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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Politique
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1999-05-21, Collections de BAnQ.

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[" B Montréal, vendredi 21 mai 1999 ÉDITORIAL / OPINIONS / MONDE / ARTS ET SPECTACLES / PETITES ANNONCES Le printemps ravive les rumeurs de remaniement à Ottawa VINCENT MARISSAL du bureau de La Presse, OTTAWA Avec la même ponctualité que les tulipes qui colorent la capitale nationale, le printemps ramené immanquablement des odeurs de remaniement ministériel sur la colline parlementaire.Cet le année ne fait pas exception et de nombreux scénarios circulent dans les couloirs du parlement.Le premier ministre Chrétien affirme qu'il est très satisfait de son cabinet, mais il ajoute du même souffle « que l'on veut parfois faire des changements ».Il y a de tout pour tout le monde dans cette déclaration, comme c'est d'ailleurs souvent le cas avec M.Chrétien.Certains y voient la confirmation qu'il y aura bel et bien un remaniement à la fin juin.D'autres, dont son entourage, se plaisent à répéter que le premier ministre n'a pas l'habitude de « faire des changements pour faire des changements ».Au cours des cinq dernières années et demie passées au pouvoir, M.Chrétien n'a déclenché un jeu de chaises musicales que pour apaiser des crises.La dernière ronde, bien modeste, a eu lieu en novembre quand Andy Scott a dû quitter son poste de solliciteur gênerai après s'être embourbe dans l'affaire de l'APEC.Le gouvernement arrivera le 2 juin à la moitié d'un mandat de quatre ans, ce qui rend plausible l'hypothèse du remaniement.Il se trouve toutefois à Ottawa des gens pour dire que le conflit au Kosovo retarde les projets du premier ministre.Difficile, disent certaines sources, de déplacer en plein conflit les ministres de la Défense, de l'Immigration et surtout des Affaires étrangères sans que cela soit vu comme un blâme ou une rétrogradation.Certaines rumeurs lancées par le National Post règlent le problème en envoyant Lloyd Ax-worthy au poste de gouverneur général.« Farfelu », murmure-ton dans l'entourage de Jean Chrétien.Marcel Massé, pour sa part, serait déjà en train de faire ses valises pour déménager à l'ambassade du Canada à Paris, s'il faut en croire certains commentateurs.Malgré les dénégations du principal intéressé, qui affirme vouloir poursuivre sa carrière politique, on lui donne déjà du « Son Excellence » dans des réceptions.Si remaniement il y a, il semble à première vue qu'il se fera surtout dans la deuxième rangée des ministres, du côté de l'Environnement, de la Francophonie ou des Anciens combattants.En première ligne, les volontaires pour le changement se font rares.Il y a bien le ministre de l'Industrie, John Manley, qui laisse savoir assez peu subtilement qu'il voudrait les Finances, mais les autres gros morceaux du puzzle ne veulent pas bouger.Paul Martin, qui est venu de reculons aux Finances, il y a cinq ans, n'est pas prêt à céder à sa place maintenant qu'il y a des surplus à distribuer.Son éventuel plus sérieux rival à la direction du Parti libéral, A lia n Rock, souhaite rester à la Santé, un poste qui lui assure une visibilité nationale.Malmené aux Communes et dans les régions, Pierre Petti-grevv affirme être heureux au Développement des Ressources humaines.Mais il ne se ferait pas prier pour aller à l'Industrie, un siège qu'il reluque depuis son entrée en politique, il y a plus de trois ans.L'autre recrue de 1996, Stéphane Dion, affirme qu'il veut rester en politique, mais il a déjà indiqué a maintes reprises qu'il n'esl pas venu en politique pour « être ministre des Transports Qlianfl i Lucienne Robillard, la crise des réfugies kosovars lui permet enfin de marquer des points après quatre ans de quasi-anonymat a Ottawa.Les fonds pour la réinsertion au travail sont réduits de 41 La diminution des groupes d'aide aux assistés sociaux est inévitable, dit la ministre DENIS LESSARD du bureau de La Presse, QUÉBEC Avec des budgets réduits par rapport à l'an dernier, la diminution des groupes communautaires oeuvrant auprès des bénéficiaires de l'aide sociale est inévitable, prévient la titulaire de l'Emploi, Diane Lemieux.Tous les budgets de ces organismes ont été automatiquement reconduits l'an dernier, mais l'heure de la rationalisation a sonné.« Les problèmes de cohérence, on les a en pleine face.Le fédéral subventionnait des organismes, nous, on en finançait d'autres, c'est sûr que des ajustements sont à prévoir », a expliqué hier la ministre Lemieux à La Presse.« C'est sûr que si on subventionne quatre centres de femmes qui font la même chose dans une région, on peut se poser des questions », souligne-t-on dans son entourage.Le sentiment d'urgence est tel qu'on est en train de gratter les fonds de tiroirs à Emploi Québec.On vérifie même si, rétroactivement, on ne pourrait pas faire payer de la formation déjà donnée par la caisse d'assurance emploi, financée par Ottawa.Surtout, l'Emploi et la Solidarité tentent d'arri-mer une politique « d'harmonisation des revenus » permettant de pomper 100 millions de budgets de l'aide sociale dans le budget de l'Emploi, dès juillet prochain.Les doléances des organismes voués au développement de l'aptitude à l'emploi \u2014 300 organismes où ont défilé l'an dernier 80 000 prestataires de l'aide sociale \u2014 ont trouvé écho hier à l'Assemblée nationale.Pour le chef libéral, Jean Charest, le transfert de responsabilité d'Ottawa vers Québec dans le dossier de la main-d'oeuvre est « un fiasco, un désastre, une confusion dont les sans-emploi paient le prix ».L'inertie de Québec à donner un coup de barre est en train de miner la crédibilité du gouvernement prévient-il.Tour à tour, les ministres André Boisclair (Solidarité) et Diane Lemieux (Emploi) ont défendu leur bilan.« Nous ne nions pas que nous traversons actuellement une zone de turbulence », a dit M.Bois-clair.Québec demandera « de la cohérence » aux organismes externes.Au passage, il rappelle que le nombre de ménages bénéficiaires de l'aide sociale est descendu sous les 400 000, une première en 12 ans.Selon les documents du ministère de l'Emploi obtenus par La Diane Lemieux Presse, ces groupes créés pour aider les bénéficiaires à se replacer sur le marché du travail verront cette année les fonds disponibles fondre comme neige au soleil.La baisse sera de 41 % par rapport à l'an passé.Il y avait 140 millions à dépenser dans les fonds accordés parQuébec l'an dernier ; la cagnotte n'est plus que de 81 millions.Pour l'île de Montréal, la baisse est de 43 %, pour Laval, de 45 %.Les Laurentides et Laxiau-dière encaissent respectivement des diminutions de 28 et de 34 %.En fait, les fonds dévolus par Québec pour favoriser le retour au travail des bénéficiaires de l'aide sociale ont diminué cette année, passant de 204 à 182 millions, une décision qui avait suscité des grincements de dents à la Commission des partenaires sur l'emploi.D'autant plus que le fonds d'assurance-emploi, payé par Ottawa, passait, lui, de 486 à 555 millions pour la même période.Mais il y a plus.Parce que Québec avait appuyé sur l'accélérateur pour dépenser au maximum durant la première année de l'entente Canada-Québec, pour justifier des budgets plus importants dans Les éditeurs de magazines s'empressent de louanger la détermination d'Ottawa ^^^^ GILLES T0UPIN du bureau de La Presse, OTTAWA Une journée après la rupture des négociations entre Ottawa et Washington sur l'industrie des magazines, les éditeurs canadiens, visiblement encore inquiets de l'avenir, se sont empressés hier de louanger la détermination du gouvernement fédéral à ne pas céder aux menaces américaines de sanctions commerciales.« En refusant d'accepter les demandes déraisonnables des États-Unis, le premier ministre Jean Chrétien et la ministre du Patrimoine, Sheila Copps, ont fermement pris position en faveur du Canada », a déclaré hier le président du Groupe de travail mixte de l'Association des éditeurs de magazines canadiens et de la presse spécialisée du Canada, François de Gaspé Beaubien.Les Américains, outrés du projet de loi C-55 qui veut interdire aux périodiques américains publiés au Canada d'accaparer la part du lion du marché publicitaire local, menacent le Canada de représailles commerciales dans les domaines du bois, du plastique, de la métallurgie et des textiles.Ottawa, voulant éviter le pire, était prêt à concéder aux magazines américains une part sans obligations de 10 % à l'assiette publicitaire canadienne.Les Américains réclament 25 %, ce qui équivaut, selon François de Gaspé Beaubien, « à la mort de l'industrie canadienne » des magazines.Accorder aux Américains cette disposition « de minimis de plus de 20 % au projet de loi C-55 », a encore expliqué hier M.de Gaspé Beaubien, équivaudrait à les exempter de la législation ; cela permettrait à tout éditeur américain de vendre plus de 20 % de son espace publicitaire au Canada sans être contraint à des débours supplémentaires et à fournir des articles à contenu canadien.Étant donné l'épaisseur des magazines américains, les 16 périodiques féminins américains vendus au Canada, tels Vogue, accapareraient ainsi 80 % des 600 millions de dollars du marché publicitaire annuel canadien, a ajouté M.de Gaspé Beaubien en guise d'exemple.Aussi bien dire que les lecteurs de magazines anglais canadiens n'auraient pratiquement plus accès à des contenus canadiens ; que l'industrie du magazine au Canada aurait un goût et une saveur façonnes par la seule culture américaine.7 * PHOTOPC En refusant d'accepter les demandes « déraisonnables » des États-Unis, Ottawa a « fermement pris position en faveur du Canada », a déclaré hier le président du Groupe de travail mixte de l'Association des éditeurs de magazines canadiens et de la presse spécialisée du Canada, François de Gaspé Beaubien.Les Américains avaient menacé de faire connaître dès hier la liste des représailles commerciales qu'ils entendaient mettre de l'avant pour contrer la position canadienne.Au moment de mettre sous presse, Washington n'avait pas encore bougé.À Ottawa, des responsables gouvernementaux ont confie qu'ils n'étaient pas inquiets outre mesure par ces tactiques d'intimidation.Les représailles brandies par les États-Unis sont, selon eux, illégales ; elles ne sauraient résister EUX règles établies de l'Accord de libre-et hange nord-américain.Les éditeurs de magazines canadiens, sans le dire ouvertement, sont néanmoins encore inquiets de possibles nouveaux assouplissements du gouvernement canadien.Selon des sources, l'ambassadeur du Canada à Washington, Raymond Chrétien, et le ministre du Commerce international, Seiglo Marchi, seraient plus enclins à des concessions additionnelles pour éviter la guerre commerciale avec-Washington.La ministre du Patrimoine, Sheila Copps, pour sa part, défend toujours avec acharnement l'intégrité du projet de loi C-55.Le premier ministre Jean Chrétien* qui avait qualifie il y a quelques mois la cause canadienne de « juste » dans cette affaire, prendra-t-il ce dossier en main ?Tentcia-i-il de régler le différend au téléphone avec son ami Bill Clinton ?Hier, à son bureau, on se refusait, « pour l'instant \u2022» précisait-on, à tout commentaire.l'avenir, il se retrouve avec 84 millions de dépenses excédentaires l'an dernier, qui réduisent considérablement sa marge de manoeuvre cette année.Avec des mesures déjà en place comme les 500 S pour le retour à l'emploi, et les coûts administratifs, il ne reste qu'une quarantaine de millions pour des nouvelles mesures destinées à la clientèle, relève le document du ministère.Au cabinet de Mme Lemieux, on souligne que ces chiffres de compressions ne sont pas définitifs.On pense pouvoir récupérer des fonds non dépensés par les organismes l'an passé, mais on avoue ne pas avoir de chiffres sur l'ampleur de ces enveloppes.Pour Nicole Galameau, porte-parole du Regroupement québécois des organismes pour le développement de l'employabilité, les problèmes informatiques feront qu'il sera impossible de retrouver ré- ! troactivement si de la formation aurait dû être payée par la caisse fédérale plutôt que par Emploi Québec.Il est difficile de prédire combien d'organismes disparaîtront.« La clientèle elle est en chute libre, les groupes de recherche d'emploi ont aidé 10 000 personnes l'an passé, ils en aideront 6000 cette année », illustre Mme Galameau.Recouvrement des comptes : Hydro difficile à convaincre PIERRE APRIL Presse Canadienne.QUÉBEC Le ministre de la Solidatiré sociale, André Boisclair, a admis, hier, qu'il éprouve de la difficulté à convaincre Hydro-Québec d'atténuer ses mesures de recouvrement de sommes dues auprès de prestataires de la Sécurité du revenu.Aux questions de la députée libérale Nicole Loiselle, qui a accusé Hydro-Québec de ne même pas respecter sa propre directive de 1997, le ministre a concédé qu'il trouve étonnante l'attitude de la société d'État, qui continue de faire la vie André Boisclair dure aux assistés sociaux les plus démunis.« Cette entente, a-t-il dit, si je comprends bien, est toujours en vigueur.J'ai tenté, toutefois, d'améliorer cette entente et de lui apporter des modifications et des bonifications, entre autres, pour les gens à la sécurité du revenu.« Toutefois à ce jour, a poursuivi le ministre, je n'ai pas été capable d'en arriver, avec Hydro-Québec, à une entente qui m'apparaît satisfaisante.» L'entente en vigueur offre, entre autres, aux prestataires de la sécurité du revenu la possibilité de négocier une entente de paiement particulière pour le remboursement d'un solde impayé.Elle prévoit qu'Hydro-Québec n'applique aucun frais d'administration sur le solde impayé pour la durée de l'entente et que le montant des versements peut être révisé s'il y a variation de la consommation, défaut de paiement ou modification de paiement du client.Selon les propos de Mme Loi-selle, les employés de la société d'Etat à qui on a confié la tâche de recouvrer à tout prix les comptes en souffrance appliquent la méthode dure.« Il y a une entente, a-t-elle dit.Elle est en vigueur depuis le 24 juillet 1997 et elle n'est pas respectée par Hydro-Québec.» Le ministre Boisclair a précise l'intention du gouvernement de rouvrir cette entente pour garantir plus de souplesse aux plus mal pris des assistés sociaux aux prises avec l'intransigeance des collecteurs de la société d'État.I B 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI21 MAI 1999 Editorial La Presse André Desmarais président du consiul d'administration Roger D.Landry président et éditeur Claude Masson éditeur adjoint Marcel Desjardins directeur de l'information Alain Dubuc éditorialiste en chef Le j udaïsme et l'État Frédéric Wagnière Lf élection du premier ministre Ehud Barak re-* donne l'espoir d'une paix durable au Moyen-Orient.Mais déjà, les attentes en Europe et en Amérique du Nord ont ten-â dance à être trop optimistes.Les problèmes I qui divisent encore Israéliens et Palestiniens sont trop graves pour être résolus rapidement.M.Barak se sent plus à l'aise en formulant des projets de paix avec le Liban et la Syrie, qui posent surtout des problèmes de sécurité militaire, plutôt qu'avec les Palestiniens.La Cisjordanie, en effet, présente un problème de société, car n'importe quelle formule entraînera une certaine cohabitation entre Juifs et Arabes.¦¦¦¦¦¦flMBH La campagne électorale a montré que les Israéliens se posent beaucoup de questions sur leur identité et sur l'unité de leur nation.De profonds clivages existent et une paix durable ne pourra reposer que sur la reconnaissance du fait, en Israël, que cette paix est souhaitable.Il ne s'agit donc pas d'ignorer les clivages, mais de les réduire à des proportions qui n'ont plus un effet potentiellement dévastateur sur la politique nationale.Le premier ministre Barak est aux prises avec ce problème de façon concrète alors qu'il essaie de former un gouvernement.Sa tâche consiste à rassembler une coalition de partis capables de travailler ensemble et de négocier avec les Palestiniens.Cette coalition doit aussi être suffisamment représentative de l'électorat pour qu'un éventuel accord jouisse d'un très large appui.Plusieurs différences entre Israéliens sont d'ordre économique ou reflètent la diversité culturelle que les Juifs ont apportée en Israël de la diaspora.Ce sont des différences qu'un État démocratique est capable de gérer en les éliminant, lorsqu'elles sont nuisibles, et en les mettant en valeur, lorsqu'elles enrichissent la société.Le clivage le plus pernicieux pour le gouvernement est celui entre deux conceptions radicalement différentes de la place que la religion doit occuper dans l'État.Dans l'immédiat, cela pose le problème suivant à M.Barak : il aimerait accueillir dans sa coalition des partisans d'un État laïc, parce qu'ils sont en faveur de la paix, ainsi que le parti Shass, qui a aussi une politique modérée à l'égard des Palestiniens.Mais les laïcs craignent l'intransigeance religieuse du Shass qui, comme les autres partis orthodoxes, place les enseignements de la religion au-dessus des lois votées démocratiquement.Quant au Shass, il tient à participer au gouvernement parce qu'il gère de nombreuses institutions religieuses et éducatives qui dépendent de l'aide de l'État.Un des aspects importants de la démocratisation de l'Occident a été la séparation de l'Église et de l'État selon les idées de Thomas Jefferson.Cette séparation garantit à la fois le respect des procédures démocratiques par le gouvernement et la liberté religieuse de chacun.Alors que la séparation n'a pas été faite en Grèce et en Russie, seul Israël connaît un réel enchevêtrement de la religion dans les affaires de l'État, au point où il y a des tribunaux religieux \u2014 juifs, islamiques et chrétiens \u2014 pour des question qui, chez nous, font banalement partie du Code civil.Le penchant vers la théocratie, parmi de nombreux hommes politiques israéliens, pourrait théoriquement aller très loin parce que le judaïsme a tendance à réglementer un grand nombre d'aspects de la vie publique et privée.Cela représente une discrimination envers les minorités musulmanes et chrétiennes, ainsi qu'à l'égard des juifs pour qui la religion est personnelle, familiale, voire communautaire, mais pas officielle et étatique.Si la séparation entre la religion et l'État n'a pas été poussée davantage en Israël, c'est que le judaïsme représente un lien très puissant entre des juifs aux origines très différentes.Il serait aussi très délicat pour le gouvernement de décréter des limites à l'influence de l'establishment religieux, car la persécution des juifs en Europe s'avérait avant tout une attaque contre leur religion.Le judaïsme constitue un facteur important dans l'unité du peuple israélien.Mais son influence sur la politique et sur le gouvernement tend à créer des clans et à suscité des haines, comme celle qui a provoqué l'assassinat d'Yitzhak Rabin.Tant que cela existera, la démocratie israélienne sera incomplète et le gouvernement ne sera pas capable d'inspirer à ses voisins la confiance sur laquelle doit reposer la paix.Pauvre Manoir ! Les employés syndiqués du Manoir Richelieu, à Pointc-Au-Pic, sont en colère parce qu'ils craignent qu'à l'avenir une « vague de bilinguisme sévisse » à cet hôtel qui doit rouvrir ses portes prochainement.Selon Le Soleil, on se préparerait même à y déposer toute une série de griefs parce que la direction voudrait imposer la connaissance de l'anglais comme préalable pour obtenir un poste impliquant un contact direct avec la clientèle.On croit rêver.Ou plus exactement faire un cauchemar.Il n'y a sans doute qu'au pays de la Loi 101 qu'on peut sérieusement faire une bataille semblable.Partout ailleurs \u2014 même dans les pays les plus allergiques à « l'impérialisme culturel américain » \u2014 un tel débat susciterait un retentissant éclat de rire.Pierre Gravel r \u2022/ ravel® Liprrsse.ai Dépenser 140 millions pour re-vamper un établissement où on espère attirer une importante clientèle américaine, européenne et asiatique et devoir ensuite faire la preuve de la nécessité pour le personnel affecté au service des visiteurs de pouvoir parler au moins deux langues doit sûrement donner une furieuse envie de tout laisser tomber.Et de dire aux indigènes de se débrouiller entre danseurs de sets carrés et mangeurs de poutine.Pauvre Manoir ! L'âge d'or en faveur de la légalisation du pot ALLO Gfi.MP-PèHB/ y F pas.uk) pAR.ry< DROITS RtSERVtS Cette caricature a été publiée originalement dans La Voix Je l'Est LA BOITE AUX LETTRES edito@lapresse.ca La période de grâce est terminée ¦ Oui, la période de grâce à l'endroit du maire de Montréal Pierre Bourque est maintenant chose du passé.Apres les arbres sauvagement abattus dans Notre-Damc-de-Grâce, les possibilités de conflits d'intérêts d'un membre du comité exécutif, nous avons maintenant comme révélation que le parti Équipe-Bourque/Vision Montréal aurait pigé dans des fonds destinés uniquement à des fins de soutiens logistiques (budget de recherche et de secrétariat) pour se payer un « mercenaire » de la politique municipale et ainsi organiser sa précampagne électorale à même des fonds publics.La tradition dans le monde politique voulait que toute nouvelle administration élue pouvait compter sur une période de « grâce » d'environ cent jours.Avec ces dernières révélations, non seulement avons-nous la preuve que l'administration Bourque « cuvée 1998 » est aussi irrespectueuse de la Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités que la « cuvée 1994 » mais que, dorénavant, inutile pour le parti du maire Bourque de trouver des moyens détournés pour s'abreuver à la source du financement publique, il suffit aux amis du maire d'ouvrir le robinet de la Ville de Montréal.Martin DUMONT Nuls en géographie ¦ Mme Lysiane Gagnon, Votre article de samedi dernier, « L'élé- phant dans la porcelaine », m'a parfaitement touchée.Je me suis souvenue d'un incident du temps du premier ministre isréalien Menachem Begin qui recevait dans son bureau une délégation de « congressmen » américains Ne-nus, bien sûr, lui faire la leçon en matière de politique étrangère.D'autres éléphants dans la porcelaine, en quelque sorte.M.Begin leur demanda d'indiquer sur la carte d'Israël sur le mur dans son bureau où se situait la Cisjordanie.Personne ne put le faire ! J'ai pensé que vous aimeriez cette anecdote.Marie-Laure WAGNER Revendications d'une future éducatrîce ¦ Depuis la révoluion du féminisme, le réseau des garderies s'est beaucoup développé.Des programmes spécialisés sont apparus afin de former les éducateurs travaillant auprès des enfants.Malgré notre formation collégiale, la complexité et l'importance de notre travail, nous ne sommes pas reconnues à notre juste valeur sur le plan salarial.Je vais vous démontrer cette iniquité salariale en vous parlant de l'importance de notre travail et du salaire moyen des éducateurs versus celui d'autres professions de niveau collégial.Les éducateurs forment la génération de demain.L'apprentissage et l'intégration des règles de vie en société, la formation de l'estime de soi et le développement global et harmonieux des enfants sont au coeur des préoccupations des éducateurs.L'influence de l'environnement humain sur le développement global des enfants est reconnue par tous les spécialistes de la petite enfance.C'est pourquoi la formation en « techniques d'éducation en services de garde » vise à maximiser l'influence positive que peuvent exercer les éducateurs sur les enfants.L'éducation reçue dans la petite enfance aura des répercussions tout au long de la vie et détermine la base de la personnalité de chacun.En comparaison avec d'autres techniciens du secteur parapublic.les éducateurs en garderie sont victimes d'un », (français, anglais, mathématique) sont considérées comme critères promotionnels pour les élèves du 1er cycle (sec 1, 2, 3).En effet, les « petites » matières, comme l'écologie, la géographie, l'histoire (sauf en sec.4), celles qui favorisent le raisonnement, l'analyse et l'acquisition de connaissances, celles qui éveillent les consciences et développent la capacité critique du futur citoyen, sont mises au rancart.Ni les mathématiques, ni les sciences sont critères de promotion dans l'obtention du DES.Seuls les cours de français de sec.5, d'anglais de sec.4, d'histoire de sec.4 sont retenus et comptés parmi les 54 unités (54 sur 72) créditées pour le DES.Doit-on comprendre que l'élaboration d'examens, chaque année, est considérée comme trop onéreuse ?Faut-il déduire que, pour l'État, un élève cancre promu coûte moins cher qu'un doubleur à qui il faudrait offrir des mesures de redressement ?Prépare-t-on, par choix idéologique, un futur citoyen qui sera socialement plus docile ?En conséquence, l'élève fait la dci ouverte de l'échec promotionnel, apprend à ne pas faire d'efforts et manque ses cours puisque tout est si facile.Le taux d'absentéisme est faramineux au secondaire : il n'est plus rare de voir des élevés sécher plus de 120 périodes PHOTOTHÈQUE.LaPrmse François Legault de cours pour des motifs tout autres que médicaux.Ainsi, le 14 mai, en réunion de secteur, notre directrice nous présentait le cas d'un élève qui, malgré 147 périodes d'absences à ses cours (l'équivalant de 183 heures d'enseignement) réussit à plus de 70 % dans toutes ses matières, sauf une.Et v.es mêmes élèves conservent le privilège des mesures de récupération, de reprise de travaux et d'examens.L'état de complaisance a pour effet que de plus en plus d'élèves n'étudient plus, échouent et décrochent carrément.Quant aux bons élevés, ils s'ennuient royalement* mais pas dupes, cherchent aussi a prolitei du système.Et certains d'entre eux.faute de défis a relever, se démotivent ou décrochent à leur tour.Dans le processus de promotion, il ne faut pas non plus oublier les cours d'été qui permettent aux élèves de reprendre les cours obligatoires échoués.Le ministère de l'Éducation propose, en juillet, trois semaines de récupération.Miracle ! la majorité des élèves réussissent en 3 semaines ce qu'ils n'ont pas pu assimiler on 10 mois.Il faut savoir que ces évaluations estivales ne consistent qu'en un enseignement pragmatique, qui ne vise qu'à s'ajuster aux grilles d'évaluation ou aux questions relatives aux objectifs terminaux obligatoires.L'élève ne s'approprie donc pas le programme, il se rode mécaniquement aux questions.Par ailleurs, les examens dits à choix multiples n'exigent pas ou très peu de réponses à développement par lequel l'élève prouve véritablement son niveau de compréhension, et de connaissances.(Ce type d'examen en vigueur depuis au moins 30 ans, s'il a l'avantage de réduire substantiellement le temps de correction, entraîne cependant une augmentation du nombre d'élèves par groupe et conséquemment, une diminution du nombre d'enseignants.).À un autre niveau, l'article souligne également que 31 % des Québécois obtiennent un baccalauréat et 7,8 %, une maîtrise contre respectivement 20 % et 3,6 % on moyenne dans les autres pays de l'OCDE.Pourtant, rappelons que, dernièrement, le recteur de l'Université de Sherbrooke a publiquement mis on doute la valeur des diplômes universitaires ; en effet, face à la concurrence étrangère, ils perdent de leur prestige en dehors du Québec.Bref, il est faux de croire que tous les pays membres de l'OCDE (comme le Japon, l'Allemagne, la France, les États-Unis, etc.) imposent aux élèves du secondaire OU aux étudiants universitaires les mêmes barèmes de sélection et de promotion, chacun de ces pays a ses propres conceptions de I éducation.En l'absence de paramètres communs, comparer quantitative ment n'a pour finalité que de camoufler les vraies problématiques, d'entretenir un discours démagogique et rassurant auprès de l'opi nion publique* PHOTOTHÈQUE U Presse Guy Chevrette Québec est injuste envers les motocyclistes GILLES RENAUD L'auteur est président de la Fédération motocycliste du Québec.M.Guy Chevrette, ministre des Transports, Le 20 avril dernier, M.Jean-Yves Gagnon, président-directeur-général de la Société de l'assurance automobile du Québec, à l'occasion de la conférence de presse portant sur le bilan routier 1998, déclarait que « 57 personnes étaient décédées au Québec en motocyclette, une augmentation de 18 personnes par rapport à 1997 ».Soit près de 45 % et cela à la suite, selon lui, de l'augmentation de 8 % du nombre des motos immatriculées en 1998.Il affirmait de plus dans son rapport : « Nous suivrons donc de près cette catégorie d'usagers de la route et nous réagirons sans tarder si la tendance à la hausse persiste.» M.Gagnon ajoutait plus tard, en entrevue, que « la SAAQ pourrait aller jusqu'à doubler le prix des assurances incluses dans le coût de l'immatriculation.» Comment peut-on affirmer une telle chose sans d'abord faire une analyse sérieuse des causes réelles de cette situation dramatique ?Depuis l'an dernier, les cours de conduite obligatoires pour les titulaires de permis d'apprenti ayant été abolis, il est facile de faire le rapport entre le nombre de nouveaux conducteurs et le nombre d'accidents mortels.Bien sûr, en auto, l'apprenti est accompagné d'un conducteur expérimenté qui lui prodigue les conseils d'usage.Mais en moto, l'apprenti est accompagné d'un conducteur expérimenté qui le suit ou le précède sur sa propre moto à une distance de 100 mètres.Comment lui prodiguer les conseils d'usage ?Comment le prévenir d'un danger éventuel dans une courbe trop prononcée, ou comment l'avertir de se méfier d'une voiture qui fera peut-être un « stop à l'américaine » qui lui sera fatal ?D'ailleurs, Monsieur Pierre Tessier.porte-parole de la SAAQ, a affirmé sur les ondes de CKVL, le 1er mai dernier, qu'une des causes premières de l'augmentation des décès en moto était le manque d'expérience.La Fédération motocycliste du Québec, dans le mémoire qu'elle déposait en commission parlementaire, s'était radicalement opposée à l'abolition des cours de conduite pour les apprentis motocyclistes.D'ailleurs, nous dispensons des cours de perfectionnement pour nos membres expérimentés, dans le but de les tenir toujours plus à l'affût des dangers que comporte la conduite d'une motocyclette dans un environnement où l'on ignore complètement que le partage de la route se fait aussi avec les motos.Quand avons-nous vu un panneau publicitaire demandant aux automobilistes ou aux chauffeurs de véhicules lourds de respecter les motocyclistes ?Combien des ces 57 morts en moto ont été causées par des autos ?Combien ont été causées par l'état lamentable des routes où les ornières, par exemple, sont une cause extrêmement dangereuse d'accidents pour les autos, alors imaginez pour les motos ! Le gouvernement devrait encourager l'utilisation de la motot\\ dette sur les routes du Québec au lieu de la décourager par ses mena ces.La moto est un moyen de transport beaucoup moins polluant que l'auto, qui économise l'énergie, qui n'endommage pas les routes, qui diminue les embouteillages et utilise quatre fois moins d'espace de stationnement.D'ailleurs, certaines grandes villes d'Europe l'ont compris et encouragent fortement l'utilisation de la moto.Nous sommes persuades qu une table de concertation réunissant la Fédération motocycliste du Que bec, les principaux Intervenants du monde de la moto au Quebei et la SAAQ.pourrait arriver à trouva îles solutions beaucoup plus profl tables qu'une simple augmentation des coûts des Immatriculations Pourquoi pénaliser les motocyclistes qui roulent parfois depuis plus de trente ans sans jamais avoir en freint une seule loi ou cause un seul accident ? B4 LA PRESSE, MONTRÉAL VENDREDI 21 MAI 1999 Monde (s _ L'EXPRESS INTERNATIONAL ALGERIE Terrorisme reconnu ¦ La capacité du terrorisme .1 énormément diminué, mais il n'est pas fini à Alger ou à travers le territoire national, a reconnu hier le ministre algérien de l'Intérieur, Abdelmalek Sellai.Cet aveu intervient au lendemain de l'explosion d'une bombe près du centre d'Alger qui a fait 17 blessés selon le bilan officiel, et de l'annonce d'une tuerie qui a fait sept morts dont cinq enfants.Des officiers algériens protestataires ont quant à eux appelé les militaires à désobéir, en accusant l'encadrement de l'armée d'être responsable des tueries que le pays connaît depuis des années.d'après AFP et AP AFGHANISTAN Bombes sur Kaboul ¦ Une personne a été tuée et plusieurs blessées hier au cours de bombardements sur Kaboul.Au moins 12 roquettes se sont abattues sur la ville, dans la zone de l'aéroport.Elles auraient été tirées par les troupes de l'opposition anti-taliban, dont les positions sont à moins de 25 km de la capitale afghane.Selon un porte-parole de l'opposition, ces attaques constituaient des répliques à des raids de l'avration des talibans, les « étudiants en théologie ».Ce sont les plus importantes à avoir frappé la capitale depuis décembre dernier.d'après AFP LIBYE Armes russes ¦ La Russie va reprendre ses livraisons d'armes à la Libye, où des experts russes se trouvent déjà, a annoncé hier la société d'exportation d'armements Ros-vooroujenie.Il s'agit d'une société d'État contrôlant la plus grande partie des exportations d'armements russes.Lundi, le président Boris Eltsine avait signé un décret confirmant la réouverture de la coopération diplomatique et économique entre la Russie et la Libye, après la suspension des sanctions internationales imposées à Tripoli par le Conseil de sécurité de l'ONU.d'après AFP ALLEMAGNE Nazi condamné ¦ Un ancien agent de la Gestapo â été condamné hier à dix ans de prison pour complicité dans le meurtre de 17 000 juifs au camp d'extermination de Majdanck, en Pologne, pendant la seconde guerre mondiale.Ainsi s'achève le procès d'Alfons Goet/frid, 79 ans, qui pourrait bien être le dernier grand procès d'un criminel de guerre nazi en Allemagne.Au cours des audiences, Goetzfrid a nié avoir tué qui que ce soit de ses propres mains et affirmé avoir juste aidé à recharger des armes.d'après AP RÉPUBLIQUE TCHÈQUE Havel hospitalisé ¦ Le président tchèque, Vaclav Havel, qui souffre depuis mardi d'une affection virale des voies respiratoires, a dû être hospitalisé hier soir.Les médecins ont notamment constaté des « signes de récidive de la bronchite chronique », dont souffre souvent le chef d'État, ancien gros fumeur.M.Havel, 62 ans, ,j connu de fréquents ennuis de santé au cours des dernières années.d'après AFP EGYPTE Moubarak persiste ¦ Le parlement égyptien tiendra le 2 juin une session spéciale pour designer Hosni Moubarak uimmo candidat a sa propre succession a la présidence de la République.Le quotidien gouvernemental al-Gounihouriya a affirmé hier que plus de 440 députés ont déjà signé la proposition de designer M.Moubarak pour un quatrième mandat de six ans, qui doit commencer le 13 octobre prochain et s'achevei le J2 octobre 2005.M.Moubarak, qui a fêlé le 4 mai ses 71 ans, est arrive au pouvoir le 13 octobre 1981 après I assassinat d'Anouar al-Sadate par des islamistes de l'organisation armée al-Jihad.Les négociations du G8 s'étirent Quatre morts dans le bombardement d'un hôpital belgradois d'après AP, AFP a PC BELGRADE La capitale yougoslave a de nouveau été bombardée cette nuit, alors même que le président finlandais et des émissaires américain et russe admettaient, au terme de nouvelles discussions, qu'il reste encore beaucoup de travail pour concocter un plan de paix et qu'il n'est pas sûr de surcroît que la Yougoslavie l'acceptera.Cela n'a pas empêché les négociateurs de qualifier leur travail de ia soirée de posittl.Belgrade, ou de fortes explosions ont été entendues, espère que cette intense activité diplomatique débouchera rapidement sur l'élaboration d'un projet de résolution du Conseil de sécurité des Nations unies.Car la situation risque de se corser encore davantage pour la capitale yougoslave.Vingt-quatre nouveaux avions de chasse ont quitté les États-Unis hier pour la Hongrie afin de prendre part à la campagne aérienne, et le Pentagone a confirmé avoir déployé au Kosovo quatre avions AC-130 « Spectre», équipés de redoutables canons pour l'attaque au sol contre les forces yougoslaves.Le Sénat américain a également voie un fonds d'urgence de près de 15 milliards S pour financer l'effort de guerre au Kosovo.Malgré son avance technologi- raids de l'OTAN, a rapporté hier soir la télévision du Monténégro.Des habitants de cette ville, fort endommagée par les raids de l'OTAN, ont demandé à Milosevic d'« arrêter la guerre ».Le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, s'est rendu pour sa part à Kukes, ville du nord de l'Albanie ayant accueilli une grande partie des réfugiés du Kosovo, et a dit que l'ONU ferait « de son mieux pour que les réfugiés rentrent chez eux avant l'hiver ».PHOTO AFP L'envoyé russe Viktor Tchernomydine, à droite, et le président finnois, Martii Ahtisaari, ont négocié hier à Moscou.que importante, l'Alliance atlantique a dû reconnaître hier avoir bombardé par erreur un hôpital de Belgrade, faisant quatre morts.Le Canada a appelé l'OTAN à faire preuve de plus de discernement clans le choix de ses cibles, afin de ne pas mettre en péril une résolution diplomatique du conflit.Outre cette nouvelle « bavure », des dégâts ont aussi été causés sur les résidences des ambassadeurs de Suède et d'Espagne.Selon l'agence officielle Tanjug, celle de l'ambassadeur de Norvège et l'ambassade de Libye ont également été touchées.L'OTAN fait enquête.Une hypothèse a été avancée selon laquelle les tirs nourris de la DCA serbe au-dessus de Belgrade aient pu dévier des bombes « intelligentes » de l'Alliance et provoquer ainsi des dommages collatéraux.Belgrade a par ailleurs qualifie de « propagande occidentale » l'annonce mercredi, par l'OTAN, de désertions massives dans l'armée yougoslave.Les soldats rentrés à Krusevac (180 km au sud de Belgrade) sont rentrés suivant l'ordre donné par le commandement, a affirmé le gouvernement Milosevic.Le Monténégro contre Milosevic Mais le président du Monténégro, Milo Djukanovic, a prédit une « fin lamentable » au régime du président yougoslave.Le moment où les Serbes vont abandonner Slobodan Milosevic est proche, a estimé de son côte l'ancien rapporteur de l'ONU pour les droits de l'homme en ex-Yougoslavie, Ta-deusz Mazovviecki.Le maire de Cacak (180 km au sud de Belgrade) est quant à lui recherché par la police militaire pour avoir rendu le pouvoir du président Milosevic responsable des Louise Arbour Louise Arbour, la procureure en chef du Tribunal pénal international de La Haye, n'est pas prête quant à elle à déménager même si la perspective d'un siège à la Cour suprême du Canada est attirante.Cette Montréalaise d'origine désire en effet mener d'abord à son terme l'enquête sur les crimes de guerre au Kosovo.Mme Arbour était de passage hier à Fredericton, où elle a réitéré son intention d'entamer son en-quête sur le Kosovo dès que la communauté internationale aura de nouveau accès au territoire.« J'insiste beaucoup actuellement pour que nous soyons les premiers à entrer au Kosovo aussitôt que la province serbe sera ouverte à la communauté internationale.Je veux être là dès ce premier jour pour y effectuer mon travail », a déclaré Mme Arbour.Elle n'avait pu entrer au Kosovo lors de sa première tentative, à cause du refus du président serbe.Des rumeurs circulent à l'effet que le gouvernement canadien se prépare à lui offrir un poste de juge à la Cour suprême.L'ONU étudie le retour des réfugiés PHOTO REUTERS Deux soldats yougoslaves examinent les restes d'un avion de reconnaissance sans équipage, hier à Lipljan.d'après AP ci AFP GENÈVE Le Haut Commissariat aux réfugiés des Nations unies a commencé à réfléchir à l'organisation du retour des Kosovars chez eux, tout en précisant qu'on est encore très loin de pouvoir le mettre en oeuvre.« Dans les conditions actuelles, il ne semble pas réalisable du tout, a souligné hier Kris Janowski, porte-parole du HCR à Genève : si nous assistons au retrait total des forces serbes et au début du déploiement d'une forme quelconque de force internationale, nous en étudierons les conditions de sécurité et déciderons », a-t-il ajouté.Le retour massif et organisé des réfugiés est également fort peu plausible pendant les mois d'hiver, dit-il.Le plan du HCR pour le retour compte quatre étapes.Dans un premier temps, des équipes d'évaluation se rendraient au Kosovo, pour examiner les infrastructures restantes et fournir une assistance au demi-million de personnes toujours au Kosovo.Dans un second temps, on s'occuperait de remettre les choses en état et de fournir une assistance aux réfugiés rentrant spontanément.Ce n'est que dans un troisième temps que seraient mis en oeuvre les retours organisés.Quant à la quatrième et dernière étape, la réintégration à long terme des réfugiés, elle exigera une aide importante.Aucune estimation chiffrée du plan de retour n'a été fournie.Mais son coût risque d'être considérable, les dommages subis par les infrastructures étant déjà énormes avant même le début des bombardements.« On nous parle de pillages et d'incendies systématiques.Nous devons partir du principe que les Kosovars rentrant chez eux n'auront absolument plus rien », dit M.Janowki.Il s'agirait, au total, de voir au retour de quelque 1,5 million de réfugiés et de personnes déplacées en raison du conflit.Le HCR évalue a environ 600 000 le nombre de déplacés à l'intérieur du Kosovo et a plus de 900 000 ceux ayant trouvé refuge à l'étranger, tant dans les pays voisins qu'ailleurs dans le inonde, principalement en Europe.Sans militaires serbes Un tel plan, souligne le HCR, ne pourra être mis en place qu'après le retrait des forces militaires et paramilitaires serbes, « responsables ou suspectées d'atrocités ».Le déploiement d'une force internationale « robuste » sera également nécessaire ainsi que des garanties du gouvernement central yougoslave, pour sécuriser l'opération.La question du déminage et des bombes non explosées devra aussi être réglée, souligne le HCR dans son rapport.L'organisme préconise une « administration intérimaire » ou une sorte de « protectorat international » au Kosovo.Sadako Ogata, haut commissaire de l'ONU aux réfugiés, a précisé que « l'assurance de sécurité est essentielle au retour des réfugiés » au Kosovo.« La grande majorité des réfugiés veut revenir, mais la sécurité est une priorité », a renchéri Emma Bonino, commissaire européen chargé de l'aide humanitaire.Le Sinn Fein insulté par le mutisme des unionistes d'après AFP et AP LONDRES Le chef du Sinn Fein (catholique), Gerry Adams, a affirme hier que l'accord de paix en Irlande du nord serait caduc faute d'accord sous 40 jours, après de nouveaux entretiens avec le premier ministre britannique Tony Blair, dont les unionistes protestants ont décliné l'invitation.Les unionistes ont justifié leur absence en faisant état de nouveaux obstacles, à cinq semaines de la date butoir « définitive » fixée p.ir Londres pour conclure les négociations.C'était la troisième fois en moins d'une semaine que M.Blair s'impliquait personnellement dans les discussions sur ses propositions pour la mise C?n place des institutions autonomes promises par l'ac-tord de paix.Jusqu'ici* Seul l'accord des nationalistes modérés du SDLP et des Il A PHOTO AFP Gerry Adams républicains du Sinn Fein semblaient acquis.Le chef du Sinn 1 in Gerry Adams a toutefois donné des signes d'impatience hier, en estimant après 90 minutes de discussions que l'aCCOrd du Vendredi saint, conclu il y a plus d'un an et reste théorique, était dé- sormais « quelque peu discrédité ».Il est allé plus loin quelques heures plus tard en affirmant que s'il « n'y a pas tranfert des pouvoirs d'ici le 30 juin, alors l'accord du Vendredi saint est caduc ».Les dernières propositions des gouvernements britannique et irlandais sont effectivement destinées a maintenir le Sinn Fein dans le jeu politique.Il s'agirait de nommer 12 ministres immédiatement, dont deux du Sinn Fein.La commission de désarmement dirigée par l'ancien général canadien John de Chastelain doit ensuite présenter son premier rapport sur les conditions du désarmement progressif de l'IRA et des milices protestantes.Les unionistes de l'UUP continuent toutefois d'exiger un desarmement de l'IRA avant la formation du gouvernement.« Il n'y a pas de perspective d'avancée vers un accord avec les propositions de Downing street dans leur état ac- tuel », a déclaré un porte-parole de leur chef, David Trimble.« Il n'est pas réaliste de penser que vous puissiez avoir au gouvernement (de la province) des partis disposant d'une armée privée pour leur donner plus de poids sur les démocrates », a déclaré M.Trimble à la presse.Ce dernier avait été critiqué par le Sinn Fein pour avoir décliné l'invitation d'hier.Mais il a affirmé n'avoir appris que trop tard, une fois rentré à Belfast, que les discussions de mercredi devaient se poursuivre le lendemain.M.Trimble a affirmé que son parti travaillait 1 « de nouvelles idées » pour débloquer la situation.Le chef de l'UUP est soumis a une forte pression par les durs de son parti et aussi par son rival du DUP, lan Paisle,, qui a lancé hier sa campagne pour les européennes en assurant que le vote serait u un nouveau référendum sur l'accord de paix ». LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 21 MAI 1999 Monde Assassinat politique en Italie -;-^ Barak veut une grande coalition Syrie d'abord, Palestine ensuite D'après AP et AFP JÉRUSALEM » Le nouveau premier ministre israélien, Ehud Barak, a souhaité hier constituer une large coalition après la victoire du Parti travailliste aux élections générales, afin de bénéficier d'un soutien plus important de l'opinion publique dans les futures négociations avec les Palestiniens.i Dans des entretiens à deux journaux israéliens, M.Barak reconnaît que la cession de territoires de Cis-jordanie aux Palestiniens lui sera extrêmement douloureuse, vu son attachement à la terre biblique d'Israël.« C'est l'une des raisons pour lesquelles nous avons besoin d'un gouvernement assis sur une base large.Cela nous renforcera à l'intérieur et à l'extérieur », a déclaré le premier ministre élu.Depuis mardi, Ehud Barak a 45 jours pour former son gouvernement.Les négociations formelles doivent s'ouvrir dimanche.En plus de ses alliés naturels du Meretz (gauche), il pourrait faire appel au Likoud, désormais débarrassé de son prédécesseur Benjamin Neta-nyahu, et peut-être au Parti national religieux, formation extrémiste qui représente les colons juifs en Cisjordanie et à Gaza.Dans un entretien au quotidien Maariv, Ehoud Barak réaffirme sa promesse de campagne de retirer en un an les troupes israéliennes du Sud-Liban, suggérant même que cela pourrait prendre quelques mois de moins.Pour le reste il se montre très réservé, même si la communauté internationale le presse de relancer sans tarder les efforts de paix au Proche-Orient.La Syrie d'abord M.Barak a laissé planer le flou sur ses intentions avec la Syrie hier, si ce n'est pour accepter une reprise des négociations de paix suspendues depuis février 1996.Avec les Palestiniens, avec qui, vu la complexité des questions à régler, les pourparlers doivent être les plus difficiles et, sans doute, les plus longs, M.Barak est resté encore davantage dans le vague.Il s'est seulement dédaré prêt à « examiner » l'application de l'accord de Wye Plantation sur un retrait partiel israélien en Cisjordanie, conclu en 1998 par son prédécesseur Benjamin Netanyahu mais suspendu deux mois plus tard.En termes généraux, M.Barak a affirmé son intention de faire avancer le processus de paix « avec responsabilité et intelligence ».Il a souligné qu'il allait prendre son temps, en expliquant qu'il ne mènerait aucune négociation, directe ou indirecte, avec une partie arabe, avant d'avoir achevé la formation de son gouvernement.Il a aussi indiqué qu'il allait se réserver le portefeuille de la Défense pendant au moins deux ans, afin de mieux assurer la coordination entre l'armée et le gouvernement dans les négociations de paix.En bout de ligne, c'est donc sur le dossier libanais que M.Barak a jusqu'ici pris l'engagement le plus ferme, en faveur d'un retrait de tout le territoire occupé depuis 1978 au sud Liban dans un délai d'environ un an.« J'ai bien l'intention de sortir l'armée en un an du Liban après la reprise des négociations avec la Syrie », a déclaré M.Barak.PHOTO REUTERS Ehud Barak Le spectre des Brigades rouges et des bombes mafieuses ressurgit d'après AFP et AP ROME L'assassinat hier, en pleine rue, de Massimo D'Antona, professeur de droit et conseiller du gouvernement italien, a soulevé une vive émotion dans la classe politique du pays, ravivant le spectre du terrorisme.Le meurtre a été revendiqué auprès de plusieurs organes de presse par des groupuscules allant de la Phalange armée, obscure organisation terroriste d'extrême droite, aux Brigades rouges, groupe d'extrême gauche dissous, a annoncé le ministre de l'Intérieur Rosa Russo Jervolino.Le terrorisme est l'une des pistes suivies par les enquêteurs.Meurtre planifié M.D'Antona, 51 ans, a été abattu de trois balles tirées dans une rue résidentielle de la capitale italienne par deux hommes qui ont pris la fuite.Selon l'enquête le meurtre a été soigneusement préparé et programmé, ce qui exclue-rait l'hypothèse crapuleuse.Des fourgons aux vitres teintées qui auraient permis un repérage des lieux ont été retrouvés sur les lieux.Le chef de l'État italien, Carlo Azeglio Ciampi, et le président du Conseil Massimo d'Alema se sont recueillis auprès de la dépouille de la victime, exprimant leur forte émotion.La personnalité de Massimo D'Antona, chargé de plusieurs missions sous le gouvernement de Ro-mano Prodi (1996-1998), ex-membre de la commission juridique de la CGIL (Confédération générale italienne du travail), le plus important syndicat italien, fait que son meurtre a eu l'effet d'un électrochoc.La chambre des députés et le sénat ont été convoqués quelques heures après le crime et les parlementaires ont largement exprimé leurs préocupations à la suite d'une intervention de la ministre de l'Intérieur venue exposer les premiers éléments de l'enquête.Beaucoup ont évoqué le spectre des « années de plomb », les années soixante-dix et quatre-vingts, au cours desquelles le terrorisme d'extrême-gauche et d'extrême-droite a fait quelque 400 morts.« C'est un acte terroriste, par ses modalités, son objectif et son déroulement », a déclaré lors d'une conférence de presse Walter Vel-troni, le chef des Démocrates de gauche (DS), premier parti de gouvernement et formation de Massimo D'Alema.Ce meurtre « sem- PHOTO AP Massimo D'Antona ble nous ramener en arrière vers un climat de plomb que nous pensions avoir définitivement dépassé ».Le chef des députés des Démocrates de gauche, Fabio Mussi, à l'instar du directeur général de la CGIL, Achille Passoni, ont observé « l'analogie entre l'assassinat de Massimo D'Antona et celui d'Ezio Tarantelli ».Phalange armée Professeur d'économie du travail et syndicaliste, Ezio Tarantelli a été tué en mars 1985 par les Brigades rouges, groupe terroriste d'extrême gauche responsable en 1978 de l'assassinat d'Aldo Moro, chef de la défunte Démocratie chrétienne.Le meurtre a été revendiqué dans la matinée d'hier par télé- PK)T0AFP Attaque de guérilleros Une Colombienne transporte son bébé devant le poste de police partiellement détruit de Sil-via, dans le sud-ouest du pays.La ville a été attaquée mercredi par au moins 80 guérilleros des Forces armées révolutionnaires de la Colombie.Cinq policiers ont perdu la vie au cours de l'attaque et cinq autres ont été enlevés.Le mercenaire Bob Denard en liberté Agence France-Presse PARIS L'ancien mercenaire français Bob Denard, 70 ans, acquitté mercredi soir par les assises de Paris où il comparaissait pour l'assassinat du président comorien Ahmed Abdallah en 1989, est libre, a annoncé hier matin un de ses deux avocats.Me Jean-Marc Varaut.Selon Me Varaut, Bob Denard a regagné son domicile de la banlieue parisienne après avoir salis fait aux formalités de levée d'écrou.Le 7 mai dernier la cour d'assises avait refuse la remise en liberté de l'ancien mercenaire, demandée pour la seconde lois par Me Varaut, a la suite du malaise dont avait ele victime son client la veille.En revanche, la Cour avait ordonné que Denard ne soit plus incarcéré à la prison de hresnes, près de Paris, pendant la durée des dé- bats.Elle avait requis qu'il dorme le soir, jusqu'à l'issue du procès, à l'Hôtel-Dieu de Paris.Mercredi soit, après plus de quatre heures de de-libéré, le président du tribunal, Yves Corneloup, avait lu l'arrêt de la cour acquittant Denard et son adjoint Dominique Malacrino, 46 ans.La veille, l'avocat général Philippe Bilger avait réclamé 12 à 15 ans de réclusion criminelle à leur encontre.Des applaudissements avaient retenti dans les rangs de la famille de Bob Denard, très vite couverts par des cris « Denard assassin », proférés par quelques dizaines de Comoriens présents.Au cours de cette il* et dernière audience, les avocats de Denard et de Malacrino avaient demandé l'acquittement.L'un des avocats de Denard, Me Alexandre Varaut, s'était attaché à démonter point par point la thèse concluant à la culpabilité du mercenaire présenté par l'avocat général.Il avait soutenu que « rien dans les débats n'était venu confirmer la thèse de l'accusation ».Dans l'aprcs-midi, 1 autre avocat.Me Jean-Marc Varaut, s'était attache à démontrer « l'absence de mobile » de Bob Denard.« Bob Denard n'a jamais ete mercenaire d'un ennemi de la France.Or, la disparition du président Abdallah fut un mauvais coup pour les intérêts français dans l'océan Indien », avait soutenu Me Varaut.«< Cet acte ne peut pas être le sien.»> L'avocat avait conclu : « Robert Denard, il se fait tard dans votre v le.11 est temps de poser votre sac, non dans la cour d'une maison centrale, ces tombeaux pour les vivants, mais dans votre Médoc natal, auprès des vivants et des morts de votre famille.» « J'ai été un soldat, je n'ai pas été un assassin », avaient été les derniers mots de Denard avant que la cour ne se retire pour délibérer.À 70 ans, il est une légende vivante dont l'histoire se confond depuis 40 ans avec les soubresauts du continent africain.Selon l'acte il accusation, Denard et ses hommes, qui avaient aux Comores d'importants intérêts financiers par le biais d'une société aux activités diversifiées et qui craignaient de se voir dépossèdes de leurs biens, ont éliminé le président comorien.phone à l'agence de presse italienne Ansa par une « phalange armée ».Le sigle « Phalange armée » avait été utilisé notamment pour revendiquer divers attentats \u2014 dont ceux contre des églises et des musées en 1993 à Milan, Rome et Florence (10 morts)\u2014 commis par la mafia.Une autre revendication, émanant cette fois des Brigades rouges, a aussi été déposée sous forme de document à deux quotidiens.Dans ce document, après quelques lignes revendiquant le meurtre, un long texte d'analyse politique se conclut par des menaces d'autres attentats.Le texte fait référence à l'OTAN, à la guerre dans les Balkans et prend la défense de la Serbie contre « l'impérialisme » américain.Il attaque également la politique des Démocrates de gauche, le principal parti de la majorité gouvernementale auquel appartient le chef du gouvernement Massimo D'Alema et qui est issu de l'ancien Parti communiste italien (PCI).Deux cents personnes sont encore détenues en Italie pour « lutte armée », vingt et un ans après l'assassinat d'Aldo Moro.Au moins 10 000 personnes ont été arrêtées grâce aux lois d'exception adoptées à la fin des années soixante-dix et 4 087 d'entre elles, accusées de « terrorisme », ont fait l'objet d'enquêtes et de procès.L'affaire Corse embête Jospin ALAIN NAVARR0 Agence France-Presse, PARIS La majorité de gauche et l'opposition de droite se préparent à une grande explication sur l'affaire Corse, qui connaît de nouveaux rebondissements et des développements sur le plan judiciaire.« Il va y avoir du sport national » a affirmé, en menaçant de mettre en cause deux anciens ministres, Bernard Bonnet, l'ancien préfet en Corse, soupçonné d'avoir ordonné l'incendie d'un restaurant bâti illégalement sur une plage de l'île.M.Bonnet, qui était le plus haut représentant de l'État français en Corse, a fait parvenir de sa prison à Paris cette déclaration à un journal, un mois après l'incendie de la paillote « Chez Francis » par un commando de gendarmes.Avec l'aveu de leur implication par ces gendarmes, l'affaire a suscité une tempête politique qui se prolongera, mardi, par une motion de censure de l'opposition de droite contre le gouvernement de gauche de Lionel Jospin.Le préfet Bonnet, dont l'épouse dans un premier temps puis la fille ont dit à la presse qu'il avait déposé un dossier secret dans une banque à l'étranger, sera entendu aujourd'hui par le juge chargé de cette affaire catastrophique pour lé crédit de l'État.Avec dureté, le préfet a mené une opération « mains propres » contre l'affairisme et le clientélisme qui gangrènent, sur fond d'attentats nationalistes, cette île méditerranéenne de 250 000 habitants.Parallèlement, l'enquête sur l'assassinat du prédécesseur de M.Bonnet, le préfet Claude Erignac, à Ajaccio, en février 1998, a connu un nouveau développement avec l'inculpation d'un nationaliste corse, Mathieu Filidori.Menotte en entrant dans le bureau du juge antiterroriste, Jean-Louis Brugière, M.Filodori.un agriculteur de 51 ans, est le premier inculpé pour complicité d'assassinat dans cet attentat sans précédent.À la fin de l'année dernière, un rapport de la Division nationale antiterroriste (DNAT), avait mis en cause M.Filidori à propos de la rédaction du texte de revendication de l'assassinat du préfet Erignac.Le Comité nationaliste de Fiu-morbu, qui regroupe quatorze organisations nationalistes, a fustigé l'arrestation de M.Filidori, estimant qu'elle servait « de contre-feu au scandale de la bande à Bonnet ».Sur le plan politique, l'affaire de la paillote a donné l'occasion à l'opposition de droite, en campagne pour les élections européennes de juin, d'attaquer le gouvernement.Le premier ministre socialiste, Lionel Jospin, s'était déclaré «< blessé » par cette affaire, en niant totalement que lui-même, des membres de son cabinet et des ministres aient été impliqués.Les trois principales formations d'opposition, le mouvement de droite RPR du président, Jacqius Chirac, et deux partis centristes, UDF et DL, ont déposé une motion de censure qui sera discutée mardi prochain.Cette motion n'a toutefois aucune chance de renverser le gouvernement en place depuis deux ans, compte tenu de la solidarité de sa majorité rassemblant )20 des 577 députés. LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 21 MAI 1999 Cinéma et spectacles Kitano touche tout LUC PERREAULT envoyé spécial, CANNES L'enfant terrible du cinéma japonais, Takeshi Kitano, était hier au centre des discussions sur la Croi-sette.Son huitième film, L'Été de Kikujiro, est-il, oui ou non, une réussite ?Si l'on se fie à la chaleur des applaudissements qui ont suivi la projection du matin, il semble avoir recueilli les suffrages de la majorité.Je suis toutefois SUIS de ceux qui trouvent que ce film s'étire au point de manquer de rythme et qu'il rate souvent ses effets.Cela dit, il est tout de même parvenu à plusieurs reprises à m accrocher.Il est vrai qu'en Europe, depuis le Lion d'or recueilli à Venise par Hana-Bi en 1997, Kitano fait figure de phénomène médiatique.Son visage couvert de cicatrices, résultat d'un grave accident de moto survenu il y a cinq ans, en fait la parfaite incarnation à l'écran du yakuza, le gangster japonais.Adopté par Martin Scorsese et Quentin Tarantino (qui l'a fait connaître aux États-Unis en facilitant la sortie de Sonatine, son quatrième film), il fait l'objet en France d'un véritable culte.La veille de la projection de L'Été de Kikujiro.Ane diffusait de lui un portrait dithyrambique, Kitano limprévisible, signé Jean-Pierre Li-mosin.C'est pourquoi, me semble-t-il, malgré la taille du personnage, il convient de se méfier des effets de mode.Au Japon, encore récemment, Kitano était célèbre, mais pas pour ses films.On le con- PHOTOAFP Takeshi Kitano naît là-bas avant tout sous son nom d'acteur comique à la télévision.Beat Kitano.C'est la raison pour laquelle, dans ses films, il ne parle presque pas : dès qu'il ouvre la bouche, les Japonais éclatent de rire.On s'étonne même qu'il soit considéré à l'étranger comme un cinéaste.En fait, c'est un véritable touche-à-tout.Il a publié une cinquantaine de livres.Il participe à plusieurs émissions de télévision, souvent comme animateur.Il a également du talent pour la peinture.Sa carrière au cinéma a débuté par des petits rôles dans des films de série B.Sa première consécration internationale remonte à son interprétation du fameux sergent Hara, sadique mais humain, dans Mcrry Christmas, Dr.Lawrence (Furyo).de Na-gisa Oshima.Plus récemment, il a tenu un petit rôle dans un film-culte admiré par les ados, Johnny Mnemonic.L'Été de Kikujiro raconte le voyage qu'un adulte peu recommandable (Kitano lui-même) entreprend avec un enfant qui n'a jamais vu sa mère et qui veut la retrouver.Cette histoire s'inspire en fait de l'enfance misérable de Kitano.Il avouait en conférence de presse n'avoir pratiquement jamais connu son père.« Mon père existe, a-t-il confié, je l'ai déjà vu, mais je ne lui ai pratiquement jamais parlé.Quand j'étais petit, je le voyais rentrer le soir à la maison complètement ivre et pressé de battre ma mère.J'allais vite me cacher.Je n'ai pas eu avec lui de relation père-fils.» Ignorant en quoi consistait une telle relation, il s'est laissé aller à l'improvisation.Son scénario ne consistait au départ qu'en un simple canevas.Tout a été inventé sur place pendant le tournage.Il dit s'être tout de même inspiré de son père pour ce personnage d'adulte qui traite sans ménagement l'enfant placé sous sa garde.Comme son père, Kikujiro, le « tonton » de l'histoire, fraye avec les yakuza et dépense son argent au jeu.L'expression « petit con » revient souvent dans sa bouche.Devant les journalistes, Kitano n'hésite pas lui-même à qualifier l'enfant de « petit animal ».Il y a certes beaucoup d'invention dans ce road-movie, beaucoup de tendresse retenue, sans parler des moments de grâce.Dans le rôle de Masao, le jeune acteur de neuf ans Yusuke Sekiguchi a une figure (et parfois même des ailes) d'ange.Il représente l'innocence et l'absence de malice.Son affreux tonton sera finalement touché par cette innocence.Il ne saura plus quoi inventer à la fin pour distraire l'enfant et surtout pour lui faire oublier la trahison dont il a été victime.Oeuvre d'un cinéaste meurtri, L'Été de Kikujiro porte un regard attendri, mais sans complaisance sur l'enfance abandonnée.Kitano en ce sens retrouve le propos d'Atom Egoyan et rejoint l'universel.Mais je reste convaincu que cet humour noir à la japonaise aura de la difficulté à dépasser les frontières.Quanti la fiction dépasse la réalité LUC PERREAULT en\\vyé spécial, CANNES La France, qui ne se décourage jamais, y allait hier d'un quatrième film en compétition.Nos lies heureuses racontent les destins croisés de trois copines parisiennes.L'une, Julie, revient d'un suicide raté ; une autre, Emilie, vit une séparation pénible.Quant à la troisième, Cécile, photographe peu sûre de ses talents, elle prend des risques énormes avec les hommes.Mais ce ne sont pas eux qui auront finalement sa peau.Ainsi résumé, on pourrait croire que le film de Jacques Maillot, candidat à la Caméra d'or, s'intéresse strictement aux femmes.Ce serait oublier tout l'univers émotionnel et quotidien de ces amies.Les hommes y tiennent une place importante, bien que pas toujours glorieuse.On retrouve, par exemple, Ali, Marocain sans papiers qui vit dans la clandestinité et pour lequel toute cette petite communauté va finir par se mobiliser.Il y a aussi Lucas qui, après sa rupture, se retrouve quelque peu déboussolé, aussi bien face à son choix de carrière qu'à son orientation sexuelle.Quant à Jean-Paul, un catho militant, ses échecs auprès des femmes le découragent.Tout ce petit monde grouille.Victoire de Katzenberg contre Walt Disney PHOTO AP Le réalisateur Jacques Maillot avec les comédiennes de son film Nos vies heureuses-, Sarah Crappln.Marie Payen et Camille Jappy.s'anime, s'interactive.Parfois, on a du mal à déterminer qui couche avec qui ou qui fut l'amant d'une telle avant de devenir celui de sa mère.Maillot privilégie toujours le drame.Une catastrophe semble toujours guetter ses personnages.La fiction y dépasse même parfois la réalité.Et puis c'est trop long (2 h 25).Malgré tout, ce premier long métrage est vivant, plutôt bien joué par des acteurs inconnus et même s'il paraît souffrir du syndrome du tout mettre et du tout dire, il apparaît somme toute frais, sympathique et prometteur.Aqence France-Presse LOS ANGELES Un des fondateurs des studios DreamWorks, Jeffrey Katzenberg, a remporté une victoire mercredi dans son action en justice contre la compagnie Walt Disney, à qui il réclame 250 millions de dollars.Un juge agissant comme médiateur a donné raison à Jeffrey Katzenberg, patron pendant dix ans des studios Disney, en estimant que son contrat lui donnait droit à un pourcentage des profits générés par les films qu'il a contribué à créer.Walt Disney et son PDG, Mi-chael Eisner, soutenaient qu'en démissionnant avant l'expiration de son contrat, Jeffrey Katzenberg avait renoncé à cette clause.« Nous sommes très satisfaits.Nous avons quasiment gagné sur tous les points.La seule question est de savoir jusqu'où peut grimper » la somme à laquelle Disney va être condamnée, a déclaré un des avocats de Jeffrey Katzenberg, Bonnie Eskenazi.Le montant précis de la somme due par Disney, et donc des profits générés par les films et émissions télévisés mis en oeuvre par Jeffrey Katzenberg, va être déter- miné dans une nouvelle phase de cette action en justice qui doit s'ouvrir la semaine prochaine.Selon Bonnie Eskenazi, Disney va se retrouver « dans une position intenable ».La société va « devoir soutenir que ses produits ne valent pas grand chose tandis que nous soutiendrons au contraire qu'ils sont d'une grande valeur », a-t-elle expliqué.Jeffrey Katzenberg, à qui Disney aurait déjà versé plus de 100 millions, avait quitté la compagnie en 1994.En dix ans, il a contribué à créer quelque 700 films et émissions télévisées, parmi lesquels d'immenses succès comme Le Roi Lion, La Belle et la Bête ou Good Morning Vietnam.Son contrat lui assurait, à perpétuité, 2 % des profits génères par ces films, ainsi que par leurs produits dérivés, comme les jouets.Walt Disney avait reconnu dans un accord à l'amiable intervenu en novembre 1997 devoir de l'argent à l'ancien président de ses studios.Les deux parties avaient convenu de laisser un médiateur décider du montant de la somme due.Cette procédure avait débuté le 26 avril dernier à Los Angeles.EN PRIMEUR THE 24 HOUR WOMAN Film américain (1999) de Nancy Sa\\'oca.Scénario : N.Savoca, Richard Guay.Images : Teresa Médina.Montage : Camilla Toniolo.Musique : Little Louis ut.Kenny (Dope) Gonzales.Avec Rosie Ferez.Marianne Jean-Baptiste, Patti LuPone, Karen Duffy, Diego Serrano.Wendell Pierce.93 min.\u2014 Atwater.¦ Comédie dramatique.Grâce Santos travaille pour une station de télévision de New York où elle produit chaque matin un talk-show.Son compagnon Eddie est un des participants réguliers de cette émission.Aussi, lorsque les employés de la station apprennent que Grâce est enceinte, ils décident d'annoncer la nouvelle en direct au futur pere, devant des millions de téléspectateurs.Voyant la matière à améliorer les cotes d'écoute, la directrice de la station demande a Grâce de tenir le public au courant des progrès de sa grossesse.Mais la future maman ne tarde pas à trouver sa nouvelle célébrité lourde à porter.IN HER DEFENSE Film canadiett (1999) de Sidney J.Furie.Scénario : Marc Lynn.Jeffrey Rosenhaum.Images : Curtis Petersen.Montage : Denis Papillon.Musique : Paul Zaza.Avec Michael Dudikoff, Mariée Matlin, Daniel Pilon, Sophie Lorain, David Attis, Stephen Morgan.97 min.\u2014 Centre Eaton, Famous Pointe-Claire.¦ Drame policier.L'avocat Andrew Garfield a une liaison avec Jane Claire, l'épouse d'un riche industriel.Un jour, ce dernier surprend les amants au lit et une querelle éclate durant laquelle Andrew abat son rival dans une situation de légitime défense.Les apparences étant contre eux, les deux amants décident de maquiller la scène pour faire croire à un règlement de compte de la mafia.Mais les enquêteurs n'y croient pas et Jane se retrouve accusée du meurtre.Andrew décide alors d'assurer la défense de celle-ci, ce qui l'amènera à découvrir d'étonnants secrets sur son passé.THE LOVE LETTER Film américain (1999) de Peter Ho-Sun Chan.Scénario : Maria Maggenti, d'après le roman de Cathleen Schine.Images : Tami Reiker.Montage : Jacqueline Cambas.Musique : Luis Bacalov.Avec Kate Capshaw, Blythe Danner.Ellen DeGeneres, Géraldine McEwan, Julianne Nicholson, Tom Everett Scott.\u2014 Loews, Famous Pointe-Claire.Taschereau.Pont-Viau.m Comédie sentimentale.Une lettre d'amour va chambouler la vie tranquille de plusieurs citoyens d'une petite ville de la Nouvelle-Angleterre.Anonyme et sans adresse, cette mystérieuse missive à la prose passionnée s'est mise à circuler un peu partout dans la bourgade, tombant entre les mains de diverses personnes.Bientôt, tout le monde se de- mande qui en est l'auteur et à qui elle était destinée.Plusieurs se surprennent alors à rêver.TREKKIES Film américain (1997) de Roger Nygard.Images : Harris Done.Montage : R.Nygard.Musique : Walter Werzowa.\u2014 Faubourg, Pointe-Claire.M Documentaire.Depuis ses débuts en 1969, la série télévisée Star Trek a suscité un véritable culte chez des milliers d'admirateurs.Ce film dresse un tableau du phénomène et fait le portrait de quelques fanatiques de la série, dont un dentiste qui a décoré sa clinique à la manière d'un vaisseau spatial, un juge qui se rend à la cour avec un costume inspiré de la série et un homme qui aimerait subir une chirurgie aux oreilles afin de ressembler à Spock.Source : Médiafilm hiip:// laprefte.infinie.net C'EJT POURRI /// CINÉMA.DISQUES.LIVRES.RESTOS.SPECTACLES.THÉÂTRE.VINS.Consultez la section «Sortir», dans La Prcsu Internet avant de faire ou de voir quoi que ce soit.Les choix de nos chroniqueurs, les critiques des internautes, les rubriques, tout y est pour que vous puissiez faire un choix éclairé.Ah oui, ne vous inquiétez pas, tout n'est pas pourri! Je penso dt hk je diqiM* LA PRESSE.MONTRÉAL, VENDREDI 21 MAI 1999 ?B 7 Décollage en douceur ALAIN BRUNET V1CTORIAVILLE Le départ s'est fait en douceur, hier à Victoriaville.Peu de turbulences au décollage du 16e Festival international de musique actuelle, peut-être pas assez.N'ayez crainte, elles ne tarderont pas à venir.Servi en guise d'introduction à ce marathon réservé aux mélomanes les plus pointus, le timide laïus de son directeur artistique, en tout cas, n'avait rien d'une vente sous pression.Après avoir souhaité la bienvenue aux citoyens de sa ville (toujours très présents lors des concerts d'ouverture), Michel Levasseur a rappelé à l'auditoire du cinéma Laurier que 70% des méiomanes présents le week-end durant proviendraient de l'extérieur des Bois-Francs, que 40 % ne résideraient pas au Québec \u2014 Nouvelle Angleterre, Ontario, etc.Invité à prendre la parole, le député péquiste de la région et ministre délégué aux Transports, Jacques Baril n'a pas péché par excès de loquacité.Après avoir souligné les retombées positives du FI-MAV sur la région, il a lâché un prévisible «place à la musique».Quoi qu'il en soit, la voie était donc ouverte à la musique actuelle, dont la 16e célébration internationale dans les Bois-Francs annonce des couleurs plus vivifiantes que l'an dernier, sur papier du moins.Meilleur équilibre entre les tendances nouvelles de la création sonore, une sélection d'artistes québécois moins associés à ceux du label Ambiances Magnétiques \u2014 ces derniers sont actuellement occupés au Printemps du Québec.Des gestes radicaux sont aussi prévus au menu, notamment ceux du prolifique Merzbow, made in Japan.Aux infusions de free jazz, de rock d'avant-garde ou autres sous-tendances invitées à Victo au cours des dernières années, on remarque cette fois une volonté de présenter des artistes férus de tables tournantes ou d'échantillon-neurs numériques.Chose certaine, le 16e FIMAV s'annonce plus vivifiant que les fréquences offertes au concert d'ouverture.Pendant que l'Espagnole Fatima Miranda procédait hier à une séance d'hypnose collective en faisant la démonstration de techniques vocales pour le moins atypiques, le souvenir du concert précédent s'évaporait.Musicienne faisant preuve d'une technique rigoureuse quoi que peu encline aux prouesses en tant que soliste, Peggy INTERNATIONAL Peggy Lee Lee n'a qu'une courte expérience de leader d'orchestre.On avait certes noté son ouverture d'esprit, on avait remarqué son engagement dans des projets sonores propices à l'aventure.Hier soir, l'artiste de la côte Ouest réunissait des musiciens compétents (Jeremy Berkman, trombone, Tony Wilson, guitare, Chris Tarry, basse, Dylan van der Schyff, batterie), à la hauteur de ses propres standards techniques, mais qui n'ont rien proposé d'exceptionnel.Imaginé par la violoncelliste, le cadre compositionnel est simple, peut-être trop.Les mélodies sont jolies, sans plus, se rapprochent davantage de la forme chanson que des formes classiques ou contemporaines.Bien que peu costauds, les rythmes proposés sont davantage issus de la culture rock que du jazz.Certains crescendos joués s'avèrent convaincants, mais la résultante est mince dans l'ensemble.FESTIVAL MUSIQUE ACTUELLE VICTORIAVILLE Cette musique a de particulier qu'elle associe à ses passages écrits des séquences d'improvisation libre (à géométrie variable).La tension entre ce free pas très enlevé et ces « chansons » pourrait éventuellement porter fruit.Mais hier, ce premier projet d'envergure signé Peggy Lee ne me semblait pas mériter l'importance que Michel Levasseur lui a accordée.La vie est ainsi faite.Aujourd'hui au Festival international de musique actuelle Je Victoriaville.Cégep, 13//: Klaxon Gueule (Montréal).Cégep, 17h: David Kristian (Montréal).Cinéma Laurier, 20h: John Zorn.Milford Graves (New York).Cotisée des Bois-Francs.22h: Hoahio/I.S.O.(Japon).Cégep, 00/// 5: Jean-Marc Montera, Michel Doneda, Erik M (France) Noir Silence perd sa voix Ça brasse chez Noir Silence.Après sept ans de vie commune et deux albums, le chanteur Jean-François Dubé annonçait cette semaine sa décision de quitter la formation.Sa décision, explique-t-il par voie de communiqué « résulte d'un choix très personnel qui me permettra de m'épa-nouir et de consacrer 100 % de mes énergies afin de concrétiser un projet solo que je désire depuis quelque temps déjà.Il est important que tous et chacun sachent que ma décision ne résulte en rien de conflits ou quoi que ce soit de négatif au sein du groupe, mais bien d'une décision très personnelle quant à ma démarche artistique ainsi que l'orientation musicale que j'aimerais prendre dans les prochaines années.» Dubé compte tenir tous ses engagements pris avec Noir Silence pour l'année 1999.Ultimement, on peut se demander si ce départ n'affectera pas l'avenir de la formation bauceronne, qui se retrouve désormais sans chanteur attitré.Désolé, c'est complet ! EN VADROUILLE Francine Grimaldi collaboration spéciale CANNES L, ampleur du Festival de Cannes est r difficile à imaginer même pour ceux qui sont plongés dedans.Pensez : il y a 4929 participants j accrédités au Marché international f du film ; ajoutez près de 3000 journalistes du monde entier et tous les artistes et artisans invités par le Festival.Ça fait beaucoup de monde.Sans compter la Quinzaine des réalisateurs, un secteur à part, qui semble connaître un succès inégalé.En tout cas, c'est la première année où je n'arrive pas à entrer à la Quinzaine, même en me pointant 30 minutes à l'avance.« Désolé, c'est complet, messieurs dames.» Ras-le-bol.Je démissionne.Heureusement, j'ai pu me faufiler en matinée pour voir La Coupe (la Coupe du monde de soc-cer 1998), le premier film de Norbu, un véritable lama tibétain qui a tourné dans son monastère au Bouthan une comédie des plus rafraîchissantes.Mais ce n'est pas travaillable à la Quinzaine.C'est comme essayer de trouver une table sur la terrasse du Carlton, le palace des stars et du jury.Mission impossible, de jour comme de nuit.Heureusement que l'on a l'embarras du choix tout autour (sur 571 films, plus de 250 sont des premières mondiales !) Comme vous le savez, le cinéma québécois est absent du Festival cette année.C'est triste.Toutefois, il y a quelques films canadiens, mais je n'ai reçu aucune invitation, ni pour 5 Sensés, présenté à la Quinzaine, ni pour le party ri'Atom Egoyan après la projection de son film Felicia's Journey, seul film canadien en compétition.II paraît que la bouffe était moyenne et la chaleur écrasante, mais il y avait du beau monde là ! Faye Dunaway, Susan Sarandon, Greta Scacchi, Mel Gibson, etc.C'était la seule occasion où j'aurais pu parler avec Atom en dehors de sa conférence de presse.J'aurai plus de chance à Montréal ou à Toronto- Caricature : « Le clin d'oeil de Kak », dans Le Film français du 19 mai, porte sur la leçon de cinéma de Théo Angelopoulos : Comment avoir la Palme d'or ?Vous tournez un court métrage d'action de 20 minutes, puis vous le projetez au triple ralenti.Vous obtenez un film cannois de deux heures trente.Cette année, il n'y a pas matière à être méchant avec les films en compétition car aucun n'a carrément déçu.Même le Pola X de Léos Ca-rax a du bon (Depardieu fils).On verra si les choix des membres du jury porteront la marque de David Cronenberg.Chose certaine, ils ne pourront pas ignorer le merveilleux Almodovar, Tout sur ma mère, mon favori, le seul qui lasse l'unanimité de la presse el du public toul comme La xita è hella de Benigni l'an dernier.Nom commun : Patrick.Patrick Bruel, Patrick Timsit et Patrick Poivre d'Arvor ont fait front commun sur le tapis rouge du Palais des festivals, avec Thierry Lhermitte, Pierre Richard, Daniel Prévost et autres, pour monter à la projection du Dîner de cons présenté dans le cadre de la soirée en hommage à Francis Veber.Un revenant : Hugh Hefner, l'éternel Playboy aujourd'hui champion du Viagra, est revenu à Cannes pour la première fois depuis 40 ans.Avec ses Bunnies évidemment.Il aime toujours les partys, le cinéma (il veut sans doute dire les vedettes de cinéma) et les belles filles.Sa nouvelle blonde a 52 ans de moins que lui.Elle célébrait son 21e anniversaire de naissance hier.Le journaliste de Moving Pictnres, Nick Roddick, dit qu'il a vu des albums de Céline Dion dans sa discothèque à bord de son yatch de luxe.Jim Jarmusch ne se cache pas derrière des gardes du corps, il se promène dans Cannes comme un quidam ! Il ne change pas.Toujours simple, calme et sympathique.Mercredi soir, il faisait la navette entre le Petit Carlton et le Petit Majestic les deux resto-bars où se tiennent les fauchés du Festival comme moi, rejoints par le beau linge après minuit.L'an prochain, nous n'aurons plus que le petit Majestic où nous retrouver dans une atmosphère conviviale car le petit Carlton, une institution qui fait partie du paysage cannois depuis 52 ans, aura fait place à une boutique de vêtements ! Jim Jarmusch a un excellent film en compétition, son meilleur à mon avis, Ghost Dog : the Way ofthe Samuràù avec l'immense Forest Whitaker dans le rôle-titre, un tueur à gages qui n'a qu'un maître ; Isaac de Bankole dans le rôle fort sympathique du vendeur de crème glacée créole qui ne parle pas un mot d'anglais ; Camille Winbush, une adorable fillette avec qui Ghost Dog discute littérature et philosophie entre deux règlements de comptes avec la mafia, enfin un film étonnant, différent, rafraîchissant, souvent drôle et émouvant, un gagnant.2 SZMbtML Cai\\t\\eS Toutes les télévisions du monde sont présentes à Cannes.Même celles du Pérou.Du Canada, il n'y a que l'émission Box-Office, animée par Anne-Marie Losique ! Ce n'est pas lourd.Quand est-ce qu'on va se réveiller à Radio-Canada, Télé-Québec, etc ?Cela dit, la petite Losique nous a annoncé cette semaine que dès la fin septembre, TV 5 diffusera un nouveau magazine cinéma hebdomadaire : Écrans du monde, une émission de 30 minutes, qu'elle va produire et animer (en plus de Box-Office) ! Un show flexible, plus technique, plus « cinéphile », enfin ce qui nous manque, quoi.¦¦¦ Surprise : je bois de l'eau Naya à Cannes ! La maison de la région d'Argenteuil/ Mirabel a embouteillé une « cuvée spéciale » de 7500 bouteilles avec étiquette « Commission du cinéma du Québec ».La Naya a d'abord distribué 1000 bouteilles pour l'Exposition internationale des lieux de tournage à L.A.en février.Ici à Cannes, il y a 2000 bouteilles au stand de la SODEC au Marché du film et il y aura 1500 bouteilles d'eau Naya en juin au Festival de la télévision de Banff.Pas bête ! Sur ce, je retourne me battre pour une place au cinéma.VOTRE SOIREE DE TELEVISION \\r Louise Cousineau 18:00 B3 La Fin du monde.Reverrons-nous un autre flop des entants de Nostradamouse?On l'espère.19:00CD JE.Parmi les topos: un agriculteur de I Acadie reçoit un compte de taxes de 23 000$ parce que la ville a installé l'aqueduc sur sa terre.19:30 O Partis pour la gloire L'histoire d'une jeune Québécoise devenue mannequin qui a eu bien de la chance.20:00 CED Grands reportages Si vous voulez tout savoir sur le Viagra et ce qu'il rapporte en fric, c'est pour vous.21:00 BD Bed in II y a 30 ans.John Lennon et Yoko Ono venaient faire un bed-in au chic Reine Elizabeth à Montréal en faveur de la paix.On évoque cet événement où ils ont chanté Give Peace a Chance.23:28 O Les Misérables Le film de 1957 avec Jean Gabin et Bernard Blier.Première de deux parties.Mais ça ne chante pas.00:00 EU Edith et Marcel Film de Lelouch qui raconte les amours d'Edith Piaf et du boxeur Marcel Cerdan qui allait périr dans un accident d'avion.Le fils du boxeur y joue.Marcel Cerdan CANAUX\t\t18 h 00\t18 h 30\t19 h 00\t19 h 30\t20 h 00\t20 h 30\t21 h 00\t21 h 30\t22 h 00\t22 h 30\t23 h 00\t23 h 30\tCF\tVD\t SRC\tQ(£\tCe soir\t\tKamikazes\tPartis pour la gloire\tDaniel Lavoie -dans la tête\tDes violons\tZone libre\t\tLe Téléjoumal/Le Point\t\tNouvelles du sport\tCinéma (23.281\t4\t4\tSRC TVA\tOOt 003\tLe TVA\tPiment fort / Pierre Légaré\tJ.E./ Un homme et ses projets; avoir son compte\t\tCinéma / À TOUTE ALLURE (61 avec Chart» Sheen.Kristy Swanson\t\t\t\tLe TVA\tLe Poing J\t\tTVA Sports / Lotenes (23 52)\t7\t7\tTVA TQc\t24 45\tLa Maison de Ouimzie\tBons Baisers d Amérique\tLes Choix de Sophie\tLes Francs-tireurs\tDroit de parole / Avez-vous honte de la langue des Québécois9\t\tCiel' Mon Pinard / À l'usine Liberty\t\tAbsolutery Fabulous\tLes Choix de Sophie\tCinéma / CÉLINE ET JULIE VONT EN BATEAU (3)\t\t8\t8\tTQc TQS\t\tLa fin du monde est à 7 heures\tFlash / La Chicane\tScènes de crime\tCoroner\tMétier Policier\tAux frontières du réel\t\tLe Grand Journal\tLa ttn du monde est à 7 heures\t110°0\tPhantasmes\tFlash\t5\t5\tSOI >\t[ ¦ ] |\tPuise\t\tAcc Hollywood\tLife as a Dog\tCinéma / INDEPENDANCE DAY (5) avec WS Smith.Bill PuMman\t\t\t\t\t\tCTV News\tPuise Sports\t11\t11\to O\to\tNews\t\tWheel of.\tJeopardy\tTeen People s 21 Hottest Stars\t\tThe 26th Annual Daytime Emmy Awards\t\t\t\t\tNews\t45\t58\t< ï\tCBCO\tNewswatch\t\tLilith Pair: Sarah McLachlan.\t\tCinéma / FR0STFIRE avec Mosha Cote.Wendy Crewson\t\t\t\tThe National / CBC News\t\tNational Update\t\t13\t13\t1 \tABC EB\tM-A#S#H\tWorld News\tM'A-S-H\tFrasier\tTeen People s 21 Hottest Stars\t\tSabnna.The Teenage Wrtch\t\t20/20 Fnday\t\tNews Access H\tN»grrtline
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