La presse, 8 octobre 1999, B. Politique
[" 5LP0101B1008 B1 vendredi 5LP0101B1008 ZALLCALL 67 01:07:41 10/08/99 B B Montréal, vendredi 8 octobre 1999 R Politique ÉDITORIAL / OPINIONS / MONDE / ARTS ET SPECTACLES On met le paquet pour la visite de Clinton Il y aura autant de policiers que de délégués à la conférence sur le fédéralisme VINCENT MARIS S AL MONT-TREMBLANT La visite du président américain Bill Clinton au Canada durera moins de 24 heures, mais elle a nécessité des mois de préparation et mobilisé un imposant dispositif de sécurité, dont 600 policiers à Mont-Tremblant seulement.Les rares visites d\u2019un président américain au Canada revêtent toujours la plus haute importance au plan politique.Échanges commerciaux obligent, le gouvernement du Québec a d\u2019ailleurs fait des pieds et des mains pour arracher un entretien de quelques minutes entre Lucien Bouchard et le président Clinton.Cet entretien aura lieu demain après-midi à Mont-Tremblant en marge de la conférence internationale sur le fédéralisme, un entretien de cinq à dix minutes, entre 14h45 et 15h.M.Bouchard aura toutefois intérêt à être bref puisque M.Clinton joue au golf avec le premier ministre Jean Chrétien à 15h15 au club de Tremblant.Chris Sands, directeur du Projet canadien au Centre d\u2019études stratégiques et internationales de Washington, croit que la rencontre entre MM.Bouchard et Clinton aura une importance symbolique et peut-être durable.« Le symbolisme de nos gestes échappe parfois aux Américains, dit-il.(.) Longtemps après le départ de M.Clinton, cette rencontre sera considérée comme un signe de l\u2019émergence graduelle du Québec comme nation indépendante.» Les représentants de la Maison- Blanche se disent conscients de la situation et assurent que le président a été informé de tout ce qui s\u2019est passé jusqu\u2019à maintenant au forum.Ce matin, M.Chrétien profitera de son tête-à-tête avec M.Clinton pour aborder quelques dossiers bilatéraux, et en priorité, le contentieux sur la fourniture d\u2019armement à l\u2019armée américaine.En changeant les règles du jeu de ses fournisseurs, le Pentagone a pratiquement fermé la porte à certains de ses fournisseurs canadiens, dont plusieurs de la région montréalaise, comme Marconi et Héroux.Les deux leaders aborderont aussi la question des récents conflits au Ko- sovo et au Timor oriental.M.Clinton est arrivé hier soir à Ottawa, où il doit ce matin inaugurer la nouvelle ambassade des États-Unis située tout près du Château Laurier, un édifice de 55 millions répondant aux plus stricts critères de sécurité.Après les attentats meurtriers contre les ambassades américaines au Kenya et en Tanzanie, le secrétariat américain a revu à la hausse les normes de sécurité de ses ambassades.Celle d\u2019Ottawa peut, paraît-il, résister à une déflagration de très forte puissance.Les Américains ont aussi fait changer la signalisation le long de la rue Sussex pour interdire le stationnement à proximité de l\u2019édifice.Difficile toutefois d\u2019en savoir plus; les Américains sont d\u2019une prudence presque paranoïaque quand il s\u2019agit de la sécurité de leur président.Ce que l\u2019on sait, par contre, c\u2019est que les services secrets américains ont mis le paquet.Sur le trajet du président, qui ne sera connu des autorités canadiennes qu\u2019à la dernière minute, toutes les bouches d\u2019égout seront soudées, le président se déplacera dans la légendaire Cadillac noire archiblin- dée (et non pas un véhicule canadien), des tireurs d\u2019élite seront placés sur les toits donnant sur le trajet et les gardes du corps présidentiels garderont leur arme.Selon une entente entre Washington et Ottawa, les gardes du corps américains n\u2019ont pas, contrairement à ceux d\u2019autre pays, à laisser leur arme dans l\u2019avion.À l\u2019aéroport d\u2019Ottawa, les contrôleurs aériens ont déjà reçu des directives spéciales concernant l\u2019arrivée du Air Force One et de son escorte fortement armée de même que pour l\u2019aller-retour du président, en hélicoptère, à Mont-Tremblant.Les services secrets américains n\u2019ont rien négligé pour que ces messieurs puissent discuter de fédéralisme et jouer au golf.Le petit village de Mont-Tremblant et les alentours n\u2019auront jamais vu autant de policiers.Ils sont 600 affectés à la visite de M.Clinton (400 de la GRC et 200 de la SQ), soit un pour chaque participant à la conférence.Là encore, la GRC ne sera avisée qu\u2019au dernier instant du lieu d\u2019atterrissage du président et de son parcours vers le Château Mont- Tremblant.« Il y a plusieurs options, mais ça change d\u2019heure en heure », résume le caporal Déziel de la GRC.D\u2019autant plus que les risques d\u2019une manifestation de camionneurs dans le secteur de Mont- Tremblant vient compliquer encore davantage les scénarios.« Mais, si besoin est, on peut faire atterrir l\u2019hélicoptère sur le site (au centre de villégiature) », indique M.Dé- ziel.En plus d\u2019avoir fait remplir de longs formulaires à tous les journalistes accrédités et à certains employés de Tremblant (leur demandant notamment leurs trois dernières adresses), les autorités américaines ont aussi éliminé toute menace pouvant venir du ciel.Interdit donc de survoler la région demain de 13h15 à 20h, comme l\u2019a appris Pierre Routhier, propriétaire de Aviation Wheelair, à Mont-Tremblant.« Ils m\u2019ont interdit de voler demain (aujour- d\u2019hui) dans un rayon de huit kilomètres et à moins de 4000 pieds d\u2019altitude.Autrement dit, mes deux avions ne peuvent ni décoller ni atterrir du lac Ouimet.Mais ils nous ont dit que l\u2019on pourrait être dédommagés.» Mont-Tremblant: les souverainistes n\u2019en demandaient pas tant VINCENT MARIS S AL MONT-TREMBLANT La conférence sur le fédéralisme de Mont-Tremblant devait être une apologie du fédéralisme.Elle est plutôt devenue une vaste vitrine pour les souverainistes.Avec les mauvais sondages des dernières semaines et la morosité qui s\u2019est emparée d\u2019eux, les souverainis- tes filaient un mauvais coton depuis quelque temps.Paradoxalement, c\u2019est une conférence sur le fédéralisme, une idée de Stéphane Dion, qui leur a donné de quoi se remonter le moral.Dans les corridors du Château Mont-Tremblant, il suffisait hier de voir le sourire largement fendu des députés bloquistes pour comprendre l\u2019effet requinquant des messages de Lucien Bouchard et Joseph Fa- cal livrés la veille devant quelque 500 invités d\u2019une vingtaine de pays.« J\u2019ai rencontré des journalistes étrangers qui étaient venus ici pour parler de fédéralisme ; ils feront plutôt des reportages sur le projet de souveraineté du Québec », lance la députée bloquiste Francine La- londe.Omniprésents, les sept députés du Bloc et le vice- président du parti, Pierre Paquette, ont volé le show au gouvernement fédéral.À un point tel que le ministre des Affaires intergouvernementales, Stéphane Dion, a senti le besoin de revenir à Mont-Tremblant hier après-midi pour rencontrer brièvement les journalistes.« Je ne suis ni fâché ni surpris (du discours de M.Facal), nous aurons amplement le temps de répondre à M.Facal », a-t-il lancé, avant d\u2019inciter les journalistes à regarder plutôt les aspects positifs des fédérations présentes à la conférence.« Avez-vous parlé au ministre de la Justice du Sri Lanka, un pays qui tente de se fédérer ?» a demandé M.Dion.M.Dion s\u2019est rapidement éclipsé pour aller assister lui-même à un atelier, d\u2019où il est toutefois ressorti quelques minutes plus tard.Il faut dire que la journée d\u2019hier a aussi mal commencé pour les fédéralistes que la précédente s\u2019était terminée.À la grande joie du député bloquiste Daniel Turp, le critique de M.Dion aux Communes, le vice- président du Parlement écossais a affirmé bien haut que « 50 % plus un, c\u2019est la norme des référendums ».Les bloquistes n\u2019en demandaient pas tant.Les propos de George Reid n\u2019ont pas ébranlé les convictions de Stéphane Dion.« C\u2019est une question hypothétique », s\u2019est-il borné à dire plus tard.Dans son exposé, M.Reid, qui est membre du National Scottish Party, a bien fait rire l\u2019assistance en donnant sa propre définition de la souveraineté à l\u2019écossaise.« Pour les Anglais, a-t-il expliqué, perdre sa souveraineté c\u2019est comme perdre une propriété aux mains de quelqu\u2019un d\u2019autre.Pour nous, Écossais, c\u2019est comme perdre sa virginité.Personne ne peut l\u2019accaparer.Et quand c\u2019est fait en de bonnes circonstances, ça peut même être une expérience agréable.» Daniel Turp n\u2019a pu s\u2019empêcher d\u2019aller féliciter M.Reid.De toute évidence, le député de Beauharnois-Sa- laberry a adoré la conférence sur le fédéralisme.« On a fait notre travail, dit-il, nous avons fait connaître notre point de vue.M.Dion n\u2019a pas le courage d\u2019entamer le débat sur les règles référendaires devant un auditoire international.» Radieux depuis deux jours, les souverainistes craignent toutefois le discours du président américain Bill Clinton, cet après-midi.« Peut-être qu\u2019Ottawa veut faire faire son travail par quelqu\u2019un d\u2019autre », suggère M.Turp.Un peu en retrait, le représentant du Parti réformiste, Rahim Jaffer, regardait les querelles entre Québec et Ottawa avec un certain détachement.« C\u2019est bien que les souverainistes viennent ici pour exprimer leur point de vue, c\u2019est la place pour faire ça, a-t-il indiqué à La Presse.C\u2019est une conférence sur le fédéralisme et ils ne sont pas d\u2019accord avec le fédéralisme canadien.» Mais M.Jaffer ne croit pas qu\u2019il fallait dépenser trois millions de fonds publics pour organiser une telle conférence.« C\u2019est beaucoup d\u2019argent pour pas grand-chose », conclut-il.PHOTO PC S im on Com e au, un pê che ur b lanc de Me te ghan , e n Nouve lle -Écos s e , applique une couche de pe in ture s ur s on ba te au e n pré vis ion de la s a is on de la pê che au hom ard , e n nove m bre .Crise du homard : un village résiste Les pêcheurs autochtones de Burnt Church refusent le moratoire ANDRÉ P ÉP IN MIRAMICHI, N.-B.Les pêcheurs micmacs de la baie de Mira- michi entendent offrir une résistance au moratoire volontaire accordé par toutes les bandes de l\u2019Atlantique, mercredi soir à Halifax, à la suite de longues discussions avec le ministre fédéral de Pêches et Océans, Herb Dhaliwal.Les pêcheurs autochtones de Burnt Church ont rejeté l\u2019entente, en fin de journée hier, promettant de retourner en mer dès aujourd\u2019hui pour poursuivre leurs activités.Il importe de souligner que dans cette réserve de 1300 habitants, au bord de la mer, la pêche est à peu près la seule activité économique.Il faut rappeler que c\u2019est à Burnt Church que les troubles ont éclaté le week-end dernier, lorsque des pêcheurs blancs en colère ont décidé de s\u2019en prendre aux équipements des autochtones.Des actes de violence, des incendies entre autres, ont fait monter la pression qui demeure encore vive.Des warriors sont sur place, mais le petit quai de la réserve est accessible.Il faudra voir samedi, au moment de l\u2019application du moratoire, si la pêche continue et dans quel climat.Des pourparlers se poursuivent entre les représentants de la réserve et Pêches et Océans, indiquait hier soir le porte-parole des pêcheurs blancs, Réginald Comeau, de l\u2019Union des pêcheurs des Maritimes.« Dans la plupart des réserves, les autochtones ont entrepris de retirer les casiers à homard.La résistance de Burnt Church est regrettable, mais nous devons respecter le choix de cette communauté.Tout n\u2019est pas désespéré, des discussions se poursuivent », a indiqué M.Comeau.L\u2019Union des pêcheurs des Maritimes demande à ses membres de demeurer calmes, même si les autochtones de Burnt Church retournent au large pour pratiquer la pêche au homard.Le ministre Dhaliwal, embarrassé par le jugement de la Cour suprême qui accordait des droits étendus aux Micmacs et Malécites, espère définir de nouvelles règles durant ce moratoire d\u2019un mois accordé par les leaders non seulement de l\u2019Atlantique, mais de tout le pays.Le grand chef des Premières Nations, Phil Fontaine, était présent à Halifax durant les discussions avec le ministre.La pêche à Burnt Church est par ailleurs bien encadrée au chapitre de la sécurité.La Garde côtière et la Gendarmerie royale sont sur place pour prévoir tout mouvement de violence en mer entre blancs et autochtones.Le problème du partage de la ressource demeure cependant entier à ce stade des pourparlers.Le jugement du plus haut tribunal du pays reconnaît des traités de 1760 signés avec les nations autochtones.Comment contourner un jugement de la Cour suprême ?Il faut nécessairement que les parties en cause en arrivent à des compromis.Herb Dhaliwal a un mois pour jouer la bonne carte dans ce dossier, car les troubles pourraient reprendre au printemps prochain. 5LP0201B1008 b2-vendredi-edito 5LP0201B1008 ZALLCALL 67 01:06:22 10/08/99 B B 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 8 OCTOBRE 1999 Editorial ANDRÉDESMARAIS PRÉSIDENT DU CONSEIL D\u2019ADMINISTRATION ROGERD.LANDRY PRÉSIDENT ET ÉDITEUR CLAUDEMASSON ÉDITEUR ADJOINT MARCELDESJARDINS DIRECTEUR DE L\u2019INFORMATION ALAINDUBUC ÉDITORIALISTE EN CHEF Les gros bras P eu importe le moment et le contexte de la fin du bloquage des routes québécoises par des groupes de camionneurs insatisfaits de leur sort, il est déjà acquis que cette opération aura surtout eu des effets fort négatifs pour les intervenants dans ce dossier.À commencer par tous les camionneurs.Y compris ceux qui n\u2019ont rien eu à voir dans ces manifestations qui, a-t- on tenté de nous faire croire, ont été enclenchées « spontanément » par des membres de la CSD.Pierre Gravel pgravel@lapresse.ca Sans égard aux raisons de leurs griefs ni aux gains éventuels réalisés au chapitre de leurs conditions de travail, il est clair en effet que les manifestations des derniers jours auront eu pour conséquence d\u2019attirer l\u2019attention non pas tant sur les problèmes, sans doute indiscutables, des camionneurs mais bien plus sur leur arrogance face à des citoyens impuissants.Déjà perçus comme des dangers publics par bien des gens, quand ils sont au volant, ils n\u2019ont certes pas amélioré leur image collective en se comportant comme des cow-boys sans jugement et prêts à tout pour essayer d\u2019accélérer leurs négociations avec le gouvernement.Y compris \u2014 quoi qu\u2019aient pu dire leurs leaders \u2014 à prendre des populations entières en otage dans plusieurs régions comme le Saguenay-Lac-Saint- Jean, l\u2019Abitibi ou la Haute-Mauricie, en bloquant l\u2019approvisionnement de produits essentiels.Et même à y compromettre l\u2019activité économique en empêchant le transport de matières premières destinées aux industries locales.Face à des agissements aussi irresponsables et à l\u2019utilisation de moyens totalement disproportionnés en regard du problème posé, on ne peut se surprendre que la plupart des gens ne se soient pas attardés au détail des revendications.Ni à un examen serein de leur bien-fondé.Mais beaucoup plus aux effets de la confiscation d\u2019un bien public au profit d\u2019intérêts particuliers qui savaient pouvoir compter sur une complicité, involontaire mais implicite, du gouvernement qui s\u2019est montré, une fois de plus dans ce genre d\u2019histoire, totalement dépassé par les événe- ments.Il y avait en effet quelque chose de pathétique voire même de pitoyable dans l\u2019appel au sens des responsabilités lancé hier par le premier ministre aux camionneurs avec lesquels, disait- il sur un ton qui se voulait ferme, il ne peut être question de discuter avec « des gens qui affament une région ».Personne, évidemment, n\u2019aurait souhaité qu\u2019il donne instruction aux policiers de forcer les barrages et de risquer une explosion de violence en s\u2019attaquant aux manifestants.Mais nul doute que sa fermeté eût été plus convaincante si, plutôt que de faire des nuances un peu ridicules entre le blocage partiel ou total d\u2019une voie rapide, il avait pu, du même souffle, brandir la menace de sanctions sévères pour une infraction aussi claire aux règles de la circulation que représente le fait d\u2019immobiliser sans raison son véhicule pour nuire à la circulation.Et leur rappeler, si seulement ça avait été le cas, les lourdes amendes imposées aux producteurs de porcs qui, l\u2019an dernier, avaient lancé cette mode, qui a été plusieurs fois suivie depuis, de bloquer une autoroute, un pont ou une artère importante pour attirer l\u2019attention.Si on avait, quand c\u2019était encore le temps, fait un exemple en sévissant fermement contre des abus intolérables, on aurait peut-être enlevé à beaucoup de gens le goût de se lancer dans ce genre d\u2019aventure.Par ailleurs si, au lieu d\u2019essayer de gagner du temps en se traînant les pieds dans ce dossier du camionnage, on avait réellement entrepris de le régler, on aurait sans doute évité un affrontement dangereux avec une bande de gros bras qui se croient invulnérables parce qu\u2019ils conduisent des mastodontes.DROITS RÉSERVÉS Serge.chapleau@lapresse.ca Le syndrome colombien L es forces de l\u2019ordre ne gagneront pas la guerre du pot.Tout simplement parce qu\u2019aucune guerre de ce type n\u2019a jamais été gagnée.En 1998, la Sûreté du Québec a saisi quatre fois plus de « Québec Gold » qu\u2019en 1996.Et, en 1999, encore presque deux fois plus qu\u2019en 1998 : 350 personnes ont été arrêtées en rapport avec la saisie de 3000 kilos de marijuana, évalués à plus ou moins 130 millions ! En dépit de quoi, il est probable que cette agitation n\u2019aura réussi à débusquer qu\u2019entre 10 et 30 % des plants disséminés dans la campagne québécoise \u2014 c\u2019est le taux moyen de réussite de la gigantesque chasse à la drogue menée à travers le monde.Et l\u2019herbe pousse toujours.Là ne réside évidemment pas le plus grave.Lequel se trouve plutôt dans le climat de terreur s\u2019installant en Estrie et au sud de Montréal, là où le crime organisé squatte les champs de maïs de centaines de cultivateurs qui, au mieux, ignorent ce qui se passe, au pire, sont contraints de garder le silence.Leurs terres sont devenues des traquenards, garnies de pièges, de bombes artisanales, de sentinelles armées.Deux députés, Yvan Loubier (bloquiste, Saint-Hyacinthe) et Bernard Brodeur (libéral provincial, Shefford) ont dû être placés sous protection policière constante.La logique de l\u2019escalade voulait qu\u2019un jour ou l\u2019autre, quelqu\u2019un demande l\u2019intervention de l\u2019armée : on l\u2019a de fait réclamée, succombant ainsi à ce que l\u2019on pourrait appeler le « syndrome colombien ».Ultimement, il ne resterait plus qu\u2019à imiter le gouvernement de ce pays du Sud, grand producteur de cocaïne, en obtenant l\u2019aide de la Drug Enforcement Agency américaine, dont les hélicoptères déverseraient des escadrons d\u2019hommes en armes sur les rives du Saint-Laurent ! On voit bien que tout cela est parfaitement absurde.Certes, il faut vivre avec la situation telle qu\u2019elle se présente et avec les lois qui nous gouvernent.Il est possible qu\u2019on ne s\u2019en sorte pas autrement dans l\u2019immédiat que par une vigoureuse action ponctuelle des forces policières, visant évidemment davantage la protection des citoyens et de leurs représentants que le retrait du marché de quelques malheureuses plantes vertes.Mais il faut vite réfléchir.En 1992 et 1994, l\u2019essayiste Guy Sorman, en France, et le journaliste Roch Côté, au Québec, consacraient tous deux de solides ouvrages à un plaidoyer en faveur de la légalisation des drogues douces, et même d\u2019un changement de statut \u2014 à définir \u2014 des drogues dures.Dans En attendant les barbares (Fayard) et Drogues : la guerre chimérique (Machin chouette), Sorman et Côté faisaient tous deux le compte des ravages de la drogue dans le monde, c\u2019est-à-dire des dévastations dues au fait qu\u2019elle est illégale.Enrichissement du crime organisé (un chiffre d\u2019affaires mondial compris entre 80 et 500 milliards).Financement du terrorisme (le Sentier lumineux au Pérou, par exemple).Corruption lourde des appareils étatiques et policiers.Guérillas urbaines meurtrières (14 000 morts par année aux États-Unis).Gigantesque ponction effectuée sur le trésor public par la lutte à la drogue.sans que jamais, nulle part, on ne soit parvenu à tarir le filon ! L\u2019argument moral que l\u2019on pourrait opposer à une révision du statut légal des drogues est nul et non avenu : l\u2019État encaisse déjà l\u2019argent de l\u2019alcool et du jeu, potentiellement aussi destructeurs que la drogue \u2014 il y a de toute façon un monde entre tolérer et promouvoir.Reste l\u2019effet que pourrait avoir sur les comportements individuels la plus grande disponibilité de ces substances.C\u2019est la grande inconnue dans ce dossier, bien que certaines expériences \u2014 aux Pays-Bas, en particulier \u2014 semblent indiquer que, dans la balance des inconvénients, la tolérance est beaucoup moins perturbatrice que la poursuite aveugle d\u2019une guerre perdue.LA BOÎTE AUX LETTRES edito@lapresse.ca S avoure z vot re bonhe ur ! ?Il y a deux ans, plus précisément le 8 octobre 1997, je vivais un petit bonheur.J\u2019avais une blonde qui m\u2019aimait et que j\u2019aimais.Nous vivions dans un appartement rigolo avec nos deux chats et notre chien.Deux bons emplois qui nous permettaient de nous réaliser et de boucler aisément nos fins de mois.Le bonheur, c\u2019est que nous aimions nos emplois, Natalie une professeure dévouée qui tentait toujours de trouver de nouvelles façons pour expliquer à ses élèves (adultes et immigrés) une langue française qui, ma foi, n\u2019est pas toujours évidente à comprendre.Notre amour, on le partageait entre nos deux familles et plusieurs amis.Jusque là, je suis d\u2019accord avec vous, il n\u2019y a rien pour écrire à sa mère et encore moins, rien qui vaut la peine d\u2019être lu et même publié.Pourtant, il n\u2019y a pas une journée depuis ce 8 octobre que je ne pense pas à mon bonheur.C\u2019est à cette même date qu\u2019il m\u2019a été arraché.J\u2019apprenais à cette date, qu\u2019un homme avait suivi mon bonheur depuis quelques années et que son seul but était de me l\u2019arracher.Cette journée là, comme plusieurs autres auparavant, je m\u2019étais rendue tout bonnement à mon boulot.Soudainement, vers 14h, le téléphone sonne : \u2014 Bonjour, quel est votre lien avec Madame Natalie Rouleau ?\u2014 C\u2019est ma copine, pourquoi ?\u2014 Euh, voyez-vous je suis détective et je dois vous aviser que Madame Rouleau vient d\u2019être assassinée.Je m\u2019empresse de répondre : \u2014 Monsieur, vous venez de me dire que ma blonde est morte ! Évidemment, c\u2019est une blague hein ! Monsieur ! Monsieur ! C\u2019est quoi votre problème.Celui-ci de répondre : \u2014 Mon problème, c\u2019est que ce n\u2019est pas une blague.À cette époque, j\u2019avais l\u2019habitude de regarder les nouvelles et de me dire que ces malheurs n\u2019arrivent qu\u2019aux autres.La vérité, croyez-moi, c\u2019est que le malheur est toujours prêt à faire une nouvelle victime et qu\u2019il est beaucoup plus près de vous que vous n\u2019osez le croire.Tout ça, c\u2019est un peu de votre faute et de la mienne.Tant et aussi longtemps que nous permettrons la libre circulation des armes à feu, il faut s\u2019attendre à vivre des horreurs comme le carnage de Polytechnique, l\u2019assassinat de Natalie et bien d\u2019autres drames.Tirez les conclusions que vous voulez mais si seulement deux personnes de notre société avaient eu beaucoup plus de diffi- cultées à trouver une arme à feu, aujourd\u2019hui, 15 jeunes filles pleines de ressources seraient toujours en vie.Deux ans plus tard, je subis encore les conséquences de cette violence ; j\u2019ai tout perdu et j\u2019essaie tant bien que mal de retrouver un certain équilibre En fait, j\u2019ai de la chance.Le bonheur semble vouloir encore frapper à ma porte.Mais je ne vous cacherai pas que j\u2019en ai peur.J\u2019ai peur qu\u2019il me fasse encore souffrir.Je vous écris pour que vous m\u2019aidiez à retrouver et consolider ma croyance en la vie.Je vous demande tout simplement de penser à votre bonheur, aujourd\u2019hui même.Savourez-le et dites non à la violence.Marie-Andrée BERTRAND Une m auvais e idé e Mme Louise Harel M.Pierre Bourque, ?C\u2019est avec une stupeur mêlée de tristesse et d\u2019indignation que nous Louis e Hare l vous avons contemplés au Montréal ce soir, de Ra- dio-Canada, le 4 octobre.Agitant de pitoyables bâtonnets pétillants, vous nous annonciez qu\u2019au soir du 31 dé- cembreprochain, 450 000 $ provenant des contribuables s\u2019envoleront en fumée, lors d\u2019un mégafeu d\u2019artifice destiné à célébrer l\u2019arrivée du deuxième millénaire.Nous vous suggérons respectueusement, en ces temps où la solidarité sociale se fait de plus en plus nécessaire, de consacrer une f r a c t i on de ce t t e somme (30 000 $ ?) à l\u2019érection d\u2019une stèle sur les lieux de ce gaspillage projeté, portant approximativement le texte suivant, rédigé en 38 ou 42 langues (ça nous changera de nos disputes habituelles !) : « Les citoyens de cette ville, conscients de leur rôle social envers les défavorisés et les laissés pour compte, ont résisté victorieusement au projet de leurs dirigeants politiques en refusant de détruire inutilement la somme de 450 000 $ pour un spectacle pyrotechnique, lors du passage à l\u2019an 2000, et exigé qu\u2019on consacre cette somme à des fins sociales, croyant que la solidarité entre les femmes et les hommes de tous les milieux vaut mieux que les lampions.» Micheline CÔtÉ et Lucien AUGER Mont-Saint-Hilaire À quoi t ie n t la pa ix ?Je reviens de voir Les Troyennes, au Trident.Spectable extraordinairement émouvant.Totalement accessible malgré les vingt-cinq siècles qui nous séparent de son auteur.Un génial dosage d\u2019antiquité et de modernisme d\u2019où se dégage une impression d\u2019intemporalité.Merci, M.Mouawad.Mais, dans l\u2019entrevue reproduite au programme, vous vous demandez pourquoi notre pays est en paix et pas d\u2019autres.Et vous posez la question : à quoi donc tient la paix ?Cela vous semble un mystère insoluble.En vérité, c\u2019est très simple : la paix tient dans la résolution commune de ne rien régler par la violence.Et de mettre en pratique cette résolution par la tempérance, la tolérance, l\u2019ouverture et, surtout, la résistance à l\u2019emportement débridé qui précède toute montée en armes.Nul ne niera que la violence est tout autant physique que verbale.Et j\u2019en veux particulièrement à la copieuse harangue, au flot de bêtises scatologiques que vous avez déversé, au début de septembre, sur les commanditaires corporatifs du théatre québécois.Sans discuter du fond de vos propos, leur forme les condamne et vous place vous- même, en puissance, au rang des grands sacrificateurs de peuples.Pierre FORTIN Québec N.B.?La Presse accorde priorité sous cette rubrique aux lettres qui font suite à des articles publiés dans ses pages et se réserve le droit de les abréger.L\u2019auteur doit être clair et concis, signer son texte, donner son nom complet, son adresse et son numéro de téléphone.Adresser toute correspondance comme suit: La boîte aux lettres, La Presse, 7, rue Saint-Jacques, Montréal, H2Y 1K9.Les textes peuvent également être acheminés par fax au 285-4816 ou par email à l\u2019adresse: edi- to@lapresse.ca 5LP0302B1008 b3-vendredi-edito 5LP0302B1008 ZALLCALL 67 01:01:49 10/08/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 8 OCTOBRE 1999 R B 3 LE 26 e GOUVERNEUR GÉNÉRAL DU CANADA «Nous ne devons pas nous voir comme un petit pays» Notre histoire démontre que nous avons l\u2019assurance qui mène à l\u2019action La Presse publie ici de larges extraits du discours qu\u2019a prononcé, hier, la très honorable Adrienne Clarkson, à l\u2019occasion de son installation comme gouverneure générale du Canada.Les institutions du Canada n\u2019ont jamais été immobiles.Elles sont organiques ; elles évoluent et elles grandissent de manière qui nous surprennent, qui nous étonnent même.En trente ans à peine, de 1952 à 1982, la fonction de gouverneur général et notre constitution ont été rapatriées ; nous avons choisi un drapeau, nous avons consigné formellement notre compréhension des droits fondamentaux et nous avons renforcé et élargi la nature bilingue de notre pays.Le gouverneur général est un fil dans le tissu de ce qu\u2019Eugene Forsey a appelé notre démocratie « souveraine et indépendante ».(.) On dirait qu\u2019il y a deux types de société dans le monde de nos jours.Peut-être qu\u2019il n\u2019y en a toujours eu que deux : les sociétés qui punissent et les sociétés qui pardonnent.Une société comme la canadienne, avec ses quatre siècles où chacun y met du sien, accepte le compromis et reconnaît l\u2019erreur et sa correction, est fondamentalement une société qui pardonne.Nous tentons, nous devons tenter, de pardonner ce qui est passé.La société qui punit n\u2019oublie jamais le mal passé.La société qui pardonne se tourne vers le futur.Une société qui pardonne favorise le respect mutuel, permet d\u2019être toujours prêts à recommencer, pour construire dans l\u2019espérance et dans l\u2019amour.(.) Dans la contemplation de ce que nous sommes, repose l\u2019importance symbolique du gouverneur général : l\u2019identification de ce poste avec l\u2019inclusion, la capacité d\u2019accueillir et d\u2019intégrer qui est au coeur de la société canadienne dans ce qu\u2019elle a de meilleur.C\u2019est là l\u2019essence de ce qu\u2019on appelle notre honnêteté notoire, notre fameux désir de faire le bien.Et n\u2019oublions pas qu\u2019à travers les grandes vagues d\u2019immigration il y a eu, dès le départ, un sentiment sous-jacent que les abandonnés, les rejetés d\u2019autres contrées, ceux qui rêvaient d\u2019une autre vie, viendraient ici et participeraient à notre projet.Dans une photographie qui date de 1913, on voit un groupe d\u2019immigrants scandinaves à Larchmont, en Ontario, rassemblés devant un tableau noir où on peut lire ces mots : Devoirs d\u2019un citoyen 1) comprendre le fonctionnement du gouvernement 2) prendre une part active à la politique 3) aider à toutes les bonnes causes 4) diminuer l\u2019intempérance 5) travailler au bien des autres On pourrait facilement s\u2019entêter à ne voir que les embûches et les préjugés qui ont, bien sûr, parsemé ce chemin pavé de bonnes intentions.Mais au vu de l\u2019intention initiale, on en sent bien la présomption principale.On s\u2019attend à ce que l\u2019immigrant, comme tout le monde, participe au développement de la société, une société à la fois coopérative, démocratique et ouverte à l\u2019autre.Qu\u2019il ait fallu cinquante ans pour que cette capacité d\u2019intégration perde ses préjugés de couleur veut simplement dire qu\u2019il a fallu cinquante ans.Trop long, bien sûr ; bien trop long.Mais dans d\u2019autres pays il faudrait cent ans.Dans certains pays, ce jour n\u2019est jamais venu.L\u2019essence de l\u2019inclusion est que nous faisons partie d\u2019une société où la langue, la couleur, l\u2019éducation, le sexe et la fortune ne devraient pas nous diviser mais plutôt nous rendre plus sensibles et conscients de la différence.J\u2019ai appris à être canadienne grâce à une collection de maîtresses d\u2019écoles parfaitement virginales qui m\u2019ont toujours traitée comme une bonne élève tout court et non comme une bonne élève chinoise.C\u2019était principalement des femmes de l\u2019Ontario rural qui, dans une certaine perspective, auraient pu paraître étroites d\u2019esprit ; mais qui, sans aucune exception, étaient douées d\u2019une capacité d\u2019ouverture vers l\u2019autre et comprenaient instinctivement la nécessité de la compassion et la force de la curiosité humaine.Je crois que mes parents, comme bien d\u2019autres immigrants, ont par la force de leur rêve fait de leurs enfants des Canadiens.Et tandis que les explorateurs repoussaient chaque jour la limite de leurs connaissances, est- ce que Cavelier de La Salle, La Vérendrye, Hearne et Mackenzie n\u2019ordonnaient pas à leur propre imagination d\u2019embrasser ces étonnants espaces ?Ce fut notre chance à tous de venir en des terres où les autochtones ont toujours rêvé la vie.Il est habituel de dire que les immigrants travaillent beaucoup et qu\u2019ils sont très ambitieux, mais ceux d\u2019entre nous qui avons vécu ce phénomène savons que c\u2019est surtout le rêve qui compte.Et je ne parle pas ici de phantasmes.Je parle d\u2019un vrai rêve qui est saisi quelque part entre les puissances du passé et les forces du futur.C\u2019est quelque chose qui nous anime tous, même si nous ne le disons pas.C\u2019est ce qui donne à une nation comme la nôtre sa résonnance, sa profondeur, sa force.Le rêve nous rassemble et nous transforme en Canadiens.Le rêve nous permet de nous libérer des stéréotypes du passé ou des attentes des autres.Le rêve est un facteur d\u2019ouverture et d\u2019aventure et, bien sûr, il est porteur de douleur et de confusion.Mais, comme dit Leonard Cohen : « Il y a une fissure dans toute chose.C\u2019est ainsi qu\u2019entre la lumière.» Grâce à la lumière qui est en nous, nous avons créé un lieu de dynamisme innovateur.Innovation dans les structures politiques.De nouvelles manières d\u2019approcher les relations sociales, de définir le rôle du citoyen.Innovation militaire dans le maintien de la paix.Innovation économique dans les industries de pointe, depuis les chemins de fer d\u2019il y a 150 ans jusqu\u2019à l\u2019aéronautique de nos jours.Nous ne devons pas nous voir comme un petit pays de trente millions d\u2019habitants qui vogue sur un grand territoire.Nous comptons parmi les peuples ayant la meilleure santé et la meilleure éducation au monde, et de grandes richesses naturelles.Nous avons deux des plus grandes langues au monde.Nous ne devons pas nous voir comme un peuple qui réagit aux tendances, mais comme un peuple qui les lance.Nous ne devons pas nous voir comme un peuple qui réagit, mais comme un peuple qui agit.Notre histoire démontre que nous avons l\u2019assurance qui mène à l\u2019action, à une action que le succès couronne.Quand nous avons confiance en nous-mêmes, nous pouvons saisir l\u2019énergie positive issue de notre choix de vivre ici et de poursuivre ce qui continue d\u2019être un projet sans précédent.Le tramway que notre famille prenait souvent le dimanche après-midi pour aller au parc Rockcliffe passait devant les grilles closes de Rideau Hall.Je suis tellement heureuse que cela ait changé ! Je suis enchantée des foules qui passent maintenant par les jardins et le Centre des visiteurs.Je compte bien continuer la tradition d\u2019accueillir les Canadiens venus à ce qui est, en fait, votre maison nationale.Mais nous ne serons pas toujours à Ottawa.John et moi avons l\u2019intention de voyager et de parcourir encore tout ce pays en avion, en train, en voiture, en canoë et en kayak.Et nous pensons établir la pratique de recevoir le public lors d\u2019un lever dans chacune des provinces et des territoires que nous visiterons.Vous y êtes tous invités.(.) Nous voulons rencontrer le plus grand nombre possible d\u2019entre vous, non seulement lors d\u2019occasions spéciales à Rideau Hall ou à la Citadelle, mais là où vous demeurez, là où vous faites votre vie.Nous amenons à ces tâches un engagement profond dans la relation entre les francophones et les anglophones, une relation essentielle et une clé de voûte de notre histoire politique.Nous avons de longue date exprimé notre intérêt dans l\u2019immersion scolaire en français, les problèmes d\u2019habitation des membres les plus vulnérables de notre société et les droits de la personne.Et je ne suis pas moins engagée que je l\u2019ai toujours été dans l\u2019affirmation et l\u2019avancement de la pleine expression de la moitié de l\u2019humanité à laquelle j\u2019appartiens, ce groupe qu\u2019on nomme modestement les femmes.Nous sommes aussi depuis longtemps intéressés et passionnés par les arts.La beauté et l\u2019excellence ne sont pas la propriété d\u2019un groupe restreint.L\u2019expression artistique est la manière par laquelle nous témoignons avec le plus de profondeur de notre société et elle appartient à chacun d\u2019entre nous.Au moment d\u2019assumer ces fonctions, je vous demande de m\u2019accompagner.J\u2019espère qu\u2019ensemble nous allons jouir de la qualité que les Inuit appellent isuma, soit le type d\u2019intelligence qui inclut le sens de sa propre responsabilité envers la société.Les Inuits croient que cette qualité grandit à son propre rythme, qu\u2019elle grandit parce qu\u2019elle est cultivée.Mon voeu est qu\u2019avec l\u2019aide de Dieu nous, en tant que Canadiens, puissions tracer avec notre vie ce que Stan Rogers appelait « un trait chaleureux à travers ce pays, si farouche, si sauvage ».Et quant aux traces de Samuel de Champlain, je suis prête à les suivre.On dira it qu\u2019il y a de ux type s de s oc ié té dans le m onde de nos jours .P e ut -ê t re qu\u2019il n\u2019y e n a toujours e u que de ux : le s s oc ié té s qui punis s e nt e t le s s oc ié té s qui pardonne nt .PHOTO PC La t rè s honorable Adr ie nne Clarks on a pas s é e n re vue , h ie r , la garde d\u2019honne ur , aprè s ê t re offic ie lle m e nt de ve nue le 2 6 e gouve rne ur gé né ra l du Canada .Opinions Qui dope les prix de l\u2019essence?RENÉ BLOUIN L\u2019auteur est président-directeur général de l\u2019Association québécoise des indépendants du pétrole.L\u2019AQUIP regroupe les entreprises pétrolières québécoises.Ses membres distribuent 80 % des volumes de produits pétroliers vendus par les indépendants, dont la part de marché globale est équivalente à 25 % de la consommation totale.Les réseaux des membres de l\u2019AQUIP regroupent près de 1400 postes d\u2019essence répartis sur l\u2019ensemble du territoire du Québec, en plus de dizaines d\u2019entreprises distributrices d\u2019huile de chauffage.Comment expliquer les hausses successives du prix de l\u2019essence tant décriées par les automobilistes ?Ces questions légitimes réclament une réponse factuelle permettant d\u2019expliquer précisément ce qui provoque les hausses du prix de l\u2019essence.L\u2019utilisation des plus récentes données disponibles de 1999 permettra de dresser un portrait clair de cette situation préoccupante.Augmentations des prix de gros Rappelons-nous d\u2019abord que les prix de gros des raffineries de Montréal publiés dans l\u2019Oil Buyer\u2019s Guide se situaient à un peu plus de 13¢ par litre d\u2019essence ordinaire en février dernier.Ils ont atteint plus de 29¢ au début d\u2019octobre.Les prix de gros offerts aux indépendants sont donc de plus de 16¢ supérieurs à ce qu\u2019ils étaient en début d\u2019année.Comment s\u2019étonner, en pareilles circonstances, que les prix de pompe de l\u2019essence se soient appréciés d\u2019une valeur équivalente.Cette réalité indique qu\u2019il faut aller voir ailleurs que chez les distributeurs et les détaillants indépendants pour trouver les causes de l\u2019augmentation que doivent assumer les automobilistes.Les données objectives qui suivent illustrent nettement cette réalité.Les composantes du prix de l\u2019essence Ainsi, en février dernier, les raffineries de Montréal devaient débourser 11,1¢ pour se procurer un litre de pétrole brut.Elles exigeaient une marge de raffinage de 3,5¢ avant d\u2019offrir leur essence en vente aux rampes de chargement.Toujours en février dernier, la marge du détaillant s\u2019établissait à Montréal à 4,3¢ le titre.Cette marge ne permettait même pas de couvrir les coûts d\u2019exploitation d\u2019une essencerie efficace.L\u2019AQUIP évalue, pour la région de Montréal, à 4,9¢ par litre la valeur des coûts d\u2019exploitation d\u2019une essencerie efficace de type libre-service-dépanneur.Voyons maintenant comment la situation a évolué.Les plus récentes données disponibles révèlent que, en août dernier, les raffineries de Montréal déboursaient 19,1¢ pour obtenir un litre de pétrole brut.Elles exigeaient alors une marge de raffinage de 7,8¢ par litre, soit une augmentation de 72 % en regard de la situation de février dernier.La marge du détaillant se situait alors à 4,7¢, comparativement à 4,3¢ par litre en février.Comme on peut le constater, les augmentations spectaculaires originent de la progression conjuguée du prix du brut et des marges de raffinage.Le pétrole brut Il est évident que l\u2019augmentation des prix du pétrole brut découle de la politique de production réduite adoptée par les 11 pays producteurs et exportateurs qui composent l\u2019OPEP.À eux seuls, ils contrôlent plus de 40 % de la production mondiale de pétrole brut et détiennent 77 % des réserves mondiales.À titre comparatif, l\u2019Europe et les États-Unis ne détiennent respectivement que 7,4 et 2,7 % des réserves mondiales répertoriées en 1996.Les pays de l\u2019OPEP ont donc la possibilité de créer une rareté artificielle qui fait monter les prix du pétrole brut.C\u2019est ce à quoi ils se livrent depuis plusieurs mois.Il ne faudrait toutefois pas penser que les grandes compagnies pétrolières sont victimes de cette situation.La plupart d\u2019entre elles ont des activités liées à la prospection, à l\u2019extraction et à la vente du pétrole brut.Elles profitent donc largement des augmentations de prix du pétrole brut et en tirent des bénéfices immenses.Portrait de l\u2019année Le graphique intitulé « Composantes du prix de l\u2019essence à la pompe à Montréal en 1999 » illustre clairement les facteurs qui ont influencé la hausse du prix de l\u2019essence.Un seul coup d\u2019oeil nous révèle que les détaillants ont maintenu des marges relativement stables et n\u2019ont nullement abusé de la situation.Pour leur part, les raffineurs ont majoré leurs marges de façon significative.Les pays et les multinationales du pétrole qui oeuvrent dans le secteur du pétrole brut ont évidemment été à l\u2019origine du principal facteur d\u2019augmentation des prix de l\u2019essence.Quant aux automobilistes, ils sont captifs de ces cartels et en paient le prix.Infographie La Presse Janvier Février Mars Avril Mai Juin Juillet Août 22 cent/litre 20 18 16 14 12 10 8 6 4 2 Composantes du prix de l\u2019essence à la pompe à Montréal en 1999 coût du brut marge du raffineur marge du détaillant 5LP0401B1008 b04vendredi8oct 5LP0401B1008 ZALLCALL 67 01:06:31 10/08/99 B B 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 8 OCTOBRE 1999 Monde Le conflit russo-tchétchène risque de dégénérer L\u2019EXPRESS INTERNATIONAL Attentat contre Draskovic : Belgrade dément d\u2019après AFP et AP MOSCOU Un conflit de grande ampleur en Tchétchénie est difficile à éviter, car « Moscou veut faire la guerre, de même que les chefs de milices et les terroristes tchétchènes », a déclaré hier le président ingouche, Rouslan Aouchev, dont la république est voisine de la Tchétchénie.Le seul moyen d\u2019éviter une nouvelle guerre est « une rencontre des présidents russe et tchétchène Boris Elstine et Aslan Maskhadov, ou de leurs premiers ministres », a-t-il estimé dans une interview.Or, dé- plore-t-il, tout le monde veut faire la guerre et se parer des lauriers de la victoire : le centre fédéral à Moscou, les terroristes et les chefs de guerre.Il a cependant relevé que le président tchétchène reste prêt au dialogue avec les dirigeants russes.Ceux-ci ont toutefois rejeté la proposition de Grozny d\u2019entamer des discussions et dénient toute légitimité au président Maskhadov et à son gouvernement.Le président ingouche, dont la république abrite selon lui quelque 130 000 réfugiés de Tchétchénie ayant fui les bombardements russes, a dénoncé « l\u2019erreur politique » que constitue à ses yeux une opération militaire contre la république indépendantiste.« La situation est maintenant beaucoup plus compliquée.Les militaires sont très décidés, ils vont aller de l\u2019avant et ce sera difficile de les arrêter », a-t-il déclaré, en se montrant sceptique sur un arrêt des opérations russes après la création d\u2019un cordon de sécurité autour de la Tchétchénie.Jusqu\u2019à présent, la Russie a affirmé vouloir seulement isoler la Tchétchénie par un cordon militaire et policier, écartant l\u2019idée d\u2019une opération de grande ampleur destinée à reprendre le contrôle de l\u2019ensemble de la république rebelle.De fait, les troupes russes ont interrompu hier leur progression sur le terrain, se contentant de fortifier leurs positions le long de la rivière Terek, qui sépare les plaines du nord des zones plus accidentées du sud de la république indépendantiste.Pendant ce temps, les Tchétchè- nes continuaient de faire état de nouvelles victimes civiles de l\u2019intervention russe.La télévision de la petite république a rapporté qu\u2019une bombe russe avait atteint mardi un autocar transportant des réfugiés, faisant environ 40 morts et de nombreux blessés.Les images ont montré les secours dégageant les corps de l\u2019intérieur d\u2019un véhicule maculé de sang.Les autorités tchétchènes, qui tentent de structurer des forces armées désorganisées, mobilisent par ailleurs les volontaires dans la capitale presque désertée.Leurs responsables de l\u2019armée, qui supervisaient la distribution des armes et uniformes, disent s\u2019attendre à des combats aussi importants que lors de la guerre de 1994-96.« Nous considérons que c\u2019est la deuxième étape de la même guerre », expliquait un commandant tchétchène, qui s\u2019est présenté comme le colonel Elbiev.Pour le moment, les Russes n\u2019ont pas dit jusqu\u2019où ils comptent avancer à l\u2019intérieur du territoire tchét- chène, même si le ministre de la Défense, Igor Sergueiev, a déclaré que Moscou pourrait lancer des offensives vers de nouvelles cibles, y compris Grozny.Des raids aériens et des tirs sporadiques russes ont été signalés mercredi mais, hier, tant les Russes que les Tchétchènes soulignaient qu\u2019il n\u2019y avait pas eu de violents affrontements au cours des dernières 24 heures.Un haut responsable militaire tchétchène, Moumadi Saidayev, avait reconnu mercredi soir que ses troupes ne tentent pas de combattre les blindés russes, tout-puissants dans les vastes plaines du nord.« Ce serait idiot de combattre les chars dans ce terrain découvert », avait-il déclaré.Dans tous les cas, Moscou continue de rejeter l\u2019idée d\u2019une médiation européenne, estimant qu\u2019il s\u2019agirait d\u2019une ingérence dans les affaires intérieures russes.Une délégation européenne composée du chef de la diplomatie finlandaise Tarja Halonen, de son homologue portugais Jaime Gama et du commissaire aux Relations extérieures Chris Patten est actuellement à Moscou.d\u2019après AP et AFP BELGRADE Le Parti socialiste serbe (SPS) de Slobodan Milosevic a démenti hier les allégations de tentatives d\u2019assassinat contre Vuk Drasko- vic, l\u2019un des ténors de l\u2019opposition légèrement blessé dans un accident de la circulation dimanche.Il s\u2019agit de la première réaction officielle sur cette affaire.Ivica Dacic a déclaré que son parti n\u2019avait aucune raison de vouloir tuer le chef du Mouvement serbe du renouveau (SPO) et a estimé que l\u2019accident était une « affaire relevant de la police ».Toutefois les circonstances de l\u2019accident dans lequel quatre gardes du corps et le beau-frère de M.Draskovic ont été tués dans le centre de la Serbie restent obscures.Un camion chargé de sable a fait une embardée et est venu percuter la colonne de voitures.On est toujours sans nouvelle du chauffeur du poids-lourd qui a disparu du lieu de l\u2019accident et les policiers n\u2019ont toujours pas identifié le propriétaire du véhicule ni l\u2019origine du chargement.M.Draskovic avait affirmé que la camion avait brusquement et délibérément dévié de sa route sans essayer de ralentir.La police anti-émeutes a par ailleurs maintenu une fois de plus, hier, les manifestants à Belgrade dans un périmètre restreint du centre de la capitale, bloquant quelque 5000 personnes qui défilaient contre le président Milosevic.Une vingtaine de policiers anti-émeutes ont barré une rue et empêché le cortège de gagner Dorcol, la partie ancienne de Belgrade.D\u2019autres policiers étaient stationnés dans les petites rues voisines.Les manifestants étaient ainsi contraints de retourner vers la place de la République, où ils s\u2019étaient rassemblés comme chaque soir depuis plus de deux semaines avant de commencer à défiler.Aucun incident n\u2019a été rapporté.La Banque mondiale a annoncé de son côté son intention d\u2019accorder 50 à 60 millions de dollars au Kosovo sur les 18 prochains mois, dont les premiers 25 millions sous forme de don.INDE Ré s ulta t s confirm é s ?Le premier ministre nationaliste hindou Atal Behari Vaj- payee se prépare à former un gouvernement après avoir remporté, hier, les législatives en Inde avec une majorité absolue.Mais cette majorité étant plus courte qu\u2019il ne l\u2019espérait, M.Vajpayee, 72 ans, devra composer avec de puissants alliés, ce qui augure mal de la stabilité d\u2019un pays qui a voté pour la troisième fois depuis 1996 et va avoir son sixième gouvernement en quatre ans.La coalition du premier ministre a arraché 285 des 543 circonscriptions dont on connaissait les résultats.La principale formation d\u2019opposition, le Parti du Congrès de Sonia Gandhi, la veuve d\u2019origine italienne de l\u2019ancien premier ministre Ra- jiv Gandhi, se trouvait loin derrière avec 113 sièges.d\u2019après AP et AFP ISRAËL Libé ra t ions d iffé ré e s ?Le gouvernement israélien a annoncé hier qu\u2019il ne libérerait pas aujourd\u2019hui comme prévu quelque 150 prisonniers, essentiellement des islamistes palestiniens.Le bureau du premier ministre Ehud Barak s\u2019est refusé à tout commentaire à ce sujet.Israël devait relâcher ces prisonniers en vertu de l\u2019accord israé- lo-palestinien de Charm el- Cheikh, signé le 5 septembre dernier.La principale divergence porte sur l\u2019exigence des Palestiniens que les Israéliens li- bérent d\u2019abord des détenus ayant encore de longues peines à purger.d\u2019après AFP BURUNDI Annan accus e ?Le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, a rendu responsable hier le gouvernement et les rebelles burundais pour la détérioration de la situation humanitaire dans ce pays et a demandé aux deux parties de cesser d\u2019attaquer des civils.Estimant qu\u2019il s\u2019agit de développements alarmants dans ce petit État d\u2019Afrique centrale, M.An- nan s\u2019est déclaré extrêmement inquiet devant le déplacement massif et forcé de la population dans les alentours de Bujumbura, la capitale.Au cours des dernières semaines, l\u2019armée a regroupé environ 250 000 habitants de la province de Bujum- bura-rural dans des camps.d\u2019après AFP ANGOLA Diam ants pas é te rne ls ?L\u2019ONU s\u2019est félicité hier de la décision de la société sud-africaine De Beers, premier producteur et négociant mondial de diamants, de ne plus acheter de diamants en provenance d\u2019Angola.Le Conseil de sécurité avait imposé en juin de l\u2019année dernière un embargo sur les diamants vendus par l\u2019UNITA, le mouvement rebelle de Jonas Sa- vimbi, en guerre contre le gouvernement angolais.L\u2019ambassadeur canadien aux Nations unies, Robert Fowler, a indiqué que les ventes de diamants avaient rapporté de 3 à 4 milliards de dollars depuis huit ans au mouvement de Jonas Sa- vimbi qui ont alimenté ses achats d\u2019armes.d\u2019après AFP IRAK Bom be s de c im e nt ?Bagdad a qualifié hier de « mensonges » les déclarations américaines selon lesquelles les avions américains larguent des bombes chargées de ciment au lieu d\u2019explosifs en Irak pour limiter le nombre de victimes civiles.La mort de dizaines de civils irakiens prouve le contraire, soutient Bagdad.Selon des responsables militaires américains, cités hier par le New York Times, les bombes chargées de ciment détruisent leur cible mais ne font pas autant de victimes civiles que les bombes classiques.Des incidents presque quotidiens opposent les forces irakiennes aux avions américains et britanniques qui surveillent les zones d\u2019exclusion aérienne.d\u2019après AFP Trump candidat à la présidence d\u2019après AP et AFP WASHINGTON Le flamboyant millionnaire américain Donald Trump, 53 ans, a annoncé hier qu\u2019il se lance comme candidat dans la campagne pour l\u2019élection présidentielle américaine de novembre 2000.L\u2019homme d\u2019affaires, spécialisé dans l\u2019immobilier, a déclaré qu\u2019il avait décidé de constituer un « comité exploratoire », premier pas pour participer à une campagne présidentielle.Il sera opérationnel à partir d\u2019aujour- d\u2019hui.« Nous allons voir ce qu\u2019il en ressort », a-t-il dit, ajoutant qu\u2019il prendrait une décision définitive en janvier ou février.« Si je ne pensais pas pouvoir gagner, je ne me lancerais pas dans la campagne », a-t-il dit.M.Trump espère être désigné candidat du Parti de la Réforme.Ce parti a été fondé par un autre milliardaire, le populiste Ross Perot, qui avait obtenu 19 % puis 8 % des voix aux présidentielles de 1992 et 1996.Jesse Ventura, l\u2019ex-lutteur professionnel élu l\u2019an dernier gouverneur du Minnesota sous l\u2019étiquette de cette formation, avait mené une campagne active en faveur de la candidature du roi de l\u2019immobilier new-yorkais.Mais les responsables du parti ont averti que M.Trump n\u2019avait jusqu\u2019à présent pris aucun contact avec leur direction et pourrait trouver un adversaire potentiel de poids en la personne de l\u2019ultra-conservateur Patrick Buchanan.Donald Trump s\u2019est fait connaître dans les années quatre- vingt par sa réussite exceptionnelle dans l\u2019immobilier.PHOTO AFP © Une m arche de plus 1 5 0 0 kilom è t re s e n 7 3 jours pour dé nonce r le né o libé ra lis m e du pré s ide nt du Bré s il, Fe rm ando He nr ique Cardos o .La longue marche des pauvres du Brésil s\u2019arrête à Brasilia ANA FERNANDEZ Agence France-Presse, BRASILIA Plus de mille personnes, paysans sans terre, chômeurs, religieux, indigènes et étudiants, ayant parcouru 1580 km à pied en 73 jours, ont achevé hier à Brasilia leur Marche populaire de protestation contre la politique néolibérale du gouvernement du président Fernando Henrique Cardoso.La marche, silencieuse et bien organisée tout le long du parcours, a été quelque peu agitée à l\u2019arrivée du cortège devant le bâtiment de la Banque centrale qui abrite la représentation du Fonds monétaire international (FMI), principale cible des slogans des manifestants.Ceux-ci ont entouré l\u2019édifice pendant que la police montée fermait les entrées du bâtiment, mais quelques vitres ont volé en éclats.Lorenzo Pérez, représentant du FMI, a regretté qu\u2019aucun dirigeant de la marche ne lui ait remis un texte exposant des revendications.Cet Américain d\u2019origine cubaine a dit respecter les droits des manifestants tout en déplorant le « manque de clarté » des organisateurs, qui demandent une meilleure distribution des terres, l\u2019éducation, la santé et de la nourriture pour tous.La veille, pourtant, le dirigeant national du puissant Mouvement des travailleurs ruraux sans terre (MST), Joao Pedro Stedile, avait affirmé à Rio que le but principal de la marche, partie de Rio de Janeiro le 26 juillet dernier, « était de débattre avec la population d\u2019un projet populaire pour le pays ».« Notre avenir est-il de dire amen au FMI ?» avait demandé Stedile au cours d\u2019une conférence de presse.« Nous avons dénoncé dans les 130 villes et innombrables villages que nous avons traversés l\u2019ingérence de la politique américaine dans notre politique et la subordination au FMI que le président Fernando Henrique Cardoso impose à notre économie et que l\u2019on appelle mondialisation », a dit le dirigeant du MST, diplômé en économie.Le responsable du MST a préconisé la suspension du paiement des intérêts de la dette et la rupture de l\u2019accord avec le FMI, conclu en novembre par le gouvernement brésilien pour obtenir un prêt de 41,5 milliards de dollars en échange d\u2019un sévère ajustement budgétaire pour réduire le déficit public.Vêtus de vert et d\u2019un béret blanc, une fleur à la main, les mille marcheurs se sont ensuite rendus place du Compromisso où ils ont été rejoints par au moins 7000 autres manifestants, selon les organisateurs.Cette place rappelle la mémoire d\u2019un Indien pataxo Galdino Jesus dos Santos, brûlé vif à Brasilia en 1997 par un groupe de jeunes bourgeois.Danses indigènes et cantiques se sont succédés en présence de l\u2019évêque catholique Tomas Balduino et de représentants des églises évangélique et anglicane.Les mascottes de la Marche populaire, représentant le passé et l\u2019avenir du pays, Luis Beltrami, 91 ans et Stéphanie, 12 ans, ont retiré leurs chaussures pour se soumettre à la cérémonie du lavement des pieds, « un geste de respect à la leçon de vie, résistance et lutte qu\u2019ils ont donnée », selon les dignitaires de l\u2019Église.Selon le responsable du MST, la différence entre la marche des sans terre d\u2019avril 1997, qui prônait la réforme agraire, et la marche populaire d\u2019aujourd\u2019hui est, « qu\u2019à l\u2019époque, la population croyait encore en la politique du président Cardoso ».« Aujourd\u2019hui, c\u2019est la désillusion totale et le rejet général », a-t- il conclu. 5LP0501B1008 B-5 VENDREDI 5LP0501B1008 ZALLCALL 67 01:04:45 10/08/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 8 OCTOBRE 1999 B 5 Politique Mme Mas M J de St-Michel Napierville M.Claude Cataford de Laval M.Desroches de Montréal Mme Gisèle Grondin de Terrebonne Mme Taillon de Montréal Mme Danielle Dery de St-Lambert M.Gaudry de Montréal M.Aubin de Laval Mme Hélène Latour de St-Laurent M.Jean-Marie Leclerc de Cap-de-La Madeleine M.Mireault de Repentigny M.Rioux de Longueuil M.Robert Lafleur de St-Lambert Mme Gillianne Laferrière de Montréal-Nord M.André Ruest de Laval 2 7 9 1 1 7 3 Le gouvernement péquiste a eu accès au dossier fiscal d\u2019un député libéral NORMAN DELIS LE Presse Canadienne, QUÉBEC Un adjoint politique du gouvernement péquiste a pu avoir accès au dossier fiscal d\u2019un député de l\u2019opposition libérale.Cette situation, qui a été révélée hier devant la commission d\u2019enquête sur les fuites de renseignements au ministère du Revenu, a fait bondir l\u2019opposition qui y voit une sérieuse menace à la démocratie.« Nous devons pouvoir faire notre travail de critique du gouvernement en toute quiétude, sans craindre un préjudice.Nous sommes passablement inquiets d\u2019apprendre que le dossier fiscal d\u2019un député de l\u2019opposition a été vu par le côté politique du gouvernement », a commenté le porte-parole de l\u2019opposition, Thomas Mulcair, député de Chomedey.Hier, Pierre Sarto-Blanchard, un fonctionnaire qui comparaissait pour la troisième fois en deux semaines devant la commission d\u2019enquête, a révélé que le dossier fiscal d\u2019un député de l\u2019opposition libérale avait été traité au sein du ministère mais en présence d\u2019un adjoint politique du ministère du Revenu.Ce député, qu\u2019on n\u2019a pas identifié, avait porté son dossier à l\u2019attention du sous-ministre, justement afin d\u2019éviter que des interventions de nature politique n\u2019y soient faites.Or, le dossier du député a été consulté en présence de Pierre Gonthier, un membre du cabinet politique du ministre Roger Bertrand qui était alors ministre du Revenu.Le procureur de l\u2019opposition libérale devant la commission d\u2019enquête, Me Pierre Bellavance, a réclamé que M.Gonthier vienne témoigner au sujet de ce fait nouveau.Mais le président de la commission d\u2019enquête, le juge Jean Moisan, a rejeté la demande.Le juge Moisan s\u2019est rangé à l\u2019avis du procureur de la Commission, Me Jacques Fournier, pour qui le mandat de la commission, tel que fixé par le gouvernement, « est limité » à analyser la fuite fiscale qui concerne le député bloquiste de Chambly, Ghislain Lebel.« Une enquête sur une autre fuite serait ultra vires », a fait valoir Me Fournier.Cette interprétation restrictive du mandat de la commission d\u2019enquête a fait bondir le député libéral Thomas Mulcair.« Le côté politique a eu accès à un dossier des adversaires.C\u2019est inconvenant.Or, on nous refuse d\u2019entendre une dernière fois ce témoin-clé (M.Gonthier) sous prétexte que ce ne serait pas dans le mandat de la commission », a déploré le député Mulcair à l\u2019issue des travaux de la commission.Ce dernier aurait voulu que l\u2019enquête porte sur toute la façon dont le ministère du Revenu traite les données fiscales confidentielles qui lui sont confiées, particulièrement les données plus délicates comme celles touchant les personnalités publiques ou politiques.« Nous sommes déçus de la tournure des événe- ments.Cela laisse planer un nuage noir sur les travaux de la commission d\u2019enquête », a dit le député Mulcair.Le groupe parlementaire des députés libéraux suggérera au gouvernement d\u2019élargir d\u2019urgence le mandat de la commission afin que toute la lumière soit faire sur le traitement des dossiers fiscaux confidentiels délicats.AVIS LÉGAUX - APPELS D\u2019OFFRES SOUMISSIONS - ENCANS CENTRE HOSPITALIER UNIVERSITAIRE DE QUÉBEC AVIS D\u2019APPEL D\u2019OFFRES PUBLIC Propriétaire: Centre Hospitalier Universitaire de Québec 11, Côte-du-Palais Québec (Québec) G1R 2J6 PROJET: Aménagement d\u2019un local pour les serveurs automatiques Pavillon CHUL La Corporation du Centre Hospitalier Universitaire de Québec (CHUQ), propriétaire, demande des soumissions pour la réalisation des travaux d\u2019aménagement d\u2019un local pour les serveurs informatiques au Pavillon CHUL.Les documents d\u2019appel d\u2019offres seront disponibles à compter de 8 h 30, le mercredi 13 octobre 1999, au Service de gestion du matériel, au 775, rue Saint- Viateur, bureau 101, Charlesbourg, Québec G2L 2Z3, en s\u2019adressant à monsieur Guy Labbé, agent d\u2019approvissonnement, et sur avis téléphonique au numéro 622-1008 poste 119, contre un chèque visé, non remboursable, de cinquante (50$) dollars, toutes taxes incluses, émis à l\u2019ordre du propriétaire ou en argent comptant.Les soumissions devront être accompagnées soit d\u2019un cautionnement de soumission délivré par une institution financière établi au montant de dix pourcent (10%) de la valeur de la soumission, valide pour une période de quarante cinq (45) jours de la date d\u2019ouverture des soumissions, soit d\u2019un chèque visé au montant de cinq pourcent (5%) de la valeur de la soumission fait à l\u2019ordre du propriétaire, soit d\u2019obligations conventionnelles au porteur émises ou garanties par les Gouvernements du Québec ou du Canada, dont la valeur nominale est au moins cinq pourcent (5%) de la valeur de la soumission.Les soumissions seront reçues, sous pli scellé, le mercredi 3 novembre 1999 avant 11 h, au bureau de l\u2019agent d\u2019approvissionnement, monsieur Guy Labbé, situé au 775, rue Saint-Viateur, bureau 325, Charlesbourg, Québec G2L 2Z3, et seront ouvertes publiquement au même endroit le même jour et à la même heure.Seuls sont admis à soumissionner les entrepreneurs ayant leur principale place d\u2019affaires au Québec ou lorsqu\u2019un accord intergouvernemental est applicable, au Québec ou dans une province ou un territoire visé par cet accord, et détenant la licence requise en vertu de la Loi sur la qualification professionnelle des entrepreneurs en construction.Les entrepreneurs soumissionnaires sont responsables du choix des sous-traitants, tant pour leur solvabilité que pour le contenu de leur soumission, et doivent informer des conditions qu\u2019ils entendent leur imposer et s\u2019assurer qu\u2019ils détiennent les permis et licences requis.Les entrepreneurs sont priés de noter qu\u2019une seule visite des lieux est prévue pour le mardi 19 octobre 1999, à 11 h.Le lieu de rassemblement est le local J-60 du Pavillon CHUL, 2705, boulevard Laurier, Sainte-Foy.Tous les soumissionnaires, entrepreneurs généraux et sous-traitants seront considérés comme ayant visité les lieux et aucune réclamation, pour manque de connaissance des lieux, ne pourra être soumise ni acceptée.Le propriétaire ne s\u2019engage à accepter la plus basse ou quelque autre de toutes les soumissions reçues.Gilles St-Laurent Chef du service de la gestion du matériel CHUQ 2 7 9 2 5 1 4 AVIS LÉGAUX - APPELS D\u2019OFFRES SOUMISSIONS - ENCANS 2 7 9 2 9 7 5 2 7 9 0 5 7 0 Appel d\u2019offres Service de l\u2019approvisionnement et du soutien technique Des soumissions sont demandées et devront être reçues, avant 14 h à la date ci-dessous, au Service du greffe de la Ville de Montréal à l\u2019attention du greffier, 275, rue Notre-Dame Est, bureau R-106, Montréal H2Y 1C6 pour: Soumission: 99-6597 Pièces en fonte pour aqueduc et égout Date d\u2019ouverture: 27 octobre 1999 Documents: Les documents relatifs à cet appel d\u2019offres seront disponibles à compter du 12 octobre 1999 au Service: Approvisionnement et du soutien technique 9515, rue Saint- Hubert, Montréal H2M 1Z4, contre un paiement de 50 $.Dépôt de garantie: 1% de la valeur du contrat.Renseignements: M.Lucien Bissonnette, agent d\u2019approvisionnement (514) 872-1058 Vente du cahier des charges: Téléphone: (514) 872-1000 Télécopieur: (514) 872-2519 Tout paiement doit être fait au comptant ou sous forme de chèque certifié à l\u2019ordre de: Ville de Montréal.Pour être considérée, toute soumission doit être présentée sur les formulaires préparés par la Ville et transmise dans l\u2019enveloppe prévue à cette fin.Les soumissions reçues seront ouvertes publiquement à la salle du conseil de l\u2019hôtel de ville, immédiatement après l\u2019expiration du délai fixé pour leur réception.La Ville de Montréal ne s\u2019engage à accepter ni la plus basse ni aucune des soumissions reçues et n\u2019assume aucune obligation de quelque nature que ce soit envers le ou les soumissionnaires.Montréal, le 8 octobre 1999 Le greffier, Me Léon Laberge 2 7 9 1 7 9 4 CENTRE HOSPITALIER UNIVERSITAIRE DE QUÉBEC AVIS D\u2019APPEL D\u2019OFFRES PUBLIC Propriétaire: Centre Hospitalier Universitaire de Québec 11, Côte du Palais Québec, Québec G1R 2J6 PROJET: Réaménagement des locaux de la clinique d\u2019hématologie Phase II, Pavillon L\u2019Hôtel-Dieu de Québec La Corporation du Centre Hospitalier Universitaire de Québec (CHUQ), propriétaire, demande des soumissions pour la réalisation des travaux de réamé- nagement des locaux de la clinique d\u2019hématologie, phase II, du Pavillon L\u2019Hôtel-Dieu de Québec.Les documents d\u2019appel d\u2019offres seront disponibles à compter de 8 h 30, le mercredi 13 octobre 1999, au Service de gestion du matériel, au 775, rue Saint-Viateur, bureau 101, Charlesbourg, Québec G2L 2Z3, en s\u2019adressant à monsieur Guy Labbé, agent d\u2019approvisionnement, et sur avis téléphonique au numéro 622-1008 poste 119, contre un chèque visé non remboursable, de cinquante (50 $) dollars, toutes taxes incluses émis à l\u2019ordre du propriétaire ou en argent comptant.Les soumissions devront être accompagnées soit d\u2019un cautionnement de soumission délivré par une institution financière et établi au montant de dix pourcent (10%) de la valeur de la soumission, valide pour une période de quarante- cinq (45) jours de la date d\u2019ouverture des soumissions, soit d\u2019un chèque visé au montant de cinq pour cent (5%) de la valeur de la soumission fait à l\u2019ordre du propriétaire, soit d\u2019obligations conventionnelles au porteur émises ou garanties par les Gouvernements du Québec ou du Canada, dont la valeur nominale est au moins de cinq pour cent (5%) de la valeur de la soumission.Les soumissions seront reçues, sous pli scellé, le mercredi 3 novembre 1999, avant 15 h 00, au bureau de l\u2019agent d\u2019approvisionnement, monsieur Guy Labbé, situé au 775, rue Saint-Viateur, bureau 325, Charlesbourg, Québec G2L 2Z3, et seront ouvertes publiquement au même endroit, le même jour et à la même heure.Seuls sont admis à soumissionner les entrepreneurs ayant leur principale place d\u2019affaires au Québec ou lorsqu\u2019un accord intergouvernemental est applicable, au Québec ou dans une province ou un territoire visé par cet accord et détenant la licence requise en vertu de la loi sur la qualification professionnelle des entrepreneurs en construction.Les entrepreneurs soumissionnaires sont responsables du choix des sous-traitants, tant pour leur solvabilité que pour le contenu de leur soumission, et doivent les informer des conditions qu\u2019ils entendent leur imposer et s\u2019assurer qu\u2019ils détiennent les permis et licences requis.Les entrepreneurs sont priés de noter qu\u2019une seule visite des lieux est prévue pour le mardi 19 octobre 1999, à 14 h.Le lieu de rassemblement est l\u2019entrée principale du Pavillon L\u2019Hôtel-Dieu de Québec, 11 côte du Palais, Québec G1R 2J6.Tous les soumissionnaires entrepreneurs généraux et sous-traitants seront considérés comme ayant visité les lieux et aucune réclamation, pour manque de connaissance des lieux, ne pourra être soumise ni acceptée.Le propriétaire ne s\u2019engage à accepter la plus basse ou quelque autre de toutes les soumissions reçues.Gilles St-Laurent Chef du service de la gestion du matériel CHUQ 2 7 9 2 5 1 0 CENTRE HOSPITALIER UNIVERSITAIRE DE QUÉBEC AVIS D\u2019APPEL D\u2019OFFRES PUBLIC Propriétaire: Centre Hospitalier Universitaire de Québec 11, Côte du Palais Québec (Québec) G1R 2J6 Projet: Réaménagement des locaux du Département de dialyse rénale \u2014 Pavillon L\u2019Hôtel-Dieu de Québec La Corporation du Centre Hospitalier Universitaire de Québec (CHUQ), propriétaire, demande des soumissions pour la réalisation des travaux de réamé- nagement des locaux du Département de dialyse rénale du Pavillon L\u2019Hôtel- Dieu de Québec.Les documents d\u2019appel d\u2019offres seront disponibles à compter de 8 h 30, le mardi 12 octobre 1999, au Service de gestion du matériel, au 775, rue Saint-Viateur, bureau 101, Charlesbourg, Québec, G2L 2Z3, en s\u2019adressant à monsieur Guy Labbé, agent d\u2019approvisionnement, et sur avis téléphonique au numéro 622-1008 poste 119, contre un chèque visé, non remboursable, de cinquante (50 $) dollars, toutes taxes incluses, émis à l\u2019ordre du propriétaire ou en argent comptant.Les soumissions devront être accompagnées soit d\u2019un cautionnement de soumission délivré par une institution financière et établi au montant de deux cent quarante mille dollars (240 000 $), valide pour une période de quarante-cinq (45) jours de la date d\u2019ouverture des soumissions, soit d\u2019un chèque visé au montant de cent vingt mille dollars (120 000 $) fait à l\u2019ordre du propriétaire, soit d\u2019obligations conventionnelles au porteur émises ou garanties par les Gouvernements du Québec ou du Canada, dont la valeur nominale est au moins de cent vingt mille dollars (120 000 $).Les soumissions seront reçues sous pli scellé, le mercredi 10 novembre 1999, avant 10 h, au bureau de l\u2019agent d\u2019approvisionnement, monsieur Guy Labbé, situé au 775, rue Saint-Viateur, bureau 325, Charlesbourg (Québec) G2L 2Z3, et seront ouvertes publiquement au même endroi, le même jour et à la même heure.Seuls sont admis à soumissionner les entrepreneurs ayant leur principale place d\u2019affaires au Québec ou lorsqu\u2019un accord intergouvernemental est applicable, au Québec ou dans une province ou un territoire visé par cet accord, et détenant la licence requise en vertu de la Loi sur la qualification professionnelle des entrepreneurs en construction.Les entrepreneurs soumissionnaires sont responsables du choix dex sous-traitants, tant pour leur solvabilité que pour le contenu de leur soumission, et doivent les informer des conditions qu\u2019ils entendent leur imposer et s\u2019assurer qu\u2019ils détiennent les permis et licences requis.Les entrepreneurs sont priés de noter qu\u2019une seule visite des lieux est prévue pour le mercredi 20 octobre 1999, à 14 h.Le lieu de rassemblement est l\u2019entrée principale du Pavillon L\u2019Hôtel-Dieu de Québec, 11, Côte du Palais, Québec G1R 2J6.À cette vsite, les représentants du CHUQ, l\u2019architecte et l\u2019ingénieur, répondront aux questions des soumissionnaires et transmettront aux personnes présentes toutes les informations pertinentes qui traitent des conditions générales complémentaires.Tous les soumissionnaires, entrepreneurs généraux et sous traitants seront considérés comme ayant visité les lieux et aucune réclamation, pour manque de connaissance des lieux, ne pourra être soumise ni acceptée.Le propriétaire ne s\u2019engage à accepter la plus basse ou quelque autre de toutes les soumissions reçues.Gilles St-Laurent Chef du service de la gestion du matériel CHUQ 2 7 9 2 5 1 2 5LP0601B1008 B-6 VENDREDI - ARTS 5LP0601B1008 ZALLCALL 67 01:06:39 10/08/99 B B 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 8 OCTOBRE 1999 IMAX 3-D: le meilleur et le pire Alien Adventure vous garantit presque le haut-le-coeur.MARC CAS S IVI La mission de la technologie IMAX 3-D est d\u2019en mettre plein les yeux, plein les oreilles, grâce à une acoustique impeccable, à des images plus grandes que nature, à une musique crachée à fond la caisse et à des plongées qui propulsent littéralement dans le film.Alien Adventure, qui prend l\u2019affiche aujourd\u2019hui au complexe Paramount, tire peut-être le maximum sensoriel de l\u2019expérience IMAX 3-D.Du moins pour l\u2019instant.Un tourbillon d\u2019images conçues par ordinateur, un flot incessant de virages, de collisions, de virevoltes acrobatiques qui n\u2019en finissent plus de finir.Et un son à ce point puissant qu\u2019il en fait vibrer les sièges.Si vous prenez plaisir à être bousculé sans cesse par les montagnes russes les plus tortueuses, ajustez bien vos lunettes spéciales, oubliez votre Sega, votre Nintendo, la Ronde et ses grévistes : cette aventure-ci, forte de 60 minutes de cavalcade, garantit presque le haut- le-coeur.Avec tout ce qu\u2019il faut de surprises et de sensations fortes, Alien Adventure transpose sur écran géant « le virtuel », concept qui fut à la mode tout récemment mais dont on ne parle plus guère.Pris dans la bousculade d\u2019images et de sons, on en vient à oublier que l\u2019on fait face à un écran plat.Voilà toute la réussite de cette aventure extraterrestre dont la prémisse \u2014 des Glagoliths wallophones venus d\u2019une autre galaxie méprennent un parc d\u2019amusement califor- nien pour la Terre \u2014 n\u2019a aucune importance.Produit de nWave \u2014 qui présentait en format IMAX il y a quelques mois Encounter in the Third Dimension, une anthologie du 3-D moins réussie \u2014, cette oeuvre entièrement numérique, première du type destinée à l\u2019écran géant, comprend 103 680 séquences d\u2019images à haute définition qui ont nécessité l\u2019équivalent d\u2019un an et demi de tournage conventionnel.Le résultat est un périple étourdissant qui débute dans un monde de glaciers, pour se transporter ensuite au Moyen-Orient à la recherche d\u2019une princesse éperdue, dans un aquarium rempli de requins et puis au volant d\u2019une voiture de course électrique, à éviter les nombreux obstacles d\u2019une chambre d\u2019adolescent.C\u2019est beau, c\u2019est grand, c\u2019est fort \u2014 certains diront agressant \u2014, c\u2019est conçu pour les petits, mais bien assez divertissant pour les grands.Siegfried & Roy Kitsch est un terme qui est désormais utilisé à toutes les sauces.Un terme à la mode \u2014 surtout au second degré \u2014 qui ne saurait être assez fort pour qualifier Siegfried and Roy: The Magic Box, l\u2019autre production 3-D à l\u2019affiche depuis hier, sur les écrans IMAX Les Ailes et Paramount.Un mot davantage de chez nous, qui commence aussi par la lettre k, vient naturellement à l\u2019esprit.Infomercial 3-D à peine déguisé, impénitent et faussement écolo, Siegfried and Roy: The Magic Box retrace la carrière inépuisable à Las Vegas de deux magiciens aussi célèbres que vieillissants, Siegfried Fischbacher et Roy Uwe Ludwig Horn, coincés de toute évidence dans le vacuum artistique clinquant de la période 1979-1984.Siefried and Roy en pantalons de cuir, sortant d\u2019une Bentley décapotable devant les grandes grilles de leur somptueuse demeure où gambadent, presque comme dans la brousse (!), des lions et des tigres blancs ; Siegfried and Roy qui font semblant de se découper en morceaux dans une boîte, devant une foule en délire ; Siegfried qui sourit à pleines dents comme un nageur synchronisé, devant une foule en délire ; Roy qui lève les bras en signe de victoire, devant.Destiné, dit-on, à un public familial, ce cirque d\u2019images publicitaires nostalgiques aurait sa place en fin de soirée, au petit écran, après les dernières découvertes en matière de poêlons anti-adhésifs.Surtout que le fond ne colle pas.Bien sûr, on apprécie de voir tigres et lions nous sauter au visage, en trois dimensions.Évidemment, la production est léchée, les images des deux apprentis magiciens, enfants, mi-réelles, mi-animées, très réussies.Et Siegfried and Roy, qui font salle comble depuis presque 10 ans au Mirage, à Las Vegas, sont sans conteste des showmen de talent.Mais autant d\u2019autosatisfaction et de triomphalisme, même sans écran géant et 3-D, frise l\u2019indécence.ALIEN ADVENTURES, écrit, réalisé et produit par Ben Stassen.Au complexe Paramount.SIEGFRIED AND ROY: THE MAGIC BOX, de Brett Leonard.Avec Siegfried Fischbacher et Roy Uwe Ludwig Horn.Narrateur : Anthony Hopkins.Le ré a lis a te ur Mark Ills le y, pe ndant le tournage de Happy, Te xas .Happy Illsley.MARC-ANDRÉ LUS S IER collaboration spéciale Mark Illsley est visiblement un homme heureux.Rencontré au lendemain de la présentation de son film Happy, Texas au Festival des films du monde (avec un montage différent de celui qui a été montré au Festival de Sundance), il s\u2019émerveillait encore de l\u2019accueil favorable que suscite sa comédie.Remarquez que ce grand gaillard de quarante ans a de quoi sourire.Au Festival de Sundance, les distributeurs s\u2019arrachaient déjà les droits de son film.C\u2019est la puissante firme Miramax qui aura finalement emporté le morceau.Illsley, qui s\u2019était présenté à Sundance en simple spectateur il y a quelques années à peine, a encore du mal à y croire.« La première fois que je suis allé là-bas, mon partenaire Ed Stone (coscénariste et coproducteur de Happy, Texas) m\u2019accompagnait.L\u2019expérience que nous avons alors vécue à Sundance était fabuleuse.Nous avons découvert un milieu stimulant, dans lequel évoluaient des gens qui aimaient le cinéma autant que nous.Nous avons d\u2019ailleurs développé des amitiés durables avec certains cinéphiles que nous avons rencontrés à l\u2019époque dans les files d\u2019attente ! Ce séjour nous a en tout cas convaincus qu\u2019il fallait absolument revenir un jour avec un film sous le bras ! » Un long processus Illsley se met alors à l\u2019écriture d\u2019un scénario avec Ed Stone (c\u2019est d\u2019ailleurs ce dernier qui a émis l\u2019idée de départ de Happy, Texas à partir d\u2019une expérience personnelle : il s\u2019était moqué des concours de beauté sur les ondes d\u2019une petite radio locale, suscitant de nombreuses plaintes !).Il tente ensuite de trouver du financement (pas facile, tous les membres de sa famille ont emprunté à la banque !), et sollicite la participation d\u2019acteurs qu\u2019il admire.Il se dit d\u2019ailleurs étonné de l\u2019intérêt qu\u2019a porté William H.Macy au projet, le personnage du shérif étant, au départ, le prototype même du redneck aux gros bras.« Or, explique Illsley, Macy a apporté une profonde humanité au personnage.» Bien que le Texas compte bel et bien une petite bourgade nommée Happy dans ses rangs, le film, pour une question de logistique, a néanmoins été tourné en Californie.« Quand j\u2019ai appris que notre film était sélectionné au Festival de Sundance, j\u2019ai pleuré de joie ! Ils n\u2019en choisissent que 16 ! Vous vous rendez compte ?» Depuis, Illsley et Stone ont bien sûr été repêchés par les ligues majeures.Le réalisateur de Happy, Texas connaît d\u2019ailleurs bien les rouages du milieu.À l\u2019époque où il étudiait à la University of Southern California\u2019s School of Cinema and Television, il se lie d\u2019amitié avec un dénommé Kevin Reynolds dont il produit les premiers films.Cette collaboration aura mené Illsley à diriger les secondes équipes de grandes productions hollywoodiennes réalisées par son copain Reynolds, notamment Robin Hood, Prince of Thieves et Rapa Nui.Pour ce dernier film, qui fut un échec retentissant, Illsley dit tout de même garder de grands souvenirs du tournage sur l\u2019île de Pâques.Quand à l\u2019avenir, le cinéaste l\u2019envisage avec philosophie.« Bien sûr, il nous sera probablement plus difficile d\u2019imposer nos idées dans ce cadre particulier qu\u2019est celui des grands studios, dit- il.« Mais si c\u2019était trop facile, ce ne serait franchement pas aussi intéressant.» EN BREF Em por te -m oi dis t r ibué aux É.U.?Le film Emporte-moi, réalisé par la cinéaste Léa Pool, sera distribué aux États-Unis, a annoncé hier à Montréal la productrice de la maison Cité-Amérique, Lorraine Richard.La compagnie Merchant Ivory Distribution, fondée et dirigée par Ismael Merchant et James Ivory, a en effet acquis les droits de distribution de ce film.Les distributeurs prévoient une sortie en salle dès le printemps prochain dans les villes de New York, Los Angeles, San Francisco et Chicago.Madonna joue ra dans Quadr ille ?Madonna jouera dans Quadrille, une adaptation cinématographique de la pièce de théâtre du même nom, qui sera tournée en avril prochain à Londres et dans le sud de la France, a indiqué hier le quotidien spécialisé Hollywood Reporter.Quadrille, tiré de l\u2019oeuvre de Noël Coward, raconte les aventures d\u2019un aristocrate anglais séducteur qui fait une escapade dans le sud de la France avec la jeune épouse d\u2019un industriel nord-américain.Madonna incarne le rôle de sa femme.Trompée, elle s\u2019allie avec l\u2019industriel pour suivre le couple dans le sud de la France et en chemin elle va découvrir une nouvelle passion.La chanteuse nord-américaine, qui avait incarné il y a trois ans au cinéma le personnage d\u2019Evita Peron, a joué dans une vingtaine de films au cours des 15 dernières années.Roge r Moore re vie n t à Canne s ?Roger Moore, ex-James Bond, devenu ambassadeur de l\u2019UNICEF dans le monde, a fait un retour cette semaine à Cannes, pour présenter une nouvelle série télé Dream Team, où il tient la vedette, aux côtés de créatures de rêve.Cette nouvelle série d\u2019action et d\u2019aventures, qui met aussi en vedette l\u2019actrice Angie Everheart, est une coproduction franco-canadienne entre la société Expand Images et Dean Hamilton Entertainment, qui a bénéficié d\u2019un budget de 27 millions de dollars.EN PRIMEUR GUINEVERE Film américain (1999) d\u2019Audrey Wells.Scénario: A.Wells.Images: Charles Minsky.Montage: Dody Dorn.Musique: Christope Beck.Avec Stephen Rea, Sarah Polley, Jean Smart, Gina Gershon, Paul Dooley, Francis Guinan.104 min.- Centre Eaton.?Drame de moeurs.Fille cadette d\u2019une famille aisée de San Francisco, Harper se prépare sans enthousiasme à entrer à l\u2019école de droit de Harvard.Lors des noces de sa soeur, la jeune femme sympathise avec Connie, le photographe engagé pour le mariage.Ce dernier la relance quelques jours plus tard en lui envoyant une photo qu\u2019il a prise d\u2019elle.Harper lui rend alors visite dans son studio où elle s\u2019installe à demeure avec cet homme qui a deux fois son âge.Mais un jour, Deborah, la mère bourgeoise et sarcastique d\u2019Harper, débarque pour mettre de l\u2019ordre dans cette affaire.HAP P Y, TEXAS Film américain (1999) de Mark Illsley.Scénario: Ed Stone, M.Illsley, Phil Reeves.Images: Bruce Douglas.Montage: Norman Buckley.Musique: Peter Harris.Avec Jeremy Northam, Steve Zahn, William H.Macy, Ally Walker, Illeana Douglas, M.C.Gainey.- V.O.: Égyptien.- V.F.Q.: Quartier Latin.?Comédie.Harry et Wayne sont deux évadés de prison qui vont se planquer dans la petite ville de Happy au Texas, où ils sont confondus avec David et Steven, un couple gay chargé des préparatifs entourant un concours de beauté pour fillettes.Les deux fugitifs doivent ainsi s\u2019improviser chorégraphes, costumiers et directeurs musicaux, tout en dissimulant leur hétérosexualité, même lorsque Harry s\u2019amourache de l\u2019institutrice Josephine.LES HAS ARDS DU COEUR (Random Hearts) Film américain (1999) .Réalisation: Sydney Pollack.Scénario: Kurt Luedtke, d\u2019après le roman de Warren Adler.Images: Philippe Rousselot (Coul.).Montage: William Steinkamp.Musique: Dave Grusin.Avec Harrison Ford, Kristin Scott Thomas, Charles S.Dutton, Bonnie Hunt, Dennis Haysbert, Sydney Pollack.133 min.- V.O.: Paramount, Dorval, Cavendish, Galeries Laval, LaSalle, Pointe-Claire, Lacordaire, Taschereau.- V.F.Q.: Boucherville, Carrefour Laval, LaSalle, Longueuil, Quartier Latin, St-Bruno, St-Eustache, Ste-Thérèse, Terrebonne, Langelier, Le Paradis, Mega-Plex Taschereau, Pont-Viau.?Drame sentimental.Sergent aux affaires internes de la police de Washington, Dutch Van Den Broeck apprend coup sur coup que son épouse a péri dans un accident d\u2019avion et qu\u2019elle était en compagnie de son amant, le mari de la politicienne Kay Chandler, qui brigue un poste au Congrès.Déterminé à en savoir plus sur la double vie de sa femme, Dutch entre en contact avec Kay.D\u2019abord réticente, celle-ci aide le policier dans ses recherches et ils en viennent à tomber amoureux l\u2019un de l\u2019autre.Mais le désir de Kay de tourner la page se heurte à l\u2019obsessionnelle quête de vérité de Dutch.JACOB TWO TWO MEETS THE HOODED FANG Film canadien (1999) de George Bloomfield.Scénario: Tim Burns, d\u2019après le roman de Mordecai Richler.Images: Gerald Packer (Coul.).Montage: Ralph Brunjes.Musique: Jono Grant.Avec Max Morrow, Gary Busey, Miranda Richardson, Mark McKinney, Joe Dinicol, Alison Pill.90 min.- Égyptien, Cavendish.?Comédie musicale.Jacob Two Two est un garçon de six ans qui répète toujours deux fois la même chose pour s\u2019assurer d\u2019être bien entendu.Chargé par son père d\u2019acheter deux tomates, le gamin se fait taquiner par l\u2019épicier et les clients, qui lui font croire qu\u2019il sera arrêté pour impolitesse.Fuyant dans la cave, Jacob frappe un salami et tombe inconscient.Il rêve alors qu\u2019il est condamné à une peine de deux ans dans une prison pour enfants sur une île brumeuse dirigée par le méchant lutteur Hooded Fang.MATRONI ET MOI Film canadien (1999) de Jean-Philippe Duval.Scénario: J.-P.Duval et Alexis Martin, d\u2019après la pièce d\u2019A.Martin.Images: André Turpin.Avec Alexis Martin, Guylaine Tremblay, Gary Boudreault, Pierre Lebeau, Maude Guérin, Pierre Curzi.96 min.- Brossard, Galeries Laval, LaSalle, Longueuil, Quartier Latin, Versailles.?Comédie de moeurs.Gilles est un jeune intellectuel qui vient de terminer un mémoire existentiel sur la mort de Dieu.Durant des vacances bien méritées, il fait la connaissance de Guylaine, une jeune serveuse dont il tombe amoureux.Subissant l\u2019influence positive de Gilles, la jeune femme décide de retourner aux études.Mais son frère Bob, petit voyou à la solde du mafioso Matroni, n\u2019aime pas beaucoup voir sa soeur fréquenter un universitaire idéaliste.Armé de ses grandes théories, Gilles va se mesurer à Bob, qui lui aussi est armé.S UP ERS TAR Film américain (1999) de Bruce McCulloch.Scénario: Steve Koren.Images: Walt Lloyd.Avec Molly Shannon, Will Ferrell, Elaine Hendrix, Emmy Laybourne, Glynis Johns, Mark McKinney.82 min.- Famous Pointe-Claire, Famous Greenfield, Cinémas Laval, Carrefour Angrignon, Paramount, Plaza Côte-des-Neiges, Lacordaire, Mega-Plex Taschereau.?Comédie.Mary Katherine Gallagher étudie dans une école privée catholique.Malgré cet environnement plutôt strict, elle n\u2019a qu\u2019une idée en tête: embrasser le chef de l\u2019équipe de football.Malheureusement, celui-ci ignore complètement Mary, une fille empotée au physique plutôt ordinaire.Refusant de se laisser abattre, Mary décide de se faire remarquer en poursuivant son rêve de devenir une vedette de la scène.XIU XIU: THE S ENT-DOWN GIRL Film sino-américain (1998) de Joan Chen.Scénario: Yan Geling, J.Chen, d\u2019après le roman «Tian Yu» de Y.Geling.Images: Lu Yue.Montage: Ruby Yang.Musique: Johnny Chen.Avec Lu Lu, Lopsang, Qian Zheng, Gao Jie, Li Zhizhen, Gao Qiang.99 min.- Cinéma du Parc.?Drame.En 1975, en Chine, Xiu Xiu doit quitter ses parents pour travailler à la campagne dans le cadre d\u2019un programme de rééducation des masses prôné par le régime communiste.Elle se retrouve dans les steppes pour garder des chevaux avec Lao Jin, un Tibétain laconique.Désireuse de retourner parmi les siens, Xiu Xiu espère obtenir l\u2019aide des membres influents du comité politique local.Mais ceux-ci vont abuser sexuellement de la jeune fille, tout en multipliant les promesses vides.Source : Médiafilm 2 7 9 0 6 0 4 Ne manquez pas ce cahier spécial demain dans 5LP0702B1008 B-7 VENDREDI - ARTS 5LP0702B1008 ZALLCALL 67 01:02:10 10/08/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 8 OCTOBRE 1999 R B 7 Du piquant dans la sauce! I l est de plus en plus sympathique, ce Festival international du canard du lac Brome, même s\u2019il ne se déroule plus dans la petite patrie du canard mis en vedette, même s\u2019il a été chassé du décor bucolique de North Hatley (par la population, farouche aux envahissements).Il se trouve maintenant dans un somptueux décor, au pied des pentes de Ski Bromont : une orgie de couleurs, que nous pouvons aussi observer de bas en haut, et vice-versa, en utilisant (gratuitement avec le prix d\u2019entrée de 8$) les télésièges.Sympathique de pouvoir rencontrer les chefs de façon décontractée sur les lieux, lors des démonstrations culinaires.J\u2019ai eu le plaisir d\u2019assister à une démonstration de jambalaya au canard bien relevée par le chef Roy Lyons.Le joyeux capitaine de la délégation de la Louisiane en 1997 est de retour au festival pour mettre un peu de piquant dans la sauce ! La nouvelle délégation, cinq chefs de Suisse, travaille en collaboration avec les chefs de 15 établissements des Cantons de l\u2019Est et tous ont concocté des menus à 45 $ et 65 $.La tournée des dégustations donne un aperçu des multiples façons d\u2019apprêter le canard.Tout le monde ne peut pas goûter à tout, comme notre collègue Françoise Kayler, dont ce sera un devoir en tant que membre du jury de l\u2019Excellence.Lauréate du Grand Prix de l\u2019excellence 1998, Monique Lebeau, chef du restaurant Aux trois canards de Knowlton, affichait complet le week-end dernier, mais je me console parce qu\u2019elle ouvrira une succursale, vers la fin octobre, rue Stanley à Montréal.Bravo et à bientôt.S avoure us e s s o iré e s ?J\u2019ai assisté au premier souper-concert de la saison à la Table champêtre gastronomique Judi Richards Le Régalin, à Saint-Eusta- che.Réjean et Alain savent toujours satisfaire les plus fins gastronomes et créer une ambiance chaleureuse.Judi Richards nous a donné raison d\u2019avoir pris la clé des champs avec J\u2019 fous l\u2019 camp (mais pas avant le dessert !) et voici que Le Régalin va prendre des allures de saloon ce soir et demain avec la pianiste de ragtime Mimi Blais, alias Georgette Liberacette ; puis place au tango les 22 et 23 octobre avec l\u2019excellent tandem Intakto ; ensuite, à la chanson française avec le baryton Gilles Latour ; à la musique vien- noise, italienne, russe, etc.Des soirées jamais pareilles et toujours savoureuses.Info : 450-623-9668.Me nu s ur m e s ure ?À découvrir : il n\u2019y a pas de dîner-specta- cle, mais un menu sur mesure ainsi que des spectacles sur mesure pour la faune qui fréquente l\u2019UQAM, au tout nouveau (et tout beau) bistro Sanguinet, rattaché au pavillon J.A.De Sève, angle Sainte-Catherine, où circulent autour de 18 000 personnes par jour ! Le bistro est ouvert dès 7 h (muffin à 1 $, café filtre à 1,19 $) et ferme quand il n\u2019y a plus personne, entre minuit et 2 h.Il n\u2019y a que de bonnes laitues (pas de iceberg !) dans les salades, les boissons gazeuses sont servies à volonté pour 1,79 $ et le chili con carne est au même prix que la poutine.L\u2019animation ( sur scène, s\u2019il vous plaît) des « heures joyeuses » (16h à 20h) et des soirées a été confiée à la section d\u2019intervention culturelle de l\u2019UQAM.N\u2019est-ce pas la meilleure façon d\u2019offrir aux jeunes ce qu\u2019ils veulent ?Lancement officiel le 27 octobre.P ré face de Liv Ullm ann ?La grande actrice suédoise Liv Ullmann a Ingm ar Be rgm an accepté de préfacer l\u2019ouvrage Ingmar Bergman : Magician & Prophet de Marc Gervais, critique et professeur en cinéma à Concor- dia et à l\u2019INIS (dont il est membre fondateur).Reconnu comme étant un spécialiste de Godard et de Pasolini, le père Gervais (il est jésuite après tout) a mis huit ans de travail pour réaliser ce livre, largement illustré, sur Bergman.L\u2019ouvrage, publié par les éditions McGill Queen\u2019s University Press (en anglais seulement d\u2019abord) sera lancé le 28 octobre simultanément à Stockholm et à Montréal (librairie Indigo).Du thé â t re m us ica l ?Yvon Leduc, président de la LNI (Ligue nationale d\u2019improvisation) veut élargir son Yvon Le duc champ d\u2019action.Il va produire une pièce de théâtre musical à l\u2019Espace libre au printemps.Yvon a eu le coup de foudre pour une pièce américaine de Oyamo (prof à l\u2019Université du Michigan) sur le saxophoniste de jazz Lester Young, présentée en lecture pendant le Festival de théâtre des Amériques et il a demandé à nul autre que Michel Garneau d\u2019en écrire la version française et à Julie Vincent d\u2019en assurer la mise en scène.C\u2019est une pièce qui exige huit comédiens et quatre musiciens.Didier Lucien, Widemir Normil et Geneviève Rochette devraient faire partie de la distribution.À suivre.Le s m e ille ure s chronique s ?Si vous appréciez les chroniques « humeu- ristiques » de Stéphane Laporte dans La Presse du dimanche, réjouissez-vous : Lanctôt éditeur publiera un recueil de ses meilleures chroniques dominicales de l\u2019année, en novembre.Pendant le Salon du livre peut- être ?Cuba , Cuba ! ?Me voy para la Havana y la Havana viene aqui ! Drôle de hasard ! Je m\u2019en vais passer une petite semaine à Cuba, mais vous avez le « Caballero del Son » Adalberto Alvarez et son big band flamboyant de 13 musiciens qui vont vous chauffer à blanc pour danser, ce soir et demain au Kola Note (ex-Club Soda).EN VADROUILLE Francine Grimaldi collaboration spéciale PHOTO ROBERT MAILLOUX, La Presse © Les adieux de Renée Renée Martel a rencontré la presse hier.Pour une dernière fois.Pour confirmer que des problèmes pulmonaires avaient définitivement mis fin à sa carrière de chanteuse.Mais la vie ne s\u2019arrête pas là : il y les poules et les moutons et, surtout, Noëlla, sa mère et amie.Un bouillon kafkaïen qui séduit S ONIA S ARFATI Appelons cela une curiosité théâtrale.Le Crime contre l\u2019humanité perpétré à Espace Go par Geneviève Billette et Claude Poissant \u2014 la première, armée d\u2019un texte ciselé à l\u2019acide et le second, d\u2019une mise en scène à l\u2019avenant \u2014 est en effet une expérience surprenante.Déconcertante.Agréable, aussi ?Oui.En tout cas, pour qui aime avancer à tâtons sur un chemin qui se révèle par le menu.Pas après pas.Petit à petit, quoi.Car si le spectateur se fait dans un premier temps offrir un plat d\u2019apparence banal (une histoire de vente de terrain et de tordage de bras), il se retrouve bientôt plongé dans un bouillon surréaliste et kafkaïen.Un bouillon dans lequel surnage, comme autant d\u2019yeux, le mot « pouvoir » décliné sur tous ses modes : pouvoir d\u2019un patron sur ses employés ; pouvoir d\u2019un mari sur sa femme ; pouvoir des parents sur leurs enfants ; pouvoir des sens ; pouvoir des mots sur ceux qui les reçoivent ; pouvoir de l\u2019argent sur ceux qui n\u2019en ont pas.Et, partout, des vice-versa.Le tout est amené au public par l\u2019intermédiaire d\u2019un texte précis jusqu\u2019à la moindre virgule.Maniaque.Un texte tout en métaphores \u2014 mais qui, en même temps, raconte une histoire : celle d\u2019un industriel (Normand D\u2019Amour) qui convoite le terrain adjacent à son usine et qui est prêt à tout, même à donner en pâture sa femme (Chan- tal Baril), sa fille (Julie Perreault) et son « employé modèle » (Michel Perron), pour que le propriétaire du terrain (Patrice Co- quereau) signe l\u2019acte de vente.Pour défendre la production, une distribution remarquable d\u2019aisance, qui slalome allégrement entre les difficultés et les pièges.Patrice Coquereau, cheveux gras et le regard fuyant, balance entre l\u2019homme de peu et la mouche (à m.?) venu semer la tempête.Julie Perreault se départit avec une sensualité désespérée de la peau d\u2019oie blanche qui lui a été imposée, pour se révéler allumeuse \u2014 mais, encore, désespérée.Chantal Baril se présente telle une Cendrillon coincée entre la princesse qu\u2019elle veut être et la roturière qu\u2019elle est viscéralement (ses apartés en ce sens sont délirants).Michel Perron, rasé et tondu, se fait montagne de chair (in)humaine \u2014 ou porcine, on ne sait plus trop.Et Normand D\u2019Amour s\u2019affiche tout de froideur et de calcul \u2014 sa fêlure n\u2019en sera que plus spectaculaire.Bref, tous sont superbement dirigés par Claude Poissant, qui signe une mise à scène en harmonie avec le style Billette : surréaliste et absurde.C\u2019est d\u2019ailleurs là une des choses qui séduisent dans ce Crime contre l\u2019humanité : malgré tout ce qu\u2019il compte de déstabilisant dans le ton et le style, c\u2019est sans heurts que ses éléments s\u2019emboîtent et glissent les uns avec ou sur les autres.Ainsi, les maquillages d\u2019Angela Barsetti et les costumes de Linda Brunelle, qui accentuent les traits (et les courbes !), donnent aux acteurs des accents de personnages de bande dessinée.La scénographie de David Gaucher met en relief tout ce que l\u2019univers de l\u2019industriel compte de faux.Tout cela, pour exprimer le pouvoir et le jeu de pouvoir.Un jeu qui ressemble a un balancier.Tantôt c\u2019est l\u2019un qui le tient, tantôt c\u2019est l\u2019autre.Changements d\u2019attitude soudain.Évacuation, donc, de toute tentation manichéenne : le rôle du méchant n\u2019est pas qu\u2019entre les mains des riches et celui de la victime, entre celles des pauvres.Symboliquement, la démonstration dure deux heures : la pièce se déroule (précisément, est-il besoin de le souligner) entre 9 h 37 et 11 h 37.Et, quand on sait la précision maniaque de l\u2019auteure, on pressent qu\u2019elle a travaillé en temps réel.Claude Poissant a toutefois ramassé : Crime contre l\u2019humanité dure environ 90 minutes.Heureusement.Plus aurait été trop.CRIME CONTRE L\u2019HUMANITÉ, de Geneviève Billette.Mise en scène: Claude Poissant assisté d\u2019Alain Roy; scénographie: David Gaucher; costumes: Linda Brunelle; éclairages: André Rioux; maquillages: Angelo Barsetti.Avec Chantal Baril, Patrice Coquereau, Normand D\u2019Amour, Julie Perreault, Michel Perron.Présenté par le Théâtre Petit à Petit, jusqu\u2019au 6 novembre à la Salle 2 d\u2019Espace Go.VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION Louise Cousineau 19:00 r - J.E.Une auto neuve qui ne l\u2019était pas, un inspecteur de bâtiment qui ne voyait pas clair, un lac articifiel plein de caca, tableaux volés et une caisse populaire dans l\u2019erreur.20:00 A - DROIT DE PAROLE Doit-on payer les femmes qui veulent rester à la maison pour s\u2019occuper de leurs enfants?Parmi les invités, Maman Dion.21:00 a - ZONE LIBRE Qu\u2019est-ce qui a mené à la guerre du homard?La Croix-Rouge a-t- elle participé à un massacre en Irian Jaya?21:00 A - CIEL! MON PINARD Un peu frais pour ça, mais on va y goûter des yeux quand même: les glaces, les sorbets maison, les bombes glacées et les granités.22:00 K - LA FIN DU MONDE.Christopher Hall, un Anglo de Westmount, est reporter d\u2019un soir.22:00 3 - TWIN PEAKS Pour ceux qui aiment les intrigues délicieusement compliquées.22:30 a - LE POINT Stéphan rencontre Nathalie Gervais à Paris où elle donne un coup de barre chez Nina Ricci.23:28 a - NÉ UN 4 JUILLET D\u2019Oliver Stone, un film de guerre qui vous donnera froid dans le dos.Avec Tom Cruise.R C 18h00 CANAUX a q v 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO T V A c j o r T Q y A E M T Q S z H K C T V P B S C Â B L E t l CBC h ABC D CBS b NBC g J O 1 2 R C T V A T Q T Q S C T V P B S C Â B L E 3 ( 5 - 6 W X 9 0 ! ?) ¨ Z # P + U $ p 4 4 7 7 8 8 5 5 11 11 45 58 13 13 22 22 21 21 23 23 20 20 24 24 47 39 48 34 31 31 26 37 37 68 36 46 3 3 49 47 50 29 32 48 25 25 19 19 33 33 40 40 32 38 38 27 27 28 28 15 15 74 35 44 18 18 9 9 18h00 CANAUX 18h30 19h00 19h30 20h00 20h30 21h00 21h30 22h00 22h30 23h00 23h30 VD VDO Ce soir Les Espiègles Catherine La Fureur / Anne Dorval, Lynda Johnson, Marc-André Coallier Zone libre Le Téléjournal/Le Point / N.Gervais, une Québécoise chez Nina Ricci Les Nouvelles du sport Cinéma / NÉ UN 4.(23:28) Le TVA Piment fort / J.-M.Dufaux J.E./ Concessionnaire pris en défaut; florints et florins Cinéma / MARY ET TIM (6) avec Candice Bergen, Richard Kiley Le TVA Les Francofolies 98 Sports Macaroni tout garni Bob et Margaret Les Choix de Sophie Les Francs- tireurs Droit de parole / Devrait-on payer les mères au foyer?Ciel! Mon Pinard / Les Glaces Histoires de chansons Bob et Margaret Les Choix de Sophie Cinéma / LE FESTIN NU (3) Grand Journal (17:00) Flash / Yves Beauchemin Scènes de crime Coroner Métier Policier Aux frontières du réel Le Grand Journal La fin du monde.110% Phantasmes Flash Pulse A.Hollywood Kids Say.Power Play The City Nash Bridges CTV News Pulse / Sports News Wheel of.Jeopardy Cold Squad News Newswatch This Hour.for Laughs Royal Air Farce Red Green Sh.Nothing too Good for a Cowboy The National / CBC News Nat.Update News ABC News Judge Judy Frasier The Hughleys Boy Meets.Sabrina, Witch Odd Man out 20/20 Friday News Night.(23:35) News CBS News E.T.Kids Say.Love or Money Now and Again Nash Bridges Late.(23:35) News NBC News Jeopardy Wheel of.Baseball / Séries de division: Diamondbacks - Mets Tonight (23:35) Newshour Business Rep.VT this Week Wash.Week Wall $treet Six Billion and Beyond Children are Watching Mobil Masterpiece Theatre BBC News Nightly Bus.Newshour People Near.Scully Mystery / Second Sight (2/2) Stories, Lupus World News Charlie Rose Simon & Simon Law & Order Biography / Montgomery Clift L.A.Detectives Sherlock Holmes Law & Order Jazztalk: Oscar Peterson Bravo! Videos StarTV Scanning.Close up Cinéma / PLATINUM BLONDE (4) avec R.Williams, J.Harlow NYPD Blue Contact Animal Les Plus Belles Routes / Venise Des crimes./ Terrorisme Les Nouveaux Détectives Twin Peaks Cinéma / QUELQUES.(4) Le Monde des affaires Projet d'entreprise Justice des mineurs Inventeurs vous devez savoir Santé mentale et vieillissement Jean, maître spirituel How'd they do that?@discovery.ca Wild Discovery: Wild Life Ancient Mysteries: Apollo.Discovery's Canada @discovery.ca Ripley's.Gargoyles So Weird Afraid Cinéma / LITTLE MONSTERS (5) avec F.Savage, H.Mandel Cinéma / ERNEST SCARED STUPID (6) (21:45) Cinéma (23:20) Caroline.City Home Improv.Drew Carey 3rd Rock.Shocking Behavior Caught.Harsh Realm Charmed Drew Carey Star Trek Global News News Ready or not E.T.3rd Rock from the Sun 20/20 Friday Outer Limits It Seems Like Fashion Quest Spice of Life Historylands It Seems Like Gr.Mysteries Scandals! Then and Now Margaret: Last Real Princess Good Dog Pet Project Images It's a Living Weird Homes Moving Stories Extra TV Guide TV Urban Peasant .for Dinner?Eros Chic Planète Hist.chansons Ed Sullivan Pop up vidéo Musicographie / Pierre Lalonde Concert / De Lalonde.Événements Duo: J.Higelin Musicographie / Pierre Lalonde World News Business News Newsworld Reports Pamela Wallin & Company The National Hot Type On the Art Newsworld Reports Euronews Capital Actions Le Monde ce soir 24 Heures de trahison Le Journal RDI Scully RDI Branché Le Canada aujourd'hui Baseball (16:00) Sports 30 Mag Formule 1 Hockey / Canadiens - Flames Madison Red Dwarf Counterstrike Friday the 13th: The Series The Hitchhiker Strangers Oz Erotic Tales (23:08) Highlander Babylon 5 Relic Hunter First Wave Dead Man's Gun Star Trek - Deep Space Nine X-Files Golf (17:00) SportsCentral Fantasy Football SPGA Golf / Transamerica - 1re ronde Hardcore Football SportsCentral Soccer / Canada - El Salvador .découverte Volt Panorama Bouillon de culture Cinéma / RHAPSODIE EN AOÛT (3) avec Sachiko Murase (21:10) Panorama Bob Vila's Home again How'd they do./ Plane Crash Dangerous Pursuits Ancient Prophesies Dangerous Pursuits Baseball (15:30) Sportsdesk Baseball / Séries de division: Diamondbacks - Mets Sportsdesk Courants d'art D.Jrnl (19:03) Thalassa / Court-circuit Faut pas rêver / .Belle de mai P.J.: police./ Expulsion Journal belge Journal suisse Soir 3 S.Bus / Zoo Mechanics Diplomatic.Airport Studio 2 Ballykissangel TVO Mystery / Forgotten (3/3) Studio 2 Gr.Nature Les Copines.Êtes-vous libre Sortie gaie Trauma / Washington D.C.Éros et Compagnie Vie en vrac / Science du sexe Méd.enquête Les Copines.Uh Oh! Animorphs Daria Rex the Runt YTV's Hit List a20 Gamerz System Crash Student Bodies Brats.Nebula Beasties CitéMag Le Guide de l'auto .Maison .paysagers Deco Design CitéMag Action Emploi À la une Mam an Dion 5LP0801B1008 B-8 VENDREDI - ARTS 5LP0801B1008 ZALLCALL 67 01:03:47 10/08/99 B B 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 8 OCTOBRE 1999 Danièle Desnoyers, la musique des gestes 2 7 9 1 1 9 3 S TÉP HANIE BRODY collaboration spéciale Danièle Desnoyers est une passionnée de musique, dans la vie et dans son travail.Sa dernière création en 1997, Discordantia a jailli de sa rencontre avec la musique dissonante et éclatée de la compositeure russe Sofia Gubaidulina.Mais aux dires de la chorégraphe, dans Concerto Grosso pour corps et surface métallique, sa nouvelle création, la musique est quasi absente.Mais l\u2019est-elle vraiment ?« Ce que je voulais entendre, dit la chorégraphe, c\u2019est la musicalité du corps qui danse.Je voulais entendre la vélocité du mouvement, sa résistance avec l\u2019air.» Elle tient à garder un peu de mystère autour de toute la mécanique qui lui permet de capter quelque chose d\u2019aussi fugitif, mais en gros, les vibrations provoquées par les interprètes qui bougent sur une surface métallique sont captées par un dispositif électronique et ensuite manipulées de main de magicien par la conceptrice sonore Nancy Tobin.« Le spectateur en vient à se méprendre totalement.Il ne sait plus d\u2019où vient le son.Du plancher amplifié ou de la bande sonore manipulée ?» Danièle Desnoyers n\u2019a quand même pas pu se passer totalement de musique pure.Mais elle s\u2019est intéressée au compositeur américain Morton Feldman qui travaille.le silence ! « Ses oeuvres pour piano sont très abstraites, mais foncièrement touchantes.Le son du piano contraste avec la sonorité provoquée par le mouvement.» Elle a aussi intégré le premier mouvement du Concerto Grosso no 1 d\u2019Alfred Schnittke, un coup de coeur.Et puis, la structure même de Concerto Grosso pour corps et surface métallique, en trois mouvements, renvoie à l\u2019univers de la musique.Telle une toccata, le premier mouvement, un solo pour la danseuse Siôned Watkins, révèle la virtuosité du lieu et de la technique.La deuxième partie est un mouvement d\u2019ensemble, une sorte de concerto gestuel, beaucoup plus ténu.Enfin, dans le troisième mouvement, la gestuelle change d\u2019attaque et devient de plus en plus agitée.Danièle Desnoyers est une intellectuelle, une touche-à- tout curieuse qui est autant influencée par ses écoutes musicales, que par ses lectures et ses découvertes en art visuel.Toute la gestuelle de Concerto Grosso pour corps et surface métallique est inspirée de la calligraphie chinoise.« J\u2019avais le goût, plus que jamais, de partir d\u2019un mouvement totalement abstrait et quand on a fait la recherche de départ pour Concerto Grosso, je m\u2019intéressais beaucoup à la calligraphie chinoise.Pas en tant que tel, mais comme source d\u2019inspiration chez un artiste visuel comme Henri Michaud ou un écrivain comme Roland Barthes.C\u2019est le mouvement inscrit à même cette calligraphie que nous avons transposé et fait vibrer dans la tête, dans les bras et dans les jambes des danseurs.En danse, et c\u2019est ce qui me fascine, c\u2019est qu\u2019on a beau travailler à partir d\u2019une abstraction pure, comme la calligraphie, il en ressort toujours des émotions, des images qui tout à coup apparaissent, rappellent et évoquent.Concerto Grosso pour corps et surface métallique est une des mes pièces les plus imagées.» CONCERTO GROSSO POUR CORPS ET SURFACE MÉTALLIQUE, de Danièle Desnoyers et sa compagnie Le Carré des Lombes, ce soir et demain au Studio de l\u2019Agora de la danse.Info-danse : 514 990-3031 ou festivalnouvelledanse.ca S iône d Watkins , de la com pagnie Le Carré de s Lom be s , dans e dans Conce r to gros s o pour corps e t s ur face m é ta llique , de la choré graphe Daniè le De s noye rs .AUJOURD\u2019HUI 17h30 Programme partagé Chin (Canada) /Mantsoe (Afrique du Sud) Peter Chin: Hutan Belantara ; Vincent Mantsoe:Mpheyane et Phokwane Espace Tangente de l\u2019Agora de la danse 19h Harold Rhéaume : Épitaphe (première mondiale) Studio-théâtre Alfred-Laliberté de l\u2019UQAM 19h Le Carré des Lombes - Danièle Desnoyers Concerto grosso pour corps et surface métallique Studio de l\u2019Agora de la danse 20h30 Karas - Saburo Teshigawara (Japon) : I Was Real - Documents Salle Ludger-Duvernay du Monument-National 2 7 9 1 8 4 1 2 7 9 1 8 9 5 5LP0901B1008 B-9 VENDREDI - ARTS 5LP0901B1008 ZALLCALL 67 01:03:41 10/08/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 8 OCTOBRE 1999 B 9 2 7 9 3 2 4 1 Le choré graphe Harold Rhé aum e pré s e nte l\u2019oe uvre que lu i a com m andé e le Fe s t iva l in te rna t iona l de nouve lle dans e .Un Épitaphe inspiré, signé Harold Rhéaume 2 7 9 2 5 2 3 S TÉP HANIE BRODY collaboration spéciale Harold Rhéaume est un homme heureux, au seuil d\u2019une nouvelle aventure.Le Festival international de nouvelle danse lui commande une oeuvre pour toute la première fois.En plus, après plusieurs années comme chorégraphe indépendant, il vient de créer sa propre compagnie, Le fils d\u2019Adrien Danse (Adrien, c\u2019est son père), avec laquelle il va partir faire une première tournée au Québec, avec Épitaphe dans ses bagages.Épitaphe, l\u2019oeuvre présentée dans le cadre du FIND, a pris naissance dans le cocon créatif du Groupe Dance Lab d\u2019Ottawa, anciennement le mythique Groupe de la Place Royale.Pendant quatre ans, Harold Rhéaume y a fait ses classes d\u2019interprète auprès des Jean-Pierre Per- reault, Hélène Blackburn et Louise Bédard.Le groupe agit en fait comme laboratoire chorégraphique : il fait cadeau de blocs de trois semaines à des chorégraphes invités qui viennent s\u2019y ressourcer et explorer leur vocabulaire.Et, comble du bonheur, il leur offre comme « outils de travail » des danseurs professionnels, un studio de répétition et un coach.« Au départ, je suis retourné au groupe pour me brasser les puces et essayer de briser mes habitudes.Je me sentais très inspiré et au bout de quelques jours, bien que ce ne soit pas du tout le but de l\u2019exercice, j\u2019avais un embryon de pièce et au bout de 45 jours, j\u2019avais une pièce complète avec costumes, décors et éclairages.» Il la laisse reposer et, entre temps, crée la magnifique oeuvre Les Dix Commandements.Quand le Festival international de nouvelle danse l\u2019approche pour lui commander une pièce, il leur présente un vidéo d\u2019Épitaphe, son work in progress, et ils sont emballés : « Avec Épitaphe, je vais où j\u2019aurais aimé aller avec Les Dix Commandements si j\u2019avais eu plus de temps, bien que j\u2019en sois très satisfait.Vous savez, on travaille souvent sur une même et unique oeuvre qui prend vie à toutes sortes de niveaux et avec toutes sortes de textures.Si on fait des détours, ce n\u2019est que pour mieux revenir sur la route principale.» Chez Harold Rhéaume le chorégraphe, tout comme chez Harold Rhéaume le danseur, l\u2019émotion naît des détails qui semblent remonter des tréfonds de l\u2019âme.Dans Épitaphe, pour pousser cet aspect de son travail encore plus loin, il a développé toute une petite gestuelle des mains \u2014 « de la petite dentelle », dit-il.Il a aussi exploré plus à fond toute la mosaïque du groupe.Épitaphe est une oeuvre, pour quatre femmes et trois hommes, qui sonde les liens qui unissent les individus en société, une thématique chère au chorégraphe, et qui fait le point sur nos valeurs à l\u2019approche du nouveau millénaire.Constamment surpris et ému par la maturité des danseurs d\u2019aujourd\u2019hui, il puise à même cette richesse : « Je veux que chacun des danseurs écrive son testament, qu\u2019il exprime profondément ce qu\u2019il veut laisser aux six autres danseurs de cette mini-col- lectivité.Chacun des solos est en fait très près de la personne qui le danse.» Pour lui, travailler le corps, c\u2019est travailler l\u2019être humain.« Dans mon travail, j\u2019ai besoin de l\u2019abandon du danseur à 100 % et quand je sens une petite résistance quelque part, c\u2019est précisément là que j\u2019ai le goût d\u2019aller pour fouiller cette vulnérabilité et non l\u2019éviter.Des fois, c\u2019est physique, un inconfort au niveau de la gestuelle demandée, une résistance au niveau du bassin.Ça me permet de sonder des terres moins cultivées chez cet interprète.Bien sûr, je ne suis jamais certain que le danseur va vouloir m\u2019accompagner jusque- là.» ÉPITAPHE, d\u2019Harold Rhéaume, ce soir et demain au Studio-théâtre Alfred-Laliberté de l\u2019UQAM.Info-danse: 514 990-3031 ou festivalnouvelledanse.ca 5LP1001B1008 B-10 VENDREDI - ARTS 5LP1001B1008 ZALLCALL 67 01:03:05 10/08/99 B B 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 8 OCTOBRE 1999 SPECTACLES Salles de répertoire BEL ÂGE (LE) Cinémathèque québécoise (salle Claude-Jutra): 17h.BLUE JEANS -LES DRAGUEURS Cinémathèque québécoise (salle Claude-Jutra): 21h.BORIS GODOUNOV Cinémathèque québécoise (salle Fernand-Seguin): 19h30.BURN WITCH BURN Cinéma du Parc (2): 21h.HIDEOUS KINKY Cinéma du Parc (1): 17h30.IRON GIANT (THE) Cinéma du Parc (3): 17h, 19h15.JEUNE FILLE AU CARTON À CHAP EAU Cinémathèque québécoise (salle Claude-Jutra): 19h.LADY FROM S HANGHAI (THE) Cinéma du Parc (3): 21h15.LAUTREC Collège Édouard-Montpetit: 20h.LIQUID S KY Cinéma du Parc (3): 23h15.MON ENNEMI INTIME Ex-Centris (salle 2, Fellini): 13h20, 15h20, 17h20, 19h20, 21h15.MYS TERY MEN Cinéma du Parc (2): 23h30.QUELQUE CHOS E D\u2019ORGANIQUE Ex-Centris (salle 1, Parallèle): 17h40, 21h40.REEL DU MÉGAP HONE (LE) Cinémathèque québécoise (salle Fernand-Seguin): 18h30.S EX - THE ANNABEL CHONG S TORY Cinéma du Parc (1): 19h30, 21h30, 23h30.TAROT Goethe-Institut: 18h30.TEMP S DES BARBARES (LE) Ex-Centris (salle 1, Parallèle): 15h40, 19h40.TEMP S RETROUVÉ (LE) Ex-Centris (salle 3, Cassavetes): 12h30, 15h30, 18h30, 21h30.XIU XIU THE S ENT DOWN GIRL Cinéma du Parc (2): 17h, 19h.Danse US INE C (1 3 4 5 , La londe ) Des feux dans la nuit, de Marie Chouinard.Avec Elljan Brown: 20h30.Musique ÉGLIS E DU T.S .NOM DE JÉS US (4 2 1 5 , Adam ) Bernard Lagacé, organiste, et Dominique Porte, danseuse: 20h.UNIVERS ITÉ McGILL (P ollack Hall) I Musici de Montréal.Dir.Yuli Turovsky.Gyrgy Klebniczki, pianiste, Stepan Arman, violoniste, Rafael Hoekman, violoncelliste.Malédiction pour piano et orchestre (Liszt), Fantaisie brillante sur Faust pour violon et orchestre (Wienbiawski), Concerto pour violoncelle en si bémol majeur (Boccherini), Musique pour cordes, percussions et célesta (Bartok): 20h.CHAP ELLE N.-D.-DE-BON-S ECOURS (4 0 0 , S t -P aul E.) Les Boréades.Oeuvres pour vents (Vivaldi): 20h.Pour Enfants LA MAIS ON THÉÂTRE (2 4 5 , Ontar io E.) Le Jardin de Babel, de Marie-Louise Gay.Mise en scène d\u2019André Laliberté avec la collaboration de Muriel Desgroseillers.Marionnettistes: Simon Boudreault, Robert Drouin, Hélène Ducharme et Marie-P.Simard.Sam., dim., 15h.(4 à 9 ans) THÉÂTRE DE L\u2019ES QUIS S E (1 6 5 0 , Mar ie -Anne E.) Pauline Michel.Sam., dim., 14h.(3 à 9 ans) Variétés THÉÂTRE CORONA (2 4 9 0 , Not re -Dam e O.) Jean-Pierre Ferland: 20h.S P ECTRUM (3 1 8 , S te -Cathe r ine O.) Dubmatique, Sans Pression, Muzion, Apogée: 19h30.CAFÉ CAMP US (5 7 , P r ince -Ar thur E.) Ivy et De la Caucase: 21h.S TUDIO 3 0 3 (3 7 2 , S te -Cathe r ine O.) Soirée chorégraphique avec Tammy Forsythe, Mariko Tanabe, Kelly Jean Starship et Mary Ann Lacey.Les Soirées Denses: 23h.LES DEUX P IERROTS (1 0 4 , S t -P aul E.) Gilbert Lauzon et le groupe Yelo Molo: dès 20h.LE P IERROT (1 1 4 , S t -P aul E.) Daniel Blouin et Dany Pouliot: dès 20h.LA P LACE À CÔTÉ (4 5 7 1 , P apine au) Catja: 21h.CAFÉ CHAOS (1 6 3 5 , S t -De nis ) Kaluha: 21h.KOLA NOTE (5 2 4 0 , av.du P arc) Adalberto Alvarez Y Su Son: 21h.LE VA-ET-VIENT (3 7 0 6 , Not re -Dam e O.) Trio Tom Levitt: 21h.CABARET DU S T-S ULP ICE (1 6 8 0 , S t -De nis ) Georges Brassens, j\u2019ai rendez-vous avec vous, avec René Claude: 20h30.LE S WIMMING (3 6 4 3 , S t -Laure nt ) Montreal Funk Orchestra: dès 21h.UP S TAIRS (1 2 5 4 , Mackay) Trio Mark Elf: dès 21h.BIDDLE\u2019S (2 0 6 0 , Aylm e r) Le Paradise Band, avec Billy, Erroll, Andy et Richard: de 18h30 à 22h; Charly Biddle: dès 22h.L\u2019OURS QUI FUME (2 0 1 9 , S t -De nis ) Too Blues: dès 21h.JELLO (1 5 1 , Ontar io E.) Buzz Station: dès 21h.BRUTOP IA (1 2 1 9 , Cre s ce nt ) Trio Dawn Tyler: dès 21h.BRITIS H P UB (1 9 5 0 , Fe r à che va l, S te -Ju lie ) Bob Harrisson: 21h30.P UB S T.P AUL (1 2 4 , S t -P aul E.) Groupe Bolero: dès 20h.THÉÂTRE DU VIEUX-TERREBONNE La Chicane: 20h30.LE VIEUX CLOCHER DE MAGOG Jean-Michel Anctil: 20h30.2 7 9 2 5 9 5 2 7 9 3 2 7 2 2 7 8 2 2 8 2 5LP1101B1008 B-11 VENDREDI - ARTS 5LP1101B1008 ZALLCALL 67 01:04:37 10/08/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 8 OCTOBRE 1999 B 11 La SODEC ouvre sa porte à la contre-culture EN BREF 2792668 Hom m age à Tina Turne r ?Tina Turner a reçu un hommage pour souligner sa carrière de 40 ans, mercredi soir à Londres, à l\u2019occasion de la remise des Black Music Awards.Devant le public réuni au Royal Albert Hall, la chanteuse de 60 ans a affirmé que la musique noire n\u2019avait jamais été reconnue d\u2019une telle façon.Les prix MOBO \u2014 Music of Black Origin \u2014 ont été institués il y a quatre ans dans le but de souligner la contribution des noirs à la musique en Grande- Bretagne.L\u2019an dernier, leur musique représentait 21 % de la vente d\u2019albums dans ce pays et 40 % des singles.L\u2019ONU honore Te d Turne r ?Ted Turner a reçu le prix U Thant pour la paix de l\u2019ONU.Le fondateur du réseau de télévision américain CNN joint ainsi un groupe de récipiendaires prestigieux comme Mère Teresa, Mikhaïl Gorbat- chev, Nelson Mandela, le pape Jean-Paul II et l\u2019archevêque Desmond Tutu.Turner a reçu cette distinction pour le don de un milliard de dollars US qu\u2019il a fait aux Nations unies.Bolton e n cour d\u2019appe l ?Michael Bolton a demandé à une cour d\u2019appel américaine de revenir sur le jugement le condamnant à verser 5,4 millions US pour le plagiat d\u2019une chanson des Isley Brothers.L\u2019avocat du chanteur a déclaré cette semaine devant la cour d\u2019appel que ni son client ni le collaborateur de Bolton, Andy Gold- mark, n\u2019avaient entendu le titre de Ron et Marvin Isley avant le dépôt de la plainte.En 1994, un jury de Los Angeles avait estimé que Bolton avait volé des éléments de la chanson Love Is A Wonderful Thing datant de 1966 pour son hit du même nom enregistré en 1991.Il avait en conséquence attribué aux frères Isley 66 % de la totalité des redevances \u2014 passées et futures \u2014 issues du single et crédité la chanson de 28 % du succès obtenu par l\u2019album de Bolton Time, Love and Tenderness.Le montant total avait été fixé en 1996 à 5,4 millions US.S UZANNE COLP RON Au tournant de l\u2019an 2000, la Société de développement des entreprises culturelles du Québec (SODEC) prend le virage de la contre- culture.« De plus en plus, on nous demande de donner la voix à des créateurs qui sortent des circuits commerciaux habituels, d\u2019ouvrir la P ie r re Lam pron porte à ceux qui explorent de nouvelles formes, de nouvel- l e s maniè re s d\u2019être », a expliqué hier Pierre Lampron, le président de l\u2019organisme, à l\u2019occasion d\u2019un point de presse avec les journalistes.La SODEC se donne donc quelques mois pour adapter ses outils aux nouvelles formes d\u2019expression, que ce soit dans le secteur du disque, du spectacle, de la télé ou du cinéma.« L\u2019idée, a poursuivi M.Lam- pron, c\u2019est de se substituer au « mononcle » de la famille qui a réussi dans la vie et qui accepte de prêter 15 000 $ au petit neveu, dont le produit est intéressant.Il a confiance, il sait que le petit neveu va le rembourser un jour.» Fort d\u2019un petit coussin, comme le « mononcle » riche dans l\u2019histoire, la SODEC compte donner la chance à de nouveaux créateurs en prenant des risques financiers qu\u2019elle refusait de prendre jusqu\u2019à maintenant.Elle n\u2019exigera pas les mêmes garanties, mais conservera les mêmes objectifs de rendement que pour les autres entreprises.Rappelons que cet organisme, créé en 1995, est une société d\u2019État qui relève du ministre de la Culture et des communications du Québec et qui soutient l\u2019implantation et le développement des entreprises culturelles, y compris les médias, dans toutes les régions du Québec.L\u2019an dernier, la SODEC a versé 33 millions aux entreprises culturelles, sous la forme de subventions, d\u2019investissements et d\u2019aides remboursables.Quelque 100 millions ont été accordés en crédits d\u2019impôt, 35 millions en fincance- ment intérimaire des crédits d\u2019impôt et 20 millions en financement des entreprises.Tous domaines confondus, le soutien à la création, à la production, à la commercialisation et à l\u2019exportation a atteint 30 millions.Le secteur du disque et du spectacle a bénéficié de crédits supplémentaires.Un programme a été mis sur pied pour combler les besoins des petites entreprises dont le chiffre d\u2019affaires est de moins de 50 000 $ et on a élargi la composition de la Commission du disque.Dans le domaine du livre, 65 entreprises se sont prévalues d\u2019une aide totalisant près de un million de dollars afin d\u2019améliorer les lieux de vente et le service.La SODEC a également pris la décision de participer financièrement à la constitution du réseau de librairies Re- naud-Bray pour en faire un joueur important dans un marché très concurrentiel.Le cinéma a aussi eu sa part du gâteau : des crédits neufs totalisant 5,6 millions.« Je vois dans le cinéma le renouveau qu\u2019on appelait », a souligné M.Lampron.Mentionnons enfin que la SO- DEC possède un parc immobilier de 33 immeubles classés, principalement à Place-Royale à Québec.Voici sa nouvelle adresse internet : sodec.gouv.qc.ca.2 7 9 2 6 5 2 2 7 9 2 6 5 6 2 7 9 2 6 6 3 5LP1202B1008 b-12 vendredi 5LP1201B1008 ZALLCALL 67 01:08:12 10/08/99 B B 12 R LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 8 OCTOBRE 1999 2 7 9 2 6 0 9 PHOTO DENIS COURVILLE, La Presse © Éric Lapoin te (à gauche !) a e u hie r s o ir la vis ite s urpr is e d\u2019Elvis Gra t ton e n pe rs onne pour la chans on Think Big .Les Boys du rock JEAN-CHRIS TOP HE LAURENCE Il beugle, il hurle, il s\u2019arrache la gorge et les tripes, il sue de vraies grosses gouttes sur son micro et, à l\u2019occasion, il chante.Il s\u2019appelle Éric Lapointe et il faisait sa rentrée montréalaise hier soir dans un Spectrum qui affichait complet, et qui affiche aussi complet demain soir.Des odeurs de hasch planaient lourdement dans l\u2019air.Au bar, les serveurs en avaient plein les bras.Le public, chauffé à bloc, n\u2019était pas là pour entendre du nouvel-âge ou se faire chanter des comptines.Il venait célébrer le retour du rocker québécois, dont le dernier album (À l\u2019ombre de l\u2019ange) s\u2019est déjà écoulé à plus de 100 000 exemplaires.Excusez le vocabulaire sportif, mais Lapointe a livré la marchandise.J\u2019ajouterais que lui et ses six musiciens ont tous donné leur 200 %, sans niaiser avec la puck.Gros effort d\u2019équipe, vraiment.Stéphane Dufour, le complice et guitariste de toujours, enfilait ses riffs hard-rock à bon train.Luc Lemire, l\u2019ex-Possession Simple, a livré quelques bons blows de sax ténor.Va sans dire, le son était crinqué jusqu\u2019à 12, ainsi que le commande le grand livre du rock.Pendant presque deux heures, Lapointe a chanté ses chansons de gars enragé et/ou déprimé, comme s\u2019il s\u2019agissait encore une fois de la dernière fois.Rare touche de blanc dans ce décor rock et noir, Mr Pointu viendra jouer du violon (tant bien que mal) sur Danger.Quant à la touche de couleur, impossible d\u2019ignorer la visite surprise d\u2019Elvis Gratton en personne, sur la chanson Think Big, tirée d\u2019on se demande quel film.Pour le reste, Lapointe a visité l\u2019enfer, la boisson, les tentations, la nuit, les ruptures, les peines d\u2019amour et, des fois, les parties de fesses et les partys de gars.1-900-XXX, Marie- Stone, Rien à regretter, Marche ou crève, Mon Ange, Je rêve encore, N\u2019importe quoi, Terre Promise, Loadé comme un gun, etc.Il en a balancé vingt- cinq comme ça.Et le public en redemandait.Des tounes pas mal down au fond, même si la colère du rock arrive à faire remonter le tout.Mais son personnage d\u2019écorché vif tient la route.Ceux qui lui avaient prédit une mort rapide il y a cinq ans commencent à s\u2019en mordre les lèvres.Rocker rassembleur, Lapointe sait trouver les mots de la vraie vie qui étrangement, parlent autant aux gars qu\u2019aux filles.Les premiers veulent partir sur la brosse avec lui, si possible à la Calèche du sexe.Les secondes le comprennent et voudraient donc le consoler.Ce petit côté travailleuse sociale, vous savez.Assez étonnant, vu le côté très macho de la patente.Lapointe et ses musiciens sur scène, c\u2019est un vrai trip de gars, l\u2019amitié virile portée à son summum de pilosité et de solos de guitares heavy masturbatoires.Oui, les Boys du rock, c\u2019est eux.Mais l\u2019histoire ne dit pas s\u2019ils sont allés aux danseuses après le spectacle.2 7 9 2 4 0 3 I Musici/ Deux lauréats sur trois CLAUDE GINGRAS Avec le « concert d\u2019automne » de demain soir au Haskell Opera de Stanstead, le présent programme des Musici marque la fin de l\u2019association de Yuli Tu- rovsky et du Centre d\u2019Arts Orford.Ce deuxième concert double de la saison des Musici avait été planifié bien avant que ne sorte, voici un mois, la nouvelle de la démission de Tu- rovsky du poste de directeur artistique d\u2019Orford, qu\u2019il occupait depuis quatre ans.Dans le présent contexte, Orford semble donc déjà loin dans la vie de Turovsky.Et l\u2019été 1998, plus loin encore.Pourtant, le programme donné hier soir et repris ce soir a pour solistes les trois jeunes lauréats du Concours d\u2019interprétation qui, organisé là-bas par Turovsky, en était alors à sa troisième année.Les gagnants : Rafael Hoekman, violoncelliste américain de 24 ans, Stepan Arman, violoniste montréa- lais de 20 ans, et György Kleb- niczki, pianiste hongrois à peu près du même âge (la précision n\u2019est pas fournie dans le programme).M.Hoekman est un élève de M.Turovsky (le chef des Musici est aussi violoncelliste).M.Arman est un élève de Mme Turovsky (la vio- lon-solo des Musici).Comme il n\u2019y a pas de pianiste dans la famille Turovsky, c\u2019est avec son compatriote Ferenc Kerek que M.Kleb- niczki étudie.Première constatation en écoutant Rafael Hoekman : la chaude sonorité doit beaucoup au vibrato du maître.Le lauréat a choisi le Si bémol de Boccherini, qui n\u2019est pas entièrement de Boccherini, comme on sait, mais un collage de Frie- drich Grützmacher formé de mouvements empruntés à deux concertos du compositeur et ensuite soumis aux retouches de l\u2019arrangeur.Le jeune Hoekman a bien commencé son concerto mais l\u2019a terminé au milieu de quelques sérieux problèmes d\u2019articulation et d\u2019intonation.Contraste complet avec le lauréat suivant.Stepan Arman, déjà connu comme gagnant du Concours OSM, joue, à 20 ans, comme un violoniste de carrière.On note tout d\u2019abord une justesse absolue, et ce sans faillir un seul instant du commencement à la fin de cette très longue fantaisie de Wieniawski sur des airs de Faust, qu\u2019il a d\u2019ailleurs enregistrée avec les Musici.Le jeune Arman a davantage qu\u2019un jeu précis et qu\u2019une vraie sonorité de violoniste : il joue avec panache et prend un plaisir évident à traverser cette musique de folle virtuosité où l\u2019auditeur reconnaît, métamorphosés, tant d\u2019airs familiers.Le pianiste Klebniczki impressionne lui aussi par sa technique et sa musicalité.Il ne respecte cependant pas toutes les indications de caractère (« delirando », « pom- poso ») de la Malédiction de Liszt.Peut-être est-il indisposé par des violons d\u2019une justesse très approximative, eux qui avaient été irréprochables dans les deux pièces précédentes.Une surprise pour terminer.Tu- rovsky met au répertoire la Musique pour cordes, percussions et célesta, de Bartok.Par besoin sans doute, il modifie la disposition des instruments telle qu\u2019elle figure dans la partition ; il s\u2019éloigne aussi des minutages suggérés par le compositeur, étirant son Bartok de 25 à 34 minutes.La nouvelle disposition ne nuit cependant pas aux effets stéréophoniques désirés et, surtout, l\u2019atmosphère y est, éthérée dans le dialogue timbales-xylophone et in- habituellement folklorique au finale.La qualité du jeu est d\u2019autant plus à signer que, dans une telle présentation à 14 cordes seulement, ce qui est indiqué en divisi doit être joué \u2014 et l\u2019est fort bien \u2014 par un seul instrument.I MUSICI DE MONTRÉAL.Chef d\u2019orchestre : Yuli Turovsky.Solistes : Rafael Hoek- man, violoncelliste, Stepan Arman, violoniste, et György Klebniczki, pianiste.Jeudi soir, Pollack Hall de l\u2019université McGilll ; reprise vendredi, 20 h.Programme : Concerto pour violoncelle et orchestre no 9, en si bémol majeur, G.482 \u2014 Boccherini « Fantaisie brillante sur des motifs de l\u2019opéra « Faust » de Gounod », pour violon et orchestre, op.20 (1859-60) \u2014 Wie- niawski « Malédiction », pour piano et orchestre, G.121 (c.1840) \u2014 Liszt « Musique pour cordes, percussions et célesta », Sz.106 (1936) \u2014 Bartok 5LP1301B1008 B-13 VENDREDI - ARTS 5LP1301B1008 ZALLCALL 67 01:06:47 10/08/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 8 OCTOBRE 1999 B 13 Fort Boyard fait encore un petit! 2 7 9 2 2 8 6 TÉLÉVISION Louise Cousineau D écidément, la série Fort Boyard est prolifique.Elle a engendré un nouveau jeu tourné en Jordanie, Les Forges du désert, qui prendra l\u2019affiche de TVA cet hiver.On apprenait au printemps dernier qu\u2019il y aurait bientôt un nouveau jeu du genre, Commodore, tourné dans le beau comté de Charlevoix.Avec un train qui sera construit spécialement pour la série.Ce n\u2019est pas fini.TVA International annonce qu\u2019elle produira chez nous un deuxième jeu d\u2019aventures destiné au marché international.Dans un endroit non spécifié.La nouvelle série sera produite avec le producteur français qui a mis Fort Boyard au monde, Expand Images.Le titre n\u2019est pas encore arrêté.C\u2019est bien sûr la faiblesse du dollar canadien qui attire d\u2019abord les Français chez nous.De plus, TVA International a obtenu une subvention de 157 200 $ du gouvernement du Québec pour réaliser une étude de faisabilité.La moitié de la subvention vient du Fonds de diversification de l\u2019économie de la capitale, l\u2019autre moitié du ministère de la Culture et des communications.On peut donc prévoir que le nouveau jeu se fera aussi dans la région de Québec, puisque c\u2019est de cette capitale-là qu\u2019il s\u2019agit.Question : les téléspectateurs québécois qui regardent Fort Boyard depuis sept ans sont-ils prêts à succomber à autant de jeux d\u2019aventures qui risquent de se ressembler en bout de ligne ?TVA International a l\u2019air de penser que oui.Pourvu que les spectateurs continuent de croire que ce n\u2019est pas arrangé.Ce ne l\u2019est généralement pas, mais mettons que parfois le réalisateur tourne les coins ronds, comme c\u2019est arrivé cet été.Ré je an Tre m blay dit s on chape le t ?Sa série Réseaux 2 entre en ondes lundi soir à Radio-Canada, mais déjà Réjean Tremblay est rendu plus loin.Il est toujours dans l\u2019écriture de Casino pour TVA, il travaille à la renaissance de Lance et compte 20 ans plus tard pour TQS \u2014 mais il hésite, « TQS joue dur sur les budgets » \u2014 et le voici emballé par une nouvelle idée baptisée Jésus Marie Joseph.Une histoire qui se déroulera dans un bureau d\u2019avocats où travaillent trois partenaires : Jesus Ramirez, Marie Renaud et Joseph Sa- lomon.Un latino, une pure laine et un juif.Est-ce que ca va ressembler à Ally McBeal ?Réjean lève les bras au ciel : « Dans Ally McBeal, elle écoute une chanson sur son walkman et toute la rue entend la chanson.On écrirait ça ici et il y aurait sûrement un boss de télé pour dire que ça se peut pas ! » Réjean Tremblay a peu d\u2019illusions sur les patrons de la télé, qui continuent toutefois à lui acheter ses séries.Il a révélé qu\u2019il avait eu un mal fou à faire accepter les textes de Réseaux 1 par Radio-Canada.« Cette fois-ci, dit-il, on ne leur a pas montré les textes.» Réjean fabule-t-il ?Toujours est- il que quelqu\u2019un de Radio-Canada m\u2019a affirmé que Réjean avait dû retravailler plusieurs fois les textes de Réseaux 2.La mémoire est une faculté qui oublie.Jacque s Mille t te s \u2019e n va de TQS ?Moins de deux semaines après le lancement de la programmation de TQS, le directeur de l\u2019information Jacques Millette a été pris d\u2019une grande fatigue et est parti se reposer chez lui en septembre.Il vient de décider de quitter TQS.Le vice-président à la programmation Luc Doyon a confirmé la nouvelle mercredi.« C\u2019est sa décision », a-t-il précisé.TQS se cherche donc un nouveau patron.Selon M.Doyon, le poste n\u2019intéresse pas l\u2019actuel rédacteur en chef des nouvelles, Pierre Taschereau.C\u2019est M.Doyon lui-même qui assure l\u2019intérim aux nouvelles en attendant l\u2019arrivée du nouveau chef.M.Millette avait travaillé très fort à l\u2019instauration du nouveau Grand Journal de 90 minutes à l\u2019heure du souper animé par Jean- Luc Mongrain.On ignore quelle route il prendra.PHOTO REUTERS «Qui est avec Jennifer ?» Très décontracté, Brad Pitt est arrivé à la première de Fight Club avec sa compagne Jennifer Aniston, mercredi à Los Angeles.Le film raconte l\u2019histoire de yuppies richards qui, pour s\u2019amuser, se battent comme des chiens.Sur les écrans vendredi prochain.2 7 9 2 4 0 5 5LP1401B1008 b14-vendredi 5LP1401B1008 ZALLCALL 67 01:00:54 10/08/99 B B 14 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 8 OCTOBRE 1999 Mick Jagger aux Bains Fin prête pour Louise Tétreault Enfin un vrai premier rôle pour Nathalie Simard dans Demain matin Montréal m\u2019attend Après l\u2019ex-Prince qui a débarqué à l\u2019improviste la semaine dernière, les Bains, l\u2019un des temples de la nuit parisienne, a accueilli Mick Jagger, mardi soir, à l\u2019occasion d\u2019une grande fête donnée par Motorola.La célèbre firme américaine de télécommunications qui vient de fêter ses 70 ans, présentait aux stars son nouveau téléphone portable.Catherine Deneuve, Richard Berri, Richard Anco- nina, Dominique Lavanant, Caroline Cellier, Pierre Palmade, Patrick Poivre d\u2019Arvor, Bernard Girau- deau, Patrick Dupont ou encore Jean-Charles de Castelbajac étaient aussi présents.VALÉRIE LETARTE collaboration spéciale En 1995, quand Denise Filia- trault a redonné vie à la comédie musicale Demain matin Montréal m\u2019attend (livret de Michel Tremblay, musique de François Dom- pierre), le rôle qu\u2019elle a offert à Nathalie Simard, était celui.d\u2019une prostituée ! Étonnant changement d\u2019image pour la petite enfant chérie des Québécois, qu\u2019on a alors vue, dans un costume plus que révélateur, se vautrer sur scène, à quatre pattes ! La vraie histoire, c\u2019est que Nathalie, à l\u2019époque, avait auditionné pour le rôle principal : Louise Tétreault, la candide jeune fille de Saint-Martin qui vient tenter sa chance dans la grande ville.C\u2019était Élyse Marquis qui l\u2019avait obtenu.« J\u2019étais pas prête.Et j\u2019étais beaucoup trop ronde ! Denise avait beaucoup aimé ce que j\u2019avais fait, mais j\u2019avais du poids à perdre.Cette fois, ça y est, c\u2019est le bon moment ! » En effet.Quatre ans plus tard, avec sensiblement la même équipe, on reprend le spectacle au Cabaret du Casino, et c\u2019est Nathalie Simard qui, durant les deux prochains mois, aura le bonheur de chanter « merci Lucille.» En quoi le personnage de Louise Té- treault, remplie d\u2019illusions quant au showbusiness, peut-il ressembler à notre Nathalie nationale, justement « tombée dedans » quand elle était petite ?« Une certaine naïveté.J\u2019ai commencé de bonne heure c\u2019est vrai, mais je vois bien, à 30 ans, que je suis plus consciente qu\u2019à 18 ! » On comprendra qu\u2019il s\u2019agit, entre Denise et Nathalie, d\u2019un rendez-vous qui se poursuit, chacune ressentant pour l\u2019autre, confiance et respect.« Elle est ben bonne, la p\u2019tite ! » déclare Denise Filiatrault, en coup de vent, avant la répétition.« Denise est une femme exigeante, mais j\u2019aime ça ! » dit Nathalie de son côté.« Avec elle, on n\u2019aura pas l\u2019air d\u2019imbéciles ! Elle sait diriger.Elle ne met pas des gants blancs pour dire ce qu\u2019elle a à dire, mais j\u2019ai été habituée à ça avec Guy (Cloutier).Dans ce temps-là, on avance.Faut que ça roule, y\u2019a pas de niaisage ! » Une façon de faire qui convient à Nathalie Simard, dont la discipline est aussi connue et appréciée dans le milieu que celle de son grand frère.Et justement, parlant de René, tant qu\u2019à aimer autant les comédies musicales, tous les deux, n\u2019y aurait-il pas un projet pour les réunir ?« On travaille de la même façon, j\u2019adore ça, et ça fait tellement longtemps qu\u2019on n\u2019a pas été sur scène ensemble ! C\u2019est sûr, sûr, sûr, qu\u2019on en rêve.et qu\u2019on en parle ! » Visiblement, cependant, ça ne sera pas pour tout de suite, comme le disque que Nathalie prévoit faire.« J\u2019ai des choses à dire.Je note des idées, des sujets qui me touchent, mais j\u2019attends de rencontrer la bonne personne pour mettre ça en chansons.Je veux faire quelque chose de bien, et je suis pas pressée ! » « Chaque chose en son temps, et là, c\u2019est le temps de Louise Tétreault ! » précise avec enthousiasme, mais sagesse, une Nathalie Simard disponible, élégante, dans son veston noir.Une jeune femme qui a connu ses zones de turbulence, mais qui aujourd\u2019hui, semble avoir vaincu ses petits démons.Le trac, par exemple.« Je l\u2019ai depuis vingt ans, mais là, c\u2019est moins pire ! Avant, j\u2019étais malade avant de monter sur scène ! Ça ne sera pas comme ça avec Demain matin parce que j\u2019ai appris.Ce qui a changé ?J\u2019ai acquis de la confiance en moi.Avec les années, l\u2019expérience, et la maternité.» Et puis, au centre de l\u2019aventure Demain matin, il n\u2019y a pas qu\u2019un premier rôle à défendre, la discipline pour s\u2019y rendre, ou encore l\u2019espoir que cela puisse ouvrir d\u2019autres portes, il y a aussi le plaisir.Celui, réconfortant et si important, de la gang, des costumes à paillettes, et des blagues en coulisses.Exactement ce que les artistes veulent dire quand, dans les galas, ils remercient « l\u2019équipe ».Le plaisir qui fait naître de belles amitiés.Comme celle qui unit Nathalie et Sylvie Boucher, qui reprend dans cette production, le rôle de Lola Lee.« Sylvie, c\u2019est ma chum ! Elle est intelligente, drôle et talentueuse.On se fait des soupers, des confidences, et des fois, on placote au téléphone, tard tard le soir ! » Un rôle en or, de fort jolies chansons, une patronne confiante, et des amis à retrouver tous les soirs ; pour Nathalie, ça pourrait bien ressembler à une combinaison gagnante ! DEMAIN MATIN MONTRÉAL M\u2019ATTEND, au Cabaret du Casino de Montréal jusqu\u2019au 5 décembre.2 7 9 2 4 5 9 PHOTO BERNARD BRAULT, La Presse Natha lie S im ard : « Chaque chos e e n s on te m ps , e t là , c \u2019e s t le te m ps de Louis e Té t re ault ! » 2 7 9 2 4 0 8 Giorgio Armani s\u2019ancre à Paris À l\u2019occasion de la semaine des collections parisiennes printemps/été 2000, Giorgio Armani a ouvert une nouvelle boutique place Vendôme, à Paris, et en a profité pour organiser une grande fête.Jean-Paul Gaultier, Yohji Yamamoto, Em- manuelle Béart, Claudia Cardinale, Vincent Pérez, Ophélie Winter, MC Solaar ou encore Judith Godrèche ont été les premiers à découvrir le nouveau vaisseau amiral parisien du couturier italien.2 7 9 1 3 7 5 5LP1501B1008 B-15 VENDREDI - ARTS 5LP1501B1008 ZALLCALL 67 01:05:17 10/08/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 8 OCTOBRE 1999 B 15 2 7 9 2 5 2 6 Téléspectateurs Émission Réseau Jour Heure (en milliers) 1 4 et demi R-C Lundi 20:00 1753 2 La petite vie R-C Lundi 19:30 1603 3 Km/h TVA Mardi 20:30 1332 4 Le retour TVA Mercredi 20:00 1281 5 Un gars une fille R-C Jeudi 19:30 1257 6 la fureur R-C Vendredi 20:00 1253 7 Histoires de filles TVA Mardi 20:00 1139 8 Virginie R-C Moy.4 19:00 1115 9 La poule aux oeufs d\u2019or TVA Mercredi 19:00 1100 10 Ally Mc\u2019Beal TVA Lundi 21:00 1091 11 Spécial extrême limite TVA Mercredi 21:00 1083 12 Bouscotte R-C Mardi 20:00 1073 13 TVA édition 18h00 TVA Moy.5 18:00 1010 14 La part des anges R-C Jeudi 20:00 984 15 La facture R-C Mardi 19:30 974 16 La lampe magique TVA Lundi 19:00 926 17 Fort Boyard TVA Dimanche 19:00 910 18 Nikita TVA Jeudi 21:00 889 19 Caserne 24 R-C Mercredi 19:30 888 20 J.E.TVA Vendredi 19:00 879 21 L\u2019Écuyer R-C Jeudi 21:00 877 22 Enjeux R-C Mardi 21:00 868 23 Fleurs et jardins TVA Mercredi 19:30 840 24 Cinéma télémax vidéotron TVA Dimanche 20:00 821 25 Histoire vraie TVA Vendredi 20:00 819 26 Piment fort TVA Moy.5 18:30 814 27 Les machos TVA Mardi 21:00 802 28 Ent\u2019Cadieux TVA Mardi 19:00 773 29 TVA édition réseau TVA Moy.5 22:00 737 30 Catherine R-C Vendredi 19:30 727 Ces données couvrent la semaine du 13 au 19 septembre.Moy.5: Moyenne des cinq jours.PHOTOTHÈQUE La Presse © Am alia Rodr igue s , qu\u2019on voit ic i s ur une photo da tan t de 1 9 6 8 , e s t m or te à l\u2019âge de 7 9 ans .Amalia Rodrigues, la grande dame du fado, n\u2019est plus Associated Press LISBONNE La chanteuse Amalia Rodri- gues, grande dame du fado qui popularisa dans le monde entier ce genre traditionnel portugais lancinant, sentimental et nostalgique, est morte mercredi à son domicile à l\u2019âge de 79 ans, rapporte la radio nationale RDP.La radio ne précise pas les causes de son décès.Elle était surnommée l\u2019« ambassadrice du fado » (fado qui signifie « destin ») pour avoir fait quitter les tavernes de Lisbonne pour les scènes internationales à ce chant aux influences arabes et africaines, émanation de la « saudade » (tristesse) de l\u2019âme portugaise.Amalia disait « je ne chante pas le fado, il chante en moi ».Née à Lisbonne le 1er juillet 1920, elle se fit connaître en chantant sur les quais du port d\u2019Alcan- tara à Lisbonne, où, adolescente, elle vendait des fruits avec sa soeur et sa mère.Elle commença à se produire dans un club de fado en 1939, et sa carrière prit alors de l\u2019ampleur, la menant au théâtre et au cinéma.Après la révolution des oeillets qui débarrassa le pays, le 25 avril 1974, d\u2019un demi-siècle de dictature de droite, elle fut accusée de connivence avec le régime précédent : parce qu\u2019elle incarnait l\u2019essence de la culture portugaise pendant la dictature, des éléments de gauche la traitèrent de fasciste, déclenchant une dépression chez l\u2019artiste qui dût être hospitalisée.Elle enregistra ensuite sa propre version de Grandola Vila Morena, la chanson symbole de la révolution des Oeillets.Et reçut la plus haute distinction du pays, comme pour lever le malentendu.Amalia Rodrigues quitta la vie publique en raison de problèmes de santé croissants dans les années 80.Son époux Cesar Seabra, un ingénieur avec lequel elle était mariée depuis 36 ans, est mort en 1997.2 7 9 2 4 6 5 2 7 9 2 4 0 2 2 7 9 2 7 5 8 2 7 9 2 6 1 8 0000 LA PRESSE, MONTREAL, VENDREDI 8 OCTOBRE 1999 bead foe 2.A +» + 4 = ile pr Wass msdn frre pba bho frm usant pé 50 7 de rabais 10 \u2018/ de rabais Se 2: purificateurs d'air et humidificateurs ::Ces articles à prix ordinaire : Ces articles à prix ordinaire : © vaisselle Royal Doulton, Noritake, :-:® bijoux en or à 10 ct et 14 ct ® vêtements de grossesse, accessoires Mikasa, Villeroy & Boch, Wedgwood, ie bijoux en or Principles mode et sélection de sacs à main Pfaltzgraff et Denby : eo oreillers « serviettes unies ® la mode Dockers® pour homme e jeux d\u2019ustensiles de table Oneida, Fa : les serviettes Royal Velvet, Ralph Laren, e sélection de chaussures de marques Mikasa et Splendide de 5 pièces res Hilfiger et celles présentant de légères 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