Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Zap
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (4)

Références

La presse, 1998-10-04, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" Cahier B, Montréal, dimanche 4 octobre 1958 m Jeux tel sien Ce diable d'inspecteur! La culture à la maison télévision) Des catastrophes Les catastrophes ont un public.La preuve: l'émission qui porte ce nom à TQS attire près d'un million de téléspectateurs, le dimanche, à 19h.Pas d'acteurs, pas de scénarios, seulement des gens ordinaires dans des situations périlleuses.Un monde en folie, constate Suzanne Colpron.Et TVA qui s'apprête à copier la formule.r page 67 vidéos ) Le fû5S6 ucS yénériiïûnî Perdu dans vos souvenirs télévisuels?Alors vous n'aimerez peut-être pas Perdu dans l'espace, le film, qui sort en cassette ces jours-ci.Mais si .vous êtes assez I jeune pour avoir échappé à cette «distorsion spatio-I nostalgique», ^^Bjj^KflH peut-être KLtt- trouverez-vous du plaisir à regarder les aventures de la famille Robinson.On le connaît peut-être mieux sous le nom de Bob Binette, ce personnage un peu débile qui ne ressemble en rien à celui qui l'incarne, Ghislain Taschereau, dont le premier roman, L'Inspecteur Specteur et le doigt mort, pétille de drôlerie et d'intelligence.« Je n'ai pas l'impression que c'est un roman humoristique » dit-il pourtant à Elisabeth Benoit.« Ce serait plutôt un roman tordu! Pour moi, c'est un polar fantastique.» Il est toutefois d'accord pour dire que l'esthétique de son roman relève quelque peu de la bande dessinée, avec sa logique pas du tout réaliste grâce à laquelle Specteur, par exemple, invoque le diable sans le faire exprès ou garde nonchalamment le nez de la victime dans la poche de son veston avant de le remettre au laboratoire.m f ptgeB5 il 8* ¦* Piloter une voiture de course est un sport exigeant.Roulant à un train d'enfer, les coureurs doivent connaître les moindres caractéristiques de la piste et maîtriser parfaitement leur bolide au point de pouvoir prendre des décisions cruciales en une fraction de seconde.Sans compter qu'il faut une bonne manette de jeu et un téléviseur assez grand.ANDRÉ MONDOUX collaboration spéciale Les jeux vidéo et informatiques ont aujourd'hui acquis un ^^^j tel degré de réalisme, quonpeut légitimement se demander s'ils n'offrent pas un reflet fidèle \u2014virtuel en fait\u2014 de la réalité elle-même.Ainsi, t _ pageB3 y mi WÊ Risques Les joyaux de Sheryl The Globe Sessions, le quatrième et tout récent compact de Sheryl Crow, devrait lui permettre d'ajouter quelques joyaux à une couronne déjà bien jolie, estime Richard Labbé.En 12 titres, elles nous rappelle bien adroitement que c'est avant *tout son implaca-ble sens de la mélodie qui l'a propulsée au zénith.pagcB7 est-ce qu'un uoù joueur ue jeux de course sur console vidéo peut s'attendre à être un bon pilote dans une véritable course?Un vrai pilote peut-il être avantagé à s'entraîner sur une console afin de préparer ses courses?Un coureur automobile ontarien de 22 ans est de cet avis.Aaron Povoledo est un pilote de voitures de Formule Ford 1600.Sa passion pour le sport automobile a débuté à l'âge de 14 ans, lorsqu'il a découvert le monde de la compétition sur des go-karts.Après s'être signalé dans plusieurs catégories de course, il a obtenu des bourses qui lui ont permis de participer pendant un an au circuit de Formule Vauxhall Junior en Grande-Bretagne.Entré en Formule Ford 1600 cette année seulement, Aaron Povoledo connaît un départ pour le moins fulgurant (!) puisqu'il a gagné l'épreuve du Grand Prix de Montréal 1998 et a décroché la pôle position à l'épreu.e Indy Molson de Toronto.Si son jeune âge est un gage d'avenir, c'est aussi un handicap: le coureur ne bénéficie pas encore d'autant de commandites que les pilotes établis et, de ce fait, ne peut s'entraîner sur les différentes pistes comme il le voudrait.«Il en coûte entre 1000 et 2000 dollars par jour pour s'entraîner sur une piste, ce n'est donc pas possible de se familiariser avec tous les circuits», déplore-t-il.C'est ici qu'entrent en jeu les consoles de jeu vidéo.Fallait y penser «Un jour, raconte Povoledo, peu après une course en Angleterre, je me suis acheté le jeu PlayStation British Touring Car Championship 97 car c'était exactement la catégorie de courses à laquelle je participais.Quelle ne fut pas ma surprise de constater que non seulement le jeu offrait de courir sur tous les circuits du championnat, mais que ceux-ci étaient une copie fidèle de la réalité.Même le vieil autobus londonien à double étage avec un pneu crevé situé en bordure d'une des pistes était représenté dans le jeu ! Je me suis dit que si j'avais eu ce jeu avant, ma saison de course aurait été bien différente.» C'est ainsi que depuis le jeune pilote utilise les jeux vidéo pour se familiariser avec les principaux circuits de course automobile du pays.Qu'il s'agisse de Montréal ou de Toronto, les jeux offrent une version virtuelle de la piste que, bien souvent, le pilote n'a pas les moyens, physiquement et financièrement, de parcourir avant un championnat.«Le jeu me permet de visualiser la séquence des virages et de pratiquer les moments où je devrais freiner ou accélérer», explique-t-il.S'exercer sur une version virtuelle d'un circuit peut-il réellement avantager un pilote?«Lorsqu'une seconde à peine sépare la première et la quinzième place, le moindre avantage peut avoir un grand impact», soutient-il.Au-delà des pistes La représentation fidèle des pistes n'est pas le seul attrait des jeux de course sur vidéo pour le jeune pilote.Certains jeux sont particulièrement attirants à cause du réalisme apporté aux véhicules eux-mêmes.Ainsi, Gran Turismo met en vedette de petits véhicules puissants qui, sur le plan de la conduite, ne sont pas sans ressemblances avec les voitures de Formule Ford 1600.Ainsi, en choisissant certaines voitures, Povoledo peut mettre à l'épreuve un certain type de conduite.«Les voitures de ce jeu sont à ce point réalistes que je peux choisir quelle technique de conduite je veux peaufiner.Depuis le début de l'été, je suis littéralement accroché à Gran Turismo et mon ébahissement n'a pas encore diminué.» A-t-il des conseils à donner aux joueurs de Gran Turismo?«Je leur suggère de faire la même chose que dans la vraie vie: débuter par une petite voiture fscile h.conduire afin de s'assurer de gagner quelques courses.Ensuite, monter les échelons un à un avec des voitures plus sportives et des courses plus exigeantes.» Sa carrière terminée, Povoledo compte-t-il se consacrer à l'industrie des jeux vidéo?Étonnamment, non.Son rêve serait de plonger dans l'univers des médias électroniques pour devenir commentateur de courses.Avec la sérénité et l'aplomb dont il a fait preuve au cours de cette entrevue, gageons qu'il n'aura pas besoin de jeu vidéo pour s'exercer à ce métier-là.Des baisers là où ilfaut Diane Denault auteur du succès Comme la main sur la cuisse d'un amant ^ Les Editions iptr nationales Alain Stanke 615.-bout Aené-Lévesque Ouest, bureau 1100.lontreal H3B 1P5 (514) 396-5151 B2 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 4 OCTOBRE 1998 télévision) TQScontre TVA dans la teleréalité SUZANNE COLPRON es catastrophes ont un public.La preuve : l'émission qui porte ce nom à TQS attire près d'un million de téléspectateurs, le dimanche, à 19 h.Pas d'acteurs, pas de scénarios.Seulement des gens ordinaires dans des situations périlleuses.Une attaque de requins, des cascades débiles et dangereuses, des fous en bateau qui s'éjectent pour le seul plaisir des spectateurs, des désastres naturels, inondations, tornades ; un avion qui explose en plein vol, un naufrage filmé par un vidéaste amateur qui semble faire plus de cas de sa notoriété personnelle que de la survie des victimes.TQS a acheté les droits des émissions Life Against Death, Bla-zing Infernos et Natural Disasters, diffusées sur Learning Channel et Fox.De tous les réseaux francophones, au Québec, TQS est le premier à diffuser ces images achetées à des producteurs indépen- n t s américains.Mais il ne restera pas seul longtemps.TVA monte sur la vague de la « téléréalité », dès mercredi, avec Caméra choc, une adaptation de la série américaine Real TV.Ayott# Les vidéos proviennent essentiellement d'amateurs et de bulletins télévisés américains.Ce n'est pas toujours du meilleur goût ni de la meilleure qualité.On y voit des gens mourir, coincés dans des carcasses de bateaux accidentés ou prisonniers des flammes; d'autres s'en sortir de justesse, grièvement blessés.Quel intérêt, se demande-t-on ?Il faut croire que ça marche.Avant même la sortie des émissions de télé, les amateurs du genre pouvaient acheter des cassettes de désastres naturels et d'accidents de tOUîcS SOitcS âu Club VidcO du coin.Mais si TQS a choisi d'éviter de montrer la mort dans les extraits qu'elle présente, principalement en raison de l'heure de diffusion, ce n'est pas le cas de TVA.« Le Une attaque de requins, des cascades débiles et dangereuses, des fous en bateaux qui s'éjectent pour le seul plaisir des spectateurs, des désastres naturels, inondations ou tornades, un avion qui explose en plein vol, un naufrage filmé par un vidéaste amateur.les gens en redemandent et TQS \u2022t TVA se sont donné le mot pour leur en offrir.Karine Des jardins dernier topo est plus léger », précise Sonia Thériault, productrice déléguée de Caméra choc, à TVA.« Mais il y a des choses difficiles durant l'émission.» En outre, les téléspectateurs risquent de voir les mêmes images aux deux réseaux car les producteurs américains s'approvisionnent aux mêmes sources.TQS présente une émission d'une heure, animée par Élaine Ayotte, présentatrice du bulletin d'information de fin de soirée, qui, on l'espère, ne souffrira pas de cette confusion des genres.Les catastrophes sont regroupées par thè- mes : des accidents d'avion, des accidents de bateau, des tornades, des cascades en série.TVA, par contre, a conservé le format original de 30 minutes et présente les vidéos dans un ordre informel.C'est Karine Desjardins qui anime, la chroniqueuse culturelle de Salut, bonjour ! week-end.« On s'attendait à ce que ça fonctionne parce que ça fonctionne partout, mais pas à ce point-là », dit Louis Trépanier, directeur des programmes de TQS.Dans l'émission Catastrophes du 25 octobre, à TQS, on verra des images des inondations du Sague-nay, achetées à nos voisins américaine.Nos excuses à monsieur le maire ! ¦ Gérant d'un concessionnaire automobile, à Sainte-Irène, un village de la vallée de la Matapédia, en Gaspésie, M.Gaétan Ouellet nous a téléphoné, un peu choqué, disons-le, à la suite de la publication, dans cette chronique, d'un article sur Henri pis sa gang, la version française de King of the Hill, diffusée à TQS.Le problème ?Sainte-Irène.Dans la version originale, la famille Hill vit au Texas.La version française de ce dessin animé transpose l'action au Québec, plus précisément à Sainte-Irène, un « village imaginaire » précisent ceux qui ont adapté la série.Or, Sainte-Irène existe.M.Ouellet voulait que les lecteurs de La Presse en soient informés.C'est lui le maire ! Sainte-Irène, situé à 10 kilomè- troc /i'Amnni Af\\f\\ 1-» -> V» \u2022 _ tants et, assure M.Ouellet, un très beau centre de ski.\u2014 Allez-vous écouter Henri pis sa gang?\u2014 Oui, sûrement.Sûrement, je vais vérifier ça.Les choix de Suzanne ENJEUX Mercredi, 21 h, SRC ¦ Les ados sont plus nombreux qu'on pense à vivre des relations amoureuses violentes : contrôle, menaces, harcèlement, coups.Un couple de jeunes sur trois est rnar* que par la violence, dit-on.Un problème à ce point sérieux que des groupes communautaires font maintenant de la prévention dans les écoles secondaires.LE TOUR DES MONDES Jeudi, 20 h, TQc ¦ Une nouvelle mafia contrôle la drogue et terrorise les bidonvilles au pays de Dany Laferrière.Le reportage présenté cette semaine, en primeur, relate la naissance d'une force policière démocratique, en Haïti, mise sur pied avec l'aide de corps policiers canadiens et internationaux.CIEL ! MON PINARD Vendredi, 21 h, TQc ¦ Une émission de cuisine chaleu* reuse.Cette semaine, Daniel Pinard, qui parle comme un livre du siècle dernier ( ! ), nous fait rencontrer Mme Pinsonneaut, une maraîchère du marché Atwater.An menu : une purée à l'huile plutôt qu'au beurre, la conservation de la pomme de terre.Et pour tous ceux que la chose amaigrissante intéresse \u2014 et nous savons qu'ils sont nombreux : la méthode Montignac.MUSICOGRAPHIE : JOHN LEE HOOKER Samedi, 20 h, MusiMax ¦ Un spécial d'une heure enregistré dans l'intimité du club de Mill Valley.John Lee Hooker, véritable légende du country-blues, collectionne les récompenses depuis une quarantaine d'années : Grammy s, Bammies et nomination au Rock'n'Roll Hall of Famé.Samedi soir, il est en compagnie de Bonnie Raitt, Robert Cray, Ry Cooder et Albert Collins.Nous avons aimé Un peu Pu du tout ?VOTRE SOIREE DE TELEVISION 21 h 30 22 h 00 22 h 30 23 h 00 23 h 30 C Louise Cousineau 12:00 00- Fais-an ton affaire! Première de la nouvelle saison où on verra des gens qui font le saut en affaires.Notamment Jean-Marc Chaput et Sylvie Bemier.12:30 0- La Semaine vtrtt On verra notamment la vache Mitsou, championne de la production laitière.Nous dira-t-on si elle a été nommée en l'honneur de la chanteuse?1§:M BD* Cwplts léfentftlrts Gros plan sur Vivian Leigh et Laurence Olivier, deux grands egos dont le mariage aura duré 20 ans.B * L'Écott des femmes Avant d'être l'excellente partenaire de Guy A Lepage, Sytvie Léonard a joué des classiques, notamment en 1960 ce Molière où elle est Agnès, cette fie élevée pour être idiote mais qui est bien plus futée que prévu.Avec Jean Dalmain, Mire et Gaétan Lab roche.QB \u2022 Lt Plaisir croit avec ratas La fringante France Caste) est nn-vitée et Mario Saint-Amand son révélateur.20.00 OU ¦ Afaartrt stte prémédite- Christian Stoter et Kevin Bacon dans ce Mm sur un détenu maltraité à Alcatraz.Max GaMo pour De Gaulle et Jean Lacouture pour Mitterrand.22:50 WM ~ Suspect no 1 En reprise, la deuxième enquête de Jane Tennrson.OCE)\tCe soir\tDécouverte\t\tLa Vie d'artiste\tLes Beaux Dimanches / L'École des femmes\t\t\t\tLe Téléjoumal (22:13)\tSuspect numéro 1 (22:43)\t\tSport (23.42)\t4\t41\t OOt\tLe TVA\tLa vie est un sport dangereux\tFort Boyard / Noémie Godin-Vigneau.Bertrand Godin\t\tCinéma / MOI, PAPA?(5) avec Huoh Grant, JuUaxme Moore\t\t\t\tLe TVA\tSports (22 25) / Loteries (22 44)\tVins et Fromages (2251)\tÉvangélisation (23 21)\t7\t7\th < > [151 17l\tPignon sur rue\tKaosbar\tD.\tLe Jeu du siècle\tLe plaisir croît avec l'usage\t\t\tArts et Spectacles / Richter, l'insoumis (2/2)\t\t\tGnéma / KATIAISMAILOVÀ (4) avec inQeborga Daptounarte (2235)\t\t8\t8\th O o Si\tXena\t\tCatastrophes\t\tCinéma / MEURTRE AVEC PRÉMÉDITATION (4) avec Christian Slater, Kevin Bacon\t\t\t\t\tLe Grand Journal\tPlanète Pub\tTel que vu à la télé\t5\t5 I\tSOI j B 1 2 j\tPuise\tTravel, Travel\tFelicity\t\tCinéma / R0B ROY (4)\t\t\t\t\t\tCTV News\tPuise / Sports\t11\t11\tO _j \tNews\t\t\t\tavec Ua»n Neeson, Jsssica Lange\t\t\t\t\t\t\tNews\t45\t58\t-h < CBCO\tWonderfuI World of Disney (17 oo)\t\tEmily of the New Moon\t\tGeminis\t\t\t\tSunday Report\tUndercurrents\tSunday Report\tAuto Racing\t13\t13\t abc EB\tWortdNews\tM#A*S*H\tCinéma / SA8RINA GUES TO ROME avec Metfs&a Joan m, m Bakay\t\t\t\t20/20 Sunday\t\tThe Practice\t\tAcc.Hollywood\tPub\t22\t22\t cbsGD\tNews\tFriends\t60 Minutes\t\tTouched by an Angel\t\tCinéma / ABOUT SARAH avec Keflie Martin, Mary Steenburgen\t\t\t\tNews\tER\t21\t21\t NBCOD\t\tNBC News\tDateline NBC\t\tCinéma / R08 ROY (4) avec Lia m Neeson, Jesslca Lange\t\t\t\t\t\t\tViper\t23\t23\t \tThe Nine Steps to Financial Freedom (17.00)\t\t\t\tNature /Cats\t\tPBS Election 98\t\tWestminster Abbey\t\t\tMystery\t20\t20\tm m\tWorld Focus\tReligion, Ethics\tBaliykissangel\t\tThe Metropolitan Opéra Présents: Samson et Dalila\t\t\t\t\t\tPBS Debate Night\t\t24\t24 j\t¦XI A&E\tThe Unexplained / Extraterrestrials\t\tAncient Mysteries\t\tBiography / Betty Ford\t\tCinéma / JANE EYRE (4) avec Samantha Morton, Ciaran Hmcte\t\t\t\tAmericas Castles / Gardens.\t\t38\t47\t BRAVO\tJudy Gartand\tTélescope\tArts & Minds\tA Day.\tConvas of Conflict\t\tCinéma/THE 600DBYE GIRL (4) avec R.Dreyfuss.M.Mason\t\t\t\tCinéma/G00DBYE.{4)\t\t34\t48\t câble 9 v.\tIfs Your Money\tMunicipal Art.\tControversy\t\tPlace publique\tVies de travail\tControverse\t\tParole et Vie\t\tSélective Hype\tService aux élus\t\t9\t CANAL O\tPour l'amouf des crocodiles\t\tCouples.\tRiches.\tLes Années Mode\t\tFilière 0 / L'AFFAIRE NORMAN WILLIAM (5) Pocumerttair»\t\t\t\tCinéma / LE CHANT DES.{4)\t\t31\t31 j\t CNN j\tWoridView\tMoneyweek\tSports Tonight\tWorld Today\tCold War: Iron Curtain\t\tCold War.\tSporting Life\tNewsStand / Time\t\tSports Tonight\t\t36\t39\t «se.\tWings\t\tSunday: Qdiscovery.ca\t\tDiscovery's Sunday Showcase\t\t\t\tForbidden Places\t\tSunday: ©discovery.ca\t\t37\t37\t FAMILY CH.\tNilus.\tFlash Forward\tBlossom\tDinosaurs\tm l THE R6TURN OF THE SMAGGY DOG (5)\t\t\tCinéme / UNTAMEO (5) avec Tyrone Power, Susan Hayw&frt\t\t\t\t\t68\t\t FOX\tNFL Football / Giants - Buccaneers(i6i5)\t\t\tBaseball / Équipes à confirmer\t\t\t\t\t\tPub\tNYPD Blue\t\t46\t36\t.* | GLOBAL\tMystlsland\tTalking Heads\t60 Minutas\t\tThe Simpsons\t\tThe X-Rles\t\tThe Practice\t\tThe Adventures of Sinbad\t\t3\t3\t I MWTORY\tOur House\t\tThe Untouchables\t\tHenri VIII (3/3)\t\tSharpe\t\t\t\tHenri VIII (3/3)\t\t4?\t49\t ufe\tExtra\t\tTrendspotting\tFoodessence\tGreenthumbs\tWeird Homes\tSpécial Présentation / Jack Hanna\t\tTrendspotting\tWeird Homes\tGreenthumbs\tFoodessence\t29\t50\t MM\tMuchMegaHits\t\tCombat des clips\t\tMuchMusic Countdown\t\t\tFax\tPop-Up Video\tThe Monkees\tMuchEast\t\t35\t1\t2.MP\tD.\tBox-Office\tLe Décompte MusiquePlus\t\tClip / Se poursuit jusqu'à 2h00.\t\t\t\t\t\t\t\t30\t30\t MMAX\tRythmes du monde\t\t\t\tEd Sullivan\t\tÉvénements / Endless Harmony - The Beach Boys and their Music\t\t\t\tMusicographie / Jethro Tull\t\t48\t32\tm NW\tToday\tMoney Show\tOn the Line with Patrick Conlon\t\tNot Just the News\t\tSunday Report\tSchlesinger\tThe Passionate Eye Sunday Showcase\t\t\t\t25\t25\t1 ROI\tPoint de presse\t.Pacifique\tMonde ce soir\tLa Facture\tEurope centrale au XXe siècle\t\tLe Journal RDI\tSculry RDI\tLe Téléjoumal\tSecond Regard\tPortraits de notre temps\t\t19\t19\ti RDS\tBaseball (sous réserves) (1600)\t\tSports 30 Mag\tBaseball / Équipes à confirmer\t\t\t\t\t\tSports 30 Mag\tBaseball (sous réserves)\t\t33\t33\t1 | SHOWCASE\tFriday tho 13th: The Séries\t\tCinéma / HARLEQUiN ROMANCE: AT THE MIDNI6HT H0UR (5)\t\t\t\tDue South\t\tPie in the Sky\t\tCWma/8EUEœj0UR(2)\t\t32\t38\t 1 TÉLÉTOON\tTom et Jerry\tFous du volant\tRoad Runner\tFiti Brindacier\tSplat!\tNed et son triton\tLes Simpson\tAnimania\tBiake, Mortimer\tHighlander\tLes Simpson\tNed et son triton\t\t34\t 1 TLC\tEve or the Storm\t\tHow'd They Do Thaï?\t\tSecret World of Miami\t\tSecret World of Beauty Pageants\t\tSecret World of Supermodels\t\tSecret World of Miami\t\t27\t27\t 1 TSN\tBaseball (sous réserves) 0600)\t\tSportsdesk\tBaseball / Équipes à confirmer\t\t\t\t\t\t\tBaseball (sous réserves)\t\t28\t28\t Y TV5\tLes Grands Fleuves\t\tJournal FR2\tVivement dimanche prochain\t\tBouillon de culture\t\t\tViva (2145)\tJournal belge\tOnama/ORAGkSD-tTfc\t\tl 15\t15\t 1 VIE\tOui êtes-vous?\tSanté en.\tJeux de société / La Bourse\t\tLes Sectes tueuses (3/3)\t\tEcce Homo / L'Amour\t\tLa Beauté.\tVie en vrac / ABC de l'amour (2/3)\t\tCopines d'abord\t44\t35\t 1 YTV\tCharlie Brown\tLassie\tMy Hometown\tShirtey Holmes\tSmart Guy\tRough Guide\t\tSmall Talk\tJake & the Kid\t\tFlipper\t\t18\t18\t CANAUX\t19 h 00\t18 h 30\t19 h 00\t19 h 30\t20 h 00\t20 h 30\t21 h 00\t21 h 30\t22 h 00\t22 h 30\t23 h#00-.\t23 h 30\tCF\tVD\t CÂBLE: A A E ¦ ARTS ANO ENTERTAINMENT - CÂBLE 9 V.¦ CÂBLE 9 VTOÉOTRON - CNN = NOUVELLES - DOC.¦ DI9COVEHY - MM « MUCH MUSC - MP « MUSIQUE PLUS f MMAX » MUSIMAX * NEW8WORLD \u2022 ROI ¦ RÉ8EAU DE LMPORMATION RDS ¦ RÉSEAU DES SPORTS - TLC ¦ THE LEARMNG CHANNEL - TSN ¦ THE 8PORT NEtWORK \u2022 TV5 ¦ TÉLÉV!SK)N WTERNATIONALE - YTV ¦ YOUTH TV LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 4 OCTOBRE 1998 vidéos 3 Question de génération De la série culte au film à gros budget SONIA SARFATI é £ m *w anger ! Dan- // I ^ ger, Will Ro- \\\\ ¦ M binson ! Dan- 1 m ger ! » J^^P Cette réplique vous expédie à la vitesse de la lumière dans votre pré-adolescence ?Alors, vous n'aimerez pas \u2014ou peu\u2014Lost In Space, le long métrage à gros budget inspiré de la télésérie naïve et souriante qui a fait la joie de vos fins d'après-midi.Cette réplique ne signifie pas autre chose pour vous que.« Danger, Will Robinson ! » ?Vous êtes le cobaye parfait pour porter un regard objectif sur le film de Stephen Hopkins.Sans cette distorsion spatio-nostalgique aussi difficile à contourner qu'un trou noir pour qui a partagé les aventures des premiers naufragés de l'espace.C'est ainsi que trois spécimens de vidéophages se sont réunis dans un salon pour partager deux heures et dix minutes de péril en la demeure Robinson.Le premier a passé sa prime \u2014et seconde \u2014 jeunesse sur un autre continent, là où l'héroïsme se conjuguait au passé.Ses souvenirs télévisuels sont signés Thierry la Fronde et Ivanhoé.Le deuxième est à l'âge si expressif des « Cool, mon ! » et autres « De quessé ?» Quant au troisième, c'est vous.La nostalgie, c'est votre lot.Qu'elle n'est d'ailleurs pas votre surprise en voyant apparaître, dans les premières minutes de ( l'autre ) Lost In Space, «< vos » major West, Maureen, Judy et Penny ! Lesquels, dans vos souvenirs, n'avaient pas vieilli.Comme vous, quoi.Eh bien, welcome en 1998 ( pour vous ) et en 2058 \u2014 pour eux.Pour quelques secondes de gloire hollywoodienne, ils incarnent respectivement un général, une directrice d'école et deux journalistes.Tout ce beau monde est réuni pour le décollage de Jupiter 2, le vaisseau à bord duquel le clan Robinson et le major West ( Matt Le-Blanc, de Friends ) vont prendre place, histoire dê trouver une planète habitable \u2014 puisque la Terre ne l'est à peu près plus.Bien sûr, le méchant docteur Smith ( Gary Oldman ) viendra semer la pagaille en faisant sauter les plombs et les puces du robot familial, qui va s'en prendre à ceux qu'il devait protéger.Résultat : le voyage devient cauchemar.Des araignées en silicone ( si Pa-mela Anderson Lee savait ! ) aux sauts spatio-temporels, les « Danger, Will Robinson ! Danger ! » pleuvent.Un rythme de vidéoclip \u2014 que vous trouvez essoufflant alors qu'à votre droite, on le qualifie de trépidant.À votre gauche aussi.Pour ce qui est de l'apparence des choses et des gens, votre trio infernal s'entend ( mais oui, ça arrive ! ) à dire que les costumes de l'équipage du Jupiter 2 font assez sado-maso, merci, et que l'hybride singe-caméléon déniché sur le vaisseau Protéus aurait fait meilleure figure dans ' « votre » série télévisée que dans « leur » superproduction de 90 millions.Il n'y a par contre que vous pour soupirer après les décors en carton-pâte de naguère.Il faut admettre que le travail de Norman Garwood est ici très impressionnant.Quant aux personnages, force est d'admettre qu'ils sont aussi unidimensionnels que ceux d'an-tan.Ils ont juste changé de « dimension ».Le Dr Smith est plus psychopathe que débile.John Robinson ( William Hurt ) est le prototype du père absent plutôt que l'incarnation de « papa a raison ».Penny ( Lacey Chabert ) est une punkette délurée et non plus la fille à papa-et-maman d'autrefois.Et ainsi de suite.Tout ceci pour en arriver au verdict.Celui qui s'impose.La seule chose ( enfin, manière de parler ) que vos cobayes ont trouvé insupportable au cours de la projection, ben.c'est vous.Vous et vos « dans la série, c'était.» et bla-bla-bla et bla-bla-bia.Décidément, vous n'êtes pas sortable \u2014 même dans votre salon ! *l/2 ( pour les nostalgiques ) ?( pour les autres ) LOST IN SPACE ( V.F.: PERDUS DANS L'ESPACE \\ Science-fiction de Stephen Hopkins.Avec William Hurt.Mimi Roger*.M.m Le Blanc.Gary Oldman.Hea-cher Graham.Lacey Chabcn.Jack Johnson.Sonic : 6 oct.THE LAST DAYS OF DISCO Comédie de Whit Stillman.Avev Chloe Sevigny.Km lKxkinsale.Mackenzie Astin.Chris liigeman.Sortie : 6 oct.Uu pré-requis pour apprécier The Lost Days of Disco : avoir des fourmis dans les jambes dès que se fait entendre la voix de Chic sur The Freak ou celle de Blondie sur The Tide Is High .Car la musique disco est omniprésente dans ce troisième volet de la trilogie de Whit Stillman sur une certaine jeunesse américaine \u2014dorée et désabusée\u2014, qui se déroule dans une discothèque de Manhattan.Deux jeunes femmes ambitieuses y passent leurs soirées en compagnie de leurs copains.Ils dansent, un peu.Er ils parlent, beaucoup \u2014 un exploit, dans un tel environnement.De quoi parlent-ils ?D'eux.Et d'eux.Et encore d'eux.Si seulement tout ce beau monde avait un peu d'humour ! Mais non, ça se prend très au sérieux.Trop.INCOGNITO ( V.F.: INCOGNITO ) Suspense de John Badham.Avec Jason Patrie.Irène Jacob.Un Richard son.Rod S ici ger.Seul Rembrandt peut peindre un Rembrandt.C'est en tout cas ce dont est persuadé Harry ( Jason Patrie ), un faussaire des plus talentueux.Sauf qu'on lui en commande un, Rembrandt.Et l'offre est si alléchante qu'il décide de tenter l'impossible.Il y parvient d'ailleurs si bien que tous les experts certifient l'authenticité de l'Oeuvre.Tous, sauf une jolie pro-fesseure d'art ( Irène Jacob ).C'est elle qui viendra à l'aide de Harry lorsque celui-ci sera accusé de meurtre et du vol d'un tableau \u2014 un Rembrandt qui est en fait « son » Rembrandt.Très classique (l.iîis sa forme.Incognito se distingue toutefois par le milieu dans lequel l'intrigue est plantée.La « fabrication » du faux Rembrandt par exemple, c^onne lieu à des scènes fascinantes.FALSE PRETENSfc ( V.F.: FAUX-FUYANT ) Suspense de Doug Jackson.Avec Eric Kobcrt*, i.11 N i.\\.Eliza Robcm.Frank Schorpion.Sonic : 6 oci.Tourné à Montréal, Falsc Prêteuse commence par le suicide de l'ex-femme d'un policier surnommé Smoke ( Eric Robert ).Un suicide qui n'en est pas un \u2014on s'en doute\u2014 et dont le principal suspect est le fils du couple, un sombre punk de 16 ans.qui doit à présent vivre avec papa.Pour mener l'enquête, une inspectrice sans expérience.Qui va se heurter à ce vieux routier qu'est Smoke, jusqu'à ce que ce dernier atterrisse lui aussi sur la liste des suspects.Très conventionnel, le film ( à très petit budget ) de Doug Jackson est à l'image du scénario de Karl Schiffman : ils ne renouvellent absolument pas le genre mais permettent de passer un agréable moment.?ONE OF OUR OWN Suspense de David Wlnnlng.Avec : Mlchael Ironside.Cunie Graham.Peta Wilson.Frédéric Forresi.Deux policiers de Denver ( « ville jumelle » de Calgary, puisque c'est dans la capitale albertaine que One of Our Own a été tourné ) enquêtent sur la mort d'un sergent.Et se retrouvent propulsés ( c'est vraiment le cas de le dire, on le comprendra dans la scène finale ) dans un réseau international de trafiquants d'armes à feu.Les deux justiciers vont faire des pieds et des mains pour démanteler cette « hydre » aux nombreuses têtes \u2014 dirigeantes.Que dire de plus sinon que ce film de David Win-ning est loin d'être gagnant ( elle était facile.).Il est sans surprise, tant dans ses péripéties que dans la psychologie de ses personnages.À un point tel que les comédiens semblent s'u.ennuyer au possible.Dur, pour un film d'action.v2 THE BLACKOUT < V.F.: UNE IMAGE PERDUE ) Drame d'Abel Fcrrara.Avec Matthcw Modine.Clau-di 1 Schiffer.Béatrice Dalle.Dennis Hopper.Sortie : 6 oct.Si The Blackout d'Abel Ferrara est raté, ce n'est pas parce qu'il marque les débuts de Claudia Schiffer au cinéma : elle se tire honnêtement d'affaire dans le rôle assez fade que lui a confié le réalisateur.En fait, le problème de ce film est son scénario, qui mystifie non par son ingéniosité mais par sa « malhonnêteté » : l'amnésie aidant, l'intrigue avance par sauts désordonnés et bien pratiques pour masquer un manque certain d'imagination.Filmé à la manière d'un long clip, The Blackout suit un acteur qui, après avoir surmonté un problème de drogue, refait sa vie avec une jolie blonde (Claudia Schiffer).Mais il est hanté par le souvenir d'une brune \u2014 interprétée par une Béatrice Dalle qui n'a ici de félin que son allure de chat de ruelle\u2014 qu'il croit avoir tué quand il était dans le cirage ( noir ).TOP OF THE WORLD ( V.F.: VERTIGE À VEGAS ) Suspense de Sidney J.Purie.Avec Peter Weller, Den- nl« Mnnrwr Tl* Cjtrrrrf Sortir \u2022 f% «ri Peter Weller ( Robocop dans une autre vie ) incarne ici un ex-flic qui vient de passer quatre ans en prison et qui, à sa libération, retrouve sa femme.pour mieux la quitter : elle file à Las Vegas en sa compagnie, pour divorcer.Au passage, elle arrête dans le casino où elle travaille \u2014jour et nuit, aux côtés ( entre autres ) de Dennis Hopper\u2014 et se retrouve en plein hold-up.Devinez qui viendra à sa rescousse ?Bruce Willis avait fait un peu le même coup dans Die Hard, mais il ne faut pas pousser plus loin la comparaison.Dans Top of The World, les comédiens semblent lire leurs répliques et les voitures de police « revoient » dans les airs sur fond de musique disco.Bref, rien n'est crédible dans cette production à oublier.C'est quoi, déjà, son titre ?\u2014 Sonia Sarfati KP:J La Formule 1 dans son salon ANDRÉ M0ND0UX collaboration spéciale Sorti en mai dernier, le jeu de course Gran Tu-rismo s'est rapidement taillé une place au panthéon des jeux PlayStation.Applaudi pour le réalisme des véhicules et la qualité des graphiques, ce jeu vidéo a souvent été comparé à un « jeu de rôle sur roues ».Dans un monde dominé par l'éclat de la course en Formule 1, le fait que le jeu Gran Turismo ait réussi à s'imposer en dit d'ailleurs long.Outre ses qualités techniques, le jeu offre l'attrait de se scinder en deux modules : le mode arcade plaira aux joueurs désireux de plonger directement dans l'action, tandis que le mode simulation attirera les joueurs plus exigeants qui aiment combiner complexité et réalisme.Les néophytes ont tout intérêt à amorcer leurs périples automobiles sur le mode arcade.Celui-ci offre plusieurs options de jeu : l'essai, la course unique et la course à deux joueurs.Après avoir choisi le type de course, le joueur doit sélectionner lequel des 150 véhicules présents ( Honda, Nissan, Chevrolet, Mitsubishi, etc.) il désire conduire.La prochaine étape consiste à choisir un des quatre circuits offerts, dont un en milieu urbain de nuit.Une fois engagée, la course est ponctuée d'une musique enlevante et, dès le premier tournant, le joueur prend contact avec sa voiture.Même dans ce mode simplifié, le contrôle du véhicule n'est pas toujours évident et les débutants découvriront assez rapidement les avantages de sacrifier puissance du moteur pour maniabilité.L'utilisation d'une manette analogue permet de manoeuvrer les voitures avec une poignée plutôt que les boutons de direction et le mode « dual shock » ( émission de vibrations à divers moments des jeux ) est utilisé lors des frictions avec les balises ou les collisions avec les autres voitures.Visuellement, Gran Turismo est superbe : les graphiques sont de haute qualité et arborent des effets subtils et complexes comme les reflets sur le pare-brise des véhicules et des nuages translucides.Durant la course, l'écran de contrôle réussit à allier ergonomie et champ de vision.Tout en ayant une vue non obstruée du circuit, les rebords de l'écran affichent les données essentielles de la course comme la position ( rang ), le plan du circuit avec W3 vh 49 position de sa voiture et celle dès adversaires, le temps du dernier'\" tour de piste, le tachymètre et l'iri-dicateur de vitesse.Une fois la course terminée, Gran Turismo offre un module de prises* afin de revoir la course sous divers angles.Bien que non essentiel, le module offre néanmoins des attraits indéniables.La vraie vie virtuelle Le mode simulation n'est pas' pour les conducteurs du dimanche r ici le réalisme sophistiqué se transforme en complexité.Le but du jeu est de gagner assez de course afin* de pouvoir s'acheter des pièces une nouvelle voiture plus perfo>^ mante, ce qui en retour permettrSg au jouer de s'inscrire à des course^* de plus haut calibre dotées deZ bourses plus importantes.Le^ joueur part avec 10 000 crédits, sôjjtt à peine pour s'acheter.une voiture usagée ! ( Rassurez-vous, lf3 jeu offre une section « lave-auto où on remettra votre « minoune » au propre.pour 50 crédits ! ) Avant de pouvoir s'inscrire à une course, le joueur doit obtenir un permis de conduire, soit passer une série de tests.L'ensemble joue un peu le rôle de module d'apprentis*-* sage.mais en plus frustrant ! De plus, les résultats des tests sont des, plus sommaires et gagneraient a être plus explicites.Le jeu vientt avec deux manuels d'utilisation complets que les joueurs sérieux seraient bien avisés de consulter, notamment la section sur les différentes techniques de conduite, toutes inspirées de vraies situations de course automobile, comme en té-fc moigne le pilote de Formule Ford* 1600 Aaron Povoledo ( voir page BI I.Tout le long de leur carrière vir* f tuelle, les joueurs peuvent échanger leurs bourses afin de s'acheter une nouvelle voiture, remplacer des pièces usées ou rehausser les performances de leur véhicule par de nouvelles.Ici encore, le jeu est* des plus réalistes et les joueurs peuvent ainsi modifier une quarantaine de pièces, des filtres à air aux boîtes de transmission, en passant par les pneus et les stabilisateurs.Sony a donc marqué d'importants points avec ce jeu.Gran Turismo est un des jeux de courses les plus réalistes et les plus complets offerts sur le marché.Nul doute qu'il sera appelé à devenir un classique de la plate-forme.GRAN TURISMO Sony, 59,95 S NFLGAME DAY 99 989 Sports, 59,95 $ La cuvée 99 de l'incontournable jeu de football offre un graphisme plus sophistiqué, notamment avec la silhouette des joueurs qui est plus détaillée et qui compte le double de polygones que la version précédente.Les divers angles de vue et caméras offre un festin visuel digne des meilleures émissions sponives.Comme avec tout jeu de football, la clé réside dans l'apprentissage de jeux offensifs et défensifs complexes.La patience est donc de rigueur.Le fabricant offre également une autre version du jeu, NFL Xtreme.Cette version où seulement cinq joueurs de chaque équipe s'affrontent se veut au diapason de l'air du temps.Bien que le livre de jeu soit plus simplifié, le côté « extrême » est malheureusement bien pauvre et se limite à des plaqués excentriques ponctués d'interjections plus ou moins inoffensives.\u2014 André Mondoux collaboration spéciale ?CARDINAL SYN 989 Studios, 59,95 $ Depuis Mortal Kombat, les jeux de combats à mort sont devenus une catégorie en soi.Malheureusement, une fois les effusions sanguines et tripatives ( au sens premier du mot ) mises de côté, comment peut-on renouveler le genre ?Le principal problème de ce jeu est qu'au-delà du graphisme 3D, les largesses poitrinaires des guerrières et les armes tranchantes des brutes primaires, le jeu n'offre rien de plus que le modèle de base amplement exploité depuis plusieurs années.Nous restons donc sur notre faim, dans l'espoir que ce type de jeu tirera à sa fin.\u2014 André Mondoux collaboration spéciale ?VENIR AU MONDE PMT VIDÉO, 49,95 $, PC « Comment suis-je venu au monde ?» Ça y est ! Fiston vient de poser LA question tant redoutée.Vous n'êtes évidemment pas piéparé à donner un cours accéléré de sexualité à votre marmot.Pour répondre avec tact, papa et maman peuvent depuis quelques années courir à la librairie pour acheter le best-seller pour bambins de Marie-Francine Hébert, Venir au monde, illustré par Darcia Labrosse et publié aux éditions de la Courte Échelle.Les papas et mamans branchés peuvent maintenant se procurer la version cédérom du livre.Une création de PMT Vidéo qui a animé de belle façon les pages du livre et \u2014 surprise pour les enfants\u2014 y a intégré cinq jeux éducatifs.La navigation se fait simplement grâce à de gros icônes et c'est un enfant qui raconte l'histoire de sa naissance* de la rencontre de ses parents jusqu'à l'accouchement.Fiston n'.mra jamais été aussi heureux de suivre un cours.\u2014 Isabelle Masse collaboration spéciale 4 B4 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 4 OCTOBRE 1998 livres ) Comment on devient vedette Une biographie de la Duras, comme on ait la Diva, ou la Divine.JACQUES FOLCH-RIBAS collaboration spéciale Laure Adler, c'est cette Madame que vous voyez à la télévision si vous regardez tard, vers minuit.Ça leur ferait mal, à TV5, de mettre les émissions intelligentes à des heures intelligentes ?Ce sont péremptoirement des imbéciles ( tiens, me voilà qui parle comme Marguerite Duras ).Laure Adler, donc, à la suite de la perte d'un enfant et après avoir lu Un barrage contre le Pacifique, a écrit à Marguerite Donnadieu, qui commençait à être connue comme Duras.Je vous dis cette anecdote parce qu'elle a déclenché une amitié entre les deux femmes, et pour finir cette biographie qui vient de paraître.J'aime bien les biographies \u2014surtout quand elles sont fausses.Et quand elles racontent, de surcroît, la vie d'une personne qui n'a jamais existé, alors elles atteignent au sublime, entendez : le roman.Qui, comme chacun sait depuis Aragon, est un mentir-vrai.Je dis de Duras que c'est une personne virtuelle.Fabriquée lentement, mais sûrement, par la petite Donnadieu qui arriva d'Indochine où sa maman avait été institutrice coloniale, et qui s'échoua à Paris Rive gauche, au milieu de ces récifs coraliens ou moussus qui faisaient et défaisaient la littérature française : les intellos des maisons d'édition.Alors là, mes chéris ( comme elle disait ) quelle aventure ! Que d'aventures ! C'est un régal de voir la petite se faire aller de droite à gauche ( des collabos aux résistants ) et faire aller sa plume de tous côtés afin de devenir cet écrivain que ses amis lui assurent qu'elle est.Nous savons tous qu'elle y réussit.Trouvant un style oratoire, incantatoire et suprêmement emmerdant ( pas à tout coup mais souvent ) qui fit croire à ceux qui n'écrivent pas que c'est facile d'écrire et à ceux qui écrivent, tous ses amis, qu'elle a du génie.Mais surtout, le disant elle-même, parlant d'elle à la troisième personne, sévissant aux radios et télévisions ( aux heures intelligentes ) portant des jugements sur tout, la politique et le boeuf en daube, sabrant dans le \"tard et l'os.La boucherie.Sublime.Création pure, ai-je dit ?Ainsi se fabrique une Duras, la Duras, comme on dit la Diva, ou la Divine.La grande affaire de Marguerite fut l'amour, l'amour physique qui lui était une drogue et dans lequel ses multiples amants excellèrent.Du moins leur fit-elle cette réputation, ce qui est fort gentil et ne peut pas leur nuire .Certains lui trouvèrent des airs de Piaf, goualant son désir et ne croyant qu'à l'amour.Tout à coup, on voit apparaître un coeur de midinette.On se dit : le prochain livre qu'elle va écrire sera un Harlequin.Mais non, elle s'en fiche, elle raconte et filme inlassablement les mêmes histoires qui sont celles de ses obsessions d'enfance, en mettant la technique des films cul par-dessus tête ( le son et les images décalés, par exemple ) et la technique de l'écriture à la pou- Marguerite Duras belle.Phrases d'un mot.Prose en vers.Vaticinations.Tout le monde s'y laisse prendre, sauf deux ou trois quidams, que Laure Adler nomme, ce qui est honnête pour eux.Voilà donc la Duras devenue écrivain célèbre.Célèbre, mais pas populaire.Peu de lecteurs, beaucoup de misère.Mais alors, célèbre pour qui, pourquoi célèbre ?Je n'ai jamais compris, il est probable que je mourrai idiot.Il fallut attendre l'Amant qui obtint le Goncourt pour qu'on Ht Duras, croyant voir dans cette histoire sulfureuse la vraie histoire de la petite Donnadieu \u2014 alors que Duras a toujours juré que ce roman était pure invention \u2014 tout en affirmant que Duras ment toujours.Cette biographie se donne des airs d'hommage.Mais l'objectivité de Laure Adler, qui est certaine, lui fait montrer crûment toutes les contradictions d'une femme blessée par son enfance indochinoise, blessée par l'amour que sa mère portait au frère aîné, blessée par tout, au juste \u2014et confortée mille fois par ces aigles de la littérature qui ne cessèrent de la pousser en direction du génie.J'ai eu un plaisir fou à lire ce livre.Peut-être un plaisir pervers ?J'ignore si c'est celui de l'histoire romanesque, celui du mensonge, celui du papotage de salon, celui du badaud qu'épatent les vedettes de ce monde auquel il n'accédera jamais ?.C'est un livre qui parle de passion, donc il est passionnant.À vous.MARGUERITE DURAS Laure Adler Gallimard, 630 pages La science et le sens Philosophe, Laurent-Michel Vacher s'en prend à la philosophie MARIO ROY Destinée aux philosophes, leçon numéro un : « Il existe un univers naturel dont font partie les êtres humains.» Écrivant cela, Laurent-Michel Vacher n'avait aucune intention comique.À preuve, un peu plus loin : « Le temps des bavardages de luxe, de l'obscurité cultivée, de l'hypercriticisme nihiliste, des métaphysiques supra-empiriques parfaitement invérifiables et contraires à toute évidence, des théories invraisemblables, des modes philosophiques aussi éphémères que pseudo-littéraires, de l'ignorance et des spéculations gratuites s'achève.» Connu entre autres pour son ouvrage de vulgarisation philosophique.Histoire d'idées, publié en 1994, Vacher signe aujourd'hui La Passion du réel I La Philosophie devant les sciences, constituant la somme et l'aboutissement d'une démarche entreprise il y a dix ans et dont l'essence peut se résumer ainsi : la philosophie contemporaine, enfermée dans un monde narcissique et irréel, a fait et fait fausse route, laissant les sciences prendre sa place dans la quête de sens et de beauté.Opposant ainsi « soumission aux faits, réalisme, respect du sens commun » d'une part, et « détachement raffiné et supério- rité cultivée par rapport à toute réalité bassement matérielle » d'autre part, l'auteur affirme que « la vision scientifique du monde, prise globalement, pèse de presque tout son poids du premier côté et le cours profond des choses indique sans cesse davantage son triomphe probable.La philosophie, avec à ses côtés la culture religieuse ainsi qu'une partie des sciences humaines et de la vie artistique et littéraire, tente désespérément de sauver l'autre mise ».La Passion du réel documente cette thèse non seulement en relevant les failles de la pensée philosophique mais surtout, ce qui est plus intéressant encore, en mettant en perspective les découvertes fondamentales des grandes disciplines scientifiques : jamais il n'aura été aussi évident que la recherche de pointe a atteint aujourd'hui un niveau où s'entremêlent interrogations sur la nature du réel et hypothèses quant à la signification profonde des réponses qu'on leur donne.Philosophe que l'on peut certes qualifier de pragmatique.Vacher avait d'ailleurs exploré ces questions dans La Science par ceux qui la font, recueil d'entretiens avec une dizaine de scientifiques d'abord diffusés à la radio de Radio-Canada puis publiés en début d'année chez Liber.Il écrit aujourd'hui : « L'histoire des idées au vingtième siècle retiendra que la relativité a re- nouvelé profondément notre compréhension de l'espace et du temps, que la théorie quantique a suggéré un fondement probabili-taire de la nature, que la chimie a élaboré une véritable conception moléculaire et électronique du monde matériel, que la biologie a entamé le décryptage de la logique du vivant, pour ne prendre que quelques exemples.» D'où le premier reproche que Vacher fait à la philosophie contemporaine : son ignorance ciumj-lue de ce qui constitue le savoir scientifique et, pire, le mépris qu'elle lui manifeste.« La majeure partie de la philosophie moderne est d'abord un désaveu de la pensée scientifique », écrit l'auteur, ce qui l'a menée à la redite perpétuelle, à l'insignifiance profonde, au naufrage dans l'idéologie.L'ouvrage de Laurent-Michel Vacher \u2014brillant, limpide, d'un calibre que les essais locaux n'atteignent pas toujours\u2014 se situe clairement dans le mouvement de désacralisation des grands prêtres de la pensée européenne, en particulier française en ce qui nous concerne, mouvement qui apparaît comme profondément libérateur.?LA PASSION DU RÉEL LA PHILOSOPHIE DEVANT LES SCIENCES Laurent-Michel Vacher Liber, 233 pages La fillette et le disparu RÉGINALD MARTEL Quand son père meurt, la narratrice a cinq ans.Depuis, rien n'est plus pareil : le disparu, et ses avatars que forge une mémoire trompeuse, habite lourdement la conscience de la fillette, de l'adolescente, de la femme.Par sa disparition, un homme à peine connu, forcément méconnu, va marquer chez l'orpheline, en larges traits de fusain sur la toile râpeuse des jours, à la fois la manière d'être et celle d'en changer.Jjes pères en allés n'ont pas de substitut ?Celui-là, peut-être, aurait convoqué auprès de ceux qu'il a quittés un personnage redoutable, porteur de majuscule, le Bonheur, ce fauve contre lequel il faut lutter avec un courage que le malheur lui-même ne saurait inspirer.Le texte liminaire de Denise Desautels révèle l'histoire du récit.Au départ, une intention autobiographique.À l'arrivée, sans que la vérité des faits ait été caviardée, une production plus libre, conforme au projet barthésien, le plaisir du texte, et qui promet le plaisir de lecture à qui aime le style, c'est-à-dire à la littérature.Car le style, c'est l'art, qui transcende ici les aspects purement techniques ou mécaniques du roman traditionnel.L'écrivain raconte une histoire, certes, celle de l'apprentissage du métier de vivre, de vivre quand même, tandis que la mort n'en finit plus de frapper tout autour, instillant dans l'âme et le corps même de la narratrice le sentiment d'être sans cesse en sursis.Une histoire, donc, mais qui n'au- rait rien d'exceptionnel, héroïsme ou pleutrerie, sainteté ou abjection, comme celles de héros et héroïnes plus convenus ; une histoire intérieure, parfois difficilement commu-nicable, ce qui expliquerait certains recours ici et là à des artifices, tels les points de suspension, qui laissent entendre peu de chose et qui ne sont pas la part la plus convaincante de Ce fauve, le Bonheur.À cinq ans, on sait à peine qu'on est, vaste réceptacle de ce que l'entourage y déverse.C'est à travers la mère, veuve à jamais inconsolable, que l'enfant peu à peu prend la mesure de la tragédie inaugurée par la m Gît de son père, par celle ensuite d'autres proches.Telle médiation est un filtre dangereux.Contre une mère livrée à ses souvenirs, la fillette doit accepter le présent, imaginer l'avenir.Elle y parviendra, par la découverte de la littérature \u2014 des murs de fiction nous protègent contre les intempéries \u2014 et de l'art \u2014 passerelle qui me permettra d'accéder à la vie\u2014, de l'amour aussi.En attendant, sa quête de tendresse et de caresses est émouvante, que la mère ne déçoit pas, bien au contraire, mais la générosité de sa présence ne masque pas tout à fait une absence objective.Entre survivantes, malgré les mots, bée un immense silence, qui tient à distance la tristesse de l'autre.Le récit de Denise Desautels transforme ce silence en mots lumineux, tout en jalonnant le lent mais décisif passage de la peur à la libre assomption du désir.?CE FAUVE, LE BONHEUR Denise Desautels L'Hexagone, 240 pages émit Ç>* pères qui ne savent pas aimer (2 .vj Les pères et l'amour La mode est aux guides pour « l'approfondissement de la connaissance de soi ».Une maison comme les Éditions de l'Homme a publié quelque 200 titres à clic BCtllc dans la rubrique « Psychologie, vie affective, vie professionnelle, sexualité ».Avec un titre choc comme Ces pères qui ne savent pas aimer et les femmes qui en souffrent, Monique Brillon veut traiter du rôle du père dans le développement de l'identité de la fille.L'auteure souhaite éclairer les femmes dans leur recherche d'elle-même tout en apportant une certaine lumière aux hommes afin qu'ils puissent mieux comprendre leur rôle auprès de leur fille et l'urgence de prendre leur place de père.L'ennui, cependant, avec ce genre de livres, c'est qu'ils sont rarement lus par ceux qui « ne savent pas aimer ».Pierre Vennat ?CES PÈRES QUI NE SAVENT PAS AIMER ET LES FEMMES QUI EN SOUFFRENT Monique Brillort Éditions de l'Homme, 1*> pages Des mots, des illustrations Une fillette.Une nuit d'orage qui s'annonce blanche.Et des questions.Des dizaines de questions qui trottent dans la tête, tournoient, s'imposent, se multiplient.Certaines, philosophiques : « Où finit l'infini ?» D'autres, terre-à-terre : « Suis-je belle ?» Quelques mots sur la page de gauche.À droite, des illustrations en noir et blanc.Quelques lignes.Aussi pures qu'expressives.On se s'étonne pas, en parcourant Nuit d'orage de Michèle Lemieux, que l'auteure-illustrâtrice ait remporté, pour cette oeuvre, le Grand Prix de la Foire de Bologne 1997 \u2014dont on dit qu'il est le plus prestigieux du monde de la littérature jeunesse.Non, on ne s'étonne pas.On se réjouit.Nuit d'orage est un livre inclassable, à la manière du Livre épuisé de Frédéric Clément.Un livre aussi profond qu'il semble léger.Un livre qu'il fait bon feuilleter, le soir venu, épaule contre épaule.Sonia Sarfati Renaud et Leduc NUIT D'ORAGE texte et illustrations de Michèle Lemieux Seuil Jeunesse, 1998, 240 pages ( à partir de 8 ans ) Reconnue pour courir dans toutes les directions à la fois, ce qui nous vaut le meilleur et le pire, la jeune maison Les Intouchables publie, à l'occasion du cinquantième anniversaire du Refus Global, un recueil.N'être, signé Thérèse Renaud et orné des pastels de Fernand Leduc, cosignataires du célèbre manifeste.(Tous deux sont d'ailleurs invités d'honneur du Festival international de la poésie, actuellement en cours à Trois-Riviè-res et ce, jusqu'au 11 octobre.) Poésie accessible et à forte puissance évocatrice, oeuvres toutes en douceur sur lesquelles peut glisser l'imagination, tout cela a été traité avec respect et attention pour donner un fort joli petit livre que l'on fréquentera avec plaisir.Mario Roy ?N'ÊTRE Thérèse Renaud .pastels de Fernand Leduc Les IntcHichahles, 94 pages et planches couleurs n Les heures tragiques Dernier en lice des livres publiés sur la princesse.Le Dernier Jour de Diana s'avère à la fois sobre et poignant, certes fait rapidement mais tout de même abondamment et intelligemment documenté.L'auteur, qui a déjà signé des biographies de Jackie Kennedy, Madonna et Mick Jagger, s'attarde sur les heures qui ont précédé et suivi l'accident du tunnel de l'Aima, mais enrobe ces moments tragiques dans une petite histoire sans complaisance de Diana, de Dodi, de Charles, des jeunes William et Henry, de la famille royale.Le livre a eu son quart d'heure de gloire en août, lorsqu'on a appris qu'y était révélée la réaction surprenante d'Eliza-beth II à la mort de Diana : « Où sont les bijoux ?» se serait surtout inquiétée la reine.Mario Roy LE DERNIER JOUR DE DIANA Christnpher Andersen Fins Edition^ 354 pages LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 4 OCTOBRE 1998 livres) Specteur enquête Ghislain Taschereau tente ici de «philosopher en ayant l'air superficiel» Comme un vin vieux RÉGINALD MARTEL ELISABETH BENOIT collaboration spéciale Ghislain Taschereau, peut-être mieux connu sous le nom de Bob Binette, publie un premier roman : L'Inspecteur Specteur et le doigt mort.Après avoir fait de la télévision ( 100 Limites, Taquinons la planète ) puis de la radio, l'ex-mem-bre des Bleu Poudre a décidé de s'attaquer à un outil de communication beaucoup moins fréquenté : l'encre et le papier.« Écrire, explique l'humoriste, c'est la liberté totale.À la radio, d'une année à l'autre, c'est un peu redondant.À l'Halloween, tu fais des jokes d'Halloween, à la Saint-Valentin, tu fais des jokes de Saint-Valentin.Disons que j'avais envie de faire des affaires dont je serais plus fier ! Écrire des livres, me lancer dans la réalisation : j'ai envie de disparaître du devant de la scène pour être mieux derrière.C'est pas nécessairement que je veux arrêter de jouer, mais je me suis rendu compte que ce qui m'a fait le plus tri-per, à date, dans ma vie, c'est d'écrire un roman.C'est très agréable à faire.Pas de producteur, personne qui dit : Ça va coûter trop cher.» Profitant donc de sa pleine liberté, l'humoriste a inventé Capit, la capitale de la Friande, une ville fictive qui lui a fait penser après coup à Gotham City dans Batman.C'est que son héros, l'inspecteur Specteur, mène une enquête pour le moins abracadabrante.Ou disons plutôt que c'est l'enquête qui le mène.Le fou meurtrier qui lui envoie un doigt de fille, et puis un nez, et puis une jambe, s'amuse à semer des indices farfelus qui se manifestent, entre autres, à travers des messages publicitaires : publicité de souliers à la télévision, panneau-réclame sur le bord de la route.Specteur a affaire à un joyeux luron qui a des talents pour le moins étonnants.Mais Specteur est un inspecteur qui sort de l'ordinaire.Il est le meilleur inspecteur au monde, et il abat toujours les criminels qu'il parvient à coincer.C'est qu'il a fait un pacte avec le diable : les aventures de Specteur mènent donc le lecteur chez Satan, en taxi dans les rues de Capit, dans les Tavernes Occultes parsemées çà et là à travers la ville, puis chez les putes pour le spécial « toutes pour un ».L'histoire est peuplée d'être étranges \u2014un infirme « petit, laid et en fauteuil roulant » accompagné d'un chimpanzé vêtu en majordome ; des siamois reliés par le tronc \u2014 ou tout simplement gros et sales, comme Mandant, le chef de Specteur.« J'ai une fascination pour le handicap, l'infirmité, le laid, confesse Ghislain Taschereau.J'aime ça regarder les gens, autant s'ils sont hyper-laids que hyper-beaux.Mais parce que PHOTO PIERRE McCANN.La Presse Le premier roman de Ghislain Taschereau, alias Bob Binette, est une histoire peuplée d'êtres étranges.mon visage est connu, je suis obligé de me ménager un peu, je ne peux pas regarder autant que je veux.Il y a des gens que je fixerais pendant des heures.Le corps humain est tellement imparfait.» Monstruosité des personnages, mais aussi monstruosité du style, d'une certaine façon.L'esthétique du roman a elle-même quelque chose d'hypertrophiée dans la mesure où l'auteur s'est adonné au plaisir des jeux de mots et des comparaisons très caricaturales qui gonflent sans cesse les événements.On y retrouve des phrases telles que : « Monsieur le Hibou veillait au grain, mais ne s'en nourrissait point.» Ou encore : « Le curé renifla de toutes ses forces et un filet de sang remonta dans son nez tel un élastique de bungee.» Ce qui alourdit le roman, par ailleurs vivant et plus d'une fois intelligent.Or, c'est lorsqu'il est le moins ostensiblement « comique » que Ghislain Taschereau est le plus drôle.Mais, en fait, l'auteur n'a pas voulu être drôle.Et est presque étonné qu'on le pense.« Je n'ai pas l'impression que c'est un roman humoristique, j'ai l'impression que c'est un roman tordu.Pour moi, c'est un polar fantastique.Imagine ça en film, sans la narration.Automatiquement, l'aspect humoristique prend le champ.» Il est toutefois d'accord pour dire que l'esthétique de son roman relève quelque peu de la bande dessinée, avec sa logique pas du tout réaliste grâce à laquelle Specteur, par exemple, invoque le diable sans faire exprès ou garde nonchalamment le nez de la victime dans la poche de son veston avant de le remettre au laboratoire.Si Ghislain Taschereau hypertrophie autant ses effets, c'est pour mettre en perspective le ridicule de certaines choses et « pour philosopher tout en ayant l'air superficiel ».« Dans le fond, je me vide le coeur.Je rentre dans la religion catholique », dit celui qui servait la messe, adolescent \u2014pas par ferveur religieuse : « Je faisais ça pour l'argent.J'avais 25 cents par jour, un dollar vingt-cinq par semaine.En plus, je volais l'argent de la quête ! » L'humoriste n'a pas été opprimé par l'Église, il n'a jamais été forcé d'aller à la messe, mais il eu a définitivement contre la religion.« Toute religion repose sur des fondements ridicules, avance l'auteur.Je trouve que ce sont des enfantillages, des insignifiances qui ne font que provoquer des haines.» On retrouvera donc dans son roman Satan avec son recueil de règlements, un prêtre qui a perdu son calice au poker, et peut-être même Dieu.C'est décidément lorsqu'il est question de ces illustres personnages que le récit est le plus savoureux.Il est certain que ce roman ne plaira pas à tous \u2014 personnellement, j'ai des réserves.Le fond est bien plaisant, mais la surabondance de jeux de mots a tempéré mon plaisir.Quant à ceux qui aimeront le livre, qu'ils sachent que l'auteur a déjà une seconde aventure de l'inspecteur Specteur sur la planche.Ghislain Taschereau, lui, aime son roman, et il ne le cache pas.Il ne cache pas non plus qu'il sait que sa notoriété favorisera les ventes.« Au début, dit-il, je voulais le publier sous un pseudonyme.Mais déjà que la littérature c'est pas payant, on a décidé, l'éditeur et moi, qu'il valait mieux profiter de mon personnage.» L'INSPECTEUR SPECTEUR ET LE DOIGT MORT Ghislain Taschereau Les Intouchables, 211 pages est le genre de poulain que tout éditeur B rêve de voir à entrer dans son écurie.Ni trop jeune \u2014 risque d'hypertrophie du moi \u2014, ni trop vieux \u2014 le talent s'affine mal la maturité venue \u2014 Nicolas Fauteux, la trentaine encore, est rosse sans en être une.Avec trois personnages très classiques et donc respectables, la Femme, le Mari et l'Amant, il a fabriqué un petit roman assez cochon et violent à mort, qui se déguste comme.disons un vin vieux.La Femme.Elle avait douze ou treize ans quand son psychiatre de père l'a surprise à poil en compagnie du grand garçon qu'elle avait depuis un bon moment aguiché.Coups de pied au cul pour le type et taloches pour la fille, avec un brin d'inceste en prime et puis elle est donnée, pour solde de tout dû, à un créancier.C'est.le Mari, qui fait fortune dans les paris clandestins et qui aime les beaux objets, dont sa petite femme apparemment soumise, et les oeuvres pillées dans les sites archéologiques.Esthète au cube, il apprécie même Schoënberg et Berg.Reste.l'Amant.Oui, le jeune homme entreprenant de tantôt, que la fille n'a jamais oublié.Il est devenu tatoueur ( les tatoueurs ont la cote auprès des romanciers ces temps-ci ) et gagne assez sagement une vie que vient troubler la Femme, en promettant de poursuivre le coït interrompu, à certaines conditions.Tous des ordures, et si elles finissent mal \u2014 non, je ne dirai rien \u2014, elles nous auront en attendant donné de sacrés frissons.Non sans nous avoir obligés à quelques pauses, pour chercher en vain, jusque dans le Grand Robert, les mots que M.Fauteux a inventés pour se moquer de nous, et de lui-même.Un fameux premier roman, tout plein d'un cynisme mâtiné de culture souriante.*?36 PETITS CIGARES Nicolas Fauteux VLB éditeur, 160 pages Les cul-de jatte déchaînés Il faut croire à ces événements qui se déroulent dans une logique de Vabsurde JACQUES FOLCHRIBAS collaboration spéciale Voilà bien un roman complètement fou, c'est-à-dire en dehors de toute vraisemblance.On s'y amuse, à condition d'accepter comme possibles les événements qui s'y déroulent, inexorables, dans une logique de l'absurde.Il m'a rappelé certains textes de Marcel Aymé \u2014 par exemple Le Passe-murailles, dans lequel un Monsieur tout-à-fait banal se découvrait soudain le pouvoir de traverser les murs.Ici une Madame, Casimiria, dont on dit qu'elle est « tombée du ciel » et qui sommeille dans une charrette en bois, est découverte par un vieux pépère, retraité, veuf, qui la recueille et la pousse à l'intérieur de sa demeure.Casimiria est cul-de-jatte.Elle est très belle, très excitante, et arrive ce qui devait arriver sans doute : une partie de jambes en l'air ( deux jambes sur quatre.).Torride, la partie.Le veuf se retrouve des forces erotiques.Mais, dès la chose un peu finie, crac, Casimiria lui coupe les jambes.Le voilà transformé.Nos deux complices, armés d'instruments sciants et contondants, pratiqueront l'ablation de tous les amoureux de Casimiria, et il va y en avoir énormément.Ce sera pour les rendre maîtres du monde, rien de moins.Le monde qui, jadis, appartenait à une race élue, une race de culs-de-jatte, qu'il s'agira de refaire physiquement ( un mètre soixante-quinze maximum ) afin qu'elle prenne le pouvoir contre les affreux bipèdes.Casimiria choisit un village, Chola, comme quartier général des opérations.La transformation par le sexe.Et cela fonctionne, dans l'ab- surde le plus complet, parmi les rires du lecteur ( des rires tragiques, certes ).L'arrivée d'un journaliste à Chola ne fera que donner une idéologie au mouvement.Si l'on vous dit que Casimiria finira Présidente de la République où seuls sont citoyens les culs-de-jatte, vous saurez la fin.C'est dément, très drôle ( à condition.voir plus haut ) et pourquoi pas ?On a bien vu une Madame se transformer en truie, l'automne dernier, dans un roman qui eut du succès.L'imagination des romancières est sans fond, elle réussit ici à nous faire complices de l'absurde, par une écriture blanche, sèche, détachée, la seule possible pour nous embarquer.Faudra-t-il devenir cul-de-jatte ?CROC-EN-JAMBE Vanessa Zocchetti Julliard, 187 pages M7-III1IIÇI II?ni un vuuu lu; Soyez à votre affaire ! \u20141 Soutenir efficacement à la maison le travail scolaire de votre enfant, tel est le but poursuivi par Les cahiers Orange.HURTUBISE HMH Orthographe Pour aider votre enfant tu pnmaire en français 1reà6e année Grammaire Pour aider voter enfant 3j MMfcl £n français 2e a 6e année Prti:4,95$ j LISEZ LE CAHIER Economie DU LUNDI AU SAMEDI La Presse Commande/, vos livres chez Rcnaud-Bray Ninis o\\pcdi«»ns partout au OucIhv XisU «Ml IIKAM'JtlK' I Montréal : 342-28151 I \\ut km : 1 888 746-2283 1 -Mail : s.ul< ,u-natid-bt;i\\ PtONi eu Anne Rice marque dans ses chronique pour renouveler u imaiul thème du f.i les fantômes. B 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 4 OCTOBRE 1998 livres ) Mémoires d'un chanteur De Robert Savoie, un livre qui se lit bien, divertit et émeut à la fois CLAUDE GINGRAS Robert Savoie Josef Krips, le grand chef d'orchestre, me confiait un jour : « Si je veux savoir ce que vaut une nouvelle partition, je l'apporte au lit et l'évalue selon qu'elle me tient éveillé ou que je m'endors au bout de quelques minutes.» J'ai fait comme Krips pour les souvenirs de Robert Savoie et.j'ai fermé le livre deux heures plus tard.Sa carrière, ses tournées, les expériences invraisemblables qu'il a vécues, le baryton les raconte d'une façon captivante, souvent drôle, souvent touchante aussi, et avec un réel sens de l'observation et dans un bon français.Il est vrai que le chanteur a reçu ici l'aide de sa femme, le mezzo Michèle Gaudreau.Forcé par les circonstances, comme tant d'autres, à aller gagner sa vie à l'étranger, Robert Savoie a même dû changer son nom en Roberto Savoia afin de pouvoir chanter en Italie, puis fuir le pays avant d'être arrêté.Aujourd'hui professeur, il observe avec inquiétude la disparition de la culture à la télévision et l'insuffisance de la relève.L'un des candidats potentiels à la direction de l'Opéra de Montréal, son amertume prend un ton de malhonnêteté lorsqu'il affirme que « les abonnements piétinent » ( p.246 ).Qu'on essaie de trouver un billet pour La Traviata l Plusieurs erreurs aussi, à corriger au prochain tirage.L'homme qui a chanté la fameuse mélodie Le Cor devrait savoir qu'elle est de Flégier ( et non « Fli-gier » ) ( p.109 ).Le « certain monsieur Halash » pour qui il auditionna est Laszlo Halasz, directeur artistique\" du New York City Opéra en 1943 à 1951 (p.112 ), L'existence d'un « Comte » dans Madama Butterfly en surprendra plus d'un (p.134).C'est la Corporation: Sir-George-Étienne-Cartier ( et non la « société Geor» ges-Étienne Cartier » ) qui créa la Place des Arts ( p/ 151 ).Le départ de Léopold Simoneau de l'Opéra du Québec était dû à l'engagement, à son insu, non pas -d'un metteur en scène mais d'un chef d'orchestre, Al-fredo Bonavera (p.158).Joseph Rouleau m'a lui* même confirmé n'avoir jamais chanté Boris sur la scène du Bolchoï \u2014 plutôt, et bien qu'à Moscou, Boris avec la troupe du Bolchoï au Palais des Congrès ( p.196 ).L'oratorio Jean le Précurseur est de Guillaume Couture et non de Jean Papineau-Couture ( p.257 ).¦» < .¦ Savoie se moque des critiques qui n'avaient pas remarqué que lui et Gabriel Bacquier avaient échangé leurs costumes dans un Mozart à Nantes ( p.204 ).Et pourtant, le même Savoie refait les scénarios d'opéra : il nomme Samson chef des Philistins et le fait donc partir en guerre contre son propre peuple ( p.130 ).Des corrections à faire, oui.Mais, surtout, un livre qui se lit bien, divertit et émeut à la fois.?FIGARO-CI, FIGARO-LÀ MÉMOIRES D'UN BARYTON VOYAGEUR Robert Savoie, en collaboration avec Michèle Gaudreau Éditions Varia, 263 pages Montréal, 2008 : d'un complot à un autre De Véditeur Michel Brûlé, un premier roman un peu mince ELISABETH BENOIT collaboration spéciale Montréal, an 2008.Avec le commencement du troisième millénaire, l'ère de la censure est arrivée.Une censure tellement puissante qu'il est même interdit d'en parler : officiellement, elle n'existe pas.Non seulement les médias contrôlent-ils l'information, mais parfois ils la fabriquent.Il y a des téléviseurs partout, des écrans dans les wagons de métro, des TV Robots qui remplacent les employés chez McDonald, des télépréposés et des télécaissiers au ministère du Revenu, des télégardiens dans les prisons.C'est dans cet univers futuriste, mais loui de même assez proche du nôtre, que Michel Brûlé campe son premier roman, La Religion cathodique.Michel Brûlé est auteur et éditeur : sa petite maison d'édition.Les Intouchables, célèbre ses cinq ans cette année.Avec La Religion cathodique, il brosse donc le tableau d'une société où il est interdit de fumer dans les lieux publics, où les parco-mètres émettent automatiquement des contraventions et où Richard Martineau, rédacteur en chef de.La Presse, possède 64 téléviseurs à la maison ! Mais Jean Fréchette, le héros de cette histoire, trouve que c'est assez, la télévision partout et les mé- dias omnipotents qui n'ont aucun égard pour la réalité.Fréchette, un quinquagénaire à la libido bien en place, est lui-même journaliste à Radio-Canada.Il décide un bon jour de prendre d'assaut les téléviseurs de la ville : cocktail molotov dans un magasin de télés, coups de hache dans les téléviseurs du métro, sabotage de la régie centrale de Radio-Canada.Ensuite : attaques informatiques.Les manigances de Fréchette prennent ra-pidemen t de l'enver- I,v Kixm.ion SRC % Télévision É ens-nous! Chaque dimanche, je te donne rendez-vous ici.Un rendez-vous interactif! N'hésite pas à m'envfoyer tes commentaires à l'adresse postale suivante : Les Débrouillards 465, rue McGffl, 6e étage Montréal (Québec) CANADA H2Y4A6 La Pressa LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 4 OCTOBRE 1998 B7 disques) Dame Mario chante le blues ALAIN BRUNET epuis quatorze ans, Jean Mil-laire a été un Adèle client du M m Bistro à Jojo.Un homme fl M d'habitudes, c'est le moins ¦ M qu'on puisse dire.Depuis 4i quatorze ans, l'inoxydable Johnny ( Millaire ) Blues Band vient y tanguer sur trois accords, lorsque les vents sont favorables.Depuis quatorze ans, sa compagne vient s'y accouder au bar, jaser fort avec la faune locale, apprécier les acteurs du blues montréalais qui y convergent.Cette assiduité au lieu et à ses gens a fini par engendrer un disque : Bootleg Blues, chanté par Marjolène Morin.Alors.quoi de plus naturel de rencontrer l'inséparable tan-dem au Bistro, encore fraîchement rénové \u2014 on en a solidifié le mythe en ornant ses murs d'artefacts du blues local, un peu à la manière du Hard Rock Café : guitares encastrées de Millaire ou Bob Walsh, etc.« J'viens moins qu'avant.Chus couchée à cVheure-là ! » confie dame Marjo, sirotant une cervoise bien fraîche.Mais je les connais touttes, les musiciens de blues.En janvier 1997, j'avais du temps devant moi, j'ai dit à Johnny moi'ssi, j'aimerais ça avoir un show d'blues.«< Je voulais tripper comme les musiciens trippent quand y font du blues.Ça jamme, ça se laisse aller.Tu te r'vires de bord tu dis à l'autre tu lui dis OK prend le solo de guitare.Je voulais arriver à ça.Le vrai blues ! On y est arrivé, mais avec ben des shows.» Avant de se remettre à l'ouvrage, c'est-à-dire créer les chansons de son prochain dis- irjo raconte avoir appris ses tounes do maître ès Mues, Jean Millaire.que ( le chantier n'est pas encore ouvert, on vous l'assure ), Marjo s'est payé des petites vacances bluesy.« On peut pas toujours rester dans le même créneau, justifie-t-elle.Faut en sortir, prendre de l'air ! J'ai donc dit à Millaire, donne-moi des tounes de blues.De fil en aiguille, j'ai appris les tounes avec mon coach et maître.» Et puisque Marjo n'était pas une chanteuse de blues, il lui fallut apprendre les PHOTO RÉMI aiguille, avec l'aide de son LêPmm et inflexions, la souplesse, le phrasé inhérents au genre.De plus, elle a dû s'approprier les textes des autres.« Interpréter des chansons, con-fie-t-elle, c'est pas facile.Parce que, normalement, je parle de moi.La personne qui a écrit une chanson, elle sait de quoi elle parle ! Dans ce cas-d, j'étais pas à côté d'elle pour savoir c'était quoi son mood ! C'est pas facile de faire de l'interprétation.Pour moi c'est ?V2 BOOTLEG BLUES Marjo, CQV / GAM Visiblement, Marjo et Johnny ont eu beaucoup de plaisir dans cette aventure.La sélection des chansons m'a semblé soignée par ce connaisseur ( et amoureux ) du genre qu'est Jean Millaire : My Ba-by's Sweeter de Walter Jacob s.Blues Before Sunrise de Leroy Carr, Don't You Lie To Me de Chuck Berry, etc.J'admets ne pas avoir assisté au concert qui a mené à l'enregistrement de Bootleg Blues, mais l'écoute de l'album me mène à ce triste constat : exercice de style d'une chanteuse n'ayant pas encore maîtrisé le genre ( et la langue anglaise ), trip de club sans envergure, instrumentation quelconque \u2014 sauf la guitare de Millaire, an-thologique à souhait.Un démo, quoi ! Or, il s'agit d'un démo de Marjolène Morin, notre Marjo nationale, c'eût été une autre, et j'aurais zappé ça, remis raibum dans la pile des disques sans intérêt.On a le droit de s'amuser dans la vie, nul doute là-dessus.Mais on ne fait pas des disques en faisant le bilan de ses vacances, me semble.\u2014Alain Brunei ?SLOW DOWN Keb' Mo', Okeh / Epie / Sony À l'époque de son premier disque ( lancé en 1994 ) Keb'Mo' était présenté comme l'espoir du renouveau folk blues, celui qui se conjugue à la guitare sèche et à la slide guitar.Cinq ans plus tard, le jeune loup semble avoir réintégré les rangs, du moins si on en juge par ce troisième album étiqueté «« blues contemporain » ( équivalent blues de « l'adulte contemporain » ?) Si Keb Mo reste à son mieux sur la scène ( il était au Spectnim cet été ) son travail en studio me semble de moins en moins convaincant.Slow Down est une collection de chansons aseptisées, cliniquement produites et interprétées sans grande conviction, qui n'auraient gardé du blues qu'une vague forme sans éclat, exangue d'âme, de sueur et de tripes.Si vous aimez le blues pour l'odeur de son d'sous de bras, autant passer votre tour.Ici, ça sent surtout le déodo.\u2014J.-C Laurence ; collaboration spéciale ?EN SPECTACLE / UVE Bob Walsh, Bros Vous n'étiez pas au Vieux-Clocher de Magog les 6 et 7 février 1998 ?Bonne occasion de vous reprendre puisque Bob Walsh et les disques Bros ont eu la très bonne idée d'immortaliser les meilleurs moments de ces deux concerts de blues accoustique.Belle bête ( et voix ) de blues s'il en est, Walsh égrène les chansons sans tricher, les siennes ou celles des autres, avec tout le feeling brut de circonstance.Des fois en rugissant ( /'m Tired, Vm Reaày ), des fois plus en douceur ( Thèse Days, Ma toune, Mostly Down, Summertime ), toujours bien secondé par la basse de Gaston Breton et l'harmonica du vieux complice Guy Bélanger.Dan Martel au saxo, Francine Martel aux percussions et Billy Craig à l'harmonica viennent ponctuellement augmenter la distribution de cet album dépouillé, chaleureux et bon pour le coeur.\u2014J.-C Laurence collaboration spéciale Le bluesman fou Q3RNÛ RI.ttCORB FERTÛRING REMIXISBY TOM ROTMOCK t BlSC EMPIRE- IHCWDES Ttt S'NCU R01UN\" T'JMBUH* -A H .Y .ti RICHARD LABBÉ collaboration spéciale Comme Willie Dixon ou Howlin' Wolf avant lui, le vieux bluesman R.L.Burnside s'est surtout fait connaître grâce à quelques rockers qui, au fil des ans, ont pigé allègrement dans son sac à riffs.Les Stones et Led Zep avaient emprunté à Wolf et Dixon, Jon Spencer et son Blues Explosion empruntent de nos jours au vieux R.L., au point de l'inviter en studio le temps de quelques jams fort solides.Encensé sans ambages par Spencer, Burnside est devenu branché bien malgré lui, attirant à ses concerts des grappes de jeunes curieux qui ne connaissaient sans doute rien de l'homme auparavant.C'est donc avec un petit sourire en coin que Burnside nous offre Corne On In, solide galette de blues moderne aux multiples clins d'oeil.Lancé conjointement par Fat Possum et Epitaph \u2014pourtant un label punk-rock ! \u2014 Corne On In est l'oeuvre d'un type qui ne veut pas vieillir et qui veut encore jouer les gamins en écorchant bruyamment sa vieille Fender.Le blues de Burnside est rustaud, primaire et sale.Le genre de blues qui trempe dans la friture et le bourbon de fin de soirée, le genre de blues qui dégage l'odeur enivrante des vieux bars délabrés du Mississippi.Il ne suffit que de quelques mesures pour nous convaincre : ce Burnside est un vrai.Lorsqu'il hurle les textes derrière ses riffs boueux, lorsqu'il lance quelques « well, well » avant de cracher deux ou trois notes de façon désinvolte, on comprend bien vite que l'homme connaît le tabac.Cela dit, tout n'est pas que tradition chez R.L.Burnside.En fait, l'homme jette les règles du blues par la fenêtre lorsqu'il se permet de pimenter son blues avec quelques bonnes pelletées de bruits étranges et d'échantillonnages.Une gifle aux puristes, un sourire à tous ces jeunes qui aiment bien le petit côté malin de ce bluesman fou, accro d'une tradition qu'il préfère conserver dans les tiroirs du modernisme.Preuve qu'il est possible de regarder à l'arrière tout en marchant droit devant.COME ON IN R.L.Burnside, Fat Possum / Epitaph nouveau, mais c'est une maudite belle aventure.» Son coach raconte le processus : « Je lui faisais des petites maquettes, je chantais pardessus.Je lui disais souvent de recommencer ! Faut d'abord faire les notes de la mélodie avant de t'en aller ailleurs.» Et l'élève de poursuivre : « En cours de route, Jean me disait \" Check à telle place, on devrait faire telle affaire \".Là y commençait à r'virer la toune à l'envers.Et les pat-terns commençaient à s'installer.Pour moi, ce fut un bel apprentissage.» Marjo a finalement chanté le blues au Bistro à Jojo.Et puis André Ménard s'est installé au bar, et puis il s'est décidé à l'inviter à son grand festival, en juillet 1997.Et puis une puissante machine à spectacles (Donald K Donald) a proposé à Marjo et Johnny d'effectuer une petite tournée québécoise en passant par le festival de blues du Mont-TremblanL Sans prétention, la tournée, nous assure-t-on.« On arrivait avec notre stock, on le montait nous-mêmes, à la bonne franquette.Fallait dire au monde que Marjo chanterait le blues.À chaque début de show, fallait avertir les gens », raconte Millaire.« Le monde aimait ça beaucoup beaucoup beaucoup, de renchérir la chanteuse.C'est relaxe, le blues.Chaud, confortable, sensuel.C'est beau I » Le 8 novembre 1997, Marjo a chanté le blues au Vieux-Clocher de Sherbrooke.Johnny a branché son magnétophone dans la console.Après avoir écouté la bande, il vit que cela était bon.Et réussit à convaincre sa compagne d'en faire un disque.Sans remixage, sans filtres.Et voilà Bootleg Blues .Pop ?**l/2 POUR TOUJOURS Philippe Lafontaine Tréma, Disques Double, Musicor Neuf ans et cinq disques après «< l'accident » Coeur de loup, le belge Philippe Lafontaine continue sa quête du rythme et des mots qui « sonnent ».Dans les textes comme dans les musiques, on sent sur ce disque un immense travail sur le « design » formel et la structure chansonnière.Le chanteur s'amuse avec la langue comme le ferait chez nous un Jim Corcoran.L'intégration d'un quatuor à cordes \u2014 élément neuf dans l'univers de l'auteur-compositeur \u2014 complète bien cette quête musicale guidée par la curiosité et ce constant besoin de se réinventer.On ajoutera que Pour toujours ne s'écoute pas d'une oreille en faisant la vaisselle, même quand il s'agit d'un tube potentiel ( Bibi Débraye).Intellectuellement savoureux, le trip de Lafontaine peut cependant se faire au détriment du feeling, qui rôde en surface mais rarement en profondeur.\u2014J.-C.Laurence ?A nnèr -rntrr Marie-Chantal Toupin Tacca, Select Marie-Chantal Toupin.Jeune, belle, blonde, sexy.Un premier disque paru cette semaine.Espoir québécois de la pop féminine tendance « fashion » comme le furent en leur temps Mit-sou, Kathleen, Marianne ou Élizabeth Diaga.Produit bien emballé, inutile de préciser.Pochette de luxe aux couleurs hyper seventies ( l'orange et le brun sont à la mode, le saviez-vous ?), glaçage d'arrangements à la mode, chansons pop-rock léchées et ultra-formatées signées Tino Izzi ( sauf une reprise plus que moyenne de Requiem pour un con de Gainsbourg ).Voix de lolita faite sur mesure.Mademoiselle a de l'avenir sur les lignes de nos perspicaces radios FM, qui comme chacun sait, multiplient leurs efforts pour mettre la créativié et l'originalité de l'avant.\u2014 J.-C.Laurence En vrac ?INCONTOURNABLES, Mario Pelchat, Sony \u2014 Dix années de carrière résumées en 16 chansons, dont deux inédites ( Géant à genoux et Vivre en bleu tirée du musical sur Picasso ).\u2014J.-C.L.?MULE, Paul Wine Jones, Fat Possum / Epitaph \u2014 Une réédition de Wine Jones, un homme qui a déjà travaillé dans les champs de coton du Mississippi.Oui, le mec connaît son blues.et ça parait.R.L.Sheryl peut sourire.RICHARD LABBÉ collaboration spéciale Depuis l'éclatant Tuesday Night Mu-sic Club de 1994, deuxième album au contenu infiniment personnel et hautement accrocheur, Sheryl Crow mène sa barque de belle façon.Au point où on a presque oublié son douloureux passé, alors qu'elle chantait sur les scènes de ce monde aux côtés de Michael Jackson.Fort heureusement, la charmante Sheryl ne s'en est pas trop mal sortie: 13 millions d'albums, cinq Grammies au compteur, spectacles à guichets fermés, bref, beaucoup de succès pour cette chanteuse-guitariste du Missouri.The Globe Sessions , son quatrième et tout récent compact, devrait lui permettre d'ajouter quelques joyaux à une couronne déjà bien jolie.En 11 titres \u2014 12 si l'on compte le titre caché en fin de compact \u2014 Crow nous rappelle bien adroitement que c'est avant tout son implacable sens de la mélodie qui l'a propulsée au zénith.Timide mais pas timorée, simple mais pas simplette, la dame raconte ses récits américains Pnp d'une voix chaleureuse et juste assez puissante, tout en plantant des ambiances pop, rock et folk avec beaucoup d'assurance.L'art de la pop n'est pas un art trop compliqué.Sheryl Crow le sait.Voilà pourquoi elle n'hésite pas à enrober sa pop de cordes symphoniques, de violon ( superbe Lisa Germano.), de cuivres, de guitares surprenantes parfois grattées par Wendy Melvoin, jadis repérée aux côtés du petit Prince.Du simple My Favorite Mistake à l'envoûtante Members Only, de Crash And Burn à Anything But Down, l'effet Crow est plus que probant, ne laissant aucun doute quant au talent d'écriture de la dame.En boni, une grande surprise : Mississippi de ce bon vieux Bob Dylan, qui avait décidé de ne pas inclure cette chanson pourtant magnifique sur son dernier Time Out Of Mind.Il le regrettera sûrement.The Globe Sessions, donc ?De la grande, très grande pop.Étrangement, Sheryl Crow ne sourit pas sur la pochette.Elle pourrait bien le faire un peu : avec un CD de ce calibre sous le bras, la chanteuse vient de s'assurer une bonne place sur les palmarès de ce monde.THE Gl^OBE SESSIONS Sheryl CroW, A6-M / Polygram k i Mi B 8 ?LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 4 OCTOBRE 1998 disques) Kermess veut iiiaïuici ^cui RICHARD LABBÉ collaboration spéciale venue Bernard, mercredi midi.Au loin, un autobus jaune apparaît et avance maladroitement sur le bitume, brisant quelque peu la tranquillité du quartier au passage.Sur le devant du véhicule, le nom du groupe rayonne en grosses lettres : Kermess.On devine alors que les membres du groupe se trouvent à l'intérieur.Qu'ils ont choisi de se pointer à bord de ce bus qui leur sert à la fois de maison et de locomotive sur les routes du Québec.L'engin de 1000$ étant enfin garé,, les quatre jeunes hommes de Kermess viennent ensuite s'asseoir deyant un petit café.Ils viennent s'asseoir pour parler de Bref exposé.**., deuxième album pour ce groupe rock de Coaticook, jadis gagnant du concours Cégeps Rock et porteur du flambeau grunge au Québec il n'y a pas si longtemps.Avec Bref exposéle groupe a changé.Évolué.De petit band grunge qu'il était à l'époque du premier ( Les Douze Nocturnes 1997 ), Kermess est devenu un band rock à facettes, capable de dompter l'énergie pour en décupler l'efficacité.Pourrait-on déjà parler de maturité ?« On s'est éloignés des influences grunge, lance le guitariste François-Landry.À force de faire des shows, on a évolué, c'est sûr.On veut élargir nos horizons, toucher à autre chose.Sylvain ( Tremblay, le chanteur-guitariste ) joue beaucoup pliiSL.de guitare acoustique, et on peut explorer d'autres ambiances.» « On avait composé les chansons du premier album il y a trois ou quatre ans, enchaîne Mario Landry, bassiste et frère de François.Bref exposé .c'est vraiment ce qu'on est maintenant.» Cela est peut-être un peu simple, mais c'est la vérité : le récent CD permet à Kermess de mieux s'affirmer, de mieux délimiter son territoire.On y retrouve un peu de ska, un peu de rock lourd, un peu de ba-dinage, un classique de notre folklore ( Au chant de l'alouette ), mais tout cela porte le sceau Kermess.«< On s'amuse, ajoute Dominic Morin, l'autre guitariste.On n'est pas un band ska, mais la chanson La luque en Alaska , c'était vraiment un trip.On a essayé ça en studio, pour le fun.Même chose pour le monologue à la plage 13.» De petit band grunge qu'il était à l'époque de son premier disque ( Les Douze Nocturnes , 1997 ), le groupe de Coaticook Kermess est devenu un band rock à facettes multiples, capable de dompter l'énergie pour en décupler l'efficacité.Doit-on préciser que ce groupe a fait beaucoup de chemin ?Lorsque, comme Kermess, on vient d'un petit coin, d'un petit monde \u2014 Coaticook et ses 7000 habitants.\u2014 et qu'on parvient à écouler 10 000 exemplaires d'un compact sans l'appui des grandes FM, on peut certes lever son verre à la gloire du groupe.Pourtant, pas question de crâner chez Kermess.Avenue Bernard, les gars se contentent de papoter sourire aux lèvres, cafés et sandwiches en main, sans trop parler succès ou fric.En fait, ils préfèrent parler des autres.Parler des copains de Noir Silence et de Groovy Aardvark \u2014 deux groupes qui ont largement inspiré Kermess\u2014 tout en précisant qu'ils sont désormais prêts à marcher seuls.« On a souvent dit que Kermess se situait quelque part entre Noir Silence et Groovy, reconnaît Sylvain Tremblay avant de quitter.C'est un beau triangle.On a joué avec les deux groupes, on est avec la même maison de disques.» « Mais avec le nouvel album, conclut Mario Landry, on commence à avoir notre identité.Il y aura toujours des influences, mais on ne peut plus dire que Kermess est un « mix » de Noir Silence et Groovy Aardvark.» PATRICK ET RENÉE COUNTRY Patrick Norman et Renée Martel Star / Select Bon d'accord, pour la pochette c'est un gros zéro.L'exemple même d'un disque bâclé et emballé à la va-vite pour faire écho aux dates du spectacle ( qui a lieu jusqu'à ce soir au Casino de Montréal ) et au blitz de pub télé correspondant.À l'Intérieur, aucune mention des musiciens, pas même un mot sur « Monsieur » Marcel Martel, qui prête sa voix sur Nous on aime la musique country.Mais pour peu qu'on y tende l'oreille, le contenu est loin d'être aussi déplorable que le contenant.Réunissez deux des plus belles voix du country québécois, faites-leur chanter 14 de leurs plus jolies chansons, séparément ou en duo.Couchez le tout sur un lit de guitares accoustiques et d'arrangements sans prétention.Vous obtiendrez une galette nature de bon goût, qui serait à mi-chemin entre le disque Country de Renée Martel et l'album des Fabuleux Élégants, parus plus tôt cette année.\u2014 J.-C Laurence collaboration spéciale ?TFATRO Willie Nelson, Island, Polygram Willie Nelson n'a décidément pas fini de nous surprendre.Après un magnifique album accoustique ( magnifique, j'insiste ) paru il y a bientôt trois ans, le cow-boy aux tresses sioux récidive avec un disque produit par le sorcier Daniel Lanois.Mélange compatible ?On n'en doutera qu'un instant.Vrai que les arrangements planants, voire évanescents de Lanois, peuvent paraître fuyants sous la voix craquelée et très « roots » de Willie.On n'est pas moins séduit par d'aussi splendides chansons ( toutes signées Nelson, excepté The Ma-ker, un vieux hit de Lanois ) habillées avec autant de goût par un producteur de classe supérieure, qui a su poser sa griffe tout en préservant l'âme du vieux coyote.Dire que la chanteuse Emmylou Harris est du voyage sur une dizaine de Country morceaux, et Teatro devient une rencontre au sommet.\u2014 J.-C Laurence collaboration spéciale ?**l/2 OTHER VOICES, TOO ( A TRIP BACK TO BOUNTIFUL ) Nanci Griffith, Elektra Comme Mary Chapin Carpenter et Emmylou Harris, Nanci Griffith s'impose parmi les voix les plus sophistiquées de la scène country folk.Cette approche orchestrale rappelle un tantinet nos frangines Me Garrigle, mais se rapproche davantage de la tradition country.% Cette Texane douée sait laisser infuser ses racines folk, puise dans le répertoire des plus obscurs song-writers de l'Amérique profonde.Avec Other Voices, too Griffith propose aux profanes un parcours an-thologique pas piqué des vers.En plus de savourer de fines interprétations de Richard Thompson ( Wall ofDeath , 1982 ), on y découvre le talent de Sandy Denny ( Who Knows Where the Time Goes, 1969 ), Sylvia Fricker ( You Were On My Mind, 1964 ), Sonny Curtis ( Walk Right Back, 1960 ), Mickie Merkens ( Yarrington Town, 1983 ), on en passe.Instructif ! \u2014 Alain Brunei I l«issn|iu« L'art raffiné de Ninon Vallin CLAUDE GINGRAS Le nom de Ninon Val-lin nous ramène à une époque révolue de chant français raffiné, d'art vocal appuyé sur l'intelligence et l'articulation du texte.Les paroles étaient alors portées par la musique mais restaient toujours au premier plan.Aujourd'hui, la tendance est de noyer dans une production vocale brillante et souvent grossière un texte dont on ne se préoccupe guère de comprendre le sens.Heureusement, les documents sonores historiques, déjà nombreux au temps du 78-tours et plus encore depuis l'avènement du compact, nous permettent de connaître ce qu'on appelait « le style » ; ils pourront aussi servir d'enseignement aux jeunes chanteurs dont les seules ressources sont trop souvent des professeurs ignorants des grandes traditions.Ninon Vallin, qui vécut de 1886 à 1961; grava quelque 200 disques 78-tours, principalement dans les années 20.Puisant à cet héritage, la marque Marston a réuni sur un double CD 43 plages qu'elle grava chez Pathé entre 1927 et 1929.Attirée par le chant espagnol, Vallin apporte aux Siete Canciones populares espanolas, de Manuel de Falla, une couleur qui, malgré le recours au texte espagnol original, reste plus française que chez Con-chita Supervia, par exemple ; l'art est tout aussi complet cependant.L'intérêt de la collection réside principalement dans les airs d'opéras et les mélodies, qui en constituent la presque totalité.De l'opéra surtout : Carmen, Louise, Manon , Faust, Thaïs ( le grand air se termine sur le si bémol et non le contre-re facultatif ), Les Contes d'Hoffmann, Le Roi d'Ys t et, en traduction française, comme c'était aiors la coutume, La Bohème, Madama Butterfly, Tosca ( le « Vissi d'arte » devient donc « D'art et d'amour » ), Don Giovanni , Le Nozze di Figaro.Deux mélodies de Duparc et deux chants religieux complètent ces deux heures et demie de musique.Certains airs sont présentés dans deux gravures réalisées à une ou deux années d'intervalle.Cette collection ne s'adresse évidemment pas aux amateurs habitués à entendre les airs d'opéra dans la langue originale, encore moins à ceux pour qui la qualité sonore est une priorité.Ninon Vallin illustre une façon particulière de chanter et ces gravures datant de 70 ans doivent s'écouter avec une certaine indulgence, encore que la voix soit reproduite aVec une bonne clarté.Les fidèles de Ninon Vallin voudront aussi posséder la collection montée par VAI et qui suit chronologiquement celle de Marston puisque les 34 titres réunis cette fois datent de 1929-35.Beaucoup d'espagnol ici encore, deux Richard Strauss en français, forcément assez curieux à entendre, et, plus rare encore, plus curieux aussi, mais fascinant, le cycle Frauenliebe und Leben, de Schumann, où Vallin exprime avec sensibilité les étapes de la vie d'une femme à travers la couleur très inhabituelle de la traduction de Jules Barbier.?NINON VALLIN soprano.Avec orchestre et avec piano ( Marston, double CD, 52006-2 ) *?NINON VALLIN soprano Avec orchestre et avec piano (VAI, VAIA 1127) Fine fleur du Lone Star State Country ALAIN BRUNET Lyle Lovett, un des artistes les plus brillants que la culture country ait pu engendrer ces dernières années, lance son livre de recettes.Step Insidc This House s'annonce volumineux, truffé de suggestions à forte teneur en fibres et protéines, combinaisons alimentaires qui nourrissent l'âme sans l'engraisser.En d'autres termes, on y découvre les principales influences texanes de Lyle Lovett, celles ayant édifié sa culture chansonnière.Ainsi, les héros du Lone Star State dont notre homme est issu, sont-ils mis en valeur dans Step Inside This House.Un autre grand disque de notre Texan préféré, mais un disque d'interprétation.Instructif?Mets-en.Pour le francophone d'Amérique, Steven Fromholz, auteur et compositeur d'une fabuleuse et bucolique Texas tri-logy, aussi peu connu chez nous que Sylvain Lellèvre l'est en Bavière.Tow-nes Van Zandt, une des grandes influences de Bruce Springsteen, prisé que par les amateurs les plus pointus de chanson amcrloque.Le talent de Guy Clark, créateur de la chanson-titre de ce double compact (21 titres en tout ), n'a pas vraiment été révélé hors de la planète country, idem pour Wal-ter Hyatt.Le Memphis qu'on s'imagine n'est probablement pas celui dépeint par Eric Taylor.Le Nashville qu'on s'imagine n'est pas non plus celui de Willis Alan Ramsey.On n'a pas idée de la qualité des tandems chansonniers qui hantent les .studios et maisons d'édition établies à Austin ou Nashville, comme ceux formés par Mi-chael Martin Murphy et Boomer Cas-telman ou encore Vince Bell et Craig Cal vert.Sait-on vraiment qu'il s'en trouve plusieurs à préférer More Pretty Girls than One dans les États méridionaux de ce continent ?Que les Babes in The Woods en laissent plus d'un béat ?Que le folk des Apppalaches et le Texas swing confèrent un raffinement exceptionnel aux propositions de Lyle Lovett ?Que ses musiciens maîtrisent tous les sous-genres ayant germé à l'intérieur des terres américaines ?La mandoline de Sam Bush, le dobro de Jerry Douglas, le piano de Matt Rol-lings, la batterie de Russ Kunkel, la guitare de Dean Parks, les percussions de Luis Conte, la voix inimitable de Lyle Lovett, la maîtrise des auteurs-compositeurs ici évoqués.Autant dire la fine fleur du Texas.?STEP INSIDE THIS HOUSK Lyle Lovett, Curb / MCA / Univeïsal LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 4 OCTOBRE 1998 B 9 Namur couronne Un 32 Bout sur Terre Un 32 août sur Terre de Denis Villeneuve vient de remporter le Bayard d'or du meilleur film, la plus haute récompense du Festival international du film francophone de Namur ( Belgique ).Le Festival de Namur offre un panorama des productions récentes issues de France, de Belgique, de Suisse, du Québec et d'ailleurs.II a eu lieu du 25 septembre au 3 octobre.Denis Villeneuve s'y retrouvait en compétition pour le Bayard d'or aux côtés d'auteurs de renom tels Claude Miller ( France ), Frédéric Fonteyne ( Belgique ) et Benoît Jacquot pour n'en citer que quelques-uns.Un 32 août sur Terre raconte l'histoire de Simone Prévost, 26 ans, qu'interprète Pascale Bussières.Elle remet toute sa vie en question à la suite d'un violent accident de voiture qui la laisse physiquement indemne, mais complètement bouleversée.Elle quitte son emploi, annule un voyage qu'elle devait faire en Italie et part à la recherche de son meilleur ami Philippe ( Alexis Martin ) à qui elle demande de lui faire un enfant.Ce dernier accepte à la condition que l'enfant soit conçu dans le désert.Ils partiront donc pour le désert de sel de Sait Lake City.Rappelons que Denis Villeneuve avait réalisé l'un des sketch de Cosmos , en 1997.La sortie de son nouveau film au Québec est prévue pour le 23 octobre.actualité ) The Rankins : la tradition avant tout RICHARD LABBÉ collaboration spéciale l'époque, ils s'abreuvaient déjà de musique traditionnelle.Gamins, Heather, Cookie, Raylene, Jimmy et John Morris Rankin participaient aux soirées dansantes du Cap-Breton, tout en prenant soin de bien digérer les mélodies irlandaises et écossaises.Ce goût pour la musique d'antan aura rapporté : aujourd'hui, la famille Rankin rayonne dans le ciel du folklore canadien.Des chiffres ?Deux millions d'albums vendus depuis 1992, cinq Junos au compteur, cinq prix SO-CAN, deux Canadian Country Music Awards.et une popularité croissante au Canada depuis les débuts du groupe sur disque, en 1989.« C'est parce qu'on a joué partout au pays ! » explique le chanteur-guitariste Jimmy Rankin au téléphone.« Quand on joue au pays, on fait les petites villes.C'est là qu'on retrouve la majorité de notre auditoire, même si on a des fans dans les grandes villes comme Toronto ou Montréal.» Avec un nouvel album sous le bras \u2014 Uprooted \u2014 les Rankin s'amusent encore à déterrer les airs du passé pour ensuite tailler un type de country contemporain.Cette façon de retoucher le folklore d'autrefois ne plaît pas à tous, c'est certain, mais Jimmy Rankin n'en a cure, « Il y aura toujours des gens qui vont hurler, dit-il.Quand on touche à un vieux morceau, les puristes n'aiment pas ça.Mais si on veut préserver notre folklore, il faut le faire évoluer.C'est la seule façon de le maintenir en vie.» L'ami Jimmy s'amuse fort lorsqu'on lui parle de Nashville, lieu de travail pour l'album Uprooted.« On a enregistré là-bas parce que nos réalisateurs habitent cette ville.On ne fait vraiment pas partie du courant Nashville ( rires ).On a enregistré à Nashville parce que c'était moins compliqué.En fait, on est prêts à aller enregistrer n'importe où ! » Aujourd'hui, la famille est à Montréal une autre fois, preuve que la mouture Rankin n'est pas qu'un phénomène exclusivement canadien.« On a déjà dit que notre musique ne touchait pas les Québécois et je ne suis vraiment pas d'accord avec ça, conclut Jimmy Rankin.Je me souviens de notre spectacle au Festival d'été de Québec avec les Chieftains devant environ 50 000 personnes.Il y a un grand nombre de similitudes entre notre folklore et le folklore québécois, surtout à cause des racines irlandaises.Et c'est à Montréal qu'on a eu certaines de nos meilleures foules.» THE RANKINS sont au Spectrum ce soir.Le cancer emporte A.\\.VJ\\A\\J.y McDowaU \u2022 \u2022\u2022\u2022 Associated Press LOS ANGELES L, acteur d'origine, bri-* tannique Roddy McDowaU, vedette au cinéma et à la tclévi-j sion de la série La Pla-¦ nète des singes, est niort hier d'un cancer à son domicile de Studio City ( Californie ).Il était âgé de 70 ans.McDowall, qui avait joué enfant dans le film de John Ford Qu'elle était verte ma vallée ( 1941 ), sç savait atteint d'un cancer depuis le mois d'avril, a précisé l'un de ses amis Dennis Osborne en annonçant sa mort.Dans son numéro du 18 septembre, le journal Daily Variety avait rapporté que le cancer de l'acteur était en phase terminale.Né à Londres le 17 septembre 1928, Roddy McDowall a débuté très jeune au théâtre et au cinéma, puisqu'il a tourné son premier'film en Grande-Bretagne à l'âge de neuf ans ( Murder in the Family d'Albert Parker ).Il a ensuite suivi ses parents aux États-Unis quand la guerre a éclaté.John Ford l'avait remarqué et fait jouer dans Qu'elle était verte ma vallée en 1941.Après un creux entre 1948 et 1960, on l'entrevoit notamment dans le Cléopâtre de Joseph Mankiewicz ( 1963 ).Mais on retiendra surtout de lui son rôle du singe Cornélius dans La Planète des singes ( 1967 ) et les quatre suites sorties en 1970, 1972 et 1973, ainsi qu'à la télévision.les uns les autres ) Ex-punk destroy Le magazine Max a tracé une fiche signalétique de Court-ney Love pour illustrer comment on passe du statut de « punk destroy » à celui de « star glamour ».Voici un peu ce que ça donne.¦ Dès le début des années 80, elle rejoint la scène punk internationale.Elle passe de Londres à Minneapolis, ¦ Elle commence par gagner sa vie comme stripteaseuse mais oublie ce détail quinze ans plus tard.Miss Love a fait raccompagne! à la porte d'un luxueux hôtel de Beverly Hills un journaliste qui lui rappelait cette époque de sa vie.¦ Elle a l'intelligence de ne pas refuser les rôles de droguée qu'on lui offre systématiquement au cinéma.Courtney enchaîne ainsi Sid et Nancy, Straight to Hell, Feeling Minnesota, et Basqiat, avant qu'on lui pro- Zoom Robert Redford J £ Qu'est-ce que ça me fait d'avoir 61 C m ans ?Ça a l'air de faire plus d'effet A A aux autres qu'à moi : les médias n'arrêtent pas de m en parier depuis un an.Je ne me suis jamais vraiment préoccupé de mon âge, mais ça m'a intéressé que ça devienne une question importante pour les autres.Ça tient peut-être à la nature de ce métier, où on passe son temps à célébrer la jeunesse, la chirurgie esthétique.J'aime le sport, j'aime monter à cheval, nager, skier, jouer au tennis.Quand je n'en serai plus capable, là peut-être que ce sera un problème.Première Les mot Avaler sa langue ¦ Ne plus parler.Généralement employé au passé défini ( tu as avalé ta langue ?).L'expression Signifiait au XIX1' siècle « s'ennuyer beaucoup » et aussi « mourir ».Robert précise que seul le sens de « garder le silence obstinément s'est conservé.Diverses variantes ( on t'a coupé la langue, tu as mangé ta lan- jj gue ?) existent, sanfeêtrc figées en locutions.pose un ultime rôle de junkîe, mais cette fois payant, Althea Leisure, l'épouse bisexuelle de Larry Flint.¦ Elle assure sur scène.Malgré la surdose mortelle de la bassiste Kristen Pfaff, le groupe Hole fait une tournée triomphale qui pose Courtney en reine du rock.Avec les fameux vomissements en plein concert en cerise sur le gâteau.¦ Elle ignore les scandales.Pendant les deux ans d'hystérie qui suivent la sortie de l'album Nevermind de Nirvana, Kurt Cobain et Courtney sont régulièrement dénoncés pour leur consommation excessive de drogue.¦ Elle sort un album une semaine après que Kurt s'est suicidé.Le second album du groupe Hole, Live through this, est sorti en avril 1994, quelques jours après que le chanteur de Nirvana s'est tiré une balle de fusil dans la maison familiale.FLi-sli Courtney Love » La vie en rose Uma Thurman se promenait à New York en poussant dans son landau sa petite fille Maya, vêtue d'un ensemble jaune, lorsqu'une femme qui passait s'exclama : « Oh, quel joli petit garçon ! » Furieuse de cette méprise, l'héroïne de Pulp Fiction s'écria : « C'est une fille, pas un garçon ! » Et le lendemain, déterminée à mettre les choses bien au clair, elle se précipita dans un magasin et dépensa 2000 dollars pour acheter à sa fille une garde-robe toute rose.Par ailleurs, l'actrice a décidé, pour le moment du moins, de dîner toute nue lorsqu'elle est seule.Elle explique que sa grossesse lui a fait prendre du poids et que de contempler ces kilos supplémentaires durant ses repas l'aide à suivre son régime.Seul ou avec d'autres ?¦ Après s'être installé dans son fauteuil de première classe, lors d'un récent vol transcontinental, Denzel Washington constata qu'un autre passager était assis à côté de lui.Il appela aussitôt l'hôtesse et se plaignit de cette situation, en soulignant qu'il préférait voyager seul.Son voisin, insulté, lui déclara alors : « Vous êtes seul.Je ne sais pas qui vous êtes, cela ne m'intéresse pas et je n'ai aucune envie de lier conversation avec vous.» Bouche bée, l'acteur s'enfonça dans son siège et bouda durant tout le reste du voyage.Un enfant pour Raquef ¦ Raquel Welch a décidé que dès qu'elle Uma Thurman aurait épousé son fiancé, Richie Palmer, elle aurait un enfant.Toutefois, l'actrice qui, à 57 ans, est de 20 ans plus âgée que Richie, fera appel à une mère porteuse.Cette idée ne plaisait pas trop à son fiancé au début, mais Raquel a su le convaincre, en lui expliquant qu'il serait dangereux pour elle de tenter de devenir mère à son âge, mais qu'elle voulait que Richie et elle aient un enfant pour partager leur bonheur.Président d'opérette ¦ Charlton Heston n'a aucune intention de briguer quelque poste officiel que ce soit et affirme qu'il préférerait de beaucoup incarner un personnage public à l'écran que d'en être réellement un.« On m'a fortement conseillé de me présenter au Sénat, mais cela signifierait que je ne pourrais jamais plus tourner un film, explique l'acteur de 74 ans.J'aime beaucoup mieux prétendre être Abraham Lincoln ou Andrew Jackson.D'ailleurs, j'ai déjà été président des États-Unis trois fois.» Oui, chef ! ¦ Winona Ryder et Matt Damon sortaient d'un restaurant, l'autre soir, lorsqu'ils furent assaillis par une demi-douzaine d'adolescents qui implorèrent Matt de leur donner son autographe.Winona leur fit savoir sèchement que Matt n'avait pas le temps de s'arrêter et continua son chemin.Ce que voyant, Matt s'excusa auprès de ses admirateurs et suivit sagement sa compagne.Inutile de se demander qui porte le pantalon dans ce ménage.Charlton Heston Qu'est-ce qui fait peur à Stephen King ?¦ Stephen King a amassé une fortune en terrorisant des légions de lecteurs avec ses histoires horrifiantes, mais il avoue qu'il ne faut pas grand-chose pour qu'il soit lui-même saisi d'épouvante.King, qui est âgé de 50 ans, précise que toutes les araignées, même les plus petites, le terrifient, qu'il prend la fuite à la vue d'un insecte même inoffensif et qu'il n'a jamais osé faire du ski, parce que l'altitude le paralyse.Les livres de Stephen King se sont vendus à plus de 250 millions d'exemplaires à travers le monde.Du toc au tac ¦ Les bijoux que porte Oprah Winfrey sont des faux ! L'animatrice explique qu'après avoir dépensé une fortune pour se procurer un bracelet ou un collier, par exemple, elle en fait faire une copie et c'est celle-là qu'elle porte la plupart du temps.Elle ne sort ses véritables bijoux que pour les occasions particulières, la soirée des Oscars, par exemple.Stepîïen King Bunny et Leonardo ¦ Le meilleur ami de Leonardo DiCaprio est Hugh Hefner, chez qui il passe une bonne partie de son temps, assuré d'y trouver une foule de jolies filles parmi lesquelles il n'a que l'embarras du choix.Âgé de 70 ans, le patron de Playboy est un noceur effréné qui fuit la compagnie du troisième âge.SOURCES : Max, Star,Glamour Pop-corn ¦ Je sais que Speed 2 n'était pas un bon film, mais je me devais de le défendre.Cela faisait partie du deal avec la Fox : si j'acceptais de jouer dans Speed 2, je pouvais coproduire et jouer dans Hope Floats.qui me tenait à coeur.Alors, que voulez-vous, business is business.Sandra Bullock ¦ Je suis peut-être vieux jeu, mais je souhaite devenir un vieillard ventripotent et passer mes dernières années assis sur ma galerie, contemplant un lac tranquille ou une majestueuse montagne.¦ Je me suis laissé pousser la barbe, il y a quelque temps, parce que je voulais avoir l'air méchant.J'en avais assa de me faire dire tout le temps que j'étais un bon gars.Tom Hanks ¦ Je suis plus vieux que tous les gens que j'ai connus dans ma vie.Tous mes chiens sont morts, mes chats aussi, et probablement toutes les .femmes avec lesquelles j'ai couché, à l'exception de la mienne.Peter Falk B 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 4 OCTOBRE 1998 fffil ,p Salles de répertoire - ' ARTEMISIA Cinéma du Parc (1); 19 h 15.EAUX PROFONDES Cinémathèque québécoise (salle Claude- Jutra): 19 h.BEST M AN (THE) Cinéma du Parc (3): 19 h 30 É.I.C.V - PROGRAMMES 1, 2 et 3 Cinémathèque québécoise (salle Fernand-Ségum): 14 h, 15 h 30.17.r- i o w oruicr nrc ddiv Cinémathèque québécoise (salle Femand-Segum): 18 h 30.FALLEN ANGELS Cinéma du Parc (2): 21 h 15.IN THE COMPANY OF MEN Cinéma du Parc (1); 21 h 30.LAND GIRLS (THE) Cinéma Decane (1): 16 h 45.MANHATTAN Cinéma du Parc ( 1 ): 17 h.MERE ET FILS Cinéma Parallèle: 14 h.15 h 45.17 h 19 h 15.21 h.POMME (LA) Cinéma Impérial: 15 h.19 h.PRIMARY COLORS Cinéma du Parc (1): 14 h 15.QUINZAINE DE LA VIDÉO (LA) Cinémathèque québécoise (salle Fernand-Séguin).20 h.RETOUR A LA BIENAIMEE Cinémathèque québécoise (salle Claude-Jutra): 17 h.RETURN TO PARADISE Cinéma Décarie ( 1 ): 19 h.Cinéma du Parc (2): 19 h.SILENCE (LE) Cinéma Impérial: 13 h, 17 h.SOEURS BRONTE (LES) 30.Cinémathèque québécoise (salle Claude-Jutra): 14 h.VIOLETTE NOZIÉRE Cinémathèque québécoise (sali» Claude-Jutra): 21 h.WILDE Cinéma du Parc (3): 21 h 30.IMAX EN NOMINATION >SPECTACLE DE L'ANNEE HUMOUR MERCIER De retour à Montréal! THÉÂTRE ST-DENIS 4 AU NOVEMBRE IMAX (Vieux-Port de Montréal) EVEREST et ACROBATES DU CIEL: ÎO h 15.14 h 15.16 h 15.18 h 15, 20 h 15 (version française); 12 h 15, 22 h 15 (version anglaise).IMAX LES AILES (Mail Champlam, 2153.Boul.Lapmièra.Brossard) PINGOUINS ET CIE Lun.mar.19 h 15; mer., jeu., ven.: 13 h 15.19 h 15; sam.dim.13 h 15.19 h 15.NEW YORK AU FIL DU TEMPS Lun., mar.: 20 h 15; mer., jeu., ven.: 14 h 15.20 h 15; sam., dim.: 14 h 15.16 h 45.20 h 15.L5 CITÉ DE L'ESPACE Lun.mar.: 21 h 30; mer., jeu., ven.: 15 h 30.21 h 30; sam.dim.: 15 h 30.18 h.21 h 30.Danse ESPACE TANGENTE (840, Chenier E.) XX.x.de Manon Oligny.Avec trie Forget.Marie-Claude Poulin, Line Nault et Guy Trifiro.Série des majeurs: 19 h 30.Musique CHAPELLE HISTORIQUE DU BON-PASTEUR Léo Grinhauz, violoncelliste, et Berta Rosenohl.pianiste.Guastavino.Gmastera.Tirao.Zyman, Barber.Crumb.Lamarche: 15 h 30.EGLISE S AIN TE-G EMMA (2565, Hott, Rose mont) Choeur MRC: 14 h.GRAND SÉMINAIRE (Chapelle) Jacques Bétoulières.organiste.Muffat.L.Couperin.Lanes.Gngny.Bach: 15 h.ÉGLISE SAINT-LÉON (Westmount) Studio de Musique ancienne de Montréal.Dir.Christopher Jackson.Cazzati.Monteverdi.Cima, Colonna: 20 h.horaire ) UNIVERSITÉ McGILI.(Pollack Hall) Orchestre symphonique de McGill.Dir.Timothy Vernon.Stéphanie Meyer.violoncelliste.Concerto pour violoncelle (Dvorak), Symphonie no 1 (Brahms), Landmarks (Mariner): 20 h.ÉGLISE UNION (24, Map*, Sainte- Anne-de-Belfevue) Trio Ville-Marie.Haydn.Turina, Mendelssohn: 20 h.Théâtre_ THÉÂTRE DU NOUVEAU-MONDE (84, Ste-Catherine E.) Les Oranges sont vertes, de Claude Gauvreau.Mise en scène de Lorraine Pintal.Avec Pierre Lebeau.Marie-France Marcotte.Pascale Montpettt, Pierre Collin.Daniel Bhère.Andrée Lachapelle.Daniel Parent, Catherine Archambautt, Marc Béland.Du mar.au ven.20 h; sam.16 h et 21 h.THÉÂTRE JEAN-DUCEPPE (Place des Arts) Le Miroir aux tartuffes, de Jean-Claude Germain.Avec Denis Bouchard.Pierre Curzi.Jean-Claude Germain.Sylvie Gosselin.Dominique Lamy.Sylvie Legault.Jean-Denis Levasseur, Normand Lévesque.Jacques L'Heureux.Hélène Mercier et Knstm Molnar.Du mar au ven.20 h; sam., 16 h et 20 h 30.THÉÂTRE DU RIDEAU VERT (4664, St-Denis) Grossière indécence, de Moisés Kaufman.Trad.de René-Daniel Dubois.Mise en scène de René Richard Cyr.Avec Denis Bernard.Henri Chassé.Normand D'Amour.Stéphane Gagnon.Claude Prégent.Bobby Beshro.Sylvain Bélanger.Jocelyn Blanchard et Clermont Jolicoeur Du mar.au ven.20 h; sam., 15 h et 20 h; dim.15 h.THÉÂTRE D'AUJOURD'HUI (3900, St-Denis) Nocturne, de Pan Bouyoucas.Mise en scène de Serge Denoncourl.avec Chnstian Bnsson Dargis.Han Masson et Igor Ovadis: 20 h.ESPACE GO (4890, St-Laurent) Une Visite inopportune, de Copi.Mise en scène d'André Brassard.Avec France Castel.Roger La Rue.Gérard Poiner.Dominique Quesnel et Paul Savoie.Du mar.au sam., 20 h.THÉÂTRE DENISE-PELLETIER (4353, Ste-Catherine E.) Les Fourberies de Scapin, de Molière.Mise en scène de Joseph Saint-Gelais.Avec Martin Héroux.Olivier Aubin.Stéphane Bellavance, Sophie Bourgeois.Chantai Deslauriers.Mathieu Gaudreault.Sébastien Gauthier.Maude Nantel.Patrice Robitaille et Claude Tremblay.Lun , 13 h 30; mar.10 h 30: mer, 20 h 30.19 h 30: jeu .ven.: 20 h THEATRE ESPACE LA VEILLÉE (1371, Ontario E.) Le Songe d'une nuit d'été, d'après William Shakespeare.Mise en scène d'OIeg Kisseliov.Avec Karyne Lemieux.Noémie Godin-Vigneau.Heloïse Depocas.Maria Monakhova.Reynald Bouchard.Patrice Gagnon.Pascal Auclair.Patrice Svard.Richard Lemire, Dominick Thurber et Michel-André Cardin Du mar.au sam., 20 h; dim.16 h.Pour Enfants LA MAISON-THÉÂTRE (245.Ontano E.) La Ballade du plombier, de Claire Voisard.Marionnettistes: Petr Baran et Diane Choquette: 15 h.(4 à 8 ans) Variétés_ THÉÂTRE DES VARIÉTÉS (4530, Papineau) Les mille et une nuits en folie, avec Evan Jounness, Guilda.Claire Jacques et Yves Sénécal.20 h.SPECTRUM (318, Ste-Catherine O.) The Rankm Family: 20 h.MEDLEY (1170, St-Denis) Misfits Genetic Control.Guy Smiley et Fair Warnmg: 19 h.L'OURS QUI FUME (2019, St-Denis) Skip Bey et ses amis: 20 h.PTIT BAR (3451, St-Denis) Jacques Rochon chante Vian, Reggiani 22 h 30.L'AIR DU TEMPS (191, St-Paul O.) Pierre Béluse: 21 h 30.SERGENT RECRUTEUR (4650, St-LeurentO Dimanche du conte, avec Jean-Marc Massie.André Lemelin, Ronald Larocque, Sylvie Desrosiers, Myriame El Yamam et François Lavalllee: 19 h 30.BIDDLE'S (2060, Aylmer) Richard Parris: dès 20 h.CAFÉ SARAJEVO (2080, Ctakr) Tno Michael Wulf : 21 h.BAYOU BRASIL (4552, St-Denis) Nico Beki: dès 19 h.LE SOFA (451, Rachei E.) Kim Richarson: 22 h.KOJI'S KAIZEN (4120, Ste-Catherine O.) Trio Greg Clayton et John Labelle: dès 21 h.BABOO'S (403, Ontario E.) Big House Bnad: 21 h.\"LE MEILLEUR FILM D'ACTION DE L'ANNÉE.\" GOOOMORMNGMCftCA ABC-rv-JoaiSieoei *: 02 001MACW8S ÎO SHAWMM6U Il IDUGUEIA» U 10MUWL 11 SAWT-JWI 21 UFWUWE » SHERBROOtt 5 SHERBROOKE mm i n 1 OU ! e renouveler, étonner déconcerter.,L« SoltH MISE EN SCENE : DANIELLE FICHAUD 8-9-10 OCT.PLACE DES ARTS r\\ Cinquième salle (iL.\"> 2333 O vTU Place des Arts ^ ^ .a ^ .iiliiit k u fm tu /iu n iouiisim noms VIA (ÇOUTT \u2022»r».'.»*.'t'\" ^^^^^ leanReno Natasctia McEUwne Stellan Storsgard SeanBean n toute Pryœ W \u2014\u2022 '.o*'i:MiMKia«iiB m.13 CONSULTEZ LES GUIDES HORAIRES DES CINÉMAS J SON digital L'ECRAN, LE SON, LE CONFORT VOUS AVEZ CHOISI VOTRE FILM.VOUS DEVRIEZ AVOIR LE DROIT DE CHOISIR VOTRE CINEMA.4«S ECRANS A MONTREAL ET LES ENVIRONS 82Q-1MI 120-1000 OVIMBNC 4 51011» 5 IHfi 1 ST-OEW 1J TERR»«g SES» DEQUtKC Y.'r'^MtAJTn t \"H I VERSAILLES&JaW PAJfO'ja »l»'IP.S OMNM PIOttUOCSteltitaNiJi -ciNC-CNrnfPMSi- Plaza REPENTIGNY-.?' r tatoua pua vi «a- pawisieh» %y CENTRE LAVAL-.V -PAatoua pu»ti*«- ~LI« CiNIHA* OUZ20 LACORO AIRE 11e.»/ -QROkJPt MAINf H»- ST-EUSTACHE - .V \"\"\"LEO CNCMAf QUZ70 \u2014 STE-THERESE 8 -.»/ \u2014ewenci ooeoN\u2014 BOUCHERVIUE-V ' ruai mn« lin.CARR.de L'ESTRIE \"LU cmCMAS OU2XO~ TERREBONNE 8 CAnarroun ou ttomo-ST-JEROME ?*W££A2.> Mar%& Mercredi *5 WWW.CinCmaS3UIIO.COm Des SOURCES 10 |Galeries Des Sources j LcPARADIS 8*15 HOCHCLAGA COIN DES SOURCES BRUNSWICK 514-354-3110 8315 HOCHCLAGA LOIGUEUIL'PiacBl-vaW ST-BRUNOé^ Réservation: 790-1111 lOlOMtlttaQftS lli.Ml'n \\.\\ l'.nr.( >1 4) 849-1211 l il carrefour a - JOUETTE CnMiMA si lAuntNT\u2014i r SOREL-TRACY a7|| I DRUMMONDVILLE «/ \"CAUTOL- ST-JEAR CARR.UORIOH -V -cmcma CC pari»- VALLEY FIELD f cm -f Ntai»A»M \u2014 ICImWtdB CAPcSa^ ClntmiST-BASILE^ lt PARIS ' ST-Hf ACINTHE ?¦\u2014muai oc TROIS-RIVIERES ^ I I cic\\(:/3o TVA tTm,nnn -fAMOUS RVATIR8 \u2014 CENTRE EATOM - i-»/ version o.angloise: RONIN LOEWSJ» VI -1 AU OUI »LATIRS~ CENTRE LAVAL .V CMCPlti OOCOM- COTE-DES-KEICES.-'* \u2014 »ab»ous ruiaiRS- AKGRI6N0llc\\tt/ -»A*K>US R1ATIRS- VERSAILLES .^^O^ \u2014 118 CIMCMAJ» ouzzo- LACORDAIRE11 -rAMOUR aVATlf OORVAL ~~ aAtaoua au»ttRt~ -cimcma pans- STEADELE -1AMOua PVATTRS- mmtKXkm^ PAMOUS PVATiRS.01\u2014a.nOattlAOESAilOrtiiuii -CMCMA \u2022- ROCK FOREST ewwuw.a une nmwdk amMê ! REPRESENTATIONS AVANT 18H00 $6.50 ; (G) (DOIS/ Digital] 'SUR 2 ECRANS* SE M 7:00- \\7:3O-9:00-9:30 D/M 1^O-1:3O-3:O0-3:3O-S0O-5 30- |7.O0-7:30-P.«)-9.30 i (16 *)[DOuJf Digital} SEM 9:45 DIM 3 45-9:45 {tt&SSàXSÏJVL&Z (GHDQlSï Digital] SSM 7:10-9:40 IDIM 1:104:40-7:10-9:40 IEVEW AFT1W l G) [DOLBY agitai] SEM 7:10-9:35 DAM \\l:10-3:35-7:10-9:35 |MOW$T§kWâ09Ti!Ç»tQR0QyEïéCJ| (G] X£Y Digital] SEM 7:20 DIM 1:20-7 20 IMAPILIME (G) [DOLBY Digital] DIM 1:10-3:10-5:10 |ONE TRUE TMINQ (G)[DOLBYDigital] SEM 7:00-9:30 4M 1:0O-3:3O-7VO-9:30 Il NEQOTIATOR113+)tDOiBY Digital] fomUi Participez à la création du 1er palmarès A gagner chaque vendredi: \u2022 1 cafetière espresso cappuccino 7 10-9:55 |URRAN LIQ1NO (16] [DOLBYDigital]SEM 7 05-9V5 1.05-3:05-5 05-7.-05-Ç-05 aTDRlAMSMAYCOMC (G) [DOLBY Digital] l'SUR 2 ECRANS' SEM 7:15-7 45-9:30-10:00 4M 1:15-1 45-3:30-4:15-7:15-7 45-9 30-10:00 LANGELIER 6 (Carrefour Lanr«i4itttm l-MifculMiMw 4 f\\A O A IVI4t Copyright 1QQfl Sonr* Cjmartp \\nr.m Découvrez tous les côtés de Sears SEARS ANJOU: 353-7770 LAVAL: 682 1200 BR0SSARD: 465-1000 ST-BRUN0: 441-6603 LaSAUi: 364-7310 ST-LAURENT: 335-7770 ¦SET A I ?D!£ANNAGE «OUTIER \"HEURES SUR 24 à Tachât * batterf* [OIEHARO GOLOI Détails en magasin i VIGNEAULT \u2022 FERLAND \u2022 FÉLIX \u2022 MOUSTAKI SALLE DE La Puisse CITE BOCt attente i uni- ROBERT LEPAGE \u2022 LES COLOCS \u2022 BORI.IIHVMI1I1E LE S OCTOBRE 1998 2*1911 due -Hhme Ouest 5W/ S31.70BI BILLETS 790-1245 800 36M596 Te ri 1270 4713 66 "]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.