La presse, 31 octobre 1999, Cahier A
[" 7DA0102A1031 Page A1/31octobre 7DA0101A1031 ZALLCALL 67 01:14:15 10/31/99 B 1 3 4 6 http://lapresse.infinit.net Montréal, R dimanche 31 octobre 1999 60 ¢ TAXES EN SUS RÉGION EST DE QUÉBEC 65 ¢ / ÎLES - DE - LA - MADELEINE 1 $ / FLORIDE 1,75 $ U.S.Votre concessionnaire sur la Rive-Nord 2 7 7 9 5 7 4 2 7 7 9 9 2 4 116e année No 12 56 pages, 4 cahiers S anté L\u2019ouïe, ça tombe sous les sens ! page C1 Mots c ro is é s La supergrille page B1 1 La P e rs onna lité de la s e m aine Marie-Josée Rouleau page A1 6 Hocke y page S 3 Tabac: hausse de 1,20 $ la cartouche Ottawa et Québec ont conclu un accord qui a aussi été approuvé par trois autres provinces GILLES TOUP IN du bureau de La Presse, OTTAWA Québec et le gouvernement fédéral ont conclu vendredi un accord afin d\u2019augmenter très prochainement de 1,20 $ la taxe sur la cartouche de cigarettes, a appris La Presse.Cet accord a également été approuvé par trois autres provinces, soit l\u2019Ontario, le Nouveau- Brunswick et l\u2019Île-du-Prince-Édouard.L\u2019annonce de cette hausse de taxes sur le tabac se fera vraisemblablement dans une semaine ou deux, selon des sources.Selon l\u2019accord, le gouvernement fédéral et les provinces concernées hausseront chacun de 60 cents les taxes sur la cartouche de cigarettes.La cartouche de 200 cigarettes au Québec se vend en moyenne actuellement au prix de 31,30 $.Il en coûtera au consommateur \u2014 peut-être dès la fin de la semaine, selon nos sources \u2014 32,50 $ pour la même cartouche.En 1994, Ottawa s\u2019était entendu tacitement avec le Québec, l\u2019Ontario, l\u2019Île-du- Prince-Édouard, le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse pour ne jamais hausser les taxes sur le tabac sans leur consentement.À l\u2019époque, Ottawa et ces cinq provinces avaient décidé de réduire substantiellement les taxes sur le tabac pour contrer la contrebande généralisée de cigarettes en provenance des États-Unis.Cette fois, la Nouvelle- Écosse n\u2019a pas voulu se lier au nouvel accord.Ottawa a quand même décidé d\u2019aller de l\u2019avant avec la nouvelle taxe.À quelques reprises cette année, le gouvernement fédéral a tenté d\u2019augmenter les taxes sur le tabac.Mais chaque fois, à la dernière minute, il n\u2019a pu obtenir le consentement des cinq provinces.L\u2019hiver dernier notamment, Québec n\u2019avait pas voulu suivre le mouvement.Selon des sources, la Nouvelle-Écosse n\u2019a pas voulu s\u2019engager cette fois-ci dans le nouveau scénario si tôt après l\u2019arrivée au pouvoir du nouveau premier ministre, le médecin John Hamm.Ce dernier avait promis, lors de Voir TABAC en A2 Entre la Ville et les pompiers, la guerre dure depuis 10 ans Justice: la guerre aux délais rapporte ses fruits Monstrueuses citrouilles Fin octobre 1974, de nombreux incendies criminels semaient l\u2019émoi pendant trois jours dans plusieurs quartiers de Montréal tandis que les pompiers étaient en grève illégale.Le tristement célèbre week-end rouge a jeté des familles entières dans la rue.Vingt-cinq ans plus tard, les relations sont toujours aussi tendues entre la Ville et ses 1557 pompiers.Pourquoi ?YVES BOIS VERT La guerre aux délais dans les affaires civiles au Québec commence à rapporter quelques jolis fruits.En Cour supérieure comme en Cour du Québec, la plupart des affaires civiles « ordinaires » peuvent être entendues moins de 12 mois après le dépôt d\u2019une poursuite, du jamais vu.Bien des catégories de dossiers doivent encore traîner plusieurs années, mais ils sont désormais l\u2019exception, selon les données colligées auprès de ces deux tribunaux.Ces délais plus courts sont le résultat de l\u2019instauration de la procédure dite « allégée » \u2014 mais qui n\u2019est en fait que « comprimée » dans le temps \u2014 mise en place en janvier 1997.Cette nouvelle procédure force les parties à compléter leur dossier en moins de six mois.Cela comprend le dépôt des interrogatoires hors cour, les précisions, les expertises, etc.Une fois ce dossier « en état », alors le tribunal peut fixer une date pour le procès.« Actuellement, je suis capable d\u2019offrir une date dans les deux mois suivants la mise en état, mais souvent les avocats me disent que c\u2019est trop rapide ! » dit le juge en Voir JUS TICE en A2 MICHÈLE OUIMET Lorsque Alain Michaud a été nommé à la tête du service des incendies de la Ville de Montréal, en juillet 1996, il s\u2019est enfermé à la bibliothèque municipale et il a épluché les journaux pour avoir, bien fraîche dans sa mémoire, l\u2019histoire houleuse des pompiers.Il savait qu\u2019il héritait d\u2019un dossier difficile.La réputation de l\u2019Association des pompiers, le puissant syndicat dirigé par Gaston Fauvel, n\u2019est plus à faire et des conflits longs et violents ont jalonné son histoire.Depuis dix ans, c\u2019est-à- dire depuis que Gaston Fauvel est à la tête du syndicat, les relations entre la Ville et les pompiers se sont détériorées.En fait, elles n\u2019ont jamais été aussi mauvaises.« Les relations ont toujours été difficiles, sauf en 1978 et à la fin des années quatre-vingt, où le service était en croissance, explique Voir ENTRE en A2 Autre s inform at ions e n page A6 Alain Michaud PHOTO PIERRE McCANN, La Presse Pour jouer parfaitement leur rôle d\u2019emblème de l\u2019Halloween, les citrouilles prennent ce soir leur air le plus effrayant ou, comme à Sainte-Anne-des-Plai- nes, revêtent leurs habits de fête.Elles vont encore une fois admirer la farandole des monstres, des morts, des fantômes, des sorcières.C\u2019est enfin la fête des enfants qui vont de maison en maison pour récolter des bonbons, le prétexte des grands pour sortir leurs plus beaux déguisements.Voir page s A8 , A9 Le père d\u2019Achille Talon est mort Un des plus grands maîtres de la bande dessinée n\u2019est plus.Le dessinateur et scénariste Michel Régnier, dit Greg, créateur d\u2019Achille Talon et auteur prolifique de 250 albums, est mort vendredi soir à l\u2019âge de 68 ans.L\u2019autodidacte, fou de dessin et de bons mots, s\u2019est éteint subitement à son domicile de Neuilly- sur-Seine, près de Paris.Le talent du jeune prodige belge aura été reconnu à partir de 1963, année de la création d\u2019Achille Talon.Aujourd\u2019hui, Greg laisse muet son personnage bedonnant et sentencieux, au terme de 43 albums et de milliers de gags.On peut notamment le retrouver dans le septième tome d\u2019une intégrale intitulée Mon oeuvre à moi.À lire e n page A7 L\u2019ombre de Trump NEW YORK La Presse à RICHARD HÉTU collaboration spéciale D onald Trump, roi de l\u2019immobilier à New York, est- il sérieux ?Veut-il vraiment briguer la présidence des États-Unis en l\u2019an 2000 ?Aborder la question, c\u2019est basculer dans le trou noir de la politique américaine après l\u2019affaire Monica Lewinsky.Il s\u2019est passé quelque chose de remarquable depuis que Bill Clinton a dû avouer à la télévision sa liaison sexuelle avec l\u2019ex-stagiaire de la Maison-Blanche.Du jour au lendemain, un tas de célébrités se sont mises à rêver tout haut à la p r é s i d e n c e , comme si cela allait de soi.Et les médias en ont redemandé, continuant à enfoncer la politique encore plus profondément dans le spectacle.L\u2019exemple de Trump est le plus récent et le plus effrayant.Il y a un peu plus d\u2019un mois, Trump a commencé à jongler publiquement avec l\u2019idée de se faire élire à la Mai- son-Blanche.Depuis, il a été interrogé sur le sujet par presque toutes les chaînes de télévision, de CNN à E !.Le réseau NBC, à lui seul, l\u2019a invité à au moins trois émissions d\u2019information prestigieuses : Today, un matin ; Dateline, un soir ; et Meet the Press, dimanche dernier.Avec ses cheveux teints et sa moue boudeuse, le milliardaire de New York est loin de crever l\u2019écran.Et il ne s\u2019aide guère plus en s\u2019exprimant constamment sur le ton de l\u2019hyperbole.« Stupéfiant », dit-il à propos de sondages.« Incroyable », ajou- te-t-il en parlant de l\u2019intérêt des médias.« Énorme », renchérit-il au sujet de la vague de fond qu\u2019il détecte au sein de la population.Heureusement, à l\u2019émission Voir L\u2019OMBRE en C11 62 JOURS AVANT L\u2019AN 2000 INDEX Petites annonces - index C7 - immobilier C7, C8 - marchandises C8 - emplois C9 - automobile C9 - affaires C11 Alimentation C12 Arts et spectacles cahier B - livres B1 à B5 - horaire spectacles B8 - horaire télévision B6 Bandes dessinées C9 Décès C11 Êtes-vous observateur C7 Génies en herbe C5 Feuilleton C10 Horoscope C8 Laporte Stéphane A5 La presse d\u2019ailleurs A15 Le bridge C11 Le monde A13 Loteries A2, A12 Mots croisés B11, C5 Robitaille Louis-B.A14 Sciences B12 Têtes d\u2019affiche B10 Tabloïd Sports - Réjean Tremblay S5 SCIENCES Le saumon atlantique en chute libre - page B12 M ÉTÉO Nuageux, averses suivies de percées de soleil Max.13, min.3 Cahie r S por t s , page 1 6 TOUS LES SERVICES OPTIQUES SOUS UN MÊME TOIT Polyclinique visuelle Ophtalmologistes \u2014 Optométristes \u2014 Opticiens 9250, boul.de l\u2019Acadie, Montréal (Québec) H4N 3C5 (514) 381-2424 \u2022 1-888-990-2424 EXAMEN DE LA VUE CORRECTION PAR LASER MYOPIE \u2022 HYPERMÉTROPIE ASTIGMATISME \u2022 PRESBYTIE LUNETTERIE CONTACTOLOGIE 2 7 9 1 3 3 5 7LP0201A1031 Page A2/31octobre 7LP0201A1031 ZALLCALL 67 01:12:41 10/31/99 B A 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 31 OCTOBRE 1999 Suites de la une Tabac: hausse de 1,20$ la cartouche TABAC / Suite de la page A1 sa récente campagne électorale, d\u2019investir une partie des revenus tirés des taxes sur le tabac dans des programmes de promotion de la santé.Selon une source gouvernementale en Nouvelle-Écosse, le nouveau premier ministre n\u2019est pas encore tout à fait convaincu que le prix élevé des cigarettes ait un quelconque effet de dissuasion sur les fumeurs.D\u2019autant plus que le coût de la cartouche de 200 cigarettes dans cette province est déjà passablement élevé.Son prix moyen est de 37,59 $.La nouvelle taxe supplémentaire de 1,20 $ sur le tabac est instaurée alors que de nombreux lobbies antitabac tentent sans relâche ces jours-ci de convaincre Ottawa de hausser de 10 dollars la taxe sur la cartouche de cigarettes.Une coalition d\u2019organisations vouées à améliorer la santé des Canadiens a notamment tenu une conférence de presse la semaine dernière pour vertement critiquer les prises de position du gouvernement fédéral dans ce dossier.Selon cette coalition, dont font partie la Société canadienne du cancer et l\u2019Association pour le droit des non-fumeurs, Ottawa se laisse berner par l\u2019argument de la GRC qui estime que la contrebande refera surface si les taxes sur le tabac sont haussées.La coalition affirme que cet argument n\u2019a aucun sens puisque la cartouche de cigarettes aux États-Unis se vend actuellement 17 $ de plus que dans l\u2019est du Canada.Dans ce contexte, même une augmentation de taxes de 10 $ ne pourrait inciter les contrebandiers à reprendre du service, estime la coalition.Les revenus que tire chaque année le gouvernement fédéral des taxes sur le tabac sont de l\u2019ordre de 2 milliards de dollars.De cette somme, il consacre annuellement environ 20 millions pour la lutte antitabac.Justice: la guerre aux délais rapporte ses fruits JUS TICE / Suite de la page A1 chef adjoint de la Cour supérieure, André Deslongchamps.Cela veut dire qu\u2019un procès peut facilement être fixé à dix mois du dépôt de la poursuite.Quand on sait que les délais atteignaient facilement cinq ans au début des années quatre-vingt, le résultat est appréciable.Tous les dossiers ne sont cependant pas soumis à cette procédure avec date butoir.Un grand nombre \u2014 20 % des dossiers en Cour supérieure \u2014 passe encore par la voie « ordinaire », où aucune contrainte de temps n\u2019est imposée aux parties.Le dossier évoluera au gré de l\u2019enthousiasme \u2014 et des moyens \u2014 des clients et de leurs avocats.La voie ordinaire est encore la norme en matière de poursuite médicale, par exemple, et cela n\u2019est pas nécessairement mauvais, de dire l\u2019avocat Jean-Pierre Ménard, qui représente des victimes d\u2019erreurs médicales depuis près de 20 ans.« Les blessures évoluent parfois lentement et d\u2019autre part, les clients ne peuvent pas toujours financer les expertises et les procédures très rapidement ; des délais raisonnables ne sont donc pas toujours défavorables », nuance-t-il.Mais toutes les réclamations de moins de 50 000 $ sont soumises à la procédure « allégée ».Les réclamations concernant des chèques ou billets, des mandats, des taxes provinciales, des contrats de service ou la vente d\u2019un bien meuble sont également soumises à cette procédure, quel que soit l\u2019enjeu financier.C\u2019est donc dire que, sauf exception, toutes les affaires civiles devant la Cour du Québec sont soumises à cette nouvelle procédure.En effet, la Cour du Québec entend tous les litiges d\u2019une valeur de moins de 30 000 $ (au- delà, l\u2019affaire appartient à la Cour supérieure).La plupart des litiges civils impliquant des particuliers sont de cette catégorie et donc du domaine de la Cour du Québec.Là aussi, les résultats sont très encourageants.« Nos délais étaient fort acceptables, mais c\u2019est encore mieux », dit le juge en chef adjoint Jacques Lachapelle.En 1996, avant l\u2019implantation de la nouvelle procédure, 49 % des dossiers en Cour du Québec se réglaient en totalité, de l\u2019inscription au jugement, en moins de 400 jours.Ce sont maintenant les deux tiers des cas qui se règlent dans ce délai.En 1996, les trois quarts des dossiers étaient réglés après 18 mois ; ce sont maintenant 96 % des dossiers qui se règlent en moins d\u2019un an et demi (incluant le délibéré du juge, le temps qu\u2019il met à rendre son jugement après avoir entendu les parties).Les données préliminaires pour 1998 sont encore meilleures.« C\u2019est vraiment très satisfaisant », commente le juge Lachapelle.Le nombre de dossiers a baissé, il est vrai, mais les statistiques montrent clairement que tout le système a pesé sur l\u2019accélérateur.Les délibérés sont moins long de quelque 10 %, par exemple.« Les dates butoirs poussent sur les avocats et tout le monde a suivi.» Le juge Deslongchamps estime que l\u2019effet combiné de la nouvelle procédure et d\u2019une autre réforme (la « requête introductive d\u2019instance », où le juge fixe d\u2019entrée l\u2019échéancier) fait en sorte que 80 % des dossiers civils de la Cour supérieure sont prêts à être entendus dans les 12 mois du dépôt de la poursuite.Si les délais fondent, les coûts demeurent tout aussi élevés.Un comité du ministère de la Justice planche depuis un an sur une autre étape de la réforme de la justice civile, qui aura pour effet de simplifier la procédure \u2014 donc, espère-t-on, diminuer les frais d\u2019avocat.Un des moyens de limiter les excès est de donner le contrôle du dossier à un juge dès le premier jour.Celui-ci établira un échéancier et veillera à ce que les actes inutiles soient évités.« Les juges gèrent beaucoup plus qu\u2019avant les dossiers, mais je souhaite que la réforme permette une intervention beaucoup plus agressive des juges pour contrôler de façon très serrée les coûts et les délais ; on se dirige clairement vers un interventionnisme encore plus aigu des juges.Notre but est clair : rendre la justice plus accessible et faire en sorte que toute la clientèle qui déserte la justice faute de moyens puisse y avoir un meilleur accès », dit le juge Deslongchamps.Entre la Ville et les pompiers, la guerre dure depuis 10 ans Il avoue avoir tué 140 enfants ENTRE / Suite de la page A1 Alain Michaud.Regardez comment ça se détériore depuis 1990.Ça devient vicieux.On est très, très méfiant.Quand on a une entente, par exemple, Fauvel nous dit qu\u2019il ne dirige pas une république de bananes et qu\u2019il doit consulter son monde.Mais lorsqu\u2019il revient, il y a toujours quelque chose de nouveau et on ne reconnaît plus l\u2019entente.On devient excessivement méfiant.» « Depuis dix ans, ça s\u2019est dégradé, confirme René Chalifoux, vice-président du syndicat de 1989 à 1991 et cadre depuis 1993.Il y a un mur entre la Ville et les pompiers.» Gaston Fauvel se défend.La Ville, dit-il, est gérée de façon archaïque et il brandit le rapport de l\u2019ancien directeur général, Gérard Divay, qui dénonce « la vision confuse et souvent dysfonctionnelle » de l\u2019administration municipale, « sa culture organisationnelle archaïque qui favorise la sectorisation, la méfiance et la résistance ».Les compressions budgétaires ont mis en danger la sécurité des gens, poursuit Fauvel.Le nombre de pompiers est passé, en 15 ans, de 2400 à 1557 et le nombre de casernes a chuté de 50 à 36.Alain Michaud rétorque que les incendies ont diminué de 50 % en 30 ans.Il y avait plus de 3000 incendies en 1970 sur le territoire de Montréal ; aujourd\u2019hui, il n\u2019y en a plus que 1500.Les pompiers passent seulement de 2 % à 4 % de leur temps à éteindre des feux et s\u2019ils veulent maintenir leurs effectifs, ils doivent accepter de diversifier leur tâche.C\u2019est faux, rétorque Fauvel, les pompiers consacrent au moins 15 % de leur temps sur les feux.Pas 4 %.« Michaud nous dit : « Fai- tes-en plus et je vais pouvoir me justifier auprès des politiciens qui ne pensent qu\u2019au compte de taxes ».On ne donne pas de contraventions, nous.On ne rapporte pas d\u2019argent.Plus de 90 % du budget va dans les salaires.La Ville parle des deux côtés de la bouche.» Une culture de gars Sur les 1557 pompiers, il n\u2019y a que deux femmes et une dizaine d\u2019allophones.Le pompier moyen est un homme blanc, québécois de souche, qui a entre 30 et 35 ans.Les pompiers forment un groupe uniforme, dominé par une culture de gars, où règne un esprit de clan.« Ils sont très homogènes, note Alain Mi- chaud.C\u2019est difficile de les ouvrir à d\u2019autres influences.Il y a une très forte cohésion et ils pensent tous de la même façon.» « Il y a un esprit de corps très important, reconnaît Gaston Fauvel.Ils vivent ensemble de 7 h à 17 h.Ils déjeunent, dînent et soupent en groupe.» Gaston Fauvel ne nie pas qu\u2019il se soit glissé quelques têtes brûlées dans ce monde tricoté serré.« Dans une famille de dix enfants, il y a souvent un mouton noir, concè- de-t-il.Je ne jouerai pas à l\u2019autruche.» Le dernier round de négociations a été particulièrement difficile.Les pompiers ont multiplié les moyens de pression.Ils ont utilisé les ondes radio pour transmettre des messages hostiles ou provocateurs, déplacé en cachette des véhicules d\u2019un poste à l\u2019autre semant l\u2019anarchie dans le système, peinturé des camions avec de la gouache, mis de la colle dans les prises électriques, brisé des ordinateurs, versé de l\u2019eau dans les réservoirs de diesel, etc.La ministre du Travail, Diane Lemieux, a été à deux doigts de mettre le syndicat sous tutelle.Sentant la soupe chaude, Gaston Fau- vel a décrété une « trêve générale illimitée » en janvier.Depuis, le feu couve sous la cendre.Pour Alain Michaud, rien n\u2019est réglé.Bien au contraire.« Le calme est trompeur, dit-il.C\u2019est fragile.Les pompiers attendent le moment propice pour repartir.» Dans ce bras de fer, le syndicat a un atout, la stabilité.« Fauvel est un gars intelligent, il connaît très bien les lois et il maîtrise parfaitement ses dossiers, explique Alain Michaud.À la Ville, par contre, ça change tout le temps, que ce soit les gestionnaires, les négociateurs, les gens du bureau du personnel, les politiciens ou les responsables du service des incendies.Fauvel, lui, est toujours là.» Le syndicat a des ressources.Fauvel est entouré d\u2019actuaires et d\u2019avocats, prétend Mi- chaud.Et ses coffres sont bien garnis.« On a 600 000 $ dans notre caisse principale, confirme Fauvel.Si on inclut les réserves appartenant au compte d\u2019assurances, ça grimpe à 1,3 million.» Pour l\u2019instant, les deux parties se battent devant les arbitres.Mais selon Alain Mi- chaud, ça ne mènera nulle part.Une seule clause a été examinée pendant 13 séances de travail.Lorsque l\u2019arbitrage se terminera \u2014 ça risque de traîner jusqu\u2019à la fin de l\u2019an 2000 \u2014, il sera déjà temps de négocier la nouvelle convention collective.Et cette fois-ci, ça va jouer dur.Le comité exécutif de la Ville a demandé à ses négociateurs de mettre fin au sacro-saint plancher d\u2019emplois auquel le syndicat tient comme à la prunelle de ses yeux.Actuellement, Montréal doit employer au moins 1557 pompiers et avoir 91 véhicules prêts à servir.La guerre entre les pompiers et l\u2019administration Bourque est loin d\u2019être terminée.Associated Press BOGOTA Il s\u2019agit peut-être de l\u2019un des pires tueurs en série de l\u2019histoire criminelle.L\u2019homme, Luis Alfredo Garavito, un Colombien de 42 ans arrêté en avril dernier, a avoué vendredi les meurtres de 140 enfants au cours des cinq dernières années.Le meurtrier présumé attirait ses victimes en se faisant passer pour un mendiant, un vendeur de rue, un handicapé ou un moine, a expliqué le procureur général de Colombie Alfonso Gomez.Les enfants ont été retrouvés égorgés, « des indices montrant qu\u2019ils semblent avoir été attachés et mutilés », a-t-il précisé.Jusqu\u2019à présent, seuls 114 corps ont été retrouvés sur les 140 meurtres avoués.« On ne connaît pas de précédent de cette nature », a ajouté le procureur.Luis Alfredo Garavito a été arrêté en avril au terme d\u2019un an et demi d\u2019enquête à la suite de disparitions d\u2019enfants dans onze régions du pays.La plupart des petites victimes étaient issues de familles pauvres et nombre d\u2019entre elles étaient de simples vendeurs de rue, voire des mendiants qui quémandaient de l\u2019argent auprès des automobilistes.Sur les photos d\u2019identité de la police, il apparaît comme un homme de couleur, grand, portant parfois des lunettes, une moustache, une barbe ou une casquette de base-ball.Selon le procureur, les preuves accumulées contre le suspect étaient si importantes qu\u2019elles l\u2019ont poussé aux aveux.Mais, a-t-il souligné, il ne sera pas inculpé tant que l\u2019enquête ne sera pas terminée.QUESTION DU JOUR Vous voulez vous faire entendre?Répondez à la question du jour: \u2014 par téléphone, en composant le 514-285-7333; \u2014 par Internet : http://lapresse.infinit.net Partagez-vous le sent iment des Québécois qui, selon un sondage CROP, souhaitent que le pourcentage de 60 % soit reconnu comme une major ité claire dans le cas d\u2019un référendum sur la souveraineté?Êtes-vous satisfait de l\u2019attitude d\u2019Ottawa qui a décidé de ne pas en appeler du jugement de la Cour fédérale sur l\u2019équité salariale?À cette question posée hier, le pourcentage des réponses obtenues a été: Oui: 74 % Non: 26 % NDLR: Ce sondage maison sert uniquement à prendre le pouls de nos lecteurs et n\u2019a aucune prétention scientifique.Renseignements : (514) 285-7272 Abonnement : (514) 285-6911 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Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518.LOTERIES La quotidienne à trois chiffres : 0-2-3 à quatre chiffres : 5-5-6-6 6/49: 18-20-27-34-39-43Compl.21 extra: 135258 CENTRAIDE DEM AIN DANS LA PRESSE Les pneus d\u2019hiver, une nécessité Les automobilistes oublient trop souvent que la conduite d\u2019une voiture en hiver peut parfois être délicate lorsque les éléments se liguent contre eux.Selon notre chroniqueur Denis Duquet, les pneus d\u2019hiver sont encore ceux qui nous assurent la meilleure maîtrise d\u2019un véhicule durant la froide saison.Il nous en explique les raisons demain, dans le cahier Auto, tout en diffusant de l\u2019information sur les derniers raffinements techniques dont l\u2019industrie nous fait bénéficier.PRÊTONS MAIN-FORTE 20 686 258$ 1 15 10 5 20 30 25 Cent raide du Grand Montréal Merci! 493, rue Sherbrooke Ouest, Montréal (Québec) H3A 1B6 tel.: (514) 288-1261 Object if 34,5 millions 7LP0301A1031 a03 ildmo dim 31 octobre 7LP0301A1031 ZALLCALL 67 01:13:31 10/31/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 31 OCTOBRE 1999 A 3 L\u2019EXPRESS DU MATIN Maquillage d\u2019Hallowe e n ?Les petits monstres qui sillonneront les rues ce soir à l\u2019occasion de l\u2019Halloween peuvent se présenter de 14 à 17 h aujour- d\u2019hui à la boutique Carte et cadeaux de l\u2019UNICEF, 4474, Saint- Denis, pour se faire maquiller.Ce sont des étudiants en maquillage artistique du collège Inter- Dec qui procéderont au maquillage des enfants.Le service est offert gratuitement moyennant un don dans la tirelire de l\u2019UNICEF.Cas s e -Nois e t te ?Malgré le conflit de travail qui oppose les techniciens de scène à la Société de la Place des Arts, les 15 représentations du ballet Casse-Noisette seront présentées à la salle Wilfrid-Pelletier.Ce sont les cadres de la Société qui assureront le montage de Casse-Noi- sette.La Société affirme que tous les décors féeriques seront en place pour continuer de séduire le coeur des petits et grands.Par ailleurs, une rencontre en conciliation entre les parties est prévue pour le 4 novembre prochain.Mé dicam e nts pour le s Cubains ?Une cargaison de matériel médical en provenance des États- Unis et à destination de Cuba a franchi sans encombre la frontière entre l\u2019État de New York et le Québec, hier, ont fait savoir les responsables de la Caravane d\u2019amitié Québec-Cuba.« Ca s\u2019est très bien passé », a déclaré Jacques Boivin, porte-parole du groupe.« L\u2019équivalent de quatre chargements de camion de fournitures, essentiellement du matériel médical et des médicaments, est passé.Les douanes canadiennes ont procédé à une inspection (.) et il n\u2019y a eu aucun problème », a-t-il ajouté.Une vingtaine de Québécois ont rejoint une douzaine d\u2019Américains au poste frontalier situé à proximité de Philipsburg, en Es- trie, afin de faciliter le transfert du matérial, a indiqué M.Boivin.Hom m e barr icadé ?Un homme était toujours barricadé hier soir dans sa demeure du rang du Nord à Sainte-Victoi- re-de-Sorel, près de Sorel.Vers 14 h hier, des voisins ont communiqué avec la Sûreté du Québec pour signaler qu\u2019un coup de feu avait été tiré par l\u2019individu.Un agent de la Sûreté du Québec s\u2019est présenté sur les lieux et au moment où il rencontrait les deux plaignants, une autre détonation a été entendue.L\u2019agent et les deux citoyens se sont abrités et le policier a demandé l\u2019assistance de ses confrères.Plusieurs voitures de police tant de la SQ que de Sorel ont été dirigées sur les lieux.Les policiers n\u2019ont toutefois pu approcher de la résidence du suspect, ni du policier et des citoyens.C\u2019est finalement la section d\u2019intervention de la Gendarmerie royale du Canada qui est intervenue en début de soirée et qui a réussi à mettre fin au drame.Té m oin im por tan t ?Un homme de 30 ans a été arrêté par la police municipale de Sherbrooke et est détenu en tant que témoin important relativement à la mort d\u2019un homme âgé d\u2019une trentaine d\u2019années, survenue dans la nuit de vendredi à samedi.Les policiers municipaux ont reçu un appel de la victime, demandant la police de toute urgence.Lorsque les policiers se sont présentés à l\u2019appartement 8 du 122, rue Ball, ils ont découvert l\u2019homme, blessé grièvement.Les médecins ont constaté son décès à l\u2019hôpital.Accide nt m or te l ?Une adolescente de 15 ans a péri lors d\u2019un accident de la route survenu à Saint-Christo- phe-d\u2019Arthabaska, dans les Bois-Francs, vendredi vers 21 h 30.Selon la Sûreté du Québec, Priscilla Cloutier, de Victoriaville, était passagère d\u2019une voiture à bord de laquelle prenaient également place deux adolescents.L\u2019accident est survenu lorsque le conducteur, âgé de 17 ans, n\u2019a pas été en mesure de négocier une courbe au bas d\u2019une pente abrupte, sur le rang 5, le véhicule se retrouvant dans le fossé et effectuant plusieurs tonneaux avant de s\u2019immobiliser.L\u2019adolescente a été tuée sur le coup.PHOTO ROBERT SKINNER, La Presse © Vince nt Marchione , Norm and Chalifour e t Raym ond Bois ve r t , du Com ité de vig ilance e nvironne m e nta le de l\u2019e s t de Montré a l, c ra igne nt que l\u2019avè ne m e nt de la com pagnie pé t rochim ique CEP S A, pré vu pour 2 0 0 2 , n\u2019hypothè que davantage la qua lité de vie de s c itoye ns .Un cadeau empoisonné ?Le projet d\u2019usine d\u2019acide téréphtalique dénoncé par le Comité de vigilance environnementale de l\u2019est de Montréal MARTINE ROUX Les citoyens de l\u2019est de l\u2019île n\u2019ont pas l\u2019intention de faire les frais des ambitions de CEPSA, cette firme espagnole qui a l\u2019intention d\u2019installer une usine pétrochimique à Montréal-Est.Ils étaient quatre, en ce samedi matin, à attendre l\u2019équipe de La Presse, attablés autour d\u2019un café chaud dans un restaurant de Mon- tréal-Est.Quatre citoyens, tous membres du Comité de vigilance environnementale de l\u2019est de Montréal, engagés et enragés parce qu\u2019une fois de plus, disent-ils, on applaudit à l\u2019installation d\u2019une usine possiblement polluante dans leur cour.Hier les raffineries, au- jourd\u2019hui les usines pétrochimiques et demain, un méga-incinéra- teur ?Non merci.« C\u2019est toujours le même scénario, déplore Vincent Marchione, président du Comité.On développe un projet en catimini, on annonce une création d\u2019emplois et on place la population devant le fait accompli.» Ce n\u2019est pas qu\u2019ils s\u2019opposent au développement économique dans leur bout d\u2019île.Bien sûr, CEPSA créera quelque 150 emplois pour faire tourner sa production d\u2019acide téréphtalique.Mais qu\u2019est-ce que cet acide, qui entre notamment dans la composition de plastiques, et quels sont les risques associés à sa production ?Le dictionnaire et les coups de fil à la direction industrielle du ministère de l\u2019Environnement et de la Faune n\u2019ont été d\u2019aucune utilité pour les éclairer.« On aimerait simplement savoir s\u2019il s\u2019agit d\u2019un produit dangereux pouvant affecter la santé des gens, explique Raymond Boisvert, vice- président du Comité.Nous allons nous renseigner sur cet acide et les réponses obtenues orienteront nos interventions.» Il n\u2019est pas impossible que le Comité revendique des audiences publiques, a-t-il précisé.Selon les citoyens, ce « cadeau » de 150 emplois peut vite se transformer en cadeau empoisonné.Avec quatre incinérateurs, des raffineries et des industries pétrochimiques sur son territoire, la population de l\u2019Est est déjà bien servie côté odeurs, bruit, poussières et pollution atmosphérique.Selon une étude de la régie régionale de la santé et des services sociaux rendue publique en 1997, avancent- ils, l\u2019incidence d\u2019hospitalisation chez les enfants de Pointe-aux- Trembles serait de 40 % supérieure à celle des autres quartiers mon- tréalais.« Le gouvernement se réjouit des retombées économiques générées par la création d\u2019emplois, mais il faudrait aussi calculer l\u2019impact sur la santé des gens, poursuit M.Mar- chione.Sans compter l\u2019impact environnemental et la baisse de valeurs des propriétés situées dans l\u2019Est.On subit un véritable assaut de multinationales désireuses de s\u2019installer ici.CEPSA n\u2019est certainement pas la dernière ! » L\u2019équation des multinationales est simple, estime ce travailleur social retraité : les industries propres dans l\u2019Ouest, et les plus polluantes dans l\u2019Est.Chose certaine, le Comité de vigilance environnementale de l\u2019est de Montréal en a plus que marre que les entreprises perçoivent cette population comme peu sensible aux problématiques environnementales parce que moins scolarisée.« Si on laisse tout faire, l\u2019est de l\u2019Île va devenir un ghetto de pauvres et seuls les plus démunis viendront habiter ici.Nous avons aussi notre mot à dire.» Abus de procédures Des ados se préparent pour le Sommet de la jeunesse «Une réunion super cool!» dit une jeune fille RAYMOND GERVAIS Un avocat ainsi que les clients qu\u2019il représentait viennent d\u2019être condamnés par la Cour supérieure à verser une somme de 80 238,09 $ à quatre requérants, après que le Tribunal eut statué que l\u2019avocat s\u2019était livré à des abus de procédures judiciaires envers les demandeurs.Cette affaire juridique a débuté en mars 1990, au moment où Me Martin J.Sklar a entrepris au nom de son client, Powrmatic du Canada ltée, une action en recouvrement de 142 642.95 $ contre Moïse Benmergui, sa compagnie, le centre Bi-Énergique du Québec (Bi-Éner- gie), ainsi que contre deux des employés de la compagnie.La somme réclamée représentait le crédit avancé à Bi-Énergie.Durant les premières étapes judiciaires, Powrmatic a obtenu deux saisies avant jugement, qui auraient causé un tort considérable aux demandeurs.Les saisies avant jugement concernent deux saisies de la même propriété, soit un condo situé avenue Jeanne-Mance à Montréal, propriété d\u2019Angèle Boivin, la femme de Moïse Benmergui.En 1989, comme les affaires de la compagnie Bi-Énergie prenaient de l\u2019ampleur, Powrmatic à demandé à M.Benmergui une garantie hypothécaire de 50 000 $ afin d\u2019augmenter d\u2019autant le crédit de la compagnie.C\u2019est à ce moment que Mme Boivin a mis son condo en garantie des dettes encourues par la compagnie de son mari envers Powrmatic.Le 1er juin 1990, Angèle Boivin respecte son engagement et paie la garantie de 50 000 $, obtenant ainsi la mainlevée de l\u2019hypothèque collatérale consentie à Powrmatic.Le 25 juin suivant, l\u2019affaire judiciaire débute et l\u2019action de Powrmatic est amendée pour ajouter Angèle Boivin comme mise en cause à titre de prête-nom pour son mari.Powrmatic allègue que l\u2019immeuble de l\u2019avenue Jeanne-Mance est la propriété de Benmergui et un bref de saisie avant jugement est demandé.Contestant la saisie, Mme Boivin obtient gain de cause en Cour supérieure en avril 1995.Par la suite, la Cour d\u2019appel confirmera le jugement.Le 16 octobre suivant, un second bref de saisie avant jugement est préparé à la demande de Powr- matic.La seconde saisie sera également annulée par la Cour.Le juge Hélène LeBel de la Cour supérieure à Montréal précise dans son jugement que le préjudice dont se plaignent les demandeurs est tout à fait réel, mais que les dommages de 400 000 $ réclamés sont excessifs.La Cour soutient également « que Me Sklar n\u2019est pas et ne peut prétendre avoir été purement et simplement le mandataire de son client ; il ne peut se cacher dernière le client et son mandat.C\u2019est lui qui a proposé à Powrmatic et à son gérant de crédit d\u2019amender l\u2019action et d\u2019entreprendre le recours en prête-nom, c\u2019est lui qui a rédigé les procédures.« Un avocat est un officier de la Cour.Un avocat ne doit pas tromper le tribunal ou abuser des privilèges reconnus par sa profession », écrit le magistrat.Le Tribunal en arrive à la conclusion que le recours en déclaration de prête-nom n\u2019avait aucun fondement juridique sérieux et que Me Sklar ne pouvait conclure que Mme Boivin était un prête-nom.Le juge reproche de plus à l\u2019avocat d\u2019avoir commis des fautes et un abus de droit.MARTINE ROUX Si certains ados décorent les murs des stations de métro, d\u2019autres se creusent les méninges pour tenter d\u2019améliorer leur sort.Une dizaine d\u2019entre eux étaient réunis hier au bureau montréalais des Coopératives jeunesse de services (CJS) afin de pondre un mémoire destiné à alimenter les réflexions des ateliers régionaux du Sommet du Québec et de la jeunesse, qui se tiendront samedi prochain à Montréal.Ils s\u2019appellent Oumou, Julien ou Cynthia, ont entre 14 et 17 ans et viennent des quatre coins de la ville.Dès 8 h hier, ils avaient la délicate tâche de brasser des idées afin d\u2019aider les ados montréalais à se tailler une meilleure place dans la société.Au menu : l\u2019emploi, la société équitable, l\u2019ouverture sur le monde, le savoir et la formation.C\u2019est à Alain Massé, coordonnateur montréalais du réseau des CJS et l\u2019un des animateurs de la journée, qu\u2019échoira la responsabilité de rassembler les conclusions de ce vaste remue-méninges dans un mémoire.Il en est visiblement ravi.« Pour la première fois, les adolescents ont une occasion d\u2019exprimer leurs besoins et leurs désirs, explique-t-il.Ce mémoire sera présenté aux instances gouvernementales et nous avons bon espoir que les jeunes seront entendus.» Après avoir souligné les difficultés vécues par les jeunes pour chacun des thèmes abordés, le groupe d\u2019ados se demandait comment le gouvernement, la société ou les jeunes eux-mêmes pouvaient améliorer la situation.Et ils n\u2019étaient pas à court d\u2019idées.Pour les aider à s\u2019ouvrir sur le monde, par exemple, certains proposaient que le ministère de la Culture et des Communications organise davantage d\u2019activités multiethniques ou que le ministère de l\u2019Éducation intègre le mul- ticulturalisme aux contenus des cours, tels les cours de cuisine (économie familiale).Comment s\u2019intégrer au marché du travail ?On demande notamment aux employeurs de faire une plus grande place aux adolescents pour briser le cercle vicieux pas- d\u2019expérience-pas-de-boulot, ou on souhaite que les écoles organisent davantage de journées de stage en entreprise.Rendre la société plus équitable, réduire le fossé entre les générations ?Pas de problème.Chaque ministère pourrait avoir ses propres conseillers à la jeunesse, ont répondu certains.Selon d\u2019autres, les jeunes devraient privilégier les activités de bénévolat auprès des personnes âgées, ou créer un site Web pour discuter de leurs préoccupations.Tenez, pourquoi pas tuer les adultes ?a lancé un participant dans l\u2019hilarité générale.Utopistes, ces ados ?Erreur : ils veulent simplement être écoutés et entendus, ont-ils fait valoir au terme de la rencontre.« J\u2019ai trouvé la réunion super cool, a confié Marie, car on a pu aborder des sujets dont on ne discute pas vraiment avec nos amis.On nous écoutait.» | A4 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 31 OCTOBRE 1999 Fonds de solidarité: 13 000 emplois créés ou protégés Les dirigeants satisfaits malgré un rendement moindre MARIE-CLAUDE GIRARD Bien que son rendement cumulatif moyen ait glissé de 8,1 % à 4,4 % au cours du dernier exercice financier, le Fonds de solidarité de la FTQ a dévoilé hier un bilan positif, fier de nouveaux investissements de 600 millions dans les PME, d\u2019un accroissement substantiel du nombre d\u2019actionnaires et d\u2019un actif de 3,1 milliard.Les investissements dans les entreprises québécoises ont contribué à la création ou à la sauvegarde de 13 000 emplois au cours de l'exercice qui a pris fin le 30 juin dernier, ont annoncé les dirigeants du Fonds aux actionnaires qui assistaient hier à la seizième assemblée annuelle.De plus, la valeur de l\u2019action de catégorie A a poursuivi sa progression, atteignant 22,59 $.Le Fonds a émis pour 480 millions de nouvelles actions, plus que l\u2019an dernier, alors qu\u2019on parlait déjà d\u2019une bonne performance.Plus de 46 700 nouvelles personnes y ont adhéré au cours de la dernière année financière, pour un total de près de 384 200 actionnaires.Le président de la FTQ, Henri Massé, interprète ces résultats comme un reflet de l'adhésion des actionnaires à la mission et aux valeurs du fonds.« Que les nouveaux adhérents soient aussi nombreux, cela veut dire que les gens qui adhèrent au fonds désirent contribuer à ses succès, qui sont ceux d\u2019une collectivité, d\u2019un réseau de personnes qui partagent des buts communs.» Autre explication : les gouvernements fédéral et québécois ont relevé de 3500 $ à 5000 $ le plafond des contributions aux fonds de travailleurs offrant des crédits d\u2019impôt.Le Fonds estime que cette seule mesure a permis d\u2019amasser des souscriptions de 45 millions.En revanche, le bénéfice net par action a chuté.De 1,64 $, qu'il était lors de l'exercice précédent, il est tombé à 0,95 $.Au total, le bénéfice net a diminué de 184,8 millions à 120,7 millions.Depuis les six derniers exercices, le fonds avait enregistré un rendement moyen d\u2019environ 8 %.Notons que ces rendements ne tiennent pas compte des crédits d'impôt dont bénéficient les actionnaires.Le président-directeur général du Fonds, Raymond Bachand, estime malgré tout avoir bien tiré son épingle du jeu.Selon lui, le bénéfice net de 120 millions constitue une « performance appréciable compte tenu de la contre-performance des marchés boursiers et des rendements moindres des portefeuilles obligataires durant la période couverte par l'exercice financier.» M.Bachand estime que la gestion du fonds est saine et performante, I'organisme ayant investi davantage d\u2018argent qu\u2018il n\u2019en a perçu par les souscriptions tout en maintenant le ratio de frais d'exploitation à 2 % de l'actif moyen net.« Les sauvetages de Dominion-Bridge et d\u2019Owens Coming illustrent bien la détermination dont font preuve les gens qui interviennent dans des dossiers dont l'enjeu (ultime) est la dignité des pères et des mères de famille », a souligné M.Massé dans un communiqué.PHOTO ROBERT SKINNER, La Presse @ ~~ La magie des orchidées Monique Radermaker hume le parfum sensuel d'un cattleya a 'Exposition internationale d\u2019orchidées d\u2019automne qui se tient présentement a \u2019hétel Days Inn Métro-Centre, 1005, rue Guy à Montréal.L'exposition de renommée internationale représente une occasion unique de s\u2019aventurer dans le monde magique des orchidées dont il existe 25 000 espèces poussant sous toutes les latitudes, de l\u2019Équateur à la limite du cercle polaire.WP MARIO JEAN MF \u201che.PPP EE LAE els
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