails à régler.Le maire devrait venir s'asseoir avec nous», a dit le président du syndicat des cols bleus de Verdun, Maurice Rolland (à gauche).«La négociation, pour nous, c'est terminé», a rétorqué le maire Georges Bossé.Le maire Bossé a envoyé une lettre à Mme Lemieux en début de semaine pour lui demander, pour une énième fois depuis le début de la grève, qu'elle impose l'arbitrage entre les deux parties.Mais la loi, au Québec, stipule que les deux parties d'un conflit de travail doivent demander ensemble l'arbitrage pour que la procédure puisse être mise en branle.C'est ce qu'a rappelé, hier soir, l'attachée de presse de la ministre.Marjolaine PerreauIt.« Le conflit à Verdun est un conflit que la ministre observe quotidiennement ; elle est désolée de la situation et souhaiterait pouvoir imposer l'arbitrage, mais elle ne peut le faire sans l'accord de la Ville et du syndicat », a dit Mme Perreault.Selon ce que MM.Rolland et Bossé ont expliqué à La Presse, le rapport de médiation \u2014 le quatrième depuis le début du conflit \u2014 accordait aux 134 cols bleus une sorte de plancher d'emploi pour trois ans, période pendant laquelle Verdun s'engageait à remplacer les cols bleus qui partiraient à la retraite.« Ce n'est pas un plancher d'emploi, a tenu à préciser M.Bossé, puisque, après trois ans, cette clause disparaîtrait.» « Ce n'est pas un gain de notre part ; nous n'avons fait qu'arrêter l'hémorragie >*, a rétorqué M.Rolland, en rappelant que l'ancien plancher d'emploi fixai! à 152 le nombre de cols bleus à Verdun.En outre, le rapport octroyait la semaine de quatre jours et demi de travail aux cols bleus, en échange de quoi ceux-ci cessaient de prendre leur pause-café du matin (ils ne prennent déjà plus leur pause-café d'après-midi, afin d'avoir la semaine de quatre jours et demi durant la période estivale).Mais les cols bleus tiquent sur ce dernier point : ils tiennent à conserver leur pause-café du matin.« Nous avons assez réalisé de gains de productivité ces dernières années pour justifier la semaine de quatre jours et demi », affirme Maurice Rolland.M.Bossé n'est évidemment pas de cet avis.Et c'est ainsi que le conllit à Verdun entre dans son 15^ mois.Quatorze longs mois pendant lesquels les Verdunois ont enduré des rues mal déneigées, mal nettoyées, des lampadaires et des feux ne fonctionnant pas, etc.Et les Verdunois sont mieux de se résigner, s'il laut en croire le message du maire Bossé adressé aux cols bleus, hier.« Nous avons un hiver à préparer ; on se reverra au printemps, ou à l'été prochain.» La police sur la trace des graffiteurs MARCEL LAROCHE Après une laborieuse enquête amorcée il y a près d'un mois, la police de la CUM connaît maintenant l'identité de la douzaine de tanneurs à l'oeuvre dans plusieurs stations du métro de Montréal.« Ce n'est qu'une question de temps avant que les Castro, Damo et Casper, les trois principaux graffiteurs du métro, soient appréhendés pour méfait », a Indiqué hier à La Presse le commandant Mario Gisondi, du centre opération sud du SPCUM.Le policier a précise qu'il s agissait de trois adolescents âgés de 16 et 17 ans, comme la plupart des autres graffiteurs (il n'y aurait qu'un seul adulte) dont les noms sont connus.Malgré une surveillance accrue dans le métro de Montréal, les graffiteurs continuent tout de même à peinturlurer murs et plafonds du réseau de transport en commun.L'arrestation de deux tagueurs surpris récemment à exercer leur art dans le métro n'est que la pointe de l'iceberg, plusieurs vandales étant quotidiennement pris en flagrant délit Fin octobre, les murs de trois stations avaient été couverts de graffitis.PHOTOTHEQUE UPremO par les agents de sécurité de la Société de transport de la communauté urbaine de Montréal.Les deux graffiteurs, un jeune homme de 18 ans et un adolescent de 16 ans, ont été appréhendés à quelques jours d'intervalle, les 11 et 15 novembre, dans deux différentes stations du métro.Stéphane Banfi, porte-parole de la CUM, a indiqué que les deux tagueurs ont été inculpés d'une série de 11 méfaits.Enfin, il est à noter que la STCUM a consacré l'an dernier pas moins de î,5 million pour effacer les graffitis recouvrant murs et plafonds de son réseau souterrain de transport en commun.Le dépouillement se poursuit à LaSalle Le dépouillement judiciaire des votes à la mairie de LaSalle a pris son rythme de croisière au palais de justice de Montréal hier et devrait se poursuivre pendant au moins deux jours encore.Jusqu'ici, les bulletins de trois districts sur douze ont été dépouillés, et les résultats des analystes sont sensiblement les mêmes que ceux effectués par la machine électronique.On a toutefois relevé quelques cas où l'électeur a encerclé le cercle où il fallait apposer sa marque pour voter.L'appareil a annulé ces bulletins, alors que le juge Clermont Vermette les a acceptés, puisque certains scrutateurs, par méconnaissance du système électronique, avaient donné de telles directives à des électeurs.Rappelons que le candidat a la mairie, Robert Cordner, défait par 43 voix par le maire sortant Michel Leduc, à demandé ce nouveau dépouillement.Un premier dépouillement judiciaire effectué pour le distrid si\\.a confirmé l'élection de Richard Lucas au poste de conseiller.L* guignolée I j ScxicU1 J>SjioI-V.ikcuI Or l'un.Aidons-les ! Voici la liste tics endroits OÙ vous ;wi/vc députer tus dons en argent ou en denrées non périssables à l'occasion de la Guignolée de la Société de Saint-Vincent de Paul.Dès maintenant et jusqu'au 31 décembre inclusivement: La Société de Saint-Vinonil île Paul 19Î0, rue Chtimpl.iiu, Montréal DeSh ÎOà 16h30 1er décembre jour de la guignolée : Lt Presse An «Je Saint-Laurent et Saint-Antoine De7hOOàl5hOO Chapiteau de La Guignolée à V\\ \\ Angle Papineau et De Maisonneuve Dc6h00à20 h 00 Dans unis les Superclubs Vidéotron De 10 h 00 à minuit Siège social du Groupe Jean Coutu 551, rue Beri.iult.Longueuil De 11 h 30 à 14 h 00 Posii* C.uiad.i 1500.rue Ottawa De 7 h 00 à 18 h 00 Du 1er au 31 décembre inclusivement: Dans toutes les succursales des pli.inii.Kies Jean Coutu aux heures d'ouverture Moveupick 1.PI.kc Ville-Marie An\\ lieuio d'ouverture i ullègt' liuer-Dei 2120, me Saiiiu l .ilherine Ouest De 7 00 a 19 h 00 m TEE-SHIRT filet superposé 39.Transparence du tec-shirt manches longues sur une carm ODacuc.encolure bateau, un style pure mode à offrir en Noir, bleu acier ou gns.Tp.p.m.g.Rég.55.00* 95 PULL peluche lustrée 49.95 Fncolure bateau, tricot à poil long, un style pure mode a offrir en noir, rouge, rose, blanc dans la boîte-cadeau Simons.Rm.g.Réff 65.00* CUIR NOIR coupe moto 299.95 CARDIGAN fleurs relief 49.95 Un luxueux cadeau exclusif de la collection Icône.Forme ajustée, col montant.Zip pleine longueur, c'est le cuir moto revisité pour la vie urbaine.Noir Rég 375.00* Finlncot angora rebrodé boutons de fleurs en doux contraste sur gns perle, charbon, bleu glacé ou rose tendre.Lncolure V.Rm.g.tg.Rég.85.00* la maison Le certificat caac.i te bon-cadeau «k-< arte blanche ! Ot nos caisses.Zi QUÉBEC PLACE STE-FOY \u2022 GALERIES DE LA CAPITALE \u2022 VIEUX QUÉBEC MONTRÉAL 977 RUE STE-CATHERINE OUEST SHERBROOKE CARREFOUR DE L'ESTRlf 3LP0801A1124 A 8 mercredi 3LP0801A1124 ZALLCALL 67 02:02:17 11/24/99 B A 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 24 NOVEMBRE 1999 Santé Les centres d\u2019hébergement de longue durée réclament 357 millions à Québec 62 médecins reconnus en tant qu\u2019urgentistes JEAN-FRANÇOIS BÉGIN Le Collège des médecins vient de décerner le titre de spécialiste en médecine d\u2019urgence à 62 praticiens québécois, qui négocieront dans les prochains mois leur passage de la Fédération des médecins omnipraticiens à celle des spécialistes.Environ la moitié de ces médecins se sont déjà prévalu de leur nouveau statut, a indiqué à La Presse le président de l\u2019Association des médecins spécialistes en médecine d\u2019urgence, le docteur Marc Afilalo.Les autres attendent la signature d\u2019une entente sur la rémunération avant de faire le saut.« Le mode mixte de rémunération véhiculé par le gouvernement et la Fédération des médecins spécialistes (FMSQ) est quelque chose qui nous arrange beaucoup », note le Dr Afilalo.Convenu en février dernier entre la FMSQ et le ministère de la Santé, ce mode mixte remplace le paiement à l\u2019acte, pour les médecins qui le désirent, par une combinaison d\u2019un forfait quotidien de 600 $ et d\u2019un pourcentage variable du tarif à l\u2019acte.« La médecine à l\u2019acte est incompatible avec le modèle académique qui sera celui des spécialistes en médecine d\u2019urgence », soutient le Dr Afilalo.En plus de voir des malades, les urgentistes, qui travailleront surtout dans les hôpitaux universitaires et dans les centres de traumatologie tertiaires, feront en effet de l\u2019enseignement et de la recherche en médecine d\u2019urgence.Ils participeront aussi à l\u2019organisation des soins pré et post-hospitaliers et assureront un soutien téléphonique aux autres médecins dans les urgences du Québec.Le président de la FMSQ, le docteur Pierre Gauthier, a précisé hier qu\u2019un projet d\u2019accord sera présenté au ministère en décembre ou au début de l\u2019an 2000.En attendant, a-t-il expliqué, les médecins demeurent membres de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec et soumis à la grille tarifaire négociée par celle-ci.Un tiers des médecins reconnus Les 62 médecins reconnus à la mi-octobre par le conseil d\u2019administration du Collège des médecins \u2014 dont 42 étaient déjà titulaires d\u2019un certificat d\u2019urgentiste du Collège royal des médecins et chirurgiens du Canada \u2014 ne représentent qu\u2019un peu moins du tiers des 195 médecins qui avaient formulé une demande de reconnaissance de statut.Cinquante-trois autres médecins ont été déclarés admissibles à l\u2019examen de qualification que tiendra le Collège des médecins au printemps, tandis que les 80 restant devront d\u2019abord compléter une formation en médecine d\u2019urgence.Le Collège juge de toute manière que le Québec n\u2019a besoin que de 80 à 100 spécialistes, une position qu\u2019approuve le Dr Afilalo.Mais en raison du vieillissement du corps médical, dit-il, il va falloir créer de nouveaux programmes de résidence en médecine d\u2019urgence.Actuellement, seule l\u2019Université McGill offre ce type de formation, mais les universités Laval et de Montréal sont intéressées à emboîter le pas.La spécialité en médecine d\u2019urgence n\u2019a été reconnue au Québec qu\u2019en août 1998, alors qu\u2019elle l\u2019était déjà dans la plupart des juridictions d\u2019Amérique du Nord.JEAN-FRANÇOIS BÉGIN L\u2019Association des CLSC et CHSLD du Québec réclame 357 millions à Québec pour mettre un terme d\u2019ici trois ans au sous-financement chronique des centres d\u2019hébergement publics.« C\u2019est une somme importante, mais elle est nécessaire pour que les personnes hébergées, qui présentent souvent plusieurs problématiques, puissent disposer des services de qualité que leur état exige », a soutenu hier en conférence de presse le président de l\u2019Association, Jacques Lemire.Avec une telle injection, a-t-il plaidé, les 137 centres d\u2019hébergement publics de la province, dont le financement a chuté de 1,5 à 1,2 milliard entre 1995 et 1998, pourraient enfin combler à 100 % les besoins de leurs patients en soins infirmiers et d\u2019assistance.On est présentement loin du compte.Selon l\u2019Association, le taux de réponse aux besoins a chuté de 74,4 % en 1991-92 à 68,3 % en 1997-98.Plus de la moitié des centres se situent sous cette moyenne provinciale.Déjà aux prises avec d\u2019importantes lacunes dans leurs services de nutrition et de réadaptation, les centres sont confrontés à des décisions difficiles, reconnaît M.Lemire, comme par exemple celle de ne plus donner qu\u2019un bain par semaine aux patients.« C\u2019est une réalité.Ça dépend des choix des établissements : le choix entre laver le linge des patients, passer plus de temps pour les nourrir ou encore les laver, ou passer plus de temps pour jaser avec eux et développer leur autonomie », dit-il.Avec le développement des services de maintien à domicile, qui permettent de retarder l\u2019admission en centre d\u2019hébergement, les personnes hébergées sont de plus en vieilles \u2014 âge moyen : 85 ans \u2014 et malades.Les résidants des centres d\u2019hébergement, qui avaient besoin de 2,9 heures de soins par jour en 1991-92, en requièrent maintenant 3,5 en moyenne.Or, la capacité de réponse des CHSLD (centres d\u2019hébergement et de soins de longue durée), déjà insuffisante au début de la décennie, a à peine augmenté, passant de 2,2 à 2,3 heures par jour.« L\u2019écart se creuse constamment entre les besoins des personnes âgées hébergées et les ressources pour les combler », affirme M.Lemire, qui juge que « le sort que nous réservons à nos aînés s\u2019accorde plutôt mal avec les choix que nous faisons, comme société, de prolonger sans cesse la vie ».« Ce n\u2019est pas aux gestionnaires et au personnel de modifier le caractère actuel d\u2019universalité, d\u2019équité et d\u2019accessibilité du système de santé », ajoute M.Lemire, reprenant presque point par point le discours de l\u2019Association des hôpitaux, qui réclamait la semaine dernière un débat public sur l\u2019avenir du système de santé.« Si cela devait changer, c\u2019est à la société québécoise, par l\u2019intermédiaire de son gouvernement, qu\u2019en reviendrait la décision.» L\u2019Association a justement rencontré la ministre de la Santé, Pauline Marois, pour lui présenter ses demandes.« Nous en sommes sortis relativement inquiets », a indiqué M.Lemire.« Nous n\u2019avons pas eu l\u2019impression que les personnes âgées faisaient partie de ses priorités pour cette année.» Faux, rétorque la porte-parole de la ministre, Nicole Bastien.« Elle leur a dit, comme elle l\u2019avait dit au congrès de l\u2019Association, en mai, que c\u2019est une priorité et qu\u2019il faut faire un rattrapage, a-t-elle déclaré.Mais il va falloir faire avec les ressources additionnelles qui vont se dégager.» 2796434 2807852 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 24 NOVEMBRE 1999 A 9 tfruny veut le plu rapide \\ Bruny Surin veut être le plus rapide, sur piste comme sur Internet.C'est pourquoi il surfe avec le câble Vidéotron.Rvec sa connexion permanente, l'accès à la toile est instantané en tout temps.La ligne téléphonique est libérée, donc plus besoin d'une deuxième ligne pour recevoir vos appels.Tout ça pour seulement 29,95$ par mois.Rlors, pourquoi se contenter d'un accès téléphonique ordinaire et moins rapide?Bruny et Vidéotron.Même combat, même podium! 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Mais qu\u2019elle nous dise maintenant quoi faire pour éviter des poursuites.» La vente du terrain de 7000 pieds carrés, qui est en fait une petite partie du terrain de la maison Leber-LeMoyne qui héberge le Musée historique de Lachine, n\u2019est pas conclue devant notaire, a précisé M.Lemire, mais une offre d\u2019achat a été acceptée par la Ville, ce qui a poussé Belcourt Construction à acquérir deux autres propriétés voisines.Les conseillers et le maire de Lachine, William McCullock, ont reçu en fin de journée lundi une lettre de la ministre de la Culture, Agnès Maltais, annonçant l\u2019intention de cette dernière de classer le terrain comme un bien culturel, ce qui empêcherait toute construction nouvelle.Dans son avis d\u2019intention, la ministre déclare que le classement du terrain permettrait de compléter les recherches pour démontrer que le site présente un intérêt patrimonial, « en raison de sa profondeur historique et de la rareté des témoignages datant du XVIIe siècle ».Elle rappelle que le terrain a été lié, au fil du temps, à Cavelier de LaSalle, Jacques Leber, Charles LeMoyne, Marguerite Chorel et Guillaume de Lorimier.« Sans oublier le massacre de Lachine ou le commerce lié à l\u2019ouverture du canal de Lachine, autant d\u2019éléments qui constituent la mémoire d\u2019une collectivité », précise Mme Maltais.Les intéressés ont maintenant un délai de 30 jours pour faire valoir leurs arguments en faveur ou contre le projet de classement, après quoi la ministre dispose d\u2019un an pour inscrire le terrain, qui a fait l\u2019objet de fouilles archéologiques, cet été, au Registre des biens culturels.La Ville de Lachine fera sans doute deux rapports : un signé par le maire et un autre par les conseillers.« Nous allons certainement faire valoir à Mme Maltais que le terrain est à 1500 pieds de la maison Leber-Le- Moyne, très loin des fouilles archéologiques et que le projet de construction nous permettrait de remplacer une cour à scrap, située tout près du musée, par un espace vert », a dit M.Lemire.Le maire McCullock vient donc de remporter une autre bataille contre ses conseillers.C\u2019est la deuxième en quelques mois, puisqu\u2019il avait réussi, l\u2019été dernier, à les faire reculer dans un projet d\u2019expropriation de commerçants qui visait à permettre au même promoteur, Belcourt, de construire une autre série de condos.C\u2019est par ailleurs aujourd\u2019hui que son procès pour fraude électorale devrait prendre fin avec les plaidoiries des avocats.2807599 Agnès Maltais, ministre de la Culture 2807794 99-11-23 99-11-23 2 4 5 15 16 770 5963 19 20 21 27 28 31 45 49 51 52 55 60 65 68 69 99-11-23 270762 2806623 Lun.à Mer.Jeu., Ven.Sam.9:00-17:00; Dim.12:00-17:00 10:00-18:00 10:00-21:00 2807640 2805043 Découpez les instruments dont la patrouille de l'espace a vraiment besoin pour passer à Tan 2000.| Service cellulaire I prépayé Solo^04ç$^ m & Offrez en cadeau le téléphone du futur.Solo m f vous permet de parler à votre 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remonter un peu au cours des prochains mois, alors que la Commission mixte internationale tente de constituer un surplus pour aider le port de Montréal.« Nous cherchons à accumuler une réserve qui pourrait servir au port de Montréal », a indiqué hier Stephen Lord, de la CMI.Le port de Montréal, au coeur du commerce par conteneurs pour l\u2019est du Canada, a souffert cette année de bas niveaux records des eaux du fleuve Saint-Laurent.Un déficit de pluie et de neige a entraîné une baisse sensible du niveau de l\u2019eau des cinq Grands Lacs, de sorte que le débit du Saint-Laurent a diminué et que le niveau a baissé à Montréal.En octobre, la CMI avait accepté de tenter de maintenir un niveau minimum pour Montréal et la décision prise au sujet du lac Ontario va en ce sens, a ajouté M.Lord.Une hausse du niveau devrait soulager également les riverains de la région de Kingston, qui ont vu leurs puits se tarir.2798640 PHOTO ROBERT NADON, La Presse Ces chiens ont été trouvés dans un état lamentable, extrêmement maigres, par les inspecteurs de la SPCA.La cruauté envers les animaux pas punie suffisamment, dit la SPCA NATHALIE NOLIN La SPCA dénonce la faiblesse du système judiciaire québécois lorsque vient le temps de punir les personnes coupables de cruauté envers les animaux.Dix-huit chiens de traîneaux ont été retrouvés par la SPCA attachés dans un bois loin de la maison du propriétaire, à peine nourris ou abreuvés, couverts de plaies ouvertes, envahis par des parasites et ayant les ongles si longs qu\u2019ils ne pouvaient plus se tenir sur leurs pattes sans se blesser.Le propriétaire a été accusé de cruauté envers des animaux, mais a été acquitté par le juge Denis Robert, au palais de justice de Saint-Hyacinthe.Le juge Robert a estimé qu\u2019étant donné la fonction de ces chiens, ils avaient reçu des soins suffisants et nécessaires.« Comment un juge peut-il accepter que quelqu\u2019un qui possède des chiens et qui en fait même son gagne-pain puisse les traiter ainsi », s\u2019indigne Pierre Barnoti, directeur général de la SPCA.Il déplore que les inspecteurs de la SPCA, qui ont trouvé les animaux, n\u2019aient pas été appelés à témoigner en cour.De plus, les animaux seront remis au propriétaire après avoir été soignés par la SPCA depuis le 3 septembre.Le directeur de l\u2019organisme soutient que le système judiciaire du Québec ne sévit pas suffisamment contre les personnes violentes envers les animaux alors que la ministre fédérale de la Justice s\u2019apprête à modifier la loi afin de punir plus sévèrement les condamnés.« Au Canada et aux États-Unis, les tribunaux sont beaucoup plus sévères qu\u2019au Québec », affirme-t-il.Il donne comme autre exemple le cas d\u2019un individu qui a défoncé la cage thoracique de son chien à coups de pied.Bien que l\u2019accusé ait signé une confession et qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019une deuxième plainte à son égard, le juge lui a tout simplement suggéré de renoncer à reprendre son chien, soigné encore une fois par la SPCA, mais ne lui a imposé aucune amende.D\u2019après la nouvelle loi fédérale, un récidiviste pourra se faire enlever le droit à vie de posséder des animaux.2806530 2807582 3LP2001A1124 a20 mercredi 24 novembr 3LP2001A1124 ZALLCALL 67 02:06:05 11/24/99 B A 20 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 24 NOVEMBRE 1999 EgyptAir : la coopération égyptoaméricaine va bon train 2800146 Agence France-Presse LE CAIRE Les responsables égyptiens et des experts américains ont assuré hier que la coopération égypto-américaine allait bon train dans l\u2019enquête sur le Boeing d\u2019EgyptAir, après la colère suscitée en Egypte par les fuites aux États-Unis sur les causes de la catastrophe.L\u2019équipe américaine des experts de l\u2019aviation civile et du FBI qui enquête au Caire sur cette catastrophe se réjouit « de la très bonne » coopération des autorités égyptiennes, a déclaré à l\u2019AFP le porte-parole de l\u2019ambassade des États-Unis David Ballard.Le chef de l\u2019équipe a affirmé que les autorités égyptiennes « coopèrent pleinement », a-t-il ajouté.L\u2019équipe dirigée par le Bureau national de la sécurité des transports (NTSB) est arrivée vendredi au Caire pour étudier les dossiers personnels et d\u2019entraînement des membres d\u2019équipage de l\u2019avion qui s\u2019est abîmé le 31 octobre avec 217 personnes à bord.Les responsables égyptiens se sont également félicités de la coopération avec les États-Unis, et ont appelé la population au calme pour pouvoir parvenir à la vérité, affirmait hier la presse gouvernementale égyptienne.« Si nous traitons cette affaire avec émotion et sans avoir recours aux méthodes scientifiques (de l\u2019enquête), nous sommes perdants », a déclaré le ministre égyptien des Transports, Ibrahim al- Doumeiri, cité par le quotidien al- Akhbar.« Nous ne sommes pas inquiets », a-t-il dit, face à la colère exprimée lundi par les députés égyptiens, suite aux fuites apparues dans la presse américaine sur l\u2019hypothèse du suicide du co-pilote égyptien de l\u2019avion, Gamil al-Battouti.La presse américaine avait affirmé que les enquêteurs penchaient pour l\u2019hypothèse du suicide de Gamil el-Battouti, en se basant sur des prières qu\u2019il aurait prononcées dans le cockpit au moment de la catastrophe.« Les faits sont enregistrés (dans les boîtes noires) et les bandes ont été décryptées en présence d\u2019experts égyptiens, et il n\u2019y a pas de divergence sur leur contenu », a-til ajouté.« Nous suivons pas à pas le déroulement de l\u2019enquête avec les enquêteurs américains, mais il faut du temps » pour parvenir à des résultats concluants, a affirmé le ministre.Selon al-Akhbar, « certains députés ont accusé les États-Unis et Israël d\u2019avoir commandité ces faits tragiques, car il y avait un grand nombre de militaires égyptiens à bord de l\u2019avion ».Trente-trois militaires, en majorité des officiers de l\u2019armée de l\u2019air égyptienne, figurent parmi les victimes du Boeing d\u2019EgyptAir qui s\u2019est abîmé dans l\u2019Atlantique.Le président de l\u2019Association des pilotes égyptiens, le capitaine Walid Mourad, qui avait vivement contesté l\u2019hypothèse du suicide la semaine dernière, s\u2019est déclaré hier rassuré.« Nous faisons confiance aux enquêteurs égyptiens » qui se trouvent aux États-Unis, a-t-il dit à l\u2019AFP ajoutant qu\u2019il faut désormais attendre les résultats de l\u2019enquête.Une délégation égyptienne comprenant notamment un psychiatre et un expert pour l\u2019identification des voix a quitté à l\u2019aube Le Caire pour les États-Unis.La fille du co-pilote du vol 990 attend encore son père Agence France-Presse LE CAIRE La fille du co-pilote du vol 990 d\u2019EgyptAir guette chaque jour le retour de son père qui, chaque fois qu\u2019il le pouvait, venait la chercher à sa sortie d\u2019école.« Ne pleure pas maman, papa va sûrement revenir demain », répète quotidiennement Aya, 10 ans, fille de Gamil El-Battouti, en voyant sa mère effondrée par les fuites publiées par les médias américains sur un présumé suicide du co-pilote entraînant avec lui ses collègues et ses passagers, rapporte le magazine gouvernemental Akher Saa.2806993 3LP2101A1124 a21-mercredi 3LP2101A1124 ZALLCALL 67 02:03:14 11/24/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 24 NOVEMBRE 1999 A 21 Une sentence «hors de l\u2019ordinaire» MARCEL LAROCHE Condamné à 18 mois de prison avec sursis pour un délit de fuite mortel impliquant l\u2019alcool au volant, un automobiliste de Saint-Hyacinthe, en Montérégie, s\u2019était vu imposer une peine additionnelle originale, soit de concevoir un vidéoconférence pour dénoncer les conséquences tragiques et les coûts astronomiques engendrés par ce fléau social.En plus de produire cette vidéocassette intitulée L\u2019alcool au volant, c\u2019est criminel, Éric Chicoine devra aussi en faire la promotion auprès des élèves du secondaire et du cégep de Saint-Hyacinthe.La vidéocassette, conçue en collaboration avec la firme Cogéco, devra également être présenté à l\u2019ensemble de la population maskoutaine par l\u2019intermédiaire de la chaîne locale de télévision communautaire.En agissant ainsi, le prévenu se rend à une ordonnance du juge Yves Morier, de la Cour du Québec, à Saint-Hyacinthe, qui l\u2019a condamné en mars dernier à une peine de 18 mois de prison à être purgés en société, assortie de 240 heures de services communautaires.Chicoine avait plaidé coupable, le 9 février 1998, à une accusation de conduite en état d\u2019ébriété ayant causé la mort de Bernard Lavigne.C\u2019est au cours de cette période de sursis que le tribunal a ordonné à l\u2019accusé de concevoir ce vidéoconférence, une sorte de contribution pour combattre ce fléau.Après avoir travaillé huit mois à ce projet, une première dans les annales judiciaires du Québec, Éric Chicoine a finalement apporté le fruit de son pensum, hier, au palais de justice de Saint-Hyacinthe.Dans ce document dont il est le principal acteur, le jeune automobiliste de 27 ans fait le récit du funeste accident survenu vers 1h30 le 21 février 1997.Ayant une fausse perception de sa capacité de conduire alors qu\u2019il est intoxiqué par l\u2019alcool (il avait un taux d\u2019alcoolémie de 149 mg par 100 ml de sang), Chicoine a tout de même pris le volant de sa Honda 1991.Quelques instants plus tard, alors qu\u2019il circulait en direction ouest sur la route 116, il n\u2019a pas vu Bernard Lavigne, un piéton qui faisait de l\u2019auto-stop.Fauché par le véhicule qui n\u2019a jamais freiné, l\u2019homme de 33 ans, de Mont-Saint- Hilaire, a succombé à ses blessures à son arrivée à l\u2019hôpital.Selon un témoin de l\u2019accident, le conducteur de la Honda a fait demi- tour et s\u2019est immobilisé près du piéton gisant sur la chaussée.Sa passagère (en l\u2019occurrence sa conjointe) est descendue du véhicule, s\u2019est approchée de la victime pour ensuite retourner dans la voiture qui a démarré avant l\u2019arrivée de la police.Dans ce document audiovisuel de dix minutes, Chicoine, qui était représenté hier par son avocat Claude Dauphin, répète que ce drame l\u2019a marqué pour la vie, qu\u2019il revit constamment la scène de l\u2019accident et qu\u2019il est sincèrement désolé.Jamais il ne fait mention du drame vécu par les parents de Bernard Lavigne, la victime, qui ne se sont jamais manifestés pour réclamer son emprisonnement.« Ces gens s\u2019en sont remis à la justice pour la mort de leur fils et je leur rends hommage aujourd\u2019hui », de conclure Me Michel Breton, procureur de la Couronne, qui a qualifié PHOTO ARMAND TROTTIER, La Presse © En l\u2019absence du principal intéressé, Éric Chicoine, qui s\u2019est dit hier incapable d\u2019assister au lancement de sa vidéo, Me Michel Breton, de la Couronne, à gauche, Jacques Bilodeau, directeur régional de Cogéco, au centre, ainsi que l\u2019avocat du prévenu, Me Claude Dauphin, ont visionné le document audiovisuel dénonçant l\u2019alcool au volant.2807262 Un millier de demandes de permis d\u2019armes à feu refusées Presse Canadienne OTTAWA Le nouveau système canadien d\u2019enregistrement des armes à feu a refusé ou révoqué des permis d\u2019armes à un millier de personnes l\u2019an dernier, a révélé hier le Centre canadien des armes à feu.Les plus récentes données indiquent que depuis le mois de décembre dernier, 548 demandes de permis de possession d\u2019armes ont été rejetées pour des motifs de sécurité publique.Les cas impliquant un individu dont la demande est rejetée, et qui possède déjà des armes, sont transmis aux autorités locales, et ces armes sont saisies.De plus, 541 permis additionnels ont été retirés parce que leurs titulaires ne remplissaient plus les critères d\u2019admissibilité prévus.C\u2019est sept fois plus que le total des cinq dernières années, note le centre.Au cours de la dernière année, le système a également contribué à bloquer 181 ventes d\u2019armes à feu après vérification du dossier des acheteurs potentiels.Le système, qui suscite une certaine opposition depuis sa création, exige de tous les propriétaires d\u2019armes à feu qu\u2019ils se procurent un permis d\u2019ici l\u2019an 2001, et qu\u2019ils enregistrent chaque arme en leur possession avant 2003.Les adversaires du système avancent que celui-ci est complexe, onéreux et qu\u2019il n\u2019améliore en rien la sécurité publique.Le centre rétorque que les plus récentes données démentent ces arguments.« Nous sommes sept fois plus efficaces à révoquer des permis à des gens qui ne devraient pas posséder d\u2019armes à feu, fait valoir Jean Valin, du centre.C\u2019est sans précédent.» On ne peut retirer un permis d\u2019arme à feu que pour des raisons de sécurité publique, précise M.Valin.Il n\u2019existe aucun autre motif légal de refus du permis de possession d\u2019arme.Ces raisons peuvent inclure un passé violent, l\u2019instabilité mentale ou le fait qu\u2019une personne ait déjà été condamnée pour un crime ou qu\u2019elle soit sous le coup d\u2019une interdiction de possession d\u2019arme à feu.2807605 r «A 22 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 24 NOVEMBRE 1999 * \u2022 ANDRÉE RUFFO À La Presse # s Les enfants ont besoin d'adultes capables de se lever debout et de les défendre » MARIE-CLAUDE MALBOEUF A près avoir s'être fait discrète quelque temps, la juge Andrée Ruffo profite des dix ans de la Convention relative aux droits des enfants pour faire un « bilan sérieux » de ce qui se fait \u2014 et surtout de ce qui reste à faire \u2014 pour protéger les jeunes à travers le monde.Critiquée au Québec pour ses sorties virulentes, celle qui siège toujours en Chambre de la jeunesse s'est tournée vers l'extérieur et a fondé le Bureau des droits de l'enfant (BIDE), un groupe de pression international, pour faire avancer les droits des petits.« À cause de moi, on avait décidé de rester discret ici.Mais on reçoit une excellente presse ailleurs et le moment est venu de plonger », a-t-elle expliqué dans une entrevue accordée à La Presse, à quelques heures d'une conférence internationale organisée par le BIDE et l'Université McGill.« On est profondément inquiet du sort de nos enfants.Les citoyens s'en préoccupent, les enseignants s'en préoccupent.Mais je ne vois pas de volonté politique de nous donner les moyens d'intervenir en éducation, en toxicomanie, en soins dans les écoles.» Ailleurs, les choses sont souvent pires encore, dit-elle.La Convention a été ratifiée dans 191 des 193 pays de globe, mais ses beaux principes restent souvent lettre morte.« Le Bureau existe pour réunir les forces des organismes soucieux des droits des entants (ils sont 500) et motiver les politiciens à agir.Les enfants n'ont pas besoin d'adultes qui pleurent sur leur sort, mais d'adultes qui sont capables de se lever debout et de les défendre.» Quant aux autres juges, après avoir sourcillé devant les prises de position de leur controversée collègue, ils sont, selon elle, de plus en plus nombreux à se ranger de son côté.Cet été, par exemple, la Cour suprême du Canada empêchait le renvoi d'une immigrante parce que l'expulsion aurait mis son enfant en danger/ « Ce que le jugement dit, c'est que TOUTES les décisions des fonctionnaires doivent tenir compte de l'intérêt de l'enfant, se réjouit la juge.Pas seulement au moment d'un divorce ou à la protection de la jeunesse.Tout le temps.» De son côté, le BIDE se penche depuis 1996 sur l'exploitation sexuelle des enfants \u2014 qui seraient plus de trois millions à être tenus prisonniers de réseaux de prostitution \u2014 et a dévoilé hier une série de recommandations faites à l'ONU.À partir de maintenant, et jusqu'en 2001, il s'intéressera plutôt aux enfants victimes de conflits armés (deux millions d'entre eux sont morts et cinq millions ont été blessés en dix ans).Sans oublier le problème fondamental de la pauvreté.« Il faut sortir les enfants des bordels, mais pour en faire quoi ?interroge la juge Ruffo.Ce sont leurs familles qui les vendent pour pouvoir nourrir leurs autres enfants ! Ce qu'il faut se demander, c'est pourquoi certains pays en affament d'autres?Comment il se fait qu'on ait plein de terres libres et que d'autres vivent à 15 dans ur .appartement ?« Moi, si je veux que mes enfants mangent, pourquoi je ne reconnais pas ce droit à ceux des autres ?» 24 milliards et c'en est fait de la pauvreté des enfants GILLES TOUPIN du bureau de La Presse, OTTAWA Il en coûterait quelque 24 milliards de dollars sur cinq ans au gouvernement fédéral pour éliminer le fléau de la pauvreté des enfants au Canada, estime la députée Chris-tiane Gagnon, porte-parole du Bloc québécois en matière de pauvreté.En rendant public hier un document de travail intitulé Regards sur la pauvreté la députée de Québec rappelait qu'il y a aujourd'hui 1,4 millions d'enfants pauvres au Canada, soit 400 000 de plus qu'il y a dix ans.Avec des surplus budgétaires estimés à 95,5 milliards pour les cinq prochaines années, le Canada a donc les moyens d'éradi- quer la pauvreté infantile.Cet après-midi aux Communes, tous les députés seront appelés à voter une motion de blâme présentée par le Bloc québécois qui reproche au gouvernement Chrétien de ne pas avoir réalisé les promesses de la fameuse résolution Broadbent \u2014 entérinée le 24 novembre 1989 par l'ensemble des élus\u2014 qui engageait le gouvernement à éliminer la pauvreté des enfants avant l'an 2000.En conférence de presse hier matin, Alexa McDonough, le chef du NPD, condamnait ce qu'elle a qualifié d'« héritage de Jean Chrétien ».« Ce qui aurait pu être une journée de célébration, a-t-elle lancé, sera une journée de honte.» Ed Broadbent, l'ancien chef du NPD, était de passage à Ottawa hier pour une vigile de solidarité avec les pauvres du pays.À l'époque où il a rédigé sa résolution, affirmait-il, il croyait que c'était faisable.« Le vrai problème, a estimé Ed Broadbent, c'est celui de la volonté politique.Aujourd'hui, les enfants ne votent pas alors que les personnes âgées votent.Dans ce sens, il était plus facile pour le gouvernement de laisser tomber le projet lié aux enfants pauvres.» En présentant un bilan négatif des actions du gouvernement fédéral à l'égard de la pauvreté, Chris-tiane Gagnon a tenu à offrir un éventail de solutions dont elle a chiffré les coûts.Le document du Bloc, affirme-t-elle, favorise une approche globale.Les réductions du transfert social canadien pour les programmes sociaux aux provinces ont, dit-elle, été l'un des facteurs qui ont contribué à l'augmentation de la pauvreté infantile.La réforme de l'assurance-chômage, selon le document, fut un désastre.Le régime ne couvre plus désormais que quatre chômeurs sur dix.Les femmes sont notamment les plus atteintes par ces changements alors que la caisse affichera, à la lin de l'année, un surplus cumulé de 26 milliards.Le Bloc pro- pose d'augmenter la durée des prestations pour colmater le « trou du printemps », d'en modifier le calcul, d'abolir la règle d'intensité, d'assouplir les règles d'admissibilité et de porter le taux de prestation à un minimum de 70 % au lieu du 55 % actuel pour les congés parentaux et de créer un compte distinct pour la caisse.De plus, sans des réductions d'impôt des ménages et sans l'indexation des tables, la pauvreté ne sera pas vaincue.La députée de Québec souhaite également qu'Ottawa rembourse au Québec les sommes économisées grâce aux garderies à 5 $ et qu'il limite le remboursement de la dette nationale à 3 milliards par année.¦ i - La plateforme de correspondance de.Paris- Charles-de-Gaulle Il semblerait quo tous les coins du monde se soif;n '^oud.uiw'nH'nt rapproches \u2022 ^2 Faire du ciel le plus bel endroit de la terre "]
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