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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1999-11-10, Collections de BAnQ.

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[" 3LP0199A1110 A1 MERCREDI 3LP0199A1110 ZALLCALL 67 09:52:26 11/10/99 B 1 3 4 6 http://lapresse.infinit.net Montréal, mercredi 10 novembre 1999 60 ¢ TAXES EN SUS ÎLES - DE - LA - MADELEINE 1 $ FLORIDE 1,75 $ U.S.116e année No 22 88 pages, 6 cahiers 400 000 plants de mari détruits La chasse au pot est devenue une priorité à la SQ Berlin fête les dix ans sans mur VINCENT MARISSAL du bureau de La Presse, OTTAWA D\u2019une production artisanale longtemps associée aux nostalgiques du flower power, la culture de la marijuana au Québec est aujourd\u2019hui devenue la priorité de la SQ, qui a détruit 400 000 plants en 1999.Le pot québécois, baptisé Quebec Gold sur le marché, pousse mieux que ses ancêtres, il est plus résistant au climat d\u2019ici, plus fort que jamais, plus recherché, et donc, plus cher.Une équation alléchante pour le crime organisé, qui s\u2019est lancé dans cette culture avec un enthousiasme juvénile depuis quelques années, prenant d\u2019assaut les champs de maïs et les forêts.Prise de vitesse par la croissance extraordinaire de la culture de cannabis, la Sûreté du Québec a affecté à l\u2019opération « Cisaille » de dix à onze escouades de lutte contre le crime organisé, soit entre 150 et 200 policiers, à travers le Québec au cours des six derniers mois.« C\u2019est notre priorité, indique le caporal Richard Bourdon, porte-parole pour l\u2019opération Cisaille.C\u2019est le gros phénomène en ce moment, on a passé l\u2019été à arracher des plants de pot.» L\u2019opération Cisaille, qui arrive à la fin de sa première année d\u2019existence, doit se poursuivre encore deux ans.Débordée, la SQ songe même à former un agent de relations publiques affecté exclusivement au dossier.Au cours des quatre dernières années, les policiers de la SQ et ceux de la GRC, qui ont poétiquement nommé leur opération « Calamité », ont cueilli et détruit près de 1,5 million de plants.Voir 400 000 PLANTS en A2 PHOTO REUTERS Bravant la pluie, quelque 30 000 spectateurs seulement se sont rassemblés hier soir près de la porte de Brandebourg, illuminée par un feu d\u2019artifice au terme des cérémonies marquant le 10e anniversaire de la chute du mur de Berlin.Mais le peuple n\u2019était pas au rendez-vous d\u2019après AP et AFP BERLIN Les Allemands ont marqué hier le 10e anniversaire de la nuit qui a changé le monde: celle de la « chute » du mur de Berlin le 9 novembre 1989.« Nous sommes le peuple », clamaient le 9 décembre 1989, les Allemands de l\u2019Est tout à leur joie d\u2019avoir abattu le mur.Mais dix ans ans plus tard, le peuple n\u2019était pas au rendez-vous des festivités de la porte de Brandebourg.Bravant la pluie, quelque 30 000 personnes ont afflué sur la Pariser Platz, devant le célèbre symbole de Berlin divisée, et son quadrige, rutilant sous les projecteurs.Les organisateurs en attendaient 100 000.Ils étaient plusieurs millions, dix ans plus tôt.On espérait revivre un peu de la liesse de la chute du mur.Et ce d\u2019autant plus que la journée avait regorgé d\u2019interviews télévisées et de discours officiels, compassés, convenus et autosatisfaits, du trio des trois ex: l\u2019Allemand Helmut Kohl, le Russe Mikhaïl Gorbatchev et l\u2019Américain George Bush.Mais la fête populaire a fait long feu.Une mauvaise surprise attendait Berlinois et touristes.Devant la porte de Brandebourg, la grande perspective ouvrant sur la plus prestigieuse artère de Berlin-Est, l\u2019avenue Unter den Linden, était totalement obstruée par un gigantesque studio provisoire, planté là par la première chaîne de télévision publique ARD.Les chanceux, ou les téléspectateurs pour lesquels tout semblait avoir été pensé, ont eu droit à une « réédition » musicale.Il y a 10 ans, le violoncelliste russe Mstislav Rostropovitch, accouru de Paris pour vivre la grande révolution pacifique des Allemands de l\u2019Est, interprétait spontanément une suite de Bach devant le mur sur fond de coups de burin rageurs.C\u2019est aussi l\u2019époque où Winds of Change, tube des Scorpions, dinosaures du rock allemand, devenait l\u2019hymne officieux de la réunification allemande.Tous ces acteurs musicaux de la chute du mur étaient au rendez-vous sur la Pariser Platz.Les Scorpions ont repris leur tube inoxydable accompagnés par « Rostro » et 166 jeunes violoncellistes venus du monde entier.L\u2019un des rares moments de chaleur de la soirée avec un feu d\u2019artifice tiré au-dessus de la porte de Brandebourg.Voir MAIS LE PEUPLE en A2 Robert De Niro viendrait bientôt tourner à Montréal Le maire réélu de LaSalle Raid chez dénonce le parti de Bourque les prêteurs Les prêteurs sur gages de Montréal ont reçu hier la visite-surprise d\u2019une centaine de policiers qui leur ont réclamé leurs permis d\u2019exploitation, les fiches de leurs clients ainsi que les contrats de crédit qu\u2019ils font signer.Passés de 50 à plus de 350 en moins de cinq ans, les prêteurs pratiquent des taux usuraires, parfois jusqu\u2019à 300 %.Nos informations en page A3 ÉRIC TROTTIER Ayant été reporté au pouvoir par seulement 41 voix, dimanche, le maire de LaSalle, Michel Leduc, accuse Vision Montréal, le parti du maire de Montréal, Pierre Bourque, d\u2019avoir mis son organisation électorale au service de son adversaire, Robert Cordner, dans l\u2019espoir de placer à l\u2019hôtel de ville de LaSalle un maire favorable au projet « une île, une ville ».« Nous avons des soupçons qui s\u2019étendent sur une période de six semaines, a déclaré hier le maire Leduc à La Presse.Au départ, je ne leur ai accordé aucune importance, parce que je ne suis pas du genre à croire aux organisations machiavéliques, mais en date de jeudi dernier, j\u2019ai acquis la certitude que Vision Montréal, à l\u2019aide de spécialistes en communication et de spécialistes en élections, ont été omniprésents à LaSalle pour supporter la campagne de Bob Cordner.» Le maire Leduc base ses allégations sur « une multitude de faits troublants ».Voir LE MAIRE en A2 RÉJEAN BOURDEAU Après John Travolta et Eddie Murphy, l\u2019acteur américain Robert De Niro pourrait être la prochaine star à tourner un film à Montréal, a appris La Presse hier.La production, intitulée provisoirement The Score, dispose d\u2019un budget de plus de 30 millions CAN.Pendant trois jours, la semaine dernière, des producteurs de Los Angeles ont analysé les lieux de tournage, a confirmé hier André Lafond, commissaire au Bureau du cinéma et de la télévision, pour la Ville de Montréal.« Quand ils sont arrivés, ils étaient intéressés, a-t-il dit.Quand ils sont repartis, vendredi soir, ils étaient très intéressés.» M.Lafond rappelle toutefois que la partie n\u2019est pas gagnée pour autant, puisque la décision finale n\u2019est pas prise et que la concurrence est forte.« Disons que le projet est en gestation », a-t-il précisé.Voir ROBERT DE NIRO en A2 52 JOURS AVANT L\u2019AN 2000 INDEX Petites annonces - index D17 - immobilier D17 et D18 - marchandises D18 et D19 - emplois D19 à D21 - automobile D22 et D23 - affaires D2 Arts et spectacles E1 à E5 - horaire spectacles E4 - horaire télévision E2 Bandes dessinées D18 Bridge A21 Cyberpresse C7 Décès E6 et E7 Économie D1 à D16 Êtes-vous observateur?D17 Feuilleton D23 Horoscope D20 Lanaudière A17 Loteries A2 et A10 Monde C6 et C8 Mots croisés D21 et S10 Mot mystère D23 Opinions B3 Politique B1, B4 à B7 Rive-Sud A11 Tabloïd Sports - Michel Blanchard S5 ÉDITORIAL Berlin, dix ans après - Alain Dubuc page B2 MÉTÉO Averses Max.7, min.-4 cahier Sports page 16 3LP0201A1110 A2 MERCREDI 3LP0201A1110 ZALLCALL 67 00:39:57 11/10/99 B A 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 10 NOVEMBRE 1999 Suites de la une Robert De Niro viendrait bientôt tourner àMontréal .Mais le peuple n\u2019était pas au rendez-vous MAIS LE PEUPLE / Suite de la page A1 Vue du ciel, Berlin s\u2019est zébrée au même instant d\u2019une ligne de partage formée par une multitude de feux de bengale, tout au long des 43 km du tracé du mur.Beaucoup étaient venus sur la place vivre ou revivre un peu de l\u2019émotion du 9 novembre 1989.Hal Sturm, un chauffeur d\u2019autobus de 44 ans, Berlinois de l\u2019Ouest, n\u2019en revient toujours pas de ce « cadeau unique » de la chute du mur.Pour lui, «l a liberté et la paix l\u2019emportent sur les conséquences économiques et matérielles de la réunification ».Un enthousiasme que ne partagent sans doute pas les électeurs du PDS, successeur du Parti communiste ( SED ) au pouvoir en RDA, qui a ravi 40 % des voix à Berlin-Est le 10 octobre.Hasard du calendrier, les chiffres du chômage publiés hier ont souligné le décalage persistant entre l\u2019Ouest, où il recule pour s\u2019établir à 8,2 %, et l\u2019Est, où il est en hausse à près de 17 %.Les députés de l\u2019opposition chrétienne-démocrate en ont profité pour mettre en doute la volonté du gouvernement d\u2019améliorer le niveau de vie des habitants des cinq Laender ( régions ) de l\u2019Est.Une pointe d\u2019amertume, celle des citoyens de l\u2019Est qui rêvaient d\u2019un paradis lorsqu\u2019ils ont fait s\u2019écrouler le régime communiste de RDA en 1989, est aussi venue tempérer les célébrations de la chute du mur et la fin de la guerre froide Est-Ouest.« Il y a des Allemands qui, ces jours-ci, n\u2019ont pas le coeur à la fête.Parmi eux, certains étaient en première ligne à l\u2019époque.Ils ont mal parce qu\u2019ils n\u2019ont pas vu se concrétiser le fol espoir de 1989 », a lancé devant le Parlement un ancien animateur du mouvement des citoyens de la RDA, Joachim Gauck.« Après la réunification, nous sommes redevenus des apprentis.Beaucoup se sont sentis étrangers dans leur propre pays.Ils avaient rêvé de paradis, ils se sont réveillés en Rhénanie du Nord-Westphalie », l\u2019État le plus industrialisé d\u2019Allemagne, a-t-il poursuivi, soulevant des rires désabusés.Joachim Gauck, chargé de mission gouvernemental aux archives de la police secrète est-allemande ( Stasi ), avait d\u2019ailleurs été choisi à la dernière minute pour représenter le mouvement civil de l\u2019ex-RDA, jusqu\u2019alors oublié des festivités officielles.La journée d\u2019hier coïncidait aussi avec le 61e anniversaire de la Nuit de cristal, qui en 1938 avait vu les nazis dévaster plus de 250 synagogues dans le pays.« Aujourd\u2019hui nous sommes dans le deuil et le respect pour les victimes de la politique d\u2019extermination nazie », a déclaré le chancelier Gerhard Schroeder dans son discours au Bundestag.ROBERT DE NIRO / Suite de la page A1 Bon point pour la métropole, une partie de l\u2019action se passe.ici.« Le scénario s\u2019ouvre sur une scène au Café des artistes ( lieu fictif ) de Montréal », note M.Lafond, qui espère bien tirer avantage de la situation.La décision des producteurs se prendra rapidement car les activités de pré-production doivent démarrer à la fin du mois.Le tournage, d\u2019environ deux mois, est prévu au début de l\u2019année.Selon M.Lafond, le budget total se situe « entre 30 et 40 millions, ce qui signifie des retombées économiques d\u2019au moins 15 millions pour les membres de l\u2019industrie montréalaise du film ( techniciens, menuisiers, etc.) ».D\u2019autre part, le commissaire rappelle que le projet de Sylvester Stallone de tourner un long métrage sur la Formule 1 est toujours en suspens.L\u2019acteur avait choisi Montréal pour profiter de la proximité entre les studios de cinéma et la seule piste de F1 en Amérique du Nord, le circuit Gilles-Villeneuve, dans l\u2019île Notre-Dame.Le budget du film s\u2019élève à plus de 70 millions US.Deux raisons expliquent le retard: la réécriture du scénario et la disponibilité du circuit automobile.« Avec le nouveau scénario, l\u2019action se passe de plus en plus autour d\u2019un Grand Prix », explique M.Lafond.Dans ces conditions, on aurait besoin de la piste avant, pendant et après le Grand Prix du Canada, couru au mois de juin.« Cela rend les négociations plus complexes, car il y a beaucoup d\u2019intervenants dans le dossier », souligne-t-il.Il faut notamment s\u2019entendre sur l\u2019utilisation des infrastructures et sur les droits de retransmission des images du Grand Prix.Une fois l\u2019entente conclue, le tournage devrait débuter au printemps prochain.Le maire réélu de LaSalle dénonce le parti de Bourque LE MAIRE / Suite de la page A1 Selon lui, le directeur des communications de Vision Montréal, Robert Dolbec, qui a orchestré en grande partie la campagne électorale de M.Bourque en 1998, a cherché dernièrement à obtenir les résultats détaillés des élections à LaSalle en 1995; le fait que des employés de la Ville de Montréal aient « visité » à maintes reprises le site Web de la Ville de LaSalle au cours de la campagne électorale; la similitude entre les affiches publicitaires de M.Cordner et celles de M.Bourque en 1998; le nom du parti de M.Cordner, Équipe Cordner, inspiré du nom adopté aux élections de 1998 par Vision Montréal, qui allait devenir Équipe Bourque/Vision Montréal.Enfin, le maire Leduc trouve « pour le moins surprenant » la position ambiguë de M.Cordner au sujet d\u2019« une île une ville ».Il est, souligne- t-il, l\u2019un des rares candidats à la mairie dans l\u2019île de Montréal à ne pas s\u2019être opposé au projet du maire Bourque.Fait à signaler, des candidats à la mairie dans d\u2019autres villes en élections dimanche dernier ont aussi « entendu dire » que l\u2019organisation électorale de Vision Montréal était impliquée dans diverses élections pour favoriser des candidats moins opposés à « une île, une ville ».« Plusieurs personnes en ont parlé ici, mais ce ne sont que des rumeurs, a dit le candidat défait à la mairie de Mont-Royal, Pierre Brisebois.Je n\u2019ai rien pour étayer cette hypothèse.» Hier, Robert Dolbec a admis qu\u2019il s\u2019était intéressé aux résultats des élections à LaSalle en 1995.« J\u2019ai effectivement tenté d\u2019obtenir ces renseignements, à LaSalle et dans d\u2019autres villes, mais ça n\u2019a rien à voir avec l\u2019élection de dimanche dernier; comme je travaille sur le projet \u2018une île, une ville\u2019, je dois amasser le plus d\u2019information possible sur chaque municipalité de l\u2019île; c\u2019est mon travail », a dit M.Dolbec.\u2014 Avez-vous, vous ou un autre membre de Vision Montréal, ou un proche de ce parti, participé, de près ou de loin, aux élections à La- Salle?\u2014 Pas à ma connaissance, répond M.Dolbec.Personne à la direction de Vision Montréal, ni moi, ni André Bourque ( le directeur général du parti et frère du maire de Montréal ), ni personne que je connaisse, n\u2019a aidé M.Cordner.Maintenant, il se peut que des membres de Vision Montréal qui résident à LaSalle aient participé aux élections.Nous n\u2019avons aucun contrôle là-dessus.\u2014 Vision Montréal a des membres qui habitent à LaSalle?\u2014 Je ne sais pas! Nous avons des membres qui habitent à Laval, d\u2019autres à Pierrefonds.Il se pourrait très bien que nous en ayons aussi à LaSalle.» Pour sa part, Robert Cordner nie avoir quelque lien que ce soit avec l\u2019organisation de M.Bourque.« C\u2019est complètement ridicule! Michel Leduc panique; il essaie de sauver la face parce qu\u2019il sent qu\u2019il va perdre au recomptage ( dépouillement judiciaire que M.Cordner va exiger demain en Cour supérieure, vu le nombre élevé de votes rejetés dimanche ) », a dit M.Cordner.Et il a ajouté: « Je ne connais personne de l\u2019organisation de Vision Montréal et je ne connais pas de Robert Dolbec.Et puis notre organisateur est Francis Hooper, un adversaire du maire Bourque aux élections de 1998.» Francis Hooper était, en effet, l\u2019organisateur de Nouveau Montréal, le parti de Jacques Duchesneau, aux élections de l\u2019année dernière.Mais il ne fait plus partie de Nouveau Montréal et a déjà changé d\u2019allégeance dans le passé, puisqu\u2019il a été auparavant organisateur du Rassemblement des citoyens de Montréal ( RCM ) et du Parti conservateur.La Presse a tenté en vain de parler à M.Hooper, hier soir.400000 plants de mari détruits 400 000 PLANTS / Suite de la page A1 À eux deux, la SQ et la GRC ont arrêté plus de 1000 personnes lors de leurs saisies dans des champs, des forêts et des serres.Au plus fort de la crise du pot, cet automne, le député bloquiste de Saint-Hyacinthe\u2014Bagot, Yvan Loubier, avait sonné l\u2019alarme en annonçant que sa famille et lui avaient été mis sous la protection de la GRC après avoir reçu des menaces de mort du crime organisé.Un mois plus tard, M.Loubier et ses proches sont toujours protégés par la GRC.La GRC ne dispose que d\u2019une vingtaine d\u2019agents au Québec.Les deux corps de police utilisent leurs hélicoptères pour repérer les plantations, mais aussi, très fréquemment, pour y accéder.« On parle beaucoup des plants dans les champs de maïs, mais en fait, ça ne représente que 12 % des plants détruits, explique Richard Bourdon.Le gros des plantations se fait dans des régions difficiles d\u2019accès.Ils plantent ça en îlots difficiles à repérer dans les forêts du Nord ou même sur des îles désertes.» Cet automne, note le caporal Bourdon, la plus grosse saisie a été faite à Clova, en Abitibi.On est loin du « Triangle d\u2019or » de la Montérégie.En plus de s\u2019étendre sur le territoire, le Quebec Gold s\u2019est parfaitement adapté à sa nouvelle terre d\u2019accueil.La plante peut, paraît-il, survivre à un premier gel et même gagner en concentration de THC, l\u2019élément hallucinogène de la marijuana.« C\u2019est comme le ice wine, blague Richard Bourdon.La récolte n\u2019est pas nécessairement finie, l\u2019an dernier, on a détruit près de 15 000 plants en novembre et décembre.» Ne laissant aucun répit aux policiers, les cultivateurs de marijuana développent des techniques de plus en plus sophistiquées.Déjà occupée du printemps à l\u2019automne à trouver et à détruire les plantations, la SQ doit maintenant commencer dès janvier à dénicher les serres où poussent les plants de pot de l\u2019automne prochain.Pour donner un produit de qualité en octobre, le jeune plant de mari doit en effet naître et vivre ses premières semaines dans une « pouponnière » avant d\u2019être transplanté à l\u2019extérieur.La chasse au pot, disent les policiers, coûte de plus en plus cher et les escouades manquent de moyen sur le terrain.Le gouvernement fédéral a promis d\u2019étudier la question, mais aucun renfort n\u2019est prévu pour le moment.Renseignements : (514) 285-7272 Abonnement : (514) 285-6911 Télécopieur pour abonnement : (514) 285-7039 Lundi au vendredi de 6 h 30 à 17 h 30 Samedi de 7 h à midi Dimanche de 7 h à 11 h Rédaction : (514) 285-7070 Promotion : (514) 285-7100 Les petites annonces : (514) 285-7111 Télécopieur : (514) 848-6287 Lundi au vendredi de 8 h 00 à 17 h 30 Décès, remerciements : (514) 285-6816 Lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 30 Grandes annonces Détaillants : (514) 285-6931 National, TéléPlus : (514) 285-7306 Carrières et professions, Nominations : (514) 285-7320 Comptabilité Grandes annonces : (514) 285-6892 Les petites annonces : (514) 285-6900 La Presse est publiée par: La Presse, Ltée, 7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9.http://lapresse.infinit.net Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuters.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.Envois de publication canadienne - Contrat de vente numéro 0531650» Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518.LOTERIES La quotidienne à trois chiffres : 694 à quatre chiffres : 6116 DEMAIN DANS LA PRESSE Le Mexique authentique Mettons de côté les sombreros et les maracas, les restaurants aux décors clinquants et aux mets si piquants qu\u2019on en oublie la saveur, et partons à la découverte du Mexique authentique.Du Musée des beaux-arts, qui présente de l\u2019art moderne et de la musique du Mexique, à la Casa de Matéo et ses bananes flambées à la téquila.Demain dans le cahier Sortir, notre collaboratrice Stéphanie Bérubé vous offre une petite bouffée d\u2019air mexicain.QUESTION DU JOUR Vous voulez vous faire entendre?Répondez à la question du jour: \u2014 par téléphone, en composant le 514-285-7333; \u2014 par Internet : http://lapresse.infinit.net Dix ans après la chute du mur de Berlin, les Allemands n\u2019avaient pas le coeur à la fête hier.Avaient-ils raison?Québec injecte près de 25 millions pour faire face à la pointe de l\u2019hiver dans les urgences d\u2019hôpitaux.Est-ce suffisant?À cette question posée hier, le pourcentage des réponses obtenues a été: Oui: 27 % Non: 73 % NDLR: Ce sondage maison sert uniquement à prendre le pouls de nos lecteurs et n\u2019a aucune prétention scientifique.COLLECTES DE SANG Aujourd\u2019hui, Héma-Québec attend les donneurs aux endroits suivants: à Montréal: Centre des donneurs, centre commercial Maisonneuve, 2991, Sherbrooke Est ( métro Préfontaine ), de 10 h à 19 h 30; à Trois-Rivières: pavillon Saint-Arnaud Inc., 2850, boul.Royal, Parc Pie XII, de 13 h 30 à 20 h.Objecitf: 225 donneurs; à Iberville: pavillon Mille-Roches, 190, rue Lareau, de 13 h 30 à 20 h 30.Objectif: 375 donneurs; à Montréal: Hôpital Général, salle Livingston, salon de repos, 1650, avenue Cedar, de 10 h à 16 h 30.Objectif: 120 donneurs.PRÊTONS MAIN-FORTE 24 441 252$ 1 15 10 5 20 30 25 Centraide du Grand Montréal Merci! 493, rue Sherbrooke Ouest, Montréal (Québec) H3A 1B6 tel.: (514) 288-1261 Objectif 34,5 millions 2798364 3LP0301A1110 A 3 mercredi 3LP0301A1110 ZALLCALL 67 09:53:16 11/10/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 10 NOVEMBRE 1999 A 3 Coup de filet chez les prêteurs sur gages Une centaine de policiers ont visité plusieurs commerces Le locataire accusé du meurtre du concierge MARCEL LAROCHE C\u2019est sans aucune réaction que Gerald Bernstein a appris, hier, qu\u2019il était inculpé du meurtre au second degré du concierge d\u2019un immeuble d\u2019appartements du quartier Côte-des-Neiges, à Montréal.Un bandage recouvrant une blessure à une main, le prévenu de 49 ans est demeuré impassible lors de sa brève comparution devant le juge Gilles Garneau, de la Cour du Québec, au palais de justice de Montréal.En plus d\u2019être accusé du meurtre du concierge Claude Lagimonière, 66 ans, tué d\u2019un coup de couteau au thorax, Bernstein fait également face à une inculpation de voies de fait graves sur la personne de Jack Greenberg, 80 ans, propriétaire de l\u2019immeuble du 4635 de l\u2019avenue Van Horne, à Montréal.L\u2019enquête policière a démontré que Gerald Bernstein, locataire de l\u2019appartement 104, connaissait bien le propriétaire de l\u2019immeuble, Jack Greenberg, ainsi que le conc i e r g e C l a u d e Lagimonière.Pour une raison encore obscure, Bernstein se serait rendu au bureau du concierge de l\u2019immeuble, vers 10 h lundi matin, et il aurait sorti un couteau pour se taillader un poignet devant Jack Greenberg.C\u2019est en voulant intervenir que l\u2019octogénaire aurait été blessé d\u2019un coup de couteau au bras.Au même moment, le concierge serait accouru pour porter secours à son patron, avant d\u2019être atteint luiaussi d\u2019un coup de couteau au thorax.Malgré la gravité de sa blessure, le sexagénaire a réussi à s\u2019enfuir, mais s\u2019est affaissé à l\u2019extérieur, devant la porte principale de l\u2019immeuble, où des techniciens d\u2019Urgences-Santé ont vainement tenté de le réanimer.Même si Gerald « Gerry » Bernstein était suivi par un médecin-psychiatre de l\u2019hôpital général Juif de Montréal au moment du drame, son avocate n\u2019a formulé aucune demande pour qu\u2019il soit soumis à une évaluation médicale.L\u2019accusé a donc repris le chemin des cellules en attendant la tenue de son enquête préliminaire fixée pour la forme au 1er décembre.MARIE-ANDRÉE AMIOT Les prêteurs sur gages de Montréal, comme Urgent Comptant, ont reçu de la visite imprévue durant la journée d\u2019hier.Une centaine de policiers du SPCUM se sont présentés chez eux réclamant divers documents, dont leur permis d\u2019exploitation, les fiches de leurs clients et les contrats de crédit qu\u2019ils font signer.Ils ont effectué ces visites-surprises non pas en vertu d\u2019une loi municipale, mais selon les articles 305 et 306 de la Loi sur la protection du consommateur.C\u2019est la présidente de l\u2019Office de la protection du consommateur, Nicole Fontaine, qui a autorisé l\u2019opération conjointement avec le SPCUM.Selon Mme Fontaine, ces visites administratives visent à corriger la situation des prêteurs sur gages.Devant les demandes de l\u2019OPC, le SPCUM a décidé d\u2019agir et d\u2019assigner des policiers qui seront conseillés et encadrés par les enquêteurs du Service de l\u2019analyse des pratiques commerciales de l\u2019OPC.Une situation alarmante Un rapport rédigé par le bâtonnier et professeur de droit Claude Masse et remis cet été à Mme Fontaine confirme une situation alarmante.« On peut y lire que plusieurs lois ne sont pas respectées, déclare Nicole Fontaine.Dans bien des cas, les droits des consommateurs sont bafoués.La Loi de la protection du consommateur nous autorise à effectuer des vérifications.» L\u2019étude démontre que les conditions rattachées aux permis sont rarement respectées par les commerçants.Denis Chabot, propriétaire de Urgent Comptant, dit ne pas craindre les policiers.« Nous tenons un commerce clean, chez nous, tout est conforme aux lois.» Dans le cadre du coup de filet, les policiers ont d\u2019abord vérifié si les brocanteurs possèdent ce permis exigé par l\u2019OPC les autorisant à effectuer des contrats de prêt d\u2019argent.Sinon, ils s\u2019exposent à des amendes oscillant entre 300 et 6000 $ dans le cas d\u2019une personne et de 1000 $ à 40 000 $ dans le cas d\u2019un commerce.Les cas de récidive signifient des amendes deux fois plus élevées.Le partenariat entre le SPCUM et l\u2019OPC permet aux policiers de pénétrer à toute heure raisonnable dans l\u2019établissement d\u2019un commerçant afin d\u2019en faire l\u2019inspection, notamment au moyen des registres, des livres, des comptes, des pièces justificatives et autres documents.De 50 à 350 en cinq ans Les prêteurs, qui sont passés de 50 à plus de 350 en moins de cinq ans, se retrouvent surtout dans les quartiers défavorisés urbains.Le phénomène des prêteurs sur gages a pris une telle ampleur ces dernières années que divers groupes dont le Bloc québécois, l\u2019Office de la protection du consommateur, la police de la CUM et des associations de citoyens s\u2019inquiètent de leur prolifération sur le territoire de Montréal.Dans certains cas, les taux usuraires peuvent dépasser les 300 % alors que la limite légale est de 60 %.De plus, selon Me Masse, jusqu\u2019à 80 % des biens chez les brocanteurs sont des objets volés.Il existe un règlement municipal qui exige que les prêteurs indiquent tout ce qu\u2019ils achètent ainsi que des détails sur la provenance.Mais, selon Me Masse, le document est vétuste.Les clients des prêteurs sont souvent démunis et pauvres.Bien peu savent qu\u2019ils ont des droits et encore moins savent les faire respecter.En octobre, le Bloc québécois déclarait la guerre aux commerces de ce type, affirmant qu\u2019il suffisait d\u2019appliquer les lois existantes pour venir à bout du problème.PHOTO ARMAND TROTTIER, La Presse © Comme des centaines d\u2019autres, le commerce Urgent Comptant de la rue Ontario a reçu la visite des policiers hier.Gerald Bernstein 2802247 Photothèque AP Les Backstreet Boys en concert en juillet dernier.Les Backstreet Boys poursuivis HUGO DUMAS Les populaires Backstreet Boys peuvent rayer à jamais les noms de deux jeunes admiratrices de Sainte-Thérèse de leur fan club planétaire.Sylvie Bourget, mère de deux adolescentes, vient en effet d\u2019intenter une poursuite de 40 000 $ contre les cinq membres du groupe pop floridien, car elle soutient avoir été rudoyée par des agents de sécurité de leur entourage dans le lobby d\u2019un hôtel montréalais et lors d\u2019un concert donné par le quintette à l\u2019été 1998.La poursuite, déposée le 5 octobre au palais de justice de Montréal, vise personnellement les cinq membres des Backstreet Boys (AJ, Kevin, Howie, Brian et Nick), de même que la compagnie de promotion montréalaise DKD Universal.Mme Bourget leur réclame 40 000 $ en dommages moraux et punitifs pour elle et sa fille Mélissa.Le 31 décembre 1997, Mme Bourget loue une suite au 23e étage du Westin Mont- Royal, hôtel où doivent débarquer les Backstreet Boys qui effectuent alors une tournée.C\u2019est un cadeau de Noël qu\u2019elle offre à ses adolescentes, Mélissa et Mélanie, deux des plus grandes admiratrices du groupe pop.Le lendemain, elles iront voir leur show au Centre Molson.Mais qui dit Backstreet Boys, dit également sécurité imposante.Dans la poursuite, Mme Bourget allègue que sa petite famille a été poussée au fond de l\u2019ascenseur de l\u2019hôtel par un des gardes du corps et des musiciens des Backstreet Boys.Les Bourget disent aussi avoir été intimidées et s\u2019être fait crier des bêtises, toujours en anglais, par l\u2019entourage du groupe.Sylvie Bourget ajoute qu\u2019elle a même reçu un coup en plein visage.Mais ce n\u2019est pas tout.Le 23 août 1998, Mme Bourget et ses deux filles retournent voir leurs idoles lors d\u2019un concert extérieur au parc des Îles de Montréal.Pendant la deuxième partie du spectacle, Mme Bourget est apostrophée par un agent de sécurité, car elle prend des photos des Boys, ce qui est interdit.« Pourtant, Mme Bourget a remarqué que presque toutes les personnes l\u2019entourant avaient des appareils photo ou des caméras vidéo et qu\u2019aucune d\u2019elles ne s\u2019est fait importuner par les gens du service de sécurité du spectacle », lit-on dans la poursuite.On exige alors la pellicule de son appareil photo.Mme Bourget est conduite à l\u2019arrièrescène et après de longues discussions, des responsables de la sécurité décident qu\u2019elle peut conserver son film si elle quitte l\u2019enceinte du parc des Îles.Avec un canif, un des agents de sécurité coupe ensuite le bracelet du spectacle de Mme Bourget, qu\u2019elle porte au poignet, « sans même l\u2019avertir et alors que les fans la poussaient par derrière ».Mme Bourget dit avoir été bousculée vers la sortie et a dû se rendre à quatre pattes jusqu\u2019aux gradins où se trouvaient ses adolescentes, afin de les avertir de la situation.Elle dit avoir vu un agent de sécurité agripper la cheville de sa fille Mélissa et tenter de la tirer vers le bas de l\u2019estrade.Depuis ces incidents, la famille Bourget a décroché de la musique des Backstreet Boys.Mélissa et sa mère ont eu de la difficulté à dormir, ont été stressées, angoissées.« On les suivait partout, on n\u2019a pratiquement pas raté un seul de leurs spectacles, mais mes filles ne veulent plus en entendre parler.Il y a un spectacle mercredi (aujourd\u2019hui) et ça me fait peur pour les autres », raconte Mme Bourget. LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 10 NOVEMBRE 1999 Nouvelle démission A la mairie de Saint-Fortunat, à Urgences Santé c'est le sort qui décidera Le représentant des médecins Us dmx candidats ont obtmu chacun } , 7 voix au C.A.claque la porte HUGO DUMAS La tourmente se poursuit à Urgences Santé : le représentant des médecins au conseil d'administration, Richard Boisvert, vient d'annoncer son intention de claquer la porte de la corporation ambulancière du grand Montréal.« Je ne peux pas fonctionner dans un tel climat.Il y a eu trop de désinformation et je n'ai pas envie d'être au centre d'un conflit », explique le Dr Boisvert, ur-gentologue à l'hôpital Fleury de Montréal.Dans une lettre adressée aux membres du conseil d'administration, il écrit que « 15 années de médecine d'urgence ne m'ont jamais fait vivre rien d'aussi pénible que la façon dont le conseil et moi-même avons été discrédites ces dernières semaines ».Cette démission s'ajoute à celle du PDG d'Urgences Santé, Denis Perrault, qui est officiellement retourné, lundi, à son ancien poste de directeur des services préhospitaliers.Son successeur doit être nommé sous peu, M.Perrault as- surant l'intérim depuis mai.Le torchon brûle à Urgences Santé depuis que le conseil d'administration songe à modifier la place occupée par les médecins dans la corporation.Les médecins souhaitent augmenter leur efficacité et leur présence sur le terrain, notamment en revoyant le mécanisme de triage et la répartition des appels téléphoniques.« Mais les médecins n'ont pas d'affaire sur le terrain.Ils veulent refaire un débat qui est réglé depuis 1992 », s'insurge M.Perrault, qui estime, comme directeur des services préhospitaliers, pouvoir combattre cette idée plus facilement.« À Urgences Santé, on avance de quatre pas, pour en reculer de cinq », réplique le Dr Boisvert.Le technicien ambulancier doit savoir ce que font les autres acteurs du milieu de la santé et ne pas nécessairement travailler en vase clos, précise-l-il.Autre changement au conseil d'administration : le mandat de Raymond Reeves, le représentant d^s ambulanciers, est écoulé et il doit être remplacé bientôt par Yves Imbeault, président du RE-TAQ, indique Denis Perrault.PAUL ROY du bureau de La Presse.QUÉBEC À Saint-Fortunat, tout ce qu'on sait pour le moment, c'est que le maire s'appellera Côté.et qu'il sera probablement choisi par tirage au sort ! Les deux candidats a la mairie s'appelaient en effet Côté : Jean-Marc et Clément.Le premier est le maire sortant ; le second, un des six autres membres du précédent conseil.Et dimanche, ils ont tous les deux récolté 117 voix.Il y aura un dépouillement judiciaire, dont la date sera fixée par un juge de la Cour du Québec vendredi.Mais tout le monde s'attend à ce que le résultat demeure inchangé.« On a déjà compté trois fois », a dit à La Presse Suzanne La-montagne, trésorière de la municipalité, qui agit également comme présidente d'élection.« L'étape suivante, selon la loi, c'est le tirage au sort, un tirage au sort public.\u2014 Vous allez mettre les deux noms dans un chapeau ?\u2014 Je ne sais pas si ce sera un chapeau, mais oui, ça va être comme ça, un tirage au sort.» Les deux candidats s'affrontaient sur la question des VTT (véhicules tout-terrains), plus familièrement appelés « 4 roues ».En septembre dernier, le conseil municipal a adopté un règlement autorisant un sentier de VTT reliant Victoriaville à Thetford Mines via Saint-Fortunat, à emprunter la voie publique en trois endroits.L'affaire n'a pas plu à tout le monde à Saint-Fortunat, on s'en doute bien.Elle a particulièrement irrité les propriétaires de maisons situées dans les rangs où passeront les VTT, qui sont dans plusieurs cas d'ex-Montréalais s'étant établis à Saint-Fortunat dans les années 70, à l'époque du retour à la terre.« Tout le monde est très émotif, confirme Jocelyne Veillette.On n'est pas venus à la campagne pour avoir une autoroute de « 4 roues » devant la maison.» « Un « 4 roues » qui passe de temps en temps, c'est pas trop grave », commente pour sa part Pierre Lemieux, un Montréalais qui a une maison de campagne dans le rang 6, où vont justement passer les VTT.« Mais s'ils se mettent à passer en convois.» D'autant, souligne-t-il, qu'on n'a plus les « 4 roues » qu'on avait.« On voit de plus en plus de moteurs deux temps (plus puissants, mais aussi plus bruyants et plus polluants).» « Leurs « 4 roues », c'est rendu des Formule un ! affirme Jocelyne Veillette.C'est leur passion, leur folie, ils y tiennent mordicus.» « Les piste de VTT servent principalement à relier les hôtels entre eux », caricature pour sa part Jean-Pierre Samson.Mais c'est en vain que pétitions et autres protestations ont afflué au conseil.Seul Clément Côté, à titre de conseiller, s'est opposé au règlement autorisant le passage des VTT sur des portions de la voie publique.Et si le sort le favorise, lors du tirage, il ne pourra vraisemblablement compter que sur un seul autre membre du conseil \u2014 Stéphane Roberge, un nouvel élu \u2014 s'il veut s'attaquer au règlement.Aussi bien dire que les VTT auront la voie libre pendant au moins quatre ans.« Les « 4 roues », c'est aussi des retombées économiques, signale Suzanne Lamontagne, trésorière de la municipalité.L'épicerie en profite, le restaurant, l'hôtel.» Chose certaine, l'affaire a mobilisé le monde à Saint-Fortunat : 235 des 256 électeurs inscrits sont allés voter, pour un taux de participation de 92 % ! Et dire que Guy Lemieux aurait pu à lui seul régler ce problème et offrir la victoire à Clément Côté.Opposé au passage de VTT devant sa maison de campagne du rang 6, il s'était bien promis d'aller voter dimanche.Sauf que quelques jours avant le vote, il s'est retrouvé à l'hôpital : appendicite aiguè ! Quant au maire sortant, Jean-Marc Côté, il se dit déçu du résultat.Mais, philosophe, il déclare : « Si je perds, je perdrai, si je gagne, je gagnerai.» C 0 R 0 L L A 2 0 0 0 financement à l'achat / 48 mois1- SUR TOUS LES MODÈLES 4 LECTEUR CD AVEC RADIO AM-FM MOTEUR UUT-i 125 CHEVAUX Location'à partir de I I MENSUALITES 209 S COMPTANT* 1995 S 227 S 1 250$ par mois/48 moi 257 S OS RANSPORT ET PREPARATION INCLUS \u2022 Chaufferette surpuissante \u2022Coussins gonflables \u2022 Pare-chocs de couleur assortie \u2022 Verre teinté \u2022 Essuie-glace à balayage intermittent \u2022 Rétroviseurs extérieurs à télécommande manuelle \u2022Et bien plus.r «grammes de location du rJéUti 0e fayota Canada inr.sur approbation de crédit par Crédit Toyota fmmati culation.¦ assurant-\u2022 taxés en sirs Sur les modèles Çorolto 2000 en inventaire Offre 7atab> sur tes modèles Côroiia 2000 BR12EM-AA neufs en ivèntàire.Comptant initial de 1990 S Premier versement de .240.40$ el dépôt (le garantie rj> 250'$ exigibles au mûmont de la livraison Franchise de 96 000 km frais de li Kit; excédentaire taxes en sus ou/écfiange eum.nient Oftres valab'es [us'qu au 30 novembre 1999 Véhicule aux fins de présentation seulement Détails chez voire coor.essronndire toynta participant.Votre concessionnaire A ~7 www.toyota.ca VIVEZ L'EXPERIENCE DE LA QUALI Le service de qualité Toyota \u2022OUCHOrVHlf\tchAteauguay\tJOUCTTf\tucmutt Toyota Duv*\tChateauguay Toyota\tJohette Toyota\tLachule Toyota (450)655-23»\t(450)692-1200\t(450) 759-3449\t(450) 562-6662 MOttAflO\tgatinfau\tiachenaie\tLAVAL Brocart Toyota\tToyoti Gatmeau\tTERREB0NNE\tCnomedey Toyota (450(445-0577\t(819) 566-0086\tAutomob'les\t(450)687-2634 CAN0IAC\tMOU\tLG Lévite\tLAVAL Candtac Toyota\tvAla Toyota\t(450)471-4117\tVtmont Lexus Toyota (450)65*6611\t(819) 776-0077\tlACMINF\t(450)668-2710 CHAMBIY\tHi perrôt\tSpwet Lexus Ibyoli\tLONGUEun Dumoty Toyota\tJte pEffft Toyota\t(514.634-7171\tl onguêtnl Toyota '450)658-4334\t1 J \u2022 * § * * J i J 1 V\t\t(450)6/4-7474 7 MOWT-LAUfWW\tMONTRÉAL\twmwnotiY\tST-JÉRÔME\t8HAW1NIGAN\tTROIS RIVIÈRES A In\tLexus Toyota Gabriel\tRepefitigrry Toyota\tToyota Si-Jérôme\tMauncie Toyota\tTrots-RMéres Toyota (819)623-3511\t(514) 748-7777\t(450)581-3540\t(450) 438-1255\t(819) 539-8393\t(819) 374-5323 MONTRÉAL\tMONTRÉAL\tSTEUSTACHE\tST-LÉONARD\tS0REL\tVALLEYFTELO Alix Toyota\tToyota P« IX\tToyota St Eustad»\tSi-Léonard Toyota\tAutomobile\tG CouiMard (514)376-9191\t(514)329-0909\t(450)471 '872\t(514)252-1373\tPierre Letebvre\tAutomobHes MONTRÉAL\tMONTREAL\tST HYACINTHE\tSTE-AGATWE\t(450) 742-4596\t(450) 373-0850 Chats* Toyota\tToyota Président\tAngars Toyota\tToyota A\tTHURSO\tVFROIJN (514)527-3411\t(514)935-6354\t(450) 774-0191\tSte-AgalM\tAug.'f Frères\tWoodUnd Toyota MONTRÉAL\tP0IN1E CLAIRE\tST JEAN\t(819)326-1044\t(811)985-2218\t(514)761-3444 Houle Toyota (514)351-5010\tFaNvtew Toyota (514)694-1510\tDery Toyota (450)359-9000\tSTETHÉRÉSE Bteinvifle Toyota (450)435-3685\t\t f 0 N 0 A T I 0 h ^ Marie-Soleil % Tougas 1 9 565-SOLHL 7aoom3 3LP0501A1110 A5 mercredi 3LP0501A1110 ZALLCALL 67 00:35:02 11/10/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 10 NOVEMBRE 1999 A 5 Écran de fumée Personne n\u2019accusera New York d\u2019être une ville triste et ennuyante, où des règlements folichons empêchent les citoyens d\u2019exprimer leur individualité.Pourtant, on ne fume plus dans les restaurants de la Grosse Pomme.Depuis cinq ans, griller une cigarette dans un établissement d\u2019une capacité supérieure à 35 places est interdit, à moins qu\u2019une salle fermée ne soit consacrée à la clientèle abonnée au tabac.Au Québec, il faudra attendre encore dix ans avant d\u2019en arriver là ! La loi antitabac du gouvernement Bouchard entrera en vigueur le 17 décembre prochain, mais les restaurants déjà en opération auront jusqu\u2019en 2009( !) pour s\u2019y conformer.Outre sa durée absurde, ce délai provoque des situations loufoques.À Montréal, par exemple, plusieurs restaurateurs minimisent le nombre de non-fumeurs.Résultat, les sections à leur disposition sont souvent pleines alors que plusieurs tables restent disponibles du côté des fumeurs.Refuser l\u2019une d\u2019elles, c\u2019est s\u2019exposer au regard étonné \u2014 et parfois même agressif \u2014 de certains maîtres d\u2019hôtel, incapables de comprendre le désir des clients de bouffer dans un environnement sans fumée.Dans ce contexte, la mission du ministre responsable de la loi antitabac est doublement névralgique : s\u2019assurer de son application et convaincre les récalcitrants de s\u2019adapter à ses aspects les plus sévères, notamment en milieu de travail.Cette charge incombe à Gilles Baril, le député de Berthier.Or, depuis trois semaines, il s\u2019emploie à vider la loi de sa substance.Faut-il s\u2019en étonner ?Pas du tout ! Un bref retour dans le passé fait comprendre pourquoi le ministre délégué à la Santé se fait aujourd\u2019hui le champion des adoucissements réclamés par plusieurs groupes de pression.n n n Mai 1998.La commission parlementaire chargée d\u2019étudier le projet de loi antitabac, parrainé par le ministre de la Santé Jean Rochon, amorce ses travaux.Gilles Baril y assiste.« Je surveille ce dossier depuis le début, explique- t-il, au quotidien Le Soleil, de Québec.Les producteurs de tabac sont concentrés à 80 % dans ma circonscription et celle de Joliette, du ministre Guy Chevrette.C\u2019est 70 millions en retombées économiques dans la région de Lanaudière.» Au fil de cette entrevue, M.Baril met en doute une étude commandée par Jean Rochon sur les conséquences économiques du projet de loi, même s\u2019il avoue ne pas l\u2019avoir lue.Celle-ci prévoit une diminution importante des coûts des soins de santé et la création d\u2019un nombre suffisant d\u2019emplois pour compenser ceux perdus.Il se montre aussi « agacé » par l\u2019acharnement de certains groupes antitabac.« Il faut faire attention de ne pas adopter une loi qui serre trop la vis, une loi tellement sévère qu\u2019on plie bagage au Québec parce qu\u2019on n\u2019est pas concurrentiel face à ce qui se fait sur le marché américain ou ailleurs, ajoute- t-il.On restreindrait alors l\u2019accès aux cigarettes d\u2019une façon sévère, par toutes sortes d\u2019interdits, sauf qu\u2019on importerait le tabac d\u2019ailleurs.» Sept mois plus tard, en décembre 1998, Gilles Baril accède au conseil des ministres.Lucien Bouchard, certes au fait de ses réserves face à la loi antitabac, lui confie le mandat de l\u2019appliquer.La décision du premier ministre est éloquente.Et fait mieux comprendre l\u2019attitude du gouvernement dans ce dossier.n n n Le 26 octobre dernier, Gilles Baril annonce une série de mesures pour contrer les effets punitifs de la loi antitabac.Même si celle-ci a été adoptée 16 mois plus tôt, en juin 1998, il soutient \u2014 sans rire \u2014 que le monde des affaires n\u2019a pas eu suffisamment de temps pour s\u2019y préparer ! La FTQ l\u2019appuie.Hier, Henri Massé, le président de ce syndicat, m\u2019a expliqué pourquoi.« Un débat devait être tenu sur la réglementation encadrant l\u2019exercice de la loi.Il n\u2019a jamais eu lieu.Dans les circonstances, on se dirigeait vers une situation où il aurait été interdit de fumer au travail.C\u2019est grave, parce que certaines personnes sont incapables d\u2019arrêter.Elles auraient dû fumer en cachette, au risque d\u2019être sanctionnées.On se serait retrouvés avec un gros problème de relations de travail.» Pourquoi le ministre n\u2019a-t-il pas consulté plus tôt pour arrêter une réglementation susceptible de satisfaire patrons et syndicats ?Après tout, il est en poste depuis décembre dernier.Mystère et boule de gomme ! Il a plutôt reporté « de six à 12 mois » certaines sanctions inscrites à la loi, une échéance vague.Cette semaine, Gilles Baril songe de nouveau à taillader la loi antitabac.Lundi, son attaché de presse a confirmé à ma collègue Katia Gagnon que le ministre envisageait d\u2019autres assouplissements.Cette fois, de grandes entreprises seraient exemptées de l\u2019obligation d\u2019installer un fumoir fermé et ventilé.« Il faut que la loi s\u2019applique » a précisé l\u2019attaché de presse de M.Baril, comme s\u2019il ne s\u2019agissait pas d\u2019une évidence.« Mais de façon raisonnable, sans créer de tensions entre fumeurs et non-fumeurs.On ne ferme la porte à rien pour l\u2019instant.» Les solides informations de Katia Gagnon ont évidemment suscité un tollé.Et rappelé à Gilles Baril que la loi antitabac, malgré certains irritants, emporte l\u2019adhésion d\u2019une majorité de Québécois, conscients des conséquences dévastatrices de la cigarette.Du syndrome de mort subite du nourrisson au cancer du poumon, le tabac tue.Comme tant d\u2019autres politiciens plongés dans l\u2019eau chaude, M.Baril a alors effectué une remarquable volte-face.Et juré qu\u2019aucune nouvelle exemption ne sera accordée.Il a cependant mentionné son désir « d\u2019accompagner » les entreprises dans l\u2019application de la loi.Parions que de nouveaux délais seront bientôt annoncés.n n n En adoptant des lois musclées qu\u2019il cherche ensuite à contourner, le gouvernement Bouchard démontre un manque de cran.Si vous croyez que le tabac représente le seul exemple de cette tendance détestable, détrompez- vous ! Hier encore, le conseil des ministres s\u2019est penché sur la possibilité de réduire considérablement le pouvoir d\u2019une de ses plus récentes créations, la Régie de l\u2019énergie.La production d\u2019électricité serait ainsi soustraite à sa surveillance.Sans doute une façon de mieux « accompagner » Hydro-Québec, qui souhaite ardemment ce changement, dans l\u2019application de la loi.philippe.cantin@lapresse.ca Philippe 2801000 2794834 3LP0601A1110 a6 Samedi 3LP0601A1110 ZALLCALL 67 00:41:46 11/10/99 B A 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 10 NOVEMBRE 1999 Île de Montréal L\u2019EXPRESS DU MATIN Le SPCUM devra se serrer la ceinture Les compressions affecteront les heures supplémentaires ÉRIC TROTTIER Le service de police de la Communauté urbaine de Montréal (SPCUM) devra faire un effort extraordinaire, en 2000, pour réduire ses heures supplémentaires de 12 %, et ce, dans le but de maintenir son imposant budget à 389,5 millions, en légère hausse par rapport au budget réel de 1999.C\u2019est du moins ce qui ressort du prochain budget du SPCUM, rendu public hier et qui sera adopté aujourd\u2019hui à l\u2019assemblée du conseil de la CUM.Comme La Presse l\u2019avait annoncé le mois dernier, la CUM dépensera l\u2019an prochain plus de 1,086 milliard pour assurer notamment les services de police, de transport en commun et d\u2019environnement dans l\u2019île de Montréal.Il s\u2019agit d\u2019une légère baisse par rapport au budget 1999, qui était de 1,090 milliard.C\u2019est la police qui, comme toujours, obtient la plus grosse part du gâteau.Le SPCUM prévoit ainsi dépenser plus de 389,45 millions, soit 170 000 $ de plus qu\u2019en 1999 (selon les estimations les plus récentes, le service de police dépensera au total 389, 28 millions, cette année).Un budget stable, donc, pour le directeur Michel Sarrazin, qui doit cependant composer avec de nouvelles méthodes comptables qui l\u2019obligent à mettre de côté deux millions de dollars de plus qu\u2019auparavant pour les congés de maladie de ses 4157 policiers.« Dans les faits, c\u2019est comme si le service de police avait deux millions de moins à sa disposition », affirme Diane Bourdeau, assistante-directeur et maître d\u2019oeuvre de ce budget.Le SPCUM doit donc se serrer la ceinture et prévoit économiser en réduisant le nombre d\u2019heures supplémentaires de ses policiers.En 1999, les 280 500 heures supplémentaires auront coûté 13,3 millions contre 12,9 millions en 1998, 13,4 millions en 1997 et 13,2 millions en 1996.Le plafond que le service de police veut imposer l\u2019an prochain est de 247 170 heures ; si l\u2019objectif était atteint, la facture ne dépasserait pas les 11,7 millions.« C\u2019est peut-être ambitieux, mais on a la conviction qu\u2019on peut le faire, a expliqué le directeur Sarrazin.Pour y arriver, nous avons mis de l\u2019avant de nouveaux outils de gestion ; nous avons aussi adopté de nouvelles règles qui devraient nous permettre de mieux contrôler le temps passé à la cour.» Ce n\u2019est pas la première fois que le service de police tente de réduire son budget en coupant dans ses heures supplémentaires.L\u2019an dernier, il avait espéré ne pas dépenser plus de 10,4 millions, mais l\u2019actualité a rapidement dépassé ces prévisions : les nombreuses manifestations, les menaces à la bombe contre les postes de police et l\u2019enquête pour retrouver la petite Jolène Riendeau ont fait gonfler les dépenses du service de police.D\u2019autre part, notons que le budget de la police ne prévoit pas les augmentations salariales des 4157 policiers qui devront obligatoirement leur être accordées, quand la direction aura fini de négocier la nouvelle convention collective, échue depuis le 31 décembre 1998.Chaque tranche de 1 % d\u2019augmentation coûtera 2,8 millions de plus à la CUM par année.Ce qui pourrait aider le directeur Sarrazin : les mises à la retraite, encore nombreuses en 2000.Le service de police va ainsi perdre 220 policiers chevronnés, lesquels seront remplacés par de jeunes policiers au salaire moins élevé.M.Sarrazin estime qu\u2019il devrait, en 2000, pouvoir respecter le plan d\u2019effectif qui prévoit un nombre de 4157 policiers.Enfin, les autres services de la CUM ont également présenté leurs prévisions budgétaires, hier.Ainsi, l\u2019usine de traitement des eaux usées aura un budget de 79 millions, soit une augmentation de 0,7 %, le service de l\u2019assainissement de l\u2019air disposera de 2,9 millions, une hausse de 3,4 %, le service des parcs-nature dépensera 23 millions de dollars, en hausse de 1,6 %, le conseil des arts de la CUM aura un budget de 8,6 millions, en hausse de 1 %, tandis que l\u2019Office de développement économique, qui devrait céder une bonne partie de ses services à Montréal International, l\u2019an prochain, prévoit abaisser son budget de 4,2 %, à 2,4 millions.Tous ces budgets, ainsi que celui de la CUM, seront adoptés ce soir à l\u2019assemblée du conseil qui réunit 80 élus représentant les 29 villes de l\u2019île de Montréal.Milos syndiqué n Les 50 employés du restaurant Milos, avenue du Parc à Montréal, viennent d\u2019adhérer à la section locale 1999 du Syndicat des Teamsters (FTQ) qui représente entre autres les employés du restaurant Moishe\u2019s et des restaurants du Centre Molson.Une requête en ce sens a été déposée au ministère du Travail.Évadé à Laval n Jean-Jacques Doré, 33 ans, s\u2019est échappé lundi de l\u2019établissement Montée Saint-François.Il purgeait depuis le 17 septembre 1990 une sentence de 14 ans pour vols qualifiés et usage d\u2019arme à feu.Il mesure 1m65 et pèse 63 kg; il a les yeux et les cheveux bruns, ainsi que le teint pâle.Âge d\u2019or à l\u2019UQAM n À l\u2019Université du Québec à Montréal, les personnes âgées ont maintenant accès à des études universitaires de premier cycle, grâce à un programme d\u2019éducation personnalisée.Créé depuis dix ans, le certificat d\u2019éducation personnalisée offre aux aînés la possibilité d\u2019acquérir de nouvelles connaissances qu\u2019elles peuvent intégrer à leur expérience personnelle et professionnelle.Alerte à l\u2019allergie n Les consommateurs souffrant d\u2019allergie ne doivent pas consommer les produits nommés Noix d\u2019acajou et Graines de tournesol, emballées par Les Distributions Yvan Nadeau, de Saint-Léon-de-Standon.Ces produits pourraient contenir des arachides, des noix ou des graines, alors que les étiquettes peuvent ne pas l\u2019indiquer.La consommation de ces produits ne comporte un risque que pour les personnes allergiques aux arachides, noix ou aux graines.On n\u2019a signalé jusqu\u2019ici aucun cas de maladie qui serait associée à la consommation de ces produits.Ces produits ont été distribués au Québec, surtout dans l\u2019est de la province.Pour l\u2019abolition de la taxe d\u2019eau et de déchets n Des personnes âgées et des gens à faible revenu ont dénoncé hier la municipalité de Saint- Léonard qui a envoyé des huissiers chez deux familles pauvres n\u2019ayant pas acquitté leur compte de taxe d\u2019eau et de déchets depuis des années, selon Mario Tardif, porte-parole de l\u2019Organisation populaire de défense des droits sociaux (OPDS).Des dizaines de membres de l\u2019OPDS ont assisté, hier soir, à la séance du conseil municipal de Saint- Léonard et ont demandé au maire Frank Zampino d\u2019abolir ces taxes d\u2019eau et de déchets.Ils ont aussi réclamé que la municipalité abandonne les procédures judiciaires contre les personnes à faibles revenus.Pneus : la majorité des sites d\u2019entreposage sont illégaux n La grande majorité des sites d\u2019entreposage de pneus au Québec sont illégaux.Des documents obtenus par Radio-Canada montrent que sur les 25 millions de pneus usés au Québec, environ 18 millions sont entassés dans des dépôts non conformes aux normes établies il y a sept ans.Le problème est particulièrement aigu en Montérégie, où se trouvent 90% des pneus usagés de la province: 39 sites de cette région ne respectent pas le règlement, notamment en ce qui concerne l\u2019entreposage «en îlots».Une vingtaine de sites font d\u2019ailleurs l\u2019objet d\u2019avis d\u2019infraction du ministère de l\u2019Environnement.Sawyer remis en liberté conditionnelle n L\u2019ex-journaliste sportif de Radio- Canada, Gordon Sawyer, a été remis en liberté conditionnelle, hier, au palais de justice de Laval.Il a été accusé de voies de fait simples, lundi, à la suite d\u2019une altercation avec son exconjointe, Ninon Paquette.Il n\u2019a pas eu à verser de caution, mais devra se soumettre à une foule de conditions d\u2019ici son retour devant le tribunal, le 29 novembre.Il doit notamment demeurer en dehors des limites du district de Laval, sauf pour se présenter devant la cour, mais il ne peut en aucun temps se trouver à moins de 500 mètres de la résidence de Mme Paquette avec qui il ne peut communiquer.Sawyer est accusé d\u2019avoir asséné un coup de poing sur la tête de Ninon Paquette, le 6 novembre.PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, La Presse © Des juifs hassidim ont envahi l\u2019hôtel de ville de Montréal, hier soir, afin de manifester leur désaccord par rapport au projet Rialto, qui consiste à transformer le théâtre de l\u2019avenue du Parc en discothèque.Des résidants s\u2019opposent au projet Rialto GILLES GAUTHIER Des dizaines de personnes, dont une importante délégation de juifs hassidim, ont envahi l\u2019hôtel de ville de Montréal hier soir alors que la Commission du développement urbain (CDU) du conseil municipal entreprenait l\u2019examen du projet Rialto.Une forte majorité d\u2019entre eux s\u2019opposent à l\u2019idée d\u2019autoriser un usage de salle de danse (discothèque) et de réceptions au Rialto, mais George Ioannou, un représentant du propriétaire, se disait très confiant d\u2019obtenir les autorisations nécessaires et d\u2019entreprendre les activités pour le Nouvel An.La capacité de la salle pourrait approcher les 1000 personnes et la responsable du dossier au Service du développement économique et urbain, Sylvia-Anne Duplantie, conseillère en aménagement, a répété son opposition à la nouvelle vocation parce que le bruit serait inacceptable dans ce secteur de l\u2019avenue du Parc qui comprend de nombreux logements.Le comité exécutif n\u2019a pas retenu l\u2019avis du service et il recommande le nouvel usage.On craint aussi les problèmes de circulation et de stationnement.La conseillère d\u2019opposition Helen Fotopulos (Mile End), en grande partie responsable de la forte mobilisation d\u2019hier soir, s\u2019est dite en faveur de la recommandation du service et a souhaité que les pouvoirs publics fassent l\u2019acquisition de ce bâtiment historique.Le chef de l\u2019opposition officielle, Michel Prescott, a déclaré qu\u2019« en bons affairistes, les membres du comité exécutif donnent encore une fois aux promoteurs ce qu\u2019ils veulent même si le projet équivaut à faire un pied de nez aux gens qui habitent le quartier ».Une trentaine de citoyens se sont inscrits afin d\u2019intervenir devant la commission et à 23 h 30, les travaux étaient ajournés à mercredi prochain.L\u2019administration souhaite que le projet soit entériné par le conseil municipal, qui se réunira le 22 novembre.La Commission avait précédemment adopté sans opposition le projet de la Fondation du prêt d\u2019honneur de la Société Saint-Jean-Baptiste de construire un immeuble résidentiel pour étudiants de 12 étages à l\u2019angle nord-ouest des boulevards René-Lévesque et Saint-Laurent.Il comprendra 210 logements et le rez-de-chaussée sera consacré à des fonctions commerciales et de serviczes.L\u2019investissement sera de 12 millions et la construction devrait commencer au printemps prochain.L\u2019apport fiscal sera d\u2019environ 240 000 $ par année.Deux policiers astucieux épinglent un homme soupçonné d\u2019avoir dévalisé neuf banques en trois mois MARCEL LAROCHE La détermination de deux policiers de la CUM qui ont usé d\u2019astuce pour démasquer un voleur de banque a porté fruits et ils ont finalement capturé l\u2019homme soupçonné d\u2019avoir dévalisé neuf institutions financières en l\u2019espace de trois mois.Alex Chambers, un Montréalais qui affectionnait tout particulièrement les succursales de la Banque Royale, a été appréhendé vers 16 h lundi près d\u2019un dépanneur de la rue West Broadway, dans l\u2019ouest de Montréal.L\u2019arrestation du voleur de 28 ans a été effectuée par les agents Stéphane Lauzon et Glenn Robinson, qui étaient à ses trousses depuis plusieurs semaines.Libéré le 29 juillet dernier du pénitencier de Donnacona, où il venait de purger quatre ans pour vol qualifié, Chambers n\u2019aurait pas tardé à récidiver dès le 2 août en s\u2019attaquant à une succursale de la Banque Royale de la rue Sherbrooke Ouest.Comme le voleur ne portait aucun déguisement quand il a simulé une arme pour faire main basse sur la caisse, sa photo a été captée par les caméras de surveillance du commerce.À partir de la photo du suspect, les agents Lauzon et Robinson ont amorcé leurs recherches pour retrouver le voleur qui, entre-temps, avait déjà quelques autres hold-up à son actif, toujours dans l\u2019ouest de la ville.En fait, Chambers y aurait commis au moins neuf vols (neuf à la Banque Royale et un à la Banque Laurentienne) entre le 2 août et le 4 novembre 1999.« Ils ont visionné les bandes vidéos des banques, ils ont montré la photo du bandit à des dizaines de personnes et ils ont même fait de la patrouille en civil avant de pouvoir remonter jusqu\u2019au suspect », a indiqué hier le lieutenant-détective Normand Thibault, responsable de la section des vols qualifiés du SPCUM.Chambers a repris le chemin des cellules en attendant son enquête préliminaire sous neuf chefs d\u2019accusations de vols qualifiés, au palais de justice de Montréal.Alex Chambers 3LP0701A1110 a7 mercredi 3LP0701A1110 ZALLCALL 67 00:35:27 11/10/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 10 NOVEMBRE 1999 A 7 Île de Montréal CUM: peu de commissions sont publiques «Une île, une ville» boycotté à l\u2019Ouest Seuls deux des 13 maires assistent au discours du maire Bourque MICHÈLE OUIMET Le maire de Montréal, Pierre Bourque, était en territoire ennemi hier.Convié à un déjeuner-causerie par la chambre de commerce de l\u2019Ouest-de-l\u2019Île pour expliquer son projet « une île, une ville », il a été boycotté par 11 des 13 maires invités.La présidente de la chambre de commerce, Linda Brunet, a pris la peine d\u2019appeler les maires un à un pour leur demander de venir écouter le discours de M.Bourque.En vain.Seul deux d\u2019entre eux se sont présentés, soit Marcel Morin, de Pierrefonds, et Edouard Janiszewski, de Dollard-des-Ormeaux.« Ils m\u2019ont dit qu\u2019ils avaient déjà entendu son discours et qu\u2019ils n\u2019apprendraient rien de nouveau, a expliqué Mme Brunet.Ça ne les intéresse pas.» Le maire Janiszewski a peutêtre pris la peine de se déplacer, mais Pierre Bourque a du chemin à faire avant de le convaincre des vertus de son projet.Il est farouchement contre « une île, une ville » et, hier, il ne mâchait pas ses mots.« Ça va détruire la qualité de vie de la banlieue, réduire les services, diminuer la productivité des employés et hausser les coûts.Les taxes vont augmenter de 20 à 25 %.Montréal est la ville qui a le pire score au monde ! » Le maire de Pierrefonds était moins tranchant.« M.Bourque ne m\u2019a pas encore convaincu des avantages de la fusion.» Pierre Bourque était surpris par l\u2019ampleur du boycottage.« Les maires ont peur à leurs soi-disant privilèges.C\u2019est triste.» Environ une centaine de personnes, presque tous des hommes et des femmes d\u2019affaires, s\u2019étaient rendues dans une grande salle de l\u2019hôtel Hilton, situé juste à côté de l\u2019aéroport de Dorval, pour écouter le maire de Montréal.L\u2019accueil a été poli.Sans plus.Questionné sur la délicate question de la langue, M.Bourque a de nouveau affirmé qu\u2019il était prêt non seulement à créer des quartiers bilingues, mais aussi à inscrire ce droit dans la charte de la future mégacité.Le discours du maire a été suivi d\u2019une période de questions de 15 minutes.Ça ne se bousculait pas au micro.À la fin, il restait du temps pour une dernière question, mais personne n\u2019a levé la main.George Bossé, le président de l\u2019Union des municipalités de banlieue sur l\u2019île de Montréal et maire de Verdun, a été invité, mais il a décliné l\u2019offre.Lui non plus ne partage pas la « vision » de M.Bourque.« Il n\u2019y a rien d\u2019intéressant à aller écouter M.Bourque, at- il affirmé lorsque La Presse l\u2019a joint à son bureau.Le sujet est épuisé et on a fait le tour de la question.Il veut camoufler ses erreurs de gestion en agrandissant son territoire.Montréal a des problèmes de fond.» Hier soir, le débat s\u2019est déplacé à l\u2019Université Concordia.Environ 85 étudiants en journalisme ont entendu la présidente de la CUM, Vera Danyluk, le maire de Beaconsfield, Roy Kemp, et Pierre Bourque débattre des pour et des contre d\u2019« une île, une ville ».Roy Kemp, un farouche opposant au projet du maire Bourque, a souligné que la Ville de Montréal était mal gérée, que la fusion créerait des gros syndicats incontrôlables, que les taxes augmenteraient, que les services diminueraient et que les populations locales perdraient leur identité.Le maire Bourque a tenté de rassurer son auditoire, mais devant les questions inquiètes des étudiants, on ne peut que constater qu\u2019il a encore bien du chemin à parcourir.ÉRIC TROTTIER La Communauté urbaine de Montréal manque-t-elle de transparence ?C\u2019est ce que se demandait l\u2019environnementaliste Bruce Walker, du groupe STOP !, qui a déploré hier, au moment du dépôt des budgets des services de la CUM, que ses cinq commissions qui ont le mandat d\u2019administrer ces services se réunissent de plus en plus souvent à huis clos et de moins en moins en public.Il s\u2019agit des commissions Administration et Finances, Aménagement, Développement économique, Environnement et Sécurité publique.Vérification faite, des 69 réunions organisées par l\u2019une ou l\u2019autre des cinq commissions, en 1998, seulement 16 se sont déroulées en public.Même scénario cette année : sur 73 réunions, 54 étaient tenues à huis clos et 19, en public.« Les séances publiques permettent à la population de poser des questions et d\u2019observer le travail de ces commissions.Que la grande majorité de ces réunions se déroulent à huis clos, c\u2019est non seulement surprenant de la part d\u2019un organisme public comme la CUM, mais c\u2019est certainement un manque de transparence inacceptable », a dit M.Walker.Selon lui, on atteindrait un sain équilibre si la moitié des réunions des commissions étaient publiques.Pour toute réponse, le vice-président du comité exécutif de la CUM, également président du comité exécutif de la Ville de Montréal, Jean Fortier, s\u2019est contenté de dire que lors d\u2019une assemblée publique d\u2019une des commissions, récemment, « il n\u2019y avait que deux représentants des médias et un seul du public ; on en a conclu que bien que l\u2019exercice soit utile, il ne correspond pas nécessairement à la volonté des gens de s\u2019y manifester ».Il faut dire que M.Fortier, comme les autres délégués de la Ville de Montréal au comité exécutif de la CUM, n\u2019est pas reconnu pour être l\u2019un des plus grands partisans des débats publics.Mammographie et radiothérapie sous le même toit à Maisonneuve-Rosemont MARIE-CLAUDE MALBOEUF L\u2019hôpital Maisonneuve-Rosemont a profité du Programme québécois de dépistage du cancer du sein lancé il y a un an et demi pour se doter d\u2019appareils servant à localiser les tumeurs et devenir le cinquième centre de référence pour investigation désigné par le gouvernement (CRID).Les patientes de l\u2019hôpital pourront ainsi subir tous leurs tests et traitements sous un même toit plutôt que de se promener d\u2019un endroit à l\u2019autre, s\u2019est réjoui hier le Dr Yves Leclerc, lors de l\u2019inauguration du nouveau CRID, qu\u2019il dirigera.Maisonneuve-Rosemont a été choisi par la régie régionale de la santé et des services sociaux de Montréal-Centre parce qu\u2019il comptait déjà une bonne équipe de chirurgiens et de spécialistes de la radiothérapie.« Désormais, nos patientes feront l\u2019objet d\u2019une prise en charge totale, et ce, jusqu\u2019à une éventuelle guérison.Entre le moment où on regardera leur mammographie et celui où on fera les tests complémentaires, il se passera un maximum de 12 jours.Puis, nous déciderons des soins à leur donner », a exposé le Dr Robert Filion, chef du département de radiologie.À l\u2019étape du traitement, par contre, les nouveaux outils de dépistage ne permettront pas de gagner du temps.Parce qu\u2019on manque d\u2019appareils ou de spécialistes, 202 patientes de Maisonneuve-Rosemont attendent toujours leur première session de radiothérapie, dont 35 depuis plus de huit semaines.Et la liste risque évidemment de s\u2019allonger si on découvre encore plus de malades.« Pour ce qui est de la radiothérapie, c\u2019est vrai qu\u2019il y a déjà un engorgement.Mais le programme nous permettra aussi de découvrir plus de cancers plus petits qu\u2019on peut traiter par d\u2019autres moyens », précise toutefois le Dr Filion.Autre avantage d\u2019un dépistage précoce : les chances de guérison sont bien meilleures lorsqu\u2019un cancer est découvert avant un an, alors que la tumeur n\u2019est souvent pas encore palpable ni douloureuse.Pour y parvenir, l\u2019hôpital compte d\u2019abord sur sa nouvelle salle de mammographie, puisque les radiographies du sein permettent aux spécialistes de localiser des lésions aussi petites qu\u2019une tête d\u2019épingle.Lorsque des tissus leur sembleront anormaux, les médecins vérifieront ensuite s\u2019ils sont cancéreux en menant des tests complémentaires.Une table de stéréotaxie numérisée leur permettra notamment de prélever des cellules au millimètre près.Avec son programme de dépistage, le ministère de la Santé espère réduire du quart le nombre de femmes de 50 à 69 ans (les plus à risque) qui mourront du cancer du sein.Présentement, une Québécoise sur huit sera atteinte de la maladie dans sa vie et le tiers ou la moitié d\u2019entre elles en mourront (soit 1450 femmes par année).Les Montréalaises concernées ont déjà reçu ou recevront bientôt une lettre du ministère de la Santé les invitant à se présenter dans l\u2019une des 16 cliniques privées de dépistage de leur région.Gerry Weiner : Prescott demande à Louise Harel de la transparence PHOTO ROBERT NADON La Presse Thérèse Beaulieu est la première femme à avoir essayé l\u2019équipement du tout nouveau centre de dépistage du cancer du sein de l\u2019hôpital Maisonneuve-Rosemont.La table de stéréoplaxie permet de prélever des cellules au millimètre près.GILLES GAUTHIER Le chef de l\u2019opposition officielle à l\u2019hôtel de ville de Montréal, Michel Prescott, du RCM, a demandé hier à la ministre Louise Harel de faire preuve de transparence dans le dossier du conseiller municipal et membre du comité exécutif Gerry Weiner.Il a envoyé à la ministre des Affaires municipales une lettre dans laquelle il lui demande si tous les aspects du dossier ont été examinés.« Ma volonté, ce n\u2019est pas de dénoncer, mais d\u2019avoir la vérité », a-t-il déclaré lors d\u2019une conférence de presse.M.Prescott réagissait à la lettre que lui envoyait Mme Harel le 5 novembre et qui semblait indiquer que les vérifications effectuées par son ministère et l\u2019enquête menée par la Sûreté du Québec n\u2019avaient pas porté sur toutes les allégations de manquements à l\u2019éthique.Il a demandé hier dans sa lettre des réponses précises à plusieurs questions, et ce afin que le dossier « soit conclu de façon satisfaisante ».Parmi ces interrogations : « M.Weiner a-t-il déposé (après l\u2019élection) une déclaration d\u2019intérêts pécuniaires complète, oui ou non ?Si la réponse est oui, il faudra expliquer comment il se fait que les documents de l\u2019inspecteur général des institutions financières démontrent le contraire ».« L\u2019essentiel de la lettre, disait-il hier aux médias, c\u2019est : Assurezvous, madame Harel, que l\u2019information qui sera transmise au substitut du procureur général lui permettra de prendre une décision éclairée quant à savoir s\u2019il faut prendre ou non une action en déclaration d\u2019inhabileté.» En vertu de la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités, un conseiller peut être déclaré inhabile à siéger s\u2019il a produit une déclaration d\u2019intérêts incomplète.Mme Harel se réfugie derrière l\u2019intention qu\u2019avait exprimée M.Prescott en mai dernier de déposer une plainte devant la Commission sur l\u2019éthique des membres du conseil municipal.Le chef de l\u2019opposition officielle rappelait hier que cette commission n\u2019a pas été formée et que son président, Luc Larivée, qui est aussi président du conseil municipal et membre du parti au pouvoir, avait rejeté il y a quelques années une plainte avant même de l\u2019avoir entendue.2803335 3LP0801A1110 a8 Samedi 3LP0801A1110 ZALLCALL 67 00:35:57 11/10/99 B A 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 10 NOVEMBRE 1999 2802823 PHOTOTHÈQUE BERNARD BRAULT, La Presse © Jimmy Hilton Jimmy Hilton de retour derrière les barreaux CHRISTIANE DESJARDINS À 45 jours de la liberté, Jimmy Hilton, le plus jeune de la famille de boxeurs, a pris la poudre d\u2019escampette et n\u2019est pas revenu à la maison de transition où il devait se trouver.Après avoir plaidé coupable à une accusation d\u2019évasion d\u2019une garde légale, hier, au palais de justice de Montréal, il a écopé d\u2019une peine de 30 jours prison, qui s\u2019ajoute aux 45 jours qu\u2019il lui restaient à purger.Et c\u2019est en prison, et non en maison de transition, que le boxeur de 28 ans devra maintenant purger sa peine.Il ne sera pas tout seul, puisque son frère Dave s\u2019y trouve déjà, en attente de son procès pour agression sexuelle.Jimmy Hilton achevait une peine de six mois moins un jour de prison pour voies de fait sur un client de Wal-Mart, un homme de 63 ans.L\u2019affaire était survenue le 31 mai 1998, alors que Jimmy se trouvait avec son père, Dave Hilton Sr.Ce dernier, qui avait participé à l\u2019altercation, avait pour sa part été condamné à 1000 $ d\u2019amende.Le motif de la bagarre : une querelle à propos d\u2019une vidéocassette.Hier, Dave Sr et son épouse se trouvaient dans la salle d\u2019audience, pour voir comparaître le cadet de leur fils.2788987 3LP0901A1110 A 9 Mercredi 3LP0901A1110 ZALLCALL 67 00:38:26 11/10/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 10 NOVEMBRE 1999 A 9 L\u2019Ordre des infirmières lance un appel à la spécialisation L\u2019ami des infirmières JEAN-FRANÇOIS BÉGIN Si tous les médecins étaient comme Martin Winckler, les infirmières ne se plaindraient probablement pas souvent des « docteurs ».Rencontré hier en marge du congrès annuel de l\u2019Ordre des infirmières du Québec, où il est l\u2019un des conférenciers vedettes, le médecin et écrivain français, auteur de La Maladie de Sachs, un fort beau et populaire roman publié l\u2019an dernier, a livré un plaidoyer que ne renieront certes pas ses hôtes.Car, pour Martin Winckler, qui ne craint pas d\u2019être un peu provocateur sur les bords, « on peut se passer des médecins, mais on ne peut pas se passer des infirmières ».Dans les pays occidentaux, explique-t-il, la proportion des gens qui souffrent d\u2019une maladie grave est faible.« En revanche, on a besoin de beaucoup de soignants pour des choses qui ne sont pas des choses graves ou spectaculaires, et énormément de soins sont donnés par les infirmières, les aides à domicile, les familles.Tout ça, ce n\u2019est pas fait par les médecins.» À bien des égards, Martin Winckler ressemble à Bruno Sachs, le médecin généraliste qu\u2019il fait vivre dans La Maladie, si ce n\u2019est que depuis six ans, Winckler, qui vit au Mans, a réduit ses activités médicales, ne travaillant plus que deux jours par semaine dans un centre de planning familial.Ça n\u2019empêche pas ce fils de médecin de continuer à dénoncer le caractère « étriqué », voire « féodal », des institutions médicales françaises.Il aimerait voir ses collègues faire preuve d\u2019une plus grande ouverture envers les autres professions de la santé.« Le soin est une affaire collective, ça me paraît non éthique de segmenter ou de hiérarchiser en disant : \u2018 Il y en a qui sont plus importants que les autres \u2019.Si c\u2019est du soin, on est tous censé travailler ensemble », dit-il.Ensemble, ça signifie aussi mettre le patient dans le coup, croit-il.Il reconnaît que la population est de mieux en mieux informée et qu\u2019elle n\u2019arrive plus aussi démunie dans le cabinet du médecin.« Mais vous pouvez avoir un niveau de connaissance élevé, si on ne vous demande pas votre avis, ça ne change rien », s\u2019indigne- t-il.Les médecins, en fait, « se sentent menacés dans leur savoir », affirme Martin Winckler, qui voit dans ses confrères de grands angoissés tentant tant bien que mal de composer avec leurs démons.« Plus la technologie évolue, plus l\u2019angoisse propre des médecins \u2014 qui sont pétris d\u2019angoisse comme tout le monde \u2014 est compensée par la prescription excessive de tests, de radios, de scanners, d\u2019interventions chirurgicales et de médicaments.» Une fuite en avant inutile, à l\u2019en croire.« Rien ne peut calmer cette angoisse.Rien.Sauf, un travail personnel : un médecin angoissé devrait se faire soigner.Si une infirmière pète les plombs et qu\u2019elle ne va pas bien, on la met à pied et on lui dit de prendre des vacances.Quand un médecin pète les plombs, personne ne lui dit rien \u2014 et surtout pas ses confrères.» Martin Winckler a beau être Français, il n\u2019hésite pas à commenter la situation des infirmières québécoises, qui ont fait la grève illégalement cet été.« Je crois que les infirmières ont raison de vouloir se faire entendre », dit-il, plaidant pour une plus grande ouverture des autorités publiques à l\u2019endroit de leurs employées.« La qualité d\u2019éthique d\u2019un pays civilisé et démocratique se traduit par la manière dont il soigne ses malades.Mais on ne peut pas soigner les malades sans soigner aussi les soignants, sans les soutenir, les accompagner et écouter ce qu\u2019ils ont à dire.» «On peut se passer des médecins, mais on ne peut pas se passer des infirmières», dit le Dr Martin Winckler, 44 ans, qui ne mâche pas ses mots à l\u2019endroit du corps médical.Presse Canadienne La présidente de l\u2019Ordre des infirmières du Québec Gyslaine Desrosiers pense que ses membres devront bientôt « regarder la façon d\u2019exercer le syndicalisme infirmier » parce que la profession évoluera, demandant davantage de flexibilité.Mme Desrosiers prononçait l\u2019allocution de clôture, hier, du congrès annuel de l\u2019Ordre des infirmières, la corporation professionnelle qui représente l\u2019ensemble des quelque 66 000 infirmières du Québec.Traçant le portrait des grandes tendances qui influenceront la profession au cours des prochaines années, la présidente de l\u2019Ordre a invité ses membres à « prendre le virage de l\u2019expertise spécialisée ».L\u2019ère des infirmières aux prélèvements, des infirmières aux intra- Gyslaine Desrosiers veineuses, limitées à un soin s p é c i f i q u e achève, avance Mme Desrosiers.L\u2019avenir appartiendra aux infirmières ayant une expertise spécialisée et diversifiée à la fois dans un secteur donné ou auprès d\u2019une clientèle donnée: en santé mentale et toxicomanie, par exemple, ou en charge d\u2019une clinique de grossesses à risques.Flexibilité et expérimentations Cette évolution de la profession nécessitera de la flexibilité et des expérimentations, souligne Mme Desrosiers, d\u2019où son impression qu\u2019il faudra « regarder la façon d\u2019exercer le syndicalisme infirmier ».Elle admet qu\u2019aborder ce sujet est « tabou », d\u2019autant plus que la Fédération des infirmières \u2014 le syndicat représentant l\u2019immense majorité des infirmières québécoises \u2014 vient de traverser un dur conflit avec le gouvernement.La présidente de l\u2019Ordre a abordé le sujet délicat des conditions de travail des infirmières, un combat que la population semblait appuyer même dans un contexte de grève illégale, l\u2019été dernier.« Oui, il y a une bataille à faire pour les conditions de travail, une bataille juste et nécessaire », a-t-elle admis d\u2019emblée.Mme Desrosiers prend toutefois ses distances face au lien qui est fait, trop automatiquement selon elle, entre l\u2019amélioration des conditions de travail des infirmières, l\u2019avenir de la profession et l\u2019humanisation des soins.« Dire que les conditions de travail (améliorées) sont une garantie d\u2019un système plus humain, moi, ça m\u2019inquiète.» Selon elle, le débat sur l\u2019humanisation des soins est une question plus large, un débat de société complexe qui pourra prendre 10 ou 15 ans.Elle a même évoqué la possibilité que la diversification des expertises dans la profession d\u2019infirmière entraîne « peut-être une diversification dans la rémunération ».Dans son allocution d\u2019une heure, la présidente de l\u2019Ordre a aussi abordé le phénomène de la pénurie d\u2019infirmières, la présentant comme une occasion de « repositionner » la profession.Elle invite les infirmières à définir elles-mêmes ce que sera leur profession demain, dans une ère où les frontières entre les professions de la santé seront plus floues.PHOTO RÉMI LEMÉE, La Presse © 22 gallons : 5,36 $ 40 gallons : 5,99 $ 60 gallons : 7,56 $ 2793228 La Couronne porte la cause de Paulin Bolduc devant la Cour suprême Presse Canadienne SHERBROOKE Le ministère public a demandé à la Cour suprême du Canada la permission d\u2019en appeler d\u2019une décision de la Cour d\u2019appel du Québec ayant accordé un nouveau procès à l\u2019homme d\u2019affaires Paulin Bolduc, inculpé de complot pour avoir importé des stupéfiants entre 1989 et 1991, en marge de ce qu\u2019il est maintenant convenu d\u2019appeler l\u2019affaire du Marine Transport.La poursuite cherche ainsi à obtenir la cassation de la décision de la Cour d\u2019appel rendue le 8 septembre dernier et le rétablissement du premier verdict ayant déclaré Bolduc coupable de ce crime.L\u2019homme d\u2019affaires de Massawippi, âgé de 45 ans, avait été condamné le 26 avril 1998 à une peine de 20 ans de pénitencier.Il a purgé 36 mois avant d\u2019être transféré dans une maison de transition où il se trouvait lorsque son verdict de culpabilité a été cassé.Le Marine Transport est un cargo qui avait sombré le 22 avril 1991 au large de Terre-Neuve après avoir été éperonné par des glaces et abandonné par son équipage antillais, rescapé sur une banquise par la Garde côtière, et dans l\u2019épave duquel des plongeurs ont récupéré de la drogue.Ce dossier constitue l\u2019une des affaires policières et judiciaires parmi les plus longues et aussi l\u2019une des plus coûteuses de l\u2019histoire canadienne.L\u2019enquête de la SQ a commencé en 1989 et les coaccusés, dont Bolduc, ont comparu le 26 avril 1991, à Sherbrooke.Bolduc s\u2019est enfui du Canada peu après.Il a été arrêté en Colombie où il se cachait sous une fausse identité et ramené ici quelques jours avant la fin de la preuve de la poursuite.Me Crépeau réclame aussi la permission d\u2019en appeler de la décision de la Cour d\u2019appel ayant accordé aussi un nouveau procès aux coaccusés Neil Peters, ayant écopé de neuf ans d\u2019incarcération, et Roger Danton, de sept ans.2797417 A 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 10 NOVEMBRE 1999 Rive -Sud/ Montérégie Brève à Mométal contre une clause discriminatoire CLAUDE-V.MARSOLAIS Une demande patronale pour introduire une clause discriminatoire est à l'origine du conflit de travail qui paralyse l'usine de fer ornemental et de structures métalliques Mométal, de Longueuil, depuis le 19 octobre.Les 150 membres du Syndicat des travailleurs de Mométal (CSN) se sont mis en grève parce qu'ils ne sont pas d'accord pour introduire une clause qui ferait en sorte que l'actuelle classification d'ouvrier soit subdivisée en 14 nouveaux titres d'emploi, allant de soudeur, compagnon de charpente à celui d'ouvrier général, et d'une seconde catégorie où seraient concentres les manoeuvres.Le vice-président de la CSN, Roger Valois, et le président de la Fédération de la métallurgie, Alain Lampron, ont dénoncé au début de la semaine le projet de loi 67 de la ministre Diane Lemieux qui, sous le couvert d'éliminer les clauses discriminatoires, prévoit des exceptions lors d'une fusion d'entreprise ou d'une réorganisation interne.Or, la compagnie Mométal invoque justement ce dernier motif.Le négociateur syndical Vincent Dagenais soutient que les propriétaires veulent créer une catégorie de salariés étoiles qui auront un statut supérieur alors que les nouveaux venus qui vont effectuer les mêmes tâches, soit l'assemblage et le soudage, auront des conditions salariales moins avantageuses.« Actuellement, dit-il, ceux qui, au cours des ans, ont acquis une excellente habileté au travail, reçoivent les plus hauts taux de salaire, soit 16,33 $.tandis que les débutants reçoivent environ 6 S l'heure de moins.C'est tout à fait conforme au modèle de ce type d'entreprise où les travailleurs acquièrent des habiletés dans le temps.» M.Dagenais ajoute qu'en voulant créer deux catégories de travailleurs pour des tâches semblables, l'employeur ne pourra que créer du mécontentement dans l'avenir, voire même des conflits de travail inopinés.Les travailleurs réclament des augmentations de 12 % sur trois ans en faisant valoir que dans le passé ils ont accepté le gel de leur salaire pendant une certaine période.L'un des propriétaires, Joseph Cicarelli, n'a pas voulu commenter le litige.Il a quand même lancé une pointe en direction de la CSN qui ne représente les employés que depuis cette année en disant : « Alors que le syndicat était représenté par la FTQ de 1966 à 1999 vous n'entendiez jamais parler de l'usine Mométal.» D'après les porte-parole de la CSN, les propriétaires de l'usine ont l'intention de construire une nouvelle usine de 15 millions de dollars à Varennes l'an prochain.I .Agilent Technologies Innover, façon HP* Agitent Technologies est une filiale de Hewlett-Packard Company, www.agilent.com \u2022 Innovatmg the HP Way IU1 4 Pas de procès d'adultes pour deux ados accusés de meurtre MARTHA GAGNON Deux adolescents de 15 ans accusés de l'horrible meurtre de Pearl Rushford-La-marre, 81 ans, survenu à Chambly le 20 septembre subiront leur procès devant la chambre de la jeunesse de la Cour du Québec.Les procureurs de la Couronne, Jacques Diamant et René De Re-pentigny, de Longueuil, ont décidé hier, à la lumière des rapports d'évaluation psychologique, de ne pas réclamer que ces jeunes soient transférés devant le tribunal pour adultes.La procédure de renvoi est donc abandonnée.- ]*1 M' Diamant a expliqué que l'âge, l'absence d'antécédents, les mesures de réadaptation, le degré de maturité et de participation au crime sont les facteurs importants qui ont influencé la décision.« Nous sommes convaincus qu'il est possible d'atteindre les objectifs de réinsertion sociale et de protection publique en permettant à ces adolescents d'être jugés devant le Tribunal de la jeunesse », a-t-il souligne.La date de l'enquête préliminaire sera fixée lundi.Les avocats de la défense ont choisi un procès devant juge et jury, ce qui est très rare en chambre de la jeunesse.Une option qui peut évidemment être modifiée dans la suite des procédures.Le contenu ?des rapports d'évaluation n'a pas été dévoile.Les parents étaient présents dans la salle d'audience.\u2022 ?w Pearl Rushford Lamarre Deux autres adolescents accusés du même crime, sauront le 19 novembre et le 17 décembre s'ils seront transférés devant la cour des adultes.« Tout dépendra des rapports d'évaluation, explique M° Diamant.Chaque cas est analyse séparément.» Le cinquième accuse, qui n'a que 13 ans, ne peut être jugé par un tribunal pour adultes.Pearl Rushford-Lamarre a été tuée de plusieurs coups de couteau dans sa résidence située rue Bourgogne, à Chambly.Cinq adolescents, de 1 * a 15 ans.ont été accuses du meurtre.La dame connaissait un ou deux des jeunes .î qui elle aurait ouvert la porte.loto-quêbcc Tirage du 99-11-09 _4 _6 _8 J4 23 30^34 36 37 39 40_42 47 48 50 51 56 60 65 69 Tiragt du 99-11-09 3 4 694 6116 EBtra Tirage du 99-11-09 NUMÉRO: 585093 TVA.e\tnpsf-Aii ofs TiRAf.rs- Les modattta tfercaJi auvenodMbMoU otlelfctoofa\t«\u2022ment oea Mets osgnenîa peretaeeot Encttdodtaporoontoocotolito dete.cette dernier» a ptatté.\t CAMELOTS, ADOLESCENTS ET ADULTES demandés, à temps partiel, pour la livraison de à domicile La Presse \u2022 Avec ou sans voiture \u2022 À commission Dans les secteurs suivants: \u2022 Repentigny \u2022 Lachenale \u2022 Le Gardeur Responsabilités \u2022 Livraison de La Presse devant être effectuée avant 6 h 30 le matin, du lundi au vendredi, et avant 8 h 00, le week-end.\u2022 Perception des abonnés.Pour joindre l'entrepreneur de votre région, M.André Bastien composez le (450) 439-2073 \u2022 ff r r i f f i » 3LP1101A1110 a11 Samedi 6LP1101A1110 ZALLCALL 67 00:32:22 11/10/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 10 NOVEMBRE 1999 A 11 Rive-Sud/Montérégie La champignonnière de Verchères voit son permis révoqué Les activités de la Ferme Claufort suscitent des protestations dans la population MARTHA GAGNON Le ministre de l\u2019Environnement, Paul Bégin, a révoqué, lundi, le certificat d\u2019autorisation de la champignonnière Ferme Claufort, de Verchères, dont les activités suscitent des protestations dans la population.« Le projet que vous avez soumis à la municipalité ne prévoit pas d\u2019agrandissement du lieu de compostage, contrairement à celui présenté au ministère de l\u2019Environnement.Selon les faits au dossier, vous avec omis de présenter à la municipalité l\u2019ensemble des renseignements », mentionne le ministre dans sa révocation.Renseignements « erronés ou frauduleux» Il ajoute que le certificat, délivré en juillet en vertu de la Loi sur la qualité de l\u2019environnement, l\u2019a été « sur la foi de renseignements erronés ou frauduleux ».La municipalité a avisé le ministère qu\u2019une part i e d u p r o j e t a u t o r i s é d\u2019agrandissement de la champignonnière contrevenait aux règlements municipaux.Le porte-parole de l\u2019entreprise, Luc Ouimet, qui dirige une firme de consultation et de concertation, a déclaré hier que la révocation sera contestée.Ferme Claufort dispose d\u2019un délai de 30 jours pour interjeter appel de la décision devant le Tribunal administratif du Québec.« Entre-temps, l\u2019entreprise peut poursuivre ses opérations, précise-t-il.La révocation concerne les deux phases d\u2019agrandissement prévues au plan de développement.Les installation actuelles répondent aux normes municipales.Ferme Claufort, qui a investi plusieurs millions, a l\u2019intention de se défendre devant le tribunal et de maintenir ses activités en harmonie avec le milieu.» La décision du ministre de révoquer le certificat n\u2019est cependant pas liée aux problèmes de pollution soulevés par des citoyens depuis plusieurs mois.À ce sujet, un rapport du Centre d\u2019expertise en analyse environnementale du Québec, dont La Presse a obtenu copie, révèle que la champignonnière n\u2019est pas la seule responsable des mauvaises odeurs.Fossé contamoné Les tests effectués par un laboratoire mobile ont permis de découvrir qu\u2019un fossé contaminé, situé au beau milieu d\u2019un groupe important de résidences, est une source importante de pollution.« D\u2019après les inspections, des fosses septiques non conformes seraient à l\u2019origine de la contamination, explique l\u2019auteur du rapport.L\u2019accumulation au cours des années, l\u2019été exceptionnel et la faible hydraulicité qui ont prévalu n\u2019ont pas permis un nettoyage naturel du fossé et ont favorisé une biodégradation intense qui est source des contaminants dans l\u2019air.» Le fossé, qui traverse la route Marie-Victorin, « contribue pour une bonne part aux plaintes pour odeurs », conclut le rapport.En raison de ses activités de compostage, Ferme Claufort est aussi responsable de certains inconvénients, mais pas de toutes les mauvaises odeurs.Les citoyens se plaignent que des odeurs et des émanations de produits chimiques provenant de la champignonnière causent des irritations et d\u2019autres malaises.Après une évaluation, la Direction de la santé publique a déclaré que leurs plaintes étaient fondées.Jusqu\u2019à maintenant, tout le monde montrait du doigt la Ferme Claufort comme étant la seule responsable.« Nous constatons avec étonnement que le rapport de la santé publique ne fait aucunement état du fossé contaminé, autre source de pollution, qui, selon les expertises, pourrait être responsable de près de 60 % des plaintes, dit M.Ouimet.La direction était pourtant au courant des résultats d\u2019analyse du laboratoire environnemental.Quant aux citoyens, ils ne semblent pas avoir été informés de ces faits importants.Ferme Claufort, elle, a dû insister pour obtenir le rapport.» M.Ouimet ajoute que l\u2019entreprise a déjà apporté plusieurs correctifs pour éliminer les odeurs, tels que l\u2019achat d\u2019aérateurs puissants.« Maintenant que nous savons qu\u2019il y a une autre source de pollution, nous allons faire les représentations nécessaires pour que, là aussi, des mesures soient prises », dit-il. A 12 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 10 NOVEMBRE 1999 Un accident de train fait un mort PHOTOS PC Un train de passagers de la compagnie Amtrak, transportant 37 personnes, est entré en collision avec un camion, hier, prés d'Acton, en Ontario.Presse Canadienne ACTON Une collision entre un train de passagers et un camion chargé du ramassage des ordures, qui s'est produite hier en banlieue de Toronto, a coûté la vie au chauffeur du véhicule et a fait 11 blessés, selon un centre hospitalier.Le convoi de la compagnie américaine Amtrak a embouti le camion à un passage à niveau d'Acton et l'a poussé sur une courte distance avant que le véhicule ne glisse sur le bas-côté de la voie.Le conducteur du camion est mort sur le coup et son corps est resté dans la carcasse de son véhicule, a précisé la police.L'impact a renversé la locomotive sur le côté et a propulsé quatre voitures hors des rails.Onze des 37 passagers ont été hospitalisés pour des blessures mineures, a rapporté le centre hospitalier de Georgetown, près d'Acton.Le passage à niveau était muni de cloches et de feux de signalisation.T T V 4 I Amtrak L'accident survenu à un passage à niveau à fait un mort et 11 blessés.Venture 2000.Maxi flexibilité.Sacs gonflables côtés conducteur et passager avant, frontaux et latéraux Système antiblocage aux 4 roues Rétroviseurs chauffants à commande électrique Télédéverrouillage des portes LA MAXI MINI VAN.?*?Sécurité cinq étoiles La Venture de Chevrolet est le premier véhicule* à avoir reçu la mention cinq étoiles, indice de sécurité le plus élevé, à la fois pour le conducteur et les passagers, lors des tests d'impact latéral.** lecteur de disques compacts Les élus des dieux Agence France-Presse GUATEMALA Deux personnes décédées ces dernières semaines ont été élues dimanche lors du scrutin général au Guatemala, leurs noms n'ayant pas été enlevés des listes de candidats aux élections législatives et municipales.Macario Gonzales, candidat du parti au pouvoir (PAN), a été élu au Parlement alors qu'il est décédé le 7 septembre dans un accident de la circulation.Dans la commune de Pajapita, Guillermo Rogeglio, décédé il y a trois mois, a été également élu au conseil municipal.Dans les deux cas, le tribunal suprême chargé de l'organisation des élections, attribuera le mandat laissé vacant au candidat le mieux placé en nombre de voix derrière la personne décédée.Voyeurisme fatal Agence France-Presse MEXICO Le directeur de la prison mexicaine de Tapachula, à l.i frontière avec le Guatemala, pris au piège de sa passion pour le voyeurisme, s'est tué en tombant du toit de son pénitencier d'où il observait avec ses jumelles un détenu et sa femme lors d'une visite conjugale.Raul Zarate est tombé juste à côté du lit où le couple faisait l'amour.Indigné par l'irruption du directeur, le couple a appelé à l'aide des prisonniers qui ont déclenché un début de mutinerie.La passion malsaine du directeur était connue de certains détenus qui ont affirmé que Raul Zarate avait pris l'habitude de monter sur le toit de bon matin, armé de ses jumelles, en quête d'un intéressant spectacle.Colloque international 258 LJ\\J mois location 36 mois Transport et préparation inclus 2.9' à la location ou % à l'achat Comptant\tMensualité OS 18S2S 4 268S\t382$ 328 S 258$ 2 portes latérales coulissantes Moteur V6 de 3.41 de 185 HP Boîte automatique 4 vitesses Système antiblocage m 4 roues Sacs gonflables côtés conducteur et passager avant, frontaux et latéraux Climatiseur Verrouillage des portes è commande électrique Vitres teintées i commande électrique Rétroviseurs chauffants à commande éledrique Télédéverrouillage des portes Régulateur de vitesse lecteur de disques compads Sièges pour 7 passagers Volant inclinable i\" L'Association Marketing des concessionnaires Chevrolet Oldsmobile du Québec vous suggère de lire ce qui suit.Offres d'une durét lieHée réservées m pattkilrtn.s'tpplwtirt mi Venture (empottemefll court) attre.2000 en rioefc.coeporti*.l'emee* éts éojiptewh décrits àéeua.Modèle illustré (eipitleiaent iKongé) i titre isdkitif seulement S«,et à r«pprokitlon du «édil 'Paiements mensuels bases sur m bail me verset)** initial m écfcaaot teatoltflt \\m ttbletu de mensualité;).A la tout*., tnmport et pi luommmi mibi \\m*ké*m.tammt et km m m Npèt k seoniié im ifa «SIS et iniil» ¦ mu»! 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LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 10 NOVEMBRE 1999 A 13 Le pompier Wilson écope neuf mois avec sursis « Je veux redevenir pompier », dit-il BIEN A CI CHAUD .auec les CHRIST!ANE DESJARDINS La juge Suzanne Coupai a entériné la suggestion commune de la défense et de la Couronne, hier, et a imposé au pompier Marc-André Wilson une peine de neuf mois de prison à purger dans la société.L'homme de 38 ans avait été surpris vendant de la cocaïne à trois reprises à un agent source de la police du SPCUM.Pompier depuis une vingtaine d'années et père de deux enfants, Wilson était visiblement soulagé d'arriver au terme du processus judiciaire, hier, d'autant plus que sa cause a été fortement médiatisée.Il veut maintenant tourner la page, consolider sa vie de famille et espère réintégrer son poste de pompier au SPIM.Il avait été suspendu sans solde peu après son arrestation, en octobre 1998.« Je veux redevenir pompier, c'est ma vie », a-t-il dit à La Presse hier.Marc-André Wilson, qui fut décoré pour un acte de bravoure en 1990, avait été arrêté le 9 octobre 1998 à la caserne de Côte-des-Neiges où il était lieutenant.Une de ses connaissances, un dénommé Massé, l'avait dénoncé à la police et s'était offert comme agent-source pour le coincer au cours d'une transaction de drogue.Ce qui fut fait.Wilson a plaidé coupable à trois accusations de trafic de stupéfiants.Les policiers soupçonnaient Wilson d'être à la tête d'un réseau de drogue d'envergure, et plusieurs de ses biens ont été saisis après son arrestation.Toutefois, aucune preuve n'est venue confirmer ces soupçons, et il a pu Marc-André Wilson récupérer toutes ses affaires.La preuve a plutôt démontré que si Wilson a vendu de la drogue à l'occasion, c'était pour payer sa propre consommation.Il avait un problème de drogue, il ne s'en cache pas.Ce qui l'a le plus affecté dans toute cette affaire, c'est l'image que ses enfants ont pu avoir de lui.L'un d'eux a d'ailleurs écrit une lettre à la juge pour lui demander de n'être pas trop sévère avec son père, qui leur avait appris « à marcher, à faire du ski, et même la politesse ».« On m'a noirci, on m'a fait passer pour un monstre, on a dit que je vendais à la caserne alors que c'est complètement faux.C'était dur d'entendre ça.Aux yeux de mes enfants, j'avais toujours été un héros.J'avais même donné une conférence dans une école sur les \" pères héros \" », a confié Wilson.Aujourd'hui, il veut recommencer sur de nouvelles bases.Il a entrepris une thérapie pour se défaire de sa consommation, et il est plein de gratitude pour sa femme et ses enfants, qui l'ont soutenu malgré tout.Outre sa peine à purger dans la collectivité, Marc-André Wilson devra effectuer 100 heures de travaux communautaires et il est soumis à une probation de deux ans.PARKAS SELECTION DE MANTEAUX 3/4 Imitation de suède ou microfibre.Choix de couleurs et grandeurs.PàTG Prix courant jusqu'à 180$ 2790660 SPECIAL à partir de 129\" Carrefour Laval \u2022 Complexe Desjardins \u2022 Plaza St-Hubert Galeries d'Anjou \u2022 Galeries Joliette \u2022 Place Rosemère \u2022 Promenades St-Bruno Investisseurs recherchés pour des fonds d'investissement entièrement protégés, Prière de s'adresser ici./ * * ?Avis de recherche : personnes peu enclines à tout risquer dans des fonds d'investissement et attirées par la nouvelle Option Protection associée aux «Fonds sur mesure\"0 ».Cette nouvelle option assure à 100 % votre capital placé pour un terme de dix ans.Les portefeuilles «Fonds sur mesure» de la Première Canadienne Inc.\u2014 quelques questions, une seule solution.À vous de jouer ! Composez le 1 888 636-6376 (ou le 1 800 665-7700 ailleurs au Canada) ou visitez notre site www.bmo.com/fondsm.Puis installez-vous, détendez-vous et faites de beaux rêves.te Banque de Montréal 110 Marque déposée de la Banque de Montréal.Les portefeuilles stratégiques «Fonds sur mesure» et les Fonds de la Première Canadienne sont offerts par Fonds de la Première Canadienne Inc., filiale en propriété exclusive de la Banque de Montréal.Le prospectus simplifié des fonds renferme d'importants renseignements sur les Fonds de la Première Canadienne et sur les portefeuilles « Fonds sur mesure ».Des exemplaires du prospectus et de la brochure peuvent être obtenus auprès des Fonds de la Première Canadienne Inc.ou dans les succursales de la Banque de Montréal.Veuillez lire attentivement ces deux documents avant d'investir.La valeur unitaire, le rendement du capital investi ou le rendement des fonds fluctuent A 14 LA PRESSE, MONTRÉ Al .MERCREDI 10 NOVEMBRE 1999 Renseignez-vous ! Bureau des affaires académiques École Polytechnique de Montréal Téléphone : (514) 340-4700 Télécopieur : (514) 340-4169 certificnt
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