La presse, 3 octobre 1998, B. Plus
[" B Montréal, samedi 3 octobre 1998 Plus SUBARU ip GRANDE VENTE d.iw i TAUX Dl HNANCBVEtf 34 VOIR CHIZ : ÉDITORIAL / OPINIONS / MONDE / POLITIQUE S10 T TI SUBARU 430S, béa.MètropoitoNW Es! / (SU) 725-9394 Revenu moyen par ménage et population immigrante à Montréal Revenu moyen par ménage Population immigrante ¦¦m Sources: Statistique Canada (1996) et le Centre d'intervention pour la revitalisation des quartiers (CIRQ) Infographie La Presse UN PORTRAIT DE MONTREAL Pointe - aux - Trembles la riche et francophone; Petite - Patrie la pauvre Miruri r hiiimitt es 16 quartiers de Montréal, Pointe-, fi aux-Trembles est le H plus riche et Petite-M Patrie le plus pau-W vre.Pointe-aux-Trembles est aussi le plus francophone, tandis que Côte-des-Neiges accueille le plus grand nombre d'immigrants.Les loyers les plus élevés se retrouvent dans Ville-Marie et les plus bas se concentrant H.nns le Sud-OUCSt.C'est ce qui ressort d'une pile de données provenant des recensements de Statistique Canada, compilées par le Centre d'intervention pour la revitalisation des quartiers ( CIRQ ), à la demande de La Presse.Les plus hauts revenus dans l'Est Ces chiffres nous permettent d'obtenir un portrait assez précis de Montréal et de classer les quartiers selon différents critères : revenu moyen par ménage, familles monoparentales, population immigrante, prix des loyers, niveau de scolarité* taux de chômage, nombre de locataires, etc.Conclusion, on ne peut pas couper la ville en deux en affirmant que l'Est est pauvre et francophone et l'Ouest riche et anglophone.La réalité est plus complexe : l'Est est effectivement francophone, mais c'est là, étonnamment, qu'on retrouve les plus hauts revenus ( voir carte ), alors que l'Ouest et le centre sont multiethniques et abritent d'importantes poches de pauvreté.Si l'Est s'en tire assez bien au niveau des revenus, il en va tout autrement pour la scolarité.Dans les cinq quartiers qui couvrent l'est de la ville, soit Saint-Michel, Mercier, Pointe-aux-Trembles, Rivicrc-des-Prairies et Hochelaga-Maison-neuve, à peine 15 % de la population a déjà fréquenté l'université, ce qui est nettement sous la moyenne montréalaise ( 29 % ).Par contre, certains quartiers se démarquent franchement, comme le Plateau Mont-Royal, où on retrouve le plus grand nombre d'universitaires ( 47 % ), talonné de près par Notre-Dame-de-Grâce ( 45 % ) et Côte-des-Neiges ( 45 % ).Montréal abrite un million d'habitants et ce chiffre n'a pratiquement pas bougé depuis dix ans.En 1986, 1013 460 personnes y vi valent, comparativement à I 016 660 en 1996, soit une hausse d'à peine 0,3 %.Pendant ce temps.Proportion des ménages de 1 personne de liberté, d'authenticité, de généro- sité qui l'animaient.Et qui lui ont donné la dimension d'un personnage hors du commun auquel, instinctivement et parfois plus ou moins confusément, chacun peut avoir l'impression de devoir quelque chose.Au-delà de tout ce qu'elle a fait, c'est bien plus par ce qu'elle aura été que Pauline Julien resteia dans nos mémoires.Et à ce point de vue, même sa volonté de choisir elle-même le moment de son départ prendra pour plusieurs de ses admirateurs l'allure d'une autre illustration de l'importance pour elle de la dignité.Et pour certains, uî-ctre, une ultime interpellation quant à la nécessaire liberté de pouvoir aller au bout de ses convictions.À sa façon de vivre et de mourir, elle aura à la fois confirmé et contredit des vers de Clémence qu'elle a bien souvent chantés.Car s'il est exact qu'hier, « il est passé un vent chagrin », nul aujourd'hui ne souscrit à son propos quand elle conclut : « je deviens inutile ».Pierre Gravel jeu irresponsable, car M.Johnson réussit surtout à rappeler que ce dont se plaignent maintenant les anglophones est anodin en comparaison de ce que la majorité française a vécu, il n'y a pas si longtemps, quand la plupart du temps, les gens n'osaient même pas pénétrer dans ces magasins où l'on refusait de leur parler dans leur langue.Nous ne dirons jamais assez à quel point la communauté anglophone du Québec, et surtout de Montréal, a fait une grave erreur stratégique en choisissant comme leader un croisé comme Bill Johnson, avec son obstination doctrinale, sa mentalité groupusculaire et sa culture de l'affrontement.Mais il faut être conscient du fait que ce choix malheureux ne s'est pas fait en vacuum.Il reflète aussi le désarroi post-référendaire des anglophones et ainsi que l'escalade, provenant de l'autre côté, qui a largement contribué à perturber l'équilibre linguistique.L'équilibre linguistique, c'était la Loi 86 des libéraux, qui permet l'affichage anglais à condition que le français soit prédominant, et qui a l'avantage de se conformer à l'avis de la Cour suprême.Cet équilibre reposait aussi sur du non-dit, une entente tacite selon laquelle, de part et d'autre, on ferait preuve de retenue.Les anglophones, par exemple, ne se sont pas prévalus jusqu'ici des dispositions de la Loi 86 pour les grands magasins mais, de son côté, le gouvernement de la majorité francophone appliquait la loi avec souplesse et modération.Cependant, le gouvernement Bouchard, pour neutraliser les radicaux du parti qui réclamaient un retour à l'uni -linguisme intégral, n'a peut-être pas touché à la Loi 86, mais il a choisi de l'appliquer de façon musclée.La ministre responsable, Mme Louise Beaudoin, a non seulement présidé au retour d'une police de la langue, mais elle a aussi cautionné une politique de harcèlement, dont l'exemple le plus ridicule aura été la guerre contre le chinois dans le Chinatown.Cela étant dit, comment désamorcer la crise qui se pointe, comment neutraliser les radicaux qui, des deux côtés, piaffent d'impatience ?Le premier ministre Bouchard a fait preuve de prudence dans ce dossier.Il faut s'en réjouir.Mais il n'est pas intervenu avec le courage qu'exigeait la situation.Le vrai courage, pour un premier ministre, c'est d'abord de ne pas s'indigner du fait qu'un groupe de citoyens agisse à l'intérieur de la loi.On ne peut, comme l'a fait le gouvernement péquiste, appliquer la Loi 86 à la lettre et ensuite demander aux anglophones de ne pas se prévaloir de ses dispositions.Le courage, c'était aussi de calmer les esprits en rappelant que ce changement mineur ne justifie pas que l'on monte aux barricades.Si Alliance Québec est, comme le dit M.Bouchard, un groupe marginal, le gouvernement n'a pas à accorder une importance démesurée à ses manoeuvres.L'escalade, que dit craindre le premier ministre, est un jeu qui se joue à deux, et que M.Bouchard pourrait désamorcer en contrôlant ses propres alliés.À commencer par son propre vice-premier ministre, Bernard Landry, qui, sur son mode démagogique, évoque le retour au bilinguisme de sa jeunesse.Nous savons bien sûr que M.Bouchard, qui vient d'incommoder les purs et durs de son parti avec son référendum gagnant, n'osera pas les affronter à nouveau, surtout à la veille des élections.Mais cela nous rappelle que la menace ne vient pas seulement du provocateur qu'est Bill Johnson, mais aussi des extrémistes du PQ qui n'ont jamais accepté l'équilibre de la Loi 86.Voilà pourquoi la solution la moins pire, étant donné ce contexte, reste que les grands magasins, Eaton, La Baie, Sears, fassent preuve de retenue.On ne peut pas et on ne doit pas demander à ces sociétés, souvent dirigées d'ailleurs, d'être les arbitres de nos débats de société.Mais il semble évident que le choix de l'affichage bilingue est assez délicat pour qu'on le fasse dans des conditions les plus sereines possible, donc après les élections, et pas dans le climat d'affrontement que souhaite Alliance Québec.Et voilà pourquoi il est souhaitable que les grands magasins s'en tiennent au statu quo, pour gagner du temps.Ce délai, c'est le devoir du gouvernement du Québec de l'utliser pour trouver, dans la communauté anglophone, d'autres interlocuteurs que les apôtres de l'affrontement d'Alliance Québec.Pour définir le cadre de dialogue avec les anglophones, avec qui il y a beaucoup de choses à discuter, autrement plus importantes que les affiches de Eaton, comme les soins de santé.Et pour casser la culture de harcèlement petit et mesquin dont la ministre Louise Beaudoin s'est fait le porte-étendard.*X>E ttôKJn^feMA DflOfTS WÊtMIÉÊ LA PRESSE ET VOUS \u2022 Bien vivre au quotidien Les premiers guides ou fascicules offerts gratuitement aux lectrices et aux lecteurs de La Presse, le printemps dernier, intitulés « Vos finances personnelles » et rédigés par notre spécialiste en finances Michel Girard, ont fait des malheurs.Les fascicules qui ont suivi, en mai et juin, sur la Formule I de sport automobile, par Michel Ma-rois.ont fait de même.11 s'agit de guides contenant une abondance d'informations sur un sujet donné.Des informations de qualité, fouillées, vérifiées, présentées dans un langage vulgarisé.Des informations «< pratico-pratiques ».Le taux de satisfaction a été tel que des milliers de personnes ont conservé ces fascicules comme documents de références* Compte tenu de l'intérêt majeur suscité auprès de nos lecteurs, lors de la publication « »«.» » \\s nkilnrAnltia v*« «-» .w a \\A piiilu,)«i|Miiv >v \u2022
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