La presse, 8 novembre 1998, Cahier A
[" ÉDITION DU DIMANCHE Montréal, dimanche 8 novembre 1998 115* année No 20 56 pages, 4 cahiers TAXES EN SUS RÉGION EST DE QUÉBEC 65 \u20ac ILES-DE-LA-MADELEINE.1 $ / FLORIDE 1,75 $ U.S.AILES LES AÙE.S'DE l A.MttDî Je me fais plaisir Livres Un travail de cochon I de Noël Audet page B6 I I Hockey 2 r 4 page S3 27s ont plus de zs que les anglophones et lès allophones à obtenir leurs diplômes MARC THIBODEAU Bien qu'ils soient devenus sensiblement plus performants au fil des ans, les élèves francophones continuent d'éprouver beaucoup plus de difficultés que les élèves anglophones et allophones à obtenir leurs diplômes d'études secondaires et collégiales.Une étude l'Éducation du La Presse révèle d'élèves retenu tre le nombre d'anglophones diplôme du se du ministère de Québec obtenue par que dans un groupe en 1985, l'écart en-de francophones et ayant obtenu leur condaire entre 5 et Le laiasitpai du Nicaragua à la dérive BRIGITTE MORISSETTE collaboration spéciale WIWILI Wiwili, un village qui n'apparaît même pas sur les cartes, est un peu devenu le Natashquan du Nicaragua.« Incomunicado ! » Pourtant des journalistes venus d'un peu partout faisaient dès 6 h, hier, le pied de grue à l'aéroport militaire pour monter dans l'un des cinq vieux hélicoptères vendus par les Russes au Nicaragua, au début des années quatre-vingt.Ordinairement coupé de la capitale par deux jours de route, Wiwili ne peut maintenant être rejoint que par hélico.Or, asseoir une demi-douzaine de journalistes au milieu d'une cargaison de médicaments, c'est priver lès habitants de Wiwili d'un poids égal de secours.L'arrivée des visiteurs descendus du ciel après tant de jours d'une vaine attente a été accueilli par plus de la moitié de la population : des enfants.Eisa, généralement vendeuse de vêtements d'occasion au marché aux puces de Wiwili, m'a prise en charge avec son petit frère, pratiquement en haillons.Le fameux rio Coco n'était qu'un filet d'eau, il y a deux semaines.Il ressemble aujourd'hui à une fougueuse petite rivière canadienne.Il était autour de 22 h, ce fatidique jeudi, lorsque sans crier gare, l'orage a éclaté.En une demi-heure, le déluge avait fait plus de ravages que tous les orages connus Voir LE NATASHQUAN en A2 m Autres textes: pages A5 et Al3 11 ans après leur inscription oscille entre 10 % et 16 %.Avec les allophones, l'écart augmente progressivement de 8 % à 10 %.Les auteurs de l'étude \u2014 qui évalue la « persévérance scolaire » des élèves, pendant positif du décrochage \u2014 indiquent que le rendement des élèves allophones s'approche avec le temps de celui des élèves anglophones, un groupe « exceptionnellement » performant.Les élèves francophones, pour leur part, ne réussissent jamais à réduire l'écart qui les sépare des élèves anglophones.Au sein du groupe d'élèves choisi en 1985, 53,2 % des francophones avaient ainsi obtenu leur diplôme du secondaire après cinq ans.Pour les anglophones et.les allophones, les résultats correspondants étaient de 69 % et de '6i$ %.En 1996, soit 11 ans plus tard, 72,3 % des francophones avaient obtenu leur diplôme, comparativement à 84 % chez les anglophones et 82 % chez les allophones.Quel que soit le laps de temps écoulé depuis l'inscription, les autochtones arrivent toujours loin derrière.Le Voir en A2 Diplômes obtenus au secondaire Groupe de 1985 (En pourcentage) Après.5 ans 7 ans 9 ans 11 ans Total Français ,8 m 7ij *5 .w .Autochtones 53,2 66,3 70,4 72,3 69,0 80,0 82,8 84,0 14,8 24,0 25,6 27,1 .^ nés III m : .'\"'l.':t 1 m vwm oc^y m Autre texte en page A4 Source: MEQ Infographie La Presse PHOTO ROBERT GALBRAITH Prese Canadienne Le chef libéral Jean Charest a présenté hier la politique familiale de son parti, dans une garderie improvisée pour la circonstance, à Laval.Sandrine Samdaio, âgée de 14 mois, se tient sagement sur ses genoux.KATIA GAGNON Sous un gouvernement libéral, les familles québécoises bénéficieraient de réductions d'impôts an-riuelles pouvant atteindre 900 $ par enfant, mais devraient s'armer de patience pour obtenir une place à 5 $ à la garderie, puisque les libéraux, même s'ils proposent d'étendre le programme aux enfants de moins de deux ans, ne prennent aucun engagement quant au nombre de places qu'ils créeront.Télévision oblige, c'est dans une garderie fabriquée de toutes pièces sur la piste de danse d'une salle de réception, à l'ombre d'un bar bien garni, mais fermé pour l'occasion, que le chef libéral Jean Charest a dévoilé hier la politique familiale libérale.La mesure principale : les libéraux ont choisi de cibler leur première vague de baisses d'impôts Voir LE PLQ m A2 Le PQ veut aider les nouvelles technologies Bouchard attendu dans son comté \u2022 » \u2022 Jean Filion fait durer le suspense Équité: la CEQ devra attendre Page A6 Bouchard et Charest: deux grands leaders Le PQ a l'indicatif 450 à l'oeil Page A7 La dynastie des Bush RICHARD HÉTU collaboration spéciale, NEW YORK e clan Bush n'aura jamais le gtamour de la famille Kennedy, mais il pourrait avoir un deuxième fils à la Maison-Blanche en l'an 2000, George Walker Bush, l'aîné du 41* président des États-Unis.Mardi, lors des législatives américaines, George W., dit Géorgie, a consolidé sa position au premier rang des aspirants présidentiels en se faisait réélire au poste de gouverneur du Texas par une majorité écrasante de 69 % des électeurs.Le même jour, son frère cadet, John Ellis Bush, dit Jeb, est devenu gouverneur de la Floride avec 55 % des voix.À défaut de glamour\\ pouvoir en masse et une histoire mettant en évidence cette aptitude très particulière des Américains à se réinventer sans cesse.Les frères Bush ont été élevés au Texas, mais ils ont du sang yankee dans les veines.Leur grand-père, Prescott, riche banquier, faisait partie de l'aristocratie du Connection, État qu'il a représenté à Washington à titre de sénateur.a NEW YORK Leur père, George Herbert Walker, dit Poppy, est allé dans les meilleures écoles de la Nouvelle-Angleterre.11 était destiné à la politique.Mais il lui fallait une identité.En 1947, en compagnie de sa femme Barbara, il est donc parti au Texas pour faire fortune dans le pétrole.Sa transformation en self-mode man n'a pas convaincu tout le monde, mais elle n'était pas plus incroyable que celle de son prédécesseur à la Maison-Blanche, Ronald Reagan.Aujourd'hui, Poppy est le papa le plus fier du monde.Vice-président, il s'est fait traiter de chien de poche.Président, il a été congédié sans façon.Retraité, il savoure une douce revanche en assistant au Voir LA DYNASTIE en A2 La Petite Vie, le livre L'idée a pris forme dans la salle basse et enfumée du Club Soda, il y a des lustres, pour plus tard donner la télésérie la plus populaire de l'histoire du Québec.« C'était le sketch de La Veste de laine.Thérèse avait perdu sa veste au centre commercial : un vrai drame ! » se souvient l'auteur.Popa et Moman dormaient déjà debout.Les vidanges constituaient déjà un sujet d'obsession.Claude Meunier, vedette consacrée de la scène, de la télé et du cinéma, investit maintenant l'univers du livre puisqu'il lancera, demain, Le Monde de la Petite Vie, un collage d'extraits des scripts de la célèbre émission ainsi que de passages du journal personnel de Ti-Mé Paré ( ! ), le tout orné de photos dont quelques-unes sont en couleur.À lire en page Bl 419 JOURS AVANT L'AN 2000 INDEX Petites annonces index immobilier Arts et spectacles C5 B1ÀB12 emplois C7 Bandes dessinées C6 automobile C7àC9 Décès C9 Étes-vous observateur C5 Génies en herbe C11 C5.C6 -horaire spectacles BIP MMon marchandises C6, C7 - horaire télévision B2 Horoscope La Jeune Presse la presse d'ailleurs A11 Le bridge_C9 C8 Le monde C7 Loteries B13 Mots croisés C7.C11 Laporte Stéphane A5 Robttallle Louls-B.A12 Sciences C11.C12 Tâtes d'affiche CIO A10 Tabloïd Sports A2.A5 -Gilles Blanchard S5 SANTÉ Le rire c'est la santé - cahier C MÉTÉO Ciel variable Max.6, min.1 Cahier Sports, page 16 Soyez solidaires et généreux! Votre don se rendra aux populations sinistrées d'AMÉRIQUE CENTRALE grâce à nous.CARDINAL LÉGER et ses Desvres 130, av.de l'Épéo utremont H2V 3T2 4 495-2409 ou 1-87-PAUVRETÉ CECI 180, rue S te-Catherine Est Montréal H2X1K9 514-875-9911 ou 1-888-655-0055 DÉVELOPPEMENT tT PAIX 0XMM4UÉBEi SUC0 5633, rue Sherbrooke Est 2330, rue Notre-Dame Ouest 3680, rue Jeanne-Mance Montréal H1N 1 A3 Bureau 200, Montréal H3J 2Y2 Bureau 410, Montréal H2X 2K5 514-257-8711 ou 1-888-234-8533 514-937-1614 ou 1-888-693-2697 514-982-6622 ou 1-800-471-7826 J 0681924987020 A 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 8 NOVEMBRE 1998 Suites de la une Les francophones traînent la patte LES / Suite de la page AI phénomène est sensiblement le même en ce qui a trait à l'obtention du diplôme d'études collégiales.Au sein du groupe d'élèves retenu en 1985, 39,8 % des francophones avaient obtenu leur diplôme en 1996.Parallèlement, 47,7 % des anglophones et 51,1 % des allo-phones avaient réussi à en faire autant.Relativement à ce diplôme, l'écart existant entre les francophones et les anglophones a légèrement augmenté avec le temps.Les allo-phones ont réussi pour leur part à supplanter avec le temps les anglophones.En dépit de ces résultats, un fait positif ressort chez les élèves francophones : les groupes les plus récents tendent à être plus performants.Ainsi, 61,7 % des francophones du groupe de 1991 avaient réussi cinq ans plus tard à obtenir leur diplôme d'études secondaires.Pour le groupe de 1985, le taux de réussite était seulement de 53,2 % après cinq ans, un écart de près de 10 %.Autre fait à noter : les filles sont beaucoup plus performantes que les garçons.Dans le groupe 1991, 70,8 % des filles avaient obtenu leur diplôme d'études secondaires après cinq ans alors que seuls 54,4 % des garçons en avait fait autant.Finalement, l'étude indique que les élèves qui redoublent au primaire, et commencent conséquemment en retard le secondaire, ont beaucoup moins de chances d'obtenir leur diplôme à ce niveau.Dans le groupe de 1985, après 11 ans, le nombre d'élèves ayant moins de 12 ans au moment de leur inscription qui avaient réussi à obtenir leur diplôme après cinq ans était de 83,9 % alors qu'il était plutôt de 34,4 % pour les élèves qui avaient plus de 13 ans.Le PLQ promet d'alléger le fardeau fiscal des familles LE PLQ / Suite de la page A1 \u2014- 500 millions dans la première année du mandat \u2014 vers les familles du Québec.' C'est la mesure la plus directe et la plus équitable pour ceux qui ont des enfants », croit le chel libéral.En plus d'une compensation annuelle de 750 S pour les familles assistées sociales pénalisées par l'élimination des allocations fa-miliales, l'ensemble des 800 000 familles québécoises comptant un enfant de moins de 18 ans bénéficierait d'une baisse annuelle d'impôts de 208 S par enfant.Si le revenu familial se situe entre 30 000 S et 70 000 $, ils épargneraient un autre 267 $ par enfant.Et les grands gagnants, les 30 % de familles dont un conjoint demeure à la maison, feraient des économies d'impôts de 500 $ de plus, pour un total de 975 S par an.Le chef libéral se défend bien d'ainsi pousser les femmes à demeurer à la maison avec leurs jeunes enfants.« Le message qu'on envoie aux femmes, c'est qu'elles devraient être libres de leurs choix.On n'a pas à juger leurs choix ou à décider pour elles.C'est le minimum de reconnaissance qu'on doit à ces familles, qui sont les laissées-pour-compte des réformes », plaide-t-il.Mais il n'en demeure pas moins que les familles où les deux conjoints occupent un emploi pourraient être davantage pénalisées par les mesures libérales, puisque Jean Cha-rest, même s'il reprend l'engagement pé-quiste de couvrir tous les enfants de moins de cinq ans d'ici l'an 2000, refuse de prendre un engagement ferme sur la création de places à 5 S en garderie.Les libéraux ont même pensé, avoue un député libéral, à limiter le programme aux familles les plus démunies.« Si vous êtes en attente d'une place, on s'engage à pousser très fort pour que ces pb- ces-là se rendent disponibles.Mais on ne garantit une place à personne », admet Jean Charest.Les péquistes qui ont promis 48 000 nouvelles places d'ici deux ans, « ne pourront pas livrer la marchandise.Il y aura toujours une pénurie de places.Mais on s'engage à continuer le développement », ajoute le député de Jacques-Cartier, Geoffrey Kel-ley.Outre ces annonces sur la politique familiale, le chef libéral a bouclé hier la sélection de son équipe en annonçant la candidature de l'ex-président des Brasseries Molson, André Tranchemontagne, dans le fief libéral de Mont-Royal.Ce candidat-vedette du milieu des affaires a été recruté in extremis par les libéraux : on ne l'a contacté que mardi dernier, une semaine après le début de la campagne, alors qu'il se trouvait.au Portugal.« L'équipe est complète, le PLQ est prêt et je suis sûr que le 30 novembre, les Québécois seront prêts », se félicite Jean Charest.Mais les deux sondages parus hier, l'un donnant un point d'avance au PLQ, et l'autre au PQ, n'ont cependant pas donné d'indica- .tion claire au chef libéral sur l'issue du scrutin.« Les Québécois prennent un malin plaisir à prendre leur temps.Ils ont décidé qu'ils pouvaient changer d'idée.Alors allons faire 1 nos devoirs et faisons une vraie campagne électorale », commente M.Charest.Mais, c'est visible, le chef libéral cherche à ' convaincre les 30 % de répondants qui peuvent encore changer d'avis de voter pour lui en ciblant le talon d'Achille du PQ : la souveraineté.« Le Québec des péquistes, c'est le Québec d'une seule idée, d'une seule obsession, d'une seule réponse à toutes les questions : c'est la séparation.Avec un tel bilan, le 30 novembre, quel sort les Québécois vont-ils réserver au gouvernement du PQ ?La séparation », a-t-il martelé tout au long d'une journée de tournée dans la région la-valloise.Le Natashquan du Nicaragua à la dérive LE NATASHQUAN / Suite de la page A1_ de mes deux guides.Le rio Coco avait déjà franchi 200 mètres, rasant la maison d'Eisa et l'arbre cinquantenaire qui s'est abattu sur les deux étages de la maison en crépi et en bois.Il ne reste plus que le plancher de ciment.Deux rues plus haut, à la seule clinique de ce grand village, l'eau est montée jusqu'au plafond.On démonte les derniers lits restés plantés dans la boue.Les deux églises, la catholique et l'évangé-liste, qui s'arrachent les fidèles de Wiwili, sont maintenant squattées par les sinistrés.Ils n'ont pour tous vêtements que ce qu'ils portaient au moment du drame.La petite plantation de café du père d'Haydée était sur le point de rendre ses premiers fruits après huit ans d'un soin jaloux.Rasée aussi.Les Nicaraguayens, leurs voisins honduriens, vont sentir vivement la faim durant les mois qui viennent.Les semences de novem- bre \u2014 haricots, riz \u2014 qu'on récolte en janvier sont fichues.À Ocotal, dans le même département de Nuevo Segovia, on rapporte que les réfugiés ne sont pas moins de 8 000, dépouillés de tout ce qu'ils possédaient.À l'aéroport de Managua, le chef de police qui accompagne le général des armées, affirme que ses 6 000 policiers ont reçu l'ordre de surveiller de près les marchés.La hausse des prix, déjà abusive dans les hôtels qui accueillent les journalistes et coopérants étrangers, comme l'Intercontinental de Managua, est particulièrement odieuse pour les familles nombreuses frappées par la pénurie.Et partout, la même explication désespérée : « El rio se lo Ueve.» Le fleuve m'a tout pris ! Quant aux journalistes, s'ils jouissent d'une sorte de priorité dans les vieux coucous nicaraguayens, c'est parce que les autorités ont transformé les messagers en procure urs.Histoire d'expliquer aux téléspectateurs du monde entier l'injustice faite au Nicaragua, un pays qui essuie régulièrement les cataclysmes de la planète.La dynastie des Bush LA DYNASTIE / Suite de la page A1_ triomphe de ses fils à la tête des deuxième et quatrième États américains les plus populeux.Pour en arriver là, les frères Bush ont également dû se livrer à une métamorphose.Celle de George W.est la plus divertissante.Âgé de 52 ans, Géorgie a longtemps mené une vie dissipée.Pour reprendre sa propre expression, il était un party animal.À Houston, il se baladait dans sa petite Austin en compagnie de belles filles, s'arrêtant dans les bars pour faire le plein.À 31 ans, il s'est calmé un peu en épousant une Texane.Après une première incursion infructueuse en politique, il a décroché un MBA à Harvard et fondé une petite compagnie pétrolière au Texas.Mais il a conti- nué à lever le coude jusqu'à 40 ans.Au lendemain de son party d'anniversaire, la tête en feu, il a promis à sa femme et à ses amis présents de ne plus toucher à l'alcool.La promesse tient toujours.Il y a quatre ans, cependant, personne ne croyait aux chances de Géorgie face au gouverneur sortant, Ann Richards, une démocrate très populaire.Dans sa vie d'homme d'affaires, Bush n'avait qu'une réalisation véritable.À titre de propriétaire minoritaire des Rangers du Texas, il avait orchestré la construction d'un très beau stade de baseball à Arlington.Mais Géorgie, un homme direct et plein d'humour, a été porté par la vague républicaine de 1994.Au pouvoir, il s'est mis à dos plusieurs membres de son parti en proposant un changement îu financement des.écoles publiques afin de permettre aux pauvres du Texas de recevoir une éducation décente.Même s'il est pro-vie, il a refusé de remettre en question le droit des femmes à l'avorte-ment.Contrairement à d'autres républicains, il n'a jamais tenté de monter les Blancs contre les Noirs et les immigrants.Il s'est dit « rassembleur ».Il a parlé d'un « conservatisme compatissant » tout en défendant, comme Bill Clinton, la peine de mort.Géorgie est peut-être le meilleur atout des républicains pour reconquérir la Maison-Blanche, mais sa popularité actuelle est une arme à deux tranchants.La droite religieuse critique déjà sa modération.Et la presse s'apprête sans doute à fouiller son passé de party animal.Veut-il vraiment faire vivre à sa femme et à ses jumelles de 16 ans pareil supplice ?En Floride, Jeb Bush, âgé de 45 ans, n'a pas encore à se poser cette question.Il est tout à sa joie d'avoir été élu gouverneur à sa deuxième tentative.Son succès a quelque chose d'émouvant.En 1994, il était le candidat de la droite pure et dure.Quand un journaliste lui a demandé ce qu'il ferait pour les Noirs de son État, il a répondu : « Probablement rien.» Jeb a été sévèrement critiqué pour son arrogance.Depuis, il s'est remis en question.Il a ouvert une école à charte à Liberty City, le terrible ghetto noir de Miami.Il a pris conscience des problèmes des gens qui ne sont pas blancs et fortunés comme lui.Jeb a peut-être vu la lumière dans son école de Liberty City.Dans une entrevue à un hebdomadaire de la Floride, il a dit : « J'entrais dans une classe et un enfant venait à ma rencontre pour toucher à ma peau, à mes cheveux.Ça m'a renversé.Dans quel pays vivons-nous lorsqu'un enfant noir de six ans n'a jamais touché à une personne de race blanche ?» Renseignements : 285-7272 Abonnement : 285-6911 Télécopieur pour abonnement : 285-7039 Lundi au vendredi de 7 h à 17 h 30 Samedi de 7 h à midi Dimanche de 7 lia II h Rédaction : 285-7070 Promotion : 285-7100 Les petites annonces : 285-7111 Télécopieur : 848-6287 Lundi au vendredi de 8 h 00 à 17 h 30 Décès, remerciements : 285-6816 Lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 30 Grandes annonces Détaillants: 285-6931 National, TéléPlus : 285-7306 Carrières et professions.Nominations : 285-7320 Comptabilité Grandes annonces : 285-6892 Les petites annonces : 285-6900 [ a Presse est publiée par: La Presse.Liée.7.rue Saint-Jacques.Montréal H2Y 1K9.Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de n production des inlormations particulières à Lu Presse sont également réservés.Envois de publication canadienne -Contrat de vente numéro 0531650» Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518.LOTERIES La quotidienne à trois chiffres : 5-9-6 à quatre chiffres : 3-7-8-9 6/49: 14-27-31-38-45-47Comp!.44 extra: 624632 22 414 027$ Merci! Centraîde du Grand Montréal 493.rue Sherbrooke Ouest.Montréal (Québec) H3A1B6 tel.: (514) 288-1261 PRÊTONS MAIN-FORTE EMAIN DANS LA PRESSE - ' Un nom curieux, un projet réussi ¦ Le nom fait sourire car il est facile de confondre cet utilitaire sport avec une pilule miracle qui défraye les manchettes depuis des mois.Si le choix du nom est plus ou moins réussi, l'exécution du nouveau Suzuki Grand Vitara s'avère un succès.Sa silhouette renouvelée fera tourner les têtes en plus de nous rappeler l'élégant Sidekick qu'il remplace.À lire demain dans le cahier Auto.QUESTION DU JOUR La Presse Liûison Vous voulez vous faire entendre?Répondez à la question du jour.Pour faire connaître votre opinion, composez le 285-7333; au son de la voix, faites le 1.Le juge Boilard a décidé de séquestrer les 12 jurés chargés de juger Maurice Mom Boucher pendant toute la durée du procès.Est-ce une bonne idée?Êtes-vous satisfait de la décision du Comité de déontologie policière, quia blâmé sévèrement trois des six policiers de la CUM impliqués dans l'affaire Barnabe?A cette question posée hier, le pourcentage des réponses obtenues a été: Oui: 60 % Non: 40 % NDLR: Ce sondage maison sert uniquement à prendre le pouls de nos lecteurs et n 'a aucune prétetttion scientifique.P 11 ¦ ¦ I ¦ Soyez solidaires et généreux! Votre don se rendra aux populations sinistrées d' AMÉRIQUE CENTRALE grâce à nous.CARDINAL liuFR tt ses Oeuvres CECI DÉVELOPPEMENT ET PAU OXFAIMUÉBEC SUC0 ?130.av.de l'Épée 180, rue SteCathenne Est 5633.rue Sherbrooke Est 2330.rue Notre-Dame Ouest 3680, rue Jeanne-Mance Outremont H2V 3T2 Montréal H2X 1K9 Montréal H1N 1 A3 Bureau 200.Montréal H3J 2Y2 Bureau 410, Montréal H2X 2K5 514-495-2409 ou 1-87-PAUVRETÉ 514-875-9911 ou 1-888-655-0055 514-257-8711 ou 1-888-234-8533 514-937-1614 on i 888-693-2697 514-982-6622 ou 1-800^71-7826 LA PRIiSSli, MONTRÉAL, DIMANCHE 8 NOVEMBRE 1998 A 3 L'EXPRESS DU MATIN Mort sur le coup ¦ Un désespéré a causé tout un émoi hier soir lorsqu'il s'est jeté du haut du viaduc de la rue Isa-bella qui traverse l'autoroute Décarie.L'homme, âgé de 35 à 40 ans, est mort sur le coup.La circulation automobile a été paralysée durant de longue minutes en direction nord sur la voie rapide.Loblaw a envoyé ses offres d'achat ¦ La compagnie Loblaw a envoyé vendredi aux actionnaires de Provigo ses offres d'achat pour les actions de la chaîne d'alimentation québécoise.La compagnie ontarienne offre pour chaque action ordinaire une considération de 15 S composée de 0,25 % d'action de Loblaw ei de 7,25 S au comptant.Les actionnaires peuvent choisir plus de comptant ou plus d'actions de Loblaw à certaines conditions.L'offre de Loblaw est conditionnelle à l'obtention de 90 % des actions ordinaires de Provigo.Serre hydroponique ¦ Une perquisition effectuée vendredi soir par des policiers de la Sûreté du Québec dans une résidence du Rang des 60, à Saint-Jean-Baptiste-de-Rouville, en Montérégie, a permis le démantèlement d'une serre hydroponique dans laquelle poussaient 245 plants de marijuana.C'est à la suite d'une courte enquête que les limiers ont réussi le coup de filet.Un homme de 4 1 ans ainsi qu'une femme de 36 ans ont été arrêtés sur les lieux.Le couple comparaîtra demain au palais de justice de Saint-Hyacinthe afin de répondre à des accusations de production de stupéfiants et de possession pour fin de trafic.Dette de drogue ¦ L'individu qui a été atteint par balles, vendredi soir, à Jon-quièrê, est décédé pendant son transport vers l'hôpital.La victime, Régis Olis, 36 ans, aurait été atteint d'une douzaine de projectiles.Il est mort quelques minutes avant son arrivée au Complexe hospitalier de la Sa-gamie, à Chicoutimi.Otis, qui avait des liens avec le milieu des stupéfiants, pourrait avoir été abattu pour une dette de drogue.Une autopsie sera pratiquée demain à l'Institut médico-légal de Montréal.Poursuite des comparutions ¦ Les comparutions se sont poursuivies, hier, au palais de justice de Québec, relativement à la frappe de la GRC à l'intérieur de deux réseaux de stupéfiants opérés par les Hells An-gels.Guy Leclerc, 50 ans, à Saint-Benoît-de-Labre, a été accusé de complot pour trafic de stupéfiants et de trafic de cocaïne, hier matin, devant le juge Laurent Dubé.Le suspect aurait comploté avec Michel Perreault, Alain Marion, Donald Prince et Daniel Turgeon, dans les municipalités de Charlesbourg, Saint-Benoît-de-Labre, Sainte-Foy, et à plusieurs autres endroits dans la région.Les quatre complices avaient comparu jeudi dans les heures qui ont suivi la frappe de la police.Ces complots ont été mis en place entre le 28 octobre et le 4 novembre dernier, date OÙ le trafic s'est fait.Le procureur de la poursuite.Me Pierre Roy, s'est opposé à la remise en liberté de Guy Leclerc, qui reviendra en cour, demain, pour son enquête sur cautionnement.Un seul dossier criminel apparaît dans le dossier du suspect.Il s'agit d'une histoire de conduite avec les facultés affaiblies remontant au 11 novembre 1094.Leclerc avait été reconnu coupable et il avaii dû payer une amende de 300 $.Le mot du jour game ¦ Ce mot est, bien entendu, un anglicisme au sens de match.\u2014 Le match a été passionnant.Game est également un anglicisme inutile au sens de jeu, stratégie, etc.On ne dira pas, par exemple, que le hockey est une game simple, mais un jeu simple, ou encore, qu'un entraîneur connaît la game, mais qu'il est fin stratège.Paul Roux Services Financiers Inc.\"BMf LES FONDS UNIUfS.P^.^ Une vision stratégique (514) 286-3900 I www.xxorbourg.com | Le révérend Samuel Lecompte de l'Église évangélique de la Rive-Nord.PHOTOS ROBERT SKINNER, U Presse Les Hommes de parole se sont recueillis hier à Laval lors du premier congrès d'orientation du mouvement.nmis RAYMOND GERVAIS Environ 700 Hommes de parole du Canada ( Promise Keepers ), se sont réunis hier à Laval sous l'égide de l'Église évangélique de la Rive-Nord, afin de déterminer l'intérêt des hommes pour ce mouvement religieux qui vise à rapprocher les hommes des valeurs fondamentales de la chrétienté.C'est sur le thème Vivre notre héritage, que les hommes se sont réunis pour écouter les différents conférenciers et pour prier.Fondé en septembre 1995, Les Hommes de parole du Canada ( HPC ) est un ministère centré sur le Christ qui se consacre à unir les hommes à travers de solides relations afin qu'ils exercent un bonne influence dans leur milieu.Le mouvement est calqué sur Promise Keepers, Men of Integrity, qui a vu le jour aux États-Unis en 1990, lorsque l'entraîneur-chef de l'équipe de football de l'Université du Colorado, Bill McCarney, a organisé un rassemblement dont le but était de fraterniser avec des hommes chrétiens.Au Canada, les Hommes de parole travaillent avec les différentes églises chrétiennes du pays.Il y a deux semaines, 5000 hommes se sont regroupés à Vancouver.Hier, les participants se sont penchés sur quatre grands thèmes.Le révérend Samuel Lecompte, pasteur senior de l'Église évangélique de la rive-nord et porte-parole de l'organisme, a expliqué que les hommes qui font partie du mouvement s'engagent à vivre la parole de Dieu et à tenir parole, entre autres dans leurs engagements envers leur famille, leur employeur.Le pasteur Lecompte a précisé que le mouvement Hommes de parole s'adresse aux fidèles de toutes les églises chrétiennes, catholique, anglicane, unie, pentecôtiste, etc.Jean-Marie Morency et Éric Payeur, membres des Hommes de parole, ont expliqué que le mouvement avait été pour eux un retour aux valeurs chrétiennes fondamentales.Le mouvement n'exige pas de contribution financière et toute contribution est faite sur une base volontaire comme cela se fait dans les églises.M.Payeur a indiqué qu'il fréquentait les Hommes de parole de son église depuis un an et demi et qu'il avait acquis depuis ce mo- ment,plus d'intégrité envers son femme et les gens qui l'entourent dans sa vie de tous les jours.« J'ai pris conscience que la réputation d'un homme s'attache à sa parole.J'ai également appris à vivre selon la parole et la pensée de Jésus-Christ.» Jean-Marie Morency a indiqué pour sa part que le mouvement lui avait apporté une nouvelle dimension spirituelle.« Hommes de parole a fait en sorte de réaffirmer chez moi mon devoir d'époux, que je devais aimer ma femme et prendre soin d'elle.En fait, ça a renouvelé la promesse que j'ai fait à ma femme lors de notre mariage.Notre première mission sur la terre consiste à aimer sa femme et son prochain, comme le Christ nous aime et aime son Église », a expliqué M.Morency.un CHRISTIANE DESJARDINS Quand Éric Sabourin est arrivé au Bleu est noir, un bar situé au 812, rue Rachel Est, il pensait y terminer son vendredi soir agréablement, en dansant, avec ses amis.Moins de deux heures plus lard, il se retrouvait le visage en sang, et sans connaissance dans la ruelle à l'arrière du bar.Il s'est réveillé dans l'ambulance qui l'amenait à l'Hôpital général de Montréal.Lui et son copain, Donald Turcotte, venaient d'être expulsés par deux employés du Bleu est noir.Une expulsion pour le moins cavalière, selon les deux clients.Un traitement mérité, selon Patrice Gauthier, l'un des deux employés en cause.Toujours est-il que l'affaire pourrait bien se retrouver devant les tribunaux, puisque Éric Sabourin songe sérieusement à poursuivre le bar et ses employés.Hier, ce travailleur de la construction âgé de 29 ans avait des douleurs au cou et aux genoux, et affichait de nombreux points de suture au front.« Ils n'avaient aucune raison de me faire ça, dit M.Sabourin.Je ne vais pas dans un bar pour me faire planter.S'ils ne veulent pas m'avoir dans le bar, je vais aller ailleurs, il y en a plein d'autres.On n'est pas au Far-West, on est à Montréal et on arrive à l'an 2000.» Selon la version des clients, ils sont arrivés au bar vers 11 h 30, après avoir mangé au restaurant Frites Alors, situé en face.Ils ont bu de la bière et dansaient sur la piste, quand il y aurait eu un peu de bousculade.C'est à ce moment que les deux hommes auraient été agrippés et expulsés du bar.« Ils ont lancé Éric dehors, et il a dû atterrir sur le conteneur qui se trouvait là.Quand je suis sorti, il était en sang par terre, et les gars lui PHOTO ROBERT SKINNER La Presse Éric Sabourin n'est pas prêt de remettre les pieds au Bleu est noir.donnaient des coups de pied.Après, ils sont rentrés dans le club et ont fermé la porte.« Éric ne bougeait plus.J'ai paniqué.J'ai couru dans la rue, j'ai arrêté un taxi et lui ai demandé d'appeler la police et une ambulance », explique M.Turcotte, qui s'en est sorti pour sa part avec seulement quelques égratignures.Les deux hommes, qui ont porté plainte à la police, ne comprennent pas pourquoi ils se sont fait mettre dehors.« Je suis grand, et je suis exubérant quand je danse, admet Éric Sabourin.Peut-être que ça fatiguait du monde, mais ce n'est pas une façon de sortir les gens.» Selon les deux clients, ;.ls n'avaient eu aucun avertissement dans la soirée, et ils ne se sont nullement opposés à leur expulsion.Patrice Gauthier, 25 ans, qui agit comme gérant et portier au Bleu est noir, donne un autre son de cloche.Il affirme que les deux gars étaient saouls, et qu'Éric Sabourin s'est débattu fortement.« Ces deux-là sautaient et s'énervaient.Ça faisait deux fois qu'on les avertissait.À un moment donné, il y a eu un début de bataille, c'est pour ça que nous sommes intervenus.Mais ils n'ont pas voulu sortir, le grand, surtout ( Éric Sabourin ).Il a arraché le chandail de mon chum, et a déchiré le mien aussi.On les a sortis par l'arrière parce que c'était plus proche.Pour me défendre, j'ai donné un coup de poing dans la face du grand, un seul.C'est tout ce qu'il a eu.Il a dû se blesser plus en tombant.» « Je fais ce métier depuis huit ans et ceux qui me connaissent savent que je suis un gars parla-ble.Il y a beaucoup de doormen qui salissent la job et notre réputation, mais je ne suis pas de ceux-là.Des témoins de cet incident, on en a beaucoup.Et puis, nous, on était à jeun », signale Patrice Gauthier.Les deux employés se disent prêts à aller au tribunal pour se défendre.« Et on va peut-être porter plainte nous-mêmes.On n'a pas de marques, mais ce sont eux qui nous ont agressés », conclut M.Gauthier.Des citoyens traquent des braqueurs de banque RAYMOND GERVAIS Un braqueur de banque et son complice ont été arrêtés hier après-midi et le butin récupéré grâce à un citoyen qui a été témoin du vol à main armée et à deux autres citoyens qui sont intervenus par la suite.Le vol est survenu peu avant la fermeture d'une succursale de la Canada Trust située au 4499, boulevard des Sources, à Dollard-des-Ormeaux.Un homme armé a fait irruption et s'est fait remettre le contenu d'un tiroir-caisse avant de prendre la fuite a bord d'un véhicule à quatre roues motrices, dans lequel l'attendait un complice.Un client de la banque, Brian Glas-berg, qui était dans l'institution avec ses deux enfants au moment où le voleur est entré, a immédiatement mis ses deux enfants devant lui, les poussant vers la sortie arrière de la banque.Lorsqu'il a ouvert la porte, l'alarme s'est déclenchée automatiquement.Le citoyen a alors arrêté un automobiliste et lui a demandé d'appeler la police, lui précisant qu'il y avait un hold-up à la banque.M.Glasberg a alors vu le bandit s'enfuir dans le véhicule utilitaire.Il a noté le numéro de la plaque et la description de la camionnette des fuyards.Ces informations ont été transmises à la police de la CUM.Peu de temps après, le véhicule suspect a été repère par un policier du poste de quartier no 4.Tout en suivant le véhicule, l'agent a demandé l'aide de ses confrères pour l'intercepter.Constatant la présence du policier derrière eux, les bandits ont tenté de prendre la fuite sur le boulevard Gouin.Une poursuite s'est engagée.Refusant d'obtempérer à l'ordre de stopper leur véhicule, les voleurs ont traversé un champ, sachant fort bien que le véhicule de police ne pouvait les suivre.L'agent a contourné le champ et attendu les suspects sur le boulevard Henri-Bourassa.Voyant que le chemin était bloqué, les malfaiteurs ont rebrousse chemin, mais leur camionnette s'est enlisée dans un fossé.Le policier a alors procédé à l'arrestation du conducteur, pendant que l'autre voleur prenait la fuite a pied avec l'argent.C'est à ce moment qu'un autre citoyen, témoin de ce qui se passait, a décidé de taire son devoir et de donner tout son sens au concept de partenariat police-citoyen contre le crime.L'homme a alors procède lui-même à l'arrestation du suspect, selon un article du Code criminel qui donne le pouvoir à tout citoyen de procéder à une arrestation lorsqu'il est témoin d'un crime.Un troisième citoyen, qui avait remarqué que le voleur avait laissé tombé un paquet, a récupéré le sac contenant l'argent vole à la banque.Les deux hommes ont confié le vo-leui el son sac au policier.Ces trois citoyens avaient sans doute a l'esprit la phrase inscrite sur les véhicules de police de la CUM : Ensemble pour mieux servir./ v A4 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 8 NOVEMBRE 1998 De Coubertin aurait-il prédit la Révolution tranquille ?RECHERCHE UNIVERSITAIRE ANDRÉ PRATTE Au début de l'automne 1889, le jeune baron Pierre de Coubertin passe quelques jours à Montréal dans le cadre d'une mission en Amérique du Nord.Le ministère français de l'Instruction publique a demandé à de Coubertin, peu connu à l'époque, d'étudier « le fonctionnement des associations athlétiques fondées par les jeunes gens » du Canada et des États-Unis.Celui qui allait, six années plus tard, fonder les Jeux olympiques de l'ère moderne, ne fut pas très impressionné par ce qu'il vit chez nous.Lisons cette comparaison des élèves anglophones et francophones : « Partout le même contraste.Ici ( dans les écoles anglaises ), des muscles, de l'activité, de la hardiesse, des regards bien francs ; là, des membres malades, des attitu- des gauches, aucune indépendance, rien de viril.» « Il est resté au plus trois ou quatre jours.On ne sait pas qui il a rencontré.Il généralise beaucoup », estime l'historien du sport Michel Vigneault, qui s'est intéressé aux quelques pages consacrées à Montréal dans le rapport remis par le baron au gouvernement français, intitulé Universités transatlantiques.Vigneault, qui a présenté le fruit de ses recherches lors du récent congrès de l'Institut d'histoire de l'Amérique française, a aussi étudié un pamphlet dénonçant les propos du baron de Coubertin, Justice aux Canadiens français !.Ce petit livre, publié à Montréal en 1890, est l'oeuvre d'un certain vicomte de Bouthillier-Chavigny.« Je n'ai aucune idée d'où il sort », admet Michel Vigneault, qui a cependant pu établir que l'aristocrate français avait marié une Québécoise.Un cortège de ratés En lisant le texte du baron de Coubertin, on comprend vite la réaction du catholique et royaliste Bou- thillier-Chavigny.Si le très républicain envoyé du gouvernement français n'est pas tendre à l'égard les Canadiens français, il en veut surtout à l'Église.« Les Canadiens français sont les humbles esclaves de leur clergé et de leurs congrégations ( qui ) enchaînent les esprits en prétendant les guider », écrit le voyageur.Il en veut pour preuve les piètres conditions dans lesquelles sont éduqués les élèves du Collège de Montréal, de même que leur mauvaise forme physique.« Ils portaient des redingotes râpées et une ceinture de serge verte enroulée autour de la taille, raconte le baron.Rien ne peut rendre l'air piteux et incomplet que leur donnait ce costume ; on eût dit un cortège de ratés.» Il dénonce la congrégation des sulpiciens : « Ne pourrait-elle faire quelque chose pour ses élèves ?Et que deviennent les revenus de la moitié de Montréal qu'elle possède sans avoir d'impôts à payer?Quelle révolution ils sont en train de se préparer là-bas ! » « Ainsi donc, lance Michel Vigneault sourire en coin, le baron de Coubertin aurait annoncé 70 ans trop tôt la Révolution tranquille ! » Coubertin, on l'a vu, est plein d'admiration pour les jeunes anglophones, qui pratiquent assidûment plusieurs sports.Pour l'apôtre de l'éducation physique, il y a nécessairement un rapport de cause à effet entre les déficiences du système scolaire à cet égard et le statut d'infériorité des Canadiens français : « C'est surtout l'éducation qui manque : les exercices physiques, les soins de propreté, la formation du caractère, l'usage de la liberté, tout cela pour les Canadiens ce sont des billevesées.À côté d'eux, les jeunes Anglais jouent à des jeux virils, entrent dans la vie active avec de l'initiative et de la volonté (.) et le résultat c'est que tous les bénéfices sont pour eux, que toutes les affaires se font auteur d'eux ( \u2014 ) » Vive le football ! Choqué, le vicomte de Bouthillier-Chavigny déplore « le peu de soin avec lequel ( le baron a ) contrôlé l'exactitude de ( ses ) renseignements », s'en prend à sa con- ception de l'éducation et défend le clergé.Enfin, il se moque du rapport établi entre l'inactivité des Canadiens français et leur situation économique : « Les Canadiens français supposaient, jusqu'ici, que la possession du capital était une des causes immédiates de la supériorité anglaise en matière de commerce.Grâce à vous, les Français d'Amérique sauront, désormais, à quoi s'en tenir.Leur prospérité commerciale n'est plus qu'une question de muscles et à ce compte, je ne doute pas qu'ils ne conquièrent rapidement, par le « Foot Bail », la suprématie à laquelle ils aspirent.» Si Pierre de Coubertin a certainement coupé les coins ronds, Michel Vigneault croit qu'il y a beaucoup de vrai dans ses propos.À l'époque, dit le jeune historien\", l'éducation physique au Québec, « c'était pourri ».Ce n'est qu'au tournant du siècle que les Canadiens français se mirent à pratiquer des sports, notamment le hockey.« De Coubertin est arrivé quelques années trop tôt », conclut Vigneault.Les élèves asiatiques perforaient PHOTO CHANTALE BOUCHER, œteborabon speoafe Camion de pompiers impliqué Un homme de 40 ans se trouvait hier soir dans un état grave à l'hôpital, après une collision entre l'automobile dans laquelle il était passager et un camion de pompiers du Service de prévention des incendies de Montréal.Le conducteur de l'automobile, âgé de 50 ans, a été blessé légèrement.Lors de l'accident, le camion à échelle répondait à une alerte dans un foyer pour personnes âgées situé à l'intersection des rues Centre et Richmond.Un premier camion a d'abord traversé sans encombre l'intersection en grillant le feu rouge.C'est le second camion qui a frappé sur le côté droit la Sunfire rouge.Les pompiers n'ont pas été blessés.MARC THIBODEAU Parmi les élèves allophones, ce sont les groupes asiatiques qui sont les plus performants en ce qui a trait à l'obtention des diplômes d'études secondaires et collégiales, indique l'étude du ministère de l'Éducation du Québec.Au sein des cohortes d'élèves étudiées, les élèves dont la langue maternelle est le chinois ou le vietnamien arrivent en effet généralement en tête, même si on observe des variations importantes d'une cohorte à l'autre.Ils sont occasionnellement concurrencés par les élèves dont la langue maternelle est l'italien, le polonais, l'hébreu ou l'arabe.Pour la cohorte de 1987, à titre de référence, 89,1 % des élèves dont la langue maternelle est le chinois avaient réussi cinq ans après leur inscription à obtenir leur diplôme d'études secondaires.Ils étaient suivis par les élèves dont la langue maternelle est l'allemand ( 83,3 % ), le polonais ( 78,1 % ), le vietnamien ( 77,6 % ) et l'italien ( 73 % ).Les auteurs de l'étude indiquent par ailleurs que les élèves dont la langue maternelle est l'espagnol, le portugais ou le créole occupent généralement les trois derniers rangs.La situation, indiquent-ils, est particulièrement alarmante en ce qui a trait aux élèves dont la langue maternelle est le créole puisque les performances des cohortes les plus récentes indiquent un mouvement à la baisse.Près de 44% des élèves de la cohorte de 1985 avaient réussi à obtenir leur diplôme après cinq ans.Pour celle de 1991, le résultat était de33,7 %.Québécois d'origine vietnamienne et chinoise au 1er rang9 Diplômes obtenus au secondaire Groupe de 1987 (En pourcentage) ! Après.\t5 ans Italien\t73,0 Grec\t63,6 Espagnol 46,9\t Portugais\t50,1 Créole\t; 40,5.' Arabe\t62,9 Polonais .v .%v.% - \u2022 \u2022 \u2022 f* «¦\u2022¦ \u2022 .\t78,1 ,: Allemand\t83,3 \t; 70,4 Chinois\t89,1 Vietnamien 77,6\t Source: MEQ Infographie La Presse Avec un gouvernement uchard \\.: x ré! flj Cl \t *\t9 f vv.'i v*^.HK'-' .I ^MmmW WmM ¦ I tel U m Nous ne sommes pas des activistes.Mais 0)1 veut sortir de l'isolement », insiste le président, Yves Ponlbriand, qui participait hier au premier congrès de la Fédération, à Lon-gueuil.Un des premiers combats portera sur l'uniformisation des conditions de travail d/ms les différentes municipalités et entre les cadres d'une même ville.On a d'ailleurs commencé à bâtir en ce sens une banque de données sur l'ensemble des municipalités.! Les cadres subissent fortement les effets c(es compressions dans le monde municipal, estime la Fédération.La modification des structures, la fusion de municipalités, la réduction des coûts de main-d'oeuvre et la r(iise en commun de services se sont traduits par des mises à pied, mutations, rétrogradations ou des responsabilités accrues chez les cadres municipaux, rapporte M.Pontbriand.! Aussi les villes doivent-elles indemniser lys cadres victimes de ces bouleversements et ajuster le salaire de ceux dont la charge de travail augmente, soutient M.Pontbriand.«! L'épuisement professionnel est fréquent.» ! Si on estime à 6000 le nombre de cadres n)iunicipaux, la Fédération n'en compte pour l'instant que 160, issus de huit associations.Toutefois, elle favorise activement la création de nouvelles associations locales.« Par tradition, mais aussi par respect de la hiérarchie, Içs cadres municipaux hésitent à se regrouper », explique-t-on.\u2022 On dénombre 1395 municipalités locales ait Québec pour 55 associations locales de cadres municipaux.Les associations membres sont celles de Blainville, Cap-de-la-Ma-oeleine, Kirkland, Saint-Antoine, Saint-Ro-râuald, Tracy, Trois-Rivières-Ouest et Verdun.Célébrités \u2022.>i'.r^\"M 50e ANNIVERSAIRE DE MARIAGE de Irène Nicole et Y von Trudeau Félicitations ! De la part de vos enfants et leurs conjoints, petits-enfants, parents et amis.Célébrités.Pour plus tic renseignements 285-6999 ou 285-7274 Appels interurbains sans Irais : I (K00) 361-5013 « Grâce à Dieu, ma famille proche est ici » CHRISTIANE DESJARDINS « Quand j'étais petit, je me rappelle qu'on a eu un ouragan qui a causé des dommages, mais il n'avait rien de comparable à Mitch.Il s'appelait Fiji.» Malgré le malheur qui a frappé son pays d'origine, Ivan Villatoro parvient à sourire, lui qui a quitté le Honduras il y a six ans pour s'installer au Québec.Hier, avec plusieurs de ses compatriotes, M.Villatoro s'affairait à classer les dons matériels qui arrivaient à l'organisme La Maisonnée, située rue Christophe-Colomb.Depuis que l'ouragan Mitch a frappé en Amérique centrale, il est sans nouvelles de sa grand-mère, de ses oncles et de ses tantes, qui vivaient dans une zone qui a été particulièrement ravagée par Mitch, au Honduras.« Grâce à Dieu, mon père, ma mère, et ma famille proche sont ici », souligne-t-il.Comme lui, des milliers d'immigrants provenant du Honduras, du Nicaragua, du Salvador et du Guatemala, les quatre pays les plus touchés par Mitch, s'inquiètent pour leurs parents restés là-bas.De jour en jour, les nouvelles se font plus terribles, le bilan s'alourdit et ce n'est pas fini.La majeure partie des récoltes et des infrastructures a été détruite, et les corps putrescents émergent peu à peu de la boue.La famine et les épidémies menacent d'allonger, et de beaucoup, la liste des victimes.« L'aide internationale n'a pas été aussi rapide qu'elle aurait dû l'être, constate M.Villatoro.Il faut se dépêcher.Là-bas, c'est simple, ils manquent de tout, mais ce dont ils ont le plus besoin en ce moment, ce sont des médicaments et de la nourriture non périssable.» Les dons recueillis à La Maisonnée, ainsi qu'à POEL ( Organisations éducatives latino-américaines ), devraient partir par avion cette semaine, selon ces deux organismes.Marie-France Paquin, porte-parole d'Ox- PHOTO ROBERT SWNNER La Presse Ivan Villatoro recueille des dons pour les sinistrés en compagnie d'autres bénévoles.fam-Québec, signale pour sa part que son organisme a acheté pour 10 000 S de médicaments, principalement des pilules de chlore pour purifier l'eau à boire, et que le tout devrait s'envoler mercredi prochain à bord d'un avion de fret, gracieusement mis à leur disposition par Air American Charter international, de Windsor.« Nos représentants qui sont sur place nous crient au secours.Ils sont émotivement fatigués, et ils nous disent que ce qui est le plus difficile, c'est l'odeur de la mort qui est partout », explique Mme Paquin.Oxfam-Québec doit se réunir aujourd'hui pour faire le point sur la situation et prépa- rer la reconstruction, notamment dans le secteur agroalimentaire.« Oxfam s'est engagé à rester après les événements, car si les gens pensent souvent aux besoins de première ligne, ils oublient qu'après, il y a tout le travail de reconstruction à faire.Les récoltes ont été détruites, mais au printemps, ces gens auront aussi besoin de se nourrir », conclut Mme Paquin.Oxfam-Québec, qui collabore avec la Maisonnée et les Organisations éducatives latino-américaines, sont quelques-uns des nombreux organismes qui recueillent des dons pour les sinistrés d'Amérique centrale.n 1 nembourrage Les Ateliers Ba ri beau Rembourrage et décapage réparation meubles en rotin Choix de tissus pour vos Inc.tentures et meubles dans notre salle de montre.Service en français et en anglais 3 © à 5 o de rabais sur tissus en mu^asin | Service à domicile gratuit 8637, 8e Av.Montréal 728-4138 - 728-1116 Spécial pour âge d'or ?r QJICKVIN ittrio, Importateur et distributeur f pus .ouvre les portes de son entrepôt | Sèurd'huide10à19h.Tapis de qualité tel que Isfahan, Ghum, Tabriz | 'fMSOJean^ïon apporte 125 f (514) 737-4290 \u2022 (514) 842-9384 ?Devenez un auteur à succès Vous avez envie d'écrire?L'École de rédaction vous offre un cours par correspondance qui vous montrera comment écrire de façon professionnelle et foire publier vos textes.Apprenez à rédiger des articles, nouvelles, romans ou scénarios qui se vendront.Votre tuteur ou tutrice privé vous aidera à écrire des textes clairs, frais et vendables.En fait si, à la fin du cours, vous n'avez pas récupéré vos frais grâce à vos ventes, NOUS VOUS REMBOURSERONS jusqu'au dernier sou! Écrivez-nous dès aujourd'hui pour obtenir gratuitement notre brochure explicative.Appelez le 1-800-267-1543 ou par télécopieur le 1-613-749-9551 brochureOqualltyofcourse.com Nom__, L'ÉCOLE DE - RÉDACTION Adicssc_ Ville / Prov.Code postal \u2014 38i nw.McArthur llurvuu 555 -Ottawa (Ontario) K11 6K2 9 j \u2022x .-> loto-québec Tirage du 98-11-07 14 27 31 38 45 47 Numéro complémentaire: 44 Tirage du 98-11-07 GAGNANTS 12 16 27 31 38 49 Numéro complémentaire: 44 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 0 0 24 1 261 20 529 \u2022 iiiiti LOTS ,00$ 000,00$ 500,00$ 50,00$ 5,00$ 50 Ventes totales: : 584 537,50 $ 15 22 44 22 24 34 25 45 §2 Tirage du 98-11-07 JL 14 28 21 4S 42 58 64 Tirage du 98-11-07 596 3789 EStra vutonen NUMÉRO: 559538 Tirage du 98-11-06 E^tra ~ NUMÉRO: 624632 SUPER Tirage du 98-11-06 GAGNANTS 7/7 5 6 13 19 23 24 44 Numéro complémentaire: 45 Vontes totales 7 163 762 $ Prochain gros lot (approx.): 4 000 111 6/7+ 6/7 5/7 4/7 3/7+ 3/7 0 0 44 2 796 60 135 54 232 502 864 Le cours est déductible d impôt et exempt de TPS TVA, le réseau des tirages de Loto-Québec LOTS 500 000,00$ 130 195,60$ 2 589,10$ 145,50$ 10,00$ 10,00$ partie, grat.Le modalitôs d'oncalssotnent des billots gagnants paraissent au verso des billots.En cas de dispantô entre cette liste et la liste officielle, cette dernière a priorité.f LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE.8 NOVEMBRE 1998 Élections 98 Bouchard attendu dans son comté VINCENT MARISSAL Après une cinquième journée de négociations presque ininterrompues, le ministre de la Santé Jean Rochon tentait toujours de dénouer la crise à l'hôpital de Jon-quière hier soir, quelques heures avant l'arrivée de Lucien Bouchard dans son comté.Envoyé au front depuis le début de la semaine, le ministre de la Santé essaie d'éviter la démission des 47 médecins de l'hôpital de Jonquière prévue mercredi.La crise qui menace l'hôpital s'est transformée ces derniers jours en un gros nuage au-dessus de la campagne du chef péquiste.Lucien Bouchard arrive aujourd'hui dans son comté pour son assemblée d'investiture, un bien mauvais moment pour débarquer avec tous les médias nationaux qui suivent sa campagne.Le ministre Rochon a rencontré de nouveau les employés de l'hôpital pendant deux heures hier matin, après quoi, il est retourné négocier avec les médecins par l'intermédiaire de son sous-ministre et du directeur du suivi du réseau.Au cours de sa rencontre avec les employés, M.Rochon a laissé paraître une certaine exaspération.« Si les Palestiniens et les Israéliens peuvent s'entendre, je ne peux pas croire que Chicoutimi et Jonquière ne peuvent pas y arriver aussi », a-t-il lancé.Echappant quelques « sacrilèges » bien sentis, le ministre a imploré les employés de l'hôpital de l'aider à faire avancer le dossier.« Tout ne sera pas réglé ce soir, c'est impossible, a poursuivi M.Rochon.On va juste essayer d'avoir un dimanche tranquille et relax pour tout le monde.» Lucien Bouchard souhaite lui aussi un dimanche sans histoire, c'est pourquoi il est resté toute la journée d'hier en contact téléphonique avec son émissaire.Les ambulanciers de la région, en colère contre leurs horaires de travail, ont déjà promis de manifester.Les syndiqués de l'hôpital de Jonquière et les médecins pourraient aussi être de la partie cet après-midi devant le cégep de Jonquière.La candidate libérale Guylaine Caron ne manquera pas non plus de faire le plus de bruit possible autour du dossier qui illustre, selon elle, les ratés de la réforme Rochon.Coincé dans le comté de son chef par des négociations particulièrement pénibles, M.Rochon a eu à peine le temps de retourner dans son propre comté de Charlesbourg cette semaine pour son assemblée d'investiture.Les médecins de l'hôpital de Jonquière ont rejeté jusqu'à maintenant l'entente de « complémentarité » conclue avec l'hôpital de Chicoutimi situé à une quinzaine de kilomètres.En vertu de cette entente, Jonquière perd ses spécialités au profit de Chicoutimi pour devenir un centre ambulatoire.En contrepartie, les médecins de Chicoutimi doivent se rendre à Jonquière pour les chirurgies d'un jour.L'hôpital de Chicoutimi doit aussi transférer dans la ville voisine son service de réadaptation.Tout est sur la glace pour le moment, l'entente de complémentarité n'a pas résisté à la rivalité légendaire entre Chicoutimi et Jonquière.« Il faut que Chicoutimi et Jonquière se parlent, a insisté M.Rochon auprès des employés.Vous avez une histoire, je ne changerai pas votre histoire, ce n'est pas un ministre de la Santé qui peut faire ça.» Les médecins réclament une meilleure accessibilité des soins pour la population, le recrutement de nouveaux médecins et, surtout, les moyens de garder ses recrues à Jonquière, ce qui signifie payer davantage les médecins comme ceux des régions éloignées.ti.jl.MM -\u2014 PHOTO PC Devant les militants péquistes réunis à Saint-Roch-de-l'Achigan pour l'assemblée d'investiture du comté de Rousseau, le premier ministre Lucien Bouchard a accueilli avec beaucoup d'enthousiasme son nouveau ministre François Legault.«L'avenir des régions passe par les nouvelles technologies» Bouchard et Landry annoncent un plan d'aide visant à créer 60 000 emplois dans ce secteur VINCENT MARISSAL Lucien Bouchard a fait un arrêt hier dans un café Internet du Vieux-Montréal pour annoncer un plan d'aide gouvernementale qui devrait, espère-t-il, créer 60 000 emplois au Québec dans le secteur de l'économie du savoir au cours d'un prochain mandat.Profitant de l'occasion pour dénoncer les engagements du chef libéral Jean Charest, le premier ministre et son ministre des Finances, Bernard Landry, ont livre de nouveau un plaidoyer en faveur de l'intervention de l'État dans l'économie québécoise.Selon les statistiques de 1996, il y a au Québec 405 000 emplois reliés à l'économie du savoir, soit les nouvelles technologies, le multimédia et les technologies des communications et de l'information.C'est à Montréal que l'on compte la majorité des entreprises de nouvelles technologies, comme Ubi Soft ou Softimage, mais le Parti québécois propose d'étendre le programme d'aide à l'entreprise à toutes les régions du Québec.Le PQ veut mettre sur pied des « carrefours de la nouvelle économie » dans toutes les régions pour favoriser le développement des entreprises de pointe.Les carrefours regrouperont physiquement les entreprises dans les régions qui choisiront leurs activités de prédilection.L'exemple de Montréal Un nouveau gouvernement Bouchard s'engage à payer 40 % des salaires des nouveaux employés pendant cinq ans jusqu'à concurrence de 15 000 $, comme c'est déjà le cas à Montréal, dans la Cité du multimédia lancée l'été dernier.La mesure coûterait 100 millions au cours du prochain mandat.Montréal est devenu un chef de file nord-américain dans le domaine de l'économie du savoir, affirment MM.Bouchard et Landry.Il n'y a aucune raison pour que le reste de la province ne suive pas dans cette voie, disent-ils.Et pour y arriver, les entrepreneurs ont besoin du coup de pouce de Québec, ajoutent-ils.Bernard Landry soutient même que sans le programme d'aide gouvernementale, aucun des 3000 emplois créés dans la Cité du multimédia depuis juin n'aurait vu le jour.« Quand on demande aux entrepreneurs, a nuancé le ministre Lan- PH0T0PC Se tenant par la main, Lucien Bouchard et sa femme Audrey Best se sont amusés de certains propos humoristiques tenus par le candidat François Legault.dry, ils disent qu'ils auraient peut-être créé seulement le quart des emplois.» Pour Lucien Bouchard, il s'agit de « partir premier » pour que Montréal et le Québec gardent leur avance.« Le développement des régions passe par les nouvelles technologies», soutient M.Bouchard.Une aide nécessaire L'aide gouvernementale dans un secteur qui se développe déjà très rapidement au Québec est nécessaire pour « développer une suprématie », ajoute Bernard Landry.« C'est vrai que Daniel Langlois ( fondateur de Softimage ) n'est pas un produit de l'État québécois, mais il a fait naître à Montréal des dinosaures et des Titanic », a dit M.Landry en faisant référence au créateur des monstres du Parc jurassique et du célèbre transatlantique.Contrairement à son chef, qui ne commente pas les sondages, le vice-premier ministre, lui, était ravi de constater la grande popularité de Lucien Bouchard auprès de l'électorat.Les péquistes ont aussi continué de s'en prendre aux promesses de Jean Charest.De passage à Saint-Roch-de-PAchigan pour l'investiture de son nouveau ministre François Legault, Lucien Bouchard a sommé le chef libéral de dévoiler les chiffres de ses engagements.Selon le PQ, les promesses faites jusqu'à maintenant par Jean Charest plongeront le Québec dans un nouveau déficit de 1,5 milliard.Équité salariale: la CEQ peut en faire son deuil DENIS LESSARD Ici présidente de la CEQ, Lorraine Page, peut en f.lire* son deuil.Péquistes et libéraux ne précise-roni pas leurs intentions quant au litige sur l'équité salariale, une facture potentielle de 700 millions qui toucherait 77 000 enseignants.Du côté du gouvernement Bouchard, on explique qu'il ne saurait y avoir d'engagement précis dans le cadre de la campagne péquiste.< est a la table de négociations avec l'ensemble du secteur public qu'une offre devra être dépo- sée \u2014 clairement après les élections.Le climat d'une campagne électorale « n'est pas propice à une telle opération », explique-t-on.Les discussions sur la demande de la CEQ doivent se faire avec les autres centrales, qui comprennent bien que s'il acquiesce aux attentes des enseignants, le gouvernement aura d'autant moins de marge de manoeuvre pour accéder aux demandes de l'ensemble de la fonction publique.Du côté libéral, on rappelle que c'est le gou- vernement Bourassa qui avait adopté le cadre de la relativité salariale, sur laquelle s'est appuyée la revendication de la CEQ.Dans l'opposition toutefois, le PLQ n'a pas accès aux chiffres du Conseil du Trésor, un élément essentiel pour quiconque veut faire une proposition chiffrée aux enseignants.Si Québec accédait à leurs demandes, les enseignants auraient un ajustement salarial de 15 % environ.En surplus, avec le Front commun du secteur public, la CEQ demande aussi une hausse salariale de 11 % sur trois fins.Montmorency: Jean Filion fait durer le suspense GILLES NORMAND QUÉBEC Le député indépendant de Montmorency, Jean Filion, fait durer le suspense jusqu'à demain, alors qu'il doit annoncer s'il se retirera de la politique ou s'il sollicitera un nouveau mandat.Une rumeur circule depuis une semaine à l'effet que le comptable de Beauport soit sur le point d'annoncer son retrait, mais comme il refuse de parler aux journalistes avant demain, il est impossible de savoir si elle est fondée ou non.Chose certaine, à voir le nombre de ses anciens partisans qui ont appuyé le candidat péquiste Jean-François Simard, lors de l'assemblée d'investiture dont ce dernier est sorti victorieux, M.Filion constate sans doute que plusieurs de ses appuis ont fondu.Jean-François Simard, 31 ans, ex-président de l'association péquiste du comté et ex-vedette du Parlement jeunesse, a vaincu mercredi soir son opposant, Régis La-beaume, 42 ans, personnalité connue dans le milieu des affaires de Québec et que l'entourage du premier ministre Bouchard aurait souhaité dans son équipe.Le député bloquiste de Montmorency, Michel Guimond, a travaillé pour M.La-beaume, de même que l'attaché de presse du ministre Jacques Léonard, dégagé par le gouvernement pour l'occasion.Contrairement à ce qui s'est produit en 1991, alors que l'assemblée d'investiture pour une élection complémentaire remportée par Jean Filion avait laissé les troupes divisées, le candidat défait et ses partisans se sont facilement ralliés à M.Simard.« Je suis déçu de ne pas avoir été choisi (.) Je félicite Jean-François et le 30 novembre, je voterai Simard », a déclaré M.La-beaume, une fois le résultat du scrutin connu.Ce dénouement a rassuré l'establishment du parti, qui craignait que cette investiture ne divise le parti et l'affaiblisse pour les élections.« Je compte sur M.Labeaume pour vaincre l'adversaire libéral Jacques Langlois », avait auparavant lancé le vainqueur.Un adversaire redouté M.Simard et son équipe s'attaquent donc désormais à M.Langlois, maire de Beauport depuis 14 ans.Ils ont l'appui des cinq conseillers de l'Union municipale de Beauport ( UBM ), le parti de l'opposition à l'hôtel de ville, du maire de L'Ange-Gardien, Denis Laberge, et du préfet de la MRC de L'île-d'Orléans, Jean-Pierre Turcotte.« Mais Jacques Langlois n'est pas le dernier venu et il est très connu », rappelle prudemment M.Simard.Pour le Parti québécois, l'inquiétude vient davantage de ce que décidera Jean Filion.On craint que sa présence, advenant le cas, ne favorise M.Langlois.En 1994, sous la bannière péquiste, M.Filion avait obtenu 13 068 voix de majorité sur sa plus proche adversaire, France Lefran-çois-Bouchard, du Paiti libéral.Il s'agit d'une région réputée comme nationaliste, qui a voté OUI dans une proportion de 57,6 % au référendum de 1995, alors que 93,7 % des électeurs inscrits s'étaient exprimés.Les chefs aujourd'hui Jour 12 ¦ Le chef du PLQ, Jean Charest, fait campagne dans la région de Québec et dans le comté de Ka-mouraska-Témiscouata.À 13 h, il participe à Sainte-Foy à un rassemblement régional pour Québec et Chaudières-Appalaches.À 19 h, il sera du rassemblement du comté de Kamouraska-Témiscouata à Saint-Alexandre.¦ Le chef de l'ADQ, Mario Du-mont, visite la circonscription de Mille-Isles, à Laval.À 10 h 30, il présente en conférence de presse la politique familiale du parti.À midi, il participe à un « dîner-bénéfice familial ».¦ Le chef du PQ, Lucien Bouchard, visite sa circonscription de Jonquière.À 10 h, il donne une conférence de presse avec la ministre Louise Harel.À 13 h, à Jonquière, il sera officiellement désigné candidat de sa circonscription.II prononcera son « discours d'investiture >» à 14 h 10. LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 8 NOVEMBRE 1998 Élections 98 Bouchard et Charest, deux grands leaders Les Québécois préfèrent toutefois le chefpéquiste pour défendre les revendications traditionnelles du Québec ANDRÉ PRATTE Une majorité de Québécois considère que Lucien Bouchard et Jean Charest sont tous deux des leaders compétents, qui inspirent confiance, savent s'entourer et sont capables de comprendre les gens ordinaires.Voilà ce qui ressort des résultats d'un sondage CROP-La Presse-TVA-Toronto Star réalisé au cours de la première semaine de la campagne, soit du 30 octobre au 4 novembre.Ainsi, 74 % des électeurs estiment que Lucien Bouchard est un leader compétent, et 62 % ont la même opinion de Jean Charest ; 65 % croient que le premier ministre inspire confiance, contre 59 % pour le chef du PLQ ; 67 % pensent que M.Bouchard s?it s'entourer d'une bonne équipe, tandis que 59 % en disent autant de M.Charest.On voit que pour chacun de ces volets, le président du PQ jouit d'un léger avantage.Par contre, M.Charest devance M.Bouchard par un cheveu sur un autre point : 64 % des Québécois croient qu'il est un leader capable de comprendre les gens comme eux, contre 60 % qui disent de même du premier ministre.En gros, on peut dire que c'est kif-kif: les Québécois adorent les chefs des deux principaux partis en lice pour les élections du 30 no- vembre.Cependant, Lucien Bouchard est mieux perçu que Jean Charest parmi les francophones.Par exemple, 79 % des Québécois francophones jugent le premier ministre compétent, une qualité que 58 % concèdent au chef libéral.Jean Charest a la cote parmi les anglophones et allophones québécois : 83 % d'entre eux disent de lui qu'il leur inspire confiance, tandis que seulement 35 % sont prêts à dire la même chose du chef souverainiste.Le successeur de Daniel Johnson avait promis de présenter à l'électo-rat une nouvelle « équipe du tonnerre », faisant allusion aux candidats vedettes qui entouraient Jean Lesage en 1960.Cependant, plusieurs Québécois ne semblent pas impressionnés.Quand on leur demande si Jean Charest est un leader sachant s'entourer d'une bonne équipe, 24 % disent non et 18 % ne savent pas quoi répondre.Contre Chrétien Voici une petite donnée qui aura peut-être son importance le jour du Le PQ a Se numéro du 450 ANDRÉ PRATTE Le Parti québécois domine largement le Parti libéral dans les couronnes nord et sud de Montréal, la zone de l'indicatif téléphonique 450 qui est jugée déterminante pour le scrutin du 30 novembre.Selon le sondage CROP-La Presse-TVA réalisé au cours de la première semaine de campagne, le PQ récolte 55 % des intentions de vote dans les 25 circonscriptions de cette région, contre seulement 27 % pour les libéraux, 5 % pour l'Action démocratique de Mario Dumont et 2 % pour le Parti égalité.Onze pour cent des personnes interrogées étaient discrètes ou indécises quant à leurs préférences.Si l'on suppose, selon la méthode CROP, que 60 % de ces électeurs discrets voteront libéral, 30 % pé-quiste et 10 % ADQ, cela donne PQ : 59 %, PLQ : 33 %, ADQ : 6 %.Lors des dernières élections générales, en 1994, le Parti québécois avait remporté 20 des 25 circonscriptions malgré un résultat bien plus serré : 49 % contre 41 % pour les libéraux de Daniel Johnson.Il faut cènes être prudent avec ces données tirées du sondage CROP, puisqu'elles sont fondées sur un sous-échantillon de 207 personnes, ce qui signifie que la marge d'erreur tourne autour de 7 points de pourcentage.Néanmoins, la domination du PQ dans le 450 fait peu de doute, d'autant que le sondage précédent, réalisé juste avant le déclenchement officiel des hostilités électorales, allait dans le même sens.Cela fait dire au vice-président de CROP, Claude Gauthier: « On ne dirait pas que les libéraux vont en gagner beaucoup dans cette région.» Rien n'est joué, bien sûr, puisqu'il reste encore trois semaines de campagne et que 28 % des électeurs du 450 avouent que leur choix n'est pas définitif.Mais si le PLQ espère former le gouvernement au lendemain du 30 novembre, il devra réaliser une remontée rapide dans le 450.Des comtés prenables Pourquoi porte-t-on tant d'intérêt à ces 25 circonscriptions ?Parce que dans plusieurs d'entre elles, les pequistes l'avaient emporté par des marges modestes.Des circonscriptions comme Fabrc, Mille-Îles, Vi-mont, Laval-des-Rapides, Cham-bly, La Prairie et Prévost sont considérées comme tout à fait prenables par les libéraux.Mais il faudrait qu'un puissant effet Charest souffle sur ces banlieues, ce qui n'est pas encore le cas, si l'on se fie aux données du plus récent CROP.Le 450 semble même être l'une des régions les plus pequistes du Québec.Les intentions de vote en faveur du Parti québécois y sont plus fortes que dans la région de la capitale et que dans le Québec rural.Soixante pour cent ( 60 % ) des électeurs des couronnes sud et nord sont satisfaits du gouvernement Bouchard, et seulement 31 % estiment qu'il serait préférable de changer de gouvernement.Plus de la moitié des banlieusards ( 55 % ) considèrent que Lucien Bouchard est le plus apte à diriger le Québec, contre 27 % qui optent pour Jean Charest.Bref, pour l'instant, le PQ a le numéro du 450.scrutin, la moitié des partisans du parti de Mario Dumont ayant signifié que leur intention de vote n'était pas coulée dans le béton : 61 % des électeurs adéquistes estiment que Lucien Bouchard est un leader qui inspire confiance, tandis que seulement 41 % d'entre eux disent la même chose du chef libéral.Il y a un autre terrain sur lequel M.Bouchard devance nettement son ancien collègue fédéral.CROP a demandé aux électeurs lequel des chefs péquiste ou libéral pourra « le mieux faire valoir et défendre les revendications traditionnelles du Québec face au premier ministre Jean Chrétien ».La réponse ne fait pas de doute : pour faire face au premier ministre fédéral, 49 % des Québécois optent pour le premier ministre actuel et 36 % pour Jean Charest.Les francophones préfèrent M.Bouchard à 56 %, contre 30 % pour M.Charest.À la lumière de cette opinion, on comprend que les libéraux provinciaux aient mal accueilli la déclaration faite par M.Chrétien à l'aube de la présente campagne, déclaration selon laquelle les « revendications traditionnelles » du Québec avaient toutes été satisfaites.«3r Leader le plus apte à faire valoir et à défendre les revendications traditionnelles du Québec face à Jean Chrétien Bouchard Charest En pourcentage Total Québec Les deux également Ni l'un l'autre 49 36 NSP 8 Hommes 54 34 14 Femmes 45 37 11 18-34 ans 56 33 1 35-54 ans 54 33 55 ans et plus 35 44 12 Francophones 56 30 Non-francophones 18 64 10 À votre avis, lequel des deux hommes, s'il devient premier ministre, peut le mieux faire valoir et défendre les revendications traditionnelles du Québec face au premier ministre Jean Chrétien?Méthodologie Infographie La Presse Ce sondage a été réalisé par entrevues téléphoniques du 30 octobre au 4 novembre.Le taux de réponse enregistré a été de 60 %.Les résultats reposent sur 1004 entrevues complétées auprès de personnes de 18 ans et plus.Les résultats ont été pondérés sur la base des statistiques du recensement de 1996, afin de refléter la distribution de la population adulte du Québec selon le sexe, l'âge, la région de résidence et la langue d'usage.Les résultats sont précis à 3 points de pourcentage près, 19 fois sur 20.Perception des deux principaux chefs BOUCHARD CHAREST En pourcentage chet compétent Accord 74 Désaccord 22 NSP 4 Accord 62 Désaccord 26 NSP 12 chef qui inspire confiance 65 30 59 34 chef qui sait s'entourer d'une bonne équipe 67 27 59 24 18 chef capable de comprendre les gens comme vous 60 35 64 28 8 J'aimerais maintenant vous poser quelques questions sur les deux chefs de partis qui ont le plus de chance de devenir premier ministre du Québec, le 30 novembre prochain.Dites-moi si vous êtes fortement d'accord, plutôt d'accord, plutôt en désaccord ou fortement en désaccord avec les énoncés suivants concernant Lucien Bouchard et Jean Charest.Source: CROP Infographie La Presse EN BREF Des revenus taxables ¦ Les 100 000 personnes qui travaillent aux élections provinciales devront inclure les sommes que leur verse le Directeur général des élections ( DGE ) dans la colonne des « revenus » de leur prochaine déclaration de revenus.Avant janvier 1997, les scrutateurs et autres aides du DGE ( agent réviseur, secrétaire de bureau de vote, etc.) n'étaient pas obligés de déclarer les gains inférieurs à 250 $.Mais une nouvelle directive du ministère du Revenu du Québec a changé les règles.Néanmoins, le salaire versé aux bénéficiaires de l'aide sociale ayant travaillé le jour du scrutin ou du vote par anticipation ne sera pas considéré comme un revenu de travail au sens du Règlement sur la sécurité du revenu.Il n'aura donc aucun impact sur leur prestation.Proposition de l'ADQ ¦ Le chef de l'Action démocratique, Mario Dumont, a proposé hier le décloisonnement des politiques gouvernementales dans le domaine de la production multimédia.De passage en Estrie où il a visité une entreprise oeuvrant dans ce domaine, M.Dumont a proposé que l'aide gouvernementale soit disponible sans égard à la situation géographique des entreprises.« Alors que les technologies de l'information permettent de faire disparaître les distances, le modèle du gouvernement péquiste est inspiré d'une autre époque », a-t-il dit.L'ADQ estime que les efforts du gouvernement sont louables, mais désapprouve que l'on subventionne des emplois en considérant d'abord-le lieu d'affaires de l'entreprise.Retrouvez Annie Pelletier et Eric Lapointe dans le deserVdu Maroc.Ils participeront a une course de dromadaires.\u2022\u2022 .\u2022\u2022.\\ .- ' \u2022\u2022\u2022 -\u2022\u2022\u2022\u2022. .¦' r;./ .; ^\u2014 - _ - \u2014 - _ _ , _ \u2014.\u2014 _ ___« /.IA BAKVOUIDOWE DB MMB DE RÉCOMPPBi AIR ArMIJES^JUCTtt POURQUOI ACHEIHI VOS PBgOUS AlAHJRg les milles de récompense sont accordés mensuellement selon le total des achats, taxes non comprises, md/mc Marque déposée/de commerce d'AIR MILES™* International Holding N.V., employées en vertu d'une licence par Loyaîty Management Group Canada Inc.et la Baie.Employé seul, AIR MILES\"** sgnrfie milles de récompense AIR MILES\"* à moins que le contexte n'impliqué autre chose. A 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 8 NOVEMBRE 1998 Monde L'EXPRESS INTERNATIONAL la démission de Qingrich bouleverse ALLEMAGNE Schaeuble élu ¦ Le dauphin de l'ancien chancelier Helmut Kohi, Wolfgang Schaeuble, 56 ans, a été élu à une écrasante majorité président de l'Union chrétienne-démocrate ( CDU ) par le parti réuni en congrès à Bonn.M.Schaeuble, paraplégique depuis une agression en 1990 qui a failli lui coûter la vie, cumule ainsi les responsabilités de chef du groupe parlementaire chrétien au Bun-destag ( chambre basse du parlement ) et de chef de la CDU, comme l'avait fait Helmut Kohi.Plus proche conseiller de M.Kohi, il passait pour son successeur naturel à la tête de la CDU.d'après AFP ISRAËL Attentat revendiqué H Le Djihad islamique a revendiqué l'attentat-suicide commis dans le marché de Mahane Ye-nuda, à Jérusalem, qui met en péril le processus de paix.La police palestinienne a arrêté au moins six militants islamistes depuis vendredi.C'est la deuxième revendication de l'attentat, qui a fait deux morts et 21 blessés, après celle du Hamas.Les deux auteurs de l'attentat, qui sont tous les deux morts dans l'explosion, ont déjà été identifiés comme des membres du Djihad islamique par la police palestinienne et par leur famille.d'après AP CONGO-RWANDA Kabila regimbe ¦ Le président congolais Laurent Désiré Kabila a exclu toute négociation de paix avec le Rwanda voisin, qui a admis vendredi la présence de troupes rwandaises au Congo.Kabila a affirmé à la radio nationale que son gouvernement était déterminé à « gagner la guerre » et qu'il ne négocierait pas avec le Rwanda, qu'il accuse d'avoir envahi le territoire congolais et de manipuler la rébellion.d'après AP CUBA Washington accusé ¦ Le Parlement cubain a accusé le Congrès américain d'avoir adopté en catimini des dispositions contre Cuba dans le cadre de son ultime session avant les dernières élections législatives aux États-Unis.Plusieurs de ces dispositions ont un caractère extra-territorial, en violation de l'accord de principe conclu par Washington en mai dernier pour mettre fin à son différend avec l'Union européenne sur la loi Helms-Burton, selon le Parlement cubain.d'après AFP BRÉSIL Photographe assassiné ¦ Le photographe de presse brésilien Miguel Pereira de Melo, dont les clichés d'un massacre de paysans « sans terre » avaient été publiés dans le monde entier, a été assassiné peu avant la déposition qu'il devait faire au procès de 159 policiers accusés d'être les auteurs de cette tuerie.Miguel Pereira de Melo, 45 ans, a été atteint de plusieurs balles jeudi à Maraba, dans l'État amazonien de Para, avant de succomber à ses blessures vendredi dans un hôpital.d'après A P OUA Mini-sommet africain ¦ Le chef de l'État burkinabé et président en exercice de l'Organisation de l'unité africaine ( OUA ), M.Biaise Compaoré, a ouvert à Ouagadougou un minisommet sur l'Ethiopie et l'Erythrée en l'absence des deux belligérants.Le président Compaoré était entouré de ses homologues zimbabwéen, Robert Mugabe, et djiboutien, Hassan Gouled Apti-don.Les organisateurs ont prévu de se réunir d'abord entre médiateurs avant de proposer leur plan « séparément » au premier ministre éthiopien Mêles Ze-nawi et au président érythréen Jssaias Afeworki, tous deux présents dans la capitale burkinabé.d'après AFP toute la olasse politique américaine LÉON BRUNEAU de l'Agence France-Presse, WASHINGTON La démission surprise du président de la Chambre des représentants américaine, Newt Gingrich, a eu l'effet d'un séisme politique, qui a ravi les démocrates et déclenché dès samedi la course pour sa succession chez les républicains.Le controversé Newt Gingrich, idéologue du parti, a été lâché par les siens qui ont tiré avec une rapidité étonnante les leçons de l'échec relatif des républicains aux élections législatives de mardi, même s'ils ont conservé une courte majorité au Congrès.Les républicains ont perdu cinq sièges à la Chambre et conservé leur ancienne majorité de 55 ( sur 100 ) au Sénat.M.Gingrich a estimé hier que sa décision de quitter le Congrès était « la meilleure ( possible ) pour la Chambre et pour le Parti républicain ».« Pratiquement, rester à la Chambre aurait privé tout nouveau responsable d'une quelconque chance de s'imposer, d'apprendre et de prendre les décisions nécessaires », a déclaré M.Gingrich, qui s'est exprimé brièvement devant les journalistes qui l'attendaient devant son domicile de Marietta ( Géorgie ).« Le temps est venu de s'estomper, de laisser une nouvelle équipe prendre la relève », a-t-il ajouté.« La perspective de voir Al Gore élu à la présidence et les démocrates diriger le prochain Congrès de- vrait suffire à mobiliser tous les républicains de ce pays.» Celui qui a mené la « révolution conservatrice » de 1994 est ainsi devenu, étrangement, la première victime d'une année politique marquée par le scandale Monica Le-winsky.Bill Clinton se trouve, lui, débarrassé d'une de ses « bêtes noires ».Comme par enchantement, M.Gingrich avouait lui-même cette semaine, alors qu'il avait été à l'origine d'une ultime campagne publicitaire à la télévision sur l'affaire Lewinsky, n'avoir « pas compris que les gens pouvaient tout simplement en avoir assez de cette affaire » Lewinsky, du nom de cette ancienne stagiaire à la Maison-Blanche qui a eu une liaison avec le président.La démission de M.Gingrich, 55 ans, qui avait permis aux républicains de reconquérir le Congrès en 1994 après 40 ans de domination démocrate, est un coup de théâtre qui a surpris toute la classe politique.Le président Clinton, non sans malice, a rendu hommage vendredi soir à M.Gingrich, parlant d'un « adversaire de valeur ».PHOTO REUTER Une petite allure de vacancier, déjà, hier chez Newt Gingrich, grand idéologue du Parti républicain qui vient de remettre sa démission.Et il n'a pas fallu attendre longtemps avant que les prétendants à la succession de Newt Gingrich se manifestent.La crise ouverte par son départ a en effet précipité un débat animé sur la conduite du Parti républicain.Les républicains doivent se 5* PHOTO AP Contre les mariages gays Plusieurs milliers d'opposants au projet de loi controversé sur le Pacte civil de solidarité ( PACS ), accordant un statut légal aux couples non mariés, y compris homosexuels, ont défilé hier à Paris.La marche a rassemblé 7200 personnes selon la police et 60 000 selon les organisateurs.Pinochet se dit trahi par Londres Agence France-Presse LONDRES L'ancien dictateur chilien Augusto Pinochet a indiqué hier soir, dans son premier communiqué public depuis son arrestation à Londres, qu'il se sentait trahi par la Grande-Bretagne et a averti que les poursuites à son encontre pourraient ébranler la jeune démocratie chilienne.M.Pinochet, arrêté le 16 octobre, et qui encourt une éventuelle extradition vers l'Espagne, estime dans ce texte que le processus engagé contre lui « portait atteinte » à la démocratisation au Chili.« Au Chili, comme ailleurs, la récrimination est l'ennemi de la réconciliation », explique-t-il dans un communiqué aux médias britanniques.Les récentes informations diffusées à cette occasion sur l'histoire du Chili sont une « parodie de vérité », estime-t-il.Augusto Pinochet dénonce des « tentatives artificielles de procureurs étrangers pour ( le ) déclarer coupable à partir d'accusations sans preuves ».Il se dit « attristé que l'expérience de ( son ) arrestation ait bouleversé sa foi en la Grande-Bretagne ».« Auparavant, je n'avais jamais douté que la Grande-Bretagne était un pays où l'on pouvait se déplacer librement », explique-t-il.Le général Pinochet affirme qu'il était venu comme « ambassadeur spécial » du Chili, « peut-être pas de manière spécifique comme hôte du Foreign office, mais avec sa coopération et sa pleine connaissance ».Il a expliqué avoir été accueilli, comme lors d'occasions précédentes, par des représentants du gouvernement à l'aéroport d'Heathrow.L'ancien dictateur, âgé de 82 ans, explique aussi avoir été « blessé et déconcerté » quand sa femme, en pleurs, lui a expliqué, alors qu'il se remettait de son intervention chirurgicale, qu'il était placé en état d'arrestation.« Mes amis citoyens se sont réconciliés avec le passé de notre Nation.Ils sont mes vrais juges, poursuit le général Pinochet.Voilà pourquoi je me battrai contre cette demande d'extradition de toute mon âme, avec l'appui du président et du gouvernement de mon pays.Et, si Dieu le veut, je retournerai avec ma famille, chez moi, au Chili où j'espère vivre les dernières années de ma vie en paix ».« Je suis en paix avec moi-même et avec le peuple chilien », ajoute-t-il.Augusto Pinochet avait été arrêté à Londres le 16 octobre dernier, mais la haute cour de justice britannique avait ensuite invalidé cette arrestation en affirmant qu'en tant qu'ancien chef d'État, le général bénéficiait de l'immunité.Saisis en appel, cinq magistrats de la Chambre des lords, la plus haute instance juridique britannique, doivent maintenant décider du sort du général en confirmant ou infirmant ce jugement.Ils doivent reprendre demain leurs auditions entamées mercredi et jeudi derniers.Elles pourraient se prolonger jusqu'à mercredi, les cinq magistrats réservant ensuite leur jugement pour une ou deux semaines, selon le comité judiciaire de la Chambre.Les magistrats devraient avoir entre les mains la requête formelle d'extradition de l'ancien dictateur chilien que le gouvernement espagnol a accepté de transmettre à Londres vendredi.Dans cette requête, le juge Bal-thasar Garzon mentionne des faits qui, selon les avocats représentant l'Espagne et la police britannique devant les lords, ne relèvent pas de l'immunité souveraine.Des enlèvements, actes de torture et meurtres auraient été commis peu avant la prise du pouvoir à Santiago par la junte militaire, alors qu'Augusto Pinochet n'exerçait pas de fouet ion donnant droit à l'immunité.Les lords ont accepté de prendre connaissance de la requête, en soulignant toutefois qu'ils n'avaient pas encore décidé s'ils la prendraient ou non en considération dans leur jugement.réunir le 18 novembre pour choisir leur nouvelle direction.Parmi les prétendants déclarés, le représentant de Louisiane Bob Livingston, qui a annoncé vendredi sa candidature au poste de président de la Chambre, troisième personnage de l'État fédéral.Un deuxième prétendant, Chris-topher Cox ( Californie ), s'est lui aussi porté candidat vendredi soir, tandis que plusieurs autres responsables ont fait part de leur intention de faire de même.En revanche, Bill Archer ( Texas ).président de la Commission des voies et moyens à la Chambre, a indiqué qu'il ne serait « pas candidat ».« L'élection cette semaine, au cours de laquelle nous n'avons pas obtenu d'aussi bons résultats que nous l'espérions (.) montre sans équivoque que les Américains veulent plus que des hommes politiques avec de beaux discours », a déclaré M.Livingston dans une critique ouverte du président sortant.Hier, plusieurs lieutenants du parti sont également montés au créneau.« C'est une bonne occasion », a déclaré sur CNN le représentant de l'Oklahoma Steve Largent, qui vise le poste de chef de file de la majorité républicaine à la Chambre, qu'occupe actuellement Dick Anney.Mais les apparences ne trompent pas.Le vrai gagnant est encore le président Clinton qui, en une semaine, peut se prévaloir de deux victoires politiques, éloignant encore le spectre de sa destitution.L'Irak défie Washington Agence France-Presse BAGDAD L'Irak a affirmé hier que les menaces de frappes américaines proférées par le président Bill Clinton ne le feraient pas revenir sur l'arrêt de sa coopération avec les inspecteurs de PONU, attitude que la France a fermement condamnée.La presse officielle irakienne a assuré que Bagdad ne reviendrait pas sur sa décision avant d'obtenir la levée de l'embargo pétrolier par le Conseil de sécurité.« La direction et le peuple d'Irak ne reviendront pas sur leur décision pour faire plaisir au tyran américain » et « refusent de poursuivre une coopération inutile avec les espions de l'UNSCOM », écrit le quotidien ai-Iraq.De son côté, al-Joumhouriya affirme que l'Irak « ne fera pas de concession jusqu'à ce qu'il obtienne satisfaction de ses demandes justifiées, à commencer par l'application du paragraphe 22 de la résolution 687 », qui prévoit la levée de l'embargo pétrolier dès que l'Irak se sera soumis aux exigences concernant son désarmement.L'Irak a rompu le 31 octobre toute coopération avec l'UNSCOM, affirmant qu'il n'avait plus aucun espoir de la voir recommander une levée des sanctions, mais a autorisé les inspecteurs à demeurer en Irak et entretenir leur matériel.« La France regrette beaucoup la position, qui pour nous est à la fois incompréhensible et inacceptable, du président Saddam Hussein », a déclaré le président français Jacques Chirac.« Je crois que ce n'est de l'intérêt de personne et certainement pas de l'Irak, certainement pas de la paix », a-t-il ajouté.Une réunion de travail consacrée à la situation en Irak et au Kosovo s'est tenue hier à Paris, entre des diplomates de haut rang dé la France, des États-Unis et de la Grande-Bretagne, membres permanents occidentaux du Conseil de sécurité.Elle intervient alors que le président Clinton a averti vendredi que les forces américaines dans le Golfe étaient prêtes à lancer des « frappes rapides et puissantes » contre l'Irak pour le forcer à respecter les résolutions de l'ONU.Des responsables militaires américains ont indiqué que les États-Unis disposaient de suffisamment de forces actuellement dans le Golfe pour agir.Des unités de renfort sont par ailleurs en état d'alerte sur le territoire américain.La chaîne américaine NBC, citant des sources diplomatiques, a * affirmé vendredi qu'une frappe militaire américaine pourrait survenir dès la semaine prochaine.Cette éventualité a été rejetée par le secrétaire général de la Ligue Arabe, Esmat Abdel Méguid, qui a appelé de nouveau Bagdad à la souplesse.À Bagdad, la Commission spéciale de l'ONU chargée du désarmement irakien ( UNSCOM ) a commencé à retirer des experts. LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 8 NOVEMBRE 1998 A 11 La presse d'ailleUTS r.'JB parcourue parRealPelletier Newsweek QHieJtatontôlobe Thé Observer L'écoterrorisme prend du coffre en Amérique Incendies criminels au Colorado, bombes en Alberta Retour aux affaires donc, aux États-Unis, après les élections de mardi qui ont permis, a-t-on écrit partout, de prendre la mesure du sens commun latent d'un peuple américain un peu fatigué des croisades anti-personnel.Ce peuple n'a pas rejeté ses républicains ; il a juste élevé le ton assez pour qu'on baisse un peu les crucifix au bout des bras.Retour aux affaires ?Les affaires, pour un pays comme les États-Unis, c'est comme ailleurs : santé, croissance, éducation.Mais c'est aussi, dans leur cas, plein de dossiers les impliquant dans les événements de la planète.Parmi ces dossiers, il en est un qui va fatalement se rappeler à leur bon souvenir : le terrorisme.Mais pas nécessairement par courrier international.Pendant la campagne électorale, le Tout-Washington de la sécurité de l'État pataugeait encore dans l'affaire du bombardement, décrété par la Maison-Blanche, d'une fabrique de produits pharmaceutiques au Soudan quand deux actions terroristes à caractère rigoureusement intérieur éclataient aux États-Unis.Le premier, l'assassinat d'un médecin s'adonnant à l'avortement, s'inscrivait dans une trame assez connue, cette lutte à finir de longue date contre les « faiseurs d'anges ».Le second, la mise à feu d'installations touristiques à Vail, au Colorado, sorte de super-Tremblant pour super-riches, révélait une facette mal connue d'une certaine lutte écologiste en Amérique.Le premier événement, comme le second, ont leurs prolongements canadiens.Contre l'avortement, pour l'environnement L'assassinat du docteur Bamett Slepian fait suite à quatre attentats similaires perpétrés au Canada, dans la même région frontalière, un segment où l'Ontario voisine avec l'Etat de New York.Il s'ajoute à un quart de siècle d'attentats et d'agressions contre des personnes liées à l'avortement.Mais une autre forme de terrorisme, moins médiatisée parce qu'elle n'a pas tué jusqu'ici, se développe sur le continent, en particulier dans l'axe des Rocheuses : on lui a donné le nom d'écoterro-risme.Celui-là aussi dure depuis une vingtaine d'années, mais les incendies criminels survenus à Vail dans le Colorado en octobre sont les gestes les plus graves faits par des écoterroristes dans l'histoire des États-Unis.L'écoterrorisme frappe aussi dans le nord des Rocheuses, en Alberta plus précisé- Dans la nuit du 19 octobre dernier flambait ce superbe chalet-restaurant de luxe installé à 11 pieds d'altitude, surplombant Vail, au Colorado, le plus important centre de ski en Amérique du Nord.Un mouvement écologiste clandestin, Earth Liberation Front, a revendiqué le crime.PHOTO AP III ment, où les violences anonymes se multiplient contre les installations pétrolifères.On n'en a pas \u2014ou peu\u2014 entendu parler dans l'Est parce que chaque incident n'est pas assez gros, mais les pétrolières elles-mêmes ont dénombré pas moins de 160 actes de vandalisme contre leurs installations dans les derniers mois.La police multiplie le chiffre par deux.Les dégâts se chiffrent par millions.Sus au développement À Vail, au Colorado, les enquêteurs du FBI, rappelle le Sunday Telegraph, de Londres, ont mis une semaine avant de révéler un lien entre des incendies qui, le temps d'une nuit, ont détruit des remonte-pentes, un restaurant de luxe au sommet d'une montagne et un poste de patrouilleurs de ski, des dommages évalués à quelque 12 millions US.Un mouvement, le Front de libération de la Terre ( Earth Liberation Front \u2014 ELF ) a revendiqué ces actions, pour protester contre un programme de développement de 885 acres dans un habitat naturel de lynx.Le problème, signale Newsweek, c'est que le dernier lynx aperçu dans la région le fut en 1973.Mais le terreau était fertile : 90 % de la population ambiante était contre ce développement, ce qui n'a pas empêché le maître-entrepreneur de remporter tous les combats juridiques lui permettant d'aller de l'avant.Vail est déjà le plus important centre de villégiature d'hiver en Amérique du Nord.Des célébrités comme Ross Perot, l'astronaute John Glenn et l'ex-président Ge-rald Ford, entre autres, y ont un pied-à-terre.Vail est un monde qui lit l'heure sur ses Lauren et ses Ro-lex, où atterrissent les jets privés Lear et Gulfstream, où patinent dans la neige Mercedes et Lexus.Diana y séjournait en 1994.et Dodi Fayed y avait célébré son premier mariage.La saison à Vail est officiellement ouverte depuis deux jours et l'élite, rapporte fièrement le Telegraph, se fait fort de rappliquer en force, bravant les événements.On retrouve, dans exactement les mêmes termes, tant dans le Telegraph que dans Newsweek, une description des militants de l'ELF : de jeunes hommes tellement attachés à la cause de la protection de la nature qu'ils refusent de manger ou de porter des choses liées au monde animal, qu'ils ne fument pas et ne boivent pas d'alcool, et qu'ils s'abstiennent d'activités sexuelles avant le mariage.La presse britannique a fait grandement état de l'événement parce que le Earth Liberation Front a des émules en Grande-Bretagne, où grouille aussi une forme de ce que les médias anglo-saxons appellent désormais l'« ecoterrorism ».Mais The Observer va plus loin.Il explique que les attentats de Vail, les plus importants de cette nature dans l'histoire des États-Unis, suivaient d'une semaine la plus récente victoire juridique des entrepreneurs contre les mouvements écologistes, et de quelques heures l'abattage des premiers arbres.C'est \u2014 et c'est pas banal \u2014dans les cafés underground de San Francisco que le reporter du Observer a cueilli ses meilleures sources : ies attentats de Vail sont l'aboutissement de 20 ans de lutte écologiste ponctuée d'initiatives en marge de la loi, en particulier contre l'industrie forestière de l'Ouest américain.Au coeur de cette longue aventure se retrouve un nom, Earth First !, qui a connu une fortune variable, mais qui s'est attiré de la sympathie publique l'été dernier en prenant partie pour des manifestants anti-industrie forestière qu'on avait aspergés de.gaz poivre.Les militants de l'ELF, qui ont pris le maquis tout en jouant de l'Internet, se présentent comme des dissidents radicaux du vieil Earth First ! Avec leurs alliés naturels du Animal Liberation Front, ils ont « libéré », le printemps dernier, 9000 visons d'une ferme d'élevage en Ontario.ELF et ALF paraissent désormais mener un même combat, contre « les industries de la mort », comme ils l'ont fait à Vail au Colorado, rapporte The Observer.Et pendant que le FBI applique la pression contre ces nouveaux terroristes, la Gendarmerie royale du Canada est sur les dents, dans le nord-ouest de i'Alberta, à l'autre bout septentrional des Rocheuses, par suite de multiples petits attentats survenus dans les champs pétrolifères de cette province.Des attaques, dit le Boston Globe dans un long reportage, qui ont déjà causé des millions de dollars de dégâts et qui effrayent les ouvriers du pétrole.La région de la rivière.La Paix est particulièrement visée.Faire la guerre aux pétrolières Comme dans le cas de Vail, à la base, de simples citoyens sont mécontents: des femmes auraient avorté du fait d'avoir inhalé des gaz libérés par les activités pétrolifères et du bétail en serait mort.Il y a un mois, un fermier en colère a tué d'un coup de fusil un agent d'une entreprise pétrolière lors d'une altercation relative à la contamination des sols.À la mi-octobre, une bombe a explosé dans un puits ga-zier situé près de Beaverlodge.Dans la région, dit le Boston Globe, les gens se plaignent du fait que l'écoterrorisme masque les vrais problèmes de santé qui frappent les gens en Alberta et en Colombie-Britannique depuis l'extraordinaire boom pétrolier dans la région.L'industrie pétrolière, dit le Globe, confirme plus de 160 attaques sérieuses contre ses installations ces derniers mois : bombes, coups de feu, incendies volontaires et déversements d'acides corrosifs sur les systèmes de régulation des pipelines.La police, poursuit le journal, juge qu'il faut multiplier ce chiffre par deux, car de petits entrepreneurs s'abstiennent pudiquement de faire état des agressions.Mais chez les gros, on en a plein le dos.« C'est la terreur et ça augmente », affirme Ed McGillivray, directeur de l'environnement, de la santé et de la sécurité chez Alberta Energy Co.Ltd, un des plus grands producteurs de pétrole et de gaz au Canada et cible préférée de l'écoterrorisme.Douze mille nouveaux puits de pétrole et de gaz ont vu le jour en Alberta l'an dernier \u2014 un record.Le problème, ce n'est pas tant les puits que les 5200 torches montées sur des tours brûlant en permanence au-dessus de I'Alberta.Il y en avait une demi-douzaine au-dessus des raffineries de Montréal-Est il y a à peine deux décennies, et les populations ouvrières de l'est de Montréal s'en plaignaient.Mais, Dieu merci pour la riche Alberta, « l'instabilité politique », c'est ailleurs que ça se passe.FINANCIAL TIMES Vite ¦ Bombardier a le vent dans les voiles avec ses petits appareils d'affaires de luxe.Concurrence à venir : les petits appareils d'affaires supersoniques, marché hypothétique pour l'instant et sur lequel l'avion-neur montréalais ne se sent pas le goût d'intervenir.Quatre heures de vol pour un Paris-Washington, à Mach 2, et de retour à la maison le même jour.Au moins deux avionneurs tâtent l'idée, tant du point de vue de la technologie que du marché, écrit le Financial Times, de Londres.Certes le marché est petit \u2014pour l'instant du moins \u2014 mais la perspective du « temps partagé », de la propriété partagée aussi, séduit des avionneurs comme le Français Dassault, déjà familier avec le supersonique, et l'Américain Gulfstream, ainsi que des spécialistes britanniques du leasing, comme Exeaitive Jets et Air London.Un huit places supersonique de première génération coûterait quelque 100 millions CAN, soit une douzaine de millions par entreprise en formule partagée.Mais John Lawson, président aux ventes chez Bombardier, admet avoir étudié la question : « C'est technologiquement faisable, mais nous ne croyons pas que ce soit économiquement viable.» Trop d'investissements en recherche et développement à amortir sur trop peu d'appareils.1 ^\u2022;ï'«spr-^-^\tW2- ¦ -\t-\"T\u20141 Ht»
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