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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1999-03-04, Collections de BAnQ.

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[" / c' /'///.vijmiïïï quotidien français d'Auicriquc Montréal, ?jeudi 4 mars 1999 115* année No 132 72 pages, 6 cahiers 60 c: TAXES EN SUS ILES \u2022 DE \u2022 LA - MADELEINE 1 $ FLORIDE 1,75 $U.S.VENTE D'INVENTAIRE Sofas, chaises et causeuses de qualité 1514) 255-5244 6955, rue Jean-Talon Est Tout pics du boul.Les Galènes d'Anjou Télévision TVA et le cinéma québécois : une question Économie 'créanciers du gouvernement page E3 4 page S6 La Presse NEWYORK Une image à la Diana RICHARD HÉTU collaboration spéciale vouez qu'elle a changé, Monica Lewinsky.Hier soir, devant des dizaines de millions de téléspectateurs, elle a complété sa métamorphose, de stagiaire de la Maison-Blanche en princesse américaine.Partis le béret bleu et les longs cheveux qui lui donnaient des allures d'écolière lubrique.Sa coiffure, sobre et élégante, encadrait un visage jeune aux traits harmonieux, maquillé avec soin.Devant une Barbara Wal-ters en grande forme, Monica présentait une image de star, une image à la Diana.Et comme l'avait fait la princesse de Galles en se confiant au prestigieux réseau BBC, Monica s'est servie des médias pour raconter son histoire.Une histoire-à la fois banale et surréaliste, celle d'une jeune femme peu sûre d'elle-même, attirée par les hommes plus âgés, n'ayant apparemment pas reçu assez d'affection d'un père au tempérament « germanique », pour reprendre son expression au cours de l'entrevue, diffusée dans le cadre de l'émission 201 20, du réseau ABC.Et Barbara Walters, qui écoutait Monica comme une grande soeur compatissante.C'était l'apothéose d'un feuilleton à l'eau de rose battant tous les feuilletons à l'eau de rose de la télévision.Monica, immature mais entreprenante, était amoureuse du président des États-Unis.Elle trouvait qu'il embrassait bien, qu'il était tendre, sensuel et affectueux.À deux pas du bureau Ovale, jamais elle n'a cru que Bill se servait d'elle en la faisant s'agenouiller devant lui.Elle pensait que l'époux de Hillary, père de Chelsea, une fille de son âge, ne lui voulait que du bien.Mais Monica a vieilli au cours de la dernière année.Quand Walters lui a demandé si elle Croyait aux remords exprimés par le président après son acquittement devant le Sénat, c'est Une femme plus lucide qui a répondu: « Quand je pense à la personne actuelle, je vois un politicien à 100 %.Il est désolé de s'être fait prendre.» l Hypocrite, Bill Clinton?p Le réseau ABC s'attendait à attirer 45 % des téléspectateurs grâce à l'entrevue de Walters, un score très payant, surtout en pleine période de balayage pour les cotes d'écoute.New York, capitale des médias américains, îTesi quasiment arrêtée pour entendre la version de Monica.Hier matin, le New York Post sou-Ugnait l'exaspération des publiantes de la ville, inquiets de ne voir personne à leurs lancements de livres, leurs premières de ci-fléma, leurs galas de charité.Voir UNE IMAGE en A2 Monica Lewinsky s'excuse à la télé pagcA13 Le discours inaugural annonce une série de mesures pour les jeunes DENIS LESSARD du bureau de La Presse, QUÉBEC Le budget qui sera déposé mardi sonnera le glas des compressions en santé et en éducation et le début du « mandat de la jeunesse », priorité du gouvernement, a annoncé hier le premier ministre Lucien Bouchard, dans son discours inaugural de la nouvelle législature.« L'optimisme est de retour », a-t-il lancé, donnant un avant-goût du budget de la semaine prochaine.Mais les baisses d'impôts paraissent plutôt lointaines.Québec s'engage à réduire le fardeau fiscal des particuliers « au cours des années qui viennent ».Dans l'atmosphère solennelle du message inaugural, où il a brossé à larges traits les objectifs du gouvernement pour les quatre prochaines années, M.Bouchard n'a pas manqué de lancer des flèches en direction d'Ottawa et du reste du Canada.Dans les récentes négociations sur l'Union sociale, le reste du pays s'est montré complètement indifférent aux aspirations du Québec, soutient-il.Le Québec « doit décider si l'an 2000 sera le commencement d'un abandon graduel de sa capacité de gérer ses affaires », af- firme encore M.Bouchard.Il rappelle aussi que « la réunion des conditions d'un référendum gagnant fait partie du mandat que ( le gouvernement ) a obtenu » et, du même souffle que l'élection du PQ « ne déclenche pas un processus irréversible vers la souveraineté ».Le chef de l'opposition libérale, Jean Charest, n'a pas manqué de relever ces « ambiguïtés ».Voir FINI en A2 m A:rtres textes, page Bl Ménard et ses partenaires n font encore rien fait PHILIPPE CANTIN Après cinq mois de silence, durant lesquels il a été la cible d'attaques féroces, Claude Brochu a répliqué à ses détracteurs, hier.Dans des termes mordants, le président des Expos a rejeté les allégations selon lesquelles son influence constitue un obstacle au maintien de l'équipe à Montréal.« Je refuse de porter l'odieux à la place de gens qui se croyaient 'condamnés à réussir' et qui n'ont pas véritablement fait leurs devoirs », a-t-il dit, écorchant ainsi le groupe de Jacques Ménard, président du conseil d'administration des Expos.Rappelons que les actionnaires représentés par M.Ménard ont jusqu'à samedi pour présenter un plan de relance aux dirigeants du baseball majeur.La semaine dernière, ceux-ci ont refusé de prolonger cette échéance.M.Brochu estime que M.Ménard et ses partenaires n'ont atteint aucun des objectifs fixés le 7 octobre dernier, lorsqu'ils ont pris en main le projet de construction d'un stade au centre-ville et de recapitalisation de l'équipe.Voir BROCHU en A2 ¦ Autres textes dans le cahier Sports PHOTOPC Au cours d'une conférence de presse, à Jupiter, en Floride, hier, le président des Expos, Claude Brochu, a fait porter la responsabilité de l'avenir incertain de l'équipe de baseball sur tous les propriétaires, y compris lui-même.Une «magouille» entre la SQ et la Couronne mène à un arrêt du processus judiciaire YVES B0ISVERT Un juge de la Cour du Québec vient de conclure qu'un des officiers de haut rang de la Sûreté du Québec a participé à une « magouille » avec la Couronne pour aider sa cause en déontologie.Le juge Pierre Brassard a en effet ordonné l'arrêt du processus pén^.l entreprît contre un automobiliste nui avait eu le malheur de couper sur l'autoroute l'inspecteur Normand Proulx, de la SQ.Cela se passait le 3 février 1996, à la sortie du pont-tunnel Louis-Hippolyte-LaFontaine.Philippe Ferron, dans sa camionnette, venait de couper Proulx, qui était en congé, mais conduisait une voiture banalisée de la SQ.Proulx ne l'a pas pris et est allé intercepter Ferron.Proulx refusait de s'identifier, et Ferron, devant ce policier en civil, également.Le ton a monté entre les deux et Proulx a fini par montrer son insigne de policier et dire à Ferron qu'il allait recevoir « une poignée de tickets » et qu'il allait se souvenir longtemps de cette rencontre.Ferron a été accusé d'une violation du Code de la sécurité routière passible d'une amende: « Avoir commis sur un chemin public une action susceptible de mettre en péril la vie.» Ferron, de son côté, porte plainte au Commissaire à la déontologie contre Proulx, qui était à l'époque commandant du district de Montréal, et a été depuis promu au poste de directeur général adjoint, tout juste sous les ordres du numéro 1 de la SQ, Florent Gagné.Le Comité de déontologie policière devait entendre !.cause de Proulx et compter du 19 mai Î99S* Le procès de l'automobiliste devait avoir lieu le 31 juillet en Cour du Québec.Mais voilà qu'au début du mois de mai 1998, Ferron reçoit un avis de la cour: sa cause est devancée au 14 mai.Il trouve cela bizarre et s'informe au palais de justice de Montréal.On lui dit que, selon le dossier, c'est à sa propre demande que le procès a été devancé.Il n'a pourtant jamais fait une telle demande.Ferron apprend rapidement que c'est l'avocat de Proulx lui-même, Michel Fabien, qui s'est arrangé pour faire devancer le procès de Ferron.L'avocat de la Couronne, Jean Morin, a accepté sans hésiter la demande de Me Fabien.__ Voir UNE «MAGOUILLE» en A2 Des centres sous tutelle Le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, Gilles Baril,, a imposé hier la mise en tutelle des centres jeunesse des Laurentides, où règne une confusion généralisée, aux effets « inadmissibles » sur les enfants maltraités.Le ministre Baril a suivi la i wuiiiikiuuuutîGii princâpalo de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse, qui a rendu public hier un rapport accablant sur les services de protection accordés aux jeunes de cette région.D ans son rapport, la CDPDJ constate que la Loi sur la protection de la jeunesse n'a pas été respectée dans 76 des 84 dossiers d'un échantillon prélevé au hasard.À lire en pages A4 et A5 303 JOURS AVANT L'AN 2000 INDEX Petites annonces index - immobilier marchandises emplois automobile B9.C3 affaires E2 Bandée dessinées B10 J9 Arts et spectacles D5àD10 Bridge C5 Cyberpresse Décès C3 a C5 - télévision D5 Feuilleton C4 ÉtCî-VOUS observatour?D13 Horoscope C6ctC7 Level_ C3 - horaire spectacles D10 C3 \u2022 horaire télévision D7 Économie El à E10 Loteftes Monde 58 B10 A12 A2 et A13 Cl et C?Mots croisés CSetSIO J2 Mot mystère C4 Politique B1.B4èB6 Tabloïd Sports Réjcan Tremblay S3 Michel Blanchard S5 ÉDITORIAL Un jugement courageux - Pierre Gravel page B2 MÉTÉO Pluie ou neige Max.5, min.-12 cahier Sports page 16 ¦ A 2_LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 4 MARS 1999_ Suites de la une Une image à la Diana UNE IMAGE / Suite de la page A 1 « Personne ne veut sortir! Ils restent tous à la maison pour regarder Monica! » a déploré un publiciste.Quelle vie, quel pays.Mais Monica n'est plus seulement une obsession américaine, si elle l'a jamais été.Dans les prochains jours, la princesse de Beverly Hills débarquera en Europe pour faire la promotion de Monica's Story, le récit de sa liaison avec Clinton, déjà classé parmi les best-sellers en Allemagne.En Angleterre, où la presse populaire esî aussi délirante que celle des États-Unis, sinon plus, ce sera la plus grosse histoire depuis la mort de la princesse Diana.Le lien entre Monica et Diana n'est pas tout à fait gratuit.Les deux femmes ont en Andrew Morton le même biographe.Elles ont une attirance pour les hommes puissants.Leur vulnérabilité se traduit par des habitudes alimentaires pathologiques.Elles sont convaincues que leur vie privée est d'intérêt public.Elles sont venues au monde, elles sont devenues femmes, sous le regard des médias.Et Monica vient de grossir les rangs des millionnaires, une retombée de la célébrité, valeur suprême de notre époque.À des proches, Monica a elle-même avoué s'identifier à Diana.Il sera intéressant de voir si elle prêtera son nom à une cause importante, celle des femmes violées, par exemple.Aux États-Unis, cette cause contrarie les médias depuis que le réseau NBC a diffusé, mercredi soir dernier, une entrevue avec Juanita Broaddrick, cette femme de l'Arkansas qui accuse Clinton de l'avoir violée il y a 21 ans.Une vingtaine de millions d'Américains ont vu l'entrevue.Cinquante-quatre pour cent d'entre eux ont trouvé Broaddrick crédible.Il n'est évidemment pas prouvé que le président des États-Unis est un violeur.Hier soir, devant Barbara Walters, Monica Lewinsky s'est contentée de dire que Clinton avait du mal à combattre « sa sensualité ».« Et je pense qu'il tente de se retenir, jusqu'à ce qu'il n'en puisse plus », a déclaré la stagiaire devenue princesse, une Cendriilon très, très moderne.Pour faire le point sur 3 l'actualité LISEZ LE CAHIER Plus CHAQUE SAMEDI DANS La Presse Fini les compressions rini / jitttc ut tu page s\\.t Il a souligné que le reste du pays avait raison d'être perplexe devant un interlocuteur qui, en même temps, veut la souveraineté et participe au processus de renouvellement du fédéralisme.Pour M.Charest, le message inaugural « est une longue liste d'épicerie, pleine de contradictions ».Le chef de l'ADQ, Mario Dumont, était quant à lui réconforté par les nombreux engagements auprès des jeunes.Car le plan de match dévoilé hier par M.Bouchard annonçait un chapelet de mesures destinées aux jeunes, du berceau à l'université.Québec va presser le pas pour l'implantation des garderies à 5 $.Tous les enfants seront admissibles en septembre de l'an prochain et 174 000 places seront disponibles en quatre ans.Le tarif de 5 $ sera gelé pour la durée du mandat.On bonifiera les allocations familiales pour les familles monoparentales et on réduira à 30 jours les délais pour le paiement des pensions alimentaires.Au primaire et au secondaire, l'accent sera mis sur l'enseignement de la langue maternelle et d'une langue seconde.On révisera aussi les programmes d'histoire.Sans chiffrer d'objectif.le premier ministre a promis d'augmenter le nombre de diplômés.Pour les jeunes décro-cheurs.Emploi Québec proposera de la formation, avec un budget de 350 millions par année.Sans fournir de détails, M.Bouchard a dit souhaiter qu'avant le Sommet sur la jeunesse, l'automne prochain, on puisse mettre en place un programme d'échange de jeunes à l'échelle du Québec, une sorte de service civil volontaire qui offrirait du travail communautaire aux jeunes en région.Dévoilant des éléments du budget, M.Bouchard a aussi indiqué que Québec s'occuperait de l'endettement des universités et qu'il reverrait les règles de financement de ce réseau.M.Bouchard a répété son engagement à légiférer rapidement dans le dossier des clauses discriminatoires ( orphelin ), une loi qui cherchera l'équilibre entre les revendications des jeunes et une trop grande rigidité, prévient-il.Autre promesse électorale, Québec fera des gestes pour faciliter la vie aux travailleurs autonomes, souvent des jeunes.On pense à un guichet unique au Revenu et à des amendements au Code du travail.En santé, sans donner d'objectifs chiffrés, M.Bouchard a promis un coup de barre pour réduire l'encombrement des urgences et les listes d'attente en chirurgie.Les employés sont l'âme du réseau de la santé et doivent profiter de moyens accrus pour reprendre leur souffle, a-t-il dit.Le ministre de la Science, Jean Rochon, aura aussi dans le prochain budget les fonds nécessaires pour stimuler la recherche et favoriser l'éclosion d'entreprises de pointe.Pour prévenir les fermetures d'entreprises, le ministère de l'Industrie mettra en place une « vigie » pour détecter les signaux d'alarme et intervenir avant qu'il ne soit trop tard.Montréal ne sera pas laissé pour compte.La ministre Louise Harel déposera bientôt un plan d'action commun préparé par Québec et la Ville de Moi.tréal.Le gouvernement contribuera à « moderniser la gestion de la région métropolitaine pour l'aider à acquérir plus de cohésion ».Pour l'agriculture, on vise la création de 15 000 emplois d'ici 2005.Le ministre des Régions, Jean-Pierre Jolivet, déposera une « politique de ia ruralité ».Québec mettra en place un « fonds de diversification de l'économie régionale » et les ministres sillonneront le Québec à la faveur de « journées régionales pour l'emploi.Les autochtones bénéficieront d'un fonds de développement de 125 millions en trois ans.Brochu riposte BROCHU / Suite de la page Al « Y a-t-il eu un déblocage du côté des gouvernements?Non.Y a-t-il eu des progrès du côté du terrain, du zonage et des taxes municipales?Non.Y a-t-il eu des engagements fermes de la part d'investisseurs potentiels?Non.Quant au prospectus, après 16 versions, le baseball le jugeait toujours incomplet et insatisfaisant.» L'allocution de M.Brochu a solidifié la thèse selon laquelle les Expos seront bientôt vendus à des intérêts américains.Son texte, préparé avec soin, ressemblait à un ultime bilan avant le transfert de l'équipe dans la région de Washington.I Que se produira-t-il après l'échéance du 6 mars?M.Brochu est demeuré vague à ce propos, affirmant simplement que la décision incombait au commissaire du baseball.Il a rappelé que ce dernier possédait de vastes pouvoirs lui permettant d'agir « dans les meilleurs intérêts » de l'industrie.Or, il est clair que les équipes à hauts revenus des ligues majeures n'ont plus envie de subventionner les Expos.M.Brochu a soutenu toujours croire à la survie du baseball à Montréal, mais en autant que les gouvernements participent au financement d'un nouveau stade.Quelques minutes plus tard, lors d'un point de presse à Québec, Bernard Landry a repoussé l'idée.« Les Québécois qui gagnent 50 000 S par année ne veulent pas voir leurs impôts servir à faciliter la vie de gens qui gagnent des millions par mois, a affirmé le ministre des Finances.Il faut une solution qui ne soit pas choquante pour le contribuable, et cela ne nous a pas été présenté.Après tout, on ne parle pas ici d'agrandir la base industrielle du Québec avec la transformation de l'aluminium.» Robert Perreault, ministre des Relations avec les citoyens, en a rajouté.À son avis, l'évolution des salaires des joueurs laisse croire que le baseball majeur n'est pas viable à Montréal.De son côté, le maire de Montréal, Pierre Bourque, a expédié une lettre au commissaire du baseball, Bud Selig, lui demandant de prolonger de quatre mois l'échéance du 6 mars.« Je lui ai indiqué que l'économie de la région se portait mieux.Et que nous avions besoin de temps additionnel pour trouver une solution.» D'autre part, M.Brochu a offert des informations intéressantes à propos de sa rencontre avec le premier ministre Bouchard, en octobre dernier.Il était alors accompagné de Bud Selig.« M.Bouchard nous a dit plusieurs fois de lui présenter de nouveaux plans, plus acceptables.Je lui ai demandé à quoi il faisait précisément allusion, à quel niveau je devais diriger mes efforts.Il ne m'a jamais répondu.» M.Brochu a aussi expliqué pourquoi il avait refusé l'offre de rachat de ses actions par le groupe Ménard.« Si je vends ma maison à ma soeur à un prix d'aubaine, je n'aimerais pas qu'elle la revende un an plus tard en empochant un profit assez considérable.« De la même façon, j'ai accepté un prix de 15 millions pour mes actions, soit une réduction de 40 % par rapport à leur valeur sur leur marché.Mais en autant que l'équipe demeure à Montréal.Je n'accepterai pas que quelqu'un achète l'équipe, l'exploite durant une saison, et la revende par la suite.Au bout du compte, on ne s'est pas entendu sur une éventuelle revente de l'équipe à l'extérieur de Montréal.» Plus tard, M.Brochu a cependant laissé entendre que le baseball majeur n'aurait pas approuvé une clause semblable.Implicitement, il a ainsi donné raison aux arguments invoqués par le groupe Ménard pour la lui refuser.Cela dit, comme La Presse l'écrivait récemment, Jeffrey Loria, l'investisseur américain sur lequel le groupe Ménard appuie son plan de relance, ne veut toujours pas s'engager à garder les Expos à Montréal.Ces questions ne maquillent cependant pas l'essentiel: l'avenir des Expos est précaire comme jamais.Et la saison 1999 s'annonce comme la dernière de l'équipe à Montréal.\u2022 \u2022 a Une «magouille» entre la SQ et la Couronne mène à un arrêt du processus judiciaire UNE «MAGOUILLE» / Suite de la page Al_ Ferron engage un avocat.Me Robert Doré, et révèle en cour cette histoire.Pour le juge Brassard, le but de la manoeuvre ne fait pas de doute: Me Fabien voulait obtenir une condamnation de Ferron avant que son client ne soit jugé en déontologie.L'avocat Fabien a d'ailleurs admis devant le juge Brassard qu'il voulait voir quel était le comportement de Ferron comme témoin et « recueillir des informations » en préparation de la défense de Proulx.Proulx, qui a aussi témoigné devant le juge Brassard, a parlé avec « réticence et ses réponses ont été évasives », ce qui ne fait que « confirmer que Me Fabien avait reçu mandat de ( Proulx ) pour faire devancer le procès de Ferron », conclut le juge.« Il y a véritablement là de la magouille, puisque le substitut du procureur général s'est prêté à cette demande », tonne le juge Brassard.Cette « magouille », poursuit le juge, fait craindre raisonnablement à Ferron que son procès ne ^sera pas équitable: l'avocat de la Couronne négocie avec un témoin à charge dans le dos de l'accusé.Cela « à des fins privées et pour satisfaire des intérêts évidents » de Proulx.L'avocat de la Couronne s'est prêté à ce jeu « négligemment ou volontairement », mais d'une façon ou d'une autre, cela vient miner l'apparence de justice irrémédiablement.C'est « l'intégrité même du système judiciaire » qui est en cause.Tenir un procès dans ces circonstances serait injuste et l'arrêt définitif du processus est déclaré.Proulx, par ailleurs, s'est fait blâmer par le Comité de déontologie en septembre pour sa conduite agressive envers Ferron.Rencontré par La Presse hier,'Me Morin a déclaré qu'il n'y avait « aucune magouille là-dedans » et que dès qu'il a vu que Ferron ne voulait pas procéder le 14 mai, il a accepté de reporter la cause.Fabien, qu'il ne connaît pas, l'a vu rapidement et lui a dit que le témoin contre Ferron était « un haut gradé de la SQ »; « Il m'a dit: Tu ne penses pas que ce serait plus important de faire passer la cause de ticket avant?'; à tort ou à raison, j'ai pensé qu'il était plus important de régler l'affaire de 'ticket' avant l'affaire déontologique, qui est plus sérieuse.» Aux yeux du juge Brassard, c'est clairement à tort.La Presse Renseignements : (514) 285-7272 Abonnement : (514) 285-6911 Télécopieur pour abonnement : (514) 285-7039 Lundi au vendredi de 6 h 30 à 17 h 30 Samedi de 7 ha midi Dimanche de 7 h à 11 h Rédaction : (514) 285-7070 Promotion : (514) 285-7100 Les petites 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Aujourd'hui, Héma-Québec attend les donneurs aux endroits suivants: M ¦ * X A » - » -» 4 \u2014- .* I - f .- - .\u2022 \u2014 .» - 1 - » - - .\\ - .» -» .» - \u2022 *~ »- ' ~ * » \u2014-«\u2022 * \u2014 - .ma Cl niwiuivin, va uuv.VIV.3 in;iiiiv.ui .1, VVIUll.commercial Maisonneuve, 2991, Sherbrooke Est ( métro Préfontaine ), de 10 h à 19 h 30; ¦ à Saint-Lambert: centre Saint-Michel, 31, rue Lorne, de 10 h à 20 h 30.Objectif: 300 donneurs; ¦ à Greenfield Park: Galeries Taschereau, 3900, boul.Taschereau, de 14 h 30 à 20 h 30.Objectif: 175 donneurs; ¦ à Saint-Basile-le-Grand: école de Saint-Basile-le-Grand, 103, rue Montpellier, de 14 h 30 à 20 h 30.Objectif: 150 donneurs; ¦ à Mascouche: centre René-Lévesque, 3036, rue Sainte-Marie, de 14 h 30 à 20 h 30.Objectif: 150 donneurs; ¦ à Vaudreuil-Dorion: caserne no 1, 85, boul.de Lobtinière, de 14 h 30 à 20 h 30.Objectif: 150 donneurs.EMAIN DANS LA PRESSE Chez les Volant ¦ Peu importe que Ton ait aimé la série télévisée Marguerite Volant ou non.Les lieux de tournage, situés sur les terres du Baluchon, à Saint-Paulin ( en Mauricie ), constituent une valeur sûre pour tous ceux qui recherchent un parc d'activités familiales pour l'hiver.Ski de fond, raquettes, patins, glissade, tours en carriole et en traîneau à chiens, il y en a pour tous les goûts.Pour en savoir un peu plus sur les sentiers et autres activités de la Seigneurie Volant, lisez la chronique du Week-end sportif, publiée demain dans le cahier des Sports.QUESTION DU JOUR Liaison Vous voulez vous faire entendre?Répondez à la question du jour.Pour faire connaître votre opinion, composez le (514) 285-7333; au son de la voix, faites le L Le baseball majeur devrait-il accorder un autre délai aux Expos?Souhaitez-vous l'établissement d'un train de banlieue entre la Kive-sud et la gare Centrale, dans le centre-ville de Montréal?À cette question posée hier, le pourcentage des réponses obtenues a été: Oui: 91% Non: 9 % NDLR: Ce sondage maison sert uniquement à prendre le pouls de nos lecteurs et n 'a aucune prétention scientifique.THÉÂTRE ST-DENIS RÉSERVATIONS: 514 790-1111 INFORMATIONS : THÉÂTRE ST-DENIS 514-849-4211 \u2022$$$\u2022 Radio-Canada CKAC730 MOOUOlONt MAN(0KI0Z0N IKHMD IIUU t 1 18 NOUVELLES ' SUPPUÉMEMTWR6S mm *17 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 4 MARS 1999 A3 A PHOTO PIERRE McCANN.iaP/esa?Les gardiens bloquant l'entrée de rétablissement de Sainte-Anne-des-Plaines sont facilement reconnaissables : ils sont masqués.Les gardiens portent la oule pour manifester JEAN-PAUL CHARBONNEAU Des gardiens de pénitencier portant cagoules ont bloqué, hier matin, l'entrée de l'établissement de Sainte-Anne-des-Plaines, dans le cadre du conflit les opposant au gouvernement fédéral pour le renouvellement de leur convention collective de travail.Aucun incident ne s'est produit, tant devant l'établissement qu'à l'intérieur des murs, où les surveillants étaient moins nombreux qu'à l'habitude.Selon un dirigeant syndical, des gardiens auraient rapidement abandonné le piquet de grève si des problèmes s'étaient produits avec les détenus.Les gardiens ont décidé de porter la cagoule par crainte de représailles de la part de la partie patronale.Le vice-président régional du Syndicat des employés du solliciteur général du Canada, François Gaudreau, a affirmé que les agents de correction veulent négocier de bonne foi avec les représentants du Conseil du Trésor, mais que la partie patronale fait la sourde oreille.Les principales questions en litige portent sur les salaires, la formation, la discipline, les congés annuels, la durée du travail et les employés occasionnels.Le syndicat soutient que les agents ont besoin d'une formation continue pour se tenir au courant des nombreuses exigences juridique complexes associées à leur milieu de travail en évolution.Le syndicat allègue que l'offre d'augmentation de salaire du gouvernement est insignifiante et qu'elle est une insulte.« Jusqu'à ce jour, le Conseil du Trésor a refusé de considérer que nous gagnons moins que les autres agents de la paix avec lesquels nous étions normalement comparés, incluant les policiers de la GRC », ont précisé Viviane Mathieu et Bryden Nelmes, membres du comité de négociations du syndicat des agents correctionnels de l'Alliance de la fonction publique du Canada.Les manifestations vont se poursuivre.Ce matin à compter de 6 h, environ 7C0 cols bleus fédéraux, eux aussi en conflit avec le gouvernement, devaient envahir le secteur des établissements de détention de Saint-Vincent-de-Paul, à Laval.Comme ça a été le cas lors des dernières semaines, la circulation risque d'être bloquée durant plusieurs heures dans le secteur de la 440 et du boulevard Lévesque.nouvelles et de publicité dans es écoles du Québec ?MARC THIBODEAU Une firme montréalaise projette de doter gratuitement les écoles secondaires de la province et du reste du Canada d'équipement électronique de pointe pour permettre la diffusion quotidienne dans les salles de classe d':in bulletin d'information entrecoupé de quelques minutes de publicité.La firme.Partenaires éducatifs Athéna, a transmis il y a quelques semaines à toutes les écoles anglophones un dossier résumant sa proposition.Elle souhaite pouvoir amorcer la diffusion dès septembre dans 300 établissements, avant de solliciter les écoles francophones.Le vice-président au marketing de l'entreprise, Gary Pelletier, explique que les écoles participantes seront tenues de faire écouter quotidiennement aux élèves un bulletin d'information de 12,5 minutes comprenant 2,5 minutes de publicité.Sensibiliser les élèves Les nouvelles en question, produite par une équipe de journalistes « maison », viseront, dit-il, à sensibiliser les élèves aux événements politiques, économiques, scientifiques et environnementaux qui surviennent à l'échelle de la planète.Partenaires éducatifs, Athéna s'attend à ce que les revenus publicitaires découlant de ce programme soient considérables.M.Pelletier cite à titre d'exemple le réseau Channel One, aux États-Unis, qui est vu quotidiennement par 8 millions d'enfants.Les annonceurs qui souhaitent profiter de ce médium doivent payer jusqu'à 200 000 $ pour une publicité de 30 secondes.Le vice-président au marketing note qu'il s'agit de la deuxième fois que le président de son entreprise, Rod MacDonald, cherche à développer un tel réseau au Canada.Son précédent essai, en 1992, avait échoué « faute de financement ».L'initiative avait par ailleurs suscité un véritable tollé.Les initiateurs du projet disent cette fois avoir trouvé une formule « bonifiée ».M.Pelletier indique notamment qu'un « comité éducatif indépendant » sera mis sur pied pour superviser le contenu des bulletins et A des publicités.Il ajoute, du même souffle, que les dépenses du dit comité seront assumés par sa compagnie et que son président recevra un salaire puisqu'il siégera aussi au conseil d'administration.L'entreprise, qui affirme avoir déjà signé des contrats de cinq ans avec « quelques écoles » qu'elle refuse d'identifier, souhaite en recruter un millier en tout.« Plus il y en a, plus nos revenus publicitaires sont élevés », résume M.Pelletier.Projet-pilote en cours en Ontario Un projet-pilote est en cours à l'école Mea-dowvale, à Mississauga, en Ontario.La directrice, Laurie Pedwell, note qu'une seule journée de diffusion a eu lieu pour l'instant.Il est loin d'être clair, poursuit-elle, que l'établissement adhérera définitivement au projet même s'il espère pouvoir conserver le matériel électronique « d'une valeur de 250 000 $ » déjà reçu.« On n'a pas les moyens de se payer ça.Il faut voir si les bénéfices pour nos élèves pallient les inconvénients posés par la publicité », note Mme Pedwell.T c nroier çiisriîf» HpîÀ h#»aumim H'nr*r*ncl- \u2014 a \u2014- \u2014«*\u2014 \u2014\u2014\u2014-T* \u2014 wi~r* «\u2022*\u2022\u2022\" tion en Ontario.Et le scénario promet de se répéter au Québec.Le président de la Fédération des commissions scolaires du Québec ( FCSQ ), André Caron, juge qu'il est « insensé » de penser qu'il est possible de rogner une heure de cours pour permettre la diffusion d'un tel bulletin.Il ne faut pas, ajoute-t-il, inciter les jeunes à consommer en les soumettant à des messages publicitaires de ce type.La présidente de la Centrale de l'enseignement du Québec ( CEQ ), Lorraine Page, qui juge la FCSQ bien « molle » en matière de publicité, promet que ses membres s'opposeront vivement au projet.« Us vont nous trouver sur leur chemin », prévient-elle.La présidente de la Commission scolaire de Montréal ( CSDM ), Diane De Courcy, qui n'avait pas encore pris connaissance hier de la teneur exacte du projet, se dit « extrêmement réticente ».Finalement, la commission scolaire En-glish-Montréal, qui a reçu le dossier de présentation, se penche actuellement sur la proposition.Le responsable des services pédagogiques doit formuler prochainement des recommandations à l'attention des commissaires.L'OPC part en guerre : le prix devra figurer sur tous les produits Les commerçants sont furieux BRUNO BISS0N Après des années de discussions stériles, l'Office de protection des consommateurs ( OPC ) a donné le grand coup, en portant contre trois commerces à grande surface un total de 90 accusations pour n'avoir pas étiqueté le prix de vente sur leurs produits.Les trois commerçants poursuivis par l'Office représentent un échantillon parfait ( un Rona L'Entrepôt, un Club Price et un Maxi Er Cie situés dans trois régions différentes ) des commerces visés par la subite rigueur de l'OPC sur l'application d'un article de loi qui semblait avoir été oublié.De plus, ces accusations sont portées par l'OPC seulement une semaine après que des associations de détaillants eurent soumis à la présidente de l'Office, Mme Nicole Fontaine, un plan d'action commun en deux volets.Apparemment, ce plan n'a pas convaincu la présidente.Et hier, les commerçants étaient furieux.« On n'est pas très contents », a dit sans détour Jean Lefebvre, responsable des relations avec les gouvernements pour le Conseil canadien des détaillants en alimentation ( CCDA ).« On négocie avec l'Office et les associations de consommateurs pour que le sondage que nous préparons sur l'exactitude des prix à la caisse soit le plus crédible rossible.» « On est en train de faire la preuve que l'étiquetage n'est pas la solution aux erreurs de prix à la caisse, poursuit M.Lefebvre, et l'Office dépose ses plaintes.Non, on n'est pas contents.» Pour sa part, le porte-parole de l'OPC, Georges-André Levac, a été on ne peut plus lapidaire : « Ce qu'on veut, c'est l'acuité, la précision, l'exactitude des prix.» L'industrie, ajoute-t-il, fait des représentations depuis des années pour que l'article 223, qui oblige les commerçants à étiqueter individuellement tout produit de plus de 40 cents, soit aboli.Ses représentants ont soumis des procédés technologiques pour arriver à une plus grande exactitude des prix.« Mais le résultat final espéré, dit M.Levac, n'est pas arrivé.» Conclusion : la fête est finie.Et les commerçants, en vertu de cet article 223, qui semblait ne plus avoir cours à l'épicerie, à la pharmacie et dans la plupart des commerces à grande surface, sont désormais avisés que les enquêteurs de l'OPC veillent sur un règlement très populaire auprès des consommateurs.L'intérêt renouvelé pour l'étiquetage individuel des produits, a souligné hier l'avocate Nathalie Saint-Pierre, du Réseau Action Consommateurs ( RAC ), est le produit d'efforts des associations de consommation.« Le ministère des Relations avec les citoyens ( responsable de la Loi sur la protection des consommateurs ) faisait l'objet d'un lobby puissant de la part des grandes associations commerciales, explique Me Saint-Pierre.Et dans le rapport du Secrétariat à la déréglementation ( le comité Le-maire ), l'article de loi avait été souligné au crayon gras comme un gros irritant.Nous le savions, dans les associations de consommation et nous avons gardé l'oeil sur le dossier.» Entre-temps, des enquêtes de plus en plus fréquentes produites par Industrie Canada, l'Association des consommateurs du Canada, ainsi que des associations québécoises, démontraient deux choses très clairement : 1 ) qu'en très grande majorité, les consommateurs préfèrent un prix sur chaque produit et pas seulement sur la tablette où il a été choisi ; 2 ) les prix annoncés ne sont pas toujours les prix payés, car les taux d'erreurs à la caisse sont élevés, encore plus dans les cas de solde.Et dans la majorité des cas, le consommateur n'est pas gagnant.Ainsi, en novembre dernier, l'enquête de l'association Option Consommateurs révélait que les lecteurs optiques dans les grands magasins font en moyenne une erreur pour sept produits payés, ce qui est beaucoup.Dans l'industrie, on n'admet qu'un pourcentage d'erreur de 3,5 %, soit quatre fois moindre.L'impact de l'application intégrale de l'article 223 de la Loi sur la protection des consommateurs représentait pour l'industrie du commerce de détail une facture globale de 70 millions, a dit hier Jean Lefebvre.LA DOUCEUR FIELDCREST A 50% Jusqu'au 27 mars, achetez un 1er ensemble (débarbouillette, serviette à main et serviette de'bain à 36,97$) et obtenez le 2e à moitié prix.Oreillers et couettes à prix chouette Obtenez de rabais jusqu'au 27 mars.©t faites dô beaux rêves.Printemps 1999 MAIL CHAMPLAIN (4 50) 6 7 2-4 5 3 7 CARREFOUR LAVAL (450) 682-4537 PLACE STE-FOY (418) 652-4537 AILES LES AILES DE LA MODE 7t322m \\ A4 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 4 MARS 1999 Un rapport accablant Laurentides : les centres jeunesse en tutelle La sécurité des enfants ne peut être compromise plus longtemps, dit Baril LILIANNE LACROIX et ISABELLE HACHEY Le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, Gilles Baril, a imposé hier la mise en tutelle des centres jeunesse des Laurentides, où règne une confusion généralisée ayant des effets « inadmissibles », selon lui, sur les enfants maltraités.Le ministre Baril a suivi la recommandation principale de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse ( CDPDJ ), qui a rendu public hier un rapport accablant sur les services de protection accordés aux jeunes des Laurentides.« II est inacceptable que la sécurité, la santé et le développement des enfants soient compromis, ce n'est pas le sens de la Loi sur la protection de la jeunesse et c'est contraire aux valeurs de notre société », a dit M.Baril.PHOTO ROERT NADON.LaPtûss* Claude Filion Dans son rapport, la CDPDJ constate que la Loi sur la protection de la jeunesse n'a pas été respectée dans 76 des 84 dossiers étudiés.Tout en admettant d'entrée de jeu une flagrante inéquité régionale quant au financement public qui fait des Laurentides une des régions les plus pauvres en matière de services à la jeunesse, la CDPDJ estime que cela « ne suffit pas à expliquer l'ampleur et l'étendue des difficultés relevées ».La confusion généralisée ainsi que l'ignorance ou le mépris de la loi qu'on contourne ou qu'on triture à volonté vont bien au-delà des faiblesses observées dans l'ensemble du réseau, estime la CDPDJ.Déjà critiqués par la Commission par le passé en raison de carences importantes, particulièrement dans les services offerts aux adolescents qu'on a boycottés pour se limiter aux plus jeunes, les dirigeants n'ont pas su donner le coup de barre nécessaire au redressement.La Commission croit qu'un changement en profondeur s'impose.Elle invoque la quantité, la nature, la durée, la gravité et le caractère généralisé des manquements aux dispositions de la loi.Elle souligne aussi que la majorité des membres du conseil d'administration étaient là en 1996 et 1997 quand le conseil a adopté des orientations ne respectant ni la loi ni le mandat des CPJ.Le président de la CDPDJ, Claude Filion, insiste toutefois sur l'intégrité des intervenants qui ont dû travailler dans un système orga-nisationnel délabré et qui ont eux-mêmes amené la Commission à faire enquête.La machine est enrayée dans à peu près tous les r.ec-teurs : ¦ Ordonnances ou ententes non respectées B Loi mal comprise ¦ Délais inacceptables H Mauvaises évaluations ¦ Manque de suivi ¦ Rejet ou fermeture de dossiers d'enfants qui auraient eu besoin de la protection de la loi ¦ Vérifications sommaires ou inexistantes ¦ Pas d'accès aux services spécialisés pour la clientèle ¦ Manque de ressources d'hébergement ¦ Lacunes sérieuses dans la confidentialité ¦ Manque d'équipes spécialisées en agressions sexuelles B Utilisation de travailleurs à temps partiel peu ou pas formés pour des blitz visant à réduire les listes d'attente Pas d'argent en vue Au quatrième rang des régions les plus pauvres au Québec, les Laurentides sont sous-financées, 40 % de moins que la moyenne provinciale.Déjà défavorisée, la région devait subir en 1997-98, la compression budgétaire la plus importante, soit 6,14 % contre 3,25 % en moyenne au Québec.Mais déjà, le ministre délégué Baril a affirmé hier que les Laurentides ne recevront pas un sou du gouvernement avant qu'un plan de redressement ne s U établi par le tuteur des centres jeunesse \u2014 qui sera nommé dans les prochains jours.Par ailleurs, le rapport démontre qu'au terme des évaluations de signalements, la sécurité et le déver loppement des enfants sont considérés comme étant compromis seulement dans 29,4 % des cas dans les Laurentides contre 41,2 % dans toute la province.« Le DPJ des Laurentides juge moins de signalements recevables pour évaluation que l'ensemble des DPJ et en retient pour prise en charge un pourcentage plus faible.» Le mot d'ordre était clair pour les intervenants : on en prend le moins possible et on s'en débarrasse le plus vite possible.Si les parents ou l'enfant lui-même ont signalé un problème, on les refile automatiquement du côté de la Loi sur les services sociaux comme une demande d'aide sans s'occuper plus avant de protection et ce, même si la situation de l'enfant le commande.Dans tous les cas, on essaie toujours d'y aller par des mesures volontaires et d'éviter à tout prix la judiciarisation.RON TOUT EST À VENDRE _ '_ _.PLUS < .\u2022 .\u2022 10 JOURS ÉPARGNEZ MAINTENANT PRODUITS POUR LÀ PELOUSE \u2022.¦.* ET PLUS ENCORE! 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quelques mois dans les centres jeunesse des Laurentides.Mais pour la CDPDJ, qui a recommandé la tutelle auprès du gouvernement, c'était « trop peu, trop tard ».En décembre, le directeur général des centres jeunesse des Laurentides, Miville Lapointe, et le Directeur de la protection de la jeunesse ( DPJ ), Claude La-mothe, avaient remis leur démission.Ils avaient été remplacés par deux dirigeants intérimaires, Alain Ger-vais et Florian Gaudreau.Le conseil d'administration avait même adopté, le 21 janvier, un « plan de rénovation » auquel travaillaient, depuis, plusieurs dizaines de personnes.Ce plan faisait suite au rapport de Jean-Pierre Hotte, DPJ de la Montérégie, qui avait mené sa propre enquête dans les Laurentides.Trop peu, trop tard L'enquête approfondie de la CDPDJ conclut toutefois que « le processus amorcé par les centres jeunesse ne permet pas d'espérer de changements majeurs à brève échéance, comme le requiert la situation ».C'est pourquoi elle a recommandé la tutelle, à laquelle s'est empressé de souscrire le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, Gilles Baril.La direction générale des centres jeunesse des Laurentides a indiqué hier par voie de communiqué qu'elle offrira une « collaboration constante afin d'assurer que soient rendus les meilleurs services possibles aux enfants en difficulté ainsi qu'à leur famille ».« Nous avons mis toute notre honnêteté et toutes nos énergies afin de provoquer une démarche de rénovation et ce, même si la Commission nous indique clairement que pour elle, c'est trop peu, trop tard », écrit la direction des centres jeunesse des Laurentides \u2014 qui a refusé toute entrevue avec les médias.Bien qu'il aurait préféré que le gouvernement fasse confiance aux nouveaux dirigeants, le directeur géné-lal de l'Association des centres jeunesse du Québec, Pierre Lamarche, reconnaît que la tutelle est « une mesure qui va accélérer le redressement ».M.Lamarche souligne que le manque de ressources explique en grande partie pourquoi les ordonnances du tribunal ne sont pas respectées dans les Laurentides.Mais il admet également qu'un « sérieux coup de barre » est nécessaire.Et un peu trop loin « La judiciarisation est très traumatisante pour les enfants », dit M.Lamarche, qui explique que la philosophie des centres jeunesse des Laurentides consiste à soutenir les familles plutôt qu'à retirer les enfants aux parents.« C'est une approche psychosociale, mais ils sont allés trop loin, ils ont nié le droit des enfants à être protégés par la Loi sur la protection de la jeunesse.» M.Lamarche souligne que les centres jeunesse du Québec doivent rapidement se doter de « balises » plus précises, de références philosophiques qui les guideront dans leurs interventions auprès des enfants maltraités et négligés et de leur famille.« Consterné » par le contenu du rapport de la CDPDJ, le directeur général de la régie régionale des Laurentides, Michel Léger, appuie également la tutelle \u2014 sans cacher qu'il aurait préféré que le ministre Baril laisse une chance aux nouveaux administrateurs.M.Léger réitère sa demande de 10 millions auprès du gouvernement afin de combler le sous-financement dont souffrent depuis des années les centres jeunesse de sa région.« Il est temps de faire des corrections et de demander à la ministre ( Pauline Marois ) de faire ses devoirs », dit M.Léger.} s, r LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 4 MARS 1999 A 5 Un rapport accablant en Le rapport regorge d'histoires d'horreur ulianne lacroix Désireux d'aller au-delà de la froideur de chiffres et de statistiques, la Commission des droits de la personne a voulu faire la démonstration des manquements des centres jeunesse des Laurentides.De songer que 90 % des 84 cas étudiés au hasard par la Commission ont été jugés problématiques fait frémir.On évalue à 4000 le nombre de signalements dans les Laurentides et à 2000 le nombre de cas retenus.Les cas décrits font dresser les cheveux sur la tête et donnent une idée de l'ampleur du gâchis.H Novembre 1983.Premier incident.Une mère est trouvée couchée dehors saoule, avec ses deux enfants.Le bébé n'a pas mangé depuis deux jours.Dans les 14 années qui suivent, la DPJ est appelée à intervenir à maintes reprises.Le scénario est presque toujours identique : la mère prétend avoir cessé de consommer ou pouvoir régler ce problème seule et sans thérapie ; on la croit malgré les indices prouvant le contraire.Quand, finalement, l'intervenant décide de judiciariser le dossier, le contentieux refuse d'amener le dossier en Cour.Alors, les problèmes se multiplient : la mère a maintenant trois enfants et de plusieurs compagnons qui la battent ou même agressent sexuellement ses enfants.De plus en plus violent, le plus vieux s'en prend aux plus jeunes ou même à sa mère qu'il bat.En Cour, les requêtes ne font pas état de la totalité du dossier qu'on ferme de temps à autre.Le cas n'a pourtant pas roanqur- d'attention : sept intervenants ont évalué le dossier, trois se sont vu confier la prise en charge, quatre chefs de service ont entériné les décisions et deux réviseurs ont été impliqués sans compter le contentieux qui a toujours recommandé la fermeture du dossier.¦ Un foyer desservant une clientèle plus lourde que les familles d'accueil avait l'habitude de fermer carrément ses portes entre 9 h et 17 h.Les jeunes ne pouvaient y avoir ac- cès.On ne leur donnait que 5 $ par semaine pour leurs repas du midi, ce qui en a poussé plusieurs à commettre des petits délits pour se nourrir.¦ Les petites Ajinie et Brigitte seraient victimes des agressions sexuelles et physiques du conjoint de leur mère.Cette dernière accouche en 1996 d'une troisième fille dont il est le père.Les deux fillettes vont rejoindre leur père naturel.L'intervenante qui s'occupe des deux aînées signale à un confrère que le conjoint de la mère n'a pas suivi une thérapie qui lui avait été imposée et serait violent avec le bébé.Au moment où les policiers arrêtent madame et son conjoint pour menâtes de mort et extorsion, une voisine signale que le couple, qui se chicane souvent, néglige le bébé et le « brasse » fort.L'enfant pleure souvent.L'intervenant n'en tient pas compte et préfère se fier aux capacités protectrices de la mère.¦ Pendant 11 ans, 16 signalements ont été reçus dans le prochain dossier.Dès 1986, l'aîné alors âgé de quatre ans aurait tenté de noyer sa jeune soeur de deux ans et l'aurait battue sans que la mère n'intervienne.1987 : les enfants sont victimes d'agressions sexuelles lors de visites chez leur père et la mère est expulsée de son logement à cause de la malpropreté et des cris.Elle frapperait les enfants, les dénigrant verbalement et la nourriture manquerait.Malgré un jugement, la fa- mille ne reçoit aucun service et le dossier est fermé en 1990 parce qu'elle semble avoir disparu de la cane.En 1992, le dossier refait surface : l'aîné tabasse les enfants dans l'autobus et extorque de l'argent de ses compagnons.En 1993, une autre petite fille naît.La mère change régulièrement de conjoint, consomme de l'alcool et laisse souvent ses enfants seuls.L'aîné, maintenant âgé de 11 ans, bat ses deux soeurs qui ont très peur de lui.Tous trois s'adonnent à des jeux sexuels.La violence règne, la nourriture manque, la maison est sale et les dé-ménagements fréquents.En 1994, l'intervenante apprend que le père de la plus jeune les voit, elle et sa soeur, une fois par semaine et que l'aînée, 10 ans, partage le lit de monsieur.Ni rapport ni révision, rien ne bouge.Les mesures volontaires sor.t maintenues et l'intervenante informe la mère qu'elle l'aidera à trouver des moyens de discipliner son fils qui est violent et commet des vols à l'étalage.En 1995, violée par son beau-père, l'aînée est étiquetée en danger, mais demeure à la maison tout comme les d?ux autres enfants.Elle en vient à fuguer à répétition.¦ Le père et la mère jouent au ping-pong avec Jocelyn depuis 1983.Le dossier est déjà connu car sa soeur a vécu un rejet affectif grave et continu de la part de sa mère.En 1992, Jocelyn a 10 ans.La situation de négligence qu'il vit est signalée pour la première fois.L'école et la psychologue scolaire s'en mêlent.En 1994, à deux reprises, la mère met son fils à la porte.Les policiers doivent insister pour qu'elle ac- Plusieurs dossiers sont fermés, laissant les enfants sans protection contre des parents négligents abuseurs et violents.cepte de le reprendre.Un psychologue évalue qu'un retour chez la mère est voué à l'échec, mais l'intervenant au dossier persiste et signe.Le tribunal n'est pas informé de l'ensemble du dossier.Confié à une famille d'accueil, Jocelyn fugue à de multiples reprises sans que l'intervenante juge bon de le rencontrer.En 1995, le milieu d'accueil informe l'intervenante que l'enfant est suspendu de l'école, est couché en position foetale, refuse de se lever et de se nourrir.En juillet 1996, ia mère signale que son fils, qui a maintenant 14 ans, menace de la tuer.« La situation de cet enfant a été signalée à 11 reprises, écrit la Commission.Jamais le DPJ n'a fait une histoire sociale complète.à aucune occasion la mère n'a été évaluée.Le DPJ a fait fi des recommandations des psychologues suite aux évaluations qu'il a lui-même demandées.L'enfant a toujours porté seul le poids des échecs répétés.» ¦ L'enfant, trois ans et demi, serait victime de violence physique.Le comportement et le mode de vie de ses parents constitueraient un danger pour lui.L'évaluation du signalement ne débute que six mois plus tard.Tout en jugeant l'enfant en danger, on refile le dossier aux services sociaux, où les parents sont libres ou non d'accepter l'aide qu'on leur offre.Un scénario qui se répète dans une multitude de dossiers.Le rapport de 116 pages est truffé d'exemples tout aussi évoca-teurs qui démontrent bien qu'il ne s'agit pas là d'exceptions, mais bien d'un système entier à la dérive.FAITS SAILLANTS ¦ Les centres jeunesse des Lauren-tidp1782 I (450)978-2477 Ol \u2022A'enle \u2022 Service \u2022 Knlretien \u2022 Location de - 4'-* * \" ** +1 -««l»* .VvF* Jmf_*' véh icu les récréât i f s Nous sommes dépositaire des plus grandes marques reconnues au Québec I < ¦ - ¦ » TRIPLE E FLEETWOOD NATIONAL RV ROCKWOOD \u2022 GULFSTREAM \u2022 MONACO \u2022 SAFARI BEAVER \u2022 COACHMEN HEURES D'OUVERTURE du lundi au vendredi de 9 h 00 à 18 h 00 samedi et dimanche de 9 h 00 à 16 h 00 z bUMONf F 20CCINC 1 20CC.NC ~ ?1 \"2000 INC.¦ x .\u2022« t c q ^ I 3 «4 DUMONT 2000 Inc.3465.de l'Industrie Saint-Mathieu-de-Beloeil Tél.: (450)446-2121 1-888-592-7333 Route 20 - sortie 105 CARAVANE 2000 inc.13560, bout.Curé-LabeUe Saint-Janvier, Mirabel Tél.: (450) 434-9331 1-888-434-9331 CARAVANE 2000 inc.1170, Chemin Olivier Saint-Nicolas Tél.: (418)836-6611 1-800-267-0403 Route 20 - Sortie 305 - 3S-?1^ \u2022 Etonnante Là série 3 Pest certes.Èm i Mais l'offre l'est tout autant! 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Trembles.2733064 COURS DE CUISINE I\t\t\t \t\t\t \t\t\t\u2022 ^_7courtes sessions otlertesenmatinée, >3h après-midi, soirée et Un de semaine \u2022 Horaires «exibles Académie Culinaire de Montréal .5746 360, rue du Champ-de-Mars Montréal (Québec) H2Y 3Z3 \u2022 © Champ-de-Mars .\" .' ¦ ' g Stationnement public p Tél.: (514)393-8111 3 www.academieculinaire.com Les logements sociaux manquent cruellement à Montréal, selon le FRAPRU MARIE-FRANCE LÉGER Le besoin en logements sociaux est criant à Montréal et ie Iront d'action popuiaire en réaménagement urbain ( FRAPRU ) demande au gouvernement, à quelques jours du dépôt du budget provincial, d'ouvrir un grand chantier de 8000 logements à l'échelle du Québec pour les locataires des quartiers pauvres.Parmi les quartiers montréalais, c'est Parc-Extension qui présente le plus fort pourcentage de locataires « mal logés ».En effet 55 % des locataires de ce quartier à forte proportion ethnique, soit 8980 ménages, consacrent plus de 30 % de leurs revenus brut à leur loyer ( chauffage et électricité inclus ).Ce seuil est considéré comme critique par le gouvernement.Ces chiffres ont été compilés par le Comité d'action de Parc-Extension qui se basait sur des données du recensement de 1996.Plus révélateur encore, on apprend également que plus de 30 % des locataires du quartier, soit 2705 ménages, dépensent plus de la moitié de leurs revenus pour payer le loyer.Avec un taux de chômage de plus de 30 %, un taux de locataires plus élevé que la moyenne montréalaise (81 % contre 73 % ), Parc-Extension est un quartier particulièrement défavorisé si l'on tient compte également du revenu moyen annuel des ménages qui s'élève à 19 960 $, comparativement à 26 525 S à l'échelle de Montréal.« Les revenus sont bas et les loyers sont élevés.Nous avons besoin de plus de logements sociaux au Québec.Il y a déjà eu 8000 logements sociaux par année dans les années quatre-vingt.Pourquoi on ne referait pas la même chose ?» s'interroge Lucie Poirier du FRAPRU.Au- PHOTO ROBERT MAILLOUX.L* Pressa Trop rares, les HLM sont aussi souvent insalubres, dénoncent des intervenants communautaires.jourd'hui, Québec donne 43 millions pour quelque 1300 logements sociaux, constitués surtout de coopératives et d'OSBL.Mais selon le FRAPRU, c'est plus de logements de type HLM qu'il faudrait construire.Le quartier se demande s'il n'est pas oublié parce que la forte proportion de locataires d'origine ethnique, souvent des nouveaux arrivants, n'osent pas trop faire de pressions pour que les choses changent.Ainsi, au 1er mai 1998, sur 350 demandeurs de HLM de Parc-Extension, 333 provenaient de ménages d'origine autre que canadienne, dont 109 d'origine asiatique.Insalubrité et délabrement Le Comité de Parc-Extension fait aussi remarquer que 10 % des logements loca- tifs du quartier ont besoin de réparations majeures et que 27 % nécessitent des réparations mineures.Selon Gérald Joseph, du Comité, un des gros problèmes du quartier est l'insalubrité.« Plusieurs logements ont des trous dans les murs, dans les plafonds.Il y a aussi un problème de vermine.Des photos de rats qui circulent dans les couloirs des immeubles, c'est monnaie courante », a-t-il dénoncé.Ceux qui en souffrent, les plus mal logés, sont surtout des personnes seules et des familles monoparentales dirigées la plupart du temps par une femme.Or, le quartier ne compte que 360 logements de type HLM, ce qui est trop peu, au dire du comité, pour subvenir aux besoins.De plus, pour le moment, à peine 32 nouveaux logements sociaux sont prévus cette année dans le quartier dans le cadre du programme AccèsLogis.Une Honda, ça n'a pas de prixl HONDA BERLINE HONDA COUPE SPORT Mais à ce prix-là / par mois, location 48 mois TRANSPORT ET PRÉPARATION INCLUS \u2022\tHONDA COUPÉ SPORT \toption 0$ comptant \\\tà258$par mois\" * Location-bail offerte exclusivement par Honda Canada Finance Inc.portant sur le Civic coupe DX 1999 (modèle EJ612X) ou la berline Civic LX 1999 (modèle EJ653X) 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devant un hôtel de Montréal, a contribué à la mise au rancart sine die de l'Accord multilatéral sur l'investissement ( AMI ) de l'OCDE.C'est du moins ce qu'est venu dire hier au procès des 86 accusés de l'opération SalAMI, un sociologue réputé, spécialiste des questions d'intégration économique.« Si la France s'est opposée à l'AMI, c'est à cause de manifestations en France et à Montréal », a dit le professeur Dorval Brunelle, auteur d'ouvrages publiés en plusieurs langues sur l'AMI et l'ALENA.Un dénouement heureux puisque, à ses yeux, l'AMI renvoyait « à un véritable déficit démocratique ».« L'AMI déverrouillait le contrôle des États sur les investissements étrangers », a-t-il expliqué au juge Denis Boisvert.Cela aurait entre autres permis à des investisseurs de poursuivre des gouvernements sur des questions environnementales, sociales et autres.Or, a-t-il précisé, l'AMI se négociait « au secret, à l'intérieur de l'OCDE », quand des militants, comme ceux de Montréal, ont alerté l'opinion.La France fut le premier pays, l'automne dernier, à rejeter l'accord.L'opération SalAMI avait eu lieu le 25 mai devant le Centre Sheraton, où devait débuter la Conférence de Montréal sur les investissements, à laquelle participait le président de l'OCDE, l'ex-ministre libéral canadien Donald Johnston.EN BREF L'école de Kangiqsualujjuaq ¦ Après un congé forcé de deux mois, les élèves de l'école Satuu-mavik retournent en classe aujourd'hui, là où une avalanche meurtrière a détruit leur école dans la nuit du Nouvel An.L'école temporaire de Kangiqsualujjuaq a été érigée en cinq semaines, trois jours plus tôt que prévu.Fort heureusement, aucune journée de travail n'a été perdue à cause de conditions climatiques extrêmes.Pour gagner son pari, l'équipe a travaillé dix heures par jour, sept jours sur sept, à des températures avoisinant les moins 35 degrés Celsius.La moitié de l'équipe se composait de travailleurs locaux.Même si le bâtiment va d'abord abriter une école temporaire, il n'en est pas moins une construction durable qui passera aux mains de nouveaux propriétaires au mois de septembre de l'an 2000, date prévue pour la fin des travaux de construction de la nouvelle école permanente.Les pauvres et le budget ¦ À moins d'une semaine de la présentation du budget du gouvernement du Québec, le front commun des personnes assistées sociales du Québec ( FCPASQ ) réclame du ministre Bernard Landry des mesures budgétaires visant l'amélioration du revenu disponible des plus pauvres de la société.Pour le porte-parole du FCPASQ, Jean-Yves Desgagnés, les pauvres ont payé très cher la lutte contre le déficit, qui a eu comme impact de réduire d'environ 10 % leur revenu disponible.Pour les plus pauvres, la lutte contre le déficit a donc signifié moins de dollars vitaux pour la satisfaction de leurs besoins essentiels.Maintenant que l'objectif du déficit zéro sera atteint sans difficulté avec le « cadeau inattendu de 1,4 milliard du gouvernement fédéral », dit-il, le FCPASQ réclame lui aussi sa juste part du gâteau pour les citoyens privés d'emploi et ayant recours à l'aide sociale.Administrateur condamné ¦ Luc Bureau, domicilié à Victoria-ville, a plaidé coupable à des accusations d'avoir consenti et participé aux infractions commises en 1993 et 1994 par les sociétés Gaz Bar R.D.Caron, 167211 Canada inc., ^095-6099 Ouéher inc.Garaee B.Filion et 142874 Canada inc.Les infractions commises par ces dernières sont de ne pas avoir déclaré ni remis des taxes perçues au montant de 521 718 $ en vertu de la Loi sur la taxe de vente du Québec.M.Bureau a été condamné à payer des amendes totalisant 715 405$ plus les frais ; il était, au cours de la période des infractions, administrateur des sociétés en cause.Rappel de sandwiches ¦ La firme sherbrookoise Aliments Roger procède au rappel volontaire d'un lot de produits contaminés par la bactérie Listeria monocyto-gène et dont la consommation peut présenter des risques pour la santé.Ces produits, des sandwiches Pita vendus sous la marque Les Aliments Roger, sont garnis d'un mélange de pain de poulet, de jambon, de salami, de tomates, d'oignons et de poivrons verts.Ils portent la mention «Meilleur avant le 9 mars 1999».Il est conseillé de ne pas les consommer.PHOTOS PIERRE CÔTÉ, La Pressa Le professeur Dorval Brunelle, sociologue réputé, spécialiste des questions d'intégration économique.Elle avait paralysé l'hôtel durant cinq heures et s'était soldée par 99 arrestations.Seuls 86 accusés comparaissent cette semaine en cour municipale, les 13 autres étant des mineurs.Hier, Me Robert Saint-Louis, qui représente 85 des 86 accusés \u2014 le 86e se défend seul \u2014 a entamé sa défense de « nécessité civile ».Il entend prouver que ses clients ont enfreint la loi ( l'accusation de méfait ) par Le député bloquiste Stéphan Tremblay a trouvé frustrant de ne pouvoir s'exprimer en cour municipale.nécessité, devant l'urgence d'alerter !a population des dangers de l'AMI.Le juge Boisvert a toutefois réservé sa décision d'accepter ou non ce type de défense.Si Me Saint-Louis a touché au but avec le professeur Brunelle, il a eu passablement moins de chance avec son deuxième témoin, le jeune député bloquiste Stéphan Tremblay.Dès que celui-ci entreprenait de répondre à une question, la Couronne, représentée par Me Isabelle Massé, s'y opposait.Le problème, c'est que M.Brunelle témoN\" gnait à titre d'expert, tandis que le députcT Tremblay était considéré comme « témoin oxZ dinaire ».Or, comme l'a précisé le juge Bois?-vert, si le témoin expert a le droit de formu?1er des opinions, le témoin ordinaire, lui, doit s'en tenir aux faits.Devant les oppositions systématiques de la Couronne, Me Saint-Louis a donc dû remercier son témoin.À sa sortie de la salle, celui-ci s'est dé£ foulé : « C'est la première fois que je mets les pieds dans une cour, a-t-il précisé.Au Parlement, je suis souvent frustré, mais j'y ai le droit de parole ! » Il a dit « lever ( son ) chapeau » devant les accusés de l'opération SalAMI.« Si le pre-.mier ministre français Lionel Jospin dit vrai, l'AMI aurait constitué un recul pour la démocratie.Or, des gens sont morts pour la démocratie.» Lui-même dit avoir appris l'existence de l'AMI par l'intermédiaire des « actions de sensibilisation de la population » faites par le groupe SalAMI.Le procès se poursuit aujourd'hui avec l'audition d'autres témoins, dont quelques-uns des accusés.Hier, Jaggi Singh, l'accuse-qui se défend seul, a continué de déridecû l'assistance par des remarques assez savouC reuses.:I Au juge qui lui demandait ses commentai; res, à la suite d'un échange très technique entre la Couronne et la défense, il a ré-^ pondu : « J'ai écouté attentivement les conw mentaires de ma consoeur Me Bélanger-( Couronne ) et de mon confrère Me Barrette* ( défense ) et, à mon avis.Me Barrette a ga-' gné » m y.* t.-.'S.¦ \u2022 : p\".ASEr* -'¦-¦r^T W m- : ¦.o-> r:;.v> actùts var cataicutu, Wre on ioi ,.;s,mmi dimanche 7 ijN^;.^; \\-.v.NP0311999 Copyright 1999.Sears Canada Inc.'1 A 14 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 4 MARS 1999 Affaire Barnabe : (es trois derniers policiers blâmés vont en appel HUGO DUMAS Jean-Pierre Auger, Michel Pohu et Karl Anderson, ces trois policiers de la Communauté urbaine de Montréal ( CUM ) qui se sont fait fortement taper sur les doigts par le Comité de déontologie policière du Québec, en février, pour le rôle qu'ils ont joué dans l'affaire Barnabe, ont tous porté leur cause en appel.Le Comité de déontologie policière a déjà entre les mains les appels du directeur Jean-Pierre Auger et du lieutenant Michel Pohu.L'avocat de l'agent Karl Anderson, Philip Schneider, a indiqué hier après-midi à La Presse qu'il venait de remettre l'avis d'appel de son client entre les mains d'un huissier.Le comité doit l'avoir reçu, en principe, ce matin.Le directeur Auger, ex-numéro deux du SPCUM, et le lieutenant Pohu ont été destitués par le comité, dans une décision rendue publique le 5 février, pour avoir fait preuve de négligence et d'insouciance à l'égard du chauffeur de taxi Richard Barnabe.Le 14 février 1993, Richard Barnabe a été arrêté à Laval, puis brutalisé par des policiers de la CUM dans une cellule du poste de police 44.Il a ensuite sombré dans un profond coma neurovégétatif, jusqu'à sa mort, le 2 mai 1996.Quant à l'agent Karl Anderson, présent dans la cellule de Barnabe le soir de l'altercation fatale, il a écopé une suspension de 120 jours pour avoir fait preuve de négligence et pour avoir usé d'une force plus grande que nécessaire lors des événements de décembre 1993.Les officiers Auger et Pohu ont respectivement quitté le SPCUM en 1995 et 1998 pour leur retraite.Le comité a reçu l'avis d'appel du lieutenant Fohu le 24 février et celui du directeur Auger, hier, en fin d'après-midi.L'affaire Barnabe aura forcé 10 agents du SPCUM à défiler devant le Comité de déontologie policière depuis l'automne 1995.Quatre ont finalement été destitués, soit les agents Pierre Bergeron et Louis Samson, en décembre 1997, ainsi que MM.Pohu et Auger, en février 1999.L'agent André Lapointe a pour sa part été suspendu pour une période de 140 jours, tandis que Michel Vadeboncoeur et Karl Anderson ont écopé une suspension de 120 jours.Présents au poste 44 la nuit de l'agression de Richard Barnabe, les policiers Jean-Paul Dallaire, Manon Cadotte et Anna Pal lot ta ont cependant été blanchis par le Comité, n'ayant pas été impliqués directement dans l'altercation avec le chauffeur de taxi.Manifestation contre la brutalité policière : 30 arrestations Agence France-Presse NEW YORK Trente personnes ont été interpellées hier à New York lors d'une nouvelle manifestation contre la brutalité policère, dont le révérend Al Sharpton, l'un des principaux leaders noirs new-yorkais, a-t-on appris de source policière.Quelque 5000 personnes, selon les organisateurs, 2000, selon la police, ont participé en milieu de journée près de Wall Street à une nouvelle manifestation après la mort dans la nuit du 4 au 5 février sous les balles de la police d'un jeune immigré guinéen.Amadou ( ou Ahmed ) Diallo, qui n'était pas armé.Le révérend Sharpton, qui a joué un roïc de premier plan iàïiï uâiïs les protestations qu'en accueillant et en raccompagnant en Guinée les parents de M.Diallo, a été arrêté avec neuf autres personnes lors d'une manifestation de désobéissance civique dans la tradition de Martin Luther King.la $$aie Rectificatif Veuillez prendre note des corrections suivantes à apporter au cahier publicitaire Mon chez moi, mon style (B2-1) publié par la Baie en février 1999.PAGE 2.Batterie Le Cook's-Ware, 10 articles et articles suivis.On aurait dû lire: Batterie Le Cook's-Ware Professlonal, 10 articles et articles survis.PAGE 3.Planches à repasser et housses Elco.On aurait dû lire: Molletons-housses de planche ù repasser.Notre clientèle voudra bien excuser ces erreurs._4- Hilaire Isabelle veut tourner la page Le policier a choisi de demeurer en poste dans la Beauce R0LLAKDE PARENT Presse Canadienne Le policier Hilaire Isabelle aura toujours beaucoup de plaisir à revoir ses anciens collègues Bernard Arse-nault et Louis Boudreault, à l'origine, comme lui, de la commission Poitras, mais il est bien content de pouvoir passer à autre chose.« Je vais les revoir avec plaisir mais j'ai hâte de tourner la page et de m'adonner à ma nouvelle carrière, Je suis responsable de 23 policiers permanents et dix temporaires à Saint-Georges de Beauce et j'ai également le service des incendies », a déclaré M.Isabelle, en interview téléphonique.Une entente est intervenue en début de semaine entre la SQ et les trois policiers ayant mené l'enquête interne sur la fabrication de preuves dans le dossier des Mat-ticks.Cette entente accorde à chacun le remboursement des dépenses encourues par la défense de leur point de vue, notamment, devant la commission Poitras.MM.Arsenault et Boudreault ont réintégré les rangs de la force policière, mais Hilaire Isabelle qui dirigeait le bureau des enquêtes criminelles pour la SQ à Québec, avant d'être suspendu de ses fonc- tions, a pour sa part choisi de demeurer en poste dans la Beauce.« J'ai regardé les avantages d'un côté comme de l'autre.Mais quand je me suis remémoré de quelle façon j'étais sorti de la SQ, ça m'a aidé à prendre ma décision.C'est relié à des mauvais souvenirs », a confié celui contre lequel l'ex-di-recteur Serge Barbeau avait déposé une plainte disciplinaire pour manque de loyauté envers l'organisation policière.M.Isabelle a également songé à réclamer une compensation pour la perte de revenus occasionnée par sa démission de la SQ, puis a renoncé.« Pour combler la différence, il aurait fallu prendre une action contre la SQ.Je ne voulais pas.Je sortais d'un processus long et pénible.Je ne voulais pas me réembarquer », a-t-il expliqué.Peu de collaboration Au sujet des témoignages de ses anciens collègues policiers devant la commission Poitras, il juge qu'ils ont peu collaboré, pas réussi à admettre les faits, à accepter les erreurs commises.« C'est étonnant d'entendre des officiers de carrière dire qu'ils n'ont plus de notes ni d'agendas, qu'ils ne les gardent jamais.« C'est fort étonnant.Pour quelqu'un comme moi qui a passé 27 ans et demi à la SQ, c'est très difficile à croire.» À Saint-Georges, les citoyens Le policier Hilaire Isabelle ( notre photo ) aura toujours beaucoup de plaisir à revoir ses anciens collègues Bernard Arsenault et Louis Boudreault, à l'origine, comme lui, de la commission Poitras.ont suivi de près les travaux de la commission Poitras, a dit M.Isabelle, au point où les dépanneurs manquaient des journaux quand il y avait des reportages à ce sujet.« Ils photocopiaient les articles », a-t-il dit.Après la pression et la fatigue engendrées par toute cette histoire.Hilaire Isabelle se demande si sa combativité n'en a pas pris un coup.« J'ai perdu un peu d'illusions », a-t-il confié.À ce moment-ci, M.Isabelle estime que la SQ doit faire les efforts qui s'imposent pour changer.« Il n'y a rien à gagner à laisser les choses comme elles sont.Il faut que le directeur, les officiers et le ministère mettent des efforts pour amener les changements nécessaires », a-t-il soutenu.À cet égard, le policier Isabelle croit que la recommandation de mettre en place un comité de contrôle permanent est une mesure prometteuse.« II est toujours bon de discuter de la gestion d'un corps policier avec quelqu'un de l'externe.Comme pour une entreprise, un conseil d'administation composé de personnes indépendantes, de l'extérieur, pourrait aider la SQ.» Il n'est pas le seul à vouloir tourner la page.Son épouse et ses enfants sont également soulagés que cet épisode soit terminé.« Il y avait de l'incertitude de leur part et j'ai eu eu des absences prolongées.Je devais faire mon travail ici et, en plus, des fois le soir et les fins de semaine, je devais me plonger dans le dossier.« Ils m'ont aidé mais ils sont bien contents que je revienne à la maison et que je bénéficie maintenant de certaines fins de semaine de congé ».Uévènement ans de Provigo! 4 voyages à gagner Brésil LTexploration des cafés Asie La découverte des rizières France La route des vins Italie Le circuit des pâtes (Une valeur approximative de 10 000 $ par voyage) Légumes en conserve Géant Vert ou Lesieur au choix 341,398 ml Nettoyant Fantastik Douche éclatante 950 ml Empochez 1000$ en plus! joignez une preuve d'achat de l'un de ces produits-vedettes à votre bulletin de participation et courez la chance de gagner 1000$ en argent de poche en plus de votre voyage ! 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En tout, 30 prix seront attribués partout au Québec, à raison de un (1) par jour, à compter du 15 février 1999.l'ordre d'attribution ainsi que le magasin où le tirage doit être effectue seront déterminés au hasard.L'événement «Savourez les 30 ans de Provigo!» est en vigueur du 15 lé\\ tier au 16 mars 1999.Aucun achat requis.18 ans et plus.Détails et règlement en magasin.T t "]
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