La presse, 1 février 1999, Cahier A
[" 1 I- Le plus qnjud quotidienïfnwçtiis d'Amcvique Montreal, lundi 1\" février 1999 115* année No 101 62 pages, 4 cahiers TAXES EN SUS tLES-DE-LA-MADELEINE 1 S FLORIDE 1/75 $ U.S.RIEN À PAYER AVANT 4 MOIS IIIJOUTERIE Une soûle adressa 139.rue ST-HUBERT (com Jean-Tali^; (514)277-3127 vAvw.bijouterieleroy.com Auto Les grosses camionnettes sont plus populaires que jamais page Cl ***e*»-*^Éi»iiitjia JÉPPiwWk.i¦J^*Bf A -/ kir»w CyBerpfesse Québécois ! Bravez la neige ! page C6 Hockey 5 3 page S7 Nous Samaranch conseille aux organisateurs de Québec 2002 d'être patients MICHEL MAROIS envoyé spécial, LAUSANNE À quelques heures du début de la CGiiicïciiCc fiiOiiuidic Sui îc ùopcigc dans le sport, un événement fort important pour l'avenir du Comité international olympique, le président du CIO a réitéré hier sa « ferme volonté » de résoudre les grands problèmes auxquels est confronté l'organisme.Juan Antonio Samaranch a passé la journée au Musée olympique, d'où il a participé à plusieurs émissions de télé diffusées directement en Allemagne, en France ou au Japon.Il n'a évidemment pas pu éviter les nombreux journalistes présents à Lausanne, ia capitale olympique.Au cours d'une entrevue exclusive à La Presse, le prési- Mot a a barre MARIE SANZ Agence France-Presse.WASHINGTON L'ancienne stagiaire à la Maison-Blanche, Monica Lewinsky, de retour à Washington, sera le premier témoin à déposer aujourd'hui dans le procès de destitution du président Clinton, qui Monica Lewinsky entre désonnais dans sa dernière phase.Ce témoignage devant un aréopage de sénateurs américains dans un procès historique constitue le dernier avatar de la sulfureuse carrière de l'ex-sta-giaire.Ce week-end, Monica Lewinsky, aujourd'hui âgée de 25 ans, est revenue dans la capitale américaine comme témoin-vedette dans le cadre du procès de destitution d'un président, le deuxième seulement dans l'histoire des États-Unis.Elle devra s'y expliquer à nouveau et sans doute pour la dernière fois sur la relation intime qu'elle a Voir MONICA en A2 dopage ^xVsport dent a répété les lignes de force de son programme pour rétablir la crédibilité du CIO.Curieusement installé dans une section de la librairie du musée, où l'on retrouve tous les dossiers des villes candidates à l'organisation des Jeux, le marquis de Samaranch ( c'est son titre officiel, ici, au coeur de son « royaume » ) s'est montré étonnamment vindicatif en répon- dant à nos questions.« Les gens doivent être convaincus que nous sommes sincères dans notre volonté de régler tous les problèmes », a-t-il martelé à plusieurs reprises.Selon lui, la conférence sur le dopage, prévue depuis longtemps, s'inscrit parfaitement dans la démarche actuelle du CIO.« Nous avons toujours été très fermes dans la lutte contre le dopage, rappelez-vous l'affaire Ben Johnson, a prétendu Samaranch.Malheureusement, ce n'était pas le cas de tous nos partenaires.Nous avons la chance cette semaine d'harmoniser nos efforts pour enfin nous attaquer tous ensemble à ce problème qui mine non seulement le sport, mais aussi toute la société.» Comme il l'a déjà affirmé dans le dossier de la corruption, Samaranch a rappelé que la conférence mondiale n'était qu'un premier pas, décisif certes, mais sûrement pas suffisant pour éliminer le dopage dans le sport.« Le plus important est d'envoyer une message clair aux athlètes et j'ai bon espoir que c'est ce que nous ferons au cours des prochains jours », a-t-il dit.Dans un autre ordre d'idées, le président du CIO a beaucoup insisté sur les efforts entrepris pour mettre fin au « comportement déplacé » de certains membres du CIO et de plusieurs comités de candidature.Interrogé spécifiquement sur les éventuelles poursuites en provenance de comités comme Voir «NOUS» en A2 PHOTO AP Juan Antonio Samaranch PHOTO Reuters Et de deux pour les Broncos.Les Broncos de Denver sont demeurés les champions de la Ligue nationale de football en remportant le XXXIIIe Super Bowl, 34-19, hier soir, à Miami.Us se sont montrés trop forts pour les Falcons d'Atlanta, qui tiraient de l'arrière 17-6 à la mi-temps et qui ont commis quatre revirements au cours de l'affrontement.Le quart-arrière John El way, à sa 16e saison dans la NFL (notre photo), a été proclamé le joueur par excellence du match.En acceptant son trophée, Elway a refusé d'annoncer son retour au jeu ou sa retraite.Elway ou pas, qui pourra arrêter les Broncos, la sixième équipe de l'histoire de la NFL à décrocher deux titres d'affilée ?Le porteur de ballon Terrell Davis est encore sous contrat pour huit ans, l'ailier espacé Rod Smith pour cinq, le joueur de ligne défensive Keith Traylor pour quatre.À lire dans le tabloïd Sports, pages 2 à 4.Le grand j eu de Romano Nathalie Petrowski rencontre ROMANO ORZARI 334 JOURS AVANT L'AN 2000 Il y a un mois, Romano Or-zari, 35 ans, était un pur inconnu dans les rues de Montréal.Sa dégaine nonchalante, son regard noir et sulfureux de latin lover, ses airs à la Pacino, tout cela n'y faisait rien.Pour le Montréalais moyen, Romano Orzari n'existait pas.Le 18 janvier dernier, soir de la première d'Omertà 3 où Romano interprète Nicky Balsamo, le personnage central de cette épopée au coeur de la mafia montréalaise, tout a basculé.Basculé lentement.Maintenant, lorsque cet acteur italo-montréalais élevé à Laval et exilé à New York depuis 10 ans va s'acheter des cigarettes, il n'y a pas d'émeute, mais le dépanneur lui sourit en lui taisant un clin d'oeil.Ailleurs, une madame l'arrête dans la rue pour lu: demander si son enfance a été aussi dure que celle de Nickv.A Romano Orzari n'a pas encore la notoriété d'un Michel Côté ou d'un Luc Picard.Chose certaine, il a l'âme ( tourmentée ) d'un acteur.D'un vrai.Parce que ce métier-là le fascinait, il s'y est lancé à coeur perdu, en coupant tous les ponts avec sa ville, sa famille, ses amis pour panir à l'assaut de la grosse pomme qu'il n'a toujours pas conquise.En attendant, Romano redécouvre Montréal, sa culture et une langue qui lui rappelle de drôles de souvenirs.¦ A lire, l'entrevue en page A10 INDEX\t\t\t\t\t\t\t Petites annonces\t\t\u2022 affaires B6\tBandes dessinées\tC8\tÉtes-vous observateur C7\tMots croises\tC10.S10 \u2022 index\tC7\tArts et spectacles\tBridge\tC10\tFeuilleton C9\tMot mystère\tC9 - immobilier\tC7.C8\tB8ÔB12\tCantin Philippe\tA5\tHoroscope C8\tOpinions\tB3 - marchandises\tC8\t- horaire spectacles B10\tDécès\tC11\tLe monde\tPolitique\tA4, AS \u2022emplois\tes\t\u2022 horaire télévision B9\tÉconomie B1.B4a.B6\t\tA10.A12.A14.A10\tTabloïd Sports\t \u2022 automobile\tC9\t\u2022théâtre B8\tÉditorial\tB2\tLoteries A2.A9\t-Michel Blanchard\t PHOTO PIERRE CÔTE.La Presse Romano Klaus n'est plus Klaus Peter Matthes, qui formait avec sa femme Mariette Gauthier le plus célèbre couple de photographes canadiens ( Mia et Klaus ), est mort hier à l'âge de 69 ans.Au fil des années, Mia et Klaus se sont taillé une grande réputation de paysagistes sachant dompter la lumière à la perfection.Leurs magnifiques albums ont célébré Charlevoix et ses riches couleurs, les îles de la Madeleine aux sables blancs et aux caps de terre rouge, la sauvage Basse Côte-Nord, ainsi que le Jardin botanique de Montréal.À lire en page A8 ÉDITORIAL MÉTÉO Taïwan méconnue par Ottawa - Frédéric Wagnicre page B2 Ciel ensoleillé Max.0, min.-6 Cahier Sports, page 20 \u2022p (Si Une tonne d'équipement à prix plume.LES CONCESSIONNAIRES CHEVROLET OLDSMOBILE DU QUÉBEC Offre dune durée lim'tôe.réservée aux 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gens de Québec vont collaborer à notre enquête et qu'ils nous aideront à corriger la situation.» Plusieurs auront noté que Samaranch et les dirigeants de l'olympisme s'en remettent encore une fois aux autres pour régler un problème qui les dépasse.Évidemment incapable de mener une enquête interne qui ne manquerait pas d'inculper un grand nombre de ses membres, le CIO a décidé de placer les comités de candidature dans la position impossible où ils ne pourront accuser sans se condamner eux-mêmes.Habile, certes, cette manoeuvre n'en té- Monica à la barre moigne pas moins d'un profond cynisme.Un peu comme ce lion d'une fable de La Fontaine, qui fait tant par ses mots et fausses contritions qu'on en vient à tuer à sa place un baudet en sacrifice aux ravages de la peste.Le CIO est coupable, qu'on le dise une fois pour toutes.Mais il est aussi juge.Demain : les athlètes se prononcent.MONICA / Suite de la page A l eue durant 18 mois avec le président Clinton, dernier acte d'une carrière à Washington qui a commencé comme stagiaire bénévole à la Maison-Blanche sur recommandation d'un ami de sa famille, un riche donateur du Parti démocrate.Mlle Lewinsky, qui a déjà été entendue plus de vingt fois dans le cadre de l'enquête du procureur indépendant Kenneth Starr, sera interrogée à l'hôtel Mayflower, où elle loge, par les « procureurs » républicains lors d'une séance qui pourra durer jusqu'à huit heures.Elle sera le premier témoin à faire une déposition dans le cadre du procès.Deux autres témoins, Vernon Jordan, un ami proche de Bill Clinton, et Sidney Blumenthal, un conseiller de la Maison-Blanche, effectueront leurs dépositions demain et mercredi, respectivement, dans une salle du Congrès.La déposition de l'ancienne stagiaire de la Maison-Blanche ne devrait pas toutefois donner lieu à des révélations fracassantes susceptibles de changer le cours du procès du président américain.Plusieurs sénateurs républicains ont eux-mêmes minimisé d'avance hier dans les talk-shows dominicaux l'incidence de l'intervention de la jeune femme par qui le scandale est arrivé.Les» questions posées aux témoins ne pourront avoir trait qu'aux accusations de parjure et d'entrave à la justice retenues contre Bill Clinton dans le cadre de la procédure de destitution en cours au Sénat.« Il ne s'agit pas de savoir qui a touché qui et où », a pour sa part assuré un « procureur » Lindsey Graham, mais de juger si le président a « intimidé les gens » et s'est montré « prêt à détruire la vie personnelle des gens à des fins politiques et légales ».Les dépositions de Monica Lewinsky seront faites à huis clos en présence des « procureurs » de la Chambre des représentants et de leurs conseillers, des avocats de la Maison-Blanche, des avocats des témoins et de deux sénateurs \u2014 un républicain ei un démocrate.Lorsque le procès reprendra, jeudi prochain, les sénateurs devront décider s'il convient ou non de convoquer directement les témoins à la barre ou s'il faut avoir recours uniquement aux enregistrements ou à des extraits de ceux-ci.En l'absence de la majorité nécessaire pour prononcer la destitution du président, les sénateurs envisagent désormais d'autres formes de condamnations pour sanctionner sa conduite dans l'affaire Lewinsky.« Il est clair que le président ne sera pas chassé » de la présidence, a indiqué hier le sénateur républicain de l'Utah, Orrin Hatch, mais « nous cherchons un moyen de sanctionner la manière dont le président a violé nos valeurs communes ».Le procureur indépendant Kenneth Starr ne semble pourtant pas prêt à s'avouer vaincu.Selon le New York Times de dimanche, il est convaincu avoir l'autorité légale nécessaire pour pouvoir, le cas échéant, chercher à inculper le président Bill Clinton pour parjure et entrave à la justice avant qu'il ne quitte la Maison-Blanche en janvier 2001.M.Starr examinerait en particulier la possibilité de demander à un grand jury fédéral ( chambre de mise en accusation ) d'inculper le président avant la fin de son mandat, ce qui serait une première dans l'histoire des Etats-Unis, selon le journal.Quant à Monica Lewinsky, son accord d'immunité avec !e procureur indcp^nJanû lui interdit de parler à la presse et l'oblige à coopérer dans toute procédure « executive, militaire, judiciaire ou du Congrès ».La jeune femme attend la publication de sa biographie avec le britannique Andrew Morton, L'histoire de Monica pour laquelle elle aurait touché un million de dollars.Elle a trouvé une alliée de poids en Barbara Walters, journaliste-vedette de la chaîne de télévision ABC, qui prépare avec elle une interview exclusive et la trouve « très intelligente et chaleureuse ».Même les « procureurs » républicains chargés du procès de Bill Clinton qui l'ont rencontré la semaine dernière dans un grand hôtel de la capitale l'ont trouvée unanimement « intelligente et posée ».Ottawa accorderait des fonds L'échangisme se pratique dans toutes les classes sociales pour la santé des autochtones Presse Canadienne TORONTO De plus en plus de Canadiens procèdent à des échanges de partenaires sexuels et cela peu importe leur classe sociale ou leur métier.En fait, la popularité des clubs échangistes est à la hausse grâce au réseau Internet, x qui en font partie, ce genre d'échanges est devenu davantage un style de vie qu'une affaire simplement sexuelle.Le sujet fait les manchettes depuis l'arrestation, à Montréal, de Jean-Paul Labaye, un propriétaire de club échangiste, accusé d'avoir dirigé une maison de débauche.L'établissement de M.Labaye, L'Orage, a été perquisitionné en mars dernier et pas moins de 42 personnes ont été arrêtées, dont 16 qui étaient en pleins ébats sexuels.Selon la défense, les échanges, qui se déroulaient entre adultes consentants, résultent d'un style de vie particulier.Un style de vie grandement facilité par la technologie, d'ajouter David Muller, du Toronto's Club Prive, selon qui 70 % de ses membres ont découvert son club sur Internet.M.Muller estime par ailleurs que la publicité faite autour de cette affaire a augmenté l'intérêt de la population pour l'échangisme.11 n'y avait qu'un club d'échangistes à Toronto en 1993, quand M.Muller a ouvert son propre club.On en compte plus de six aujourd'hui.En outre, il y aurait plus d'une douzaine de clubs indépendants au Canada et une quinzaine d'autres affiliés à une association américaine de clubs échangistes basée à Los Angeles.Les participants se retrouvent dans toutes les classes de la société et on y compte beaucoup de couples mariés depuis longtemps et qui veulent tout simplement remettre du piquant dans leur vie sexuelle.Les gens vont dans ces clubs pour danser et tenter de séduire et, parfois, les rencontres vont plus loin.Certains couples retournent seuls, mais excités à la maison, alors que d'autres s'éprennent d'amitié avec d'autres couples et s'en vont directement dans un motel pour procéder à un échange.« La majorité recherche l'érotisme, sans pour autant aller de l'avant avec un échange de partenaires », explique Ruthy Mulle:, copropriétaire avec son mari d'un club échangiste dans la banlieue de Toronto.Les rapports sexuels, s'il y en a, n'ont pas lieu dans son club, insiste-t-elle.« Nous ne sommes qu'un lieu de rencontre/ M.Muller estime toutefois que les couples doivent être prudents.Selon lui, l'échangisme peut redonner de l'appétit sexuel à un couple solide mais précipiter la dissolution de ceux qui ne le sont pas.Presse Canadienne OTTAWA Le prochain budget fédéral contiendra certaines mesures pour améliorer la santé déficiente des autochtones, a assuré hier le chef des premières nations, Phil Fontaine, au terme d'une rencontre tenue dans la capitale fédérale.Alors qu'il clôturait une conférence de trois jours sur la santé des autochtones, le chef Fontaine a annoncé qu'Ottawa allait prévoir des mesures pour aider à régler certains problèmes importants dont il a été question en fin de semaine.Des sommes pourraient être accordées pour les soins à domicile, le diabète, la santé mentale et les collectes de données, a-t-il précisé.« D'après ce que j'ai entendu ici au cours des trois derniers jours, ce sont nos priorités », a-t-il ajouté.M.Fontaine avait l'air d'un homme qui en sait plus qu'il ne peut en dire.Les discussions concernant le budget fédéral sont strictement confidentielles.Le budget sera rendu public plus tard au cours du mois.Selon M.Fontaine, ce sera le 17 février.Le premier jour de la rencontre, le chef Fontaine avait déclaré aux journalistes qu'une somme de 300 millions lui paraissait acceptable pour mettre en route des programmes visant à améliorer la santé des autochtones.L'assemblée spéciale sur la santé s'est ouverte avec la publication d'un rapport sur l'état de santé de la population autochtone.Les autochtones fument deux fois plus que le reste de la population.Ils sont plus sus- ceptibles de souffrir du diabète, de cancer, de maladies cardiaques, d'hypertension et d'arthrite que les autres Canadiens.Près de la moitié des 9870 autochtones adultes interrogés ont déclaré que leurs établissements de santé étaient inférieurs aux normes exigées.Le rapport contenait aussi quelques éléments plus positifs.Une majorité de répondants ont dit que leurs enfants étaient en bonne ou en excellente santé physique.La situation semble cependant tout autre en ce qui concerne la santé mentale.Samedi, 19 autochtones âgés de moins de 28 ans se sont réunis pour échanger leurs expériences, souvent navrantes.Une demi-douzaine de jeunes femmes, entre autres, semblaient toutes avoir mené le même genre de vie, où l'alcool, la drogue, la violence familiale, la grossesse à l'adolescence, la violence de rues et l'indifférence avaient joué un rôle important.Elles ont cité deux cas de fillettes de huit ans qui faisaient des plans pour se pendre tellement elles n'en pouvaient plus.La rencontre du week-end s'est terminée sur un accord pour mettre de l'avant un projet de l'Assemblée des premières nations, afin d'élaborer une Convention sur la santé des premières nations.« Nous devons toujours tenir compte des projets et des aspirations des autres, de ce qu'ils considèrent comme étant nos besoins », a déclaré Allan Deleary, directeur des services de santé.« Nous savons ce que nous voulons.Nous ne voulons pas avoir à tenir compte de décisions politiques unilatérales.Nous sommes en bonne position pour retourner devant le gouvernement et dire quels sont nos besoins », a-t-il expliqué.Renseignements : (514) 285-7272 Abonnement : (514) 285-6911 Télécopieur pour abonnement : (514) 285-7039 Lundi au vendredi de 6 h 30 à 17 h 30 Samedi de 7 h à midi Dimanche de 7 h à 11 h Rédaction : (514) 285-7070 Promotion : (514) 2&:>-7iû0 Les petites annonces : (514) 285-7111 Télécopieur : (514) 848-6287 Lundi au vendredi de 8 h 00 à 17 h 30 Décès, remerciements : (514) 285-6816 Lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 30 Grandes annonces Détaillants : (5)4) 285-6931 National, TéléPlus : (514) 285-7306 Carrières et professions.Nominations : (514) 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h.Objectif : 125 donneurs ; ¦ à Saint-Anne-de-Bellevue : Cégep John-Abbott, campus Sainte-Anne, agora de l'édifice Casgrain, 21272, Chemin Lakeshore, rie 9 h \"*n à îAh \"*o.Ob^Ctif * 175 donneurs ; ¦ à Notre-Dame-du-bon-Conseil : organisée par le club Optimiste, Centre communautaire, 541, rue Ducharme, de 14 h 30 à 20 h.Objectif : 100 donneurs ; ¦ à Waterloo : organisée par les Chevaliers de Colomb et un groupe de dames, église Saint-Bernardin, 5005, rue Foster, de 14 h à 19 h 30.Objectif : 125 donneurs .DEMAIN DANS LA PRESSE Un dollar unique avec les États-Unis ¦ Des économistes universitaires et un ministre provincial des Finances relancent l'idée d'une union monétaire entre le Canada et les Etats-Unis.Voilà un débat essentiellement académique, disent des économistes de grosses boîtes financières de Bay Street.N'empêche que si une fusion monétaire entre les deux plus grands partenaires commerciaux du monde devait survenir, une part significative des revenus de transactions des employeurs de ces mêmes économistes serait menacée de disparition.Martin Vallières explique toutes les implications de ce concept, demain dans le cahier Économie.QUESTION DU JOUR ^iiiiLiaison Vous voulez vous faire entendre?Répondez à la question du jour.Pour faire connaître votre opinion, composez le (514) 285-7333; au son de la voix, faites le l.Êtes-vous d'accord avec l'idée, lancée ce week-end par le premier ministre Bouchard, de tenir un grand «brassage d'idées» sur l'option souverainiste?Êtes-vous en faveur d'un dollar commun à toute l'Amérique?À cette question posée hier, le pourcentage des réponses obtenues a été: Oui: 65 % Non: 35 % NDLR: Ce sondage maison sert uniquement a prendre le pouls de nos lecteurs et n 'a aucune pretention scientifique.MONTREAL rest toi Vul vill*\\ Parc des Iles de Montréal Québec rowio?oi LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI l« FÉVRIER 1999 ?A3 Actualités L'EXPRESS DU MATIN Plus de 1500 personnes manifestent Deux perdent la vie ¦ Le sport de la motoneige a connu un autre week-end meurtrier.Deux motoneigistes ont péri, samedi, l'un en journée sur le sentier provincial de Rivière-du-Loup dans le Bas Saint-Laurent et l'autre en fin de soirée dans le secteur du Lac Mathieu au nord de la ZEC de la Rivière-Portneuf.Le bilan des victimes de la motoneige depuis le début de la saison est maintenant de 19 ( dont neuf dans l'est de la province ).La journée du 22 janvier avait été particulièrement meurtrière avec trois pertes de vie.En après-midi, samedi, André Bérubé, âgé de 45 ans, de Beauharnois dans la région de Valleyfield, est décédé après avoir perdu le contrôle de son véhicule.Par ailleurs, en fin de soirée, samedi, des motoneigistes qui passaient la fin de semaine dans un chalet du Lac Mathieu au nord de la Zec de la rivière Portneuf ont décidé d'aller faire une randonnée nocturne.L'un d'eux, Lionel Gi-gnac, âgé de 49 ans, de Saint-Raymond, est entré en collision avec un arbre et a perdu la vie.Un mort sur la route ¦ Au cours du week-end, une personne a perdu la vie sur les routes du Québec.Samedi, vers 2 h 30, sur la route 139, à Sut-ton, est décédé Bradley Mar-coux, âgé de 17 ans.Le conducteur, originaire de Richford, au Vermont, a perdu la maîtrise de son véhicule.Mort suspecte 21 Les enquêteurs de la section des homicides de la police de la communauté urbaine de Montréal devront attendre le résultat de l'autopsie qui sera pratiquée aujourd'hui sur le corps d'un homme âgé d'environ 35 ans, découvert hier matin par un de ses amis à l'intérieur du 6220, rue Sherbrooke Ouest, avant de se prononcer sur les circonstances de la mort.Les policiers considèrent l'événement comme une mort suspecte.L'analyse de la scène de crime n'a pas permis de déterminer s'il s'agissait d'un meurtre, d'un suicide ou d'un accident.L'homme dont l'identité n'a pas été révélée, a été poignardé mortellement.Selon les constatations des policiers, la mort remonterait à la nuit de samedi à dimanche.L'interrogatoire de la personne qui a découvert le cadavre n'a pas permis aux enquêteurs d'élucider les circonstances de la mort.Meurtre ¦ Un homme âgé d'une trentaine d'années est décédé hier soir à l'Hôpital Général de Montréal, après avoir été poignardé par son colocataire en soirée.L'agression au couteau s'est produite à l'intérieur du 2680, rue Rushbrooke, dans le quartier Pointe-Saint-Charles.Une querelle entre les deux hommes semble être à l'origine du meurtre.Dès le début de l'enquête, le lieutenant-détective Jean-François Martin de la section des homicides de la police de la CUM, a demandé à ses hommes de traiter la scène du crime comme s'il s'agissait d'un meurtre, compte tenu de la gravité des blessures infligées à l'homme.Le colocataire, un homme également âgé d'une trentaine d'années, a été arrêté sur place par les premiers policiers qui sont arrivés sur les lieux.L'arme du crime a été retrouvée.Quant à la victime, elle avait réussi à se traîner jusqu'à l'extérieur et a été retrouvée baignant dans son sang sur le t roi -toir.Agression au couteau ¦ Deux hommes ont été blessés vers 3 h 25 hier, à la sortie du bar Verticaux situé près de l'intersection du boulevard Saint-Laurent et de la rue Rachel à Montréal.Les blessés étaient accompagnés de deux dames lorsqu'ils ont été attaqués par deux autres hommes.Un des blesses a été coupé à une arcade sourcilierc et à la figure.Son copain a subi des lacérations à la tète et au cou.Leur vie n'est toutefois pas en danger.Personne n'a été arrêté en rapport avec cette agression année et les motifs ne sont pas clairs.en aux employés de Flamingo n W^.'/AV.' ¦ /' t'A \u2014j « PHOTO ROBERT SWNNER.La Presse Les manifestants ne se sont pas laissés impressionner par la pancarte « à vendre » sur l'édifice de Joliette.CHRISTIANE DESJARDINS La fermeture officielle de l'abattoir de poulets Olymel-Flamingo, à Joliette, annoncée pour hier, n'a pas anéanti l'espoir des syndiqués de la CSN.Plus de 1500 personnes oni manifesté dans le centre-vil le de Joliette hier après-midi, en appui aux 560 employés des abattoirs de Joliette et de Berthierville, en grève depuis le 28 octobre dernier.D'un côté, la direction invoque des coûts de production trop élevés et veut réduire la masse salariale des employés de 2,50 S l'heure, de l'autre, les employés réclament une indexation des salaires, un contrat de travail de deux ans, une hausse de 1 % et la création d'un régime de retraite.Les employés des deux usines font front commun dans ce conflit.Dans cette grève, c'est l'usine de Joliette qui est, et de loin, la plus menacée puisqu'elle est fermée, placardée, et qu'une pancarte « à vendre » y est plantée.D'ailleurs, la direction d'Olymel-Flamingo, propriété de la Coopérative fédérée du Québec, n'a jamais caché son intention de fermer définitivement son usine de Joliette le 31 janvier ( hier ), tandis qu'elle prévoit investir dans celle de Berthierville.Malgré tout, et bien qu'il n'y ait plus aucune négociation en cours, les employés affiliés à la CSN affirment ne pas perdre espoir pour Juliette.« On a négocié ensemble, on est sortis ensemble, on va rentrer ensemble », ont scandé tour à tour des représentants des deux usines.Tout en soulignant que les conditions de travail dans les abattoirs sont très difficiles, en raison no- tamment des variations de temperatures fréquentes et du travail répétitif, le président de la CSN.Gérald Larose, signale que les demandes des syndiqués sont si « minimes », qu'il n'est pas question de faire des concessions.« Les employés n'ont pas eu de véritables augmentations de salaire au cours des cinq dernières années, à peine 0.4 % de 1 %.», précise-t-il.La réouverture de l'usine de Joliette est incontournable, seion M.Larose.« À moins que la fédérée ne décide de fermer les deux usines, il n'y aura pas de règlement sans que l'on règle aussi le cas des gens de Joliette.L'entreprise a entre 800 000 et 1,2 million de poulets à abattre dans la région.Ils n'iront pas les jeter dans le fleuve.» M.Larose ne se dit pas impressionné par la pancarte « à vendre ».et soutient que même s'il n'y pas de négociations, les contacts ne sont pas coupés avec la compagnie.« Il y a des contacts qui se font, pas formellement, mais par l'intermédiaire de différentes personnes ».soutient-il.Plusieurs décideurs de la région de Lanaudière, tels André Hénauit.président de la MRC de Joliette.et René Laurin, député du Bloc québécois de Joliette, ont participé à cette manifestation.Ils se disent outrés par l'attitude de la Coopérative fédérée dans ce conflit, et encouragent les employés à tenir bon.« Perdre celte usine et ses 300 emplois ferait un trou énorme dans la région.On investit des sommes considérables pour que des usines viennent s'installer chez nous.Flamingo est productive, elle doit demeurer dans la région », dit M.Hénauit.Fermet d'un centre de formation rofessionnelle l'ouest de l'île MARIE-CLAUDE GIRARD Le conseil de la commission scolaire francophone de l'ouest de l'île de Montréal s'apprête à mettre la clé dans la porte du centre de formation professionnelle de Pierre-fonds, qui dispense des cours techniques de niveau secondaire, au grand dam de l'Association des francophones de l'Ouest de l'île qui y voit une perte de services importantes pour les élèves francophones.Le conseil de la commission scolaire Marguerite-Bourgeoys s'annonce fort animé ce soir.En plus de se prononcer sur la fermeture du centre, les commissaires devront aussi se pencher sur un projet de moratoire sur le redécoupage des territoires des écoles primaires, une question qui mécontentent plusieurs parents.De nombreux enfants risquent d'être déplacés vers d'autres écoles en raison de ce redécoupage.Le centre de formation est situé à l'intérieur d'une école de Pierre-fonds appartenant maintenant à la commission scolaire anglophone Lester-B.-Pearson.Il offre notamment des cours de mécanique automobile, de décoration intérieure et de bureautique, dont certains en anglais et en français.La commission scolaire Marguerite-Bourgeoys projette de transférer cet été certains cours vers d'autres centres qui lui appartien- nent, à Lachine, LaSalle ou Verdun, explique Sonia Lalonde, commissaire du quartier 15, qui comprend une partie de Pointe-Claire.Les autres cours ne seront plus offerts en français.« C'est un recul pour les francophones de l'ouest de l'île, alors qu'on devrait faire la promotion de la formation professionnelle », soutient-elle.Comme six autres commissaires de l'Ouest, elle s'est opposée à la fermeture du centre.Le conseil provisoire dont elle faisait partie, et qui devait mettre en place la nouvelle commission scolaire linguistique, avait prévu de louer les locaux à Lester-B.-Pearson pendant encore dix ans.Mais le président de la commis- sion scolaire est arrive en décembre avec une tout autre entente qui devrait, de toute évidence, être adoptée ce soir, d'après Mme Lalonde.Le vice-président de l'Association des francophones de l'Ouest-de-l'ile, Pierre Paquette, s'indigne lui aussi de la fermeture de l'école technique.C'est comme si la commission scolaire Marguerite-Bourgeoys remettait à la commission anglophone le soin de décider s'il y aura ou non des cours professionnels en français dans l'ouest de l'île, s'étonne-t-il.Pourquoi ne pas déménager l'école ailleurs mais dans le nord-ouest ?, demande-t-il.Une entente avec le nouveau cégep Gérald-Godin, qui ouvrira cet ete.lui semblerait une bonne solution.Mouvement Action Justice voudrait que la réforme s'étende à tous les corps policiers PHOTO ROBERT SKINNER.UPwsie' Yves Manseau, président du Mouvement Action Justice.Brigitte Chabot, rcchei chiste à MAJV et Dan Philips, président de la Ligue des Noirs du Québec, ont réagi hier au rapport Poitras.t CHRISTI ANE DESJARDINS Le Mouvement Action Justice et la Ligue des Noirs du Québec se disent très satisfaits des conclusions du rapport Poitras et pressent le ministre de la Sécurité publique.Serge Ménard, d'implanter rapidement la reforme promise, non seulement à la Sûreté du Quebec, mais de l'étendre à tous les corps policiers.« C'est la première fois qu'un organisme appelle un chat, « un chat », dit Yves Manseau.president du Mouvement Action Justice ( MAJ ), à propos du volumineux iapport.La commission Poitras a coûté 20 millions.Faudra-1-il dépenser un autre 20 millions pour que le ministre comprenne que les problèmes endémiques identifies à la Sûreté du Québec concernent aussi le SPCUM et les autres corps policiers?Le MAJ dénonce cette situation depuis des lustres, et gratuitement.» Le président du MAJ.un organisme qui milite pour les droits des personnes face à la justice, estime que le rapport devrait convaincre le ministre de reconsidérer certains dossiers litigieux menés à la SQ et au SPCUM.et cite en exemple la mon de Martin Sua/o.tué par un policier du SPCUM en 1995.Selon lui, celte enquête et plusieurs autres concernant des affaires où il y a eu mort d'hommes, sont loin d'être nettes.« On a assez de rapports sur le SPCUM ».M.Manseau, lier que la commission Poitras ait repris plusieurs des recommandations du MAJ.insiste sur la création rapide d'organismes civils charges de la surveillance des institutions policières.Selon lui.1 % des budgets alloués aux corps policiers, déviait être investi pour financer ces organismes de surveillance.« Il faut apporter du sang neuf dans ces organismes, des gens plus créatifs, plus instruits.Jusqu'ici, ce sont toujours les même gens qui ont gravite dans ces organic mes.»» M.Manseau.qui était accompagne Iots de- la conférence de presse île Dan Philips, president de la 1 Igue des Nous du Quebec pense que le ministre Men.nd doit maintenant prouver qu'il veut vraiment améliorer les choses.« Il fait partie du problème aussi, signale M.Manseau.Il était au courant depuis longtemps de ce qui se passait à la SQ.mais c'est l'affaire Matticks qui l'a oblige a agir.11 faut être vigilant, car la reforme sera introduite par ceux-là mêmes qui ont préfère maintenir le Statu quo jusqu'ici.» A4 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI l« FÉVRIER 1999 Politique Une rentrée parlementaire sans surprise à la Chambre des communes JULES RICHER de la Presse Canadienne, OTTAWA Après le congé des Fêtes, les députés font leur retour à la Chambre des communes aujourd'hui sur fond de préparation au budget et de négociations sur le système de soins Toutefois, la table sera déjà mise pour le budget \u2014qui devrait être présenté dans la troisième semaine de février\u2014, puisque, comme le veut maintenant la coutume, plusieurs de ses grands pans sont déjà connus.Le premier ministre Jean Chrétien et son ministre des Finances, Paul Martin, l'ont répété au cours des aerniers mois : la priorité du budget sera la santé.Et quelle forme prendra cette priorité ?Sans doute une hausse des transferts aux provinces.Le chiffre de 1 milliard a été avancé dans le rapport du comité parlementaire des finances, et tous s'attendent à ce que l'augmentation se situe dans ces eaux.Reste à voir comment évolueront les négociations avec les provinces, à qui le fédéral veut imposer certaines conditions.Les partis d'opposition le savent bien et fourbissent leurs armes en conséquence.En particulier le Bloc québécois, qui juge le gouvernement avaricieux et manipulateur.t ».i .,j\u2014 M_i.T-» i _ »- W 1V.UV1V.» f^ul IV II l\\_ nui lu.uu kJ Michel Gauthier, qualifie l'attitude d'Ottawa dans le dossier de la santé d'« odieuse ».« Je trouve absolument odieux que le gouvernement, après avoir affamé les provinces, profite d'une hausse des transferts pour faire du chantage », affirme-t-il.Outre la santé, le Bloc veut s'attaquer au dossier de la pauvreté en reprochant au fédéral de ne rien faire pour régler le problème alors que ses coffres regorgent d'argent provenant des surplus générés en grande partie par le régime d'assurance-emploi.Sur le front de l'impôt, là encore, M.Martin a affiché ses couleurs à l'avance : les baisses seront modestes.Celui-ci continue à privilégier son approche « équilibrée », c'est-à-dire que les surplus budgétaires sont divisés ainsi : remboursement de la dette, diminution des impôts et dépenses dans les programmes ( cette année, ce sera au toux de la santé ).Menu législatif Et ce terrain de l'impôt, le Parti réformiste entend bien l'occuper.Réuni avec son caucus de députés à Victoria la semaine dernière, le chef Preston Manning a soutenu que le fédéral dispose de suffisamment d'argent en banque pour offrir « une baisse substantielle d'impôt ».Le Parti réformiste martèle de- puis l'année dernière que la croissance économique au Canada passe par une diminution marquée du fardeau fiscal des Canadiens.Pour illustrer son propos, le parti donne l'exemple des États-Unis, où les citoyens paient beaucoup moins d'impôts que les Canadiens et où l'économie carbure à plein régime.S'annonçant longues et ardues, les négociations sur l'union sociale n'ont pas fini de faire parler d'elles au Parlement.Cependant, il est difficile de savoir quelle tangente prendra le dossier.Quant au menu législatif, il s'annonce maigre pour l'instant.Le projet de loi C-5:> sur ie contenu publicitaire des magazines américains que pilote la ministre du Patrimoine, Sheila Copps, brillera au menu non pas en raison des débats aux Communes \u2014 seul le Parti réformiste s'y oppose avec véhémence \u2014 mais à cause des réactions des Américains, qui jouent la ligne dure dans le dossier.En arrière-plan des travaux parlementaires, un événement politi- que d'envergure retiendra également l'attention.Il s'agit du congrès de l'Alternative unie, qui se déroulera du 19 au 21 février à Ottawa.Tentative d'union de la droite canadienne Sous la houlette du Parti réformiste, la droite canadienne tentera alors d'unir ses forces dans le but avoué de battre les libéraux de Jean Chrétien aux prochaines élections fédérales.On attend 1500 personnes au congrès.À la suite de ces discussions, un nouveau parti pourrait voir le jour, .if -|-T __.»«.-uf- \u2014.que politique canadienne.Mais l'Alternative unie ne pourra pas compter sur l'appui du Parti conservateur, qui a refusé de s'associer de près ou de loin à cette initiative venue des réformistes.Le parti a même fondé un mouvement similaire, l'« Alternative canadienne », qui n'est cependant pas prêt pour l'instant à tenir un congrès.Un 9pi il ini ir Le mardi 2 février 1999 % de rabais' sur des centaines d'articles à prix de vente, à prix courant ou en liquidation.Mode, linge de maison, articles de la Solderie des manufacturiers et autres.(Et 15 % de rabais sur meubles et matelas à prix courant\") Rabais de 7% équivalant à la TPS sur le prix courant des appareils de soins personnels, petits appareils électriques, articles sur roulettes et meubles pour bébés.t Certaines restrictions s'appliquent.Détails en magasin.L'événement Vente pour les aînés est en vigueur le mardi 2 févner Ces offres ne peuvent être jumelées à d'autres offres de rabais corresDondant aux taxes.Offres en vigueur pour les personnes de 65 ans et plus.Achats en personne souiemont.\"Vous trouverez n^eubles et matelas chez Eaton Centre-viBo à Montréal irxd n.i*A P*Ar*» n'CHÂanc travail- 1er à temps plein.Entre 50 et 100 travailleront douze mois par année.Les autres pourraient devoir se contenter de trois à six mois de travail.En revanche, les employés réguliers ont accepté hier de verser leurs primes de production annuelle, environ 800 $ chacun, à un système d'aide aux travailleurs « transitionnels ».Au cours des deux années à venir, ceux-ci rece- \\rrr\\r\\t *»ni;irnn WAX I Ul* An non c mr -.-i^/w» XW WWW V f tuiilWb en compensation.De plus, ils pourront retrouver leur statut perma- nent dans cinq à sept ans, peut-être moins s'il y a des départs à la retraite.En acceptant la proposition négociée avec l'employeur, les syndiqués de la section locale 1999 des Teamsters ont renouvelé leur convention collective jusqu'en décembre 2003.Rapatriement en vue Pour Alban Asselin, vice-président aux affaires publiques chez Molson, la paix syndicale devrait permettre d'aller chercher de nouvelles parts de marché et d'autres volumes d'exportation.D'ailleurs, en échange de l'entente, l'employeur a promis de ramener à Montréal, peut-être dès ce prin- tinées aux États-Unis.La production de plus de 3,7 millions de caisses de bières avait été transférée en Ontario ces dernières années.Dans un communiqué conjoint, le syndicat et les Brasseries Molson soulignent que des bonifications apportées au régime de retraite contribueront à favoriser le départ volontaire des plus vieux, ouvrant ainsi une petite place aux employés plus jeunes.Pourtant, il y a peu de candidats admissibles à la retraite, indiquait hier matin le président du syndicat de Molson, Hughes Pelletier.On compte environ une soixantaine de cas potentiels.Amertume Patron et syndicat se réjouissent d'avoir trouvé, dans cette entente \u2022\u2022 .W.\u2022 WJ u vatrices dans le but d'augmenter la productivité et de résoudre le pro- blème du surplus de main-d'oeuvre ».L'adoption de la proposition à 543 voix contre 130 a toutefois suscité de l'amertume chez plusieurs syndiqués.« On va se faire « flus-her » de toute façon », ruminait un travailleur, en quittant l'assemblée avant la fin des discussions.« C'est un vote de raison, pas un vote de coeur », a commenté un autre.« On n'a pas le choix.Il faut travailler.» Depuis la fusion avec O'Keefe, ii y a dix ans, les usines ont été modernisées et fonctionnent avec des surplus de personnel, explique M.H).» 1 I i < t i .» r 41 /\"~\\r-» »-»'-» »-»-¦»«-* »-.»-/J \u2022 .1 -» WX*Wi>»Wà» V> \u2022 » .¦ v - i - v- - f ' «.tuu ¦ .\u2022 face.On a permis à 188 travailleurs de ne pas perdre leurs emplois.» couvre a neine ses PHOTO ROBERT SKINNER.La Presse Ginette Reno, une des co-animatrices de rémission, a également interprété plusieurs chansons de son répertoire.RAYMOND GERVAIS La 22e édition du Téléthon de la paralysie cérébrale, qui faisait un retour cette année après un an d'absence, n'a couvert hier qu'à peine ses frais de production.Le Téléthon n'aura en effet permis d'amasser que 801 382 $ durant les neuf heures de l'événement, soit la moitié de la somme que les organisateurs souhaitaient recueillir.Or, une somme de 300 000 S seulement ira à l'Association de la paralysie cérébrale, puisque le coût de production du Téléthon se chiffre à un demi-million de dollars.L'Association estime que le Super-Bowl et la magnifique journée ensoleillée d'hier ne sont pas étrangers aux déboires du Téléthon.La déception pouvait d'ailleurs se lire sur la figure de l'animateur vedette Normand Brathwaite, qui jusqu'à la dernière minute, espérait au moins atteindre le chiffre magique d'un million de dollars.L'an dernier, le Téléthon avait été annulé en raison de la tempête de verglas.En 1997, 1,8 million de dollars avaient été recueillis durant les 12 heures du Téléthon.Moins long, moins loin Cette année, le fait d'avoir raccourci de trois heures la télédiffusion de l'événement sur les ondes de TQS, peut aussi avoir influencé les résultats.Il n'y avait aussi que six régions qui ont été sollicitées au lieu de 12 en 1997.Diffusé à partir du Monument National, le Téléthon est le principal mécanisme de financement de l'Association de paralysie cérébrale du Québec en dehors des activités qui s'organisent en région.L'Association vise, entre autres, à améliorer les conditions de vie des personnes atteintes de la paralysie cérébrale et de celles de leur famille.Il n'y a pas de cure miracle pour améliorer l'état d'une personne atteinte de paralysie cérébrale.Cependant, ces derniers temps, la thérapie en chambre hyperbare a suscité de nombreux espoirs pour les jeunes malades.Fondée en 1949, l'Association de paralysie cérébrale du Québec fête cette année ses 50 ans d'existence.r Ford Taurus SE 99 ou Mercury Sable GS 99 berline mois LOCATION 36 MOIS TRANSPORT INCLUS AUCUN DÉPÔT DE SÉCURITÉ REQUIS Û 100 VEHICULES PAR JOUR ! 6000 EN 60 JOURS ! 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I I I I i 1 1 E I A 8 LA PRESSE, /MONTRÉAL, LILNDI l« FÉVRIER 1999 Klaus n'est plus: un génie de la lumière s'est éteint ERIC CLÉMENT Klaus Peter Matthes, qui formait avec sa femme Mariette Gauthier le plus célèbre couple de photographes canadiens ( Mia et Klaus ), s'est éteint hier matin, à quelques jours de ses 70 ans, des suites d'un cancer.Véritable génie de la lumière, il était aux paysages ce que le photographe français Henri Cartier-Bres-son était aux gens, selon le photographe montréalais de réputation internationale Fred Bruemmer.« Comme Cartier-Bresson, il savait capter le moment précis, explique M.Bruemmer.Il pouvait sentir et voir les formes.C'était un artiste.Sa photographie était sculpturale.» Klaus Matthes était né le 19 février 1929 près de Hambourg, en Allemagne.Il avait consacré une partie de sa jeunesse à photographier des paysages lors d'excursions dans la campagne allemande.Puis il avait émigré au Canada en 1954, date à laquelle il avait fait la connaissance de Mia.« Leur association professionnelle et artistique débuta Tannée suivante, explique Luc Chartrand, dont Klaus était le beau-père.Us fondèrent leur premier studio de photographie en 1958, à Cartier-ville, dans le nord de Montréal, sous le nom de Mia et Klaus.» Au tu des années, Mia et Klaus se sont taillés une grande réputation de paysagistes sachant dompter à la perfection cette lumière, matière première du photographe.Pendant 25 ans, il\" ont parcouru le monde à la recherche de paysages rares et de sujets photo- graphiques inédits.Leurs albums de photographies de paysages accompagnées d'extraits de poèmes québécois ont été largement diffusés au Canada.Entre autres, Mia et Klaus ont honoré de leur talent les riches couleurs de Charlevoix, les sables blancs et les caps de terre rouge des Îles-de-la-Madeleine, les richesses du fleuve Saint-Laurent et la sauvage Basse Côte-Nord, qu'ils avaient découverte en compagnie de Gilles Vigneault.Ils ont aussi consacré un « livre-souvenir » au Jardin botanique de Montréal.« Klaus recherchait la beauté, l'expression de la plus belle facette du monde, dit M.Chartrand.C'était un pacifiste qui aimait le calme et la nature.Il y avait une démarche spirituelle dans son travail.» En 1994, Mia expliquait à La Presse que sa vision de la photographie s'était fondue à celle de son mari.« Lorsque nous regardons nos photos, nous ne savons plus qui les a prises », constatait Mia.Klaus Matthes a travaillé jusqu'à l'été dernier puis la souffrance Ta obligé à cesser toute activité « car il ne parvenait plus à porter son appareil photo », dit M.Chartrand.Mia et Klaus ont été nommés Chevaliers de l'Ordre national du Québec l'an dernier.« C'est une nouvelle triste pour le Québec.La ministre présente ses sympathies à la famille », a dit, hier, Danièle Bi-lodeau, l'attachée de presse de la ministre de la Culture et des Communications, Agnès Maltais.La famille de Mia et de Klaus accueillera les parents et amis du photographe au salon funéraire Ur-gel Bourgie situé au 790, boulevard Sainte-Croix, à Saint-Laurent, jeudi, de 1 lh à 13h.Une messe sera célébrée le même jour à 13h en l'église Saint-Laurent, 805, boulevard Sainte-Croix.Pathfinder À vous d'en profiter.Avec sa nouvelle carrosserie dune rare élégance, le Pathfinder de Nissan donne une toute autre signification à l'expression « beauté sauvage >\u2022.Avec son moteur V6 de 3,3 litres, ses freins antiblocage tout-terrains et une construction monocoque MonoFrameMD, vous pouvez vous aventurer sur les routes les moins fréquentées sans avoir à vous tracasser.Ajoutez à cela une boîte de transfert du système 4 roues motrices qui s'engage en marche jusqu'à 80 km/h et vous vous assurerez une escapade tout en douceur n'importe où, même hors des sentiers battus.À l'intérieur, vous vous sentirez comme chez vous avec de nombreuses caractéristiques de série telles qu'un climatiseur, un système de sonorisation CD, toutes les commandes électriques et une télécommande de verrouillage/ déverrouillage des portières avec un système antivol.Le nouveau Pathfinder de Nissan, le plus excitant des véhicules utilitaires sports à s'être aventuré sur votre chemin.Vous voulez en savoir plus ou vous voulez connaître les endroits où vous pouvez participer au « Défi Pathfinder », appelez-nous au 1 800 387-0122.Vous pouvez aussi visiter notre site Web à l'adresse suivante : www.nissancanada.com Klaus Peter Matthes formait avec sa femme Mariette Gauthier le plus célèbre couple de photographes canadiens ( Mia et Klaus ).Les autres photos de cette page sont tirées de leur livre Le Saint-Laurent. LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI l«« FÉVRIER 1999 Le passé demeurera toujours sujei à interprétations émotives i PIERRE VENNAT Le passé a un avenir et ceux qui le diffusent aussi.D'ailleurs, le passage du 20e au 21e siècle, dans quelques mois, constitue une occasion en or de diffuser les connaissances en ce domaine.Radio-Canada se lance dans un ambitieux projet de diffusion à incidence historique, conçu conjointement par les deux réseaux et lès principaux médias du pays, à com* mencer par La Presse, y iront de ieur bilan sur les principaux événements du siècle, non seulement au pays mais dans le monde.C'est donc à l'extérieur de la salle de classe que la plupart des Canadiens, y compris les étudiants du secondaire et du primaire, acquièrent maintenant la majorité de leurs connaissances historique*; et la réalisation de cet état de chose fut probablement, pour ceux qui enseignent l'histoire, la principale « nouveauté » du symposium L'avenir de notre passé, qui s'est déroulé pendant trois jours sous l'égide de l'Institut d'études canadiennes de l'Université McGill.Cet état de choses n'en diminue pas la responsabilité des ensei- gnants du primaire et du secondaire qui, au contraire, doivent trouver de nouvelles façons d'intéresser les jeunes à leur enseignement, si on ne veut pas qu'ils apprennent tout « croche » et ne retiennent que ce qu'ils veulent bien retenir.Ils étaient donc nombreux au symposium, le président de la Société des professeurs d'histoire du Québec, Grégoire Goulet, en tête, avant de tenir leur propre congrès en novembre prochain à Sherbrooke.Pas d'histoire commune Cela dit, s'il est une constatation qu'il est possible de tirer du sym-.poshlm de la fin de semaine, qui a réuni quelques centaines de professeurs de tout le pays, c'est qu'il n'y aura pas, qu'il ne peut pas y avoir d'histoire commune unifiée.On s'entend sur la nécessité, si possible, de « tout raconter », de « ne rien oublier ».Mais encore là, même sur les faits bruts, tout est matière à interprétation.L'historien Gérard Bouchard, de l'Université du Québec à Chicou-timi et frère du premier ministre Lucien Bouchard, aurait bien voulu que l'interprétation ou le choix de ce qui a été ou n'a pas été « marquant » dans une époque soit laissé aux sociologues, les historiens devant se contenter de relater les faits.Mais son collègue Jacques Lacour \u2022 Jacques Lacoursière sière, président du Groupe de travail qu'avait formé le gouvernement du Québec pour réviser renseignement de l'histoire, avait répliqué que même le choix des événements a reicnii coùsului: luîc perception.Ainsi, il y a à Montréal aujourd'hui, une centaine d'événements que leurs organisateurs et ceux qu'y participent jugent, sans doute, dignes d'être retenus et racontés plus tard.Et pourtant, il est utopi-que de penser qu'on peut parler de tout ce qui se passe et de tout le monde.Ou de penser que le choix de l'un sera nécessairement celui de l'autre.Bref, a-t-on constaté hier lors d'une longue discussion à savoir si un pays riche de plusieurs histoires peut apprendre à les mettre en commun, on peut bien essayer, mais il est douteux qu'on y réussisse.Et pas seulement parce que les francophones et les anglophones de ce pays n'ont pas la même conception de l'histoire « nationale » et que ce mot lui-même n'a pas la môme signification pour tous.Pour le Québec, a rappelé Lacoursière, la « nation » est québécoise et l'on parle d'ailleurs d'Assemblée nationale pour désigner l'assemblée législative du Québec.Bref, on est encore à la théorie des « deux nations ».Pour les anglophones, il n'y a qu'une nation, la « Canadian from coast to coast ».Mais les deux conceptions ne satisfont pas les grands oubliés de l'histoire canadienne racontée par les « Blancs » que sont les Amérindiens, premiers habitants de ce pays, qui affirment constituer eux aussi, une et quelques fois « plusieurs » nations.Beau mic-mac.Et puis, comme l'a démontré Veronica Strong-Bag, professeure au Centre de recherche et d'étude sur les femmes de l'Université Simon Fraser ( Colombie-Britannique ), même au sein des « Blancs », an- glos ou francos, les hommes n'ont pas la même façon d'interpréter l'histoire que les femmes et celles-ci, se considérant les « grandes oubliées », ont décidé de prendre elles aussi leur place.Bien sûr, ces difficultés d'interprétation sont le lot de toutes les sciences humaines.Mais comme a dit Lacoursière, le fait de ne pas être considérée comme une science « exacte » comme le sont les mathématiques, ne doit pas servir de prétexte à l'histoire pour n'être qu'une science « inexacte ».Mais l'histoire provoquera toujours des émotions très vives.Chez ceux qui la racontent comme ceux qui la reçoivent.Le grand philosophe Charles Taylor, de l'Université McGill, avait même prétendu, dans une entrevue préalable au colloque, que le plus grand obstacle à la diffusion des connaissances historiques était justement cette émoti-vité, qui fait qu'en pratique « toute vérité n'est pas bonne à dire », ou à tout le moins, que plusieurs ne veulent pas raconter, et encore rs%*+r+ .\u2022» »-» » y-.»^ rA »¦^n»l->inor » f i» »-» » déplaisantes.Malheureusement, la maladie a empêché M.Taylor de se présenter hier matin pour élaborer sur ce thème.Mais malgré la politesse des échanges de la fin de semaine, l'émotivité était paipable dans la salle durant toutes les délibérations.Une histoire « commune », il vaut mieux oublier cela.r.5 v 94 ; : rt é v» T ?* fi T 5 Des historiens réclament l'accès aux recensements menés après 1901 Presse Canadienne OTTAWA Des écrivains, des historiens et des généalogistes s'insurgent contre une loi qui leur interdit à jamais tout accès aux recensements menés après 1901.La législation a été adoptée au début du siècle, sous le premier ministre Wilfrid Laurier.Auparavant, historiens et généalogistes ont toujours eu accès à cette mine d'informations que constituent les recensements.Jusqu'en 1901, il n'existait aucune loi protégeant la confidentialité des données recueillies par les recenseurs.Et 92 ans après chaque recensement.Statistique Canada en transférait les données aux Archives nationales, et où quiconque le souhaitait pouvait les consulter.Le prochain lot, recueilli en 1911, et contenant des informations de grande valeur au sujet des milliers de Canadiens qui sont plus tard décédés au cours de la première grande guerre mondiale, aurait dû être rendu public en 2003.Mais à moins d'une modification législative, personne n'y aura accès.La législation adoptée après 1901 stipulait que les Canadiens qui acceptaient de participer au recensement de 1906 et aux suivants, le faisaient avec l'assurance que ces informations resteraient confidentielles même après leur mort.Étant donné l'intérêt croissant que suscite la généalogie au Canada, et l'importance qu'ont eue jusqu'à présent les recensements pour les historiens et les écrivains, cette disposition est lourde de conséquences.Mais des centaines de généalogistes, d'historiens et de chercheurs en histoire protestent : ils ont expédié des lettres à leur député, et Statistique Canada a reçu plus de mille messages par courrier électronique lui réclamant un amendement rétroactif à la loi.Statistique Canada dit avoir les mains liées.Accéder à ces demandes reviendrait à renier la promesse de confidentialité faite aux Canadiens, explique Mme Mary Ledoux, de l'agence fédérale de statistique.Mais ceux qui ont un intérêt à la divulgation soutiennent que l'argument ne tient pas.Une période de 92 ans est suffisamment longue pour éviter d'embarrasser quiconque, avance ainsi Mary Soderstrom, de l'Union des écrivains du Canada.Mme Soderstrom s'est elle-même fondée sur des recensements canadiens et américains pour rédiger son derniei ouvrage, une biographie historique d'un des patriotes de la Rébellion de 1837-38.La question est même à l'étude d'un comité sénatorial, une sénatrice, Lorna Milne, qui se décrit elle-même comme « historienne familiale », l'ayant soulevée.Les documents du recensement permettent de retracer les problèmes de santé transmis d'une génération à l'autre, a-t-elle ajouté, et peuvent s'avérer utiles devant les tribunaux, pour démontrer la lignée familiale et régler des problèmes d'héritage, par exemple.Des millions de Canadiens se livrent à des recherches généalogiques, au sein de quelque 500 groupes \u2014 un passe-temps qui connaît une vogue grandissante.v < loto-québec Tirage du Bfflm 99-01-30 4 22 23 38 42 43 GAGNANTS osa LOTS Numéro complémentaire: 49 3 uuu uw.uu * 206 762.00$ 2 515,70$ 83,40$ 10,00$ Ventes totales: 18 052 342$ Prochain gros lot (appr ): 10 000 000$ u 5/6+ 4 5/6 263 4/6 15 204 3/6 301400 Tirage du 99-01-30 6 13 31 39 43 46 Numéro complémentaire: GAGNANTS 676 5/6+ 5/6 4/6 3/6 0 0 17 941 17 505 LOTS 1 000 000,00$ 50 000,00$ 500,00$ 50,00$ 5,00$ Ventes totales: 568 040,50$ Tirage du 90-01-31 JL JL .1- iL 19.26 26 28 29 32 21 37 3â 44 50 53 56 60 61 62 Tirage du 99-01-31 3 4 233 1421 Fnfra Tirngcdu 1 |I»1CL 99-01-30 NUMÉRO: 003996 EQtra NUMERO 777762 Tirage du 99-01-31 TVA, le réseau des tirages de Loto-Québec Lee modalités d encaissement des billets gagnants parâtes» dcs» rSoto a art «datif.* Paiements mensuels bases sur on bai cm nrmmsÉ inMrf (m échange equivalent) (voir tableau).Transport et preporsnoa indu* uamolnculanoa.assurance et taxai m sus.Oeoot de seturrtè fou plus 300 S at premiere memoofito e*.«h o b Irvroison Sujet à r approbation du aédn Froh de 17( du km après 60 000 km \"Toux de Hnorxtmont à ta lorotto* appkatée sur en termes citant |usau'à 34 mois.Sujet à (approbation du creda.\"'fréporafion indus*.Tronporl et taxas en sus t Robots oui diplômes taxable «t ouoraV sf Ion les critères établis par le moouroxturier lira nmrnonde (ou «honoe) de veinule ?té été reour*.Poof plus d'mformcfton.voyci *ofrt t wrwnor* pomjporrt ou vn*« *vw grncono&i com* f 3 La Sunfire 4 portes.LA-PASSION DE CONDUIRE « S i A 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI L« FÉVRIER 1999 Entrevue Sympathique mafioso, va ! ¦ ¦ -r .>>v.~ \u2022 v^;';.v-31p \u2022.\u2022 : .¦ .*¦ \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 Nathalie Petrowski A ssis à la dernière ta- #wt bie au fond du res-g\\\\ taurant, dos aux J^J^ clients, Romano Or-Ë ^ zari, le beau téné-JêL* m ML.breux d'Omertà 3, celui qui pendant 13 semaines incarnera Nicky Balsamo, un sympathique mafioso aux airs de Pacino, me fait le grand jeu.Comment ?En jouant la scène.LA grande scène de sa vie.Celle où l'acteur de 35 ans, né à Montréal et exilé à New York depuis 10 ans, a failli mourir.Celle qui lui a laissé en cadeau une longue et indélébile balafre à hauteur du menton.Mais comme Romano est un adepte de la méthode Stella Adler, une méthode très songée, intense et compliquée qu'il a apprise à New York, il ne fait pas que jouer la scène.Il la découpe, la décortique, l'étiré comme un élastique, n'épargnant au passage aucun détail, détour ou digression.« C'était en 91 », commence Romano dans un anglais rauque de bar aux antipodes de son français cassé qui le rend à la fois plus charmant, plus vulnérable, et fatalement moins percutant.« Je venais de débarquer au Festival de Cannes pour Bbc, le film de Pupi Avati dans lequel je tenais le deuxième rôle.La veille, je m'étais fait casser la gueule dans un bar.J'avais la lèvre inférieure fendue et grosse comme un melon.Je n'avais pas dormi de la nuit, j'étais épuisé, énervé, complètement paumé.Le soir de la première du film, je gravis les marches du palais dans mon tux loué, sous les flashs des photographes.J'ai beau avoir la lèvre enr fiée, je me sens comme une star.J'arrive dans la salle devant la place réservée à mon nom et je découvre avec stupeur qu'il y a un type assis à MA place.Je lui tape poliment sur l'épaule en m'excu-sant.Il ne bouge pas.Je m'essaie une deuxième fois.Après tout, peut-être qu'il n'a pas compris.Rien à faire.Le type fait comme si je n'existais pas.Alors là, je ne sais pas ce qui me prend, je jette ma veste par terre, je sors les poings et je me dis que je vais tuer cet en-foiré qui est assis dans MA place le premier soir de ma vie où j'ai enfin le sentiment d'être arrivé quelque part ! » Les poings serrés, le regard méchant, Romano Orzari se lève dans le restaurant pour sauter sur son ennemi invisible.Puis brusquement comme si le film était fini, il revient à table, se rassoit tranquillement et braque sur moi ses yeux noirs de latin lover.C'est tout ?« Non ce n'est pas tout.Le type a fini par se lever sans qu'on en vienne aux coups.Après ça, il y a eu une immense fête où je me suis saoulé la gueule.Y'avait un tas de filles qui devaient nous servir d'escortes.En réalité, c'étaient des putes.Une en particulier ne me lâchait pas d'une semelle.À la fin de PHOTO PIERRE CÔTE.U Pms9 Romano le beau ténébreux d'Omertà 3.la soirée, je l'ai plantée là et je suis sorti prendre l'air.Une voiture passait au même moment.J'ai sorti mon pouce.Le conducteur m'a embarqué.C'était un type de la place, un bon père de famille aussi écoeuré que moi de tout ce cirque.Il avait une bouteille de gros rouge entre les jambes.On a passé la nuit à rouler dans Cannes comme des malades.Ce gars-là et moi, on n'avait rien en commun et pourtant, on a cliqué ensemble.Vraiment cliqué.C'est mon meilleur souvenir de Cannes.» Romano se tait.Je me rends compte que dix minutes se sont écoulées et qu'il n'a toujours pas répondu à mon innocente question sur sa balafre.Fait-il exprès ?« Ah oui, la balafre, se souvient-il.Ça, c'était une semaine plus tard dans les Dolomites.Après le festival, je suis parti faire un tour en Italie avec un copain.En traversant les montagnes, un des pneus de la bagnole a explosé.Mon copain a perdu la maîtrise du volant.On a foncé dans la falaise.J'ai tout pris dans la gueule.Mon visage a littéralement volé en mille morceaux.J'ai été hospitalisé trois semaines, à ne pas pouvoir marcher, le corps couvert de cicatrices, défiguré.J'ai dû attendre un an avant d'avoir assez de sous pour faire faire une chirurgie plastique.Ce fut le moment le plus noir de ma vie.Alors, quand j'entends des top models dire qu'elles se sont fait faire une balafre parce que c'est cool, ça me met hors de moi.Ma balafre, je peux-tu te dire que je la trouve pas cool du tout.» Romano se rappelle subitement où il est et sourit timidement.Devant son plat froid, il campe un curieux mélange de réserve et de fronde, de fragilité et de flamboyance.On dirait quelqu'un qui se cherche.Quelqu'un qui n'en finit plus de se poser mille et une questions.Plus tôt, j'avais essayé de lui faire raconter son enfance à Laval.Peine perdue.Autant l'acteur est intarissable sur ce métier qu'il prend très au sérieux, autant sa culture littéraire, théâtrale et cinématographique semble immense, autant il restera laconique sur ses vingt années dans la ville qui l'a vu naître, un 12 décembre comme Frank Sinatra, mais 50 ans plus tard.Cadet d'une « famiglia » de trois enfants, Romano grandit parmi une bande bigarrée de fils d'immigrants où il est le seul Italien.Son père, un Italien du Nord, travaille dans le shipping tandis que sa mère, une Italienne du Sud, s'use la santé dans les shops du quartier de la guenille.Même si ses parents ont peu d'instruction et d'argent, Ro-mana dit avoir été élevé dans un milieu ouvert et épris de culture où les airs d'opéra rivalisaient avec les chansons de Sinatra, l'idole de son père.De la culture québécoise, il a gardé le vague souvenir de Sol et Gobelet, de Piccolo, de Bobino et de Syrnphorien que sa soeur ne manquait jamais.Déjà, à l'époque, le français était sa troisième langue après l'anglais et l'italien.Il ne le parlait que très rarement et avec tous les complexes du monde.Son ami d'enfance, le cinéaste montréalais Eugene Garcia, raconte que c'est en partie à cause de la langue que Romano a quitté Montréal.« Il trouvait qu'il ne parlait pas assez bien français pour travailler ici mais je crois aussi qu'il avait besoin de se prouver quelque chose à lui-même.Pour le faire, il a voulu couper les ponts avec son milieu, avec sa famille, avec tout, quoi ».À 20 ans après avoir découvert les films de Kubrick, Chaplin et Bunuel grâce à son frère Lorenzo, il abandonne ses études en sciences au cégep Dawson et largue les Pubic Beards, un groupe punk où il chante.Du même souffle, il annonce qu'il veut devenir acteur à New York.« J'aurais pu aller à Toronto, raconte Romano, mais j'avais l'impression qu'il ne s'y passait pas grand-chose ; sans compter que les Canadiens anglais n'ont pas à l'égard de leur culture la même fierté que les Québécois.Alors, tant qu'à en arracher professionnellement, je me suis dit aussi bien en arracher à New York.» « Romano nous a cassé les oreilles avec New York pendant des mois, raconte Eugene.Comme nous connaissions son sens épique, nous ne l'avons pas cru.Même quand il est finalement parti, nous étions persuadés qu'il reviendrait au bout d'une semaine.» Mais contre toute attente, l'acteur s'installe à Soho et s'inscrit à l'Institut de théâtre Lee Strasberg où il peaufine la fameuse « méthode » aux côtés de Stella Adler, un an avant sa mort.Pour gagner sa vie, il travaille dans les bars.Pas comme serveur : comme barman, précise-t-il.Quand cela ne suffit pas.il travaille sur les chantiers de construction.Entre les deux, il joue au théâtre et passe des auditions en refusant de tabler sur ses airs à la Pacino.Encore aujourd'hui, la comparaison avec l'acteur l'agace.« J'admire Pacino comme tout le monde, dit-il, mais mon vrai modèle, c'est Richard Burton.» Les auditions finissent par lui ouvrir la porte d'une dizaine d'obscurs films où il multiplie les petits rôles.Finalement en 94, son bon copain Eugene lui offre son vrai premier rôle dans Burnt Eden qu'ils tournent à Montréal pendant trois étés.Le film sera primé au Festival du Nouveau Cinéma de Montréal avant de valoir à son acteur principal le prix Yves Mon-tand au festival de Kiev en 97.« Romano est un acteur étrange, avoue son ami d'enfance.D'abord, pour le diriger, il faut pratique- ment se battre avec lui.Mais le plus étrange, c'est son endurance.La plupart des acteurs perdent leur feu à force de répéter la même maudite scène.Pas Romano.Non seulement il ne se tanne pas, il s'améliore constamment.» Décembre 97, Eugene appelle Orzari à New York.Il lui apprend que la femme d'un dénommé George Mihalka a vu sa photo dans le journal et veut lui faire passer une audition pour Omertà.Orner quoi ?demande Romano.Niaise pas, menace Eugene.Si t'as le rôle, acceptes-!,;, n'hésite pas une seconde.On ne refuse pas Omertà.» Par peur ou par entêtement, l'acteur demande un délai de deux semaines avant de passer l'audition.Il obtient, et le délai et le rôle.Six mois plus tard, il débarque dans une ville qu'il ne reconnaît plus, dans une série qu'il n'a jamais vue ( ni voulu voir ), sur un plateau où tout le monde parle une langue qui lui fout des complexes.« J'ai eu de la difficulté à m'adapter à la ville, à la langue, à la suite au 29^* étage, au traitement de star et à toute la pression oui nesait sur moi.En même temps, j'étais touché par la confiance que les gens avaient en moi, par leur incroyable esprit d'équipe mais j'avais peur de les décevoir.Peur, pour tout dire, de tout gâcher.» Aux dernières nouvelles, la crainte de Romano Orzari ne semble pas s'être réalisée.Depuis deux semaines et ce soir encore, les Québécois apprivoisent tranquillement ce jeune Italien pas trop sûr de lui, qui crève l'écran et qui, un jour, s'il cesse de chercher midi à 14 heures, deviendra peut-être le nouveau Pacino.Quant au principal intéressé, après avoir gentiment joué le grand jeu aux journalistes, il est parti tout seul la semaine dernière au volant d'un Grand Am blanche.Parti sur la grande route américaine.Découvrir qui il est.MON REER \u2022 \u2022 \u2022 \u2014¦ Aurez-vous suffisamment d'argent à la retraite?Votre capital est-il bien protégé?Profitez-vous pleinement de tous vos abris fiscaux?Venez vite chercher l'heure juste au Salon.Vous avez quatre jours ! 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