La presse, 13 février 1999, D. Arts et spectacles
[" D Montréal, samedi 13 février 1999 Boucles d'oreilles «TITANIC» Ln Presse Topaze bleu et diamants IBÙOUTIRII Une seule adresse 7139, rueSt-Hubert (coin Jean-Talon) www.biioulerieleroy.com (514) 277-3127 Mario Jean L'idiot du village est plus futé qu'on ne le croit JEAN BEAUNOYER Il faut du métier, une bonne expérience de la vie et surtout une grande sensibilité pour interpréter l'idiot du village.Mario Jean avait tout ça et peut-être un peu plus quand il a créé son personnage de Ti-Guy Beaudoin.Il avait derrière lui des études universitaires en gestion de loisirs, une formation à l'École nationale de l'humour et une expérience de la scène.«Je ne pensais pas gagner ma vie dans l'humour à une certaine époque, raconte Mario Jean.J'ai continué mes études jusqu'au niveau universitaire tout en présentant des spectacles dans ma ville natale à Chi-coutimi.J'étais timide et je faisais rire pour me faire accepter par les autres.J'ai mis du temps avant de me lancer professionnellement dans le monde de l'humour.» 3 GJ o ce o Q- Ti-Guy Beaudoin, alias Mario Jean, n'est pas l'idiot que Ton croît.Mario Jean est l'un des nombreux enfants de la famille des Lundis des Ha! Ha! À l'époque, tous les jeunes humoristes voulaient faire du Ding et Dong.Ils étaient tous inspirés par nos deux cloches nationales.Mario Jean se retrouvait donc parmi les milliers d'imitateurs de Ding et Dong et il a choisi pour se démarquer de présenter un.imitateur dTlvis.Il s'agissait de son premier personnage, de son premier numéro qui ne devait sûrement pas être terrible puisqu'il a rapidement été remplacé par Ti-Guy Beaudoin, qui lui fit carrière.Au début, Ti-Guy Beaudoin se racontait, maintenant il raconte les autres.C'est un camelot qui commente les nouvelles, à sa façon évidemment.Un idiot du village qui peut tout dire, tout se permettre et qui passe les messages de Mario Jean.Pas question de mettre ce camelot de 35 ans à la retraite.Il revient dans le deuxième spectacle de Mario Jean présenté au Théâtre Saint-Denis du 17 au 21 février prochains.Voir MARIO JEAN en D3 Deux - rl _î ' «3 QJ s CO eu E to CD la fausse ylvie et Louise ont bien des points en commun.D'abord, elles sont copines.Ensuite, elles ont les mêmes goûts vestimentaires, la même taille.Elles aiment dépenser, parler, décon-ner.Sylvie a une fille de sept ans.Louise, un garçon du même âge.Et pour finir, elles partagent le même homme: Guy A.Lepage.Sylvie en est amoureuse dans Un gars, une fille, le couple de l'heure à Radio-Canada.Louise, c'est pour vrai, dans la vraie vie.Une histoire moins connue et parfois moins drôle qui dure depuis 14 ans.Pudique, la vraie blonde de Guy A.a hésité à étaler sa vie en public.«J'ai accepté pour ma mère de 84 ans, dit-elle.Quand elle va chez le coiffeur, elle se fait tout le temps demander: «Vous êtes sûre que votre fille est la blonde de Guy Lepage?Tout le monde pense que c'est Sylvie sa vraie blonde.» Vous aussi?Erreur.Sylvie est comédienne.Remarquez, Louise aussi.En plus de diriger l'École nationale de l'humour, elle incarne Loulou, la meilleure amie de Sylvie dans Un gars, une fille.Elle est la copine dans l'histoire et la vraie blonde dans fa vie.Sylvie, la fausse blonde, est l'amie dans la vie.Vous suivez?«Ça donne un petit vertige, admet Louise.Sylvie et Guy ont quasiment l'air plus vrai que notre couple.Mais nous aussi, on a une caméra dans notre chambre qui diffuse à circuits fermés.Il y a une chose que Sylvie n'a pas vécue, c'est les moments plus difficiles.Ça, ça m'appartient.» Sylvie, vous l'aurez sans doute reconnue, c'est Sylvie Léonard.Voir DEUX FILLE, UN GARS at D3 .*.\u2022 .\\ \u2022 \u2022 ;.T-.- .\u2022 \u2022\u2022 < \" Le souffle des Noirs sur Montréal Lilison Cordeiro, né en Guinée-Bissau et installé à Montréal, se sent bien ici où il peut créer et vivre avec des gens qui apprécient le «produit de ses rêves».Michel Pagliaro est un de ceux-là.Grâce à Pag, qui a réalisé le CD Bambatulu, les rêves de Lilison peuvent être partagés par plus de gens encore.Lilison n'est pas le seul Noir à donner un souffle nouveau à la culture montréalaise.Ils sont maintenant assez nombreux pour se réunir au Théâtre Saint-Denis et célébrer les Sounds of Blackness à l'occasion du Mois de l'histoire des Noirs.Alain Brunet a rencontré le musicien et peintre Lilison, ainsi que Ruddy Éloi, l'organisateur de la soirée spéciale.En page D8 0 * BANQUE NATIONALE ©Desjardlns f% Hydro VoV Québec //T/crCanadi>2n \u2022 Radio-Canada EXPOSITION-EVENEMENT au Musée d'art contemporain de Montréal du 14 au 19 février 1999.1 entri i crutuitr V Un 17 feyrier.Texte inédit de Antonine MftilUT Mise en scène : Guillermo de findrea avec Mireille Deyglun et Claude Prégent Costumes : François Barbeau Dimanche 14 février I3h30 et 15h30 Mardi 1« février 12 h 30 Mercredi 17 février 12h30, 18h00, l?hl5.20h30 Jeudi 18 février 12h30 \u20actT7TT^T% Vendredi 1* février 12h30 .H.1\"''1 1 4 D 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 13 FÉVRIER 1999 Télévision les personnages plis grasids que nature Roc Lafortune prépare sa popularité depuis un bon moment déjà ISABELLE MASSÉ collaboration spéciale Il a le prénom et la bouille d'un dur de dur.Avec sa moue de Dalton \u2014 celle de Jack et non d'Âverell \u2014 Roc Lafortune attire inévitablement l'attention lorsqu'il s'aventure dans un téléroman, une télésérie ou un film.Ou même une pub.Qu'il soit un hockeyeur au nez poudré, un animateur à la voix lascive ou un photographe macho, impossible de ne pas remarquer sa drôle de gueule.Ses personnages dégagent à un point tel qu'on s'attendrait, en entrevue, à le voir s'exprimer haut et fort avec ses mains, ses bras, blagues à l'appui.Étonnamment, l'homme a une voix douce, un sourire chaleureux et le rythme cardiaque moins élevé qu'un certain joueur de hockey des Boys.« J'ai mes plus grands moments de folie avec mon chien ! admet-il entre deux gorgées d'eau.Le public se souvient toujours du dernier rôle d'un comédien.Ces derniers temps, on me voit surtout faire le comique.Mais j'ai joué autant le drame que la comédie.» Qui se rappelle, en effet, son apparition dans Scoop III en tant que chef de la bande de ravisseurs de Stéphanie Rousseau ( Mâcha Gre-non ) ?Personne n'a pourtant oublié Dave Lambert, la grande molasse d'Omertà I qui se fait flinguer par ses potes.« C'était la première fois qu'on me reconnaissait dans la rue.Ça m'a touché.J'aime créer des personnages plus gros que nature, mais qui peuvent vraiment exister.C'est ce qui m'amuse.Lorsque j'interprète un méchant, je suis plus sombre.J'exploite d'abord le côté intérieur du personnage, davantage la violence psychologique que physique.Disons que je n'ai pas la carrure de Schwarzenegger ou Lundgren.» Est-il déçu que Lambert ne revienne pas réintégrer la bande de motards dans Ontertà 3 ( l'histoire se déroule quelques années avant la première série ) ?« J'ai assez de boulot pour ne pas regretter.» Voilà plus de vingt ans que Roc Lafortune butine d'un plateau de tournage à un autre.Qu'il enfile les rôles au cinéma, à la télé et au théâtre, ici et ailleurs.En fait, pendant plusieurs années, le comédien a dû passer moins incognito dans les dépanneurs et les restos des États-Unis que dans ceux du Québec.Il a notamment côtoyé Jennifer Jason Leigh dans le film Mrs.Parker and the Vicious Circle en 1994 et la belle Mira Sorvino dans Free Money, il y a un an et demi.Il doit un bon nombre de ses payes à la langue de Shakespeare qu'il maîtrise parfaitement.« Lorsque j'étais plus jeune, à Lachute, tous nos voisins étaient anglophones, mentionne le comédien de 42 ans.Je parlais français à la maison, mais dehors, je jouais en anglais.Je n'ai pas eu les mêmes opportunités qu'un comédien qui entre à l'École Nationale de Théâtre à Montréal et qui peut profiter des contacts du milieu.Comme la communauté anglophone est moins grande, ça a été plus facile pour moi de travailler en anglais.D'autant plus que les producteurs américains nous proposent des rôles de plus en plus intéressants.On le doit en partie à Yves Simoneau qui nous a ouvert des portes en engageant beaucoup d'acteurs d'ici.» Cette soudaine popularité.Roc Lafortune la prépare depuis des lustres.D'abord seul dans sa chambre, puis devant ses parents, ses amis et, finalement, sur les scènes des théâtres de l'Ou-taouais.« Enfant, j'imitais les gens que je voyais à la télé.Je jouais plus dans ma tête que dans des équipes de sport.» Des contrats le retiendront dans la région durant cinq ans, jusqu'au jour où il a senti le besoin de parfaire sa technique.Il est alors parti en France.« Je pensais à New York, mais un ami m'a convaincu d'aller étudier au Conservatoire national d'art dramatique de Paris.J'y suis resté un an.C'était suffisant pour ce que je voulais apprendre, soit la manière d'approfondir un rôle.Il n'y a rien de mieux que d'être imprégné de théâtre 24 heures sur 24 pour y arriver.» Par amour pour le théâtre, il est monté sur les planches à Los Angeles, pour des cachets plus que ridicules, acceptant même une fois un salaire de 7 $ par jour.Mais L.A.n'étant pas une ville de théâtre.Roc Lafortune est revenu à Montréal les mains pleines.de cartes de crédit bien chargées ! De courtes apparitions comme figurant en troisièmes rôles muets en seconds rôles avec répliques, l'homme a tout de même fini par tracer sa voie devant les caméras.Par les temps qui courent, c'est dans la nouvelle télésérie de Louis Saia, Histoires de filles, qu'on peut voir Roc cruiser tout ce qu'il peut sous les traits de Mike.« Un PHOTO MICHEL GRAVa.La Presse Roc Lafortune autre bel innocent ! dit-il.Certains se voient confier des premiers rôles dès le départ.Ce n'est pas mon cas.Mais, je ne suis pas mécontent d'avoir fait tout ce chemin.Lorsque tu travailles avec Louis Saia et que tout se passe bien, tu fais partie de sa famille.Il a toujours des projets intéressants.Louis a créé Mike en pensant à moi.Sur le tournage des Boys, ça a tout de suite cliqué entre nous.J'ai découvert sa folie et il a découvert la mienne.Il m'a demandé par la suite si je voulais faire de la télévision.» Parions que l'aventure au petit écran ne fait que commencer ! Demain dans le cahier Deux romans J Deux romans constituent cette semaine l'essentiel de nos suggestions culturelles pour la maison.D'abord, de la romancière Dominique Demers, auteure bien connue de littérature jeunesse, ce qu'elle-même considère comme son premier vrai roman pour adultes.Dans Le Pari, la narratrice a quarante ans, tout comme l'auteure, et elle a des préoccupations très adultes: elle est, justement, en pleine crise de la quarantaine.Et traite d'un thème central de l'actualité: la transformation du système de santé et l'impact qu'elle a sur le monde ordinaire.«Roman d'humour noir»: c'est ainsi qu'André Noël qualifie sa première oeuvre romanesque.C'est l'histoire d'un curieux personnage qui veut détrôner le maître du marché Jean-Talon, rien de moins.Bilan?Le Seigneur des rutabagas est un bon roman, selon Reginald Martel, parce que son auteur a réussi à raconter une histoire.Et s'il vous reste quelques heures à passer, le chroniqueur de jeux André Mondoux vous propose un essai de Golf 99, un logiciel qui vous permettra au moins de pratiquer vos.jurons! :0V,.CHOEURS D'ENFOIRES au grand coeur Enfoirés ! Depuis Coluche.ce n'est plus un cri de rage, c'est un cri du coeur.Son spectacle au profit des Restos du coeur est aujourd'hui une soirée-culte.À l'affiche : Jean-Jacques Goldman, Serge Lama, Roch Voisine, Patrick Fiori.Garou, Patricia Kaas, Patrick Bruel, Renaud, Vanessa Paradis, Maxime Leforestier, Anggun, Véronique Sanson, Etienne Daho et une foule d'autres vedettes.CONCOURS TV5 Un voyage pour deux à Paris à gagner ! Repérez l'avion à notre antenne.«0 S C4 ETIENNE DAHO , \u2022 - v.LES DERNIÈRE ÉDIT E N F 0 I R E ION AVANT L'AN 2000 CE SOIR /?30 www.tv5.org 1V5 VOTRE SOIREE DE TELEVISION Suzanne Colpron 13h.30 CD FAIS-EN TON AFFAIRE À l'occasion de la Saint-Valentin, on parle des couples en affaires.18hE3 INSECTIA Une étude sur le termitisme, le foumistisme et l'abeillisme.18h30EEQ CULTURE-CHOC Alexandre Trudeau nous fart notamment découvrir les secrets du tambour autochtone sur la côte du Pacifique.Gregory Charles anime.¦s9h30RE LES ENFOIRÉS Le spectacle au profit des Restos du coeur réunit les plus grands artistes de la francophonie.Cette année encore, plus de 50 artistes seront sur scène, à Paris.20h E33 COUPLES LÉGENDAIRES La flamboyante actrice Ava Gardner a réussi à gagner le coeur de l'étrange et reclus milliardaire Howard Hughes.22h CEI ROUGH CUTS Deux réalisatrices montréalaises, Katenna Cizek et Catherine Bambridge, ont filmé la gang de rue la plus puissante du coin, dans le nord de Winnipeg.^CANAUX | -18hQ0 |.18 h 30 | .19 h 00 | 19 h 30 | '20 h 00 .| '20 h'30 | 21 h 00 21 h 30 | 22 h 00 | 22 h 30 | 23 h 00.| 23 h 30 | CF VD PHOTOTHEQUE LëPtK' Ava Gardner I Q QD\tCe soir\tFranc Jeu\tHockey / Panthers - Canadiens\t\t\t\t\t\u2022\tLe Téléjoumal\tLes Nouvelles du sport\tCinéma/ARNAQUE AU SOLEIL (4) avec T.Dalton.T.West \\2Z&)\t\t4\t4 I OO.\tLe TVA\tCinéma / JUNIOR (5) avec Arnold Schwarzenegger.Oanny DeVlto\t\t\t\t\tCinéma / LA VALLÉE DES NUAGES (4) avec Keanu Reeves, Aîtana Sanchez-Gtjon\t\t\t\tLe TVA\tSports (23 25) / Loteries (23 -M)\t7\t7 @îî as\tExploration\t\tCinéma / VESTIGE ou jour (3) avec Anthony Hopkins, Emma Thompson\t\t\t\t\tCinéma/LOVE (4) avec Gtenda Jackson, Alan Bates\t\t\t\tAbsolutely FabulOUS (2348)\t8\t8 SB 30'\tDrague-mol!\tCinema / BIO-DÔME (6) avec Stephen Baidsvin.Pauiy Shorn\t\t\t\tCinéma / SABRINA (4) avec H3rHson Ford, Jula Ormond\t\t\t\t\tLe Grand Journal\tLibido\t5\t5 \tPuise\tHabs this Week\tStar Trek: Voyager\t\tThe Pretender\t\tAmericas Most Wanted\t\tNikita\t\tCTV News\tPulse / Sports\t11\t11 1 18) j\tNews\tReg.Contact\tSeventh Heaven\t\tCops\t\t\t\t\t\t\tNews\t45\t58 CBCO\tHockey / Blackhawks \u2022 Maple Leafs\t\t\t\t\t\t\t\t\tHockey / Bruins - Canucks\t\t\t13\t13 | abc ea\tABC World News\t\tStar Trek.Deep Space Nine\t\tWinnie the Pooh, a Valentine.\t\tUS Figure Skating Championships\t\t\t\tBaywatch\t\t22\t22 | cbs CE\tNews\tCBS News\tEntertainment this Week\t\tEarly Edition\t\tMartial Law\t\tWalker.Texas Ranger\t\tNews\tER\t21\t21 1 NBCfJD\t\tNBC News\tJeopardy\tNew York Wired\tNational Geographic Special\t\tThe Pretender\t\tThe Profiler\t\t\tSat.Night\t23\t23 \tThe Lawrence Welk Show\t\tRed Green\t.Being Served?\tKeeping Up.\tWaiting for God\tBallykissangei\t\tAustin City Limits\t\tJonathan Creek / The Good (23 55)\t\t20\t20 \tAntiques Roadsnow / Los Angeles\t\tThe Editors\tMcLaughlin\tIs rt Legal?\tGoodnight-\tOutside Edge\tFools & Horses\tSessions at West 54th\t\tWorld News\tCinéma\t24\t24 a&e\tCity Confidential / Nashville\t\tMyst.of the 9ib!e / Queen Esther\t\tBiography This Week\t\tThe Story of Gun, Pt.1\t\t\t\tCity Confidential / Nashville\t\t38\t47 bravo\tArts & Minds\tThe Archievers\tCinema / SEVEN CKAftCES (3)\t\tWhole Notes\tMusic.: Victoria Symphony Ore\t\tKiri in the Outback\t\tEd Sullivan Sh.\tDame Edna\t\t34\t48 1 câble 9 v.\tDowntown Exp.\tMunicipal Affairs\t\tL'Ombudsman\tEntourage\t\tRendez-vous avec.\t\tVos finances\t\tDowntown Expr | Service aux élus\t\t\t9 j CANALd\tnsectla\tJuste pour rire\tLe Goût du monde / Le Yukon\t\tCouples-\tRiches.\tBiographies / Jean Coutu\t\tLes Armées Mode / Mode animale\t\tNavarro\t\t31\t31 I cnn\tWorldView\tReliable Sources\tCapital Gang\tSports Tonight\tWorld Today\tBus.Unusual\tLarry King Weekend\t\tCold War/Detente 1969-1975\t\tSports Tonight\tt\t36\t39 DISC.\tSpace Trek\t\tKidsfcdtscovery\tGrand Illusions\tAnimal ol the Week: Nature Sp.\t\tShark Stories\t\tDiscovery's People\t\t.Connection\tEXNTV\t37\t37 FAMILY CH.\tFranklin\tUttle Lulu Show\tClarissa\tBlossom\tCinéma / ON PROMISED LAW (4) avec Carl Lurnbty.Joan Ptafelflte\t\t\t\tCinéma / JOURNEY TO THE CENTER OF THE HEART (4) (21-45)\t\t\t\t68\t fox\tEarth: Final Conflict\t\tThe X-Files\tt -\tCops\t\tAmerica's Most Wanted\t\tNYPD Blue\t\tMad TV\t\t46\t36 I global\tTraders\t\tThe New Addams Family\t\tEarly Edition\t\tAdventures of the 20th Century\t\tOuter Limits\t\tInside Country\tSat.Night\t3\t3 HISTORY\tTurning Points\t\tSpice of Life\tValentine's Da\t/\tHistory Bites\tCinéma / THE KING AND 1(4]\t\tavec Oeoorah\tKerr, Yul Brynner\t\t\t47\t49 life\tPet Project\tThe Tourist\tInferno\tOutdoorsman\tCottage Life\tPet Friends\tWalk on the Wildside\t\tTroy Dann's.\tInferno\tEros: Valentines Special\t\t29\t50 1 mm\tMuchMegaHft-\t\tMuchOnDema\tnd\tFax\tPop-Up Video\tIntimate & Interactive with Sarah McLachlan\t\t\tFax\tBeavis & Butt-Head\t\t3b\t i mp\tMonsieur Net\tCimetière CD\tFax\t\tConcert Plus / Pulp in the Park\t\t\tClip (21:48)\tBouge\t\tGroove\tHip Hop\t30\t30 mmax\tCountry Max\t\tLes Grands Événements / The Rc\t\ttiling Stones: Bndges of Babylone\t\tMusicographie / Rolling Stones\t\tEd Sullivan\t\tMusiMax Collection\t\t48\t32 NW\tWorld News\tCulture-choc\tOn the Line with Patrick Conlon\t\tAntiques Roadshow\t\tSaturday Report\tFashion File\tRough Cuts\t\tNot Just the News\t\t25\t25 rdi\tMémoires.\t\tMonde ce soir\tMédias\tAlexandrie, la magnifique\t\tLe Journal RDI\tEntree.artistes\tGriffe\tLes Adieux au\tMaple Leaf Ga\trdens\t19\t19 RDS\tJeux Ext.M630)\tSports 30 Mag\tDanse sportrvi\t3\tPatinage artistique\t\t\t\tSports 30 Mag\t\tSki Mag\tAdrénaline\t33\t33 1 SHOWCASE\tFriday the 131\t1: The Series\tCinéma GETTING MARRIED IN Bl\t\tJFFALO JUMP (4) avec W Crewson\t\tJohn Woo s Once a Thief\t\tPrime Suspecl\tt\tCinema / WILD AT HEART (21.05)\t\t40\t40 1 TELÉTOON\tTom et Jerry\tFous du volant\tRoad Runner\tFifi Brindacier\tBlondie.\tPacte du diable\tLes Simpson\tAnimania\tBlake.Mortimer\tSouth Park\tLes Simpson\tNed et son tnton\t-\t34 1 TLC\tOne Rew Over tt\t>e Cuckoo s Nest\tThe Odyssey\t\tThe Art of War\t\tRed Badge of Courage\t\tLord of the Flies\t\tGulliver s Travels\t\t27\t27 1 TSN\tBoxing\tSportsdesk\tDog Show\t\tWestminster Dog Show\t\t\t\t\t\tSportsdesk\t\t28\t28 1 1VS\tThalassa(i730>\tVms.Fromapes\tJournal FR2\t|Les Enfoirés: i\tJernicre édition avant IAn 2000\t\t\t\t\tJournal belge\tUnion libro\t\t15\t15 1 vie\tÊtes-vous l«bre?\tQui étes-vous?\tTango / Le couple ideal, un mythe\t\tTrauma / West Side Stories\t\tÉros et Cie / Spécial Positions\t\tSortie gaie\tLa Vie en vrac / Si j'étais pas né\t\tCopines d abord\t44\t35 | ytv\tFreaky Stones\tAdCams Family\tButty the Vampire Slayer\t\tGoosebumps\t\tAre You Afraid\tDeepwater Black\tBreaker High\tFlipper\t\tOcean Girl\t18\tI 18 VD CANAUX 18 h 00 I 18 h 30 | 19 h 00 I 19 h 30 I 20 h 00 20 h 30 I 21 h 00 I 21 h 30 22 h 00 22 h 30 23 h 00 I 23 h 30 CABLE: A & E = ARTS AND ENTERTAINMENT - CABLE 9 V.= CABLE 9 VIDÉOTRON - CNN - NOUVELLES - OtSC.= DtSCOVERY - MM = MUCH MUSIC - MP = MUSIQUE PLUS - MMAX = MUSIMAX NW ^ NEWSWORLD - RDI = RESEAU DE L'INFORMATION RDS = RÉSEAU DES SPORTS-TLC = THE LEARNING CHANNEL-TSN =THE SPORT NETWORK - TV5 r TELEVISION INTERNATIONALE - YTV = YOUTH TV X » t.I - - » \u2022 ; ¦* \"*\u2022«\u2022 - \" ' «\u2022 * -V \u2022 .\u2022* » & V: V * 1 \u2022 \u2022 é < LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 13 FÉVRIER 1999 D 3 Deux \u2022 !*\u2022 - :*f il > « SUITE DE LA PAGE Loulou s'appelle Louise Richer.Avant de diriger l'École nationale de l'humour, elle a assuré la co-direction artistique des Lundis des Ha! Ha!.Puis, elle a assisté Louis Saia à la mise en scène du premier spectacle de RBO.C'est là que tout a commencé.- Vous reconnaissez-vous un peu dans le personnage de Sylvie?- Oui, comme la plupart des filles.Mais je ne me sens pas espionnée pour autant.- Et Guy, est-il semblable à lui-même?- Ce n'est pas un contemplatif.Il ressemble à son personnage, mais il est plus catégorique.Il n'irait jamais suivre un cours de cuisine, par exemple.Si Guy, dans la vie, était comme Guy à la télé, il n'y aurait pas d'émission.Mais, malgré son côté tranchant et catégorique, il a l'esprit ouvert et c'est pour ça que je l'aime.C'est un gars centré sur ses affaires.Le travail prend beaucoup de place dans sa vie.Mais ce n'est pas le genre de gars qui irait se ressourcer.Dans le bois, jamais.Il a une espèce de sérénité.C'est un perfectionniste.Je l'appelle mon B.S.pour big shot.On est capable de rire de ses travers.Je l'agace beaucoup, il se laisse détricoter.- Macho?- Non, il aime la compagnie des filles.- Pantouflard?- Non plus.Personnellement, j'aime que ce qui est prévu soit dérangé.Guy est pareil.À écouter Loulou, le bouffon du couple, Guy A.n'a pas beaucoup de défauts.11 est stable, responsable, généreux et efficace.Il a une grande force de travail et une créativité exceptionnelle.Mis à part peut-être le fait qu'il ne participe pas aux lâches ménagères et qu'il est très axé sur la performance, c'est le gars parfait.Louise s'occupe des courses, des repas et de la supervision des devoirs de leur fils, Théo.Mais elle ne se plaint pas.Du moins, pas trop.«C'est une belle période, confie-t-elle.Guy apprend à décrocher du travail.Mieux qu'avant.Je ne l'ai jamais vu si occupé et en même temps, aussi conscient de sa famille.» - Est-ce l'homme de votre vie?- Je suis consciente qu'on ne sait pas de quoi les lendemains sont faits.Mais oui, j'aimerais qu'on passe toute notre vie ensemble.Pour le moment, c'est très harmonieux.On accepte ce qu'on est.On se connaît bien.Mais un jour vient où tu comprends que l'accomplissement de ton bonheur, tu ne peux pas demander à ton conjoint de l'assumer.- Sylvie, dans Un gars, une fille voudrait que Guy soit plus bavard, qu'il échange davantage'sur sa vie de couple.Est-ce le genre de chose dont vous parlez?- Pas beaucoup.On passe le balai des fois mais on se comprend bien.Moi, je suis Miss Transparence.Je suis capable d'exprimer mes besoins.On sait que pour l'instant on a le goût d'être ensemble.C'est un bon papa.Moi, j'étais sûre que je serais une mère pourrie.J'étais ben bummeuse.C'est lui qui a donné le signal.Sylvie, elle, attend toujours ce signal.Il faut croire que son Guy (le faux) est nettement moins parfait que l'original.«Je le trouve trop macho, trop square», dit la comédienne Sylvie Léonard en faisant l'effort de se mettre dans la peau de son personnage.«Je me fâche souvent mais s'il était moins macho, il ne m'attirerait pas.Il m'énerve.Il ne fait pas la cuisine.Il ne jase pas.Il confond beaucoup sensualité et sexualité.Je trouve qu'il n'est pas assez curieux.Il n'aime pas assez l'inconnu.Il faut que tout soit planifié.Il n'essaie pas de changer les affaires.Il est trop conservateur.Il est très égocentrique Généreux mais très égocentrique, comme tous les gars.- A-t-il des qualités?- C'est un homme à femmes.Puis, même si j'ai peur de le perdre, j'aime qu'il aime les femmes.Je le trouve généreux.Il chiâle des fois parce que je dépense trop.Mais il me sécurise.Il est là.Il est responsable.Il est drôle.C'est un bon amant mais je le trouve trop conservateur sexuellement.Les endroits inhabituels, ça ne l'attire pas.Lui, c'est le lit.- Votre personnage vous colle-t-il à la peau?- Sylvie me ressemble beaucoup dans sa façon de bouger, de réagir aux événements et dans sa façon de s'habiller.Moins, par contre, dans ses centres d'intérêts.Je n'ai pas la même candeur, je ne suis pas aussi naïve.Je suis beaucoup plus organisée que dans l'émission.Plus indépendante et plus mûre.J'ai moins besoin de faire les affaires à deux.Moi, passer une journée seule, c'est le bonheur.Mais, comme Sylvie dans l'émission, j'aime aller chez l'esthéticienne, chez le coiffeur, j'adore les souliers, les manteaux, j'en ai au moins 20, 25.El je cours les promotions de produits de beauté, je ramasse tous les petits sacs.Au fond, Sylvie c'est un heureux mélange de Louise Richer, de Sylvie Léonard et d'autres copines.Mais la vraie blonde, ne l'oublions pas, c'est Loulou.Dring! Le téléphone sonne comme je termine la rédaction de cet article.C'est Loulou.«J'ai oublié une qualité, dit-elle.Guy est affectueux.» ¦te 1?ft Guy A.Lepage et ses deux muses, Sylvie Léonard et Louise Richer.¦S L'idiot du village est plus futé qu'on ne le croit MARIO JEAN / Suite de la page Dl Mario Jean en avait surpris plusieurs par son sens aigu de l'observation lors de son premier spectacle solo créé en 1994.Pas moins de 160 représentations en province et des salles pleines en fin de tournée.«Je mise sur le long terme, précise-t-il et je me prépare en conséquence.Avant d'écrire un spectacle, je réunis mes scripteurs et on discute pendant trois jours dans un condo, à l'extérieur de la ville.Il ne s'agit pas de trouver des gags et de penser en fonction de la scène: on discute autour des thèmes que je propose et c'est très sérieux.Je voulais par exemple parler de divorce.Chacun a raconté son expérience de couple et nous a fait part de ses observations personnelles sur le divorce.À partir de ça, on construit un texte humoristique».«Après cette rencontre de trois jours, on n'avait pas trouvé un seul gag et c'était voulu.Je veux construire mes spectacles sur du vrai.On m'a déjà dit que je n'étais pas vulgaire et pourtant je peux me permettre de gros mots parce que c'est basé sur du vrai.» L'humoriste traitera également, dans ce nouveau spectacle, de la solitude des personnes âgées, des questions embarrassantes des enfants et d'une visite chez le gynécologue.avec sa compagne.Il sera également question des «grippes d'hommes», évidemment les plus douloureuses et les plus dévastatrices et d'un conflit entre deux avocats, l'un fédéraliste et l'autre nationaliste.Pas plus intelligent l'un que l'autre, semble-t-il.Mario Jean n'a jamais évité les sujets délicats, même les sujets tabous.Par exemple, ce numéro de son premier spectacle où il raconte la confession de son ami macho devenu gay.Dans ce deuxième spectacle, le numéro des deux avocats est nettement politique.Un genre qu'on a évacué depuis longtemps.«On m'a déjà dit que j'étais le successeur d'Yvon Deschamps.J'admire le travail de Deschamps mais ce qui m'importe, c'est d'être moi-même.Quand j'ai présenté mon premier spectacle en 1994, je devais vivre la concurrence d'une douzaine d'humoristes qui proposaient leur spectacle en même temps que moi.J'étais noyé dans le tas.Le seul moyen de s'en sortir, c'est d'être soi-même et de persister.C'est pour ça qu'à la fin, c'était plein dans mes salles.«C'est imponant aussi de placer ses priorités dans ce métier.On m'a proposé une tournée de deux mois en Europe et j'ai refusé parce que c'était une trop longue absence pour ma famille.Je liens à ma vie personnelle et à une longue carrière.Je ne veux surtout pas étirer l'élastique et diluer le produit.Et on sait que c'est facile de diluer l'humour et de brûler son produit.» «En sortant de l'École nationale de l'humour, on m'a proposé la gérance du groupe Rozon mais j'ai refusé parce que le groupe dirigeait la carrière de beaucoup trop d'artistes.J'ai finalement conclu une entente avec Richard Bleau.Il n'y a pas de contrat entre nous, j'ai confiance et Richard s'est limité à Claudine (Mercier), Martin Matte et moi.Je suis impliqué à tous les niveaux de ma carrière et ça fonctionne bien ainsi.» Mario Jean bénéficie d'une grande accalmie cette saison.Pas beaucoup de concurrence de la pan des humoristes qui sont soit à l'étranger, soit à la radio ou en congé en ce début d'année.Ce qui n'empêche pas l'humour de toujours régner dans les salles de spectacle du Québec.«Les humoristes s'aident entre eux, dit-il, et puis Rozon a bâti les structures d'une industrie forte ci créative.Posters sur les autobus, pubs originales, dynamisme à tous les niveaux.Ça marche!» Pour une consultation GRATUITE ni manquez pas le cahier Santé chaque DIMANCHE dans , 'ci votre affaire ! lisez le cahier Economie ou LUNDI au SAMEDI La Presse M sm *- ?\" v Hydro Québec prewmc SOURIS ET HO/VWvES fen Steinbeck 2 DERN^RES Aujourd'hui et samedi zu.pousse le Jeu aux cont.ns rite.* \" A^uaT Raymond Bernatchez La Presse madame 1 Dion eî IDiçhel André Cardin en scp.iifî do Daniel Simard misr en scp.no do uamel Simard Kffâ LEspace la Veillée ¦\u2022.t^i a » n «« .iSfcî.Theatre de la Ville Du 11 au 27 février 9rf à 20 hres Ou 3 au 6 mars '99 à 20 hres 1371 Ontario Est.Montréti fOuéfeet tan Ht.ik; ci .eillfftttm Gruipti : | D4 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 13 FÉVRIER 1999 Théâtre il ïililhot \\ MARIE-CHRISTINE BUIS collaboration spéciale Imaginez les meilleurs trucs du vaudeville jumelés à des textes vraiment forts, quelque chose comme Olivier Gui-mond revisitant l'univers de Beckett I Avouez que la formule est invitante.Eh bien, c'est à peu de choses près ce à quoi nous convie Soirée Tchékhov, quatre courtes pièces du grand dramaturge russe, revues et revivifiées par le Théâtre français de Toronto, en tournée à Montréal, plus exactement à la salle Fred-Barry, jusqu'au 27 février.On nous avait répété sur tous les tons qu'Anton Tchékhov était un auteur drôle.Pour cela, on avait même tenté des lectures plus « light » des classiques d'Anton Le Magnifique.Mais pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple : il suffisait tout bêtement de choisir ses pièces véritablement drôles, celles qu'il a écrites entre 1886 et 1890, soit six ans avant La Mouette, qui marquait le début d'un cycle infiniment plus dramatique.Et non seulement fallait-il les choisir, il fallait également les mettre en scène en tirant sur toutes les ficelles de la comédie, du burlesque, du vaudeville, du « slapstick » et de l'absurde.C'est exactement ce que le Théâtre français de Toronto et le metteur en scène Jean-Stéphane Roy ont fait.Sur fond de Russie en pleine révolution sociale - le servage vient d'être aboli, ce qui donne quelques sueurs froides aux propriétaires fonciers - chacune des quatre pièces débute comme une farce : « petite pièce comique populaire très simple où dominent les jeux de scène », ainsi que l'explique Le Petit Robert.Or, qui dit très simple, dit une seule idée.Tiens, pourquoi pas la guerre des sexes, sujet inépuisable s'il en fut ?Tragédien malgré lui relate donc l'histoire d'un pauvre homme épuisé par sa famille qui vit dans ce qu'on appellerait aujourd'hui un chalet, ce qui lui vaut de devenir le commissionnaire de sa femme, ses enfants et tous les voisins du coin chaque fois qu'il va travailler.c'est-à-dire tous les jours.Dans Une demande en mariage, une demande en mariage, eh oui, tourne au litige entre voisins.Les Méfaits du tabac est une supposée conférence donnée par un mari soumis à sa mégère.Enfin, L'Ours raconte la rencontre entre une jeune veuve éplorée et un cynique endurci.Dans tous les cas, la farce tourne subtilement non pas à la tragédie, mais bien au pathétique quotidien, banal, celui que nous côtoyons tous les jours.C'est là la force de ces textes comiques de Tchékhov, cruels et touchants : ça commence comme au Théâtre des Variétés, ça finit comme dans la vie ! Pour ce faire, le metteur en scène Jean-Stéphane Roy a donné à tout cela une cadence folle, a multiplié les entrées et les sorties, n'a pas hésité devant quelques claques, a joué de l'expression faciale des comédiens, bref, il a insufflé à cette Soirée Tchékhov tout ce qu'il fallait pour nous faire rire, nous désarmer, histoire que le message nous rentre dedans plus directement.Les trois comédiens, qui se maquillent et se changent sous nos yeux, passent d'une histoire à l'autre avec aisance.Le directeur artistique et comédien Guy Mi-gneault endosse tour à (our les habits de l'homme épuisé, du père de la promise, du mari abusé et du vieux serviteur fidèle avec un entrain qui ne se dément pas.Pour sa part.Colombe Demers campe une jeune promise, puis une jeune veuve qui ont toutes deux beaucoup de chien, mais elle a des gestes parfois un tout petit peu trop fé- Guy Mignault et Colombe Demers dans la Soirée Tchékhov du Théâtre français de Toronto.briles, ce qui établit une trop grande ressemblance entre ces deux rôles.Enfin, Olivier L'Écuyer s'avère la révélation de ce spectacle réjouissant au max.Le fils de Guy L'Écuyer est un véritable caméléon, capable de toutes les transformations, passant du registre absurde ou pincé au ton rageur ! Même physiquement, il réussit à nous faire oublier ce dont il avait l'air quelques minutes auparavant et défend chaque rôle comme si c'était son dernier.Avec cette Soirée Tchékhov Montréal, le Théâtre français de Toronto effectue là sa toute première tournée en 31 ans d'existence.Année après année, la troupe doit faire des pieds et des mains pour survivre.Dieu merci, cette soirée délicieuse et sans complexe qu'elle nous offre, avec peu de moyens et beaucoup de talent, témoigne à la fois de sa valeur et de sa nécessité.a SOIRÉE TCHEKHOV, quatre pièces d'Anton Tchékhov présentées par le Théâtre français de Toronto, à la salle Fred-Barry du Théâtre Denise-Pelletier, 4353,1 Sainte-Catherine est, jusqu'au 27 février.Distribution : Guy Migneault, Olivier L'Écuyer et Colombe Demers.Mise en scène : Jean-Stéphane Roy.Assistante : Hélène Élément.Scénographie et éclairage : Glenn Davidson.Costumes : Joanne Massingham.Renseignements : ( 514 ) 253-8974.ORCHESTRE SYMPHOMQUE DEL\" Mozart ht Flûte enchantée extraits Les ^oces de Figaro extraits Cost'fan tutte extraits Don Giovanni extraits Jean-François Rivest, chef Hélène Fortin, soprano Nathaniel Watson, baryton Le mercredi 17 février 1999 à 20h Salle André-Mathieu 475, Boulevard de l'Avenir Billeterie Salle André-Mathieu : (450) 667-2040 Renseignements : (450) 978-3666 cara^n Montaae Une présentation de § ScotiaMcLeod Momeau Sobeco Coopers &Lyf ! Pavarotti honoré à Hamilton Le ténor Lucianno Pavarotti a reçu hier un doctorat honoris causa de l'université McMaster à Hamilton ( Ontario ), où il doit donner un concert.« J'essaie de faire quelque chose de bon pour les gens avec mon instrument », a déclaré M.Pavarotti, lors de la cérémonie.PHOTO PC 0 ; 1 .' ¦ N ^mLes CTCRNCLS PIGISTES PRéseNTCNT S I Mm m m ^rm M I W ^ r m 4 ¦ ¦ ï québécois- tgZ£ S5SS* de vUtuosKé.u ^ , choulnard et Girard ^^^uMom^l savo a * a a 4 * .% r a \u2022 Voir BdBptatlonWAJQI MOUAWAD mise en scène et collaboration au texte DOMINjC CHAMPAGNE musique originale PIERRE BENOIT avec NORMAND CHOUINARD, REMY GIRARD et 12 comédiens cî musiciens DU 7 SEPTEMBRE AU 2 OCTOBRE \u2022 866-8868 9 CKlfl KM eWWWi NVtC AVEC LA U TMLATHI PHAMÇAIS OU PAMTIClPffTKMa DU CRNTRR NATIONAL DHS ARTU * «âClW»»! NATIONAL ARTS CHNTRB II.V\\ \\\\XS BIRE T(E.xfe : Pl\u20acrr\u20ac-MlCHCL TrCMBlAy Mise \u20acw sc^n\u20ac : MarIC charl^BOlS Avec Christian BcgIn / Maric CmarlcbOis / Patricc CoquCrcau / Picr PaqucTtc / IsadcLlc VincCnt ;.«a A00^ Ai Radio-Canada Au ÎHéÂTRe D ' AUJOURD HUI.3900.Rue Saint-Dcnis.info : 514-282-3900 * 4 ê * ou Nouveau IMLoinde - ¦ « t'y LA presse, MONTRÉAL, SAMEDI 1 3 FÉVRIER 1999 Théâtre ; une awec atouts MARIE-CHRISTINE BLAIS collaboration spéciale TgDUS les dimanches soir.Normand D'Amour réunit des copains, sort quelques-Uns des 80 jeux de société qu'il possède et passe la spirée à jouer, jouer, jouer.Autant dire que le lauréat du Masque de l'interprétation masculine 1998 a tous les atouts voulus pour interpréter avec beaucoup de naturel le rôle de Frank, serveur de restaurant macho qui joue au poker tous les dimanches soir, dans la pièce Bluff, à l'affiche de la Compagnie Jean-Duceppe dès vendredi prochain.Pour sa part, Claude Michaud ne déteste pas une petite partie de cartes quand il a du temps libre.Bingo, il est lui aussi de la distribution de Bluff, écrite par le Britannique Patrick Marber en 1995, couronnée de plusieurs prix prestigieux, traduite, adaptée et ràise en scène par Claude Maher pour Jean-Duceppe.Aux cartes, on appellerait ça une paire gagnante.Or, une paire plus un brelan d'as, ça donne une « full » au poker.Et justement, cette nouvelle production de la Compagnie Duceppe peut compter sur un brelan de véritables « winners » : outre le Masque du meilleur comédien décerné à D'Amour, Maher et Michaud étaient tous deux de la pièce qui a remporté le Masque du public, dimanche dernier.Le Diable à quatre.Comble de chance, ces Masques comptent parmi les rares qui n'ont pas soulevé l'ire des comédiens ! « Moi, en tout cas, ça me touche beaucoup parce que, en près de 40 ans de carrière, c'est la première fois que je remportais un prix, explique Claude Michaud.Ça fait plaisir.Mais, de toutes façons, Claude Maher, c'est toujours ma carte chanceuse.Quand j'avais mon théâtre d'été ( La Relève à Michaud, de 1978 à 1991 ), Claude a signé et adapté une douzaine de pièces.J'ai joué dans du Maher l'été dernier, je jouerai dans du PHOTO PIERRE CÔTÉ.La Presse O Claude Michaud et Normand D'Amour joueront dans Bluff, qui est d'abord un drame vécu par des gars liés par le jeu, le travail et la camaraderie.Maher l'été prochain.C'est mon as, Maher, mais pas caché : les gens savent que j'ai cette carte dans mon jeu.» Même son de cloche chez D'Amour : « Dès que j'ai su qui faisait partie de la distribution, j'ai dit oui à Claude, sans même avoir vu le texte, parce que j'aime travailler avec lui.Maher, c'est un « trooper », un entraîneur d'équipe de hockey.Et moi, je suis un bon gars de gang.» Michaud incarnera, dans Bluff, le rôle de Bernard, propriétaire d'un restaurant dont tout le personnel, y compris « Franck » D'Amour, se réserve le dimanche soir pour jouer au poker, et ce, depuis des années.Le fils de Bernard, Mathieu ( incarné par Sébastien Delorme ), se joint toujours à la partie, mais un certain soir, il vient accompagné d'un étranger.Bob ( Raymond Bouchard ) et la soirée prend un autre tour.Que vous soyez amateur de cartes ou pas importe peu pour apprécier la pièce, la partie de poker sert d'abord et avant tout de prétexte pour rencontrer ces hommes aux rêves trop grands pour eux : « C'est effectivement une pièce sur les rêves des gens, explique Michaud avec quelque chose qui ressemble à de la vulnérabilité dans la voix.Il se trouve que ce sont des gars qu'on voit, ce sont donc des rêves de gars.Ils rêvent de sortir de leur quotidien, de leur médiocrité.C'est une pièce dramatique.Et ça, c'est particulier pour moi, poursuit le comédien, parce que je n'ai pas souvent joué de drames.Les gens sont habitués à me voir \u2014et j'ai habitué les gens à me voir \u2014 comme un hurluberlu, un fantaisiste, dans des comédies, des pièces plus légères.Dans Bluff, j'ai quelques répliques un peu plus drôles, mais ce n'est pas moi le personnage comique dans cette pièce, c'est le « zouf » ( alias Richard, joué par Luc Guéri n ).» « C'est vrai qu'on associe Claude à la comédie, reprend Normand D'Amour.Moi-même, quand j'ai su que je jouais à ses côtés, je me suis dit : Yeah, mon rêve, je vais jouer avec Arthur Laroche ( Michaud a été la voix du célèbre copain de Fred Caillou dans la version québécoise du dessin animé Les Cailloux, est-il besoin de le rappeler ! ).Mais Bluff, c'est d'abord un drame vécu par des gars qui sont liés par le jeu, par le travail, par la camaraderie aussi.Et, en ce sens, ce sont de vrais gars : ils se « bitchent » tout le temps, sans que ce soit grave ni méchant.sauf de temps en temps.» Pièce de gars donc, joué par des comédiens qui ont effectivement un fort taux de.« mâlitude » : « C'est heureux, je suis justement un gars, rétorque Michaud en riant.J'ai 60 ans et je constate \u2014 ce n'est pas un regret \u2014 que je n'ai jamais joué d'amoureux, peut-être à cause de mon physique.J'aurai 61 ans en mai prochain et je ne pense pas que je vais jouer un jour les « lovers ».Même plus jeune, je n'ai jamais joué les jeunes premiers.C'était le « gros Michaud », c'est resté comme ça.Dans ma tête, c'est pas péjoratif, c'est pas frustrant, au contraire, c'est ce qui m'a permis de travailler toute ma vie.» Campée dans la salle et la cuisine du fameux restaurant, la première partie de la pièce nous permettra de voir les rapports existant entre les membres du personnel ( dont Widemir Normil dans le rôle du cuisinier Simon ) et surtout, leur hâte à l'idée de jouer bientôt au poker, moment sacré entre tous, qu'ils perdent ou qu'ils gagnent.La deuxième partie nous transporte dans le sous-sol du restaurant, justement pendant cette nuit de poker.Ne reculant devant aucun défi, D'Amour jouera souvent de dos pendant ce second acte.Si la pièce de Marber est très britannique, Maher n'a pas hésité à l'adapter à la réalité québécoise, avec des références aussi bien au Biôdome qu'à la ville de Lasalle.Idem pour les expressions relatives au poker, qui diffèrent selon que l'on soit anglais ou québécois.D'où le litre Bluff, plutôt que Le Choix du brasseur, comme titre de la pièce.Si toutefois vous vous demandez pourquoi la mention du titre en anglais.Dealer's Choice, figure sur les affiches juste sous le titre français, sachez que c'est à la demande de l'auteur Patrick Marber : aux cartes comme au théâtre, on peut jouer audacieux ou prudent ! \u2022 * * - \u2022 M ! rV- oe BEAUMARCHAIS mise eh scène de RENE RICHARD CYR VEC NORMAND LÉVESQUE.PASCALE DESROCHERS.FRANÇOIS PAPINEAU.BENOÎT BRIÈRE OGER LA RUE.MARC LEGAULT.JEAN-PIERRE CHARÎRAND.STEFAN PERREAULT.JOËL MARIN.claude goyette œ*\" françois st-aubin i0*°s martin labrecque »» christian thomas ^normand biais ^angelobarsetîi \"\"\"cybèle perruques \"sbhns lou arteau ou 2 au 27 MARS réservations : 866-8668 .CBWHitI8»«K ^\\ f HIMAmfiMtMSKI U N*TlÔ-««l.A»T« CI1TU XlM-ÂTRi: OU NOUVIAU MONDI DERNIÈRES SUPPLÉMENTAIRES CE SOIR ET MARDI.20 H ROmEO Et JULIETTE DE SHAKESPEARE îflAoucnos ot NORMANO CHAURETTE uistmscfNE ni MARTINE BEAULNE I ni A.IKI ou Nouvr.Aii M( »NI) 7 .1 ¦¦¦¦¦ .s avec Raymond Normand Sébastien Delorme Luc Guérin Claude Michaud Widemir Normil i Delorme ichaud .\u2022-.r -\u2022.,v Michel Demers Anne Duceppe Claude Accolas Michel Smith DUCEPPI du 17 FEVRIER au 27 MARS C\\ Théâtre Jean-Duceppe Biiiot«»n vépNfA ttPdÀ 514ô42 2112 RH(iovpt>c«éf hm«closerviCo, 1 i\\ \\\\ ni.,-,, #if,., AiTe P.'v.mu Admission790 1245 \u2022 \\j \\j riacoctos Arts D 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 13 FÉVRIER 1999 R O/B E R T W E L L S DEMANCHE 1/IMARS THÉÂTRE ST DENIS BILLETS EM VENTE AU ST-DEMIS OU AO ?M3IISBITBRSAL NMft m Ci KounUinUid A CARBONE 14 y A I' de GILLES MAHEU \" Magritte rencontre David Lynch dans cette extraordinaire production de danse-théâtre de Carbone 14.\" The Irish Herald.Dublin 1997 \" Les Âmes mortes hantent par la beauté, ta force de l'univers qu'elles recèlent.\" Ile Soir, Bruxelles 1996 \" Pas une seconde ne se - -¦ -perd en compagnie de cette Itroupe hors du commun et on ne se dit jamais que ta vie est ailleurs.\" Le Devoir.M on l cal 1996 j, \" Bousculé et ravi (.) j'ai _^^^^/^0f^i été chaviré par Les Âmos [^iUU^JIUM Mortes.\" |gtOTn*?1 \\ LoSoloil.Quôboc 1996 ÎmBwF 9 au 20 .1 février / USINE à EN VENTE DES MAINTENANT r-iGaz Réservations : 521-4493 g Lfij Wétropofrtain Admission : 790-1245 I Métropolitain Réservations : 521-4493 Admission : 790-1245 Les nouvelles valeurs DERNIERES REPRÉSENTATIONS 26-27 FÉVRIER E O a c AU ST-DENIS RESERVATIONS : ST- DENIS : 790-1111 CROUPES : BILLETTERIE JUSTE POUR RIRE : 845-2322 ( Chanson PHOTO PIERRE CÔTÉ.La Presse & Laurence Jalbert est une femme qui sait ce qu'elle veut, qui raconte sa vie comme on raconte une bonne histoire pleine de hauts et de bas.érapeute, mais.RICHARD LABBÉ collaboration spéciale C'était en 1993, à l'époque de Corridor.Laurence Jalbert n'avait pas le moral.Brûlée, Faible.En lambeaux.Mais on lui disait qu'elle devait partir sur les routes du Québec.Que les fans ne pouvaient plus attendre.Qu'elle devait se remettre à donner des spectacles.Vite.« Après ça, je me suis dit que ça n'arriverait plus jamais.» Ce n'est plus arrivé.Depuis cette tournée, Laurence Jalbert ne donne plus de spectacles par obligation.Elle en donne au bon moment.Pour se faire plaisir.Lorsque tout est bien en place.Lorsque tous les boulons de la machine sont bien huilés.Lorsque le moindre détail a été revu pour la millième fois.« Cette fois, j'ai décidé de partir en tournée un an après la sortie d'Avant le squall.Avoir du temps pour répéter, c'est nécessaire.J'ai pris trois semaines en septembre et en octobre pour répéter avec de très bons musiciens.On me disait que trois semaines de répétitions à 9000 S par jour, c'est un peu cher ; un groupe de 14 musiciens et techniciens, ça coûte un bras.Mais les gens paient 28 S pour voir un show.Je n'irai pas répéter devant eux.Je préfère arriver avec un show déjà préparé.Je n'aime pas prendre le monde pour des imbéci- les et répéter sur place.» Maturité?Intelligence?Conscience professionnelle ?Un peu de tout cela.En ce petit mercredi matin dans un café de l'avenue Bernard, dame Laurence parle avec le ton assuré d'une femme qui en a vu bien d'autres.Une femme qui sait ce qu'elle veut, qui raconte sa vie comme on raconte une bonne histoire pleine de hauts et de bas.Cette vie-là, Laurence Jalbert la raconte souvent.Elle la chante souvent aussi, malgré cette douleur qui reste accrochée aux pièces de son répertoire.« En show, j'ai déjà voulu mourir.Chanter des pièces comme Encore et encore, pour moi, c'était de la torture.Je braillais, je m'effondrais parce que j'ai vécu tout ça.J'ai eu à patiner pas à peu près.Mais je prends les choses de façon moins personnelle maintenant.Je ne dirais pas qu'il y a un détachement entre moi et mes chansons, mais depuis les deux ou trois dernières années, pour moi, y'a plus grand-chose de grave.À partir du moment où t'as même plus peur de mourir, le reste prend d'autres proportions.Mais quand tu reçois des lettres de filles de 12 ans qui veulent se tuer, quand tu reçois des menaces de mort, c'est pas facile.» Elle pourrait nous raconter ce genre de choses pendant des heures.Les lettres, les rencontres avec des inconnus qui pleurent dans ses bras après un spectacle.Comme si ses fans avaient l'impression de la connaître.Comme si Laurence Jalbert était cette grande soeur généreuse à qui il fait bon se confier sans hésiter.« Il n'y a pas longtemps, j'ai reçu la lettre d'une dame qui disait que son ex-mari s'est suicidé après avoir tué ses deux enfants.Les gens viennent vers moi spontanément.Et je les laisse venir vers moi.Je l'assume.» Thérapeutiques, les spectacles.de Laurence Jalbert ?« Je ne suis pas thérapeute, mais on est là pour ça.C'est le pouvoir de la musique.Le show de Rachid Taha, c'était une thérapie collective pas à peu près.Le gens ont besoin de se faire dire qu'ils ne sont pas seuls.» Laurence Jalbert, elle, a besoin de jouer.De leur raconter la vie en musique.Déjà, une vingtaine de nouveaux spectacles ont été présentés.D'autres le seront jusqu'à l'été, après quoi une tournée acoustique prendra sa place sous le soleil d'automne.Bien sûr, il n'est pas question de servir le même menu aux fans une autre fois.« J'ai transformé mon répertoire.J'ai énormément besoin d'avancer.Je prends mes vieilles tounes et je fais quelque chose de contemporain.La chanteuse reste la même, la mélodie aussi.Mais on change les ingrédients et c'est pour le mieux.Une chanson comme Tomber, maintenant, ça sonne comme une tonne de briques.» Et pas question de se ménager sur la scène : « Je ne donne pas de spectacles assise sur un tabouret.Alors c'est très exigeant.J'ai 39 ans et deux enfants.Mais je regarde mon horaire jusqu'à l'été, je vois qu'il y a des shows en masse et je me trouve chanceuse.» LAURENCE JALBERT sera au Spectrum vendredi soir les 19 et 20 février.TuN PUR BONHEUR.FAMOUS PLAISIR, ALLEZ-* «O.K.» .« Un régal! Un banquet! Un must!» .< aïe soirée-là, vous ne voudra pas qu'elle finuse» _ 9 _____+ Michel Rivard et ses musiciens comme des fous» ^so^ 'présente m M ¦ S W mie Wr«ÎWBr' Avec \u2022 p \u2022 Rick Haworth, Mario Légaré, Francis Covan, Sylvain Clavette et Marylou Gauthier C^P£ÇTRUffl liillets \u20acn vente iUl SPectnn»> cl)ez Admission et au 790-1245 ' lit.Sfi-arwiMi Omit ISM114! S8SI &V.«i CITÉ ¦ill- Radio-Canada S50^' ' IAXIS H I HAIS I»l SI K\\ll Y IN SI S Mi Jul KlV.llJ t! I t I .lit .ipplliilU l.l » ONDMIOS 010 S t I LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 13 FÉVRIER 1999 D 7 Ska : en route vers Be zénith ! RICHARD LABBÉ collaboration spéciale « Le ska, ce n'est plus une mode.Tous les jeunes ont au moins un disque de musique ska à la maison.» Matt Collyer a sans doute raison.À titre de chanteur-leader des Planet Smashers, un des groupes ska les plus importants au pays, Collyer a vu la folie.Le délire qui accompagne le moindre petit concert ska présenté dans nos contrées depuis trois ans.Des exemples ?En septembre 1998, les Smashers et les Kingpins se payaient un Spec-' trum plein au possible, au point où il avait fallu refuser des dizaines de fans à l'entrée.En janvier, les meilleurs musiciens ska en ville incendiaient le bar Swimming à guichets fermés les week-ends.Ce soir, les Kingpins lanceront un deuxième album au Club Soda, Et le Soda sera sans doute trop étroit.« Le ska est beaucoup plus populaire qu'à l'époque de Me, Mom and Morgentaler », lance le saxophoniste John Jordan, jadis membre des mythiques Me Mom au début de la décennie et aujourd'hui membre des Kingpins.« Il y a beaucoup plus de groupes et de fans en 1999.Pensons à la série de spectacles du Swimming : à l'époque de Me Mom, cela aurait été impossible car il n'y avait pas beaucoup de musiciens ska à Montréal.Il ne se passait pas grand-chose.Le ska est maintenant un genre très crédible.Et ça bouge.Matt ( Collyer ) a même largué son doctorat en génie chimique à McGill afin de se concentrer sur le ska.» Mais Collyer et ses copains ne s'en sortent pas trop mal.Avec quelques musiciens ska, Collyer a formé, fin 1994, la maison de disques Stomp, maison indépendante entièrement vouée au ska.Label d'un seul groupe en 1995, Stomp a depuis grossi : neuf groupes sont aujourd'hui dans ses rangs.En plus des Kingpins et des Smashers de Montréal, on y retrouve les groupes montréalais Undercovers et Gangster Politics, Whole Lotta Milka et JFK And The Conspirators ( de Winnipeg ! ), Skavenger ( de Re-gina ! ) ainsi que Flashlight ( Toronto ) et Rude Boy ( Ottawa ).Collyer a aussi fondé, toujours avec l'aide de quelques copains, la boutique les Disques Stomp de la rue Rachel.Malgré un vol qui a entraîné des pertes de 19 000 $ en septembre.Stomp roule à fond : les premiers albums des Kingpins et des Planet Smashers ont atteint le plateau des 10 000 exemplaires vendus.Pas mal pour un navire indépendant qui ne reçoit pas l'appui des grandes FM.Et presque tous les groupes de Stomp pourront être entendus lors des épisodes de la télésérie Misguided Angels aux États- Aaron Mather, Kurt Ruschiensky et Matt Collyer, le chanteur-leader des Planet Smashers.PHOTO MARTIN CHAM8ERLAND.La Presse O Unis sur les ondes du réseau Fox Family Channel en avril.« Le deuxième album des Planet Smashers a été numéro deux pendant deux mois en 1997 sur le palmarès des radios universitaires canadiennes.juste derrière l'album du Wu-Tang Clan ! poursuit Matt Collyer.La clé pour tous les groupes ska d'ici, c'est la pub, la pub et encore la pub.Partout : dans les journaux, dans la rue.On pose des affiches sans arrêt.Il nous est arrivé de produire un spectacle sans pub, juste pour le plaisir.Et on accueillait quand même 200 ou 300 spectateurs un mardi soir d'hiver au Jailhouse Rock Café.» « On vient tous de lâcher nos boulots, ajoute John Jordan des Kingpins.Ça marche tellement bien qu'il faut maintenant en faire un travail à plein temps.» Inutile, donc, de parler d'une mode passagère.D'une simple vague.En 1999, le constat est fort limpide : le ska est ici pour y rester.Et le jeune public en redemande.« Plus de la moitié des fans de ska n'ont pas 18 ans, constate John Jordan en terminant.Et c'est très bien : je préfère jouer pour ce public-là plutôt que de jouer devant une bande d'ivrognes dans un bar minable.» LES KINGPINS seront au Club Soda ce soir a\\'ec RUDE BOY et THE CARTEL.MÊÈ t:: : Srjfii mm ¦ «S Hi m m ¦A* v< ¦ ?5y m SPECTACLE DE L'ANNÉE HUMOUR billet platine CERTIFIÉ 100 000 BILLETS VENDUS GALA Les OLIVIER EN NOMINATION DANS 6 CATÉGORIES ST-DENIS Inlof mations Théitre St-feiHi $14-649-4211 Réservation: 514 790-1111 ™£S ^ ; t PRODUCTIONS FRANCOIS R0Z0N RICHARD BLEAU Un succès en marge des grandes FM RICHARD LABBÉ collaboration spéciale Le ska a tout pour plaire aux radio-diffuseurs : rythmes entraînants, fortes mélodies, genre voisin du reggae, très hop-la-vie, bref, idéal pour notre paysage radio, pourrait-on croire.Mais non.Malgré leur succès indéniable dans les salles \u2014 des Spectrum et des Medley à guichets fermés \u2014 les groupes ska d'ici ne tournent tout simplement pas chez nos grandes FM.Pas à MIX, pas à CHOM, encore moins à CKMF ou CKOL Mais pourquoi ?« Ces gens-là ne nous envoient pas leurs CD, répond Guy Brouillard, directeur musical à CKOL Ils ne désirent pas tourner à la radio commerciale.Et la plupart de ces groupes-là chantent en anglais, ne l'oublions pas.À CKOI, on ne peut que diffuser 35 % de musique anglophone.Si j'avais en main un album de ska en français, un album du groupe Vénus III de Québec par exemple, je le ferais jouer sans hésiter.Mais le ska n'est pas un genre qui touche le grand public.Ce n'est pas une musique qui accroche.» Ah bon.John Jordan des Kingpins : « C'est surprenant.Le ska est un genre très populaire et normalement, les stations de radio se jettent sur tout ce qui est rentable.C'est très accessible et très mélodique.Mais les FM montréalaises ont leur formule et elles n'en sortent pas.Pourtant, il y a du ska dans les pubs de voitures comme Volks et Saturn.» Matt Collyer des Planet Smashers : « Certaines stations commerciales au Canada font tourner notre musique.The BUZZ ( Vermont ) fait souvent jouer nos albums, comme CFNY à Toronto.À Montréal ?Rien.» Rien ?Allez, un petit effort.« Oui, je me rappelle avoir déjà entendu une de nos chansons à CHOM.Il était environ trois heures du matin.» C'est mieux que rien.Yves Pelletier et Martin Drainvllle dans p ts en mm SP\u20acCTRUm 1141 VTVB _._____ ___w D8f LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 13 FÉVRIER 1999 Liiison Cordeiro PHOTO ALAIN R06ERGE LaPressoC Bambatulu : notes iiin ALAIN BRUNET « Je me sens chez moi ici au Québec.Je peux y créer, y vivre avec les gens qui apprécient le produit de mes rêves, c'est fantastique », s'exclamait le chanteur tout en accordant sa guitare.Liiison Cordeiro respirait une douce euphorie.C'était lundi, tous les acteurs et observateurs privilégiés de notre musique world étaient au Musée Juste pour rire afin d'assister au lancement de Bambatulu, le premier disque d'un artiste complet.Le sien.Le titre de cet enregistrement, on le devine, n'a pas été laissé au hasard.« En langue mandingue, explique Liiison, le bambatulu désigne une plante médicinale, un grain ( de karité ) que l'on broie pour en faire un beurre.Les guérisseurs traditionnels utilisent ensuite cette pâte afin de panser certaines plaies.Je me souviens m'étre fait une entorse et m'être fait soigner avec le bambatulu.Voilà un souvenir de mon enfance qui apparaît dans ma création.» La musique traditionnelle d'Afrique peut donc exercer une fonction thérapeutique.Non seulement elle accompagne les actes quotidiens et rituels, profanes et sacrés, elle guérit aussi les âmes meurtries.Liiison a tenu à le souli-ger à ses amis montréalais, très majoritairement coupés de ce rapport qu'entretiennent les sociétés traditionnelles avec les sons.Est-il besoin d'ajouter que Bambatulu, le disque, peut être un baume sur voire quotidien ?Liiison Cordeiro vit au centre d'une grande ville nord-américaine, il s'applique néanmoins à la ire infuser les racines de sa culture ancestrale.Sa spiritualité et ses valeurs sont celles d'un Africain décolonisé, bien qu'urbain.L'homme refuse l'allégeance aux religions conquérantes (chrétienne ou musulmane ) sur le continent noir.Et ça traverse son mode de \\ ie, et ça traverse son an.« J'ai déjà été catholique, mais je suis retourné aux sources de la religion africaine.Ma mère, elle, l'est restée jusqu'à sa mort, elle ne mangeait pas de viande le vendredi.incroyable ! J'ai préféré retrouver mes racines et je suis redevenu animiste.» On aura compris que Liiison lient à évoquer ces esprits qui vi-vent dans les les hautes herbes de la savane africaine.Qu'il porte en lui la mémoire de ses ancêtres.Et qu'il préfère les instruments acous- tiques aux échantiHonneurs numériques.Liiison est né dans le quartier Tabanka, au sud de la vieille ville Belanbe ( rebaptisée Bolama depuis l'arrivée des Portugais ), en Guinée Bissau.On avait nommé le bambin M'Bari di Kinara, il est devenu Liiison, artiste de la rue promis à un brillant avenir.et une longue migration.« J'ai compris le pouvoir de l'artiste qui dirige sans régner, enseigne sans diplôme, apprend sans bouquin.>» Artiste visuel accompli, Liiison a étudié le graphisme, la sérigraphie, la photographie, pyrogravure, la sculpture.Ses oeuvres s'inscriveni dans la mouvance de l'art africain, solidement connecté avec la terre d'origine.Le noir, le blanc et le rouge dominent ses tableaux et ses masques, et pour cause ; les sages de son pays utilisent encore ces trois couleurs lorsqu'ils s'adressent aux esprits.Multi-instrumen-tiste, Liiison chante ( en créole portugais ), joue de la guitare, de la calebasse, du udu.Établi au Québec depuis 1986, il a accompagné plusieurs compagnies de danse traditionnelle africaines ou antillaises, s'est impliqué dans moult projets d'enregistrement et de spectacle.Enfin en solo En 1994, il était mûr pour diriger son propre groupe, fondait Di Kinara avec le percussionniste Daniel Bellegarde, les guitaristes Bruno Rouyère et Sylvain Deslandes.La formation est demeurée intacte depuis lors.Quatre années de musique ont conduit Di Kinara à enregistrer ce bijou de world music.Bob Olivier, un monument de l'underground montréalais, a effectué la prise de son de Bambatulu.« Liiison, dit Bob, c'est quelqu'un de très droit.Avec lui, on a parlé énormément du résultat à obtenir, on a tout clarifié au fur et à mesure que l'enregistrement s'est déroulé.Un travail méticuleux, très pointu.«Cette musique mérite d'être écoutée ici, je ferai tout ce que je peux pour qu'elle soit écoutée.» \u2014 Michel Pagilaro On a affaire à du gros calibre.» « Liiison, raconte Michel Pa-gliaro à son tour, c'était d'abord mon voisin.Ma copine avait organisé une petite fête d'été dans la cour, on l'avait invité.On avait découvert un homme très intelligent el irès beau, cultivé, super gentil.Pag a réalisé « On ne s'est pas revus pendant un bout de temps, et puis on s'est croisés de nouveau.Sur la rue à quatre heures du matin ! Il m'a alors demandé conseil pour son éventuel album, avant de m'appor-ter une cassette de sa musique.On a échangé tout au long du processus d'enregistrement et, lorsque la prise de son fut terminée, j'ai fini la job.J'ai pris tout ce qu'il avait d'enregistré, j'ai amélioré le produit.Les gars riaient parce que je scrappais tellement d'affaires qu'ils avaient enregistrées ! « Il y a dans cette musique, souligne le réalisateur de Bambatulu, beaucoup d'amour, beaucoup de travail.Lili est bien plus qu'un traditionnaliste africain.La valeur de son art se trouve dans la mélodie, la sensibilité, la subtilité des rythmes.C'est différent, rafraîchissant.» Liiison rendra aussi hommage à notre Pag national.« Je ne trouve pas les mots pour expliquer son rôle.il a respecté mes choix, il m'a donne toute la liberté de décision.Je peux juste dire qu'il est un artiste.Perfectionniste ?C'esi ça ! Encore à la dernière minute il voulait changer des choses.J'ai dit non Michel, s'il te plaît, il faut que ce disque sorte ! Mais ce fut merveilleux de travailler avec lui.J'ai beaucoup d'admiration pour lui.» Liiison Cordeiro se souviendra toujours de ce que Pag lui a dit lorsqu'il a décidé de s'impliquer dans mon projet : « Tu sais Lili, cette musique mérite d'être écoutée ici, je ferai tout ce que je peux pour qu'elle soit écoutée.On regarde pas l'argent, on regarde pas les heures de studio, il faut bâtir un rêve, l'amener au public.Vous êtes dans un bateau et il faut que ce bateau arrive au quai.» Fêter notre iwirté Le Mois de l'histoire des Noirs ALAIN BRUNET En ce mardi de février.Ruddy Éloi est victime de cette grippe qui matraque les Montréalais à la puissance dix.Il accepte quand même d'accorder l'interview.non sans efforts.L'acteur de la populaire télésérie Watatatow a la voix affaiblie par le virus.Ça regarde mal.Un peu de renforcement positif?Causons rap, entre autres de la sortie imminente des Roots, un de ses groupes préférés.Comme par enchantement, le ton de notre Ruddy devient beaucoup moins faiblard.Le virus est isolé dans un coin, on peu jaser un bout.« Tchèque Nasbrok Intello sur notre show, c'est le prochain qui va breaker », me prescrit le jeune homme d'origine haïtienne, éminemment bilingue.Vraiment pas complexé, ce Ruddy, instigateur du gala des Sounds of Blackness Awards ( éminemment bilingue.), dont l'objet est de « célébrer les artisans noirs de la culture montréalaise et tous les autres qui font la promotion de la culture noire, qu'ils soient blancs, jaunes, francophones ou irlandais.» Samedi prochain, l'événement se tiendra pour une deuxième année consécutive au Théâtre Saint-Denis 1 ( la première édition avait eu lieu le 9 novembre 1997 ), et s'inscrira dans le cadre du Mois de l'histoire des Noirs.Raison de plus pour fêter, 1999 marque le 150e anniversaire de l'abolition de l'esclavage.Aux côtés de Marlyne Afflack ( ex-vj de Musique Plus), Ruddy Éloi animera cette remise de statuettes aux personnalités et artistes les plus méritants de la culture afro-montréalaise.En tout, 22 categories de mises en nomination ont été imaginées par les organisateurs du gala ; meilleure émission de radio affaires publiques francophone ou anglophone, meilleure émission de radio hip hop, artiste ou groupe hip hop de l'année, personnalités masculine et féminine, etc.Formations et artistes d'allégeance hip hop, soul, world ou r&b se produiront en direct au Sounds of Blackness Awards \u2014 La Constellation, LMDS, Rainmen, Technical Sense, Atlantis Five, Lorraine Klaasen, Ti-Kabzy, Jody Résilier, le groupe CoSoul, les break-dancers du Montreal Tactical Crew, les danseurs « usher style » du FBI Crew, le jeune prodige de la danse à claquettes Travis Knights, le Umoja Gospel Choir, etc.Par ailleurs, le boxeur Otis Grant présentera le Martin Luther King Award à une brochette de personnalités québécoises pour leurs réalisations \u2014 le d.j.A-Track, l'humoriste Anthony Kavanagh, la chanteuse Lorraine Klaasen, le producteur Lamine Touré, la chorégraphe Ethel Bruneau, etc.L'identité black, constate Ruddy Éloi, n'est pas encore ancrée dans notre imaginaire collectif.Ce qui justifie amplement l'existence d'un gala destiné à la communauté black.« Ici, souligne Éloi, plusieurs artistes noirs semblent oublier qu'ils sont noirs.Parce des Québécois blancs signent leur chèque de paie, je ne sais.Ils ne devraient pas fuir leur identité mais je les respecte quand même.» L'acteur de Watatatow n'a pas l'intention de faire du racisme à l'envers pour autant.Il ne fréquente pas que des Noirs, mais il demeure conscient des problèmes interethniques qui perdurent à Montréal, une ville.qu'il considère la moins raciste du monde ! « C'est cool ici, mais la police me colle encore quand je me promène tranquillement sur la rue.Cinq ou six fois par semaine, pas de farces.Pour strictement rien.Je suis ben relax, pourtant.Quand les flics se rendent compte que je suis acteur à la télé, ils changent de ton, deviennent polis.Mais qu'ont pensé les passants qui m'ont reconnu pendant qu'on vérifiait mon identité ?Tu te rends compte de l'image fuc-kée que ça projette ?» Dans la ville la moins raciste au monde, un jeune Noir qui se promène paisiblement est un bandit potentiel.Et dans la culture, qu'en est-il.Ruddy ?« Il arrive souvent que des acteurs blancs ont peur que tu excelles, que tu les dépasses.» Fils de pasteur protestant, rebelle au sens positif de l'expression, Éloi compte toujours triompher sur l'adversité.« On me ferme les portes ?J'ai pas peur de les ouvrir.Un réalisateur m'a déjà piqué en abordant des questions raciales.Ça m'a plutôt poussé à me surpasser.Mais je suis tanné d'auditionner pour des rôles typiques de Noirs.Chauffeur de taxi, fils du chauffeur de taxi.Ridicule ! » Souffrant d'un manque de visibilité qu'il attribue à ses origines raciales.Ruddy a décidé de se mettre lui-même sous les feux de la rampe.en initiant les Sounds of Blackness Awards ! Vu l'inexpérience du jeune comédien, l'entreprise aurait pu s'avérer un joyeux bordel de logistique doublé d'un cuisant échec financier.Ce ne fut absolument pas le cas.À guichets fermés, le Gala fut un succès sur toute la ligne.« Pas grand monde y croyait, rappelle fièrement Éloi.J'ai finalement convaincu les gens du Saint-Denis et les commanditaires.Et ce fut rempli à craquer.Environ 70 % du public était noir, le reste était blanc et heureux d'être là.« Ce fut une soirée très familiale, tient-il à préciser à celles et ceux pour qui une soirée à prédominance black mène invariablement à quelque brasse-camarad \\ « Les gens arrivaient en limousine, habillés chic chic.Glamour night ! Ils ont eu un bon show, ils en auront un autre très bon.» Ruddy Éloi LA PRESSE MONTRÉAL, SAMEDI 13 FEVRIER 1999 D 9 Noir Silence: version renouvelée.et acoustique Pr»c;otf>èque La Presse Après une absence de quelques mois, les p'tits gars de la Beauce reprennent le collier.KAREN RICHARD collaborate!! spéciale Y a-t-il encore des fans de Noir Silence à l'ouest de la Beauce ?Malgré les 55 000 exemplaires écoulées de Piège, deuxième CD du groupe paru l'an dernier, le chanteur Jean-François Dubé se fait de la bile.« En ce moment, y'a la vague hip hop, la techno.Il s'est passé ben des affaires depuis qu'on a été obligés d'arrêter notre tournée l'été dernier.» Tiens, c'est vrai, on les avait perdus de vue, les p'tits gars d'à côté.Quelques heures avant que son groupe ne reprenne le collier en présentant un spectacle mi-acoustique au bar D'Auteuil à Québec hier et au Spectrum de Montréal ce soir, Jean-François Dubé explique ce qui a mené Noir Silence à interrompre sa dernière tournée en août dernier.« J'ai eu un problème de reflux gastrique.comme Céline Dion ! » précise-t-il en riant et en donnant force détails sur ses problèmes de.tuyauterie.Le liquide gastrique qui remonte, irrite la gorge, envahit les poumons.Le stress ?« Écoute, pour le premier CD on a présenté 233 spectacles en 365 jours.En tournée, tu pousses ton corps au maximum, tu dors trois ou quatre heures par nuit pis c'est beau si tu manges un vrai repas dans ta journée.» La méthode « tournée de fond » leur aura tout de même permis, en plus de découvrir les régions du Québec, d'écouler plus de 150 000 copies de leur premier CD, soit dit en passant.Toujours est-il que le quintette beauceron nous revient régénéré, avec une formule acoustique qui permettra à Dubé de ménager sa voix encore fragile.« On va présenter un spectacle mi-acoustique mi-électrique en fin de semaine à Québec et à Montréal.On voulait montrer qu'on pouvait encore jouer fort ! En mars, on repart en tournée avec une formule entièrement acoustique.» Exit la guitare électrique, bonjour les bongos et le piano.Pas très « standard », tout ça, pour Noir Silence.Et le guitariste, Jean-François Bernatchez, il en pense quoi ?« Il découvre des nouvelles affaires ! Pour se préparer, il a écouté les disques de Paco De Lucia et Al Di Meola.Notre claviériste ( Mi- chel Lambert ) a étudié les percussions.Ça nous a permis de réarranger certaines chansons qu'on n'avait plus autant de plaisir à faire en concert.Quand t'as joué On jase de toi des centaines de fois, tu sais.» Disons qu'on s'en doute.Dubé nous promet donc, pour les prochains concerts, des versions renouvelées de V'nez pas jouer dans mon dentier et Le vent a tourné tandis que d'autres chansons resteront sensiblement les mêmes.« Disons qu'on a épuré les chansons.La tournée acoustique, c'est aussi parce qu'on veut être proches du public.On va avoir un salon sur scène, avec des divans, une télé.» Tiens, ça nous rappelle un certain Luc de Larochellière sur un certain divan vert.« De temps à autre, on va inviter quelqu'un de la salle à venir faire des back vocals ou des percussions.» Un petit hootenany au cours duquel on entendra trois nouvelles chansons : Le rack à bicycle.T'appelles tout Vmonde et J'me suis acheté un char.Les fans apprécieront.Puisqu'il en reste sûrement.NOIR SILENCE ce soir au Spectrum à 20 h.Rock Collective Soul à la croisée des chemins Presse Canadienne Tout groupe arrive, un jour ou l'autre, à la croisée des chemins.Parfois, cet état de fait se veut la conséquence d'un échec, ou tout au moins d'un recul subi avec la précédente production.C'est un peu le cas de Collective Soul.En 1994, le collectif de la Géorgie a connu le sort enviable et envié des groupes qui obtiennent un succès radiophonique monstre.Shine, tiré de leur premier compact.Hints, Allegations and Things Left Unsaid, a lancé les cinq musiciens dans la stratosphère.L'extrait a été désigné meilleure chanson rock de l'année de Billboard, le compact a reçu la certification double platine et Collective Soul s'est pointé à Woodstock.Pas mal pour un band recrue.Histoire de capitaliser sur le nouvel engouement, l'éponyme Collective Soul est paru dès l'année suivante.La deuxième création se veut parfois un purgatoire, l'effet de surprise s'étant dissipé.Pas cette fois.Propulsé par quatre extraits : Gel, Where The River Flows, The World I Know et December ( chanson de l'année ), la musique des Sudistes a fait un carton durant plus de deux ans sur les palmarès et le compact a décroché une certification triple platine.Consécration.Essoufflement ?Perte d'intérêt ?Succès impossible à répéter ?Disciplined Breakdown, le troisième disque, paru en 1997, a été vachement déficitaire aux États-Unis ( certification or ) et seul l'extrait Precious Declaration a eu un succès notable.Pour Dosage, lancé la semaine dernière.Collective Soul a donc pris une approche complètement différente.On avait réalisé Disciplined Breakdown aux studios The Shack ( pas reconnus pour leur excellente qualité sonore ), on a enregistré Dosage aux studios Criteria, à Miami.Le groupe avait du mal à « composer avec la business » il y a deux ans, ils sont en paix avec eux-mêmes et dans de bonnes dispositions aujourd'hui.En définitive, qu'est-ce que cela donne ?Mieux produit que son prédécesseur.Dosage nous ramène en terrain connu.Heavy, avec ses grosses guitares et sa finale brusque, est dans la lignée de Shine ou Gel.Pour sa part.Run, lancée il y a quelques semaines sur la trame sonore de Varsity Blues, nous refait le coup des violons, ce qui marche fort depuis quelques années sur les bandes FM.On retrouve pas mal de ballades.Needs ayant tout ce qu'il faut ( magnifique mélodie, cordes ) pour faire un malheur ; des textes traitant surtout des relations de couple ( toujours populaire ) ; une première chanson.Dandy Life, qui n'est pas interprétée par le chanteur Ed Roland ( mais par le guitariste Ross Childress ) ; quelques loops, un minimum d'échantillonnage et une chanson « cachée » pour conclure.Bref, un dosage taillé sur mesure afin de trouver une niche sur les palmarès, ce qui était, consciemment ou non, le but du collectif, n'en doutons pas.A en juger par la réaction au premier extrait, ils sont sur la bonne voie.Tout groupe arrive, un jour ou l'autre, à la croisée des chemins.Collective Soul y est encore.PRODUCTIONS FRANCOIS ROZON RICHARD BlEAU I \\ d 10 ?LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 13 FÉVRIER 1999 Nuages de grève à CBC Presse Canadienne TORONTO Environ 2000 techniciens, décorateurs et préposés à l'entretien de CBC pourraient déclencher une grève à compter de mardi, à minuit.La ministre fédérale du Travail, Claudette Bradshaw, a mis fin mardi à la tentative de conciliation à laquelle participaient les comités de négociations de CBC et du syndicat, membre du Syndicat canadien des communications, de ('énergie et du papier ( CTC ), ouvrant la voie à une grève ou à un lock-out.Entre-temps, les parties ont accepté de se rencontrer demain, lundi et mardi afin de tenter d'en arriver à une entente.Le conflit porte principalement sur les clauses monétaires et pourrait affecter la diffusion de plusieurs émissions.CBC affirme que ses dernières offres vont au-delà du taux d'inflation, et a rappelé au syndicat que le gouvernement fédéral ne finance plus automatiquement les augmentations de salaires qui vont au-delà de ce qui est prévu.Le syndicat allègue pour sa part que ses membres sont en retard de plus de 30 % sur les normes de l'industrie.« Nos membres ont subventionné le diffuseur public pendant assez longtemps », soutient Mike Sullivan, principal porte-parole du comité de négociations du syndicat.Hockey et budget M.Sullivan ajoute que la ministre du Travail a cédé aux pressions de CBC et a reporté l'échéance de la grève, de façon à ce que plusieurs émissions diffusées par CBC ne soient pas annulées, entre autres la couverture, en fin de semaine, du dernier match de hockey présenté au Maple Leaf Gardens et la présentation du budget fédéral, mardi.TVA partout au Canada À compter du 1er mai prochain, le Conseil de la ra-diodiffsion et des télécom-munisations canadiennes ( CRTC ) rend obligatoire la diffusion à l'échelle nationale du service de langue française du réseau TVA.L'ordonnance du 12 février met en application la décision prise par le Conseil, l'automne dernier.Ainsi, toutes les entreprises de distribution de radiodiffusion visées par cette ordonnance devront utiliser le signal de TVA au service de base, à compter du 1er mai prochain, sans frais supplémentaires pour les abonnés et sans supprimer les services existants en français ou en anglais.Le 19 octobre 1998, le Conseil approuvait la distribution pancana-dienne de ce service et obligeait les grandes et moyennes entreprises de cablôdistribution, c'st-à-dire celles dont le nombre d'abonnés est généralement supérieur à 2000, de même que les SRD ( Systèmes de radiodiffusion directe du satellite au foyer ) et les SDMM ( Systèmes de distribution multicanaux multi-points ) à diffuser TVA.Après avoir étudié la question, le Conseil est convaincu que la diffusion nationale de TVA répond à une attente de longue date des collectivités francophones hors Québec.Portez le jeans et découvrez le côté jazz & blues de l'OSM i Blu.es Avec Corky Siegel, le maître de l'harmonica, le groupe montréalais Le Stephen Barry Band, les 100 musiciens de l'OSM sous la direction de Charles Dutoit.Jeudi 25 février 1999, 20 h Prix à partir de 15 $ Sallewiifrid-Péiietici Billets : OSM :842-9951 Cltll fill) 668-2639.MD : utilisée en vertu d'une license accordée par American , Express Company.Copyright © : Banque Amex du Canada, 1999.Des frais de sendee AVANT-PREMIERE de 3.50$ s'appliquent à chaque billet en sus de tous les frais de service habituels.-< Ai*;\"- : ., ^ ; lîafl mmÊÊÊM www.starsonice.com UNE PRODUCTION IMG MISE EN SCÈNE : SANDRA BEZIC ASSISTANT À LA MISE EN SCÈNE : MICHAEL SEIBERT Groupe îhvbslois Mots clés : Stars On Ice 8 Sun Life CENTRE MOLSON Cartes LE REINE ELIZABETH ¦ Attlt OP.OIM fitimci 105.7 \u2022 .'yMVno.f-M m DES GRANDS SU DE BROADWAY! 8 représentations seulement 23 au 28 mars Théâtre Maisonneuve \u2022 Place des Arts Matinées samedi et dimanche Billets en vente à Place des Arts 842-2112 et chez Admission 790-1245 \u2022 Tarif de groupe disponible I .1 \u2014 0 vse\"dbeo» et sawed.i 26 et 27 féwiera 20h | ¦ EN VjlLÉ I les Grands Explorateurs uno presentation cJô VISAORrM^Dcsfiirdins Tv-! mOfWvJM L'OLYMPIA 1004.rut SU Catherine Est 15 AU 21 FÉVRIER Lun.Mar.Mer.: 20 h Sam.: 21 h 30 Jeu.Ven.Sam : 19 h Dim : 13 h 30 et 16 h Centre FjtffgjJMadgM 300.bout Dfi Maisonntuvt r-.i 23 AU 26 FEVRIER Mar.Mer.Jeu.: 19 h Ven.: 18 h et 20 h 30 (gaiement \u2022 présenté à : \u2022 SoifiMfyocMttw \u2022 Saint-icon \u2022 Montreal Ncfd Auditorium de 1*1 .T A.Théâtre de* Deu* Rive» Cegrp Marie Victofin ROT 27 février 1* au 4 mon RÉSERVATION : 521-1002 Dl UXTtRIlUI 01 MONTS!Al: 1 800 558-1002 I G Alt MI NI IN VINTI CHU 2713M7 LA PRESSIi, MONTRÉAL, SAMEDI 1 3 FÉVRIER 1999 D 13 Musique ore une cette foi de viero CLAUDE GINGRAS La saison de l'Opéra de Montréal est marquée d'une autre annulation.On est en plein Carmen, Manon est encore loin, et déjà on signale une annulation pour La Giocomia, qui terminera la saison du 29 mai au 12 juin.Cette fois, l'annulation concerne l'épouse du directeur général et artistique, rien de moins.Diana So-viero, engagée pour le rôle-titre de l'opéra de Ponchielli, ne chantera pas.Quelques jours avant la première de Carmen, c'est Micaëla qui nous quittait.« Aux prises avec des problèmes familiaux », se contentait d'indiquer le communiqué de l'OdM.Et deux jours avant la première, c'est Carmen elle-même qui annonçait un « no show ».Explication encore très succinte de l'OdM : « Pour cause de maladie ».Cette fois, il est question et de problèmes familiaux et de maladie.Mais on est plus explicite, on cite même Mme Soviero : « Il y a de sérieux problèmes de santé chez plusieurs membres de ma famille immédiate, lesquels requièrent toute mon attention et toutes mes énergies.Celte situation m'empêche donc de m'éloigner de la maison et ne me permet pas de m'investir pleinement dans la préparation d'un nouveau rôle.» Le rôle-titre de La Gioconda, opéra que Montréal n'a vu qu'une fois, atu début du siècle, passe au soprano tchèque Eva Urbanova, qui le tenait récemment à la Scala de Milan, a chanté Tosca au « Met » et figure sur l'enregistrement de la Messe glagolilique de Janacek commenté dans ces pages dimanche dernier.- Les Musici en tournée Yuli Turovsky et ses Musici effectueront à compter de mercredi une tournée de neuf villes américaines, avec comme soliste le clarinettiste Charles Neidich.Mercredi matin, à; 10 h, à la National Public Radio dej Washington, ils donneront un concert diffusé en direct à l'échelle nationale et enregistré simultanément pour diffusion en différé.Ils joueront alors le Divertimento K.136 de Mozart, Souvenir de Florence, de Tchaikovsky, et Airs d'Espagne, du Montréalais José Evangelist a.L'émission comprendra aussi des interviews de M.Turovsky et de ses musiciens.La tournée, qui se poursuivra jusqu'au 6 mars, comprend sept États américains, dont la Californie et un concert à San Francisco.M.Neidich, déjà entendu en concert avec les Musici à Montréal et professeur invité au Centre d'Arts Orford, que dirige Turovsky, jouera en tournée le Concerto de Copland.La Création en anglais McGill avait oublié de le préciser : l'oratorio de Haydn Die Schôp-fung ( « La Création » ), mercredi soir, 20 h, à l'église Saint-Jean-Baptiste, sera chanté en anglais.Orchestre et choeurs de l'université seront dirigés par Iwan Edwards.Du Pré et Gottschalk Lyse Vézina, qui fut pendant plusieurs années violoncelliste à l'OSM et à l'Orchestre de Radio-Canada, apporte une précision à mon récent entrefilet sur Jacqueline du Pré.Sa regrettée collègue fut soliste non seulement à l'OSM en 1969 dans le Concerto de Dvorak mais aussi, à la même époque, à Radio-Canada dans le Concerto de Elgar, devenu sa spécialité.Par ailleurs, l'historienne Mireille Barrière mentionne non pas deux mais quatre visites au Québec et au Canada de Louis-Moreau Gottschalk, pianiste virtuose et compositeur dont l'OSM jouait une oeuvre cette semaine.Les dates que je donnais, 1862 et 1864, provenaient du livre de 645 pages que Reginald Hamel a consacré à Gottschalk.Mme Barrière a retracé deux autres visites : 1856 et 1863.Un catalogue Saint-Saëns Coïncidence, le jour même où je m'informais auprès de Sabina Teller Ratner de l'évolution de son ouvrage sur Saint-Saëns, la musicologue venait d'envoyer en Angleterre, par courrier spécial, le manuscrit du premier des trois volumes de cet ouvrage monumental.Professeur de musicologie à l'Université de Montréal ( spécialité : la musique française du XIXe siècle ) et au Collège Vanier ( histoire de la musique ), Mme Teller Ratner précise que l'ouvrage en préparation n'est pas une biographie mais un catalogue scientifique englobant la production entière \u2014 et colossale \u2014 du compositeur.Chaque oeuvre y sera représentée par ses premières mesures de musique, ses dates de composition, de publication et de création, et toute la correspondance de Saint-Saëns s'y rattachant.Publié par Oxford University Press, l'ouvrage en trois volumes comprendra : a ) la musique orchestrale et instrumentale ; b ) les ouvrages dramatiques ; c ) les mélodies, cantates et oratorios.Elle a été chargée des deux premiers volumes et y travaille depuis 20 ans.Le volume I, qu'elle vient de terminer, fera 600 pages imprimées.Le volume II est très avancé, dit-elle ; le volume III a été confié au musicologue français Yves Gérard.Mme Teller Ratner a aussi révisé et complété l'article sur Saint-Saëns pour la prochaine édition du dictionnaire Grove.LA NOUVELLE REVUE MUSICALE a&kxjhg*smhx»™Zs l DU 16 AU 20 FEVRIER Une présentation du Festival international de Tango et de Herykanr International La magie recommence bientôt.Al A!SSi 4~ 11C .1 J> \u2022 % CIRQUE DU SOLEIL ¦Kir*; nques: te service.+ taxes) sur tout billet de plus bc 10S.CINQUIÈME SALLE DE LA PLACÈ-'DÈS-ARTS SUPPLÉMENTAIRES DU 17 AU 20 FÉV.À 20ht* BILLETS EN VENTE À LA P.DJL 842-2112 ET SUR LE RÉSEAU ADMISSION 790-1245 1 U Mb crb Pi»» *» Am I .K I )K\\ rJr-rssrs Soyez parmi les premiers à vivre la nouvelle aventure du Cirque du Soleil.À compter du 22 avril sous le Grand Chapiteau au 8400.2* Avenue, Montréal.Prêstnti par 1 I0C ?t1-459S rei ti jid.r .uicn.cc-i Billets de groupe: (514) 522-2324 http.//www.c irquedusoIeil.com AIR CANADA 2é SWAROVSKl Whippet* HHSQ .:-m:.i LA PLUS GRAND E MAI SO N D E MU SIQ U E ET U V R ES AU QUEBEC ELANS DU OSJEUR 1 *u \",',i:\">i.'.'.i;,T;.\"w.r .'\u2022\u2022\u2022'x.' \u2022.nvf In Eh ¦ >'1 oXf *oft personoaj^ CENTRE MOLSON Du 24 au 28 mars (514)700-1245 1 800361-4505 Tarît de groupes: (514) 880-2841 11 1m m cwpttiMtoKr ;?tis os ma) r.iincMW- 'jcuoi vindwdi samioi oimanchf 24 MARS .?ti MARS ' 26 MARS 21 mars ?r mars 19n00(F)'(G) 1»>00(F) HhTO(A) F o représentation en traoç*»» A ¦ représentation en ano^ait : 9tM A MONTDCAL et les titulaires de la Carte American Express peuvent vo ir l'exposition gratuitement.LES TITUl AIRES t>E I-A CARTE AMERICAN EXPRESS PASSES' I PAR AVANT-PREMIÈRE POUR VOIR GRATUITEMENT L'EXPOSITION M0STTA GtVEHSr liNTRE LE 28 JANVIER ET LE 1H FÉVRII.R ior)o American Expreta eat fiéie de commanditer l'exposition Mornta Givtmy chtp-d'cruvrtda mu%*tMarmntlan.Le* magnifique» tableaux du peintre imprestionnutc fran^.w» Claude Monet aeront «*xpoae» pour la premiere fou au Canada exclusivement nu Mu»ee rie» heaux-jrt» de Montreal.Conaidéréa comme !.aum partie dea «ruvre» le» plu» Innovatrice de Monet.rr» tableaux drpei^nent \u2022 *>n magnifique batsin aux nvmphr.i%.son prdin japonais, son aller de rosiera.tea Heurt et ta manon.Voila un parfait exemple dea avanta^i » lie» a la aeule Carte qui voua offire un acce» privilégie à tout un monde d'art et de «pectade».Voua n'avez, qu'à présenter votre Carte American EzpreM pour une entrée gratuite.Mrumavi rx/y»r»urr Hu Mutée ¦ rrurdi jru^i r» «rndrwli Ar 11 h a |B h.«.«l'rrtii l#nl.«.lh BaaMatt « dim«ruh*d* 10 h » h _ ; al if Pour deuoiir titulaire, compose/, le 1 K(N) 26H-AMEX ¦H \\» « v» .un.ru .m» xprvvs icnu'i .m.Mi.t ( .irlis 1 r LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 1 3 FÉVRIER 1999 ?D 15 Architecture Les portiques chinois CLAUDE-V.MARSOLAIS On a beaucoup parlé des circonstances et des coûts entourant l'érection dans le Quartier chinois de deux nouveaux portiques sur le boulevard Saint-Laurent, à l'intersection de la rue Viger au sud et du boulevard René-Lévesque au nord.\t\t m\t\t \t\t nf leurs secrets On s'est aussi demandé si l'idée de placer deux structures aussi monumentales soulignant comme deux grosses parenthèses un tronçon de rue comptant trois terrains de stationnement, plusieurs magasins à louer et quelques bâtiments désaffectés était pertinente.Mais on a dit bien peu de choses sur leur style et leur signification.Assez étonnamment, les archives de la Ville de Montréal sont muettes là-dessus même si l'administration municipale a engouffré près de 700 000 $ dans ces curiosités.C'est en rejoignant des spécialistes chargés de la surveillance des travaux et un conseiller du maire B our que, Wen Ki, que La Presse a réussi à en apprendre un peu plus.Ces portiques s'inspirent à la fois du style impérial chinois et du style mandarin ( au sud du fleuve Yang-Tsé ) où prédominent le jaune et le rouge, couleurs que l'on retrouve dans la Cité interdite à Pékin.D'après la philosophie taoïste, le jaune, dont l'utilisation était strictement réservée aux palais de l'empereur, symbolise la puissance et l'autorité tandis que le rouge évoque le bonheur, la chance et la bonne fortune.« Le premier projet présenté par les artisans chinois de Shanghai prévoyait un toit de tuiles noires, emprunté au style régional, dit M.Wen Ki.À titre de représentant de la Ville, j'ai demandé que l'on utilise plutôt la couleur jaune pour les tuiles, ce qui est beaucoup plus esthétique.» La poutre principale en bois qui supporte les trois toits de tuiles jaunes finement ouvragés et ses cornes disposées aux angles a été peinte en rouge mais il s'agit en fait d'une colle époxy.Au centre, un tableau de bois sur fond bleu supporte des idéogrammes dorés.Le bleu est aussi une couleur impériale signifiant l'harmonie, mais il est surtout utilisé dans les cimetières.Cinq registres et deux montants sur lesquels sont incrustées des arabesques couronnent l'ouvrage.« Le concept et le design des portiques ont été exécutés par des architectes de Shanghai », note Robert Dupuis, dont l'entreprise, Du-puis et Roper architectes, a agi comme consultant lors de l'installation des pièces.Son rôle a consisté à adapter la construction des arches monumentales aux rudes conditions climatiques de Montréal.Ainsi, au lieu d'ériger des colonnes en pierre, on a plutôt opté pour des colonnes de béton.Il a fallu également prévoir un dispositif de chauffage pour préserver les tuiles du toit qui ont tendance à se fracturer» par l'action de la glace, de la neige ou de la pluie.Michel Thibault, ingénieur au Service des travaux publics, qui a agi comme surveillant de la Ville, note que pour parer aux difficultés climatiques, il a fallu construire un plancher de bois sous le toit de tuiles céramiques qui sert en même temps de fond de clouage pour les tuiles.Ces dernières sont même retenues par des fils de cuivre pour éviter qu'en cas de bris elles ne tombent sur la chaussée.De même, on a installé des câbles chauffants pour éviter l'amoncellement de la glace ou du verglas sur les toits.Ces précautions n'auraient pas été nécessaires si les portiques avaient été érigés à Shanghai, mais à Montréal c'est une tout autre histoire.On se souvient que l'hôtel Holiday Inn du Quartier chinois avait dû faire enlever l'an dernier les tuiles des toits surplombant les balcons des chambres parce qu'elles s'effritaient et tombaient en morceaux au sol.À l'exception des colonnes et de la poutre maîtresse en béton, toutes les pièces du casse-tête ont été fabriquées dans la métropole chi- PH0T0S ANDRÉ FORGET.La Presse O Fait étonnant, ces portiques sont chauffés pour préserver leurs tuiles des rigueurs de l'hiver.noise par des artisans spécialisés, puis expédiées ici par conteneur.Sept artisans de Shanghai sont venus entre septembre et décembre mettre en place les chevrons, les tuiles et les panneaux arborant les idéogrammes.Les portiques du boulevard Saint-Laurent sont un peu hors norme en raison de leur dimension, soit 13 mètres de large par 13 mètres de haut.En Chine, on ne retrouve que rarement des largeurs aussi grandes pour ce genre de monument.Bien que les portiques soient complétés, une dernière intervention viendra mettre l'ouvrage en évidence avec l'installation d'un dispositif d'éclairage prévue cette année.Quelle est la symbolique qui préside à la construction de ces portiques ?Selon la tradition chinoise, ces monuments visent à protéger les habitants contre les mauvais esprits de l'extérieur.« Pendant la mise en place du portique Viger, les artisans chinois se disaient heureux de sa localisation puisqu'il protégerait ses habitants contre les mauvais esprits circulant à l'intérieur du palais de justice situé à 200 mètres », raconte l'ingénieur Thibault.L'organisme Sauvons Montréal, qui a accordé un prix « limette » aux portiques chinois en décembre dernier, croit qu'ils ne font qu'amplifier le phénomène de ghettoïsation du quartier.« Le jury a jugé qu'il y aurait eu d'autres interventions plus profitables au quartier que l'installation de portes qui en font un Heu fermé », de dire Dinu Bumbaru.Sur la face extérieure des arches, les idéogrammes inscrits sur les panneaux annoncent que l'on entre dans le Quartier chinois.Sur la face intérieure du portique nord, une devise appelle la communauté « à poursuivre le développement du quartier comme leurs ancêtres l'ont fait ».Sur la face intérieure du portique sud, un message s'adresse à l'être humain.Il l'invite à devenir meilleur et à rechercher une certaine forme de perfection.M.Wen Ki estime qu'il s'agit d'un voeu de l'administration municipale exhortant la communauté à s'intégrer davantage à la société québécoise.Malheureusement le quartier semble se rapetisser au rythme des incendies qui ravagent régulièrement des bâtiments.La construction de l'hôpital chinois à l'angle de la rue Viger et de la rue Hôtel-de-Ville n'a pas encore suscité d'autres investissements.Toutefois, le maire Bourque a indiqué ces derniers temps qu'il y avait beaucoup de projets sur les planches à dessin.Mais les terrains vagues demeurent désespérément vides.Toutefois ces arches semblent constituer une nouvelle attraction puisque plusieurs touristes de passage se plaisent à se laisser photographier devant elles.Mort de Sa chorégraphe Karine Waehner Agence France-Presse PARIS La danseuse, chorégraphe et professeur de danse allemande Karin Waehner qui forma en France les premiers interprètes de la danse dite « moderne », dès les années 50 et 60, est morte mercredi à Paris à l'âge de 72 ans, a-t-on appris hier auprès de ses proches.Née le 12 mars 1926 à Gleiwitz en Allemagne, Karin Waehner avait été formée d'abord à Dresde à la méthode Dalcroze, puis à Leipzig de 1946 à 1949 par sa compatriote Mary Wigman.Elle tenta ses premières chorégraphies en 1950 à Buenos Aires.Liée au milieu underground de la danse à Paris, elle s'échappa vers New York en 1959, 1960 et 1966.Sa danse est faite d'une synthèse de l'improvisation apprise avec Mary Wigman, de certains mouvements de Martha Graham, sur fond de primitivisme appris aux États-Unis.Mais, avant la mode de Pina Bausch qui la remit en course, sa danse où se sentait encore l'expressionnisme allemand, fut longtemps considérée comme datée.Dans les années 50, elle forma une troupe « Les compagnons de la danse » avec Jerome Andrews, fut co-fondatrice du Théâtre d'Essai de la danse en 1955, puis lança une troupe portant son nom.À partir de 1979, elle retrouva un second souffle comme créatrice et en 1982, se consacra à la pédagogie.CONFERENCES D'IMPACT Dates : Heurei : Prii: RHationi parwrti/enfanti : 17 février Relations parenti/odoieuwîi : 10 mari Coléoe Roiemoot 6400.16e Avenue Montreal (Quebec) 19 b o 22 k 1 $ $ / personne / cwrférta» induent un (omet é^one vtkui de 7 $ Conférencière : Donie Beaulieu, Ph.D.Billets disponibles sur place.Pour inscription et information, 1 888 8GUÉRIR.LE LABORATOIRE LE PLUS DROLE EN VILLE L'HUMOUR DANS TOUS SES ÉTATS A TOUS LES LUNDIS DE FUTURS COMIQUES DANS LA FOSSE AUX LIONS TOUT PEUT ARRIVER LES LUNDIS AUDITIONS 845-3155 # 1006 C'EST DRÔLE LES VOUS AVEZ UN NUMÉRO DRÔLE DE5À7 MINUTES QUE VOUS VOULEZ PRÉSENTER DEVANT UN VRAI PUBLIC?APPELEZ SANS TARDER POUR PASSER UNE AUDITION! INFORMATIONS : 845-3155.# 1006.PSSST: 18 ANS ET PLUS.AU STUDIO SUR LA MAIN te DES LE 15 FEVRIER 1 ?20 H 2109 ST-LAURENT ?7 S (TAXES INCL.) À LA PORTE MUSEE S wi'i » o « « *>ii RTS (iALERIES MUSEES EXCASS V I H U X PRESBYTERE SERGE OUÏMET S Du 14 février au 7 mars Huile sur toile, sculpture sur bois et argile IS.rue des Peupliers.Saint-Bruno-de-Montarville (450) 441-8331 Ouvert du mere au dim.de 13 h a 16 h 30 LA BIENNALE de l'illustration québécoise CXrOSITION DE IXSSOCIATION DES ILLUSTRATEURS ET ILLUSTRATRICES DU QUEBEC 12 FFVRIFR - 21 MARS 1999 AU MARCH F BONS ECOURS.350 RUI SAINT-PAU I F ST.VI EUX-MONTRÉAL HEURES D'OUVERTURI (OUSLESIOl RSD! 10 H 00 A 18 H 00.FNTRlf LIBRE INFO SJJ-2040«TILH5I4>521 -OWtFAM ?MflffBS V Musée McCord 690.rue Sherbrooke Ouest.Montreal Metro McGill ou autobus 24 (514) 398-7100.poste 234.www.musée - me eu rd .qc .ca Également à l'affiche Le dimanche 14 février à i3 h So, 14 h 3o et a 15 h 3o.bilingue Atelier pour la famille: les cartes de la Saint-Valentin Public : familles et enfants de cinq à douze ans Prix : gratuit avec l'entrée au Musée Le dimanche 21 février a i3 h 3o et à 15 h 3o.bilingue Concert d'hiver (concert-bénéfice) Avec le Chœur Face Treble dirigé par Iwan Edwards Ce répertoire chaleureux fera tondre les cœurs prisonniers de l'hiver.Public : adultes et enfants de 7 ans et plus Prix (visite du Musée et taxes incluses) : 8 $ NE TARDEZ PAS.LES PLACES SONT LIMITÉES ! Les enfants du vent Simplement Montréal : I coup d'œil sur une ville unique S D 16 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 13 FÉVRIER 1999 () Desjardins La A GAGNER ! une AextaiMe oh Festival de Comte* Hl vitra DIMANCHE 7 MARS 1999, 19 H 30 SUR CftoÎAÎAAC) le film gagnant et coure) la cltaMce de pciAAer hnc AeMtoiMe ponr deux au Festival de Commca cm voîjageawt ahv Iga aile* d * Air France* Pour participer, choisissez parmi les quatre finalistes du Jnfra du meilleur film.A : 2 accomcIc* B : No C : Un 32 ooât ami* tmrre D ; JLc violoN ronge Le grand gagnant sera choisi parmi tous ceux qui auront sélectionné le Jutra gagnant.Complétez le coupon de participation publié les vendredis et samedis dans La Presse.Le grand tirage se fera en direct lors de la soirée le 7 mars prochain.Soifcj de la fête avec De*jardJMA ! Gagnez votre place pour la grande soirée.Allez sur le site wvvw.desjardins.com.répondez correctement à la question de la semaine et vous pourriez passer une soirée inoubliable entouré des stars du cinéma québécois.Conpon de participation «Comcomi** Jmfra» u Nom : Prénom Ville : Code postal Adresse : Cochez parmi les finalistes du Jutra du meilleur film de Tannée 1998 ?a Ub De Do Téléphone (bureau) (maison) : Postez à l'adresse suivante : Concours jutra, a/s Samson Bélair Deloitte & Touche.1.place Ville-Marie.30* étage.MTL.Qc.H3B AT?Pour participer au concours et gagner des billets il faut avoir 18 ans nu plus Le tirage des billets pour la soirée se fera durant le mois de février 1999.Aucun achat requis.Règlements disponibles en écrivant à Concours Jutra.a/s Samson Belair Deloitte & Touche.1.place Ville-Marie.30* étage.MTL.Qc.H3B 4T9 «La valeur du prix comprenant l'avion, l'hébergement et les per diem est de 10 000 S) d - r».N :'«î»l Oos)ardtm m TVA ai *-m-< a.Oilu i-v-»»r» a, w CtAn an'mMérmOor» Q T
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.