La presse, 26 juin 1999, D. Arts et spectacles
[" D Montréal, samedi 26 juin 1999 Arts et spectacles alt^r ; juste ^i^r pour ego I elle RIEN À PAYER AVANT 4 MOB MÊME PAS LES TAXES le roy 7139,rue ST-HUBERT (coifi Jean-Tatort) (514)27*7-3127 www.bijouterieleroy.com Alain Simard et André Ménard voulaient faire ve de gros nq A i DANIEL LEMAY Ils sont tous deux montréalais, issus de milieux modestes, et ont fait leurs premières armes d'«organisateurs de spectacles» au collège: Alain Simard à Saint-Ignace, André Ménard à Maisonneuve.Ils se sont rencontrés en 1977 autour du théâtre Outremont, haut lieu du showbiz québécois de l'époque.Simard caressait déjà Tidée d'un festival de jazz et Ménard a sorti une «compagnie de tiroir» qu'ensemble ils n'ont pas mis de temps à activer.Spectra Scène avait déjà à son crédit la production ou la promotion de plus de 1000 spectacles quand a été présenté le premier Festival international de jazz de Montréal, en 1980.Si, au fil des ans, on a eu tendance à les catégoriser \u2014 Ménard l'homme-jazz, Simard l'homme-dollar, \u2014 on ne peut d'aucune manière les réduire à une dimension unique.Les deux sont des missionnaires à leur façon, forts en dialectique et en comptabilité de production.André Ménard peut vous citer les soubresauts et les changements d'allégeance de tous ceux, politiciens ou producteurs, qui ont mis le bout du pied dans le showbiz local et international depuis 30 ans; Alain Simard, de son côté, sait exactement qui a fait quoi avec qui sur la planète jazz dans la même période.À l'aube du 20e Festival international de jazz de lËHk Montréal, La Presse a rencontré, séparément, les piliers de ce grand festival culturel et les infatigables promoteurs de ce qui pourrait, encore, être une grande ville.Alain Simard et André Ménard aiment la musique, certes, mais surtout ce qu'elle peut faire au monde.Le Festival de jazz en pages D16 et D17 Monsieur chasse I Monsieur, c'est Duchotel.Et quand il va à la chasse, il «oublie» de préciser la nature (très féminine) du gibier après lequel il court.Duchotel c'est Yves Desgagnés, qui joue un Feydeau pour la première fois.À ses côtés, Diane Lavallée se glisse dans la peau de Léontine, femme trompée et trompeuse.Tous deux sont de la distribution de la pièce fétiche du vaudevillesque écrivain, qui sera présentée au théâtre Saint-Denis dans une mise en scène de Denise Filiatrault.Sa dixième pour le Festival Juste pour rire.En page D 3 d: 3 ¦ Wild Wild West Warner, un des géants de Hollywood, risque son été \u2014 son année?\u2014 sur Wild Wild West une superproduction adaptée de la télésérie du même nom qui avait fait fureur il y a 35 ans.Avec quelques variations de couleur par rapport à l'original, la présence de Will Smith dans le personnage de James West n'étant pas la moindre.À Los Angeles, Luc Perreault a rencontré Smith et Kevin Kline, cet Artemus Gordon retors et imaginatif.Star Wars a déjà le premier rang de l'été; Wild Wild West vise le deuxième.En page D21 du Maurier\t2 juin,* 21h00\\ FESTIVAL\tLES JAZZ ry f \u2022(>\u2022¦:topai\tRYTHMES Volkswagen lUJlill.iJl.lll.iliJ Bleue\tcroi aim*/* 6LP0201D0626 D02 samedi (Arts) 6LP0201D0626 ZALLCALL 67 00:59:27 06/26/99 B D 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 26 JUIN 1999 Tapis rouge : un meilleur score au Québec qu\u2019en France La «French Girl» est de retour ISABELLE MASSÉ collaboration spéciale Tremplin pour plusieurs, MusiquePlus a propulsé Sonia Benezra à TQS, Marie Plourde qui est allée causer cinoche, peinture et sculpture à Radio-Canada, puis à TVA, et Véronique Cloutier qui fait fureur à Radio-Canada.Natalie Richard, de la bande initiale de la plus musicale des télés, a plutôt atterri à MuchMusic.Alors que plusieurs la croyaient disparue des ondes, elle faisait rayonner la culture francophone à Toronto via son émission French Kiss.Son aventure ontarienne a duré cinq ans.Cinq années à travailler 70 heures par semaine, six jours sur sept.À parler de musique dans la langue de Brian Adams, mais surtout, à rencontrer des francophones de Vancouver à Halifax.« J\u2019ai adoré travailler à Toronto, dit-elle, attablée à un café d\u2019Outremont.Je m\u2019attendais à être critiquée au début à cause de mon accent français.Les gens le trouvaient finalement plutôt charmant.» N\u2019empêche, un jour, elle a décidé de tirer le fil de la télé.« J\u2019étais fatiguée.Je n\u2019étais pas brûlée, mais pas loin.Dans ce métier, il est très important de se ressourcer.J\u2019avais besoin de changer d\u2019air.C\u2019était plaisant, mais je voulais pousser plus loin, me réaliser à d\u2019autres niveaux.Et Montréal commençait à me manquer sérieusement.» Voilà pour sa deuxième conquête du marché torontois.Au début de la vingtaine, elle avait filé une première fois à Toronto sur un coup de tête avec son copain du temps.« Nous sommes partis en train avec 500 $ dans nos poches, une valise et ma guitare.Nous avons tout vendu ce que nous possédions ici.» En moins de deux mois, elle s\u2019est retrouvée à l\u2019antenne torontoise de Radio- Canada comme lectrice de bulletins météo.Son travail de Miss Météo aura été de courte durée.À l\u2019époque, on commençait à parler d\u2019une chaîne spécialisée québécoise qui diffuserait 12 heures par jour de vidéoclips d\u2019ici, mais surtout d\u2019ailleurs.Elle a eu vent qu\u2019on cherchait une animatrice.Elle est donc revenue à Montréal en 1987.« J\u2019ai eu le meilleur de MusiquePlus.Il y a 12 ans, nous inventions un métier, celui de VJ.» Un métier qu\u2019elle perfectionnera pendant plus de deux ans avant de quitter les ondes pour tâter les communications sous toutes ses formes.Lorsqu\u2019elle a reçu l\u2019appel de Moses Znaimer pour travailler dans la Ville reine, elle jouait dans la troupe de la Maison hantée ! Qui l\u2019a reconnue ?Juste avant, elle était allée chanter pour les Casques bleus en Égypte et en Israël.« Un des plus beaux moments de ma vie.» Natalie Richard, comédienne ?Chanteuse ?Attendez, la dame est également écrivaine dans ses temps libres.Elle est partie trois mois, récemment, à La Nouvelle- Orléans, où elle a participé au tournage de trois productions franco-américaines pour la chaîne TF1 en tant qu\u2019interprète et entraîneuse (coach) des acteurs francophones et anglophones.Elle a inévitablement eu la piqûre pour le cinéma.Une assez grosse morsure pour la motiver à écrire un scénario.Elle rédige également depuis plus d\u2019un an un bouquin sur sa carrière de VJ.« Je me considère comme une \u2018\u2018communicateure\u2019\u2019.Voilà pourquoi je chante, j\u2019écris, je joue et je réalise.En fait, je ne fais pas des choses si différentes.Je communique tout simplement.On n\u2019exerce plus un seul métier toute notre vie.Pour avancer, il faut sortir de son milieu.Durant les dix dernières années, je me suis définie.Maintenant, je veux me réaliser.Mon but n\u2019est plus le même.À 20 ans, j\u2019avais comme objectif de réussir ma carrière.À 36 ans, je veux réussir ma vie.» Son retour à Montréal, après l\u2019escale à MuchMusic, s\u2019est fait en douceur.Pendant un an, elle s\u2019est promenée entre le Québec et l\u2019Ontario pour réapprivoiser notre province.Pour savoir si on avait encore besoin de ses services ici.Si on voulait bien profiter de ses 5000 heures d\u2019expérience télévisuelle en direct.Mais les propositions se sont faites plus alléchantes à Toronto au cours des premiers mois.Ce n\u2019est qu\u2019au retour de La Nouvelle-Orléans qu\u2019elle a pris la décision de s\u2019établir à Montréal pour de bon.« En entendant une chanson d\u2019Aznavour à la radio, j\u2019ai vraiment senti que Montréal m\u2019avait manqué.Je n\u2019ai jamais autant apprécié la ville qu\u2019en ce moment.C\u2019est vraiment ici que je veux être.» C\u2019est finalement Scènes de rue, l\u2019émission culturelle estivale de TVA, qui lui a donné une vitrine pour s\u2019exprimer (du lundi au jeudi, à 18 h 30).« Scènes de rue me va bien.Faire du direct est la suite logique de ce que j\u2019ai entrepris.Et le fait d\u2019être chroniqueuse culturelle me remet dans le bain.Je n\u2019ai pas le choix de tout voir.Après six mois de recherches, il était temps ! » TÉLÉVISION SUZANNE COLPRON Sur TVA, le Tapis Rouge spécial franco-québécois qui clôturait lundi dernier le Printemps du Québec à Paris, la grande saison culturelle québécoise en France, a attiré plus d\u2019un million de téléspectateurs.Un très grand succès pour un spectacle de variétés de près de quatre heures, largement composé de clips et d\u2019extraits d\u2019anciennes émissions.Y prenaient part Céline Dion et Lara Fabian, Roch Voisine, Robert Charlebois, Claude Dubois, Isabelle Boulay, Louise Forestier, Éric Lapointe, France d\u2019Amour, Zachary Richard et les interprètes de Notre-Dame de Paris.Du côté français, c\u2019était plutôt pauvre avec Gilbert Bécaud, David Hallyday (le fils de l\u2019autre) et Laâm.Animée par Michel Drucker, Tapis rouge a atteint un sommet de 1,2 million téléspectateurs, vers 21 h.Ce qui veut dire que près de deux Québécois sur trois (64 %) qui regardaient la télé en français ce soir-là étaient à l\u2019antenne de TVA.En France, l\u2019émission a attiré 4,5 millions de téléspectateurs sur France 2, soit 28,6 % de parts de marché (près d\u2019un Français sur trois assis ce soir-là devant sa télé), un score correct, sans plus.TF1, la grande chaîne privée française, a fait beaucoup mieux avec 7,4 millions de personnes.« Nous sommes très heureux des résultats de la soirée », a fait savoir Raynald Brière, vice-président diffusion au réseau TVA, dans un communiqué.« Malgré la belle soirée, les téléspectateurs étaient au rendez-vous.Cette opération a été rendue possible grâce à un partenariat entre le public et le privé, un partenariat gagnant.» TVA a déboursé 200 000 $ pour cette émission.La particpation totale du Québec a atteint un million de dollars, dont 600 000 $ de la SODEC et 400 000 $ du privé.L\u2019été de RDI n RDI ne prend jamais de vacances.Aussi, cette chaîne de télé vouée à l\u2019information conserve-telle l\u2019essentiel de sa programmation l\u2019été.À quelques différences près, toutefois.Les voici : du lundi au jeudi, à 21 h 30, Michaëlle Jean propose des entretiens, doublés d\u2019une tribune téléphonique, dans le cadre du RDI en direct.Le samedi, à 19 h 30 et à 22 h 30, RDI diffuse une série de reportages ayant pour titre Un Canadien.quelque part dans le monde, en France, en Islande, en Louisiane, à Bangkok ou à Jérusalem.La Douce Folie de l\u2019aventure, présentée le samedi à 15 h 30 et le dimanche à 22 h, s\u2019aventure, pour sa part, au Népal, en Alaska, en Amérique du Sud, en Chine, au Tibet, en Antarctique, sur la côte américaine, au Mexique et au Cap de la Terre de Feu.Chaque émission est conçue comme un carnet de bord et témoigne de la géographie et de la culture du pays.En outre, RDI prévoit couvrir des événements spéciaux cet été comme les Jeux panaméricains de Winnipeg, du 23 juillet au 8 août.Également au programme : les élections générales en Nouvelle- Écosse, le 26 et 27 juillet, le Congrès mondial acadien, en Louisiane, et le VIIIe Sommet de la francophonie, du 2 au 5 septembre, à Moncton.De tous les canaux spécialisés, RDI est le plus écouté, avec 2,8 % de parts d\u2019auditoire chez les francophones.PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, La Presse © Natalie Richard, chroniqueuse culturelle de Scènes de rue sur les ondes de TVA : « À 20 ans, j\u2019avais comme objectif de réussir ma carrière.À 36 ans, je veux réussir ma vie.» VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION Cinéma / THE YEARLING (5) avec Peter Strauss, Jean Smart MM CNN CÂBLE 9 V.LIFE HISTORY MP 11 11 45 58 13 13 22 22 21 21 23 23 20 20 24 24 CBC 5 VIE CANAL D GLOBAL DISC.FOX TÉLÉTOON TLC 19 h 30 20 h 00 4 4 7 7 8 8 5 5 1 8 < SRC SRC TVA TQc TQS 3 7 t 6 9 > @ G \\ ?M R ; ABCE 7 CBS 2 NBC 4 P h TV5 RDI RDS TSN NW YTV BRAVO A & E PBS CTV CTV TQS TQc TVA CANAUX CF CF VD CANAUX VD 18 h 00 18 h 30 19 h 00 19 h 30 20 h 00 20 h 30 21 h 00 21 h 30 22 h 00 22 h 30 23 h 00 23 h 30 18 h 00 18 h 30 19 h 00 20 h 30 21 h 00 21 h 30 22 h 00 22 h 30 23 h 00 23 h 30 CÂBLE: A& E = ARTS AND ENTERTAINMENT - CÂBLE 9 V.= CÂBLE 9 VIDÉOTRON - CNN = NOUVELLES - DISC.= DISCOVERY - MM = MUCH MUSIC - MP = MUSIQUE PLUS - MMAX = MUSIMAX NW = NEWSWORLD - RDI = RÉSEAU DE L\u2019INFORMATION RDS = RÉSEAU DES SPORTS - TLC = THE LEARNING CHANNEL - TSN = THE SPORT NETWORK - TV5 = TÉLÉVISION INTERNATIONALE - YTV = YOUTH TV PBS MMAX SHOWCASE FAMILY CH.CÂBLE 34 9 38 48 31 31 36 39 37 37 68 46 3 3 47 49 29 35 30 30 48 32 25 25 19 19 33 33 40 40 34 27 27 28 28 15 15 44 35 18 18 50 36 47 CÂBLE Ce soir Vélo Mag / P.Chouinard Baseball / Marlins - Expos Le Téléjournal Les Nouvelles du sport Cinéma / AUTANT EN EMPORTE LE VENT (3) (2/2) (22:55) Le TVA Cinéma / COMME PAPA (5) avec Ben Diskin, Wallace Shawn Cinéma / LE PROFESSIONNEL (4) avec Jean Reno, Natalie Portman Le TVA Sports (22:55) / Loteries (23:10) Cinéma / LA CLÉ.(5) (23:20) National Geographic Attendez que je vous raconte.Cinéma / COUPS DE FEU SUR BROADWAY (3) avec John Cusack, Dianne Wiest Le Royaume Cinéma / GROSSE FATIGUE (4) avec Michel Blanc, Carole Bouquet (22:43) Les Simpson Cinéma / ÉVA ET DODGER CASSENT LA BARAQUE (6) avec Thora Birch, Mimi Rogers Cinéma / L'ÎLE DU DOCTEUR MOREAU (5) avec David Thewlis, Val Kilmer Le Grand Journal Bleu Nuit / Danseuses.Cinéma / GROS BÉGUINS (7) Pulse Expos this Week Star Trek: Voyager Unsolved Mysteries Power Play Nikita CTV News Pulse / Sports News Reg.Contact Earth: Final Conflict Cold Squad News Saturday Report À communiquer Saturday Report Cinéma / THE LOTUS EATERS (4) avec S.McCarthy World News Pub Star Trek: Deep Space Nine Home Videos The Big Moment Cinéma / THE GREAT WHITE HYPE (5) avec Samuel L.Jackson Baywatch News Evening News Entertainment this Week Early Edition Walker, Texas Ranger News ER NBC News Jeopardy New York Wired The Pretender Cinéma / HER LAST CHANCE (5) avec Kellie Martin, Patty LuPone Sat.Night The Lawrence Welk Show New Red Green .being Served?Keeping Up.Waiting for God Ballykissangel Austin City Limits / Ruth Brown Kate Chopin After Stonewall Antiques Roadshow The Editors McLaughlin Allo Allo! Goodnight.Outside.Fools & Horses Red Dwarf Sessions at West./ Bela Fleck.World News Inside Story / Gangsta Girls Mysteries of the Bible / Joseph Biography this Week Big Dogs, Little Dogs American Justice / Fall from Grace Arts & Minds Showbiz Ballyhoo Hermann Scherchen in Rehearsal Sarah Brightman: Live, Albert Hall Frank Sinatra: A Man & his Music Ed Sullivan Sh.Sex and the City Dame Edna's.Downtown Exp.It's your Money L'Ombudsman Entour'âge Rendez-vous avec.Vos finances Reflets Service aux élus Insectia Juste pour rire Années Mode / L'Art et la Mode Le Goût du monde / Eleuthéra Biographies / Rose-Anna Vachon Navarro WorldView Reliable Sources Capital Gang Sports Tonight World Today Bus.Unusual Larry King Weekend Celebrate the Century 1961-1980 Sports Tonight Forbidden Places / .Hibernia .Connection Champions of.Untamed Africa / The Outsiders Discovery's Movie of the Week / Waco: Rules of the Engagement .Connection Grand Illusions Franklin Little Lulu Show Clarissa Blossom Cinéma / SPLASH (4) avec Daryl Hannah, Tom Hanks Cinéma / SPLASH TOO (5) avec Todd Waring Cinéma / TEXAS Earth: Final Conflict The X-Files Cops America's Most Wanted NYPD Blue Mad TV Traders Painting, Town Myst.Island Early Edition Beyond Menopause Outer Limits Inside Country Sat.Night Turning Points The Untouchables American Cinema / The Western Cinéma / THE GUNS OF NAVARONE (4) avec Gregory Peck, David Niven TV Guide.The Tourist Inferno Outdoorsman Cottage Life Pet Friends The Tourist Timeless Places TV Guide.Inferno Eros MuchMegaHits MuchOnDemand Pop up Video Fax Robbie Williams: For One Night.VideoFlow Beavis &.Loud Monsieur Net Cimetière CD Fax Hip Hop Groove Concert Plus / MTV Movie Awards 1999 Bourbon Voyageur Ed Sullivan Pop up vidéo Musicographie / The Bee Gees 2 Cinéma / SERGENT PEPPER (5) avec Peter Frampton Musicographie / The Bee Gees 2 World News Culture Shock Fashion File On the Arts Antiques Roadshow / Dublin Saturday Report Venture Rough Cuts / Demanding a Cure Fashion File Hot Type.Mémoires.Culture-choc Monde ce soir Médias L'Odyssée de Lisa Le Journal RDI Entrée, artistes Trajectoires Rivières Zone libre Sports.(17:30) Sports 30 Mag Qualifications Formule 1 / France Carte postale.Repêchage de la LNH Sports 30 Mag Boxe / Hector Camacho - P.J.Goosen Friday the 13th: The Series Cinéma / NOWHERE TO HIDE (5) avec Amy Madigan, Daniel Hugh-Kelly John Woo's Once a Thief Prime Suspect Cinéma / CRY-BABY (5) (23:05) Fous du volant Les Graffitos Fifi Brindacier Robin des bois Ned et son triton Drôle de voyou Les Simpson Splat! Blake, Mortimer South Park Les Simpson Capitaine Star Understanding Electricity Understanding Memory Understanding Extraterrestrials Understanding Fire Understanding Race Understanding Space Travel Boxing (16:00) Sportsdesk Boxing / Vinny Pazienza - Esteban Cervantes WWF Raw is War Sportsdesk Thalassa (17:30) Vins, Fromages Journal FR2 Tapis Rouge: le printemps du Québec à Paris Jazz.(22:45) J.belge (23:15) Gr.Nature Copines d'abord Êtes-vous libre?Méd.d'enquête Trauma / Centre de Jacksonville Éros et Compagnie / Qui est Éros?Sortie gaie Jeux de société / .grand hôtel Copines d'abord Freaky Stories Addams Family Buffy the Vampire Slayer Goosebumps Are You Afraid Deepwater Black Breaker High Flipper Warp Taxi.(23:45) Cool Shots Par Suzanne Colpron 19h30 P TAPIS ROUGE Si vous avez raté cette émission consacrée à la chanson franco-québécoise, diffusée en direct à TVA, lundi, voici l\u2019occasion de la voir.Mais je vous préviens, c\u2019est interminable et ringard.20h A COUPS DE FEU SUR BROADWAY Une comédie de Woody Allen avec John Cusack et Dianne Wiest.Un dramaturge produit sa première pièce avec l\u2019argent de la mafia.20h30 r LE PROFESSIONNEL Jean Reno est excellent en tueur à gages.Il donne la réplique à Natalie Portman et Gary Oldman.22h43 A GROSSE FATIGUE Un film très drôle réalisé et joué par Michel Blanc.Avec Josiane Balasko et Carole Bouquet.00h % ELVIS GRATTON Elvis Gratton II sera sur les écrans le 1er juillet.Voici l\u2019occasion de revoir le premier, un véritable film-culte tourné en 1981 par Pierre Falardeau.Elvis Gratton 6LP0301D0626 D03 samedi (Arts) 6LP0301D0626 ZALLCALL 67 00:48:13 06/26/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 26 JUIN 1999 D 3 Quand Monsieur part à la chasse, sa souris danse! SONIA SARFATI Au moment de la création du Nombril du monde, pièce qu\u2019il a écrite et mise en scène et qui s\u2019attarde sur les dessous du théâtre, Yves Desgagnés avait déclaré que les coulisses du milieu ressemblaient à un Feydeau.Chose qu\u2019il maintient aujourd\u2019hui, alors que, pour la première fois, il tient un rôle dans une pièce du vaudevillesque écrivain français.« Dans son oeuvre comme dans les coulisses théâtrales, la moindre anecdote peut prendre des proportions terribles.Et des anecdotes, dans son oeuvre comme dans les coulisses théâtrales, on en compte par milliers », fait le comédien qui incarne l\u2019un des principaux personnage de ce Monsieur chasse ! dont Denise Filiatrault signe la mise en scène et qui sera présenté au Théâtre Saint-Denis à compter du 2 juillet, dans le cadre du Festival Juste pour rire.Aux côtés d\u2019Yves Desgagnés en Duchotel, Diane Lavallée se glisse dans la peau de Léontine, femme trompée et trompeuse.Trompée parce que quand Monsieur va à la chasse avec son ami Cassagne (Normand Lévesque), il « oublie » de préciser la nature (très féminine) du gibier après lequel il court.Et trompeuse puisqu\u2019elle est chaudement courtisée par Moricet (Carl Béchard).Bref, il y a du « Ciel, mon mari ! » dans l\u2019air.« On ne se demande pas ce que Feydeau fait à Juste pour rire.mais on peut en effet se demander comment on ne l\u2019y a pas monté avant », admet Denise Filiatrault, la metteure en scène « maison » de l\u2019événement \u2014 qui, en fait, avait pensé Feydeau il y a quelques années.Mais un projet en appelant un autre, le temps a passé.Et, finalement, il est venu \u2014 pas celui des cathédrales mais celui de Georges Feydeau.Pas par n\u2019importe quel intermédiaire, d\u2019ailleurs : « Monsieur chasse ! est sa pièce fétiche, explique Diane Lavallée.Quand il l\u2019a montée, il allait d\u2019échec en échec depuis sept ans.Ce texte-là a relancé sa carrière.» Parce qu\u2019il a la précision d\u2019un engrenage d\u2019horlogerie.D\u2019où son efficacité.Et sa difficulté \u2014 pour les acteurs qui s\u2019y mesurent.« C\u2019est très écrit, note Yves Desgagnés.Dire, jouer ce texte-là, c\u2019est comme apprendre une langue.» « Il n\u2019y a rien de vraiment naturel dans ce qu\u2019on dit, poursuit Diane Lavallée.Pourtant, il faut que cela semble naturel.Nos personnages ne savent pas qu\u2019ils sont dans un Feydeau.» Et l\u2019un de souligner, avec une complicité qu\u2019il fera sûrement bon de voir sur scène, que l\u2019oeuvre de Feydeau est un peu l\u2019ancêtre des sitcoms.L\u2019autre de surenchérir en évoquant l\u2019humilité que ces textes dits légers exigent des acteurs : il faut à l\u2019un une dizaine de répliques pour monter un gag et c\u2019est son vis-à-vis qui marque le punch.« On ne peut donc rien changer dans les dialogues, qui sont typiquement parisiens du début du siècle », ajoute Denise Filiatrault.La mise en scène (puisque l\u2019écrivain donnait des indications à cet effet dans son texte) a par contre eu besoin d\u2019une certaine adaptation : « Nous sommes là, dans une scène.Ça ne fonctionne pas.jusqu\u2019à ce qu\u2019on réalise qu\u2019eux, la jouaient sur un dix cents ! » Or, toutes proportions gardées, la scène du Saint-Denis serait plutôt dans la catégorie du dollar.La grande Denise doit donc faire aller son ingéniosité de metteure en scène.Son ingéniosité et sa rigueur.« Les comédiens sont extrêmement généreux, explique-t-elle.Les premiers soirs de représentation, ils suivent les consignes.Puis, tranquillement, ils se laissent griser par les rires et se disent : \u2018\u2018Ça marche ! Je vais leur donner plus !\u2019\u2019 Et c\u2019est là que ça commence à ne plus marcher.» Pas pour rien si, au fil des années, elle a pris l\u2019habitude, une fois par 15 jours, de retourner voir « sa » pièce.En espérant voir et y entendre « sa » pièce.« Je dois parfois les ramener à l\u2019ordre », conclutelle, énigmatique.On imagine sa réaction, elle qui est réputée pour être extrêmement exigeante.Un bourreau de travail, un vrai.Réputation au demeurant méritée, laissent entendre les deux comédiens, une fois la principale intéressée partie vaquer à d\u2019autres occupations : « Nous arrivons à 9 h 25 et à 9 h 28, nous commençons à répéter », indique Yves Desgagnés.« Elle peut nous faire répéter 25 fois les mêmes trois répliques.exactement comme s\u2019il y avait 1000 personnes dans la salle », ajoute Diane Lavallée.Et ils le disent en souriant, sereins et complices.« Parce qu\u2019elle a raison », note l\u2019un.« Parce que ça marche », fait l\u2019autre en même temps.Ça marche ?Ça court, oui ! En tout cas, quand on regarde Denise Filiatrault passer en coup de vent.Au fait, elle en est à combien de mises en scène pour le Festival Juste pour rire ?« L\u2019an prochain, ce sera ma dixième ! lance-t-elle, déjà rendue à l\u2019autre bout de la salle.Je pense qu\u2019après, j\u2019arrête.» Ça, c\u2019est pas du Feydeau, mais du Dodo, non ?MONSIEUR CHASSE ! de Georges Feydeau, mise en scène de Denise Filiatrault.Au Théâtre Saint-Denis à compter du 2 juillet.PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, La Presse © Les artisans de Monsieur chasse : Carl Béchard, Suzanne Bouchard, Charles Lafortune, Yves Desgagnés, Normand Lévesque, Dominique Pétin, Diane Lavallée, Linda Sorgini, Denise Filiatrault et Vincent Giroux.Le Fringe vu sur des bouts de papier en chanvre! MARIE-CHRISTINE BLAIS collaboration spéciale Angle Napoléon et Saint-Dominique, 19 h.Dans les haut-parleurs, James Brown vient de succéder à Édith Piaf.Dans mon assiette, des sardines à la portugaise s\u2019accommodent délicieusement d\u2019une salade, le tout arrosé d\u2019un généreux verre de vihno verde.Au-dessus de ma tête, un coin de ciel encore bleu nous fait de l\u2019oeil, alors que sous mes yeux, autour de moi et même sous moi (en fait, sur ma chaise), des flyers posés à la va-comme-jete- colle annoncent les horaires de telle ou telle pièce.Pas de doute possible, je suis bel et bien dans la Tente à bière, haut lieu de convivialité et d\u2019information du 9e festival de théâtre Fringe, qui se termine demain, en passant.Oups, James Brown s\u2019interrompt un instant pour laisser place à quelques répliques que s\u2019échangent les comédiens de Woyzeck, histoire de nous inviter à aller jeter un coup d\u2019oeil à la pièce de cette troupe de San Francisco.Dès qu\u2019ils ont quitté la mini-scène accolée à la Tente à bière (mini-scène qui servira également aujourd\u2019hui pour La Fête des enfants, gratuitement, à compter de midi, avec clowns, contes, musique, jeux et ateliers de marionnettes \u2014 amenez quelques vieilles chaussettes pour participer aux dits ateliers !), j\u2019en profite pour aller jeter un coup d\u2019oeil au véritable dazibao qui se dresse dans le fond de la Tente.Ah, les dazibao, ces gigantesques murs où les Chinois s\u2019autocritiquaient en public dans les années 60 ! Dans le cas du Fringe, on affiche plutôt sur les murs les commentaires et critiques, parfois acerbes, souvent dithyrambiques, écrits par les spectateurs eux-mêmes à propos des diverses pièces et chorégraphies présentées au Fringe.Et ils sont lus, ces petits bouts de papier en chanvre (gracieuseté du magasin Chanvre en ville !), tant par ceux qui hésitent entre une pièce ou l\u2019autre que par ceux qui veulent simplement avoir une idée de ce qui se passe dans les cinq salles du Fringe, du Théâtre La Chapelle à l\u2019Espace Tangente, du Building Danse au MAI et au Geordie Space.Ce qui est bien, c\u2019est que la censure et le cynisme n\u2019entrent pas dans la Tente à bière, et que personne n\u2019a peur de choquer qui que ce soit (les commentaires sont anonymes.), ni d\u2019être banal à pleurer, d\u2019où les nombreux commentaires du genre À voir, à ne pas manquer, brillant ! Mais dans bien des cas, on va au-delà des clichés.Par exemple, concernant Call me des Montréalais du Stark Raving Mad Theatre : Je suis resté jusqu\u2019à la fin même si je m\u2019ennuyais, mais j\u2019ai décidé d\u2019être généreux et je ne l\u2019ai pas regretté ou encore J\u2019ai vu ça, j\u2019ai vécu ça, et ça vaut un rire ou dix.Pas mal, la passe de l\u2019huile de massage ( !!!).La pièce Teaching Shakespeare est certainement l\u2019oeuvre qui nous vaut les critiques les plus senties cette année : Fascinant, je n\u2019ai aucune idée de ce dont parlait le gars, mais c\u2019est vraiment un bon acteur ! Ou Toute la démagogie et la prétention d\u2019une classe de littérature anglaise, mais sans l\u2019ennui, en un mot : brillant.Dans certains cas, les oppositions marquées appellent étonnament le même niveau de langage.Ainsi, à propos de AAAAAH !, de la troupe vancouveroise Sick Cents, on trouve : Je me suis fait ch.et J\u2019ai ri à en pis.dans mes culottes ! Avec sa chorégraphie Si le banc pourrait (sic) parler.La troupe de danse franco-torontoise Pied et Soulier fait l\u2019unanimité : Bon petit show de moins d\u2019une heure.Danseurs captivants, idée simple, chorégraphie superbe ! affirme l\u2019un.Belle chorégraphie, histoire touchante, si vous voulez voir de la bonne danse, ne manquez pas ça, soutient l\u2019autre.Même chose pour Le Tigre de la compagnie française Risorius : Excellente pièce, performance brillante (décidément, un des mots préférés des fringeurs), l\u2019acteur donne beaucoup de lui-même ou encore Drôle, forte, bonne pièce, très recommandée (c\u2019est effectivement une pièce fort agréable, à voir notamment avec des enfants, des adolescents.ou son enfant intérieur).Les autres grands succès du Fringe sont, si on en juge par les commentaires de la Tente, Carl Rosenberg, how was your vasectomy ?(parlez-moi d\u2019un titre accrocheur), Call Me et Mask On.Toutes ces pièces, et bien d\u2019autres, sont encore à l\u2019affiche, aujourd\u2019hui et/ou demain, pour neuf dollars ou moins (prix réduits pour les enfants et les chômeurs).Jetez également un coup d\u2019oeil sur la scène extérieure, notamment si le choeur Maha ou la Compagnie du Pont-Fleurs s\u2019y produit, avec à la main un petit verre de n\u2019importe quoi, à boire à la santé du prochain Fringe.LE FESTIVAL FRINGE se poursuit jusqu\u2019à demain.La Tente à bière est située à l\u2019angle des rues Napoléon et Saint-Dominique.La journée des enfants s\u2019y déroule aujourd\u2019hui, de midi à 18 h, gratuitement.Informations : (514) 849-FEST ou www.montrealfringe.ca.PHOTO ÉRIC SAINT-PIERRE, La Presse © La Tente à bière, haut lieu de convivialité et d\u2019information du festival de théâtre Fringe.Conception et mise en scène : Lorraine Beaudry Chorégraphie : Geneviève Dorion-Coupal Direction : Jean-Bernard Hébert Supplémentaire Samedi 10 juillet à 17 h Supplémentaires ce soir, les samedis 3 et 10 juillet à 22 h.2750038 (450) 964-1220 (514) 846-0908 6LP0401D0626 D04 samedi (Arts) 6LP0401D0626 ZALLCALL 67 00:48:01 06/26/99 B D 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 26 JUIN 1999 Lanaudière: retour d\u2019Ewa Podles pour un 10e anniversaire CLAUDE GINGRAS Le Festival international de Lanaudière célèbre cet été un anniversaire : le dixième de l\u2019ouverture de son Amphithéâtre en plein air.C\u2019est en effet le 17 juillet 1989 qu\u2019était inauguré ce « Tanglewood canadien » acclamé unanimement comme « miracle acoustique » et pouvant recevoir 2 000 personnes sous la partie couverte et 8 000 sur les vastes pelouses inclinées.Le hasard veut que, dix ans plus tard, jour pour jour, ou plutôt soir pour soir, Lanaudière accueille l\u2019artiste qui, en 21 saisons estivales consécutives, a laissé l\u2019impression la plus forte : Ewa Podles.Les prestations exceptionnelles n\u2019ont pas manqué à Lanaudière, mais aucune ne fut aussi saisissante et mémorable que celle du prodigieux contralto polonais, que le Festival ramène un an plus tard.Ewa Podles avait chanté Rossini l\u2019été dernier à l\u2019Amphithéâtre.Cette année, avec Charles Dutoit et l\u2019Orchestre Symphonique de Montréal, elle donnera du Gluck (le célèbre « J\u2019ai perdu mon Eurydice » et un autre air d\u2019Orphée et Eurydice) et du Berlioz (La Mort de Cléopâtre, grande scène dramatique faisant plus de 20 minutes).La chanteuse a aussi préparé trois rappels.Au total : 47 concerts La programmation de ce 22e Festival comprend, à compter de lundi soir et jusqu\u2019au 1er août, 26 concerts, soit 15 à l\u2019Amphithéâtre et 11 dans autant d\u2019églises de la région.S\u2019y ajoutent, cette année encore, une série de 12 concerts au Camp musical du lac Priscault et, à la Cathédrale de Joliette, quatre messes du dimanche matin avec important programme musical.Un nouveau volet de cinq petits concerts du samedi après-midi au Cégep de Joliette porte à 47 le nombre total d\u2019événements musicaux de Lanaudière 99.Six orchestres symphoniques se succéderont à l\u2019Amphithéâtre : l\u2019OSM y jouera quatre fois, alternant avec l\u2019Orchestre Symphonique de Québec (dans Le Songe d\u2019une nuit d\u2019été, de Shakespeare et Mendelssohn, réunissant chanteurs et comédiens), l\u2019Orchestre Métropolitain, l\u2019Orchestre Symphonique d\u2019Izmir, Turquie, l\u2019Orchestre Mondial des Jeunesses Musicales et l\u2019Orchestre Symphonique de Trois-Rivières accompagnant le Choeur de l\u2019Armée Rouge (55 chanteurs) et Natalie Choquette.La diversité de la programmation est illustrée par quelques voisinages contrastants.Le Choeur du Studio de Musique ancienne de Montréal ouvre le Festival lundi soir à l\u2019église de Saint-Calixte et le Choeur de l\u2019Armée Rouge inaugurera la saison de l\u2019Amphithéâtre vendredi soir.Rejoignant ainsi des publics très différents, le Festival accolera aussi les Violons du Roy et le Nouvel Ensemble Moderne, les 4 et 5 juillet respectivement, et plus tard la Sinfonia de Lanaudière et le populaire ensemble Quartango.En plus d\u2019Ewa Podles, deux autres chanteurs d\u2019opéra seront en vedette à l\u2019Amphithéâtre : le ténor canadien Ben Heppner y revient pour Wagner et Korngold et la soprano franco-américaine Patricia Racette y débute, offrant notamment la dramatique scène finale de Emmeline, opéra de Tobias Picker dont elle assurait la création à Santa Fe en 1996.En chant encore : Olga Serra de Larrocha, soprano d\u2019Espagne et nièce de la célèbre Alicia de Larrocha, qui l\u2019accompagnera au piano.Gougeon joué trois fois La musique de chambre occupe encore une belle place dans la programmation.Le Quatuor à cordes Erato, de Suisse, jouera le rare Zemlinsky, le duo formé de Yegor Dyachkov, violoncelliste, et Jean Saulnier, pianiste, créera une Sonate de Jacques Hétu, et un ensemble local a été constitué pour l\u2019exécution d\u2019oeuvres de deux organistes- compositeurs, Louis Vierne et le Montréalais Antoine Reboulot dont on entendra le nouveau Trio pour piano, violon et violoncelle.Chez nos compositeurs, mentionnons encore Denis Gougeon, qui sera joué par le NEM et par le Erato et dont Richard Raymond créera le récent Concerto pour piano.Trois récitals de pianistes s\u2019annoncent aussi comme autant d\u2019événements : Marc- André Hamelin a choisi du russe exclusivement (et rare : qui connaît Nikolaï Kapoustine ?), la Japonaise Mitsuko Uchida, absente depuis plusieurs années, proposera un tout-Schubert, et le jeune Franco-israélien Jonathan Gilad reprendra le programme qu\u2019il donnait récemment à Paris.Un autre programme réunira en différentes formations les membres de Piano Six, dont fait partie Hamelin.Enfin, Hervé Niquet et Luc Beauséjour offriront un programme pour deux clavecins et Paul Merkelo, le brillant trompette-solo de l\u2019OSM, se produira en récital.Denis Gougeon PHOTO ALAIN ROBERGE, La Presse © Ewa Podles revient à Lanaudière le 17 juillet.2757698 2761415 Chapeau, une très belle pièce, légère, rafraîchissante, d\u2019un humour tordant.Francine Labelle, Journal L\u2019Éveil Une jolie détente estivale.Pierre Collin et Guy Jodoin ont des scènes extrêmement drôles.Carmen Montessuit, Journal de Montréal Une savoureuse comédie dont on ne se lasse pas.c\u2019est une comédie qui fait beaucoup rire les gens dans la salle.Jean Beaunoyer, La Presse 2761447 2761103 2754544 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 26 JUIN 1999 Les Grands Spectacles de la Dame de Coeur présentent Suzanne Champagne Le FAST GIRLS de Diana Amsterdam \u2022yitaîa,* ¦ .Josée La Bnssière 'Vive avs&ja ¦ 1 Sophie Clément /a - tre $mgemontA Annette Garant.Suzanne Champagne.Alain Zouvi.Sophie Clement Hugo Giroux Tout l'été à partir du 9 juin 1999 t£2iSiïSièm\"- FORFAIT SOUPIR ÎHtATRE RÉSERVATIONS SAUF AVEC CLIMATISATION § HlSOUATRIfEUIlLEi- «nTco Qnnc AD r\u20141 450.469.3006 AP « iq 'I?1.888.666.3006 IU ™A 370 rang de i.Montagne Rouyemont (QC) JOl 1M0 IN1ff*t»tiO PATBIOTC de Sainte-Agathe Présente * Au, Cabaret du- Soi* qui Chante \" pmêiêtéâttm REVUE «USi CAtl Du 18 juin au 4 sept 1999 de ++++ saint om6e 3Au:»o0f Pour réservations : 1-888-326-3655 ou 1-819-326-3655 X\\a route niMAHCHt'» m 1 Accessible à tous les jeunes de 8 à 88 ans! À partir du 23 juin 1999 (relâche les lundis et mardis) Juin et juillet :2jhoo \u2022 Août : 20*130 Réservations : (450) 549-5828 Forfaits souper-théâtre avec ou sans hébergement et activités à la campagne disponibles.4 1 1 y \\ A seulement 45 minutes de Montréal.A Upton >rtie 147 de l'autoroute 20.prés de St-HyacintheJ www.da medecoeur.com * i LES PflPILLOnS Df.HUIT Pierrette Robltallle \u2022 Geneviève Broulllette Louis-David Morasse \u2022 Patrice Oodln \u2022 David Savard Une comédie de Michel Marc Bouchard Mise en scène de Fernand Ralnvllle 9 juin au 3 juillet ?mercredi au samedi à 20h30 6 juillet au 4 septembre \u2022 mardi au samedi à 20h30 BfStKVflTlOnS: (45Q) 446-2266 Forfait Souper-Théâtre | g§ Salle Climatisée ST-MATHIEU-DE-BELOE1L AUTOROUTE 20 EST DE MU (SORTIE 105) ¦ MERCIER du 25 juin au 5 septembre à 20H30 i i 11 f.n t olliihoralion ti\\ ci 1 .H.,\\ \\H.ttl) l J GAf'TEL rai SS.uni .UIM'tli JEjfjk^ 1*1! 1>M« 1N Réservations: i4\">0) 227-l.nlo l-888-227-1(>1f> Admission: (450)790-1245 l-!5()(MM-4Vr> \u2022 La pièce la plus drôle jamais présentée au théâtre des Cascades Le Théâtre des Cascades présente CEE À PARTIR DU 11 JUIN 1999 Souper-Théâtre - Magnifique restaurant au bord de l'eau \u2022 salle climatise une journée inoubllabte à 30 minutes de Montréal Autoroute 20 ouest.vaudreuil-Dorion.Pointe-des-Cascades Du mercredi au vendredi : 2OH30 \u2022 Samedi : 19K00 et 22hoo Réservez maintenant : (450) 455-8855 Ni Tliêâtr» des cVand* Chèneft de frngtef Fallr.K-éaervez.mainteiMnl.THEATRE LE CHANTECLER Hotel le Chantecler, Sle-Adèle.Au t.1'> nord, sortie 67 MARC SYLVIE LOUIS FRANÇOIS DENYS SYLVIA ARLETTE LEGAULT BOUCHER LALANDE TR0TT1ER PARIS GARIÉPY SANDERS Ma femme s'appelle nances comédie de Raffy Sha forfaits disponibles mercredi au samedi : 20h30 (450) 229-3591 ste-adèle 8 matinées samedi : 17h00 Théâtre.\"Ce paradis à la fin de vos Jours!\" &55* GÏÔSp Yvan Canucl Claude Prtfonuinc Une épOMrtouflantr comédie de JEAN DA1GLE Mise en scène de NICOLAS CANUEL À L'AFFICHE 1 SAI.LF CLIMATISÉE RÉSERVATION (450) 456-3224 ES *P*P «*n« fralt: l-«77-456-3224 ftmfÉQAlgi groupe de 2S routç 201.Coteau du Lac \u2022 Autoroute 70 itianst anaJtc tit) Sortir I ' Dans le cadre du Théâtre juste pour rire H û/as leur Un chasseur sachant chasser sait chasser sans sa chérie! de Georges Feydeau Mise en sc*ne de Denise Filiatrault «vec Yves Desgagnes et Diane LavaJIee Cari Bechard.Normand Levesque Linda Sorglnl.Charles Lafortune^ |©ân Maheux.Vincent Giroux Decora tiuy Nevru.Costume» : Franco*» fUrbeau riaurfr Accotas Accessoires : Jean Marte Guav É| Bande Sonore Pierre More*u B Astlstanfe a U mise en M.enr Suzanne Bouctwuxt T DES LE 2 JUILLET RESERVATIONS : 790-1111 CROUPES : 845-2322 FORFAIT SOUPER ?SPECTACLE : 49,\"$.\u201e«,M(l 4 r.tdio f «»nada «JC D6 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 26 JUIN 1999 Disques Le mot de passe Patricia Kaas JEAN-CHRISTOPHE LAURENCE La dernière fois qu'on l'a rencontrée, Patricia Kaas venait de lancer Dans ma chair, un disque où elle s'était impliquée jusque dans la production.Trois ans plus tard, la chanteuse revient avec Le Mot de passe, un disque réalisé et majoritairement écrit par Pascal Obispo, alias Mr.O, une des vedettes montantes de la jeune variété française.Entre les deux disques, la demoiselle a beaucoup tourné (notamment dans les pays de l'Est, où elle est une énorme star), enregistré un album en anglais (qui n'est jamais sorti) et s'est vu accorder une place dans le Who's Who de la France.Après plus de dix ans de carrière, la plus internationale des voix françaises n'a toujours pas ralenti la cadence.On la rejoint d'ailleurs en Allemagne, où elle mène présentement son nouveau blitz promotionnel.Ensuite, si tout va bien, elle sera en Finlande pour continuer le travail.Pour le Québec, par contre, il faudra se contenter d'une courte entrevue téléphonique.Dans ma chair, se plaisait-elle à dire, était l'album de la confiance.Cette fois, la chanteuse n'a pas de formule toute faite.« Le Mot de passe est d'abord un nouvel album, lance-t-elle.Celui-là ne décrit pas un moment de ma vie en particulier.Pour moi, c'est surtout une autre aventure avec des gens différents.» Différents et inspirés, visiblement : Pascal Obispo, nous apprend Patricia Kaas, aurait écrit pas moins de 40 musiques pour le disque.alors qu'elle ne lui en avait commandé que trois ou quatre ! Du lot, une dizaine se retrouve au final, dont Les Immortelles et Ma liberté contre la tienne, ses coups de coeur à elle.Deux autres chansons ont été signées par le vieux complice Goldman, tout particulièrement La Fille de l'Est, une pièce faite sur mesure pour Kaas l'Alsacienne.Dans l'ensemble, un disque moins disparate que le précédent, croit la chanteuse.Si Dans ma chair se nourrissait à différentes cellules d'écritures.Le Mot de passe doit son unité à l'omniprésence d'Obispo, « un type assez moderne.Plutôt chanson française dans l'écriture, mais actuel dans les arrangements ».« Pascal m'a apporté de belles mélodies et une certaine sensibilité, ajoute-t-elle.Je ne voulais pas d'un album qu'il aurait pu écrire pour lui.Ni d'un disque trop pop.Je voulais qu'il s'adapte et il a réussi.» Le titre du disque, ajoute-t-elle, ren- À quand une tournée chez nous ?« Moi.j'en rêve.Mais il faut que les gens vous demandent.» répond Patricia Kaas.voie directement à la chanson du même nom, la toute première à avoir été écrite pour elle par lui.Le mot de passe ?« Ce sera nous, complète miss Kaas.Et c'est aussi le titre de ma prochaine tournée.J'aime bien.Parce que ça peut parler d'une histoire d'amour dans un couple.ou entre un artiste et son public.» Et à quand cette tournée chez nous ?Réponse hésitante.Hormis un spectacle au Centre Molson l'été dernier.Dans ma chair n'a pas fait tellement de vagues au Québec.Désolée, Patricia Kaas en profite pour passer son message : « Moi, j'en rêve.Mais il faut que les gens vous demandent.» Quant à l'aventure américaine, maintes fois annoncée au cours des dernières années, elle serait présentement sur la glace.Un disque en anglais est enregistré, mais pas complètement terminé, nous dit la demoiselle.Une drôle d'histoire qui lui a laissé un mauvais goût de hamburger en bouche.« Je crois qu'à la base, les compagnies américaines ne savent pas comment défendre une chanteuse française.Parce qu'il ne l'ont jamais fait.Un type suggère que tu reprennes des standards américains.Le suivant préfère que ce soit des standards français.Après, c'est le trip hop, après je ne sais quoi.Au début, on écoutait parce qu'on croyait qu'ils savaient mieux que nous.Mais à la fin, il y en avait marre que trop de personnes donnent leur avis.« Par fierté, je sortirai le disque un jour.Je ne pense pas qu'il sera totalement en anglais, mais je crois que certaines chansons du nouvel album pourraient s'y retrouver, Les Éternelles ou Le Mot de passe par exemple.Ça, ce sont des choses que les Américains ne savent pas faire et c'est à mon avis ce qu'il faut leur donner.Surtout, ne pas essayer de faire des trucs qu'on ferait moins bien qu'eux.Nous avons notre différence, c'est là-dessus qu'il faut insister.» LE MOT DE PASSE, Columbia/Sony NOUVELLES DU DISQUE L'orgue de Pachelbel ¦ Au moment où Dorian publie les deux premiers volumes d'une intégrale des oeuvres pour orgue de Pachelbel jouées par Antoine Bouchard, Centaur annonce la sortie du sixième volume de son intégrale confiée à Joseph Payne.Brenet en Pologne ¦ Le nom de Thérèse Brenet nous est connu grâce à quelques oeuvres pour piano jouées en concert et au disque par Raoul Sosa.La petite marque De Plein Vent annonce maintenant, de cette compositrice française née en 1935, un disque de « Pages concertantes pour violon, alto, violoncelle » (sans plus de précisions) jouées par un orchestre polonais, la Filharmonia Sudecka de Walbrzych, dirigé par Dominique Fanal.Le violoncelle de Fauré ¦ La marque Opus 111a confié à Peter Bruns et Roglit Ishay une intégrale des oeuvres pour violoncelle et piano de Fauré.En plus de la célèbre Elegit op.24, le disque contient la Romance op.69, Pa- pillon op.77, la Sicilienne op.78, la Sérénade op.98 et les deux Sonates opp.109 et 117.On y ajouté la célèbre mélodie Après un rêve dans la transcription de Casais.Capuçon et Schubert ¦ Éliminé au deuxième tour lors du Concours international de violon de Montréal de 1995, Renaud Capuçon fait carrière en France et vient de signer chez Virgin un programme Schubert avec le pianiste Jérôme Ducros.La relève 3PV La relève n'arrive pas toujours où on l'attend.Pendant que les médias s'extasient sur Mara et le grand public sur La Chicane, une jeune fille de Québec trouve son chemin entre les deux.Jorane, c'est son nom, chante \u2014 souvent en français, parfois en anglais \u2014 et joue du violoncelle en s'inspirant des audaces d'une Tori Amos.Elle a 23 ans et vient de lancer Temps fou, un premier album qui tranche avec la production courante.Il est vrai que la demoiselle transpire ses influences : outre Amos, on pense à Sarah McLaghlan, avec un brin de Claude Lamothe, pour le « détournement » de violoncelle.Il est aussi vrai que l'ensemble s'éparpille dans tous les sens.Jorane butine dans le folk féminin façon Lilith Fair (Jinx, Elmita) le rock alternatif lancinant (Vent fou.Candeur) ou la pure expérimentation vocale (Monsieur Piment, Ma-chaut) sans parvenir à se poser.Et pourtant, on sent bien là qu'il se passe quelque chose.Jorane et son violoncelle possèdent une voix unique, qui ne ressemble à rien de ce qui s'est fait ici.On trouve chez elle tout ce qui fait la force et l'originalité d'un artiste : une démarche personnelle, un refus du compromis, une recherche d'équilibre entre la forme et le fond et beaucoup d'émotion brute, gardée intacte par une production qui l'est tout autant.La présence du guitariste Bernard Falaise à la réalisation (mieux connu pour son travail en musique actuelle) confirme la trajectoire : Temps fou n'est pas un disque commercial, loin s'en faut.C'est une oeuvre d'auteur, intérieure, parfois accessible, parfois exigeante, ciui oscille constamment entre l'ombre et la lumière.À l'image de la pochette d'ailleurs, qui nous présente la jeune femme d'allure sage et classique, envahie par des toiles d'araignées, ciel vert-glauque en arrière-plan.Aussi désarmant qu'il est imparfait, un premier disque qui ne laisse pas indifférent.À 23 ans, peu d'auteures-compositeures-interprètes osent s'affirmer avec autant d'aplomb.Jorane en est une.Qu'on lui fasse une place.Jean-Christophe Laurence ?1/2 TEMPS FOU Jorane, Tacca ¦ Est-il prématuré de lancer un album live lorsqu'on n'a que deux disques sur le marché ?La question est posée, Daniel Bélanger y répond : vu l'ampleur de ce projet (trois disques, 40 chansons, 3 h 40 de musique et un livret de 30 pages) l'auteur-compositeur avait visiblement de quoi fournir.Chaque album témoigne d'une tournée différente : celle des « Insomniaques.» puis des « Quatre saisons.» et enfin « Seul dans l'espace », la virée « unplugged ».Outre les chansons connues.Tricycle propose sa part d'inédits (Bon souvenir.Les Vieux Entrepôts, California de Charlebois), de délires entre musiciens (Si tu pars.Ces bottes sont faites pour marcher.) et de monologues, judicieusement placés à la fin du disque, question de ne pas rompre l'harmonie musicale.Le tout s'achève sur de curieuses « musiques de chambre », chansons humoristiques livrées sur fond de rythmes électronico-second degré.Folie passagère ou avant-goût de la prochaine fournée ?Jean-Christophe Laurence 3 1/2 TRICYCLE Daniel Bélanger ¦ Pas facile d'interpréter \u2014 que dis-je ! \u2014 de « s'attaquer » au répertoire de Boby Lapointe.Esprit ludique el roi du calembour, l'auteur-compositeur (décédé en 1972) a laissé derrière lui une oeuvre originale aux jeux de mots tricotés serrés, sur laquelle il est facile de se casser les dents.Grande amoureuse de la chanson française, la chanteuse de Québec Paule-Andrée Cas-siy a relevé le défi.Elle s'approprie le tout avec audace, intelligence, se permettant même un peu de théâtre et de jolis écarts au niveau de l'emballage musical : « Ta Kattie t'a quitté » sera livrée sur un fond reggae-isant, « T'as pas, t'as pas tout dit » s'inspirera même du hip-hop ! Tout ça fait dans une ambiance familiale, avec humour, esprit et joie de vivre.Au-delà de ce souriant tour de force, on retiendra pourtant de la nostalgie : celle d'une chanson française comme elle ne se pratique plus.sinon que par de rares passionnés.Jean-Christophe Laurence *** MÉLI-MÉLODIES : CHANSONS DE BOBY LAPOINTE Paule-Andrée Cassidy, Transit/Interdise Du romantisme à lavant-garde, de Goya à Kiefer.en passant par Van Gogh.Malévitch.Picasso.Cailler et Kandinsky.nombreux sont les artistes inspirés par la conquête des nouvelles frontières.L'exposition Cosmos et ses 380 œuvres vous invitent à suivre ce parcours éblouissant Musée ries beaux-arts de Montreal Pavillon Jean Noel Desmarais 1380.rue Sherbrooke Ouest Renseignements :(5M) 785 700(1 ou www.mham.qc.ca Ouvert du mardi au dimanche.de 11 h a 18 h.les mercredis jusqu'à 71 h. 6LP0701D0626 D 7 Samedi Arts 6LP0701D0626 ZALLCALL 67 00:58:10 06/26/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 26 JUIN 1999 D 7 Rendez-vous zen au jardin Pour décrocher, rien de mieux que le Jardin japonais 2765368 FRANCINE MAINGUY collaboration spéciale Quand la frénésie des festivals commencera à vous taper sur le système et que la vue du mot bar suffira à vous donner la nausée, courez au Jardin japonais du Jardin botanique de Montréal.L\u2019endroit n\u2019a rien de branché, c\u2019est justement ce qui en fait un lieu recherché par ceux qui souhaitent mettre « la switch à off » quelques heures, le temps de se recharger les piles.Pas de circuits électroniques ni autres technologies modernes dans ce Jardin.On baigne plutôt en plein Japon traditionnel, au milieu des nénuphars, des carpes, des cascades et autres éléments chargés d\u2019un symbolisme discret et raffiné.Visite guidée à 11 h 30 tous les jours.Ateliers et démonstrations, chaque après-midi, pour nous permettre d\u2019entrevoir une infime parcelle de l\u2019âme de cette culture.Calligraphie au pinceau, ikebana (compositions florales) et origami (pliage du papier), des classiques présentés annuellement.Des mini concerts de shakuhachi et de koto (flûte et instrument à cordes), à des millénaires du scratch de la culture hip-hop.Des représentations de kami shibaï, un théâtre de la rue pratiqué dans les campagnes aux siècles derniers, par des éducateurs- amuseurs qui transmettaient les contes et les légendes en joignant le dessin à la parole.Le port du kimono, pour le plaisir des yeux.Des traitements de shiatsu, pour l\u2019équilibre du corps.La cérémonie du thé et la démonstration d\u2019arts martiaux : deux rituels diamétralement opposés, à nos yeux d\u2019Occidentaux ; deux voies parallèles de recherche d\u2019harmonie et de spiritualité pour les Orientaux.10e anniversaire Et finalement, une nouveauté pour marquer le 10e anniversaire du Jardin japonais : un atelier sur l\u2019étiquette japonaise, pour aider à harmoniser les échanges entre nos deux cultures.Certains ateliers sont gratuits, d\u2019autres sont offerts à un coût minime.Prix réguliers d\u2019admission au Jardin botanique.Programmation disponible aux guichets ainsi que dans les bibliothèques et maisons de la culture de la Ville de Montréal.JARDIN JAPONAIS du Jardin botanique de Montréal : 514 872-1400.Entrée principale : rue Sherbrooke.2757029 2764526 6LP0801D0626 D08 samedi (Art) 6LP0801D0626 ZALLCALL 67 00:59:21 06/26/99 B D 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 26 JUIN 1999 Cent ans d\u2019art et de culture aux États-Unis Le Whitney Museum jette un regard sur la production américaine du XXe siècle RICHARD HÉTU collaboration spéciale, NEW YORK Pour un peuple inculte, les Américains consacreront pas mal d\u2019expositions majeures d\u2019ici l\u2019an 2000 à leur production artistique et culturelle du XXe siècle, celui qui devait être le leur, selon Henry Luce, fondateur du magazine Time et propagandiste de l\u2019« American way of life ».Depuis la fin d\u2019avril, à New York, le Whitney Museum of American Art présente la première tranche d\u2019une exposition marathon intitulée : The American Century : Art and Culture, 1900-1950.Suivra en septembre la deuxième tranche de l\u2019exposition, qui complétera le centenaire.Plus tard cette année, le Museum of Modern Art de New York jettera son propre regard sur l\u2019art américain dans les années 1900.L\u2019exposition en cours au Whitney Museum, riche à plusieurs égards, est divisée en quatre parties.Pour chaque partie, un étage.En tout, 600 oeuvres sont présentées : des peintures, des photographies, des sculptures, des meubles, des chansons, des films.Au cinquième étage, ça commence avec America in the Age of Confidence, 1900-1919.Les États-Unis entrent dans le XXe siècle, jeunes et confiants, fouettés par l\u2019avènement de l\u2019industrie et du transport modernes.La population passe de la campagne à la ville, de l\u2019Europe à l\u2019Amérique.Des peintres célèbrent le dynamisme et la nouveauté du spectacle urbain et industriel.Des photographes se penchent sur la misère des immigrants.Et Marcel Duchamp, du mouvement dada, provoque en portant l\u2019urinoir et la pelle à neige au rang d\u2019objets d\u2019art.Au quatrième étage, ça continue avec Jazz Age America, 1920-1929, les années folles animées par la musique de Cole Porter, George Gershwin et Duke Ellington.À une époque de prospérité et de glamour, Georgia O\u2019Keefe peint les gratteciel de New York, son collègue Edward Hopper évoque la solitude urbaine, des écrivains noirs participent à la « renaissance » de Harlem et la photographe Margaret Bourke- White illustre l\u2019inégalité entre les Blancs et les Noirs.Au troisième étage, ça se poursuit avec America in Crisis, 1930-39.C\u2019est la Dépression.Les photographes Walker Evans, Dorothea Lange et Russell Lee en tirent des images émouvantes : les terres désséchées du « Dust Bowl », les villes assiégées par les chômeurs.Les peintres abstraits sont accusés par les critiques de gauche d\u2019ignorer les injustices sociales et économiques.Mais Hollywood ne se gêne pas pour faire oublier la dureté de l\u2019époque en faisant danser Fred Astaire et Ginger Rogers dans un monde de luxe et de romance.Et au deuxième étage, ça se conclut avec America in the 1940\u2019s.Les certitudes ont pris fin.Après la crise des années 30, les Américains ont découvert l\u2019horreur pendant la Deuxième Guerre mondiale, y contribuant à la fin en faisant pleuvoir deux bombes atomiques sur le Japon.Dans ce monde éclaté, une nouvelle génération de peintres abstraits, de Kooning, Pollock, Rothko et les autres, finit par libérer la peinture américaine de l\u2019influence de l\u2019Europe.Au théâtre, Arthur Miller et Tennessee Williams inventent des personnages défaits par le capitalisme ou désillusionnés par la vie.Ce qui n\u2019empêche pas l\u2019illustrateur Norman Rockwell de peindre une Amérique patriotique et idyllique.L\u2019exposition du Whitney Museum est loin de présenter un portrait complet de l\u2019art et de la culture aux États-Unis pendant la première moitié du siècle.En passant d\u2019un étage à l\u2019autre, on a l\u2019impression que seules les oeuvres sortant des studios de New York ont droit de cité.Comme si les régions américaines n\u2019avaient produit aucun art, aucune culture.Mais l\u2019exposition demeure satisfaisante.L\u2019héritage laissé par les photographes américains est particulièrement intéressant.Tout au long de la première moitié du siècle, ceux-ci ont documenté l\u2019autre face du rêve américain, provoquant parfois des réformes importantes.Ils n\u2019ont pas été les seuls à le faire, mais leurs photos ont conservé toute leur puissance évocatrice.Une section de l\u2019exposition démontre cependant que les photographes n\u2019ont pas tous échappé à la tentation d\u2019embellir la réalité américaine.On le voit dans une superbe série de photos prises au début du siècle illustrant la dignité des Indiens des grandes plaines et la beauté de leur pays.Rien ne laisse voir leur dépossession.En septembre, la deuxième tranche de l\u2019exposition du Whitney Museum fera la part belle aux Louise Bourgeois, Andy Warhol, Roy Lichtenstein et cie.Les lieux s\u2019articuleront autour de thèmes.Celui des années 50, par exemple, aura pour point de référence « la guerre froide » et « le culte de l\u2019individu ».Au menu, entre autres : un rappel de l\u2019impact culturel du poème Howl, d\u2019Allen Ginsberg (1956), et du film À l\u2019est d\u2019Eden d\u2019Elia Kazan (1954).American Gothic, Gordon Parks, Washington D.C., 1942.2764628 Le château de Blois expose Les Trésors des Médicis Agence France-Presse BLOIS, France Quelque 150 pièces exceptionnelles des musées de Florence, certaines n\u2019ayant jamais quitté l\u2019Italie, sont rassemblées jusqu\u2019au 24 octobre dans le château de Blois, pour une des grandes expositions estivales en France, Les Trésors des Médicis.C\u2019est un peu un retour aux sources, tant pour la France que pour Blois qui se tourne vers ses racines italiennes en célébrant les Médicis.En effet, deux princesses Médicis devinrent reines de France : la première, Catherine, vécut et mourut au château de Blois ; la seconde, Marie, y fut exilée par son fils Louis XIII.Pour Sylvain Bellenger, directeur du château et commissaire de l\u2019exposition, cette manifestation « synthétise par ses trésors les liens de Florence avec la France ».« Avoir à Blois des objets qui reflètent le luxe inouï de la cour des Médicis à Florence et de celle des Valois à Blois est extraordinaire », dit-il.Dans une scénographie intimiste très réussie de Hubert Le Gall, cette exposition rassemble, dans l\u2019aile Gaston d\u2019Orléans \u2014 fils cadet de Marie de Médicis et de Henri IV \u2014 150 peintures, sculptures, dessins, tapisseries, armes, médailles, pierres, bijoux, objets orientaux et autres pièces rares et précieuses.L\u2019exposition se partage en deux thèmes : les portraits de la famille et de ses alliances d\u2019une part, les objets précieux révélant le goût de chaque grand-duc d\u2019autre part.Parmi les pièces exceptionnelles : le vase bourguignon de la collection de Laurent le Magnifique, deux tentures de la Suite des Fêtes des Valois, venues pour la première fois en France depuis la mort de Catherine de Médicis, ou encore la cassette en cristal de roche, argent et émail de Valerio Bolli, offerte à François Ier par le pape Clément VII à l\u2019occasion du mariage du futur Henri II et de Catherine de Médicis.Le visiteur pourra également admirer des médailles, armes, vases, bronzes, peintures, tapisseries.autant de trésors témoignant du goût sûr et éclectique des Médicis.Outre les chefs-d\u2019oeuvre de leurs contemporains, Michel-Ange, Vasari, Boticelli, Raphaël, Clouet et tant d\u2019autres, les Médicis collectionnaient des pièces antiques et des objets d\u2019art du monde entier, notamment de la cour des Mamlouks, des Sassanides et de la Chine impériale. 6LP0901D0626 D09 samedi (Arts) 6LP0901D0626 ZALLCALL 67 00:51:10 06/26/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 26 JUIN 1999 D 9 2765671 2761019 Dans Une question d\u2019honneur, Pauline Martin puise dans tout le répertoire des préjugés raciaux pour résister à Widemir Normil, qui finira bien par la séduire malgré tout.Rien à envier aux théâtres institutionnels 2760836 JEAN BEAUNOYER Le Théâtre du Chenail-du-Moine propose une comédie qui s\u2019inscrit dans sa tradition avec une imposante distribution de neuf comédiens, une scénographie qui n\u2019a rien à envier aux théâtres institutionnels et une pièce bien articulée qui amuse tous les publics.Le Théâtre du Chenail-du-Moine n\u2019est certainement pas le théâtre des grands changements.C\u2019est toujours Monique Duceppe qui signe la mise en scène et les Yvan Benoît, Danielle Lépine, Jean-Guy Viau reviennent sur scène après plusieurs années de service.On peut parler d\u2019une rare fidélité à tous les niveaux.Cette année, on a même amélioré le produit avec la performance de plusieurs acteurs dans Une question d\u2019honneur, dont celle de Jean-Guy Viau dans le rôle principal.Viau, qui avait accepté d\u2019interpréter des rôles très secondaires au Théâtre du Chenail-du-Moine ces dernières années, n\u2019a pas raté la chance de s\u2019imposer en jouant le personnage du comptable maniéré.Pauline Martin, dans le rôle de son épouse, nous donne un grand numéro de comédie.L\u2019histoire tourne autour de la décision d\u2019un investisseur étranger de se porter acquéreur d\u2019une entreprise sportive (qui pourrait être le Canadien de Montréal ou les Expos).Dans la pièce originale intitulée Shut Your Eyes and Think of England, c\u2019est un investisseur arabe qui devait sauver une équipe de soccer de la faillite.Dans le contexte québécois, on a imaginé un investisseur d\u2019Afrique (Widemir Normil).Il s\u2019agit d\u2019un riche prince africain qui se cherche une épouse sécurisante, pas trop jeune, et qui jette son dévolu sur la femme du comptable.Normil incarne son personnage majestueusement tandis que Pauline Martin puise dans tout le répertoire des préjugés raciaux pour résister à l\u2019homme noir, qui finira bien par la séduire malgré tout.L\u2019histoire se complique quand le président de la compagnie est victime d\u2019un malaise cardiaque qui lui fait perdre tous ses moyens.Il doit se faire remplacer par son comptable pour hâter la transaction avec le prince africain et le comptable se tire si bien d\u2019affaire qu\u2019il confisque non seulement l\u2019identité du président, mais aussi une bonne partie de sa fortune.En somme, une bonne histoire originale qui pourrait ressembler à ce qui se passe dans les bureaux de nos Expos.Un spectacle bien monté, souvent drôle, dans un théâtre de 800 places qui pourrait faire le bonheur des abonnés de la compagnie Jean-Duceppe.Le Théâtre du Chenail-du-Moine, c\u2019est du théâtre en ville au milieu des îles de Sorel.UNE QUESTION D\u2019HONNEUR, de John Chapman et Anthony Marriot, traduction et adaptation de Yves-Étienne Banville, Mathieu Bergeron et Reynald Bergeron, mise en scène de Monique Duceppe, scénographie de Marc Senécal.Avec Yvan Benoît, Mireille Deyglun, Jean-Guy Viau, Danielle Lépine, Jean-Pierre Chartrand, Widemir Normil, Pauline Martin, Michel Poirier et Pierre Pinchiaroli.Comédie britannique présentée au Théâtre du Chenail-du-Moine du 29 juin à la fin d\u2019août.Le Théâtre du Chenail-du- Moine, c\u2019est du théâtre en ville au milieu des îles de Sorel.De Proulx à Charles SUZANNE COLPRON On sait que Gilles Proulx, l\u2019animateur du Journal du midi à CKAC, prend sa retraite à la fin de l\u2019année.L\u2019émission Mon héros à moi, animée par Yvan Martineau et diffusée aujourd\u2019hui à 16 h à TQS, lui consacre une petite demi-heure.Gilles Proulx y raconte les faits marquants de sa carrière d\u2019animateur et rend hommage à celui qui lui a donné l\u2019occasion de faire ce métier : José Ledoux.Roi des lignes ouvertes, qualifié de justicier par les uns, de démagogue par les autres, l\u2019homme de 59 ans raconte son enfance et son adolescence dans les rues de Verdun, au sud-ouest de Montréal.Par ailleurs, Gregory Charles prend la relève de Paul Arcand cet été au micro de Bonjour Montréal, à CKAC, le morning show radiophonique le plus écouté à Montréal. 6LP1001D0626 D10 samedi (Arts) 6LP1001D0626 ZALLCALL 67 00:59:13 06/26/99 B D 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 26 JUIN 1999 Arts visuels La rencontre féconde de Roy et Farley au MAC MARIE-ÈVE CHARRON collaboration spéciale Entre les formations géologiques d\u2019une montagne et la délicatesse des étoffes agencées, se tissent des affinités encore non pressenties.Une rencontre féconde, celle des artistes Natalie Roy et Denis Farley au Musée d\u2019art contemporain de Montréal.Mariage éclairant entre deux pratiques artistiques.L\u2019exposition Denis Farley et Natalie Roy : du compagnonnage est née d\u2019abord d\u2019un désir de rapprochement entre deux musées par l\u2019intermédiaire d\u2019un duo, les conservateurs Carl Johnson pour le Musée régional de Rimouski et Gilles Godmer du Musée d\u2019art contemporain de Montréal.Jusque dans la façon de faire se croiser deux pratiques artistiques, ce projet mise sur les résultats fructueux, souvent insoupçonnés, des rencontres.Pour l\u2019occasion, on a flirté avec le vocabulaire du jardinier, exploitant la notion de compagnonnage.Au-delà de ces considérations horticoles, émerge cette idée d\u2019une présentation concomitante des oeuvres de Natalie Roy et de Denis Farley, jusque-là non disposés à exposer en commun.De Farley, on a droit à une sélection de la série des Paysages étalonnés, tous des fragments de territoire croqués à travers le Canada et l\u2019Europe.Féru des grands espaces, l\u2019artiste s\u2019est posté derrière l\u2019objectif de la caméra pour en capter l\u2019immensité, mais sans renoncer à l\u2019idée d\u2019adopter également la position du regardé en inscrivant son propre corps dans ses photographies, exemptes de toutes autres présences humaines.Faisant dos à la caméra, habillé d\u2019un survêtement à carreaux rouges et blancs, Farley use de ce subterfuge pour simuler la borne kilométrique, tout en révélant le paysage jaugé à partir de l\u2019échelle humaine.Natalie Roy, elle, fait dans la sculpture-installation, ni plus ni moins inspirée par la matière textile colorée, plus précisément par les sous-vêtements féminins, lieu intime corporel par excellence.Sous de grands boîtiers s\u2019enroulent les jupons, s\u2019entremêlent les dentelles et les rubans satinés d\u2019une multitude de soutien-gorges.Appartenant à une autre série d\u2019oeuvres, La Courtepointe bleue présente une structure de bois recouverte d\u2019un voile qui sert de casier à des centaines d\u2019oreillers impeccablement empilés, étrangers semble-t-il à l\u2019idée de recevoir le sommeil de quiconque.Bien que foncièrement différentes, les pratiques de ces artistes ont été réunies sous le thème du paysage.Éloquente dans Les Dentelles de Montmirail où les tissus colorés esquissent la courbe des montagnes, la référence au paysage est plus allusive dans les autres sculpturesinstallations de Roy.Et c\u2019est là qu\u2019elles gagnent à partager les cimaises avec les photographies de Farley.Chez ce dernier, les formations géologiques ou les étalements du paysage en strates horizontales trouvent écho dans l\u2019imbrication patiente des sous-vêtements et des oreillers des oeuvres de Roy.Ce qui a priori semblait une banale accumulation de matière, au demeurant abstraite, prend une coloration différente, évoquant soudain les configurations physiques élémentaires présentes dans la nature.Captivé par la matérialité et les méandres des tissus façonnés par Roy, on se surprend à fouiller les oeuvres du regard dans une proximité où l\u2019identité première des objets utilisés, des vêtements usagés, ne fait aucun doute.Convié à se reculer pour embrasser d\u2019un seul coup d\u2019oeil l\u2019ensemble de la composition, c\u2019est tout le leurre de la représentation qui prend le dessus et qui donne aux vêtements une charge significative tout à fait différente.Ce jeu de dévoilement successif par le regard du spectateur s\u2019applique également chez Farley.Ses paysages se laissent apprécier de loin, jusqu\u2019à ce que pris au jeu, le spectateur veuille dans chacun des cas relever la présence du personnage- étalon.Quête exigeant parfois de scruter de très près les photographies, lorsque par exemple la silhouette de l\u2019artiste se perd presque totalement dans l\u2019horizon bleu délavé du ciel de Saint-Jean- Port-Joli.Avec la dynamique que seul le jumelage de ces artistes a pu réaliser, s\u2019effeuille lentement le voile obscurcissant des apparences.DENIS FARLEY ET NATALIE ROY : DU COMPAGNONNAGE, jusqu\u2019au 5 septembre, au Musée d\u2019art contemporain de Montréal, 185, rue Sainte-Catherine Ouest.BANNGALERI Not Found DU 15 JUIN AU 2 JUILLET KAMILA WOZNIAKOWSKA Impostures peintures récentes 2760487 GALERIE DOMINION 1438, rue Sherbrooke O., Montréal 845-7471 - Lun.- Ven.: 10 h - 17 h 2763306 2752986 Missing files that are needed to complete this page: BANNGALERI Not Found BANNGALERI*?10X025.00 GALERIES.MUSEES. 6LP1101D0626 D11 samedi (Art) 6LP1101D0626 ZALLCALL 67 00:59:08 06/26/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 26 JUIN 1999 D 11 EN BREF Retour à l\u2019envoyeur n Un mécène qui s\u2019est enrichi dans l\u2019informatique a acheté pour 156 500 $ US les lettres que J.D.Salinger, il y a un quart de siècle, avait écrites à sa jeune maîtresse Joyce Maynard.Peter Norton, qui a donné son nom aux logiciels antivirus et qui a pris sa retraite depuis, a ajouté qu\u2019il rendrait ces lettres à l\u2019écrivain.Joyce Maynard a vécu moins d\u2019un an avec Salinger, qui avait alors 53 ans et elle 18 ans.Vilipendée pour sa décision de vendre à l\u2019enchère ces documents, elle avait dit qu\u2019elle préférait payer des études supérieures à ses trois enfants plutôt que de conserver dans une boîte des lettres de son ancien amant.Né en 1919, auteur du roman The Catcher in the Rye (1951), Salinger n\u2019a, comme à son habitude, rien ajouté à cette histoire, en restant chez lui à Cornish, au New Hampshire.Rentrée littéraire : un record n Quelque 511 romans (334 français et 177 étrangers) paraîtront entre le 18 août et le 15 octobre en France, un chiffre encore jamais atteint, a indiqué hier la revue professionnelle française Livres-Hebdo.À l\u2019automne 98, 488 romans (319 français et 169 étrangers) étaient parus, contre 409 en 97 et 489 en 96.Le nombre des premiers romans bat lui aussi tous les records : ils seront 75 cette année contre 58 l\u2019an passé et 63 en 97.Selon le magazine, le cru 99 marque « un retour au romanesque et à l\u2019imaginaire avec des textes qui puisent volontiers leur inspiration dans les mythes antiques et l\u2019histoire ».Autres thèmes abordés : l\u2019Algérie, les banlieues, l\u2019Europe, les relations auteur-éditeur et mère- fille, les sciences et le social.2765373 6LP1201D0626 D 12 Samedi Arts 6LP1201D0626 ZALLCALL 67 00:47:14 06/26/99 B D 12 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 26 JUIN 1999 La Tête en gigue est réédité Jim Corcoran et Bertrand Gosselin renouent après 20 ans 2761805 Presse Canadienne SHERBROOKE Jim Corcoran et Bertrand Gosselin ont mis fin à leur association il y a déjà 20 ans.Leur rencontre, la toute première depuis leur séparation, est fortuite.Pour la relater, il faut remonter jusqu\u2019en 1972, alors qu\u2019un ami, Michel Aubin, dit Caïus, invite Jim Corcoran à se produire à la clinique de désintoxication l\u2019Odyssée, à Sherbrooke, où il organise des spectacles les vendredis.Avant d\u2019accepter, le musicien désire voir la scène en question.Il s\u2019y rend donc et y voit le show de Bertrand Gosselin.« J\u2019avais trouvé ça bon et j\u2019étais allé le lui dire après la représentation.C\u2019était rare, à l\u2019époque, qu\u2019un musicien s\u2019accompagne d\u2019une guitare classique, encore plus de la façon dont Bertrand en jouait, comme s\u2019il avait une base entre les mains », se souvient Jim Corcoran.Le vendredi suivant, inversion des rôles : Corcoran est sur scène tandis que Gosselin l\u2019applaudit dans la salle.Puis, l\u2019invitation leur est lancée, à tous deux, de participer à une soirée de poésie.Ils préparent un numéro ensemble, sans se douter qu\u2019ils feront route musicale commune pendant les sept années suivantes.Tous les deux dans la jeune vingtaine, les deux musiciens n\u2019étaient pourtant pas de même souche.Bertrand Gosselin se disait un enfant des Beatles, tandis que Jim Corcoran détestait le groupe, imprégné qu\u2019il était des musiques folk, blues et jazz.« C\u2019est un peu les gens qui nous ont incités à faire équipe : partout, on ne nous invitait plus l\u2019un sans l\u2019autre », dit Jim Corcoran.« Et puis il y avait une espèce de magie entre nous deux, une symbiose musicale drôlement stimulante », renchérit Bertrand Gosselin.Jim et Bertrand avouent qu\u2019ils prenaient un soin fou à ciseler cha- Bertrand Gosselin cune de leurs pièces, tout en se gardant toutefois un brin de folie pour la scène.« On sautait sans filet, pour ainsi dire.On était d\u2019une naïveté et d\u2019un naturel sur scène qui plaisaient probablement à l\u2019auditoire », estime Bertrand Gosselin.« On ne nous a jamais accusés d\u2019être ambitieux ; ce que nous faisions était éminemment sympathique.On avait un pied dans le show-biz, et un pied à l\u2019extérieur.On aimait jouer, tout simplement », complète Jim Corcoran.C\u2019est sur la scène du Café du Quai de Magog que le réalisateur René Letarte les a remarqués et leur a ouvert la porte des studios.Les deux musiciens sortent alors un premier album, en 1973, Jim Corcoran et Bertrand Gosselin, sur lequel apparaît leur premier succès, « Comme Chartrand ».Mais c\u2019est avec leur troisième production, La Tête en gigue, que le tandem s\u2019impose vraiment et reçoit, en 1978, la distinction du meilleur disque folk au réputé Festival de jazz de Montreux, en Suisse, où quelque 400 albums sont en compétition.Montréal, la difficile métropole jusque-là fermée, imite le reste du Québec et s\u2019ouvre à Jim et Bertrand, qui sont également invités partout dans le réseau de la francophonie.Les deux musiciens voyagent ainsi d\u2019une ville à l\u2019autre des deux côtés de l\u2019océan, avec leur album, comme une carte de visite qui transcende non seulement les frontières mais aussi le temps.La Tête en gigue, réédité, est de nouveau disponible en magasin.Source de grand plaisir pour les deux musiciens, cette réédition est aussi l\u2019occasion de se retremper plus avant dans la genèse de La Tête en gigue.« Ça fait longtemps, mais j\u2019ai quand même des souvenirs très précis des moments passés en studio », raconte Jim Corcoran, qui se rappelle très bien avoir eu, au départ, de la difficulté avec la technique du studio : « Je trouvais ça malhonnête de faire du repiquage sur des chansons.» « La Tête en gigue avait été enregistré avec une équipe formidable, à l\u2019aide des technologies de pointe de l\u2019époque », mentionnent les deux musiciens, qui évoquent au passage la mémoire des gens de qualité qu\u2019ils ont côtoyés, Richard Grégoire et Gilles Talbot, notamment.Quant à savoir si les autres créations du duo auront eux aussi droit à une seconde vie.Peut-être que oui, laisse-t-on planer, mais chose certaine, le goût et l\u2019enthousiasme sont là.Photothèque ROBERT SKINNER, La Presse © Jim Corcoran 27647267263157 2758388 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 26 JUIN 1999 D 13 f (A 0 Z < 0 Q.o avec Mike Gauthier et Marie-Louise Arsenault DIMANCHE de 9 H À 12 H SD CS 2.1.WILD, WILD WEST WILL SMITH 1.2.LIVIN' LA VIDA LOCA RICKY MARTIN 9.3.BEAUTIFUL STRANGER MADONNA 3.4.STRONG ENOUGH CHER 7.5.CLOUD M BRYN ADAMS 4.6.1 WANT IT THAT WAT BACKSTREET BOYS 8.7.SOMETIMES BRITNEY SPEARS 10.8.SHI'S SO HIGH TAL BACHMAN 6.9.KISS ME SIXPENCE NONE THE RICHER 0.10.DOWN SO LONG JEWEL 15.11.NO MORE, NO LESS COLLECTIVE SOUL 11.12.NO SCRUBS T.L.C.14.13.TO BE NO.1 SCORPIONS 16.14.UNTIL YOU LOVED ME THE MOFFATS 18.15.CANNED HEAT JAMIROQUAI 13.16.PROMISES THE CRANBERRIES 22.17.IF YOU HAD MY LOVE JENNIFER LOPEZ 20.18.BREATHE MOIST 21.19.PROMISES DEF LEPPARD 23.20.SCAR TISSUE RED HOT CHILI PEPPERS 24.21.ALL STAR SMASH MOUTH 17.22.THAT DON'T IMPRESS ME MUCH SHANIA TWAIN 25.23.IT'S NOT RIGHT BUT IT'S OK WHITNEY HOUSTON 26.24.EVERYBODY GET UP FIVE 28.25.SOMEDAY SUGAR RAY 12.26.BETTER DAYS CITIZEN KINGS - 27.SOMEDAY WE'LL KNOW NEW RADICALS 30.28.LOVE LIFT ME AMANDA MARSHALL 27.29.JOINING YOU ALANIS MORISSETTE - 30.IF YOU TOLERATE THIS YOUR CHILDREN WILL BE NEXT PREACHERS ¦ SEMAINE DU 27 JUIN 1999 CONSULTEZ LE SITE INTERNET DE RAOIO ENERGIE POUR LA MISE À JOUR DU GRAND DÉCOMPTE EN \"REAL AUDIO\": www.radioeueroie.coni/dcconiptc.htm SES (A < a z IL 0 N a 0 h avec Marc Denoncourt DIMANCHE de 18 H À 19 H SD CS 1.1.DIEU QUE LE MONDE EST INJUSTE GAROU 3.2.MON BAIN KEVIN PARENT 2.3.LE RESTE DU TEMPS FRANCIS CABREL 5.4.SONAR ALLAN THEO 6.5.QUELQUE CHOSE ABOUT YOU NODEJA 8.6.RANCUNE SYLVAIN COSSETTE 4.7.JE RESTERAI LA ROCH VOISINE 10.8.OUVRE-MOI MITSOU 7.9.RIEN A REGRETTER ERIC LAPOINTE 15.10.PREND ÇA COOL , LES FRERES À CH'VAL 13.11.FAUT QUE TU FESSES FORT DANS VIE VINCENT VALLIERES 14.12.TURN THE LIGHT'S ON BIG SUGAR 16.13.CIRQUE FOU NANCY DUMAIS 18.14.MAIS QUI EST LA BELLETTE ?MANAU 11.15.RESTE OKOUMÉ 17.16.LE BIEN DE DEMAIN L.M.D.S.19.17.LES YEUX AU CIEL ISABELLE BOULAY 9.18.JE COURS OPHELIE WINTER 21.19.ELLES ME TOUCHENT JEAN SIMON 12.20.T'ES UN HOMME BONHOMME YVES ET MARTIN La promesse énergie : TOUJOURS DES NUMÉROS 1 ! NOUVEAU ! PARTEZ ÉN À voir : le spectacle de plongeon Haute Voltige présenté par Attractions Canada et McDonald's.c'est à vous couper le souffle et à vous nouer les tripes! Des numéros uniques au monde où six plongeurs-acrobates exceptionnels se lancent du haut d'une tour de 27 mètres! Encore, encore et encore! Des émotions, de la joie et des rires à volonté! Les tout-petits et les moins petits se défouleront à La Petite Ronde dans les manèges, en faisant de l'aérobidou avec Choubidou, Mlle Carrouselle et Archifou ou en partant à la chasse au trésor dans l'île des pirates.Venez partager une joyeuse journée à La Ronde avec toute la famille! ËÉNf www.pdl-montreal.com Renseignements généraux : (514) 872-lLES (4557) 001800 797-i LES (4537) CanadS partenaire or île Montrt.il Pour aller à La Ronde, prendre l'autobus et le métro, c'est intelligent.ile-sainte-Hélène ou W [ 169 \u2022 La Ronde (métro Papineau) ))) I 9 D 14 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 26 JUIN I99Q 1 j L'estampe, terrain de jeu caché de l'expérience impressionniste ANDRÉ SELEANU collaboration spéciale Vers 1880, Degas et Pissaro, maîtres de l'école impressionniste, accomplissent un tour de force en transposant les symphonies en couleurs de la nouvelle peinture par les blancs et les noirs de l'estampe.Les deux artistes collaborent pendant une vingtaine d'années, en dépit de leurs personnalités fort contrastées.Au gré de l'expérimentation, Degas et Pissaro innovent les techniques mixtes de l'estampe impressionniste.La gestuelle du graveur \u2014 rayer, gratter, poncer, dépolisser les plaques de cuivre et de /inc\u2014 prend une importance capitale: la fraîcheur des images tirées de ces plaques en dépend.Au résultat contribue aussi le jeu sémillant des encres et des papiers d'impression.L'estampe, de dimensions plus réduites que la toile, reste un peu le terrain de jeu caché de l'expérience impressionniste.Ce domaine nous est dévoilé dans le cadre de l'exposition intitulée Degas et Pissaro, alchimie d'une rencontre, organisée au Musée du Québec sous l'égide de Nicole Minder, conservatrice du Cabinet cantonal des estampes de Vevey, en Suisse.Quatre-vingt-dix-sept oeuvres, rarement révélées au public, constituent une introduction fort bien commentée et documentée à l'oeuvre gravée de Degas et Pissaro.« L'exposition montre comment la plaque du graveur devient laboratoire de création », explique Didier Frioul, conservateur du Musée du Québec, chargé de l'événement.« La dissémination de la photographie pendant la deuxième moitié du XIXe siècle fait en sorte que le temps n'ait plus de permanence \u2014 on cherche le moment, l'instantané.Souvenez-vous que la peinture historique, de salon, figeait le personnage.Dans les oeuvres exposées ici, c'est l'opposé.» Les artistes cherchent les effets instantanés : effet de pluie, effet de mouvement.Degas, qui était aussi un grand photographe (.ainsi qu'un pionnier de la sculpture moderne), essaie de concurrencer les effets lumineux de la photo, par l'aspect transparent de la lumière de l'estampe impressionniste.Degas envisage sa démarche comme « une recherche scientifique », référence à la science en plein essor pendant cette période.Dans les oeuvres présentées ici, on remarque la grande sûreté de mise en page et les espaces décentrés par lesquels Degas se démarque de la tradition classique.Il exprime les nuances lumineuses inexplorées sous les feux de la rampe, jouant sur les corps des chanteuses et* des comédiennes des cafés-concerts.Son Profil de chanteuse (1878) se déploie sournoisement, de biais, comme une calligraphie orientale.11 est convenu que toutes les hardiesses des mise en page de l'estampe japonaise aient été dépassées par Degas.Pissaro est l'initiateur de la peinture déaj plein-air, qui a incité ses amis impressionnistes \u2014 Monet, Manet, Renoir, Sisley\u2014 à* accepter la lumière naturelle, à bannir les noirs de la palette et à travailler sur le motif.Sous des dehors exceptionnellement doux, il a un caractère combatif, il est l'aimant de l'impressionnisme.Toute sa recherche s'articule autour du paysage.Effet de pluie (1879) est l'archétype de l'estampe impressionniste.Cet amoureux des forêts et de vergers tra duit en gravure, par ce qu'il nomme « la manière grise », la sensation brillante, toniqu La Sortie du bain, Edgar Degas, 1879-1880, pointe sèche, crayon de charbon et eau-forte.que produit la palette impressionniste.Quand il s'attaque au sujet Une femme à sa toi-lette , le grain très fin de l'encrage, et l'éclairage intérieur qui joue sur la chair, suggèrent une forte sensualité.Quand Degas s'essaie au paysage (Au bord de la mer, 1894), il exprime l'essor des arbres, le foisonnement du paysage d'été.Le jour et la nuit, revue qui devait combiner le commentaire sur l'art et l'estampe, ne vit jamais le jour.Cependant, le projet galvanisait les forces de Pissaro, Degas, et de Miss Mary Cassatt, sa géniale protégée américaine, en 1879 et 1880.Comme Degas, elle est restée célibataire.Dans cette exposition, elle demeure la grande absente.De cette collaboration, qui eut lieu sous le patronage sévère et bénéfique de Degas, il reste néanmoins une riche récolte d'oeuvres graphiques.DEGAS ET PISSARO, ALCHIMIE D'UNE RENCONTRE, tous les jours au Musée du Québec du 18 juin au 22 août 1999.La Maison Saint-Gabriel remercie VIA Rail Canada pour son engagement et son appui financier à la fête /m% trouvailles le samedij^juin 1999 | VÉLO MAC La télé cycliste LE PARCOURS DE LA SEMAINE LA VELOROUTE DES BLEUETS La Véloroute des bleuets est un circuit cyclable qui ceinture le majestueux lac Saint-Jean.Il offre une vitrine nouvelle sur tout le lac Saint-Jean, ses rivières, ses attraits, sa culture et sa population.Le coût total du projet s'établit à près de 10 millions de dollars.La construction de ce circuit cyclable sera entièrement terminé à la fin de 1999.La portion entre Roberval et Aima offre des vues imprenables sur le lac.À Val-Jalbert, on a droit à un village fantôme qui réveille bien des souvenirs.70 km facile 1\tL r L\t¦33 Suivez tous les samedis à RADIO-CANADA à 18h30, l'émission télé-vélo de l'été.Diane Sauvé vous amène partout sur deux-roues.CONCOURS ^USÏiJ^ QUESTION DU 26 JUIN ^^^EÊ^^^ Que\"e Kl !° distance totale de la Véloroute des bleuets?Réponse à la question de la semaine : _ Tourisme Québec Ko ni _ V.,*le Province I (ode Pcstol Retournez avant le vendredi 2 juillet, a \\ 7 h, a CONCOURS YE10 MAG, (P 129, Succursale Place du Parc Montréal (Québec) H2W 2M9 courez la chance de gagner \u2022 Un forfait de deux nuits en demi pension pour deux personnes à l'Auberge des 21 à Ville de lo Baie \u2022 La série complète des Guides Vélo Mag (6 guides) Un abonnement d'un an au magazine Vélo Mag Radio-Canada Télévision iûi ml RègJMMnts du concours dtsponAtts à lo Monon dts (ytfolvv Foc-simiés non occoptév lo voltur total© opproinnotive dw pni offerts d* /1 SO S vetomag le magazine qu'on lit i en vente dans tous les bons kiosques 6LP1501D0626 D15 samedi (Arts) 6LP1501D0626 ZALLCALL 67 00:57:52 06/26/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 26 JUIN 1999 D 15 À l\u2019affiche cette semaine Les horaires de cette page doivent parvenir avant mercredi au Service des arts et spectacles, LA PRESSE, 7 Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9 Théâtre THÉÂTRE DU RIDEAU VERT (4664, St-Denis) Deux Pianos, Quatre Mains, de Ted Dykstra et Richard Greenblatt.Trad.de Danièle Lorain.Mise en scène de Denise Filiatrault.Avec Gregory Charles et Jean Marchand.Du mar.au ven., 20h; sam., 15h et 20h.Jusqu\u2019au 30 juin.THÉÂTRE D\u2019ÉTÉ LA GRANGERIT (5475, St-Martin O., Laval.Tél.(450) 667-2040.Parapsychofolie, de Sylvie Lemay.Mise en scène de Normand Carrière.Avec Patrice Dussault, Jean Lachance, Julie Lefebvre, Sylvie Lemay et Pierre Mailloux.Ven., sam., 20h.Jusqu\u2019au 29 août.THÉÂTRE TRE (184, Longueuil, St-Jean-sur-Richelieu.Tél.(514) 276-8266.Système Ribadier, de Georges Feydeau.Mise en scène de Francis Monty.Avec Mathieu Gosselin, Geneviève Lanoue, Patrick Leary, Renaud Paradis et Isabelle Roy.Ven., sam., 20h.Jusqu\u2019au 21 août.THÉÂTRE PONT-CHÂTEAU (Coteau-du-Lac.Tél.1 (450) 764-3334, sans frais: 1-877-456-3224).Le Paradis à la fin de vos jours, de Jean Daigle.Mise en scène de Nicolas Canuel.Avec Louise Rémy, Danielle Roy, Suzanne Garceau, Claude Préfontaine et Yvan Canuel.Mer., jeu., ven., 20h30; sam., 19h et 22h.LA FERME LIPIAL (17, chemin Lussier, Ripon.Tél.(819) 983-6718) Au Secours!, de Marie-Thérèse Quinton.Mise en scène de Chrystiane Drolet.Avec Sylvie Potvin, Serge Paquette, Chantale Richer, Luc Saint-Denis.Du mer.au sam., 20h.Jusqu\u2019au 21 août.THÉÂTRE DES ÉRABLES (870, montée Laurin, St-Eustache.Tél.(514) 473-3357) Faux départ, de Jacques Diamant.Mise en scène de Marie Michaud.Avec Pierre Collin, Catherine Lachance et Guy Jodoin.Mar., mer., jeu., 20h30; ven., sam., 21h.Jusqu\u2019au 28 août.THÉÂTRE DE SAINT-SAUVEUR (22, Claude, Saint-Sauveur-des-Monts.Tél.(450) 227-8466 - (514) 990-4343).Un coup sur le ciboulot, de Ray Cooney et John Chapman.Mise en scène de Claude Maher.Avec Janine Sutto, Louisette Dussault, Claude Prégent, Gérard Paradis, Harry Standjofski, Chantal Blanchais et Suzanne Bolduc.Du mar.au ven., 20h30; sam., 19h et 22h30.THÉÂTRE LE CHANTECLER (hôtel Chantecler, Ste-Adèle.Tél.(450) 229-3591) Ma femme s\u2019appelle Maurice, de Raffy Shart.Mise en scène de Louis Lalande.Avec Marc Legault, Sylvie Boucher, Louis Lalande, François Trottier, Denys Paeis, Sylvia Griépy et Arlette Sanders.Du mer.au sam., 20h30.Jusqu\u2019au 4 septembre.THÉÂTRE SAINTE-ADÈLE (1069, boul.Ste-Adèle, Ste-Adèle.Tél.(450) 227-1389 ou (514) 990-7272).Chéri, fais d\u2019l\u2019air, d\u2019Alan Ayckbourn.Mise en scène de Monique Duceppe.Avec Michel Forget, Luc Guérin, Michèle Deslauriers et Annick Bergeron.Du mar.au ven., 20h30; sam., 19h et 22h30.THÉÂTRE DU MONT AVILA (Mont St-Sauveur.Tél.(450) 227-1599 ou (514) 990-3687) Chômage 2.Présentation de la troupe Les jolis Moineaux.THÉÂTRE DE MARIEVILLE 2000 (1979, St-Césaire, Marieville.Tél.(450) 460-4790).Ah! six bons moines.Avec Septimiu Sever, Serge Turbide, Jean Faber, Claude Steben, Mario Lejeune et Cyrille Beaulieu.Du mer.au sam., 20h; dim., 20h, spectacle de variétés.Prix: 22,00$ plus taxes.THÉÂTRE DU VIEUX-TERREBONNE (867, St-Pierre, Terrebonne.Tél.(450) 964-1220) Des grenouilles et des hommes, de Michel Duchesne.Mise en scène d\u2019André Montmorency.Avec Christiane Proulx, André Montmorency, Pauline Lapointe, Guy Richer, Brigitte St-Aubin, Luc Chapdelaine, Hugolin Landesque-Chevrette, avec la participation de Geneviève Hébert.Du mer.au sam., 20h30.Jusqu\u2019au 4 septembre.THÉÂTRE LA MINE D\u2019ARTS (701, 10e Rang, Ste-Marcelline.Tél.(450) 883-8804) Basse cour, de Alain Hervieux.Mise en scène de Danielle Martin.Avec Lise Dominique, Kelvin Arroyo, Julie Baril, Alain Hervieux, François D\u2019Amour et Danielle Martin.Du mer.au sam., 20h30.Jusqu\u2019au 4 septembre.CABARET-THÉÂTRE MONTAGNE COUPÉE (204, Montagne Coupée, St-Jean-de-Matha.Tél.(450) 886-3111) L\u2019Arc-en-ciel d\u2019Estelle, de Denise Michaud.Avec Sylvain Ferland, Danielle Fréchette, Lauraine Lepipas et Mélanie Marquis.Mer., ven., sam., 20h30; sam., 21h.Jusqu\u2019au 28 août.Musique CHRIST CHURCH CATHEDRAL Dim., 13 h, Clemens Merkel, violoniste, et Isabelle Bozzini, violoncelliste.Stiegler, Paraskevaidis, Lachenmann.Mer., 12 h 30, Philip Crozier, organiste.Pachelbel, Vierne, Alain, Bach.ÉGLISE ST.JAMES UNITED (463, Sainte-Catherine O.) Mar., 12 h 30, Jean Le Buis, organiste.AMPHITHÉÂTRE MAURICE-RICHARD Mer., 19 h 30, Grand Choeur de Montréal.Dir.Martin Dagenais.Louise Marcotte, soprano, Pascal Mondieig, ténor, Claude Robitaille, baryton, Annick Sévigny et Lorraine Gariépy, pianistes.Carmina Burana (Orff), Fantaisie chorale (Beethoven).Service aux tables dès 18 h.MAISON TRESTLER (Dorion) Lun., 20 h, Éric Le Sage, pianiste.Phantasiestücke, Gesänge der Frühe, Bunter Blätter et Nachtstücke (Schumann), Ombres (Schmitt).CAMP MUSICAL DES LAURENTIDES (Saint-Adolphe-d\u2019Howard) Lun., 20 h, professeurs de vents et de percussions.CENTRE D\u2019ARTS ORFORD (salle Gilles-Lefebvre) Ven., 20 h, Beethoven: spectacle multidisciplinaire.Marina Orsini et Patrick Quintal, comédiens.Festival international de Lanaudière ÉGLISE DE SAINT-CALIXTE Lun., 20 h, Choeur du Studio de Musique ancienne de Montréal.Dir.Christopher Jackson.Palestrina, Victoria, Gombert, De Wert.ÉGLISE DE L\u2019ASSOMPTION Mar., 20 h, Quatuor à cordes Erato.Quatuor op.77 no 1 (Haydn), Quatuor no 3 (Zemlinsky), Jeux de cordes (Gougeon), Quatuor (Ravel).AMPHITHÉÂTRE Ven., 20 h, Choeur de l\u2019Armée Rouge, Natalie Choquette, soprano, Orchestre Symphonique de Trois-Rivières.Dir.Viktor Fiodorov.Orff, Villa-Lobos, Rimsky-Korsakov, Tchaïkovsky, Rachmaninov, Moussorgsky, Borodine, Glinka, Puccini, Dvorak, Beethoven.Variétés PLACE DES ARTS (salle Wilfrid-Pelletier) Auj.et dim., 20h, Noise/Funk, de George C.Wolfe, Savion Glover, Reg E.Gaines, Zane Mark, Daryl Waters et Ann Duquesnay.LE MEDLEY (1170, St-Denis) Auj., 19h30, Good Riddance et Sick of it all.CAFÉ CAMPUS (57, Prince-Arthur E.) Auj., 20h, Tricky Woo et Mooney Suzuki; lun., 20h, Crazy Rythm Daddies, Joaquin Diaz, Nico Beki et Perdu l\u2019Nord; mer., soirée d\u2019adieu de Jerry Jerry, avec The Sons of Rhythm Orchestra, Snitches, Me, Mom et Morgentaler, Nils/Chino, Bionic, Asexuals/Appartment5, Atomic Folk, Kingpins, Flounger, Rubberman et Potholes.L\u2019AIR DU TEMPS (191, St-Paul O.) Auj.et dim., 22h, hommage à Jimi Hendrix; lun., 22h, Quartette Wonderland; mar., 22h, Tryphon.LES DEUX PIERROTS (104, St-Paul E.) Auj., dès 20h, Gilbert Lauzon et le groupe Yelo Molo.LE PIERROT (114, St-Paul E.) Auj.et dim., dès 20h, Alex Sohier et Michel Durocher.CAFÉ SARAJEVO (2080, Clark) Auj., 21h, Soleil tzigane.L\u2019OURS QUI FUME (2019, St-Denis) Auj., Red; dim., Marc Deschênes et Paul Deslaurier: 22h30.BISTRO À JOJO (1627, St-Denis) Auj., dès 21h, Carl Tremblay.LA PLACE À CÔTÉ (4571, Papineau) Auj., 20h, Ligue d\u2019improvisation La Plaie; dim., 21h, Quartette Eric Khayat.UPSTAIRS (1254, Mackay) Lun., dès 21h, Joshua Ell.LE SWIMMING (3643, St-Laurent) Auj., dès 21h, Jerry-Jerry.BOURBON STREET (2045, ROUTE 117, Ste-Adèle) Auj., dès 16h, Blue Rodeo et Friends; lun., dès 21h, Marie-Eve.LE VIEUX CLOCHER DE MAGOG (64, Merry N., Magog) Auj., 20h30, Steeve Diamond.LE VIEUX CLOCHER DE SHERBROOKE (1590, Galt O., Sherbrooke) Auj., 20h30, Dominic et Martin Expositions MUSÉE D\u2019ART CONTEMPORAIN Expositions La Collection: oeuvres-phares et acquisitions récentes, Déclics: art et société - le Québec des années 60 et 70 , Denis Farley et Natalie Roy: du compagnonnage et Jacques de Tonnancour.Du mar.au dim., de 11h à 18h.MUSÉE DES BEAUX-ARTS DE MONTRÉAL (pavillon Jean-Noël Desmarais) Expositions Cosmos: du romantisme à l\u2019avant-garde et Nouvelles frontières.Du mar.au dim., de 11h à 18h.MUSÉE CHÂTEAU RAMEZAY (280, Notre-Dame E.) Exposition Quatre points de vue sur un château.MUSÉE DES ARTS DÉCORATIFS DE MONTRÉAL (2200, Crescent) Exposition Carlo Scarpa à Murano.Du mar.au dim., de 11h à 18h; mer., de 11h à 21h.MUSÉE MARC-AURÈLE FORTIN (118, St-Pierre) Exposition internationale d\u2019art naïf.Eaux-fortes, peintures, aquarelles de Marc-Aurèle Fortin.MUSÉE DE LA POUPÉE (105, St-Paul E.) Exposition Poupées et merveilles.Du jeu.au dim., de 11h à 18h.MUSÉE STEWART (Fort de l\u2019île Ste-Hélène) Exposition Napoléon.Tous les jours de 10h à 18h; jeu., de 10h à 21h.Jusqu\u2019au 11 octobre.POINTE-À-CALLIÈRE - MUSÉE D\u2019ARCHÉOLOGIE ET D\u2019HISTOIRE DE MONTRÉAL (350, place Royale) Exposition Montréal, par ponts et traverses.Jusqu\u2019au 22 août.MUSÉE McCORD (690, Sherbrooke O.) Exposition À la croisée des chemins: Le perlage dans la vie des Iroquois.MUSÉE D\u2019ART DE SAINT-LAURENT (615, av.Ste-Croix) Expositions Trésors du musée, secrets dévoilés, Arts anciens et traditions artisanales du Québec, Coussins, fuseaux et dentelles, témoins d\u2019un art venu d\u2019Europe, Visite d\u2019atelier chez Laurent Amiot, maître orfèvre.Du mer.au ven., de midi à 17h; sam., dim., de 11h à 16h.MUSÉE DE LACHINE (110, chemin de LaSalle, Lachine) Peintures et sculptures de Line Gamache.Du mer.au dim., de 11h30 à 16h30.Jusqu\u2019au 4 juillet.MUSÉE MARSIL (349, Riverside, St-Lambert) Exposition Fringues et accessoires - Les dessous de la collection.Du mar.au ven., de 10h à 16h; sam., dim., de 13h à 16h.Jusqu\u2019au 10 octobre.1284 (Marie-Anne E.) Exposition Fleurs et masques, de Michel Lancelot et Philippe Pointard.Jusqu\u2019au 30 juin.ARTOTHÈQUE DE MONTRÉAL (5720, St-André) Exposition Les jeunes automatistes.Du mer.au ven., de 12h30 à 19h; sam., de 11h à 17h.Jusqu\u2019au 10 juillet.ATELIER CIRCULAIRE (40, Molière, espace 401) Oeuvres de Daniel Sylvestre.Du lun.au ven., de 10h à 18h.Jusqu\u2019au 4 juillet.ATELIER ZÉRO ZOO (3615, St-Denis) Auj., de midi à 17h, exposition Phénomène Zérozoïstes, oeuvres de Zéro Zoo.B-312 (372, Ste-Catherine O., espace 403) Sculptures de Louis Fortier.Du mar.au sam., de midi à 18h.Jusqu\u2019au 10 juillet.BIBLIOTHÈQUE NATIONALE DU QUÉBEC (1700, St-Denis) Exposition Invivo et Célébrations.Du lun.au ven., de 9h à 17h.Jusqu\u2019au 28 août.BORDUAS (207, Laurier O.) Sérigraphies de Carl Heywood, eaux-fortes de Manon Lambert et pointes sèches et aquatintes de Norman Laliberté.CENTRE SAIDYE BRONFMAN (5170, chemin de la Côte-Ste-Catherine) Exposition Compulsion.Jusqu\u2019au 29 août.CENTRE CANADIEN D\u2019ARCHITECTURE (1920, Baile) Expositions 32 photographes italiens: Un hommage à Phyllis Lambert et Carlo Scarpa, architecte: composer avec l\u2019histoire .Mer., ven., de 11h à 18h; jeu., de 11h à 20h; sam., dim., de 11h à 17h.CENTRE DE CRÉATIVITÉ LES SALLES DU GESÙ (1200, de Bleury) Peintures de Claude Paul Gauthier et Sfumato (X).Jusqu\u2019au 31 juillet.CENTRE COPIE-ART (813, Ontario E.) Oeuvres de Melinda Pap.Jusqu\u2019au 15 juillet.CENTRE D\u2019HISTOIRE DE MONTRÉAL (335, place d\u2019Youville) Expositions Montréal, année 50.Alan B.Stone, photographe (1928-1992) et Toute une histoire.en un clin d\u2019oeil, de 1642 à nos jours.Du mar.au dim., de 10h à 17h.CINÉMATHÈQUE QUÉBÉCOISE (335, boul.de Maisonneuve E.) Auj.et dim., exposition de 72 affiches de films québécois des 50 dernières années.Exposition Lumière sur la projection de la lanterne magique à IMAX.Jusqu\u2019au 4 juillet.COMMENSAL (5122, Côte-des-Neiges) Oeuvres de Louise-Hélène Mathon, Odile Martin Loulou, Joanna Potocka et Véronique Weisz.Jusqu\u2019au 30 juin.ÉCOMUSÉE DU FIER MONDE (2050, Amherst) Exposition Le Théâtre du Rideau Vert, 50 ans de métier et de passion.Mer., de 11h à 20h; jeu.au dim., de 10h30 à 17h.Jusqu\u2019au 5 septembre.ÉDIFICE BELGO (espace 522, 372, Ste-Catherine O.) Estampes de Julianna Joos, Hélène Goulet, Élisabeth Dupond et Jean Beausoleil.Du mar.au sam., de midi à 18h.Jusqu\u2019au 10 juillet.ESPACE VIDÉOGRAPHE (460, Ste-Catherine O., espace 504) Auj., de midi à 17h, vidéos de Sebastien Cliche.GALERIE ALEPH (460, Ste-Catherine O., espace 610) Auj., peintures de Paul Hartal.GALERIE SIMON BLAIS (4521, Clark) Auj., de 10h àq 17h30, oeuvres de Gérard Dansereau.GALERIE FRANÇOIS-PIERRE BLEAU (3615, St-Denis, 4e étage) Auj., de midi à 17h, oeuvres de A.Pellan, Zéro Zoo et A.Giacometti.GALERIE 524 (372, Ste-Catherine O) Auj., de midi à 17h, oeuvres de Donato Damiano.GALERIE CONCEPT ART (130, McGill) Oeuvres de Dominique Richard.Jusqu\u2019au 30 juin.GALERIE D\u2019ARTS CONTEMPORAINS DU BELGO (372, Ste-Catherine O., espaces 406-408) Exposition d\u2019été.Tous les jours de 10h à 18h.Jusqu\u2019au 30 juin.GALERIE DE BELLEFEUILLE (1367, av.Greene) Oeuvres de Lynn Chadwick et Sophie Ryder.Du lun.au sam., de 10h à 18h; dim., de 12h30 à 17h30.GALERIE DE LA VILLE (12001, de Salaberry) Auj.et dim., de 13h à 16h, oeuvres de Nada H.Kyriakos.- Dès jeu., collages techniques de Patricia Srigley.Du mar.au ven., de 14h à 17h; sam., dim., de 13h à 16h.GALERIE DE L\u2019ISLE (1451, Sherbrooke O.) Oeuvres de Jean Maxime Relange et Patricia Nix et Fablo.Du mar.au sam., de 11h à 18h.GALERIE DES MÉTIERS D\u2019ART DU QUÉBEC (350, St-Paul E.) Miniatures et petits formats.Tous les jours de 10 h à 18h.Jusqu\u2019au 6 septembre.GALERIE DOMINION (1438, Sherbrooke O.) Peintures de Kamila Wozniakowska.Jusqu\u2019au 2 juillet.GALERIE DU GAZON-COUTURE (1460, Sherbrooke O.) Exposition Territoire d\u2019allégresse, oeuvres de Pierre-Léon Tétreault.Jusqu\u2019au 10 juillet.GALERIE ESPACE 131 (131, du Port) Auj.et dim., eaux-fortes de Lubomir Ivankovic.GALERIE ESPACE VERRE (1200, Mill) Oeuvres de Maude Bussières, Nicolas Lauzon, Catherine Letendre, Isabelle Massé, Dominique Plastre, Cathy Strokowsky et Nicole Trudel-Marion.Du lun.au ven., de 9h à 17h.Jusqu\u2019au 1er octobre.GALERIE CLARENCE GAGNON (1108, Laurier O.) Petits formats, de L.Ayotte, L.Bellefleur, D.Desmarais, M.-A.Fortin, C.Jean, P.Lagacé, A.Pitre, P.Quevillon, P.Rodrigue, R.Sabourin, P.Tougas, Yu Xiaoyang et L.Zegray.Du mar.au ven., de 11h à 18h; sam., de 11h à 17h; dim., de 11h à 17h.GALERIE GORA (460, Ste-Catherine O., espace 502) Auj., de 13h à 18h, oeuvres de Hengameh Fouladvand.GALERIE GRAFF (963, Rachel E.) Auj., de midi à 17h, oeuvres de Jacques Hurtubise.GALERIE GUYOMARC\u2019H (460, Ste-Catherine O., espace 314) Oeuvres de Céline Bouré, Bridget Cathpolte, Gustavo Estrada, Cynthia Hawkes, Patrick Luce et Gratia O\u2019Leary.Du mer.au dim., de 11h à 17h.Jusqu\u2019au 28 juin.GALERIE KLIMANTIRIS (742, boul.Décarie) Oeuvres de Samir Sammoun, Manon Otis et Philippe Richard.GALERIE D\u2019ART YVES LAROCHE (4, St-Paul E.) Oeuvres de Normand Hudon, Eva N.Mosonyi et Andrée Vézina.Jusqu\u2019à lundi.Johanne Gauthier, Eva N.Mosonyi et Claude Théberge.Jusqu\u2019à lundi.GALERIE LUZ (30, Notre-Dame O., espace 300) Oeuvres de David Liss, Michael Merrill et Eric Simon.Du jeu.au sam., de 13h45 à 17h30.Jusqu\u2019au 3 juillet.GALERIE McCLURE (350, av.Victoria) Auj., de 10h à 17h, exposition Le Parc: regard de l\u2019artiste, oeuvres de Catherine Young Bates, Yehouda Chaki, Barbara Dickstein, Sarah Valerie Gersovitz, Mary Martha Guy, Hannah Franklin, Anne McCall, Graeme Ross, Bonnie Shemi et Tobie Steinhouse.GALERIE MICHEL-ANGE (430, Bonsecours) Exposition d\u2019art figuratif d\u2019artistes québécois.Du mar.au dim., de 11h à 17h.Jusqu\u2019au 4 juillt.GALERIE MISTRAL (372, Ste-Catherine O., espace 424) Exposition La chambre voilée et Jazz au féminin.Du mer.au sam., de midi à 18h.Jusqu\u2019au 17 juillet.GALERIE LYDIA MONARO (34, St-Paul O.) Oeuvres de Manon Otis, Janusz Migacz, Monique Harvey.GALERIE SCHORER (5686, av.Monkland) Oeuvres de Miriam Cohen.Du mar.au ven., de midi à 17h30; sam., de midi à 17h.Jusqu\u2019au 3 juillet.GALERIE SHAYNE (5471, av.Royalmount) Sculptures de Hugh Cunningham et peintures de Hans Herold et Lorie Schinko.Jusqu\u2019au 3 juillet.GALERIE JEAN-PIERRE VALENTIN (1490, Sherbrooke O.) Oeuvres de Élène Gamache, Geneviève Jost, Maja Vodanovic, Henry Jones et Claude LeSauteur.Du mar.au ven., de 10h à 17h30; sam., de 10h à 17h.GALERIE VERMEILLE (4464, Ste-Catherine O.) Oeuvres des artistes de la galerie.GALERIE VOX (460, Ste-Catherine O., espace 120) Oeuvres de P.Elaine Sharpe.Du mer.au dim., de midi à 17h.Jusqu\u2019au 4 juillet.GALERIE WADDINGTON (1446, Sherbrooke O.) Oeuvres d\u2019Ann McCall.Jusqu\u2019au 30 juin.GALERIE WEST END (1358, av.Greene) Oeuvres de Richard Bélanger, Ingrid Harrison et Paul Henry.GALERIE WILDER ET DAVIS (257, Rachel E.) Oeuvres de Sabrina Caron et Mosheh Vineberg.Du lun.au ven., de 9h30 à 18h; jeu., de 9h30 à 21h.Jusqu\u2019au 2 juillet.GUILDE CANADIENNE DES MÉTIERS D\u2019ART QUÉBEC (2025, Peel) Céramiques de Monique Bourbonnais, Heather Copeland, Helga Mader, Eva Ferenczy Reichmann, Serguei Savtchenko et Kostantin Velitchkov, verre de Peter Gudrunas et bois de Fritz Kistel.Jusqu\u2019au 28 août.GUILDE GRAPHIQUE (9, St-Paul O.) Oeuvres de Kittie Bruneau, Mireille Morency-Lay et Richard Lacroix.Du lun.au sam., de 10h à 18h; dim., de midi à 17h.Jusqu\u2019au 30 juin.MARCHÉ BONSECOURS (350, St-Paul E.) Exposition Du canot au palais flottant - Montréal, un romanfleuVexc.Tous les jours de 10h à 18h.Jusqu\u2019au 22 août.OCCURRENCE (460, Ste-Catherine O., espace 307) Oeuvres de Jean-Paul Ganem.Jusqu\u2019au 29 juin.2764747 2763122 6LP1601D0626 D 16 Samedi Jazz 6LP1601D0626 ZALLCALL 67 00:58:02 06/26/99 B Festival de jazz D 16 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 26 JUIN 1999 Un bilan mitigé pour les musiciens Si bien des Montréalais ont profité du festival pour se faire connaître, bon nombre lui reprochent cependant d\u2019avoir étouffé la scène locale Alain Brunet Dans une lettre ouverte publiée dans La Presse (le 11 juin dernier) visant à repousser les attaques de la Guilde des musiciens, Alain Simard affirmait que les musiciens québécois étaient privilégiés par le Festival international de jazz de Montréal.Le président du FIJM soulignait qu\u2019un demi-million de dollars est annuellement octroyé aux musiciens d\u2019ici.Si on fait un rapide calcul, 500 000 $ représentent un peu moins de 5 % du budget total de l\u2019événement, c\u2019est-à-dire plus de douze millions de dollars.Aucun festival de jazz au monde ne rivalise avec une telle performance, de renchérir Alain Simard.À la veille du vingtième FIJM, on interroge d\u2019éminents jazzmen et jazzwomen de la communauté montréalaise, et on ne peut vraiment pas conclure à une belle unanimité.Plutôt à un dégradé de perceptions.Récipiendaire du Prix Oscar Pe Michel Donato terson, le contrebassiste Michel Donato n\u2019a que de bons mots à l \u2019 e n d r o i t du FIJM.« Ça m\u2019a surtout permis de faire des rencontres sur scène que je n\u2019aurais jamais faites autrement.Avec, entre autres, Charlie Haden, Henri Texier ou Gonzalo Rubalcaba, j\u2019ai vécu des expériences professionnelles très spéciales.» Depuis qu\u2019elle y a remporté le prix Yamaha en 1984, Lorraine Desmarais a toujours tiré son épingle du jeu au FIJM.Inutile Lorraine Desmarais d\u2019ajouter que sa vision du paysage sonore est éminemment positive.« Le Festival, souligne la pianiste, m\u2019a permis d\u2019être là depuis 1983, sauf 1990 et 1998.Le prix m\u2019avait donné la chance d\u2019endisquer avec Radio- Canada, j\u2019ai fait six albums depuis lors.Un Festival de jazz, c\u2019est dix jours, arrange-toi pour être là et en tirer le meilleur.On finit par récolter des choses lorsqu\u2019on s\u2019organise et qu\u2019on persévère.» Devenu LE compositeur de la télé québécoise, Michel Cusson n\u2019est plus jazzman à temps complet, mais demeure un des musiciens locaux les plus populaires chaque fois qu\u2019il se produit au FIJM.« Le Festival, ça ne peut pas être mauvais, ça ne peut être que positif.Depuis vingt ans, le monde y a entendu toutes sortes de musiques.Et quand tu te produis au Festival, tu sens que les gens sont disposés à écouter.Faire le Spectrum en juillet et faire le Spectrum en décembre, ça donne deux types d\u2019écoute.» Artiste prospère comme on le sait, Michel Cusson ne croit pas que les conditions d\u2019un jazzman sont aussi favorables qu\u2019elles l\u2019ont été.« Il y a cinq ans \u2014 j\u2019étais alors Michel Cusson avec le Wild Unit \u2014, j\u2019ai senti le vent tourner ; la gratuité dans les festivals, ça a rendu les choses plus difficiles.C\u2019est pourquoi chaque musicien doit penser à sa stratégie de carrière.Dans cette optique, j \u2019 a i choisi de jouer tous les deux ans au FIJM.» Et pas cette année.Aux prochaines FrancoFolies de Montréal, ainsi qu\u2019au concert de clôture du FIJM, Vic Vogel célébrera un demi-siècle de carrière.« Le Festival a donné beaucoup de visiblité aux groupes locaux et à ceux qui étaient plus marginaux auparavant.Je rencontre beaucoup de nouveaux fans qui sortent dans les boîtes de nuit parce qu\u2019ils ont déjà assisté aux shows gratuits », fait-il observer.On lui rappellera que le travail pour les musiciens de jazz n\u2019est pas aussi abondant qu\u2019il ne l\u2019était autrefois.Conscient du problème, il évoque néanmoins la tendance des jazzmen à mal gérer leur carrière.« Le problème, c\u2019est que les musiciens oublient que le jazz est aussi une business.Cela dit, j\u2019aimerais qu\u2019en février, le Festival crée un événement pour les musiciens locaux, pour leur donner un élan.Et pourquoi pas une formation d\u2019étoiles qui se promène à travers le Québec ?» Le contrebassiste Sylvain Gagnon a fondé l\u2019étiquette Lost Chart il y a cinq ans.Il y a convergence d\u2019anniversaire, puisque les artistes du label montréalais ont été conviés sur une scène extérieure du Festival, le 7 juillet prochain.Gagnon s\u2019en réjouit et manifeste sa reconnaissance aux organisateurs.mais ne croit pas que la situation du jazz local est rose pour autant.« Le FIJM est un tremplin qui fonctionne dix jours par an.Les gens sont davantage là pour l\u2019événement que l\u2019amour du jazz.Ça n\u2019a pas convaincu la population d\u2019adhérer au jazz l\u2019année durant.Les gens n\u2019achètent pas assez de jazz québécois.Il faut beaucoup d\u2019efforts pour obtenir de maigres résultats ; sauf exception, si on se rend à 1000 exemplaires d\u2019un disque, on est chanceux.» Depuis deux décennies, le guitariste Sylvain Provost a été un « régulier » du Festival, même s\u2019il a aussi gagné sa vie dans d\u2019autres contextes (Térez Montcalm, La La La Human Steps, etc.).« Si quelqu\u2019un me dit que le Festival, c\u2019est bon pour le jazz montréalais, je ne peux pas être d\u2019accord.En tant que travailleur de la musique, je ne le constate pas et mes collègues non plus.Je travaille moins qu\u2019avant au Festival même si j\u2019estime y avoir été bien traité ; à certaines époques, on avait jusqu\u2019à deux engagements par jour.Cette baisse est normale ; il y a plus de concurrence qui vient de l\u2019intérieur comme de l\u2019extérieur.Et les clubs montréalais ?Il y en a beaucoup moins que lorsque je suis arrivé en 1982.Mais je ne peux affirmer que le FIJM est LA cause du problème, puisqu\u2019il n\u2019a jamais eu pour mandat que de promouvoir le jazz toute l\u2019année.» Contrairement à Sylvain Gagnon ou Sylvain Provost, le vétéran batteur Pierre Béluse croit que le Festival de Montréal doit contribuer à la santé du jazz local l\u2019année durant.« Il y a un club au-dessus du Spectrum.Pourquoi le Festival ne l\u2019ouvre-t-il pas et ne donne-t-il pas la chance aux musiciens locaux ?» suggère-t-il.Charles Papasoff a été joint en Italie cette semaine, puisqu\u2019il y compose une musique de film.L\u2019aventure italienne du saxophoniste a commencé en 1996, lorsqu\u2019un organisateur du festival d\u2019Umbria l\u2019avait invité à la suite d\u2019une performance de son ensemble au FIJM livrée de concert avec des danseurs.« Je suis peut-être là (dans ce métier) à cause de ma persévérance.Le Festival de jazz aussi ; tu peux dire n\u2019importe quoi au sujet de l\u2019événement, mais le bottom line, c\u2019est qu\u2019il est là au bout de vingt ans.Mais si je joue bien au FIJM, c\u2019est parce que j\u2019ai joué pendant toute l\u2019année.Alors, je crois que le Festival devrait davantage investir dans la création, dans la commande d\u2019oeuvres.Car, pour l\u2019instant, la vedette, c\u2019est le Festival.Pas le jazz.» La saxophoniste Jennifer Bell est leader du groupe d\u2019animation Steetnicks et du Altsys Jazz Orchestra.« Bien sûr, dit-elle, je compte annuellement sur le Festival p o u r j o u e r \u2014 Streetnicks s\u2019y produira pour la treizième année.Mais je ne peux pas affirmer que ma carrière se porte mieux grâce au Festival.Ça n\u2019a pas d\u2019effets positifs ou négatifs.En fait, je reçois plus d\u2019offres de travail après avoir joué dans un hôtel ou dans un congrès.» Le Wal-Mart du jazz Jean Beaudet est certes l\u2019un de nos plus grands pianistes de jazz.Artiste jusqu\u2019à la moelle, le musicien en a long à dire sur la condition des musiciens.En voici un très court extrait : « Je vais essayer d\u2019éviter d\u2019être chialeux (rires) mais.je compare l\u2019arrivée des grands festivals de jazz au phénomène Wal-Mart.Au fur et à mesure que le Festival de jazz de Montréal a grossi, le club de jazz, celui qui permet à un musicien de créer l\u2019année durant, faire en sorte que sa musique soit un art vivant, est devenu le petit magasin de chapeau à côté du Wal-Mart.« On encourage le divertissement gratuit, on hésite désormais à exiger un prix d\u2019entrée dans les clubs.Je ne blâme pas le Festival, on y fonctionne comme dans le reste de la société.Reste que les musiciens locaux ont largement contribué à bâtir le Festival de jazz de Montréal.Ses organisateurs sont devenus millionnaires, l\u2019extrême majorité des musiciens montréalais vivent toujours au-dessous du seuil de la pauvreté.Une réalité devenue acceptable.On dit que ça donne de meilleurs shows ! » laisse-t-il tomber en toute ironie.Depuis qu\u2019il a quitté Montréal pour Paris (depuis quelques mois, il fait la navette entre les deux villes), le saxophoniste Yannick Rieu n\u2019a pas perdu un iota de son esprit dissident.« Honnêtement, je dirais que les organisateurs du FIJM ont reçu plus qu\u2019ils n\u2019ont donné aux musiciens d\u2019ici.Cette année, ils m\u2019ont offert 2000 $ pour trois cachets de musiciens qui incluait deux billets d\u2019avion Paris-Montréal.En bout de ligne, je gagnais 25 $ net ! J\u2019ai refusé.« Il y a quelque chose de pas normal dans le fait que le FIJM draîne un million de personnes pendant dix jours et que le reste de l\u2019année, les musiciens crèvent de faim.Bien sûr, la responsabilité n\u2019incombe pas seulement au FIJM, mais il devrait aussi être un acteur du développement du jazz québécois l\u2019année durant.» En 1994, l\u2019ensemble du contrebassiste Normand Guilbeault a raflé le Prix du Maurier, ce qui ne l\u2019empêche pas de demeurer critique à l\u2019endroit du FIJM.« Avoir gagné le concours ?Peut-être que ça m\u2019a donné une certaine reconnaissance.Reste que le Festival, c\u2019est juste un engagement parmi d\u2019autres.Mais nous, musiciens de jazz, sommes prêts à y jouer pour pas grand-chose, et les organisateurs le savent.Pour la première fois cette année, j\u2019ai négocié mon cachet.les salaires des musiciens seront raisonnables.« J\u2019ai lu la lettre d\u2019Alain Simard dans La Presse, ajoute Normand Guilbeault.Comme ça, les musiciens québécois sont privilégiés par le Festival de jazz ?Pour Oliver Jones, Lorraine Desmarais, François Bourassa, Michel Donato, Michel Cusson ou Alain Caron, c\u2019est vrai.Je ne suis pas jaloux, je suis content pour eux.Mais les autres musiciens d\u2019ici ?On dit que 500 000 $ leur sont octroyés.J\u2019aimerais bien savoir comment ce montant est réparti ! » Dégradé de statuts, dégradé de cachets, dégradé de perceptions.Photothèque La Presse © Vic Vogel en 1998.Il célèbre 50 ans de carrière cette année.«Les musiciens locaux ont largement contribué à bâtir le Festival.Ses organisateurs sont devenus millionnaires, l\u2019extrême majorité des musiciens vivent au-dessous du seuil de la pauvreté.» «On a trouvé un très bon commanditaire» Radio-Jazz en ondes lundi NADINE FILION À quelques jours du 20e Festival international de Jazz de Montréal, le président Alain Simard est sur le point de conclure une entente avec un important commanditaire.Le plus grand secret entoure la transaction, mais la pérennité du festival numéro un au Québec serait assurée pour quelques années encore.Le retrait de la commandite de tabac (30 millions de dollars qui s\u2019envoleront en fumée dès octobre 2000 au Québec) oblige le Festival de jazz à composer avec un « trou » de 1,5 million de dollars dans son budget annuel de 12 millions.Avec un commanditaire principal qui se pointe sérieusement le bout du nez, les nouvelles sont bonnes pour le FIJM.« Nous cherchions depuis trois ans, soutient Alain Simard.Mais ceux avec qui nous avons parlé proposaient la moitié moins que du Maurier.» L\u2019entente sur le point d\u2019être conclue (« On essaie de signer à temps pour le festival », de dire le président) sera sans doute intéressante, quoiqu\u2019inférieure à celle en vigueur jusqu\u2019à maintenant.« Pendant ce temps, les coûts de production augmentent.Il faut donc continuer de diversifier nos sources de financement.» Ces autres sources, le président se défend bien de vouloir les repêcher du côté gouvernemental.« Nous recevons près de deux millions en subventions.Nous avons un support formidable des gouvernements.» Il faut avouer que pour chaque dollar investi, les retombées fiscales sont de l\u2019ordre de 20 $.Bel investissement.Retombées Avec son budget de 12 millions, le FIJM réussit à entraîner des retombées économiques totales de 88 millions, affirme M.Simard.D\u2019abord grâce aux 28 % de touristes (une estimation ; en 1996, la proportion de touristes était de 20 %) qui prennent le chemin de Montréal au début juillet pour se fondre parmi les 1,6 million d\u2019amateurs de jazz.Ces touristes sont à 34 % des Québécois résidant hors de la région montréalaise, à 32 % des Américains et à 18 % des Ontariens.Les trois quarts affirment être venus spécifiquement pour le jazz et la moitié dit vouloir prolonger son séjour afin de profiter davantage de l\u2019événement.En fait, alors que le séjour moyen d\u2019un touriste à Montréal est de trois jours, le FIJM réussit à garder sur place le tiers de ses touristes.plus de six jours.Chacun de ces touristes s\u2019offre donc au moins une nuitée à l\u2019hôtel.« En fait, pendant les 12 jours de festival, 29 % des chambres d\u2019hôtel occupées à Montréal le sont à cause du jazz », rapporte M.Simard.Faites le calcul : Montréal propose 24 000 chambres (occupées à 85 % en saison festivalière) à un tarif moyen de 125 $ la nuit.Multipliez le tiers de ces chambres par 12 jours de festival et vous obtenez des retombées en argent neuf de dix millions.Ajoutez des dépenses de toutes sortes et le tourisme dit « spécifique » rapporterait ainsi 40 millions de dollars.Par ailleurs, les touristes « tombés par hasard » sur le festival qui décident de prolonger leur séjour entraînerait des retombées de 32 millions.S\u2019ajoutent tous ces Montréalais (57 % de la clientèle) dépensant en moyenne 230 $ en transport, boissons, disques, billets de spectacle et souvenirs et qui, pour certains (14 %), choisissent de délaisser Ogunquit ou toute autre destination exotique au profit de leur ville et de son jazz.À travers tous ces chiffres, Alain Simard rappelle que son festival, « le plus important au monde juste pour sa programmation en salle », provoque non seulement des retombées économiques mais aussi culturelles et sociales : « Le Festival de jazz participe à l\u2019image de Montréal et à sa qualité de vie.Il a une incidence sur la venue de congrès, il joue dans la décision d\u2019implanter chez nous des sièges sociaux parce qu\u2019il est en mesure d\u2019attirer des cadres.» Le Festival de jazz contre la fuite des sièges sociaux ?C\u2019est Bernard Landry qui va être content ! NOTE : Données tirées du rapport « Étude de positionnement touristique des quatre grands festivals d\u2019été de Montréal », préparé par la Chaire de Tourisme et l\u2019Université du Québec à Montréal (janvier 1996).VALÉRIE DUFOUR Pour fêter son dixième anniversaire, Radio-Jazz promet de colorer sa programmation.« Il y aura beaucoup de musique de La Nouvelle-Orléans, mais en général on entendra un mélange de toutes les catégories, pour le plaisir des oreilles, sans barrière », explique le directeur de la programmation depuis deux ans, Yvan Lalonde.Sans couvrir directement ce qui se passe sur le site de l\u2019événement, Radio-Jazz veut ouvrir les portes du Festival en faisant jouer les albums des artistes qui se produiront sur scène.« Les gens nous disent souvent que nous leur avons fait découvrir un artiste qu\u2019ils ne connaissaient pas et qu\u2019ils sont ensuite allés le voir en spectacle », soutient Yvan Lalonde.En plus de la musique, la station informera les auditeurs sur les annulations et les changements du festival.CISM et Internet La station éphémère envahira les ondes montréalaises du 28 juin au 12 juillet au 89,3 FM.Pour une deuxième année, elle utilisera les installations de CISM, la station de radio des étudiants de l\u2019Université de Montréal.Le jazz résonnera tous les jours entre midi et sept heures du matin.Grâce à l\u2019antenne de CISM, Radio-Jazz aura une portée de 75 km autour de Montréal.« Notre station sera aussi disponib l e e n R e a l A u d i o a u www.cism.qc.ca », précise Yvan Lalonde.Trois semaines de préproduction ont été nécessaires à l\u2019équipe pour bâtir sa grille de programmation.« Cette année, nous allons mettre l\u2019accent sur la musique et réduire les interventions au microphone, poursuit-il.Nous soulignerons le vingtième anniversaire du Festival de jazz en rappelant ses bons moments.» Radio sans pub Le jour, la majeure partie des ondes sera occupée par les artistes qui se produiront en salle ou sur les scènes extérieures du Festival.La nuit, la station élargira son répertoire pour embrasser un ensemble plus large de cette musique centenaire.Denis Grondin, Claude Côté, Richard Pelletier, Isabelle Tanguay et Jacques Primeau se relayeront pour assurer l\u2019animation.Au cours des trois jours précédant le Festival, un magazine présentera de midi à 14 h l\u2019ensemble de la programmation des jours à venir.Pourquoi écouter Radio-Jazz ?Devant cette question, le directeur de la programmation s\u2019enflamme : « Jazz veut dire bonne musique.Nous n\u2019avons aucune contrainte commerciale.Si une pièce dure dix minutes, on la laisse jouer.La musique est le grand boss de notre radio.» 6LP1701D0626 D 17 Samedi Jazz 6LP1701D0626 ZALLCALL 67 00:56:45 06/26/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 26 JUIN 1999 D 17 Festival de jazz Simard, le rassembleur Il pense déjà à un festival de l\u2019âge d\u2019or.Ménard, l\u2019architecte Tous les musiciens connaissent «Andray» DANIEL LEMAY Le Festival de jazz de Montréal a connu des débuts plutôt rock\u2019n\u2019roll : l\u2019An 1 a été remis à l\u2019An 2.« On voulait faire des shows au Cepsum, au Saint-Denis et au El Casino.On a avait vu un peu grand.» Pour André Ménard, vp programmation et artisan de la première heure du FIJM, la mémoire est une faculté qui n\u2019oublie pas.Il peut vous dire combien il avait vendu de billets pour tel artiste en 83, vous chantonner la pièce d\u2019ouverture et livrer le détail des demandes extraprofessionnelles des musiciens.Ils connaissent tous « Andray » et savent qu\u2019il sait.Ce matin-là, André Ménard a le regard fatigué.Ce festival est une lourde machine.La vie aussi.Il feuillette les programmes des festivals passés.Les dix premiers tiennent dans une élégante reliure ; le deuxième volume sera plus épais, c\u2019est sûr.Y\u2019en a des shows, là-dedans, mon chum ! Des soirées à courir de « Wilfrid » au Spectrum, à monter au Soda pour revenir au TNM à Jazz dans la nuit.« Quand tu mets ça tout ensemble.» Et le visage s\u2019allume.« En 1980, on produisait des spectacles tous les jeudis soirs \u2014 le jour de la paye \u2014 à la Place des nations.Le premier Festival a couru d\u2019un jeudi à l\u2019autre.» Dans cette semaine des deux jeudis, les Montréalais ont pu entendre entre autres Ray Charles, Gary Burton, le Ramsay Lewis Trio, des noms dont la venue était rendue possible par les captations télé (par Daniel Harvey et Spectel Vidéo) de la série En scène, produite avec des musiciens locaux pour Radio-Québec.« La télé a été notre premier levier pour faire venir les gros noms.» Mais les Montréalais boudent le site de l\u2019expo permanente du maire Drapeau, cette Terre des Hommes, se rappelle Ménard, « subventionnée au max, contre la promesse de ne rien faire l\u2019hiver ».Pour ne pas nuire à Bonhomme Carnaval et à son harem de duchesses qui règnent encore, caribou-don-daine, sur nos festifs hivers québécois.Le jazz décide de se rapprocher de la montagne et établit ses quartiers de 1981 à l\u2019Expo-Théâtre et au Club Montréal (devenu le Spectrum en 1983).À l\u2019affiche : Pat Metheny, Dave Brubeck et Tom Waits.Spyro Gyra, lui, sort de scène sous les huées, chose rarissime chez le monde poli que l\u2019on est.La leçon : « Le light jazz n\u2019est pas l\u2019affaire des Montréalais ».« La vraie affaire » a commencé à prendre forme en 1982.« Cette année- là, on était au Saint-Denis et dans le Vieux-Port.Les bars présentaient des petits trios.On avait fait des shows gratuits les deux dimanches après-midi, coin Saint-Denis et Ontario, mais la rue était toujours pleine, tellement que la police l\u2019avait fermée deux, trois fois.Il y avait des poussettes au milieu des autos, une horreur ! » La découverte de 82 ?« Le monde déambulait et il n\u2019y avait rien à voir ! » La nature du FIJM a horreur du vide et l\u2019année suivante, « le j a z z e n v a h i t Montréal » avec cinq scènes extérieures.Le lundi matin, toutefois, les gens du jazz se réveillent en pleine « sciencefiction » : une scène a été démantelée par les cols bleus du maire Drapeau à la suite de plaintes pour vacarme tardif.N\u2019empêche.Malgré la « collaboration zéro » entre le Festival et l\u2019administration municipale du temps \u2014 « Nous n\u2019avons jamais parlé ni à Jean Drapeau ni à Pierre Lorange, son directeur exécutif » \u2014, le pattern du Fest i v a l a r r i v e à m a t u r i t é , stratégiquement et philosophiquement.« En transformant la routine du centre-ville, le Festival représentait une sorte de trêve, rapprochant pendant dix jours deux communautés qui ne se parlaient pas tellement.» D\u2019aucuns ont vu le Festival comme remplaçant de la Fête nationale, mais « jazz et politique ne font pas un bon mix ».Le reste, comme ils disent, « is history ».L\u2019histoire du FIJM continue de s\u2019écrire avec « les légendes qui restent : Ella (Fitzgerald), Miles (Davis), Ray Charles ».Ménard et David Jobin (le responsable de la programmation extérieure) puisent abondamment dans les autres sources, européenne, africaine, asiatique.« On s\u2019est vite distancié de la souche américaine.T\u2019as beau avoir inventé une musique, tu ne la contrôles plus quand elle passe la frontière.» \u2014 Et de notre côté de la frontière ?\u2014 Me semble que la liste des jazz bars ici est plus longue qu\u2019avant.Comme celle des labels : Justin Time, Lost Chart.Je n\u2019ai pas le front de prétendre que le Festival a créé tout ça.Parlons plutôt d\u2019un alignement d\u2019étoiles.Dans le dictionnaire québécois des noms propres, on lira un jour « André Ménard, producteur, historien et astronome ».DANIEL LEMAY « Dans notre première demande de subvention en 1979, je disais qu\u2019un jour, le Festival de jazz attirerait des milliers de touristes américains.J\u2019ai fait rire de moi.» Alain Simard sourit à ce souvenir.Non pas comme le visionnaire à qui le temps a fini par donner raison, mais de ce sourire de l\u2019homme qui s\u2019étonne encore, à presque 50 ans, de sa propre naïveté.Jamais un mot, par contre, sur son implacable détermination.Dans le bestiaire fantastique, Alain Simard courrait aux côtés de la licorne et du minotaure, bibitte mutante avec le nez fin du renard, un front de beu et une tête de.une tête chevelue.Laquelle de ces qualités l\u2019a fait descendre à New York, hippie hirsute, pour aller rencontrer George Wayne, le vénérable fondateur du Newport Jazz Festival.Question, sir : « Comment on fait ça, un festival de jazz ?» Aujourd\u2019hui, on vient de partout dans le monde pour poser la même question à Alain Simard.Au-delà de la musique, lui parle de « village utopique » et d\u2019« animation urbaine ».« À l\u2019ère du cocooning, des clubs vidéo et de l\u2019Internet, le Festival marque le retour à la place publique du Moyen Âge : dans la rue, les gens se côtoient et se parlent.Nous avons réhumanisé le centre-ville, même s\u2019il n\u2019y a pas d\u2019arbres et que l\u2019événement prend parfois des dimensions inhumaines.La Place des Arts \u2014 qu\u2019on a longtemps appelée la « Place des autres » \u2014 est devenue le coeur de Montréal.» Le coeur va se remettre à battre plus fort à compter de jeudi, jour d\u2019ouverture du 20e Festival international de jazz de Montréal.Mon ami Brunet parlerait de « tachycardie jazzistique ».Oublions les chiffres et retenons qu\u2019Alain Simard est un rassembleur, rassembleur de talents, d\u2019énergies et de moyens.« Quand j\u2019avais 20 ans, j\u2019étais fasciné par les festivals pop, par la communion, le côté mystique de ces événements.J\u2019avais voulu en organiser un dans l\u2019île du Moulin, à Terrebonne, mais je n\u2019avais pas eu les permis.» Il s\u2019est tourné vers l\u2019île de Montréal.« L\u2019idée du Festival de jazz, je l\u2019avais depuis 74.Le jazz était était une musique très marginale à Montréal à l\u2019époque, mais André (Ménard) et moi, on était un peu groupies et notre rêve était de présenter des gros noms que le marché ne pouvait payer.Pour faire venir Astor Piazzolla d\u2019Argentine, il aurait fallu vendre 1000 tickets.» Ils les vendront plus tard pour le premier spectacle du maître en Amérique du Nord.Dans le cadre du Festival international de jazz de Montréal.Rêvé en 74, conçu en 78 et né en 80, il a grandi en se promenant en ville et dans les îles pour devenir la mégapatente qu\u2019il est a u j o u r d \u2019 h u i .« C\u2019est deux festivals en un.À sa sixième année, c\u2019était déjà le plus gros pour les spectacles en salles.Mais en tant qu\u2019organisme sans but lucratif, nous avons un mandat de vulgarisation et de développement, développement des artistes et des publics.La rue est reine Et ce mandat passe par la rue, par « le principe essentiel » de la gratuité.L\u2019originalité de l\u2019approche, selon Simard, c\u2019est que le FIJM permet aux artistes de présenter des spectacles complets (50 minutes) à l\u2019extérieur.« Les musiciens se sont vite passé le mot : il faut aller à Montréal ! » \u2014 Et les Montréalais là-dedans ?\u2014 Tous les surplus \u2014 un OSBL ne fait pas de « profits » \u2014 sont remis au public sous forme de concerts gratuits.Les Montréalais découvrent des musiques, passent de belles soirées sans se faire achaler.Ils en ont fait LEUR festival et je crois qu\u2019ils sont fiers du symbole qu\u2019il est devenu ailleurs.\u2014 Dans le bruit des foules, on oublie souvent la musique.Où vous amène-t-elle ?\u2014 Vers une interprétation large du jazz, toujours.Nous allons continuer nos efforts d\u2019intégration interculturelle et intergénérationnelle.Le Festival reste la porte d\u2019entrée en Amérique du jazz international.\u2014 Alain Simard, lui ?\u2014 Je continue.On travaille à mettre sur pied le Festival d\u2019hiver (Montréal en lumière, janvier 2000).Ça va faire 30 ans que je suis producteur.En 2020, je vais avoir 70 ans.Je pense à un festival de l\u2019âge d\u2019or.Fiez-vous au sourire naïf : il va le faire, l\u2019animal ! Vingt ans de festival, ça vous laisse quelques souvenirs.Nous avons demandé à ces messieurs quels étaient leurs trois meilleurs.Curieux quand même qu\u2019ils aient évoqué le même événement dans deux cas sur trois.* * * ELLA EN 87 A.M.: «Surtout quand elle a chanté Summertime en rappel.C\u2019était la fin du Festival, l\u2019adrénaline baissait et mon père venait de mourir.J\u2019ai encore des frissons.» A.S.: «Nous avions demandé à tous les artistes de jouer ou de chanter Summertime.Négocier cette demande avec son gérant Norman Grantz, ça n\u2019avait pas été de la tarte! Il disait: \u2018\u2018Personne ne dit à Ella Fitzgerald quoi chanter!\u2019\u2019» * * * METHENY SUR McGILL A.S.: «Pat avait les shakes! Il n\u2019avait jamais vu une foule de cette ampleur.Nous avions promis aux gens du quartier McGill College de remplacer toutes les fleurs abîmées.Nous n\u2019en avons pas remplacé une seule! A.M.: «Veux, veux pas, il faut que je choisisse Metheny au 10e anniversaire.Au début, j\u2019étais tendu à cause de l\u2019énormité de la foule mais la musique a vite pris le dessus, avec une qualité d\u2019écoute écoeurante.» * * * LE RETOUR DE MILES A.M.: «C\u2019était en 82 et Miles Davis n\u2019avait pas donné de spectacle depuis sept ans.À cause de problèmes.de gros problèmes.Juste le voir arriver sur la scène du Saint-Denis a été un instant de grâce.» * * * URBAN SAX A.S.: «Notre premier grand spectacle multimédia qui avait lancé notre concept d\u2019animation urbaine.Très dispendieux et compliqué à monter, j\u2019te dis pas! Avec des grues, des montecharge.Quand je les ai vus arriver dans la foule en cosmonautes, j\u2019avais le frisson en torrieu!» PHOTO ROBERT MAILLOUX, La Presse © André Ménard PHOTO ROBERT MAILLOUX, La Presse © Alain Simard «En transformant la routine du centre-ville, le Festival représentait une sorte de trêve.» «Quand j\u2019avais 20 ans, j\u2019étais fasciné par les festivals pop, par la communion, le côté mystique de ces événements.» Vingt ans de Festival, un siècle de jazz ALAIN BRUNET On célèbre le centenaire du jazz.depuis plus d\u2019une quinzaine d\u2019années.Un livre (pas terrible) publié en 1984 signé par Michel Perrin (éditions France Empire) s\u2019intitulait Le jazz a cent ans, c\u2019est dire.Mais bon, puisque s\u2019amorce le dernier été du millénaire, puisque le Festival de Montréal a 20 ans et que le jazz en a plus ou moins un siècle d\u2019âge, un résumé de la grande aventure s\u2019impose avant que l\u2019on passe à l\u2019an 2000.Le jazz est apparu comme un fondu enchaîné.Aux lendemains de la guerre de Sécession, les instruments des fanfares militaires démantelées avaient été remis aux nègres à peine libérés de l\u2019esclavage.Et puisque l\u2019industrie du divertissement était alors leur seule porte de sortie à part le travail agricole, ils se mirent à tripoter furieusement ces intruments de fanfare, à en modifier les rythmes prescrits, à en extirper les sonorités africaines que l\u2019on appela plus tard blue notes.Au cours des années 1880, le blues commençait déjà à nous guetter.Une décennie plus tard, il se jouait déjà une manière de blues instrumental à la Nouvelle Orléans.Le jazz est né du blues rural, mais aussi des quadrilles, valses, mazurkas ou marches tributaires de la culture occidentale.Mulâtres et Noirs néo-orléanais ont ensemble imaginé l\u2019orchestre, cette polyphonie spontanée, créée ici et maintenant.Charles « Buddy » Bolden, un barbier de profession, fut la première vedette du jazz.Durant cette même période, émergeait le ragtime, une musique de facture afro-américaine mais totalement écrite.Si La Nouvelle Orléans fut le berceau du jazz, elle n\u2019en demeura la capitale que jusqu\u2019en 1917.Lorsqu\u2019une sorte de maire Drapeau de l\u2019époque décida de nettoyer le quartier Storyville (alcool, drogues, putes, jazz), les musiciens migrèrent vers le nord en longeant le Mississipi.Et c\u2019est à Chicago que Louis Armstrong s\u2019affirma comme le premier grand soliste du jazz.Pendant ce temps, Kansas City voyait naître le blues orchestral de Benny Moten pour lequel jouait un certain William « Count » Basie.Le swing était déjà en chantier.À New York, les big bands de Fletcher Henderson et Duke Ellington donnaient la réplique à l\u2019orchestre d\u2019un visage pâle du nom de Paul Whiteman, qui s\u2019était déjà autoproclamé le roi du jazz.Au cours des années 20, par ailleurs, des pianistes new-yorkais inventaient le style stride, Thomas « Fats » Waller en fut le plus brillant protagoniste.Mais un visionnaire de l\u2019Ohio allait bientôt bouleverser les standards du piano jazz : Art Tatum, dont les Montréalais Oscar Peterson et Oliver Jones sont parmi les plus dignes descendants.Le jazz s\u2019est fait swing durant les années Louis Armstrong 30, les années 40 furent les grandes années du big band.Les orchestres blancs (Benny Goodman, Glenn Miller, Harry James, Tommy Dorsey, etc.) purent capitaliser sur cette première musique pop célébrée par l\u2019Amérique entière, toutes ethnies confondues.Les premiers crooners sont issus de l\u2019époque swing (Frank Sinatra, Bing Crosby, etc.), les premières grandes chanteuses de jazz y ont fait leur marque (Billie Holiday, Ella Fitzgerald, Sarah Vaughan, etc.).En France ?Mine de rien, un guitariste tzigane du nom de Django Reinhardt faisait équipe avec un certain violoniste nommé Stéphane Grappelli.Au début des années 40, un club de Harlem, le Minton\u2019s, était devenu le laboratoire d\u2019un jazz beaucoup plus savant : le bebop.Le batteur Kenny Clarke, le pianiste Thelonious Monk, le trompettiste John Birks « Dizzy » Gillespie et le saxophoniste Charlie Parker y faisaient ensemble un bond historique.Après un demi-siècle d\u2019existence, le jazz arrêtait d\u2019être une forme populaire, même si on la jouait dans les boîtes de nuit.Plusieurs variantes furent créées pendant la quinzaine d\u2019années qui suivit : cool, west coast, hard bop.Des musiciens fabuleux émergèrent de cette période : Sonny Rollins, Dexter Gordon, Max Roach, Clifford Brown, Bud Powell, Julian « Cannonball » Adderley, Art Pepper, Chet Baker, Bill Evans, Scott LaFaro, Chet Baker Oliver Nelson, pour n\u2019en nommer que quelquesuns.Toujours durant cette période fantastique, le pianiste Lennie Tristano fit encore évoluer les concepts harmoniques du jazz, Gunther Schuller, George Russel, John Lewis et autres précurseurs du jazz contemporain s\u2019appliquèrent à injecter au bebop une bonne dose de musique sérieuse de souche européenne, démarche qu\u2019on baptisa third stream.De leur côté, les pianistes Cecil Taylor, Paul Bley et le saxophoniste Steve Lacy préfigurèrent ce que le controversé Ornette Coleman appela free jazz », considéré alors comme une révolution.vraiment pas tranquille ! Et que dire du contrebassiste et compositeur Charles Mingus, qui réintroduisit la spontanéité du jazz primitif dans un cadre résolument actuel.Miles Davis Pendant ce temps, le trompettiste Miles Davis et le saxophoniste John Coltrane s\u2019intéressaient au système modal, une façon de concevoir l\u2019harmonie qui remonte à la Grèce Antique.Le quartette de Coltrane fut brillant et aboutit à la mise en place de la new thing (extrapolation du free jazz), pendant que Miles propulsait le plus beau quintette des années 60 \u2014 Ron Carter, Wayne Shorter, Tony Williams, Herbie Hancock.Las de l\u2019instrumentation acoustique, conscient de la baisse d\u2019intérêt du public pour le jazz moderne (fin des sixties), Miles Davis entreprit de greffer au jazz les nouvelles sonorités du moment : rock psychédélique, funk, etc.Les puristes s\u2019en offusquèrent, le jazz rock allait néanmoins attirer une toute nouvelle génération de mélomanes issus du public rock.Weather Report, Return to Forever, Mahavishnu Orchestra furent parmi les principales formations de cette vague.qui s\u2019est rapidement brisée.Un quart de siècle plus tard, différentes formes de musique électronique ou de hip-hop semblent donner enfin un souffle nouveau au style fusion.À Cuba comme dans plusieurs villes hispanophones des trois Amériques, on a perfectionné le latin jazz au cours des années 60 et 70, un style déjà imprimé depuis belle lurette dans la musique de Dizzy Gillespie.En Wynton Marsalis Europe, se créait alors une musique d\u2019improvisation ouverte aux folklores planétaires ainsi qu\u2019à la musique contemporaine blanche.Nombre d\u2019artistes regroupés autour de labels européens tel ECM épatèrent les mélomanes.Désormais, le jazz ne serait plus l\u2019apanage des USA.Au début des années 80, le jazz acoustique retrouvait ses lettres de noblesse avec l\u2019impulsion de surdoués Afro-Américains, à commencer par le trompettiste Wynton Marsalis.On passait du club à la salle de concert, l\u2019ère des grands festivals (celui de Montréal en tête de file) et des concerts était là pour de bon.Et le jazz allait devenir, sauf exception (les saxophonistes Steve Coleman et Greg Osby, notamment), une forme classique, institutionnelle, misant davantage sur la virtuosité que sur l\u2019imagination. 6LP1801D0626 D18 samedi (Arts) 6LP1801D0626 ZALLCALL 67 00:58:45 06/26/99 B D 18 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 26 JUIN 1999 Des cuisines décevantes Lumière sur Montréal Février.qui veut y penser ?Les organisateurs du Festival Montréal en lumière ne font que cela.En plein coeur de l\u2019hiver, du 11 février au 4 mars prochains, Montréal sera sous les projecteurs d\u2019un festival particulier.Les nuits sont longues en février.Elles seront blanches comme si le soleil de minuit détournait sa trajectoire.Montréal en lumière, c\u2019est pour mettre « en lumière ce que Montréal a de mieux à offrir à ses résidants », précise Michel Labrecque, président-directeur général de cet événement conçu d\u2019abord pour les Montréalais, ensuite pour relancer la saison touristique hivernale et pour développer une alliance entre les secteurs du tourisme et de la culture.Trois grands volets découpent ce festival.Celui des Arts de la lumière, où les activités se dérouleront en plein air ; celui des Arts de la scène où orchestres, troupes de danses et de théâtre, musées seront au coeur des activités ; celui des Arts de la table, puisque la cuisine fait partie de la culture, puisque la table est un point fort et un attrait de Montréal.Ce festival devrait contribuer à asseoir sa réputation.Sous le thème Les Bonnes Tables de Montréal, une cinquantaine de restaurateurs pourront s\u2019inscrire dans le volet des Arts de la table.Les établissement sélectionnés se regrouperont en « restaurants de prestige », « bistros de distinction » et « bistros de connaisseur ».Les partenaires des Bonnes Tables doivent posséder une carte des vins et être membres de Tourisme Montréal.La sélection sera faite par un comité aviseur et, comme tous les partenaires des Arts de la scène, les partenaires des Arts de la table adhèrent (sans frais) au protocole de partenariat du Festival (affichage, pavoisement, etc.).Des Événements-dégustations auront lieu dans des endroits de grande capacité, les grands hôtels en particulier, tout au long du Festival.Ils se dérouleront par thèmes, en fonction de régions ciblées, avec le concours de chefs invités qui seront jumelés aux chefs montréalais.Ces événements seront conçus pour des clientèles diverses, grand public, professionnels, étudiants.Une quinzaine d\u2019Ateliers des Grands Chefs, avec la participation de chefs invités et de chefs montréalais, se tiendront dans les maisons de formation.Ils s\u2019adresseront aux amateurs, aux professionnels et aux jeunes en formation professionnelle.La Semaine des saveurs s\u2019intégrera dans l\u2019ensemble du contexte culturel du Festival, comprenant des activités de dégustations ciblées et de découvertes.Le programme sera conçu pour toucher les adultes autant que les enfants.Des démarches sont en cours pour jumeler le musée Escoffier et le musée Stewart dans le but de tenir une exposition des arts de la table.C\u2019est en plein coeur du centre- ville, dans un quadrilatère délimité, que se tiendra ce premier Montréal en lumière.Pour faire le lien entre tous les points d\u2019activité, un parcours lumineux sera dessiné qui suivra les principales artères.GASTRONOTES Françoise Kayler RESTAURANTS Françoise Kayler Le restaurant a transformé une cour intérieure en terrasse-jardin, petite mais jolie.Le décor du restaurant est agréable et comme la façade a été transformée en porte de garage rétractable, tout le devant de la salle peut devenir terrasse.La maison a changé de nom sans changer d\u2019enseigne.De sorte qu\u2019on peut l\u2019appeler de deux façons : Escale à Saïgon, comme à ses débuts, ou Santal des Neiges puisqu\u2019elle fait maintenant partie d\u2019un groupe qui a deux pieds à Paris.Si le cadre a peu changé au cours des années, la cuisine n\u2019est plus la même.Des plats qui la distinguaient de celles de ses confrères vietnamiens ont disparu et les autres n\u2019ont plus la même qualité.Le menu s\u2019est amenuisé, mais il conserve les annotations des appréciations faites, il y a plusieurs années, et qui ne correspondent plus à ce que l\u2019on offre maintenant.Le canard croustillant est un plat banal, fait d\u2019une viande sans intérêt chapeautée d\u2019un morceau de peau épaisse, dure et raide, qui n\u2019a rien à voir avec la texture et le goût que prend ce volatile lorsqu\u2019il est déclaré « croustillant ».Le poulet aux champignons et sauce aux arachides est un plat pâle et mou où tout se confond avec ennui.Le seul intérêt que pouvait avoir la salade de mangue, crevettes et calmars grillés, sur fond d\u2019iceberg déchiquetée, c\u2019était les tranches de fruits, les fruits de mer, raides et sans goût, ayant perdu toute identité.Le plus intéressant de ce menu était le dessert, une banane en beignet présentée seule ou avec un lait de coco.ESCALE À SAIGON 107, rue Laurier Ouest 272-3456 Salade de mangue et crevettes Canard croustillant Poulet aux champignons Banane au lait de coco Beignet de banane Riz vapeur Thé Menu pour deux, avant vin, taxes et service : 38 $ n n n Tournant le dos à la ville, le restaurant est situé au bord de l\u2019eau.La salle est grande, bien aérée, bien éclairée et le coup d\u2019oeil que l\u2019on jette vers l\u2019extérieur semble l\u2019agrandir.D\u2019Amichy est un restaurant italien parce qu\u2019il sert des pâtes et du veau.Parce que, selon la croyance ancienne et dépassée, la sauce tomate y est reine.Une sauce tomate que l\u2019on retrouve dans une suite de plats.La base est la même, il suffit au cuisinier d\u2019y ajouter des herbes, ou des olives, ou des champignons, ou des poivrons, ou autre chose, pour qu\u2019il ait l\u2019impression de servir des plats différents.Elle était dans les moules et dans les pâtes ; elle noyait le poulet « santiago », une volaille molle et fade ; elle accompagnait le steak pizzaiola.L\u2019andalouse di mare, une fausse gaspacho meublée de crevettes rose, lui échappait.Au dessert, les fraises étaient de vraies fraises, et le yogourt, une sorte de crème ressemblant au « dream whip ».Avant vin, taxes et service, ce menu pour deux montait l\u2019addition à 49 $.D\u2019AMICHI 25, Bishop Power LaSalle 595-9199 Du muscadet à voile Le tableau Jardin à Auvers de Van Gogh authentifié officiellement Des négociants en vins basés à Nantes, en France, viennent d\u2019expédier par voilier des barriques de muscadet 1998 à destination de l\u2019Amérique du Nord.Parti du port nantais, le Notre-Dame-des-Flots doit faire des escales en Europe, puis à La Nouvelle-Orléans le 30 juillet et à New York le 12 août, pour arriver à Montréal le 17 août.La dernière portion de ce périple promotionnel sur le Saint-Laurent, note le Conseil interprofessionnel des vins de Nantes, rappelle la règle dite des 20 lieues (1577), reliée au transport fluvial du vin.Dans un rayon de 20 lieues autour de Paris, la vente du vin était alors taxée, ce qui a favorisé la création de guinguettes comme celles de Nogent, sur la Marne.Agence France-Presse PARIS Le célèbre tableau Jardin à Auvers de Vincent Van Gogh, dont l\u2019authenticité avait été mise en doute en 1996, a été officiellement identifié comme étant de la main de l\u2019artiste par le Laboratoire de recherche des musées de France, a annoncé hier la Direction des musées de France.Le Laboratoire conclut que « toutes les caractéristiques techniques mises en évidence au cours de cette étude sont compatibles avec une exécution de la fin du XIXe et qu\u2019aucun anachronisme n\u2019a été décelé ».De plus, le musée d\u2019Orsay rétablit l\u2019historique de l\u2019oeuvre, balayant les doutes émis par ses détracteurs.À la demande des héritiers du banquier français Jean-Marc Vernes, l\u2019oeuvre a été soumise à des examens radiographiques, photographiques, à la réflectographie infrarouge et aux analyses en microfluorescence de rayons X du 12 au 23 avril dernier.La toile de 65 x 81,3 cm, réalisée par Vincent Van Gogh peu de temps avant sa mort fin juillet 1890, n\u2019avait pas trouvé acquéreur, en raison d\u2019articles de presse signalant que cette oeuvre aurait pû être copiée par le peintre Claude-Émile Schuffenecker, au début du XXe siècle.C\u2019est un véritable coup de théâtre dans « la saga du Jardin », marquée depuis des années par de longs et coûteux procès.Le dernier avatar en avait été l\u2019échec retentissant de sa vente, en décembre 1996, par les héritiers du banquier Jean-Marc Vernes, qui en espéraient 50 millions de FF (12 millions de dollars).2758730 2761709 2761724 2757043 2764684 2763595 2756484 2765350 2757536 2758901 2764683 2765657 TRÈS BELLE VERRIÈRE BRUNCH GRAND CHOIX 12.99 $ avec accordéoniste 2764815 6LP1901D0626 D19 samedi (Arts) 6LP1901D0626 ZALLCALL 67 00:52:59 06/26/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 26 JUIN 1999 D 19 Hommage à un grand vigneron «Je pourrais vendre tout au Japon, en France, en Allemagne.C\u2019est la folie », disait Alain Brumont, vedette incontestée de l\u2019appellation Madiran, lors de sa plus récente visite au Québec, fin avril.Pour ne pas mettre tous ses oeufs dans le même panier, néanmoins, il veille à ce que ses vins soient présents sur de nombreux marchés.Or, de tous les marchés d\u2019exportation, c\u2019est à celui du Québec que Brumont alloue la plus grande quantité de vin, notamment de ses deux rouges les plus prestigieux, à savoir ses Madiran Châteaux Montus Cuvée Prestige et Bouscassé Cuvée Vieilles Vignes.« J\u2019aime le Québec », dit-il avec cette simplicité et ce sourire amusé, à peine esquissé, des yeux et des lèvres, qui lui sont propres.Une des raisons à cela (le fait est de notoriété publique !) : c\u2019est ici, où il vient avec sa femme Catherine tous les ans, que fut conçu en 1994 son fils Hadrien.Mais il se peut aussi \u2014 ce qui n\u2019est qu\u2019une intuition, restant à être prouvée \u2014, il se peut aussi que ce vigneron d\u2019exception se reconnaisse dans le Québec, province ou.pays longtemps reculé, passant pour fruste, méconnu, dénué de prestige.Et qui, depuis quelques dizaines d\u2019années, s\u2019épanouit et prend sa place sur terre.Toutes choses qu\u2019on peut appliquer, point par point, au Madiranais et à ses vins rouges.Perçus longtemps comme des vins rugueux, rustiques, à cause notamment du principal cépage qui entre dans leur élaboration (le Tannat), ceux-ci ont en effet acquis, grâce à Brumont, « une forte tête aux idées neuves » comme l\u2019écrivait récemment La Revue du vin de France, une onctuosité, un charme, un potentiel de garde, bref une grandeur dont on ne les croyait pas capables.Autrement dit, il a montré que ces vins qu\u2019on croyait nés petits pouvaient être grands et se mesurer ainsi aux plus grands vins sur terre, à commencer par ceux du Bordelais.Exactement (la comparaison est moins étrange qu\u2019elle ne peut avoir l\u2019air !) comme Céline Dion devenue une vedette mondiale de premier plan.Alain Brumont « a apporté aux vins de Madiran un style concentré, très coloré, dense et suave à la fois », écrivent, dans Le Classement 99 des vins et domaines de France, Michel Bettane et Thierry Dessseauve.On ne saurait mieux dire.En même temps, Brumont lui-même, 53 ans (il les a eus au Québec le 20 avril), garde quelque chose de ses racines paysannes, ne serait-ce que son complet gris rayé, d\u2019une teinte et d\u2019une coupe un peu surannées, bien différent des complets chics dans lesquels les golden boys de Bordeaux sillonnent la planète en parlant fric.Grand seigneur, sans prétention malgré son succès, mais en même temps très fier d\u2019avoir réussi, Brumont, qui a un fond d\u2019iconoclaste, se refuse à ne penser qu\u2019à l\u2019argent, et se démarque en cela des bourgeois bordelais atrocement avides : tout comme aujourd\u2019hui les grands vignerons de Bourgogne, il a en effet le chic et l\u2019orgueil suprêmes de continuer à vendre ses grands vins à des prix raisonnables.Même s\u2019il pouvait, d\u2019un coup, les augmenter de 50 % ou même les doubler sans que cela affecte ses ventes.Enfin, chose rarissime, il élabore trois types de vins (rouges, blancs secs et blancs moelleux) avec un égal succès.On trouve en ce moment sur le marché québécois une dizaine de vins de ce viticulteur pas comme les autres.Voici de brèves descriptions de ceux que j\u2019ai goûtés.Les blancs Pacherenc du Vic-Bilh 96 Les Jardins de Bouscassé.Un must pour qui aime les vins blancs ! Superbe bouquet, large, généreux, pur, réunissant des odeurs de fruits jaunes confits, de cire, de coing également (comme un mélange de notes de poires et de pommes), pour ce vin fait avec du Petit Courbu.Très légèrement boisé, il est ample, corsé, savoureux, avec un après-goût qui persiste un long moment.488155, 19,60 $, HHH(H) $$ 3-4 ans.Pacherenc 95 Montus.Plus coloré que le précédent, d\u2019une couleur rappelant les Sauternes d\u2019une quinzaine d\u2019années, il a un bouquet encore plus impressionnant, plus évolué, nuancé, aux notes de cires, de fruits très mûrs, etc.Vin corsé, généreux, avec l\u2019acidité voulue, il a un goût tout aussi mûr.Magnifique, et hors normes.963611, 25,40 $, HHHH $$$ 1 an, à boire, donc.Pacherenc 96 Brumaire Novembre.Bien coloré, ce vin moelleux, et donc sucré, mais sans excès, possède un bouquet généreux, pénétrant, aux notes de citron, avec un boisé bien présent.En bouche, des saveurs intenses, un boisé encore là très présent, mais avec tout le fruit voulu.À boire comme un Sauternes, par exemple avec du foie gras ou en digestif.863993, 26,60 $ la bouteille de 500 millilitres.HHH(H) $$$$ 6-7 ans aisément.Pacherenc 95 Frimaire Décembre.Encore plus coloré que le précédent.Et, pour le bouquet, on monte ! Grand bouquet, donc, aux multiples nuances (bois, citron, notes fines de botrytis comme dans les Sauternes, etc.).Concentré en finesse, sucré juste à point, long en bouche (la durée que le goût nous reste après avoir avalé), c\u2019est un grand vin, et le plus cher des vins d\u2019Alain Brumont.864009, 76 $ la bouteille de 500 millilitres.HHHH(H) $$$$$ 5-6 ans.Les rouges Vin de pays de Gascogne 97 Alain Brumont.La couleur est passablement soutenue, le bouquet simple, tout en fruit.Moyennement corsé, ou même davantage, tannique et un peu astringent, il ne manque pas de chair.Prix correct pour un vin comme celuici, sans prétention.SO, 10,90 $, HH $ 1-2 ans.Madiran 94 Château Montus.C\u2019est la cuvée courante, élaborée avec 80 % de Tannat et 20 % de Cabernet Sauvignon.Bien coloré sans être opaque, avec un bouquet de très bon volume, passablement profond, aux notes de fruits rouges et une notion délicate d\u2019iode, mais encore monolithique, c\u2019est un vin corsé, tannique, bien en chair, et assez austère pour l\u2019instant.963538, 29,60 $, HHH $$$($) 5-7 ans.Regoûté il y a quelques jours, le Madiran 95 Château Bouscassé \u2014 question de millésimes ?\u2014 m\u2019a paru un peu plus réussi avec sa robe pourpre foncé, son bouquet profond, ses belles notes florales de pétunias à fleurs violettes.Corsé, concentré, tannique, solide et long en bouche, il tiendra encore bien des années.856575, 22,50 $, HHH(H) $$($) 7-9 ans environ.Très beau vin également, le Madiran 93 Bouscassé Vieilles Vignes, pourpre foncé, au bouquet large marqué par des notes boisées et de pain grillé, lui aussi bien en chair, tannique, a toutefois un petit quelque chose de végétal, m\u2019a-t-il semblé, à cause du millésime qui a été moyen à Madiran.856591, 38,75 $, HHH(H) $$$$ 4-5 ans.Veut-on savoir à quoi ressemble un grand Madiran, toutefois, on goûtera préférablement le Madiran 96 Montus Cuvée Prestige, pourpre foncé, au bouquet insistant et dense de petits fruits rouges, marqué par des odeurs de pain grillé (c\u2019est le bois).Et puis serré, concentré, avec ces tannins à la fois compacts et onctueux, dodus, dirais-je, dans lesquels on reconnaît la griffe Brumont.963546, 51,25 $, HHHH $$$$( $) 7-11 ans au moins.DU VIN Jacques Benoit PHOTO ROBERT NADON, La Presse © Alain Brumont 2763581 ÉCOLE 2764173 6LP2001D0626 D 20 Samedi Arts 6LP2001D0626 ZALLCALL 67 00:57:37 06/26/99 B D 20 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 26 JUIN 1999 Un quart des productions américaines sont.étrangères Le Canada est le premier à profiter de cette «fuite des tournages» Agence France-Presse LOS ANGELES Plus d\u2019un quart des productions américaines pour le grand et le petit écran sont tournées à l\u2019étranger, essentiellement au Canada, pour des raisons d\u2019économies budgétaires, selon une étude rendue publique hier à Los Angeles.Réalisée à la demande du syndicat des acteurs et de celui des metteurs en scène, cette étude \u2014 la première du genre \u2014 chiffre à 10,3 milliards de dollars les pertes pour l\u2019économie américaine suscitées en 1998 par cette « fuite des tournages ».Ce phénomène qui inquiète de plus en plus Hollywood a aussi entraîné la perte de quelque 20 000 emplois.En 1998, sur 1075 productions cinématographiques et télévisées américaines, 285, soit 27 % du total, ont été réalisées à l\u2019étranger par souci d\u2019économies.En 1990, ce pourcentage n\u2019était que de 14 %.Le phénomène est encore plus marqué pour les seuls films de télévision : 45 % ont quitté les Etats-Unis pour des raisons budgétaires.Notamment grâce à la baisse de sa monnaie, des salaires moins élevés et des incitations fiscales, le Canada se taille la part du lion et a attiré 81 % de ces « tournages en fuite », contre 10 % chacun pour l\u2019Australie et le Royaume-Uni.Selon l\u2019étude, tourner un film pour le cinéma ou la télévision au Canada représente une économie de quelque 25 % par rapport aux États-Unis.« Il est impossible de regarder cette étude et de dire que ce problème ne pose pas une menace grave pour l\u2019avenir de la production de films de cinéma et de télévision aux États- Unis », a déclaré le président de la Guilde des metteurs en scène, Jack Shea.« Problème national » « Ce que nous contemplons n\u2019est rien moins que l\u2019érosion de la fondation économique de notre industrie », a renchéri le président de la Guilde des acteurs, Richard Masur, pour qui « ce problème est une absolue priorité ».« Cela ne concerne pas uniquement Hollywood », a-t-il ajouté.« C\u2019est un problème national.» Un des succès cinématographiques de cette saison en Amérique du nord, The Matrix, a été réalisé en Australie, pays où est actuellement tourné Mission Impossible 2 avec Tom Cruise et où George Lucas réalisera le deuxième épisode de sa nouvelle trilogie de la Guerre des Étoiles.La Guilde des acteurs et celle des metteurs en scène ont chacun engagé les services de « lobbyists » à Washington pour faire pression sur les autorités fédérales.En avril, plus de 1500 acteurs, metteurs en scène, opérateurs et monteurs avaient manifesté à Burbank, où sont situés de nombreux studios pour « ramener Hollywood à Hollywood ».Selon l\u2019étude, cette « fuite des tournages » est passée relativement inaperçue parce qu\u2019elle coïncide avec une croissance de la production américaine.Mais si le nombre de productions américaines s\u2019est accru de 8,2 % par an depuis 1990, le nombre de ces tournages réalisés au Canada s\u2019est accru à un rythme annuel de 17,4 %.2764755 6LP2101D0626 D 21 Samedi Arts 6LP2101D0626 ZALLCALL 67 00:47:43 06/26/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 26 JUIN 1999 D 21 324, rue Peel Montréal (514) 846-1717 22772532305823 Prisonniers des forces du Mal, Gordon et West (Kevin Kline et Will Smith) finiront par s\u2019apprécier.Kenneth Branagh en Arliss Loveless: un demi-corps mais tout un vilain.D LUC PERREAULT LOS ANGELES epuis l\u2019époque mythique des années 70 où Sergio Leone sortait le western des boules à mites en lui injectant de force une dose massive de spaghetti, il ne serait venu à personne l\u2019idée de miser quelques dollars de plus sur son avenir.Le genre était bel et bien mort, croyait-on.Voilà que les bruits qui courent ces temps-ci à Hollywood, cette Mecque où le western est né, prédisent une renaissance du genre.Cette rumeur coïncide curieusement avec la sortie de Wild Wild West, une ambitieuse surperproduction dans laquelle Warner a investi des dizaines de millions.Le studio a fait appel à l\u2019heureux réalisateur de Men in Black, mégasuccès de l\u2019été 1997, pour mener à bien cette nouvelle mouture de la série télévisée des années 60 qui s\u2019intitulait alors The Wild, Wild West.Sonnenfeld se considère comme un grand fan de cette série.Quand il a eu vent de l\u2019existence d\u2019un scénario, il a demandé à le lire.L\u2019idée de confier à Will Smith le rôle-titre de James T.West s\u2019est aussitôt imposée dans sa tête.On lui a fait, bien sûr, remarquer que Smith était un Noir.Raison de plus, aurait répliqué le réalisateur.Il fallait imaginer, selon lui, un Jim West tout à fait différent de l\u2019original tenu par Robert Taylor.Le plus surpris fut d\u2019ailleurs Smith lui-même, en dépit de son statut, aujourd\u2019hui incontesté, de superstar.Ses succès dans Independence Day, Enemy of the State, sans oublier Men in Black, lui ont acquis une renommée qui commence à jeter un peu d\u2019ombre sur le rapper qu\u2019il fut (et qu\u2019il continue d\u2019être).Lecture faite du scénario concocté par tout un état-major de concepteurs, l\u2019acteur donnait un coup de fil à Sonnenfeld: «As-tu noté la grosse différence entre Robert Taylor et moi?» lui a-t-il demandé.«En effet, d\u2019acquiescer l\u2019autre, il est plus beau et plus grand que toi.mais personne ne va remarquer ça.» Héros interchangeables La couleur de la peau dans un rôle aussi typé que celui de Jim West ne serait pas la seule entorse par rapport à la série originale susceptible d\u2019ébranler quelques vieux préjugés tenaces.Smith lui-même a tenu à apporter une touche personnelle à son personnage.C\u2019est lui qui a eu l\u2019idée de porter une barbe, un mince collier en fait, doublé d\u2019une moustache.«On ne connaît aucun exemple de film à succès ayant un barbu dans le rôle principal», lui a-t-on objecté chez Warner.Et Moïse dans Les Dix Commandements?peut-on rappeler à ces messieurs.Smith incarne ici une sorte de playboy avant le mot, habitué à voltiger d\u2019une conquête à l\u2019autre.James West, estime Sonnenfeld, représente le James Bond de son époque.Il l\u2019a imaginé séducteur, invincible, super-héros, planant très haut au-dessus de tous.Mais Wild Wild West ne repose pas uniquement sur les épaules, aussi solides soient-elles, de Will Smith.Contre le gré de James West, un second personnage fait équipe avec lui: Artemus Gordon.«Ces deux types qui ne s\u2019aiment pas beaucoup au départ vont finir par se compléter et s\u2019apprécier», soutient Kevin Kline, l\u2019interprète de Gordon.Dans l\u2019esprit du réalisateur, West et Gordon représentent au fond deux figures interchangeables du même héros.L\u2019un, playboy, possède ce côté séducteur de James Bond; l\u2019autre, plus retors, en apporte l\u2019inventivité et l\u2019imagination.Gordon a pour spécialité les gadgets.On le voit conduire un vélocipède à moteur et son super-train de luxe, à l\u2019instar de la voiture sport de Bond, renferme les derniers raffinements en matière de défense comme d\u2019attaque.Un playboy ne serait pas complet sans jolies femmes.Elles sont nombreuses, dans un camp comme dans l\u2019autre.Mais, de toutes, c\u2019est la Mexicaine Salma Hayek qui s\u2019en tire avec le plus de glamour.Entre un petit rôle dans Pas de lettre pour le colonel d\u2019Arturo Ripstein adapté de Gabriel Garcia Marquez et récemment présenté à Cannes, et sa prochaine apparition en Frida Khalo, cette pétillante comédienne s\u2019acharne depuis sept ans à imposer sa marque à Hollywood.Cinéma pop-corn?Parmi les personnages qui ne passent pas inaperçus, il faut aussi mentionner le général McGrath incarné par Ted Levine, celui-là même qui jouait le tueur en série dans Le Silence des agneaux.Un peu dur d\u2019oreille, on lui a littéralement greffé un pavillon qui ressemble aux anciens hautparleurs, ce qui va provoquer un des meilleurs gags: un petit chien en s\u2019approchant de son oreille recrée le célèbre logo de RCA Victor, la «voix de son maître».L\u2019action se situe en 1869, quelques années après la guerre de Sécession.La mission de West et Gordon va consister à protéger le président Grant lors de sa tournée dans l\u2019Ouest contre les manigances d\u2019un dangereux terroriste, le Dr Arliss Loveless.L\u2019acteur et réalisateur britannique Kenneth Branagh incarne ce vilain de taille dont, pour son plus grand malheur, il ne reste plus que la partie supérieure.«Il m\u2019a fallu recourir à des massages pour soigner mes démangeaisons», explique Branagh qui, pour les besoins de son personnage, devait constamment replier ses jambes sous le fauteuil roulant mécanisé qui lui tient lieu de moyen de locomotion.Son apparition dans le film a de quoi surprendre: son torse se fond littéralement avec sa chaise, le reste de son corps ayant complètement disparu grâce à la magie des effets spéciaux.L\u2019ordinateur a été grandement mis à contribution dans cette production, ce qui en explique le coût, paraît-il, pharaonique, par rapport à un bon vieux western d\u2019antan.Ainsi le quartier général de Loveless se trouve à l\u2019intérieur d\u2019une tarentule géante toute en fer.Le directeur artistique Bo Welch s\u2019est amusé comme un fou à concevoir sur ordinateur ce meccano animé qui sème la terreur dans le Far-West, non loin de Monument Valley.Le film compte pas moins de 400 effets spéciaux conçus par ordinateur.Sonnenfeld voulait retrouver l\u2019esprit des gravures sur bois des vieux romans de Jules Verne.On retrouve dans son imagerie (et sa machinerie) l\u2019inspiration d\u2019un Karel Zeman, le réalisateur tchèque d\u2019Une invention diabolique.L\u2019accent, il faut bien le reconnaître, a été mis bien plus sur les gadgets que sur la psychologie.Wild Wild West paraît incontestablement plus proche des James Bond que des westerns d\u2019antan.S\u2019agirait-il, comme le suggère Kevin Kline, d\u2019un simple «film pop-corn pour l\u2019été»?Pour le moment, une question bien plus grave agite Hollywood: ce remake arrivera-t-il à rivaliser sérieusement avec La Menace fantôme de George Lucas?On se croise les doigts en attendant la première projection qui décidera vendredi de son sort.Will Smith, pour sa part, ne se fait pas d\u2019illusion.Star Wars, dit-il, a fait tomber la pression.On sait tous qui est le numéro un cet été.On se bat maintenant pour la deuxième position.» Ce reportage a été effectué à l\u2019invitation de Warner Bros.Vingt-cinq ans après les westerns spaghetti de Leone, Warner pourrait marquer le renouveau du genre.FILL256 6LP2201D0626 D 22 Samedi Arts 6LP2201D0626 ZALLCALL 67 00:53:09 06/26/99 B D 22 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 26 JUIN 1999 Le futur n\u2019est plus ce qu\u2019il était L\u2019Impérial rend hommage au cinéma en trois dimensions MARC CASSIVI Les lunettes de carton irritaient le bout du nez et le derrière des oreilles.On avait peine à voir au travers des pellicules de plastique rouge et bleu qui, grâce à un effet convergent, devaient nous propulser vers l\u2019inconnu, vers le futur, vers ce que l\u2019on considérait déjà comme « le virtuel ».Le cinéma en 3-D, c\u2019était presque du chacun pour soi.« T\u2019as vu la grosse pierre qui flottait dans le ciel et s\u2019avançait vers nous ?», « T\u2019as vu la gueule de King Kong qui a failli m\u2019arracher un bras ?», « Dis, t\u2019as vu ?».Et chacun y trouvait son compte, même si très peu percevaient vraiment l\u2019effet promis.Le 3-D n\u2019est pas de retour.Du 2 au 18 juillet, le cinéma Impérial lui rend néanmoins hommage avec l\u2019événement 3D99, un bouquet bien garni des plus grands classiques de la cinématographie en trois dimensions, de ses premiers balbutiements des années 50 à son âge d\u2019or du début des années 80.Une véritable anthologie du genre, qui réjouira à coup sûr les nostalgiques et autres mordus des films de série B.L\u2019équipe de l\u2019Impérial, dirigée par François Beaudry-Losique et Laurence Deckel, a rassemblé de façon méticuleuse, depuis l\u2019automne 1998, quelques unes des rares copies toujours existantes des classiques du cinéma anaglyphique (lunettes rouge et bleu) en 16mm et du cinéma en 35mm polarisé, les deux principales techniques du 3-D.Au menu tout en relief, quelque vingt longs métrages de Russie, Espagne, Italie, Corée du Sud et États-Unis.Des fleurons comme House of Wax (1953 ; avec l\u2019homme à la voix d\u2019outretombe, Vincent Price et.Charles Bronson), Creature From The Black Lagoon (le grand classique de 1954 de Jack Arnold) et Revenge of The Creature (1955 ; le premier rôle au cinéma de Clint Eastwood).Des films plus récents aussi : Jaws 3-D (1983 ; les péripéties d\u2019un gros mené méchant), Comin\u2019at ya (1981 ; un western spaghetti de Ferdinando Baldi avec Victoria Abril), Flesh For Frankenstein (1974 ; de Paul Morissey et Andy Warhol), ainsi que des productions « hybrides » \u2014 dont certaines scènes seulement ont été tournées en 3-D \u2014, telles le célèbre Dial M for Murder (1954 ; du maître Alfred Hitchcock, avec la future princesse de Monaco, Grace Kelly) et La fin de Freddy : l\u2019ultime cauchemar, avec l\u2019ignoble personnage au chandail rayé vert et aux ongles pointus, Freddy Kruger.Inspirée de l\u2019invention du Français Joseph d\u2019Almeida, concepteur du premier système de projection d\u2019images en relief, en 1858, le cinéma en trois dimensions a connu une évolution par soubresauts, la période 1952-1954 demeurant la plus fertile et foisonnante pour les créateurs de ce genre disparu il y a près de vingt ans.En 1952, avec le film d\u2019aventures Bwana Devil, mettant en vedette Robert Stack, la frénésie 3-D était lancée.Au cours des deux années suivantes, pas moins de cinquante long-métrages étaient tournés aux États-Unis en mode anaglyphique.Dernière en liste des grand-messes cinématographiques organisées par le cinéma Impérial, l\u2019événement 3D99, qui promet des moments jouissifs \u2014 comment pourrait-il en être autrement d\u2019une telle série de projections ringardes ?\u2014, est d\u2019autant plus pertinent qu\u2019il ne se fait pratiquement plus de films en 3-D depuis 1983.Les salles de cinéma ne se prêtent plus à ce format et il n\u2019y a plus qu\u2019IMAX pour faire revivre les sensations fortes de ce cinéma oublié.D\u2019ailleurs, la nouvelle salle IMAX du complexe Paramount propose actuellement Rencontre dans la troisième dimension, un bref historique du cinéma en 3-D qui, s\u2019il en met plein la vue et l\u2019ouïe, laisse sur sa faim.Un petit creux que les « originaux » combleront volontiers.3D99 : du 2 au 18 juillet au cinéma Impérial.Billets : 5 $ ; passeport-événement : 50 $.Jaws 3D, de 1983, est l\u2019un des films de l\u2019âge d\u2019or du genre.PHOTO J.R.EYERMAN, LIFE MAGAZINE © Spectateurs de 3-D en 1952.L\u2019HONNEUR DES WINSLOW Mamet prête son talent de cinéaste au texte d\u2019un autre MARC-ANDRÉ LUSSIER collaboration spéciale David Mamet a fortement marqué la dramaturgie américaine depuis vingt ans.Des oeuvres théâtrales (Sexual Perversity in Chicago, American Buffalo, Glengarry Glen Ross), des adaptations, des scénarios de films (Les Incorruptibles, Wag the Dog), et quelques romans jalonnent son fulgurant parcours.Et depuis une douzaine d\u2019années, la réalisation de longs métrages.Le dramaturge est reconnu pour son style direct, sans afféterie, et aussi pour élaborer de solides récits, structurés souvent de façon très sophistiquée (La Prisonnière espagnole).« Je ne peux pas céder au syndrome de la page blanche, j\u2019en ai trop à dire et à faire ! » dit celui qui parle aussi vite qu\u2019il semble écrire.Un drame d\u2019époque Pour son sixième film, Mamet a, pour la première fois au cinéma, mis son talent de metteur en scène au service des mots d\u2019un autre auteur.L\u2019Honneur des Winslow est en effet l\u2019adaptation cinématographique d\u2019une pièce du même nom, écrite en 1944 par le dramaturge britannique Terence Rattigan.Certains pourront s\u2019étonner de cette incursion dans le drame d\u2019époque par un auteur reconnu pour sa vision résolument contemporaine du monde.Pour Mamet, ce choix s\u2019inscrit plutôt dans l\u2019ordre des choses.« The Winslow Boy est l\u2019une des pièces les plus remarquablement écrites que j\u2019ai jamais lues ! » explique- t-il à partir d\u2019un téléphone portable qui laisse entendre le rire des enfants qui jouent tout autour de la piscine.« Il y avait déjà très longtemps que je voulais monter cette pièce au théâtre mais le projet n\u2019a jamais pu se concrétiser.Contrairement à chez vous, les arts de la scène ne sont pas soutenus par les organismes gouvernementaux aux États- Unis.Il était difficile, dans ses conditions, de retenir les acteurs, du moins ceux que j\u2019avais choisis, pour une longue période.» « C\u2019est pourquoi, lorsque l\u2019occasion de faire ce film s\u2019est présentée, je n\u2019ai pas hésité un instant.» « C\u2019est un texte, poursuit-il, qui est remarquablement structuré et qui a beaucoup de résonances contemporaines.» Les personnages de l\u2019histoire annoncent en effet les profonds changements qui allaient secouer la société anglaise du début du siècle.Au départ, un événement tout à fait anodin : le renvoi du jeune fils Winslow de l\u2019école navale d\u2019Osbourne, accusé d\u2019avoir imité une signature afin de toucher un mandat postal d\u2019une valeur de cinq shillings.Au lieu du passage à savon prévu, le jeune Ronnie a plutôt droit, lors du retour précipité à la maison familiale, à l\u2019oreille compréhensive de Arthur, son père (Nigel Hawthorne).Ce dernier, après avoir été convaincu de l\u2019innocence de son fils, remettra en jeu sa fortune, sa réputation, sa santé, afin de rétablir l\u2019honneur de la famille.L\u2019affaire aura bientôt un retentissement national, et se rendra même jusqu\u2019aux instances parlementaires.Elle aura aussi des répercussions sur la vie de chacun des membres de la famille Winslow.Inspirée des véritables mésaventures qu\u2019a vécues le jeune George Archer-Shee entre 1908 et 1910, la pièce (et le film, puisque Mamet a été fidèle au texte d\u2019origine) nous livre, en jonglant avec les notions de justice et de droit, un portrait vibrant d\u2019humanisme.À cet égard, Nigel Hawthorne offre, dans le rôle de ce père prêt à tout sacrifier pour réhabiliter le nom de son fils, une mémorable prestation, exemplaire de subtilité et de finesse.« Il y avait longtemps, explique Mamet, que nous voulions trouver un projet auquel pourraient à la fois participer Nigel, avec qui j\u2019avais envie de travailler depuis une bonne dizaine d\u2019années, et Rebecca Pidgeon.The Winslow Boy correspondait à nos désirs mutuels.» Soulignons que Rebecca Pidgeon, compagne de l\u2019auteur dans la vie, interprète ici Catherine Winslow, une suffragette active et très militante, pionnière d\u2019un combat qui n\u2019amènera le droit de vote pour les femmes que dix-huit ans plus tard.Sur le plan de la mise en scène, on remarquera que The Winslow Boy repose essentiellement sur les dialogues et le jeu (magnifique) des comédiens.Comme si l\u2019auteur cinéaste avait résolument voulu éviter tout artifice.Comme s\u2019il avait voulu ramener l\u2019importance des mots dans une discipline artistique où le texte est souvent délaissé au profit de banales illustrations de scènes d\u2019action.Ainsi, point de trace, dans The Winslow Boy, de la grande scène de procès attendue, celle-ci étant plutôt rapportée en paroles par des témoins.« Je ne pouvais pas sacrifier cette scène où la domestique vient apprendre à la famille le verdict du jury car c\u2019est l\u2019une des plus belles de la pièce.D\u2019un point de vue dramatique, elle est beaucoup plus efficace comme ça.Bien sûr, nous aurions pu être tentés par l\u2019élaboration d\u2019une grande scène de procès, mais elle n\u2019aurait pas eu le même impact, ça c\u2019est certain.Le suspense est beaucoup plus intense ainsi.» L\u2019affaire « Wag the Dog » Intense fut le déroulement de la dernière année aussi.David Mamet a en effet écrit le scénario de Wag the Dog, une satire féroce et brillante, réalisée par Barry Levinson, dans laquelle le président des États-Unis déclarait sans raison une guerre à l\u2019Albanie afin de faire oublier les nombreux scandales sexuels auxquels il était mêlé.Or, la réalité est venue bien près de rejoindre la fiction.Au premier soir des frappes aériennes de l\u2019OTAN, la télévision serbe avait même choisi de présenter Wag the Dog au bon peuple pendant que les bombes tombaient autour.« Tout ce que je peux dire, c\u2019est que, de ma vie, je ne me suis jamais senti aussi bizarre », dira l\u2019auteur sans élaborer.Menant plusieurs projets de front, Mamet s\u2019attarde maintenant à l\u2019écriture d\u2019une nouvelle version de Dr Jekyll et Mr Hyde, interprétée par Al Pacino et réalisée par Harold Becker, de même qu\u2019à l\u2019adaptation de sa propre pièce Lakeboat, que réalisera le comédien Joe Mantegna.Photothèque YVES BEAUCHAMP, La Presse © Duke Ellington à Montréal en 1963.Il est à l\u2019honneur à la Cinémathèque, à l\u2019occasion du 100e anniversaire de sa naissance.Le jazz à la Cinémathèque MARC-ANDRÉ LUSSIER collaboration spéciale Dix-huit ans.Dix-huit ans déjà que la Cinémathèque québécoise accompagne en images le Festival international de jazz de Montréal.Cette année encore, la vénérable institution a composé un programme rigoureux qui devrait plaire particulièrement aux amateurs.Du 1er au 10 juillet, Jazz à l\u2019écran, un cycle consacré à cette musique et surtout, aux gens qui la font, occupera l\u2019écran cinéma de la salle Claude-Jutra, de même que l\u2019écran électronique de la salle Fernand- Séguin.Du côté cinéma, grande place sera faite au légendaire Duke Ellington qui, cette année, aurait célébré son 100e anniversaire de naissance.Ellington a 100 ans! (1er juillet) propose un programme de quatre films, tournés entre 1929 et 1966, qui nous montrent le musicien en pleine action, interprétant ses compositions les plus célèbres.Memories of Duke de Gary Keys (3 juillet) relate la tournée mexicaine qu\u2019a effectuée Sir Duke avec son grand orchestre en 1968; tandis que Cabin in the Sky de Vincente Minelli (7 juillet) est une comédie musicale mettant en vedette Ellington et son orchestre, de même que Louis Armstrong, Lena Horne et Ethal Waters.De leur côté, les amateurs de blues ne voudront pas rater le programme du 2 juillet, constitué, entre autres, de The Blues According to « Lightnin » Hopkins de Les Blank et Skip Gerson, un document à caractère intimiste où le grand « Lightnin » est chez lui avec ses amis; suivi de Une musique pour sortir du ghetto, dans lequel le réalisateur Robert Manthoulis offre un panorama du « blues urbain » à travers les oeuvres de quelques-uns de ses plus illustres interprètes: B.B.King, Junior Wells, Buddy Guy, Willie Dixon, et d\u2019autres.Aussi inscrits au programme cinéma: Blue Note - Story of Modern Jazz de Julian Benedikt (8 juillet), l\u2019histoire de la légendaire étiquette, ponctuée de nombreux extraits de concerts (Sonny Rollins, Art Blakey, Thelonious Monk); Jazz Cartoons (4 juillet), un programme constitué de neuf films d\u2019animation, réalisés entre 1936 et 1974, illustrant des musiques de grands jazzmen; Ah quelle équipe! (5 juillet), une obscure comédie musicale française, réalisée en 1956 par Roland Guignon, mettant en vedette Sidney Bechet et sa musique; de même que Wild Man Blues de Barbara Kopple (9 juillet), un (très beau) document, élaboré pendant la tournée musicale de Woody Allen en Europe.Mais le plat de résistance cette année est My First Name is Maceo de Markus Gruber.Ce film concert, dans lequel dix pièces de Maceo Parker ont été filmées pendant trois représentations à Hambourg, offre aussi un portrait de la vie du saxophoniste alto.De l\u2019enfance à la carrière actuelle, en passant par les années qu\u2019il a passées aux côtés de James Brown.Présenté tous les soirs (sauf le 6 juillet) à 22 h pendant la durée du Festival.Du côté vidéo, neuf grands noms du jazz seront célébrés à la salle Fernand-Séguin à travers une série de documents.Jim Hall (1 juillet), Count Basie (2 juillet), Fats Waller (3 juillet), Gerry Mulligan (4 juillet), John Coltrane (5 juillet), Louis Armstrong (7 juillet), Bernard Lubat (8 juillet), et Bill Evans (9 juillet) ont chacun droit à leur programme.Cette série se clôturera avec la présentation, le 10 juillet, d\u2019un concert de Duke Ellington, capté au mythique Casa Loma de Montréal en 1964.Signalons par ailleurs qu\u2019un hommage sera rendu au collectionneur et grand amateur de jazz Michel Décarie, décédé en janvier dernier.Plus de cent pochettes de disques, sélectionnées dans la collection Décarie par le critique Raymond Gervais, seront exposés dans David Mamet la salle Norman-McLaren. 6LP2301D0626 D-23 CINEMA SAMEDI 6LP2301D0626 ZALLCALL 67 00:55:35 06/26/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 26 JUIN 1999 D 23 BIG DADDY Quelques moments irrésistibles MARC-ANDRÉ LUSSIER collaboration spéciale Mine de rien, l\u2019humoriste Adam Sandler est devenu au fil des ans l\u2019une des valeurs les plus sûres du cinéma américain.Fort du succès inattendu de The Waterboy, un film unanimement décrié par la critique mais vu par un très grand nombre de spectateurs, le comédien tente maintenant de s\u2019aventurer sur le terrain de la comédie sentimentale avec Big Daddy (Drôle de père en version française).Personne n\u2019osera qualifier de raffiné le type d\u2019humour que fait ici Sandler, mais force est d\u2019admettre que le bougre a le don de nous offrir quelques moments irrésistibles.La plus grande amélioration sur The Waterboy (vous direz qu\u2019on ne partait pas de très haut) réside dans le fait que la vedette a choisi d\u2019incarner un personnage capable d\u2019aligner trois mots de façon intelligible.Sandler tente d\u2019élargir un registre de jeu pourtant très limité.Bien sûr, on ne demandera pas au comédien de se lancer tête première dans de grandes scènes dramatiques.Mais vous savez comment se comportent les Américains au cinéma : rares sont les comédies qui n\u2019aspirent pas à donner une « leçon de vie » au spectateur.Ainsi, les humoristes sont appelés, plus souvent qu\u2019autrement, à devoir aussi défendre une portion « dramatique » dans laquelle ils ne croient tout simplement pas.Big Daddy ne fait pas exception à la règle.Sandler incarne son personnage de loser habituel : Sonny Koufax est un grand ado de 32 ans qui ne travaille qu\u2019une fois la semaine dans un poste de péage.Il occupe le reste de son temps à flâner dans son appartement de New York, à regarder les sports à la télé, et à dépenser les 200 000 dollars qu\u2019il a reçus en compensation à la suite d\u2019un accident de voiture.Sa vie bascule le jour où un gamin de cinq ans se présente à sa porte, affirmant être le fils de Kevin (Jon Stewart), le coloc qui s\u2019apprête justement à partir en voyage d\u2019affaires en Chine.Sonny ne fait ni une ni deux.Il y voit immédiatement l\u2019occasion de passer enfin pour un être responsable aux yeux d\u2019une amoureuse qui songe sérieusement à le quitter.Il emprunte l\u2019identité de Kevin auprès des autorités et se transforme instantanément en papa.Pour mener à bien ce récit, Sandler a fait appel à ses collaborateurs habituels : Tim Herlihy, dont c\u2019est la cinquième participation, de même que le réalisateur Dennis Dugan, avec qui l\u2019humoriste a tourné Happy Gilmore il y a quelques années.Le résultat est plutôt inégal.Dans la mesure où les scènes dramatiques, et l\u2019émotion préfabriquée qu\u2019elles doivent susciter (le lien affectif imprévu entre l\u2019enfant et le grand ado ; la dispute annoncée en cour de justice pour obtenir les droits de garde ; la réconcilation de Sonny avec son propre père, etc.), jurent sur le ton iconoclaste des scènes d\u2019humour, de même que sur celui des répliques assassines que celles-ci contiennent.Malgré ces réserves, Big Daddy constituera, pour les admirateurs d\u2019Adam Sandler, un bon divertissement.BIG DADDY de Dennis Dugan.Scénario : Steve Franks, Tim Herlihy, Adam Sandler.Images : The Van de Sande.Montage : Jeff Gourson.Direction artistique : Perry Andelin Blake.Musique : Teddy Castellucci.Avec Adam Sandler, Joey Lauren Adams, Jon Stewart, Cole Sprouse, Dylan Sprouse, Steve Buscemi.1 h 35.Adam Sandler joue le rôle d\u2019un grand ado de 32 ans qui devient du jour au lendemain le papa substitut d\u2019un gamin de cinq ans (Cole Sprouse).2765271 6LP2401D0626 D-24 CINEMA SAMEDI 6LP2401D0626 ZALLCALL 67 01:00:01 06/26/99 B D 24 LA PRESSE, MONTREAL, SAMEDI 26 JUIN 1999 HORAIRES ET PRIMEURS AMANTS DU CERCLE POLAIRE (LES) Parisien.Ven.au mar.: 13h30, 16h30, 19h, 21h30.ANALYSE-MOI CA Cinema St-Leonard.Ven., lun., mar.: 18h50 ; sam., dim.: 15h30, 18h50.ANALYZE (THIS) Palace : 12h10, 14h30, 16h45, 19h, 21h30 ; ven., sam.: 23h45.ASTERIX ET OBELIX CONTRE CESAR Boucherville (5) : 13h35, 16h10, 18h50, 21h30.Carrefour Dorion (3) : 13h30, 16h30, 18h45, 21h10.Cinema Carrefour Joliette.Ven.au mer.: 13h50, 16h20, 19h05, 21h40.Cinema Langelier : 13h05, 15h25, 19h05, 21h25 ; ven., sam.: 23h45.Cinema Le Paradis.Ven.au mer.: 13h05, 15h25, 19h05, 21h25.Cinema St-Basile.Ven.au mer.: 14h05, 16h35.Cine-Parc Chateauguay (2) : des 19h.Cine-Parc Laval (1) : des 19h.Complexe Desjardins (1) : 14h, 16h30, 19h20, 21h40.Complexe Desjardins 92) : 13h40, 16h, 19h, 21h20.Des Sources.Ven.au mer.: 13h05, 15h25, 19h05, 21h25 ; jeu.: 13h05, 19h05 ; ven., sam.: 23h45.Lasalle (7) : 13h10, 15h55, 18h50, 21h15.Mega-Plex Pont-Viau : 13h30, 16h, 19h, 21h20 ; ven.au mar.: 13h, 15h20, 17h40, 20h, 22h20 ; ven.au mer.: 12h45, 15h45, 19h30, 21h45 ; ven., sam.: 23h40.Mega-Plex Spheretech.Ven.au mer.: 13h05, 15h25, 19h05, 21h25 ; jeu.: 13h05, 19h05 ; ven., sam.: 23h45.Mega-Plex Taschereau : 13h30, 16h, 19h, 21h20 ; ven.au mer.: 12h45, 13h, 15h20, 15h45, 17h40, 19h30, 20h, 21h45, 22h20 ; ven., sam.: 23h40.Plaza Repentigny : 14h05, 16h35.St-Bruno (8) : 12h40, 15h45, 18h45, 21h15.St-Eustache (9) : 12h05, 14h25, 16h45, 19h05, 21h25.St-Jerome (3) : 13h, 15h45, 18h50, 21h40 ; jeu.: 13h, 15h45, 18h50.Ste-Therese/Terrebonne.Ven.au mer.: 13h05, 15h25, 19h05, 21h25 ; jeu.: 13h05, 19h05 ; ven., sam.: 23h45.AUSTIN POWERS : LfAGENT 00SEXE Boucherville (4).Ven.au mar.: 12h35, 15h, 19h30, 21h40 ; mer.: 13h25, 15h40, 19h, 21h40 ; jeu.: 13h25, 16h, 19h, 21h40.Boucherville (10).Ven.au mar.: 13h05, 15h20, 19h45, 22h ; mer.: 13h05, 15h20, 18h55, 21h15.Carrefour Dorion (4).Ven.au mar.: 12h, 14h15, 16h30, 19h, 21h20 ; mer.: 12h, 16h30, 19h.Chateauguay Encore (3).Ven.au mer.: 13h30, 15h30, 17h30, 19h30, 21h30 ; jeu.: 15h30, 17h30, 19h30, 21h30.Cinema Carrefour Joliette : 13h55, 16h25, 19h10, 21h20.Cinema St-Basile : 13h20, 15h20, 17h20, 19h20, 21h20.Cine-Parc Joliette : des 19h.Cine-Parc Laval (3) : des 19h.Cine-Parc Odeon 1 Boucherville : des 19h.Cine-Parc St-Eustache (4) : des 19h.Cote-des-Neiges (4) : 12h50, 15h, 17h10, 19h20, 21h40.Dauphin (2).Ven.au mer.: 14h, 16h30, 19h, 21h30.Famous Players 8 - Greenfield Park.Ven.au mar.: 12h30, 13h15, 14h50, 15h45, 17h, 19h, 19h30, 21h10, 21h35.Galeries Laval (2) : 12h30, 14h45, 17h05, 19h20, 21h40.Galeries Laval (5) : 12h40, 14h55, 17h10, 19h30.Lasalle (4).Ven.au mer.: 12h15, 14h30, 16h45, 19h05, 21h20.Lasalle (5) : 13h20, 16h10, 19h20, 21h35.Lasalle (7) : 13h10, 15h55, 18h50, 21h15.Lasalle (9) : 12h50, 15h05, 17h20, 19h35, 21h50.Longueuil (3) : 12h45, 15h, 17h15, 19h30, 21h45.Plaza Repentigny.Ven.au mar.: 13h20, 15h20, 17h20, 19h20, 21h20 ; mer.: 13h20, 15h20, 17h20 ; ven., sam.: 23h20.Quartier Latin (3) : 12h15, 14h45, 17h, 19h20, 21h45 ; ven., sam.: 23h55.Quartier Latin (13) : 12h45, 15h15, 17h30, 20h, 22h15.Quartier Latin (16) : 12h, 14h20, 16h40, 19h35, 22h.St-Bruno (2) : 13h05, 15h20, 17h30, 19h40, 21h55.St-Bruno (9).Ven.au mar.: 12h35, 14h50, 17h, 19h15, 21h30.St-Eustache (6).Ven., sam., dim., lun., mar.: 12h10, 14h20, 16h30, 18h55, 21h15.St-Eustache (10) : 12h35, 14h45, 16h55, 19h15, 21h40.St-Jerome (2) : 13h, 15h45, 18h50, 21h40.Versailles : 12h40, 14h50, 17h, 19h10, 21h20 ; ven., sam.: 23h45.AUSTIN POWERS : THE SPY WHO SHAGGED ME Angrignon.Ven.au mar.: 12h20, 13h15, 14h45, 15h45, 17h15, 19h, 19h50, 21h30, 22h15 ; mer., jeu.: 12h20, 14h45, 17h15, 19h50, 22h15.Atwater (1) : 12h30, 14h50, 17h10, 19h30, 21h50.Brossard (3) : 13h20, 15h30, 17h40, 19h50, 21h55.Brossard (5) : 14h, 16h40, 19h, 21h15.Brossard (6) : 14h, 16h40, 19h, 21h15.Brossard (7) : 13h, 15h10, 17h20, 19h30, 21h40.Carrefour Dorion (7) : 12h45, 15h, 17h15, 19h25, 21h35.Cavendish (1) : 13h10, 16h, 18h55, 21h15.Cavendish (6).Ven.au mar.: 12h30, 14h40, 17h10, 19h20, 21h45 ; mer., jeu.: 12h30, 14h40, 17h15, 19h30, 21h45.Cinema Carnaval.Ven.au mar.: 12h10, 14h10, 16h10, 19h05, 21h05 ; mer., jeu.: 12h10, 14h10, 19h05 ; ven., sam.: 23h40.Cine-Parc Chateauguay (3) : des 19h.Cine-Parc Laval (2) : des 19h.Cine-Parc St-Eustache (3) : des 19h.Cote-des-Neiges (1) : 13h30, 16h, 18h40, 21h.Dorval : 13h45, 16h30, 19h20, 21h50.Faubourg (2).Ven., sam., dim., mar.au jeu.; 12h, 14h15, 16h30, 18h50, 21h10 ; lun.: 12h, 14h15, 16h30, 21h20.Faubourg (3) : 12h35, 14h50, 17h05, 19h20, 21h35.Galeries Laval (1) : 13h20, 16h10, 18h40, 21h.Galeries Laval (6) : 13h05, 15h30, 18h50, 21h30.Galeries Laval (8) : 12h50, 15h10, 17h20, 19h35, 21h55.Pointe-Claire (1).Ven., sam., lun.au jeu.: 12h, 14h30, 16h50, 19h10, 21h20 ; dim.: 12h, 14h30, 16h50, 21h.Pointe-Claire (5) : 12h20, 14h50, 17h10, 19h30, 21h40.St-Bruno (10) : 12h45, 15h, 17h10, 19h20, 21h35.St-Eustache (3).Ven., sam., dim., lun., mar.: 12h35, 14h45, 16h55, 19h10, 21h35 ; mer., jeu.: 12h35, 14h45, 16h55, 19h10, 21h35 ; mer., jeu.: 12h35, 14h45, 16h55, 19h20, 21h35.Versailles : 12h50, 15h, 17h15, 19h30, 21h35 ; ven., sam.: minuit.BAISER ENFIN (UN) Cinema Joliette.Ven.: 19h05, 21h30 ; sam., dim.: 13h35, 16h05, 19h05, 21h30 ; lun.au mer.: 19h05, 21h30.BESIEGED Paramount Montreal.Ven.au mar.: 13h45, 16h25, 19h15, 21h40 ; ven., sam., mar., mer.: minuit ; ven.au mar.: 13h45, 16h25, 19h30, 21h40 ; mer., jeu.: 13h45, 16h25, 19h10, 22h ; mer., jeu.: 13h45, 16h25, 19h10, 22h.BIG DADDY Cavendish (2).Ven.au mar.: 12h40, 14h50, 17h, 19h10, 21h25 ; mer., jeu.: 12h40, 14h50, 17h10, 19h20, 21h35.Cinema Carnaval : 12h25, 14h35, 16h45, 19h25, 21h35 ; ven., sam.: 23h45.Cinema Lacordaire : 13h10, 15h10, 17h10, 19h10, 21h10 ; ven., sam.: 23h10.Cote-des-Neiges (5) : 13h, 15h10, 17h20, 19h30, 21h50.Des Sources : 13h10, 13h20, 13h30, 15h10, 15h20, 15h30, 17h10, 17h20, 17h30, 19h10, 19h20, 19h30, 21h10, 21h20, 21h30 ; ven., sam.: 23h10.Galeries Laval (3) : 12h35, 14h50, 17h, 19h10, 21h25.Galeries Laval (4) : 13h, 15h15, 17h30, 19h40, 22h.Lasalle (10) : 12h20, 14h40, 16h55, 19h10, 21h25.Mega-Plex Spheretech : 13h10, 13h30, 15h10, 15h30, 17h10, 17h30, 19h10, 19h30, 21h10, 21h30 ; ven., sam.; 23h10.Mega-Plex Taschereau : 13h10, 13h35, 15h10, 15h35, 17h10, 17h35, 19h10, 19h35, 21h10, 21h35 ; ven., sam.: 23h10.Paramound Montreal.Ven.au mar.: 13h05, 13h30, 15h20, 16h, 17h40, 18h30, 20h05, 21h10, 22h30 ; mer.: 23h20 ; ven.au mar.: 13h05, 13h30, 15h20, 16h, 18h40, 17h40, 18h30, 20h05, 21h10, 22h30 ; mer., jeu.: 13h05, 13h35, 15h20, 16h, 17h40, 18h45, 20h05, 21h, 22h30 ; mer., jeu.: 13h05, 13h35, 15h20, 16h, 17h40, 18h45, 20h05, 21h, 22h30.St-Bruno (5) : 12h45, 14h55, 17h15, 19h25, 21h35.BLACK MASK Loews.Ven.au mar.: 16h20, 21h10.BLAST FROM THE PAST Cine-Parc Chateauguay (3).Du ven.au mer.: des 19h.Cine-Parc Laval (2) : des 19h.Cine-Parc St-Eustache (3) : des 19h, sauf mer., jeu.et 1er juillet.BOYS 2 (LES) Cine-Parc Chateauguay (2).Du ven.au mar.: des 19h.Cine-Parc Laval (1) : des 19h.Cine-Parc St-Eustache (1).Jeu.: des 19h.BUENA VISTA SOCIAL CLUB Egyptien (3) : 13h30, 16h15, 18h55, 21h30.CASTLE (THE) Centre Eaton.Ven.au mar.: 13h10, 15h20, 17h20, 19h30, 21h40.Loews.Mer., jeu.: 13h40, 16h20, 19h, 21h10.CONTE DfAUTOMNE Parisien.Ven.au mar.: 15h, 21h20.COOKIES FORTUNE Centre-Ville (6) : 13h15, 15h50, 18h25, 21h.DERNIER SOUFFLE (LE) Cinema St-Leonard.Ven., lun., mar.: 21h30 ; sam., dim.: 21h30.Cine-Parc Chateauguay (1) : des 19h.Cine-Parc Joliette : des 19h.Cine-Parc Laval (4) : des 19h.Cine-Parc St-Eustache (1).Jeu.: des 19h.DINER DE CONS (LE) Parisien.Ven.au mar.: 13h10, 17h15, 19h15.DROLE DE PERE (Big Daddy) Comedie americaine (1999) de Dennis Dugan.Avec Adam Sandler, Joey Lauren Adams, Cole et Dylan Sprouse, Jon Stewart, Leslie Mann, Rob Schneider.93 minutes.Sonny Koufax vient de se faire plaquer par sa petite amie qui le trouve decidement trop immature.Peu de temps apres, un concours de circonstances fait en sorte que Sonny se retrouve avec la garde de Julian, le fils de cinq ans de son colocataire Kevin.Pratiquement aussi juvenile que le gamin, Sonny ne fait pas un papa tres serieux.Il croit neanmoins que son nouveau role de pere pourra lui permettre de faire une nouvelle conquete feminine.Boucherville (2).Ven.au mar.: 12h55, 15h10, 17h20, 19h35, 21h55 ; mer., jeu.: 12h55, 15h10, 17h20, 19h30, 21h45.Carrefour Dorion (6) : 13h, 15h10, 17h20, 19h45, 21h50.Carrefour Laval (2) : 12h30, 14h50, 17h, 19h10, 21h25.Carrefour Laval (4) : 13h05, 15h15, 17h25, 19h35, 21h50.Chateauguay Encore (2) : 13h35, 15h35, 17h35, 19h35, 21h35.Cinema Carrefour Joliette : 14h, 16h30, 19h15, 21h45.Cinema Langelier : 13h10, 15h10, 17h10, 19h10, 21h10 ; ven., sam.; 23h20.Cinema Le Paradis : 13h10, 15h10, 17h10, 19h10, 21h10.Cinema St-Basile : 13h30, 15h30, 17h30, 19h30, 21h30.Cine-Parc Chateauguay (1) : des 19h.Cine-Parc Joliette : des 19h.Cine-Parc Laval (4) : des 19h.Cine-Parc 2 Boucherville : des 19h.Cine-Parc St-Eustache (1) : des 19h.Lasalle (11) : 13h05, 15h15, 17h25, 19h40, 21h55.Longueuil (1).Ven.au mar.: 12h35, 14h45, 17h, 19h20, 21h25 ; mer., jeu.: 12h35, 14h50, 17h, 19h10, 21h25.Mega-Plex Pont-Viau : 13h10, 13h40, 15h10, 15h40, 17h10, 17h40, 19h10, 19h40, 21h10, 21h40 ; ven., sam.: 23h10.Mega-Plex Taschereau : 13h05, 13h30, 15h05, 15h30, 17h05, 17h30, 19h05, 19h30, 21h05, 21h30 ; ven., sam.; 23h05.Plaza Repentigny : 13h30, 15h30, 17h30, 19h30, 21h30 ; ven., sam.: 23h30.Quartier Latin (1) : 12h, 14h30, 16h45, 19h10, 21h40 ; ven., sam.: minuit05.Quartier Latin (8) : 12h30, 15h, 18h15, 19h40, 22h10.St-Bruno (3) : 12h50, 15h05, 17h20, 19h30, 21h40.St-Eustache (5) : 12h10, 14h15, 16h25, 19h, 21h15.St-Jerome (4) : 13h, 15h45, 18h50, 21h40.Ste-Therese/Terrebonne : 13h10, 15h10, 17h10, 19h10, 21h10 ; ven., sam.: 23h10.ELECTION Loews.Ven.au mar.: 13h40, 19h.ELVIS GRATTON 11 :MIRACLE A MEMPHIS Boucherville (7).Jeu.: 13h05, 15h40, 18h55, 22h.Boucherville (10).Jeu.: 12h35, 14h50, 17h10, 19h35, 21h55.Carrefour Dorion (6).Jeu.: 12h, 14h20, 16h45, 19h, 21h25.Carrefour Laval (1).Jeu.: 12h40, 14h55, 17h10, 19h25, 21h40.Chateauguay Encore (2).Jeu.: 13h25, 15h55, 19h, 21h15.Cinema Carrefour Joliette.Jeu.: 13h50, 16h20, 19h05, 21h40.Cinema Langelier.Jeu.: 13h05, 15h10, 17h15, 19h20, 21h25.Cinema Le Paradis.Jeu.: 13h05, 15h10, 17h15, 19h20, 21h25.Cinema St-Basile.Jeu.: 14h05, 16h35, 19h05, 21h35.Cine-Parc Chateauguay (1) : des 19h.Cine-Parc Joliette : des 19h.Cine-Parc Laval (4) : des 19h.Cine-Parc St-Eustache (1) : des 19h.Complexe Desjardins (2).Jeu.: 12h30, 14h50, 17h10, 19h30, 21h50.Dauphin (2).Jeu.: 12h30, 14h45, 17h, 19h15, 21h30.Des Sources.Jeu.: 13h05, 15h10, 17h15, 19h20, 21h25.Lasalle (1).Jeu.: 12h35, 15h05, 17h30, 20h, 22h20.Lasalle (4).Jeu.: 12h15, 14h55, 17h15, 19h40, 22h.Lasalle (5).Jeu.: 12h15, 14h55, 17h15, 19h40, 22h.Longueuil (1).Jeu.: 12h40, 14h55, 17h10, 19h25, 21h50.Mega-Plex Pont-Viau.Jeu.: 13h05, 13h25, 13h45, 15h10, 15h30, 15h50, 17h15, 17h35, 17h55, 19h20, 19h40, 20h, 21h25, 21h45, 22h05.Mega-Plex Spheretech.Jeu.: 13h05, 15h10, 17h15, 19h20, 21h25.Mega-Plex Taschereau.Jeu.: 13h05, 13h25, 13h45, 15h10, 15h30, 15h50, 17h15, 17h35, 17h55, 19h20, 19h40, 20h, 21h25, 21h45, 22h05.Plaza Repentigny.Jeu.: 14h05, 16h35, 19h05, 21h35.Quartier Latin (2).Jeu.: 13h, 15h45, 18h30, 21h30.Quartier Latin (3).Jeu.: 13h, 15h45, 18h30, 21h30.Quartier Latin (5).Jeu.: 12h05, 14h25, 16h55, 19h30, 21h55.Quartier Latin (17).Jeu.: 12h20, 14h40, 17h10, 19h50, 22h20.St-Bruno (1).Jeu.: 12h15, 14h45, 17h05, 19h35, 22h.St-Eustache (5).Jeu.: 12h05, 14h20, 16h35, 18h55, 21h15.St-Jerome (4).Jeu.: 13h, 15h45, 18h50, 21h40.Ste-Therese/Terrebonne.Jeu.: 13h05, 15h10, 17h15, 19h20, 21h25.ENTRAPMENT Cinema Lacordaire : 13h, 15h15, 19h15, 21h35 ; ven., sam.: 23h55 Des Sources.Ven.au mar.: 13h15, 15h45, 19h15, 21h45 ; ven., sam.: minuit05.EXISTENZ Cinema Joliette.Ven.: 19h10, 21h30 ; sam., dim.: 13h40, 16h10, 19h10, 21h30 ; lun.au mer.: 19h10, 21h30.FILLE DU GENERAL (LA) Angrignon : 12h50, 15h25, 19h35, 22h05.Boucherville (3) : 13h45, 16h30, 19h10, 21h50.Centre Laval.Ven.au mar.: 12h15, 13h, 13h45, 15h, 15h40, 16h30, 18h30, 19h15, 19h40, 21h10, 21h50, 22h15 ; mer., jeu.: 12h15, 13h, 15h, 15h40, 18h30, 19h15, 21h10, 21h50.Cinema Carnaval : 12h25, 14h35, 16h45, 19h25, 21h35 ; ven., sam.: 23h45.Cinema Carrefour Joliette : 13h45, 16h15, 19h, 21h35.Cinema St-Basile : 14h05, 16h35, 19h05, 21h35.Cine-Parc Joliette : des 19h.Cine-Parc St-Eustache (2) : des 19h.Famous Players 8 - Greenfield Park.Ven.au mar.: 12h45, 15h30, 19h20, 21h50 ; mer., jeu.: 12h45, 15h30, 19h20, 21h55.Paramound Montreal.Ven.au dim., mar.: 12h15, 13h15, 14h50, 16h30, 17h30, 19h40, 20h10, 22h15 ; ven., sam., dim., lun., mar.: 10h45 ; lun.: 12h15, 13h15, 14h50, 16h30, 17h30, 20h10, 22h15 ; mer., jeu.: 13h15, 16h30, 19h40, 22h25.Parisien.Mer., jeu.: 13h30, 16h30, 19h, 21h30.Plaza Repentigny.Ven.au mar.: 14h, 16h30, 19h, 21h30 ; mer., jeu.: 19h05, 21h35 ; ven., sam.: 23h50.St-Bruno (1) : 13h10, 16h10, 19h10, 21h45.St-Eustache (11) : 12h, 14h25, 16h50, 19h15, 21h40.St-Jerome (7) : 13h, 15h45, 18h50, 21h40.Ste-Therese/Terrebonne : 13h05, 15h40, 19h05, 21h40 ; ven., sam.: 23h55.Versailles : 13h20, 16h10, 19h20, 21h50 ; ven., sam.: minuit15.FORCES OF NATURE Palace : 12h20, 14h40, 16h55, 19h10, 21h20 ; ven., sam.: 23h35.14h40, 16h55, 19h10, 21h40 ; ven., sam.: minuit.GENERALfS DAUGHTER Angrignon.Ven.au mar.: 13h30, 16h05, 19h10, 21h55 ; mer., jeu.: 13h30, 16h05, 19h10, 21h55.Centre Eaton.Mer., jeu.: 13h, 15h40, 18h40, 21h20.Centre Laval.Ven.au mar.: 12h45, 13h15, 15h25, 16h15, 18h40, 19h20, 21h25, 21h55 ; mer., jeu.: 12h45, 13h15, 15h25, 16h15, 18h40, 19h20, 21h25, 21h55.Cinema Carnaval.Ven.au mar.: 12h20, 14h30, 16h40, 19h20, 21h30 ; mer., jeu.: 16h15, 21h ; ven., sam.: 23h40.Cinema Lacordaire : 13h05, 15h40, 19h05, 21h40 ; ven., sam.: 23h55.Cote-des-Neiges (3) : 13h10, 15h45, 19h05, 21h30.Dorval : 13h15, 16h15, 19h, 21h40.Famous Players 8 - Greenfield Park : 13h, 16h15, 19h10, 21h40.Famous Players 8 - Pointe-Claire.Ven.au mar.: 12h30, 13h, 14h, 15h20, 16h, 16h40, 19h, 19h30, 20h30, 21h40, 22h10 ; mer., jeu.: 12h30, 13h, 14h, 15h20, 16h, 16h40, 19h, 19h30, 20h30, 21h40, 22h10.Mega-Plex Spheretech : 13h05, 13h35, 15h40, 16h10, 19h05, 19h35, 21h40, 22h10 ; ven., sam.: 23h55.Paramount Montreal : 12h30, 13h, 15h30, 16h20, 18h20, 19h05, 21h05, 21h50 ; ven., sam., mar., mer.: minuit05, minuit35.HARMONIST (THE) Centre-Ville (2) : 13h20, 15h55, 18h30, 21h05.IDEAL HUSBAND (AN) Comedie de moeurs britannique (1999) dfOliver Parker, dfapres la piece dfOscar Wilde.Avec Cate Blanchett, Rupert Everett, Julianne Moore, Jeremy Northam, Minnie Driver, John Wood, Lindsay Duncan.96 minutes.Londres, 1895.Sir Robert Chiltern a commis jadis une faute grave, inconnue de tous sauf dfune aventuriere, Laura Cheveley, qui en profite pour exercer sur lui un chantage en regle.Le pauvre homme a de quoi sfen faire, car la verite risquerait de detruire son mariage et sa prospere carriere de politicien.Mais il refuse de sfen laisser imposer et demande lfaide de son ami Lord Arthur Goring, un celibataire pourchasse par de nombreuses jeunes femmes a la recherche du mari ideal.Connaissant le passe douteux de Laura, Arthur sfemploie a la contraindre au silence.Brossard (1).Dim.: 19h.Cavendish (4).Dim.: 19h.Egyptien (1) : 13h, 15h10, 17h20, 19h30, 21h40.Galeries Laval (7).Dim.: 19h.Pointe-Claire (1).Dim.: 19h.IMAX : ENCOUNTERS IN THE THIRD DIMENSION Paramount Montreal : 12h, 15h30, 19h10, 22h40 ; ven., sam., mar., mer.: 23h50.IMAX : EVEREST Paramount Montreal : 14h20, 16h40, 21h30.IMAX : RENCONTRE DANS LA TROISIEME DIMENSION/cine4 - Encounter in the Third Dimension) Film fantastique americain (1999) de Ben Stassen.Avec Stuart Pankin, Elvira, Harry Shearer, Andrea Thompson.40 minutes.Ce film tourne en -3D nous presente un scientifique farfelu et son fidele assistant, un robot volant, qui, apres un bref historique du cinema en trois dimensions, nous proposent dfessayer une toute nouvelle invention, le Real-O-Vision.Permettant de voyager dans lfunivers magique de la 3-D, cette machine nous transporte au centre de la Terre ou vivent des dinosaures et autres creatures fantastiques.Paramount Montreal : 13h10, 17h50, 20h20.INSTINCT V.O.A.Angrignon.Ven.au mar.: 13h30, 16h15, 19h05, 21h40.Centre Laval.Ven.au mar.: 13h40, 16h10, 18h50, 21h35.Cinema Lacordaire.Ven.au mar.: 13h, 15h35, 19h10, 21h40 ; ven., sam.: minuit15.Cote-des-Neiges (7).Ven.au mar.: 12h40, 15h35, 19h, 21h35.Famous Players 8 - Greenfield Park.Ven.au mar.: 13h45, 16h30, 19h25, 22h.Famous Players 8 - Pointe-Claire.Ven.au mar.: 13h40, 16h20, 19h20, 22h.Loews : 13h10, 16h, 18h40, 21h30.Mega-Plex Spheretech.Ven.au mar.: 13h, 15h35, 19h10, 21h40 ; ven., sam.: minuit15.INSTINCT V.F.Boucherville (9).Ven.au mar.: 13h25, 16h20, 19h, 21h45.Carrefour Dorion (5).Ven.au mar.: 21h15.Cinema Carrefour Joliette.Ven.au mar.: 13h35, 16h05, 18h50, 21h15.Cinema St-Basile.Ven.au mar.: 19h05, 21h35.Mega-Plex Pont-Viau.Du ven.au mer.: 13h, 15h35, 19h10, 21h40 ; ven., sam.: minuit15.Mega-Plex Taschereau.Du ven.au mer.: 13h, 15h35, 19h10, 21h40 ; ven., sam.: minuit15.Parisien.Ven.au mar.: 13h50, 16h20, 19h05, 21h35 ; mer., jeu.: 13h50, 16h20, 19h05, 21h35.St-Eustache (7).Ven., sam., dim., lun., mar.: 13h15, 19h05 ; mer.: 13h15, 18h55.St-Jerome (5).Ven., sam., dim., lun., mar.: 15h45, 21h40.Ste-Therese/Terrebonne.Ven.au mar.: 13h, 15h35, 19h10, 21h40 ; ven., sam.: minuit15.Versailles.Ven.au mar.: 13h30, 16h20, 19h25, 22h ; ven., sam.: minuit25.INTRA-TERRESTRE (Lf) Cine-Parc Joliette : des 19h.Cine-Parc Laval (3).Du ven.au mar.: des 19h.Cine-Parc Odeon 1 Boucherville : des 19h.Cine-Parc St-Eustache (4) : des 19h.LAST DAYS Centre Eaton.Ven.au mar.: 12h20, 14h40, 16h50, 18h50, 21h20 ; mer., jeu.: 12h20, 14h40, 16h50, 18h50, 21h10.LAUTREC Brossard (4) : 13h10, 15h50, 18h50, 21h25.Complexe Desjardins (3) : 13h30, 16h10, 18h50, 21h30 ; lun.: 13h30, 16h10, 21h30 ; jeu.: 12h50, 15h30, 18h50, 21h30.Galeries Laval (5) : 21h50.LIFE Palace : 13h, 15h30, 19h30, 21h50 ; ven., sam.: minuit10.LIFE IS BEAUTIFUL V.O.Centre-Ville (7) :13h25, 16h, 18h35, 21h10.LIMBO V.O.A.Centre-Ville (5) : 13h, 15h35, 18h10, 20h45.MATRICE (LA) Cine-Parc Chageauguay (2) : des 19h.Cine-Parc Laval (1) : des 19h.Cine-Parc Odeon 1 Boucherville : des 19h.Cine-Parc St-Eustache (2) : des 19h.Quartier Latin (7) : 12h20, 15h35, 18h40, 21h50.MATRIX (THE) Cinema Lacordaire : 15h40, 21h40 ; ven., sam.: 23h55.Des Sources.Ven.au mar.: 13h, 15h40, 19h, 21h40 ; ven., sam.: minuit15.Loews : 13h, 15h40, 18h30, 21h20.MOMIE (LA) Cinema Langelier : 13h, 15h15, 19h10, 21h40 ; ven., sam.; minuit.Cine-Parc St-Eustache (5) : des 19h, sauf jeu.1er juillet.Mega-Plex Pont-Viau.Ven.au mar.: 13h25, 19h25.Mega-Plex Taschereau.Ven.au mer.: 13h05, 15h35, 19h05, 21h35 ; ven., sam.: 23h55.Quartier Latin (2).Ven.au mar.: 13h05, 16h20, 19h05, 22h05 ; mer.: 13h05, 16h20, 22h05.St-Eustache (7).Ven., sam., dim., lun., mar., mer.: 15h50, 21h45.St-Jerome (5).Ven., sam., dim., lun., mar.: 13h, 18h50.MUMMY (THE) Atwater (3) : 13h20, 16h, 18h45, 21h25.Cinema Lacordaire : 13h, 15h15, 19h10, 21h40 ; ven., sam.: minuit.Mega-Plex Spheretech.Ven.au mar.: 13h, 15h30, 19h, 21h30 ; ven., sam.: 23h55.Pointe-Claire (6) : 13h10, 16h10, 18h50, 21h25.MYSTERES DE LfOUEST (LES) Boucherville (2).Mer., jeu.: 12h35, 15h, 18h35, 21h05.Carrefour Dorion (2).Mer., jeu.: 12h30, 14h50, 17h15, 19h35, 22h.Carrefour Laval (5).Mer., jeu.; 13h, 16h, 19h15, 21h35.Chateauguay Encore (3).Mer., jeu.: 13h20, 15h50, 19h10, 21h25.Cinema Carrefour Joliette.Mer., jeu.: 13h35, 16h05, 18h50, 21h15.Cinema Langelier.Mer., jeu.: 13h, 15h05, 17h10, 19h15, 21h20.Cinema St-Basile.Mer., jeu.: 14h, 16h30, 19h, 21h30.Cine-Parc Chateauguay (2) : des 19h.Cine-Parc Joliette : des 19h.Cine-Parc Laval (2) : des 19h.Cine-Parc Odeon 1 Boucherville : des 19h.Cine-Parc St-Eustache (2) : des 19h.Lasalle (11).Mer., jeu.: 12h25, 14h50, 17h15, 19h45, 22h05.Longueuil (1).Mer., jeu.: 12h30, 14h40, 16h55, 19h20, 21h40.Mega-Plex Pont-Viau.Mer., jeu.: 13h, 13h25, 15h05, 15h30, 17h10, 17h35, 19h15, 19h40, 21h20, 21h45.Mega-Plex Taschereau.Mer., jeu.: 13h, 13h30, 15h05, 15h35, 17h10, 17h40, 19h15, 19h45, 21h20, 21h50.Plaza Repentigny.Mer., jeu.: 14h, 16h30, 19h, 21h30.Quartier Latin (6).Mer., jeu.: 12h45, 15h20, 19h, 21h35.Quartier Latin (10).Mer., jeu.: 12h15, 14h45, 17h15, 19h45, 22h10.Quartier Latin (16).Mer., jeu.: 13h05, 15h40, 18h15, 21h.St-Bruno (2).Mer., jeu.: 12h25, 14h50,17h10, 19h25, 21h50.St-Eustache (8).Mer., jeu.: 12h10, 14h30, 16h50, 19h10, 21h35.St-Jerome (2).Mer., jeu.; 13h, 15h45, 18h50, 21h40.Ste-Therese/Terrebonne.Mer., jeu.: 13h, 15h05, 17h10, 19h15, 21h20.NEVER BEEN KISSED Cinema Lacordaire : 13h20, 19h20.NOTTING HILL Atwater (2) : 13h, 15h45, 18h30, 21h15.Brossard (1).Ven., sam., lun.au jeu.: 13h30, 16h10, 18h55, 21h35 ; dim.: 13h30, 16h10, 21h.Brossard (2) : 13h50, 16h30, 19h10, 21h45.Cavendish (4).Ven., sam., lun.au jeu.: 13h, 15h50, 18h40, 21h20 ; dim.: 13h, 15h50, 21h15.Cinema Lacordaire : 13h05, 15h35, 19h05, 21h35 ; ven., sam.: 23h55.Cote-des-Neiges (2) : 13h20, 16h10, 18h50, 21h25.Egyptien (2) : 13h20, 16h, 18h45, 21h20.Galeries Laval (7).Ven., sam., lun.au jeu.; 13h10, 16h, 19h, 21h45 ; dim.: 13h10, 16h, 21h10.Lasalle (12).Ven.au mar.: 12h35, 15h35, 18h35, 21h25 ; mer.: 15h35, 21h25.Mega-Plex Spheretech.Ven.au mer.: 13h05, 15h35, 19h05, 21h35 ; jeu.: 15h35, 21h35 ; ven., sam.: 23h55.NOTTING HILL V.F.Boucherville (8).Ven.au mer.: 13h15, 16h, 18h40, 21h25.Carrefour Dorion (5).Ven.au mar.: 13h30, 16h20, 18h50 ; mer.: 14h15, 21h15.Carrefour Laval (1).Ven.au mer.: 13h10, 16h10, 19h05, 21h55.Chateauguay Encore (5).Ven.au mar.: 13h20, 15h50, 18h50, 21h25.Cinema Carrefour Joliette : 13h40, 16h10, 18h55, 21h30.Cinema Langelier.Du ven.au mar.: 13h05, 15h35, 19h05, 21h35 ; ven., sam.: 23h55.Cinema St-Basile.Ven.au mar.: 14h, 16h30, 19h, 21h30 ; mer.: 19h05, 21h35.Cine-Parc St-Eustache (5) : des 19h.Des Sources : 13h05, 15h35, 19h05, 21h35 ; ven.au mar.: 13h35, 16h05, 19h35, 22h ; ven., sam.: 23h55.Lasalle (8).Ven.au mar.: 12h55, 15h50, 18h40, 21h45 ; mer.: 12h55, 18h40.Longueuil (4).Ven.au mar.: 13h, 16h, 18h45, 21h30.: Mega-Plex Pont-Viau : 13h05, 15h35, 19h05, 21h35 ; ven., sam.: 23h55.Mega-Plex Taschereau : 13h05, 15h35, 19h05, 21h35 ; ven., sam.: 23h55.Plaza Repentigny.Ven.au mer.: 19h05, 21h35 ; ven., sam.: 23h50.Quartier Latin (5).Ven.au mer.: 13h15, 16h15, 19h15, 22h.Quartier Latin (6).Ven.au mar.: 12h05, 15h05, 18h15, 21h15 ; ven., sam.: minuit.Quartier Latin (15) : 12h35, 15h35, 18h40, 21h40.St-Bruno (4).Ven.au mer.: 13h05, 15h55, 18h45, 21h25.St-Eustache (2) : 13h30, 16h05, 19h10, 21h45.St-Jerome (1) : 13h, 15h45, 18h50, 21h40 ; jeu.: 13h, 15h45, 21h40.Ste-Therese/Terrebonne.Ven.au mer.: 13h05, 15h35, 19h05, 21h35 ; jeu.: 15h35, 21h35 ; ven., sam.: 23h55.PAYBACK Palace : 12h25, 14h35, 17h05, 19h20, 21h40 ; ven., sam.: minuit.REGLEMENT (LE) Cinema St-Leonard.Ven., lun., mar.: 21h30 ; sam., dim.: 21h30.Cine-Parc Joliette : des 19h.Cine-Parc St-Eustache (2) : des 19h.RUN LOLA RUN Centre Eaton : 12h50, 15h10, 17h10, 19h20, 21h40.SHAKESPEARE ET JULIETTE Cinema St-Leonard.Ven., lun., mar.: 18h50, 21h30 ; sam., dim.; 15h30, 18h50, 21h30.SHAKESPEARE IN LOVE Centre-Ville (4) : 13h05, 15h40, 18h15, 20h50.Palace : 12h50, 15h20, 18h30, 21h10 ; ven., sam.: 23h55.SHANDURAI Parisien : 13h, 15h10, 17h30, 19h40, 21h40.SI JE TfAIME, PRENDS GARDE A TOI Parisien : 14h, 16h50, 19h20, 21h45.SONGE DfUNE NUIT DfETE (LE) Centre-Ville (3) : 13h10, 15h45, 18h20, 20h55.SOUTH PARK : BIGGER, LOUNGER AND UNCUT Angrignon.Mer., jeu.: 12h40, 15h, 17h10, 19h40, 21h50.Centre Laval.Mer., jeu.: 12h40, 13h25, 14h50, 15h45, 17h, 18h50, 19h25, 21h05, 21h40.Cinema Lacordaire.Mer., jeu.: 13h05, 15h05, 17h05, 19h05, 21h05.Cote-des-Neiges (1).Mer., jeu.: 12h40, 14h50, 17h, 19h10, 21h20.Famous Players 8 - Greenfield Park.Mer., jeu.: 12h40, 14h50, 17h, 19h40, 21h50.Famous Players 8 - Pointe-Claire.Mer., jeu.: 12h50, 14h10, 15h10, 16h20, 17h30, 19h20, 19h45, 21h30, 22h.Mega-Plex Spheretech.Mer., jeu.: 13h05, 15h05, 17h05, 19h05, 21h05.Paramound Montreal.Mer., jeu.: 12h10, 13h10, 14h40, 15h40, 17h15, 18h10, 19h50, 20h30, 22h40 ; mer.: 23h10.SOUTH PARK : PLUS GRAND, PLUS LONG ET SANS COUPURE Angrignon.Mer., jeu.: 12h, 14h10, 16h25, 19h20, 22h.Centre Laval.Mer., jeu.: 12h20, 14h35, 16h50, 19h05, 21h30.Famous Players 8 - Greenfield Park.Mer., jeu.: 12h20, 14h30, 16h40, 19h, 21h10.Parisien.Mer., jeu.: 13h10, 15h20, 17h30, 19h40, 21h50.Versailles.Mer., jeu.: 13h10, 15h20, 17h30, 19h45, 22h.STAR WARS : EPISODE 1, LA MENACE FANTOME Boucherville (1) : 12h30, 15h30, 18h30, 21h20.Boucherville (6) : 13h, 15h50, 18h45, 21h35.Carrefour Dorion (1) : 12h30, 15h30, 18h30, 21h30.Carrefour Laval (6) : 12h45, 15h45, 19h, 21h45.Chateauguay Encore (4) : 13h15, 16h, 18h40, 21h20.Cinema Carnaval : 12h, 14h25, 16h50, 19h15, 21h40 ; ven., sam.: minuit.Cinema Carrefour Joliette : 13h30, 16h15, 18h45, 21h25.Cinema Lacordaire : 13h15, 15h45, 19h15, 21h45.Cinema Langelier : 13h, 13h30, 15h30, 16h, 19h, 19h15, 21h30, 21h45 ; ven., sam.: 23h55.Cinema Le Paradis : 13h, 15h30, 19h, 21h30.Cinema St-Basile : 12h15, 15h15, 18h45, 21h30.Des Sources : 13h, 15h30, 19h, 21h30.Dauphin (1) : 13h, 16h, 18h30, 21h15.Lasalle (1).Du ven.au mer.: 12h40, 15h45, 18h45, 21h40.Lasalle (3) : 13h, 16h, 18h55, 21h50.Longueuil (2).Ven.au mar.: 13h15, 16h15, 19h, 21h40 ; mer., jeu.: 13h15, 16h15, 19h, 21h35.Longueuil (5).Ven.au mar.: 12h30, 15h30, 18h30, 21h20 ; mer.: 12h50, 15h30, 18h30, 21h20.Mega-Plex Pont-Viau : 13h, 13h10, 13h30, 15h30, 15h40, 16h, 19h,19h10, 19h30, 21h30, 21h40, 22h ; ven., sam.: 23h55.Mega-Plex Spheretech.Ven.au mar.: 13h30, 16h, 19h05, 21h35.Mega-Plex Taschereau : 13h, 13h15, 13h30, 15h30, 16h, 17h45, 19h15, 19h30, 20h15,21h45, 22h, 22h45 ; ven., sam.: minuit15, minuit30.Plaza Repentigny : 12h15, 15h15, 18h45, 21h30 ; ven., sam.: minuit.Quartier Latin (9) : 12h30, 15h30, 18h30, 21h30 ; ven., sam.: minuit15.Quartier Latin (12) : 12h05, 15h, 18h10, 21h10.Quartier Latin (14) : 13h, 15h55, 19h, 21h55.Quartier Latin (17) : 13h30, 16h30, 19h20, 22h10.St-Bruno (11) : 12h30, 15h30, 18h30, 21h30.St-Eustache : 13h, 16h, 19h, 21h50.St-Eustache (12) : 12h30, 15h30, 18h50, 21h30.St-Jerome (8).Ven., sam., lun., mar., mer.: 12h30, 15h30, 18h30, 21h40.St-Jerome (9) : 13h, 15h45, 18h50, 21h50 ; jeu.: 13h, 15h45, 18h50, 21h40.Ste-Therese/Terrebonne : 13h15, 13h30, 15h45, 16h15, 19h, 19h15, 21h30, 21h45 ; ven., sam.; 23h55.STAR WARS : EPISODE 1 THE PHANTOM MENACE Carrefour Dorion (8) : 13h15, 16h15, 19h15, 22h15.Carrefour Laval (3).Duv en.au mar.: 13h, 16h, 19h15, 22h.Carrefour Laval (5) : 12h35, 15h30, 18h45, 21h30.Cavendish (3) : 12h50, 15h40, 18h30, 21h30.Cavendish (5) : 13h20, 16h15, 19h, 21h40.Cinema Lacordaire : 13h, 13h30, 15h30, 16h12.35, 19h, 19h30, 21h30, 22h15 ; ven., sam.: 23h55.Cote-des-Neiges (6) : 12h30, 15h30, 18h30, 21h15.Dorval : 13h, 15h45, 19h10, 22h.Faubourg (1) : 12h20, 15h30, 18h30, 21h20.Faubourg (4) : 12h50, 16h, 19h, 21h45.Lasalle (2) : 12h30, 15h30, 18h30, 21h30.Lasalle (6) : 13h15, 16h05, 19h, 21h45.Mega-Plex Pont-Viau : 12h45, 13h15, 15h15, 15h45, 19h10, 19h40, 21h40, 22h20 ; ven., sam.: minuit10.Mega-Plex Spheretech : 13h, 13h20, 13h40, 15h30, 15h50, 16h10, 19h, 19h20, 19h40, 21h30, 21h50, 22h10 ; ven., sam.: 23h55.Meg-Plex Taschereau : 12h45, 13h15, 15h15, 15h45, 19h10, 19h40, 21h40, 22h20 ; ven., sam.: minuit10.Pointe-Claire (2) : 12h30, 15h30, 18h30, 21h30.Pointe-Claire (3) : 12h45, 15h45, 18h45, 21h45.Pointe-Claire (4) : 13h, 16h, 19h, 22h.St-Bruno (7) : 13h, 16h, 19h, 22h.St-Eustache (4) : 12h30, 15h30, 18h50, 21h30.Versailles : 13h, 16h, 19h, 21h40 ; ven., sam.: minuit20.TARZAN Angrignon : 12h, 13h, 14h, 15h10, 16h, 17h20, 18h30, 19h25, 20h30, 21h30.Cavendish (7).Ven.au mar.: 12h20, 14h30, 16h45, 18h50, 21h ; mer., jeu.: 12h25, 14h30, 16h45, 18h50, 21h.Cavendish (8).Ven.au mar.: 12h20, 14h30, 16h45, 18h50, 21h ; mer., jeu.: 12h35, 14h30, 16h45, 18h50, 21h.Cinema Lacordaire : 13h, 15h, 17h, 19h, 21h ; ven., sam.: 23h.Dorval : 13h30, 16h, 18h45, 21h.Famous Players 8 - Greenfield Park.Ven.au mar.: 12h15, 13h30, 14h30, 16h, 16h45, 18h45, 19h15, 21h, 21h30 ; mer., jeu.: 12h25, 13h30, 14h25, 16h, 16h25, 18h45, 19h30, 21h, 21h30.Famous Players 8 - Pointe-Claire : 12h15, 12h45, 13h20, 14h25, 15h, 15h40, 16h30, 17h10, 18h40, 19h10, 19h50, 20h50, 21h20, 21h50.Mega-Plex Pont-Viau : 13h, 13h30, 15h, 15h30, 17h, 17h30, 19h,19h30, 21h, 21h30 ; ven., sam.: 23h.Mega-Plex Spheretech : 13h, 13h25, 15h, 15h25, 17h, 17h25, 19h, 19h25, 21h, 21h25.Paramount Montreal.Ven., sam., mar.: 11h30, 12h20, 13h35, 14h, 15h15, 15h50, 16h40, 17h35, 18h45, 19h15, 20h, 21h, 21h45, 22h10 ; ven., sam., mar.: 23h20, minuit30 ; dim.: 11h30, 12h20, 13h35, 14h, 15h15, 15h50, 16h40, 17h35, 18h45, 19h15, 20h, 21h, 21h45, 22h10 ; lun.: 11h30, 12h20, 13h35, 14h, 15h15, 15h50, 16h40, 17h35, 18h45, 20h, 21h, 21h45, 22h10 ; mer., jeu.: 11h30, 12h20, 14h, 15h15, 16h40, 17h35, 19h15, 20h, 21h45, 22h15.TARZAN V.F.Angrignon.Ven.au mar.: 12h10, 12h30, 14h30, 16h30, 19h15, 21h15 ; mer., jeu.: 12h10, 14h30, 16h30, 19h15, 21h15.Boucherville (7) : 12h45, 14h50, 17h, 19h05, 21h10.Carrefour Dorion (2) : 12h15, 14h45, 17h, 19h10, 21h.Centre Eaton.Ven.au mar.: 12h, 13h30, 14h15, 16h, 16h30, 18h45, 19h15, 21h,21h30 ; mer.: 12h, 13h30, 14h15, 16h, 16h30, 18h45, 21h, 21h30 ; jeu.: 12h, 13h30, 14h15, 16h, 16h30, 18h45, 19h15, 21h, 21h30.Centre Laval.Ven.au mar.: 12h, 12h30, 13h30, 14h15, 14h40, 15h50, 16h30, 16h55, 18h50, 19h10, 20h30, 21h, 21h15 ; mer., jeu.: 12h30, 13h30, 14h40, 15h50, 16h55, 18h20, 19h10, 20h30, 21h15.r Cinema Carnaval : 12h15, 14h, 16h, 19h10, 21h ; ven., sam.: 22h45.Cinema Carrefour Joliette : 14h05, 16h35, 19h20, 21h10.Cinema St-Basile : 13h15, 15h15, 17h15, 19h15, 21h15.Mega-Plex Taschereau : 13h, 13h30, 15h, 15h30, 17h, 17h30, 19h, 19h30, 21h, 21h30 ; ven., sam.: 23h.Plaza Repentigny : 13h15, 15h15, 17h15, 19h15, 21h15 ; ven., sam.: 23h15.St-Bruno (5) : 13h15, 15h15, 17h15, 19h20, 21h20.St-Bruno (6) : 13h15, 15h15, 17h15, 19h20, 21h20.St-Eustache (8).Ven., sam., dim., lun., mar.: 12h, 14h10, 16h20, 19h20, 21h20 ; mer., jeu.: 12h, 14h10, 16h20, 19h05, 21h10.St-Jerome (6) : 13h, 15h45, 18h50, 21h40.Ste-Therese/Terrebonne : 13h, 15h, 17h, 19h, 21h ; ven., sam.: 23h.Versailles : 12h30, 14h40, 16h50, 19h05, 21h10 ; ven., sam.: 23h15.TEA WITH MUSSOLINI Loews.Ven.au dim., mar., mer., jeu.: 13h20, 15h50, 18h20, 21h ; lun.: 13h20, 15h50, 21h.THE AVEC MUSSOLINI Parisien : 13h20, 16h, 18h40, 21h10.THIRTEENTH FLOOR (THE) Centre-Ville (9) : 13h35, 16h10, 18h45, 21h20.THIS IS MY FATHER Drame sentimental canado-irlandais (1998) de Paul Quinn.Avec Aidan Quinn, Moya Farrelly, James Caan, Stephen Rea, John Cusack, Moya Farrelly, Jacob Tierney.120 minutes.Kieran Johnson, un professeur quadragenaire de Chicago, se rend dans lfile dfEmerald, en Irlande, terre natale de ses parents, pour tenter de savoir ce qui est advenu de son pere, qufil nfa jamais connu.Il y fait la connaissance de Mrs.Kearney, qui a bien connu sa mere Fiona.La vieille dame raconte a Johnson lfhistoire dfamour qufont vecue sa mere et son pere.En 1939, Fiona etait une jeune fille de bonne famille, independante et frondeuse.Un jour, un modeste fermier lfinvita a la danse du village.Ce fut le debut dfune relation passionnee.Mais le couple dut alors faire face a la desapprobation de la mere alcoolique de Fiona et du pretre du village, qui considerait la jeune fille trop jeune pour le fermier.Des Sources.Ven.au mer.: 13h05, 15h20, 19h10, 21h25 ; jeu.: 15h20, 21h25.Loews : 13h30, 16h10, 18h50, 21h40.THREE SEASONS Centre-Ville (8) : 13h30, 16h05, 18h40, 21h15.TRAQUENARD Mega-Plex Pont-Viau.Ven.au mer.: 13h10, 15h40, 19h10, 21h40 ; ven., sam.: 23h55.Mega-Plex Taschereau.Ven.au mar.: 13h, 15h30, 19h, 21h30 ; ven., sam.: 23h55.Quartier Latin (4).Ven.au mer.: 12h55, 15h45, 18h25, 21h20 ; ven., sam.: minuit15.13IEME ETAGE Cine-Parc Chateauguay (1) : des 19h.Cine-Parc Joliette : des 19h.Cine-Parc Laval (4) : des 19h.Cine-Parc Odeon 2 Boucherville : des 19h.Cine-Parc St-Eustache (1) : des 19h.Mega-Plex Pont-Viau.Ven.au mar.: 15h45, 21h45 ; ven., sam.: 23h45.Quartier Latin (11).Ven.au mar.: 12h10, 14h30, 17h05, 19h40, 22h05.TWICE UPON A YESTERDAY Centre Eaton.Ven.au mar.: 12h10, 14h30, 16h50, 19h, 21h10.VENT DE FOLIE (UN) Cinema St-Leonard.Ven., lun., mar.: 18h50, 21h30 ; sam., dim.: 15h30, 18h50, 21h30.VIE (LA) Cinema St-Leonard.Ven., lun., mar.: 18h50 ; sam., dim.: 15h30, 18h50.VIE EST BELLE (LA) Cinema Joliette.Ven.: 19h, 21h30 ; sam., dim.; 13h30, 16h, 19h, 21h30 ; lun.au mer.: 19h, 21h30.Complexe Desjardins (4) : 13h50, 16h20, 19h10, 21h35 ; lun.: 13h50, 16h20, 21h35.VIOLON ROUGE (LE) Parisien : 13h40, 16h10, 18h50, 21h25.WILD WILD WEST Angrignon.Mer., jeu.: 12h30, 13h10, 15h30, 15h50, 19h, 19h30, 21h40, 22h10.Cavendish (6).Mer., jeu.: 12h, 14h25, 17h, 19h25, 21h50.Centre Eaton.Mer., jeu.: 12h10, 14h30, 17h, 19h30, 21h50.Centre Laval.Mer., jeu.: 12h, 13h05, 13h45, 14h20, 15h35, 16h15, 16h45, 18h30, 19h,19h30, 21h, 21h35, 22h10.Cinema Carnaval.Mer., jeu.: 12h15, 14h30, 16h40, 19h20, 21h30.Cinema Lacordaire.Mer., jeu.: 13h, 15h05, 17h10, 19h05, 21h05.Des Sources.Mer., jeu.: 13h15, 13h25, 15h05, 15h30, 17h10, 17h25, 17h35, 19h15, 19h30, 19h40, 21h20, 21h35, 21h45.Famous Players 8 - Greenfield Park.Mer., jeu.: 12h15, 12h50, 14h35, 15h45, 16h55, 19h15, 19h35, 21h35, 22h.Mega-Plex Spheretech.Mer., jeu.: 13h, 13h25, 15h05, 15h30, 17h10, 17h35, 19h15, 19h40, 21h20, 21h45 ; ven., sam.: 23h55.Paramount Montreal.Mer., jeu.: 12h15, 13h25, 14h35, 15h45, 17h10, 19h, 20h20, 21h30 ; 22h50 ; mer., jeu.: 12h15, 13h25, 14h35, 15h45, 17h10, 19h, 20h20, 21h30.WILLIAM SHAKESPEAREfS : MIDSUMMERS NIGHTfS DREAM Centre-Ville (1) : 13h10, 15h45, 18h20, 20h55.WING COMMANDER Palace : 12h05, 14h10, 16h20, 18h50, 21h ; ven., sam.: 23h10.Voir HORAIRES en D 27 6LP2501D0626 D-25 CINEMA SAMEDI 6LP2501D0626 ZALLCALL 67 00:55:13 06/26/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 26 JUIN 1999 D 25 2765290 James Caan joue le rôle de Kieran Johnson, un enseignant qui part à la recherche de ses racines dans l\u2019île Emerald, en Irlande.THIS IS MY FATHER Une belle tragédie inspirée d\u2019une légende irlandaise MARC-ANDRÉ LUSSIER collaboration spéciale Une histoire de famille.Dans tous les sens.Voilà ce qu\u2019est This is My Father, le premier \u2014 et très beau \u2014 long métrage de Paul Quinn.Mettant en vedette Aidan Quinn (The Assignment), mis en images par Declan Quinn (Leaving Las Vegas), ce film est inspiré d\u2019une légende qui aurait été racontée à ces trois frères, permettant ainsi à ces derniers de renouer avec leurs racines irlandaises.C\u2019est aussi ce que fait le personnage principal du film.Kieran (James Caan), un professeur de Chicago qui, coincé dans ses interrogations existentielles, semble avoir complètement perdu le contact avec ses élèves.Il se perd en conjectures le jour où il retrouve de vieilles photos appartenant à sa mère.L\u2019homme qui apparaît sur les clichés ne répond pas du tout à la description du soldat français mort à la guerre qui, lui a-t-on dit, était son père.Ne pouvant trouver de réponses satisfaisantes auprès de sa mère, maintenant paralysée et quasi comateuse, Kieran décide de mettre le cap sur l\u2019Irlande afin de retracer ses origines.Accompagné dans son périple par son jeune neveu Jack (Jacob Tierney), Kieran se rendra dans le petit village d\u2019où provient sa famille.Il y fera la rencontre d\u2019une vieille dame qui lui révélera les moindres détails d\u2019une liaison amoureuse tragique qu\u2019a vécue jadis sa mère Fiona avec un modeste fermier de l\u2019endroit qui, comme lui, répondait au nom de.Kieran.C\u2019est ainsi que la partie « historique » du récit, campée en 1939, nous est racontée au gré de longs retours en arrière, la réalité contemporaine n\u2019intervenant alors que pour permettre aux protagonistes de réagir à ces nouvelles révélations.Si l\u2019ensemble ne pêche pas par excès d\u2019originalité, le film demeure tout de même magnifiquement écrit.Le scénario évoque en effet le profond isolement dans lequel se sont retrouvés les habitants de l\u2019Eire à une certaine époque.Notamment en regard des pressions religieuses et des fractures sociales qui déchiraient alors le pays.Paul Quinn réussit d\u2019ailleurs parfaitement à faire écho à l\u2019incompréhension générale à laquelle doivent faire face malgré eux les deux amants (interprétés par Aidan Quinn et Moya Farrelly, une nouvelle venue qui interprète ici le rôle de Fiona alors qu\u2019elle était jeune), sans pour cela s\u2019appuyer sur des effets grossiers.Les personnages, malgré leur profonde ignorance, conséquence directe de la main mise des autorités sur la pensée des gens, sont dessinés avec finesse.On pourra toutefois remettre en question la pertinence de cette scène au cours de laquelle un aviateur américain (John Cusack, un ami personnel des Quinn) supplie le couple maudit de lui accorder dix minutes pour jouer au football ! La scène est amusante, mais parfaitement inutile.This Is My Father présente par ailleurs de très belles qualités artistiques.Declan Quinn a su composer de magnifiques images, tandis que le compositeur Donal Lunny nous gratifie d\u2019une partition qui, bien sûr, évoque les racines musicales du pays.On retiendra surtout de ce premier film la résonance personnelle qui émane de cette tragédie romantique.THIS IS MY FATHER.Écrit et réalisé par Paul Quinn.Images : Declan Quinn.Montage : Glenn Berman.Direction artistique : Frank Conway.Musique : Donal Lunny.Avec Aidan Quinn, James Caan, Stephen Rea, John Cusack, Moya Farrelly, Jacob Tierney, Colm Meaney.2 h.2764763 6LP2601D0626 D-26 CINEMA SAMEDI 6LP2601D0626 ZALLCALL 67 00:58:34 06/26/99 B D 26 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 26 JUIN 1999 AN IDEAL HUSBAND L\u2019humour et la finesse de Wilde 2764758 LUC PERREAULT Il n\u2019existait pas à la fin du siècle dernier plus fin observateur de la belle société londonienne qu\u2019Oscar Wilde.Ce dandy, lui-même lettré et raffiné, n\u2019ignorait aucun secret ni aucun scandale entourant cette aristocratie décadente.Terminée en 1893, Un mari idéal se distingue autant par son élégance que par les vacheries qui y sont dites.En même temps qu\u2019il savait flatter ce milieu suffisant et pétri d\u2019orgueil, il pouvait d\u2019un trait acide en dénoncer les excès.Cette pièce représente une étape importante dans ce travail de sape entrepris sur une période très courte d\u2019une dizaine d\u2019années.L\u2019impertinence de Wilde, autant que l\u2019accusation d\u2019homosexualité dont il fut l\u2019objet, allait valoir à l\u2019excentrique auteur deux ans de prison et les travaux forcés qui le laisseraient, au tournant du siècle, définitivement brisé et anéanti.On comprend en voyant le film qu\u2019Oliver Parker a tiré d\u2019Un mari idéal combien percutantes pouvaient paraître les attaques de Wilde.Et encore, le réalisateur a-til passablement resserré la pièce originale pour la faire tenir dans un format plus acceptable (100 minutes).Plusieurs bons mots de l\u2019auteur \u2014 c\u2019était sa spécialité \u2014 ont sauté en cours de route.Des références importantes au contexte de l\u2019époque ont pu aussi être gommées.Mais il reste suffisamment de mordant et de jus à ce brûlot pour en apprécier la finesse et l\u2019humour.Cet homme, Robert Chiltern (Jeremy Northam), qui passe pour un mari idéal, du moins aux yeux de la naïve madame Chiltern (Cate Blanchett), Wilde nous fait vite comprendre qu\u2019il ne s\u2019agit somme toute que du vent.Sa fortune repose sur une escroquerie que tout le monde ignore, à commencer par sa femme.Mais un jour, une certaine madame Cheveley venue d\u2019Autriche va menacer de faire éclater au grand jour ce scandale.Chantage, manipulation, dissimulation, ce sont là quelques-unes des armes de cette Cheveley dont Julianne Moore use avec talent.Quand il décrit la menace que fait peser cette intrigante sur le couple Chiltern, Wilde s\u2019attaque à l\u2019une des valeurs, le mariage, qui, avec l\u2019argent et la carrière, servaient de ciment à cette classe sociale.Par opposition à Chiltern, Wilde a imaginé Lord Arthur Goring, ce fidèle ami vers lequel le premier va se tourner pour se tirer d\u2019affaire.L\u2019homme est un coureur, butinant d\u2019une conquête à l\u2019autre.Sous les traits remarquables de justesse de Rupert Everett, on découvre un personnage qui pourrait bien être l\u2019alter ego de Wilde, un être intelligent, plein de sel, impertinent, critique : l\u2019incarnation parfaite, au fond, du mari idéal.C\u2019est du moins la conclusion que Mabel (Minnie Driver), la soeur de l\u2019épouse flouée, sera amenée à envisager.Le danger d\u2019un film d\u2019époque anglais tient dans sa propension à dégager cette qualité Masterpiece Theatre qui donne l\u2019impression, quand on en a vu un, de les avoir vus tous.Oliver Parker évite, en partie, cet écueil par une mise en scène qui privilégie l\u2019essence à l\u2019accessoire.On n\u2019est pas tant ébahi par les décors ou les beaux costumes que par le brio des interprètes, l\u2019homogénéité de la distribution et le côté bien huilé de cette mécanique.Tout coule avec une facilité apparente, une fluidité qui, une fois le film fini, vous laisse échapper un soupir de revenez-y.AN IDEAL HUSBAND, écrit et réalisé par Oliver Parker, d\u2019après la pièce d\u2019Oscar Wilde.Image : David Johnson.Chef décorateur : Michael Howells.Montage : Guy Bensley.Musique : Charlie Mole.Avec Cate Blanchett, Minnie Driver, Rupert Everett, Julianne Moore, John Wood.Oscar Wilde a terminé en 1893 Un mari idéal.2765344 2765485 2765334 2765329 2764760 2764952 6LP2701D0626 D-27 CINEMA SAMEDI 6LP2701D0626 ZALLCALL 67 00:56:12 06/26/99 B LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 26 JUIN 1999 D 27 HORAIRES ET PRIMEURS Initiation à la 3D.en trois dimensions Salles de répertoire AMERICAN FRIEND (THE) Cinémathèque québécoise (salle Claude-Jutra) : 21h.BUENA VISTA SOCIAL CLUB Documentaire germano-américain (1999) de Wim Wenders.Musique : Buena Vista Social Club.101 minutes.\u2014 En 1996 à La Havane, le guitariste américain Ry Cooder retrace une douzaine de musiciens cubains de la vieille époque.Avec ce groupe, il enregistre un CD qui connaît un succès mondial.Retournant là-bas en 1998 pour l\u2019enregistrement du disque solo du chanteur Ibrahim Ferrer, Cooder est accompagné par le réalisateur Wim Wenders, qui filme les répétitions et laisse les musiciens se raconter.Sont intercalés des extraits des spectacles donnés par le groupe à Amsterdam et au Carnegie Hall à New York.Ex-Centris (2) : 13h15, 21h15.CELEBRATION (THE) Cinéma du Parc (3) : 15h, 21h45, 23h45.CHAT NOIR, CHAT BLANC Ex-Centris (3) ; 13h, 15h45, 19h, 21h45.CHILI, LA MÉMOIRE OBSTINÉE Cinémathèque québécoise (salle Fernand-Séguin) : 20h.COURS, LOLA, COURS Ex-Centris (2) : 15h30, 17h30, 19h30, 21h30.CRI DU HIBOU (LE) Cinémathèque québécoise (salle Claude-Jutra) : 19h.GENERAL (THE) Cinéma du Parc (2) ; 14h45, 17h, 19h30.HÔTEL DU NORD Cinémathèque québécoise (salle C.-Jutra) : 17h.LOCK STOCK SMOKING BARRELS Cinéma du Parc (2) ; 21h45, 23h45.LUCK PEOPLE CENTER INTERNATIONAL Ex-Centris (1) : 14h, 18h, 22h.RADIOHEAD : MEETING PEOPLE IS EASY Cinéma du Parc (1) ; 21h15, 23h30.SHAKESPEARE IN LOVE Cinéma du Parc (3) : 17h, 19h30.THIEF (THE) Cinéma du Parc (1) : 15h15, 17h15, 19h15.TROU (LE) (THE HOLE/DONA) Drame taiwanais (1998) de Tsai Ming Liang.Avec Yang-Knei-Mei, Lee Kang- Shen, Mioa Tien, Tong Hsiang-Chu, Lin Hui- Chin, Lin Kun-Huei.95 minutes.\u2014 Taiwan, à l\u2019aube du 21e siècle, dans un environnement totalement pollué où la pluie ne cesse de tomber.L\u2019île est en proie à une épidémie d\u2019origine inconnue.L\u2019épicier Hsiao habite un HLM dans un quartier déclaré zone sinistrée.Un jour, un plombier venu réparer une fuite fait un trou dans son plancher.Cette ouverture permet à Hsiao d\u2019épier la locataire d\u2019en bas, une secrétaire.Un lien étrange va se former entre ces deux voisins.Ex-Centris (1) ; 16h, 18h, 20h.IMAX IMAX (Vieux-Port de Montréal) MYSTÈRES D\u2019ÉGYPTE et SPORT EXTRÊME Sam.: 12h15, 14h15, 16h15, 20h15, 22h15 (version française) ; 10h15, 18h15 (version anglaise) ; dim.: 10h15, 14h15, 16h15, 18h15, 20h15 (version française) ; 12h15, 22h15 (version originale anglaise) ; lun.: 10h15, 12h15, 14h15, 16h15, 18h15, 22h15 (version française) ; 20h15 (version originale anglaise) ; mar.: 10h15, 12h15, 16h15, 18h15, 20h15 (version française) ; 14h15, 22h15 (version originale anglaise) ; mer.: 12h15, 14h15, 18h15, 20h15, 22h15 (version française) ; 10h15, 16h15 (version orignale anglaise) ; jeu.: 10h15, 14h15, 16h15, 18h15, 20h15, 22h15 (version française) ; 12h15 (version originale anglaise) ; ven.: 10h15, 12h15, 16h15, 18h15, 22h15 (version française) ; 14h15, 20h15 (version originale anglaise).IMAX LES AILES (2153, boul.Lapinière, Brossard) L\u2019ÎLE AUX REQUINS Du lun.au dim.: 13h, 16h, 18h, 21h.T-REX Du lun.au dim.: 12h, 14h, 17h, 19h.EVEREST Du lun.au dim.: 15h, 20h, 22h.MARIE-ÈVE GÉRIN Amenez des enfants voir Rencontre dans la 3e dimension, vous serez fascinés par leur réaction.Au moyen d\u2019un croisement d\u2019images générées par ordinateur, de scènes réelles et d\u2019un professeur farfelu (Stuart Pankin), Rencontre dans la 3e dimension nous initie au cinéma 3D.en trois dimensions.Le professeur est assisté par Max, un robot volant qui lui sert de cobaye et de souffredouleur.Le résultat est aussi divertissant qu\u2019instructif.Destiné à un public d\u2019enfants, de par son approche rigolote, le film plaira à toute la famille pour la même raison : on nous en met plein la vue ! Remontant aux fresques des hommes des cavernes en passant par la découverte de la perspective par les artistes de la Renaissance, le professeur nous apprend que \u2014 contrairement à ce qu\u2019on pourrait croire \u2014 les films en 3D ne sont pas nés d\u2019hier.Les plus vieux s\u2019en souviennent peut-être, les plus jeunes l\u2019apprendront sûrement, Hollywood a connu une période faste en films tournés en 3D au début des années 50.Les studios américains en produisaient une trentaine par année.L\u2019engouement s\u2019est toutefois estompé rapidement avec l\u2019avènement des films panoramiques en cinémascope.Après ce survol des ancêtres des films 3D actuels, on a droit à d\u2019impressionnants extraits de plusieurs films des vingt dernières années.Préparez-vous d\u2019ailleurs à des sensations fortes pendant une balade en montagnes russes.Une sorte de voyage au centre de la Terre, version années 3000, où se succèdent des paysages virtuels aussi apocalyptiques les uns que les autres.Mais la séquence la plus impressionnante vient de Terminator 2:3D.Une araignée géante faite de métal liquide passe à deux doigts de nous crever les yeux avec ses longues pattes pointues ! »Sur les quelque 185 salles Imax à travers le monde, près du tiers sont équipées pour projeter des films 3D grand format.Et les projets d\u2019expansion ne manquent pas.À l\u2019affiche dans la salle Imax du complexe Paramount du centreville, Rencontre dans la 3e dimension constitue en ce sens un excellent document promotionnel.2765318 2765324 2747241 6LP2801D0626 D-28 CINEMA SAMEDI 6LP2801D0626 ZALLCALL 67 00:53:55 06/26/99 B D 28 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 26 JUIN 1999 THE HOLE Parabole d\u2019une fin de siècle sur fond d\u2019apocalypse MARC CASSIVI Fin décembre 1999.Il tombe sans cesse sur Taïpeh une pluie polluée, le fond de l\u2019air est contaminé et les victimes d\u2019une maladie mystérieuse rampent comme des coquerelles dans des couloirs désaffectés.En attendant la mort.Deux voisins habitent l\u2019un au-dessus de l\u2019autre dans un immeuble abandonné et décrépit.Lui, l\u2019épicier du dessus, s\u2019enivre pour oublier sa morne solitude.Elle, la secrétaire du dessous, occupe le plus clair de son temps à éponger les litres d\u2019eau qui s\u2019infiltrent par ses murs humides.Puis, un plombier creuse un trou entre les deux appartements et ne revient plus.The Hole, du réalisateur d\u2019origine malaysienne Tsai Ming-liang, enchante autant qu\u2019il laisse perplexe.Réalisée à la demande de la chaîne franco-allemande Arte, aux fins de sa série 2000 vu par \u2014 comme Last Night, du Canadien Don McKellar \u2014, cette oeuvre onirique et ironique est une parabole d\u2019une fin de siècle sur fond d\u2019apocalypse « maintenant ».La Peste de Camus, version nouveau millénaire, entrecoupée d\u2019extraits surréels de comédies musicales des années 50.Tsai Ming-liang, l\u2019auteur célébré de Vive l\u2019amour, Lion d\u2019or du festival de Venise (1994), et de La Rivière, Ours d\u2019argent du festival de Berlin (1996), relève avec The Hole \u2014 injustement oublié à Cannes l\u2019an dernier, selon plusieurs critiques \u2014 le défi de dégager d\u2019une fable de l\u2019absurde, indéniablement kafkaïenne, la cohérence et la simplicité des nouvelles les plus efficaces.Le rythme est lent, les plans-séquences lourds de symboles, mais l\u2019ensemble séduit par sa finesse et son éclectisme.The Hole est un état d\u2019âme.La solitude hermétique des grandes cités asiatiques, l\u2019angoisse sombre d\u2019une fin de siècle de consommation abusive, le déluge apocalyptique servi en tranches volontairement elliptiques.Ainsi se profile le 31 décembre 1999 selon Tsai Ming-liang, 42 ans, qui dénonce volontiers la violence, la corruption et la destruction par la bourgeoisie taïwanaise des joyaux de l\u2019environnement et de la culture de l\u2019île.À travers la relation singulière du « garçon d\u2019en haut » (Lee Kang-Sheng) et de la « fille d\u2019en bas » (Yang Kuei-Mei, sublime), qui ne cesseront de s\u2019épier par ce trou qui deviendra en quelque sorte leur voie de communication privilégiée, Tsai esquisse un portrait cynique du solitaire moderne \u2014 l\u2019un est davantage attaché à son chat qu\u2019aux êtres humains qui l\u2019entourent ; l\u2019autre fait l\u2019amour au téléphone portable.Son regard particulièrement satirique sur la société taïwanaise, encombrée de reportages télé insignifiants, d\u2019exterminateurs qui pulvérisent des immeubles sans se soucier des résidants, et de plomberie déficiente, relève du tragi-comique.Davantage tragique que comique.Malgré les interludes musicaux, superbes numéros de burlesque de Yang, inspirés des comédies musicales du milieu du siècle, à Hong Kong, et des chansons de Grace Chang, une chanteuse chinoise populaire des années 50.The Hole, ode à l\u2019expiation collective de facture faussement austère, imprègne d\u2019images fortes et évocatrices.La main du voisin qui tend un verre d\u2019eau au travers du « trou », pour soulager la voisine devenue malade, demeure la plus saisissante.Une pointe d\u2019humanisme à l\u2019aube du troisième millénaire.Yang Kuei-Mei interprète une secrétaire qui occupe le plus clair de son temps à éponger les litres d\u2019eau qui s\u2019infiltrent par les murs humides de son logement.BUENA VISTA SOCIAL CLUB 2765342 Wim Wenders passe à côté de la musique cubaine JEAN-CHRISTOPHE LAURENCE Leur histoire est de celles qu\u2019on ne croit plus.Hier encore, les doyens de la musique cubaine coulaient une retraite misérable à La Havane, perdus dans leurs souvenirs d\u2019avant la révolution castriste.Ruben Gonzales n\u2019avait pas touché à un piano depuis dix ans ; Ibrahim Ferrer, chanteur à la voix d\u2019or, cirait des souliers dans la rue et Compay Segundo ne jouait plus que dans d\u2019infâmes pièges à touristes.Il aura suffi de quelques sessions de studio avec l\u2019Américain Ry Cooder pour que leur vie change du tout au tout.À l\u2019âge où d\u2019autres magasinent des préarrangements funéraires, les petits vieux du Buena Vista Social Club ont été propulsés du jour au lendemain sur toutes les scènes du monde.L\u2019aventure est unique et vu le succès phénoménal du disque, il fallait qu\u2019elle soit racontée.Ça tombait bien : Ry Cooder est un ami du cinéaste Wim Wenders, pour qui il a entre autres écrit la fameuse musique de Paris, Texas.Et voilà que le réalisateur allemand se retrouve à la Havane à pointer sa caméra sur les sympathiques « abuelos » du Buena Vista Social Club.L\u2019eau et le feu.Le froid Wenders qui rencontre la chaleur de la musique afro-cubaine.Le résultat ne pouvait être que tiède.Remettons les choses en perspective : il s\u2019agit avant tout d\u2019un documentaire sur un groupe de musiciens qui viennent de cartonner sur le marché des musiques du monde ; une bande de papis naïfs, fébriles comme des enfants devant un succès qu\u2019ils n\u2019attendaient plus.Alors que ce soit Wenders ou un autre qui témoigne de leur candeur incroyable, on s\u2019en tape un peu.Ils sont là, les membres du Buena Vista Social Club, c\u2019est ça l\u2019important.Ibrahim Ferrer reçoit l\u2019équipe dans sa modeste demeure, honoré, obséquieux, maladroit devant l\u2019indiscrétion médiatique.Compay Segundo fume d\u2019immenses cigares qu\u2019il tient de ses doigts parcheminés et raconte avec l\u2019honnêteté d\u2019un vieux jouisseur son amour des femmes.Ruben Gonzalez, de loin le plus attachant avec ses yeux rieurs, tient la mesure au piano pour des ballerines en herbe.Quelques membres de la bande, Ferrer en tête, s\u2019émerveillent devant New York qu\u2019ils visitent pour la première fois.Dans le film, un concert au Carnegie Hall symbolisera l\u2019accomplissement suprême.Fallait-il être un grand cinéaste pour saisir sur le vif les touchantes réactions de ces grands-pères devenues pop stars ?Il suffisait d\u2019être là, attentif, et de connaître son métier.Or si Wenders connaît son métier, il ne connaît visiblement rien à la musique cubaine.Il faut le voir filmer des concerts et s\u2019attarder sur un musicien quand le solo est ailleurs.La caméra se promène sur scène comme si elle tournait autour d\u2019une rangée de pots de fleurs, indifférente à la vie, imperméable à la magie qu\u2019un club d\u2019âge d\u2019or cubain ne manque pas de créer.Il se contente d\u2019enregistrer sans proposer autre chose que le standard du documentaire musical.Il y a bien quelques moments, quand même : alors qu\u2019Omara Portuondo et Ibrahim Ferrer chantent en duo, Wenders encercle les deux chanteurs de sa caméra et réussit, comme il le fera encore quelques rares fois pendant le film, à traduire en images un moment de grâce.2765338 "]
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