La presse, 30 octobre 1998, Cahier A
[" teplusgtàtiâ L]îiol'uiîciijidiiÇiiis J'Aïucviquc Montréal, vendredi 30 octobre 1998 115« année No 11 72 pages, 4 cahiers taxes en sus Iles - de - la - madeleine 1 $ floride 1,75 $ u.s.L VU Nikon- LA HAUTE TECHNOLOGIE POUR VOS [LUNETTES .352-1010 Le dollar aujourd'hui -0,40 ^^^^^^^^^ 60 cents US page C4 Cyberpresse m Attention voici le pire ennemi de Microsoft.page Bll Actualités John Glenn, JA pur des astrona de nouveau page A18 Hockey Chrétien devra avertit Charest KATIA GAGNON et GILLES TOUPIN Cinq jours après que le premier ministre Chrétien eut largué une véritable bombe dans sa campagne, le chef libéral Jean Charest met le poing sur la table : M.Chrétien devra se « tasser » s'il compte s'opposer à des modifications constitutionnelles.« Ceux et celles qui pensent qu'ils vont arrêter le Québec dans son évolution, qui vont empêcher le Québec de bouger, ils n'ont qu'à se tasser, parce que je n'ai pas l'intention de céder le pas à personne dans au cune circonstance », a-t-il lancé hier.Je ne suis pas venu solliciter un mandat pour être premier ministre du Québec pour me faire dire par quiconque qu'on ne pouvait pas réaliser nos ambitions et prendre notre place.Si le message est direct et franc, il reflète exactement ma façon de penser, ma façon d'agir le jour où je serai premier ministre du Québec », ajoute-t-il en réplique au premier ministre fédéral qui affirmait samedi avoir déjà satisfait les demandes du Québec.« Le jour où on Voir «CHRÉTIEN» en A2 ¦ Les promesses de Charest en santé.Page Bi M Une tirade souverainiste de Bouchard.Page Bi ¦ Dumont se moque de Charest.Page B5 M La CSN veut voir les chiffres.Page B5 Bouchard rend hommage à Camille Laurin Hier soir, devant 700 militants de Test de Montréal, le premier ministre Lucien Bouchard a rendu hommage à Camille Laurin qui, à 76 ans, abandonne le comté de Bourget après quatre mandats, pour des raisons de santé.Ému, le père de la loi 101, qui était accompagné de sa femme, Francine Caston-guay-Laurin, a rappelé que c'est son engagement pour la souveraineté qui a inspiré sa carrière politique.« Je la prédis pour d'ici deux ou trois ans maximum », a-t-il lancé.Le candidat du PQ dans Bourget ne sera connu Îue la semaine prochaine.Sire en page Bl PHOTO RÉMI LEMÉE.Lâ Le 450: une zone où la lutte sera féroce CHANTAL HÉBERT Si la bataille électorale qui commence se joue, comme le prédisent actuellement les sondages, au corps à corps entre le Parti québécois et le Parti libéral du Québec, le gros de l'action va se dérouler sur des sables mouvants situés à l'intérieur d'un rayon d'une heure de route du centre-ville de Montréal.Sur l'ensemble du territoire du Québec, environ 25 circonscriptions, soit un cinquième des 125 sièges en cause, sont d'emblée promises à des luttes particulièrement âpres.Ce sont des comtés remportés par moins de 2000 voix aux dernières élections générales et donc, par définition, ciblés par les partis en lice.Les autres sont ou bien des châteaux forts des deux principaux partis ou encore des sièges dont seul un véritable balayage, toujours possible mais pas encore dans les cartes, pourrait déloger l'occupant actuel.La moitié des sièges en ballot- tage sont concentrés dans une zone délimitée par le nouvel indicatif téléphonique 450 qui ceinture depuis quelques mois l'île de Montréal.C'est là que se trouve le terrain politique le plus friable de la présente campagne.Si Jean Charest veut enlever le pouvoir à Lucien Bouchard, il devra commencer par s'imposer sur ce champ de bataille.Dans l'oeil de la tempête, on retrouve une douzaine de circonscriptions essentiellement francophones, toutes, sauf une, gagnée par le PQ aux élections générales de 1994 et toutes néanmoins considérées comme éminemment changeantes.Parmi celles-là, on retrouve quatre sièges occupés par des membres du cabinet Bouchard.Ce sont trois comtés de Laval, La-val-des-Rapides, Vimont et Fabre représentés respectivement par Serge Ménard, David Cliché et Joseph Facal et la circonscription de Chambly que la ministre Louise Beaudoin avait remportée de justesse contre Lucienne Robillard en 1994.À celles-là, il faut ajouter le Voir LE 450 en A2 Kuczer inculpé de fraude L'homme d'affaires montréalais Peter Kuczer a été accusé hier d'avoir détourné 2,35 millions en orchestrant la faillite frauduleuse de la société Hydro 1, responsable de deux projets de centrales hydroélectriques privées.Page A4 L'aérospatiale a besoin de bras MAURICE JANNARD D'ici au 1\" janvier 2001, l'industrie aérospatiale du Québec prévoit offrir 3320 nouveaux emplois.Ce chiffre ne tient pas compte du taux de roulement, situé à 3 % annuellement.Le départ du personnel existant représente 3700 postes, qui devront être comblés durant cette période.Selon le Comité sectoriel de main-d'oeuvre de l'aérospatiale au Québec ( CAMAQ ), d'ici le début de l'an 2001, l'industrie aura donc plus de 7000 postes à pourvoir.Ces données proviennent d'une étude effectuée au printemps dernier à laquelle 217 entreprises ont répondu.Parmi elles, on trouve 13 manufacturiers majeurs et 204 entreprises de sous-traitance.Les 13 entreprises manufacturières représentent près de 65 % de tous les emplois reliés à l'industrie aérospatiale.Les grands noms du secteur s'y retrouvent, tels Bell He-licopter Textron, Bombardier Aéronautique, CAE Electronique, Pratt 8- Whitney, Rolls Royce et Spar Aérospatiale.L'enquête du CAMAQ a été réalisée avant les derniers développements dans l'industrie, soit les nouvelles commandes de Bombardier pour le Challenger Régional Jet, qui nécessiteront 300 postes de Voir L'AÉROSPATIALE ênA2 ¦ * Duchesneau dévoile l'identité de «son» mystérieux investisseur ISABELLE HACHEY Jacques Duchesneau se frottait les mains lorsqu'il a révélé, hier, l'identité du mystérieux homme d'affaires qui songe à investir 465 millions dans la métropole à la condition que le parti Nouveau Montréal en prenne les rênes, dimanche prochaiq Mais, si M.Duchesneau affirme avoir LES MUNICIPALES tenu promesse, plusieurs ques-t i o n s demeurent quant aux intentions réelles de John B a r r o 1 1 Brown, chef de direction de la société britannique CIT International Limited, d'injecter tous ces millions dans l'économie montréalaise après l'élection de l'ancien chef de police.Lors d'un débat télévisé tenu le 16 octobre, M.Duchesneau avait déclaré que plusieurs investisseurs montréalais, issus des communautés juive et anglophone, étaient prêts à injecter 500 millions à Montréal s'il devenait maire.M.Duchesneau avait refusé d'en dire plus, remettant au lendemain des élections la divulgation de l'identité de ces personnes.Hier, il a rectifié le tir en déclarant qu'il s'agissait d'un seul investisseur, M.Barroll Brown, dont la société londonienne travaille dans le domaine immobilier.« Vous vouliez avoir un nom, on vous l'a donné, vous ne pouvez pas demander plus ! » a-t-il lancé aux journalistes qui tentaient d'en savoir davantage sur les intentions de M.Barroll Brown.M.Duchesneau a invité les médias à communiquer avec l'homme d'affaires, à Londres.«< Il attend vos appels », a-t-il dit.Or, il était impossible, hier, de joindre M.Barroll Brown.Sa secrétaire a indiqué à La Presse qu'il était en réunion et qu'il ne se « doutait pas du tout » que des journalistes canadiens devaient communiquer avec lui.Embarrassés, les organisateurs de Nouveau Montréal ont tenté, eu vain, d'organiser une conférence téléphonique réunissant M.Barroll Brown et les journalistes.M.Duchesneau a aussi avancé que la société venait d'investir dans « une grosse affaire » à Toronto, mais personne n'a pu préciser ses propos au bureau de Nouveau Montréal.Dans une lettre que l'homme d'affaires britannique a écrite, le 26 octobre, à la suite d'une requête de M.Duchesneau, rien ne garantit un investissement aussi important advenant son élection.« Dans le Voir DUCHESNEAU en A2 M Autres textes: pages A6 à A8 Bons en maths et en sciences Selon les résultats de la troisième enquête internationale sur les mathématiques et les ) sciences, les élèves du primaire et du secondaire du Québec se classent dans le peloton de tête pour ces deux disciplines.Page A14 428 JOURS AVANT L'AN 2000 INDEX Petites annonce! C2 fondes destinée* C20 Feuilleton C21 Mot mystère C21 index immobilier C18, C19 C18 Arts et spectacles Décès CflàC17 Économie C23 Horoscope C19 Opinions B3 C1àC8 marchandises C19.C20 ijggjggjgjg ™ Éditorial LebridQt C22 Politique B1.B4.B5 B2 Lemonde B6.C24 Tabloïd Sports emplois C20 \u2022 horaire télévision CIO Étes-vous observateur Loteries A1A15 - Michel Blanchard S5 ÉDITORIAL Choisir les meilleurs - Agnès Ci ru du page B2 MÉTÉI Ciel variable Max.10, min.1 Cahier Sports, page 16 1\t^^^^ « f\t automobile C20 à C22 ' CIO C18 Mots croisés C19.S10 Si i A2 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 30 OCTOBRE 1998 ; Suites de la une «Chrétien devra se tasser», avertit Charest «CHRÉTIEN» / Suite de la page A1_ va s*esseoir à la table, on n'acceptera pas de se faire dire qu'on ne réalisera pas nos ambitions.Rien ne va nous arrêter.» Cette sortie, de loin la plus dure de M.Charest à l'endroit de son allié fédéral, a fait des vagues jusque dans la campagne pé-quiste et a encore accru le malaise provoqué à Ottawa par la sortie préélectorale de M.Chrétien.Dans un premier temps, Lucien Bouchard s'est précipité à la défense de Jean Chrétien.« Je dirige ce gouvernement depuis près de trois ans et tout le monde sait que ça n'a pas toujours été facile avec M.Chrétien.Mais je n'ai jamais pensé que cela améliorerait la situation que de demander la démission de M.Chrétien.C'est un geste très désespéré de M.Charest.J'aimerais mieux le voir demander plus d'argent pour la santé ou combattre les intrusions de M.Chrétien.» « Le nouveau programme constitutionnel du PLQ, c'est ni plus ni moins que la démission du premier ministre fédéral.Je m'étonne parce que finalement, depuis qu'il est arrivé sur la scène politique québécoise, M.Charest attaque très durement le Parti québécois en disant que c'est le parti de la chicane.Je trouve ça fort de café parce qu'il n'est pas encore au pouvoir, il est au début de sa campagne électorale et il est déjà en train de demander la tête du vis-à-vis fédéral.Comme promesse de chicane, il n'y a rien de mieux », a ajouté le chef péquiste À Ottawa, l'ultimatum de Jean Charest à Jean Chrétien a créé un malaise visible au sein des libéraux fédéraux.Le député libéral de Vaudreuil-Soulanges, Nick Discepola, a notamment déclaré qu'il était « déçu », en tant que Québécois, de voir Jean Charest et Jean Chrétien « se chicaner » à l'aube d'une campagne électorale aussi importante.« Ça n'a pas aidé la cause des libéraux du Québec », a-t-il admis, en parlant des déclarations faites à La Presse samedi dernier.M.Discepola a par contre souligné que M.Charest devrait se concentrer sur ce qui se passe au Québec et non sur ce qui se dit à Ottawa.Aux Communes, le premier ministre a fait la sourde oreille à l'opposition, qui lui a remis les déclarations de Jean Charest sous le nez et lui a demandé de réagir.Poussé par le leader en Chambre du Bloc québécois, Michel Gauthier, Jean Chrétien a soutenu qu'il avait déjà fait beaucoup de « changements pour faire avancer la cause de tous les Canadiens qui veulent demeurer canadiens et qui sont québécois » mais sans répondre directement à M.Charest.« Ce que le premier ministre a à dire, a déclaré Jean Chrétien, c'est qu'il a fait adopter ici en cette Chambre une résolution sur la société distincte du Québec, et les députés du Bloc québécois ont voté contre.Nous avons fait adopter par ce Parlement une loi donnant un veto à toutes les régions du Canada, y inclus le Québec, et le Bloc québécois a voté contre.» Et le premier ministre a réitéré, comme il l'avait affirmé mardi : « Si les Québécois veulent vraiment avoir des conditions gagnantes pour respecter le voeu exprimé dans deux référendums, a-t-il dit, c'est-à-dire avoir des conditions gagnantes pour avoir des vrais changements, ils devraient voter pour un gouvernement libéral qui veut demeurer canadien et non pas pour un parti qui veut faire la séparation du Québec.» C'est d'abord au reste du Canada que Jean Charest avait réservé ses déclarations-chocs.C'est en effet dans une entrevue publiée hier dans le quotidien The Globe and Mail que M.Charest a sommé le premier ministre Chrétien de s'adapter aux changements ou de céder son poste à quelqu'un d'autre.Il avait pourtant tout fait pour tempérer, dimanche dernier, les déclarations de M.Chrétien.Pourquoi avoir attendu autant pour manifester ouvertement son impatience devant les propos du premier ministre ?« L'entrevue ( au Globe and Mail ) n'a pas été faite pour un auditoire québécois.Il serait peut-être bon que l'ensemble des Canadiens sache de quel bois on va se chauffer au Québec.Je veux que les signaux soient clairs pour l'ensemble du pays.Je veux que ce soit clair pour tout le monde dans quelle conditions je m'engage dans cette campagne électorale », explique M.Charest.avec la collaboration de Martin Pelchat Le 450: une zone où la lutte sera féroce LE 450 / Suite de la page A l comté baromètre de Saint-Jean.Aux dernières élections, alors que le PQ et le PLQ avaient fini presque à égalité dans le nombre de suffrages exprimés, Saint-Jean avait reflété la tendance provinciale au point de donner un nombre égal de votes aux candidats libéral et péquiste.Il avait fallu déclencher une élection complémentaire pour amener ses électeurs à trancher, ce qu'ils firent en faveur du PQ.Remportée par Richard LeHir pour le PQ en 1994, Iberville est également ciblée par les deux principaux partis surtout que l'ex-député, devenu indépendant, n'est plus là pour brouiller les cartes.Le siège de Prévost, gardé de justesse dans une élection partielle par le PQ après le départ de l'ex-ministre Daniel Paillé, pourrait également changer de camp.Une autre circonscription de Laval, celle de Mille-Îles, tout comme les comtés de Johnson, Saint-Hyacinthe, Salaberry-Soulan-ges et Shefford, un siège libéral, complètent le portrait du front le plus chaud de la campagne.À cette bataille rangée, il faut ensuite ajouter des combats plus localisés.Dans l'île de Montréal, trois circonscriptions offrent aux libéraux leurs meilleures occasions de faire des gains aux dépens du PQ, à savoir Anjou, Crémazie et Rosemont.En Mauriac, les libéraux ont à l'oeil le siège de Trois-Rivières du ministre Guy Julien.Dans le centre du Québec, les libéraux vont travailler très fort pour enlever Nicolet-Ya- maska au PQ.Dans la région de Québec, les comtés de Montmagny et Jean-Talon, gagnés de peu par les libéraux en 1994, et les sièges péquistes de Lotbinière et de Louis-Hébert sont à surveiller, ne serait-ce, dans ce dernier cas, que pour voir qui bénéficiera des 9 000 voix obtenues en 1994 par l'animateur de radio André Arthur contre le ministre Paul Bé-gin.Enfin, dans l'est du Québec, les circonscriptions de Gaspé et Bonaventure, actuellement péquistes, et les îles-de-la-Ma-deleine, représentées par le PLQ, promènent toutes des luttes serrées.Duchesneau dévoile l'identité de «son» mystérieux investisseur DUCHESNEAU / Suite de la page A l_ où l'administration change et que vous êtes élu, je peux confirmer que mon groupe sera prêt à considérer des investissements de 180 millions de livres ( 465 millions de dollars ) dans des opportunités immobilières dans la région », écrit M.Barroll Brown.L'investisseur affirme être préoccupé par le climat « d'incertitude lié à la situation politique actuelle » et par « l'instabilité » qui en découle.Plusieurs adversaires de M.Duchesneau se sont demandé si M.Barroll Brown faisait référence au débat constitutionnel et ne confondait pas élections muni- cipales et provinciales.« On parle réellement de Montréal, ça n'a absolument rien à voir », a rétorqué M.Duchesneau, qui affirme que M.Barroll Brown en a surtout contre la lourdeur bureaucratique de l'administration actuelle.Le candidat soutient aussi qu'il n'a rien promis à l'homme d'affaires en échange d'un éventuel investissement.CIT International est une société à capital fermé, qui réunit une vingtaine d'investisseurs anonymes d'Extrême-Orient, de Suisse et des États-Unis, selon un article du quotidien londonien Times, publié en janvier.La société a acquis un portefeuille de propriétés d'une valeur de 1,3 milliard, surtout en achetant des immeubles luxueux en Angleterre.L'aérospatiale ^^bsb^ a besoin de bras plus, et la décision de Pratt &\u2022 Whitney d'éliminer 900 postes, surtout des ingénieurs, d'ici la fin de 1999.« Les données publiées cette année témoignent de la vitalité de l'industrie aérospatiale au Québec », affirme le rapport du CAMAQ.Cette industrie a connu un rythme de croissance de 10 % par année en moyenne depuis le milieu des années 80.Selon le CA- « Un de ses principaux investisseurs, c'est un ancien Montréalais, qui a vu Montréal dépérir et qui veut qu'elle redevienne prospère », a dit M.Duchesneau, qui soutient avoir rencontré cet homme lors d'une réception.Les adversaires de M.Duchesneau jugent que cette histoire est cousue de fil blanc.« J'appelle cela du chantage politique, a dit Jean Doré, d'Équipe Montréal.Je ne suis pas sûr que les Montréalais vont être dupes d'un manège comme celui-là.» M.Doré estime que le procédé de M.Duchesneau est « odieux » et « antidémocratique ».« On a déjà eu des affaires comme ça au Québec, dans les années 1970.Mais on pensait que le coup de la Brink's, c'était fini ! » MAQ, la part du Québec pourrait bientôt représenter près de 60 % de l'ensemble de l'activité aérospatiale au Canada.Parmi les emplois le plus en demande, on retrouve dans le secteur des professions scientifiques ( ingénieurs notamment ) des spécialistes en informatique, en avionique et en conception.Dans le secteur des techniques et des métiers, les travailleurs les plus recherchés par les entreprises sont les opérateurs ( outils et machines ), les assembleurs et les machinis- « Je n'y ctoîs pas, a dit Michel Prescott, du 1 RCM.Pourquoi une grande entreprise de Londres interviendrait dans un processus dé* mocratique à Montréal ?» Lier des investis*.sements de 500 millions à l'élection éventuelle d'un candidat n'a tout simplement pas de sens, selon lui.Le maire Pierre Bourque estime également que « ce n'est pas sérieux du tout ».« M.Duchesneau devait attendre après les élections ( pour dévoiler le nom de l'investisseur ) mais là, il se sent pris parce que les carottes sont cuites pour lui », a dit M.Bourque, tout en soulignant que 2,3 milliards ont été investis à Montréal, dans tous les domaines, au cours des six derniers mois.tes.Les entreprises ne semblent pas avoir de difficulté à recruter du personnel, à l'exception de postes très spécialisés.Ainsi, une autre étude faite par le CAMAQ révèle que les firmes aérospatiales installées au Québec ont été en mesure de recruter ici même la très grande majorité de leur personnel depuis le début des années 80.La main-d'oeuvre embauchée à l'étranger a servi à combler des fonctions nécessitant des formations très spécialisées.La Presse Renseignements : 285-7272 Abonnement : 285-6911 Télécopieur pour abonnement : 285-7039 Lundi au vendredi de 7 h à 17 h 30 Samedi de7hà midi Dimanche de 7 ha II h Rédaction : 285-7070 Promotion : 285-7100 Les petites annonces : 285-7111 Télécopieur : 848-6287 Lundi au vendredi de 8 h 00 à I7h30 Décès, remerciements : 285-6816 Lundi au vendredi de 8 h 30 à 17h30 Grandes annonces Détaillants: 285-6931 National, TéléPlus : 285-7306 Carrières et professions.Nominations : 285-7320 Comptabilité Grandes annonces : 285-6892 Les petites annonces : 285-6900 La Presse est publiée par: La Presse, Ltée.7, rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9.Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations particulières à Là Presse sont également réservés.Envois de publication canadienne -Contrat de vente numéro 0531650»» Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518.LOTERIES La quotidienne à trois chiffres : 2-1-5 à quatre chiffres : 2-3-0-2 COLLECTES DE SANG Aujourd'hui, Héma-Québec attend les donneurs aux endroits suivants : ¦ à Montréal : Centre des donneurs de sang, centre commercial Maisonneuve, 2991, Sherbrooke Est ( métro Préfontaine ), de lOhà 17 h ; ¦ à Montréal : avec la participation de la Banque de Montréal, la Great West, la place Bonaventure et la STCUM, à la Galerie des boutiques de la place Bonaventure ( local à côté de Reitmans ), de 10 h à 17 h.Objectif : 100 donneurs ; ¦ à Montréal : Place des Arts, hall d'entrée de la salle Wilfrid-Pelletier ( niveau métro ), 175, rue Ste-Catherine Ouest, de 11 h à 18 h.Objectif : 150 donneurs ; ¦ à Sorel : en collaboration avec les Filles d'Isabelle cercle Madame de Saurel, Les promenades Sorel, 450, boul.Poliquin, de 14 h à 20 h 30.Objectif : 300 donneurs.DEMAIN DANS LA PRESSE Flutie au pays des géants ¦ Jim McMahon, un peu dédaigneux, avait dit de Doug Flutie qu'il était « le nain préféré de l'Amérique ».Une dizaine d'années plus tard, les amateurs de sport d'Amérique redécouvrent Doug Flutie et se passionnent pour les exploits de ce petit homme qui réussit des tours de magie au pays des géants.Dans le cahier des Sports de demain, Robert Duguay vous fait mieux connaître cet athlète exceptionnel que des dizaines d'experts n'ont pas su reconnaître.QUESTION DU JUUR La Presse liaison Vous voulez vous faire entendre?Répondez à la question du jour.Pour faire connaître votre opinion, composez le 285-7333; au son de la voix, faites le L Le fait que les réservoirs d'eau d'Hydro-Québee soient à 35% de leur capacité vous fait-il craindre une hausse des tarife?Selon vous, les enjeux de la campagne électorale qui s'engage sont-ils clairs?À cette question posée hier, le pourcentage des réponses obtenues a été: Oui: 59 % Non: 41 % NDLR: Ce sondage maison sert uniquement à prendre le pouls de nos lecteurs et n'a aucune prétention scientifique.On vous a ouvert 4 portes en 2 temps 3 mouvements Le Ford Fi$o 1999 redessiné.Le seul pick-up à cabine double offrant quatre portes de série et le choix de trois puissants moteurs Triton**.Le F-150.un dur de dur.?$^ Accessoires de cuisine en nuirbre fTQQH) À compter de 3 ^ Cour.jusqu'à 24.99$ Ensemble de 7 Ustensiles antiadhésifs 4^99$ Cour.24,99S Bouillo À partir de mire de vaiscelUt en fine porcelaine pwr 8 Cour 149.99$ Élégants verret sur pied Eus.de 4 Cour.29,99$ Plais de service en céramique Cour.?9,99 $ 5999$ 1299$ 1799$ G,TA l'UH) armitc lf> pintes j \\ 111 %\\ Paul Bouthiilier V ?JeanCampeau :-, Gaies Caron Pierre Des Marais John H.Dinsrnore Guy Dufresne Jean-Guy Dubuc Ghlslain Dufour Dr Jacques Genest Michel Hamelin Benoit Lacroix Won Lamarre Roland Leclerc Serge Leclerc Marcel Legault André Lesage Gaétan Lussier Claude Masson J.-Roben Oulmet Jean-Guy Parent Madeleine Saint-Jacques Michèle Thibodeau-DeGuire Vous invitent à entendre de 7h 10 à 9h: : 'V' INTERIEUR Madame Use Trubauli Lionenanf-goauerneur du Québtr I le témoignage personnel de Madame Lise thibault Lieutenant-gouverneur du Québec Hôtel le Reine Élizabeth Le mercredi 18 novembre 1998 Facultatif: de 9h îo à I0h30 Échange avec Madame Lise Thibault 44$ par personne de 7h io à 9h et 49$ par personne de 7h ÎO à loh3Q 'table de 8 personnes Informations : Fax : 385-6228 Réponse rapide suivra -r-?- COMMUNAUTE URBAINE ^ DE MONTRÉAL Programme 7hl0: cliant douverauv Prière fjouvertun Lecture de la bible: Mot de bienvenue: Kcpas i1' lits chanteurs du Mont-Royal Joint H: Dirtsmoa- Pierre 1-afcrriere J.-Robert iXiiijier Prière des dx*fs de (De du Québec: Guy Dufresne Témo^na^ P) rsonhel: Use Thibault Mots «-tli.U IMlls Des voyages racontés par vos artistes préférés! t Lio Kiefer, Francine Grimaldi, Joël Le Bigot, Andrée Lachapelle, Francine Ruel.SALON\t\tINTERNATIONAL\t T 0\tU\t\tR I S M E V 0\t1\tY\tAGES Place Bonaventure, Montréal Du 30 octobre au 1er novembre T LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 30 OCTOBRE 1998 llH'»' \\\\ ' »I./\\ il Les vieilles dames craquent pour Jacques Duchesneau £ I « Marie-Claude Malboeuf était un véritable marathon de l'âge d'or, mercredi, pour le candidat à la mairie Jacques Duchesneau.b( -i Est-ce l'attrait de l'uniforme qui perdure ?Les vieilles dames craquent toutes pour les beaux yeux bleus de l'ancien chef de police, assure son attaché de presse André Bédard, qui ne se prive pas de lui en faire rencontrer.Vers midi, le phénomène se vérifie une énième fois dans le quartier Saint-Michel, au Centre communautaire des aînés, où des résidants déguisés partagent un dîner d'hal-loween.« C'est Duchesneau, il se présente comme maire », chuchote d'un ton saisi une sexagénaire tout de velours vêtue, avant de se sauver dans la pièce voisine.Vite, elle en profile pour faire bouffer ses cheveux blonds et replacer fébrilement sa grosse broche en or.Prête à accueillir le candidat avec des vrais sourires de jeune fille gênée.Ses 30 secondes éclipsées, elle continuera de le lorgner, l'observant évoluer calmement d'une table à l'autre.Un petit mot au lutin, une boutade au Petit Chaperon rouge, une photo avec la « bonne soeur ».Et le candidat repart dans un concert de « bye bye » enthousiastes.Les femmes craquent, mais M.Duchesneau attire aussi l'attention des électeurs masculins.Deux heures plus tôt, son veston gris et sa chemise rose produisent déjà leur petit effet au milieu de la mer de shorts du centre sportif Claude-Ro-billard.Sur la piste de course, des PHOTO RÉMI LEMÉE.LA PRESSE Comme les autres dames du Centre communautaire des aînés de Saint-Michel, Léontine Cyr-Hallé a craqué pour Duchesneau mercredi.« Je vous aime, je vous adore », a-t-elle accepté de chanter au nom de l'aspirant maire, sous le regard amusé du candidat Claude Bricault.vieillards sautillent et haussent les bras comme dans les annonces du Club Med.Mais plusieurs prennent le temps de faire un petit détour pour féliciter la « vedette » et accepter son dépliant.« C'est dommage que je n'aie pas mon appareil photo », lance même une sportive à tête blanche.À chaque tour de piste, le même petit moustachu rapplique ensuite avec de nouvelles doléances : « Pis les vidanges M.Duchesneau ! Les vidanges.» Chaque fois, le candidat et sa suite trouvent le moyen d'écouter, l'air complètement absorbés par ce qu'on leur raconte.Bombant le torse, un jeune athlète frisé vient même faire tâter ses quadriceps ! Impassible, M.Duchesneau obtempère.Sans cesser de servir la même formule à la ronde : « J'te dis qu'y'a du monde en forme ici ! Pis ils gardent le sourire à part ça ! » Toute la journée, l'ex-policier répétera aussi à qui mieux mieux qu'il a fondu depuis le début de la campagne.Vérification faite sur le pèse-personne du centre Claude- Robillard : 198 livres, incluant les souliers.Manifestement fatigué, Duchesneau y va toutefois mollo sur la distribution de dépliants et de poignées de main.« C'est la voix qui lâche.Je fais des journées de 12, 14 ou 16 heures, 7 jours par semaine.Toujours avec des foules et avec un bruit de fond.Hier, c'était la danse sociale, aujourd'hui, encore, le gymnase », souligne-t-ii dans la camionnette verte qui le ramène au bureau, prêt pour son entrevue avec la radio chinoise et les conseils de son organisateur sur le jour J.Si la voix lâche et si la fatigue s'installe, le candidat s'accroche tout de même.Vers 13 h, déjà presque en retard pour les funérailles du fils d'un ami, il accepte un petit accroc au programme.C'est que son candidat le presse de faire un saut à l'éco-quartier de Saint-Michel, où on célèbre le 75e anniversaire d'un bénévole collectionneur de canettes.L'homme n'est pas là, mais Duchesneau est bien contraint de suivre les bénévoles.L'air d'avoir tout son temps, tandis que son attaché de presse trépigne.Tout le long de la journée, Andrîé Bédard garde toutefois le contrôle.Il laisse bien son candidat improvi-! ser des blagues.Mais il tient à le conseiller avant qu'il commenta une récente décision de la Ville/ qui prévoit couper les vivres à trois centres pour sans-abri.Dans le bureau gris de l'aspirant maire, deux livres trahissent d'ailleurs l'apprentissage politique eh cours : You 've Gct to Believe to Ec Heard et The Information Paradox.Des leçons utiles ?Mercredi,, l'exercice pratique ne s'est pas révélé trop dur.Mais M.Duchesneau a eu la chance d'éviter la seule critique ouverte de la journée.Vers 17 h, alors que son candidat s'apprête à servir le souper à la Old Brewery Mission, il prévient qu'il est retenu et qu'il faudra commencer sans lui.« Y va sûrement pas rester pour faire la vaisselle ! lance spontanément un des serveurs.Si vous voulez mon avis, c'est un gros show tout ça.Les cravates, c'est juste bon pour s'étouffer avec.C'est pas pour rien que j'ai coupé la mienne.» Journée de tous les médias pour Michel Prescott André Noël ix heures du matin.Le radio-réveil s'enclenche.Michel Prescott prête l'oreille au ronron du bulletin de nouvelles de Radio-Canada.Le candidat du Rassemblement des citoyens de Montréal a un appétit insatiable pour les nouvelles.Il a été particulièrement sensible au fait que les rôédias ont plus parlé de ses adversaires que de lui.En cette journée du 28 octobre 1988, il a bien l'intention qu'on couvre ses activités et ses déclarations.6 h 05.Un coup de téléphone le distrait.Un homme lui promet une bonne « couverture ».Mais il y a malentendu.Au bout du fil, l'homme n'a décidément pas la voix d'un journaliste : \u2014 Vous cherchez bien un couvreur ?\u2014 Euh.non.\u2014 Vous avez placé une annonce dans le journal : vous cherchez un couvreur pour votre toit ! * Ça ne sera pas la seule fausse alerte de la journée.- Le candidat va chercher sa drogue a sa porte : les quotidiens de la ville.Il est abonné à tous.Un article sur Jean Doré retient son attention dans La Presse : « Jean Doré déteste copieusement Michel Prescott i qu'il qualifie d'être hautain, suffisant et égocentrique.» « Celui qui le dit, celui qui l'est », pense le candidat du RCM en prenant sa douche.Il enfile son complet gris ( bien assorti à sa couronne de cheveux ), attrape une banane et quitte son appartement de la rue Laval.Il monte dans sa voiture, passe prendre ses assistantes et fonce vers Radio-Canada.Il donne une entrevue à RDI et martèle son message : créé il y a 25 ans, comptant 4000 membres, pourvu d'un bon programme, le RCM est le seul vrai parti politique à Montréal.9 h 30.Il donne une autre entrevue, à un poste de télé communautaire, dans les locaux de son distria, angle Rachel et Saint-Laurent.9 h 45 : il rédige un communiqué, où il dénonce les « partis cham-pignons» tels qu'Équipe Montréal ( Jean Doré ) et Nouveau Montréal ( Jacques Duchesneau ), selon lui des organisations électorales opportunistes.10 h 30 : conférence de presse.De vieux comme Marcel Pépin, ancien président de la CSN, appellent la population à voter RCM et Prescott.11 h 15 : le candidat et ses assistantes se dirigent vers le building de TVA.Une longue entrevue était prévue avec Pierre Bruneau.Mauvaise nouvelle : Lucien Bouchard vient d'annoncer la date des élections provinciales ; l'entrevue est annulée.« Je ne l'aime pas, lui, soupire M.Prescott, sourire en coin.Il me fait de l'ombrage.» Retour au local de district.Le ministre des Affaires municipales, Rémy Trudel, lui téléphone pour lui souhaiter bonne chance.M.Prescott lui rend la politesse.Puis il écrit un autre communiqué.Le Parlez de moi en bien, parlez de moi en mal, mais parlez de mol ! militants.temps passe.Il n'est pas un gros mangeur ( âgé de 52 ans, il a la taille svelte d'un jeune homme ).Mais il est 15 h et il ressent une petite fringale.Au Portugalia, tout le monde le connaît.Les clients le saluent avec leurs fourchettes.Il est conseiller de Jeanne-Mance depuis 1982.C'est un personnage dans le quartier.« Lâchez pas », lui dit le patron du restaurant en lui présentant la facture.Si les médias le boudaient en début de campagne, ils se rattrapent aujourd'hui.À 16 h 15, il a encore rendez-vous à Radio-Canada.Une tribune téléphonique à la radio.Pas de chance : les deux premiers auditeurs l'insultent.Le candidat ne s'en fait pas.Parlez de moi en bien, parlez de moi en mal, mais parlez de moi ! 18 h.Ce sera la seule activité sociale de la journée.Il participe au lancement de la campagne de financement de la Fondation du centre hospitalier Jacques-Viger avec son candidat dans Saint-Jacques, Luc Belhomme.19 h.Un de ses amis, Marc Lessard, lance son livre sur la Colombie aux Bobards, un bar du boulevard Saint-Laurent.M.Prescott serre des mains et sirote une bière.La journée se termine comme elle a commencé : par une fausse alerte.Une entrevue était planifiée en fin de soirée à CKVL, à Verdun.Il se rend sur place, mais les animateurs lui assurent qu'il y a erreur sur la date.Le candidat fait contre mauvaise fortune bon coeur.Il se remet à la rédaction d'un communiqué pour le lendemain 1 photo d6nw courvué LêPnmê Une seule activité sociale pour Michel Prescott.En fin de Journée/ il participera au lancement de la campagne de la Fondation du centre hospitalier Jacques-Viger.< LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 30 OCTOBRE 1998 Ml |iMMMMMM| ?M -'-v.- IMMM Ml Ml I Les élections à Montréal Pierre Bourque fait connaissance avec sa.gardienne! Paul Roy 6 h 50, Normand Forget immobilise une grande Ford Crown Victoria devant un condo du boule-vard L'Assomption, dans Test de la ville.Pierre Bourque, rentré quelques minutes plus tôt d'une courte virée cycliste au Jardin botanique \u2014 son « bol d'air » quotidien \u2014, s'installe à l'arrière.Une des dernières journées de cette interminable campagne électorale vient de débuter.Le maire, son chauffeur et l'attachée de presse Sophie Blouin, qui les rejoindra à 7 h, passeront le plus clair des 16 prochaines heures ensemble.Seize heures à visiter une demi-douzaine de HLM du sud-ouest de la ville, deux stations de radio, un centre sportif, un centre culturel, un couvent, un bar, deux salles de quilles et, ne riez pas, le Palais de la pétanque ! Chemin faisant, des piétons, des automobilistes, des camionneurs, s'arrêteront pour lui crier : « Lâchez pas ! » Et une sexagénaire émue lui dira : « Pierre, j'ai souvent voulu t'écrire, je me souviens de toi tout petit, j'avais 13 ans, je te gardais, je t'ai changé de couches.» Une journée de campagne normale pour Pierre Bourque, vous diront tous ceux qui le fréquentent.Alors montez vous aussi dans la Ford municipale ! Non, pas à droite, c'est la place du maire.Premier arrêt : la station de.radio CKMF 94,3, boulevard René-Lé-vesque.Pierre Bourque y passera PHOTO RÉMI LEMÊE.La Presse En début de soirée, le maire Pierre Bourque a abattu quelques quilles à la salle Aylwin, dans Hochelaga-Maisonneuve.les deux prochaines heures, casque d'écoute sur la tête, à répondre aux questions de l'animateur Christian Tétrault entre les 11 000 spots publicitaires, les jingles et les blagues des André Ducharme ( ex-Rock et Belles Oreilles ), Réal Béland et Stéphane Rousseau ( Mme Jigger ).Mme Jigger qui lui avouera : « J'aimerais ça vous marier.Avez-vous une femme dans votre vie ?J'ai envie de vous monsieur le maire, prenez-moi ! » Deuxième arrêt : l'hôtel de ville, où M.Bourque signera quelques documents en avalant un yogourt, un muffin et un café.À la station de radio CJAD, il se fera dire qu'il y a erreur, qu'il n'a pas été invité.Direction : son quartier général, boulevard René-Lévesque.Le téléphone sonne dans la voiture.C'est sa secrétaire, Mme Francine Lambert, qui lui annonce que Vera Da-nyluk, présidente de la Communauté urbaine de Montréal ( CUM ), veut lui parler.Le matin même.Le Devoir faisait dire en manchette à Mme Danyluk que « Bourque et Québec mettent la CUM en péril ».Pierre Bourque prévient sa secrétaire : « Mme Danyluk, elle va me dire que c'est pas elle.C'est toujours la même affaire.» Il obtient la communication : « Bonjour madame.Ben c't'évi-dent.Vous savez qu'ils cherchent à avoir ma peau, ils utilisent tout le monde, là ils vous ont utilisée.Faites-vous en pas avec ça, je suis habitué à ça, faites attention à l'avenir.» \u2014 Elle prétend avoir été mal citée ?\u2014 Elle dit qu'elle a failli mourir, à matin, en voyant la manchette ! À midi, le maire se rendra seul au Club Saint-Denis où l'ont invité une quinzaine de gens d'affaires discrets.« Ils voulaient juste me supporter », dira-t-il, quand on redémarrera, en milieu d'après-midi.^ \u2014 Qui ?\u2014 Des gens importants.Du milieu des arts, des affaires, de l'architecture.Dans les HLM, les centres d'accueil, Pierre Bourque présente ses candidats locaux, rappelle qu'il a renoncé à son salaire de maire « pour aider les jeunes », s'informe des inconvénients causés par la grève des cols bleus de l'Office municipal d'habitation, signale qu'au début des négociations, ils récla-.maient 54 % d'augmentation, suggère qu'un règlement est en vue.Dans Hochelaga-Maisonneuve, en début de soirée, un couple, dans, la rue, se pincera presque pour, s'assurer de ne pas avoir rêvé : « Aie ! C'est toute une affaire de voir ça, un maire.Pis y é grand, on pensait pas qui était grand comme ça ! » Au Bar Davidson, un bouge peuplé de culturistes, rue Ontario, entre un écran projetant le match Ca-; nadien-Bruins et un autre, une partouze pomo, tout le monde voudra se faire photographier avec le maire.Le barman lui apportera une « 50 » et un sac de chips.La journée prendra fin dans un1 restaurant de l'Est, où un Pierre Bourque fatigué cassera la croûte avec une douzaine de candidats et de collaborateurs.C'est là, en ser-.rant une dernière fois des mains, qu'il tombera sur Françoise Rhéaume, son ex-gardienne, attablée avec des compagnes de golf.Durant seize heures, mercredi, le maire aura tenu des mains, embrassé des femmes et écouté les encouragements et les doléances de ses commettants.; À un moment, en voiture, il confiera : « Les gens demandent presque toujours des choses très simples : un banc, un stop, une.lumière.Et quand tu regardes ça, cm liront lAnîmia » c'est souvent logique.» D oré a trouvé uxième souffle 0 Éric Trottier PM0T0 PIERRE CÔTÉ.UPmm Jean Doré en visite chez Mme Cécile Chayer, dans une HLM du quartier Ahuntsîc.Dans une HLM pour personnes âgées de la rue Fleury, à Ahuntsic, les résidants attendent Jean Doré.Une dame passe la vadrouille dans le corridor.Une autre accroche l'ancien maire par le bras : « Ça ne va pas très bien.C'est mon arthrose.» Visiblement, M.Doré commence à être fatigué.Il est 14 h 30, et, depuis le matin, il n'a cessé de distribuer généreusement les poignées de main, à discourir sur la ville, à répondre aux questions des journalistes.En outre, il doit rencontrer d'autres groupes à 15 h 30 à l'autre bout de la ville et il n'a pas encore dîné.Il est sur le point de partir, lorsqu'un homme intervient : « Hé, M.Doré ! Revenez, revenez, ma mère voulait tellement vous voir ; nous avions même préparé du café.» Sans hésiter, le chef d'Équipe Montréal remonte au quatrième pour rencontrer la mère de l'homme, ne manquant pas de passer un compliment sur la décoration de ce modeste trois pièces.Des voisines de palier entrent dans l'appartement : elles veulent em- brasser leur « maire ».C'est reparti pour un autre dix minutes.Comme toujours, Jean Doré se prête de bonne grâce à ce petit manège.Il embrasse ses interlocuteurs ou leur serre chaleureusement la main en leur souhaitant un peu de bon temps.« Et surtout, ajoute-t-il à tout coup, n'oubliez pas d'aller voter dimanche.» Jean Doré, c'est indéniable, est toujours en campagne électorale.Sinon, pourquoi s'astreindrait-il encore à rencontrer autant de gens, à se taper les stations de métro bondées aux heures de pointe, à s'infliger plus d'une centaine de kilomètres de rues tous les jours, de 7hà21 h?Malgré les sondages qui le placent loin derrière Pierre Bourque, il semble encore y croire.« Des fois, il faut que tu ailles loin pour trouver ton énergie, confie-t-il entre deux rendez-vous.Lundi matin, je me suis levé ; j'étais vanné ! J'aurais dormi toute la journée.Mais là, ça va mieux.Je suis sur mon erre d'aller, j'ai attrapé mon second souffle.» Jeudi dernier, Jean Doré a failli tout abandonner afin de laisser ses votes à Jacques Duches-neau.Il ne veut plus parler de cette histoire, se contentant de dire qu'il fera le bilan de la campagne après le 1er novembre.Mais il répète sans cesse : « Il fallait qu'il se passe quelque chose, que je sonne le réveil.» À l'accompagner comme La Presse l'a fait une journée durant, on dirait que ça marche : les gens sont contents de le rencontrer, heureux de pouvoir parler à une « vedette * en personne.« Bonjour M.Doré ! Et bonne chance ! » Certains vont jusqu'à lui lancer : « Ne vous inquiétez pas ; je ne vous oublierai Et surtout, n'oubliez pas d'aller voter dimanche- pas dimanche.» Rarement, mais ça arrive, des passants refusent sèchement sa main tendue.Le candidat est alors pantois comme un clochard à qui on vient de refuser l'aumône : « Bah ! fait-il après un moment.Ça fait longtemps que je ne le prends plus personnel, sans quoi je ne ferais plus de politique.» Jean Doré n'arrête pas une seconde, comme si les derniers jptirg,, qui le séparent du scrutin de ai-manche comptaient plus que tout.Il prend 15 minutes, le matin, pouf déjeuner.Et encore : il s'assoit seulement une fois qu'il a fait le tour des tables du restaurant où il $e trouve.Pour le dîner, il se contente d'un sandwich dans la voiture qui le conduit à un autre rendez-vous.Et ça, c'est sans compter que.Te jour de notre passage dans son camp, il a dû terminer sa journée, par une apparition à La fin du monde ^ est à sept heures, émission pendant laquelle des petits' comiques lui ont' flanqué des tartes à la crème au visage.Pas toujours facile, la vie de candidat à la mairie.Heureusement, 11 y a les moments de joie.Par exemple, jeudi, quand le chef d'Équipe Montréal a été invité à jouer à la pétanque avec des amateurs d'un centre communautaire de Pointe-aux-Trembles.Devant cet auditoire, M.Doré s'empare de la boule en métal, fléchit légèrement les genoux, observe le jeu et tiiiiiiire ! « Trop fort », dit-il alors, en empoignant une seconde boule.Croyez-le ou non, à son deuxième lancer, il a tassé le petit cochon.Comme ça : pfiout ! Un-présage de ce qui pourrait se passer dimanche ? A 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 30 OCTOBRE 1998 Élections municipales 1998 éléphant blanc à mouton noir Michel Bédard, candidat de Montréal 2000, a tout fait pour sortir de Vanonymat HUGO DUMAS Son véritable combat électoral, Michel Bédard Ta livré aux grands médias montréalais.« Si nous avions eu droit à une couverture médiatique égale aux autres candidats, nous aurions récolté 25 % du vote », soutient le chef du parti Montréal 2000, tout en gesticulant abondamment.Criant au boycott, à la manipulation de l'information, au contrôle des idées, l'ancien chef du défunt parti Éléphant blanc se définit volontiers comme le mouton noir de l'hôtel de ville.La cinquième roue du carosse électoral, le candidat négligé par « manque de notoriété publique ».Et Michel Bédard n'a pas cessé de s'agiter depuis des semaines afin d'attirer l'attention des journalistes qui le boudent, selon lui, malgré le fait que son parti soit « sérieux » et qu'il présente 20 candidats, dont l'âge moyen se situe autour de 28 ans.Hier midi, quelques minutes avant l'entrevue qu'il a accordée à La Presse, il tentait encore de con- vaincre un haut dirigeant du journal de publier intégralement le manifeste de son parti.Et, à peine assis dans la salle de conférence du journal, le candidat de 44 ans s'inquiète : « Va-t-il y avoir un photographe ?Je suis tanné qu'on passe des photos d'archives de moi, où j'ai l'air d'avoir 27 ans.» Michel Bédard sait très bien que ses chances de remporter le scrutin de dimanche sont pratiquement inexistantes.Mais il ne baisse pas les bras pour autant.« La prochaine élection sera la nôtre », as-sure-t-il, en glissant qu'il ne sera probablement pas candidat alors, mais organisateur.Vedette mystère Le candidat moustachu cédera alors son poste de chef de Montréal 2000 à une vedette mystère.Une personne qui ralliera tous les Montréalais, selon lui.« Cette personne brûlait d'envie de dire oui pour la campagne actuelle.Cela aurait alors créé un effet aussi fort qu'El Nino », s'emballe celui qui exerce la profession de guide touristique, se gardant bien de dévoiler d'autres indices sur cette personne.Le rêve de celui qui se définit comme un « conseiller municipal de coeur » ?Aider les Montréalais à s'épanouir, se réaliser.Redonner aux citoyens la fierté d'être Montréalais.S'il est élu.Michel Bédard propose d'aménager un Carrefour des arts, à l'ombre du pont Jacques-Cartier, dans un ancien édifice industriel.Une sorte de Salon des métiers d'arts permanent, dit-il.« Nous allons aussi réduire le nombre et le coût des permis.On étouffe à Montréal », note M.Bédard.Michel Bédard, qui habite dans Sainte-Marie, n'a pas d'enfants.« Pas de connus, en tout cas », s'empresse-t-il d'ajouter, l'air mi-sérieux.Dimanche soir, il sera attablé dans un restaurant de la rue Ontario, dans l'Est, et regardera défiler les résultats des élections.Mais contrairement aux autres candidats, il ne se rongera pas les ongles nerveusement.«< La plus importante élection de ma vie, je l'ai gagnée quand je suis devenu l'élu de son coeur », philosophe Michel Bédard en regardant sa femme, Marika Szendrei, qui l'accompagnait hier dans sa tournée.Michel Bédard, candidat de Montréal 2< PHOTO ROBERT NAD0N.La \u2022 il EN BREF Kettly Beauregard Kettly Beauregard n'est pas la conjointe de Roland Franklin ¦ La conseillère du distria de Marie-Victorin, Kettly Beauregard, n'est pas la conjointe de Roland Franklin, l'ancien coor-donnateur de l'éco-quartier de Marie-Victorin.« Il n'a jamais été ni de près ni de loin mon conjoint ; ce n'est même pas mon chum.C'est tout au plus une bonne connaissance qui a travaillé avec Vision Montréal en 1994.Je n'ai absolument aucun lien avec lui », a déclaré Mme Beauregard hier à La Presse.La conseillère de Vision Montréal réagissait ainsi à un reportage de La Presse publié dans nos pages d'hier.Dans ce reportage, M.Franklin se plaignait de son congédiement en 1995 et en rendait responsable le conseiller Robert Laramée, qui est passé de Vision Montréal à Nouveau Montréal.Pour défendre le conseiller Laramée, un organisateur de Nouveau Montréal, Marc Snyder, a affirmé que M.Franklin est le conjoint de Mme Beauregard.Joint par La Presse, Roland Franklin a lui aussi déclaré qu'il n'a jamais eu quelque lien que ce soit avec Mme Beauregard.« Je n'ai jamais eu de relation avec Mme Beauregard, à part nos activités professionnelles (liées à la campagne électorale de 1994 ) », a indiqué M.Franklin.Doré nie une rumeur ¦ Le chef d'Équipe Montréal, Jean Doré, a dû démentir hier une rumeur selon laquelle il se désisterait de la course à la mairie à la Y J^H toute veille ^es actions, 1 !¦ soit aujour- d'hui ou demain.« Je suis toujours candidat à la mairie et j'appuie de toutes mes forces l'ensemble des candidats d'Équipe Montréal, étant convaincu que notre équipe et son programme représentent la formule gagnante pour remettre Montréal sur la voie de la prospérité », a déclaré M.Doré, en précisant qu'il allait poursuivre sa campagne jusqu'à tard samedi soir.Il répondait ainsi à une rumeur qui voulait qu'il abandonne samedi afin de laisser les électeurs voter pour Jacques Duchesneau.Esprit partisan ¦ Loin de craindre l'éventualité d'une administration minoritaire au lendemain des élections à Montréal, le candidat à la mairie Michel Prescott croit que Q /'© \u2014*: \u2022 *£i f^e rfts Qf^esaeej Une valeur de 10000 $ ! Courez la chance de gagner un voyage de rfive d'une semaine, pour 2 personnes, aux lies Fidji, offert par le croupe Thomas cook Incluant : LA PRESSE ET CKOl VOUS INVITENT À PARTICIPER AU GRAND CONCOURS DU SALON INTERNATIONAL TOURISME VOYAGES Grand voyage pour Fidji à gagner l o*wte»r*ancMTT¥>TTwax*ttvto^ Uiti^aureaeuauSsIonaïUJiiiatloreltou^ \u2014 ____ Ao* - I17TL Nom : Adressa ville:-.code postal Téléphone:!_I- om anime rémission tTé pas trop tard» du lundi au vendredi entre têh et ta* A cra?N.B.Pour être valide, ce coupon doit être dûment complète.MMBl de prendre qutiqum mêrutes pour con&^m\"**'tona99B-^^ irts-vout : cêiiDtureQ m couple a Pre-retriiteQ eetreitêQ Nombre d'enfants_Age des enfants OUIl TYM Pf VACANCES VOUS MTltfSSI ?vacances soleil Q vacances Europe ?Voyages exotiques Q Circuits ?Croisières ?Autres ?Quelles destinations.A.Ut.COuAf n**niJH 4Vtt Cochez ta case suivant» si vous ne desirez pas profiter d\"offres puoNdtaires Q CKQi 96,9 FM En Le transport aérien de Montréal 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11055 Suce.Centre ville Montréal (Québec) H3C4Z2 Les règlements du concours sont rfaponfcte A U aortf du Selon et A La Pressa.Les coupons dotant être reçus ] 1 | A La Presse au plus tard te vendredi 30 octobre à I2h.Les' |l tac-sartfes reproduto A la rT^ LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 30 OCTOBRE 1998 A 21 Le pilote de Propair n'aurait pas constaté d'urgence avant l'écrasement à Mirabel Presse Canadienne OTTAWA Avant de s'écraser près de la piste d'atterrissage de Mirabel en juin dernier, le pilote du vol de la Propair a signifié aux contrôleurs aériens, seulement quelques minutes avant l'incident tuant 11 personnes, qu'il pourrait se poser sans trop de difficultés.Une transcription des conversations entre le pilote et les contrôleurs aériens dans les 15 dernières minutes du vol obtenue par la Presse Canadienne démontre que l'équipage n'était pas au courant de l'étendue des dommages causés par l'incendie à l'appareil Metroliner de Fairchild avant qu'il ne s'écrase dans un fossé près de Mirabel, en raison de son aile gauche amochée.« L'atterissage devrait bien se passer », a dit le pilote à la tour de contrôle cinq minutes avant l'écrasement.L'avion nolisé devait faire le trajet Montréal-Peterborough et avait à son bord neuf employés de General Electric ainsi que deux membres d'équipage.Les transcriptions ont été dévoilées par le Bureau de la sécurité des transports ( BST ) à la suite d'une demande d'Accès à l'information.Plus tôt cette semaine, le BST avait conclu qu'un incendie dans le compartiment du train d'atterrissage de la roue gauche, peut-être causé par une surchauffe des freins, avait endommagé tout le côté gauche de l'appareil et aussi l'aile.Mais l'équipage n'a pas remarqué un incendie dans le moteur gauche et un autre qui ravageait la queue de l'appareil, peut-on lire dans la transcription.La transcription montrent aussi que le pilote n'a pas jugé nécessaire de descendre le train d'atterrissage 13 minutes avant l'écrasement et quatre minutes avant que l'équipage ne remarque les problèmes dans le moteur gauche.L'équipage a pourtant bien remarqué que le système hydraulique perdait de la pression et voulait revenir à l'aéroport de Dorval peu après le décollage et environ 15 minutes avant le drame.Si les membres de l'équipage avaient été conscients que l'incendie s'était propagé au système hydraulique qui sert essentiellement à déplacer les roues, ils n'auraient eu qu'à descendre le train d'atterrissage pour éteindre le feu.Pourtant, à ce moment-ci l'équipage n'a pas semblé concerné par la situation.« On n'a pas de problèmes à vérifier ni situation d'urgence et on vous gardera au courant.» Cinq minutes avant l'écrasement, les membres de l'équipage avaient rapporté que l'incendie était bel et bien éteint, mais que le moteur gauche avait sauté.Le pilote a aussi remarqué que ces indicateurs signalaient un peu plus de pression qu'à l'habitude.Cependant, il a ajouté que « tout devrait bien aller pour l'atterrissage » pendant que l'avion se dirigeait vers Mirabel.Un jeu informatique à l'origine de la tragédie du vol 111 Presse Canadienne HALIFAX f - \" Un jeu de hasard installé à bord de l'appareil de Swis-sair qui s'est abîmé le mois dernier dans l'Atlantique, au large de la Nouvelle-Ecosse, pourrait bien avoir été à la source de la tragédie, ont laissé entendre hier des responsables de l'enquête.Le câblage électrique du système de jeu et des sections environnantes du plafond du cockpit portent les marques de dommages dus à une chaleur intense, ont indiqué des enquêteurs, incitant du même coup la ligne aérienne à fermer ce système sur 18 de ses avions.« Il s'agit de la première mesure de précaution que nous ayons prise en conséquence de l'écrasement », a déclaré un porte-parole de Swissair, Jackie Pash, depuis New York.Fabriqué par Interactive Flight Technologies ( IFT ) Inc.de Phoenix, en Arizona, le système de divertissement et de jeu de hasard a été installé à bord de 15 MD-ll et trois 747 de Swissair, en première et en classe affaires, depuis janvier 1997.Swissair a été la première ligne aérienne à utiliser le produit conçu par IFT, que celle-ci présente comme le « système interactif de bord le plus perfectionné au monde ».Les autorités tentent actuellement de déterminer si elle est la seule dans ce cas.Le système d'ITF permet aux personnes occupant les sièges les plus chers de sélectionner, en effleurant du doigt un écran, jusqu'à 20 films, 60 heures de musique, de multiples jeux informatiques et des jeux de hasard similaires à ceux d'un casino.Au moyen de leur carte de crédit, les passagers peuvent faire des paris d'une somme globale pouvant atteindre 3500 $ US.Il a été impossible de rejoindre un porte-parole d'ITF, hier.Le 2 septembre, le pilote du vol 111 de Swissair, Urs Zimmermann, avait fait savoir que de la fumée en- vahissait le cockpit de son appareil, peu de temps avant que celui-ci ne s'abîme à proximité de Peggy's Cove.Les 229 personnes à bord devaient toutes périr.L'enquêteur en chef Vie Gerden, du Bureau de la sécurité des transports du Canada, a indiqué que son équipe ignorait si le système d'IFT comportait du Kap-ton, un isolant controversé.Des responsables de Boeing ont déjà fait savoir que ce ruban magnétique avait été utilisé sur tous les MD-ll.Des spécialistes ont lancé une mise en garde contre le Kapton, expliquant qu'il avait tendance à favoriser le jaillissement d'étincelles.Cet isolant a d'ailleurs été interdit sur les appareils militaires américains.Hier, la compagnie aérienne Swissair a annoncé à Zurich sa décision de débrancher les écrans individuels des sièges de première classe et classe affaires de ses MD-11 et ses Boeing 747, à titre préventif pour des raisons de sécurité.Il s'agit d'une « mesure de précaution » dans le cadre de contrôles réalisés actuellement sur ces systèmes par le Bureau de la Sécurité des Transports du Canada ( BST ) et la société SR Technics, a précisé la compagnie suisse.Aucun lien n'a été établi, affirme Swissair, entre ce système certifié par la Fédéral Aviation Administration ( FAA ) et l'accident survenu le 2 septembre dernier au vol New York-Genève au large de Halifax et qui avait fait 229 morts.Swissair indique toutefois que certains des câbles qui alimentent ces petits écrans individuels installés en première classe et classe affaires aboutissent dans le cockpit.Bien que les causes de la catastrophe n'aient pas encore été déterminées, l'épave du tri-réacteur long-courrier tombé au large du Canada montrait par endroits des traces de chaleur intense voire de possible incendie.Une des jumelles Dionne subit des fractures Presse Canadienne TORONTO L'une des cinq jumelles Dionne, Cécile, se rétablit chez elle, en banlieue de Montréal, de fractures à la mâchoire et au nez subies lors d'une chute, il y a trois semaines.Cécile Dionne, âgée de 64 ans, a reçu mercredi son congé de l'hôpital.Elle était tombée dans un escalier, a indiqué jeudi Carlo Tarini, porte-parole montréalais des trois quintuplées survivantes.Il a fallu sept heures de chirurgie pour réparer la mâchoire et le nez de Mme Dionne, qui souffre encore beaucoup de ses blessures ; sa mâchoire devra être maintenue fermée pendant encore six semaines.« Elle 4'était levée tôt, pour nourrir son chat, a expliqué M.Tarini.Mais elle a eu une baisse de pression tout à coup et, même si l'escalier n'avait que trois marches, elle est malheureusement tombée en pleine face.» Cet accident retarde une tournée que Mme Dionne prévoyait, pour promouvoir un service national d'aide téléphonique destiné aux enfants victimes d'agressions.Elle appuie cette oeuvre d'entraide en rappelant avoir elle-même été exploitée durant son enfance ; les quintuplées, nées le 28 mai 1934 à Corbeil, près de North Bay, avaient été pendant neuf ans pupilles de la Irovince d'Ontario, qui en avait lit une attraction payante.Le vendredi 30.de 9 h à 20 h Le samedi 31.de 10 h à 16 h * Dimanche fermé Motorisés d'occasion Grand balayage! 3 MILLIONS A LIQUIDER Une occasion pour vous! \u2022 Une fin d'année pour nous \u2022 Les 99 arrivent Toute la flotte 98 de location Tous les véhicules d'occasion tm \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 La pbs Mh sélection m VÉHICULES D'OCCASION wQvcbtc lots les véhicules portent et** ^cSUhc, c W «**u*m«tt LA GARANTIE LEBLANC Financement sur place à taux privilégié 1 ©*/20 000 km groupe motopropulseor 1989 et plus < - m mororiscs jj| Location : 967-4111 # 1 888 990-7460 eblancj 1275, boul.des Laurentides, Laval (au sud de l'autoroute 440) = (450) 663-79410 1 800 383-8586 I Depuis 1968 Ta FLEETWOOD Lelsure ROYAL CLASSIC PHOTO BERNARD BRAULT.La Des enquêteurs examinent la carcasse du Metroliner.M La bonne nouvelle c'est qu il n y aura pas de mauvaises nouvelles.Les CPG Scotia musclés vous offrent les hausses du marché et pas les baisses.Les bonnes nouvelles et pas les mauvaises.Comment cela ?Voyez-vous, les CPG Scotia musclés ne sont pas comme vos CPG ordinaires - ce sont des CPG dont la performance est liée aux 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(traduction de «Toronto 35 Index») est calculé et publié par la Bourse de Toronto (The Toronto Stock Exchange - «la Bourse»), conformément à un ensemble de régies que la Bourse peut établir en tout temps?En fait.«Indice Toronto 35» est une marque de commerce de la Bourse et La Banque de Nouvelle-Ecosse ainsi que ses filiales sont autorisées à utiliser l'indice et la marque de commerce sans que cette utilisation ne constitue une validation ou une approbation des CPG IndiBourse Scotia de la part de la Bourse.#Marque déposée de La Banque de Nouvelle-Ecosse ** Marque de commerce de La Banque de Nouvelle-Ecosse Merci de nous avoir lus.En direct sur les élections 1998 Le bilan quotidien S 7 jours sur 7 23 h endïrec sur la vie \u2022ras Le Réseau de l'information 24 heures sur 24 A 22 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 30 OCTOBRE 1998 « Coup de coeur » pour une demeure de la rue Adam SOPHIE BROUILLET Le vote a été serré, mais c'est la demeure de Dominique Côté et de Bernard Wikarsky, rue Adam, qui a finalement gagné le concours de la Maison coup de coeur de l'opération Patrimoine populaire de Montréal.OPERATION Cette année, près de 11 000 Montréalais ont participé à la sélection finale de Tune ou l'autre des maisons mises en candidature cet été par leurs propriétaires, puis retenues par des experts de Ville de Montréal.« C'est trois fois plus que l'an dernier », se réjouit Andrée Pelletier, responsable des communications pour l'opération Patrimoine populaire.Depuis les débuts de l'opération annuelle, il y a huit ans, la sensibilisation à la valeur de l'architecture historique de la métropole marque des points significatifs, assure Mme Pelletier.Dominique Côté attribue le verdict des Montréalais, dont plus de 2000 ont voté pour sa maison, aux nombreux détails qu'elle et son mari se sont appliqués à mettre en valeur.« Mais c'est difficile de se mettre dans la peau des gens, dit-elle, parce qu'on a tellement travaillé pour cette maison-là.» Lorsque le couple a pris possession de la vaste demeure d'Hochelaga-Maisonneuve, il y a quatre ans, elle était toute de gris et de blanc Ces teintes n'avaient rien à voir avec les jeux de vert qui mettent aujourd'hui en POPULAIRE MONTREAL relief tous les détails de son architecture de la fin du XIXc siècle : la mansarde ornée est agrémentée de dessins, et la porte sculptée, restaurée avec soin, présente des motifs qui imitent à merveille ceux du bois d'origine.Les couleurs qui rehaussent les caractéristiques architecturales sont originales, croient Dominique Côté et Bernard Wikarsky.Ils les ont retrouvées en décapant les parties peintes de la vieille maison, découvrant ainsi une certaine audace aux propriétaires d'antan.Le couple envisage de mettre la touche finale à la restauration de la façade en redonnant aux fenêtres, qui ont perdu leurs boiseries d'origine remplacées par de l'aluminium, des vitraux d'époque.« C'est dans nos plans, on a pris des cours », dit Dominique Côté.Des cours que l'expérience a révélé nécessaires, le travail sur les vieilles demeures demandant beaucoup d'engagement de la part des propriétaires.Ainsi, à l'exception de la porte, le couple a lui-même mis en valeur l'extérieur de sa résidence.« On a avantage à être bricoleur quand on restaure une maison de cet âge-là, assure Mme Côté.Autrement, les coûts deviennent très importants.» Et puis, ajoute-t-elle, aucun des travaux requis n'est standard, ce qui rend souvent impossible de faire faire ce qu'on veut par d'autres.« Avec ce genre de bâtiment, l'entretien devient un passe-temps, conclut la propriétaire.Il faut vraiment avoir eu un coup de coeur pour sa maison ! » PHOTO ROBERT NADON.LâPmsê Dominique Côté et Bernard Wikarsky, les heureux propriétaires de la Maison Coup de coeur 1998.i Fin des ventes : r novembre 1998* m IM ¦* .4>00% 4»50% 4,75% 5,00% An 1 OBLIGATIONS D'ÉPARGNE DU CANADA Émission 54 Encaissables en tout temps An 1 An 2 An 3 OBLIGATIONS À PRIME DU CANADA Émission 3 Encaissables une fois l'an Taux d'intérêt composé de 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