La presse, 4 février 1999, Cahier A
[" Montréal, jeudi 4 février 1999 115e année No 104 80 pages, 6 cahiers 601 taxes en sus Iles - de - la - madeleine 1$ floridb 1,75 s u.s.Boutique Q LÀ-Z-BQy\"® i Sofas, chaises et causeuses de qualité Chez Vj Chez (514) 255-5244! 6955, rue Jean-Talon Est Tout prés du boul.Los Gâteries d'Anjou Économie Un monde fou, fou, fou page D3 Hockey I iS «Ce sont des lignes directrices», réplique le ministre des Ressources humaines v 1 > r GILLES TOUPIN du bureau de La Presse, OTTAWA Le gouvernement fédéral met le couteau sur la gorge de ses fonctionnaires de l'assurance-emploi, les menaçant de congédiement si leurs contrôles ne permettent pas de récupérer suffisamment d'argent.Selon un document interne du ministère des Ressources humaines, révélé hier aux Communes par le chef néo-démocrate, Alexa McDonough, il est demandé aux employés de ce ministère de réduire le nombre de chômeurs qui touchent de l'assurance-emploi afin de respecter des quotas fixés à l'avance.Pour l'année 1998, les contrôleurs sont ainsi tenus de récupérer 612,2 millions de dollars, faute de quoi 150 d'entre eux seront congédiés.Le document, adressé le 31 juillet dernier au directeur de la Division des enquêtes et contrôles de Pîle-du-Prince-Édouard par son directeur national, rapporte notamment que « la Division des enquêtes et contrôles a dé- passé de 53,7 millions de dollars son objectif de réduction des dépenses pour le premier trimestre et est en bonne position pour ainsi éviter une réduction de 150 employés à \u2022temps plein imposée par le Conseil du Trésor si l'objectif n'est pas atteint ».Le ministre des Ressources humaines, Pierre Pettigrew, a rejeté les accusations de l'opposition.« Il n'y a pas de quotas, a-t-il dit.C'est quelque chose qui n'existe pas.Nous avons, pour protéger les fonds qui nous sont confiés, manifestement des pratiques administratives qui sont absolument standards.C'est-à-dire qu'on sait très bien que sur un certain territoire, il y a toujours des prestations payées en trop, il y a toujours certains abus.» Plutôt que de parler de quotas, le ministre a utilisé l'expression de « lignes directrices ».Prié d'expliquer, à l'extérieur des Communes, les menaces de congédiement contenues dans le document secret de son ministère, M.Pettigrew a été pris de court.« Je n'ai pas vu le document dont on parle », a-t-il répondu.Voir DES QUOTAS en A2 Des parkings bientôt ce » civilisés promet la Ville GILLES GAUTHIER La Ville de Montréal veut mettre fin à l'exploitation sauvage des terrains de stationnement par l'entreprise privée sur son territoire.Elle s'en prendra en particulier à la pratique qui consiste à exiger que les clients laissent leurs clés au préposé, ce qui permet de remplir de voitures la totalité de la pro- Elle n'acceptera de plus qu'avec réticence que de nouveaux parcs-autos de surface soient exploités.« A priori, ce sera non », a déclaré hier le président du comité exécutif, Jean Fortier, au cours de sa rencontre de presse hebdomadaire.« À moins qu'on nous démontre qu'il y a un réel besoin et que des règles strictes seront respectées.Alors, ce sera peut-être oui.» La Ville envisage.d'exiger des nouveaux requérants de permis un cautionnement qu'elle garderait si les règles n'étaient pas suivies.Ces dernières prévoiraient non seulement que le nombre de véhicules ne dépasse pas le nombre de cases, mais aussi qu'on procède à un aménagement paysager du pourtour du stationnement.« Les parkings sont des plaies et constituent une utilisation anarchi-que du territoire, dit M.Fortier.Nous voulons faire monter la pression à l'endroit des exploitants.» Voir DES PARKINGS m A2 Alcatel ferme Dur coup pour Test de Montréal, le géant français Alcatel va fermer son usine de câbles de transmission de données de la rue Hochelaga le 1er juillet, pour transférer ses activités dans une de ses usines, sous-utilisée, aux États-Unis.Cette décision entraînera la perte d'environ 160 emplois.La compagnie a avisé ses employés et le Syndicat des métallos hier matin.La production, arrêtée a mmm 1 i m \u2014 .% ^ » I -v I 4 |iUUl iu j\\;ui mvv., UUli reprendre ce matin .Le syndicat, qui juge que l'usine est rentable, a demandé une rencontre d'urgence avec la ministre du Travail et le ministre délégué à l'Industrie et au Commerce.Nos informations, page Dl En attendant le froid ! v PHOTO PIERRE CÔTÉ.La Presse La pluie verglaçante a fait pester tout le monde, le temps doux a réjoui le coeur des frileux qui espèrent un printemps hâtif.Et ces phénomènes météorologiques ont eu raison, pour quelques jours, de la fête des Neiges, dont les activités et le décor dépendent du froid.Aujourd'hui, et peut-être demain, la fête des Neiges fait donc relâche, histoire notamment de soigner les sculptures qui ont triste mine.Cependant, les organisateurs fabriqueront de la neige artificielle aussitôt que le temps froid-5 Celsius et moins \u2014 s'installera, ce qui est prévu dans les prochains jours.La fabrication de la neige permettra de remettre les installations en bon état pour assurer la sécurité des visiteurs et la beauté des lieux.À moins d'avis contraire, tout sera revenu à la normale pour le week-end, pour que la fête continue.aroîs essuie à son tour un non des médecins de Chicoutimi MARTIN PELCHAT du bureau de La Presse, QUÉBEC Le Conseil des ministres a décidé hier de regrouper les conseils d'administration des deux hôpitaux « ennemis » de Jonquière et Chicoutimi, mais le conflit n'y est pas résolu pour autant.Les médecins de Chicoutimi ont aussitôt annoncé qu'ils refuseront d'aller opérer à Jonquière comme le leur impose la réforme au Saguenay.« M.Bouchard peut tasser ses ministres, tasser les sous-ministres et ses experts, mais il n'a aucun pouvoir sur nous; il aurait dû y penser avant », a averti hier le président du Conseil des 165 médecins, dentistes et pharmaciens de Chicoutimi, Richard Leblond.« On n'ira pas opérer dans le centre ambulatoire de Jonquière », tranche le spécialiste.Si les médecins de Jonquière ne suffisent pas à la tâche, leurs patients devront se rendre à Chicoutimi, prévoit-il.« On est juste à 15 kilomètres.» Le docteur Leblond et ses confrères sont en faveur de l'unification des conseils d'administration, qu'ils voient comme un premier pas vers une fusion des deux hôpitaux, mais ils s'opposent à ce que le nouveau conseil ait pour mandat d'appliquer l'entente négociée le 8 novembre dernier, en pleine campagne électorale, par le premier ministre Lucien Bouchard avec les médecins de Jonquière.Cette entente ouvre la voie à la réalisation à Jonquière de chirur-gies réclamant une courte hospitali- sation, alors que cet hôpital ne devait originalement accueillir que les chirurgies d'un jour.Les médecins de Chicoutimi, dont l'établissement avait récupéré dans la réforme toutes les chirurgies avec hospitalisation, y sont opposés.Or, la ministre de la Santé, Pauline Marois, a confirmé hier que le nouveau conseil d'administration unifié aura pour mandat d'appli- quci i entente vit* *j iiuivuiuic.« M.Bouchard a décidé d'imposer son droit de royauté », dénonce le Dr Leblond.Pourtant, poursuit-il, la participation des médecins de Chicoutimi est la seule « planche de salut » de Jonquière.« Sans notre collaboration, un an et il n'y en aura plus de centre hospitalier.» Voir PAULINE MAROIS at A2 oins risés KATIA GAGNON du bureau de La Presse, QUÉBEC En vertu de l'offre d'équité salariale présentée hier par le Conseil du Trésor, 50 000 enseignants du préscolaire, du primaire et du secondaire verraient, à compter de juillet 2000, leur salaire augmenter en moyenne de 2,8 % par année.Cette proposition qui coûterait 100 millions au gouvernement, est à des années-lumière des 700 millions réclamés à cor et à cri par la Centrale de l'enseignement du Québec.Les enseignants les moins scolarisés sont ceux qui seraient le plus favorisés par les offres gouvernementales.En effet, en supprimant les deux classes inférieures de rémunéra-tion, le gouvernement se trouve à accorder le salaire que reçoit un enseignant détenteur d'un baccalauréat aux professeurs qui ne détiennent qu'un brevet, un ancien diplôme moins exigeant sur le plan des années d'études.Cela pourrait signifier, pour 7800 enseignants, dont 90 % de femmes, des correctifs salariaux annuels de 3000 S à 7000 $, soit entre 10 et 18 % d'augmentation.En revanche, plus de 30 000 autres professeurs, qui détiennent la scolarité équivalente au bac, ne récolteraient qu'entre 300 et 900 $ d'augmentation annuelle.Quant aux 4500 profs qui ont plus de 18 ans de scolarité, où on retrouve seulement 30 à 40 % de femmes, ils ne recevraient absolument rien.Des membres de la CEQ comme des universitaires ont déjà décrié cette façon d'accorder les correctifs salariaux, qui crée, selon eux, un « nivellement par le bas » en déconsidérant la scolarité des enseignants.La marge entre les 700 millions réclamés par la CEQ et les 100 millions offcïîS y ai le guuvciuciiicùr s'explique en grande partie par l'évaluation du temps de travail qui est au coeur du litige.Le gouvernement estime qu'un professeur, à cause de la durée limitée de l'année scolaire, travaille moins qu'un fonctionnaire, 1400 heures plutôt que 1600 par année.Voir ÉQUITÉ ai A2 ?\u2022 331 JOURS AVANT L'AN 2000 INDEX Petites annonces affaires D6 Bandes dessinées C4 index C3 Arts et spectacles Bridge C6 immobilier C3 et C4 E5 à EB Cyberpresse marchandises C4etC5 \u2022 horaire spectacles E6 Décès D14 emplois automobile C5etC6 Avis D15 Feuilleton Étes-vous observateur?C3 Mots croisés C5etS10 çg Horoscope C4 Mot mystère C6 Lavai A8 Politique B1.B4àB7 Rive-Sud A11 C5 -horaire télévision E6 Économie D1àD15 Loter>\u20acs A2 et A9 Tabloïd Sports Ç6 Monde C1.C12etE12 .Réjean Tremblay M ÉDITORIAL Les chômeurs voyageurs - Alain Dubuc page B2 i MÉTÉO Pluie ou neige Max.2, min.-10 cahier Sports page 16 g I 96482?0076 A 2 ?LA PRUSSE, MONTRÉAL, JEUDI 4 FÉVRIER 1999 1 Suites de ia une Des quotas à l'assurance-emploi DES QUOTAS / Suite de la page A 1 La responsabilité des contrôleurs de la Division des enquêtes et du contrôle est de veiller à ce que le système ne soit pas infiltré par des fraudeurs.Ces fonctionnaires doivent également interpréter les critères d'admissibilité prévus par la loi pour déterminer si un demandeur a droit ou non à des prestations lorsqu'il perd ou quitte son emploi.L'opposition n'a rien contre le fait que le ministère veuille éliminer le plus grand nombre possible de fraudeurs du programme.« Que l'on s'assure de dénoncer les fraudeurs et de les poursuivre! » a tenu à préciser Paul Crête, responsable du Bloc en matière d'assurance-emploi.Là où il y a de « Tabus de la part du ministre » et « de l'injustice flagrante », poursuit le député de Ka- mouraska, c'est au niveau des clau- ses interprétatives de la loi en ce qui a trait à l'admissibilité aux prestations.« Il faudrait que les fonctionnaires, dans ce cas-là, soient libres d'interpréter cela au meilleur de leur jugement sans avoir une pression indue comme celle identifiée dans le document de l'île-du-Prince-Édouard.» Le député néo-démocrate aca-dien Yvon Godin a affirmé hier qu'il avait reçu des appels de « hauts fonctionnaires du gouver- nement » qui lui ont dit « qu'ils avaient des quotas de 40 000 S chacun et que s'ils ne les atteignaient, ils perdraient leur emploi ».« Ils coupent des gens de peur de perdre leur emploi.D'autres ont quitté leur poste parce qu'ils ne peuvent plus supporter que des gens perdent leur maison en raison des changements du gouvernement à l'assurance-emploi », a-t-il expliqué.Des parkings bientôt « civilisés », promet la Ville DES PARKINGS / Suite de la page A l L'administration mettra progressivement en oeuvre un plan d'action « afin de mettre de l'ordre, de faire le ménage ».11 ne cache pas qu'un des objectifs principaux est une réduction du nombre total de places, particulièrement dans le centre-ville, et une augmentation du prix du stationnement.« Cela rendrait l'exploitation moins attrayante sur le plan financier et stimulerait la construction tant de stationnements souterrains que d'immeubles.» Il ajoute que l'utilisation de terrains vacants à des fins de parcs-autos « ne contribue pas au développement économique ».est sou- vent inesthétique et aggrave la congestion au centre-ville.« Nous voulons favoriser l'utilisation du transport en commun.» Il rappelle par ailleurs que l'administration a adopté récemment une politique de congé fiscal d'une durée de 30 mois pour ceux qui construiront sur une propriété inoccupée du centre-ville.« Laisser les clés à un valet n'est pas interdit, mais nous pourrions adopter un règlement afin que cette pratique disparaisse, déclare le président du comité exécutif.Il s'agirait d'une mesure radicale, mais elle n'est pas exclue.» M.Fortier admet qu'il est difficile de fermer un parc-auto existant à cause des droits acquis.François Lemay, du Service des permis, précise que cette notion n'existe plus lors d'un changement d'exploitant.Il faut alors demander au comité exécutif une permission spéciale, temporaire et non transférable.M.Lemay ajoute que de nouvelles dispositions réglementaires permettent de poursuivre le propriétaire du terrain plutôt que î'occupant.Lorsque la Ville entreprenait des procédures contre un exploitant, « dont ia guérite constituait souvent le seul actif », ce dernier changeait de nom et il fallait tout recommencer.Le comité exécutif se penchait à nouveau hier sur un rapport d'orientation préparé en 1997 par le Service de l'urbanisme et qui précisait que les terrains inoccupés du centre-ville représentaient une superficie égale à celle de la muni- cipalité de Hampstead ou à plus de 75 fois celle du square Saint-Louis.Ces 80 hectares de terrains du centre des affaires ( 22 % de sa superficie ) étaient occupés à plus de 80 % par des parcs-autos.Selon M.Fortier, la Ville se montrera particulièrement vigilante lorsqu'un occupant demandera de régulariser une exploitation sans autorisation.Hier, le comité exécutif a accordé une autorisation à Stationnement métropolitain, qui exploitait depuis 1992, à l'intersection de Viger et Saint-Alexandre, un parc-auto de 48 cases dans lequel on alignait entre 100 et 120 véhicules simultanément et où les règles d'aménagement n'étaient pas observées.M.Fortier jure que la nouvelle politique s'y appliquera.Pauline Marois essuie à son tour un non des médecins de CMcoutinii PAULINE MAROIS / Suite de la paye Al Les leaders du CMDP ont obtenu la semaine dernière le mandat d'entreprendre des moyens de pression au besoin.Ils n'entendent rien mettre en oeuvre qui menace les services à la population, promet toutefois M.Leblond.Il n'y aura donc ni démissions, ni débrayages, ni journées d'étude selon lui.Marois: tourner la page Pauline Marois espère que la désignation d'un conseil d'administration unique, avec éventuelle- ment un seul conseil des médecins, dentistes et pharmaciens, mènera enfin à la réalisation de la fameuse « entente de complémentarité » que le ministère tente en vain d'implanter au Saguenay depuis mai dernier.« Il faut résolument que tous se tournent vers l'avenir », en appelait hier la ministre dans un communiqué.Les membres du nouveau conseil seront désignés d'ici le 5 février et ils administreront les deux établissements dix jours plus tard.Le président du CMDP de Chicoutimi a indiqué hier que ses membres n'allaient probablement pas déléguer de représentant à ce conseil, comme le demandait la régie régionale.L'entente de complémentarité, héritage de la réforme Rochon, devait transformer Jonquière en centre ambulatoire où tous les médecins de Jonquière et Chicoutimi réaliseraient leurs chirurgies d'un jour.Le Complexe hospitalier de la Sagamie ( Chicoutimi ) rapatriait des spécialités comme l'obstétrique et la pédiatrie et toutes les chirurgies avec hospitalisation.Mais de nombreux obstacles ont surgi.Appréhendant la fermeture de l'hôpital, les 35 médecins de Jonquière ont menacé de démissionner en bloc.Lucien Bouchard a dû jouer les négociateurs dans son propre comté pour obtenir la levée de cette menace, promettant notamment aux médecins des mesures de rétention et de recrutement d'un million prévoyant des forfaits de 10 000 S par année.La résistance est ensuite venue de Chicoutimi, avec le refus des chirurgiens d'opérer à Jonquière, faute d'anesthésistes en nombre suffisant, entre autres raisons.Un deuxième expert-conseil du ministère s'y est cassé les dents en janvier.D'où la décision annoncée hier par Québec.Équité : l'offre favorise les moins scolarisés EQUITE / Ssuite de la page A1 La CEQ, elle, en se basant sur une enquête où 1800 enseignants avaient évalué leur temps de travail, estime que la durée de leur tâche est tout à fait semblable, parce que les enseignants ont des semaines plus chargées.« C'est une offre équitable par rapport aux autres dans le secteur public où on a eu, en moyenne, 2,7 % d'augmentation au chapitre de l'équité salariale », lance le négociateur gouvernemental, Maurice Charlebois.Depuis 1989, le gouvernement a versé près de 400 millions en correctifs salariaux à 155 000 employés du secteur public et parapublic.Mais, avec la CEQ, « on amorce les négocia- tions >?, laisse tomber M.Charlebois, laissant entendre que l'offre gouvernementale pourrait bien évoluer à la hausse.Le gouvernement a par exemple négligé d'accorder des compensations salariales rétroactives aux enseignants, ce qu'il s'était engagé à faire à la table de négociation.Les enseignants et le Conseil du Trésor s'étaient entendus pour que la rétroaction remonte à 1995.un coûteux engagement qui était totalement absent des offres hier.« La proposition patronale nous embarque dans un long et pénible voyage », déplore la vice-présidente de la CEQ, Monique Richard.Avec cette offre, le Conseil du Trésor balaie de la main les travaux communs réalisés au cours des sept dernières années avec la CEQ, estime-telle.« La proposition nous ramène à zéro.C'est une proposition qui renie l'équité salariale parce que l'équité salariale, ça ne se fait pas à moitié.» Par exemple, le jugement porté par le Conseil du Trésor sur le temps de travail des enseignants est carrément « méprisant », dénonce Mme Richard.« On ne peut pas traficoter des données parce que les conclusions ne font pas notre affaire.» Et devant cette « gifle », la CEQ pourrait bien reprendre les moyens de pression, qu'elle avait largement utilisés en campagne électorale» alors que les enseignants suivaient pas à pas la tournée du premier ministre et avaient même débrayé illégalement pendant une journée.Un nouveau recours à la grève n'est d'ailleurs pas écarté.Des caméras filment des fantômes Agence France-Presse LONDRES Les caméras de surveillance extérieures d'un manoir anglais ont filmé deux apari-tions de fantômes une nuit à Noël dernier, dont l'un ressemblait à une femme vêtue d'une robe victorienne, rapporte le Daily Telegraph dans son numéro de mercredi.4 Les employés du musée de Bel-, grave Hall, installé dans le manoir .à Leicester dans le centre de l'Angleterre, ont remis les enregistrements à un laboratoire et ont pris contact avec des chercheurs spécialisés dans les phénomènes paranor- ' maux.Le manoir du 18e siècle a été la demeure familiale de John Ellis,' industriel et député britannique.Sa soeur Charlotte serait, selon la légende, décédée dans le manoir et son esprit hanterait la maisonnée.Des employés du musée avaient déjà eu l'occasion d'apercevoir des* spectres.Les deux apparitions fantomati-.ques ont été filmés à très exactement 4 h 48 du matin le 23 decern-bre dernier.Une source de chaleur a déclenché les projecteurs.Cinq ¦ secondes plus tard les caméras s'enclenchaient et filmaient un spectre d'un blanc éclatant mesurant deux mètres.Après dix secondes le spectre a disparu avant qu'un brouillard ne couvre le tout.Stuart Warburton, directeur du.musée, a déclaré: « Ces images surgissent de nulle part.Elles n'entrent ni ne sortent, mais apparais-sent ou disparaissent-simplement.» « Nous ne pensons pas qu'il puisse s'agir d'un canular, car dans ce cas-là les autres caméras auraient filmé les auteurs.» Il est possible que les silhouettes filmées ne soient pas des spectres.; Il pourrait simplement s'agir de; sacs en plastique emportés par le* vent ou alors de petits éclairs.faire le point sur l'actualité LISEZ LE CAHIER | Plus CHAQUE SAMEDI DANS Renseignements : (514) 285-7272 Abonnement : (514) 285-6911 Télécopieur pour abonnement : (514) 285-703kj Lundi au vendredi de 6 h 30 à 17 h 30 Samedi de 7 h à midi Dimanche de 7 h à 11 h Rédaction : (514) 285-7070 Promotion : (514) 285-7100 Les petites annonces : (514) 285-7111 Télécopieur : (514) 848-62X7 Lundi au vendredi de 8 h 00 à 17 h 30 Décès, remerciements : (514) 285-6816 Lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h J\" Grandes annonces Détaillants : (514) 285-6931 National, TéléPlus : (514) 285-7306 Carrières et professions.Nominations : (514) 285-7320 Comptabilité Grandes annonces : (514) 285-6892 Les petites annonces : 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\u2022 -.vi.>r.v \u2022 y.-.'.-Jt «\u2022 >« \u2022\u2022 .à \u2022\u2022\u2022 -Av-av.>' Gouvernement du Québec Ministère du Revenu ».¦ - M.- V \u2022.- \u2022 .a;- v V .* \u2022 v.-Si iiirre c ons le travail au .- ti > ».1/ 6 i e 1 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 4 FÉVRIER 1999 I Pas facile tous les jours d'avoir 40 ans.Barbie en sait maintenant quelque chose.i Barbie en pleine crise de la quarantaine RACHEL BECK Associated Press, NEW YORK Avec sa jolie frimousse, son éternel sourire, et son corps longiligne, on imagine mal Barbie en pleine crise de ia quarantaine.Pourtant, comme beaucoup de gens de son âge, la plus célèbre blonde de la planète tente, à 40 ans, de se réinventer : un tatouage sur le ventre et des copines portant un anneau au nez.Depuis sa première apparition publique, le 9 mars 1959, à la Foire du jouet de New York, le succès de la poupée lisse et sans âge, au corps de rêve ou supposé tel ( taille de guêpe et seins en forme d'obus ), aux multiples professions ( plus de 75 ), ne s'est jamais démenti.Actuellement, l'entreprise Barbie ( poupées et accessoires ) rapporte au fabricant Mattel, bon an mal an, la bagatelle de deux milliards de dollars.Et Barbie reste la poupée la plus connue et la plus vendue au monde.Nombre de ses rivales ont dû jeter l'éponge.Pour Mattel, les bonnes ventes d'hier et d'aujourd'hui ne sont pas une garantie pour demain.Face au rajeunissement de sa clientèle ( surtout des 6-8 ans aujourd'hui ) et à des goûts en constante évolution, la firme basée à El Segundo ( Californie ) est obligée de se renouveler sans cesse.« Les goûts des gamines changent.Elles ne jouent plus à la poupée autant qu'avant et elles cessent d'y jouer beaucoup plus jeunes qu'avant », explique Eric Johnson, professeur à l'Université Vanderbilt de Nashville ( Tennessee ).« Bien sûr, ça rend Barbie nerveuse.» Exemple de ces évolutions : Missy Schmidt, une petite New-Yorkaise de huit ans, a bien sûr sa poupée Barbie, mais elle joue surtout avec ses jeux sur ordinateur, son maquillage et autres accessoires à cheveux.« Barbie, c'est chouette parfois, mais j'ai plein d'autres choses avec lesquelles je préfère jouer », explique-t-elle.C'est ainsi qu'après l'apparition de son fade petit ami Ken en 1961, l'acquisition de la parole en 1966, la première Barbie noire en 1980, est apparue l'an dernier une Barbie aux formes plus courantes, notamment à la poitrine moins généreuse.Et d'autres nouveautés sont déjà prêtes.Elles vont être présentées la semaine prochaine au Festival du jouet.Un look plus jeune et plus « branché« avec une Generations Girl très « in » avec son anneau dans le nez, et une Butterfly Art Barbie avec un papillon tatoué sur son ventre.Pour la première fois, on verra également une Barbie avec un vrai CD-ROM et une Working Woman Barbie avec ses \u2014 faux \u2014 ordinateur et téléphone portables.« Nous voulons que Barbie représente un mode de vie pour les petites filles, pas seulement une marque de jouets », reconnaît Anne Parducci, numéro deux du secteur Barbie chez Mattel.« Nous voulons être sûrs de savoir saisir les petites filles dans toutes les facettes de leur vie actuelle et future.» Une nouvelle «nterpréfa;io.^ cle norr f:*Vnhr»»rSi >'v \u2022antrrVn^ icil!.-*\u2022«-*ln M;»U.»1.- r\\., Il I 14 o 1 \u2022 f \u2022» v \u2022» H^liT-».» i>mt UU \u2022 \u2022»#»*_.lâUiiiMA t.ituiiiUAi Marc Thuet du Centro à Toronto, résultat r* vous vole/ de délice en délite.Canadi>n www.cdnair.Cii "]
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