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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Zap
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1998-11-08, Collections de BAnQ.

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[" T - Cahier B9 Montréal, dimanche 8 novembre 199B disques livres ïéSévisian La culture s la maison î a coupé sa couette et mis de côté sa sempiternelle camisole, mais sans abandonner ce qui fait le style Dai* Bigras.Et s'il sort un disque \u2014Le Chien, son cinquième compact où il jongle sans concession avec le noir et le blanc\u2014 il a aussi plein de projets sur le point de venir au monde: le show du Refuge, un radio-roman, de la télé, sans cçmpter la préparation de la tournée qui accompagne le disque.Étourdissant?Oui, mais «je suis sauvé par ma paresse», a-t-il confié à Jean-Christophe Laurence.Ce papa d'un enfant de trois ans est bien dans sa peau, même s'il parle encore de ses souffrances.«Ce que j'ai à traîner, je le traîne pareil qu'avant.» Au bout du compte, il sait qu'il peut toujours se retrancher sur sa ligne de coeur: «J'ai toujours mieux «aimé les coups de coeur tjue les coups de tête.» Ça donne un disquejgériéreûx où Bigras; fidèle à lui-même, .visite en 1,5 chansons tout le spectre des émotions.Çvidéo et livres ) Double vision Personne ne peut se vanter d'avoir l'unique et entière vérité quand vient le temps de mettre la vie de quelqu'un en mots.Ou, ajoutons-le, en images.Nous sommes tous une galerie de portraits sujette à interprétation.C'est un des points qui ressort du visionnement et de la lecture du film d'Agnès Merlet et de la biographie d'Alexandra Lapierre, portant tous deux le titre d'Artetnisia.L'histoire d'Artemisia Gentileschi.Une femme.Sa vie.Résultant pourtant sur une histoire double, une histoire bâtie sur le même squelette mais drapée dans une lumière différente.g i pli i page B3 jeux) Vers l'infini! Malgré le recours renouvelé aux séquences des films Wing Commander, le jeu Prophecy mise essentiellement sur l'expérience du joueur.Et les missions que ce dernier accepte constituent, pour certaines, des expériences carrément enlevantes.\\ ¦ pageB3 page B7 ¦ H tite le livre MARIO ROY a première idée, avec La Petite Vie, c'était simplement de faire quelque chose de drôle», dit Claude Meunier comme s'il s'agissait d'une stupéfiante révélation! Mais, de fait, il est peut-être sage de le rappeler alors que Popa et Moman s'apprêtent à sauter de l'écran luminescent de la télé aux pages encrées d'un livre.À passer d'un monde où le rire est le rire, tout simplement, à un autre où l'humour se découpe en lamelles et dévoile un à un ses intérieurs successifs, façon poupées gigognes.N'a-t-on pas déjà débattu avec solennité \u2014dans un livre, justement; et dérivé d'un colloque, en prime!\u2014 de la question de savoir si Meunier, en proie au «désarroi idéologique», se contente «d'empoigner la médiocrité»?Ou si, au contraire, il «vitriolise avec un entrain idéaliste le respect des mots qui deviennent des lois, des bénéfices mondains qui prennent la place du plaisir poétique»?Baptême! dirait Popa.«C'est pas moi qui ai fait de La Petite Vie une vache sacrée», se défend le principal intéressé.En tout état de cause, celui qui a conçu la télésérie la plus populaire de l'histoire du Québec va lancer, demain.Le Monde de la Petite Vie, un livre-collage fait d'extraits de scripts, de passages tirés du journal personnel de Ti-Mé Paré et de photographies prises sur le plateau de tournage de l'émission.Le lancement sera à la mesure de l'événement (d'autant qu'il a été songé par Daniel Matte, le coupable de la désormais célèbre et hérétique affaire du lancement aéronautique de Michel Tremblay.): il aura lieu dans une succursale de la chaîne Canadian Tire, rue Jean-Talon.On devra refuser du monde, c'est certain.«Je voulais publier les textes de La Petite Vie, mais on m'a vite fait comprendre que 1000 ou 2000 pages de texte, surtout sous la forme d'un script télé, ça pourrait être indigeste pour le lecteur», raconte Claude Meunier qui précise: le «on», c'est Pierre Filion, de la maison Leméac, qui a déjà publié le texte de Les Voisins.«Au fond, c'est son livre à lui: c'est lui qui a choisi les extraits d'émission, qui m'a suggéré d'insérer des passages du journal intime de Ti-Mé.» Heureuse suggestion.Car ces passages, jetés assez parcimonieusement tout le long du volume, constituent certainement la matière la plus intéressante du Monde de la Petite Vie.À cause de l'effet de nouveauté, bien sûr, mais aussi parce que l'on entrebâille ainsi la porte de l'âme de Popa (!), jetant un regard furtif sur sa philosophie de la vie, ses principes et motivations, son regard sur le passé et ses vues sur l'avenir \u2014cela fait beaucoup pour un t?l homme.Les extraits de script., en général courts, forment de petites vignettes que l'on accueillera le plus souvent avec plaisir, mais parfois aussi avec perplexité: le passage du pixel à l'encre ne se fait pas toujours sans déperdition de sens.Le fait est que Meunier aussi aime bien le journal de Ti-Mé: il en a déjà accumulé une soixantaine de pages supplémentaires, lesquelles pourraient constituer l'essentiel de la matière d'un livre à venir.«Si celui-ci est bien reçu», précise-t-il.On comprendra que Meunier écrit.Depuis l'âge de 12 ans (il en a maintenant 47), sans discontinuer, sans avoir jamais vraiment envisagé de faire autre chose.Pour le plaisir gratuit de l'écriture.Aujourd'hui comme hier, il distribue des textes autour de lui \u2014hier, à ses camarades de classe; aujourd'hui, à ses amis\u2014 comme ça, sans autre but que celui d'amuser.«Je suis un homme de mots, affirme-t-il, et c'est peut-être pour cela, entre autres, que Ding et Dong, le film n'a pas fonctionné comme il aurait fallu: le cinéma est construit autour de l'image, contrairement au théâtre ou à ia télé qui le sont autour des mots.» Bien entendu, et nous lui en rendons grâce, il n'a aucune véritable théorie à offrir sur le résultat de cette frénésie d'écriture, sur Les Voisins, sur Broue, sur les Frères Brothers, Paul et Paul, Ding et Dong, ou sur La Petite Vie.Pourtant, quel somptueux édifice psychoanalytique on pourrait élever.eussions-nous sous la main les spécialistes idoines, avec le récit qu'il fait de ses années d'apprentissage, avec la liste qu'il dresse des matériaux qui ont forgé cet imaginaire dont il gratifie le bon peuple aujourd'hui.De l'adolescence difficile à la quête de la mémoire du père, tout y est! Claude Meunier dit: «Ti-Mé, c'est un peu mon père, bien sûr.Il était optométriste, il habitait à Laval, il écrivait son journal, il dévorait \u2014et moi avec lui\u2014 les siteoms américains.C'est un homme qui avait beaucoup d'humour, mais, en même temps, qui souffrait d'une insécurité matérielle profonde.» Marcel Meunier est mort il y a quatre ans.«Adolescent, j'étais un peu schizo, marginal, angoissé, pas très bien dans ma peau.Je faisais mon droit alors que je ne pensais qu'à écrire.Je dévorais Lautréamont, Vian, Apollinaire.Et plus tard Ionesco.Par contre, je détestais le milieu du théâtre.» C'est pourtant de ce côté qu'il ira, évidemment, pour en arriver des années plus tard à La Petite Vie, qui est une sorte d'aboutissement, la fin d'un parcours \u2014ça.Meunier ne le dit pas, mais il est significatif qu'il ignore totalement ce qu'il fera après.«C'est la première fois dans La Petite Vie que je fais vivre de véritables personnages, comme Chaplin ou les Marx Brothers l'ont fait, des personnages qui ont des identités bien définies, autant personnelles que sociales, ajoute l'humoriste, des personnages dont le quotient intellectuel varie d'un épisode à un autre - s'ils étaient toujours des cons finis, on ne les aimerait pas! - et qui sont, au fond, au service d'une idée.» Une idée?Au colloque évoqué plus haut, il y en a un qui avait bel et bien raison: «L'idée derrière La Petite Vie, c'est le profond Ridicule de la vie, avec un grand R.C'est la prétention, la bêtise, le mensonge, soulignés à grands traits.Mais c'est en même temps une série profondément optimiste.Il y a des drames, bien sûr: le drame est le moteur de l'humour.Mais tout se règle toujours.» De façon souvent absurde, soit, mais tout de même! Lundi dernier, à la télé, Popa ne cessait de répéter au Français Momo qui lui faisait voir le tombeau de Napoléon, les Champs d'Élysées et le Lac de Triomphe dans un champ encombré de cochons: C'est vrai, c'est ben ça, j'ai vu ça dans un livre.«Bien sûr! Si c'est dans un livre, c'est que c'est vrai!» commente Claude Meunier, l'auteur.i i { 4 \\ I LE MONDE DE LA PETITE VIE Claude Meunier choix de textes, Pierre Filion Leméac, 182 pages Photo Robert Mailloux Un témoignage d'amour, un regard unique sur sa vie et sa carrière.Stenkg B lions internationales Alain Stanké 615.botil.René-Lévesque Ouest, bureau 1100, Montréal H3B 1P5 (514) 396-5161 i finette 1 O M 1 B2 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 8 NOVEMBRE 1998 ïéBévisian Avanti vend Hot Pepper dans le monde SUZANNE COLPRON ot Pepper, ça vous dit quelque chose ?Non, il ne s'agit pas du poivre de cayenne que distribue généreusement la GRC, mais bien du titre anglais d'une émission québécoise qui n'a rien de répressif.Hot Pepper, c'est la version internationale de Piment fort, animée par Normand Brathwaite, sur les ondes de TVA, après le bulletin de 18 h.Présentée le mois dernier au MIP COM de Cannes, une sorte de foire commerciale du film, de la vidéo, de la télévision et du câble, l'émission a séduit de nouvelles télés dans le monde.Sept pays ont pris des options pour avoir le concept : les États-Unis, la Belgique, l'Allemagne, l'Italie, \"l'Espagne, la Norvège et la Suède* Le Danemark et la Finlande diffusent déjà, depuis Tan dernier, des émissions inspirées de Piment fort.« Des pourparlers sont en cours pour vendre le show », confirme Jean Bissonnette, producteur chez Avanti Ciné-Vidéo.Piment fort, pour ceux qui l'ignorent, est regardé par plus ou moins un million de téléspectateurs chaque soir, depuis bientôt six ans.Son succès repose beaucoup sur la personnalité de son animateur.Normand Brathwaite, et sur ses jeux, une soixantaine, renouvelés année après année.On pourrait croire que c'est une émission d'improvisation.Mais il n'en est rien.Les invités, des humoristes pour la plupart, disposent d'une heure pour se préparer avant l'enregistrement de l'émission.Ils pondent à l'avance les réponses aux questions posées par l'animateur durant l'émission, avec l'aide de trois scripteurs, Serge Grenier, Jean-Pierre Plante et Yves Taschereau.Certains jeux demandent beaucoup de préparation, d'autres pas.Cette formule championne est une idée originale de Jean Bissonnette.À l'époque, le producteur travaillait sur Les Détecteurs de mensonge, diffusée à Radio-Canada.« Je me disais que ça marcherait si je trouvais une formule où les gens improvisent et qu'ils deviennent drôles.» Le producteur a développé le concept, réuni l'équipe de scripteurs et engagé l'animateur.Yves Taschereau a trouvé le titre.Et TVA l'a mise en ondes.Les années ont passé et Avanti a décidé d'essayer de vendre son émission à l'étranger.Un pilote de Hot Pepper a été tourné au Café Campus, rue Prince-Arthur, dans le décor de Piment fort, devant un auditoire anglophone.Stéphane Larocque, un humoriste montréalais parfaitement bilingue, anime le pilote et trois comiques anglophones participent aux jeux.Les télés étrangères qui achètent le concept n'ont qu'à trouver un animateur, sympathique et drôle, et des humoristes pour jouer le jeu.« On va vendre cette émission partout dans le monde et on n'est même pas capable de la vendre au Canada anglais, s'étonne Jean Bissonnette.Ils ( les télédiffuseurs canadiens anglais ) vont l'acheter quand on aura réussi à la vendre à Normand Brathwaite, l'animateur de Piment Fort aura des émuler- dans sept pays.la BBC en Angleterre et aux États-Unis.» Bizarre, n'est-ce-pas ?Love Bugs Un gars, une fille, le célèbre couple mis au monde par Guy A.Lepage à la télévision de Radio-Canada, au printemps 1997, a aussi un double anglais : Love Bugs.Ce sont des comédiens anglophones qui ont tourné l'émission pilote, produite par Avanti et destinée au marché mondial de la télé.Et là aussi, au dernier MIP COM, plusieurs pays ont manifesté un intérêt pour le concept original de cette série, composée de petits sket-ches sur la vie de couple, collés bout à bout.La Belgique, la Danemark, la Finlande, la France, l'Italie, l'Espagne et l'Angleterre ont pris des options, selon Jean Bissonnette.Il existe déjà 11 versions étrangères de la série Un gars, une fille.Avanti a aussi présenté, à Cannes, Les Détecteurs de mensonge et Moi et l'autre en version anglaise.Le titre anglais des Détecteurs de mensonge ?Fit Finders.Moi et Vautre s'appelle It takes two.Les choix de Suzanne JOE COCKER LIVE IN BERLIN Ce soir, 21 h, MusiMax \u2022 » \u2022 ¦ Joe Cocker est en spectacle ce midi et ce soir à MusiMax.Soixante minutes de musique enregistrée en septembre 1997, à Berlin, dans le cadre de la tournée Across From Midnight.Classiques et nouveautés au programme : Summer In The City, With a Little Help From My Friends.L'OR BLEU ; VIAGRA Mardi, 20hf RDI ¦ L'engouement pour cette petite pilule est telle que les ventes devraient dépasser, en un an, le milliard de dollars.Le Viagra est en train de créer une véritable révolution sexuelle, réveillant l'ardeur des impuissants.Mais il n'y aurait pas que des bons côtés.Ce reportage nous parle des' effets dangereux du Viagra, qui a fait 70 morts.LE TOUR DES MONDES Jeudi, 20h, TQc ¦ Elles n'ont pas encore toutes leurs dents et rêvent de défiler sur les podiums du monde entier.Leur ambition ?Devenir la.prochaine Claudia Schiffer, à la fois riche et célèbre.Pour certaines, le rêve vire au cauchemar.Mercredi, Canal D présente aussi un reportage sur l'univers des mannequins, Iman, la perle noire.LES NOUVEAUX DÉTECTIVES Vendredi, 21 h, Canal D ¦ Chaque année, cinq millions de personnes sont portées disparues dans le monde.Comment fait-on pour les retrouver et les identifier ?Mission impossible ?Cette émission s'attarde aux méthodes utilisées pour faire réapparaître.les disparus.Certains reviennent.D'autres jamais.Nous avons aimé Peulomément ***** beaucoup Un Pas du tout ?VOTRE SOIREE DE TÉLÉVISION CANAUX 18 h 00 18 h 30 19 h 00 19 h 30 20 h 00 20 h 30 21 h 00 21 h 30 22 h 00 22 h 30 23 h 00 23 h 30 CF par Louise Cousineau 11:30 0-Médias Y a-t-il trop de publicités cachées dans les émissions de télé?On en montrera des exemples.17:00 O - La Course Destination Monde Nouveau départ de six filles et deux garçons.Souhaitons-leur bon voyage et à nous une série plus intéressante que la dernière.20:00 Q - Zaza d'abord Un théâtre d'été qui a fait courir les foules.À la télé, c'est strident mais magnifiquement joué, notamment par Normand Chouinard, Martin Drainville et André Robitaille.20:00 CD - La plaisir croît avec l'usage Tiens, Martin Drainville sur deux chaînes en même temps.Ici, ses idoles lui donnent l'aubade.21:00 - The X-Files La sixième saison de cette série-culte commence ce soir.Avant, c'était tourné à Vancouver.Maintenant c'est à Los Angeles.21:00 CD- EmIM Les fans de Law and Order voudront voir ce nouveau téléfilm où reviendra un des personnages du début, le détective Mike Logaa 22:56 CD \u2022 Chungklng Express Un bon film chinois, dit-on 20:00 CDU- Zone libre Les confidences de René Angéhl.que .vous avez peut-être ratées à la première chaîne vendredi soir.Une super émission.I a CE)\tCe soir\tDécouverte / Mamans-kangourous\t\tLa Vie d'artiste\tLes Beaux Dimanches / Zaza d'abord\t\t\t\tLe Téléjournal\tSuspect numéro 1 (22:29)\t\tSport (23:29) / Cinéma (23:50)\t4\t4| OOt es co\tLe TVA\tLa vie est un sport dangereux\tFort Boyard / Geneviève Brouillette.Julie Deslauriers\t\tCinéma /JUMAHJf (4) avec Robin Williams, Bonnie Hurtt\t\t\t\t\tLe TVA.édition réseau\tSports (22 55)/ Loteries (2214)\tVins et.(23 21)\t7\t7 \tPignon sur rue\tKaosbar\tD.\tLe Jeu du siècle\tLe plaisir croît avec l'usage / Martin Drainville\t\t\tArts et Spectacles / Liv Ullmann: scènes d'une vie\t\t\tCinéma / CHUFJG (3) avec T.Leung\tKiNG EXPRESS (22i6)\t8\t8 \tXena la guerrière\t\tCatastrophes\t\tCinéma / C'EST LE PETIT QU'IL NOUS FAUT (4) avec John Travoita, Gene Hackman\t\t\t\tLe Grand Journal (22.15)\tPlanète Pub(2245)\t\tTel que vu à la télé (23:15)\t5\t5 \tPuise\tTravel.Travel\tFelicity\t\tTouched by an Angel\t\tSkate Canada / Patinage artistique\t\t\t\tCTV News\tPuise / Sports\t11\t11 HOZHH\tNews\tRégional Cont.\t\t\tCharmed\t\t\t\t\t\t\tNe»vs\t45\t58 CBCO\tFootball (12:30)\t\tEmily of the New Moon\t\tIn my Life: Sir George Martin\t\tJoni Mitchell: Cornes Love\t\tSunday Report\tUndercurrents\tSunday Report\tFootbali\t13\t13 ABC 63\tWorld News\tM#A*S*H\tCinéma / A KNIGHT IN CAMEtOT svec Wtoopi Gokîberg.Mttati York\t\t\t\t20/20 Sunday\t\tThe Practice\t\tAcc.Hollywood\tPub\t22\t22 cbsQD\tNFL Football (1300)\t\t60 Minutes\t\tTouched by an Angel\t\tMiniséne / Marna Rora's Family avec C.Tyson.B.Underwood (1/2)\t\t\t\tNews\tER\t21\t21 nbcgd\tNews\tNBC News\tNational Géographie\t\tDateline NBC\t\tCinéma / EXILEO avec Chnstopher Noth, Benjamin Bratt\t\t\t\t\tViper\t23\t23 BP\tWild World\tBirdwatch\tAnyplaceWild Naturescene\t\tNature / Toothwalkers\t\tMasterpiece Théâtre / The Unknown Soldier (2/2)\t\t\tSaving.\tMystery! / Touching Evil (5/5)\t\t20\t20 m\tWorld News\tReligion, Etfiics\tBallykissangel\t\tThe Composers' Spécial / Strauss\t\tGreat Performances / Carnegie Hall's Opening Night\t\t\t\tWorld News\tCinéma\t24\t24 A4 E\tThe Unexpfained / ESP, Dreams.\t\tAncient Mysteries / Black Death\t\tBiography / Matt Damon\t\tThe Unexpteined: Secret Societies\t\tInvestigative Reports\t\tAmenca's Castles / The Pioneers\t\t38\t47 BRAVO\tStephen Bochco\t\tArts & Minds\tJ.W.Morrice\tDegas\t\tCinéma/GIGI (3) avec Lesiie Caron.Maurice Chevalier\t\t\t\tCinéira/RWNr YCUR WAGON {5)\t\t34\t48 CÀ8LE9V\tft's Your Money\tMunicipal Ah*.\tControversy\t\tPlace publique\tVies de travail\tControverse\t\tParole et Vie\t\tSélective Hype\tService aux élus\t\t9 CANALD\tContact Animal\t\tCouples-\tRiches et.\tLes Années Mode / Androgyne\t\tCinéma / TRISTAN ET JULIETTE OU L'AMOUR EN L'AN 2000\t\t\t\tCWma / UNE «IST0IBÈ.w\t\t31\t31 CNN\tWorWVIew\tMoneyweek\tSports Tonight\tWorld Today\tCold War / After Stalin 1953-1956\t\tCold War.\tWorld Today\tNewsStand / Time\t\tSports Tonight\t\t36\t39 DiSC.\tWings\t\tSunday: ©discovery.ca\t\tDiscovery's Sunday Showcase: America at Arms\t\t\t\tForbidden Places\t\tSunday: Qdiscovory.ca\t\t37\t37 FAMILY CM.\tNilus.\tRash Forward\tBlossom\tDinosaurs\tCinéma f ffi-DKNOBS AND BROOMSTOCS (4) avec Angda Uuafaury\t\t\t\tCinéma / IJOÛMERANGt (3) avec Dana Andrews | Cinéma\t\t\t\t68\t FOX\tWiW Things\t\tThe Wortd's Funniest\t\tThe Simpsons\tThat 70s Show\tThe X-Files\t\t\t\tNYPD Blue\t\t46\t36 GLOBAL\tMysL Island\tTalking Heads\t60 Minutes\t\t\t\tThe X-Files\t\tThe Practice\t\tThe Adventures of Sinbad\t\t3\t3 WSTORV\tit Seems Uto.\tHistory Bites\tThe Canadians\t\tReilly, Aces of Spies\t\tDeadly Seas\t\t\t\tReilly, Aces of Spies\t\t47\t49 UFE\tExtra\t\tTrendspotttng\tFoodessence\tGreenthumbs\tWeird Homes\tWine Country 1\t\tTrendspotting\tI Weird Homes\tGreenthumbs\tFoodessence\t29\t50 MM\tSix Degrees of Much / Se poursuit jusque lundi, 11h30.(1200)\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t\t35\t MP\tD.\tBox-Office\tLe Décompte MusiquePlus\t\tFax\t\tClip / Se poursuit jusqu'à 2h00.\t\t\t\t\t\t30\t30 ^flRrlAX *\tRythmes du monde\t\t\t\tEd Sullivan\t\tGrands Événements/Joe Cocker\t\tMusiMax Collection\t\tMusicographie / Cream\t\t48\t32 NW\tToday/BBC\t1 Money Show\tOn the Line with Patrick Conlon\t\tNot Just the News\t\tSunday Report\tSchlesinger\tThe Passionate Eye Sunday Showcase\t\t\tAntiques Road.\t25\t25 RDI\tForum 98\t\tMonde ce soir\tLa Facture\tZone libre / René Angelil\t\tLe Journal RDI\tScully RDI\tMédias\tPoint de presse\tÉlections Québec - Le Bilan\t\t19\t19 RDS\tFootball (16:00)\t\tSports 30 Mag\tVélo montagne\tFootball / Oiler* - Buccaneers\t\t\t\t\t\t\tSports 30 Mag\t33\t33 SHOWCASE\tFriday the 13th: The Séries\t\tCinéma/HARU\tflUIN ROMANCÉ\t;: TffêACHËROUS BEAUTIES (9)\t\tDue South\t\tPie in the Sky\t\tCinéma / TWIN T0WN (4)\t\t40\t40 1 TÉLÉTOON\tTom et Jerry\tFous du volant\tRoad Runner\tfiti Brindacier\tSplatl\tNedet son triton\tLes Simpson\tAnimania\tBlake, Mortimer Highlander\t\tLes Simpson\tNedet son triton\t\t34 [ TLC\tKiller Storms\tSavage Seas\tHow'd They Do That?/ Builetproof\t\tMega Tech: Below New York\t\tMega Tech: Subterranean Secrets\t\tMega Tech: Military.\t\tMega Tech: Below New York\t\t27\t27 1 T6N\tCurling / Husky Oil Classic (16 30)\t\t\tNFL Primetime\t\tFootball / Oilers - Buccaneers (?o 1 s;\t\t\t\t\t\tSportsdesk\t28\t28 1 TV5\t.route des îles\t\tJournal FR2\tVivement.\t.Gourmands\tBouillon de culture\t\t\tVrva(2i45)\tJournal belge\tCinéma / ORAGES D'ÉTÉ\t\t15\t15 1 VIE\tQui êtes-vous?\tSanté en.\tJeux de sociél\tté/Prostitution\tL'Hôpital Chicago Hope\t\tJEcce Homo / L'Écriture\t\tLa Beauté.\tLa Vie en vrac / Monogamie\t\tCopines d'abord\t44\t35 1 YTV\tCharité Brown\tLassie\tMy Hometown Shirley Holmes\t\tSmart Guy\tRough Guide\t\t| SmallTalk\tJake & the Kid\t\tFlipper\t\t18\t18 CANAUX 18 h 00 18 h 30 19.*ri 00 19 h 30 20 h 00 20 h 30 21 h 00 21 h 30 22 h 00 I 22 h 30 23 h 00 23 h 30 CÂBLE: A & E = ARTS AND ENTERTAINMENT - CÂBLE 9 V » CÂBLE 9 VDÉ0TRON - CNN n NOUVELLES - DISC, » DiSCOVERY - MM = MUÇH MUStC - MP = MUSIQUE PLUS -NEW8W0RLD \u2022 ROI ¦ RÉSEAU DE LMBDRMATON RDS - RÉSEAU DES SPORTS -TLC «TM^ LEÀRNNG CHANNEL -TSN «THE SPORT NETWORK - TV5 ¦TÉLÉVISION i»1 MUSIMAX -Y7V-YOUTH7V LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 8 NOVEMBRE 1998 À l'assaut des étoiles ANDRÉ MONDOUX collaboration spéciale La réputation de jeux pour ordinateurs de la série Wing Commander d'Origin n'est plus à faire.La plupart des mordus connaissent bien ces jeux jumelant technologie de pointe et scénarios complexes.Prophecy, le cinquième chapitre de la célèbre saga, offre néanmoins plusieurs surprises.La combinaison des jeux pour ordinateurs et des thèmes de science-fiction ont toujours fait bon ménage.Deux fabricants dominent cette catégorie de jeux : Lucas Arts et Origin.Si le premier mise sur le formidable héritage de Star Wars, le second se défend plutôt bien avec des titres mettant en vedette Mark Hamill, l'acteur qui a incarné Luke Sky walker dans Star Wars.Sorti en 1990, Wing Commander a immédiatement capté l'attention des observateurs en misant pleinement sur les nouvelles capacités introduites par îe multimédia.Le jeu mettait à profit une interface graphique de pointe pour offrir des scènes de combats spatiaux 3D enlevantes.L'apport original du jeu était qu'il fallait coordonner vos attaques avec les autres pilotes de votre escadron, dont les commentaires frénétiques tonitruaient de vos haut-parleurs.Malgré ce premier succès, Origin ne cessa jamais d'être à la fine pointe des nouvelles technologies.Après Wing Commander II, une suite aussi réussie que le premier, la firme créa Wing Commander III une toute nouvelle catégorie de jeux avec : les films interactifs.Misant toujours sur la simulation 3D qui assurait sa réputation, Origin plongea dans la technologie du vidéo plein écran en intégrant à Wing Commander III de longues séquences de film ( dont plusieurs étaient interactives ).Mettant en vedette Mark Hamill, Heart of the Tiger, offrait une histoire complexe et riche en rebondissements et tenait autant du film que du jeu.Par ailleurs, le film Wing Commander \u2014 version Hollywood \u2014 devrait être à l'affiche vers la fin de 1999.Il y a quelques semaines, Orgin lançait sur le marché la version « Gold » de Prophecy, le cinquième titre de la série.L'histoire se déroule toujours au sein de la même Confédération et fait un usage astucieux des séquences de film.Cependant, si les séquences de film sont abondantes lors de l'introduction du jeu, elles se font discrètes tout au long du jeu.Au lieu de miser sur un scénario hollywoodien et une mise en scène élaborée, Prophecy fonce dans l'expérience de jeu comme telle.Combats 3D à l'honneur ; -En un sens, et cela pourra peut-être irriter certains inconditionnels de la série Wing Commander, Pro-pjtecy est un jeu linéaire où les divers embranchements du scénario, que les joueurs empruntaient selon lès décisions prises, ont été à toutes fins utiles éliminés.Par contre, l'expérience de jeu, principalement des combats 3D, est bien réussie.m Votre rôle consiste essentiellement à effectuer des missions de reconnaissance et d'utiliser les armes de votre bolide interstellaire pour expédier les méchants extraterrestres là où finissent les données non sauvegardées.Chemin faisant, vous aurez à affronter divers types de Vaisseaux, dont certains équipés d'armes dévastatrices.La version a-t-il eu d'adaptations des Miser ibles de Victor Hugo ?Beaucoup.plus une.Bille August venant d'y aller de sa propre version de ce: grand combat entre le Bien et le Mal, entre le Pardon et l'Intransigeance, entre Valjean et Javert.Ici incarnés par Liam Neeson et Geoffrey Rush.Une adaptation que l'on recevra avec plus ou moins de bonheur selon que l'on est familier ou pas avec l'oeuvre de Victor Hugo.Qui a pleu/é sur le sort de Cosette ( ah, l'épisode de la poupée ! ) ou sur le destin tragique de Gavroche, ressentira durement les « oublis » du scénario.Mais qui aime les grands sentiments \u2014 kleenex à la clé \u2014 et les belles images fera un voyage émouvant au coeur d'un Paris en révolution et d'une France qui laissait ses enfants mourir de faim.?*?LE COUSIN Drame policier d'Alain Comcau.Avec-Alain Chabat, Patrick Timsit, Marie Trintignant,Agnès Jaoui.Sortie : 10 nov.« On choisit ses amis mais rarement famille », chantait Re- naud.L'inspecteur qu'incarne Alain Chabat l'apprend à ses dépens lorsqu'il hérite du « cousin » de son défunt collègue.Un cousin surnommé Nounours ( Patrick Timsit ), qui est de la famille ( policière ) sans en faire vraiment partie : Le Cousin, en argot, est un informateur.Il aide les policiers à mettre la patte sur des trafiquants de drogue.Et, en guise de salaire, il reçoit un pourcentage des substances saisies \u2014 qu'à son tour, il revend.Déchiré entre son respect de la loi et son amitié pour Nounours, Gérard finira par se poser des questions.Poussé dans le dos par une juge qui voit Nounours dans sa soupe.Un retour réussi d'Alain Corneau à sa première.famille \u2014 celle du film noir.?**l/2 THE HORSE WHISPERER ( V.F.: L'HOMME QUI MURMURAIT À L'OREILLE DES CHEVAUX) Drame romantique de Robert Redford.Avec Robert Redford, Kristin Scott Thomas, Scarlett Johnson, Sam Neil.Sortie : 10 nov.Robert Redford n'a pas pris le mors aux dents quand il s'est attelé à The Horse Whisperer, son adaptation du roman de Nicholas Evans.Un roman dans lequel une New-Yorkaise, sa fille et le cheval de cette dernière débarquent au Montana.L'adolescente et sa mon- ture ont eu un accident.La première vient d'être amputée d'une jambe, l'autre est.redevenue presque sauvage.La solution : faire traiter l'animal par « l'homme qui murmure à l'oreille des chevaux ».Loin de filer au grand galop, l'oeu-VTe se déroule au petit trot.Se laissant admirer, tel un pur-sang.De ce film,, on retient alors la beauté des images.Et la longueur : la seconde partie de la production piétine en effet dans l'ébauche d'une histoire d'amour qui tourne en rond.Comme un manège \u2014 équestre.?V2 ARMAGEDDON ( V.F.: ARMAGEDDON ) Drame de science-fiction de Michael Bay.Avec Bruce Willis, BillyBob Thornton, Ben Affleck Liv Tyler.Sortie : 13 nov.Mettez une caméra entre les mains d'une personne en pleine crise d'épilepsie et vous aurez sous les yeux quelque chose qui ressemblera à Armageddon.Du moins, à la deuxième partie de ce film catastrophe dans lequel Bruce Willis, foreur de son métier, et ses copains sont envoyés dans l'espace pour creuser dans un météorite \u2014 afin de lui faire avaler ( de travers ) une bombe nucléaire.Il faut dire que la chose monstrueuse ( elle a la grosseur du Texas ) file droit sur la Terre et qu'elle va exterminer la race hnmaine.Oui, ça ressemble à Deep Impact.En pire.À cause de la caméra hystérique, des éclairages stroboscopiques, de la musique tonitruante et « pas rapport ».Même les amateurs de films d'action seront déçus \u2014 et nauséeux.SMALL SOLD1ERS ( V.F.: PETITS SOLDATS ) Film de Joe Dante.Avec Gregory Smith, Kirsten Dunst, Kevin Dunn et les voix de Tommy Lee Jones, Ernest Borgine.Sortie : 10 nov.Cet été, ils ont envahi le grand écran et, simultanément, la salle de jeu.Vous en avez peut-être aussi croisé dans les rues, le soir de l'Halloween.Eh bien, les voici prêts à faire le siège des salons : Small Soldiers arrive en effet en vidéo.Date du débarquement : mardi.Tètes dirigeantes : Chip Ha-zard.Brick Bazooka, Nick Nitro et compagnie \u2014 dans le rôle de ces jouets a la fine pointe de la technologie qui décident de se rendre maîtres de leur ( petit ) monde et de ses ( grands ) habitants.Du grand bing ! bang ! Pas beaucoup de psychologie.À prendre pour ce que c'est : un divertissement à la manière de Gremlins ( du même Joe Dante ).Chercher à y trouver une morale \u2014 genre : dénonçons la violence par la violence \u2014 serait vraiment se faire violence.SonitlSarfati B4 LA PRESSF, MONTRÉAL, DIMANCHE 8 NOVEMBRE 1998 livres ) Un futur effrayant Chaque album de Bilal est attendu avec grand faim ALEKSI K.LEPAGE collaboration spéciale CB est avec tambours * et trompettes, ou plutôt -soyons dans le coup-avec cd-rom et site internet ( h t t p : / / www.humano.com/french/som-meil/sommeil2/sommeil2.htm ) qu'on lance dans le monde le dernier Bilal.Bilal, Enki de son petit nom, bédéiste de renom, cinéaste quand ça lui chante et Yougoslave qu'il le veuille ou non.Chaque album de Bilal est attendu avec une faim d'autant plus grande que ce Slave sait se faire attendre : six années séparent Le sommeil du monstre de Froid équateur.Et six ans, dans le monde de la bédé, ça ressemble un peu à une éternité.C'est que Bilal est un homme assez occupé.Entre deux planches, il se ( nous ) fait tout un cinéma ( Bunker Palace Hôtel et Thyko Moon, où l'on reconnaît tellement le style de l'auteur qu'on jurerait du Bilal animé.) Autant le dire tout de suite.Le Sommeil du monstre est sans doute le plus sombre, le plus difficile ( pour ne pas dire le plus aride ) des albums solo de Bilal.Mais il est aussi, d'étrange manière, le plus poétique, et même le plus émouvant.Planche tirée de Le Sommeil du monstre.Celui qui voudrait réduire en trois phrases-choc le récit, très riche, mais quelque peu emberlificoté, de ce Sommeil du monstre se trouverait assez désemparé tant les intrigues s'y recoupent, s'y fondent et s'y confondent.Peut-être Bilal est-il un tantinet trop ambitieux.Fort heureusement, cet album est le premier d'une trilogie à venir.Ainsi les choses paraîtront-elles plus limpides dès le prochain chapitre.Mais il faudra attendre encore six ans ! ( détail : le dernier volet paraîtra peut-être en.2010 ! ) Des personnages \u2014 dont on ne sait jamais trop s'ils sont réels ou clônés \u2014 en quête d'identité ( personnelle et nationale ) perdus dans un futur nécessairement effrayant.où se perpétuent les conflits ethniques et religieux les plus absurdes, et où règne une science assez douteuse, c'est un peu ça Le Sommeil du monstre.Et c'est aussi très compliqué.Compliqué pour tout le monde, et pour l'auteur lui-même qui \u2014 avoue-t-il en entrevue su» Internet \u2014 ignore s'il est, en tant que Yougoslave, plus Kosovar que Macédonien, plus Slovène que Croate, plus Serbe que Musulman ou plus simplement Monténégrin ( hein ?).Et dire qu'ici on a peine à savoir si on est de laine ou de souche ! Quoi qu'il en soit, ce dernier Bilal est tout de même un Enki, maître du dessin et, ici, pour la première fois, de l'acrylique.D'où l'impression que chaque case est une oeuvre en soi, impression rehaussée par des coups de peinture rouge qui flottent autour des gens ou dans l'atmosphère sans autre raison qu'esthétique.Mais on s'ennuie un peu de Christin, scénariste des meilleurs Bilal ( Partie de chasse, Les phalanges de l'ordre noir, La ville qui n 'existait pas, etc ) et créateur, avec Mézières, des aventures spatio-temporelles d'un certain Valé-rian.Lui savait raconter simplement des histoires tordues.*** LE SOMMEIL DU MONSTRE Enki Bilal Les humanoïdes associés, 69 pages Le reve du retour Cuba, les Caraïbes et le Sud où le sexe se mêle à la politique JEAN-PAUL SOULIÉ oé Valdés, dont le cinquième roman.Café Nostalgia ( chez Actes Sud / Leméac ) est née à La Havane en 1959, au moment où les barbus de Fidel et du Che prenaient le pouvoir.Autant dire qu'elle n'appartient pas à la génération des camarades révolutionnaires, ni à celle des « Cuban BC », les « Cuban before Castro » installés aux États-Unis à la suite de la chute du dictateur Batista.Zoé Valdés est une exilée cubaine qui raconte sa vie de jeune fille dans ce qu'elle n'appelle plus, pudiquement, que « Cette-île-là », et ses rapports avec toute la diaspora de ses amis d'enfance, ceux qui ont réussi à quitter le pays natal, dispersés entre New York, Paris, le Venezuela, la Colombie et les Canaries, et ceux qui sont restés là-bas, dans la chaleur odorante des nuits et des jours du pays miséreux et tant aimé.Elle raconte l'exil \u2014 forcé dans son cas \u2014 depuis son premier roman au titre bien clair : Le néant quotidien.Mais un exil sans espoir d'assimilation.Cuba, les Caraïbes et le Sud sont là, dans la forme, dans l'utilisation des cinq sens, dans une vie grouillante où le sexe se mêle à la politique.L'héroïne Marcela raconte son enfance, son adolescence, marquée par les passions comme par le laisser-aller de « Cette-île-là ».Il y aura l'épisode de l'homme marié dont, jeune adolescente, elle tombe amoureuse du haut de son balcon.L'homme est même père d'un fils qui reviendra dans le roman.Lui n'en reviendra pas, aspergé d'essence et immolé par son épouse quand celle-ci découvre les lettres de Marcela.Il y aura aussi cet oncle, furieusement amateur de boxe, qui, hélas, n'a dans sa descendance que sa nièce.Le plan pour en faire une « boxeuse » est sans faille.À dix ou onze ans, qui va faire la différence ?Un KO malheureux, et l'entraîneur de Marcela découvre la fissure, en plongeant sa pouliche, nue, dans un bain d'eau froide.Zoé Valdés nous introduit dans le monde édifiant des séances d'autocritiques, formule adaptée des communistes de la confession et des sermons vécus ailleurs.Nous suivons les séances du PPA ou Plan de préparation d'admission au titre de militant de l'Union des jeunes communistes.Les filles de dix-sept ans en ont long à dire sur leur vie intime ! « Car en dix-sept ans de vie, c'est bien le diable si on n'a pas commis quelque délit indigne du militantisme ! » Et s'il fallait confesser les séances de cul, les PPA devaient être gratinées.Dans la sueur et le rhum, avec accompagnement de musiques explosives, dans l'ombre des escaliers sans électricité, Zoé Valdés en étale les détails.Non, le sport national de Cuba n'est pas la boxe, ni le base-bail, mais le cul ! Dans la logique des choses, suivra un avortement à la cubaine, dont les modalités sont, et de beaucoup, plus faciles et rapides que l'extraction d'une écharde d'un doigt dans un CLSC montréalais.Loin de La Havane, tous ces jeunes Cubains ne rêvent que d'une seule chose : du retour.Zoé Valdés nous en fait revivre quelques tentatives, assombries par la disparition d'amis emprisonnés ou balceros malheureux.En cours de roman, son héroïne croise quelques personnages typiques des pays du Sud, les babaloche et iyalo-che de la santeria, une religion afro-cubaine qui a bien résisté aux guerres coloniales, révolutionnaires et à tous les blocus.Zoé Valdés est, répétons-le, interdite de séjour à Cuba, depuis la parution de son premier roman, et vit depuis à Paris.Elle a publié, en traduction et toujours chez Actes Sud/Leméac, Le néant quotidien ( 1995 ), La sous-développée ( 1996 ),-et La douleur du dollar ( 1997 ).CAFÉ NOSTALGIA Zoé Valdès Actes Sud/ Leméac, 394 pages Choisir Ginette son sorcier qu'on aime Bon et mauvais De surprise nationalisme en surprise Il est évident qu'il y a des gens qui ont besoin de thérapies.Et qu'il existe des thérapeutes, des psychologues, des travailleurs sociaux et autres « sorciers » honnêtes.Mais combien de charlatans ?Sans compter que les récents démêlés de la corporation des psychologues ont ™ de quoi effrayer n'importe qui.Si les psychologues manquent de psychologie élémentaire au point de s'engueuler pendant des semaines sur la place publique, comment avoir confiance en leurs thérapies?Bref, comme le dit l'auteur, qui dirige lui-même une équipe de professionnels qui offre des programmes d'aide, « choisir une personne qui pourra vraiment vous aider demande un certain courage et un bon discernement.» On ne demande pas au plombier de réparer le téléviseur ou à un dentiste de réparer son auto.La polyvalence existe peu, même chez les plombiers.Bonne chance ! Pierre Vennat ?PSYS, THÉRAPEUTES ET AUTRES SORCIERS Pierre-Yves Boily VLB Éditeur, 124 pages m Au début, elle n'était que Ginette Raynault et a d'abord chanté sur la « Main » pour les quelques cents que lui envoyaient parfois les passants.Elle n'avait pas encore dix ans et elle accompagnait déjà d'importantes personnalités de la radio.Très jeune, elle gagnait tous les concours d'amateurs auxquels elle participait.Puis, elle est devenue la Ginette Reno d'aujourd'hui, celle que tout le monde aime, celle qui était la vedette du dernier Gala de l'excellence de La Presse.Une photo valant mille mots, c'est un album-souvenir, tout autant scénique que pour la lecture que présente Stanké, fruit du travail d'un admirateur de Ginette, Daniel Bertrand.Lequel n'hésite pas à dire que « quoi qu'elle puisse faire, elle nous pousse toujours à l'aimer davantage ».Pierre Vennat **?GINETTE RENO : L'HOMMAGE Daniel Bertrand Editions internationales Alain Stanké pie.Mais tout Le nationalisme a plutôt mauvaise presse de nos jours.On l'assimile, parfois avec raison, avec une certaine forme de racisme et d'intolérance.Ce qui est compréhensible quand on sait quel usage Hitler a fait d'une doctrine qu'il appelait le « national-socialisme » et qu'on regarde agir aujourd'hui les « nationalistes » serbes, par exem- nationalisme est-il condamnable ?Et en ce qui nous concerne, le nationalisme québécois est-il condamnable?Le théologien Gregory Baum, professeur à McGill, auteur de plusieurs ouvrages, est d'avis, quant à lui, qu'un mouvement nationaliste peut être acceptable sur les plans éthique et religieux, s'il défend une société plus juste, respecte les minorités, a l'intention de collaborer avec les pays voisins et refuse d'ériger la nation en valeur suprême.Le fardeau de la preuve revient au nationalisme québécois ! Pierre Vennat ?LE NATIONALISME: PERSPECTIVES ÉTHIQUES ET RELIGIEUSES Gregory Baum Un polar suppose un crime et un coupable.Mais quand l'accusé n'est pas coupable-; que le coupable n'est pas non plus celui que le lecteur soupçonne; que l'accusée, bien qu'innocente, n'est pas la fille de qui l'on croit ; que l'avocate de la défense, ancienne fiancée du procureur de la poursuite n'est pas non plus celle que l'on croit, on se ramasse devant non pas une intrigue, mais plusieurs, réunies en un seul roman et des personnages qui ne sont pas ceux que l'on croit.Cela donne, de la part de Richard North Patterson, déjà auteur de best-sellers aux États-Unis, un ouvrage où l'on nage de surprise en surprise.Pas étonnant qu'il ait remporté le Grand Prix de littérature policière et qu'on le considère comme l'égal des John Grisham ou Scott Turow et que ce romancier américain soit traduit en français par un grand éditeur.Pierre Vennat ?JUGEMENT SANS APPEL Richard North Patterson Albin Michel, 491 pages 4^.; C O M C O U R ^ ^ LES ÉDITIONS DE L'HOM ETIONS DE L'HOMME ONT 40 .PLUS DE 20 000 $ DE PRIX À GAGNER ! ANS! ReQJMINTS DU COtiCOUftS DlSPONIllK AUX éditions 01 l'HOMME Courez la chance de gagner un voyage à Paris pour deux personnes ou un des 40 lots de livres des Les Éditions de l'Homme d'une valeur de 400 $ chfu.unl Remplirez le coupon qui paraître samedi ê fendos de votre télé-Plus.» 105.7 il LEOBXnONSOel MHOMMEl 1 9 5 8 - 1 9 9 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 8 NOVEMBRE 1998 livres ) Ce pauvre Smiley.De Michel Désautels, lauréat du prix Robert-Cliché RÉGINALD MARTEL 1 était comme ça, Smiley, » Ainsi commence tout net le roman de Michel Désautels, ainsi il pourrait finir.Entre début et fin, près de deux cents pages d'une histoire qui en contient plusieurs.Elles sont assez bien liées les unes aux autres, sans ces hiatus ou ruptures de ton si fréquents dans les premiers romans.Car Smiley est un premier roman, et pour M.Désautels l'occasion d'entrer pour vrai en littérature: le voici lauréat du prix Robert-Cliche du premier roman, qui a lancé \u2014 ou détruit \u2014 de nombreux aspirants.Cette fois, le jury ne s'est pas trompé.Il n'a pas cédé à la tentation d'accorder le prix à l'auteur d'une autobiographie mal trafiquée, non plus qu'à une oeuvre aux ambitions très littéraires, mais inaccessible à des âmes simples.M.Désautels, la quarantaine avancée, a assez vécu pour ne pas fabuler sur les petites histoires de sa vie.Et en journaliste qu'il est, il a eu tout le loisir d'apprendre à lire, puis à écrire simplement.À la petite foule réunie lundi dernier à la Bibliothèque nationale du Québec pour la remise du prix Robert-Cliche et la présentation des nouveaux titres du Groupe Ville-Marie Littérature, le lauréat a voulu dire ce qu'il doit aux écrivains du monde entier et à des auteurs québécois, notamment Marie Laberge et Michel Tremblay.C'était gentil, mais il ne faut pas chercher chez ces deux-là des influences décisives.Smiley est un thriller.L'action a lieu dans la ville d'Atlanta, pendant les Jeux olympiques.M.Désautels y était, si je me rappelle bien, délégué par Radio-Canada comme journaliste de sport.À cette occasion, et à d'autres peut-être, il a pris le pouls du Sud profond, avec beaucoup d'intelligence et de sensibilité.Il a aussi humé les scandales cachés et pourtant malodorants qui achèvent de miner la respectabilité du Comité international olympique.Cette double expérience a certainement nourri le nouvel écrivain.En lisant son roman, on ne peut que s'attacher à Smiley, ce pauvre nègre trop paumé pour oser cultiver quelque ambition.Serveur dans un restaurant, et compromis dans une affaire de rien du tout, il est à la merci d'un sale flic bien blanc qui en a fait son esclave sexuel.Comme tout le monde il s'intéresse au sprint des cent mètres, qui opposera, entre autres, un Américain et un certain James Jackson, originaire d'Afrique du Sud.De façon bien indirecte, Smiley se retrouve au coeur d'une magouille pour persuader Jackson de collaborer à une production télévisuelle d'envergure internationale.On entre avec Smiley, et bien plus que lui, dans l'univers de celui qui veut abaisser le record mondial des cent mètres et gagner la médaille d'or des Jeux olympiques.Gagner par tous les moyens, dont les mauvais, qui sont les plus efficaces.Avec le faux cynisme propre aux auteurs de thrillers, le romancier raconte \u2014 ou invente \u2014 des situations qui démontrent que les contrôles antidopage peuvent ne pas avoir lieu, ou ne pas porter à conséquence, selon la notoriété des contrevenants.Même si le sport commercial en général et les Jeux olympiques en particulier vous laissent parfaitement indifférent, M.Désautels réussira à vous passionner : vous voudrez savoir comment ça va finir.Ça finit très mal pour Smiley et plutôt bien pour Jackson, qui bat le record mondial et gagne la médaille d'or.Ça finit bien aussi pour une certaine elle, qui en couchant avec le champion n'a pas nui au projet de série télé qu'elle devait lui arracher.Une fameuse femme que celle-là.On comprend que pour elle, n'importe qui balaierait sous le tapis ce qui lui reste de principes moraux.C'est le volet erotique de Smiley, il en fallait un et il est drôlement bien enlevé.Le roman n'est pas sans défauts mineurs, que la batterie de lecteurs que constitue un jury d'écrivains professionnels aurait pu empêcher, et l'éditeur à leur suite.Ici et là un mot mal choisi, un anglicisme, une phrase tordue.Vétilles, quand on pense ^aux coups fourrés d'un romancier qui par exemple vous fait passer, sans que vous vous en rendiez compte tout de suite, d'une scène de lit entre elle et le sprinter à une scène de combat entre deux boxeurs.Chapeau! SMILEY Michel Désautels VLB Éditeur, 192 pages Un épisode de la vie de Pontiac ELISABETH BENOIT collaboration spéciale abituellement, Jean-Pierre Davidts signe de beaux livres jeunesse qui s'intitulent Contes dti chat gris.Un amour de framboisier ou Le Petit Prince retrouvé.C'est un roman historique cette fois que livre l'auteur, un roman qui s'adresse plutôt aux grands, ou du moins pas aux tout petits.L'Homme avec qui mourait l'espoir raconte et romance un épisode de la vie de Pontiac, le grand chef amérindien qui a tenté de chasser les Anglais de Nouvelle-France après la bataille des plaines d'Abraham, en 1759.Pontiac, grande figure du passé, deux plumes d'aigle fichées dans ses cheveux de jais et torse nu sous une veste militaire bleu royal \u2014 un présent du général Montcalm.Pontiac, donc, domine le roman.Mais son histoire est racontée de biais, à travers celle de Guillaume et de Marie.Marie, fière, belle, audacieuse, est la soeur de Guillaume.Les deux Européens habitent le Nouveau Monde de fraîche date et se sont installés près du fort Ponchartrain, aux abords de la rivière Détroit, tout près du village de Pontiac.Leur destin croisera celui du grand dief amérindien et de Nicolas Lou-vet, un Méti>, le cousin de Pontiac.Louvet est méchant comme tout et déteste Guillaume et Marie, alors qu'entre Marie et Pontiac, au contraire, une mystérieuse connivence s'installe.Puis il y aura Tom, l'Américain dont Marie s'éprend, et qui est arrivé au fort en même temps que les Anglais, après que les Habits-Rouges eurent pris Ville-Marie « sans que parle un seul bâton-tonnerre ».m V X ! r ï \u2022i ^ '^^^^^^^ Bientôt, les Peaux-Rouges, déçus par le mépris des Anglais, rêveront de restaurer le régime français.Pontiac rassemble alors Odawas, 0 Une mauvaise réputation Philippe Sollers nous dit tout.sur Casanova JACQUES FOLCH-RIBAS collaboration spéciale La réputation qu'on a faite à Giacomo Casanova de Seingalt ?Celle d'un aventurier, un coureur de femmes.Mille e tre conquêtes.Né à Venise ( mais pas plus Seingalt que vous et moi ), évadé de la prison vénitienne ( les Plombs ).A écrit ses mémoires dans un château de Bohème ( celui de Dux, chez le comte Waldstein ) où il était plus ou moins domestique et où il est mon, assis dans un fauteuil qu'on peut encore contempler.Meuh, dirait Julie.L'aventure de ces mémoires, qui s'intitulent en réalité Histoire de ma vie, est déjà symbolique des censures, des erreurs et des malentendus.L'Histoire a été écrite en français, traduite et publiée en allemand, puis retraduite en français avec d'énormes coupures voulant l'édulcorer à la mode bourgeoise, socialement correcte.Lamentable tripotage d'un texte superbe, celui que l'on ne pouvait pas lire, depuis 1812 jusqu'à 1945.En 1945, le manuscrit original est sauvé, sauvé de la guerre, par une sorte de miracle, et en 1960 paraît enfin l'édition du texte original ( chez Pion ) reprise en 1993 dans Bouquins, chez Robert Laffont.Nous vous en avions parlé, ici même, avec cette admiration béate du lecteur qui découvre ce que l'on a voulu lui cacher : que Casanova est un écrivain majeur, et que ce que l'en avait écrit, lu, filmé et dit sur lui est un tissu de sottises.Allez y voir.Comme il s'agit de plus de quatre mille pages, vous aurez amplement le temps de vous en convaincre.Philippe Sollers Il semble évident que Philippe Sollers \u2014 sur lequel on dit aussi beaucoup de faussetés parmi des admirations douteuses qui tiennent de la bonne vieille jalousie de la critique \u2014 devait s'intéresser, après le personnage de Vivant Denon qu'il a remis à sa bonne place, la supérieure ( voyez Le Cavalier du Louvre, Vivant Den,on, Folio 2938 ) à celui-là, de personnage .Et son petit livre est passionnant.Il est écrit conmme on parle, en petits paragraphes qui font un puzzle.Casanova y apparaît lentement, sa vie, ses hauts faits, ses conquêtes.Et toute la société de son temps, naturellement ; ce temps qui fut celui de l'Europe des Lumières, l'époque de Mozart ( auquel il racontera son évasion des Plombs de Venise, tandis que le Don Giovanni n'est pas encore composé ) et de Madame de Pompadour qui lui demande, à l'Opéra, d'où il vient.« De Venise \u2014 De Venise ?Vous venez vraiment de là-bas ?\u2014 Venise n'est pas là-bas, madame, mais là-haut ».L'époque de Catherine de Russie ( une copine à lui ), du Cardinal de Bernis ( un copain de débauche ).Cet homme est un magicien ( un kabbaliste ) qu'on traitera de charlatan, beaucoup plus tard ; il est franc-maçon et libertaire ( on disait : libertin ), comme Mozart ; il est homosexuel ( aussi, et juste un peu ) ce qui ne dérangeait personne en ce temps-là, mais qui choquera ensuite beaucoup.Le Prince de Ligne lui écrit des lettres enflammées.Dans une sorte de prémonition comique, il dit : « Vous vous êtes bien trouvé de n'être pas châtré, pourquoi voulez-vous que vos ouvrages le soient ?« S'il savait ce qui les attendait (.Et aussi : « Un tiers de ce charmant tome second, mon cher ami, m'a fait rire.Un tiers m'a fait bander, un tiers m'a fait penser.Les deux premiers vous font aimer à la folie, et le dernier vous fait admirer.Vous l'emportez sur Montaigne.C'est le plus grand éloge, selon moi.» Quelle époque.On n'a plus les Princes qu'on avait.Ainsi notre séducteur de bonniches et de patronnes ( dont certains patrons ) se déplace dans toute l'Europe.Rome, Paris, Vienne, Prague, Saint-Pétersbourg, Berlin, Londres, Naples, Constanti-nople en passant, et Amsterdam, Zurich, Madrid .C'est un régal, la manière dont il raconte sa vie.Il le fait en amoureux du voyage, des villes et des campagnes, en philosophe et en artiste.Surtout cela : philosophe et artiste.Quel écrivain ! Excellent dans une langue excellente, celle de ce siècle, que l'on n'a jamais plus égalée.Et il commence à écrire l'histoire de sa vie en 1789, l'été, celui de la Bastille et de la Révolution, qu'il salue, mais dont il comprend déjà que ce sera celui de la fin d'une époque, cette époque admirable qu'il a tant aimée \u2014 de toutes les façons possibles.?CASANOVA L'ADMIRABLE Philippe Sollers Pion,, £61 pages Potawatomis, Wendats et autres et prend d'assaut le fort Ponchartrain.Au moment où les balles siffleront et où les scalps tomberont, il y aura aussi beaucoup de romance dans l'air.Entre Marie et Tom d'abord, puis entre Pontiac et Catherine, la belle Ojibwa dont Guillaume est lui aussi amoureux.Ce mélange d'histoire et de chasses-croisés amoureux, Jean-Pierre Davidts le rend de façon efficace, avec une écriture ronde, poétique par moments.Ainsi, durant la bataille, les Peaux-Rouges jaillissent de partout, « tels des fruits vénéneux tombant de chaque arbre.» Et puis, sur le sentier de la guerre, les Sauvages ont « le visage bariolé d'ocre, de vermillon, de suie et d'argile, le crâne rasé ou une plume d'aigle, de corbeau ou de faucon fichée dans la chevelure.» C'est joliment décrit, et efficacement raconté.Le romancier use de subterfuges qui aiguisent l'attention du lecteur.même si, par ailleurs, on ne retrouve pas dans ce roman le foisonnement de vie et de détails que l'on espère rencontrer dans une fiction à teneur historique.On reste un peu coincé entre les grandes structures historiques et la noble fierté de Pontiac, les bassesses de Louvet, la droitesse d'esprit de Marie, la fadeur et le courage de Tom.Un peu trop typés et unidimensiomiels, les personnages ne rendent pas tout à fait justice à ia dimension historique.Agréable à lire, ce roman l'est certainement.Mais sans avoir cette profondeur et cette étincelle, cette puissance et cette passion qui font qu'une histoire reste et que l'on s'en souvient longtemps.***l/2 L'HOMME AVEC QUI MOURAIT L'ESPOIR Jean-Pierre Davidts Les Intouchables, 320 pages \u2022 \u2022\u2022¦ \u2022 .'jet* ^V»\" - \u2022¦ \u2022 v^*.» ».- .i V 100 000 exemplaires vendus j$0tRoman de Julie Papineau, tomes 1 et 2, ça se fête ! Et deux fois plutôt qu'une.pQUrvQU?\u2022 Un nouveau coffret-cadeau É contenant les tomes 1 et 2 ?Un concours romantique Tomes 1 et 2-44,95 $ V - kl Participez au concours Sur lés traces de lidie-Palvncau et c!burez la chance de gagner un week-end romantique pour deux personnes au Château Montebello construit sur la seigneurie de la famille Papineau.r Valeur approx.de 800 S.Aucun achat requis.r T Bulletin de participation Nom :_ Adresse : Téléphone :___ Question du tome 1 : Le 11 décembre 1837, peu après la Rébellion, un journal annonça la mort de Julie Papineau.Où et avec qui était-elle lorsque cette fausse nouvelle a été publiée ?Réponses Où ?Avec qui ?tm *m Retournez le bulletin à : Sur les traces de Julie Papineau Québec Amérique , 329, rue de la Commune Ouest, 3* étage Montréal (Québec) H2Y2E1 ou venez le porter en personne au kiosque de Québec Amérique (# 512) au Salon du livre de Montréal, les 19 et 20 novembre.Tirage le 20 novembre à 19 h.200623» QUÉBEC AMÉRIQUE www.quebec-amerique.com LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 8 NOVEMBRE 1998 livres ) Un travail de cochon de Noël Audet Un roman qui rappelle un peu certains textes d'Yves Thériault et d'Antonine Maillet r RÉGINALD MARTEL histoire du Canada selon Noël Audet ne ressemble ni à une épopée ni à un récit édifiant.Elle serait plutôt picaresque, tout enluminée des .frasques d'un certain Emmanuel Doucet, artiste peintre de son état.N'est pas Bellérophon qui veut.Le héros, qui n'éteindra de chimères que les siennes, se contente, pour traverser l'espace et le temps, d'enfourcher un cochon qui n'a sans doute pas le panache de Pégase, mais qui parle.presque en vers.Un animal bien constitué, porté sur '.l'ergotage et sur la chose.Et cochon qui se dédit.Il était temps qu'on réhabilitât le cochon.Dans la littérature québécoise, longtemps attentive aux gestes augustes des semeurs, récoltants et éleveurs, je n'en trouve spontanément que quelques-uns, bêtes pas bêtes qui suivaient le jeune docteur Ferron, tout juste arrivé dans son village gaspésien, pour s'assurer qu'il ne se prendrait pas pour un autre.Remember \u2014 ainsi se nomment les cochons reproducteurs de la famille Doucet depuis les origines \u2014 n'a pas à rabattre le caquet d'Emmanuel.L'arrogance serait plutôt de son côté, ou plutôt un certain cynisme, comme il arrive aux politiciens ( famille des sui- dés ) qui se croient rationnels quand il sont seulement incapables d'émotion.Emmanuel, lui, est un artiste ; il n'a que faire de la raison, comme de raison.Sachant que .le passé n'a pas d'avenir, M.Audet se tourne vers lui pour en tirer quoi ?Peut-être une certaine intelligence de ce que nous sommes, gouailleuse assez et libérée des biais idéologiques par la dialectique particulière, trop peu connue, des échanges entre homme et bête.Quand ceux-ci sont dans le ciel du Québec, ils pourraient regarder toutes choses de haut.Même Remember n'y consent pas, car le plancher des vaches lui rappelle trop d'aimables délices.M.Audet n'a pas poussé la fantaisie jusqu'à trafiquer le passé et le présent.Il s'est fié plutôt, avec un sourire en coin probablement, à ce que racontent les manuels d'histoire et les journaux.Je le regrette un peu.La vérité, même subjective, est une contrainte qui empêche La Terre promise, Remember ! d'atteindre la densité presque mythique de L'Ombre de l'épervier.Est-il besoin de lire encore que Montcalm, mauvais stratège, a réussi à mourir content ?Que Frontenac, grande gueule pourtant, répondait par la bouche de ses canons ?Anecdotes touchantes, convenons-en, parce que liées intimement à notre folklore, mais qui s'affadissent quand les grands et petits personnages de l'histoire sont plus près de nous dans le temps.Les risques du voyage Un peu comme les bûcherons d'autrefois, qui grâce à la complicité du diable volaient vers leurs bien-aimées dans des canots fantastiques, Emmanuel à dos de cochon s'en va retrouver ses ancêtres.Les risques du voyage sont les mêmes : il suffit de prononcer un juron, choisi dans le répertoire de la quincaillerie des églises, pour se retrouver cul par terre.Les avantages compensent bien ces ennuis.En observant in situ les travaux et les jours de ses aïeux, et un peu ceux des aïeux de Remember, Emmanuel se découvre des racines qu'il ne saurait renier, quitie à s'en désoler mollement.On le sent plutôt loin des honnêtes défricheurs de l'empremier.hommes de foi aux moeurs austères, nés pour un petit pain et satisfaits de l'être ; plus proche d'un certain oncle Jean et de ses avatars, têtes croches, mécréants, grands baratineurs et petits faiseurs, ivrognes et baiseurs non repentis, sur qui glisse l'histoire sans les troubler un seul instant.Emmanuel découvre après bien d'autres qu'il y a eu deux variétés de Québécois, le nomade et le sédentaire.Le premier était prêt à conquérir en français tout l'espace américain, sans prendre la peine de le tisser serré, hélas ! L'autre se contentait de cultiver son jardin, à l'ombre du clocher, sans jamais s'en éloigner.Les savants ne contrediront pas les observations et jugements d'Emmanuel, ni ceux de Remem- ber qui considère que la situation des Québécois, incapables de se bâtir un pays, est à peu près sans issue.Le livre de M.Audet n'est pourtant pas d'abord et surtout un ouvrage historique ou politique ou ethnologique.C'est un roman, c'est une écriture qui rappellent un peu, pour la fantaisie et l'humour, certains textes d'Yves Thériault et d'Antonine Maillet qu'on a qualifiés de romans de moeurs.La manière de l'écrivain domine, évidemment.La Terre promise, Remember! est construit comme une succession de contes qui correspondent à autant d'époques de l'histoire des Doucet.et des Remember ! Le conte n'a plus la cote, mais peu chaut à M.Audet d'en emprunter ici les ruses, dont celle qui consiste à oser le clin d'oeil au lecteur, pour en faire son complice.À vrai dire, le romancier fait flèche de tout bois, sans s'écarter trop de la veine du roman populaire, qu'il a su défendre et illustrer avec compétence.Par Emmanuel interposé, monté sur son cochon volant il a fait, Ulysse des temps modernes, un maudit beau voyage.LA TERRE PROMISE, REMEMBER ! Nocl Audet Québec Amérique, 360 pages Le chantre du Portugal et.de ses mythes Le Figaro littéraire PARIS ertains auteurs s'enfoncent très tôt dans l'épaisse forêt de la création littéraire.D'autres, au contraire, attendent.Jear-Marie Gustave Le Clézio dit du livre qu'il est un fruit qui doit mûrir longtemps, comme sa vie, avec ses détours et ses revers, se devait de le nourrir.José Saramago, né en 1922 à Azin-haga, ville de ciel gris et de soleil, de brume, de langueurs, est entré, comme on dit, « tard » en littérature : le premier livre du Prix Nobel de littérature 1998, Levantado do chao, paraît le jour de ses cinquante-huit ans.Auteur de plusieurs recueils de poèmes, de contes, de chroniques, de pièces de théâtre, il est surtout connu à l'étranger pour son oeuvre romanesque.Le Dieu manchot est un livre puissant, féroce \u2014 ce roman était en fait son dix-septième.Tout ce qui fait la force de son oeuvre est visible dans ce récit épique, qui n'est rien d'autre qu'une description minutieuse et baroque de la Lisbonne du XVIIIe siècle peu de temps avant que ne la détruise le célèbre et terrible tremblement de terre du 1er novembre 1755.Voltaire en fit, comme on sait, une épouvantable description dans Candide.José Saramago choisit un angle de vue différent.En chantant la Lisbonne de José I«, « princesse des villes du monde, celle devant qui s'efface la mer profonde », pour reprendre les mots de Camoes, il fait oeuvre d'historien perplexe et sceptique.Il évoque les sorcières et l'Inquisition, les esclaves et les épidémies, l'alchimie et les rituels de cour.Au centre du roman, l'immense palais-couvent de Ma-fra, construit par des souverains portugais soucieux de rivaliser avec la puissance espagnole, et qui n'abrita que du vent et de la mort.Vous l'aurez compris, comme chez tous les autres grands écrivains, José Saramago se fixe comme bornes littéraires rien moins que l'univers.Lisbonne, c'est le monde ; Mafra, ce que la folie des hommes y a installé ; le tremsble-ment de terre, l'indice qu'une justice divine est toujours possible.Le romancier invente l'Histoire, il n'en est pas le témoin, mais le participant actif.Une littérature de l'extrême La littérature portugaise contemporaine est riche et plurielle.Si Li- José Saramago dia Jorge préfère raconter le peuple, la terre, la ville et sa nostalgie, si Lobo Antunes semble hanté par le passé politique et la décolonisation liée à la guerre en Angola, José Saramago propose une troisième voie, plus riche, plus complexe, plus audacieuse.Ainsi, dans L'Année de la mort de Racaro Reis, s'attaque-t-il au mythe lusitanien par excellence : l'in-touchable Fernando Pes-soa, tout du moins en la personne de son « hétéronyme », Ricardo Reis, le latiniste demi-helléniste, médecin monarchiste, adepte d'un « néo-paganisme indiscipliné ».En greffant une fiction sur une fiction \u2014 ce personnage créé par Pessoa n'existe pas \u2014, José Saramago rappelle que la littérature est peut-être un des moyens choisis par le mensonge pour toucher à la vérité.Ce qui constitue un des thèmes majeurs d'une oeuvre vaste et variée.Contrairement à nombre d'écrivains français qui se complaisent dans l'introspection du peu, du quotidien, du presque pas du tout, José Saramago pratique une littérature de l'extrême, de la démesure, de l'expansion.Les personnages chez lui ont ainsi toujours à voir avec l'Histoire, les grands chaos temporels, la vie dans ce qu'elle peut receler de bruyant ou d'assourdi.Prenons par exemple le sujet d'histoire du siège de Lisbonne.Au départ, une erreur volontaire de dactylographie.Un oui qui devient un non, et le caprice d'un historien pourtant éminent qui se transforme en une contrevérité.Raimundo Silva, le héros malgré lui d'Histoire du siège de Lisbonne, nous livre sans le savoir vraiment des messages qu'il serait naïf de ne pas attribuer à José Saramago.Certes, il n'est pas son porte-parole, mais comment ne pas faire le rapprochement avec lui lorsqu'il rappelle qu'une supercherie peut mener tout droit à la passion, ou que l'Histoire et la littérature fournissent à la pensée d'excellents matériaux, ou que l'intuition ouvre plus de clefs que l'intellectualisme.En publiant, en 1993, L'Évangile selon Jésus-Christ, il n'a pas fait oeuvre d'iconoclaste.Son Christ, comme celui qui apparaît sur les façades des églises et des fenêtres du XVIIIe siècle, appartient au monde et délivre un message d'espoir, en participant au débat voltairien que se livrent Dieu, le Diable et Jésus, José Saramago propose à l'homme des voies de salut, des portes non point de sortie, mais d'entrée dans la vie.Ainsi sa rébellion n'est-elle rien d'autre qu'une réflexion sur le présent, sur la place de l'homme qui n'est plus au centre de l'univers, comme le professait la Renaissance, mais qui n'est pas non plus, perdu et chahuté, comme le soutenait le baroque.Dans Le Radeau de pierre, José Saramago émet une hypothèse : la péninsule Igérique, à la suite d'un cataclysme, se détache de l'Europe, va heurter les Açores, avant de s'arrêter on ne sait où du côté de l'Afrique.D'un côté, le roman peut être lu comme une superbe histoire d'amour ( sentiment qui est sans doute le seul à pouvoir sauver l'humanité ).De l'autre, une image symbolique, une étrange prophétie, une prise de position.José Saramago, qui effectue de profondes incursions dans le passé, la mythologie, l'histoire littéraire, les religions les savoirs, souhaite avant tout nous parler du présent et d'un futur proche.C'est dans cette optique qu'il faut replacer l'oeuvre de José Saramago, écrivain portugais installé dans la réalité de son pays.Dans cette Europe, qui a toujours été une réalité « intranquille », il propose une rélfexion sur le Portugal à la recherche d'une mouvelle identité, en grand écrivain, il transforme cette question particulière en problématique d'intérêt général.Son « message » est des plus clairs : attention, l'Histoire va plus vite que la pensée.REPORTAGE PUBLICITAIRE Gregory Charles \u2022 uelle semaine! Pendant que les Québécois redécouvraient les tons de gris associés à novembre, des millions d'habitants de l'Amérique centrale subissaient la colère du ciel.Mitch, l'un des pires ouragans du siècle, a dévasté le Honduras et le Nicaragua, laissant derrière lui des maisons en ruine, une nature dans la boue, des populations dans le besoin.C'était l'horreur.La force des éléments Mercredi prochain, l'émission sera consacrée à la météo.Les animaux sont-ils de bons météorologues?Est-il possible de pré- Effet d'EI Nifto?voir le temps qu'il fera des semaines à l'avance?Avec Caroline et Cédric, je t'invite entre autres à une petite excursion en canot dans la nature, histoire de mieux sentir la force des éléments.Savais-tu que les feux de forêt sont parfois causés par la foudre?Tu vas aussi apprendre Photo François Pratte qu'après le feu, il y a la vie.Une nouvelle flore, de nouveaux arbres, de nouveaux fruits! debrouillards.com Avant de te quitter, je t'annonce l'arrivée prochaine du site Internet des Débrouillards.Tu y trouveras un complément formidable à l'émission : des repor- tages, des entrevues, des jeux, un babillard, des défis.et même un dictionnaire interactif! Je t'en reparlerai bientôt.À mercredi! N'oublie pas île regarder ton émission le mercredi à 16 h 30 à la télé de la SRC! Les debwinettes de Deb Web Qu'est-ce qu'un orage?C'est une perturbation atmosphérique violente accompagnée d'éclairs et de tonnerres.Sais-tu comment s'appellent les gros nuages noirs associés aux orages?(Réponse dans Vémission de mercredi!) a) cumulus b) cumulonimbus c) cirrus d) nimbostratus La réponse à la charade de la semaine dernière était bactérie (Bach-T-riz).Concours des Jeunes Desjardins J'ai eu le coup de foudre pour le Pérou.Mais je ne suis pas le seul.Depuis deux semaines, beaucoup souhaitent tenter leur chance pour participer à une autre expédition dans ce pays en compagnie de l'équipe des Débrouillards.C'est ton cas?Tu dois étudier au secondaire, former une équipe de trois à cinq et participer à l'activité collective du Concours des Jeunes Desjardins.Renseigne-toi auprès de ton professeur ou à ta caisse Desjardins.Date limite : 19 février 1999.Bonne chance! Pour ceux qui veulent m'écrire, voici l'adresse : Les Débrouillards 465, rue McGill, 6e étage Montréal (Québec) CANADA H2Y4A6 » -\u2014 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 8 NOVEMBRE 1998 Dan Bigras: mordre dans la vie JEAN-CHRISTOPHE LAURENCE collaboration spéciale D an Bigras est un homme occupé.À l'heure ou sort son cinquième album, intitulé Le Chien, le chanteur n'a jamais eu autant de projets dans la camisole.Show du Refuge à gauche ( le '24 novembre prochain ), radio-fiction à droite ( Y ment, présenté lundi soir au cégep Maisonneuve dans le cadre de Coup de coeur francophone ) tournage télé entre les deux ( Talk Radio avec Patrick Huard, réalisé par Micheline Lanctôt ).sans compter la préparation de la prochaine tournée et la campagne promo du disque, qui doit s'échelonner sur les prochaines semaines.Workaholic sur les bords ?Bigras est le premier à le reconnaître.S'il a définitivement lâché la bouteille, le chanteur a compensé le « manque » en se jetant corps et âme dans le travail.« T'élimines pas une addiction, tu la remplaces lan-ce-t-il.Sauf qu'un vrai workaholic est vraiment pas capable d'arrêter.Moi j'ai une chance, je suis paresseux.» Dans son studio de la rue Beau-bien, où il a également enregistré les musiques des films J'en suis et Une voix en or, Dan Bigras nous accueille en T-shirt.et cheveux courts.Disparue, envolée la queue de cheval.Cherchons ( en vain ) la valeur symbolique de son geste.Opération de marketing ?Dernier pont coupé avec le passé, avec le gars de bar ?La vérité est beaucoup plus simple.« Ça faisait huit fois que mon prof de jiu-jitsu ( sorte de judo offensif) me pilait sur la couette.J'ai pogné les nerfs.Je suis rentré au premier barbier du bord.Imagine, ça faisait trente ans que j'avais les cheveux longs.» Qu'on se rassure.Si l'ami Dan a changé de tête, son nouveau disque lui ressemble assez bien : 15 chansons, grosses orchestrations, torrent d'émotions.Faut-il ajouter qu'on attendait ce Chien avec une certaine impatience.Entamée depuis trois ans, la tournée du Fou du diable, son disque précédent, commençait à sentir la sauce qu'on dilue.C'était particulièrement notable cet été, au gros show extérieur des FrancoFo-lies, avec l'orchestre I Musid.Beaucoup de vieilles tounes, mais bien peu de nouveauté.11 y avait PHOTO ARMAND TROT77ER.La Pusse Dans son studio de ia rue Beaubien, où il a également enregistré les musiques des films J'en suis et Une voix en or9 Dan Bigras nous accueille en T-shirt.et cheveux courts pour parler du nouvel album qu'il publie sous son nom: Le Chien \u2022 urgence de renouvellement, le principal intéressé en convient.« Le Chien, c'est celui qui mord dans la vie, dans l'amour, dans la mort, lance Dan en s'allumant une cigarette.Ça peut paraître provocateur mais ça résume bien l'album, je pense.Et ça résume bien ce que je suis en ce moment.» « Sur le Fou du diable, j'avais l'impression d'avoir des choses à prouver.J'avais arrêté de boire, j'essayais de me reconstruire un univers pété en dedans, un univers que j'avais peur d'avoir perdu.D'où la présence d'un Gilbert Lan-gevin, ou de l'Orchestre symphoni-que de Prague.Avec Le Chien c'est différent.Je n'ai plus ce point-là à prouver.Je sais que je l'ai.Alors je me suis servi de ce disque-là pour écrire des choses plus significatives.Pour mieux communiquer avec l'autre.» Significatives.et pas toujours très roses.Rangé, papa d'un jeune de trois ans et « définitivement plus heureux dans la vie », Bigras poursuit quand même sa descente au pays des viscères qui vibrent, des tripes écorchées et des coeurs qui chavirent.À ce chapitre, difficle d'ignorer la présence du parolier Roger Tabra, qui a signé la moitié des textes, dont la chanson-titre et J'ai inventé le désespoir le premier extrait pour les radios.« Je suis mieux dans ma peau c'est certain, affirme-t-il, mais je parle de mes souffrances pareil.Ma marde, je la porte encore.Des fois comme un boulet, des fois comme une bénédiction.Mais ce que j'ai à traîner, je le traîne pareil qu'avant.» Va sans dire, on ne badine pas avec Le Chien.Comme ses prédécesseurs, le cinquième Bigras exige une écoute et un investissement émotif de tous les instants.Malgré les critiques répétées, les « trop de ceci, trop de cela », les « démesure » les « manque de subtilité » et les « slaque la poulie » qu'on a pu lui reprocher au fil des ans, le chanteur avoue qu'il ne pourrait pas faire autrement.Simple question d'intégrité.Et de nature profonde.« Moi, je communique quand ça part du coeur et que ça s'en va à la même place, conclut-il.Autrement, ça devient une entreprise de séduction, de la stratégie.Pis ça c'est pas moi.Je commencerai pas à faire des analyses intellectuelles sur ma démarche.C'est rien de nouveau, tu le sais.Je suis un gars qui a toujours mieux aimé les coups de coeur que les coups de tête.» Un Chien sans laisse JEAN-CHRISTOPHE LAURENCE collaboration spéciale Sur la pochette du Fou du diable, son dernier disque paru il y a trois ans, un Dan Bigras en pleine transition exposait ses deux profils face à face: le gars grave et le gars fou.Le gars à jeun et la bête de party.Comme si l'un et l'autre n'avaient pas encore complètement fait la paix.Sur Le Chien, les deux images semblent réconciliées.Il n'y a désormais qu'un seul Dan, souriant cigarette au bec, les yeux clos, l'air bienheureux.Finies les bibittes ?Doutons-en.Si l'homme ne fait plus qu'un avec lui-même, les fantômes continuent de flotter, certains heureux.d'autres moins.Sur Le Chien, on ne sera pas surpris de voir planer l'ombre sombre de Roger Tabra.qui signe à lui seul la moitié des 'extes.Comme Bigras, Tabra sait mettre les extrêmes en opposition.La vie et la mort sur Le Chien, l'amour et le non-amour sur Je t'aime et je ne t'aime pas, les passions qui s'allument et s'éteignent sur Ouvrez-moi le coeur, l'orgueil èt la sensibilité mâle sur Un homme ça pleure aussi, que Dan chante avec Éric Lapointe.Comme toujours, le « chanteur à la camisole » ( qu'il ne porte plus d'ailleurs ! ) jongle avec le noir et le blanc, en oubliant volontairement le gris.Le choix des autres paroliers confirme ce besoin, de mettre le positif et le négatif côte à côte.On pense surtout à la présence heureuse de deux humoristes, Sol/Marc Favreau qui a signé une Féminina très latine et Patrick Huard, à qui l'on doit la puissante Je lève mon verre.Cette réunion de plusieurs textes aux caractères opposés est intéressante.Dan Bigras canalise bien ces énergies contraires, les fait siennes.et complémentaires.Total, entier, généreux jusqu'à plus soif, Bigras visite en 15 chansons tout le spectre des émotions.On pourrait reprocher certaines redites à ce Chien fougueux au grand coeur.Si le chanteur a renouvelé son équipe de collaborateurs, la formule reste à peu près la même : clin d'oeil d'adulte aux contes pour enfants ( Exit les petits cochons, bienvenue au Petit Chaperon Rouge sur Chez-vous ou chez-nous interprétée en duo avec Nanette ! ) ; reprise d'un classique de la chanson française ( Le Déserteur de Boris Vian, souvenir « live » de la dernière tournée ) ; adaptation d'un monstre de la littérature ( après Oreste de Racine, voici Mes Pleurs sans tes yeux, tiré des Contemplations de Victor Hugo ).Même constat pour la palette musicale, qui passe régulièrement du boogie blues, au rock viscéral à la ballade arrache-tripes.Fidèle à lui-même, en somme.Et pourquoi pas ! S'il existe plus que jamais un style Bigras, on ne pourra pas reprocher à l'ami Dan d'en faire usage.Ce serait vouloir tenir le chien en laisse.?**l/2 LE CHIEN Dan Bigras, GSI / Gam t: i I On ne rit plus.RICHARD LABBÉ collaboration spéciale 7 A vec leur pop facile, avec leurs petits collages volontairement kitsch et leurs clins d'oeil aux années 60, les Cardigans avaient bâti un monde de plastique.Un monde que l'on visitait dans l'allégresse, sans trop se soucier des problèmes de la vie et sans trop se prendre au sérieux.Mais voilà que ce monde a été remplacé par un autre monde.Un monde plus sombre, comme en témoigne Gran Tu-rismo, plus récent compact du groupe suédois.Chez les Cardigans, manifestement, on ne rit plus.Dans Do You Believe, la chanteuse Nina Persson demande : « Do you really think that love is gonna save the world ?I don't think so.» Pas très jojo.Les Cardigans auraient-ils déjà épuisé toutes leurs réserves de spiruline ?Auraient-ils passé trop de temps à Seattle ?On pourrait y voir une certaine évolution.Les Cardigans ont décidé de changer de cap, de ne pas refaire encore une fois le même album, et cela est parfaitement louable.L'ennui, c'est que la nouvelle formule des Cardigans \u2014 touches électroniques, vague à l'âme, pop plutôt sombre qui évoque parfois le trip-hop \u2014 ne s'apprivoise pas si facilement.Alors que l'on pouvait fredonner Lovefool dès la première écoute, les titres de Gran Turismo ne possèdent pas ce genre de mélodies irrésistibles.Évidemment, le côté pop des Cardigans n'est pas complètement disparu ( Junk OfThe Hearts nous le rappelle ) mais il demeure solidement enterré sous des couches de mélancolie.La grande question, maintenant : est-ce que le voile de la tristesse va bien aux Cardigans ?Pas évident.Ceux qui attendaient un autre petit bijou de pop sucrée seront désappointés, c'est certain.Gran Turismo n'est pas un vilain album, mais puisqu'il est l'oeuvre d'un groupe que l'on croyait facile à digérer, on ne peut qu'être déçu.Comme on peut l'être par un rendez-vous manqué.GRAN TURISMO The Cardigans, Stockholm / Polygram ?* PRIVACY Ophélie Winter, EastWest / Warner La copine de Solaar ( ou l'ex ?on infirme, on confirme.) y va d'une autre tentative pop.À son interlocuteur virtuel ( Dans mon intimité ), la superbe blonde lance tout bonnement : est-ce que mon corps te satisfait ?Convient-il à ton obsession ?Disons qu'elle mise un peu là-dessus, cette Ophélie.Mais il lui arrive de clamer sa paix intérieure, avant de nous faire savoir que les springs vont lui péter : Il va me rendre folle / pourtant je l'aime / ses baisers sont de l'or / son corps un phénomène.Inepties, en ce qui me concerne.Notre pétard ne chante pas fa jx, son timbre est acceptable, il lui a rive d'émettre de petits bêlements.Miss V inter aime la musique urban, soul.Son fu ik est propre, produit à gros budget.À quelques détails près, les enveloppes sonores de la chanteuse souscrivent à des standards conservateurs établis par les Blacks des grandes villes anglophones.Un produit dans le plus pur sens du terme, doit-on conclure.\u2014 Alain Brunet **?LES PLUS GRANDES CHANSONS La Chorale de l'Accueil Bonneau, Olivi Vous les avez peut-être vus cette semaine à la télé.Ou entendus à la radio.Ou encore aperçus au Vieux-Port, dans les couloirs du métro, voire au Centre Molson, où ils ont déjà chanté devant 21 000 personnes.Ne manquait que ce disque, dédié à la mémoire des trois victimes de l'explosion et enregistré sous la direction musicale de Rémi Bouchard.Les 26 voix de la chorale de l'Accueil Bonneau sont majoritairement masculines \u2014 à l'exception d'un couplet, chanté par soeur Nicole sur Les Restos du Coeur, l'hymne aux sans-abri de Coluche et J-Jacques Goldman qui ouvre l'album.Les autres chansons ?Surtout des classiques : La Mer de Charles Trenet, Besame Mucho, Quand les hommes vivront d'amour.Mon manège à moi, L'oiseau.Et puis ?Et puis on ne critique pas un disque comme celui-là.On le reçoit, on l'apprécie pour ce qu'il est.Et ce qu'il représente.\u2014Jcan-Christopl*e Laurence ?1/2 SEUL Bernard Lachance Inconnu il y a un an, Bernard Lachance en avait épaté plusieurs en écoulant lui-même à la mitaine tous les billets de son premier spectacle à Place des Arts.La carrière semble avoir pris son envol puisque le jeune chanteur lance aujourd'hui un premier album à la pochette racoleuse ( genre beau gosse qui fait la moue ) produit par les français Jean-Paul Dréau et Bernard Torelïi ( Marie Carmen ).Émule de George Mi-chael et Mario Pelchat, le beau Bernard propose onze chansons de couleurs rose romantique, dont une reprises d'Un peu plus haut un peu plus loin de Ferland et L'Agenda de Claude Gauthier.Le reste, majoritairement inédit, oscille entre ballades pop détente et sirop aux fruits de la passion.Lachance joue au chanteur de charme poids-moyen avec beaucoup de sincérité et toute la gamme des « grands sentiments » nécessaires.Mais son abus de mièvreries peut finir par tomber sur le coeur.\u2014Jean*Christophe Laurence ock ***l/2 DESERTERAS SONG Mercury Rev Dans le paysage du rock alternatif américain, Mercury Rev continue de faire bande à part.En huit ans et quatre albums, aucune mode n'aura eu prise sur ce groupe de Boston Massachusetts, qui semble s'être bonifié avec le temps et l'arrivée d'un nouveau chanteur < Jonathan ) à la voix de fantôme fragile.Passent le grange, le punk pop, le rap et le techno.Mercury Rev lui, continue de construire ce monde musical iréel où guitares électriques, mellotrons, hautbois, clavecins, flûtes, pianos et cordes sensibles valsent de façon peu orthodoxe.Certains penseront au Pink Floyd bucolique d'Atom Hart Mother, d'autres au John Lennon de la période Mind Games.Dans tous les cas.Déserter's Songs est un disque qui séduira les adeptes des drogues douces, des contes de fées psychédéliques et autres Alices au pays des merveilles.étranges.\u2014Jean-Christophe Laurence ?*V2 REUNION Black Sabbath, Epie / Sony War Pigs, Sweet Leaf, Iron Mon, Children Of The Grave, Paranoid.doit-on en ajouter?Pour les fans de Black Sabbath et pour les fans de métal, ces titres possèdent une signification magique.Et pour bien des fans, le soir du 5 décembre 1997 restera une date marquante.Ce soir-là au N.E.C de Birmingham ( Angleterre ), Ozzy Osbourne, Tony Iommi, Geezer Butler et Bill Ward, membres de la première heure au sein de Black Sabbath, se réunissaient une ultime fois \u2014 enfin, c'est ce qu'ils ont dit.\u2014 pour offrir un spectacle et enregistrer le tout.Le résultat, bien que plaisant, n'est pas évident : Ozzy en arrache, le batteur Bill Ward aussi, et le son d'ensemble se perd parfois sous une mer de distorsion.Un peu, beaucoup rouillée, la machine.Petit boni à la fin du deuxième CD : Psycho Mon et Selling My Soul, deux titres inédits.Mais c'est bien peu.\u2014 Richard Labbé ?HOLIDAY MAN The Flys, Trauma / BMG Ces cinq types ont quitté les plages de leur Californie natale \u2014 tous des fous de surf, dit-on \u2014 pour entrer en studio et ciseler Holi-day Man, bonne galette de rock qui carbure à l'énergie des guitares.Rien de neuf, c'est vrai \u2014 les références à Jane's Addiction abondent, principalement à cause des voix trafiquées et des guitares décapantes \u2014 mais le groupe ne s'en tire pas trop mal.Avec The Flys, le plaisir est assuré.Et ce petit côté funk-soul n'est certes pas mauvais, avouons-le.Lorsque ce groupe aura vraiment trouvé sa voie, lorsqu'il aura bien défini son genre et ses riffs, il faudra faire gaffe.\u2014 Richard Labbé B8 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 8 NOVEMBRE 1998 Classique Une découverte Ruth Crawford CLAUDE GINGRAS est un fait que l'histoire musicale n'a pas connu chez les femmes l'équivalent de Bach, Beethoven ou Mozart.La situation change.Beaucoup de femmes sont maintenant reconnues comme compositeurs et certaines écrivent même avec plus de talent que bien des hommes.Le mouvement était amorcé depuis quelques générations, mais il se dessinait dans l'ombre.On découvre aujourd'hui les véritables pionnières.Ruth Crawford Seeger, par exemple.Le nom figure sur des disques de marques obscures et n'est connu que des spécialistes.Aujourd'hui, Deutsche Grammo-phon, rien de moins, consacre un disque à cette compositrice américaine qui vécut de 1901 à 1953.Et quelle découverte, cette Ruth Crawford Seeger ! Tout d'abord, 10 sur 10 pour les notes explicatives qui, chose rare chez DG, nous apprennent enfin quelque chose.Ruth Crawford \u2014 qui allait épouser son professeur Charles Seeger, le père du réputé chanteur folk \u2014 fut très active en politique, tout comme son mari, critique musical au journal du Parti communiste américain, et s'engagea très jeune dans une musique éminemment personnelle, violente même, délibérément anti-néoclassique, voire anti-mélodique, et libre de toute association « féminine ».La musique de Ruth Crawford Seeger est une « musique d'homme » ; mieux, une musique qui sonne encore très actuelle et pourrait avoir été écrite aujourd'hui.Le disque semble bien représentatif de sa production, avec le très dense Quatuor à cordes de 1931 proche du sérialisme et des oeuvres vocales en langue inventée ou dénonçant le « cheap labour » d'immigrés.Deux courtes pièces adaptées du folklore, dont l'une de son mari, contrastent avec un ensemble nettement d'avant-garde.Les exécutions sont, comme les oeuvres, très fortes.Signe des temps, quatre autres disques consacrés à des femmes compositeurs s'ajoutent à celui de Ruth Crawford Seeger.On remonte d'abord à une certaine Francesca ( ou Franziska ) LeBrun ( ou Lebrun ), exacte contemporaine de Mozart.Chanteuse d'opéra et compositrice, elle est représentée à ce dernier titre par six jolies sonates de style rococo.Écrites, comme c'était l'usage, pour pianoforte avec accompagnement de violon ( et non pour violon et clavier ), elles sont jouées dans cette optique, et sur instruments d'époque, par deux femmes, Monica Jakuc et Dana Maiben.Bien fait, mais d'un intérêt exclusivement musicologique.Deux noms relativement connus, ensuite : Marie Jaëll et Lili Boulanger.Marie Jaëll ( 1846-1925 ) fut le premier pianiste, homme ou femme, à jouer en public les 32 Sonates de Beethoven et toutes les oeuvres de Liszt, dont elle fut l'élève puis la secrétaire.Compositrice, elle a laissé pour son instrument des pièces qui rappellent justement Liszt par leur déploiement et Schumann par leur lyrisme.Alexandre Sorel en a tiré un disque fort réussi.Lili Boulanger ( 1893-1918 ), soeur cadette et élève de la légendaire Nadia, mourut à 25 ans mais composa beaucoup.Markevitch, on s'en souvient, avait consacré quelques disques à ses oeuvres pour choeur et orchestre.Le ténor Jean-Paul Fouchécourt et le mezzo Sonia de Beaufort se tournent ici vers ses mélodies et leur pianiste Alain Jac-quon complète avec quelques so-los.L'intérêt est très mince, surtout que le ténor, qui occupe la majeure partie du disque, a une voix petite et agaçante.Un grand saut nous amène en pleine fin de XXe siècle et ici même, avec Linda Bouchard et sa musique très macho.L'un des rares produits du séjour du « baro-queux » Trevor Pinnock comme chef de l'Orchestre du Centre National des Arts, d'Ottawa, le disque groupe quatre fresques puissantes et sonores de Bouchard, dont Vertige, entendu à l'OSM, et une cinquième oeuvre sur un beau texte associé à la tragédie du sida chanté en anglais par Kevin McMillan.RUTH CRAWFORD SEEGER Deutsche Grammophon, 449 925-2 Oeuvres pour ensemble instrumental, pour chœur, pour soprano et pour piano.Sclion-berg Ensemble.New London Chamber Choir.Lucy Shelton.soprano, et Reinbert de Leeuw.pianiste.Dir.Oliver Knussen.FRANCESCA LeBRUN Dorian, DIS-80162 Six Sonates pour pianoforte et violon.Monica Jakuc.pianofortiste, et Dana Maiben, violoniste.1/2 MARIE JAËLL Solstice, SOCD 156 Pièces pour piano.Alexanc're Sorel, pianiste.?LILI BOULANGER Timpani, 1C1042 Mélodies el pièces pour piano.Jean-Paul Fouchécourt, ténor, Sonia de Beaufort, inez-zo-soprano, et Alain Jacquon, pianiste.?LINDA BOUCHARD Marquis, 81219 Oeuvres pour orchestre.Orchestre du Centre National des Ans.Dir.Trevor Pinnock.Pelléas : d'autres raretés Ossama el Naggar, dont la maison Pelléas distribue au Canada quelque 80 marques « périphériques », annonce d'autres parutions alléchantes de documents historiques, sa spécialité.Ainsi, sous la marque italienne Myto et coïncidant avec le Don Carlo de l'Opéra de Montréal, un live de Vienne, 1970, de l'ouvrage de Verdi avec une distribution cosmopolite : Franco Co-rclli en Carlo, Gundula Janowitz en Elisabeth, Nicolaï Ghiaurov en Philippe II, Shirley Verrett en Eboli, Eberhard Waechter en Rodrigo, Martti Talvela en Grand Inquisiteur et, dans de petits rôles, les obscures ( à l'époque ) Edita Gruberova en Page et Judith Ble-gen en Voix du ciel.Horst Stein au pupitre.Ce pirate a déjà paru sous la marque Opéra d'Oro.Chez Myto encore, deux opéras totalement inconnus : Die Toten Au-yen, de Eugen d'Albert, et Der Berg-see, de son contemporain Julius Bittner.Parmi plusieurs titres de la marque amcrkaineVAI, dont Pelléas a repris l.i distribution, l'un grqupe des enregistrements de Bidù Sayâo des années 30.On y entend le soprano brésilien ( qui a aujourd'hui 96 ans ) dans des pièces de quatre compositeurs de son pays.Le plus célèbre, Villa-Lobos, n'y est pas et, des quatre autres, le seul connu est Antonio Carlos Gomes, représenté par deux extraits de l'opéra // Gua-rany.VAI complète avec des enregistrements américains de radio de 1948-51 comprenant des airs d'opéras français et italiens que Sayâo chantait alors au « Met ».En vocal encore, Pelléas offre sous la marque française Lys une anthologie Hans Hotter soulignant les proches 90 ans de la célèbre basse allemande.Cinq disques sont déjà disponibles, consacrés à Schubert, Brahms, Wolf et Pfitzner.Le piano n'est pas en reste dans ces nouveautés.De Dante, autre marque française, Pelléas annonce trois disques du « jeune Emil Gi-lels » groupant des gravures que le pianiste russe réalisa entre 1931 et 1948, donc à partir de l'âge de 15 ans.Le contenu : des Rameau, Lully, Liszt, Chopin, Mendelssohn et Prokofiev, de la musique de chambre de Schumann et de Brahms, et les Concertos nos 1 et 2 de Tchaïkovsky avec Kondrachinc et Golovanov au pupitre.Beth Gibbons et Geoff Barrow Symphonie pour Portishead et orchestre ALAIN BRUNET CB était il y a envi-* ron un an, sur MusiquePlus.En visionnant le film de ce concert enregistré devant public au mythique Roseland Ballroom de New York ( le 24 juillet 1997 ), le déclic : Portishead était beaucoup plus qu'un magnifique trip.de studio.La chanteuse Beth Gibbons, dont on soupçonnait l'extrême fragilité et l'introversion chronique, y brûlait littéralement les planches.Portishead se montrait d'autant plus capable de livrer une performance magistrale sur scène, capable d'y greffer de magnifiques ornements symphoniques ( sous la direction de Nick Ingman ) aux scratches sur vinyle ( Geoff Barrow ), aux échantillonnages numériques triés sur le volet ( Dave McDonald, etc.), aux guitares aériennes ( Adrian Utley ), moquettes de claviers ou beats virilement martelés.On avait eu la brillante idée d'associer un grand orchestre ( d'une trentaine de musiciens ) à cette approche composite from Bristol, approche que l'on ne peut déjà plus qualifier de trip hop, tellement elle change à une rapidité vertigineuse.Près de seize mois après l'enregistrement de cette unique prestation symphonique pour Portishead et orchestre, un disque et une cassette vidéo en témoignent enfin.PNYC ( Portishead I Roseland NYC Live), l'album, sera mis en vente mardi et comprend 11 chan- sons.S'inspirant de l'esthétique des documentaires ( magnifiques ) témoignant des fameux concerts du trompettiste Miles Davis avec le grand orchestre de Gil Evans, le film de, la version intégrale du concert de Portishead ( 16 chansons ) sera lancé sur bande vidéo le 17 novembre.« Nous avons apporté beaucoup de soin à ce projet, non sans difficultés.C'est que nous avons éprouvé beaucoup de problèmes à adapter nos chansons à un langage orchestral étoffé », souligne Adrian Utley, membre à part entière de Portishead.Joint en Angleterre, le musicien explique la lenteur de l'aboutissement de PNYC.« Pour la confection du deuxième album de studio ( éponyme ), nous avons traversé une véritable crise de création.La pression était très forte après la sortie de Dummy ( leur premier disque ), nous avons paniqué.Nous avions fait le premier disque dans l'ombre, puis nous avons connu le succès que l'on sait.Nous avons tourné partout dans le monde et nous sommes rentrés chez nous afin d'y enregistrer un second disque.« Et nous n'arrivions pas à décoller.Nous émettions des doutes sur l'évolution de notre son.Le projet de PNYC, qui devait être réalisé après Dummy, fut alors mis en veilleuse.« En cours de route, nous avons changé radicalement nos méthodes de travail : nous avons choisi les sons des disques qui nous inspiraient pour ensuite les rejouer nous-mêmes.Ainsi, nous avons créé nos propres échantillonnages.Cela nous a pris beau- coup plus de temps que prévu.Au bout d'un an, il nous fallut tout assembler.» Et Portishead finit par accoucher de son disque éponyme.Et, dans la même foulée, mener à terme le projet de PNYC.La réussite incontestable de ce concert new-yorkais, fut suivie de cette éclatante tournée auquel le les Montréalais eurent droit en mars dernier au Métropolis.« Ce disque live représente un moment précis dans l'histoire du groupe, il fait la démonstration que nous avons définitivement trouvé notre identité sur scène.Mais il ne montre absolument pas la direction que nous allons éventuellement emprunter », indique Adrian Utley.Et pourquoi un groupe de Bristol choisit-il de présenter à New York son plus ambitieux projet sur scène ?« Se produire ailleurs que chez nous conférait une saveur spéciale à la démarche, répond Adrian Utley.Si nous avions employé un orchestre londonien, c'aurait été un geste presque routinier.Une heure d'auto, le concert, et on rentre à la maison.Au plan émotionnel, nous n'aurions pas été dans des dispositions spéciales comme nous l'étions à New York.» Portishead allait donc investir un lieu mythique.Depuis le début du siècle, la musique ne cesse effectivement de vibrer au Roseland.Les grands orchestres de Fletcher Henderson et Paul Whiteman s'y produisaient déjà au cours des années 20 ! Les roses du tapis, omniprésentes au fameux Ballroom, continuent d'y fleurir au tournant du millénaire.Sas de décompression ALAIN BRUNET L.expression chill out * désigne ce sas de décompression pour bêtes de nuit, avides à de raves ou autres ¦ happenings dansants à forte teneur en microchips.Elles vont s'y évacher aux petites heures, y refroidir leur corps en sueur, y faire le point la nature de leurs étourdissements.Les musiques y sont peu agressives, mais souscrivent à l'esthétique électronica.Voici un bon exemple de musique faite sur mesure pour un chill out : grooves lents et souples, ambiances lascives et autres climats sonores auxquels les mélomanes diurnes peuvent parfaitement s'adapter.The K&D Sessions ont été imaginées à Vienne, par un duo qui vient tout juste de se séparer.Puisqu'il n'est connu que par un public spécialisé, un petit rappel s'impose : en 1993, les DJ's Peter Kruder et Richard Dorfmeister étaient surgis de nulle part.Leur inspiration drainait dans le hip hop, le funk, la samba ou le jazz fusion.Même cousinage que celui de DJ's favorables à la culture hip hop mais qui ne s'y enferment pas \u2014 genre Shadow, Howie B, Koala, Mor-pheus, etc.La réputation internationale du tandem fut consolidée avec la compilation DJ Kicks, vendue à plus de 100 000 exemplaires dans le monde, ayant reçu les éloges de moult critiques spécialisés en musique électronique.Ce disque double en est un de relectures.Des exemples ?Heroçs, de Roni Size, s'y transforme en bossa nova.On s'inspire de Count Basie pour concocter un drum'n'bass jazzy qui n'a, somme toute, plus grand-chose à voir avec le swing du disparu.Je préfère personnellement ce que K6-D font de la pièce de Rainer Truby : réelle contribution au jazz moderne.Il y a aussi des séquences moins riches, comme par exemple cette pièce éthérée de David Holmes, qui se perd en conjectures.Une chanson de Marna Oliver ( Uptight ), par ailleurs, y est bellement maquillée par le duo autrichien.Idem pour Stoncd Heights, signée Bomb the Bass.D'autre part, Kruder & Dorfmeister proposent deux titres de leur cru ( Lexicon et Boogle Woo-gie ), ce qui nous mène à constater que ces d.j.excellent d'abord dans la relecture.Quelques effluves discrets de Miles viennent planer au-dessus de Where Shall I Turn de Sin.Quelques raps y sont aussi déconstruits et reconstruits.Ces 19 titres, somme toute, donnent plus de profondeur à la nouvelle pop instrumentale que ne l'ont fait Air, Dimitri from Paris ou Kid Loco \u2014 bientôt chez votre dentiste.?*?THE KfrD SESSIONS Kruder 6r Dorfmeister Studio KV/ Fusion III LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 8 NOVEMBRE 1998 actualité) On a danse avec Dépêche Mode RICHARD LABBÉ collaboration spéciale Nous n'étions pas dans une discothèque branchée du centre-ville.Nous n'étions pas dans un de ces clubs « in » du Plateau.Pourtant, tous ces fans qui dansaient sans arrêt contribuaient grandement à créer l'illusion, à transformer le grand amphithéâtre en boîte de nuit.Les types de Dépêche Mode, eux, crachaient les rythmes et les tubes nécessaires à ce grand défoulement collectif qui a attiré 13 000 fans énergiques hier soir au Centre Molson.Et tout au long de la soirée, le thermomètre a monté, monté, preuve que Dépêche Mode, malgré le poids du passé, n'a toujours pas perdu sa cote d'amour auprès des fans.Ce simple constat était évident dès les premières mesures de A Question Of Tinte, premier titre à la carte.Sur scène?Longs rideaux rouges, gros sigle DM qui rayonnait avec force, rebords lumineux, et films à l'arrière.D'emblée, cela n'annonçait rien de trop palpitant.Le chanteur David Gahan y allait bien sûr de ses petits déhanchements pour faire crier la foule, en plus de s'agiter en tournoyant son pied de micro d'un air malin, mais ses collègues, tous plantés derrière un clavier, apportaient bien peu d'énergie à l'entreprise.Il a fallu attendre le cinquième titre au programme, Never Let Me Down Again, pour sentir le plancher du Centre Molson bouger sous nos semelles.Pendant ce titre, toujours aussi pertinent après tant d'années, toutes les gorges du Centre Molson accompagnaient De notre édition finale D'HIER Gahan, toutes les mains allaient de gauche à droite sous les directives du chanteur fou.Lors de Walking In My Shoes, l'écran dévoilait un Elvis qui multipliait les gestes de karaté.Rien à voir avec le show, mais dans la .salle, on dansait encore et encore, sans même prendre le temps de souffler un peu.Manifestement, les sièges ne servent à rien lors d'un concert de Dépêche Mode.Cela était fort évident hier soir.Une question d'ambiance, donc, mais aussi une question de son.Enfin, Dépêche Mode ne se contente plus de suivre les numéros et de suivre les machines.Enfin, le groupe est appuyé par un batteur pendant la totalité du spectacle, un ajout plus que judicieux.Également au menu : deux choristes d'allégeance soul, moult riffs de guitare de Martin Gore ( aussi claviériste et parfois chanteur, comme on l'a constaté pendant A Question Of Lust et Home, entre autres ) et deux claviéristes, dont Andrew Fletcher, l'autre membre « officiel » du groupe britannique.Enjoy The Silence, Personal Jésus et Barrel Of A Gun contribuaient à consolider la charpente du groupe en fin de concert.Dans les allées et au parterre, les fans ne lâchaient point et dansaient avec abandon.Pour Dépêche Mode, visiblement, c'est mission accomplie.Les fidèles voulaient des tubes.Des touches de pop électronique.Pendant près de 120 minutes, ils ont eu tout ça.Que demander de plus ?PHOTO ROBERT SONNER La Presse Le chanteur David Gahan a fait crier la foule.Littérature, boxe, cinéma.ris Kristofferson, qui a assuré son retour au cinéma avec Blade, ^tiT et qu'il confirme avec A Soldier's fek Daughcter Never Crics, a eu une carrière mouvementée, comme JMU.en témoignent ces quelques précisions sur la vie de l'acteur et chanteur de 62 ans, relevées par le magazine Globe.B II étudia la littérature à Oxford, en Angleterre, où il s'était inscrit grâce à une bourse Rhodes.¦ Alors qu'il étudiait au collège de Pomona, en z\tm\tm\tm Sandrine Bonnaire J J On est des produits.Un jour, tu fais &\\ un film qui marche et soudain ton \\ \\ tarif explose, tes relations avec les gens ne sont plus les mêmes.C'est fascinant de connerie ! On est dans un métier où, en fonction du succès, il y a des putes de luxe, des putes moyennes et les autres.J'ai vécu ça à mes débuts.Après À nos amours, j'ai fait un film qui n'a pas marché du tout et là, on a commencé à me traiter comme une merde ! J'étais jeune, mais j'ai beaucoup retenu de ces premières années d'apprentissage.J'ai vite compris comment ce système fonctionnait.Si tu n'es pas un peu protégée, c'est terrible.Pour peu que tu sois fragile, tu peux même finir par te flinguer.Studio Le» mots Fier comme un pou ¦ Le pou, symbole de laideur absolue \u2014 laid comme un pou \u2014 aurait-il la moindre raison de fierté ?« Absolument aucune », répond Claude Gagnière dans Au bonheur des mots.À l'origine de cette expression se trouve un autre animal dont la fierté est proverbiale : le coq, qui se nommait en latin gallus et en vieux français gai et poul.C'est logique : poul le mâle \u2014 poule, la femelle \u2014 poulet, le petit.L'expression « fier comme un poul » est devenue « fier comme un pou », lorsque le mot de « poul » est tombé en désuétude.Il est à remarquer qu'au Moyen Âge, noire'actuel pou se nommait / pouil, ce qui donna l'adjectif pouilleux.» Californie, il envoya quatre essais à une revue locale qui avait organisé un concours littéraire et obtint le premier prix, le troisième et deux mentions honorables.¦ Il commença par travailler comme cheminot pour les chemins de fer de l'Alaska, où il était chargé de remplacer les traverses des voies ferrées.¦ Ha été champion des Golden Gloves au collège.¦ Après que l'Armée eut rejeté sa demande d'aller combattre au Vietnam et lui eut offert un poste de professeur d'anglais à West Point, il démissionna et entreprit d'écrire de la musique country.¦ Il travaillait comme concierge à 58 dollars par semaine aux studios d'enregistrement Colum-bia, à Nashville, au moment où Bob Dylan y enregistrait son fameux Blonde on Blonde.¦ Il a été choisi de préférence à Elvis Presley comme vedette du film A Star Is Born, en 1976, avec Barbra Streisand.¦ Il a remporté deux Grammy s et un Golden Globe pour ce film.¦ Il a été marié trois fois, a huit enfants et est depuis peu grand-père.Krls Kristofferson Flash Quelle famille ! Oprah Wirtfrey prah Winfrey est apparentée à Elvis Presley! C'est du moins ce que prétend Robert Daven-port dans son nouveau livre.Roots of the Rie h and Famous, où il explique que l'arrière-arriè-re-arrière grand-père d'Oprah, Lewis Presley, était un cousin d'Andrew Presley, l'arrière-arTière-arrière-arrière grand-père d'Elvis.Il paraît de plus que l'arrière-arTière-arrière-ar-rière-arrière-arrière grand-père d'Elvis était l'arrière-arrière-grand-père d'Abraham Lincoln, auquel était d'ailleurs apparenté l'acteur Tom Hanks par la mère de l'ancien président, Nancy Hanks.Mais Davenport n'en reste pas là : il affirme que le prince Charles est apparenté au comte roumain Vlad, dont les crimes sanguinaires ont donné naissance à la légende de Dracula ; le 16e arrière-grand-père de l'héritier de la couronne d'Angleterre aurait été le père de Vlad.Et ce n'est pas tout : par le mariage de son grand-père Francis à la princesse italienne Marina Torlonia, Brookc Shlelds est apparentée à Lucrèce Borgia, fille du pape Alexandre VI, demeurée tristement célèbre par ses intrigues meurtrières.Enfin, Goldie Hawn compte parmi ses ancêtres cinq signataires de la Déclaration d'indépendance américaine, dont John Rutledge.L'actrice a d'ailleurs baptisé le fils qu'elle a eu de Bill Hudson Oliver Rutledge.Mercedes et BMW à la casse ¦ Le tournage du nouveau film de Robert DeNiro, Ronin, a coûté 50 millions, et l'ex- Torn Hanks Goldie Hawn Brooke Shields travagance du réalisateur, John Franken-heimer, y est pour beaucoup : il a en effet insisté pour que de réelles voitures \u2014 et de luxe par surcroît \u2014 soient utilisées dans les scènes de bousillage.C'est ainsi qu'au moins 80 Mercedes et BMW ont été détruites durant le tournage ! Une Bardot pour les poissons H Janet Leigh est partie en croisade pour faire interdire la pèche dans les parcs nationaux des États-Unis.La mère de Jamie Lee Curtis, qui est âgée de 71 ans, affirme, dans une lettre au directeur du service des Parcs nationaux, qu'il y a suffisamment de choses intéressantes à faire dans les parcs sans arracher à leur élément naturel des poissons qui n'ont jamais fait de mal à personne.Un vrai yoyo ! ¦ Matt Damon perd du poids et en reprend à volonté, selon les exigences de ses films.Il avait maigri de 43 livres pour Courage Under Fire, et il les a reprises en trois semaines.Et maintenant, il a perdu 16 livres Pop-corn en prévision de son prochain film, The Talented Mr.Ripley, et prévoit en perdre 15 autres pour le film qui suivra.Son médecin Ta averti que ces fréquents changements de poids risquaient de causer des dommages irréparables à ses reins, mais Damon estime que ce sont là les aléas du métier.In memoriam ¦ À l'occasion du dévoilement, au Temple de la renommée de la musique country, à Nashville, d'une statue élevée à la mémoire du regretté chanteur Hank Williams, son fils, Hank Jr.et sa fille illégitime, Jett, se sont finalement rencontrés.Jett a déclaré que la cérémonie constituait un cadeau d'anniversaire pour son défunt père, qui aurait eu 75 ans.Jett, qui est issue d'une liaison que le chanteur avait eue avec sa secrétaire peu avant sa mon, en 1953, a obtenu, en 1992, un jugement lui accordant une partie de l'héritage de son père.Mieux vaut tard.¦ Pour fêter dignement le 401* anniversaire de naissance de son ami, Tim Robbins, Su-san Sarandon, qui a 52 ans, a décidé de l'épouser.Tim et Susan vivent ensemble depuis plusieurs années et ont deux enfants, mais jusqu'à maintenant, ils n'avaient jamais ressenti le besoin de légaliser cette union.Susan veut se marier à Las Vegas, tandis que Tim préférerait une cérémonie au sein de sa famille, si bien que Susan lui a promis que s'il acceptait sa proposition, un mariage plus officiel aurait lieu durant l'hiver à Manhattan.SOURCES : Globe, People, Star, Max ¦ Ma mère est une femme d'une grande bonté, qui s'est toujours efforcée de m'enseigner l'empathie, la considération, l'humilité et l'absence de prétention.J'ose espérer qu'elle a réussi.Ben Affleck ¦ Je répugne à voir qui que ce soit engagé dans des activités à caractère sexuel à l'écran, particulièrement moi-même.1 Tom Hanks ¦ Je pense que je ferais un excellent père, car j'ai eu un excellent exemple en la personne du mien, un rjomme d'une gentillesse et d'une amabilité exquises._ ._ ^ Matt Damon ¦ L'un des messages que nous voulons transmettre est qu'il est bon de s'amuser.On parle trop du pouvoir des femmes, mais en réalité, il s'agit du pouvoir de tout le monde, de la force intérieure.Emma ( Baby Spice ) Bunton ¦ Je m'amuse tout le temps, et je suis certaine que c'est une question d'hormones.Je ne peux m'empêcher de rire sans arrêt.Uma Thurman ¦ Ma grand-mère était très drôle et ma mère l'est elle aussi.Tout le monde s'amuse dans ma famille.j » Julia Louis-Dreyfus LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 8 NOVEMBRE 1998 B 11 Le groupe Cake, tel qu'on le verra ce soir au Spectrum: Gabe Nelson, Todd Roper, Jonh McCrea, Vince DiFiore et Xan McCurdy Marielle Léveillé présente «Fallait le faire.Elle l'a faiU Stéphane BaUlargeon, -Le Daoir «Anita, c'est rien de moins que Ding et Dong au fem min-.Le personnage d'Anita.est une véritable mine d'or.» Jean Beaunoyer, -La Presse «.une bridante démonstration de toutes sortes de contenants!» Carmen Montessuit, \u2022Journal de Monriaï «.l'une des humoristes les plus talentueuses de la jeune génération.» Fièrent Roy.-La Tribune «Franchement hilarante.Le personnage a séduit le public avec sa justesse de jeu.» Claudine Metcalfe, -Fugua «Elle ne porte aucune censure.» KA.,-AIh Vedettes SAMEDI 21 NOVEMBRE 20h30 CLUB SODA Billets es reste au C!ab Soda 270*7848 et ira comptoirs Admission.Réservations ! 790-1245 The- 15e Anniversaire Version Originale Anglaise COLUMBIApfn PICTURESLiJ 13 ans \u2022 A L'AFFICHE! \" CINÉPLEX ODEON ÉGYPTIEN *©.n tous les jours: 12:50 - 3:00 - 5:15 - 7:30 - 9:45 AN» \u2022 VAMPIRES EN VERSION FRANÇAISE Eaai.PfJis-'.iiapiiiiiLWimm** lUMunini aniiH tiusum mm mm\\ *&mm« enu \"\u2022¦jibb nrnwm Wfiea ¦ «m BBgffl _BBBB Egjjssjuupaj_ À L'AFFICHE! CONSULTEZ LES GUIDES-HORAIRES OES cinémas! 'mnciin f 'smsmm i urnmi ?IfSfjWttecw : ' t THE A L'AFFICHE! \"cmlp^ti oàlon MAITH UT1 cttPtex ôôcon UmJCUl (Plsa) g» k C Ai C P:f i f T KVACMtHf tT«HTACINTH£ ?CMCPLOlOOtON LPlAjAPfiWH^ pLCS CM&U* OUUÔ iTEÂREBOIOg 8^^ JJSHU (Placi) \\ CMCJtCX OOtOH .-MVMIMËlBlJ CAPITOL ST-JEAM ?^ cwrfpvxx on (on chIteaunut i«cau ?*.Il C\\Ht f>iTfUPM3C | ST-BASILE^k | USCMtMASOUn» LAMGEUER 6 ?k CMbrfA tTIUlUCMI ?7 k maintenant OUVERT! mcoa pix»\"* ouuo TASCHEREAU 18 ?\\ BOUCHFRVILLi^ CMlmJU OÔIon ST-BRUMO ?ciMCtnn 5355 I iJâMWïi.DÇRabr^J CAMlCrpURpUN ST-JEROMI w % ctufûA» 5ÛBE5 STE-THtRESE 8»/ s C4SSBSAA MPAANt 11 CH^CNTRCpRiU I VAUEYF1ELD I [fiai repentichy ?s] maintenant ouvert' VmSIOM (MIKMNA4.K ANOUUM C»N>t£XÔOC'6M ATWATER ?s CtttXlt OOtOH DORVAL ?* 15 AH» \u2022 .C«NÏ>i.r*GDfoi«\"\" C4TI-DES4RSES ?a.UCOAOAIAE 11 ?k CMCMA W-CUtTACm ?9 h penm -cuuw ?* *.1 f~ciNép\\.rxop/oH l;ST;BnUN0^,^ [taschereauliv^ ; cwti'icooioN\" \"ONtAUJ LAISSEZ-PASSER REFUSES |/ SON DIGITAL conhultcz lcii ouiocii-HonAines nts CINtMABI Cake : l'honnêteté avant tout RICHARD LABBÉ collaboration spéciale Quand l'album Fashion Nugget est arrivé dans les bacs il y a deux ans, un peu tout le monde voyait en Cake un genre de groupe sympa, pas mauvais mais surtout pas éternel.Avec une chanson « in » comme The Distance, avec cette folle reprise du tube disco / Will Survive de Gloria Gaynor derrière lui.Cake se donnait déjà des allures d'étoile filante : un groupe en vogue aujourd'hui mais ringard demain.Évidemment, Prolonging The Magic \u2014 troisième et plus récent compact du band californien \u2014 a été reçu avec un brin de scepticisme et de condescendance par la critique.Pourtant, voilà un album bien ficelé, mélodique, qui poursuit dans la lignée de Fashion Nugget sans toutefois souffrir des comparaisons avec le passé.« On a beaucoup parlé du départ de notre guitariste ( Greg Brown ), mais ce n'est pas un problème pour nous », estime John McCrea, chanteur-guitariste de Cake.« De toute façon, la guitare n'est pas un élément dominant chez Cake, contrairement à certains groupes qui vénèrent la guitare comme on vénère un dieu.« En fait, la différence pour Cake, c'est Vince DiFiore, notre trompettiste.Ce gars-là est une partie importante de notre son.Au départ, j'écrivais des mélodies sans trop savoir comment les utiliser, mais en même temps, j'écoutais des groupes mexicains qui jouaient avec des trompettes.Ça m'a influencé.» Le leader de Cake voit aussi en Prolonging The Magic, un album beaucoup plus sincère.Pour lui, plus question de jouer le grand jeu de l'ironie comme une majorité de groupes américains.« Le titre de l'album est ironique, mais c'est tout.Cette fois, je voulais être plus honnête.L'album précédent était déjà assez ironique.» John McCrea n'est pas idiot : il sait que Cake traîne encore cette réputation de groupe alterno, blasé et désinvolte.Sans même hésiter, on a rapidement relégué Cake dans le cagibi où s'entassent les alternos de l'Amérique qui, petit sourire en coin, préfèrent rire des autres pour mieux étaler une insécurité maladroite.Voilà pourquoi McCrea et ses copains n'ont pas répété l'aventure de la reprise disco, comme ils l'avaient fait avec / Will Survive.« Les gens croyaient qu'en retouchant / Will Survive, on s'en moquait, conclut John McCrea.Ce n'était pas le cas.Pour nous, il s'agit d'une grande chanson, mais les gens trouvaient ça drôle, alors pourquoi répéter l'expérience ?On ne blaguait pas en jouant / Will Survive .Et de toute façon, Gloria Gaynor chante beaucoup mieux que moi ! » CAKE sera au Spectrum, ce soir.CINEPLEX ODEON FVô-vrsrito cic t>illc*s of î.iforrocitioo > ^ (5i4)849-P; en LUNDI AU VENDREDI MATINÉES À CQO SAM.CHM.ET JOURS FÉRIÉS MATINÉES A A TOUTli ntPKtSINTAJIONi AVANT IBHOO DANS CIRTAIHS CINIMAS 50 ^ Veuillez prendre note que le guide horaire est sujet à changements sans préavis.en => O 5 QJJ A RTYE R LATIN (17 SALLES DE CINÉMAS) 350 me Émery, coin St-Oenis 849-FlLM-fff pi *zeH à) (SîcsituneSea.tino'V -ET ï © è.15 QUARTIER LATIN 350 rue Emery,coin Si-Denis 849-FILM-m MAGICIEN D'OZ (UD (v.frBnçatM) (Q) ?12.55 3:40 - 6:30 8:55 / Couch^tMd: Van.t Sfn.: 1130__ SB (v.o française) (G) 1:00 3:20 5:25 7:J5 9:50 / E»C 12 Nov.: 1:00 \u2022 330_ AU-DELÀ DE NOS RÊVES (v.français*) (G) / 1:10 4:00 \u2022 6:40 \u2022 0:25 2 SECONDES (v.o.française) (Q)/ 12:40 \u2022 2:55 5:20 ¦ 7:40 9:55_ ÇTÀ TON TOUR LAURA CADHUX [yjo.française) (13 ans) A L'AFFICHE SUR 2 ECRANS /12:25 \u2022 1:30 \u2022 2:45^3:40 \u2022 4:55\u2022 5:50-730\u2022 8:00-9:35-10:00 / Couche-taiH: Von, at Sam,: 11:35_ POURMg (v.française) (G) ?71:15 3:15 5:10 7:10_ GENERATION X-TREMB (v.française) (16 ansV /1230 \u2022 3:30 \u2022 7:00 \u2022 fcjg~ AMOUR ET MAGIE Ven.o1 Sam.: 12:10 Dirru, Lun.Mar.et Mer.: 12:10 \u2022 2:35 5:00 \u2022 7:30 \u2022 10:00 Jeu.: 12:10 2:35 5:00 10.00 / Coochotard: Von cl Sam.: 11:30 do-moi OUI JE REYl (v.o française) (G) Dim.au Jou.1:05 3:50 630 9:05 ! (v.française)(G)?/ÀL'AFFICHE SUR2 ÉCRANS \u2022 1:05 2:35 \u2022 i:50 \u2022 5:00 \u2022 6:20 \u2022 7:30 \u2022 9:05 - 10K» CROISADE DES BRAVES (LA) (y.française) (Q) 12.-00 230 ; 4:45 7:10 9:40___ SOLDAT (LE) (v française)(13ans)?/À L'AFFICHE SUR2ÉCRANS 130 3:55 6:35 9:10 9:40 / Couche-tard: Ven.et Sa/n, 1135-11^5 _ BIENVENUE A PLEASANTVBXE (y.française) (G)> 12,50 3:45 \u2022 6:50 9:35_ vampires (v française) (16 ans) 12:30 335 6:45 9:20 / CouchsHard: Van.M Sanu 1130 _ SIEGI (LU) (v françaite) (13 en») ?/ À L'AFFICHE SUR 2 ECRANS 12:10- 12:45 - 3:00 3:35 - 6:15 \u2022 7:05 - 9:W - 9:55 / Coixho^anL-Ven.et Sara: 11:45 Lsissea-passer refusés___ DlNER DE CONS (LE) (vx ~Kançaise) (Q) 12K» 2:10 \u2022 435 - 6:55 9:30 / Couchs^snt Van.et Sam: 11:40 DU 6 AU 12 NOVEMBRE 1998 «LE CINEMA BERRI EST MAINTENANT FERME.MERCI POUR TOUTES CES ANNEES DE FREQUENTATION! » (ENTRE-VILLE OUEST | «Mi WSlm \\ RIVE SUD | RIVE SUD m \\ RIVE WORD |] FAUBOURG PV S © ex ICENTRI-VILLI PV B © IBROSSARD PV B £ 5 ibouchervuli 16l6weit,n»«S!e-Cotliefiflf847-fllM-/;i f 200K UaivEtsite.Wetf McGaf -S49-HIM-177 MdO.emplw-2150,lc?ini«re.MT-fllM-MI SUITE.UPE tS BEAUTTfUL (v^.tounitrat angtaa) |(G)/13S-4:10 Tjgpjjg_ PIIASANTYIJJ (*.o.angUist) (Q) ?1:40-435-7:15-9.45 RED «OUN (THE) (va soustfrM /1«)-3i0-6J0»-J5 )(0 WHAT DRZAJtt MAY COMsV |(v^.angUrto) (G|f335-9tf LAST MGHT (v.o.angUiM) ' 1:10-6:40/Ezc.11 Noit: 1:10 CAVENDISH (Mail) ^ Ï 6.Caveniïsh.coa Uiitt \u2022 W9-FIIM-1?2 PV RUSH H0UR(vxl angtaue) (13 ans) 730-9:50_ ANTZ(vAandatse)(G) Veo.Sara, Dvn M Marj 130 \u2022 33) \u2022 5:10 Lun.Mst et Jeu.Aucune repraaemafJon RED VKXJN (THE) (v.o.soiA-Wres andaii) I (G) / Veo, Sara Dtm el Mar.1:10 4.-00 ¦ 7.00 \u2022 9:45 / Lun, Mer, et Jou- 7.O0 \u2022 9.45 9.40 ABtttSSWN m agirai ItnsEamalMC^ sjes \u2022r'ra^ tforrjojru :lioji I7au) 130J \u2022 «uwtiiua ki »er.rxin!ra> 2jbs \u2022 ajajHi as.aa\\ a pai arai aras I9ft 1501 \u2022narObua apurait: IM E> «AUT SAUVER 11 S04DAT RTAJt (v françjiM)(13ana) Sam, Ôvo.Mai et état: 155 \u2022 730 Vert.Lun.et Jtu.7:30_ PASSAGER C1AMDSSTW (LE) (v-o françatte)/5:l5_ : (THE) (va anglaise) (13 ans) ?Vea.Sam,r>mo«Mar.1:20-4:10-6:55 ¦ Luo.Mer et Jea.655-9:40 \u2022 .^ Laissez-passer retuses .*\u2022 MK2HTV (THE) ( v.o.anglaise) (G) Veo, Sam, Dun.et Mat' 123Ô i45 \u2022 5*0 \u2022 7^0 ¦ 9:35 / Lun, Mer et Jeu- 7:20 9.3S PfUCTICAL MAGIC (v.o.andai») (G) Veo, Sam, Dira et Mat: 2:00 \u2022 433 \u2022 650 \u2022 9:20 Lun, Mer, et Jeu.: 630-9.20_ IETBAAD Of OZ (THE) (va anglaise) (G) ?Ivaft, Sam, Dira i Mar.-12:40 \u2022 110 \u2022 630 \u2022 19:00/Lun, Mer, et Jeuj 6^0-9 française) (13 ans) ?/930 HeURl UMmTI {y françatse) (13 ara) ?/ 735 AU^>eu 03 nos RIVES (v.française) (G) ¦ ^ / Vea au Dm Mai.et Mer.-135-llO-8:45 \u2022 9.15/Luaet Jeu.6:45 9.15_ AMOUR ET MAOJBrv française) (G) ?Vea au Dm, Mat M lest: 1:45 \u2022 430 \u2022 7:10 \u2022 9.30/Lun.et Jeu: 7:10-930 Sam et Dm 1:10-330-730 Sera.730 ¦ 930 / Lejsjggajej refusa» PORTEUR PEAU M O hançaie») (G) Sam «i Om 130 \u2022 330 \u2022 535 \u2022 740 \u2022 945 Sem: 7:40-9.45_ uwSkwmKiS&mnM* (vfrançase)(G) Sam f* Om.4:40 ¦ 730 Sera: 730 Ifc française) (G) ?Sam NOrm 12-40-2-40 Sera.Aucun» représentation SOLDAT Ll)fv françatse)(13ans)/935 faVU3fC89l IT02 M) (v trançats») (G) SametOm 12X-230-5:15-735-930 Sem.735 930 _ Sam.Dm Mai.ei Uer.1.30 3.35 5.10 ¦ 735 935/Ven, Lua et Jeu.735 -935 SOLDAT BE)(vfrançatse)(13ans)/945 IBOHTT (THE) (vo.anglaise) (G) Sam, Dm Car et Uer: 135-333-530- 7:40/Ven.Lua N Jeu: 7:40_ CfWtSADB DES BRAVES (LA) (v française) (G) Sam.Om Mar.et Met: 1235 - 3:15 \u2022 535 -735 \u2022 950/Ven, Lua et Jeu: 735-930 SS10S (THE) (vo.anghise) (13 ans) ?Sam.Dm Mai.et Met 130-430-7:15* 935/Veo, Lua N Jeu: 7:15 \u2022 935 Laisses-pftsser refuses PLEASAHTV1LU» (vo.angtniso) (G) Sam, Dm, Mar.et Met: 130 \u2022 4:10 \u2022 730 < 19:40 / Ven, Lua et Jeu: 730 \u2022 9.40 SIEGE (TME) (v.o anglaise) (13 ans) ?Sam.Om.Mar.et Mer.: 1:10 \u2022 3 50 - 630 ¦ 9.20 /Ven.Lua et Jeu: 630 - 920 Laisset-passer refusés__ WATERBOY (va sngia.se) (G) ?Sam.Om.Mar.et Mer.: 130-3:10\u2022 530 ¦ 730 \u2022 9:45 / Ven, Lua et Jeu: 7:» \u2022 9.45 JO+iN CARPCKTER'8 vAMPiRSS .(vo.anglais») (16 ans) Sam.Dim, Mar.et Met: 130 \u2022 430 \u2022 MO ¦ 900/Ven.Lua et Jeu: 6:40-930 DORION (CvrtH PV u y & 391II Kavnii Dsrist-Veuètel -Slf-ftt»-»?po rte ur OYAU SJQ (v.française) (G) SameiOm 1:30-330-530-7.-40-940 Sera.740 \u2022 940 CTÀ TON TOUR LAURA GADCfcTUX (vo.française) (13 ant) SametOm 1 10-3.10-5:10-7.-X-5:30 Sem.730 - 930_ MAOKMH D'OZ (LE) fv.françaiea) (G) Sam et Om: 130 \u2022 330 \u2022 6:40 \u2022 930 Senv6:40-900 _ (v françaisa) (G) ?Ven.au Dm «at et Met-130-430 1945/Lun.et Jeu: 735-9.45 735 (v frinçafs»))(16 ans) Sam « Dm: 130 \u2022 430 \u2022 630 \u2022 9:10 Sem 6:50-9.10 MONTRÉAL SUD| LASALU (PLACE) PV - © AisV kl Qeastea H Irsast Piww \u2022 I49-F1LM-171 AJatxmiTMAOal(v.française) (G)/6:X SOLDAT LE) (v françatse) (13 ara) / 6:50 POURMatv françaôe)(G) Sam, Om, Mai et Mer.135 \u2022 4:15 Van, Lua et Jeu.Aucune représentation VAMPIRES (v.française) (16 ans) ?Vea au Dm Mat et Mer.-1:40 - 4:15 9.40/Lun.et Jeu:655 9.40 \u202235 ._J (v.françaisa) (16 ans) Sam, Dm Mai et Mer:: 1:25 -4:10- 635-936 / Ven, Lua N Jeu.6:35 935 CROtSADB DBS BRAVES BA) (v française» (G) ?Vea au Dm Mar.et Met-1230-2:35 730-935/Luaet Jeu 730-925 !BjE)(v rrsnçase)M3ans) Sam, Om.Mai et Met: 1:10 -330 -7.30- 4:50- 9» I Veo, Lua el Jeu.730 ¦ LaJs*e*pasa»f refuses 930 magicien d'oz (le) (v f ranaae) (G) ?Vea au Dm, Mat «Met 1235- 245 \u2022 530 ¦ ' 730 \u2022 935 / Lua M Jeu: 730 \u2022 935 MeQrfTY (THE) (va ange»»») (G) Sam.Dm.Mai et Mer.1240 \u2022 235 - 5:15 7:30 \u2022 9.50/Veo, Lua M Jeu: 730-930 SametOm 2:10 Sem.7:20 \u2022 945 )(1« 4:49.730 mû CHsU (va angtats») (13 ans) 12:50-330 5:15 7:30-9:45 CROlSAD\u20ac dcs BAAVC3 LA) fv Irançaiee) (G) / Sam et Om 1:40 \u2022 430 \u2022 7:10 \u2022 930 Sera.7:10-9.20 _ _«(vrrsnç»is»)(13an»)^ .Vea au Om, Mai et Mer.135 ¦ A-00 ¦ 6:35 935 / Lun.el Jeu: 635 \u2022 936 Laisse^pasaer refuse» B0UCHERVILLE PV \" tS As1.70.sortie lesI.Morfogat \u2022 «49-FIIM- [U (yfrançaae)fG) Sam, Om Mar et Merj 1:15 \u2022 435 \u2022 535 \u2022 935/Ven, Lua N Jeu.535-935 JOHNLARPBIIIBRSelIffWn (va angieise) (16 ara) Sam, Om, Mar et Mer.1:40-430- 630\u2022 915/Ven, Lua et Jeu.6:50-9.15 _ (vo.anglaise) 130-3:50 6:40-935 LE) (v françaNa)(t3ens) Sam et Dm.1:» \u2022 4:10 -730-930 Sera.730 9 30 / LaY V © Flote Aleiis-NûSon \u2022 S49-F11M-I76 BttCE (THE) fvj).sngu.se) (13 an») ?1:30-4:10-6:45-935 l^sei^Maser refusas SOLDAT LM (v françaaM) (13 ans) SameiOm 230\u2022 430\u2022 7:1$\u2022 935 Sem.7:15 \u2022 925_ 940/Lun.et Jeu.7:10-'UJMJBMBBjBj refuses 940 (v.françaiea) fO)/L50 IWBSN1 (v françaisa) (Q) ?Sam et 3m 1 05 \u2022 3 05 ¦ 5.05 Sera, Aucun» r»prjeantatlon 910 Di WA RaSo (v françaee) (G) JOHN CARPENTER'S VAUPIPJIS (va.anglaise) (16 ans) 1:55-430-7 00 - 935 ART put»*, (v.o.anglaise) (13 ans) 1:45 - 430 \u2022 7:15 \u2022 945 / Exc.9 Nov: 1:45 - 430 \u2022 9:45/EaclîMov: 1:45-430 h, EST DE MO PORTEUR DIAU LE) (v française) (G) .Ven au Dm.Mar.et Mer.: 1-05 335-5.10-730 930 / Lua et Jeu: 730 930 CTA TON TOUR LAURA CADaTUX (vafr»nçaaM)(13ans) Vea au Dm, Mar.M Mat: 130 \u2022 3:40 \u2022 7:15 \u2022 .935/Lun.et Jeu, 7:15 935_ AMOUR ET fauVOBI (v.françaie»)(Gi/7X POUPAtLZ (v française) (G) ?Vea au Om.Mai et Mer.1:35 \u2022 4:10 Lua N Jeu.Aucune représentation CROtSADB DES BRAVO BA) b*.française) (G) Sem.Om, Mar et Mer.1245 \u2022 335 \u2022 539\u2022 7.35 955 / Vea Lua et Jeu- 735 935 BUASAJITVI1E (va angtaav») (G) Sam, Om, Mai et Mer.i.ro 4.00-6:0 \u2022 935/Veo, Lua N Jeu 6:45 935 CTÀ TON TOUR LAURA CADSJUX (vafr»nçaee)(13ans) Sam.Om, Mar et Mer.: 1235 \u2022 245 - 4:50 7:15-9:20/Vea.Lun et Jeu 715 9.20 RAOe&ako ¦OONPSJJXB DBSvM \u2022 ooreoM \u2022 \u2022 lOMueuti \u2022 r tunouna efRUMMl sABaLAB ¦ \u2022QUAameji latsm DAUPHIN 2396 nf.ru Imbiea- 721-6060 DfNER OC CONS OJ) (v o française! (G) Sam et Om t:00 \u2022 3.00 \u2022 530 \u2022 7.00 \u2022 9.00 Sem.700 930 5QiJMTflJ)N française) (13 ans)/930 CROBADE OES BRAVES LA) (v française) (G) Vea au Om.Mar et Mer \u2022 1-20 \u2022 3:50 \u2022 730 \u2022 915/Lun.et Jeu.730-9.15 SSCI (THE) (v o argUev) (13 ans) Sam.Om,Mai etMei.t.30 MO 7:10 -9 45/Vea Lua « Jeu 7:10 9:45 Latsser-passer *i DlNER M C0N5 LE) (vo fmnoriseirc) Sam, Om, Ma.et Mer.« 45 131 7.05' 9.tu / veo, Lua et Jeu.735 v 10 LE GROUPE MATHERS - ST-EUSTACHI PV 25«A»em- 472-6666 (vfranç»ae)(16ans)^ Sem, Dm et Mar.-1230 \u2022 245 \u2022 530 \u2022 7:15 \u2022 9:40 /Vea, Lun.Mer.et Jeu_ 7:15-9:40 SAAGKMN CTOl LU (v.françaae) (G) ?Sam, Om.et Mar-1235 \u2022 235 - 4:45 \u2022 635 \u2022 935 / Ven, Lua, Met M J»u: 635 -935 AMOUR ET MAOAS fv française) (G) ?Sam, Dm et Mar.: 1225 \u2022 245 \u2022 530 \u2022 7:15 \u2022 930 / Veo, Lua, Met et Jeu: 7:15 \u2022 930 SOLDAT LE) (v française) (13 ans) ?Sam.0m et Mar.1235 - 240 \u2022 430 \u2022 7:20 - 935 / Veo, Lun, Mer.et Jeu: 730 - 9:25 CTÀ TON TOUR LAURA CADCUX (va françaae) (13 ans) Sam, Om et Ver.1245 - 250 - 4 55 -7:10 \u2022 930 / Veo, Lun, Met et Jeu: 7:10 \u2022 930 BIEXYENUl À PLEASANTVLLB (vfrançNssHG)»' Sam, Dm et Mar.: 200 \u2022 430 \u2022 730 \u2022 935 Veo, Lua, Met M Jeu: 7.30 \u2022 935 bfctm DE COM3 LE) (va française) (G) 6:55 _ftf*aSBaMQK Sam, Dm M Mar.: 135 \u2022 330 \u2022 435 L FAUT SAUVER Ll SOLDAT RYAN (v françaae) (13 ans) ?/ 6:45__ PORTEUR D'EAU LE) (v francs!»») (G) Sam, Om et Mai.: 130 \u2022 330 \u2022 LOS \u2022 730 \u2022 935 / Ven.Lua Mer, et Jeu: 730 \u2022 9.25 AU-DELA DE NOS REVES (v française) (G) ?'Sam, Omet Mar.1:50-435-735 940 / Ven, Lua, Met.m Jeu.735 \u2022 9:40 (THE) (vo.angM.se) (13 ans) ?Sam, Dm « Mar.: 205 \u2022 435 \u2022 735 \u2022 535 vea.lui.Mer ex Jeu.-7.35 \u2022 935 U'ssea-passer refuses_' BA) (v française) (G)* Sam, Dm et Mer.: 122$ \u2022 235 - 4:45 - 7:10 916/Van.Lua, Met.M Jeu: 7:10-9:15 SatCE LBJt> française)(13ans)?Sam, Om et Mai.: 200 \u2022 430 \u2022 7.30 \u2022 930 Ven,Lua.M*.et Jeu- 730-930 Laissai passer refuse» CTÀ TON TOUR LAURA CAOtaTME (va française) (13 ans) Sam ei Dm: 130 \u2022 3.30 \u2022 5:30 \u2022 730 \u2022 930 Sera.730-930 fMBMYf NUE A PLBASANT>ULE (v frsnçaiM) (G) Vea au Dm Mar.et Uer.-1:40 \u2022 4:20 \u2022 735.9:45 / Lun.et Jeu.735 \u2022 945_ MVS.01CMN D'OZ LE) (v française) (G) Van,au Om, Mat et Mar.: 130 \u2022 3:15 \u2022 5:30 -7.45 \u2022 935 / Lua N Jeu: 7.45 \u2022 9.55 CINE0U1CHET Pour les horaires de films et l'achat de billets, tournez-vous vers CINEGUICHET.VOS BILLETS SERONT GARAMT1S.PRIVINTI ACHAT DE BILLETS 3 JOURS A L'AVANCE! cnM snir^ m-WMxm RÉSERVATION DE SALLES POUR GROUPES £»UN Ulbl B AL TÉLÉPHONEZ-A CINÉ-INTERGROUPE (514) 697-4426 I i B 12 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 8 NOVEMBRE 1998 Victoire nippo-hongroise au Concours de flûte Jean-Pierre Rampai Agence France-Presse PARIS Le 5e Concours international de flûte Jean-Pierre Rampai, qui se déroulait à Paris depuis le 28 octobre, s'est achevé hier soir sur une victoire nippo-hongroise.Le premier grand prix de 70 000 FF n'a cependant pas été décerné et deux deuxièmes grands prix ex-aequo, dotés de 50 000 FF, ont été proclamés : le Japonais Kazunori Seo, 24 ans, formé pour l'essentiel en France et notamment au Conservatoire national supérieur de Musique de Paris auprès d'Alain Marion, et la Hongroise Rozalia Szabo, 24 ans, un produit de l'Académie Franz Liszt de Budapest.Gaspar Hoyos, 26 ans ( Colombie ), a reçu le 4e prix de 30 000 FF ainsi que le prix de 10 000 FF pour la meilleure interprétation de l'oeuvre d'un compositeur vivant, le Français Pascal Dusapin.Soixante-dix-sept candidats de 27 pays se sont présentés à cette compétition.Trois voix des Amériques s'imposent à Paris dans Bellini Avec une production du Canadien Robert Carsen des Capulet et Montaigu Agence France-Presse PARIS Trois chanteurs lyriques venus d'Amérique du Nord et du Sud, s'imposent depuis ce week-end, sous les ovations du public ravi, à l'Opéra de Paris dans une tragédie lyrique de pur bel canto de l'Italien Vincenzo Bellini, Les Capulet et Montaigu ( I Capuletti e i Montecchi ).L'ouvrage est repris, pour six représentations jusqu'au 26 novembre à l'Opéra-Bastille, dans une production datant de 1995 et signées par le Canadien Robert Carsen.La distribution, renouvelée en grande partie, frise la perfection dans la tenue du chant qui, dans cet ouvrage de 1830 ( antérieur à Norma et aux Puritains davantage connus ), est particulièrement dépouillé et doit s'exprimer avec le maximum d'intensité pour émouvoir.Ce que réussissent les chanteurs réunis.À cette occasion, le ténor argentin Raul Gimenez fait, avec vaillance et facilité, ses débuts à l'Opéra de Paris dans le personnage de Tybalt qui, chez Bellini, est devenu le rival de Roméo.Les amants de Vérone, issus des deux familles ennemies des Capulet et Montaigu, ont pour inter- prètes la mezzo américaine Jennifer Lar-more, dans le rôle travesti de Roméo, et la jeune Chilienne Cristina Gallardo-Do-mas, en Juliette.Ces deux dames ont des voix nettement différenciées aux timbres complémentaires qui, dans les duos, sont particulièrement convaincants.Tous sont soutenus dans la fosse par le chef italien Bruno Campanella, très applaudi et avec justice, pour sa recherche de sonorités constamment raffinées.La mise en scène et le dispositif scénique, efficaces et sans surcharge inutile, mettent également magnifiquement en valeur tous les interprètes, solistes et choristes.Tombez en amour et partez pour Qui sera votre favori parmi les huit participants à la Course destination monde?m a \u2022 ¦ ¦ De retour le dimanche à 17 h ¦ ¦ En haut : Frédéric Gieling.Rangée du milieu : Catherine-Isabelle Giasson, Maryse Legagneur, Isabelle Boulanger.Nathalie Cloutien Martin Foumier.Rangée du bas :Mélanie Tardif,Valérie Galameau.LE PRIX DU PUBLIC-LA PRESSE Le participant à la Course qui en fin de saison aura reçu le plus grand nombre de votes du public remportera une bourse de 3 000 $ offerte par le journal La Presse.Suivez tous lu dimanches à 17h les aventures des huit participants à la Course destination monde, série présentée en collaboration avec l'Agence canadienne de développement international (ACDI).Du 22 novembre 1998 au II avril 1999 (sauf les dimanches 27 décembre 1998 et 24 janvier 1999).le journal La Presse publiera chaque dimanche une annonce vous invitant à voter pour l'auteur de votre reportage M coup de ccur Chaque semaine un participant au concours gagnera un exemplaire du livre de la Course 1998 et un molleton polaire identifié à la Course.En fin de saison, vous pourrez aussi gagner deux billets à destination d'Osaka.Japon, sur les ailes d'Air Canada.Radio-Canada Télévision AIR CANADA VOYAGES.ACDI CblUW \u2022\u20225'.r-\\.Participez à la création ; :|g du 1er palmarès Au .-i^w& A gagner chaque vendreo^:;#fe \u2022 1 cafetière espresso cappuccino remplie de eafé frais ¥|TiX«[J importé d'I \u2022 100 $ erirchèque-cadeau -, A RC H A M B AU LT Une valeur totale de 3120 S en prix, les fac-similés fait a la main sont acceptes.5.Nom:.Adresse:.Ville:.Code postal: Téléphone: (.).souvenirsf souvenirs Arthur LeBlanc à Paris PIERRE VENNAT *¥F~ I y a un demi-siècle, le vio-Bj loniste canadien de réputa-H tion internationale, Arthur H Leblanc, se produisait à Pa-B ris au Théâtre des Champs- Wi.Élysées et selon une dépêche de l'Agence France-Presse publiée le 11 novembre 1948, il connût un triomphe.Le compositeur français Darius Mil-haud avait écrit spécialement pour lui un concerto de violon.« Qu'un compositeur aussi célèbre ait demandé à Arthur LeBlanc de présenter sa nouvelle oeuvre au public était un incontestable honneur pour le violoniste canadien.Celui-ci s'est acquitté admirablement de cette tâche difficile.Il a joué sous la direction d'André Cluytens, qui conduit l'orchestre des Concerts Symphoniques de Paris.» Arthur LeBlanc avait passé de longues années d'études musicales à Paris entre les deux guerres et c'est pourquoi son retour avait été particulièrement bienvenu.À la fin du concert, il avait été maintes fois rappelé et chaleureusement applaudi.Luis Mariano au Saint-Denis D Le billionnaire du disque, comme on l'appelait alors.Luis Mariano, était, il y a quarante ans.la vedette du Saint-Denis, au meilleur de sa forme, écrivait Roger Champoux le 11 novembre 1958.« Suis-je le jouet d'une illusion phonique ?Pourtant, pas de truc possible avec les cordes vocales, le populaire chanteur basque présente les douze pièces de son programme ( plus les rappels ), avec une puissance sans défaillance et une vigueur sonore qui va s'accentuant.Nous avons donc un Mariano grand cru.Faut-il préciser que les cinq apparitions de fin de semaine ont été courues.Salles combles.» La troupe du San Carlo Opéra au His Majesty's ¦ C'est au théâtre His Majesty's qu'on présentait, il y a soixante ans, de l'opéra.La Presse du 8 novembre 1938 parlait de la venue dans nos murs de la San Carlo Opéra Company qui, après avoir remporté de grands succès à New York, venait nous présenter Carmen .Le critique anonyme de notre journal écrivait alors que « sans crainte de faire erreur, on peut dire que la grande vedette de la San Carlo est l'habile chef d'orchestre Carlo Peroni ; il est un véritable magicien qui, de sa baguette, conduit et surtout maîtrise tout le spectacle : solistes, musiciens et choeurs.» En un mot, ajoute le journaliste après la première, « toute la présentation fut excellente et dépassait de beaucoup la valeur des spectacles du même genre qui nous furent offerts depuis quelques années.Les choeurs méritent d'être signalés ; sous la baguette magique de Signor Peroni, ils participaient réellement au spectacle et secondaient fort bien les premiers rôles.» Jacques Tati à Montréal ¦ Jacques Tati, le réalisateur et l'interprète de Mon Oncle et des Vacances de M.Hulot, faisait partie de la délégation accompagnant le cinéaste français René Clair, lors de la grande Semaine du cinéma français d'il y a 40 ans.Et sur le quai de la gare, avant de prendre le train pour Ottawa où on donnait une réception en son honneur à l'ambassade de France, il avait donné une conférence de presse impromptue dont Claude Gingras avait, le 8 novembre 1958, fait le compte-rendu.Tati y avait alors dit : « On habite des maisons en série.On n'ouvre plus les portes ; on les pousse ; on fait à manger dans des cuisines qui ont l'air de cliniques.On ne sait plus converser.On parle de tissus, de voitures, de choses superficielles.On veut inventer des rasoirs qui rasent en deux secondes.On ne goûte plus à la vie.On tue la personnalité.On ne rit plus, on ne se moque plus.C'est sérieux et c'est très grave.C'est bien beau le progrès, mais il ne faut tout de même pas que l'on cesse de s'amuser pour ça.Le progrès n'a quand même pas tout transformé et il est très important que les gens continuent à faire ce qu'ils veulent.Le monde a un besoin inconscient mais très urgent de rire.» Et Gin-gras, qui rapportait tout ce long monologue, concluait en parlant de Tati : « L'artiste le plus poli, le plus compréhensif, le plus aimable et surtout le plus en santé de toute la délégation venait de donner la conférence de presse la plus intelligente et la plus amusante de toute la Semaine du film français.» CRISTAUX - f PARANORMAL M CHIROLOGIE CLAIRVOYANCE PSYCHISME MÉDITATION NUMÉROLOGIE RÉINCARNATION LIVRES MEDIUMS ASTROLOGIE 28e SALON INTERNATIONAL DE ÉS0TÉRISME ! .DE MONTRÉAL \u2022 \u2022>\u2022.\" \u2022 \u2022* il Prix d'entrée : 6 nov.16h-23h santé Adultes : 7,50 $ J nov.11h-22h hf.aling Aïné(e)s:5,50$ 8 nov.11h-19h (Taxes incluses) auras (Taxes incluses) \u2022 Conférences et démonstrations continues \u2022 l PLACE BONAVENTURE i vMle vMle U 26-27-28 NOVEMBRE SUPPLÉMINTAI 26-27-28 NOVEM n Cinquième.' ^t Ci l llllwA< A participation reçus * Taux do financement de 2.8 % jusqu'à 30 mois offert a l'achat de loul rnQdOfO Néon 1999 I [wrnpli W000S a 2.tt\\ poi d.mi Tllnmrnifft \" :'?de 'emprunt : 20 87f^$ Ceci nost ou un e*emp|e do calcul Le fmancV mont cxrlut.Mwrtatrcul«itiou et V» \u2022'\u2022 fronces ScHlsràibrvo 0e iUUUI .\u2022¦ n de Gre/M Chryslor Cm.id.r Itee Cotte offre OC-t oictusr/e «t ne po-jt être jomeJôO a Rro a f.cxccptfo< \u2022!\u2022\u2022\".isi );' i.tmm*àm durée limitée cho* «os concessionnaires nartèooant!, Voyo; votre cono-ss-unoa f«- pour I dota s ftî, çorv^'t'oni Association public taire des concessionnaires Chrysler inc M.Desjardins ne fait que s'arrêter à Toronto puisqu'il doit se rendre à Vancouver pour retourner l'expérience SepTech à son chercheur principal, le docteur Don Brooks, de l'Université de la Colombie-Britannique.Cette expérience visait, entre autres, à séparer des cellules saines de cellules cancéreuses.Progression mondiale de 7% des émissions de GOz entre 19S0 et 1S96 Agence France-Presse BUENOS AIRES La progression des émissions de dioxyde de carbone ( C O 2 ) a été de 7 % entre 1990 et 1996, avec une tendance à la stabilisation dans les pays industrialisés et une explosion dans les pays en fort développement, selon les dernières statistiques de l'OCDE et de l'Agence internationale de l'Énergie ( AIE ), diffusées hier à la conférence sur les changements climatiques.À l'exception de la Russie, la plupart des grands pays émettaient davantage de C02 en 1996 qu'en 1990, année de référence d'application de la convention Climat des Nations unies et du protocole de Kyoto.Les États-Unis, avec 5324 millions de tonnes en 1996 ( 5228 en 1995 ), restent le pays le plus pollueur en C02 au monde.Leurs émissions ont progressé de plus de 9 % depuis 1990.La croissance au Japon est de 11 %.Russie et Ukraine sont toujours sur le chemin de la baisse due à la récession, même si les calculs sont compliqués, les émissions de 1990 ayant été calculées pour l'ensemble de l'Union soviétique.Une exception en Europe centrale : la Pologne, dont la croissance a repris et les émissions aussi ( +5 % ).Plus au sud, la Turquie, qui pourrait accueillir la cinquième conférence mondiale en 1999, grimpe de 22 % et l'Arabie Saoudite, de 45 %.En revanche, certains pays industrialisés ont réussi à stabiliser leurs émissions, comme la Grande-Bretagne ( moins 0,4 % ), la France ( +1,6 % ).L'Italie progresse de 3 % et l'Allemagne baisse de 8 %.La croissance de pays comme la Chine et l'Inde se confirme.Les émissions chinoises ont crû de 33 % entre 90 et 96.Celles de l'Inde, de 44 %.La Corée bat les records, avec +75 %.Kate Moss est épuisée Agence France-Presse LONDRES Le mannequin anglais Kate Moss, « épuisée », vient d'entrer dans une clinique londonienne pour se reposer et « faire le point sur sa vie », rapporte hier le quotidien britannique The Mirror citant la jeune femme de 24 ans.« J'ai beaucoup travaillé et trop fait la fête », explique Kate Moss, admise à la clinique Priory de Roe-hampton, au sud-ouest de Londres, célèbre pour accueillir des patients dépressifs du show business, et qui facture 300 livres ( 500 dollars ) la journée.« Je veux assumer mes responsabilités et c'est un endroit où je peux bénéficier du calme et du repos nécessaire pour commencer à le faire », a ajouté le jeune modèle."]
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