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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Politique
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1999-09-09, Collections de BAnQ.

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[" 4LP0101B0909 B1 jeudi 4LP0101B0909 ZALLCALL 67 00:51:15 09/09/99 B B Montréal, jeudi 9 septembre 1999 Politique ÉDITORIAL / OPINIONS / MONDE L\u2019EXPRESS POLITIQUE Grève générale à la mi-novembre Le secteur public prévoit un premier débrayage de 48 heures le 25 octobre MARIE-CLAUDE LORTIE À moins d\u2019un déblocage miracle des négociations entre l\u2019État et ses employés, les écoles, hôpitaux et autres services publics seront paralysés par des grèves entre le 25 et le 27 octobre.Et si ces arrêts de travail légaux ne sont pas suffisants pour accélérer les pourparlers, on passera carrément à la grève générale illimitée, elle aussi légale, au plus tard le 18 novembre.Voilà l\u2019échéancier établi par le front commun des trois grands centrales syndicales, la CSN, la FTQ et la CEQ, qui représentent, ensemble, 315 000 employés dans les écoles, le réseau de la santé et les services sociaux.C\u2019est ainsi trois quarts des employés syndiqués du secteur public qui seraient en grève pour une période de 48 heures à la fin octobre.Puis, si les moyens de pression sont encore inévitables, une grève générale illimitée serait déclenchée au plus tôt vers le 9 ou le 10 novembre et au plus tard le 18.Ces moyens de pression, qui doivent être officiellement approuvés par les équipes de négociation de chaque centrale syndicale, visent à faire débloquer des pourparlers pour le moment stagnants entre le gouvernement et ses employés sur le renouvellement des conventions collectives échues depuis 1998.Les syndicats demandent notamment des augmentations de salaire de 11,5 % sur trois ans, et se heurtent aux ministres de Lucien Bouchard qui ne veulent pas offrir plus de 5 %.Hier, en conférence de presse, les dirigeants des trois centrales ont expliqué que la grève était maintenant un scénario incontournable.Quand on leur a rappelé que la grève des infirmières, cet été, n\u2019avait pas réussi à faire bouger le gouvernement, Henri Massé, le président de la FTQ, a répondu : « Ce qui serait suicidaire, ce serait de ne rien faire, de ne rien proposer à nos membres ».Le président de la FTQ a promis que la santé et la sécurité de la population ne seraient pas mises en danger en cas de grève.Il a rappelé notamment que la loi sur les services essentiels permet seulement à un faible pourcentage des employés du réseau de la santé de ne pas se rendre au travail.Mais, effectivement, dans les écoles, il n\u2019y a pas de services essentiels, a admis Monique Richard, qui a remplacé Lorraine Pagé à la tête de la CEQ.Écoliers et étudiants de tous âges seraient ainsi forcés de rester à la maison.« Une grève, faut quand même que ça dérange », a lancé M.Massé.Même si les centrales syndicales endossent le projet séparatiste du gouvernement de Lucien Bouchard, on ne craint pas qu\u2019une grève remette à plus tard l\u2019arrivée des « conditions gagnantes » et force ainsi le Parti québécois à repousser son référendum.« On ne veut pas mélanger les deux », a dit M.Massé, avant d\u2019expliquer qu\u2019améliorer la qualité des soins de santé, des écoles et tous les autres services publics en investissant dans les ressources humaines était aussi une façon de créer des « conditions gagnantes ».Une grève massive des employés du secteur public serait la première depuis 1989, où l\u2019État avait mis fin aux arrêts de travail par une loi musclée.M.Massé ne peut pas imaginer que le gouvernement ait recours à cette arme encore une fois.« Les employés du secteur public ont payé sept milliards pour aider au déficit zéro, a-t-il soutenu.(.) Au Québec, on a le droit de négocier, on a le droit de faire la grève, ce serait fou de forcer le retour a travail par une loi.» Onex: libéraux divisés n La décision du gouvernement fédéral de suspendre l\u2019application de la loi sur la concurrence pour les deux principaux transporteurs aériens du pays, en août dernier, sème la division au sein même du caucus libéral.Le ministre des Transports, David Collenette, soutient que le projet d\u2019Onex, qui ferait d\u2019Air Canada et de Canadien International un seul transporteur national, relève du secteur privé jusqu\u2019à ce que les actionnaires des deux compagnies acceptent le projet.Mais le député libéral montréalais Clifford Lincoln estime que M.Collenette aura commis une grosse erreur pour l\u2019industrie aérienne et l\u2019unité canadienne si la suspension de la loi sur la concurrence se traduit par la prise de contrôle d\u2019Air Canada par Onex et ses partisans américains.M.Lincoln prédit que d\u2019autres libéraux du Québec s\u2019opposeront à la prise de contrôle à la reprise des travaux parlementaires à Ottawa.Entretemps, d\u2019autres observateurs pensent que ces discussions seront éclipsées par la guerre du lobbying qui s\u2019intensifie entre Air Canada et ses rivales, Onex et Canadien International.Funérailles de Bryce Mackasey n Bryce Mackasey, un ex-ministre libéral fédéral, a été décrit hier à ses funérailles comme un homme du peuple.« C\u2019était un grand politicien », a affirmé Bert Grindlay, qui se qualifie luimême de citoyen ordinaire.Plusieurs centaines de personnes ont assisté à la cérémonie en l\u2019église Thomas More de Verdun, le quartier ouvrier que M.Mackasey a représenté pendant des années.Décédé dimanche dernier à l\u2019âge de 78 ans, M.Mackasey a été élu pour la première fois à la Chambre des communes en 1962, puis réélu, sans interruption, à cinq reprises.Il a été nommé ministre du Travail en 1968.Santé : Castonguay et Charest sont d\u2019accord n Jean Charest est d\u2019accord avec le père de l\u2019assurance-maladie, Claude Castonguay.Il soutient que le système de santé québécois doit rester public mais devrait permettre au secteur privé d\u2019y jouer un rôle complémentare.Témoignant hier devant la Cour supérieure dans la cause du médecin Jacques Chaoulli qui tente d\u2019ouvrir la porte du système de santé au secteur privé, M.Castonguay a rejeté tout scénario qui privatiserait le réseau actuel acquis de longue lutte par les Québécois.Mais il admet que les actuels problèmes dans la santé nécessitent un nouveau partenariat avec les médecins.Le docteur Jacques Chaouilli prétend que le « monopole de l\u2019État » freine l\u2019accès aux soins à la population.Il tente de faire invalider les articles de la loi sur l\u2019assurancemaladie et de la loi sur l\u2019assurance- hospitalisation de manière à permettre la souscription à des assurances privées portant sur des services médicaux et hospitaliers.Sur le fond, le chef libéral est d\u2019accord mais les moyens utilisés par le docteur Chaouilli l\u2019incitent à la réserve.Selon lui, sans privatiser totalement le réseau, il y aurait moyen d\u2019établir « un système cohérent où les cliniques (privées), les urgences et les CLSC peuvent jouer un rôle ».Loi retardée n Des sénateurs conservateurs ont une fois de plus réussi hier à retarder, au grand dam du gouvernement, l\u2019adoption du projet de Loi canadienne sur la protection de l\u2019environnement.Exploitant une erreur technique dans une motion libérale, les membres conservateurs du comité sénatorial sur l\u2019énergie et l\u2019environnement ont refusé de transmettre en lecture final au Sénat son rapport sur le projet de loi C-32.Ils ont également rappelé que, selon eux,la loi avait fait l\u2019objet d\u2019un examen expéditif.Le projet de loi retournera probablement devant le Sénat aujourd\u2019hui.On ignore combien de temps les sénateurs mettront à en débattre.Un ultimatum «étrange et prématuré», selon Léonard DENIS LESSARD du bureau de La Presse, QUÉBEC Pour le gouvernement Bouchard, l\u2019ultimatum du Front commun lancé hier est à la fois « étrange et prématuré ».Il s\u2019agit d\u2019un pavé dans la mare des négociations, qui progressent passablement bien, estime le président du Conseil du Trésor, Jacques Léonard.À l\u2019issue de la réunion hebdomadaire du Conseil des ministres, hier, M.Léonard a minimisé l\u2019impact de la menace lancée en matinée par les dirigeants de la CEQ, de la FTQ et de la CSN, représentant au total 315 000 syndiqués des secteurs public et parapublic.Toutes les tables de négociations sectorielles fonctionnent actuellement, fait valoir M.Léonard.Son évaluation est corroborée informellement du côté syndical, où on admet sentir une volonté d\u2019accélération du côté des négociateurs patronaux.La démonstration de force du Front commun qui a eu lieu hier ne correspond pas du tout au climat des négociations tenues la semaine dernière, insiste le ministre, selon qui il serait prématuré de déclencher un débrayage.« Nous, on veut travailler avec assiduité et acharnement pour régler les conditions de travail, on se donne quelques semaines », dit M.Léonard.Comme les centrales auront acquis le droit de grève fin octobre, le gouvernement négociera même durant les débrayages, prévoit M.Léonard, soulignant toutefois qu\u2019il est optimiste et que, selon lui, les centrales n\u2019auront pas à utiliser ce recours ultime.« Les négociations continueront durant la grève, c\u2019est une grève légale », observe-t-il.M.Léonard a louvoyé au chapitre de la détermination de Québec de s\u2019en tenir à sa proposition salariale \u2014 une augmentation de 5 % sur trois ans, qui hausserait de un milliard la masse salariale payée par le gouvernement, qui s\u2019élève actuellement à environ 20 milliards.Les centrales réclament 10,5 % d\u2019augmentation.« Nos propositions sont raisonnables, équitables, ce sont les syndiqués qui auront à prendre la décision », lance le ministre.L\u2019offre de 5 %, « c\u2019est le cadre que nous avons fixé, celui de nos possibilités financières », dit M.Léonard.Cette proposition d\u2019augmentation de 1 %, 2 % et 2 % pour les trois années suivant le 1er janvier 1999 a été établie en visant la parité de rémunération globale entre les syndiqués du secteur public et les employés des entreprises de plus de 200 employés, d\u2019insister M.Léonard.Il ne prévoit pas que le différend puisse se régler avec le prolongement d\u2019une convention sur quatre ou cinq ans.« On ne s\u2019y oppose pas en principe, on l\u2019a déjà fait pour les employés du Casino ou d\u2019Hydro Québec », dit toutefois M.Léonard.Pas question non plus de financer des augmentations à partir des surplus des cotisations versées par les salariés aux régimes de retraite \u2014 plus de trois milliards.Cet argent appartient aux syndiqués, reconnaît le ministre.Des baisses de salaire pour les profs suppléants?\u2014 En page B 8 PHOTO PC La nouvelle gouverneure générale du Canada, Mme Adrienne Clarkson, en compagnie de son époux, l\u2019écrivain John Ralston Saul.Adrienne Clarkson succède à Roméo LeBlanc VINCENT MARISSAL du bureau de La Presse, OTTAWA Le fragile équilibre politique canadien voulait que le prochain gouverneur général soit ontarien, bilingue et, idéalement, une femme.Le premier ministre Jean Chrétien a trouvé tout ça en Adrienne Clarkson, qui, en plus, a l\u2019avantage d\u2019être d\u2019origine étrangère.Animatrice vedette de la télévision anglaise de Radio-Canada, Adrienne Clarkson deviendra officiellement le 26e gouverneure générale du Canada le 7 octobre, tout juste à temps pour lire, une ou deux semaines plus tard, le discours du Trône du premier ministre Chrétien aux Communes.Elle pourrait aussi vivre rapidement son baptême de feu de nouveau chef d\u2019État canadien en recevant le président Bill Clinton qui arrivera à Ottawa le 8 octobre pour une visite éclair au Canada.Mme Clarkson est née à Hong Kong en 1939.Elle est arrivée au Canada trois ans plus tard avec sa famille qui fuyait la guerre.L\u2019origine de Mme Clarkson a certainement joué en sa faveur, a reconnu M.Chrétien.« Il s\u2019agit d\u2019une personne qui adore son pays d\u2019adoption, a indiqué le premier ministre.Sa nomination est un reflet de la diversité et de la tolérance, une preuve que notre pays a évolué au fil des ans.» Après des études universitaires à Ottawa et à Toronto, Adrienne Clarkson a poursuivi des travaux de recherche à la Sorbonne.Elle est retournée à Paris de 1982 à 1987 en tant que première déléguée générale de l\u2019Ontario.C\u2019est là qu\u2019elle a perfectionné son français, un atout dont elle entend se servir pour tenter de rapprocher francophones et anglophones.Si elle se montre prudente sur les questions constitutionnelles, Mme Clarkson milite ouvertement pour le bilinguisme.« C\u2019est très important pour notre pays que les gens soient bilingues, dit-elle, et pas simplement les francophones qui parlent anglais.C\u2019est très important que les anglophones apprennent le français, et pas seulement le français brut pour commander un café, mais pour vivre de façon bi-culturelle.» De retour de Paris en 1987, elle a brièvement travaillé dans l\u2019édition avant de reprendre du service à la CBC, où elle avait commencé sa carrière de journaliste et d\u2019animatrice en 1965.Bien connue, surtout au Canada anglais, Mme Clarkson a animé, notamment, l\u2019émission d\u2019affaires publiques The Fith Estate et, jusqu\u2019à tout récemment, l\u2019émission culturelle Adrienne Clarkson presents.Adrienne Clarkson était aussi, jusqu\u2019à l\u2019annonce de sa nomination, présidente du conseil d\u2019administration du Musée canadien des civilisations de Hull.Moins connue au Québec, elle a l\u2019intention de passer beaucoup de temps à la résidence officielle de la Citadelle, sur les Plaines d\u2019Abraham, en compagnie de son mari, l\u2019écrivain John Ralston Saul, auteur, notamment des Bâtards de Voltaire (Voltaire\u2019s bastards).M.Saul, affirme M.Chrétien, saura combler les lacunes politiques de son épouse.« Ce n\u2019est pas une expérience sine qua non (d\u2019avoir une expérience politique, a indiqué M.Chrétien.Mais son mari écrit au sujet de la politique et je présume qu\u2019ils en parlent parfois le soir en dînant.» M.Chrétien, à qui la presse parlementaire reproche souvent de n\u2019être pas assez disponible, semble bien aimer les journalistes.au poste de gouverneur général.Mme Clarkson succède en effet à un autre journaliste, Roméo LeBlanc.M.LeBlanc, un Acadien qui fut ministre sous Pierre Trudeau avant d\u2019être nommé au Sénat, a été nommé gouverneur général pour cinq ans en 1995.De santé fragile, il a toutefois demandé au premier ministre le printemps dernier d\u2019être remplacé avant la fin de son mandat.Comme c\u2019est le cas chaque fois qu\u2019il est question du gouverneur général, le débat sur la monarchie a refait surface hier.Selon la Constitution, le gouverneur général est le chef de l\u2019État canadien en tant que représentant de la reine d\u2019Angleterre, le premier ministre n\u2019étant que chef du gouvernement.Bien des Canadiens, admet Jean Chrétien, se demandent si le poste de gouverneur général est toujours pertinent.« Mais ce n\u2019est pas un drame au Canada et, de plus, ce serait difficile de remplacer le gouverneur général.» M.Chrétien ajoute que le gouverneur général est fort utile puisqu\u2019en recevant les chefs d\u2019État étrangers au nom du Canada, il permet au premier ministre de se consacrer aux affaires courantes. 4LP0201B0909 b2-jeudi-edito 4LP0201B0909 ZALLCALL 67 00:48:07 09/09/99 B B 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 9 SEPTEMBRE 1999 Editorial ANDRÉDESMARAIS PRÉSIDENT DU CONSEIL D\u2019ADMINISTRATION ROGER D.LANDRY PRÉSIDENT ET ÉDITEUR CLAUDEMASSON ÉDITEUR ADJOINT MARCELDESJARDINS DIRECTEUR DE L\u2019INFORMATION ALAINDUBUC ÉDITORIALISTE EN CHEF La gérontocratie Le chef de l\u2019Action démocratique, Mario Dumont, a mis son grain de sel dans le débat sur le fiasco d\u2019Emploi-Québec.Avec le simplisme qu\u2019on lui connaît, il a réclamé la démission de la ministre de l\u2019Emploi, Diane Lemieux.C\u2019est se tromper de cible, tirer sur le messager.Alain Dubuc adubuc@lapresse.ca Mme Lemieux, devenue ministre en décembre, a certainement mal géré la crise à son ministère.Mais n\u2019oublions jamais qu\u2019elle n\u2019est pas responsable du bourbier.C\u2019est Louise Harel, anciennement titulaire du portefeuille, qui était en poste il y a un an, lorsque les dépassements de dépenses ont eu lieu et qu\u2019on a lancé des programmes mal réfléchis.C\u2019est elle qui est responsable du gâchis, avec la bienveillante complicité du gouvernement de l\u2019époque.Diane Lemieux, la nouvelle venue, tant bien que mal, fait le ménage d\u2019un dégât dont elle n\u2019est pas responsable.Il y a donc quelque chose de scandaleux à voir le premier ministre Bouchard et sa vieille garde laisser cette nouvelle recrue seule au front, sans le moindre appui.Cette absence de solidarité est d\u2019autant plus troublante qu\u2019elle semble révéler un pattern, un comportement assassin à l\u2019égard des candidats plus jeunes qui se sont joints à l\u2019équipe Bouchard lors des dernières élections.On laisse tomber Diane Lemieux, on laisse Louise Beaudoin écraser la nouvelle titulaire de la Culture, Agnès Maltais, on force François Legault à accepter le ministère de l\u2019Éducation pour ne pas porter ombrage à Bernard Landry qui veut régner seul sur l\u2019économie.Bref, le gouvernement Bouchard, usé, est en train de brûler la relève dont il a tant besoin.Ce sont là des comportements que l\u2019on retrouve d\u2019habitude dans des gérontocraties.DROITS RÉSERVÉS serge.chapleau@lapresse.ca La victoire du bon sens Le naufrage de la CSDM En reconnaissant à un employeur le droit d\u2019avoir recours à une surveillance vidéo pour démasquer des travailleurs qui tentent de lui mentir, la Cour d\u2019appel du Québec a sans doute fait pousser un soupir de soulagement à bien du monde.Plus particulièrement à ceux qui attachent plus d\u2019importance à la logique qu\u2019à toutes les arguties juridiques liées à une utilisation abusive de la Charte des droits qu\u2019on a souvent fait dévier de son objectif initial.Pierre Gravel pgravel@lapresse.ca Il s\u2019agissait en l\u2019occurrence d\u2019un employé de la Bridgestone-Firestone, de Joliette, qui avait été congédié pour avoir simulé une incapacité physique résultant d\u2019un accident de travail.À la suite de la contestation par le syndicat de ce congédiement, la compagnie avait produit en preuve devant un arbitre un document-vidéo, tourné à l\u2019insu de cet employé, démontrant que, dans trois situations différentes, ce dernier s\u2019était livré à des activités requérant une bonne forme physique qu\u2019il prétendait ne pas avoir.Confirmant un jugement de la Cour supérieure \u2014 qui avait elle-même endossé la décision de l\u2019arbitre d\u2019accepter cette preuve \u2014 la Cour d\u2019appel vient donc de faire oeuvre éminemment utile.Elle a précisé les paramètres qui vont aider à faire des distinctions fort opportunes entre des droits apparemment opposés et ce qui relèverait du simple gros bon sens dans un monde où on n\u2019aurait pas élevé la notion de Charte des droits au rang de véritable religion.Il ressort de cette décision que le principe du droit à la vie privée demeure tout comme celui de la dignité personnelle qui, à moins de circonstances exceptionnelles, interdit toute intrusion d\u2019enquêteurs éventuels dans certains locaux \u2014 comme la chambre à coucher \u2014 où les règles de discrétion doivent toujours primer.Il peut arriver, par contre, qu\u2019un employeur puisse être justifié de porter atteinte à ce droit à la vie privée s\u2019il a des motifs sérieux de se croire victime d\u2019une fraude et s\u2019il se limite à une utilisation raisonnable de diverses techniques de vérification et de surveillance en dehors des lieux habituels de travail.En réalité ce jugement s\u2019appuie sur le vieux principe selon lequel le droit des uns s\u2019arrête là où commence celui des autres.Et il confirme ce qui aurait dû normalement aller de soi : c\u2019est-à-dire la préséance évidente du droit d\u2019une partie de ne pas se laisser dépouiller par une autre tout en le sachant mais sans être capable de se défendre sur celui du fraudeur de se livrer en paix à ses petites manoeuvres.Les abus des uns pouvant évidemment toujours susciter les abus des autres, reste maintenant à baliser cette pratique, histoire de respecter l\u2019esprit de ce jugement quand il est question de motifs rationnels et de moyens raisonnables.À ce propos, le législateur est placé devant une alternative : laisser l\u2019entière liberté à un employeur quitte à ce qu\u2019il en subisse les conséquences s\u2019il est prouvé par la suite qu\u2019il a exagéré et s\u2019est livré abusivement à cette forme de surveillance ; ou encore, forcer ce dernier à faire la preuve au préalable de sa nécessité, Dans le premier cas, ce serait bien sûr l\u2019employé \u2014 ou son syndicat \u2014 qui aurait le fardeau de la preuve alors que, dans le second, c\u2019est le requérant qui devrait démontrer la pertinence de sa démarche.Compte tenu du fait que cette forme de vérification devrait demeurer exceptionnelle, il faut souhaiter qu\u2019on retiendra la suggestion de la CSN qui, assimilant cet exercice à un dossier d\u2019écoute électronique, propose donc qu\u2019un employeur soit tenu de demander au préalable à une instance judiciaire l\u2019autorisation de s\u2019y engager.Ce serait sans doute la meilleure façon de rassurer ceux qui s\u2019inquiéteraient devant ce qui leur semblerait une propension trop évidente pour les patrons de se faire justice euxmêmes.Et de donner raison aux auteurs de la Charte des droits et libertés qui n\u2019avaient sûrement pas prévu tous les abus qu\u2019on tenterait de justifier en l\u2019invoquant à tort à travers.l\u2019image de ces États s\u2019affublant du titre de démocraties populaires mais fonctionnant sans régime électif ni appui du peuple, la démocratie scolaire vient d\u2019atteindre, à Montréal, un point de rupture avec la réalité tel qu\u2019elle s\u2019est vidée de tout sens et de toute légitimité.Sorte de Titanic secoué par une mutinerie fondée sur des querelles de cantine, la CSDM (Commission scolaire de Montréal : un budget de 500 millions de dollars, 200 écoles et centres de formation, 102 000 élèves) se retrouve aujourd\u2019hui gouvernée par une oligarchie que les électeurs n\u2019ont pas choisie.Par un assemblage hétéroclite de deux groupes n\u2019ayant apparemment en commun qu\u2019un goût prononcé pour la politicaillerie idéologique et procédurière.Par une junte putschiste homologuée par un homme, le directeur général, à qui échoit une responsabilité qui ne lui appartient pas.Absolument inextricable.De sorte que le ministre d\u2019État à l\u2019Éducation et la Jeunesse, François Legault, se doit d\u2019annoncer la mise sous tutelle de la CSDM, tutelle apparaissant paradoxalement comme un canot de sauvetage pour une démocratie depuis longtemps malmenée et qui, peut-on craindre, continuera à l\u2019être.Car, à l\u2019époque de la CECM (Commission des écoles catholiques de Montréal), déjà, l\u2019institution souffrait d\u2019un faible taux de participation aux élections (15 % en 1990 et 1994) ainsi que des ratés d\u2019un système fondé sur l\u2019existence de partis travaillant, de part et d\u2019autre, à partir d\u2019agendas à forte teneur idéologique.Indifférence à la base et polarisation au sommet : tout était en place pour un long dérapage.Très tôt, le conseil où s\u2019affrontaient le MEMO (Mouvement pour une école ouverte et moderne) et le RSC (Regroupement scolaire confessionnel) se mit à planer très haut au-dessus des cours d\u2019école.La CECM dut être mise sous tutelle en 1992.Les élections de juin 1998 n\u2019allaient pas arranger les choses.Élu au terme d\u2019un scrutin auquel moins de sept pour cent des francophones participèrent, le MEMO explosa au contact du pouvoir, comme il arrive souvent aux partis nés dans le giron de la gauche institutionnelle et demeurés longtemps dans les rangs de l\u2019opposition.Bref, quinze mois après avoir sablé le champagne de la victoire, le MEMO voyait cinq de ses élus faire défection pour aller rejoindre les commissaires du RSC, les ennemis jurés de jadis.Ainsi, le portrait de famille \u2014 recomposée.\u2014 du comité éxécutif de la CSDM montre aujourd\u2019hui, appuyés l\u2019un à l\u2019autre, Michel Pallascio, porte-parole de la droite ultra-religieuse, et Robert Cadotte, activiste issu de l\u2019école laïque, souverainiste, socialiste, pacifiste et écologiste ! Hallucinant.Bien entendu, ce bordel a été ouvert au nom de la.démocratie.« Pour le bien des enfants », précise Robert Cadotte.De sorte que le ministre doit maintenant « respecter la démocratie », prévient Michel Pallascio.Le commentaire le plus charitable que l\u2019on puisse faire à ce sujet, c\u2019est que cette périlleuse escalade dans l\u2019échelle de l\u2019absurde ne risque pas de raviver l\u2019intérêt du citoyen envers une institution qu\u2019au mieux, il ignore, qu\u2019au pire, il juge inutile.Car, au-delà de ces événements ponctuels, aussi désolants soient-ils, le problème fondamental de la démocratie scolaire réside dans la désertion massive d\u2019un électorat qui, pourtant, se montre fort sensible aux problèmes pratiques affectant son école de quartier, ses classes, ses enseignants, ses enfants.Que ce parent-citoyen-électeur ne percoive plus de lien apparent entre cette école et le conseil des commissaires en dit long sur le statut réel d\u2019une poignée d\u2019élus occupés à peigner le cou d\u2019une girafe sur une arche en perdition.LA BOÎTE AUX LETTRES edito@lapresse.ca Klaxonnez pour moi ! n Cela fait maintenant près de dix ans que j\u2019occupe un poste administratif au sein d\u2019une entreprise montréalaise.Or, en dépit de ma maîtrise en lettres, je ne touche toujours que 9,75 $ l\u2019heure.Quand je pense aux infirmières qui se plaignent de ne gagner en moyenne que 20 $ l\u2019heure, alors que la plupart d\u2019entre elles n\u2019ont jamais mis les pieds dans une université, mes cheveux se dressent sur ma tête.Et je suppose que les enseignants, les policiers et autres privilégiés vont se mettre à brailler sur la place publique pour obtenir davantage d\u2019une société exsangue.Les Québécois vont-ils encore se laisser berner par leurs jérémiades ?Denise CHALIFOUX Pas accessible à tous, la culture du pot n Mon ami Claude Messier, militant et écrivain, est atteint de la dystonie musculaire.À ne pas confondre avec la dystrophie musculaire.Sa maladie lui donne des spasmes qui le font atrocement souffrir.Actuellement, il avale 148 pilules par semaine.Mais seule la marijuana atténue ses douleurs.Claude a donc demandé au ministre Allan Rock une exemption pour des raisons médicales en vertu de l\u2019article 56 de la Loi réglementant certaines drogues et autres substances (LPCDAS).Si le ministre la lui accorde, cela signifie qu\u2019il pourra fumer et cultiver de la marijuana.Le hic, c\u2019est que Claude doit demeurer couché en permanence.Ses bras ne bougent pas.Ses jambes ne bougent pas.Seule sa tête est mobile.De plus, il habite dans un hôpital en milieu urbain.Comment, dans de telles conditions, Claude pourra-t-il cultiver de la marijuana si jamais le ministre Rock lui accorde cette exemption ?Martine LACROIX Collusion tacite n Ma fille, qui vit à l\u2019étranger, m\u2019a demandé de m\u2019occuper de son petit compte (204,18 $) à la Banque Nationale.Récemment, elle me disait de retirer 40 $ pour acquitter quelques petites dettes.Je reçois aujourd\u2019hui le relevé mensuel de la Banque Nationale.On a soustrait 1,00 $ pour frais de gestion et 0,60 $ pour tenue de compte.Notons en passant qu\u2019il n\u2019y a eu, durant le mois, qu\u2019une seule transaction, le retrait de 40 $.Ma réaction : c\u2019est scandaleux.La Banque Nationale se comporte comme un escroc et un exploiteur.Mon indignation est d\u2019autant plus grande que toute l\u2019opération a été faite par un programme informatique qui a sans doute coûté cher à monter (et encore !), mais qui maintenant roule sans pause, sans revendication, sans maladie, sans protestation, sans congé de maternité.Bien sûr on me dira qu\u2019il y a la concurrence et les actionnaires.Il y a surtout la collusion tacite de toutes les banques pour tirer le maximum par tous les moyens machiavéliquement imaginables.Michel MALLETTE Laval Un sport ou un jeu ?n Je suis enseignant.Vous pouvez donc imaginer que, par les temps qui courent, je suis martelé de questions et de commentaires concernant la grève qui, selon les propos de nos chers représentants syndicaux, « est pratiquement inévitable ».D\u2019après M.Henri Massé (FTQ), « ce n\u2019est pas un sport, la grève ».Cependant, le porte-parole du Front commun des centrales syndicales semble croire qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un petit jeu sans conséquence.Pourtant, il a été témoin comme moi des pertes considérables subies par les infirmières durant l\u2019été, elles qui se sentaient fortes de l\u2019appui du public pendant leur grève.L\u2019enseignement étant une profession bien mal connue et jugée à tort par la population, elle est bien petite cette motivation que j\u2019ai à sortir dans la rue pour réclamer mon dû ! Loin de moi l\u2019intention de dire que les demandes des enseignants sont injustifiées.Au contraire, les budgets pour offrir des services aux élèves sont nettement insuffisants, notre tâche est sous-évaluée sur les plans des responsabilités et des salaires et nous devons, année après année, réinventer le monde afin que les jeunes sortent de nos écoles confiants en leur avenir.Malgré tout, je demeure sceptique quant à l\u2019efficacité d\u2019une grève pour régler nos différends avec le gouvernement.On nous offre une hausse de salaire de 5 % sur trois ans.Si j\u2019avais le choix entre cette offre modeste ou une perte équivalente en dix jours de grève (et les conséquences qui l\u2019accompagnent), je n\u2019hésiterais pas très longtemps ! J\u2019ai toujours préféré gagner un peu que perdre beaucoup.Martin TREMBLAY Anjou 4LP0301B0909 b3-jeudi-edito 4LP0301B0909 ZALLCALL 67 00:48:15 09/09/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 9 SEPTEMBRE 1999 B 3 Le principe de la balançoire Le débat sur la question a recommencé.Quelle question ?LA question, évidemment ! Celle du référendum promis ou appréhendé.le qualificatif dépendant de l\u2019opinion qu\u2019on a sur le sujet.Alors que bloquistes et péquistes jonglent tout haut avec la perspective d\u2019une question axée sur le concept flou et rassurant du « partenariat », les fédéralistes aiguisent leurs couteaux, résolus cette fois à ne pas se faire prendre de court.Le ministre Stéphane Dion s\u2019est remis à la plume, et la rumeur veut que le gouvernement Chrétien annonce dès cet automne ce qu\u2019il entend par une question claire \u2014 la clarté de la question faisant partie des conditions posées par la Cour suprême pour obliger le fédéral à négocier avec le Québec advenant une victoire souverainiste.n n n N\u2019importe qui peut faire des suggestions.En voici deux, que je soumets humblement aux deux camps.Pour les souverainistes : « Donnez-vous à votre gouvernement le mandat de négocier avec le reste du Canada une nouveau partenariat fondé sur l\u2019égalité, l\u2019harmonie et la prospérité, et garantissant le bonheur des citoyens et l\u2019épanouissement d\u2019un Québec souverain à l\u2019intérieur d\u2019un Canada fort et uni ?» Le OUI serait assourdissant ! Pour les fédéralistes : « Approuvez-vous l\u2019arrachement du Québec au grand ensemble canadien, le rétrécissement de ses frontières historiques, l\u2019affaiblissement de son économie et la dégradation de son climat social, de même que la perte définitive des avantages reliés à la citoyenneté canadienne ?» Le NON serait.assourdissant ! Fini les folies, revenons aux choses sérieuses.Il est bien évident que le fédéral a non seulement le droit, mais le devoir de s\u2019intéresser à la question référendaire, ne serait-ce que pour tenter de préserver l\u2019unité du pays, ce qui est dans la nature de son rôle.Agir autrement serait, pour tout gouvernement, le comble du masochisme ou de l\u2019irresponsabilité.Le fédéral a aussi le droit, comme d\u2019ailleurs le lui enjoint la Cour suprême qui a renvoyé aux politiciens le jugement sur le libellé de la question, de définir ce qui, à son avis, constitue une question claire \u2014 ou alors, à tout le moins, de dénoncer, en refusant de la reconnaître, une question qui lui paraîtrait ambiguë.Le fédéral, c\u2019est tout aussi évident, ne peut imposer « sa » propre question.Cela serait nier le droit à l\u2019autodétermination des Québécois, et donner à la majorité canadienne, par l\u2019intermédiaire d\u2019Ottawa, un droit de veto absolu sur toute tentative des Québécois de redessiner leur avenir.Cela n\u2019empêche nullement le fédéral d\u2019exprimer son opinion, et d\u2019avertir le Québec qu\u2019il ne se sentira pas tenu de « négocier » la sécession si le référendum ne répond pas à certaines règles.De la même façon, la marge d\u2019action du gouvernement québécois a ses limites.En vertu d\u2019un principe démocratique élémentaire, il doit effectivement garder la main haute sur le libellé de la question.Mais si la question est jugée ambiguë par le commun des mortels et par la plupart des observateurs, une victoire référendaire ne serait prise au sérieux par personne, à commencer par les électeurs québécois eux-mêmes, qui auraient vite fait de confier aux maisons de sondage qu\u2019en votant, par exemple, pour un « nouveau partenariat », ils ne croyaient pas voter en faveur de la rupture.Il ne se passerait pas une semaine sans que ce « OUI » obtenu par une « mincissime » majorité à partir d\u2019une question confuse, ne fonde piteusement, à la lueur des sondages qui ne manqueraient pas de suivre un référendum « gagnant ».n n n En fait, le principe qui paraît le plus intelligent pour évaluer le degré de clarté requis par la Cour suprême (mais requis, surtout, par le bon sens et la justice élémentaires), est celui de la balançoire.Prenez une balançoire, comme on en trouve dans n\u2019importe quel terrain de jeux.D\u2019un côté, vous avez le poids de la question.De l\u2019autre, vous avez le poids de la majorité requise.Plus la question est claire, plus la majorité requise peut être faible.Plus la question est ambiguë, plus la majorité requise doit être forte.Nombre de fédéralistes s\u2019indignent de ce qu\u2019il pourrait suffire de 50 % des voix plus une pour amorcer la sécession du Québec.En principe, ils ont raison.N\u2019importe quel syndicat, n\u2019importe quelle assemblée d\u2019actionnaires de n\u2019importe quelle coop d\u2019habitation, exigent une majorité des deux tiers pour modifier leurs conventions.Mais il en va autrement en pratique, car il y a eu trois précédents, en 1980, 1992 et 1995.Or, chaque fois, les politiciens fédéraux \u2014 tout comme, d\u2019ailleurs, l\u2019opposition fédéraliste au Québec même \u2014 ont parlé et agi comme s\u2019ils se jugeaient liés par un vote à la majorité simple.Il serait concevable qu\u2019un nouveau gouvernement modifie les règles du jeu, mais le malheur du gouvernement Chrétien est d\u2019avoir été là en 1995.Il ne peut pas se dédire aujourd\u2019hui simplement parce qu\u2019il sait maintenant, à la lumière de la dernière expérience, qu\u2019il est mathématiquement possible que le OUI l\u2019emporte.Trop tard, messieurs.Vous devrez vous coucher là où vous avez fait votre lit ! Bref, il est politiquement impossible que la règle de la majorité requise soit modifiée.Si le camp du OUI devait franchir la barre des 50 % au prochain référendum, cela serait considéré par l\u2019opinion publique, au Québec et ailleurs au Canada, comme une victoire souverainiste.Retour au principe de la balançoire : c\u2019est une raison de plus pour que la question soit, comme disent les Anglais, « crystal clear » \u2014 claire comme du cristal.Cela, du reste, correspond à l\u2019instinct profond des Québécois.Bon an mal an, d\u2019un sondage à l\u2019autre, ils sont une solide majorité à affirmer qu\u2019il faudrait plus de 55 % des voix pour enclencher le processus d\u2019accession à la souveraineté.Ils sont en fait plus nombreux à vouloir élever le seuil de la majorité requise qu\u2019à rejeter l\u2019idée de la souveraineté du Québec.Si les sondeurs avaient posé la même question il y a 20 ans, alors que la souveraineté était une idée moins populaire, le seuil du 50 % n\u2019aurait probablement pas été remis en question.En somme, plus la souveraineté se rapproche, plus les électeurs veulent hausser la barre.Mais si la barre reste celle de la majorité simple, alors il faudra clarifier la question.N\u2019est-ce pas la logique même ?Lysiane Emploi-Québec: imaginons la pagaille au lendemain du Oui Encadrer les cliniques privées pour éviter l\u2019implantation d\u2019un système de santé à deux vitesses BERNARD AMYOT L\u2019auteur est président du Groupe des Cent.Fondé en 1995, le Groupe des Cent est formé de jeunes entrepreneurs, professionnels et universitaires fédéralistes.Attendez que je me souvienne : « L\u2019avenir de la nation est en péril.La formation de la maind\u2019oeuvre au Québec relève du gouvernement fédéral.Il en va de notre fierté.Il nous faut la maîtrise d\u2019oeuvre de notre destin.» Or, voici maintenant le gouvernement du Québec nanti de son butin et que fait-il de cette nouvelle responsabilité ?Rien qui vaille, semble-t-il.Pis encore, un beau gâchis.À en croire les multiples échos recueillis dans les médias, et récemment de l\u2019aveu même du gouvernement, la confusion la plus totale règne à Emploi-Québec.Les ministres péquistes se confondent en circonvolutions ou se renvoient la balle.Ils ne peuvent malheureusement pas déchirer leur chemise sur la place publique et revêtir l\u2019habit de la victime qu\u2019ils affectionnent tant en d\u2019autres circonstances.Cette fois, le vent de l\u2019humiliation n\u2019a pas soufflé d\u2019Ottawa.Les sécessionnistes n\u2019ont qu\u2019eux-mêmes à blâmer et n\u2019ont eu besoin de personne pour se plonger dans l\u2019embarras.Imaginez un peu le capharnaüm dans lequel nous serions plongés au lendemain de la sécession, laquelle emporterait nécessairement le rapatriement de la totalité des pouvoirs au seul gouvernement péquiste, quand la transition entourant le transfert d\u2019un simple programme, somme toute modeste et plutôt banal, lui cause tant d\u2019ennuis « imprévus » et engendre de telles aberrations.Dans les circonstances, n\u2019est-il pas carrément irresponsable de réclamer à cor et à cri d\u2019exercer, en sus des nombreuses compétences déjà dévolues au Québec en vertu du système actuel, l\u2019ensemble des pouvoirs relevant du fédéral quand ce même gouvernement a peine à assumer un si mince ajout à la liste de ses pouvoirs ?Il aura fallu plusieurs années de « haute lutte » pour rapatrier ce pouvoir sous la gouverne provinciale à Québec, sans lequel aucun lendemain ne semblait envisageable.Tout cela pourquoi ?Pour déterminer quel drapeau ornera le chèque qui se fera sans doute attendre.Rien là de très vital.Le tout serait certes assez amusant si ce n\u2019était des milliers de chômeurs qui font les frais de ce cafouillage et si nous ne vivions pas sous la constante menace d\u2019un troisième référendum.Comme quoi les impératifs idéologiques ont encore préséance sur les véritables intérêts des Québécois.Si le gouvernement Bouchard, déjà entièrement souverain en éducation et en santé, s\u2019occupait de bien gérer les domaines qui relèvent aujourd\u2019hui de sa seule responsabilité au lieu de constamment jouer d\u2019astuces en attendant l\u2019enterrement de quelques morts de plus au gré des jours qui passent, il serait sans doute en mesure de créer les conditions gagnantes d\u2019une prospérité qui nous échappe malheureusement pour l\u2019instant, faute d\u2019être libérés de l\u2019emprise d\u2019une idéologie désuète qui n\u2019emporte pas l\u2019adhésion des jeunes, déjà convaincus de devoir s\u2019épanouir sans l\u2019aide d\u2019un État pratiquement en faillite.Le Canada constitue déjà un partenariat en constante évolution.L\u2019imperfection n\u2019est le monopole d\u2019aucun ordre de gouvernement.Le partage des pouvoirs publics entre les diverses instances d\u2019une fédération est bénéfique car elle est facteur d\u2019émulation et limite l\u2019étendue des dégâts quand ils se produisent.Pourquoi ne pas plutôt continuer de bâtir sur les assises tangibles de ce partenariat qui a su et continue de s\u2019adapter aux réalités nouvelles de notre monde.Le transfert de la formation de la main d\u2019oeuvre en est un exemple probant.CLAUDE CASTONGUAY L\u2019auteur a été ministre de la Santé dans le premier gouvernement de Robert Bourassa.La crise que connaît notre système de santé est loin de se résorber.Pratiquement tous les jours, il est question de l\u2019encombrement des urgences, du manque de médecins et d\u2019infirmières, des déficiences au niveau des équipements de pointe, des listes d\u2019attente, des menaces de grève ou de démissions en bloc, etc.Les causes de cette crise sont complexes et multiples.Aussi, il est évident que la recherche de solutions doit déborder la simple injection de ressources financières additionnelles dans le système.D\u2019autant plus que le vieillissement accéléré de notre population et les progrès de la science et de la technologie vont provoquer d\u2019année en année des hausses des coûts qui, à elles seules par suite de leur ampleur, risquent fort de perpétuer l\u2019état de crise.La recherche de solutions aux problèmes qui confrontent notre système de santé n\u2019est en conséquence pas simple.Parmi les nombreuses voies de solution qui ont été évoquées, depuis quelque temps, l\u2019établissement de cliniques médicales retient de plus en plus l\u2019attention.Dans cette perspective, ces cliniques auraient plusieurs objectifs : améliorer l\u2019accès aux soins ambulatoires, désengorger les urgences, améliorer l\u2019efficacité de cette dimension du système et, en conséquence, réduire les coûts.Le développement de cliniques médicales ne fait pas l\u2019unanimité.Le contraire aurait surpris compte tenu du caractère hautement corporatif de notre système de santé.Parmi les craintes qui sont formulées, certaines ne peuvent toutefois être ignorées.Ainsi, l\u2019on craint que les cliniques ne soient établies que dans les endroits les plus rentables et qu\u2019elles n\u2019acceptent que les cas faciles et continuent de refiler les autres cas aux urgences des hôpitaux.L\u2019on voit également dans ces cliniques un moyen de faire payer davantage les moins nantis pour leurs soins.Enfin, certains croient que, grâce à l\u2019existence de ces cliniques, le gouvernement va pouvoir plus facilement désassurer des services.Il faut noter que ces craintes laissent supposer que les cliniques privées pourraient se développer sans aucune contrainte et que les professionnels qui les animeraient n\u2019auraient que la rentabilité financière comme seul objectif.Avant de réagir face à ces craintes, il me faut situer la question.Si le gouvernement adopte comme politique le développement de cliniques médicales pour désengorger les urgences et prendre le relais des CLSC, ce sera évidemment dans l\u2019intention d\u2019améliorer l\u2019accès et la qualité des soins ambulatoires.Refuser cette prémisse équivaudrait à soupçonner le gouvernement de remettre en cause les principes d\u2019accessibilité et d\u2019universalité du régime.De plus, les cliniques médicales dont il est question vont devoir faire partie intégrale du système de santé.En conséquence leur mission et leurs objectifs vont devoir être compatibles avec les objectifs du système et contribuer à l\u2019atteinte de ces objectifs.Au lieu d\u2019écrémer le système et indirectement entraîner une hausse des coûts, elles vont devoir contribuer à une baisse des coûts par une meilleure organisation et une utilisation plus efficace des ressources.Cela étant dit, il faut reconnaître que les règles usuelles du marché ne s\u2019appliquent pas aux soins médicaux.Pour cette raison, les objectifs visés par les cliniques médicales vont devoir être établis clairement et les cliniques vont devoir faire l\u2019objet d\u2019un certain encadrement.En d\u2019autres termes, une politique sur les cliniques médicales est essentielle.Autrement certaines des craintes qu\u2019elles suscitent risqueraient fort de se concrétiser.Cette politique devrait notamment avoir pour objectif de rendre les soins ambulatoires, que requiert l\u2019état des patients, accessibles à des coûts moindres que dans les hôpitaux et les CLSC.Il faut préciser que les patients continueraient toutefois de recevoir sans paiement de leur part les soins couverts par l\u2019assurance-maladie.Il n\u2019est aucunement question de changer cet aspect du système.Au niveau opérationnel, plusieurs questions vont devoir être précisées.Mentionnons à titre d\u2019exemple la localisation des cliniques, les soins et services à être dispensés en clinique et à domicile, les heures d\u2019ouverture, la qualité des soins, etc.Par contre, il faudra éviter que l\u2019encadrement nécessaire ne devienne trop bureaucratique et stérile.Aussi, au lieu d\u2019une réglementation générale et uniforme, la création et le développement des cliniques devraient faire l\u2019objet d\u2019ententes portant sur une période d\u2019années entre le ministre de la Santé et les responsables de ces cliniques.Une telle approche permettrait de mieux adapter chaque clinique en fonction des besoins et des ressources disponibles et de toujours fixer les coûts des services en deçà des coûts en milieu hospitalier ou au CLSC.Si le développement des cliniques médicales devait s\u2019effectuer dans le cadre d\u2019une politique telle que celle que je viens d\u2019évoquer, les craintes qu\u2019elles suscitent n\u2019auraient plus leur raison d\u2019être.En effet, la création des cliniques devra s\u2019effectuer dans le cadre de la politique établie et non pas uniquement dans les endroits qui apparaissent les plus rentables.De plus, les services qu\u2019elles dispenseront devront se conformer aux termes des ententes avec le ministre de la Santé.On voit mal comment, dans de telles conditions, elles pourraient s\u2019établir de façon anarchique et se limiter à « écrémer » le marché.Compte tenu de la complexité de la question, il me semble utile d\u2019ajouter les quelques précisions suivantes : La création de cliniques médicales ne vise aucunement l\u2019établissement d\u2019un « système à deux vitesses ».Au contraire, il s\u2019agit de stopper la tendance marquée vers un tel système en rendant de nouveau accessibles à l\u2019ensemble de la population des soins ambulatoires de qualité.On ne peut ignorer que notre système de santé est en crise et que des solutions qui vont au-delà de la simple injection de capitaux s\u2019impose de façon urgente.Le projet de création de cliniques médicales s\u2019inspire du concept de l\u2019impartition dont on trouve aujourd\u2019hui des applications dans tous les domaines.En vertu de ce concept, la production de certains services est confiée à l\u2019entité qui présente les meilleures garanties d\u2019efficacité et les meilleurs coûts.Ce qui ne modifie en aucune façon le caractère public du régime du point de vue des patients.Il faut distinguer en effet entre les moyens de dispensation des soins qui, au niveau ambulatoire, peuvent être privés et le caractère public du régime.Mentionnons que l\u2019on trouve déjà dans notre système de santé plusieurs applications de l\u2019impartition.Les adversaires du projet de cliniques médicales invoquent le fait qu\u2019elles seraient privées.Or, selon eux, comme le système de santé américain est privé et que ses coûts sont très élevés, la création de cliniques médicales provoquerait une augmentation plutôt qu\u2019une diminution des coûts.L\u2019on oublie qu\u2019aux États-Unis il n\u2019y a aucune limite sur l\u2019offre de soins et que celle-ci répond à la demande qui est, à toute fin pratique, conditionnée uniquement par l\u2019immense capacité de payer des Américains.C\u2019est cet aspect de la santé aux États- Unis qui donne lieu à une prolifération d\u2019établissements et d\u2019équipements et à des pratiques médicales inutilement coûteuses.Au Québec, l\u2019offre de services de santé n\u2019existe pas en fonction de la demande, comme on peut le constater tous les jours, mais en vertu de l\u2019offre de services.Or cette offre est contrôlée de façon stricte par les budgets alloués à la santé par le gouvernement.Il est donc absolument faux de conclure à partir des coûts de l\u2019ensemble du système américain que la création de cliniques médicales provoquerait une augmentation des coûts de la santé au Québec.La véritable question qu\u2019il faut poser est la suivante: est-ce que le coût pour des services identiques et plus accessibles serait moindre en clinique médicale qu\u2019à l\u2019urgence ou à l\u2019hôpital ?À mon avis, poser la question, c\u2019est y répondre.Les médias ont pris la mauvaise habitude de toujours parler de mégacliniques.Pourtant, pour répondre aux besoins variés de la population et compte tenu des ressources disponibles, ce serait une erreur majeure de ne retenir qu\u2019un seul modèle de cliniques.Il est en effet possible d\u2019entrevoir des cliniques de différentes tailles distribuant un ensemble de services qui tient compte des besoins de la population couverte et des ressources disponibles.Une politique de cliniques médicales ne pourrait viser à régler tous les problèmes que connaît présentement notre système de santé.Une telle politique pourrait toutefois contribuer grandement à améliorer la situation et à réduire le rythme de progression des coûts dans l\u2019avenir.Si la profession médicale, qui se plaint souvent d\u2019être laissée à l\u2019écart des décisions, acceptait de s\u2019engager dans le développement de cliniques médicales accessibles et de qualité, elle pourrait trouver dans un tel projet un défi de taille et une occasion de rehausser son prestige.PHOTOTHÈQUE, La Presse Claude Castonguay Le Canada constitue déjà un partenariat en constante évolution.Le développement de cliniques médicales doit avoir comme objectif d\u2019améliorer l\u2019accès et la qualité des soins ambulatoires. B4 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 9 SEPTEMBRE 1999 NOUVELLES I7h 17h3D 1B h 19 h WATATATDW LES DETECTEURS DE MENSONGES MONTRÉAL CE SOIR VIRGINIE RADIO-CANADA \u2022 Watatatow - auteur?: Mane-Claude Trépaner - réalisation : Michel Tardy \u2022 Les Détecteurs de mensonges - réalisation-coordination : Johanne Bouchard Montréal ce soir \u2022 réalisation-coordination : Sylvain Schreiber \u2022 Virginie - idée originale et auteure des textes : Fabienne Larouche \u2022 réalisation-coordination : André Tousignant LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 9 SEPTEMBRE 1999 B 5 B 7 De quoi vous mettre le vent dans les voiles ! LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 9 SEPTEMBRE 1999 B7 Larguez les amarres ! Grâce à la puissance de son tout nouveau moteur WT4* de t6 soupapes et 12$ chevaux, la Corolla 2000 vous met le vent dans les voiles.L'avantage de ce moteur révolutionnaire est qu il est si économique que vous voudrez vous laisser emporter par le vent sans vous arrêter aux pompes à essence.La Corolla est loin de se comporter comme une voiture familiale jir^ Votre concmttkmtmir* tbytftm M fur de commanditer les Jeux olympiques spéciaux canadiens.S .u, m, de distribution a < tUagê wiruiblc mit Ib^ent S\\ sf< me breveté'
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