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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. L'été
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1999-08-08, Collections de BAnQ.

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[" AVENTURE DRÔLES D'OISEAUX Le pic flamboyant: danseur ¦5 emente et constructeur génial Pierre Cintras cnBlO LECTURES D'ÉTÉ Des polars qui ont pour trame la guerre de Sécession Gilbert Grand enB6 CUISINE Un classique de la cuisine thaï: le poulet sauté aux arachides et au basilic en B10 Le rêve d'un grand.Amélie Refis huit ans, Damien Depas s'embarquait pour six ans sur le voilier familial, la V'limeiise, avec ses parents et ses trois soeurs.Aujourd'hui, Damien a 20 ans, mais il rêve encore comme un enfant.Et il ne rêve que de retrouver cette mer qu'il a connue si jeune.Mais cette fois, il l'affrontera seul.La course océanique Mini-Transat, qui a lieu tous les deux ans, est une traversée de l'Atlantique en solitaire sur un voilier de 6,50 mètres.Les concurrents partent de Concarneau en Bretagne pour se rendre aux îles Canaries.L'escale dure deux semaines.Ensuite, c'est l'océan qui les attend jusqu'au fil d'arrivée en Guadeloupe.Cette traversée implique des heures voire des jours sans sommeil, passés à la barre sur une mer souvent déchaînée.Mais les participants sont habituellement unanimes: la Mini-Transat, c'est le début d'une grande passion et surtout de la vraie vie.Cette course, c'est aussi le rêve de Damien.Et il compte bien y participer à l'automne 2001.Preuve que cela se concrétise: la construction du bateau, qui coûte environ 100 000$, devrait débuter en septembre au Chantier Atlantique où il travaille; les commanditaires tels Stratégie Iris ont commencé à se montrer intéressés par le projet; l'entraînement intensif devrait commencer en mai dans le Bas-du-fleuve r où les vents soufflent fort pour se poursuivre c^îis le Sud durant l'hiver.:: \" v \u2022 Bref, tout a été prévu et calculé pour que Damien devienne le deuxième Québécois, après Marc Perron en 1985, à participer à la Mini-Transat.Pourquoi cette course?«J'aime la vitesse et la mer, raconte Damien.Et c'est aussi la rampe de lancement vers les plus gros bateaux.» Damien n'a pas encore goûté à l'expérience qu'il sait déjà qu'il veut faire une carrière de skipper.\u2014As-tu peur?\u2014Cela fait partie du défi.Damien est vraiment déterminé et rien ne semble le décourager.Il faut dire qu'il jouit du support de ses amis, de ses soeurs et surtout de ses parents.Et ceux qui tentent de le dissuader?«Je prends leur énergie négative pour foncer davantage», confie-t-il.En attendant que son rêve se concrétise, Damien s'est attaqué à la course en équipes sur le lac Saint-Louis.Mais il a besoin de plus grand.De beaucoup plus grand.Comme l'océan Atlantique, par exemple.UNE FAMILLE DE VOYAGEURS page B3 André Tachoires cultive l'art de faire pousser des fruits eu bouteille Pierre Giti?ras Plutôt étrange, le poirier d'André Ta-choires.À vrai dire, on dirait que la récolte est déjà commencée.Mais au lieu de produire des poires, son arbre semble donner des bouteilles.Des petites, des grosses, à court ou à long goulot, des bouteilles fuselées, cylindriques, sphéri-ques, toujours en verre blanc.Grand amateur de jardinage, André Tachoires s'amuse depuis une quinzaine d'années à cultiver des fruits en bouteilles dans son jardin de Saint-Bruno.Des pommes, mais surtout des poires et, depuis l'an dernier, du raisin qui a donné une première bouteille de toute beauté.Sceptique?Non! Impossible d'insérer des fruits entiers dans une bouteille.Ce n'est pas comme un bateau.L'assemblage des poires en bouteille reste encore une technique à inventer.Il faut donc se résoudre à faire pousser Quand il s'établit à Saint-Bruno, le poirier qui est dans la cour lui rappelle de vieux souvenirs.«Mon père faisait pousser des fruits dans le fruit dans le réceptacle de verre, ce qui exige un doigté d'artiste et une patience infinie.Âgé de 59 ans, presque à la retraite, dit-il, M.Tachoires est originaire de Dax, une ville au sud de Bordeaux.Il est venu visiter l'Expo 67 et l'amour était au rendez-vous.La lune de miel se poursuit toujours.Faire pousser des fruits dans une bouteille exige un doigté d'artiste et une patience infinie.des bouteilles.J'ignorais sa technique, mais je me suis dit que ce ne devait pas être si malin.J'ai donc mis le poirier à contribution.» Il se rend compte rapidement que la culture en bouteille Jg est plutôt copliquée.Dans le cas des poires.il faut attendre huit jours après la fécondation de la fleur, lorsque le fruit atteint la taille d'un haricot, pour insérer le bout de branche dans la bouteille, tou-jours placée la tête en bas pour éviter toute accumu-lation d'eau.Durant cette opération, d'autant plus délicate que le goulot est long, la petite poire ne doit jamais toucher les parois.Le cas échéant, elle tombera quelques jours après l'opération.C'est pour cette raison que notre jardinier enve-loppe le fruit dans la feuille située au bout du pédoncule, ce qui ajoutera d'ailleurs à la beauté du fruit mûr.Il faut ensuite attacher solidement la bouteille dans l'arbre pour éviter que le fruit ne frotte sur le verre.Voir POIRES en B3 U^^^fl* - ^^^^^^ ^^^^^^^ NE SORTEZ PAS SANS CONSULTER http://www.lapresse.infinit.net CINÉMA.DISQUES.LIVRES.RESTOS.SPECTACLES.THÉÂTRE.VINS.Avant de faire ou de voir quoi que ce soit cliquez sur la rubrique Sortir dans La Presse Internet.Les choix de nos chroniqueurs, les critiques des internautes, les rubriques, tout y est pour que vous puissiez faire un choix éclairé.VOTRE SOURIS Je pense donc je clique La Presse ( à i t i o n Internet www.imfimit.Mt o ? 7LP0201B0808 B 2 dimanche ARTS 7LP0201B0808 ZALLCALL 67 00:54:28 08/08/99 B B 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 8 AOÛT 1999 Batman, Le Saint, Moïse.sychotique, imprévisible, chiant.Tels sont les compliments qui ornent généralement les portraits de Val Kilmer.Un nombre de costumes qui n\u2019a d\u2019égal que celui des panoplies célèbres endossées par ce comédien chéri des studios depuis quinze ans ( Batman, Le Saint, Jim Morrison, Moïse, Doc Holliday ou encore Billy the Kid pour la télé ).À l\u2019occasion de la sortie de son dernier film, Premier regard, le magazine Studio a fait le point avec lui.\u2014 Pour jouer un non-voyant dans Premier regard, avez-vous changé vos habitudes d\u2019acteur ?\u2014 Le propos d\u2019un acteur est d\u2019être vrai, convaincant.En ce qui me concerne, la meilleure façon d\u2019y parvenir consiste à me mettre dans l\u2019état d\u2019esprit du personnage.Sans chercher ni à intellectualiser ni à conditionner à l\u2019avance chaque geste.J\u2019essaie juste d\u2019agir, ou de réagir, « de l\u2019intérieur », en fonction de chaque situation.L\u2019idée n\u2019est pas de devenir quelqu\u2019un d\u2019autre, mais d\u2019imaginer sa propre vie face à ces circonstances nouvelles.J\u2019ai toujours fonctionné comme ça.\u2014 Après tant de rôles mythiques, était-il important de jouer un type simple ?\u2014 Mais ça m\u2019a toujours intéressé ! Des types « simples », j\u2019en ai déjà joué une dizaine.Ensuite, que ces films aient marché ou pas, c\u2019est une autre histoire.C\u2019est vrai que je tourne peu.Mais j\u2019apprécie beaucoup de tourner des histoires ordinaires, où je peux me concentrer sur de minuscules détails, ou rejouer plusieurs fois la scène sans me soucier des effets spéciaux.En fait, c\u2019est plutôt le passage d\u2019un gros film à un petit qui est intéressant.Si j\u2019étais peintre, je dirais que cela me permet de réaliser alternativement de grandes fresques et de petites aquarelles tout en nuances.\u2014 Vous adorez la musique, la peinture, la sculpture.Et le cinéma, est-ce un mode d\u2019expression qui vous touche ?\u2014 Oh ! Lorsque je voyage, je préfère toujours les musées au cinéma.D\u2019ailleurs, en règle générale, je m\u2019évade plus en lisant qu\u2019en regardant des films.Aujourd\u2019hui, le cinéma s\u2019est tellement uniformisé que j\u2019ai rarement l\u2019impression de rater quelque chose.Val Kilmer Deux destins tragiques n croit généralement que James Dean et Rock Hudson étaient copains parce qu\u2019ils étaient tous deux gays, mais selon Elizabeth Taylor, qui a partagé la vedette avec eux dans Giant, c\u2019était loin d\u2019être le cas.« Les deux acteurs étaient complètement différents, a confié au magazine Globe l\u2019actrice maintenant âgée de 67 ans.James Dean était un acteur de la « méthode » qui adoptait la personnalité de son personnage alors que Rock Hudson n\u2019était pas reconnu comme un grand acteur parce qu\u2019il était trop beau et qu\u2019on ne voyait que cela à l\u2019écran.» Il en aurait même fait un complexe.« C\u2019était pour lui, note Elizabeth Taylor, comme être un pin-up, mais ce n\u2019était pas la même chose pour James Dean qui avait une personnalité trouble ; on avait plutôt tendance à s\u2019apitoyer sur lui parce qu\u2019il avait eu une vie extrêmement malheureuse » Bye, bye scotch n Après avoir raté un coup au golf, Jack Nicholson, qui comme on sait a la tête assez près du bonnet, flanqua un coup de bâton sur son sac de golf.Beau dégât : il a fracassé une bouteille de scotch de cent ans d\u2019âge qu\u2019il avait achetée en Écosse et qu\u2019il réservait pour la fin de la partie.DiCaprio, mafioso n Le doux Leonardo DiCaprio dans le rôle de Sonny Corleone ( créé par James Caan ) dans Le Parrain IV ?En tout cas, Francis Ford Coppola y pense.Mais DiCaprio a beau avoir un nom italien, sa blondeur et son allure juvénile n\u2019en font pas tout à fait un personnage de la mafia ; il s\u2019en trouve pourtant pour estimer qu\u2019il s\u2019agit là d\u2019une excellente idée qui aurait son poids au box-office.Sonny a été assassiné dans le premier Parrain mais il n\u2019y aura pas de résurrection ; le nouveau film se passera pendant ses années de jeunesse.Tous les mêmes.n Ben Affleck s\u2019étant extasié devant une robe portée par la princesse Caroline, Gwyneth Paltrow s\u2019empressa de s\u2019en faire confectionner une réplique exacte.Lorsqu\u2019elle la porta pour la première fois, elle s\u2019attendait à quelques compliments de la part de ce bon Ben.Comme il ne pipait mot, elle lui fit savoir qu\u2019elle s\u2019était donné beaucoup de mal pour lui plaire.Sa réponse : « C\u2019est juste une robe.» et il avoua même ne pas se rappeler l\u2019avoir déjà trouvée à son goût.Côte à côte avec Marilyn n À côté de Marilyn Monroe pour l\u2019éternité.Eh oui ! le lot voisin de celui où est inhumée la vedette vient d\u2019être mis en vente.Mise à prix : 30 000 dollars ! Si ça vous intéresse, vous n\u2019avez qu\u2019à communiquer avec Pierce Brothers Westwood Village Memorial Park and Mortuary, 1218 Glendon Ave., Los Angeles.La vraie Anna Scott se lève n Une actrice britannique voudrait bien donner une « solide gifle » à Julia Roberts parce que, soutient-elle, la vedette a sali son nom dans Notting Hill.La vraie Anna Scott, 38 ans, qui a joué dans huit films et dans quelques séries à la télé, estime que le personnage du film qui porte son nom et qui a un passé de prostituée nuit à sa carrière.Elle a porté l\u2019affaire devant les tribunaux.Express n John Travolta, 45 ans, a l\u2019intention de relancer sa carrière de chanteur en faisant équipe avec Ricky Martin, 27 ans ; ils seraient aussi les covedettes d\u2019un film comme père et fils.La veuve de Fred Astaire, Robyn, une pilote professionnelle, a sa propre compagnie, Robynaire Lines, qui loue des avions et des hélicoptères aux entreprises et aux célébrités.L\u2019ex-agent 007 Sean Connery a trois tatouages, mais on ne les verra jamais à moins qu\u2019il ne pose flambant nu.Un de ces tatouages, comprend une dague surmontée de l\u2019inscription « Scotland Forever », un autre les mots « Mom and Dad ».Quant au troisième, il refuse de dire ce qu\u2019il représente.SOURCES : Premiere, Globe, People, Star Monica James Dean Rock Hudson Bellucci Comme un poisson dans l\u2019eau \u2014 Vous avez déclaré un jour : « Adolescente, je voulais vivre vite.» Les aléas du métier d\u2019actrice vous ont-ils appris la patience ?Oui et non.C\u2019est vrai qu\u2019il y a beaucoup d\u2019attente dans ce métier.Il faut attendre le bon scénario, attendre lors du tournage entre les prises et au moment de la post-production précédant la sortie.Et pourtant, je vis à toute vitesse.Je n\u2019arrête pas avec les voyages et les essais que je dois faire avant chaque film.D\u2019une certaine manière, depuis que je tourne, je suis toujours une débutante.Ciné Live « » Il faut de tout pour faire un monde Plus un acteur est prêt, moins on fait de prises.C\u2019est aussi simple que ça.Un acteur ne peut pas penser son texte et jouer.Il faut que le texte lui vienne naturellement, sans réfléchir.C\u2019est comme quand on descend l\u2019escalier ; on le fait sans y penser, sans compter le nombre de marches.Si l\u2019acteur joue et se dit en même temps « Après, je dois dire telle phrase », il ne peut pas jouer.Stanley Kubrick ( 1928-1999 ) Cate Blanchett est comme une pierre précieuse.Dès qu\u2019elle est devant la caméra, c\u2019est comme si elle sortait de son écrin de velours noir.Elle brille déjà au quotidien.Mais sous les projecteurs, elle étincelle comme un joyau.Et au fur et à mesure du tournage, vous découvrez le nombre infini de carats que ce diamant d\u2019actrice recèle.Mike Newell \u2014 Pushing Tin Je n\u2019aime pas les premières et tout le travail de représentation ; je me fais toujours le plus discret possible.À vrai dire, je mène une vie plutôt ennuyeuse.Et je me fiche de ce qu\u2019on dit de moi.Keanu Reeves Chacun peut avoir ses goûts, sa façon d\u2019être, son originalité propres.Le Robert note que sous son apparent libéralisme et la neutralité prudente du proverbe, la formule est souvent une manière conciliante, pour celui qui l\u2019emploie, de prendre de la distance par rapport à des attitudes qu\u2019il n\u2019approuve pas totalement ( ou même qu\u2019il réprouve ).VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION MM CNN CÂBLE 9 V.LIFE HISTORY MP 11 11 45 58 13 13 22 22 21 21 23 23 20 20 24 24 CBC 5 VIE CANAL D GLOBAL DISC.FOX TÉLÉTOON TLC 19 h 30 20 h 00 4 4 7 7 8 8 5 5 1 8 < SRC SRC TVA TQc TQS 3 7 t 6 9 > @ G \\ ?M R ; ABCE 7 CBS 2 NBC 4 P h TV5 RDI RDS TSN NW YTV BRAVO A & E PBS CTV CTV TQS TQc TVA CANAUX CF CF VD CANAUX VD 18 h 00 18 h 30 19 h 00 19 h 30 20 h 00 20 h 30 21 h 00 21 h 30 22 h 00 22 h 30 23 h 00 23 h 30 18 h 00 18 h 30 19 h 00 20 h 30 21 h 00 21 h 30 22 h 00 22 h 30 23 h 00 23 h 30 CÂBLE: A & E = ARTS AND ENTERTAINMENT - CÂBLE 9 V.= CÂBLE 9 VIDÉOTRON - CNN = NOUVELLES - DISC.= DISCOVERY - MM = MUCH MUSIC - MP = MUSIQUE PLUS - MMAX = MUSIMAX NW = NEWSWORLD - RDI = RÉSEAU DE L\u2019INFORMATION RDS = RÉSEAU DES SPORTS - TLC = THE LEARNING CHANNEL - TSN = THE SPORT NETWORK - TV5 = TÉLÉVISION INTERNATIONALE - YTV = YOUTH TV PBS MMAX SHOWCASE FAMILY CH.CÂBLE 34 9 38 48 31 31 36 39 37 37 68 46 3 3 47 49 29 35 30 30 48 32 25 25 19 19 33 33 40 40 34 27 27 28 28 15 15 44 35 18 18 50 36 47 CÂBLE Ce soir Découverte / L'Intelligence des animaux Les Couche-tôt en vacances Les Jeux panaméricains Le Téléjournal Sport / Cinéma (23:55) Le TVA La vie est un sport.Fort Boyard / Les Meilleurs Moments / Dernière Cinéma / LOUP (4) avec Jack Nicholson, Michelle Pfeiffer Le TVA, édition réseau Sports (22:54) / Loteries (23:10) Évangélisation (23:17) Bons Baisers d'Amérique Les Francstireurs En pleine nature Le plaisir croît avec l'usage./ Pierre Falardeau Arts et Spectacles / Twist Cinéma / LE CERF-VOLANT BLEU (4) avec Lu Liping (22:58) Cinéma / K2 - 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CERTAINS L\u2019AIMENT CHAUD Un des classiques du cinéma américain avec Marilyn Monroe et Tony Curtis qui étaient à couteaux tirés pendant le tournage mais amoureux sur l\u2019écran et Jack Lemon, impayable habillé en femme. 7LP0301B0808 B-3 DIMANCHE 8 AOUT 7LP0301B0808 ZALLCALL 67 00:49:11 08/08/99 B u viens de quitter à jamais les écoles, primaire et secondaire, tu peux donc parler librement.Les anciens, on se pose des questions.Quand je constate le peu d\u2019heures «cul sur chaise», je m\u2019inquiète.Dans mon temps, c\u2019était autrement plus long.Au secondaire, au Grasset, on finissait à six heures du soir! Études obligatoires donc, et, à la maison, encore des tas de leçons, des tas de devoirs.Et que de dictées! Maintenant, à trois heures et quart de l\u2019après-midi, je vois les écoliers déjà libres! Jalousie?Sans blague, j\u2019ai, comme tant d\u2019autres, des inquiétudes proches de l\u2019angoisse.Je me souviens, quand je voyais ces feuilles volantes avec des «cochez ici, cochez là», qui vous tenaient lieu de devoirs, j\u2019enrageais.Une manière pour des profs «paresseux»?Nous avions nos cahiers, à l\u2019encre (à garder ultra-propres) de devoirs.Parfois, en aidant tes cousins Simon et Thomas, je n\u2019en revenais pas du peu d\u2019ouvrage.École de facilité! Des brouillons, torchons salis! Je sais que les temps changent mais ça ne m\u2019empêche pas de craindre cette sorte de scolarité actuelle.Ne nous as-tu pas confié qu\u2019après pourtant huit ans d\u2019anglais, ce n\u2019était qu\u2019ouvrage de débutant?Je juge cela très inquiétant.Je te sais assez franc pour dénoncer ou défendre ce système.Des profs m\u2019ont déjà fait lire des «rédactions» farcies de fautes élémentaires.Grossières.Des jeunes du secondaire qui écrivaient comme des enfants arriérés, au son quasiment! Ces enseignants, il me semble, devraient se condamner euxmêmes ou se révolter contre les dirigeants.Ils disent: pas assez de temps! Incapacité de concentration! Trop de jeux Nintendo! Trop de laxisme à la maison! On exige du «fun», le plaisir est surfavorisé.Je sais que cet état de fait existe depuis des décennies mais quel est ton verdict?Es-tu satisfait de tous ces cours au primaire?Et au secondaire?Oseras-tu nous dire qui ou quoi il faut accuser ou excuser?On publie que ces carences se retrouvent partout.En Europe comme aux États-Unis, que des éducateurs de Paris comme de New York sont découragés.Quand je vais à des rencontres dans des écoles, je constate que les élèves sont plus audacieux que nous, qu\u2019ils questionnent, intelligemment souvent, qu\u2019ils ont du vocabulaire.Mais la syntaxe! Brr! Oh David, je voudrais bien revenir en arrière! Te faire voir ces nombreux manuels d\u2019antan, les listes à n\u2019en plus finir de nos leçons et devoirs.Des heures et des heures à la maison! Aujourd\u2019hui, j\u2019ai vu souvent l\u2019«expédition» des devoirs s\u2019accomplir en moins de trente minutes! Je tiens pas à passer pour un vieux «chnoque» mais il y a des limites.J\u2019ai l\u2019impression que l\u2019air du temps mène le bal: pas trop de rigueur, le «fun» avant tout, la facilité.Tant pis pour la formation sérieuse, l\u2019apprentissage solide.Il y aura de graves déceptions.Le climat actuel n\u2019offre que du ludisme.Je ne suis pas contre le plaisir mais je voudrais aussi une école qui enseigne vraiment.Je n\u2019ignore pas qu\u2019il y a davantage de matières que dans mon temps.Je ne veux pas le retour aux exercices de la mémoire seulement.Je sais que les petits-fils ont appris certain e s c h o s e s , écologie, scienc e s e x a c t e s , calculs modernes, que j\u2019ignorais.Mais pourquoi tant de parents ont-ils l\u2019impression que l\u2019enseignement actuel se constitue de niaiseries: le «vécu» sans vision globalisante, des matières loufoques, modernité à gogo, gadgets louches.Modes vaines d\u2019une pédagogie contestable?Est-ce seulement la sempiternelle anxiété des parents trop ambitieux pour les rejetons qui grandissent sans vraie formation scolaire?Comme j\u2019ai hâte de te lire là-dessus.lusieurs parents se demandent si l\u2019école est bonne de nos jours.Je crois pour ma part quil y a beaucoup de changements à y apporter pour qu\u2019elle devienne potable.Tous ces adolescents qui abandonnent si vite ce milieu, qui se retrouvent quelques années plus tard à l\u2019enseignement pour adulte à l\u2019école Marie-Anne, tous ces jeunes qui se présentent à l\u2019école de corps seulement, le nombre de profs qui utilisent la manière «fait semblant d\u2019écouter et ferme-la» me font moi aussi rougir.Qu\u2019est-il donc arrivé à l\u2019école?Pour ma part, au primaire, j\u2019ai très peu travaillé pour réussir (comme la plupart des enfants).À l\u2019école de quartier, les devoirs sont négligés, aucune étude demandée et les recherches pas exigées! Surtout en 6e année, étape que je trouve ridiculement inutile: passer une année à réviser ce qu\u2019on a appris au primaire (pas grand-chose), parler avec ses amis en classe et s\u2019initier très, mais très lentement à l\u2019utilisation des ordinateurs, n\u2019est pas des plus enrichissant du point de vue académique.Peut-être que les éducateurs prennent tous nos enfants pour des attardés?Puis, élève au difficile et bien coté Mont Saint-Louis à ma première année du secondaire, j\u2019ai heurté un mur.Ma paresse m\u2019a coulé: je n\u2019étais pas habitué à étudier, ni à faire des devoirs de plus de vingt minutes; j\u2019étais mal préparé par l\u2019école primaire qui nous arme avec des lance-pois pour des années d\u2019oisiveté qu\u2019on passera à l\u2019école publique.Puis, j\u2019ai changé pour Letendre, une école où le niveau académique est moins élevé mais où la direction s\u2019occupe des élèves.Encore une fois, je n\u2019ai pas beaucoup travaillé, sauf quand j\u2019ai dû prendre des cours d\u2019été de maths en secondaire 4.J\u2019espère que je pourrai finalement apprendre au cégep! Tu trouves la journée d\u2019école trop courte?Je trouve que c\u2019est très logique qu\u2019on lui ait retranché quelques heures durant les dernières années: les élèves ne seraient plus capables de tenir le rythme d\u2019études d\u2019antan.Imagine-toi dans la peau d\u2019un étudiant qui n\u2019est pas habitué à l\u2019effort.Place-toi en classe durant quatre longues heures, avec cinq minutes de pause par heure.Puis, il est midi, tu manges durant une heure.Ce qui t\u2019attend après, encore deux heures de classe.Après, je ne crois pas que tu aies la tête à travailler davantage quand tu es habitué à passer plus de temps écrasé devant la télévision qu\u2019à l\u2019école! Demande aux enseignants combien leurs élèves sont agités et combien ils manquent de concentration durant la dernière heure de classe.Ils le seraient encore plus dans les deux ou trois heures que tu voudrais leur ajouter: ce serait une pure perte de temps.Il faudra changer bien des choses avant de toucher aux heures d\u2019école.Et puis, je ne crois pas que le syndicat des enseignants serait d\u2019accord: une autre grève?Par contre, ça m\u2019a un peu frustré que nous apprenions aussi vite que les escargots qui rampent dans mon aquarium! Surtout en secondaire 5.Penses-tu que j\u2019ai beaucoup appris à l\u2019école depuis Noël?Non! Que du superflu rapidement oublié.Ce dont je me souviens?Quelques faits sur les grandes religions, les taux d\u2019intérêts, qu\u2019on a étudiés tout au long de la deuxième partie de l\u2019année et que j\u2019avais compris bien avant, du capitalisme économique et quelques faits historiques que les trois quarts de la classe auront oublié.En français?Gros vide, rien.Je ne peux blâmer les enseignants car même si certains étaient intéressants, aucun élève, y compris moi, ne voulait travailler.Il ne nous restait qu\u2019à passer notre année et nous étions rendus au cégep.Oui, c\u2019est là une attitude désintéressée face au savoir.Que voulons-nous donc, passer au plus vite à la prochaine étape sans nous soucier si on a appris?Je crois que c\u2019est plutôt le ministère de l\u2019Éducation qu\u2019il faut blâmer.Il faut une restructuration des programmes et une meilleure formation pour les professeurs qui, trop souvent, veulent remplir les cerveaux des élèves comme des voitures de train vides.Il faut les faire participer, les intéresser au cours.Il n\u2019est jamais trop tard, hein monsieur le ministre?Il faut remplacer les cours inutiles tels enseignement religieux, initiation à la technologie, qui ne nous apprennent rien pour les remplacer par des cours d\u2019histoire à toutes les années, comme la plupart des pays font et rajouter quelques périodes supplémentaires de français.C\u2019est ahurissant de voir la qualité d\u2019écriture médiocre des élèves! L\u2019école a beaucoup changé durant ce siècle qui tire maintenant sur sa fin.Il faut constamment s\u2019ajuster, comme les ordinateurs, dépassés après seulement quelques mois d\u2019existence.C\u2019est le ruban «électrique» qui donne les meilleurs résultats, dit-il.Puis, si la bouteille est au soleil, il faudra lui installer un paresoleil pour que la minuscule serre ne devienne pas un four, ce qui a souvent été le cas cette année.Ensuite, il faudra combattre les perceoreilles, des insectes peu ragoûtants qui apprécient un bon repas de poire dans la tranquillité d\u2019une vieille bouteille de Mateus.Là encore, il faudra procéder avec doigté.«Cet insecte cause des meurtrissures aux fruits, dit-il.Il faudra travailler délicatement avec un jet d\u2019eau pour le déloger.Bien sûr, sans déstabiliser la bouteille sur sa branche.» Vous n\u2019êtes pas encore découragés?Poursuivons.Vient enfin le temps de la cueillette, environ une semaine ou deux avant le temps normal, pour que le fruit reste ferme, qu\u2019il ne soit pas trop mûr.Avec un petit instrument de votre cru, il faudra couper les feuilles en trop et nettoyer la partie de la bouteille où poussières et saletés se seront accumulées durant l\u2019été.Attention ! Travail très délicat, une fois de plus.Il ne faut pas meurtrir le fruit.Mais vous êtes presque au but.Maintenant, il faut remplir la bouteille avec un alcool à 40 degrés, acheté tel quel à la SAQ, ou encore, utiliser vodka, grappa, kirsch, sambuca ou autre eau-devie de couleur blanche.Une cuillère à café d\u2019acide ascorbique (vitamine C) conservera au fruit sa couleur d\u2019origine.Mais à la condition que votre poire, son pédoncule et le bout de branche soient couverts de liquide.Voilà d\u2019ailleurs la plus grande déception de la culture en bouteille.«Les fruits en bouteille restent avant tout une décoration, un bel objet, explique l\u2019horticulteur amateur.L\u2019alcool utilisé n\u2019a habituellement pas bon goût, même après une longue macération, et agit comme agent de préservation avant tout.Si vous avez utilisé une eaude- vie, par exemple, vous serez tenté de la boire.Avec raison.Mais dès que le fruit ne sera plus couvert de liquide, il perdra sa couleur et brunira rapidement.» Aussi conseille-t-il de vider le précieux liquide pour le boire et de le remplacer immédiatement par l\u2019alcool recommandé.Même situation avec la fameuse Poire Williams que vous achèterez à la SAQ (53,50$ pour 500 ml d\u2019eau-de-vie).Une foule de fruits peuvent se prêter à l\u2019expérience.Mais l\u2019expert a éliminé les pommes depuis un bon moment, car elles se gâtaient souvent au moment de leur croissance en plus d\u2019être attaquées par de nombreux insectes.Quant au raisin, il a utilisé du Seyval blanc.Le raisin bleu Concord se décolore au contact de l\u2019alcool.Avec le temps et l\u2019expérience, André Tachoires a obtenu de petits chefsd\u2019oeuvre, notamment ces bouteilles qui comptent deux poires avec leurs feuilles encore attachées au pédoncule.Certaines d\u2019entre elles datent de plusieurs années.Une poire «embouteillée» par son père est toujours en bon état 50 ans après, même si elle est devenue plus foncée avec le temps.Carl Mailhot et Dominique Manny ont décidé de quitter la terre ferme en 1986 avec leurs quatre enfants.Ils ont ainsi vogué sur la V\u2019limeuse, leur grand voilier jaune de 20 tonnes, et ils ne sont revenus que six ans plus tard, la tête remplie de souvenirs et d\u2019aventures, pour se retrouver en une de La Presse, par un beau samedi d\u2019octobre.Leur long périple avait changé leur vie, la série d\u2019articles du quotidien les plongea dans un maelström médiatique.De leurs expériences, ils ont écrit deux livres publiés en 94 et 96 et qui sont encore parmi des succès de librairie en France au palmarès de la littérature maritime.Après avoir exploré le monde pendant tant d\u2019années, rêve-t-on toujours de repartir?Si l\u2019on s\u2019en tient aux propos de Noémie, une des jumelles du couple Manny-Mailhot, le voyage, c\u2019est une philosophie de vie, un mode de vie.Et c\u2019est ce qu\u2019elle a choisi.«Les voyages sont comme une bouffée d\u2019air frais, raconte la jeune fille.Je ne pourrais pas m\u2019en passer, que ce soit en voilier ou pas.» Pourtant, à leur retour en 1992, les enfants, Évangéline, Damien, Noémie et Sandrine voulaient ressembler à tous les adolescents de leur âge.Ils se réjouissaient de connaître la stabilité: une vraie école remplie d\u2019amis potentiels, avec un vrai professeur.Ils sont d\u2019ailleurs vite devenus premiers de classe tellement ils étaient motivés.Mais après quatre ans, le charme s\u2019était envolé et le voyage commençait déjà à leur manquer.Aujourd\u2019hui, ils ont tous la bougeotte.Les jumelles, Sandrine et Noémie, qui auront 18 ans ce mois-ci, reviennent d\u2019un voyage de huit mois en Europe et en Afrique du Nord.Damien, aidé de ses parents, se prépare pour la course océanique Mini-Transat, qui aura lieu en septembre 2001.L\u2019aînée, Évangéline, a passé trois mois en Thaïlande et au Viêtnam et trois autres mois dans le Grand Nord québécois où elle travaillait comme cuisinière pour une production Imax.Son rêve: mettre sur pied sa compagnie de production de documentaires, ce qui lui permettrait de parcourir le monde tout en travaillant.«Le goût de la découverte est vraiment propre à notre caractère, propre à toute la famille», explique la voyageuse de 23 ans.Et la voile dans tout cela?Elle fait toujours partie intégrante de leur vie.Les jumelles sont monitrices dans une école de voile où Évangéline avait travaillé auparavant.Damien fait de la course en équipes sur le lac St-Louis.La V\u2019limeuse, e l l e , s e f a i t tranquillement refaire une beauté.Carl et Dominique y travaillent.Avec un peu de chance, le voilier, qui abrite le couple, pourrait repartir à la conquête des océans dès l\u2019été prochain.La place de la V\u2019Limeuse, c\u2019est assurément sur la mer.«La mer est belle parce qu\u2019il y a des bateaux pour y naviguer», note Dominique. 7LP0401B0808 B-4 DIMANCHE 8 AOUT 7LP0401B0808 ZALLCALL 67 00:49:18 08/08/99 B Parce qu'il n'avait pas encore écrit de roman, voilà que Pierre Hebey renouvelle le genre.Ce qui est une véritable gageure.Il nous propose Une seule femme, une seule femme à aimer, écrit d'une manière nouvelle, du moins m'a-t-il semblé, c'est-à-dire en utilisant des procédés fort connus et souvent déjà éculés, le retour en arrière, le télescopage des époques, mais en quelque sorte assimilés, purifiés, adoucis dans une écriture souple et parfois recherchée.Un roman, en même temps, dans lequel les sentiments et les sensations à la mode classique, se trouvent constamment mis en doute par un narrateur, à la Proust, qui ne cesse de s'interroger et de montrer parfaitement combien le passage du temps peut les modifier.Un superbe roman L'histoire étonnante d'un adolescent qui aima une superbe rousse, toute mystérieuse, toute inaccessible, toute chaste comme lui, à deux ou trois crans plus haut que lui.Il se demande, et le lecteur avec lui, comment il a pu s'éprendre de cette Judith.L'adolescent (il a 13 ans en 1940) s'en va rendre visite à l'un de ses professeurs, Monsieur Hirsch, qui vient d'être révoqué parce qu'il est juif.C'est la fille du professeur, Judith, qui accueille l'étudiant et le laisse en compagnie de Monsieur Hirsch.À son tour, celui-ci le laissera bientôt en compagnie de sa fille.Sale époque, que le narrateur appelle «les années rousses et noires».Les Juifs poursuivis, pillés, déportés.Un Paris sous l'occupation, des soldats allemands partout, presque pas de voitures, presque rien à manger.Mais éventuellement, du théâtre et du cinéma, de la musique de jazz malgré tout, en cachette.Et là-dedans, dans ce bouillon infâme, va naître un étrange amour enveloppé d'angoisse.E t v o i c i u n e é p o q u e reconstituée pour le lecteur avec un étonnant pouvoir d'évocation, plus vraie que la vérité.Décidément, il n'est que le roman, lorsqu'il a du talent, pour refaire le vrai.Mais voici apparaître Juliette.Les deux premières lettres du prénom sont les mêmes que pour Judith.Bien d'autres choses aussi rappellent le passé.À tel point que le narrateur, qui a grandi, croit avoir retrouvé son premier amour (il l'avait donc perdu?Nous ne savons pas encore comment): \u2014 Vous êtes Judith Hirsch, dit-il.\u2014 Je suis Juliette Ménard, vous dis-je.\u2014 Où étiez-vous pendant la guerre ?.Lui, il croit, dur comme l'amour, l'avoir retrouvée.«Cette femme était Judith.Je l'aurais juré.Mais je n'arriverais à rien en la prenant de front.» Alors, il raconte Judith à Juliette.C'est ainsi que nous apprenons son histoire.Juliette épouse Georges.Il y a d'étranges, de mystérieuses coïncidences.Par exemple, Juliette donne des détails sur Judith \u2014 et Georges les ignorait.Sont-ils inventés?Plus vrais que la vérité, que nous ignorerons toujours?Il s'agira d'un roman sur la fidélité.De l'amour unique que l'on ne pourra jamais oublier.Au point de le continuer avec un sosie, qui était peut-être Judith.Jusqu'à sa mort à elle, et nous ne saurons jamais si elle était vraiment Judith.C'est une fable, si l'on veut, une fable romantique.Certains traits m'ont rappelé avec bonheur ce roman magnifique de Garcia Marquez, L'Amour au temps du choléra.L'acharnement amoureux d'un homme qui refuse d'avoir perdu l'être aimé, indispensable, inimitable.Mais chez Marquez, l'être en question ne mourait pas, et nous savions qu'il s'agissait du même.Peut-il eu exister un autre qui serait le même?Allons bon.Et encore, je ne peux tout vous relater.Il convient que vous découvriez, comme tout lecteur, les cent questions que pose cette intrigue amoureuse, écrite superbement dans un style parfois chantourné, qui vous attache très fort.En laissant la plupart de ces questions en suspens.Heureusement.N'est-ce pas un brin ironique que la Divine Greta Garbo qui n'aimait guère les hommes les a tous rendus fous, à l'écran comme à la ville?Aux dires de ses biographes et des potins hollywoodiens de l'époque, il semblerait que l'impalpable déesse scandinave dont la frigidité ne faisait pas de doute préférait la compagnie des femmes.En un mot, les amours saphiques.Androgyne au corps plat et au magnifique visage, elle ne parlait d'elle qu'au masculin et n'entamait de relations avec les hommes que s'ils étaient des bisexuels notoires.Ainsi, Mauritz Stiller, Cecil Beaton, Gayelord Hauser, Leopold Stokowskji, George Schlee compteraient parmi ses aventures réelles ou supposées.Il n'empêche que d'Adolf Hitler à Staline, de François Mauriac à Roland Barthes qui analyse sa beauté dans ses Mythologies, du poète Audiberti qui invente pour elle ce néologisme, le «gretagarbisme», jusqu'à la foule anonyme des cinéphiles, ils ont été des millions d'hommes à célébrer l'indescriptible force érotique qui émanait de tout son personnage.Maquillé, habillé, éclairé et dirigé par les plus grands artistes de son temps, faut-il le préciser?Mais qui aujourd'hui s'intéresse encore à la grande star des années trente, célébrée pour sa présence physique plus que pour ses dons d'actrice \u2014 on était encore loin de l'Actor's Studio ou de la Nouvelle Vague - et qui à l'âge de trente-cinq ans décida soudainement de quitter les ors et les hommages du métier?Jean Lacouture, le très sérieux biographe de Montaigne, Champollion, Mitterand et Hô Chi Minh a croisé le regard de la belle, alors qu'elle magasinait, rue de Rivoli, un jour de septembre 1951.Elle s'était alors définitivement retirée de la machine hollywoodienne mais sa beauté était encore si intacte que monsieur Lacouture en a conservé un souvenir ébloui.D'entrée de jeu, il dépeint son extase en ces termes: «Passion si vive, envoûtement si intense que ma vie sentimentale s'en trouva, des années durant, inhibée.» Un demi-siècle plus tard, ce «garbiste » convaincu s'est décidé à écrire une biographie de la vedette \u2014 le trente-septième livre consacré à Greta Garbo \u2014 à la manière d'un amoureux transi mais lucide qui tente de remonter le fil de la vie de sa chère disparue.Et quelle existence que la sienne! Dans cet ouvrage très personnel, donc, Lacouture évoque l'enfance du bel ange né dans un milieu modeste ainsi que les années d'apprentissage et de gloire aux États-Unis.La dame a eu des amours troubles, il en parlera également, tranchant difficilement sur la question de son lesbianisme.Plusieurs hommes \u2014 ils sont utiles, parfois \u2014 ont aidé la sirène nordique à se hisser au sommet de son art.Il sera question d'eux et aussi des films muets et parlants dans lesquels l'actrice a défendu des rôles plus ou moins édifiants.Selon Lacouture qui s'y connaît, La Reine Christine est le film «garbique» par excellence: «S'il n'en fallait qu'un pour refléter son image à travers les millénaires à venir, c'est celui-là qu'il faudrait choisir.La femme du Nord, l'androgyne, la célibataire, l'enchanteresse, et même la pacifiste et la tolérante s'y manifestent dans tout leur éclat.» Peu porté sur les anecdotes et le bla-bla-bla, Lacouture préfère épiloguer sur la genèse du mythe Garbo et parfois, sous sa plume, la reine des trolls est réellement hissée au sommet des divinités.Cette biographie est si enjôleuse qu'il pourrait être question de la vie d'à peu près n'importe qui, on continuerait sa lecture avec exaltation.Probablement l'un des films les plus charmants des dernières années que ce Shakespeare in Love: on en sort le sourire aux lèvres et le coeur léger.Parce que l'histoire est originale.Parce qu'elle est livrée par une distribution sans fausse note.Parce que les deux interprètes principaux, Gwyneth Paltrow en Lady Viola et Joseph Fiennes en William Shakespeare, forment un couple aussi lumineux que pétillant.Lui, est en panne d'inspiration.Elle, sera sa muse.Inaccessible.Comme Juliette pour Roméo.De leur idylle \u2014 menée tambour battant dans la chambre de la dame et dans les coulisses de ces théâtres dont la scène était encore interdite aux femmes \u2014 naîtra la plus célèbre des histoires d'amour.Multipliant les clins d'oeil à l'oeuvre du dramaturge anglais et à ce que l'on sait de sa vie et de son époque, Shakespeare in Love est une de ces fictions que l'on souhaiterait réalité.En fait, elle nous en convainc presque.Après l'aventure de La Belle Histoire, Claude Lelouch a commencé à écrire et à filmer sa nouvelle épouse.À l'aimer de derrière sa caméra.Ainsi a débuté un hymne à l'amour destiné à Alessandra Martines, dont le plus récent couplet \u2014 loin de faire l'unanimité \u2014 s'intitule Hasards ou coïncidences.Deux mots qui résument l'oeuvre du cinéaste, deux mots dont il use et abuse ici.Sciemment.Pour l'immense plaisir de certains, pour le plus grand agacement des autres.Selon que l'on se trouve dans un clan ou dans l'autre, Hasards ou coïncidences mérite un bouquet d'étoiles ou équivaut à une dose létale d'exaspération.Ce film est «lelouchien» sans concession aucune.Par son propos.Par sa manière.Par ses images, qui chavirent, tournoient \u2014 et dans lesquelles les uns se laisseront porter avec bonheur tandis que les autres réprimeront des haut-le-coeur.Le tout, pour raconter Myriam.Qui vient de perdre ses amours (son fils et son amant).Qui devra réapprendre à vivre.Si tel (ré)apprentissage est possible.Il aura 70 ans l'an prochain (dans la réalité, mais peut-être ne s'en souvient-il pas), il est alcoolique et il drague tout ce qui porte jupon (le scénario, en tout cas, le veut ainsi).S'il n'avait pas la tête de Clint Eastwood, personne ne le prendrait au sérieux.Sauf qu'il a cette belle tête-là et que, si ses succès de Casanova laissent perplexe (des minettes canons se pâment à répétition devant ses cheveux gris et ses abdominaux sexagénaires), il porte quand même sur ses épaules l'intrigue bien ficelée, bien interprétée, bien rythmée et bien filmée de True Crime.Il est ici question d'un journaliste assigné à couvrir les dernières heures d'un condamné à mort qui a toujours clamé son innocence.Le vieux routier sentira d'entrée de jeu que l'homme, en effet, n'a pas tué.Reste à le prouver, tandis que s'égrènent les heures.Puis les minutes.Un suspense haletant, bon jusqu'à l'avant-dernière goutte.La dernière, de trop, pèche par invraisemblance.C'est cela, le «vrai crime».Mais pas de quoi condamner cette excellente production à la peine capitale.Grâce à Oprah, le roman a fait un malheur.Il était signé Jacquelyn Mitchard et racontait la disparition d'un garçonnet de trois ans, le cauchemar vécu par sa famille et, neuf ans plus tard, le retour de l'enfant \u2014 entre un père et une mère, un grand frère et une petite soeur, qu'il ne connaît pas.Que, dans un premier temps, il craint plus qu'il n'aime.Parce qu'ils viennent de l'arracher à ce qu'il croyait être «sa» vie, à «son» foyer.Le film d'Ulu Grosbard raconte la même histoire.Avec, en prime, un désespoir qui a la couleur des yeux de Michelle Pfeiffer \u2014 à qui le malheur va plutôt bien.Mélodramatique à souhait, Deep End of The Ocean joue efficacement sur toutes les cordes sensibles.Mais tourne les coins ronds.Il y a en effet quelque chose de brutal dans la manière dont notre couple bien sous tous rapports se réapproprie son enfant \u2014 lui jouant, à lui, le mauvais coup que le destin leur avait infligé à eux.Faire preuve de plus de subtilité aurait contribué à donner relief et crédibilité à cet «océan» qui, décidément, manque de profondeur.Si quelque cinéaste se mêlait de porter à l'écran les bandes dessinées de Tito, il en résulterait sans doute de ces «petits films fort sympathiques» tant choyés par ceux que lassent Hollywood et ses grosses affaires.De fait, Tito (Tiburico de la Llave de son grand nom) n'a visiblement pas l'ambition de chambarder les bonnes vieilles règles de la bédé; ses histoires sont simples et tiennent debout, son dessin est d'un réalisme et d'une clarté proches de la photographie.Si l'on voulait faire le difficile, on dirait de son art qu'il est vieux jeu, voire franchement straight.Mais dans son cas, cette rigueur et cette concision font plaisir à voir et à lire.El Forastero est le troisième volet de la série Soledad, amorcée en 1980 dans la défunte revue À Suivre.Petit village d'une Espagne qui n'a pas vu le temps passer, Soledad abrite de fiers rescapés de nos révolutions technologiques et sociales, ces gens que les urbains condescendants disent simples et vrais mais pensent secrètement arriérés et finis.Miguel vient de la ville, il croit être au courant de certaines choses.Des ennuis de santé l'amènent à passer quelque temps de convalescence au bout du monde, à Soledad, chez son oncle cordonnier, un homme secret mais dont on devine dès les premières pages les qualités humaines.On s'en doute, ce séjour sera pour Miguel ni plus ni moins qu'une expérience initiatique.Il quittera le village évidemment grandi, profondément changé, mais ne le saura pas.Pas tout de suite.On comprend que l'auteur nous livre ici une chronique de sa propre jeunesse, une histoire simple et vraie, belle et pudique, racontée avec chaleur et nostalgie, comme une anecdote à de vieux amis.Précisons ici que le El Forastero édité par Casterman est une édition revue et améliorée de la première, parue chez Glénat.Tito a publié les tomes 4 et 5 de la série (le cinquième étant un inédit), a v a n t d ' e n t r e - prendre la révision des précédents albums. 7LP0501B0808 B-5 DIMANCHE 8 AOUT 7LP0501B0808 ZALLCALL 67 00:49:33 08/08/99 B lus que tout autre crise de leur histoire, la guerre de Sécession ne cesse de hanter la mémoire collective des Américains.Commencé dans l'improvisation en 1861, cet affrontement fratricide entre les États du Sud, agricoles et esclavagistes, et ceux du Nord, industriels et abolitionnistes, devint très vite total.Quand cette folie meurtrière s'acheva avec la reddition du Sud au printemps 1865, 620 000 hommes étaient tombés au combat, soit plus que durant toutes les autres guerres auxquelles les États- Unis ont participé depuis 1776.Si la victoire nordiste permit de préserver l'intégrité de la nation américaine et d'abolir la servitude, elle laissa irrésolue jusqu'à nos jours une autre question tout aussi cruciale: celle de la place des esclaves affranchis et de leurs descendants dans la nouvelle société.De plus, loin de mener à la réconciliation, la reconstruction imposée sans ménagement ne fit qu'accentuer durablement le sentiment d'aliénation des vaincus envers le pouvoir central yankee à Washington.À voir le flot de nouvelles publications qui, chaque année, vient s'ajouter aux quelque 100 000 livres et articles divers déjà parus sur ce thème, on mesure combien le traumatisme fut profond et reste présent.Si vous tenez à en savoir plus sur cette guerre de Sécession, plongezvous dans la somme magistrale de James M.McPherson (Bouquins/Laffont) ou le superbe r é s u m é d ' A n d r é K a s p i (Découvertes/Gallimard).Mais ne négligez surtout pas la fiction qui, ici comme souvent ailleurs, nous conduit droit au coeur de l'Histoire et de ses héros obscurs.Spécialement quand le roman a le souffle odysséen de ce Retour à Cold Mountain(Cold Mountain, 1997) qui valut à son auteur, Charles Frazier, le prestigieux National Book Award , et qui a déjà envoûté des millions de lecteurs, avant d'être bientôt adapté au cinéma par Anthony Minghella.Vers la fin de la guerre de Sécession, Inman, un soldat sudiste blessé à la bataille de Petersburg, déserte pour regagner à pied les montagnes bleues de la Caroline du Nord où il est né, et où l'attend \u2014 espère-t-il \u2014 Ada, la jeune citadine lettrée qu'il a connue avant la guerre.Pendant qu'il traverse péniblement les paysages dévastés par les combats, Ada, restée seule après la mort de son père, apprend à survivre sur son domaine de Cold Mountain, grâce aux conseils de Ruby, une fille de ferme décidée à s'élever au-dessus de sa condition.Dans un récit dense qui déploie ses méandres comme un long fleuve tranquille, Frazier entrecroise habilement les fils de ces deux destins convergents.Par sa tragique brièveté, la rencontre finale des amants n'en devient que plus poignante, illustrant à la fois la douloureuse fragilité et l'indécente urgence du bonheur en ces temps de bruits et de fureur.Bien qu'en apparence fort distincts, le voyage géographique d'Inman et celui, intérieur, d'Ada sont mus par la même quête d'un monde meilleur loin de la folie meurtrière des hommes.Inman déserte d'abord parce qu'il est las de la guerre et écoeuré par l'horreur des combats.Et sa périlleuse fuite se déroule dans une contrée rurale démoralisée qui, après trois ans de carnage, en a assez de saigner pour défendre l'infime minorité des richissimes planteurs du Sud, mais où l'imminence de la défaite exacerbe aussi le fanatisme.Dès lors, le danger ne vient pas tant des fédéraux que de la terrible Home Guard, la milice sudiste qui traque sans pitié les déserteurs, tout en ravageant et pillant le pays.Si rien ne semble pouvoir arrêter Inman, c'est qu'il marche pour retrouver sa femme, mais aussi son terroir.Cette Cold Mountain, surtout, qui a pris, dans l'exil, la dimension mythique d'un éden, d'une «Terre sans mal», ainsi que la n o m m a i e n t l e s Cherokees, ses amis d'enfance.On retrouve le même rêve rousseauiste chez Ada, qui de timide citadine brimée par les contraintes et conventions bourgeoises se transforme en femme forte connaissant les beautés et les ressources de la nature.On aura compris que le roman de Charles Frazier est aussi une célébration quasi jubilatoire de la démesure des paysages américains.D'une richesse confondante, la prose tente farouchement de s'approprier l'espace, en en inventoriant la diversité pour mieux la fixer dans le souvenir.Comment dès lors ne pas regretter et s'insurger que la traduction française (pourtant subventionnée) ait osé en élaguer les «divines longueurs».Que cela ne vous détourne cependant pas de ce livre envoûtant.Il est évident que Kirk Mitchell évolue, lui, à un niveau inférieur mais néanmoins fort divertissant, celui du polar historique.Dans la vallée de l'ombre et de la mort (Shadow on the Valley, 1994) se déroule aussi durant la guerre de Sécession.Profitant du couvert des combats en Virginie, un tueur élimine des femmes membres de la congrégation des Dunkers, ces baptistes allemands qui refusent de porter les armes et sont dès lors l'objet de multiples vexations.C'est le colonel Simon Wolfe, médecin juif sudiste engagé par conviction dans les armées du Nord, qui pourchasse l'assassin malgré les réticences de l'état-major.Et voilà que des indices compromettants convergent vers.les généraux Sheridan et Custer qui mènent une offensive victorieuse contre les troupes confédérées de Jubal E a r l y d a n s l a v a l l é e d e Shenandoah.Quand la grande Histoire rencontre ainsi la petite histoire, le lecteur salive.Dans une trilogie remarquée mettant en scène Benjamin Janvier, un Noir affranchi de La Nouvelle-Orléans qui, à défaut de pouvoir exercer son métier de médecin, joue du piano dans les salons, Barbara Hambly a choisi, elle, de remonter une génération plus haut dans le temps, alors que les causes de l'affrontement Nord-Sud se précisaient déjà.La reconstitution de la métropole louisianaise dans les années 1830 a de quoi stupéfier par sa minutie, ses contrastes et ses inégalités particulièrement criantes dans la société créole aux multiples strates.Dans L'Innocence de Janvier (A Free Man of Color, 1997), le héros apprend qu'il ne fait pas bon être à la fois Noir, libre et instruit.Alors qu'il tente d'élucider le mystère de l'assassinat en plein Mardi gras d'une «placée» \u2014 une de ces jeunes femmes métisses qui gagnent leur vie comme maîtresses d'un riche Blanc \u2014, on l'arrête comme principal suspect.La bourgeoisie créole n'aime vraiment pas qu'on vienne flairer ses dessous.Un constat que Janvier refera à ses dépens dans Une saison de fièvres (Fever Season, 1998), épisode inspiré d'un fait divers historique.En plus de la fièvre jaune, notre médecin pianiste y affronte, en effet, Delphine Lalaurie, une bourgeoise aussi séduisante que monstrueuse, condamnée pour avoir fait subir à ses esclaves des traitements qui firent frémir l'opinion de l'époque.C'est tout dire.Les plus jeunes l'ont peut-être oublié ou peu connu, mais pour encore des milliers de Québécois, A m b r o i s e Lafortune, «le père Ambroise» ou «Ambroise» tout court, comme on s e p l a i s a i t à l'appeler, disparu en mai 1997 à l'âge de 79 ans, est encore bien présent dans les esprits.Aussi, l'idée de publier un ouvrage intitulé Ambroise tout court sur ce prêtre rebelle hors de l'ordinaire, missionnaire aux Antilles par exil volontaire, puis communicateur hors pair, à la radio, à la télévision et d a n s l e s m é d i a s é c r i t s , apparaissait bonne.L'ouvrage, qu'édite Septentrion à l'initiative de la Fondation du patrimoine laurentien, était bien parti.Un vieil ami, Pierre Valcour, le «Guillaume Plouffe» du temps où Ambroise, lui, était «le père Ambroise» des débuts de notre télévision, présente un aperçu de biographie du pittoresque personnage.Et puis l'ouvrage est parsemé de plusieurs photos qui nous rappellent diverses périodes de la vie d'Ambroise.Malheureusement, il ne s'agit pas d'une biographie, mais d'un recueil de témoignages.Forcément inégaux.Certains intéressants, d'autre moins.Sans fil conducteur entre eux, alors qu'un bon «rewriter» y aurait trouvé sans doute de quoi rédiger un ouvrage intéressant.Dommage.À moins que justement, quelqu'un aille voir ces gens qui l'ont connu et nous produisent enfin une bonne biographie de celui qui fut, jusqu'à sa mort, un grand scout! 2740977 2771790 7LP0602B0808 B 6 dimanche ARTS 7LP0601B0808 ZALLCALL 67 00:54:40 08/08/99 B B 6 R LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 8 AOÛT 1999 Le rock sauve le HipRapRock La première moitié de la série HipRapRock avait été sauvée par le rap.La seconde, qui s\u2019achevait hier avec le doublé Matamatah/Vilain Pingouin, aura été l\u2019affaire du rock.Tous azimuts.Retour sur trois soirées électriques.au propre comme au figuré.Jeudi soir, le show de Gros Mené a pratiquement fait sauter les fusibles du Spectrum.Présenté devant une salle bien remplie, ce double show (qui incluait aussi Mara Tremblay en première partie.qu\u2019on a manquée hélas) a confirmé la popularité grandissante du « projet (de moins en moins) parallèle » de Fred Fortin auprès des 25-30 ans.Mélange de rock lourd, gras, groovy, de gros joual sale et d\u2019intelligence vive, Gros Mené rallie un public bigarré.Les amateurs de rock alternatif pesant, les trippeux de rock québécois, les intellos, quelques métalleux.Tout ce beau monde se mélangeait gaiement au bas de la scène, à déguster les textes bruts de Fortin (J\u2019ai un skidoo qui m\u2019donne d\u2019la marde/Yé noir orange pis jaune moutarde), la batterie boeuf de Michel Dufour et les riffs démentiels du guitariste Olivier Langevin qui, personnellement, n\u2019en finit plus de nous épater.Une soirée qui a bien failli s\u2019étirer très tard, Fred et ses amis ne sachant plus s\u2019ils devaient poursuivre jusqu\u2019aux p\u2019tites heures (z\u2019étaient partis pour ça) ou embarquer « drelâ » pour Matane, ou le groupe jouait le lendemain.Ils ont choisi la deuxième option.Tant pis pour nous, tant mieux pour Matane.Il y a quand même des avantages à rester à Montréal, comme celui de s\u2019offrir une bonne soirée punkrock- hardcore avec Overbass et les Vulgaires Machins, vendredi soir.Public beaucoup plus jeune que pour Gros Mené, salle tout aussi pleine.Les Vulgaires Machins, jeune groupe de punk-rock mélodique, originaire de Granby, étonne par son aisance.Quant à Overbass, c\u2019était une confirmation : le groupe hispano-saguenéen est décidément un des groupes les plus populaires de la scène locale, et a rempli le Spectrum aisément, même à cette heure tardive pour leur public.Pour ceux qui les avaient vus au Medley il y a quatre mois, on retrouve sensiblement les mêmes chansons, leurs hits comme des extraits de Libertad (Plein mon cass, It\u2019s Not I Who Drives, Rendez-vous, Merry Juana).L\u2019avant-garde du rock, c\u2019était jeudi, avec Dominique A.et Claude Lamothe.Une drôle d\u2019association (au Festival d\u2019été de Québec, c\u2019était Jérôme Minière avec Jorane ; cela a à voir avec le violoncelle ?).C\u2019est Dominique A.qui ouvrait, et le cadre du Spectrum a bien mieux réussi à son spectacle que la veille, sur la scène « Madame Molson ».À la hauteur du disque Remué, la trop courte heure de spectacle (ah, les contraintes horaires du festival.) a été chaudement appréciée par un public de convertis qui communiait religieusement avec toute l\u2019intensité contenue du Nantais.Dans le cas de Claude Lamothe, c\u2019est plutôt l\u2019extériorisation qui est de mise, l\u2019exubérance.Sa virtuosité a une fois de plus ravi les spectateurs, et Lamothe est visiblement heureux d\u2019être sur scène, et de tripper avec ses musiciens.Et c\u2019est communicatif.PHOTO ÉRIC ST-PIERRE, La Presse © Shantal Arroyo, la chanteuse d\u2019Overbass.Le professionnel « Est-ce que vous êtes là ?» a demandé Youssou N\u2019Dour au début du spectacle.Bien sûr qu\u2019ils y étaient.Des Francofous de tous les sexes et toutes les couleurs, des Sénégalais, des Québécois, des médias, des gens de l\u2019industrie et même Éric Lapointe.Tous venus au Métropolis pour renouer avec le chanteur le plus populaire du Sénégal, en dedans et en dehors du Sénégal.Youssou N\u2019Dour donc était attendu, lui qui n\u2019était pas venu au Québec depuis le disque Wommat, paru en 1994.De disque d\u2019ailleurs, il n\u2019en n\u2019avait pas de neuf à proposer hier soir, sinon quelques morceaux à paraître sur son prochain, prévu pour l\u2019automne.Il s\u2019agissait surtout de reprendre contact, dire « coucou j\u2019existe, même si on a pas trop parlé de moi chez-vous dernièrement ».Des retrouvailles donc, avec ce que cela suppose d\u2019anciennes chansons et de succès de la période Real World, quand Youssou fût révélé chez nous par les métissages (alors) novateurs de Peter Gabriel.Aussi a-t-il chanté les incontournables Shakin\u2019 The Tree et 7 seconds, devant un public enchanté.de l\u2019entendre chanter.Une voix faut-il le rappeler.Haute et pure, encore que mal servie par une sono étouffée, voire étouffante, mal adaptée aux couleurs vocales de ce griot de mère en fils.D\u2019où, peut-être, ce début de spectacle un peu timide, où le chanteur et son public donneront l\u2019impression de s\u2019économiser.De fait, il faudra attendre que des spectateurs sénégalais montent danser sur scène (de grande façon, mais cela, est-il besoin de le préciser.) sur la chanson Sa May Niit pour assister aux premiers débordements du concert.La suite ira en s\u2019améliorant, le chanteur livrant entre autres l\u2019envoûtante Adouna, pièce planante et hypnotique faisant contraste avec le reste de son répertoire, où le fameux « talking drum » se fera particulièrement bavard.Du reste, était-ce un concert mémorable ?Pas sûr.Dans son créneau, Youssou N\u2019Dour fait bien les choses.Indiscutablement.Professionnel jusqu\u2019au bout des ongles (c\u2019est-à-dire beaucoup, parce que le monsieur est très grand, comme tous les Sénégalais), d\u2019une perfection sans faille.Mais au delà de la rigueur, et de cette voix bien sûr, on reste perplexe devant cet emballage musical propre et lisse, fait de sonorités pop-rock radio-friendly étrangement familières qui évoquent parfois autant Phil Collins que le terroir sénégalais.On dira bien que l\u2019Occident (lire l\u2019Amérique, surtout) s\u2019ouvre sur le monde, que la vague du world beat a contribué à connecter les quatre coins du globe, il n\u2019en demeure pas moins une chose : des chanteurs étrangers qui marchent le mieux chez-nous, ce sont encore les plus « américanisés » qui remplissent les grosses salles et vendent des disques.Qu\u2019Angélique Kidjo et le groupe rap sénégalais Positive Black Soul soient les seuls artistes à avoir « fait » le Spectrum aux dernières Nuits d\u2019Afrique en est la preuve.Les authentiques, eux, se contentaient du Balattou.PHOTO BERNARD BRAULT, La Presse © La star du public des FrancoFolies, c\u2019est lui : Antoine Jobin.Le plus FrancoFou des Francos Tous les festivaliers le connaissent.Il est toujours au premier rang des shows extérieurs, il danse sans arrêt, habillé super-classe, comme ici avec sa chemise hawaïenne, son pantalon blanc impeccable, et ses lunettes de soleil dignes de la grande époque de Paul Newman (il a ses yeux bleus, d\u2019ailleurs).La star du public des FrancoFolies, c\u2019est lui : Antoine Jobin.Et non, n\u2019allez pas croire que c\u2019est David Jobin (responsable de la programmation extérieure) qui l\u2019envoie chauffer la foule, il n\u2019y a aucun lien de parenté.Pour le récompenser de sa grande endurance, de son entrain communicatif et de son goût vestimentaire épatant, la section musique de La Presse nomme Antoine « Ti-Toine » Jobin Personnalité des Franco- Folies.Antoine Jobin ne connaît qu\u2019une manière de participer au festival : en se donnant corps et âme.« Cela fait huit ans que je viens, au Jazz et aux Francos », confie fièrement le fringuant septuagénaire entre deux spectacles.Il n\u2019est tout simplement pas tuable : du début à la fin de la soirée, peu importe le style de musique, il trouve toujours le rythme.Que ce soit sur Marc-André Leclerc, Yoro-Sou, Jérôme Minière, Pierpoljack, en passant par Natalie Choquette, et la liste serait longue.Sa préférence : la musique africaine.On le voit d\u2019ailleurs souvent aux tam-tam de la montagne.Il est parfois accompagné par Alice, sa « demi-soeur » dit-il (même si on soupçonne qu\u2019elle pourrait être sa tendre et douce), qui joue des castagnettes.Il la filme assez souvent, vu que la caméra est son dada.La caméra, il est devant, aussi.On a pu le voir dans des vidéos de Mara Tremblay, Vilain Pingouin, la pièce de théâtre L\u2019Asile (de Dominic Champagne) ; de la figuration pour des séries télé : Omertà, L\u2019Ombre de l\u2019épervier, Urgence, Les Orphelins de Duplessis, où il tenait un rôle plus important.Autobiographique, puisqu\u2019il est orphelin, et a grandi dans des centres d\u2019accueil.Bref, ce n\u2019est presque plus un inconnu.Pourquoi on l\u2019aime ?Parce que, quand on arrive sur le site et qu\u2019on le voit tougher avec une énergie de gamin (à 69 ans, quand même), il nous fait un bien fou.Il a compris que la musique est un plaisir qui ne se regarde pas, mais se vit.Merci, Antoine ! PHOTO ROBERT SKINNER, La Presse Youssou N\u2019Dour Deux spectacles sages pour boucler un événement sage C\u2019était la fin.Ou plutôt, les fins.Hier soir, le rideau est tombé sur les tournées respectives de Laurence Jalbert et de Serge Lama, en même temps que sur les onzièmes FrancoFolies de Montréal.Finale sage d\u2019un événement sage (d\u2019accord, il y a eu des exceptions, et elles étaient de taille : les soubresauts provoqués par Jacques Higelin, Rachid Taha, Diane Dufresne et ses rebelles sont du domaine de l\u2019historique sur l\u2019échelle de Richter), devant un public sage.Celui de Serge Lama l\u2019est en général, beaucoup ; et celui de Laurence Jalbert l\u2019était, en tous cas hier.La rousse dont la crinière est à présent de feu en est même venue, sur la scène du Spectrum, à se languir des élans de turbulence de sa fille adolescente ! Pour en arriver là, hein ?! En tournée depuis cet hiver avec le spectacle Avant le squall.et cinq musiciens, la Gaspésienne, en flammes et en forme, avait du chien enragé dans la voix et de la fièvre dans le geste.Elle est belle à voir sur scène, Laurence Jalbert.Elle est forte.Elle est conquérante.Pépères s\u2019abstenir, quoi ! Quant à ses chansons, réarrangées, elles émergent de ce maëlstrom d\u2019énergie rouge plus rocailleuses, plus rock, plus audacieuses.Renouvelées \u2014 et ce, qu\u2019elles soient extraites d\u2019Avant le squall ou des albums précédents.En fait, même des pièces aussi connues que Corridor ou Pour toi ont pris une nouvelle couleur.Mais aucun cheveu blanc.L\u2019aventure Lama Symphonique, elle, a commencé il y a quatre ans.Spectacles à Québec, un hit.Re-spectacles à Montréal, il y a deux ans, rehit.À un point tel que l\u2019interprète vient de sillonner la France pendant un an avec ce même spectacle.Le point d\u2019orgue a été mis hier, au Théâtre Saint-Denis, en guise d\u2019événement de clôture des Franco- Folies.Ce qui n\u2019a d\u2019ailleurs de cesse d\u2019en étonner plusieurs : bizarre, de terminer la fête sur une note déjà entendue plutôt que sur un spectacle-surprise, histoire de se donner un élan vers l\u2019an-prochain-qui-sera- l\u2019an-2000.Enfin, bref.Serge Lama, en véritable pro, a livré la marchandise.Sa marchandise.Devant un public.Son public.Celui qui l\u2019aime à la folie.En compagnie de 54 musiciens de l\u2019Orchestre symphonique de Québec dirigés par Gilles Ouellet, et de six choristes, l\u2019auteur- interprète, naturellement bien en voix (et en chair, c\u2019est lui qui l\u2019a fait remarquer, bon !), l\u2019a dans un premier temps jouée nostalgique (Mon enfance m\u2019appelle, Je voudrais tant que tu sois là \u2014 nous y étions !) avant de nous la faire humoristique (Mémorandum pour un dépucelage et autres Femme, femme, femme).Il y a aussi eu les moments solennels.« Solennissimes », en fait, au moment d\u2019entrer dans la belle Cathédrale ou de laisser couler le Titanic \u2014 pièce forte, sourde et lourde, à laquelle l\u2019orchestre enchaîne avec Où vont tous les bateaux \u2014 musicalement léger comme une bulle.Pas jojo, la cohabitation.Et puis, il y a eu l\u2019invitée surprise.Qui ?Allez, un indice : elle est Gaspésienne.Un second ?Elle est rousse.Un troisième ?Elle n\u2019est pas Laurence Jalbert.Eh bien oui, Isabelle Boulay était de cette partie- là aussi ! Tout d\u2019abord pour interpréter D\u2019aventures en aventures avec Lama.Un beau duo.Classe.Rien à voir avec celui que Lara Fabian nous avait infligé à la même époque l\u2019an dernier en s\u2019unissant (vocalement) à Michel Sardou, le temps de Je vais t\u2019aimer (ça, on appelle ça une menace plus qu\u2019une promesse).A suivi un Saule symphonique et pleureur.Très, très apprécié du public.La belle Isabelle s\u2019est gagné encore des fans.Beaucoup de fans, en fait, durant ces FrancoFolies qui ont été les siennes.Un peu, beaucoup.Passionnément ?En ce qui la concerne, aucun doute.PHOTO ROBERT SKINNER, La Presse © Serge Lama, en véritable pro, a livré la marchandise.Sa marchandise.Devant un public.Son public.Celui qui l\u2019aime à la folie. 7LP0701B0808 B-7 dimanche 7LP0701B0808 ZALLCALL 67 00:50:26 08/08/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 8 AOÛT 1999 B 7 Têtes d\u2019affiche Adressez vos communiqués à: Têtes d\u2019affiche La Presse 7, rue St-Jacques Montréal H2Y 1K9 Hydro-Québec vient de remettre une contribution de 250 000 $ à la chaire en analyse des risques toxicologiques pour la santé humaine créée par l\u2019Université de Montréal le printemps dernier.Cette chaire a pour mission d\u2019améliorer les connaissances sur les effets que l\u2019environnement peut avoir sur la santé humaine et de former des spécialistes en analyse de risque, a déclaré le Dr Gaétan Carrier, titulaire de la chaire.Les chercheurs impliqués verront à instaurer des programmes de lutte contre la pollution.La chaire est également financée par les compagnies Alcan, et Noranda, ainsi que la direction de la santé publique de la régie régionale de la santé et des services sociaux de Montréal-Centre, l\u2019Institut de recherche en santé et en sécurité du travail (contributions de 100 000 $ à 500 000 $), et quelques autres partenaires.n n n Lise Thibault n C\u2019est sous la p r é s i d e n c e d\u2019honneur du lieutenant-gouverneur Lise Thibault que le service de soins palliatifs de l\u2019hôpital Notre-Dame a célébré récemment son 20e anniversaire de fondation.Ce service, destiné aux patients en phase terminale, a bénéficié de la générosité du public, la fondation Palli-ami ayant donné 400 000 $ pour des travaux d\u2019agrandissement du service.Des membres du service de soins palliatifs (le Dr Bernard Lapointe, Andrée Gauvin, Madeleine Saint-Jacques (présidente de la fondation), le Dr Yves Quenneville, le Dr Maurice Falardeau et Jacinthe Brodeur ont accompagné Mme Thibault lors de sa visite de leurs nouveaux locaux.n n n Monique Leroux n La nouvelle présidente du conseil d\u2019administration du Fonds de recherche de l\u2019Institut de cardiologie de Montréal, Monique Leroux (première vice-présid e n t e e t directrice générale à la direction du Québec de la Banque Royale), a eu l\u2019agréable tâche de participer récemment à la remise de deux chèques de la fondation hospitalière aux dirigeants de l\u2019Institut de cardiologie, le Dr François Gauthier, directeur général par intérim et le Dr Stanley Nattel, directeur du centre de recherche de l\u2019Institut.Le premier chèque, de près de 2,3 millions, fruit de la collecte annuelle de fonds, ira à la recherche et au développement technologique ; le second, de plus de 2,3 millions, provient d\u2019une campagne de financement spéciale et servira à réaliser des projets spéciaux.Mme Leroux était accompagnée du président sortant du Fonds de recherche, Claude Blanchet (président et chef de la direction de la Société générale de financement).n n n Marc Bruneau n Plus de 700 jeunes professionnels et universitaires ont répondu à l\u2019appel de Marc Bruneau, présidentfondateur de Jeunes pour la Fondation de l\u2019hôpital Sainte- Justine, en participant au lancement de ce nouvel organisme appelé à sensibiliser les jeunes cadres à la cause de l\u2019hôpital pédiatrique.Au terme de la rencontre, M.Bruneau a donc remis les profits de cette soirée (100 000 $), au président de la Fondation de l\u2019hôpital Sainte-Justine Gérald Lacoste (Bourse de Montréal).n n n n Vélothon de la Fondation du CHLG (centre hospitalier Le Gardeur) le samedi 28 août.Deux trajets de 65 et 125 km sont offerts, avec départ de Repentigny.Le premier requiert des commandites de 50 $ (100 $ pour une famille), et le second des commandites de 200 $ par cycliste.Renseignements : (450) 654-7525, poste 2150.n n n Jacques Masse n Dans le cadre de sa campagne de financement axée sur un tir a g e d \u2019 u n e « m a i s o n d e rêve », qui devrait permettre de recueillir 750 000 $ à distribuer à des organismes oeuvrant auprès des enfants malades, handicapés et défavorisés, la fondation Les Ailes de la mode, au nom du groupe Jean Coutu, vient de remettre un don de 30 000 $ à la fondation Intégraction, de Laval.Jacques Masse, vice-président du conseil d\u2019administration du groupe Jean Coutu et président d\u2019Intégraction, a reçu le don des mains de Pierre Hébert et Luc Lavigne, respectivement directeur général et président de la fondation Les Ailes de la mode.Intégraction vient en aide à des personnes ayant différentes incapacités, tant au niveau cognitif que moteur ou psychique.n n n Jean-Pierre Després n L\u2019Institut de cardiologie de Québec vient de nommer le Dr Jean-Pierre Després, responsable de la recherche en cardiologie.Directeur scientifique, depuis 1995, du Centre de recherche sur les maladies lipidiques au Centre de recherche du CHUQ, pavillon CHUL, le Dr Després est également titulaire de la chaire de recherche en nutrition humaine, lipidologie et prévention des maladies cardiovasculaires à l\u2019Université Laval, où il enseigne depuis des années.n n n n Hommage à Félix Leclerc, au parc La Fontaine aujourd\u2019hui à compter de 13 h.Organisé à l\u2019initiative de la section Chevalier-de- Lorimier de la Société Saint-Jean- Baptiste de Montréal, cet hommage commémore l\u2019anniversaire de la mort du poète québécois.Le tout se déroulera à ses pieds (ou plutôt au pied de son monument) rue Rachel, près de la rue Calixa-Lavallée.Il y aura spectacle et animation pour toute la famille, de 13 h à 16 h, le chansonnier Jean-Claude Gauthier interprétant des chansons de Félix accompagné de Bob Gardner et Marlaine Morrissette, alors que Marguerite Paulin lira des extraits de son récit biographique sur la plus grande idole de la chanson québécoise.n n n Suzanne Beauregard n É t u d i a n t e exemplaire ayant mérité de figurer dans le Who\u2019s Who Among Students in American Universities and Colleges, honneur qu\u2019elle partage avec 17 étudiants du Parker College of Chiropractic (de Dallas au Texas), Suzanne Beauregard recevra de cette institution son doctorat en chiropractie avec mention cum laude le 14 août.Originaire de Sherbrooke, l\u2019étudiante fait la fierté de ses parents, affichant des résultats scolaires exceptionnels et étant inscrite au répertoire annuel des étudiants américains exceptionnels de ce fait, et parce qu\u2019en plus, elle a fait montre de leadership dans les activités parascolaires.n n n n L\u2019Association des dépressifs et maniaco-dépressifs tiendra son septième tournoi de golf sous la présidence d\u2019honneur de Pierre Boivin, président de Pro doc, le jeudi 26 août, au club de golf Green Valley de Mirabel.Les profits de l\u2019activité seront affectés au volet jeunesse de l\u2019association.C\u2019est en rappelant que la dépression et le suicide chez les jeunes le préoccupent beaucoup que M.Boivin a accepté de présider le tournoi de golf de l\u2019ADMD.Renseignements : 529-8785.n n n Michel Campbell n Les Petits Frères des pauvres viennent de recevoir un chèque de 16 000 $ de Michel Campbell (directeur de succursales de la Banque Nationale), agissant à titre d\u2019organisateur d\u2019un tournoi de golf à l\u2019intention des employés de la banque, et dont les profits devaient aller à l\u2019oeuvre des Petits Frères des pauvres (personnes très âgées et esseulées).n n n n L\u2019Association des gens d\u2019affaires et professionnels italo-canadiens (CIBPA) est à la recherche des lauréats passés de ses bourses d\u2019études, dans le cadre des célébrations du 50e anniversaire de l\u2019organisme.Les lauréats passés seront conviés à participer à la cérémonie de remise des bourses 1999 qui aura lieu le mercredi 17 novembre, à la Place des arts.Renseignements : 254-4929.n n n Andrée Desautels n Lors de sa collation des grades, l\u2019Université de Sherbrooke a remis un doctorat honoris causa à Andrée Désautels, musicologue qui a consacré sa vie à l\u2019éducation et à la diffusion de l\u2019histoire mus i c a l e c a n a - dienne.Première musicologue professionnelle au Canada, elle a entrepris sa carrière au début des années cinquante, alors que tout était à construire dans le paysage culturel québécois.L\u2019Université de Sherbrooke a aussi remis un doctorat d\u2019honneur à Adam Neville, ingénieur civil reconnu sur la scène internationale pour son expertise dans le domaine du béton.n n n n Paul Gobeil vient d\u2019accéder à la présidence de la Fondation de l\u2019Université de Sherbrooke.L\u2019accompagnent au conseil d\u2019administration, Dung Pham (représentant des étudiants), Pierre Gauthier, Richard Royer (vice-président), Pierre Comtois, Michel Cantin, Pierre-Yves Légaré, Pierre Fréchette, Pierre Reid (recteur), Jean- Marc Donahue (trésorier), France Bissonnette, Raymond-Mathieu Simard (représentant du personnel), Bruno-Marie Béchard (vice-recteur à l\u2019administration), Luc Borduas (secrétaire et président de l\u2019assemblée des membres), Robert Pouliot, Trefflé Michaud, Élie Abdul-Massih, Denis Élias et Josée Garceau.n n n Jan Lembregts n Centraide Richelieu- Yamaska a choisi l\u2019homme d\u2019affaires Jan Lembregts, président de Beaulieu Canada (tapis Coronet et Peerless), pour présider sa prochaine campagne de financement, qui prendra son envol à la fin du mois de septembre.Centraide Richelieu- Yamaska soutient un réseau de 60 organismes communautaires dont les bénévoles viennent en aide à quelque 70 000 personnes.On vise à recueillir 1,4 million cette année.n n n n Le rapport d\u2019activité de la fondation Jules et Paul-Émile Léger signale l\u2019extraordinaire esprit de solidarité dont les Québécois ont fait preuve pour venir en aide aux survivants de l\u2019ouragan Mitch (1,6 million, donné par 17 000 donateurs).Par ailleurs, des six oeuvres humanitaires de la fondation, une semble se distinguer du fait de la pauvreté grandissante qui affecte aujourd\u2019hui chez nous jusqu\u2019aux plus jeunes (Recours des sansabri).Quant aux trois oeuvres humanitaires internationales de la fondation, elles concentreront leurs efforts dans une vingtaine de pays en 1999-2000.Notons par ailleurs que la fondation tire le tiers de ses revenus des dons des particuliers et tout autant du gouvernement fédéral, et qu\u2019un peu plus du tiers des dépenses a été affecté à l\u2019Amérique latine en 1998.La mousson a déjà fait 950 morts en Asie du Sud-Est Associated Press SEOUL Dans toute l\u2019Asie du Sud-Est, les habitants profitaient hier d\u2019une accalmie dans la mousson pour réparer les dégâts des inondations de ces derniers jours, qui ont fait 950 morts et des millions de sans-abri sur l\u2019ensemble du continent.Selon les prévisions météorologiques, les pluies de mousson devraient se poursuivre jusqu\u2019à la fin du mois sur la région, laissant craindre de nouvelles inondations.En Corée du Sud, où les intempéries ont fait au moins 44 morts et 20 disparus, les rues de Séoul étaient remplies de débris de meubles jetés par les habitants des maisons inondées.Les camions militaires traînant des carcasses d\u2019animaux tentaient de se frayer un chemin au milieu des décombres et de la boue.Les victimes sont souvent les mêmes que celles qui ont subi de plein fouet la crise économique de 1996, perdant leur emploi.« J\u2019ai quasiment tout perdu lors d\u2019une inondation en 1996.Depuis, j\u2019avais acheté de nouveaux meubles, une nouvelle télévision et mis un nouveau toit sur ma maison.Cette semaine, j\u2019ai à nouveau tout perdu », explique Kim Eui-sop, un libraire de 54 ans installé dans la ville de Paju, près de la frontière avec la Corée du Nord.En Thaïlande, où l\u2019on dénombre six morts et un millier de sans-abri, de nombreuses familles sont dans la même situation.« Je n\u2019ai plus une seule paire de chaussures », témoigne Karaket Wongsajjananth, une jeune fille de 22 ans qui vit dans la province de Chanthaburi, dans l\u2019Est du pays.L\u2019activité de la famille, le négoce de rubis, a été considérablement réduite par la crise.Aujourd\u2019hui, le marché où les pierres sont négociées a été détruit par les intempéries et il faudra des semaines pour le reconstruire.Le gouvernement thaïlandais a promis d\u2019offrir jusqu\u2019à environ 1000 $ aux familles sinistrées.PHOTO AP Hier, des soldats cherchaient des survivants dans les amas de béton tordu laissés par un glissement de terrain à l\u2019est de Manille.Sécheresse : état d\u2019urgence dans une partie de l\u2019État de New York Agence France-Presse NEW YORK Le gouverneur de l\u2019État de New York George Pataki a déclaré hier l\u2019état d\u2019urgence dans huit comtés de son État particulièrement touchés par la sécheresse qui frappe le nord-est des États-Unis, limitant l\u2019utilisation de l\u2019eau dans ce secteur.« J\u2019ai ordonné que l\u2019État apporte toute l\u2019aide possible pour aider à réduire l\u2019impact sur l\u2019environnement, les réserves d\u2019eau et les communautés agricoles », a indiqué M.Pataki dans un communiqué.Cette décision intervient alors qu\u2019une grande partie du nord-est des États-Unis continue à souffrir d\u2019une sécheresse record.Dans le New Jersey, le Delaware, le Maryland et Rhode Island, c\u2019est la pire jamais observée depuis le premier enregistrement de ces données il y a 105 ans, selon le Centre national des données climatiques (NOAA).Pour quatre autres États de l\u2019est, le Connecticut, le Massachusets, l\u2019État de New York et celui de Virginie Occidentale, cette sécheresse vient au 2e rang parmi les pires jamais enregistrées.Selon le secrétaire à l\u2019Agriculture Dan Glickman, « cette sécheresse ne pouvait pas intervenir à un pire moment pour les fermiers car ils reçoivent les plus bas prix en 20 ou 30 ans pour leurs produits, particulièrement pour le maïs, le soja et le blé.» M.Glickman a indiqué avoir décrété l\u2019État de Virginie Occidentale et 33 comtés adjacents « zone sinistrée ».Cette décision permet aux fermiers d\u2019obtenir des prêts à taux réduits, de l\u2019ordre de 3 à 4 %, ainsi que d\u2019autres formes d\u2019assistance.PHOTO AFP À 80 kilomètres au nord de Philadelphie, en Pennsylvanie, un petit lac est presque complètement asséché. 7LP0801B0808 B 8 dimanche ARTS 7LP0801B0808 ZALLCALL 67 00:50:00 08/08/99 B B 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 8 AOÛT 1999 2773759 2773833 Salles de répertoire CHANT DU STYRÈNE (LE) \u2014 JULES ET JIM Cinémathèque québécoise (salle Claude-Jutra) : 21h.COURS, LOLA, COURS Ex-Centris (salle 2, Fellini) : 13h30, 15h30, 17h30, 19h30, 21h45.FANTASIA Ex-Centris (salle 3, Cassavetes) : 19h, 21h30.GOLDORAK Cinéma Impérial : 13h.I, ZOMBIE Ex-Centris : 19h.KIMKAZE TAXI Ex-Centris : 21h30.LUCKY PEOPLE CENTRE INTERNATIONAL Ex-Centris (salle 1, Le Parallèle) : 17h40, 22h.PETIT CRIMINEL (LE) Cinémathèque québécoise (salle Claude-Jutra) : 19h.SHORT FILMS Cinéma Impérial : 22h.TROU (LE) (THE HOLE) Ex-Centris (salle 1, Le Parallèle) : 13h15, 19h45.ULTRAMAN Cinéma Impérial : 15h20.WHISPERING CORRIDORS Cinéma Impérial : 19h45.X Cinéma Impérial : 17h30.Musique CHRIST CHURCH CATHEDRAL Jef Chippewa, pianiste et organiste : 13h.FESTIVAL DE SAINT-SAUVEUR (chapiteau) Grand Choeur de Montréal : 19h30.Théâtre MAI (3680, Jeanne-Mance) À la recherche de Roméo, de Joseph Khaiata.Avec Daniel C.Brochu, Joseph Khaiata, Antoine Mongrain et Peter D.Thom.Jusqu\u2019au 8 août et du 10 au 15 août : 20h30.ESPACE GEORDIE (4001, Berri) Fin de partie, de Samuel Beckett.Mise en scène de Félix Larivière, assisté de France Godin, Amélie Bernard, Jean-Mac Dalphond, Marc Mauduit et Blarise Tardif : 21h.Théâtre pour enfants THÉÂTRE DE LA TOUR DU PARC OLYMPIQUE (situé sous un chapiteau extérieur entre le Biodôme et la Tour de Montréal) Le Grand Cirque populaire, spectacle pour les jeunes de 5 à 14 ans.Variétés CENTRE MOLSON (Hémicycle) Les Misérables.Avec Robert Marien : 19h45.CABARET DU CASINO DE MONTRÉAL Sinatra Remembered : du mer.au dim., 21h.LE SOFA (451, Rachel E.) Steff\u2019s Bussanova : 22h.LA PLACE À CÔTÉ (4571, Papineau) Éric McComber & Co.: 21h.AU SERGENT RECRUTEUR (4650, St-Laurent) Contes du Québec et du Canada français, avec Denis Gadoury : 19h30.PUB ST-PAUL (124, St-Paul E.) Groupe Wicked Access : dès 20h.BOURBON STREET (Mont-Rolland) Hootie & The Blowfish : 19h30.FESTIVAL DES ARTS DE ST-SAUVEUR (Chapiteau) Choeur de Montréal : 19h30.Un syndicat dans un quatrième Renaud-Bray n Le personnel d\u2019une quatrième succursale montréalaise de la Librairie Renaud-Bray vient d\u2019adhérer à la FTQ.Les salariés de la succursale de la rue Sainte-Catherine se joignent ainsi à leurs collègues des librairies de Côte-des-Neiges, de l\u2019avenue du Parc et de la rue Saint-Denis, ce qui représente au total plus de 150 salariés.La campagne de syndicalisation se poursuit dans la dernière succursale, celle de Brossard et des négociations sont en cours en vue de la signature d\u2019une première convention collective, a indiqué hier la FTQ.Renaud-Bray a bénéficié d\u2019un investissement de 4,7 millions du Fonds de solidarité de la FTQ.Elle a réalisé récemment une importante fusion avec les librairies Garneau et Champigny pour former un réseau qui compte quelque 600 salariés dans 23 points de vente.Au moins deux mois pour nettoyer Woodstock n Il y en aurait encore jusqu\u2019à la fin de septembre, au mieux, pour nettoyer les terrains de l\u2019ancienne base d\u2019aviation où s\u2019est tenu le festival de Woodstock.Environ 300 personnes, dont des réfugiés hébergés dans un centre voisin, ont été engagées pour cette tâche, indiquent les autorités.Ils se farcissent la moisson de bouteilles d\u2019eau, cartons de pizza et autres détritus semés par 225 000 spectateurs.Sur le plan judiciaire, deux prévenus ont plaidé coupable aux accusations de désordre, soit un résidant de l\u2019État de Washington âgé de 17 ans et un jeune homme de 20 ans, venant du Maryland.Ils ont écopé chacun, pour jet de projectiles sur des préposés à la sécurité, de cinq jours de prison et 45 $ US d\u2019amende.Autre suite aux événements survenus entre les 23 et 25 juillet, une cinquième femme vient de porter plainte pour viol.2773738 2764597 7LP0902B0808 B 9 dimanche ARTS 7LP0902B0808 ZALLCALL 67 00:51:00 08/08/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 8 AOÛT 1999 R B 9 Le théâtre d\u2019été est mort, vive le théâtre de rue! « Il faut ramener de la vie en région depuis la mort du théâtre d\u2019été », explique Philippe Gauthier, directeur artistique du Festival de rue de Shawinigan.La ville de Mauricie est en fête pour toute la fin de semaine : pour la troisième année, le théâtre de rue y est à l\u2019honneur avec une étonnante programmation.Pas de méprise : il n\u2019y aura pas de clowns ni de pétards en fin de semaine dans les rues de Shawinigan.C\u2019est probablement ce qui explique le petit nombre de spectateurs pour le soir de première, vendredi.Gauthier n\u2019en fait pas de cas : « Notre but n\u2019est pas d\u2019avoir le plus de monde possible, mais plutôt d\u2019avoir des gens qui apprécient.On ne veut pas un public de chaises de jardins ! » Peu probable, en effet, qu\u2019il y ait beaucoup de chaises pliantes avec des spectacles comme celui de Momentum, l\u2019audacieuse troupe de Jean-Frédéric Messier, qui présentait en primeur vendredi soir Pour en finir une fois pour toutes avec l\u2019Apocalypse.Autre spectacle interdit au détenteurs de chaises, celui de Christian Fortin, qui sera présenté aujourd\u2019hui.L\u2019artiste a transformé un immeuble désaffecté en maison de fous.Les spectateurs seront attachés les uns aux autres avec une corde, comme le sont parfois les enfants qui font une sortie de la garderie.Peut-être moins sage comme sortie.Si certains spectacles brillent par leur originalité, le Festival de théâtre de rue se défend de vouloir faire du théâtre d\u2019élite qui éliminerait une partie du public.Philippe Gauthier a travaillé en équipe avec Rémi- Pierre Paquin.Tous deux, jeunes diplômés en théâtre, veulent vraiment toucher les gens avec des spectacles qui se déroulent dans leurs rues.Arrive ici la distinction à faire entre « théâtre dans la rue » et « théâtre de rue », le dernier étant celui qui nous intéresse et qui est bien peu connu au Québec, selon Philippe Gauthier.« Pour moi, le théâtre de rue est celui qui utilise les infrastructures déjà en place », explique-t-il.Il y aura donc de moins en moins de spectacles présentés sur des scènes à Shawinigan.Pas de feux d\u2019artifice non plus.Gauthier a cependant fait la concession de mettre un peu de musique au programme, notament celle de la troupe Mes Aïeux ! mais il précise que les membres du groupe sont aussi déguisés, question de faire un lien.Les ambitions sont grandes pour un si jeune festival, pour de si jeunes directeurs : « On veut un peu définir le théâtre de rue au Québec », dit Gauthier, qui souhaite donner beaucoup de place aux jeunes artistes québécois qui seraient intéressés pas ce genre dont la popularité monte en flèche.Il prévoit tout de même toujours présenter quelques spectacles internationaux pour permettre au public local de voir ce qui se fait ailleurs.La troupe Capueira, qui fait de très belles démonstrations d\u2019arts martiaux brésiliens, a même dû faire quelques petites variantes à son spectacle pour plaire aux deux organisateurs exigeants.La fête redémarre aujourd\u2019hui à la tombée de la nuit et se termine quelques heures après, deux douzaines de spectacles plus tard.2774035 2773806 LE SIXIÈME SENS (13+) 2:00 4:20 7:00 9:30 2773737 7LP1001B0808 B10 DIMANCHE 8 AOUT 7LP1001B0808 ZALLCALL 67 00:49:43 08/08/99 B est un spécialiste de la danse moderne, bien avant son temps d'ailleurs.Il a une voix très particulière, remarquable, et c'est un virtuose de la batterie.Constructeur génial, il s'est aussi spécialisé dans les habitations à prix modique.À tel point, que sans lui, les sans-abri serait beaucoup plus nombreux.Certains le considèrent comme un véritable Adonis et on parle parfois de lui comme d'un «bijou».Voilà le pic flamboyant.On en compte trois groupes sur le continent, tous vêtus de coloris distincts.C'est la forme dorée qui niche chez nous, un trait distinctif du dessous des ailes et de la queue.C'est le plus connu de tous les pics et, aux États-Unis, on utilise au moins 130 noms pour le désigner.Il aime les milieux ouverts, notamment la banlieue.Vous l'avez probablement rencontré aussi à la campagne, alors qu'il prenait son envol du bord de la route en laissant voir un grand croupion blanc.C'est qu'il s'agit d'un des rares pics à se nourrir sur le sol, surtout de fourmis, parfois jusqu'à 5000 au cours d'un seul repas, dit-on.Flamboyant, vous disais-je! Sa voix très forte se fait entendre aux premiers jours du printemps, dès son retour du Sud.Il y a fort à parier que le concert impromptu vous a déjà réveillé au petit matin.Pour être certain qu'on remarque sa présence, il exécute de brillants numéros de batterie, frappant de toutes ses forces sur un tronc d'arbre creux ou, mieux encore, sur une gouttière ou un toit de métal pour bien répercuter le bruit.Quand s'amène une belle ou un prétendant, commence alors autour de l'arbre un tango spectaculaire, moderne, un rythme endiablé qui pourrait rendre jaloux les plus grands de la danse.Va pour les loisirs.Passons au travail.Si monsieur choisit l'endroit où installer le nid, madame travaillera aussi du marteaupiqueur pour construire le logement.Dure tâche qui prendra au moins cinq ou six jours, mais parfois beaucoup plus selon la résistance du bois ou l'importance de l'appartement.D'ailleurs, comme son bec est légèrement incurvé, donc d'une puissance limitée, il choisit habituellement un arbre mort ou partiellement pourri pour s'installer.L'intérieur peut atteindre 10 à 25 centimètres de diamètre, mais l'entrée est habituellement plus étroite.Il peut revenir y creuser un nouveau trou d'année en année, même s'il peut aussi occuper le même logement plusieurs fois.À défaut d'arbres adéquats, il niche dans un piquet de clôture, un vieux poteau électrique ou parfois, dans votre chalet d'été dont il aura percé le mur de bois.Le nid du pic flamboyant est recherché par plusieurs oiseaux qui sont souvent en pleine crise de logement.C'est le cas notamment de la crécerelle, du merlebleu, du petit garrot et de l'étourneau sansonnet.D'ailleurs ce dernier ne se gênera pas pour expulser son occupant manu militari.Le couple de pics, uni pour la vie, croit-on, élève une couvée par été, de six à huit petits.Au cours d'une expérience menée au tournant du siècle, on avait éliminé quotidiennement l'oeuf déposé dans le nid.La femelle a finalement pondu 71 oeufs en 73 jours, un exploit souvent cité en ornithologie.S'il souffre encore aujourd'hui de la compétition que lui fait l'étourneau, au début du siècle, avant qu'il ne soit protégé, on le voyait souvent suspendu à une broche aux étals des épiceries, en compagnie du merle.Gibier alors recherché, on l'appelait même «perdrix-picbois », ou «poule des bois» au Québec.On dit que sa chair est excellente.Heureusement qu'on lui a découvert d'autres talents.cÕest g.nial ! www.academieculinaire.com Cours de cuisine de courte dur.e .13 h 00 ou 18 h 30 lÕAcad.mie culinaire tous Pour Les techniques de base, les cuisines italienne et asiatique, la gastronomie sant., la boulangerie et la p.tisserie, les vins et plus encore Apprendre la cuisine avec 393-8111 2767903 "]
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