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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Monde
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1999-07-06, Collections de BAnQ.

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[" 2LP0101B0706 B-1 MARDI Monde 2LP0101B0706 ZALLCALL 67 00:43:52 07/06/99 B B Montréal, mardi 6 juillet 1999 ÉDITORIAL/ARTS ET SPECTACLES L\u2019EXPRESS INTERNATIONAL IRLANDE Blair se démène n Pour convaincre les protestants d\u2019adhérer à son dernier plan pour sauver la paix en Ulster, Tony Blair a prévenu hier que le Sinn Fein ne pourrait siéger dans le gouvernement de la province si sa branche armée, l\u2019IRA, ne désarmait pas.« Il n\u2019est pas question que Londres passe une loi pour expulser le Sinn Fein », a aussitôt prévenu son chef Gerry Adams.De son côté, le parti protestant de David Trimble (UUP) a décliné l\u2019invitation de Blair à ses 27 élus à se rendre à Downing Street.« Il n\u2019est pas nécessaire de nous rendre tels des élèves qui ont fauté chez le directeur d\u2019école », a déclaré le député Reg Empey.d\u2019après AFP RFY Contre Milosevic n Des opposants ont lancé hier à Belgrade une campagne pour obtenir la démission du président yougoslave Slobodan Milosevic.Baptisée « Le temps est venu de nous séparer », la campagne est menée par les syndicats indépendants et 40 ONG regroupées dans « L\u2019Action yougoslave ».Les organisateurs ont installé Place Terazije, en plein centre-ville, une urne dans laquelle les Belgradois sont invités à déposer un « bulletin de vote », en réalité un tract réclamant le départ « immédiat » de Milosevic.Quelque 20 000 opposants ont réclamé la démission de Milosevic, hier soir à Leskovac, à 250 km au sud de Belgrade.d\u2019après AFP COLOMBIE Le défi des FARC n Le chef militaire des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC, marxistes), Jorge Briceno, a défié les États-Unis en leur promettant que le « sang coulera » s\u2019ils interviennent en Colombie.Interrogé sur les propos américains rendant les FARC responsables de l\u2019assassinat en février de trois Américains défenseurs des droits des indigènes colombiens, Briceno a répondu, au journal télévisé de la chaîne CMI : « Nous ne sommes pas la Yougoslavie ».Un hélicoptère offert à la Colombie par les États-Unis pour la lutte contre le trafic de la drogue a été abattu dimanche dans le sud-est du pays, faisant trois morts.d\u2019après AFP CAMBODGE Le procès du KD n Le Cambodge a demandé à l\u2019ONU l\u2019envoi d\u2019experts judiciaires pour établir une loi instaurant un tribunal mixte, cambodg i e n mais à c a r a c t è r e international, pour juger les anciens chefs khmers rouges.Leur procès déroulera en deux étapes, la seconde pour génocide ne pouvant avoir lieu qu\u2019au début de l\u2019an prochain, a estimé hier le ministre des Affaires étrangères Hor Namhong, en visite à Pékin.Deux ans après son coup de force sanglant à la tête du pays, le premier ministre cambodgien Hun Sen a promis entre-temps de maintenir la stabilité en ne faisant plus intervenir l\u2019armée dans les conflits politiques.d\u2019après AFP MAURITANIE Français renvoyés n Les autorités de Nouakchott ont décidé hier de renvoyer tous les coopérants militaires français et de rétablir le visa d\u2019entrée pour les Français.Elles ont également décidé de rappeler les militaires mauritaniens en stage en France.Ces décisions font suite à l\u2019inculpation par un tribunal de Montpellier du capitaine mauritanien Ely Ould Dha pour « crimes de torture », alors qu\u2019il effectuait un stage de perfectionnement dans une école militaire de la ville.La Fédération internationale des Ligues de droits de l\u2019homme (FIDH) et la Ligue des droits de l\u2019homme (LDH) l\u2019accusent d\u2019avoir fait subir des tortures à deux Mauritaniens en 1990 et 1991 dans une prison proche de Nouakchott.d\u2019après AFP PHOTO REUTER Les Algériens ont célébré hier le 37e anniversaire de l\u2019indépendance de leur pays dans une liesse inaccoutumée.Les portes de la prison de Serkadji laissaient sortir les premiers grâciés islamistes, une trentaine de détenus accueillis par leur famille.La paix à portée de la main en Algérie Le FIS et le RCD approuvent les projets de Bouteflika, mais avec des réserves d\u2019après AP et AFP ALGER Le président Abdelaziz Bouteflika a assuré hier que l\u2019Algérie vivait « certainement les dernières » des violences qui ont fait plus de 100 000 morts depuis 1992 et affirmé que « la solution est à portée de la main ».« J\u2019ai la profonde conviction que persister dans la division et les dissensions n\u2019aboutit qu\u2019à des impasses ; c\u2019est pour cette raison que le projet de loi sur la concorde civile a été présenté au Parlement », a affirmé Bouteflika dans un discours à la nation à l\u2019occasion du 37e anniversaire de l\u2019indépendance du pays.Le projet sur la « concorde civile », offrant l\u2019amnistie partielle aux islamistes armés, est en discussion au Parlement, mais les premiers détenus bénéficiant de la grâce présidentielle accordée pour l\u2019anniversaire du 5 juillet ont été libérés dès hier.Ces libérations concernent les membres des réseaux de soutien aux groupes armés.Elles pourraient toucher près de 5000 prisonniers, selon la presse.Signe des temps ?Deux partis farouchement hostiles l\u2019un envers l\u2019autre, Le Front islamique du salut (FIS, interdit) à Paris, et le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) à France-Info, ont salué hier le projet d\u2019apaisement et de réconciliation du président Bouteflika.Le Conseil de coordination du FIS, l\u2019un des trois représentants du mouvement à l\u2019étranger, a salué dans un communiqué le projet présidentiel et souligné qu\u2019il encourage lui-même « toute démarche sincère d\u2019arbitrage visant à résoudre le conflit et à mettre fin à l\u2019effusion de sang ».Saïd Sadi, président du RCD, a approuvé lui aussi la volonté de réconciliation de Bouteflika.« Il était important que certains tabous dans la problématique de l\u2019identité algérienne soient définitivement cassés », a déclaré Sadi dans un entretien accordé à France- Info.Quant au FIS, il s\u2019est montré plus que réservé sur le projet de « concorde civile », estimant que ce texte « n\u2019est qu\u2019un outil policier et un instrument de guerre menant à la discorde plutôt qu\u2019à la concorde civile ».Pour le FIS, le projet de loi rend pénalement responsables ceux qui ont pris les armes contre le pouvoir mais elle en exempte les forces de sécurité et les milices.Par exemple, « l\u2019article 7 protège le régime militaire et porte la guerre dans, et à, la société civile ».Pour mettre en oeuvre un « processus de réconciliation véritable », le FIS exige la levée de l\u2019état d\u2019urgence, la libération de tous les sympathisants et militants du mouvement, dont Abassi Madani et Ali Benhadj, ainsi que « la mise à l\u2019écart des responsables du coup d\u2019État de janvier 1992 ».C\u2019est en tout cas dans une liesse inaccoutumée et l\u2019espoir d\u2019une paix prochaine que l\u2019Algérie a célébré hier le 37e anniversaire de son indépendance.Bouteflika, dont l\u2019élection en avril reste entachée, a déposé en matinée une gerbe de fleurs au pied du Monument du Martyr qui surplombe la baie d\u2019Alger.Au même moment, les portes de la prison de Serkadji laissaient sortir les premiers grâciés, une trentaine de détenus accueillis par leur famille, dont beaucoup de femmes.Le Pakistan accepte d\u2019évacuer le Cachemire indien d\u2019après AFP et AP KARACHI Le Pakistan a accepté de se retirer du Cachemire indien, ont confirmé hier des responsables américains après une réunion de trois heures entre le président Bill Clinton et le premier ministre Nawaz Sharif à Washington.L\u2019Inde a annoncé aussitôt qu\u2019elle poursuivrait son offensive au Cachemire tant qu\u2019il n\u2019y aurait pas de signe de retrait des rebelles musulmans infiltrés du Pakistan.Au Pakistan même, le principal parti islamiste a annoncé qu\u2019il manifesterait dès aujourd\u2019hui contre la décision de Nawaz Sharif de se retirer du Cachemire indien.Le chef du Jamaat-i-Islami, Syed Munawar Hassan, a qualifié de « capitulation » l\u2019accord de Washington entre Sharif et Clinton.Selon un communiqué, Clinton et Sharif sont convenus « qu\u2019il est vital pour la paix que la Ligne de contrôle au Cachemire (frontière de fait depuis 1947 entre le Cachemire indien et le Cachemire pakistanais) soit respectée par les deux parties, conformément à l\u2019accord de Simla de 1972 qui a mis fin à la dernière guerre entre les deux pays ».Selon les responsables américains, cette déclaration signifie que le Pakistan a accepté de se retirer du Cachemire indien, même si Islamabad a toujours démenti avoir envoyé des troupes dans cette région ou avoir le moindre contrôle sur les combattants qui y harcèlent les forces indiennes.Les responsables américains, qui ont souhaité garder l\u2019anonymat, se sont abstenus d\u2019indiquer si Sharif avait reconnu que son pays était à l\u2019origine des infiltrations des islamistes armés.« Notre position a été que les forces qui se trouvent au-delà de la Ligne de contrôle doivent retourner du côté pakistanais, a souligné un responsable.Nous avons compris qu\u2019il y aura un retrait des forces.Nous voulons des mesures concrètes dès que possible.» Pour les responsables américains, une nouvelle guerre doit être évitée.Ils relèvent que Clinton a interrompu son entretien avec Sharif pour appeler au téléphone le premier ministre indien Atal Behari Vajpayee.La conversation a duré dix minutes.Les sources n\u2019ont pas indiqué si Clinton avait eu recours à des pressions pour amener le Pakistan à assouplir sa position.REPÈRES / Nations unies Annan prêche la privatisation Jean-Louis de la Vaissière de l\u2019AFP, GENÈVE Le secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, a annoncé hier à l\u2019ECOSOC (Conseil économique et social) un « partenariat continu » avec le secteur privé pour mener la lutte contre la pauvreté et accompagner la mondialisation galopante.L\u2019ouverture des travaux de l\u2019ECOSOC, qui se poursuivront tout le mois de juillet à Genève, a été marquée par une rencontre entre dirigeants des agences économiques de l\u2019ONU et représentants de la Chambre internationale de commerce (ICC), parmi lesquels des cadres dirigeants d\u2019une vingtaine de plus grandes sociétés transnationales, de Siemens à Shell.L\u2019ONU et l\u2019ICC estiment que ce « partenariat » permettra de promouvoir les droits de l\u2019homme, les normes de travail et de l\u2019environnement, créant « un climat propice » dans lequel « les affaires pourront contribuer à une prospérité durable ».Annan s\u2019est félicité que le monde des affaires veuille une « ONU plus puissante » permettant d\u2019« assurer que les bénéfices de la mondialisation soient répandus plus largement ».En ouvrant l\u2019ECOSOC, Annan avait rappelé à l\u2019ordre les dirigeants du monde en développement en leur indiquant qu\u2019ils sont les premiers responsables de leur mauvaise situation, et doivent « libérer les énergies créatrices et entrepreneuriales et attirer l\u2019investissement ».L\u2019ECOSOC, une organisation qui voit redorer son blason terni, se voit confirmé dans une orientation : celle d\u2019une organisation « de plus en plus ouverte à la participation du secteur privé » et liée aux institutions de Bretton Woods (Banque mondiale, FMI).Selon un haut responsable de l\u2019ONU, c\u2019est un objectif constant de Annan.Il l\u2019avait exposé au Forum économique de Davos en janvier : « rétablir un dialogue productif » entre l\u2019ONU et le monde de l\u2019entreprise.« Cela marque le début d\u2019une nouvelle ère », après des années marqués par « la tension et l\u2019hostilité mutuelle », a remarqué ce diplomate sous couvert de l\u2019anonymat.« Nous avons déjà une relation de grande portée avec les organisations non gouvernementales (ONG), nous devons faire de même avec le monde des affaires ».C\u2019est la première fois, a-t-il estimé, que ce dernier « accepte l\u2019idée d\u2019une ONU plus forte » et accepte parallèlement des « responsabilités centrales » dans les droits de l\u2019homme, les conditions sociales et l\u2019environnement.« Une économie croissant au rythme de 2 % par an n\u2019apportera pas les ressources requises pour une guerre contre la pauvreté », a encore souligné le secrétaire général.« Notre choix est donc clair, at- il insisté, soit développer l\u2019économie mondiale » grâce notamment à l\u2019ouverture du commerce mondial et à l\u2019allègement des dettes, « soit voir l\u2019exclusion sociale prendre racine ».Annan a cité quelques chiffres : deux milliards de jeunes gens dans les pays sous-développés, sans emploi ou sous-employés, 37 millions de personnes dans les pays de l\u2019OCDE sans travail.Michel Camdessus, directeur général du FMI, a insisté sur la proximité de vues avec l\u2019ECOSOC d\u2019aujourd\u2019hui, se félicitant aussi de l\u2019engagement pris par le G8 à Cologne d\u2019alléger les dettes des plus pauvres, en échange d\u2019ajustements structurels.Il a conseillé aux organisations onusiennes de cesser de multiplier d\u2019année en année les engagements à tenir, en paraissant oublier les précédents, et de prendre plutôt le temps de voir ceux qui sont respectés.L\u2019Italien Francesco Paolo Fulci, qui préside depuis janvier l\u2019ECOSOC, milite pour sa « renaissance » en proposant un programme basé sur les relations avec le secteur privé, le FMI et la Banque mondiale. B2 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 6 JUILLET 1999 Editorial André Desmarais l'késidunt du conseil d'administration Roger D.Landry PRÉSIDENT BT ÉDITEUR Claude Masson ÉDITliUR adjoint Marcel Desjardins directeur de information Alain Dubuc i DITORIAI ISTl BNCfffil Frédéric Wagnière f\\vagnierremières, avaient accepté le pacte confédératif, a obtenu a constitution d'un fonds fédéral, dont l'annuité lui doit être payée à titre d'indemnité, pour l'abandon dune partie de ses revenus.Meus, depuis cette époque, ces provinces, pour ne pas rester en arrière du progrès général du pays, ont dû consacrer de fortes sommes à leur propre développement, à la construction de voies ferrées particulièrement.Ces travaux ont indirectement contribué au succès do l'entreprise fédérale.Et de là sont nées de justes réclamations provinciales, encore non réglées.Le Nouveau-Brunswick a déjà réussi à faire admettre, en principe, ses droits à une indemnité, sur la construction du « New-Brunswick Eastern Extension ».Et nous voyons, par le discours du trône à la législature de la Nouvelle-Ecosse, que le gouvernement fédéral a aussi consenti à soumettre à l'arbitrage, la réclamation de cette province au remboursement de ce qu'elle a dépensé en entreprises de chemins de fer.Nous serions donc à la veille d'une politique fédérale plus large à l'égard des provinces.La province de Québec ne doit pas oublier que depuis 1879, lorsaue Sir Adolphe Chapleau devint premier ministre de Québec, la question de l'augmentation du subside fédéral est restée l'une des questions vives de notre politique provinciale.C'est peut-être, le moment de se le rappeler plus sérieusement que jamais, en ce temps où le même parti règne à Ottawa et à Québec.Samedi 17 février 1900 II-// DROITS W-SLRVÉS\t\tscTKt\\chjpk\\iu».Nos élus doivent, sur-le-champ, retourner à leur table de travail pour refaire leurs devoirs, sinon les leçons à venir s'apprendront durement.La population, exaspérée à la vue d'un gouvernement qui continue à rouler sur l'or pendant qu'elle est étouffée par le niveau excessif de taxation et de bureaucratie, est en attente fébrile, non seulement du débat de fond, mais surtout du virage qui doit être effectué.Voilà le message lancé par la juste contestation des infirmières et infirmiers.C'est pourquoi leur combat est le nôtre, d'où notre soutien spontané ! Et quant à l'illégalité de leur grève, voici ce que l'on en dit : « Qu'est-ce qui vraiment est le plus illégal, se soustraire à son mandat d'équité ou contester virilement cet état de fait ?» Claude CHICOINE Une cause légitime M.Dubuc m J'ai lu avec désolation votre article intitulé « Pour une poignée de dollars » publié en page éditoriale en date du mardi 29 juin 1999.C'est à regret que je note à quel point vous sous-esti-mez le travail des infirmières.Je dois vous dire également que l'opinion publique n'a pas changé depuis le début des moyens de pression que nous essayons d'exercer, afin de susciter la raison de M.Bouchard et de son gouvernement.De plus, vous insinuez « mais surtout, quand les caméras de la télévision seront moins complaisantes, l'opinion publique découvrira aussi à quel point une grève des infirmières peut être sale ?» Si notre grève est sale, l'attitude d'intransigeance du gouvernement n'est pas plus limpide.Le règlement des clauses normatives que le gouvernement utilise pour dire au public que le conflit peut être réglé si le syndicat acceptait est un moyen détourné afin d'induire le public en erreur.Le gouvernement peut promettre tous les postes qu'il désire, s'il n'y a pas de candidats et candidates pour les remplir, cela ne changera rien.Si le gouvernement veut attirer les jeunes dans la profession, tout en les gardant ici une fois leur formation terminée, il faut qu'il accepte de nous payer un salaire qui correspond à notre niveau de responsabilité et qui puisse nous garantir un niveau de vie décent.Sinon, les gens les plus aptes et les plus interesses continueront à déserter la profession.Si pour vous, cette revendication se résume à une poignée de dollars, je suis prêt à plaider coupable.A voir la détermination de mes collègues, je vous laisse conclure sur leur intention.Harry DORTÉLUS, infirmier Brossa rd N.B.¦ La Presse accorde priorité sou*, cette rubrique iiux lettres qui font suite a des articles publies dam *rN payes et se reserve le droit de les abréger.L'auteur doit être clair./ concis, rf« gner ton texte, donner son nom complet.son adresse et son numéro de telephone.Adresser toute correspondance comme suit: La boite aux lettres.La Presse.7, rue Saint-Jacques, Montreal H2Y IK9.Les textes peuvent également être achemines par fax au 285-4$16 ou par email a l'adresse: edito&'lapresse.ca LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 6 JUILLET 1999 B3 Arts et spectacles Louise Lecavalier quitte La La La Human Steps MANON RICHARD collaboration spéciale Il fallait s'y attendre et la rumeur circulait dans le milieu depuis plusieurs mois, Louise Lecavalier quitte La La La Human Steps.À 40 ans et des poussières, alors qu'elle vient tout juste de remporter le prestigieux prix national de danse Jean A.-Chalmers, un honneur traditionnellement réservé aux chorégraphes, cette merveilleuse interprète a décidé de prendre le large après avoir investi près de 20 ans de sa vie dans le travail d'Edouard Lock.Choc ?« Non, ça faisait déjà plusieurs mois que l'on en parlait précise le chorégraphe, joint hier au téléphone.Je pense que Louise avait envie de se « grounder » au niveau de sa vie sociale et d'avoir une période de réflexion.Pour moi ça ne fait pas une énorme différence parce qu'on a des projets ensemble.Ce n'est pas dramatique.» La danseuse a annoncé son départ en mai, lors des représentations d'Exaucé en Europe.« On repart en tournée la semaine prochaine, mais Louise ne sera pas remplacée.J'ai restructuré la pièce », ajoute le chorégraphe.Louise Lecavalier, qui séjourne au Saguenay présentement, n'a pu être jointe pour commenter son départ.« Mais honnêtement, je ne pense pas que ce soit nécessairement un départ officiel et absolu », précise Lock.Le directeur artistique ne s'inquiète pas outre mesure de l'impact qu'aura l'absence de Louise au sein de la troupe.« J'adore travailler avec Louise, mais l'esthétique que je cherche n'est pas orientée nécessairement autour des personnes avec qui je vais travailler, c'est aussi autour de l'idée.En observant les dernières créations du chorégraphe, on ne peut s'empêcher de se demander si la nouvelle fascination de Lock pour le langage classique, comme il l'a exploité avec les Grands Ballets dans Étude et dans Exaucé avec des ex-danseuses des GBC, n'a pas eu une incidence sur le départ de la danseuse.« Le travail que j'ai fait avec Louise comprend aussi beaucoup d'éléments que j'ai amenés dans la gestuelle du ballet, les bras, les mains, la tête.Le travail que je lui ai donné dans Exaucé était différent des autres pièces.Il y a une évolution, une esthétique qui ne va pas seulement aller vers le ballet et une autre qui va changer la gestuelle interne de la compagnie.Je suis en démarche, ça risque d'aller dans bien des directions qui vont peut-être contredire celle dans laquelle je suis maintenant.» Maintenant c'est, entre autres, l'oeuvre qu'il vient PHOTOTHÈQUE La Presse Louise Lecavalier de créer pour le prestigieux Nederlands Dance Theater, un contrat auquel s'ajoute une autre commande, pour le Ballet national du Canada.Entre deux engagements, il compte bien poursuivre sa route avec Louise pour élaborer d'autres projets.« Il y a une tonne de choses que nous n'avons pas encore explorées », conclut Lock.L'histoire de ce duo se poursuivra donc.mais différemment.Roch Carrier à la direction de la Bibliothèque nationale du Canada Presse Canadienne OTTAWA L'écrivain Roch Carrier a été nommé à la direction de la Bibliothèque nationale du Canada, cette nomination visant en partie à accroître le profil de l'institution tout en la rendant plus accessible au grand public.La communauté des bibliothécaires maintient depuis longtemps que le poste doit aller à un bibliothécaire professionnel, comme la directrice sortante, Marianne Scott, qui occupait ce poste depuis 1984.Toutefois, ni l'Association canadienne des bibliothécaires ni l'Association canadienne des bibliothèques publiques n'a critiqué la nomination de M.Carrier, rendue publique hier à Ottawa par le ministère du Patrimoine canadien.M.Carrier entrera en fonction à l'automne.Le nouveau bibiothécaire national du Canada est perçu comme un ardent défenseur des institutions nommé à ce poste, un auteur de'renom pour qui les institutions culturelles de même que la préservation et la transmission de notre patrimoine sont de toute évidence importantes », a déclaré la présidente de l'Association canadienne des bibliothèques publiques, Wendy Newman.iiniii.iiv.iv.VI il t-» _ ._r___ t- I vil 1 ! t I IV II 1 IV PH0T0PC Roch Carrier culturelles canadiennes.On s'accorde à dire qu'il a évité d'importantes réductions budgétaires au Conseil des arts du Canada tandis qu'il en était le directeur, de 1994 à 1997.« Un grand Canadien a été également annoncé la nomination de M.Ian Wilson, archiviste de l'Ontario depuis 1986, au poste d'archiviste national du Canada.À titre de spécialiste en gestion de collections de documents gouvernementaux, M.Wilson jouit d'une réputation internationale.Le plus grand défi de MM.Carrier et Wilson sera « d'assurer le passage de ces institutions au troisième millénaire et d'accroître leur accès à la population canadienne », a ajouté la ministre Copps.La ministre a enfin demandé au journaliste Laurier Lapierre de la conseiller sur la création d'un conseil consultatif mixte Archives-Bi-bliotèque.Réseau des arts : Radio-Canada joue le tout pour le tout TELEVISION SUZANNE C0LPR0N Radio-Canada a abattu sa dernière carte, hier, dans l'affaire du Réseau des arts, en demandant au cabinet fédéral de casser la décision du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) sur l'octroi de nouvelles licences de canaux spécialisés.On sait que, fin mai, le CRTC a rejeté le Réseau des arts, un projet de canal spécialisé axé sur la culture, proposé par Radio-Canada en partenariat avec la Sept Arte, la chaîne publique française.Sa décision reposait sur deux arguments : d'une part, le Conseil a jugé trop élevé le coût d'abonnement au Réseau des arts et d'autre part, il voulait renforcer le rôle de certains joueurs de l'industrie de la radiodiffusion, dont Astral et Radiomutuel.Or, Radio-Canada soutient qu'en agissant de la sorte, le CRTC a ignoré des dispositions importantes de la loi et de la politique canadienne de radiodiffusion.« Dans ses décisions, le CRTC a donné préséance à des considérations de marché puisqu'il a fondé l'essentiel de sa décision sur le prix proposé par les différents services, accordant ainsi une importance démesurée à un facteur qu'il ne contrôle pas, a affirmé la présidente du conseil d'administration de Radio-Canada, Guy-laine Saucier, au cours d'une conférence de presse, à Ottawa.« Ce faisant, le CRTC a relégué au second plan la contribution à la diversité télévisuelle et les objectifs de la loi quant à la radiodiffusion des émissions en arts et culture.» Des 17 projets de chaînes spécialisées francophones, soumis dans le cadre d'audiences publiques tenues en décembre dernier, le Réseau des arts était le seul qui se consacrait entièrement aux arts et à la culture en langue française.Radio-Canada reproche au CRTC de l'avoir rejeté alors qu'il existe une chaîne canadienne semblable en langue anglaise.Bravo ! Les quatre projets retenus sont les suivants : le Canal Évasion, parrainé par Bell, le Canal Histoire et le Canal Fiction, détenus par Astral et Alliance Atlantis, et le Canal Z, un projet du groupe Radiomutuel, acquis depuis par Astral.Ils doivent entrer en ondes en janvier 2000.Guylaine Saucier a rappelé que le Réseau des arts offrait un soutien important aux créateurs et aux artistes canadiens et qu'il favorisait l'essor de l'industrie de la production indépendante dans le domaine des arts et de la culture, tout en renforçant la place de la francophonie au Canada partout dans le monde.« Nous considérons que les décisions du CRTC privent les fraa-.cophones du pays d'un accès à une programmation consacrée aux arts et à la culture dans leur langue, disponible aux Canadiens anglais », a-t-elle dit.« Il les prive aussi d'un outil qui aurait favorisé la production culturelle et artistique en région et ainsi contribué à établir une base solide de développement pour la culture canadienne francophone.Il prive aussi nos artistes et créateurs canadiens d'une plate-forme à la fois nationale et internationale.» Le gouvernement dispose de 45 jours pour rendre une décision à la suite de l'appel de Radio-Canada.Dans les faits, il peut choisir entre trois options: rejeter l'appel de Radio-Canada, casser la décision du CRTC, ordonner au CRTC de refaire ses devoirs.Ce processus n'est pas simple et rarement appliqué.Il faut remonter à 1974 pour retrouver la trace d'un appel logt- par Radio-Canada contre une décision du CRTC.t \u2022 Mais ce n'est pas tout.La société d'État ne peut pas déposer un appel contre le rejet du Réseau des arts.Elle peut seulement demander au gouvernement de renvoyer au CRTC sa décision concernant l'approbation des canaux spécialisés.Autrement dit, elle conteste les quatre licences accordées à Astral, Bell et Radiomutuel.Sa démarche a reçu l'appui de plusieurs organismes culturels, dont le Théâtre du Nouveau Monde, l'Union des artistes, la Fédération culturelle canadienne-française, la Conférence des arts, l'Orchestre Symphonique de Québec, l'Orchestre Canada, le Festival d'été de Québec et des personnalités comme Pierre Juneau, Antonine Maillet et Roch Demers.Le CRTC, s'il devait tenir de nouvelles audiences sur les canaux spécialisés, pourrait rejeter une projet préalablement accepté, comme le Canal Z ou le Canal Évasion, pour favoriser le projet du Réseau des arts.Il pourrait aussi choisir de maintenir sa décision du 21 mai et accorder, en plus, une licence au Réseau des arts.Plusieurs options s'offrent à lui.Encore faut-il que le gouvernement fédéral se prononce sur le bien-fondé de l'appel du diffuseur public.On sait qu'un deuxième appel pourrait être déposé auprès du gouvernement dans l'affaire d'In-foRadio, une chaîne radiophoni-que d'information continue proposée par Radio-Canada.Dans une décision rendue le 21 juin, le CRTC a préféré le projet de Metromedia (CKVL) à celui de la société d'État.OSM: trois concerts en trois lieux MUSIQUE Claude Gingras R entré du Japon dimanche soir, l'Orchestre Symphonique de Montréal entreprend jeudi, 19 h 30, sa saison d'été à la basilique Notre-Dame ; vendredi, 19 h 30, au parc Woodyatt de Drummondville, sa série de concerts gratuits dans les parcs ; et samedi, 20 h, sa « résidence » au Festival international de Lanaudière.Charles Dutoit sera au pupitre les trois soirs.Comme on le sait, la série a No- tre-Dame revient au thème « Mozart Plus » des années passées.Le premier concert, jeudi, sera précédé de l'annuel « marathon » gratuit : répétition publique à 9 h 30, concert sur le parvis à 12 h 45 (le soprano Aline Kutan dans Mozart) et petits concerts de musique de chambre (Mozart, Dvorak et Prokofiev) à 14 h, 15 h, 16 h et 17 h 30.Parmi les participant* \u2022 la violoniste Chantai Juillet à 15 h et 16 h.Au concert du soir, Dmitry Sit -kovetsky remplacera Akiko Suvva-nai dans le premier Concerto pour violon de Prokofiev.Programme complété par le Divertimento K.113 de Mozart et la Symphonie du Nouveau Monde de Dvorak.À Drummondville, Aline Kutan chantera de nouveau Mozart et Dutoit dirigera Le Beau Danube bleu et Y Ouverture 1812.À l'Amphithéâtre de Lanaudière, il dirigera la suite du ballet Le Pas d'acier, de Prokofiev, et la cinquième Symphonie de Chos-takovitch et accompagnera le pianiste suisse Andreas Haefliger dans le Concerto de Grieg.Le Concerto de Gougeon ¦ D'ici là à Lanaudière, deux concerts.Ce soir, 20 h, à l'église de Sainte-Julienne, Paul Merkelo, trompette-solo de l'OSM, avec Louise-Andrée Baril au piano, joue huit pièces dont sa propre transcription du cycle Lieder eines fahren-den Gesellen de Mahler.Vendredi, 20 h, à l'Amphithéâtre : Joseph Rescieno et l'Orchestre Métronoli-tain, avec Richard Raymond dans la création du Concerto pour piano de Denis Gougeon et le Cirque Eloize, des Îles-de-la-Madeleine, dans une « illustration chorégraphique » de musique de Barber, Ippolitov-Ivanov, Dvorak et Grieg.Gougeon précise que son concerto fut terminé à la fin de 1997 car il devait être créé l'été dernier.« Il suit la coupe traditionnelle : deux mouvements rapides encadrant un mouvement lent très lyrique, d'une transparence évoquant Mozart et Ravel.D'écriture modale, il est d'une difficulté plus grande pour le soliste que pour l'orchestre.Je ne suis pas pianiste, mais Raymond m'a dit : « Tu peux en mettre ! » Et c'est ce que j'ai fait.» Le concerto du répertoire que Gougeon préfère est YEmpereur.C'est-à-dire le cinquième et dernier de Beethoven.Il retient aussi les deux Ravel et le Scriabine.À l'Oratoire demain ¦ Rachel Laurin ouvre demain soir, 20 h, la nouvelle saison des récitals d'orgue du mercredi à l'Oratoire Saint-Joseph.Le compositeur au programme cet été est le post-romantique autrichien Franz Schmidt (1874-1939) dont les neuf récitals engloberont la production complète d'orgue.DeSchmidt, l'adjointe et élève de l'organiste titulaire Raymond Da-veluy jouera deux courts préludes de choral et la plus longue de ses oeuvres pour orgue, le Prélude et Fugue en mi bémol, qui fait une demi-heure.Également : deux transcriptions de Bach et sa propre transcription des Variations et Fu$ue sur un thème de Handel, pour piano, de Brahms.Après le récital, elle autographiera ses deux récents disques : l'un consacré à Bach, l'autre partagé entre Brahms et Liszt.Le Festival de Lachine ¦ Le Festival de musique de Lachine offre cette année 10 concerts gratuits du 15 au 24 juillet.Chefs invités : Jacques Lacombe et Yannick Nézet-Séguin.Parmi les solistes : Manon Feubel et Donna Brown, sopranos, Richard Raymond et Gabriela Montero, pianistes, et le Prix d'Europe de cette année, Benoît Loiselle, violoncelliste.\u2022 Louise Forand absente ¦ Les habitués du Festival de Lanaudière ont remarqué l'absence, depuis le début de la saison, de la codirectrice artistique Louise Fo-rand-Samson.Celle-ci a subi une importante intervention chirurgicale et poursuit sa convalescence chez elle, à Québec.« Par la force des choses, je n'aurai aucune responsabilité vis-à-vis du Festival cet été.Mais j'y suis de coeur et d'esprit, je téléphone aux artistes, on me tient au courant.J'espère m'y rendre plus tard, mais ce sera pour mon plaisir.» Hélène Ducharme la remplace actuellement au Festival. 2LP0401B0706 B 4 - mardi- ARTS 2LP0401B0706 ZALLCALL 67 00:43:06 07/06/99 B B 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 6 JUILLET 1999 Festival de jazz Kyle Eastwood (oui, le fils de.) nourrit son jazz à la pop moderne ALAIN BRUNET \u2014 Votre plus grand accomplissment, Kyle Eastwood ?\u2014 Gagner ma vie en tant que musicien depuis une dizaine d\u2019années, c\u2019est déjà beaucoup.Peut-être l\u2019avons-nous sorti du lit.Au bout du fil, en tout cas, Kyle Eastwood a le profil plutôt bas ! Le jeune bassiste et leader d\u2019un quintette (qui sera découvert demain soir au Gesù), n\u2019est pas tout ce qu\u2019il y a de flamboyant.Notre interlocuteur est calme, courtois, maintient une distance polie et un ton monocorde.Mais bon, le sujet est amusant, alors procédons.Papa Clint a beau être une icône des western spaghettis (Le thon, la truite et le flétan, pour n\u2019en citer qu\u2019un), camper le virulent et dirty Harry, le jazz n\u2019en était pas moins chéri par la famille Eastwood.On se rappellera, d\u2019ailleurs, que le célébrissime fumeur de cigarillos avait lui-même réalisé le seul film hollywoodien au sujet de feu Charlie Parker \u2014 intitulé Bird, carrément.« J\u2019ai grandi dans la péninsule de Monterey, rappelle Kyle Eastwood.Mes parents ont eu vite fait de me brancher sur le jazz.Régulièrement, ils m\u2019amenaient à des concerts de jazz, entre autres au Monterey Jazz Festival.J\u2019ai déjà d\u2019abord songé à réaliser des films, mais le jazz a fini par l\u2019emporter.» New York l\u2019a ausi emporté sur la Californie.« Je préfère de loin cette ville à Los Angeles, où j\u2019ai passé mon adolescence.Je m\u2019y étais inscrit dans une école de cinéma pour ensuite choisir définitivement la musique.Mais à New York, j\u2019ai le sentiment d\u2019être plus proche de la communauté des musiciens.» C\u2019est évidemment dans la Grosse Pomme qu\u2019il a embauché son quintette, en marche depuis quelques mois : le saxophoniste Donny McCaslin, le batteur Yoron Israel, le trompettiste Jon Regen, le trompettiste Jim Rotondi.« Garder ce groupe intact est pour moi LA priorité.La stabilité et le travail régulier contribuent à créer un son d\u2019ensemble, une vibration collective.Il faut qu\u2019un groupe travaille ensemble pour arriver à créer quelque chose de vraiment personnel.» Privilégié par la jazz business (qu\u2019il l\u2019admette ou non), Kyle Eastwood jouit d\u2019un contrat de disque chez Columbia.Larry Klein, l\u2019exmari de Joni Mitchell, a d\u2019ailleurs produit son dernier album From There To Here \u2014 ce qui explique la présence de Mitchell dans une interprétation de Trouble Man, un classique de Marvin Gaye.Enregistré pour grande formation, cet album est lyrique de facture, mais plutôt conventionnel \u2014 quoiqu\u2019inspiré de chansons telles Why Can\u2019t We Live Together de Timmy Thomas ou I Beg Your Pardon de Tom Waits.Kyle Eastwood en convient.« Des innovateurs comme Miles ou Coltrane, il n\u2019y en a pas beaucoup.Mais un musicien dynamique et allumé peut quand même contribuer humblement au jazz en y rénovant de petites choses.» Bassiste de formation, il dit avoir été d\u2019abord influencé par Paul Chambers, ensuite par Ray Brown, Scott LaFaro, Ron Carter, Dave Holland.Mais le musicien se défend bien d\u2019être un revivaliste.« Je ne suis pas de ceux qui croient que la musique de jazz doit être jouée d\u2019une seule façon, pendant des années et des années.C\u2019est pourquoi je ne vois pas de problème à repiquer des chansons pop tirées de la période actuelle.C\u2019est ce qui maintient le jazz en vie.Les idées mélodiques et les motifs rythmiques qui émanent du répertoire pop permettent aux jazzmen de construire quelque chose de neuf.» Puisque qu\u2019il porte un nom illustre, la question à cent piastres était inévitable.Pour le Kyle Eastwood, être le fils de Clint Eastwood est une arme à double tranchant.« Lorsqu\u2019ils réalisent mes origines familiales, certains critiques ou afficionados se braquent.Ils croient que je suis dans la business parce que j\u2019ai été largement avantagé.Ils doivent écouter très attentivement ma musique avant de se faire une idée.Ainsi, il me faut davantage faire mes preuves.« Bien sûr, il y a aussi des avantages : mon nom de famille génère de l\u2019intérêt auprès des médias, à tout le moins une certaine curiosité.Ça m\u2019ouvre des portes, ça m\u2019en ferme.» AUJOURD\u2019HUI (G) = Spectacle gratuit Midi Place du Complexe Desjardins (G) Hot Antic Jazz Band Terrasse Grand Marnier (G) Hot Pepper Dixie 13 h Terrasse Grand Marnier (G) Sweet Dixie 14 h et 15 h 30 Place du Complexe Desjardins (G) La Petite École du Jazz 14 h Scène Air Transat \u2014 (G) Streetnix 15 h Chapiteau du Casino (G) Hot Pepper Dixie 17 h Terrasse Grand Marnier (G) Streetnix Chapiteau du Casino (G) Sweet Dixie 17 h 30 Scène Air Transat \u2014 SRC (G) Parade de la Louisiane 18 h 30 Place du Maurier (G) Michael Kaeshammer 19 h Le bateau Nouvelle-Orléans Vieux-Port de Montréal Quai Jacques-Cartier Henry Butler Scène Labatt Blues (G) Jim Zeller Scène Air Transat \u2014 SRC (G) Chavigny Jazz 5 19 h 30 Scène Bleue Dry (G) Allakomi 20 h Chapîteau du Casino (G) Mimi Blais 20 h Scène du Casino (G) Otis Taylor 20 h et 22 h Scène de la Louisiane (G) Steve Riley 21 h Scène Labatt Blues (G) Mississipi Heat Scène du Maurier (G) Le Grand ÉvénementCarl Craig et le Innerzone Orchestra 22 h Scène Bleue Dry (G) The New Morty Show 23 h Scène Labatt Blues (G) Jim Zeller 23 h 30 Métropolis Nils Petter Molvaer (G) Minuit Le bateau Nouvelle-Orléans Vieux-Port de Montréal Quai Jacques-Cartier Balfa Toujours Minuit 30 Spectrum (G) Mississipi Heat Kyle Eastwood À 78 ans, Brubeck continue d\u2019explorer Le 6 juillet 1994: Bryan Lee « Je ne sais pas de quoi j\u2019ai l\u2019air mais je sais qui je suis.» Bryan Lee est un bluesman.Qui avait laissé des éclairs audessus de la place Fred-Barry avant d\u2019aller, par une nuit torride, décaper le Spectrum.Crescendo-décharge, mots d\u2019amour à Maggie, coups de gueule au destin : voilà Braille Blues Daddy, un ami de la Nouvelle-Orléans.ALAIN BRUNET Quelques heures avant de monter sur la scène du Saint-Denis (qu\u2019il partagera de nouveau ce soir avec son ensemble et le big band au féminin Diva), Dave Brubeck faisait honneur à sa réputation de gentleman.Souriant, affable, généreux en interview, le septuagénaire avait tout du grand-père à qui l\u2019on doit le plus grand respect.Cette conférence de presse fut émaillée d\u2019échanges chaleureux entre le pianiste, le directeur artistique du Festival (André Ménard) et les représentants des médias.Assis à ses côtés, André Ménard lui a rendu un vib r a n t hommage, rappelant que Dave Brubeck était un des rares musiciens de cet âge qui ne s\u2019asseoit jamais sur ses lauriers.« Il a toujours un projet intéressant à soumettre au FIJM, et c\u2019est pour cette raison que nous l\u2019invitons régulièrement depuis 20 ans.Dave Brubeck, vous êtes pour nous un ami, nous vous aimons et vous êtes toujours le bienvenu à Montréal.» Et Dave Brubeck lui a rendu la pareille.« Cet homme m\u2019a fait écrire une messe, un ballet et une symphonie.Vous vous rendez compte ?Voilà pourquoi ce festival est si intéressant », a dit le pianiste et compositeur, sourire fendu jusqu\u2019aux oreilles.En outre, Brubeck nous rappelé qu\u2019il n\u2019avait cesse de chercher de nouvelles avenues à sa musique.Même à 78 ans.« J\u2019ai toujours voulu repérer ce qu\u2019il y avait de bien avec la musique populaire.Par exemple, j\u2019ai déjà joué avec les Neville Brothers à La Nouvelle-Orléans.So much fun ! Après quoi, j\u2019ai repris certains de leurs rythmes pour en faire un autre type de musique.« Mes fils, indique-t-il également, contribuent à me garder dans le coup.D\u2019ailleurs, un d\u2019entre eux se produit à Londres ce soir en première partie des Rolling Stone (il accompagne Sheryl Crow).They always make me discover some wild stuff ! » Et il n\u2019a pas l\u2019air de détester ça, le père Brubeck ! « Comme à chaque fois, nous tentons à Montréal des choses nouvelles et nous en ramenons des plus vieilles », a-t-il annoncé.C o n s i d é r é comme un innovateur ayant conféré au jazz des patterns r y t h m i q u e s pour le moins atypiques, Dave Brubeck a raconté hier une anecdote succulente, ramenée d\u2019un congrès récent de jazzolog u e s .« N o u s discutions de la pertinence de conserver les rythmes originels du jazz moderne, binaires ou ternaires.Un éminent musicologue afroaméricain s\u2019est levé dans la salle et a entonné un air.Au terme de son interprétation devant un auditoire étonné et incapable d\u2019identifier l\u2019origine de cet air, le musicologue a indiqué qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019un chant de travail typiquement africain.Eh bien ce chant était chanté en 5/4 ! Ce qui me donnait raison.» Dave Brubeck faisait évidemment allusion à son fameux Take Five, popularisé en 1959.et qui alimente encore la polémique quatre décennies plus tard.Enfin.« On m\u2019a beaucoup critiqué pour avoir dérogé de la tradition, mais mes détracteurs connaissaient plutôt mal cette tradition.» Avis à celles et ceux qui s\u2019en prennent aux innovateurs.ils ont la mémoire longue.PHOTO ANDRÉ FORGET, La Presse Dave Brubeck PHOTO ÉRIC SAINT-PIERRE, La Presse « Salut, Marjo ! » Recyclée \u2014 temporairement ?\u2014 dans le blues depuis l\u2019an dernier, Marjo était sur la scène Labatt Blues hier soir.Avec le Johnny Blue Band de son compagnon Jean Millaire, bien sûr.Un spectacle apprécié par les habitués de la place Fred-Barry. 2LP0502B0706 B 5 - mardi- ARTS 2LP0501B0706 ZALLCALL 67 00:40:40 07/06/99 B Festival de jazz LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 6 JUILLET 1999 R B 5 Ce soir, la rencontre de la techno et du jazz DANIEL LEMAY Malgré leur facture souvent étonnante, les Grands Événements du Maurier du Festival de jazz nous avaient jusqu\u2019à présent amenés dans des territoires musicaux relativement connus.Qu\u2019on pense au jazz fusion du trio montréalais Uzeb (1992), à la musique du Cirque du Soleil par René Dupéré (95), à l\u2019hommage à Louis Armstrong (96), à Cubanismo ! (97) ou à la magistrale prestation de Queen Esther Marrow et des Harlem Gospel Singers, l\u2019an dernier.Ce soir, par contre, Carl Craig et son Innerzone Orchestra risquent de nous faire traverser deux ou trois frontières.Au programme du dernier Grand Événement du millénaire, une rencontre entre la techno, le jazz.et la rythmique traditionnelle afro-cubaine.« Il s\u2019agit en effet d\u2019un beau défi », avouait posément Craig, hier en conférence de presse quand on lui soulignait le caractère historiquement familial de l\u2019événement.« C\u2019est un rave multiplié par 10 où tout le monde devrait trouver son compte, autant les ravers que ceux qui n\u2019y connaissent rien.Le défi est à notre avantage.» André Ménard, le vp programmation du Festival avoue avoir « poussé l\u2019enveloppe » en confiant le mégaspectacle au DJ de Detroit : « Nous prenons un virage résolument moderne ».Et plein de surprises, « autant pour Carl que pour nous », ajoutait Ménard qui n\u2019éprouve aucune angoisse bien qu\u2019il ne sache pas vraiment ce qui va se passer ce soir sur la grande scène du Maurier.Carl Craig, lui, n\u2019a jamais scratché devant 100 000 personnes.« Je suis honoré de l\u2019invitation, de célébrer ici le millénaire avec un spectacle wild où les seventies de Miles (Davis) rencontreront la musique techno.» Un canevas ?« La structure de notre musique vient du côté techno, pas du jazz.Nous construisons un immense mur de son qui nous permet de projeter notre âme vers l\u2019assistance.» Okay.\u2014 Certains disent que les DJ et la musique techno n\u2019ont pas leur place dans un festival de jazz.\u2014 Je leur dis : Sortez du Moyen Âge.L\u2019an 2000, c\u2019est dans cinq mois.Et Carl Craig d\u2019expliquer que le jazz et la techno se ressemblent beaucoup.« Les fans prennent ça très au sérieux, ils se méfient des convergences.« Tu ne peux pas faire ci ! » « Tu ne peux faire ça ! » « Qu\u2019est-ce que Carl Craig fout dans le jazz ?» Et le côté divertissement ?« En cela, je ne suis pas très rock.Je m\u2019en remets plus à l\u2019esprit, au caractère artistique de la prestation.» Résumons : Carl Craig aux machines (échantillonneurs, séquenceurs, etc.), entouré du Innerzone Orchestra, une formation de jazz « sans frontières » formée du batteur Franscisco Mora, du bassiste Rodney Whitaker et du pianiste Craig Taborn, un ancien du James Carter Quartet.S\u2019ajoutent à ce carré trois percussionnistes et six danseurs cubains, sur qui doit reposer l\u2019aspect visuel du spectacle sur scène.« Ils viennent de Santiago, précise Craig, donc très près des traditions.Comme les bluesmen du Sud.» L\u2019événement débute à 21 h 30 avec un concours « scratching » de 15 minutes entre deux figures de proue de la scène techno montréalaise : A-Track et Kid Koala.Le spectacle de Mr.Craig & Co.durera 75 minutes.Quatorze écrans vidéo (dont quatre géants), 125 kilowatts de son, 800 kilowatts d\u2019éclairage, voilà qui fait pas mal de connexions, de fils et de bidules.La discrète équipe du directeur de production Érick Villeneuve est à l\u2019oeuvre depuis trois jours.\u2014 La Loi de Murphy dit : « Si une chose peut aller mal, elle va effectivement aller mal ».As-tu des craintes ?\u2014 Aucune.Nous avons toutes les compétences et toutes les ressources voulues.Nous contrôlons ce que nous pouvons contrôler.\u2014 Et les impondérables.\u2014 Les éléments.Cette nuit (dimanche), un coup de vent a vidé ma pharmacie.Tout de suite, j\u2019ai pensé aux techniciens qui étaient à installer les machines, sur les toits, partout.Mais il n\u2019y a eu aucun incident.Gageons que, parmi tous les écrans du FIJM, il y en aura un branché sur Météomédia aujourd\u2019hui.Beaucoup d\u2019électricité dans l\u2019air : la techno prend la rue.Avec son nouvel ami le jazz.Conseillé, interdit.Aux festivaliers qu\u2019il savent polis et coopératifs, les dirigeants du Festival de jazz rappellent néammoins quelques règles à suivre pour le mieux-être général.Sont interdits sur le terrain du Festival : canettes et bouteilles de verre ; chaises pliantes, de jardin, de patio ; bicyclettes et patins à roues de quelque alignement que ce soit ; chiens et léopards.Pour éviter les engorgements près de la scène (au coin de Jeanne- Mance et Sainte-Catherine), on nous demande de circuler d\u2019est en ouest (en venant de la rue Saint- Laurent) et du nord au sud (de Sherbrooke).Le métro reste le meilleur moyen de se rendre au mariage technojazz.Station Place des Arts ; sortie Ste-Catherine.Arrivez tôt car ceux qui se retrouveront à l\u2019arrière de l\u2019esplanade de la PdA ne verront et n\u2019entendront pas grand chose.Rapport à la grève des techniciens qui interdit toute installation technique sur leur « territoire ».Rappelons par ailleurs que le trompettiste Nils Petter Molvaer se produit ce soir au Métropolis à 23 h 30.C\u2019est gratuit.Explorateur des fjords drum\u2019n\u2019bass, le Norvégien s\u2019était fait remarquer l\u2019an passé dans la série Groove du FIJM, aux Foufs.PHOTO ANDRÉ FORGET, La Presse Techno fin de millénaire et jazz des seventies : Carl Craig, le « rebelle de Detroit », promet une soirée wild.Pour toute la famille.On est presque obligé de le croire.Débordements latinos ALAIN BRUNET Tous les férus de jazz latin étaient au rendez-vous fixé par ces expansifs, exubérants, tonitruants virtuoses.Le pianiste cubain Jesus «Chuco» Valdés avait ainsi réuni un groupe d\u2019étoiles latino-américaines pour un sommet de musique au théâtre Olympia.Le tromboniste Juan Pablo Torrez, le trompettiste Claudio Roditi, le percussionniste Giovanni Hidalgo, le pianiste Michel Camilo, pour nommer que les plus célèbres, ont participé à la rencontre Jazz en Clave.Et ils vous ont brassé ça, mes amis.Je ne pourrais toutefois affirmer que nous avons été conviés à la plus concluante des rencontres du genre, mais on peut tout de même parler d\u2019un concert intéressant.Jazz en Clave n\u2019était peut-être pas terminé au moment d\u2019écrire ces lignes.et j\u2019avais déjà assisté à plus d\u2019une heure du dernier volet de la série Invitation.À 20 h 05, le pianiste dominicain Michel Camilo n\u2019avait même pas amorcé son débat pianistique avec le leader de la Havane ! Dans un festival où l\u2019on veut tout voir, c\u2019était trop serré.Chucho, lui, voyait les choses autrement.Ce géant qui fut maître incontesté de la formation Irakere (dont il a récemment confié la direction à son fils) a conduit une machine superbe sur papier mais dont on ne pouvait dire qu\u2019elle avait été huilée au quart de tour.Lorsque, par exemple, la frangine du leader, Mayra Caridad Valdés s\u2019est amenée sur scène pour y entonner Yemya (esprit de la mer dans la cosmogonie de la santeria, qui est à Cuba ce que le vaudou est à Haïti), la cohésion orchestrale était loin d\u2019être parfaite.La dame dispose d\u2019un coffre indiscutable, mais ses salves puissantes n\u2019étaient pas toujours déclenchées au bon moment.Lorsqu\u2019elle s\u2019est produite au Métropolis il y a deux ans, sa performance fut nettement supérieure, moins criarde.En revanche, nous avons eu droit à de magnifiques pièces d\u2019orchestre, dont cette Rumba de Caion (de Juan Pablo Torrez) ou la relecture latine de Rhapsody In Blue de George Gershwin (où l\u2019on a revérifié la technique mirobolante de Chucho Valdés), ou encore Mambo Influenciado.J\u2019aurais bien aimé rester, mais il fallait boucler la boucle au Monument-National.Lo-Sco-Fo-Ho, cette formation d\u2019étoiles qui s\u2019apprête à décoller pour l\u2019Europe, a été un véritable point culminant dans cette série presque parfaite.Ces gars-là se connaissent comme s\u2019ils s\u2019étaient mutuellement tricotés, car leur quatuor donnait l\u2019impression d\u2019avoir été fondé il y a dix ans.En plus de piquer des solos dont lui seul détient le secret, John Scofield assurait un soutien harmonique absolument singulier.et même l\u2019animation de la foule \u2014 ce qui n\u2019était pas sans rappeler la précédente série Invitation dont il était la vedette.Composée du contrebassiste Dave Holland et du batteur Al Foster, la section rythmique en était une de rêve.Inutile d\u2019ajouter que Joe Lovano s\u2019est éclaté.Et voilà un concert magnifique.Le seul irritant de la série ?La soirée dominicale mettait le saxophoniste en relief aux côtés de la chanteuse (soprano) Judi Silvano, du trompettiste Tim Hagans, du violoncelliste Eric Friedlander, du contrebassite Ed Schuller et des batteurs Bob Myers et Idris Muhammad.Plus contemporaine \u2014 ce qui n\u2019est pas répugnant en soi \u2014 mais aussi plus décousue.Le violoncelle avait du mal à trouver sa place et je n\u2019ai toujours pas saisi la pertinence de ces improvisations opératiques de Silvano (l\u2019épouse du compère Joe), qui a déjà eu l\u2019air du chien dans un jeu de quilles au FIJM, lors de projets précédents de Lovano.Mais on parle d\u2019un léger irritant, car toute cette série demeure une pièce d\u2019anthologie du FIJM.PHOTO ÉRIC ST-PIERRE, La Presse Clarence « Gatemouth » Brown, monsieur Blues.PHOTO ÉRIC ST-PIERRE, La Presse Louisiana Red Effluves louisianaises NORA BEN SAÂDOUNE collaboration spéciale Dans cette édition du Festival qui met la Louisiane à l\u2019honneur, la « Nuit de la Louisiane », hier soir au Métropolis, s\u2019annonçait comme le point d\u2019orgue de la série, avec une affiche prometteuse : Henry Butler, Clarence « Gatemouth » Brown et Buckwheat Zydeco.Dans les deux derniers cas, de la visite qu\u2019on a déjà eu la chance de voir à maintes reprises, ce qui laissait envisager une chaude soirée.Histoire de se mettre dans l\u2019ambiance, un petit tour au show de Louisiana Red, coin Sainte-Catherine et Saint-Urbain, dans la série « Les Brunantes du Casino » (qui, comme on le sait, ont déménagé du chapiteau du Casino pour problèmes électriques et laissent la place à la pianiste Mimi Bley, tous les soirs à 20h).Louisiana Red, seul à la guitare, c\u2019est le blues du Delta dans toute sa ruguosité, digne émule de Muddy Waters.Les eaux sont d\u2019ailleurs tombées sur la fin de son set, ajoutant une note encore plus mélancolique à son chant déjà poignant.Il est donc temps de rallier le Métropolis, pour le premier show, celui du pianiste Henry Butler, de la Nouvelle-Orléans.« Let\u2019s get down and dirty », lance Henry Butler au public.D\u2019accord.Pour le moment, l\u2019ambiance n\u2019est pas exactement collante, on est loin de la moiteur du bayou, mais il est encore tôt.La salle est bien remplie, sans excès, et la foule est plutôt sage.Comparé au sauna en délire pour le show de Me, Mom & Morgentaler la veille au même endroit, il ferait même un peu frisquet dans la place.Butler a pourtant un style énergique, à la Ray Charles (précisons qu\u2019il est aussi aveugle).Secondé par un guitariste, il joue un rythm\u2019n\u2019blues enlevé, qui emporte l\u2019adhésion.« Il peut faire ce qu\u2019il veut, c\u2019est un grand pianiste de blues », juge Éric, pianiste de son état et venu à cette soirée spécialement pour l\u2019entendre.Dans la foule, nombreux sont toutefois ceux qui sont venus pour entendre du zydeco, et semblent attendre que le rythme s\u2019accélère avec Buckwheat Zydeco, alias Stanley Dural, qui embarquait en dernière partie de soirée.À cause des contraintes de tombée du journal, précisons que nous n\u2019avons pas eu la chance de voir l\u2019accordéoniste.Après Butler, au tour de Clarence « Gatemouth » Brown de monter sur scène.Quand il débarque, maigre comme un clou, avec son Stetson vissé sur le crâne, on le croirait tout droit sorti d\u2019un roman de Jim Thompson.À 75 ans, le guitariste est un vrai personnage, une légende vivante du blues.Son premier disque est sorti en 1947 ; l\u2019animal est infatigable, puisqu\u2019il annonce la sortie du prochain.Un authentique bluesman, envers et contre tout.La foule rentre davantage dans le show.Entre autres festivaliers qu\u2019on y rencontrait, Phil, qui a fait le voyage de Saint-Louis, Missouri.C\u2019est la « joie de vivre », en français dans le texte, qui le fait revenir à Montréal pour le festival, pour la cinquième fois en neuf ans.C\u2019est qu\u2019à Saint-Louis, « il n\u2019y a pas de centre-ville, pas de rues animées comme ici ».Clarence Mills, lui, a fait le voyage de Chicago, où on imagine que la vie nocturne est plus animée qu\u2019à Saint-Louis.S\u2019il est venu, c\u2019est qu\u2019il tenait absolument à revoir Brown et Buckwheat Zydeco.Et puis, « the food is magnifique, et Montréal est moins loin que Montreux ».PHOTO ÉRIC ST-PIERRE, La Presse Le pianiste cubain Jesus «Chuco» Valdés. 2LP0601B0706 B 6 - mardi- ARTS 2LP0601B0706 ZALLCALL 67 00:42:39 07/06/99 B B 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 6 JUILLET 1999 Décès de Xavier Gélin Plume et Vigneault assurent le succès du Festival en chanson de Petite-Vallée 2767123 Associated Presse, Paris L\u2019acteur Xavier Gélin, fils de Daniel Gélin et Danièle Delorme, eux-mêmes des étoiles du cinéma français, est mort vendredi d\u2019un cancer à l\u2019âge de 53 ans, a annoncé hier sa famille.Son enterrement aura lieu demain au cimetière du Montparnasse, à Paris.Marié et père de deux enfants, le disparu avait joué dans une vingtaine de films dont Le Diable par la queue (Philippe de Broca, 1968), L\u2019aventure c\u2019est l\u2019aventure (Claude Lelouch, 1971) et Salut l\u2019artiste (Yves Robert, 1973).JEAN GUÉNETTE collaboration spéciale, PETITE-VALLÉE Le Festival en chanson de Petite-Vallée, en Gaspésie, s\u2019est terminé tard dimanche soir sur une note de fête.Les grands gagnants des catégories auteur-compositeur- interprète et interprète sont Stéphane Côté de Québec et Julie Houde de Rimouski.Wilson Juneau de Québec remporte le prix du meilleur compositeur tandis que Marie-Hélène Bergeron de Gaspé celui du meilleur parolier.Le 17e Festival en chanson de Petite-Vallée, qui s\u2019est déroulé toute la semaine dernière, a été un succès cette année encore.Avec Plume Latraverse comme parrain et Gilles Vigneault comme sourcier, la rencontre de ces deux grands de la chanson a rayonné sur l\u2019événement.« Ce fut une semaine magnifique, un grand succès, tant de la part des participants que du public qui a répondu en grand nombre », explique Allen Côté, président du Festival.Hormis les spectacles des demi-finalistes et des finalistes, le moment fort du Festival a été l\u2019hommage rendu à Plume.Spectacle où une chorale d\u2019enfants a chanté quelques pièces de Plume, ce qui a touché le chanteur au plus haut point.Lui-même a aussi chanté Salut Soleil avec les jeunes.Tous les musiciens du chanteur étaient présents.« Plume a été un parrain extraordinaire, raconte Allen Côté.D\u2019une grande générosité et d\u2019une grande écoute auprès des participants.» La réaction du public a été très bonne car plus de 2000 personnes ont assisté aux spectacles.« La venue de Plume a attiré un grand nombre de jeunes, un nouveau public, des gens qui ne seraient pas nécessairement venus ici.Jumelé au public attiré par Gilles Vigneault, ce fut un beau mélange », explique Allen Côté.Parmi les projets du Festival, la construction du Village en chanson est prioritaire.Le camp conçu pour les professionnels de la chanson permettra aux artistes de créer et de se ressourcer.Le projet coûtera plus de 1,5 million et les travaux doivent débuter l\u2019automne prochain.2766663 2766653 Décès du chanteur de Morphine 2767710 Associated Press, ROME Mark Sandman, le chanteur du groupe Morphine, est décédé des suites d\u2019une crise cardiaque lors d\u2019un concert à Palestrina, à une cinquantaine de kilomètres de Rome.Âgé de 47 ans, Sandman s\u2019est effondré sur scène en présence de plusieurs milliers de spectateurs, samedi, peu avant minuit.Il est mort pendant son évacuation vers un hôpital.Mark Sandman jouait de la basse et avait écrit plusieurs titres pour le célèbre groupe de Boston, comprenant également Dana Colley au saxophone et Billy Conway à la batterie.Le groupe, qui s\u2019est taillé une solide réputation, après avoir commencé à se produire dans des bars au début des années 1990, a sorti cinq albums: Good, Cure for Pain, Yes, Like Swimming et B-Side.VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION MM CNN CÂBLE 9 V.LIFE HISTORY MP 11 11 45 58 13 13 22 22 21 21 23 23 20 20 24 24 CBC 5 VIE CANAL D GLOBAL DISC.FOX TÉLÉTOON TLC 19 h 30 20 h 00 4 4 7 7 8 8 5 5 1 8 < SRC SRC TVA TQc TQS 3 7 t 6 9 > @ G \\ ?M R ; ABCE 7 CBS 2 NBC 4 P h TV5 RDI RDS TSN NW YTV BRAVO A & E PBS CTV CTV TQS TQc TVA CANAUX CF CF VD CANAUX VD 18 h 00 18 h 30 19 h 00 19 h 30 20 h 00 20 h 30 21 h 00 21 h 30 22 h 00 22 h 30 23 h 00 23 h 30 18 h 00 18 h 30 19 h 00 20 h 30 21 h 00 21 h 30 22 h 00 22 h 30 23 h 00 23 h 30 CÂBLE: A& E = ARTS AND ENTERTAINMENT - CÂBLE 9 V.= CÂBLE 9 VIDÉOTRON - CNN = NOUVELLES - DISC.= DISCOVERY - MM = MUCH MUSIC - MP = MUSIQUE PLUS - MMAX = MUSIMAX NW = NEWSWORLD - RDI = RÉSEAU DE L\u2019INFORMATION RDS = RÉSEAU DES SPORTS - TLC = THE LEARNING CHANNEL - TSN = THE SPORT NETWORK - TV5 = TÉLÉVISION INTERNATIONALE - YTV = YOUTH TV PBS MMAX SHOWCASE FAMILY CH.CÂBLE 34 9 38 48 31 31 36 39 37 37 68 46 3 3 47 49 29 35 30 30 48 32 25 25 19 19 33 33 40 40 34 27 27 28 28 15 15 44 35 18 18 50 36 47 CÂBLE Ce soir La Tête de l'emploi Jardin d'aujourd'hui Orgueil et Préjugés (3/5) Coup d'oeil Le Téléjournal/Le Point Les Nouvelles du sport Cinéma / LE SHÉRIF.(23:28) Le TVA Scènes de rue / Zebda Un monde de chiens Bec et Museau Ally McBeal Les Grands Procès II / L'Affaire \"Tuxedo Kid\" Le TVA Terre 2 Sports / Loteries (23:49) Le Monde merveilleux de Disney Montagne Zone X Le Tour des mondes Cinéma / PRIEZ POUR NOUS (5) avec Delphine Rich, Samuel Labarthe C'est mon histoire (22:41) En pleine nature (23:36) Pas de vacances.Les Indices pensables Partis pour l'été Catastrophes Cinéma / À L'ATTAQUE PLEIN GAZ (5) avec Michael Keaton, Gedde Watanabe Pas de vacances pour les idoles Le Grand Journal 110% Cinéma / HÔTEL OKLAHOMA (6) Pulse Acc.Hollywood Drew Carey Home Improvement It's Like.Know Margie Gillis: Inside Out The City CTV News Pulse / Sports News Wheel of.Jeopardy The PJ's Spin City Sports Night News Newswatch National Geographic Special Golf / Women's Nation's Cup National / CBC News National Update M*A*S*H ABC News M*A*S*H Frasier Home Improv.The Hughleys Spin City Sports Night NYPD Blue News/Access H.Nightline (23:35) News CBS News E.T.Jag 60 Minutes II 48 Hours: Tuesday Adventures Late Sh.(23:35) News NBC News Jeopardy Wheel of.3rd Rock.NewsRadio Just Shoot me Will and Grace Dateline NBC News Tonight.(23:35) Newshour Nightly Business Venturing Nova / .of the Vesuvius The Search for Shangri-La P.O.V./ Rabbit in the Moon Cinéma BBC News Nightly Business Newshour Cinéma / OKTOBER (4) avec Stephen Tompkinson Angel.(21:40) Berkeley Square / Dernière (22:10) World News Charlie Rose Simon & Simon Law & Order Biography / Tanya Tucker Investigative/Anti-Gay Hate Crime City Confidential / Hermosa Beach Law & Order Tania Maria - Mtl Jazz Festival Bravo! Videos Tom Jones.Cinéma / THE MAMAS AND THE PAPAS.(4) Cinéma / VIVA LAS VEGAS (6) avec Elvis Presley NYPD Blue Express.Savoir-faire.De fil en aiguille Pl.publique 99 L'Ombudsman L'Été sur l'île Express.À la une Contact Animal Histoires./ Lawrence d'Arabie Trésors / L'Or des Confédérés Biographies / Sidney Poitier Carnets de vol / Les Dirigeables.Bonanza CNN WorldView The Moneyline NewsHour Crossfire Late Edition with Wolf Blitzer Larry King Live The World Today Sports Tonight Moneyline Tech Trek / Laborator of War Summer@disc.Champions.Wild Discovery/Serengeti Jigsaw Forbidden Places / Land Mines .Stampede .Stampede Summer@disc.Champions.Little Lulu Show Aladdin The Lion King's Dinosaurs Cinéma / LITTLE SPIES (5) avec Michael Rooney Flash Forward Blossom Muppets Cinéma / LT.ROBIN.(5) NewsRadio Cheers Home Improv.Real TV Guinness World Records Fox Files Buffy the Vampire Slayer NewsRadio Hard Copy Global News First Nat.News Addams Family E.T.3rd Rock.King of the Hill Dharma & Greg Bob & Margaret Family Guy South Park PSI Factor Way We Were The Rat Patrol Spies It Seems Like.Destination./ Franz Joseph Land The War in Korea Turning Points .Weapons For Valour Gentle Doctor Life with Pets Weddings The Tourist Inferno Horse Tales Martha Stewart Backyard Cookin The Inn Chef .for Dinner?Inferno The Tourist Pop up Video McLachlan RapCity MuchAXStv The NewMusic Pop up Video Classic.MuchMegaHits McLachlan Interfax Clip Platine Clip M'as-tu vu?/Clip Beavis, Butthead La Courbe Interfax Clip Rythmes du monde Ed Sullivan Pop up vidéo Musicographie / S.Grappelli La Boîte à Jazz / Caetano Veloso Motown Live Musicographie / S.Grappelli World News Business News .Reports Big Life's.Hot Type.CounterSpin The National Pamela Wallin .Reports Big Life's.Euronews Capital Actions Le Monde ce soir J.Payette rentre à la maison Le Journal RDI RDI à l'écoute Le Canada aujourd'hui Sharks H20 Sports 30 Mag Baseball / Expos - Mets Sports 30 Mag Sports 30 Madison Tarzan Counterstrike Sirens Black Harbour Cinéma / ISLE OF DARKNESS (4) avec Sofie Grabol, Paul-Ottar Haga Ned.son triton Famille Addam Les Graffitos Les Zinzins.Ned et son triton 2 Stupid Dogs Les Simpson Famille Addam Les Graffitos South Park Les Simpson Animania Bob Vila's Home again Marilyn in Manhattan Trauma / Life in the ER: Last Stand Blaze - The Forensics of Fire Trauma / Life in the ER: Last Stand Off the Record Sportsdesk Baseball / Blue Jays - Orioles Tour de France Sportsdesk Voilà Paris Bons Baisers.Journal FR2 Ça se discute / Faut-il tout céder à sa passion?/ Dernière Temps présent (21:35) Journal belge Autour du Tour / Gén.Sens.(23:45) Combat.chefs Les Copines.Tango Cinéma / TROP JEUNE POUR MOURIR (5) avec J.Lewis, M.Tucker Table ronde L'Hôpital Chicago Hope Les Copines.Addams Family The Odyssey Animorphs Freaky Stories Reboot Goosebumps Addams Family Breaker High Student Bodies The Odyssey Ocean Girl Are You Afraid Suzanne Colpron 9h00 0 JULIE PAYETTE RENTRE À LA MAISON L\u2019astronaute rend visite aux employés de Radio-Canada.Notez que cette émission spéciale est rediffusée à 20h, à la place de Grands reportages.18h30 r SCÈNES DE RUE Jean-Michel Dufaux reçoit entre autres le groupe français de l\u2019heure, Zebda.19h30 P ÇA SE DISCUTE Faut-il tout céder à la passion?L\u2019animateur, Jean-Luc Delarue, en discute avec ses invités.20h r ALLY MCBEAL La dernière de la saison.21h a COUP D\u2019OEIL: NORANDA Après avoir présenté L\u2019Erreur boréale et Comme des chiens en pacage, de Richard Desjardins et Robert Monderie, la SRC nous propose ce soir un autre documentaire de Monderie sur le prix à payer pour développer le Nord-Ouest québécois.21h r LES GRANDS PROCS Il est question de L\u2019affaire Tuxedo Kid.PHOTOTHÈQUE La Presse Julie Payette 2LP0701B0706 B 7 - mardi- ARTS 2LP0701B0706 ZALLCALL 67 00:48:52 07/06/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 6 JUILLET 1999 B 7 SPECTACLES Salles de répertoire AMITYVILLE 3-D Cinéma Impérial: 21h.A WALK ON THE MOON Cinéma du Parc (2): 17h30, 21h30.BUENA VISTA SOCIAL CLUB Ex-Centris (3): 13h, 15h, 17h, 19h, 21h; ven., sam.23h.CHAT NOIR, CHAT BLANC Ex-Centris (1): 12h45, 15h15, 17h45, 20h15.COURS, LOLA, COURS Ex-Centris (2): 13h30, 15h30, 17h30, 21h30; ven., sam.23h30.CREATURE FROM THE BLACK LAGOON 3-D Cinéma Impérial: 19h.DECONSTRUCTING HARRY Cinéma du Parc (2): 19h30.ELECTION Cinéma du Parc (3): 17h15, 19h15.FELLINI SATYRICON Cinéma du Parc (1): 17h, 21h30.LE TROU (THE HOLE) Ex-Centris (2): 19h30.LITTLE VOICE Cinéma du Parc (3): 21h15.LUCKY PEOPLE CENTRE INTERNATIONAL Ex-Centris (1): 22h40.NIGHTS OF CABIRIA Cinéma du Parc (1): 19h15.Musique ÉGLISE ST.JAMES UNITED (463, Sainte-Catherine O.) Irina Vorobieva, pianiste: 12 h 30.- FESTIVAL INTERNATIONAL DE LANAUDIÈRE ÉGLISE DE SAINTE-JULIENNE Paul Merkelo, trompettiste, et Louise-Andrée Baril, pianiste.Böhme, Ravel, Aroutunian, Bizet, Bloch, Goedicke, Mahler, Tartini: 20 h.Théâtre THÉÂTRE DU RIDEAU VERT (4664, St-Denis) Deux Pianos, Quatre Mains, de Ted Dykstra et Richard Greenblatt.Avec Gregory Charles et Jean Marchand.Du mercredi au samedi: 20h.THÉÂTRE SAINT-DENIS II Monsieur Chasse!, comédie de Georges Feydeau.Mise en scène de Denise Filiatrault.Du 7 au 10, 13 au 17, 20 au 24, 27 au 31 juillet: 20h.Théâtre pour enfants THÉÂTRE DE LA TOUR DU PARC OLYMPIQUE (situé sous un chapiteau extérieur) Le Grand Cirque populaire, spectacle pour les jeunes de 5 à 14 ans.Variétés BISTRO À JOJO (1627, St-Denis) Roots 66: dès 21h.CLUB BALATTOU (4372, St-Laurent) Senseetree: 21h.LA PLACE À CÔTÉ (4571, Papineau) Sylvie Royer: 21h.L\u2019OURS QUI FUME (2019, St-Denis) Marc Deschênes et Paul Deslauriers: 22h30.2766489 2766585 B 8 ?LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 6 JUILLET 1999 Le quatuor coréen : une révélation CLAUDE GINGRAS Ce qui s'annonçait comme une autre de ces rencontres mi-mondaines, mi-diplomatiques où la musique joue un rôle accessoire s'est révélé, dès les premières notes, un événement musical majeur.Le Quatuor à cordes Kumho Asiana, de Corée, se produisait hier soir à Pollack à l'occasion de la visite officielle au Canada du président du pays.Il existe depuis dix ans et joue régulièrement à travers le monde.Ses membres sont sortis de Juilliard, de Curtis ou du Conservatoire de Paris \u2014 la grande formation occidentale, donc; rien du genre « méthode Suzuki ».Sur la foi de sa prestation d'hier soir, voici un ensemble que sa précision technique, son homogénéité, sa musicalité, sa richesse sonore, sa souplesse stylistique, son engagement total devant la musique permettent de placer parmi les meilleurs au monde actuellement.Une révélation, rien de moins.Quel dommage que l'événement se soit ajouté presque au dernier moment à un calendrier d'été déjà chargé (on comptait au moins deux autres concerts hier soir, à Lanau-dière et à Trestler) et qu'il soit tombé un jour de chaleur insupportable.En conséquence, il n'y avait à peu près que des membres de la colonie coréenne dans la salle ; je n'y ai vu aucun représentant de nos sociétés de musique de chambre.Heureusement, les bonnes nouvelles vont parfois aussi vite que les mauvaises et je suis convaincu qu'on nous ramènera ce quatuor exceptionnel.Le Mozart de jeunesse \u2014 l'un des six dits « milanais » \u2014 prend ici la dimension d'un chef-d'oeuvre.Toutes les voix y chantent dans une harmonie parfaitement équilibrée.On entend chaque instrument distinctement ; on voudrait simplement le « presto » initial un peu plus rapide.Le Chostakovitch programmé (le huitième Quatuor, le plus célèbre) sera retenu pour la fin, et encore.L'imprésario Hûn Bang vient annoncer qu'à cause de la chaleur (l'appareil de climatisation de la salle est en panne depuis l'orage de dimanche), le groupe passe immédiatement au cinquième et dernier Quatuor du Coréen Isang Yun et jouera.peut-être, en rappel, un mouvement du Chostakovitch.Geste stimulant, comme chez le Emerson, les deux violonistes échangent leurs pupitres pour le Yun.L'oeuvre de 20 minutes, en un seul mouvement, crée précisément une sorte d'opposition entre les gestes similaires des deux violons et ceux, en sens contraire, de l'alto et du violoncelle, face à eux.Le résultat est en accord : une musique crispée, nerveuse, débouchant sur une accalmie grave et plaintive.Le Ravel est moins sensuel que la semaine dernière au Erato, de Suisse.Il est plus lyrique et, conformément à la partition, toujours « bien chanté » et « très expressif ».Quelques écarts de justesse de l'alto sont manifestement dus à la chaleur.j Trempés, les musiciens en chemise viennent saluer quatre fois avant de s'engager enfin dans le Chostakovitch.Ils en retiennent le seul deuxième mouvement, une sorte de toccata à laquelle ils livrent leur dernier souffle, s'arrêtant à P« attacca » qui pourtant leur commande de continuer.QUATUOR À CORDES KUMHO ASIANA - Eui-Myung Kim et Soon-ik Lee (violons), Chan-Woo Chuiiii (alto) et Young-Hoon Sottq (violoncelle).Lundi soir.Pollack Hall Je l'université McGill.Présentation : Société culturelle Quebec-Corée.Programme : Quatuor no 3, en sol majeur, K.156 (1772)- Mozart Quatuor no 5 (1990)) - Yun Quatuor en fa majeur (1902-03) - Ravel Elvis ûratton II établit un record Presse Canadienne Le film Elvis Gratton II \u2014Miracle à Memphis a détrôné le grand champion au box-office québécois Star Wars pour un premier week-end.Il a totalisé plus de un million de dol- lars en recettes, pour une moyenne d'un peu plus de 11 000 S par écran.À son premier week-end, La Menace fantôme avait cumulé des gains d'un peu plus de 915 000 $.Hommage à Stéphane Venne 20/20 : 20 BELLES.CHANSONS DU XXe SIECLE Pour la première fois à Montréal, une soirée rare avec celui qui a collaboré avec les plus grands de la chanson mondiale : Aznavour, Jobim, Sinatra, Bécaud, Piaf, Tony Bennett, Perry Como, Peggy Lee.Gene Lees, parolier, interprète et écrivain m\\Wj\" Marc Fortier et son Orchestre * 0 + Les Concerts populaires de Montréal mercredi 7 juillet, 19 h 30 Amphithéâtre Maurice-Richard 514 255.9975 Réseau Admission, 514 790.1245 Touri>iiK- .\\ Hochcbga MaisoniK'uu- \"^s ¦ Vil!»* Mouff.I Juste MUSEE JUSTE POUR RIRE PRÉSENTE T L'EXPOSITION POUR ENFANTS Le\" uiniuieum masques.s* / Partez à la rencontre «le» amuseur* d'hier et d'ainouriThui.Fabrique//, votre, propre masc eiifi Fabriquez voire, propre masque, votre costume, participez à la fête! une activité conçue pour les 5 à 12 ans, avec des surprises pour les parents.MAINTENANT j3L UVERT t MUSÉE JUSTE POUR RIRE 2111,601* SAINT LAURENT HORAIRE DU MARDI AU DIMANCHE DE 10 H A 17 H ADMISSION : (514) 790-1245 BILLETTERIE : (514) 845-4000 TARIF ENFANTS : 3 $ TARIF ADULTES 5 $
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