La presse, 4 novembre 1998, B. Élections 98
[" B Montréal, mercredi 4 novembre 1998 La Presse ÉDITORIAL / OPINIONS / MONDE / CYBERPRESSE wmm i?rlMïvï.vflft,.f< Afexa McDonough Santé: le chef du NPD cite iouchard en exemple GILLES TOUPIN du bureau de La Presse, OTTAWA Alexa McDonough a tiré une salve à sa façon dans la campagne électorale québécoise, créant tout un émoi hier chez les libéraux fédéraux aux Communes lorsqu'elle a affirmé que Lucien Bouchard faisait davantage pour la santé au Québec que le gouvernement de Jean Chrétien au Canada.« Il semble que Lucien Bouchard porte plus d'attention aux soins de santé que ce gouverne-soir ment», a lancé le chef du Nouveau parti démocratique, qui reprochait au premier ministre les coupes de six milliards dans le système de santé depuis 1 9 9 3.« Quand ce gouvernement remettra-t-il dans la santé l'argent qu'il a puisé à même l'assurance-maladie?» a demandé le chef du NPD.Les libéraux sont aussitôt devenus furieux et vociféraient des insultes à Mme McDonough alors que le Bloc québécois applaudissait l'intervention du chef néo-démocrate.Mme McDonough a notamment demandé que Ottawa réinvestisse immédiatement \u2014 et non au cours des cinq prochaines années \u2014 2,5 milliards dans le secteur de la santé.Alors que la campagne électorale fait rage au Québec, les libéraux ont tout de suite assimilé l'interpellation de Mme McDonough à une gifle à Jean Cha-rest, ce qu'a nié l'intéressée.« Ça ne me surprend pas, a-t-elle dit, que les libéraux fédéraux essaient de faire cela pour détourner l'attention de la vraie question, c'est-à-dire le démantèlement du système de santé.Tout indique, par exemple, que la province de l'Ontario songe sérieusement à se retirer de l'assurance-maladie.On sait ce que cela signifie pour le reste du Canada.Notre système de soins de santé universel est une valeur absolument fondamentale de ce pays.» Mme McDonough a affirmé que le gouvernement Bouchard avait aussi procédé à des coupes sévères dans la santé mais qu'il avait « heureusement » compris qu'il fallait faire marche arrière.« Ce que nous demandons au gouvernement fédéral, a ajouté le chef néo-démocrate, c'est de faire la même chose.Parce que lorsque nous voyons ce gouvernement brandir le drapeau canadien, comme il l'a fait à la Chambre cet après-midi, cela détourne l'attention des Canadiens qui doivent réaliser que le démantèlement de leur système de santé mènera inéluctablement au démantèlement du Canada.» Toute cette histoire a éclaté dans la foulée des rumeurs qui veulent que le gouvernement ontarien de Mike Harris, exaspéré par les transferts réduits qu'il reçoit d'Ottawa dans le domaine de la santé, se retire de l'assurance-maladie au profit d'un système de santé privé plus apte à rencontrer la croissance des demandes dans la province.Le gouvernement fédéral verse deux milliards à l'Ontario pour les soins de santé, soit seulement 11,5% des 18,5 milliards qu'il en coûte annuellement à la province pour répondre à la demande.Le ministre de la Santé, Allan Rock, s'est fait on ne peut plus laconique sur ces questions.Il s'est dit préoccupé « comme tous les Canadiens » du système de santé et du scénario envisagé par Mike Harris.« L'assurance-maladie, a-t-il dit en refusant d'entrer dans les détails, sera au coeur de nos prochains investissements.M.Chrétien a dit que ce serait la grande priorité du prochain budget.» KATIA GAGNON SAINT-SAUVEUR-DES-MONTS À défaut d'une participation à l'assu-rance-emploi, c'est une nouvelle assurance-autonomie que le Parti libéral offrirait au demi-million de travailleurs autonomes du Québec Le nouveau régime leur permettrait, moyennant une cotisation pendant trois ans, de bénéficier d'une compensation salariale en cas de maladie ou de grossesse.Afin d'offrir une protection sociale aux travailleurs autonomes, dont le nombre a connu une véritable explosion depuis le début des années quatre-vingt-dix, croissant de 21 % en cinq ans, le chef libéral, Jean Charest, propose de mettre sur pied un programme inédit, qui leur offrirait neuf semaines d'indemnisation par année moyennant un*» cotisation de 2 % de leur salaire.Les pigistes de tous ordres devraient cependant cotiser pendant trois ans au régime pour bénéficier de prestations, qui équivaudraient à 66 % du salaire brut, avec un maximum de gains assurables de 36 000 $, ce qui est comparable à Passurance-emploi.En vue d'une grossesse, il serait possible de cumuler une banque de congés pendant un maximum de deux ans.Avant de se joindre au régime, les travailleurs devraient cependant faire partie d'un regroupement professionnel qui certifierait de leur statut de travailleur autonome.« C'est un dossier relativement nouveau sur le plan de l'administration publique et ça s'inscrit dans le plan de croissance du Parti libéral qui a pour but de remettre les gens au travail », fait valoir le chef du PLQ.En bénéficiant d'une telle assise, plus de gens pourraient choisir de faire le saut dans le marché du travail PHOTO PC Le chef libéral, Jean Charest, fait l'essai d'une paire de bottes d'hiver dans une boutique de la région des Laurentides, où il faisait campagne hier.autonome, estime M.Charest.« On veut leur permettre de faire ce choix plus librement.» Dans le plan de leur régime, qui s'autofinan- cerait totalement, les libéraux, prudents, ne prévoient qu'une participation initiale de 25 % des 500 000 travailleurs autonomes et escomptent que 10 % se prévaudront annuellement des prestations.Mais si le bassin de cotisants augmentait à 50 %, le programme pourrait être bonifié pour assurer la même protection que l'actuelle assurance-emploi, à laquelle les travailleurs autonomes ne peuvent cotiser puisqu'ils sont à la fois l'employeur et l'employé.En cas de période creuse, les pigistes pourraient donc bénéficier d'un revenu assuré.« On voit ça comme un effort pour partir la roue : on s'est dit qu'on ne pouvait pas ne pas agir.Et on ouvre la porte, évidemment, à aller plus loin », souligne M.Charest.« C'est un bon exemple de la façon dont nous voulons recentrer l'État.Nous annonçons une nouvelle intervention de l'État, mais adaptée aux années 2000, pas aux années soixante.» De plus, un gouvernement libéral offrirait aux travailleurs autonomes un nouveau Régime enregistré d'épargne formation, calqué sur les REER, que les travailleurs pourraient utiliser, sans devoir payer d'impôt, pour financer des activités de formation, qui ne se limiteraient pas à des cours.La mesure, à laquelle environ 10 % des travailleurs autonomes participeraient, prévoient les libéraux, coûterait environ dix millions annuellement.En matinée, en tournée dans le comté de Bertrand, remporté par les libéraux en 1994 par une centaine de voix, le chef libéral a rencontré une dizaine de travailleurs autonomes de la région de Laurentides.À la suite de l'annonce de son programme, plusieurs d'entre eux se sont montrés surpris et enthousiastes.« Je suis assez stupéfait que quelqu'un y ait enfin pensé.Moi, ça fait 20 ans que je fais de l'immobilier et on n'a aucune sécurité.Ce n'est pas nécessairement tout le monde qui peut se payer une assurance-salaire », lance Denis Plouffe, un agent immobilier pour Remax, qui se dit convaincu que le nombre de travailleurs autonome pourrait bondir de 50 % avec l'instauration d'une telle mesure.Colmater les brèches dès 5 heures le matin.Denis Lessard d'une rencontre entre M.Charest et l'Association des hôpitaux.« Ça va tourner à la guerre de chiffres mais à partir de ce moment, l'attention ne sera plus là-dessus », d'expliquer Martial Filion, l'ancien chef de cabinet de Daniel Johnson, responsable désormais du groupe Intact ( pour Intervention tactique ), une dizaine de bénévoles qui s'astreignent dès la barre du jour à faire le suivi des médias pour ali- Après une journée pleine de pelures de bananes lundi, les responsables des communications de l'équipe de Jean Charest avaient, hier, dès 5h du matin, le mandat de colmater les brèches, et vite.Les journaux d'hier n'avaient rien pour réjouir les stratèges libéraux.Un maire ne parlait pas assez : Myroslaw Smereka de Saint-Jean-sur-Richelieu était resté sur le frein en commentant les engagements municipaux du PLQ.L'autre parlait trop : maire sortant de Trois-Rivières et candidat vedette, Guy Leblanc avait un peu trop accaparé l'attention des médias en faisant un rapprochement entre Jean Charest et Maurice Duplessis.Surtout, l'engagement de Lucien Bouchard de réinvestir dans la santé était repris partout, en bonne place.« On a dit la même chose à la différence que nous on n'a pas de chiffres à donner », laisse tomber un bénévole \u2014\u2022 leur anonymat avait été demandé \u2014 lors de la réunion quotidienne sur l'alignement du message libéral, à laquelle La Presse a pu assister \u2014 après l'avoir demandé voilà quelques semaines.Cette absence de chiffres sur les engagements de Jean Charest dans le secteur de la santé est un embarras depuis le début de la campagne libérale.Les stratèges libéraux veulent fermer vite ce débat, probablement cette semaine, à l'occasion téléphone, une bénévole de Québec réclamait d'urgence que « quelqu'un aligne Jacques Langlois », le candidat vedette du PLQ dans Montmorency \u2014 il quitte la mairie de Beauport pour tenter sa chance au provincial.En marge de l'annonce « municipale » du PLQ, lundi, M.Langlois avait déballé des détails tirés davantage de son interprétation que des « engagements du programme », affirme-t- tions de la campagne libérale.Une heure après la réunion, vers 7h, le quartier général faisait déjà parvenir à l'ensemble des candidats libéraux un argumentaire où on rappelait que M.Bouchard avait annoncé « trois fois depuis un an la fin des compressions dans la santé ».Avec l'annonce du Parti québécois, le réseau sera au même point en 2001 qu'avant les compressions de Jean Rochon : « Il a coupé 2,1 milliards et il retournera 2,1 milliards, le net c'est zéro », suggère-t-on comme « ligne » aux candidats.L'évaluation des reportages télé de la veille et des journaux du matin est apportée toute chaude à la réunion du « war room », le centre nerveux proprement dit de la campagne libérale, que préside vers 7h Alain Cousineau, le directeur de la campagne libérale et président de SECOR.« On n'a pas dérogé d'un iota de notre plan de campagne », insistait-il hier.Le premier ministre Bouchard a paru à la remorque en arrivant après le PLQ pour ses engagements sur la santé et les baisses d'impôts, dit-il.Hier matin chez les « communi-cateurs » libéraux, on observait, préoccupé, l'insistance des reportages à mettre en exergue le droit au lock-out des villes dans les engagements libéraux, comme une promesse de confrontation avec les syndicats.Parfois des fausses balles prennent des proportions surprenantes en région.Reliée au comité par Les péquistes font leurs choux gras du métro de Laval VINCENT MARISSAL Même si Lucien Bouchard et Bernard Landry ont insisté pour dire, le mois dernier, que le prolongement du métro à Laval n'était pas une promesse électorale, les cinq candidats péquistes du coin ont bien l'intention d'en tirer le maximum d'ici au 30 novembre.C'est avec cet atout majeur dans leur manche que les ministres sortants Serge Ménard ( Laval-des-Ra-pides ), David Cliché ( Vimont ) et Joseph Facal ( Fabre ), leur collègue députée Lyse Leduc ( Mille-île ) et la candidate Monia Prévost ( Chomedey ) ont offert aux médias Illustration que tout est mesuré dans ces groupes, le comité du PLQ évaluait même avoir perdu « la bataille des photos » dans les journaux d'hier : les illustrations de la campagne Charest étaient moins nombreuses, moins importantes et moins bien jouées que celles transmises depuis la tournée péquiste.À l'issue d'une réunion spéciale lundi soir \u2014 après en avoir nié l'existence, les stratèges libéraux parlaient plutôt de « war room élargi » à une quinzaine de personnes au lieu des huit ou neuf habituelles \u2014, le clan Charest estimait avoir identifié la cause des bavures de lundi.L'arrimage manquait entre la tournée Charest et l'organisation libérale aux endroits où devait atterrir le chef.Par exemple, une personne avait été mandatée pour informer le maire de Saint-Jean sur le programme libéral à l'égard des municipalités.À entendre l'appréciation plutôt réservée du maire, quelques instants après l'annonce de M.Charest, l'entourage du chef, médusé, s'est rendu compte qu'il n'avait pas été mis dans le coup.Même problème avec le maire Leblanc: une simple lecture de son projet d'allocution aurait permis d'expurger sa référence duples-sisste.« Il y avait des choses à corriger », convient-on facilement au PLQ.Lundi soir, l'atmosphère était tendue compte tenu du peu de temps laissé aux organisations pour s'ajuster.autoroutier de l'île Jésus.Les péquistes sentent le souffle chaud de leurs adversaires libéraux engagés dans une course très serrée dans toute l'île, sauf à Chomedey, où les libéraux ont une confortable majorité.Jurant que « cette fois est la bonne » et que Laval aura son métro avant les prochaines élections provinciales, les cinq candidats se félicitent aussi d'avoir complété des travaux d'amélioration du réseau routier de plus de 80 millions depuis 1994.Pour Serge Ménard et ses collègues, le métro est déjà parti, et ils souhaitent laisser les libéraux sur le quai.Le quintette de candidats péquistes de Laval tente d'ailleurs de mettre de la pression sur les candidats libéraux.Ils se disent surpris du silence de leurs adversaires dans ce dossier de première importance pour Laval.« Il semble qu'à Laval tout le monde soit heureux de l'arrivée du métro, sauf les candidats libéraux qui restent muets, a indiqué le député sortant de Fabre, Joseph Facal.S'ils ( les libéraux ) sont contre, il leur reste 27 jours pour le dire.» Selon M.Facal, le chef de l'opposition, Monique Gagnon-Tremblay, et le président du caucus libéral, Jacques Chagnon, ont laissé entendre qu'il aurait mieux valu attendre avant d'annoncer le lancement du projet de 180 millions.Quant à Jean Charest, il n'a pas remis en question la pertinence du métro à Laval, mais il a demandé où le gouvernement Bouchard avait trouvé l'argent pour le construire.REPORTAGE PUBLICITAIRE 3 ut Ne manquez pas ce cahier spécial sur les différentes destinations ensoleillées, samedi dans 7; B 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 4 NOVEMBRE 1998 Editoria André Desmarais président du conseil d'administration Roger D.Landry président et éditeur Claude Masson éditeur adjoint Marcel Desjardins directeur de l'information Alain Dubuc éditorialiste en chef Agnès Gruda agmda@laprcssc.ca Montréal : où est passée la révolution ?orsqu'il est arrivé au pouvoir, Lucien Bouchard s'était engagé à faire de Montréal sa priorité.« Nous sommes prêts à en faire une révolution », avait-il promis.C'était il y a presque trois ans.La révolution n'a pas eu lieu.Tout ce qui en reste, c'est EBBoa un ministère \u2014 celui de la Métropole \u2014 au bulletin bardé d'échecs.La présente campagne électorale ramène l'avenir de Montréal sur le tapis.Mais rien pour l'instant ne permet d'espérer que l'on a vraiment tiré la leçon des flops passés.Le gouvernement Bouchard a l'intention de tenir un sommet sur la région après les élections.Le pacte fiscal, longtemps promis et reporté, est de plus en plus remis en question.À la veille des élections municipales, le premier ministre y est allé d'une déclaration assassine, menaçant de mettre fin à l'aide ponctuelle grâce à laquelle Montréal a pu boucler ses budgets des dernières années.Jean Charest, qui n'a pas encore ses intentions métropolitaines, s'est dit fermement opposé aux fusions municipales forcées, ce qui n'est pas sans incidence sur l'avenir de la région.Enfin, Mario Dumont a remis en circulation le vieux rêve de Jean Drapeau : une île, une ville.Que faut-il espérer pour la métropole?De nouvelles sources de revenus ?De nouvelles structures ?Il s'agit en fait de deux démarches complémentaires, que l'on traite à tort comme deux dossiers séparés.À l'heure où on se parle, Montréal est dysfonctionnelle.Ses responsabilités sont trop importantes pour les moyens dont elle dispose, ce qui alourdit son fardeau fiscal, fait fuir sa population et diminue d'autant ses ressources.Le cercle vicieux, quoi.Ce déséquilibre peut être corrigé en partie par un nouvel accord avec Québec.Mais il sera politiquement difficile d'y parvenir tant que la région métropolitaine n'aura pas appris à parler d'une seule voix.Il faut donc commencer par repenser la région.Comment faire, ici, pour éviter les écueils sur lesquels se sont abîmés tous les efforts passés ?Sûrement pas tenir un autre sommet, comme l'envisage M.Bouchard.Des sommets, il y en a déjà eu en masse.La métropole a été disséquée en long et en large.Le problème, c'est que les colloques et les forums n'ont été que des exercices frileux, n'osant pas aller au bout de leur logique.L'exemple de Toronto, qui a accompli des pas de géant pendant que Montréal tournait en rond, est très éclairant.Depuis la fin des années quatre-vingt, les conseillers du Toronto Métropolitain ( l'équivalent de notre CUM ) étaient élus au suffrage universel.La fusion forcée de Toronto avec ses cinq voisines n'en a pas moins soulevé un tollé.Mais si le mariage a finalement réussi, c'est qu'un sentiment d'identité régionale existait déjà.Aujourd'hui, la métropole ontarienne est déjà rendue plus loin.La nouvelle Greatcr Toronto Arca Marketing Alliance, qui regroupe 29 municipalités et près de cinq millions d'habitants, fait de la prospection pour attirer des investissements dans la grande région torontoise.On ne se tire plus dans les pieds, on agit ensemble.Au Québec, la Commission de développement métropolitain, qui devait parler et agir au nom de toute la région, n'a jamais vu le jour.Il y a une bonne raison pour cela : on voulait y entasser trop de municipalités qui n'pvp.ienî rien en commun.Si l'on doit reprendre l'exercice, il faudra redessiner la carte la métropole, la limiter à la CUM, à Laval et à Lon-gueuil avec leurs satellites immédiats.Puis, seul un lien électoral direct permettrait ensuite d'asseoir l'identité de cette métropole réelle.La mayonnaise aurait d'autant plus de chances de prendre si l'on a le courage de diminuer le nombre de joueurs et d'effacer des frontières artificielles.Une île une ville ?Pas nécessairement.Mais « une île 15 villes », au lieu de 29, ce serait déjà un progrès.Pour ne pas dire une révolution.rAf .î rloc m 11 If intr ,4a t'i«»wv*v, » »\u2014 .v .v .^ v_ ^ .^.v ^» v .w son propre comté qui avaient demandé, en 1996, le recours à la loi 101.« Où est dont la démocratie de M.Payne ?, a demandé Suzanne Lachance, qui s'est présentée à l'investiture flanquée de tout l'ancien exécutif de David Payne.« M.Payne n'a plus aucune assise dans le comté, a-t-elle repris.Malgré l'amertume de la défaite, Suzanne Lachance a félicité son adversaire en lui souhaitant la meilleure des chances, mais elle ne s'est pas engagée à travailler avec lui dans cette campagne.Pour les dirigeants du Parti québécois, la défaite de Mme Lachance est sans doute une bonne affaire, mais la division des troupes dans un comté aussi fragile n'augure rien de bon pour le reste de la campagne.EN BREF Le droit de lock-out critiqué ¦ La Fédération des employés de services publics de la CSN croit que le chef libéral Jean Charest, en proposant « d'accorder le droit de lock-out aux municipalités, va se mettre à dos les syndiqués du monde municipal et une bonne partie de l'électoral ».« Le chef libéral semble ignorer que la Loi sur les services essentiels, dont s'est doté le Québec il y a près de 20 ans, a changé les règles du jeu lors des conflits de travail.Cette loi avait pour but de civiliser les relations de travail dans les services publics pour éviter de pénaliser la population », dit la fédération dans un communiqué.Débat des chefs : Global repousse l'échéance Dépenses plafonnées ¦ Le directeur général des élections du Québec, Jacques Girard, rappelle qu'un parti politique qui présentera des candidats dans les 125 circonscriptions électorales pourra dépenser au plus 2 594 584 $ au cours de la campagne électorale.Quant aux candidats, ils pourront dépenser en moyenne quelque 40 000 $ par circonscription.Il faut noter que ces montants sont préliminaires ; les montants définitifs ne seront connus qu'après la révision des listes électorales.Rappelons que, pour un parti, les dépenses électorales sont limitées à 0,50 $ par électeur dans l'ensemble des circonscriptions où le parti présente un candidat.Transport 2000 dénonce l'ADQ ¦ L'association québécoise Transport 2000 s'oppose à la proposition de l'Action démocratique qui aimerait mettre fin au mandat de l'Agence métropolitaine de transport.Transport 2000 « est d'avis que l'ADQ a manqué de discernement dans son analyse et s'attend au moins à ce que les autres partis en fassent un examen plus rigoureux », dit l'organisme dans un communiqué.Transport 2000 est une association vouée à la défense des intérêts des usagers des transports.Un débat à l'Université Laval?¦ Les étudiants de l'Université Laval ont demandé officiellement hier aux trois chefs des grands partis politiques de tenir le débat télé- visé prévu entre eux sur le campus de l'université.« Contrairement à ce qu'on peut croire, les étudiants sont intéressés aux débats politiques et veulent y prendre part », a indiqué une porte-parole du Comité Laval Élections 1998, Vicky Trépanier.Duguay veut créer 700 emplois ¦ Le candidat du Parti québécois dans Brome-Missisquoi, le poète et chanteur Raoul Duguay, veut promouvoir un vaste projet « multimédiati-que » qui créerait selon lui plus de 700 emplois dans Brome-Missisquoi.« C'est le point de mire de ma campagne », a-t-il indiqué hier.Le but est d'attirer plus de touristes dans une région réputée pour ses endroits bucoliques, mais encore trop peu exploitée, affirme le candidat péquiste.Il s'agit « d'un spectacle qui se donnera en plusieurs lieux répartis tout le long d'un circuit couvrant tout notre territoire.Le public devra se déplacer de jour en jour pour voir la suite d'un spectacle qui sera d'envergure », explique-t-il.Toutes les formes d'art seraient au rendez-vous : musique, poésie, chanson, théâtre, peinture, sculpture, architecture, cinéma, vidéo, marionnettes géantes, etc. .B6 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 4 NOVEMBRE 1998 BMW Avec le nouveau Fonds Desjardins Europe, vos placements n'ont plus de frontières.1 800 CAISSES Desjardins ¦ moins 20000 morts et disparus en Amérique centrale d'après AFP SAN JOSE te nombre des victimes du cyclone Mitch ne cessait de croître hier soir en Amérique centrale où on dénombrait plus de 7000 morts et 123)00 disparus, la majorité au Honduras et au Nicaragua, selon les dernières estimations officielles.3Le nombre de personnes sinistrées, à des degrés divers dépassait degîr millions.Le bilan s'est notamment aggravé avec l'annonce par un porte-parole de la Commission permanente des situations d'urgence ( COPECO ) du Honduras, le lieutenant de navire Onelio Salgado, de 5283 morts et 10 085 disparus.Deux millions de personnes se trouvaient sans abri ou avaient été directement affectées, soit plus du tiers\" de la population, a ajouté Onelio Salgado.auparavant le ministre des Trsrisports, Tomas Lizano, avait évalué à « plus de 5000 » le nombre de disparus.~Aii Nicaragua, 1700 morts avaient été dénombres après la découverte de 250 nouveaux cadavres hier sur les flancs du volcan Casi-tas, près de Posoltega, à 130 km au nord-ouest de Managua, où un glissement de terrain avait emporté yerfflredi cinq villages.Ce chiffre porte à 1100 le nombre de morts pour cette seule tragédie.Selon le maire de Posoltega, Fe-licka Zeledon, 1900 personnes pourraient avoir péri.-Ce nombre officiel des disparus était de 1817 dans tout le pays, tandis que les sinistrés atteignaient plus de 400 000.^Cependant le vice-président En-rique Bolanos a indiqué que 4500 personnes habitaient les cinq communes ensevelies et non 3000 comme indiqué précédemment et seuls 180 survivants avaient été re PHOTO JUAN CARLOS ULATE.Reuters Un petit garçon de 9 ans, Juan Carlos, aide son père, Marcos Aguilar, à sortir la boue de leur demeure, à San Pedro Sula.trouvés, ce qui laissait craindre un nombre beaucoup plus élevé de morts.L'aide tarde Des dizaines de milliers de sinistrés au Honduras et au Nicaragua étaient toujours livrés à eux-mêmes hier, sans toit, sans vivres et sans eau, dans l'océan de boue et de ruines laissé par les inondations provoquées par le cyclone.Alors que l'aide internationale tardait à venir, dans l'un et l'autre pays, avec près d'un million de sans-abri, des centaines de personnes ont passé leur sixième ou sep- tième nuit sur le toit de maisons ou dans la cime des arbres au milieu de courants de boue qui semblaient ne pas devoir faiblir.Manquant de forces, désespérés, ces hommes, femmes ou enfants voyaient passer des hélicoptères ou des canots qui ne pouvaient s'approcher pour leur porter secours, notamment dans la Mosquitia, territoire des indiens Miskitos, dans le nord du Honduras.« Hier, nous avons tenté d'arriver en hélicoptère à la Mosquitia, mais nous n'avons pas réussi, nous le tenterons encore aujourd'hui », a déclaré le directeur de l'Institut na- tional agraire ( INA ), Anibal Dcl-gado.Quelque 60 hommes-grenouilles des États-Unis se sont joints aux opérations de secours, particulièrement dangereuses du fait des centaines de troncs d'arbres, planches ou tôles flottant sur les rivières et les marais qui ont débordé.Dans les départements de Cholu-teca et Valle ( sud du Honduras ), des centaines de personnes isolées réclament leur évacuation, mais les autorités ne disposent que de deux hélicoptères.Le gouvernement a déclaré T« état d'exception », qui com- prend notamment des restrictions dans les déplacements et un couvre-feu de 20 h à 6 h locales.Au Nicaragua, des centaines de paysans ont fui dans la nuit les flancs du volcan Casitas, à 130 km au nord-ouest de Managua, après avoir entendu des « grondements » qu'ils ont pris pour un signal annonciateur d'un nouveau glissement de terrain.Des hommes, des femmes, des enfants, paniques, ont couru à travers champs et sous une pluie battante vers Chichigalpa, à 5 km de là, a affirmé son maire, Eligio Pala-cio.L'exode se poursuivait hier.Par ailleurs, des dizaines de familles de 20 quartiers pauvres des rives du Lac de Managua menacés par la montée des eaux ont encore dû être évacuées hier par l'armée et la police alors que plusieurs maisons et petits restaurants avaient déjà disparu sous les eaux.Des milliers de personnes étaient toujours isolées et menacés par la faim, la soif et la maladie dans 172 communes cernées par les eaux boueuses, où les secours n'étaient toujours pas arrivés.Plusieurs villages du nord-ouest et nord du pays, à la frontière avec le Honduras, ont pratiquement disparu, emportés par la crue des rivières.Le chef de la Défense civile, le colonel José Garcia, a indiqué que faute de moyens aériens suffisants, la priorité avait été donné aux tâches de recherche des survivants et d'évacuation des personnes isolées plutôt qu'à la distribution de vivres.Au Guatemala, le cyclone a causé 157 morts dénombrés et 51 000 sans-abri.75 nouveaux éboule-mcnts se sont produits dans la soirée de lundi, qui ont pu causer de nouvelles victimes.Selon le président guatémaltèque Alvaro Arzu, 900 000 personnes étaient toujours exposées au danger de nouveaux glissements de terrain.Au Salvador, le nombre de morts a atteint 224 hier, 96 personnes étaient portées disparues et 48 794 sont sinistrées, selon un dernier bilan du Comité d'urgence nationale ( COEN ).Les cinq pays dévastés appellent l'ONU à S'aide EDITH LEDERER d'après AP.NATIONS UNIES L'ouragan Mitch risque d'apparaître comme la catastrophe naturelle du siècle en Amérique Centrale et l'aide internationale est indispensable pour aider cette région du monde à panser ses plaies, estiment les ambassadeurs aux Nations unies des cinq pays centre-américains.Si la reconstruction prendra plusieurs années dans les deux pays les plus touchés, le Honduras et le Nicaragua, une aide d'urgence est indispensable dès maintenant pour secourir les survivants et enterrer les morts.L'ambassadeur du Honduras, Hugo Noe-Pino, flanqué de ses collègues du Nicaragua, du Salvador, du Guatemala et du Costa-Rica, a estimé hier à New York que l'ouragan avait fait faire un bond en arrière d'au moins 30 ans à la région.Au Honduras même, Mitch a fait àuTrjioins 5000 morts, et un demi-million de sans-abri ; 75 ponts se sont effondrés, 70 % des infrastructures sont endommagées et 70 % du produit intérieur brut est perdu, selon l'ambassadeur.« Les besoins en nourriture, en médicaments, en vêtements et autres denrées de base sont ires, très importants.L'État est, à ce stade, incapable par lui-même de porter assistance a tout le monde.C'est la raison pour laquelle nous avons besoin de la coopération de la communauté internationale », a ajouté M.Noe-Pino.La Croix rouge estime que le Honduras a besoin de dix millions de dollars d'assistance immédiate, le total des destructions pouvant atteindre au minimum les deux milliards.Quant à l'ambassadeur du Nicaragua, Allonso Ortega Urbina, il a affirmé lui aussi que 70 % des infrastructures avaient été détruites.Une quarantaine de ponts ont carrément disparu, 35 autres sont en-mauvais état.Le bilan provisoire esl de 1500 morts et de nombreuses régions sont coupées du reste du pays.« La situation des gens est tragique.Ils n'ont pas de nourriture, pas de toit.Ils n'ont pas de vêtements.Ils ont donc désespérément besoin d'aide.Et comme uuub n'aurons pas de récoite dans les six prochains mois, alors il y aura la faim ».La Croix rouge internationale et plusieurs pays dont l'Espagne, la Grande-Bretagne, les Etats-Unis et la Norvège ont déjà acheminé de l'aide mais celle-ci est insuffisante, selon l'ambassadeur du Nicaragua.M.Ortega Urbina estime que son pays a besoin d'une aide immédiate de 15 à 20 millions de dollars qui sera utilisée en aide d'urgence aux victimes, pour enfouir les morts et se débarrasser des nombreux animaux qui ont aussi été tué.À cause de la « grosse gifle » de l'ouragan Mitch, le Nicaragua ne pourra pas s'acquitter du service de sa dette d'un milliard de dollars, a expliqué le représentant de Managua qui a demandé aux institutions internationales et aux États de soutenir l'économie de son pays.Les choses sont moins dramatiques dans les autres pays d'Amérique centrale.Au Salvador, 150 personnes au moins ont été tuées tandis qu'une centaine sont portées disparues.Au Guatemala, le bilan est d'une centaine de morts, de 200 disparus et la capitale, Cuidad de Guatemala, est coupée du reste du pays qui a besoin de vivres, de carburant, de médicaments et de vêtements.Enfin, on dénombre quatre morts et quatre disparus au Costa-Rica.Le Programme alimentaire mondial ( PAM ) a annoncé avoir distribué plus de 100 000 tonnes de vivres prévues à l'origine pour soutenir des projets de développement au Nicaragua.Des stocks de vivres sont aussi distribués au Honduras.Quant à l'Unicef, elle a fourni pour 20 000 dollars de médicaments au Nicaragua et a expédié 500 ()()() sachets de sels pour la déshydratation utilisés en cas de diarrhée et de choléra.Au Honduras, la même agence onusienne fournit des vivres, des médicaments et des couvertures a plusieurs milliers de personnes, ainsi que de l'eau potable.PHOTO REUTERS Des résidants de El Progresso \u2014 ville située à une quarantaine de kilomètres de San Pedro Sula \u2014 tentent de regagner leurs maisons dans l'espoir de récupérer leurs biens, s'il en reste.PREMIERS SECOURS CANADA ¦ Le gouvernement fédéral fournira une aide de 1 million aux pays centro-américains dévastés par l'ouragan Mitch.Ottawa n'a pas indiqué comment l'aide sera distribuée, mais a déclaré qu'il travaillerait en étroite collaboration avec des organismes humanitaires.QUÉBEC ¦ Le gouvernement du Québec versera une aide de 100 000 S au Honduras et au Nicaragua par l'entremise d'Oxfam-Québcc.Québec pourra apporter une assistance supplémentaire à la reconstruction des pays éprouvés.ÉTATS-UNIS ¦ Les États-Unis ont débloqué une première aide d'urgence de près de 3,5 millions de dollars aux pays d'Amérique centrale et promis une aide supplémentaire dans les jours à venir.COMMUNAUTÉ EUROPÉENNE ¦ La Commission européenne a décidé d'accorder une aide d'urgence de 8,1 millions de dollars aux sinistrés d'Amérique centrale par l'intermédiaire du bureau régional de l'office humanitaire de la Commission européenne.SUISSE ¦ La Suisse a pour sa part annoncé à Berne une aide de 750 000 dollars qui ira à l'achat de médicaments et de biens alimentaires.Une tonne de tablettes de chlore va être envoyée de Suisse pour purifier 20 millions de litres d'eau.FRANCE ¦ La France a envoyé une équipe de 23 spécialistes des catastrophes naturelles et du matériel d'urgence pour assister les pays sinistrés.Il s'agit de personnel de la sécurité civile, spécialiste de ce type de désastre, avec du matériel de première urgence.ONU ¦ Deux équipes d'évaluation de l'ONU, comptant trois à quatre personnes chacune, sont arrivées au Honduras et au Nicaragua.Le Programme alimentaire mondial ( PAM ), agence de l'ONU, espère pouvoir rapidement distribuer 3000 tonnes de vivres à 150 000 personnes sinsitrées au Nicaragua.Le Fonds des Nations unies pour l'Enfance ( UNICEF ) a pu livrer au Honduras 80 000 rations de nourriture, de l'eau, des médicaments de base et des couvertures à des personnes réfugiées dans des abris de fortune.MSF ¦ Médecins sans frontières, qui mobilise une trentaine de personnes sur place, a indiqué apporter une aide d'urgence dans cinq régions du Nicaragua, aide favorisée par le prépositionnement de stocks de médicaments dans la région. LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 4 NOVEMBRE 1998 i t é d u mulriméd technologie@lapresse.ca mm BBnOBflBHHBgni Marie-Andrée 5\"\" Àmiol\".c maric-andree.amiot@lapresse.ca Un cédérom pour attirer les scientifiques en herbe Tout jeunes, la plupart des enfants s'accrochent à la science avec un grand S et en raffolent.C'est après que ça se gâte.Selon le Conseil de la science et de la technologie, la proportion des jeunes intéressés à poursuivre des études en sciences est en chute libre.Dans certaines disciplines, jusqu'à 70 % des étudiants abandonnent leurs études techniques ou scientifiques.Une situation qui inquiète les entreprises spécialisées dans la haute technologie.« Nous ne sommes pas en crise et ce n'est pas encore un problème criant, dit Renée Cardinal, porte-parole de Nortel Networks.Mais ça s'en vient.Surtout que le développement des entreprises comme la nôtre dépend de l'innovation technologique.» Les statistiques sont troublantes.« En techniques de l'informatique, plus de 70 % abandonnent en cours de route.Entre 40 et 60 % de ceux qui s'inscrivent dans des disciplines scientifiques ou techniques, aussi bien au collégial qu'à l'université, n'obtiennent pas le diplôme », peut-on lire dans un avis préparé par le Conseil de la science et de la technologie.À l'université.50 % des élèves inscrits dans des disciplines de sciences pures n'avaient pas encore reçu de diplôme après cinq ans.Que faire pour revamper la discipline et inciter les jeunes à choisir et terminer des études scientifiques ?Chez Nortel, on se penche sur la question depuis dix ans.De connivence avec les intervenants du milieu de l'éducation, la Société pour la promotion de la science et de la technologie ( SPST ) et soutenue par les ministères de l'Industrie et de la Culture, l'entreprise a créé l'Institut Nortel qui permet à des professeurs des niveaux primaire, secondaire et collégial d'assister, pendant une semaine, à des ateliers, des séminaires et des conférences sur la gestion et la technologie de' l'information.Tout cela, aux frais de Nortel.Après tout, il en va de la survie de la société.Mais pour attirer les étudiants qui ont déjà le béguin, Nortel vient de lancer un cédérom invitant les jeunes de la fin du primaire, ainsi que du secondaire et du collégial à une visite virtuelle des installations de recherche et développement du siège social à Ottawa.L'outil, qui se veut promotion- nel, présente des facettes souvent méconnues de l'entreprise.Par exemple, le jeune qui fait la visite, rencontre une cinquantaine d'employés de Nortel qui ont choisi de faire carrière en sciences.Il peut poser des questions sur leur travail, leur formation, leurs compétences et autres sujets liés à leur carrière.Et surtout, en apprendre un peu plus sur les motivations qui les ont poussés à se rendre jusqu'au bout.Ce sont des jeunes eux-mêmes qui ont participé à l'élaboration des entrevues.Nortel les a recrutés à l'école Earl of March, une école secondaire de la région de Kanata.Outre les témoignages des employés, on peut naviguer à l'intérieur de l'édifice grâce à la technologie QuickTime VR.On se promène de labo en labo tout en faisant une petite promenade vers les installations sportives, les salles de démonstration et la cafétéria.Un petit jeu de chasse au trésor permet aux non-initiés de se familiariser avec le produit.Nortel dit qu'elle a conçu ce cédérom parce qu'elle croulait sous les demandes de visites guidées provenant des écoles de la région.Les chercheurs, que tout ce va-et-vient dérangeait, ont demandé une alternative.Nortel possédait déjà une expertise en produits multimédias pour ses besoins internes.Un intranet, peut-être un des plus importants au monde, relie les employés entre eux.Des cédéroms de formation sont constamment offerts aux personnes qui souhaitent continuer leur apprentissage.« Le temps de formation a été coupé en deux, dit Mme Cardinal.Au lieu de trois jours, les employés passent maintenant un jour et demi à apprendre.Et ils le font quand ils en ont envie.» Mais il faudra plus que des cédéroms pour charmer de futurs ingénieurs.Après tout, les étagères des boutiques regorgent de produits multimédias à caractère scientifique et les enfants n'ont jamais été aussi entourés d'objets à puces.Comme le dit Sylvain Boisvert, ingénieur en génie électrique qui a fini ses études il y a cinq ans : « Il faut d'abord aimer les sciences, être passionné.Et ne pas se leurrer sur ce qu'un ingénieur fait.Ce n'est pas toujours des petits gadgets amusants qu'on fabrique, mais des outils utiles qui servent les gens.Et dont je suis fier.» Pour obtenir une copie du cédérom : 1-800-4-NORTEL PHOTO PIERRE McCANN.« La science, c'est pas juste fabriquer des petits gadgets ou des jeux Nintendo.C'est aussi pouvoir créer des objets utHes et appréciés », dit Sylvain Boisvert, chef ingénierie dé systèmes d'accès chez Nortel.Un site Internet pour réfugiés en Europe Agence France-Presse BRUXELLES Un site Internet fournit depuis quelques jours des renseignements sur la situation des réfugiés en Europe, ont annoncé ses initiateurs, les organisations « ECRE » ( Conseil européen sur les réfugiés et exilés ) et la « Task Force on Intégration ».Ce site permet l'accès à une base de données à laquelle plus de 200 organisations d'aide aux réfugiés collaborent.ECRE est une association fondée en 1973 qui réunit 63 organisations non-gouvernementales européennes spécialisées dans la défense des réfugiés.ECRE diffuse sur son site des statistiques sur les populations réfugiées, les lois des pays d'accueil, et offre également des services de messageries les organisations-membres et les réfugiés.« Nous regroupons actuellement 200 organisations et nous prévoyons l'arrivée de centaines de nouveaux membres dans le mois à venir, » a déclaré M.Koen Demesmaeker, porte-parole de l'ECRE.« Notre objectif est de couvrir toute l'Europe et pas seulement l'Union européenne », a-t-ii ajouté.ECRE coordonne notamment 59 projets pilotes pour donner une formation ou un logement aux réfugiés financés avec des fonds européens ( 10 millions d'Ecus ).L'UE accueille actuellement 3,78 millions de demandeurs d'asile et de réfugiés, selon des chiffres du HCR ( Haut-commissariat pour les réfugiés ).L'adresse du site est : hrtp ://www.refugeenet.org SPÉCIAL # SPÉCIAL # PUISSANCE 266 Mhz INTEL CILERON\tMÉMOIRE 32 mb SDRAM\tDISQUE DUR 3.2 GO UDMA\tCD 32X\tFAX MODEM 56 k A/ VOIX ECRAN COULEUR 15\" SVGA\tCARTE DE SON pci 32\tHAUT PARLEUR 80 WATTS\tVIDÉO 4m AGP 3D\t2 PORTS usb Écran couleur 17\" Optlquest 300 MHZ CELERON 128K CACHE\tMÉMOIRE 64 mb SDRAM\tDISQUE DUR 6.4 GO UDMA\tCD 36X\tFAX MODEM 56 k A/ VOIX ECRAN COULEUR 17\" SVGA\tCARTE DE SON Ensoniq\tHAUT PARLEUR 80 WATTS\tVIDÉO 8m ATI AGP\t2 PORTS usb Imprimante! Epson 640-299995 850-5Q9*$ OUEST 940, BOUL.ST-JEAN POINTE-CLAIRE TÉL.: (514) 426-2586 FAX: (514) 426-3455 CENTRE-VILLE 1150.RUE UNION .MONTRÉAL .TÉL.: (514) 871-8515 FAX: (514)871-9936 974 99$ ou 31 .99 S/MOIS _O.A.C.^MIS-A-JOUR A : AJOUTER^ Celeron 300a 128k + 80 S Pentium II 333 +230$ Ecran 17\" SVGA +135$ 64 megs SDRAM +64$ 99$ ou 42.99 S/MOIS O.A.C.Imprimant) HP Laserjet 11 FAX MODEM 56KV.90 6436.JEAN-TALON EST SAINT-LÉONARD TÉL.: (514) 253-43ÔS FAX: (514) 253-5834 MIS-A-JOUR A : AJOUTER : Celeron 333128k + 20 $ Pentium II 333 +150$ Ecran couleur 19\" + 345$ ^128 megs SDRAM +127 %J NOUS OFFRONS MAINTENANT UN PROGRAMME DE PROLONGEMENT DE GARANTIE.LAVAL 577, ST-MARTIN O.LAVAL /V TEL : (450) 629-8707 FAX : (450) 629-4364 r^ ANS DE GARANTIE Sur n pièces et main d'oeuvre.mm Ans de remplacement v Instantanésur les composants SUR LES SYSTÈMES ANNONCES LA VENTE SE TERM'NE iŒ 10 NOVEMBRE, COMPTANT OU INTERAC SEUL LES PRIX ET LA DISPONIBILITÉ PEUVENT CHANGER SANS PRÉAVIS INTERNET : www.microbytes.com Courrier électronique Jnfo@mlcrobytes.cpm Prêt d'étudiants jusqu'à 3,000 $ acceptée ! 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¦> I *\u2022.OProiflgo Place Bonaventure 5 au 8 novembre 1998 http://pages.infinit.net/cuisinez,, mm 'pu* v i h V r /\u2022 \u2014\u2022 B8 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 4 NOVEMBRE 1998 Monde Aqencc France-Presse MADRID Le chef du gouvernement espagnol José Maria Aznar a effectué hier un nouveau geste qui renforce l'espoir de paix au Pays basque, en autorisant l'établissement de contacts avec « l'entourage » de l'organisation séparatiste basque ETA.L'exécutif conservateur entend ainsi sonder la « volonté réelle » de l'ETA concernant un éventuel abandon définitif de la lutte armée qui permettrait l'engagement d'un processus de paix au Pays basque, a confirmé le porte-parole du gouvernement, Josep Piqué.L'organisation armée observe une trêve illimitée depuis le 16 septembre.À la veille des élections régionales basques du 25 octobre, un porte-parole de l'ETA avait as-Mire, dans des déclarations à la BBG,;-que le cessez-le-feu était « ferme et sérieux ».Fait inhabituel sur ce genre de sujet, la décision du gouvernement d'entamer des « contacts exploratoires » avec des interlocuteurs du Mouvement de libération nationale basque < MLNV ), qui englobe l'ETA, a été rendue publique par un porte-parole de la présidence du gouvernement.Cependant, ce porte-parole s'est refusé à fournir la moindre indication sur les interlocuteurs autant du côté des séparatistes que des autorités espagnoles.Dimanche, le journal madrilène El Pais soutenait qu'un plan de paix pourrait être négocié dans un premier temps entre le gouvernement et le porte-parole de la coalition Herri Batasuna ( HB, bras politique de l'ETA ) Arnaldo Otegi.Hier, le quotidien El Mundo évoquait la possibilité de contacts entre des agents des services secrets et des dirigeants indépendantistes.L'exécutif a affirmé avoir pris cette décision à la vue des changements observés au sein du MLNV.Selon lui, le nouveau scénario au Pays basque après les élections du 25 octobre permet d'effectuer de nouveaux pas vers la disparitioii définitive de la violence, a ajouté ce porte-parole.Le ton modéré des dirigeants de HB et l'impression qu'ils sont décidés à respecter les institutions démocratiques après leur forte poussée aux élections régionales ont incité le gouvernement à faire ce nouveau geste, ont indiqué des sources proches de l'exécutif.M.Aznar a toujours conditionné des progrès dans l'établissement du processus de paix au Pays basque à l'acceptation par l'ETA des résultats des élections du 25 octobre et de l'abandon définitif de la lutte armée.Les élections au Parlement bas- \tAvec nos conseils d'épargne\t\t1 pour les et\t \u2022 ¦\tvous aurez non \u201e .\u2022î'.'Vi'V'.»,\"'.'-;!,'.' \u2022\u2022¦ *.'i Aiïtf*- \u2022 '\u2022 ¦>\tseulement Tes\t\tprit tram que ont été remportées à la majorité relative par le Parti nationaliste basque ( PNV, modéré ) déjà au pouvoir ii Vitoria.Mais elles ont aussi laissé apparaître, outre une forte poussée des indépendantistes, une netle avancée des conservateurs dû Parti populaire ( PP ) de José Maria Aznar.La décision annoncée hier par le gouvernement a été bien accueillie parla classe politique.Les socialistes ont réaffirmé que l'exécutif comptait sur leur appui dans cette affaire.« C'est important que le gouvernement prenne l'initiative et gère la trêve de l'ETA d'une façon intel-.ligente, responsable et courageuse », a dit pour sa part le leader de Izquierda XJnida (coalition autour des communistes ) au Pays basque,.Javier Madrazo.« C'est un, geste audacieux », a « Si un jour ma fille veut étudier à l'université, mais qu'on n'en a pas les moyens, elle ne sera sûrement pas la seule à être déçue.Avec des conseils de placement pertinents au moment opportun et avec une foule d'options, on peut tous les deux envisager l'avenir avec optimisme.Et même se sentir rassurés dès aujourd'hui.» Gestion des avoirs CIBC De meilleurs conseils.Plus d'options.Le respect de vos décisions.Nous croyons que les études post-secondaires devraient être accessibles à tous les enfants.C'est pourquoi nous vous présentons un nouveau régime enregistré d'épargne-études (REÉÉ), SuperDéparf*c, composé de six portefeuilles personnalisés ainsi que des options de placements allant des Fonds mutuels CIBC1 à haut rendement au large éventail de CPG de la CIBC Pour obtenir des conseils d'expert, communiquez avec votre conseiller bancaire personnel CIBC dès aujourd'hui.Composez le 1 800 465-3863 ou visitez notre site web www.ci bc.com/francais/ Ouvrez un compte REÉÉ SuperDéparf avant le 31 décembre 1998 et obtenez un ensemble de collection de la Monnaie royale canadienne-', un cadeau qui prendra de la valeur au fil des ans.BANQUE l^IBC 1 Les Fonds mutuels CIBC sont offerts par Placements CIBC Inc .filiale de la Banque CIBC 2 Des délais et conditions d'admissibilité s'appliquent.Pour d'autres détails, rendez-vous dans un centre bancaire ' Marque de commerce de la Banque CIBC - VOIR LOIN.UNE TRADITION renchéri le vice-secrétaire général du parti nationaliste Eusko Alkar?tasuna ( EA, modéré ), Rafa Lar-reina, tout en espérant qu'il conduise à la paix.Herri Batasuna a annoncé qu'elle étudierait dans l'après-midi la décision du chef du gouvernement d'autoriser des contacts avec « l'entourage » de l'ETA.Le 15 octobre, le gouvernement avait fait un premier geste symbolique en réponse à la trêve de l'ETA en transférant au Pays basque quatre détenus de l'organisation armée et en accordant un régime de semi-liberté à un cinquième.Le rapprochement des prisonniers « etarras » ( 535 au total en Espagne ) vers le Pays basque est une revendication traditionnelle des nationalistes, autant des radicaux que des modérés.Un officier français espion pro-serbe d'après AFP PARIS Le gouvernement français a gardé hier un silence embarrassé après l'arrestation samedi dernier du commandant de l'armée de terre Pierre Bunel, membre important de la représentation militaire française auprès de l'OTAN, inculpé pour « intelligence » au profit des Serbes de Yougoslavie.Cette affaire d'espionnage est doublement embarrassante pour la France, du fait de certains précédents durant la crise bosniaque et de la période sensible à laquelle elle intervient dans la crise du Kosovo.L'officier est soupçonné d'avoir remis à des agents serbes des documents classés « secret-défense » sur les sites militaires yougoslaves qui auraient été les cibles de frappes aériennes de l'OTAN si les forces serbes ne s'étaient pas retirées du Kosovo au moment du dernier ultimatum le 27 octobre.L'avocat de Pierre Bunel, Me Eric Najsztat, a indiqué que son client affirme avoir agi pour des « raisons humanitaires ».Me Najsztat a contesté la version selon laquelle l'officier aurait remis ces documents à un agent yougoslave « par sentiment pro-serbe », comme l'avaient indiqué dans un premier temps des sources proches de l'enquête.Au cours de sa garde à vue de quatre jours par la Direction de la surveillance du territoire ( DST, contre-espionnage ), il aurait toutefois reconnu avoir agi par sentiment pro-serbe, reproche récurrent fait à l'armée française en Bosnie.À l'OTAN, on indiquait qu'il semblait improbable que le commandant Bunel, qui s'occupait de l'organisation des visites ministérielles et militaires françaises à l'OTAN, ait pu disposer de la liste exacte des sites militaires yougoslaves visés.Cette affaire est « gravissime », estime le général Philippe Morillon, qui fut en 1992 et 1993 commandant de la FORPRONU en Bos-nie-Herzégovine, dans une interview au quotidien Le Parisien-.« Qu'un officier français communique des renseignements à une puissance étrangère me stupéfie et me scandalise », déclare le général.« C'est gravissime, mais, heureusement, exceptionnel ».Cette affaire d'espionnage « qui porte ombrage à toute l'Organisation », selon une source proche de l'Alliance, y relance les soupçons de sympathies pro-serbes de l'armée française.Elle « n'aide pas » à améliorer l'image de la France à ce sujet, reconnaît la même source, d'autant que la presse américaine avait stigmatisé en avril le rôle en Bosnie d'un autre officier français, Hervé Gourmclon, qui aurait empêché l'arrestation du criminel de guerre Radovan Karadzic.Le ministère français de la Défense avait à l'époque reconnu qu'un officier, dont il ne fournissait pas l'identité, avait eu des « relations » ayant « pu paraître contestables » avec des personnes poursuivies pour crimes de guerre par le Tribunal pénal internationale dé La Haye.Le commandant Gourme; Ion avait été rappelé en France fin 1997.xte y.: «'\u2022>» 4fe La semaine québécoise de la citoye 4fe âfc
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