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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Économie
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1999-03-29, Collections de BAnQ.

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[" Montréal lundi 29 mars 1999 E c onomie La Presse ÉDITORIAL / RÉPLIQUES / FONDS COMMUNS / QUOI FAIRE / LE MONDE Fonds communs Ressources naturelles : enfin le réveil ?Page F 4 fe^fîî!\" i Gai litre veut étendre de Québec LA SEMAINE DE L'IMPOT Michel Girard Avec Québec, il faut toujours surveiller ses poches.C'est plate à dire, mais le ministère des Finances du Québec est reconnu pour ses « passes fiscales ».La dernière trouvaille de la troupe du ministre des Bernard Landry a pour appellation « revenu familial net », lequel sert de base de calcul pour permettre au gouvernement de réduire le montant de plusieurs déductions et crédits d'impôt.Cette nouvelle notion du « revenu familial net » a fait son apparition tellement en douce qu'aucun des grands bureaux comptables n'avait jusqu'à tout récemment pris vraiment conscience de son effet pervers sur nombre de déductions et crédits d'impôt.Bref, à compter de la déclara-lion de 1998, on se retrouve avec un « revenu familial net » beaucoup plus élevé qu'auparavant.Pour déterminer l'ancien « revenu familial net », il suffisait d'additionner le revenu net de chaque conjoint, lequel tenait notamment compte des déductions suivantes : \u2014 le transfert d'allocation de départ ou de retraite à un REER, à un FERR ou à un régime de pension agréé ( RPA ) ; \u2014 la pension alimentaire déductible ; \u2014 les frais de déménagement ; \u2014 les frais financiers ; \u2014 les pertes au titre d'un placement dans une entreprise ; \u2014 les déductions relatives aux ressources cl aux films ; \u2014 le montant des prestations de programmes sociaux fédéraux remboursés au fédéral, etc.Avec le nouveau « revenu familial net », toutes les déductions précédentes sont exclues.Conséquence : le « revenu familial net » s'en trouve gonflé.Le problème que cela pose ?Un grand nombre de crédits d'impôts provinciaux vont passer sous le bistouri.C'est donc dire que des dizaines et des dizaines de milliers de contribuables vont voir leurs crédits d'impôt baisser dramatiquement, sinon totalement disparaître.Les crédits d'impôt touchés par le gonflement du nouveau « revenu familial net » sont : \u2014 les crédits d'impôt pour conjoint, enfants à charge et autres personnes à charge ; \u2014 les crédits d'impôt en raison de l'âge, pour revenus de retraite et pour personne vivant seule ; \u2014 les crédits d'impôt pour frais médicaux ( celui remboursable et celui non remboursable ) ; \u2014 la réduction d'impôt à l'égard de la famille ; \u2014 le crédit remboursable pour la taxe de vente du Québec ( TVQ ) ; \u2014 le crédit remboursable pour frais de garde d'enfants ; \u2014 le remboursement d'impôt foncier ( taxes scolaires et municipales ; \u2014 le crédit d'impôt pour la TVQ .De plus, le nouveau « revenu familial net » risque de faire augmenter la cotisation au régime d'assurance médicament et, d'autre part, faire diminuer l'ai- location unifiée pour enfants .i DEMAIN : La claque aux aînés son réseau vers l'Est USA BINSSE * \u2022 À défaut d'accéder directement au gisement de gaz naturel de l'île de Sable, au large de la Nouvelle-Ecosse, Gaz Métropolitain y accédera indirectement, en se branchant au pipeline du consortium américain Maritime fr Northeast Pipeline Management ( M&NE ) pour ensuite transporter le gaz naturel vers le Québec.Pour Robert Tessier, président et chef de la direction de Gaz Métropolitain, l'extension vers Test du réseau gazier québécois, grâce entre autres au gaz naturel des Maritimes, est une « quasi-certitude ».Le gaz de l'île de Sable coulera dans le pipeline américain en 2000.Si Gaz Métropolitain réalise son projet, elle y aura accès dès 2003.Ce gaz permettrait la desserte du Bas Saint-Laurent, de la Gaspésie et de la Côte Nord.« Les cartes sont bonnes », a-t-il dit lors d'une récente entrevue.Il est convaincu que les éléments de succès sont là.Il s'agit maintenant de préciser les paramètres économiques pour rendre le financement du projet viable.Au total, ce projet nécessitera un investissement de plus 800 millions de dollars, dont quelque 200 millions pour rendre le réseau de transport québécois à la frontière du Nou-veau-Brunswick.La date butoir de 2003 correspond à la deuxième phase de l'île de Sable.M.Tessier croit qu'il y a suffisamment de réserves de gaz naturel pour justifier cette extension.La planification préliminaire est faite et Gaz Métropolitain est en train de regarder la première phase de son projet, soit l'interconnexion au pipeline de M&NE.Ensuite, elle se penchera sur les différents branchements.Pour res- pecter l'échéancier, la demande de permis devra être devant l'Office national de l'énergie ( ONE ) en 2000.M.Tessier est confiant qu'à l'automne tous les fils seront attachés.M.Tessier ne veut pas revenir sur le passé et le refus de l'ONE d'accorder au consortium canadien TransMaritimes, dont faisait partie Gaz Métropolitain, le permis convoité pour transporter le gaz naturel de l'île de Sable vers le Québec.C'est M&NE ( composé de Mobil, Duke Energy et de Westcoast Energy, de Vancouver ) qui a reçu le feu vert et 80 % du gaz naturel de l'île de Sable ira aux Etats-Unis.Dès le lendemain de la décision, explique-t-il, il a lancé de nouvelles discussions avec les différentes parties impliquées dans le vaste projet.« Cela rejoint les objectifs et les intérêts de toutes les parties intéressées, dit-il, y compris bien sûr les producteurs eux-mêmes.» Il précise que Mobil, aussi partenaire dans le consortium qui exploitera le gisement, est intéressée parce que cela lui assure un ancrage pour son gaz dans un marché existant et solide.Gaz Métropolitain peut lui garantir l'achat de volumes importants.Cela plaît aussi à M&NE qui y gagne si un volume plus important de gaz transite dans son gazoduc.Le Nouveau-Brunswick y trouve PHOTO ROBERT NAD0N.Ut Pressée Robert Tessier son compte parce qu'il veut une desserte dans le nord-ouest de son territoire.Québec est favorable à l'élargissement de la desserte de gaz naturel sur son territoire et Ottawa se dote ainsi d'un gazoduc est-ouest complet.Les municipalités du Bas Saint-Laurent, de la Gaspésie et de la Côte Nord, où serait le gros du potentiel, ont aussi exprimé un intérêt.L'arrivée du gaz naturel est un incitatif de localisation pour les industries.Gaz Métropolitain est présentement en discussions avec Mobil, M&NE, TransCanadaPipeline et les municipalités qui seraient touchées.« On travaille sur les paramètres de volume, de prix et de coûts.» En se branchant sur le gazoduc de M&NE, la province se dote d'une source supplémentaire d'approvisionnement.Dorénavant, elle aurait accès au gaz des Maritimes, au gaz américain et au gaz de l'Ouest.« On ira là où les prix sont bons », précise M.Tessier.En vue de préparer le terrain.Gaz Métropolitain a présenté en août dernier à la Régie de l'énergie une demande pour étendre vers l'Est son territoire pour inclure le Bas Saint-Laurent, la Gaspésie et la Côte Nord.Au cours des prochaines années, peut-on lire dans cette demande, la société veut concrétiser la desserte gazière de ces marchés et raccorder son réseau de transport au gisement de l'île de Sable.Éventuellement, cette nouvelle infrastructure permettrait de desservir la péninsule gaspésienne.Sur une dizaine d'année, le distributeur gazier espère pouvoir offrir du gaz naturel à 14 municipalités dans ces régions.Gaz Métropolitain veut se brancher au pipeline de M&NE à la hauteur de Frédéricton.Le distributeur gazier apporterait le gaz naturel à Rivière-du-Loup et se brancherait ensuite sur son propre réseau à Bernières, qui deviendra l'épine dorsale pour amener le gaz de l'Est vers Montréal.Après, elle regardera comment elle peut desservir la Gaspésie et la Côte Nord.Une traversée fluviale est considérée entre Matane et l'extrémité de la péninsule gaspésienne.Avant d'étendre le réseau à l'est de Rivière-du-Loup, toutefois, il faudra s'assurer que c'est économiquement justifiable, ajoute M.Tessier.Dans sa demande, la société souligne que ces projets ne pourront voir le jour que dans le cadre de projets industriels d'envergure avec des retombées économiques importantes pour ces régions ou avec la participation financière des gouvernements.PROFIL BOURSIER Les investisseurs attendent impatiemment la reprise Richard Dupaul Alcan a passé les dernières années à restructurer ses activités de façon à miser davantage sur les produits à valeur ajoutée, à réduire ses coûts d'exploitation et à se positionner sur les marchés les plus prometteurs.Tour de force ambitieux acclamé par les experts, les récents résultats de ce virage ont été cependant en-deçà des attentes.La crise asiatique et la samba brésilienne sont venues bousiller en 1998 les plans de la société et, du même coup, les espoirs du marché boursier.Cependant, le vent pourrait tourner en 1999.Pour les investisseurs prêts à patienter, l'action d'Alcan pourrait s'avérer un bon placement à moyen et à long terme, maintiennent les analystes, dans le contexte où les conditions du marché de l'aluminium sont appelées à s'améliorer d'ici un an ou deux.Année décevante Alcan a connu une année décevante en 1998 même si la compagnie a réussi à inscrire un profit respectable de 399 millions US dans des conditions difficiles.La consommation d'aluminium en Occident a reculé de 1 % à 25,4 J-:>- ::.¦ \u2022 \" Activité: extraction de la bauxite, affinage de l'alumine, production et transformation de l'aluminium.Siège social: Montréal Défi: Alcan complète l'expansion de deux usines importantes, au Québec et au Brésil, en prévision de la reprise des marches de l'aluminium; elle veut aussi s'emparer d'une part dominante du marché de l'automobile, qui est promis à un bel avenir.Rétrospective financière (exercices terminés le 31 décembre) (ai millions de dollars US sauf pour le bâiéfice par action) Revenus totaux 1998 7789 1997 7777 1996 7614 1995 9287 1994 8216 Bénéfice net 399 485 410 263 96 Bénéfice net t par action 1,71 2,09 1,74 1,06 0,34 Capitalisation boursière: 8,9 milliards US Actif (au 31/ u/98): 9,9 milliards US Dette à long terme (au 3\\i 12/98): 1,5 milliards US Nombre d'employés: près de 40 000 S I.Ll> JfLtJf.Jul.^.L-,ni mars mai juin août septembre octobre décembre janvier mars Source: Information sur le marché, Bourse de Montréal (www.bdm.org) millions de tonnes \u2014la première baisse de la demande mondiale depuis 1982\u2014 alors qu'Alcan tablait sur une hausse de 0,7 %.Infographie La Presse La chute du marché asiatique a fait mal avec un repli de 12 % de la demande.En parallèle, la production mon- diale d'aluminium a grimpé de 2,1 %, accentuant le déséquilibre entre l'offre et la demande.Aussi, le prix de l'aluminium a fondu de 20 % pour s'établir à une moyenne de 1379 $ US la tonne comparativement à 1620 $ US la tonne en 1997.Heureusement, la demande en Amérique du Nord et en Europe est demeurée solide, ce qui a permis de limiter les dégâts.Alors qu'on voyait la lumière au bout du tunnel à la fin de 1998, le Brésil a sombré dans une crise, menaçant le reste de l'Amérique latine.Si bien que les économistes ont dû réviser à la baisse leurs projections concernant la demande d'aluminium, qui devrait croître de seulement 0,9 % en 1999, tandis que la production mondiale grimperait de plus de 2,5 %.Dans ce contexte, le prix de l'aluminium n'est pas à la veille de monter de manière significative.Le second semestre serait par contre plus favorable à une hausse des cours, affirme M.David Davidson, analyste pour la firme Newcrest Capital.Ce scénario s'appuie sur une légère reprise du marché asiatique et une baisse des taux d'intérêt en Europe pour stimuler l'activité économique.M.Vahid Fathi, de la firme ABN Amro, croit cependant que seule une réduction marquée de la production mondiale d'aluminium permettra aux prix de grimper de façon plus certaine.« Les Alcan, Reynolds et Alcoa vont peut-être attendre encore avant de passer aux actes, mais ils devront réduire leur capacité tôt ou tard », affirme le spécialiste.Depuis 1991, Alcan a considérablement recentré ses activités pour affronter la concurrence.Voir LES INVESTISSEURS en B 5 13 au 24 Théâtre Maisonneuve PLACE DES ARTS H000 NOWEMIX RESERVATION 514 842-2112 \u2022 514 790-1245 ¦US Radio-Canada CKAC730 MODUCTIONS Ftmçws I0Z0H IKMAID 81!AU B2 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 29 MARS 1999 Editorial André Desmarais président du conseil d'administration Roger D.Landry président et éditeur Claude Masson éditeur adjoint Marcel Desjardins directeur de l'information Alain Dubuc éditorialiste en chef La bataille du fisc n apparence, le débat qui s'amorce sur la fiscalité devrait être d'une désarmante simplicité.Les Canadiens, et à plus forte raison les Québécois, sont écrasés par le fisc.Leurs gouvernements disposent enfin des ressources pour réduire les impôts.L'argent est là.Tout le monde devrait être content.Où est donc le problème ?Mais en fait, cette question constituera le débat politique le plus difficile et le plus déchirant que nos gouvernements, tant à Québec qu'à Ottawa, auront eu à affronter dans cette décennie.C'est sur la fiscalité que s'est cristallisé le grand débat de société sur l'utilisation des surplus budgétaires.Le projet d'une réduction du fardeau fiscal devient donc un terrain d'affrontement entre le social et l'économique, entre la gauche et la droite, entre le monde syndical et celui des entreprises, entre les partisans de l'État-providence et ceux du marché.Ce terrain miné explique la prudence extrême de nos ministres des Finances, la lenteur de MM.Martin et Landry à annoncer de véritables baisses d'impôt.Bernard Landry, par exemple, est un partisan beaucoup plus enthousiaste de la réduction du fardeau fiscal que son budget permet de le croire.Mais une baisse d'impôt significative sera difficile à faire passer, au sein de son parti, auprès de ses alliés et dans une bonne portion de la population qui a tendance à privilégier le réinvestissement social.Paul Martin, aux prises avec un PLC qui.sur le plan de l'idéologie sociale, est le frère jumeau du PQ, rencontre un problème similaire.Alain Dubuc ihiubuc@hipresse.ca Ce débat ressemble beaucoup à celui qui a entouré la question du déficit, au début de la décennie.La gauche et le monde syndical estimaient qu'il s'agissait d'un faux débat alimenté par la croisade anti-étatique du patronat.Il a fallu des années avant que ces groupes découvrent que les déficits constituaient une menace réelle qui exigeait un effort collectif.C'est ce consensus, tardif, qui a permis d'éviter la crise financière.De la même façon, le seul moyen de créer un consensus autour des baisses des impôts, c'est de briser le carcan droite-gauche, tout à fait artificiel qui étouffe la réflexion.Il est vrai que, traditionnellement, ce sont les entreprises et les contribuables plus fortunés qui se sont le plus plaints du fardeau fiscal, et que ce sont les partis les plus conservateurs qui en ont fait un cheval de bataille.Mais il faut sortir du folklore.Pendant que des momies comme le syndicaliste Gérald Larose ou la néo-démocrate Alexa McDonough veulent faire payer les riches, la réalité a changé.Le problème du fardeau est devenu global.Il est possible de démontrer qu'une baisse du fardeau fiscal ne profiterait pas seulement aux bien nantis, parce que le poids du fardeau fiscal n'écrase pas seulement les riches : il pénalise un grand nombre de citoyens à revenus modestes et moyens.On peut, à titre d'exemple, identifier trois groupes, pourtant bien différents, qui sont victimes d'effets pervers engendrés par un fisc trop écrasant.¦ Les familles à revenus modestes ou même faibles souffrent énormément du fait qu'on leur retire très rapidement les avantages dont jouissent les ménages pauvres.Ce taux marginal élevé crée une véritable trappe de pauvreté.¦ Les classes moyennes, quant à elles, sont frappées très rapidement par les taux maximum.Au Québec, c'est à 63 000 $ qu'on paie le taux le plus élevé.C'est 425 000 $ aux USA.Ce sont donc les classes moyennes qui sont écrasées, pas les riches.¦ Plus haut dans l'échelle, l'écart des taux d'imposition entre les contribuables québécois et ceux des économies qui nous entourent crée un réel problème aux entreprises qui veulent recruter.On peut également démontrer que le coût économique de cette fiscalité étouffante affecte l'ensemble de la population.Le plus évident, c'est le problème de recrutement de cadres et de professionnels dans des secteurs liés au savoir, et son impact sur la compétitivité.À cela s'ajoute l'impact macroéconomique de cette ponction fiscale, qui réduit la consommation et l'investissement, et qui comporte un effet désincitatif au travail ou à l'innovation.Une économie où les impôts sont trop élevés, comme la nôtre, tourne au ralenti.L'importance de cet impact négatif ne fait pas consensus.Mais il est très possible que l'effet du fardeau fiscal élevé soit beaucoup plus important qu'on le croit d'habitude.L'exemple du déficit est là pour nous rappeler à quel point cela peut coûter cher quand on minimise un problème et qu'on s'y attaque trop tard.De la même façon, à force de banaliser notre problème fiscal et de remettre les solutions à plus tard, il est possible que nous soyons en train de compromettre notre avenir économique.Voilà pourquoi il faut multiplier les efforts pour montrer la gravité de notre problème fiscal el l'urgence de le résoudre.Les documents d'accompagnement au budget Landry le font avec éloquence, en illustrant de façon fort efficace l'écart entre notre fardeau fiscal et celui de nos voisins.Mais cet argumentaire ne suffira pas parce que les gens savent depuis longtemps qu'ils paient plus d'impôts qu'ailleurs.Ils sont prêts à le faire en échange de meilleurs services, ni ils l'acceptent manifestement puisque le Québec n'a toujours pas connu de révolte fiscale, comme on en a vu en Alherta ou en Ontario.Le problème, ce n'est pas seulement que les gens paient beaucoup d'impôts.C'est d'abord que cette ponction comporte des coûts économiques et sociaux importants, qui limitent la production de richesse et nous poussent dans un cercle vicieux.C'est aussi que ce fardeau élevé ne donne pas aux Québécois de meilleurs services ou une meilleure protection sociale.Payer beaucoup, c'est une chose.Mais payer beaucoup, pour rien, c'est est une autre.EN KHPR1SE\t\tserge.chapleau@lapressc\\ca \tLA BOÎTE AUX LETTRES\tedito@lapresse.ca Un sujet tabou : la chasse ¦ Il y a un sujet qui, au Québec comme dans le monde occidental, demeure encore plus tabou que le sexe : la chasse ! Quand je vois des expositions comme le Salon du plein air, de la chasse et de la pêche encourager cette activité, je suis déçu car, bien entendu, on ne montre pas l'autre côté de la médaille.Pour plusieurs raisons, la chasse sportive n'a plus sa place de nos jours et cette opinion est aussi partagée par d'autres personnes que les défenseurs des animaux.Comme nous ne pouvons ici trop élaborer notre analyse, soulignons simplement que l'argument majeur souvent cité par les chasseurs et leurs partisans ( y compris le ministère de la Faune qui, en passant, n'est même pas capable d'appliquer et de faire respecter ses propres lois et règlements.) se résume à ces mots : il faut éliminer le « surplus ».Les chasseurs et leurs amis ne doivent pas connaître l'effet de compensation ( les biologistes du ministère le savent, mais l'ignorent.) qui consiste en un phénomène que l'on voit même chez les humains : lorsqu'une espèce est menacée et qu'elle subit trop de pression, elle augmente sa population afin d'assurer sa survie.La chasse ne joue donc pas son rôle de « contrôleur ».De plus, la chasse a souvent contribué à éliminer des prédateurs essentiels dans l'équilibre écologique.La vie est plus complexe que un et un font deux.Mais, pour le ministère de la Faune et l'industrie de la chasse, ce sont les gros sous qui comptent.Les animaux, dans le fond, on s'en balance.Et n'osez pas remettre en question cette « tradition fondamentale » : on vous qualifiera de « romantique sensible qui ne comprend rien à la nature ».Richard CHARTIER Lachenaie La relance de Mirabel ¦ Dans certains récents reportages, on accuse le gouvernement fédéral d'avoir été inactif en ce qui concerne la relance des activités aéroportuaires à Mirabel.Contrairement à ce qu'on y laisse entendre.Revenu Canada travaille à la création d'un centre de logistique internationale à Mirabel depuis près de deux ans avec les autorités d'Aéroports de Montréal ( AdM ).Le président d'AdM m'a d'ailleurs exprimé sa grande satisfaction face à la collaboration de mon ministère, lors de notre rencontre le 18 janvier dernier.Par ailleurs, je vous souligne que, dans le cadre du Programme de report des droits, adopté par le Parlement en 1996, Revenu Canada peut différer ou rembourser les droits et taxes payés habituellement sur les marchandises importées, ou y renoncer.Le programme offre aux entreprises les mêmes incitatifs en matière de droits et de taxes que ceux des zones franches du monde et tous les Canadiens peuvent s'en prévaloir sans aucune limite géographique.J'accueille favorablement l'annonce du gouvernement du Québec d'accorder des avantages aux entreprises localisées dans la zone de commerce international de Montréal à Mirabel et je suis heureux de constater qu'il joint finalement ses efforts aux nôtres.Le programme fédéral de report des droits est justement conçu de manière à permettre la création de partenariats et les incitatifs prévus dans notre législation sont à la base même du projet d'AdM.Herb DHALIWAL ministre du Revenu, Ottawa Du pareil au même ¦ Je viens d'apprendre que M.John Trent veut se présenter à la présidence d'Alliance Québec.Contrairement au président actuel, Bill Johnson, qui affiche une attitude provocatrice et antagoniste, M.Trent dégage à mes yeux une image beaucoup plus sympathique quoique paternaliste.Mais, au-delà de l'image différente, les deux tiennent le même discours dépassé et colonialiste sur la place des francophones et des anglophones au Québec, et ils refusent tous les deux de déclarer que les Anglo-Québécois ne sont qu'un minorité et que leur rôle, en tant que minorité, est de s'intégrer à la majorité.M.Trent insiste sur le fait que les Franco-Québécois sont heureux d'être pro-fédéraliste et qu'il n'ont pas vraiment le désir d'être maîtres chez eux et de gérer leur propre pays comme tous les peuples normaux du monde.Il est vrai que les peuples, tout comme les animaux qui sont demeurés en cage trop longtemps, deviennent quelque peu dénaturés et perdent le goût de la liberté, surtout s'ils sont bien nourris.Mais je persiste à croire que ce désir de gérer leur pays de leur propre façon fait toujours partie de l'inconscient collectif des Franco-Québécois.L.LABERGE Touj ours plus bas ¦ Il serait peut-être temps que quelqu'un remette publiquement en question la politique du gouvernement du Québec consistant à toujours retenir le plus bas des soumissionnaires participant à ses appels d'offres.Rien dans cette façon de procéder ne permet d'économiser, beaucoup s'en faut.Ceux qui participent aux appels d'offre le font en soumettant le prix le plus bas possible : on coupe sur les heures de travail, sur la qualité des matériaux, et que sais-je encore .Ceux qui obtiennent les contrats ont souvent soumissionné tellement bas qu'il doivent payer une partie des salaires de leurs ouvriers au noir pour arriver.Il est quand même savoureux de voir que le style d'appel d'offres du gouvernement puisse encourager le travail au noir.Sans parler de la qualité.L'an dernier, Hydro-Québec a fait fabriquer des pylônes électriques en octroyant le contrat au plus bas soumissionnaire.Après livraison, il s'est avéré impossible d'assembler les pylônes : les trous avaient étés percés aux mauvais endroits.Hydro a dû les renvoyer à un concurrent de son contractant pour effectuer les réparations.En tenant compte des délais supplémentaires, des frais de transport, des coûts de réparation, y a-t-il vraiment eu économie ?Ce n'est qu'un exemple.Il doit y en avoir des milliers.C'est tellement décourageant que la plupart des entrepreneurs et professionnels soucieux de bien faire leur travail répondent de moins en moins aux appels d'offres gouvernementaux.À témoin, l'absence des ingénieurs et architectes dans les projets d'agrandissement du Palais des congrès.Combien coûte au Palais des congrès de faire un troisième appel ?Quels risques sont pris en laissant l'entrepreneur choisir son propre architecte ?Pourquoi ne pas utiliser une pratique un peu différente qui, sans tomber dans l'autre extrême ( la qualité à n'importe quel prix ), stimulerait à la fois des soummissions professionnelles à des prix honnêtes?Certains pays octroient leurs contrats aux soumissionnaires dont le prix est le plus près de la moyenne des prix soumis.J'ignore l'efficacité de cette pratique, mais je donnerais ma chemise qu'elle donne de meilleurs résultats ( à des coûts tout à fait comparables ) que nous n'en obtenons ici, en encoura-genant un équilibre qualité-prix et un roulement entre les soumissionnaires retenus.# Martin DESSUREAULT 1 LA PRESSH, MONTRÉAL, LUNDI 2 MARS 1999 Répliques Ou est la manipulation?« Dans le dossier des orphelins de Duplessis, notre seule arme, c'est celle de la crédibilité » BRUNO ROY L'auteur est président du Comité des orphelins de Duplessis.Dans l'édition de La Presse du samedi 13 mars dernier, M.Claude Masson, éditeur adjoint du journal, m'accuse de manipuler l'information au profit de la cause des orphelins de Duplessis.Il a réitéré ses propos à l'émission Médias, diffusée à la SRC, le dimanche 21 mars.Pour le bénéfice de la vérité, je souhaite rappeler la chronologie des faits.Le 7 mars, en compagnie du journaliste Michel Vastel, j'ai participé à l'émission de Pierre Maison-neuve, Point de presse sur RDI.Le journaliste du Soleil, lui-même auteur d'un livre sur Lucien Bouchard, laissa tomber un commentaire qui me mit sur une piste relativement aux questions que je me posais.« Quand l'État a récupéré les responsabilités des religieuses, des communautés, et d'ailleurs, c'est Lucien Bouchard qui a réalisé la négociation de leurs biens ».En vertu de ce fait, pour moi nouveau, j'étais en droit de me poser certaines questions, à savoir, quelles furent ses relations avec les congrégations religieuses.Or, en parcourant l'autobiographie de M.Bouchard, intitulée A visage découvert, j'ai appris avec stupeur que l'actuel premier ministre, alors leur avocat, avait négocié la vente des propriétés et des terrains appartenant à des communautés religieuses ; ce que M.Bouchard admet clairement dans son livre à la page 108, et je le cite : « Il se trouvait que je comptais parmi mes clients les chanoinesses hospitalières : les soeurs du Bon Conseil, du Bon Pasteur, les Petites franciscaines de Marie, les* soeurs du Saint Sacrement et les Ursuiines, sans oublier les autorités du diocèse et de nombreuses fabriques.» Précisons que la congrégation des Petites franciscaines de Marie, que M.Bouchard représentait en 1976, est directement mise en cause dans le dossier des orphelins de Duplessis.En effet, ces soeurs ont été propriétaires de l'hôpital psychiatrique Sainte-Anne de Baie-Saint-Paul où furent internés illégalement des enfants normaux en compagnie de véritables malades mentaux.Les extraits de la biographie de M.Bouchard ne constituaient aucunement des accusations par association, ainsi que M.Masson continue de le prétendre.Lorsque le premier ministre impose une décision sans consultation \u2014 décision qualifiée « d'injuste et d'humiliante » par le Protecteur du citoyen \u2014 lorsqu'il affirme que le dossier des orphelins de Duplessis est sur son bureau et qu'il s'en occupe personnellement, lorsque nous réalisons l'ampleur des liens qu'il a entretenus avec l'Église catholique, nous sommes en droit de nous interroger sur la motivation profonde du premier ministre à agir personnellement dans ce dossier auquel sont étroitement liées certaines congrégations religieuses dont ses anciennes clientes, les Petites franciscaines de Marie.Et si, compte tenu de son passé, M.Bouchard était plus sensible aux arguments des communautés religieuses qu'à ceux des orphelins de Duplessis ?Et si un préjugé favorable de M.Bouchard à l'endroit des religieuses jouait contre un règlement équitable dans notre dossier ?Bruno Roy Lorsque j'ai soumis au journaliste d'enquête de La Presse, André Noël, les quelques pages photocopiées de la biographie de M.Bouchard, le journaliste est toujours resté libre de les utiliser aux fins d'en faire un article.Ses conclusions l'amenèrent à rédiger un projet d'article que, de son propre aveu, Claude Masson a d'abord retardé, puis refusé de publier.Ce qui n'a pas été le cas de douze autres médias d'information.D'autant que M.Bouchard n'était aucunement en mesure de réfuter ces faits puisqu'ils proviennent de son autobiographie.Sans compter que les relations de M.Bouchard avec les congrégations religieuses étaient suffisamment intimes pour qu'il tente d'influencer le vote de ces dernières en faveur du candidat local du Parti québécois, lors de la campagne électorale de 1976 ( page 108 de son autobiographie ).Informé, donc, que La Presse censurait ce qui était nullement contestable, nous avons fait circuler Pas question de se cloîtrer! Le texte qui suit a été cosigné par Marie Soleil RENA UD, étudiante en psychologie ; Marie-Claude SARRAZIN, étudiante en droit ; Claude-Audrey PICARD, historienne ; Catherine BOUCHER, étudiante en philosophie ; et Isabel GAUTHIER, organisatrice communautaire.Madame Nathalie Petrowski, C'est avec consternation que nous avons pris connaissance de votre chronique du 16 mars dernier intitulée Rozon et les féministes.Nous voulons nous inscrire en faux à la fois contre l'analyse des motivations que vous prêtez aux femmes qui se sont senties trahies par le jugement Béliveau et l'action des groupes de femmes qui ont décidé d'y réagir.Vous prétendez que la stratégie utilisée par les groupes pour sensibiliser la population ( une demande d'appel de la sentence d'absolution auprès de la ministre de la Justice et de la Condition féminine, Linda Goupil ) « distille un relent frelaté d'opportunisme médiatique » qui vous « chicote ».Vous affirmez que les groupes d'aide aux victimes d'actes sexuels n'ont pas accordé de soutien particulier à la jeune femme agressée par Gilbert Rozon et que les groupes de femmes n'ont fait preuve de solidarité et de compassion envers elle qu'au moment où ils ont jugé pouvoir retirer quelque chose de l'affaire.Permettez-nous de vous faire remarquer le caractère hautement contradictoire de vos reproches.En effet, accorder un traitement de faveur à cette jeune femme pour se faire de la publicité gratuite à ses dépens et au détriment des autres victimes, parfois extrêmement dér munies, parce que son agresseur est une personnalité publique relèverait effectivement de l'opportunisme médiatique.Or, c'est exactement l'inverse qui s'est produit.Sans compter que les délais que cette jeune femme a dû subir sont tout à fait normaux dans un contexte de très grande rareté des ressources.Vous appuyez aussi votre argumentaire sur le fait que ces groupes de femmes n'ont pas contesté tous les autres jugements d'absolution rendus avant aujourd'hui.Là encore, permettez-nous de douter du sérieux et de la pertinence de vos arguments.Premièrement, en tant que journaliste, vous devriez comprendre Gilbert Rozon mieux que quiconque l'importance de l'exemple.En effet, s'il n'avait pas été question d'une personnalité publique, les médias n'auraient même pas abordé le sujet et donc les groupes de femmes ainsi que l'opinion publique n'auraient pas été alertés.En temps que représentante de ces médias, vous êtes bien mal placée pour reprocher aux groupes de femmes d'appliquer la même médecine et de saisir l'occasion de faire avancer les choses puisque le traitement médiatique a été directement proportionnel à la notoriété du personnage.Dans un deuxième temps, nous ne remettons pas en cause le principe même de l'absolution.Nous croyons plutôt que, dans ce cas, elle n'aurait pas dû être accordée aussi aisément et pour les motifs invoqués.En effet, la défense de Gilbert Rozon reposait essentiellement sur deux faits, soit que sa réputation avait été suffisamment entachée par cette histoire et que ses occupations d'homme d'affaires justifiaient qu'on lui retire son dossier criminel.Vous comprendrez notre difficulté à compatir avec lui ! Le fait d'avoir été reconnu coupable d'agression sexuelle en fait probablement une tête de Turc idéale pour certains humoristes ( quoi qu'ils n'aient pas intérêt à rire ouvertement d'un homme aussi influent dans leur milieu ! ) et un sujet de plaisanterie pour le commun des mortels, mais quelques risées ne l'empêcheront certainement pas de mener ses affaires.Et le fait qu'il soit un homme d'affaires influent ne nous apparaît pas une raison valable pour lui permettre de s'en tirer à si bon compte.Poussé à l'extrême, ce raisonnement pourrait conduire à un système de justice où la richesse et la puissance constitueraient des facteurs atténuants pour déterminer la sentence d'un accusé.Malheureusement, nos critiques envers votre chronique ne s'arrêtent pas ici.Vous vous permettez de critiquer les groupes de femmes de ne pas être proactifs dans leurs interventions et de négliger d'enseigner aux femmes à se protéger.En effet, vous affirmez que « les femmes ne peuvent pas se contenter de poursuivre leur bourreau.Elles doivent faire en sorte que ces bourreaux n'aient jamais de prise sur elles.Dans certains cas, cela veut dire restreindre leur liberté de mouvement.C'est plate, mais c'est comme ça.» Nous nous croirions revenus cinquante ans en arrière quand l'opinion publique condamnait une femme qui se faisait violer parce que sa jupe était trop courte, son décolleté trop plongeant ou une autre ineptie du genre ! Et depuis quand une situation « plate » est-elle une justification à l'inaction ?En ce qui nous concerne, il s'agit au contraire d'une motivation à changer les choses.Les groupes de femmes dont vous faites le procès avec si peu de discernement préfèrent travailler à changer les mentalités collectives envers les victimes d'agressions sexuelles plutôt que de cloîtrer les femmes pour les protéger de la convoitise d'une minorité d'hommes pour qui non veut dire oui.Et, comme vous le dites si bien, « un tel message n'est pas très rentable politiquement.Mais il est diablement plus utile à la société* » cette information.Le Journal de Montréal, Le Journal de Québec, The Gazette, The National Post, la télévision de Radio-Canada, le réseau d'information RDI, les stations de radio CKAC.CKVL, CJAD, CIQC et CJMF AM et FM ont tous considéré que cela était de l'information valable et non des insinuations par association, ainsi que le prétend M.Masson.D'après nous, cette information ajoute une meilleure compréhension des enjeux politiques de notre dossier.Un dossier dont les liens historiques \u2014 la Sainte Alliance \u2014 entre l'État et l'Église, où la relation incestueuse entre le premier ministre Maurice Duplessis et le cardinal Paul-Emile Léger ont eu pour effet de victimiser des enfants innocents.Les derniers événements tendent à montrer que bien peu a changé au Québec.J'en veux pour preuve l'argumentation qu'ont en commun les successeurs, M.Bouchard et Mgr Turcotte : le dévouement des religieuses et la banalisation des gestes posés et qui, selon la loi même de l'époque, étaient de nature criminelle.Pourquoi M.Bouchard, après avoir déclaré qu'il ne serait pas opportun d'imposer un règlement, a-t-il essayé d'imposer unilatéralement un règlement insatisfaisant ?Peut-on imaginer un juge acceptant une cause dans laquelle ses anciens clients seraient partie prenante ?Que devrait penser la partie opposée à la suite d'un jugement qui la défavoriserait ?D'en informer les médias relève-t-il de la malhonnêteté, voire de la manipulation ?Ma tentative en fut une d'information.Les informations factuelles étaient déjà contenues dans un livre.Réunies, elles offraient une interrogation nouvelle concernant une décision politique que M.Bouchard a prise dans notre dossier, je le répèle, de façon unilatérale.Selon le comité des orphelins de Duplessis, la direction de La Presse a posé un geste honteux de censure en refusant à son journaliste de publier les informations qu'il avaient reçues, vérifiées et jugées bon de rendre publiques.Où est donc la manipulation ?En accusant le comité des orphelins de Duplessis comme il l'a fait, M.Masson extourne l'attention pour faire disparaître les traces de censure dont il est lui-même responsable.Quant à notre stupéfaction, elle provient de la lecture des liens qu'entretenaient M.Bouchard et l'Église, et non pas évidemment de la lecture du texte paru dans le Journal de Montréal.C'est devant cette même stupéfaction ( exprimée dans un communiqué de presse ) que je persiste et signe : avant, pendant et après.Si M.Masson avait accepté de publier dans La Presse le texte de son journaliste, je n'aurais rien changé au contenu du communiqué qui aurait suivi sa parution.J'ai toujours procédé ainsi et je ne vois pas pourquoi le refus d'un texte m'aurait obligé à agir autrement sous le seul prétexte que c'est un journal concurrent qui le publie.Dans notre dossier, la seule arme que nous ayons, c'est la crédibilité.Et Dieu sait comment on essaie de l'ébranler.Or, dans son article, l'éditeur adjoint de La Presse a essayé de discréditer le comité des orphelins de Duplessis.Une opération de désinformation Monsieur Roy, Vous confondez les faits, volontairement ou non.C'est souvent la stratégie utilisée en pareille opération de désinformation.J'ai dénoncé la tentative de manipulation de votre comité, à partir de plusieurs éléments cités dans l'article du 13 mars.Je maintiens ma position à ce sujet.Claude Masson Éditeur adjoint Ces femmes qui ne travaillent pas.CHARLOTTE BOUCHARD Votre sondage SOM du 6 mars, intitulé « Qui fait quoi », m'a fait sursauter ! À la question « Chez-vous, qui s'occupe le plus souvent de.» on fait une différence entre les femmes qui « travaillent » et les femmes qui « ne travaillent PAS » ! Franchement ! Comment un journal qui se veut sérieux et crédible comme La Presse peut-il accepter que l'on qualifie ainsi les femmes qui ne travaillent pas à l'extérieur ?J'en ai vraiment assez de ce terme qui nous qualifie ainsi.J'ai 62 ans, je suis mariée depuis 42 ans, et je suis mère de cinq enfants et bientôt douze petits-enfants.Je suis, selon les termes de votre sondage, une femme qui ne travaille pas.Choquant ! Ces femmes qui demeurent à la maison, qu'elles élèvent une famille ou pas, travaillent très fort.Cela, je peux vous l'assurer.Le terme que vous employez me choque profondément ?On pourrait facilement ajouter : « travaille à l'extérieur » ou « travaille à la maison ».Ce rôle a été tellement dévalorisé que les jeunes femmes, aujourd'hui, ne sont plus aucunement intéressées à travailler à la maison.Quels avantages retirent-elles de bâtir une société dans l'ombre et sans aucun avantage monétaire.Parfois, je me dis que si on perdait cette main-d'oeuvre bon marché, notre monde se retrouverait dans un chaos indescriptible î Peut-être que, enfin/-oti reconnaîtrait leur valeur.Car, pour faire ce travail qui n'ehést pas un selon vous, ça prend seulement de l'amour, beaucoup d'amour.Bravo à vous toutes qui travaillez à la maison.Votre travail est inestimable ! Témoins de l'Évangile ROBERT LAPOINTE L'auteur est prêtre.Mme Lysiane Gagnon, La présente est pour vous exprimer mon désaccord avec le début de votre chronique du 23 mars sur les témoignages aux funérailles.Je suis d'accord avec vous quand vous parlez des gens qui font leur lavage de linge sale devant tout le monde, comme c'est arrivé avec le fils de M.Gratien Gélinas.Mais, pour ce qui est de M.Camille Laurin, je trouve que sa lettre à son épouse constituait un témoignage évangelique extraordinaire.Je trouve dommage et blessant pour madame Laurin le contenu de votre article.Pour une fois qu'un homme politique affirme sa foi, c'est merveilleux ï Notre monde a tellement besoin de témoins de l'Évangile.Un correspondant bien mal informé RICHARD FOURNIER L'auteur est directeur des communications à l'Assurance vie Desjardins-Laurentienne.Vous avez publié, dans votre édition du 15 mars 1999, une lettre signée par M.Jean-Édouard Hur-tubise.Ce dernier adressait certains reproches à l'Assurance vie Desjardins-Laurentienne quant au « traitement » qu'elle réserverait a ses agents, disant être l'un d'entre eux.Or, le nom de Jean-l dou.ml Hurtubise n'a jamais ligure parmi la liste de nos intermédiaires.Qui plus est, votre correspondant est très mal informé.L'Assurance vie Desjardins-Laurentienne n'utilise plus, depuis plusieurs mois, les services d'agents tel que le décrit M.Hurtubise, mais plutôt ceux, de courtiers.Enfin, votre correspondant reprochait à la compagnie de ne pas contribuer à un régime d'avantages sociaux pour ces représentants, contrairement à ce qu'elle fait pour ses employés.M.Hurtubise ignore également que c'est à la demande expresse île ses intermédiaires que la compagnie les a appuves, a la fin des .innées 80, dans leurs démarches visant à faire reconnaître leur statut de travailleurs autonomes, notamment sur le plan listai.Offrir de tels avantages sociaux irait .i l'enconire de la reconnaissance de ce statut, obtenu depuis. 84 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 29 MARS 1999 Économie - PROSPECTEURS cWatters réduit sa production La société Mines McWatters cessera temporairement ses opérations souterraines au complexe minier Sigma-Lama-que.L'entreprise minière de Val d'Or mettra plutôt l'accent sur ses opérations de surface qu'elle exploite à moindre coût.L'arrêt des opérations souterraines entraînera la mise à pied de 197 des 250 employés du cornplexe Sigma-Lamaque pour une période prévue d'environ cinq mois à compter du 26 mars 1999.De plus, McWatters réévaluera l'ensemble de son plan d'exploitation.Cette réévaluation a comme objectif la réduction des coûts d'exploitation sous terre à moins de 250 $ US l'once en 1999 au complexe Sigma-Lamaque et l'intégration de la production provenant de l'exploitation souterraine et des fosses à ciel ouvert.D'avril à août, le minerai de la mine East Amphi, qui totalise plus de 130 000 tonnes à une teneur moyenne de 5,9 g/t.Au pour une production de 25 000 onces d'or et le minerai provenant des fosses à ciel ouvert de Sigma-Lamaque, sera acheminé à l'usine du complexe Sigma-Lamaque de telle sorte que celle-ci fonctionnera à sa pleine capacité de 2000 tonnes/jour.Avec la reprise de l'exploitation souterraine dans environ cinq mois, la production totale prévue de McWatters devrait atteindre 170 000 onces d'or à un coût direct d'exploitation de 225 $ US l'once.Au cours de l'été 1998, cette société minière a découvert d'importantes ressources en surface, incluant la découverte Sigma 2000, sur la propriété Sigma-Lamaque.L'exploitation à ciel ouvert Sigma III a par la Suite confirmé la valeur économique de ces nouvelles ressources.Cette année, McWatters devrait miner 350 000 tonnes de minerai à une teneur moyenne de 2,75 g/t.Au, soit une production totale de 30 000 onces d'or à même ses fosses à ciel ouvert au complexe Sigma-Lamaque.Une équipe de 15 géologues et ingénieurs de même qu'un important budget de forage est affecté à l'étude de faisabilité du projet Sigma 2000.La Société est confiante que ses efforts se traduiront par une exploitation à ciel ouvert d'envergure au complexe Sigma Lamaque.McWatters est le neuvième plus important producteur aurifère au Canada avec des réserves de 1,5 million d'onces d'or et des ressources additionnelles de 4,4 million d'onces d'or et une production annuelle de 170 000 onces.Coleraine : reprise des travaux sur Perron ¦ Ressources Coleraine a repris ses travaux d'exploration sur sa propriété Perron, située non loin de La Sarre, en Abititi.Les travaux antérieurs réalisés sur cette propriété ont mis à jour une structure aurifère d'une longueur d'au moins 1,2 kilomètre composée de trois zones parallèles.Les meilleures valeurs pour chacune de ces zones ont donné des résultats de 10,03 grammes la tonne sur 1,2 mètre pour la zone Un, 10,26 gr/t sur 8 mètres pour la zone Deux et 12,2 gr/t sur 3,95 mètres pour la zone Trois.Depuis la fin de la campagne du printemps 1998, une série de tests ont permis certains constats.Notamment, la structure aurifère de Perron se situerait dans un environnement géologique semblable à celui de la mine Doyon-Bousquet, soutient la compagnie.Un budget de 150 000 $ a été attribué pour vérifier certaines des hypothèses concernant la propriété.La durée des travaux actuels devrait s'échelonner sur une période de trois à quatre mois.Coleraine dispose d'un fonds de roulement de 1,3 million et détient 100 % de la propriété Perron, anciennement détenue par la compagnie Falconbridge.Ressources naturelles : enfin le réveil ?FONDS COMMUNS Fonds du secteur des ressources naturelles (rendement au 28/02/99) Richard Dupaul La dernière année a été passablement pénible pour les détenteurs de fonds de ressources naturelles et, dans une moindre mesure, ceux qui possèdent des fonds d'actions canadiennes, souvent composés en bonne partie de titres de sociétés pétrolières, minières et forestières.Pour la période de 12 mois terminée à la fin février, les fonds de ressources naturelles affichent un rendement négatif de -36,9 % en moyenne.C'est donc dire qu'un individu qui a investi 10 000$ dans ces fonds, il y a un an, a vu son placement fondre à moins de 6500 $.Douloureux.Les fonds diversifiés d'actions canadiennes, de leur côté, n'ont guère mieux fait avec rendement de -10,6 %.Toutefois, de l'avis de certains experts, le pire est probablement passé pour l'industrie des ressources naturelles, les sociétés pétrolières et certains producteurs de métaux communs étant promis à une belle performance à court terme.Les investisseurs, prêts à patienter quelque temps, auraient donc intérêt à inclure des fonds des ressources naturelles dans leur portefeuille, surtout que les cours des titres sont à des niveaux fort \t1 mois\t1 an\t3 ans\t5 ans Altamira Ressource\t-4,4 %\t-33,6 %\t-20,2 %\t-11,4% Clbc Ressources Can\t-3,6\t-26,0\t-15,2\t CIBC Energie\t-6,9\t-40,2\t\t First Ressource Can\t-2,8\t-28,4\t-14,3\t-7,3 Green Line Energie\t-7,8\t-51,5\t-15,5\t\u2022 Green Line Ressource\t-3,0\t-35,6\t-15,3\t-7,7 Investors n-res.Can\t-3,0\t-21,8\t\t Maxxum Res.naturelles\t-3,8\t-28,7\t-21,2\t-4,1 Royal Energie\t-9,9\t-40,4\t-7,0\t-3,8 Spectrum Utd Cdn Res.\t-9,6\t-42,5\t\t 20/20 Resources Can\t-5,5\t-42,8\t-14,3\t-5,5 Universal Res.Can\t-7,6\t-33,8\t-9,5\t-5,0 ndlr: liste partielle des fonds disponibles\t\t\t\t attrayants, affirme M.Martin Ro-berge, stratégiste pour la firme Lé-vesque Beaubien Geoffrion.Économie mondiale L'évolution des prix des matières premières est étroitement liée à la conjoncture économique mondiale.Il est donc intéressant d'entendre ce que les experts ont à dire à ce sujet.L'année 1998 a été fort difficile sur le plan économique, alors que le PIB mondial n'a crû que de 1,8 %, la pire performance depuis 1982.Ce ralentissement s'explique en grande partie par la chute des économies asiatiques qui, faut-il le rappeler, sont de gros consommateurs de ressources naturelles.Même si plusieurs indicateurs économiques en Europe et en Asie montrent encore des signes de faiblesse, la firme BLC Valeurs Mobilières est d'avis que certains facteurs permettent d'envisager un retour à la croissance au cours de la prochaine année.Au Japon, la croissance économique est négative depuis cinq trimestres.Toutefois, les politiques économiques expansionnistes récemment mises en oeuvre et les réformes bancaires laissent présager des jours meilleurs pour ce pays.De plus, en Corée du Sud et même en Chine, la production industrielle croît à un bon rythme depuis quelques mois.« L'hémorragie semble donc arrêtée en Asie », affirme M.Simon Prévost, économiste principal chez BLC.L'Europe ralentit depuis quelque temps à cause de la crise asiatique, mais la demande intérieure demeure forte et une reprise est attendue pour la seconde moitié de 1999, avance le spécialiste.Et si on regarde de plus près l'industrie des ressources naturelles, divers facteurs militent en faveur d'une reprise boursière, poursuit M.Roberge.Le prix des actions de plusieurs compagnies continuent à s'échan- C'est votre vie qui est en jeu.VOS ASSURANCES Diane Boudeau collaboration spéciale Il peut être aberrant de constater à quel point certaines personnes accordent plus d'importance à leurs biens qu'à leur vie : on s'occupe, en effet, davantage de ses assurances automobile et habitation que de son assurance-vie.Pourtant, il y a beaucoup plus à perdre qu'un magnétoscope ou une radio d'auto.c'est la vie qui est en jeu.Assurance collective On a tendance à ne pas trop se préoccuper de son portefeuille d'assurance-vie parce qu'on n'en voit pas le besoin immédiatement : on se croit tous capable de vivre jusqu'à 80 ans pour ne pas faire mentir les tables de mortalité établies par les actuaires des compagnies d'assurances de personnes.Ou encore, on se satisfait de l'as-surance-vie collective au travail : en ce cas, on prend pour acquis qu'on restera à son poste à vie, ce qui est loin d'être évident et l'on se contente souvent de peu.En effet, cette assurance collective accorde habituellement une protection égale à seulement une fois le salaire : les héritiers auront alors très peu de capital ou de revenus d'intérêt pour subvenir à leurs besoins futurs et en auront de moins en moins, au fur et à mesure que le temps passe.On risque aussi de ne plus être assurable au moment de changer d'emploi parce que l'on aura pris de l'âge et qu'on sera moins en santé.Calcul des besoins La suggestion que font les intermédiaires en assurance de personnes est d'établir son bilan en dressant d'un côté, son actif, et de l'autre, son passif, pour déterminer quel montant d'assurance-vie souscrire.On tient donc compte dans son avoir de ce qui suit ( en excluant les revenus d'emploi ou de profession qui ont cessé au décès ) : \u2014 indemnité d'assurance-vie individuelle ; \u2014 indemnité d'assurance-vie collective ; \u2014 prestation d'un régime de retraite ; \u2014 prestation d'assurance accident, de la SAAQ pour un accident d'auto, de la CSST pour un accident de travail ou de la Régie des Rentes ; \u2014 épargnes \u2014 actions, obligations et autre placements ; \u2014 immeubles ( maison, chalet, ou autres ) ; \u2014 automobile, bateau ; \u2014 meubles et autres biens.On considère d'autre part ses dettes : \u2014 solde de prêts personnel, hypothécaire ou automobile ou solde de cartes de crédit ( à défaut d'assurance-vie prévues expressément pour les liquider ) ; \u2014 factures impayées ; \u2014 frais de scolarité des enfants jusqu'à l'université ( à défaut d'un régime d'épargne études ) ; \u2014 impôts au décès dans certains cas ; \u2014 frais funéraires ; \u2014 dépenses d'urgence avant le règlement de la succession.La différence entre les deux donne le capital disponible aux héritiers.On évalue, ensuite, ce qu'il en coûte pour que les héritiers maintiennent leur niveau de vie ( c'est-à-dire s'habiller, se nourrir, se loger ( assurance, électricité, chauffage, téléphone, taxes, etc.), leurs loisirs, leur transport, leurs vacances, etc.) : il s'agit grosso modo de 60 % du revenu brut annuel s'il n'y a pas d'hypothèque ou si elle est assurée; sinon, il s'agit de 75 % de ce revenu.On aura pris soin de déduire de ce pourcentage le revenu de conjoint survivant.Pour acquitter ces besoins, on comptera sur le rendement généré par le placement de ger à un niveau près de leur valeur aux livres.De plus, plusieurs compagnies ont rationalisé leurs activités, de sorte que toute hausse des prix des denrées devrait se refléter sur les profits.Dans le secteur pétrolier, le récent accord des pays membres de l#OPEP visant à réduire leur production est une bonne nouvelle pour les investisseurs, affirme M.Fadel Gheit, de la firme Fahnestock & Compagnie.Le prix du pétrole est récemment passé au-dessus de la barre des 13 $ US le baril ( Brent de la Mer du Nord ), après avoir traîné aux alentours des 11 $ US le baril pendant plusieurs mois.Même si des prises de profits ont fait chuter les cours la semaine dernière, M.Gheit prévoit que les actions pétrolières feront mieux que l'ensemble du marché boursier au cours de la prochaine année.Dans le groupe des métaux communs, les prix du cuivre, de l'aluminium et du nickel ont montré des signes de vigueur récemment.D'ailleurs, le sous-secteur des métaux communs du TSE 300 est remonté à près de 3300 points la semaine dernière après avoir touché un creux de 2500 points cet automne.Évidemment, rien n'est garanti en bourse et plusieurs éléments pourraient bousiller les scénarios optimistes des experts.Par exemple, la reprise en Asie et en Europe pourrait prendre plus de temps que prévu à se manifester.L'accord de l'OPEP peut aussi échouer, plusieurs pays membres ayant succombé à la tentation de « tricher » dans le passé en produisant plus de pétrole que prévu.Reste que les risques d'une chute brutale des actions du secteur des ressources naturelles sont relativement faibles, maintiennent les experts.« Le train est en gare, c'est le moment de monter à bord », soutient M.Roberge.l'indemnité d'une assurance-vie que l'on aura pris soin de souscrire.En supposant un taux d'intérêt de 10 %, on doit donc souscrire en assurance-vie dix fois ses besoins annuels.Grâce aux intérêts annuels sur le placement de l'indemnité d'assurance-vie, les héritiers peuvent subvenir à leurs besoins.Peu de gens prennent le temps de faire ces calculs, bien qu'ils ne devraient pas s'en abstenir, à moins d'être très riches ou de n'avoir personne à charge.Les familles qui ont une foule d'obligations financières, surtout avec des enfants en bas âge, devraient songer sérieusement à réviser leur portefeuille d'assurance-vie afin de maintenir leur train de vie en cas de décès prématuré.Autrement, c'est souvent la maison qu'il faut vendre en catastrophe.Prenez donc cinq minutes pour répondre à la question suivante : avez-vous souscrit une ou des assuà rance-vie dont le capital rapporterait en intérêts 60 ou 75 % de votre revenu ?Saviez-vous que.Il est aussi nécessaire de faire le même exercice en cas d'invalidité afin de prévoir le revenu manquant.Diane Boudreau est courtier ai assurance de personnes chez Dale-Parizeau L.M.inc.( 514 ) 868-6431 ou www.dplm.com Dans les coulisses de.Revenu Canada C 2 3 VOS IMPOTS Michel Lanteigne collaboration spéciale N ous continuons cette semaine la revue du processus de traitement des déclarations de revenus par Revenu Canada.L'examen constitue la première étape des procédés de vérification effectués par le fisc relativement à votre déclaration de revenus.L'examen débute par le rapprochement de l'information contenue dans la déclaration et celle des feuillets T émis à votre nom et comptabilisés dans les bases de données de Revenu Canada.Le fisc fait ensuite le lien des déclarations entre les conjoints et autres membres de la famille.Ce lien entre ces déclarations assure que le revenu familial approprié est utilisé pour les réclamations telles que le crédit pour la taxe sur les produits et services ou la prestation fiscale pour enfants, et qu'un montant personnel exact ou autre crédit ou déduction est réclamé en fonction du revenu net des membres de la famille ( par exemple, le montant pour conjoint, les transferts de crédit comme les frais de scolarité.à un conjoint ou un parent, ou la déduction de frais de garde d'enfants généralement accordée uniquement au conjoint au revenu le plus faible ).Si des écarts sont relevés pendant ce rapprochement et ce lien, de nouvelles cotisations pourront être émises.Si des renseignements supplémentaires s'avèrent nécessaires.Revenu Canada exigera du particulier qu'il fournisse l'information.Dans le cadre de cet examen postcotisation, un pourcentage des déclarations produites ( environ 10 % l'an dernier ) fera l'objet d'un examen plus approfondi.Certains éléments de la déclaration sont ciblés ( ceux pour lesquels aucun reçu n'est exigé ), et les particuliers sélectionnés doivent fournir des preuves à l'appui \u2014 généralement des copies de leurs reçus.Les éléments de dépenses qui ont fait l'objet par le passé d'un examen postcotisation comprennent les frais de déménagement, de garde d'enfants et de scolarité, de même que les montants relatifs aux études et les frais d'intérêt.En fonction des résultats de l'examen.Revenu Canada peut choisir de cibler les mêmes éléments de la déclaration pendant un certain nombre d'années.Parallèlement à l'examen de postcotisation, un certain nombre de déclarations de revenus choisies pourront être vérifiées.Cette vérification comporte l'examen de certains éléments de revenu et de dépense choisis à l'avance par Revenu Canada en fonction du risque de surévaluation ou de sous-évaluation d'éléments particuliers.Pour ne citer que quelques exemples, les frais d'automobile, de déplacement, de repas et de divertissement, les pourboires et les gains ou pertes en capital.Les particuliers sont avisés par écrit de la tenue d'une vérification et sont invités à se rendre à leur bureau d'impôt local afin de corroborer ces frais ou expliquer, preuve à l'appui, une certaine inclusion dans le revenu.Si le particulier ne donne pas suite rapidement à la demande ou s'il ne peut fournir des pièces justificatives relativement à la réclamation, une nouvelle cotisation sera émise.Une réclamation peut être refusée ou le montant d'un revenu ou d'une dépense, redressé, en fonction de ce que le vérificateur juge raisonnable.La vraie vérification, à savoir la vérification sur place, ne s'applique qu'aux sociétés.Chaque année, quinze mille déclarations de revenus sont choisies pour la vérification sur place, et sont sélectionnées par le système d'évaluation à haut risque de Revenu Canada.L'évaluation du risque est fondée sur divers facteurs de risque lié à la déclaration, y compris entre autres le type d'entreprise et de frais réclamés, l'ampleur des frais réclamés et les écarts de revenu ou de dépenses comparativement à d'autres sociétés similaires.Dans le cadre d'une vérification sur place, le vérificateur de Revenu Canada se rend à votre établissement et passe en revue vos livres et registres comptables.Le contribuable recevra un préavis raisonnable et peut habituellement choisir la date de la vérification.La durée de la vérification dépend en grande partie de la collaboration du contribuable, de la disponibilité et de l'état des registres comptables et, bien sûr, des écarts relevés.Lorsque Revenu Canada effectue une vérification sur place, il passe en revue l'exercice en cours et les exercices antérieurs.Selon Revenu Canada, la plupart des vérifications sur place ont donné lieu à de nouvelles cotisations en sa faveur ! Pas étonnant que Revenu Canada réponde si bien à la définition de fisc: « L'État considéré comme titulaire de droits de puissance publique, de pouvoirs de contrainte sur le contribuable ».Fiscalement vôtre ! t ' > Petit Robert.\u2022 Michel Lanteigne, FCA, est associé-directeur de la fiscalité pour le Canada.Errnt t> Younq. LA PRESSE MONTRÉAL, LUNDI 29 MARS 1999 B 5 La Fed devrait maintenir es taux d'intérêt demain Agence France-Presse .WASHINGTON Une faiblesse de la croissance mondiale et les signes d'une moindre vivacité de l'économie américaine devraient amener les responsables monétaires américains à laisser inchangés demain les taux d'intérêt.Les 12 membres du Comité monétaire de la Réserve fédérale ( Fed ) s'appuieront sur une avalanche d'indicateurs économiques montrant une croissance saine à ï'abri des tensions inflationnistes qui, selon les analystes, devraient amplement les persuader de garder le taux interbancaire à 4,75 % l'an et le taux d'escompte à 4,50 %.« La faiblesse de l'économie mondiale continue de jouer comme amortisseur à la surchauffe de la demande américaine en limitant l'inflation et la pression sur les taux d'intérêt », selon Robert Di-Clemente, de Salomon Smith Bar-ney.Cet analyste, comme ses collègues, en veut pour preuve le déficit commercial record en janvier (17 milliards de dollars ) alimenté par une hausse deux fois plus rapide des importations.Mais les prix relativement bas des importations, reflétant la faiblesse des devises vis à vis du dollar, tendent à contenir la hausse des prix à la consommation aux États-Unis.Le taux d'inflation a été de 0,1 % en février par rapport au mois précédent et le rythme annuel est de 1,6 %.Les investisseurs attendent impatiemment la reprise LES INVESTISSEURS / Suite de la page B 1 La société a vendu une quarantaine de filiales non stratégiques, ce qui lui a rapporté 1,2 milliard qui ont servi à réduire sa dette.En 1997, l'entreprise a aussi mis sur pied un plan visant à rehausser ses profits avant impôt de 450 000 $ US sur trois ans.Et malgré les déboires du marché de l'aluminium, la société est confiante d'atteindre son objectif cette année.Alcan a restructuré son secteur de l'alumine pour réduire les coûts d'approvisionnement du groupe de métal de première fusion.La société a cédé des usines en Irlande et en Guinée entre autres, haussé la production des unités plus efficaces et pris une position de 20 % dans le projet d'alumine Utkal, en Inde.Alcan a déjà retranché 20 $ US la tonne à sa facture d'alumine en deux ans et prévoit des économies additionnelles de 13 $ US la tonne cette année.La compagnie s'est aussi repositionnée en Asie pour profiter de la relance éventuelle du marché.Alcan a réduit sa participation dans NLM et a pris un intérêt majoritaire dans l'indien Indal.De plus, Alcan a fait des choix stratégiques audacieux en misant sur certains créneaux plus prometteurs.La société poursuit une expansion majeure de l'usine de laminage de Pindamonhangaba, au Brésil, qui se spécialise dans la production de tôle à canettes.En Amérique du Nord, ce marché est saturé, selon les experts.Mais en Amérique latine, la consommation de canettes a progressé AVIS Par la présente, avis est donné que le 9 avril 1999 a été fixé comme date d'inscription aux registres pour déterminer quels sont les actionnaires qui sont habilités à recevoir l'avis de convocation à l'assemblée générale annuelle de Centres commerciaux Cambridge Limitée qui se tiendra à l'hôtel Royal York, Concert Hall, 100, rue Front Ouest Toronto (Ontario), le jeudi 20 mai 1999 à 11 heures.PAR ORDRE DU CONSEIL D'ADMINISTRATION JohnW.Comery Secrétaire adjoint et conseiller juridique Toronto (Ontario) Iejeudi4mars1999 de 20 % depuis 1996 et Alcan est le seul gros producteur dans la région.Alcan a également débuté la construction au coût de 1,6 milliards US d'une usine d'aluminium de première fusion à Aima, qui sera parmi les plus efficaces au monde.Dotée d'une capacité de 375 000 tonnes par année, l'usine entrera en service en 2001 à une période où les conditions du marché, espère-t-on, seront plus favorables.La croissance à long terme d'Al-can passe surtout par l'expansion dans le secteur de l'automobile, qui est appelé à croître de 1,8 milliar-d US par an d'ici 2005.Depuis 1975, le contenu en aluminium des voitures a triplé à 250 livres et il pourrait atteindre 350 livres d'ici 2005.La compagnie a investi plus de 300 millions pour développer des produits pour l'industrie de l'automobile.Déjà, on trouve de l'aluminium en bonne quantité dans les voitures de luxe, comme la Audi.Or, Alcan a conclu une entente de plusieurs milliards pour approvisionner General Motors.Et les rumeurs veulent qu'on annonce d'ici peu un contrat avec un autre fabricant.Le nom de Ford, qui fera un usage intensif d'aluminium dans ses prochains modèles, est souvent mentionné.Sur une note moins favorable, les analystes estiment que la prépondérance du secteur des produits laminés chez Alcan risque de jouer contre la compagnie à court terme.Ce secteur est très compétitif.Même en réduisant ses coûts de production, Alcan aura du mal a améliorer sa marge de profit, dit Merrill Lynch.Les contenants en polyéthylène constituent aussi une menace pour les ventes de canettes d'Alcan.Ces dérivés du plastique accaparent 30 % du marché aux États-Unis contre 70 % pour l'aluminium, ajoute la firme Scotia McLeod.Merrill Lynch et Scotia sont néanmoins optimistes pour l'avenir d'Alcan et on croit que l'action pourrait atteindre 42 $ à 52 $ d'ici un an.Selon la compilation de First Call, les experts prévoient qu'Alcan inscrira des profits de 1,38 SUS et de 2,14 $ US en 1999 et en l'an 2000 respectivement.La vie est une route.L^ssAfty a vous d'en profiter._ _ .;.v.yy.: .,; Jim DE FIN DE MOIS, AUTORISEE PAR LE FABRIQUANT! FAITES VITE! flPMn m SE TERMINE MERCREDI! MEILLEURE SÉLECTION Bl B'1!!\" JLffll, MEILLEURS PRIX! 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le 31 mai et obtenez jusqu'à trois nuits gratuites ou 10 000 milles pour vos voyages en avion.Si vous souhaitez obtenir des renseignements supplémentaires ou vous inscrire au programme, composez le 1-888-625-4988 ou visitez le site web au wm.westin.com et cliquez sur l'icône Starwood Preferred Guest.STARWOO D PREFERRED GUEST Pour obtenir une nuit gratuite vous devez accumuler 2 000 à 12 000 points Starpoints selon la catégorie d'hôtel.Toutes les modalités et les conditions de cette promotion et du programme Starwood Preferred Guest sont à votre disposition sur le site web du Starwood Preferred Guest au www.starwoodhotels.com.La Mutuelle du Canada, compagnie d'assurance sur la vie .mm.'.Jack V.Masterman David A.Ganong Rhys T.Eyton Krystyna T.Hoeg David A.Southwell W.John Wright Le conseil d'administration de la Mutuelle du Canada, compagnie d'assurance sur la vie, est heureux d'annoncer la nomination de M.David A.Ganong au poste de président du conseil d'administration et de Madame Krystyna T.Hoeg et Messieurs Rhys T.Eyton, David A.Southwell et W.John Wright comme administrateurs de la compagnie.Ces nominations prennent effet immédiatement.M.Ganong a pris la relève en qualité de président du conseil d'administration à la retraite de M.Jack Masterman, soit à rassemblée annuelle du 25 mars 1999.En quittant la présidence du conseil, M.Masterman met fin à 45 années de service et de leadership exceptionnels au sein de la Mutuelle du Canada.M.Ganong est membre du conseil depuis 1991.Dans ses nouvelles fonctions, M.Ganong continuera de mettre son leadership au service de la Mutuelle, qui entrera dans une ère de changements par la démutu-alisation de la compagnie.M.Ganong est président de la société Ganong Bros., Limited et il est membre iiu conseil d'administration de plusieurs autres sociétés canadiennes, notamment Air Canada, Dalhousic Médical Research Foundation et New Brunswick 8c Canada Raihvay.M.Eyton, de Vancouver, en Colombie-Britannique, est président du conseil d'administration de la société Canadian Hôtel Income Propcrties.M.Eyton est l'ancien président et directeur général du transporteur aérien Canadian et il a pris sa retraite en qualité de président externe du coaseil d'administration en 1995.11 siège actuellement au conseil d'administration de plusieurs autres sociétés canadiennes.Mme Hoeg est présidente et directrice générale de la société Corby Distilleries Limited à Toronto, en Ontario.Comptable agréée, Mme Hoeg était vice-présidente principale aux finances de la société Alliai Domecq Spirits & Wine Limited, avant de se joindre aux distilleries Corby en 1996.M.Southwell de Toronto, en Ontario, est dirigeant général, technologies et vice-président général de la société Bell Canada.M.Southwell compte plus de 25 années d'expérience dans le domaine des télécommunications, tant sur le plan national qu'international.M.Wright, également de Toronto, est vice-président principal, affaires publiques, du Groupe Angus Reid.M.Wright est un vétéran des industries de la recherche, de la publicité et des communications et il est très recherché comme conférencier sur diverses questions de politique générale et d'intérêt public.le Groupe La Mutuelle est une institution financière d'importance qui sert des clients au Canada et aux États-Unis.La Mutuelle du Canada, compagnie d'assurance sur la vie, principale compagnie du Groupe La Mutuelle, offre un vaste éventail de produits et services financiers, y compris de l'assurance-vie, des fonds de placement, des avantages sociaux, des services de gestion de l'invalidité, des services de planification financière, des prêts hypothécaires, des rentes et des régimes de pension.Le conseil d'administration de la Mutuelle du Canada a approuvé récemment et recommandé a l'unanimité à ses titulaires de police son projet de conversion en une société par actions.I » LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 29 MARS 1999 Fonds Fonds VANPA Chg.%Chg.$ 1m.Mw% Fonds VANPA Suite de la page B 6 CTCda uUS MMP y MM MMCan uMM US MMCan uMM US MM uÙSSMM T-an ICMShTerm B-Trés Gestion Tiésor Uqwd mu uMM US Présumes Surs 376 383 -.79 FIOEUTY US 365 3 72 -188 GBC FONDS (n) 379 3.86 -.79 GUARDIAN GR CL 431 440 '.46 401 409 42.56 GUARDIAN GRP 367 3 74 .54 339 345 .335 HKBC FONDS 4 06 4.14 .25 385 3 92 - 52 \u2022NFINTTY 4 07 4 15 \u2014 INTEGRA FUNDS(n) 490 502 INVESNAT 4 18 488 4 71 4 13 368 3 95 4 27 500 4 82 421 3 95 4 03 MM Can 384 N R O INVESTORS \u202292 \u2022 48 -1.01 \u202284 \u202224 \u202226 ?.25 \u2022300 *39 \u2022700 .43 \u2022300 44.0 \u2022200 442 4100 445 \u2022200 436 411.0 44.0 4100 44 0 \u2022200 44.5 \u2014 44.5 -454 445 \u2022200 44 2 \u2022500 44 9 -4 00 44 7 -1.00 440 \u2022100 44 4 41.00 43 9 JHMM Income uUS MM MM Cdn Cash Mgr CdnMMF y Monétaire MM F Monétaire MD MMF MooeyMarket MM MMF Sn Terni RxVal MMF uUS MMF 4524 .00 4 08 -IRIS Marché Monétaire 389 3 97 4332 JONES HEWARD 457 4.67 4 66 LEITH WHEELER(n) 4 41 4 51 4161 LOTUS GROUP 3 96 4 04 -5 94 MACKENZIE IND CS Gestdelenc 4.15 454 -54 Indust C-Terme 3 40 3 46 4 59 MACKENZIE UNI US 3 44 3 50 .6 50 MANUVIE-CABOT 345 351 -152 MARATHON REND 4 20 4 29 \u2014 MAWER 418 4 27 4 72 MAXXUM 419 4 28 -24 M CLE AN BUDDEN 351 3 57 -253 MB POOLED(n) 527 5 41 .5 82 MD (GESTION) 4 39 4 49 \u2014 MIDDLEFIELO (n) 4 06 415 -09 MUT SUPERIEURS 409 417 .217 NAVIGATOR FONDS 362 363 .220 NORDOUEST 206 208 -144 O'DONNELL GROUP 3 94 4 02 -2 48 373 3 80 .54 ONT TEACHERS 461 4 72 4336 PHN GROUP 454 4 64 4248 4 16 4 25 -2 80 PRIMUS(n) 4 85 4 97 4 21 PURSUIT GROUP 4 38 4 48 43 30 ROYAL MUTUAL 392 400 4.11 384 392 -54 4 76 4.87 -08 411 419 -.27 SAGIT GROUP 410 4 18 \u2014 SCEPTRE FUNDS 407 415 4.49 FONDS SCOT1A 380 387 .36 379 3 86 4.02 400 4 08 - 03 4 33 4 43 4 03 SCUDDER FUNDS 4 59 4 69 -22 SPEC UNITED 382 3 89 -26 399 4 07 \u2014 349 3 55 4.56 STANDARD UFE 417 4.26 -282 STONE & CIE LTEE 4 42 4 52 4574 STRAT VALUE 4 33 4 42 \u2014 STRATEGIEGLOBALE 378 385 4 53 TALVEST 329 3 34 .565 4 20 4 28 .2 71 TD LIGNE VERTE 396 4 04 .25 393 4 01 -101 416 4 25 -24 4 78 4 89 -21 TEMPLETON 420 429 4194 TRIMARK 4 34 4 43 4.46 TRISTAR 3 27 3 32 .6 86 AVE UNIVERSITé Esp 4 58 4 68 -108 -500 47 8 VALOREM 337 343 4^0 468 41.6 YMG CAPITAL 394 4 02 -.34 -1.36 44.2 MMF B-TCan uMM sus MM Rus MMCan TC MMF mmf uCanAm mm us mm PrBT Cdn MMF y Epargnes MMCan uMMUS MMF Principal MM G est Liquidité Monét B-TCan uMM Am MM Can MM Plus B-Tres int et w Short Term Inc - 445 412.5 481 4300 44.5 4700 44 4 \u2022250 440 \u2022100 443 42 00 434 4210 43.4 \u202262.0 437 - 441 4300 44 4 \u20221.00 44.2 \u2022119 443 429.0 ND - 44.4 \u202237 443 4870 441 4653 ND \u20223 00 43 6 \u202210.0 439 4200 437 4150 44.6 411.0 44 6 \u202212.0 44.9 41.00 ND 414 0 43 8 4.43 .4 0 \u202293 44 5 -38 449 \u2022113 441 - 440 4200 441 -139 43 9 4 07 44 7 \u202212 44 1 ?.15 444 \u20221.00 44 8 \u20221.00 43 9 - 44 1 42.00 440 \u2022121 44.3 424 0 44 2 - 441 4200 43.6 4176 439 4110 442 4100 439 -400 445 \u2022100 442 \u2022100 449 .800 442 4200 444 4210 ND Gouv C-Terme YMG MM Fonds AUTONOMES MONÉTAIRES vanpa Cng% ChgS 1 m.% 1 MX AIC DIST 75% Dtst Ac Mondial\t471\t\u20221 88 -.090\t\u20221.5\tND Dtst Act Rev\t5 07\t-.20 -010\t4.6\tND Cnsl Act Rev Am\t511\t-154 -030\t?4\tND Dtst Av Amôr\t568\t\u20221 56 -090\t436\tND Dtst Av II\t482\t4 63 .030\t^9\tND Dist Av Mondial\t479\t-4 01 -200\t\u20222 5\tND Dist Can Divers\t483\t4.42 4020\t\u20222 8\tND Dtst Mar Mon\t503\t\u2014 _\t4.4\tND D.st Valeur\t5 19\t-263 -.140\t-14\tND \tAIC DIST 100%\t\t\t Dtst Ac Mondai\t4 70\t\u20221 88 -090\t\u202221\tND Dtst Act Rev\t506\t-20 -.010\t4.6\tND D.st Act Rev Am\t510\t\u20221.73 -090\t4.4\tND Dist Av Amer\t569\t\u20221 22 - 070\t43.4\tND Dtst Av II\t4 87\t441 4020\t\u202242\tND Dtst Av Mondial\t480\t-4 00 -200\t\u202223\tND Dist Can Divers\t482\t\u2014 \u2014\t\u20222 8\tND Dist Mar Mon\t502\t\u2014 \u2014\t42\tND Dist Valeur\t519\t\u20222.63 -140\t\u20226\tND \tALTAMIRA (CE)\t\t\t Plus-value\t10.92\t-82 -090\tND\tND LES FONDS APEX (n)\t\t\t\t ActonsAmer\t8 52\t-139 -.121\t\u20223 8\t4239 Actions Cdn\t536\t4 49 ?026\t\u202251\t\u202211 8 Actions mondial\t747\t\u2022247 -189\t\u20223 6 417 7\t Apex Hypothèque\t502\t427 4013\t\u202210\t.27 As>e Pacifique\t362\t\u20222 38 -088\t-19\t\u20222 5 Cro«s Can (AGF)\t615\t4 61 4 037\t\u202263\t-42 Crcssance & Re\t530\t4 40 4 021\t\u202234\t-46 Revenu Fixe\t508\t4.22 4 011\t\u20221 8\t.36 Val Can (Dyn)\t4 92\t465 4031\t418\tND Equilibre (AGF)\t512\t4.48 4 024\t-48\t4.2 Equilibré (Dyn)\t4 92\t.28 4 013\t\u20222\tND \tBATIRENTE (n)\t\t\t ActlnB\t2068\t\u2014 \u2014\t\u202223\tND Actions Can\t22 44\t\u2014 _\t\u20222 3\t-8 8 intrépide\t2012\t\u2014 \u2014\t\u202231\tND MM\t20 00\t\u2014 \u2014\t43\t43 9 Oot 'galons\t3032\t\u2014 \u2014\t\u202224\t44.1 Prévoyant\t2815\t\u2014 \u2014\t\u20222 5\t451 Trésorerie\t19 87\t\u2014 \u2014\t\u20221.1\tND BPI HeRJTAGE(TA) (n)\t\t\t\t Dist Act Drv\t10CO\t?.30 .030\tND\tND Dist Am val rôl\t16 37\t-.79 -.130\t\u20225 8\t4401 Dist Bons Très\t10 50\t\u2014 \u2014\t43\t441 Dist Can O&iia\t1054\t4.19 .020\t\u202216\t430 D»st Can Val My\t9 08\t\u202267 -080\t\u202272\t\u202214 8 Dist Can Val Re\t915\t\u2022.11 -010\t\u202262\t\u2022151 Dtst In val rel\t1236\t\u2022245 -.310\t\u20226 3 4139\t Dist Md val rel\t13 43\t\u20221 83 -.250\t\u202250 4187\t ChgS ChgS Ds M E 32 42 -.28 - 092 Elite Div Gro 9 88 4 55 4 054 EhteS4P 500 12 57 - 83 -105 Elite SmICpEq 8 45 -.52 - 044 EquGrowth 3545 .00 *000 Equilibré Ekte 23 25 450 4 045 MME 1758 4.11 4 019 Oc-CanDe/EtrE 1184 4 32 4 037 ObiigEfcte 28 07 459 4.080 Rep Actrl EMe 14 82 4.11 4.016 L'EQUITABLE yAccumlncome 17.50 «.14 -.025 yActions 1861 -.14 -.027 y Actions Cdn 1341 -.17 -.023 y Assel AJtocat 1479 457 4 040 y International 16 61 4.81 4.134 yCWigCdn 1276 .16 -.020 ND ND ND ND ND ND ND ND ND ND ND ND ND ND ND ND -33 -57 \u202215 443 \u20225.3 -135 \u202212 33 \u20225 7 -94 \u202215 -68 \u202221 455 -61 -7.0 \u202261 -63 -4 2 .61 \u20222 9 -69 \u20223 5 .14 1 \u202234 -202 -60 -3 7 43 \u20221.9 \u202220 \u20224.6 \u202218 \u20225.0 -52 -35 \u202253 -1.9 \u202252 \u20221.7 437 432 435 \u202259 45.6 \u2022144 -15.1 \u202218 47.3 43 8 Fends VANPA Cng.SChg $ 1m.S\t\t\t\t\tan».FIRST HORIZON (n)\t\t\t\t\t y Aggressrve\t250\t\u2014\t\u2014\tND\tND y Européen\t250\t\u2014\t\u2014¦\tND\tND y Muiti-Assel\t1074\t\u2022263\t\u2022290\t\u202230\t.7 1 y RRSP Hedge\t926\t\u202211\t\u2022010\t\u202215\t.155 y Stratège\t250\t\u2014\t\u2014\tND\tND FIRST TRUST (n)\t\t\t\t\t Grandes\t\t\t\t\t MerqCS\t1742\t\u202251\t-090\t\u20221.9\tNO uGrandes\t\t\t\t\t MarqUS\t11.51\t\u202226\t\u2022030\tNO\tND Obeiectrf 10 98\t16 74\t\u20222 05\t\u2022350\t-39\t.5 2 Otejeciit 10 99\t1456\t,136\t\u2022200\tND\tND uO0|ectiflC98U$\t1106\t\u20221.78\t\u2022200\tND\tND Pharmaceut96\t\t\t\t\t CS\t3975\t\u2022245\t\u2022100\t-6 4\t uPharmaceut96\t\t\t\t\t US\t2626\t\u2022223\t\u2022600\tND\tND Pharmaceut97\t\t\t\t\t CS\t2867\t\u2022188\t\u2022550\t-.5 4\t uPharmaceut97\t\t\t\t\t US\t1894\t\u2022166\t-.320\tND\tND Pharmaceut98\t\t\t\t\t CS\t1863\t\u2022246\t\u2022470\t\u202226\tND uPharmaceut98\t\t\t\t\t US\t1231\t\u2022252\t\u2022580\tND\tND Technologies\t25 71\t-.50\t\u2022130\t\u202214.'\t4484 uTechnoiogi97\t\t\t\t\t us\t1698\t\u202229\t\u2022050\tNO\tND Technologie CS\t1932\t\u202282\t-.160\t\u202214 3\tND uTechnologi93\t\t\t\t\t US\t1276\t\u202262\t\u2022080\tND\tND FONDS DE L'ADC (n)\t\t\t\t\t Fonds VANPA ChgAChgS 1mMan% Fonde VANPA Chg.\\Chg.$ lm.\\1an% Fonds VANPA Chg.%Chq.$ Im.ManN Fonds yActEU(KBSH) y Act ordm (A) y Actions Can (T) y Crots Altm.y Fman (C) y Ind SAP 500 (S) y Ind TSE 353 B 12 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 29 MARS 1999 NICOLE CLUB Les lundi 29 et mardi 30 mars 1999 JBROOKS.Mitre les chaussures Nicole Club® pour dames les chaussures tout-aller Next Issue® les chaussures de sport Brooks® et Reebok® à prix de les chaussures de randonnée Northern Climate® les chaussures de soccer Mitre® de rabais \u2022 Le choix varie selon le magasin.Désolés, aucune garantie-réclame.es 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