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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Économie
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1998-08-17, Collections de BAnQ.

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[" LIQUIDATION '98 Montréal, lundi 17 août 1998 i^COIlUIIllc: La Presse GPA/ÊU 505, ST-JACQUES saiwean-sur-rkh11eu Financement il partir d© 2,9 \u2022 sur certains modèle* 347-2835 SANS FRAIS 1 sis )47 243S vont* (Ati«fti oi nmnif\\ EDITORIAL / MONDE / FONDS COMMUNS DE PLACEMENT / PETITES ANNONCES_ Pas de récession en vue, prédit Marchon La croissance du PIB au Québec serait de 2,9 % en 98 et de 2A % en 99 MAURICE JANNARD Malgré les signes d'inquiétude certains dans l'activité industrielle en Amérique du Nord, l'économie canadienne ne risque pas de connaître de récession au cours des prochaines années.Dans les nouvelles prévisions qu'il vient d'établir, M.Maurice N.Marchon, professeur d'économie à l'École des hautes études commerciales ( HEC ), prévoit que le Canada enregistrera une croissance du produit intérieur brut ( PIB ) réel de 3,1 % cette année et de 2,7 % l'an prochain.« L'économie canadienne poursuivra sa croissance au cours des prochains trimestres, mais à un rythme inférieur au taux annuel de près de 4 % que nous avons connu depuis le printemps 1997 », souligne le spécialiste dans son dernier document de prévisions, exercice qu'il fait chaque année au début de la rentrée universitaire.Pour le Québec, la croissance du PIB sera de 2,9 % en 1998 et de 2,4 % en 1999.La bonne tenue de l'économie canadienne continuera en l'an 2000 car une progression réelle de 2,8 % est prévue dans la production intérieure cette année-là.M.Marchon quitte son poste aux HEC pour se joindre au Groupe conseil Aon, une firme d'actuaires, à titre de vice-président, gestion de l'actif Québec.Expert recherché par les médias québécois, il est également l'auteur d'un livre intitulé Préwir l'économie pour mieux gérer.« À part un effondrement de l'économie japonaise, les risques d'une récession mondiale sont limitées puisque l'Europe est sur le chemin de l'expansion et les États-Unis s'acheminent vers un retour à la vitesse de croisière du PIB réel qui se situe à près de 2,5 % », explique l'économiste.Ce dernier souligne que les États-Unis demeurent l'économie à surveiller pour prévoir l'évolution de l'économie mondiale comme celle d'ailleurs du Canada.Masse monétaire en hausse Sans la crise asiatique, la Réserve fédérale américaine ( la banque centrale ) aurait augmenté les taux d'intérêt, car les États-Unis enregistraient des progrès trop rapides en début d'année.La récession en Asie a amené l'économie américaine à se contracter d'elle-même, ce qui lui permet d'avancer à un rythme qui éloigne les dangers de surchauffe et d'inflation.« Le ralentissement du secteur industriel ne laisse pas toutefois présager une récession, car les taux d'intérêt à long terme sont toujours Maurice Marchon bas et la croissance de la masse monétaire a atteint 7,3 % en juin 1998 », précise M.Marchon.Dans ce contexte, le Canada devrait créer 320 000 cette année et 235 000 l'an prochain.Au Québec, la création d'emplois affichera 51 000 et 46 000 res- pectivement.Le taux de chômage devrait reculer à 7,7 % au Canada en l'an 2000 et à 9,8 % au Québec.Le professeur des HEC ne prévoit pas d'amélioration majeure du dollar canadien au cours des prochaines années, celui-ci demeurant à un niveau de 67 cents américains en 1999 et à 70 cents l'année suivante.La sous-évaluation de la devise-canadienne permettra a l'excédent commercial d'augmenter, ce dernier devant dépasser 25 milliards de dollars l'an prochain.Si les économies nord-americai-nes devaient connaître un ralentissement trop prononcé, les autorités gouvernementales et monétaires se trouveront bien placées pour prévenir une détérioration de la situa lion.« Elles n'auront qu'à baisser les taux d'intérêt à court terme ou à annoncer des baisses d'impôts recommande Maurice Marchon.CETTE SEMAINE Du sexe aux banques Sur le calendrier des événements a surveiller que le courtier Nesbitt Burns distribue aux zinzins, on souligne le témoignage que livre aujourd'hui le président Bill Clinton devant le grand jury, dans l'affaire Monica Lewinsky.Aux États-Unis, l'incertitude politique n'est pas constitutionnelle.Les opérateurs sont cependant sensibles au risque accru que fait courir a l'économie une présidence obsédée par le sexe et ses démêlées avec la justice.L'économie ne va pas s'écrouler pour ce péché, même mortel, mais lorsque les marchés financiers sont hypernerveux, tout prétexte est bon pour vendre ou acheter.La rencontre, demain, du comité de politique monétaire du Conseil de la réserve fédérale, est davantage à classer parmi les (acteurs lourds.C'est ce petit groupe présidé par Alan Greenspan qui décidera s'il est opportun de relever les taux d'intérêt aux États-Unis.Les observateurs pensent que la Fed ne bougera pas maintenant, compte tenu de l'incertitude qui continue de flotter sur les marchés.On croit encore que l'appréciation du dollar américain fera baisser le prix des produits importés aux Etats-Unis et endiguera les pressions inflationnistes qui risquent de resurgir lorsque les capacités de production sont pleinement utilisées.Au Canada, la question des taux d'intérêt se pose en des termes différents.Ici, un relèvement éventuel n'aurait rien à voir avec l'inflation \u2014 on publiera mercredi l'IPC de juin, pour lequel on anticipe un taux annualisé de 1,1 % \u2014, mais avec la défense du huard, toujours sous pression.La semaine dernière, la Banque du Canada est parvenue à ressusciter notre pauvre palmipède national.Et dans la mesure où son succès perdure, il n'est pas question de durcir les conditions du crédit tant que la Fed s'en tiendra au statu quo.Mais si les spéculateurs devaient défoncer sa ligne de défense, la banque centrale serait forcée de relever son taux d'escompte.Un test pourrait survenir mardi, lorsque seront publiées les données sur l'excédent commercial du Canada en juin.Nesbitt Burns anticipe 1,5 milliard, comparativement à 1,7 milliard en mai.Un chiffre plus négatif heurterait le huard.Les banques, qui sont typiquement moins rentables lorsque montent les taux d'intérêt, craignent ce scénario.D'autant plus qu'il nuirait au marché boursier et à leurs lucratives opérations sur valeurs.D'ailleurs, cette semaine, les banques annonceront leurs résultats financiers du troisième trimestre, en débutant par la Banque Royale.Leurs cours boursiers s'est déjà fortement corrigé depuis l'avertissement donné par la CIBC que ses bénéfices seraient moins élevés que prévu.Miville Tremblay PROFIL BOURSIER Aliments Maple Leaf a besoin de piquant Martin Vallières \u2022 m * es récents résultats du ¦ plus gros conglomérat m agro-aiimentaire cana- R dien ont l'allure d'un M m plat peu alléchant : ^¦Lh^éI perte de 49 millions et revenus en baisse de 12 % après deux trimestres.Pour le seul deuxième trimestre.Aliments Maple Leaf a dégagé un profit net de 4,2 millions, inférieur de 69 % à celui d'il y a un an.Mais comme un aliment préparé, il faut aller au delà de l'emballage et lire la liste d'ingrédients avant de juger du produit.Parce qu'en dépit de résultats mitigés, attribués surtout au long conflit de travail de sa division des viandes en début d'année, des analystes boursiers estiment que Maple Leaf devrait fournir un bon rendement à moyen terme.D'une part, le secteur agro-alimentaire, lorsque bien géré, a la réputation de traverser avec moins d'amplitude les creux et les sommets des cycles économiques.Dans ce contexte, l'action de Maple Leaf aurait de l'attrait comme placement défensif, alors que les marchés boursiers sont secoués et que des indices de ralentissement économique se profilent à l'horizon.D'autre part, au-delà de l'impact de la grève à court terme, Maple Leaf arrive tout de même au terme d'une longue période de restructuration et de réorganisation.Cette période a succède a la mainmise sur Maple Leaf en 1995 par Walla-ce McCain, de la famille du même nom qui a fait fortune dans les frites surgelées.M.McCain partage le contrôle de Maple Leaf avec Teachers, le riche fonds de retraite des enseignants de l'Ontario qui est réputé comme un actionnaire interventionniste.« Maple Leaf fait partie des bons titres à avoir à ce moment-ci.Les pertes du conflit de travail ont lait déraillé le bénéfice par action a court terme.Toutefois, il devrait rebondir sans trop de difficulté autour d'un dollar par action en 1999 », estime Michael Palmer, analyste chez Loewcn, Ondaatje, McCutcheon, de Toronto.Cette estimation est un peu plus m Mission : conglomérai canadien de transformation de produits alimentaires Effectif : 11 000 Défis : digérer les pênes de revenus et de profit consécutives à une grève de sa division des viandes dans l'Ouest, réussir la vente de filiales et l'acquisition de Schneider Principaux secteurs d'activité: - viandes et charcuteries (Maple Leaf) : 1,61 milliards - IntraniS agricoles et élevage (Shur-Gain), pêcherie (beatoori Products Co.), Import-export : 1.9 milliards - boulangerie (Canada Bread, Multi-Marques au Québec), - restauration-minute (Country Style Donuts, Buns Master Bakery).- aliments préparés (Olivier!) : 668 millionsS Revenus (en milliards $> Bénéfice par action (encents) 1994 1995 1 996 1 997 1998* Deux premiers trimestres seulement 1994 1995 1996 1997 1998' \u2022 Deux premiers tnmestres seulement Incluant 83 millions $ en frais spéciaux de restructuration et de conflit de travail 10jan.30 mai 17 octobre 6 mars 24 juil.199; 1993 Dette totale + avoir : 710 + 290 millions S Actif et.+ passif et.: 528 ?415 millions Valeur boursière : 1.6 milliard Principaux actionnaires : McCain Capital (famille de Wallace McCain), Ontario Teachers Pension Plan Board (Teachers) élevée que le consensus parmi les analystes, qui se situe autour de 90 cents de bénéfice par action en 1999, selon la compilation de la firme First Call.Maple Leaf retrouverait ainsi le niveau de bénéfice par action qu'elle affichait il y a cinq ans avant de s'enliser.Le cours de l'action de Maple Leaf avait entamé une nette ascension au printemps, après des mois de léthargie.Il est passé des environs de 16 $ à 22 S par action en quelques semaines.11 a toutefois reculé autour de 17$ au cours des derniers jouis, entraîné notamment dans la tour- intooraphie L j Pmsse mente boursière qui a retranché un peu plus de 15 % aux indices canadiens.Mais aussi, des investisseurs boursiers ont mal avale les frais spéciaux de 82,9 millions que Ma« pie Leaf a déclaré au premier trimestre, en les attribuant au long COnflil de travail dans trois usines de sa division des viandes.N'empêche qu'en excluant ces frais spéciaux, le bénéfice d'exploitation de Maple Leaf après deux trimestres, à 30,9 millions, est inférieur de 39 % à celui de la même période il y a un an.Selon Maple Leaf, mis a part les revenus perdues dans la division des viandes, d'autres divisions du groupe ont produit des résultats inférieurs aux attentes.« Nous sommes déçus mais pas décourages, au contraire ! » a soutenu Archibald McLean, vice-président du conseil et chef de la direction lors de la publication des derniers résultats trimestriels, il y a une semaine.D'une part, les activités agricoles qui sont centrées sous l'enseigne Shur-Gain, et qui ont pesé l'an dernier 38 % des revenus ei 42 % du bénéfice d'exploitation de Mapie Leaf, subit les et Jets de la déprime des prix aux producteurs de porc au Québec et la baisse des activités commerciales ave, l'Asie.D'autre part, le secteur de la boulangerie et des aliments préparés de Maple Leaf, qui a compte pour 18 % des revenus et 38 % du bénéfice d'exploitation en 1997.i des diincultés.La baisse de revenus et de profit du groupe boulanger québécois Multi-Marques, dont la filiale Canada Bread de Maple Leaf détient 25 %, a contribué a ces difficultés.Ailleurs, Maple Leaf veut délester sa division cîe restauration rapide ( Country Style Donuts, Bens Mas ter Bakery ) par une première émission publique d'actions.Les tumultes boursiers pourraient toutefois retarder ce projet.Quant à sa division des viandes, de loin la plus importante avec 44 % des revenus et 20 % du be néfice d'exploitation consolidé, la direction de Maple Leaf affirme qu'elle est en bonne voie de réparer les dommages du conflit de travail.Deux projets majeurs sont attendus aussi par les investisseurs, chacun susceptible d'augmenté» substantiellement la taille et la rentabilité de cette division.Maple Leaf construit dans le smi du Manitoba un abattoir de pore de 112 millions, qu'elle promet « de calibre international » en matière de productivité.Par ailleurs.Mapie Leaf tente toujours d'acheter son principal concurrent, Schneider, de l'Ont a rio.Cette acquisition créerait un nouveau géant canadien, itlê la viande de porc, avec « un très fort potentiel de synergie >' selon l'analyste Michael Palmer.Mais Maple Leal doit d'abord obtenir un jugement favorable en Cour d'appel de l'Ontario pour son offre publique de 215 millions, ou 2l> S par ai lion.La Cour doit décider si cette ol-fre a préséance sur l'entente de-vente de 185 millions intervenue privement entre la famille Schneider et Smithfield Foods, de la Virginie.BANQUE LAURENTIENNE SERVICES FINANCIERS AUX ENTREPRISES Pour appeler le banquier, passez vite au cahier des sports t t ( I B 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 17 AOÛT 1998 Editorial André Desmarais président du conseil d'administration Roger D.Landry président et éditeur Claude Masson éditeur adjoint Marcel Desjardins directeur de l'information Alain Dubuc éditorialiste en chef Le Canada au Conseil de sécurité Depuis la fondation des Nations unies, en 1945, le Canada a siégé chaque décennie au Conseil de sécurité pour un mandat de deux ans.Dix ans après son dernier mandat, il est de nouveau candidat pour 1999-2000.Cette candidature est importante, non seulement pour défendre les intérêts du Canada, mais aussi pour ce que le Canada offre aux Nations unies.Il rappelle notamment au monde qu'en Amérique du Nord, tous n'ont pas l'attitude désabusée de l'administration du président Clinton à l'égard de l'organisation mondiale et encore moins l'hostilité du Sénat américain.¦¦¦¦¦nHHBiM Après les cinq membres permanents du Conseil de sécurité, le Canada est un des membres les plus importants des Nations unies.Il vient au huitième rang par sa contribution au budget de l'organisation et ^^^^^T il n'est pas loin du premier rang par ^ sa participation aux diverses missions de maintien de la paix.Cela -i\u2014jaHj9ëB n'est pas étonnant, compte tenu de la prospérité du Canada.Et ce n'est pas parce qu'il est riche qu'un siège non permanent au Conseil de sécurité devrait lui être accordé tous les dix ans.La candidature canadienne est avant tout justifiée par le fait que la politique étrangère du Canada a toujours été proche de l'idéal des Nations unies.Notre pays cherche toujours à créer un consensus avec d'autres pays lorsqu'il aborde un problème international.Si le Canada ne fait que rarement cavalier seul sur la scène mondiale, cela \\ ient peut-être du fait que sa politique étrangère s'est surtout développée au sein de puissantes alliances lors des deux guerres mondiales, ainsi que dans le cadre du Com-monvvealth, de l'OTAN, de la Francophonie et de l'Organisation des Étals américains.Sa participation très active aux travaux des Nations unies lui est donc venue tout na- Frédéric Wagnière turellement.Les Nations unies passent actuellement par une période cruciale de leur existence.Longtemps condamnées à jouer le rôle passif de filet de tennis entre l'Est et l'Ouest, la fin de la guerre froide a ouvert pour l'ONU de nouvelles perspectives pour la sécurité collective et le maintien de la paix dans le monde.Même les États-Unis en ont été convaincus, pendant quelques années.Mais il semble qu'ils ont été leurres par leur succès militaire dans la guerre du Golfe, qui était entièrement dû à leur organisation militaire et non à la coordination politique formelle au sein du Conseil de sécurité.Cette méprise s'est révélée de façon tragique, lors de l'intervention en Somalie, et explique les résultats mitigés de la mission des Nations unies en Haïti.Il est vrai que la fin de la guerre froide a ouvert de nouvelles possibilités pour les Nations unies, surtout dans les situations où les forces en présence cherchent en vain un compromis.Dans les cas ou le conflit est virulent, comme en Bosnie ou au Rwanda, les Nations unies ont appris que, malheureusement, une politique plus active de maintien de la paix ne s'improvise pas.D'une façon générale, le fonctionnement de l'organisme ne s'est pas amélioré, pendant le guerre froide, car la plupart de ses membres accordaient plus d'importance aux querelles politiques et idéologiques au sein des Nations unies et de leurs agences spécialisées, qu'au travail effectif qui s'y accomplissait.L'élection, en 1996, de Koli Annan au poste de secrétaire général avait notamment pour objectif de réformer l'ONU et en faire une organisation beaucoup plus efficace.À l'aube du XXIe siècle, ce n'est pas suffisant d avoir une organisation ou des gens de nationalité et de milieux très différents travaillent ensemble harmonieusement; il faut aussi que ce travail soit utile.L'importance que le Canada a toujours donné aux Nations unies et son engagement dans leurs activités en ont fait un adepte des relormes.Cela a sans doute milité en faveur de la nomination de Louise Fréchette au poste de vice-sec retaire général par M.Annan.Bien que la réforme ne concerne qu'indirectement le Conseil de sécurité, la présence du Canada y serait d'une grande Utilité, surtout lors de la costitulion de missions de maintien de la paix, une domaine où le Canada a acquis une expertise considérable.Au cours des dernières années, le Canada a beaucoup contribué au développement du droit international.Il a été le principal champion de l'accord d'Ottawa interdisant les mines antipersonnel et il a soutenu la création d'une COUr criminelle internationale.Il s'efforce actuellement d'obtenir un nombre suffisant de ratifications par les pays signataires, pour que ces tleux conventions entrent en vigueur.De nouveau, le Conseil de sécurité n'est pas directement concerne par la mise en oeuvre de ces deux conventions.Cependant, il devra en tenir compte dans ses travaux, car elles tendent à modifier profondément le contexte des missions de maintien de la paix.Si la CCI voit le jour, le Conseil de sécurité devra notamment examiner l'opportunité d'incorporer dans ses missions des militaires ou des policiers dont la mission principale serait d'arrêter d'éventuels auteurs de crimes de guerre ou de crimes contre l'humanité.La présence du Canada au Conseil de sécurité compensera le fait que ni les États-Unis ni la Chine n'ont signé l'accord sur le CCI et que, parmi les autres membres permanents, seule la Grande-Bretagne en est un partisan enthousiaste! Ainsi, la candidature du Canada a un siège non permanent du Conseil de sécurité arrive a un moment ou les Nations unies ont besoin de l'expérience canadienne pour mener à bien les réformes et pour former des missions de maintien de la paix qui obtiendront des résultats plus i onvaincantS que dans le passé, t I BêttAUES « tSF: - .4 OKOrTSKhSfRVTS IN KITR1SJ OPINIONS Quartier chinois: Louise Beaudoin est priée de reconsidérer son approche linguistique idéologique DOUGLAS YIP L'auteur est avocat et s'exprime au nom de la Coalition pour le Quartier chinois.II répond ici à la lettre de la ministre Louise Beaudoin.publiée dans La Presse du 11 juillet dernier.Madame Beaudoin, En Amérique du Nord, les quartiers chinois sont considérés comme des places importantes.Pour l'instant, le Quartier chinois de Montréal continue de posséder un statut touristique et commercial particulier.De plus, la Ville de Montréal a, entre autres choses, reconnu dans son plan d'urbanisme le caractère distinct du Quartier chinois.Pour les Chinois, les enseignes, de même que leur architecture extérieure, doivent demeurer en chinois, tout autant par croyance que par tradition.Par conséquent, restreindre le droit des commerçants chinois à afficher à l'intérieur comme à l'extérieur en chinois constituerait une manière détournée de remettre en cause le caractère distinct du quartier et de supprimer celui-ci à terme.Cela représenterait un tournant à 180 degrés dans la pratique des conventions et une restriction majeure.Ce qui serait interprété comme un affront personnel par chaque Chinois pris individuellement et une atteinte à ses droits fondamentaux, comme le droit à la liberté d'expression de sa culture.Il n'est d'ailleurs pas raisonnable de remettre en cause ces droits fondamentaux dans un pays qui se targue d'être multiculturcL démocratique et moderne.La communauté chinoise, comme la majorité des Québécois, ne supporte-pas les restrictions imposées par la Commission de protection de la langue française concernant l'affichage dans le Quartier chinois.Pourquoi le gouvernement du Québec rouvre-t-il le débat sur l'affichage ?La communauté chinoise ne s'oppose pas au principal objectif de la Charte de I i langue française qui est de promouvoir et de protéger la langue française.Au contraire, la nouvelle génération chinoise née au Québec considère déjà l.i langue française comme faisant partie-intégrante de sa vie.Avec le temps, la place du français deviendra inévitable dans la vie quotidienne de la communauté chinoise.Beaucoup de magasins et de restaurants du Quartier chinois assurent déjà leurs services aussi bien en français qu'en chinois et beaucoup d'affiches sont aussi présentées en français.Dans le Quartier chinois de Montréal, on trouve déjà plus de mots non chinois ( ici en français ) que dans d'autres quartiers chinois a travers le monde.Comparer des idéogrammes à des alphabets sur la base de la grandeur semble irréaliste car il s'agit de deux Conceptions et de structures différentes.Les idéogrammes chinois sont l'expression essentielle de noire culture.C'est pourquoi la question de l'affichage retient Louise Beaudoin autant l'attention de tous les Chinois pour lesquels cela dépasse le cadre strict de l'aspect commercial.C'est dans ce contexte que la Coalition pour le Quartier chinois a été formée, regroupant plus de 60 commerçants du quartier et plus de 20 organismes de la communauté chinoise représentant le secteur social, le commerce, la culture et les professionnels.(.) Il est important de replacer la décision du gouvernement de renforcer la stricte application de la Charte de la langue française à l'intérieur du Quartier chinois dans un contexte historique.( .) Au fil des ans, la communauté chinoise a vu disparaître en fumée un certain nombre de promesses politiques visant à développer son quartier.Elle a vu de larges bâtiments gouvernementaux s'ériger, des autoroutes et des restrictions de zonage étrangler le Quartier chinois.Et la liste continue.L'un des objectifs de la Coalition est justement d'exposer les attentes d'une majorité de la communauté chinoise pour qu'un dialogue constructif puisse se mettre en place entre le gouvernement et nous afin d'éviter les malentendus et pour que le gouvernement puisse mieux comprendre notre communauté pour nous servir plus adéquatement.Le côte exotique du Quartier chinois, que la plupart des Québécois trouvent attirant, risque fortement de disparaître dans un avenir rapproche.Les investisseurs, d'ici ou d'ailleurs, qui sont essentiels à la survie du Quartier chinois de Montréal, cesseront leurs activités s'ils voient que l'expression de la culture chinoise n'est plus appréciée.Un autre objectif de la Coalition est de promouvoir la prospérité du Quartier Chinois» car une tierté retrouvée pour la communauté signifiera qu'enfin le noeud qui nous étrangle depuis plusieurs décennies se desserre.La Coalition ne veut pas que le Quartier chinois devienne non chinois.Le 22 juin dernier, vous annonciez que le gouvernement du Québec, la Chambre de commerce chinoise de Montréal et l'Association des restaurants chinois du Québec étaient arrives a un accord pour appliquer toutes les dispositions de la Charte de la langue française, à l'exception de la question de l'affichange des raisons sociales qui sera soumis au Conseil de la langue française.Après une analyse approfondie de ladite entente, la Coalition du Quartier chinois a été forcée de la dénoncer, lors de sa conférence de presse du 26 juin.Une de nos plus vives critiques porte-sur la manière irrespectueuse dans laquelle l'accord a été conclu.Monsieur J.-C.Corbeil, sous-ministre associé responsable de l'application de la politique linguistique, avait assuré la Coalition, le 4 mars dernier, que son mandat était seulement de rassembler les faits quant à l'application de la Charte de la langue française.Il avait aussi assuré la Coalition que le gouvernement s'engageait à tenir une consultation ouverte et transparente avec tous les groupes et qu'avant d'arriver à un accord, la totalité de la communauté aurait son mot à dire.Rien ne devait le faire dévier de cette ligne de conduite.En fait, à une réunion « ouverte » entre la « communauté chinoise » et le secrétariat à la politique linguistique, un éminent Chinois, décoré de l'Ordre du Canada, s'est vu refuser la parole par ce même sous-ministre, sauf s'il déclarait ne pas représenter la coalition, mais parler plutôt comme représentant de l'Association des restaurants chinois du Québec.Ou sont donc passés la transparence et le pluralisme ?Vous avez aussi dit dans votre lettre «i La Presse que la négociation était ouverte et publiée dans des journaux chinois.Même si cela était vrai au début, cela a cessé de l'être après seulement deux rapports, sous prétexte que les nouvelles rapportées étaient trop mal retransexites par les journalistes professionnels présents et qu'ils pouvaient ainsi induire en erreur la communauté chinoise.En effet, le deuxième rapport contredit le premier.Certains membres du Quartier chinois avec qui la ministre a négocié une entente tout récemment ont indiqué qu'elle a déjà promis qu'il y aura un amendement à la loi bien que le Conseil de la langue n'ait pas encore-donné son avis.DViuîfcs clament que le gouvernement du Québec ne poursuivra plus les marchands pendant une période temporaire d'un an.D'autres encore clament que ce moratoire sur parole sera définitif.Ceci est la preuve qu'aucune consultation sérieuse avec la communauté chinoise n'a été tenue ou alors que les deux négociateurs ne peuvent même pas savoir ce que l'autre a compris.(.) La loi sur les langues, comme toute-autre loi, est faite par la société pour les besoins de cette société.Et si la loi ne répond plus aux attentes de la population, alors elle doit être amendée.La Coalition pour le Quartier chinois demande a la ministre de reconsidérer son approche idéologique dans l'applica lion de la Charte de la langue française au Quartier chinois par une appmi inharmonieuse et respectueuse de la culture et de la langue chinoise.( .) v LA PRESSE, MONTRÉAL LUNDI 17 AOÛT 1998 Monde L'EXPRESS INTERNATIONAL COLOMBIE Guérilla ¦ Cinquante trois soldats ont été tués et trente autres blessés lors de combats contre des détachements de guérilleros des Forces armées révolutionnaires de Colombie ( FARC marxistes ) qui se déroulent depuis vendredi dans les départements d'Antio-quia et de Choco ( nord-est ).De son côté, l'armée a reconnu avoir subi au cours des trois jours d'affrontements de « lourdes pertes », sans donner de chiffres, ajoutant que les rebelles avaient eu également « de nombreux tués » dans leurs rangs.d'après AFP ALGÉRIE Violence ¦ Près d'une centaine de personnes, des femmes en majorité, proches de personnes disparues après avoir été arrêtées par les forces de sécurité, se sont rassemblées à Alger pour réclamer des nouvelles.Les manifestants, rassemblés au centre d'Alger, avaient projeté de marcher sur le siège de la Présidence de la République.Des policiers en civil et un officier en uniforme ont parlementé avec les femmes et les hommes \u2014 mères, épouses, soeurs, pères et frères de disparus\u2014 et les ont convaincus de désigner une délégation de quatre membres qui sera reçue ce matin à la présidence.d'après AFP TOGO L'aide du Ghana ¦ Les forces armées togolaises sont parvenues à rétablir le calme à Lomé, avec la collaboration du Ghana, après une attaque lancée par des hommes en armes à la frontière ghanéenne.Les deux pays, en froid pendant plusieurs années, ont pour la première fois collaboré pour neutraliser l'attaque, qui selon le ministère togolais de l'Intérieur n'a pas fait de victime.d'après AFP ISRAËL Golan ¦ Le ministre israélien de la Défense Yitzhak Mordehaï a affirmé que le plateau syrien du Golan était « essentiel » pour la sécurité d'Israël, rectifiant ses propos sur un retrait conditionnel de ce territoire.M.Mordehaï n'a cependant pas totalement écarté un retrait israélien à condition qu'il se fasse « sur une ligne qui offrirait des garanties de sécurité » qu'il n'a pas précisées.Auparavant, M.Mordehaï s'était prononcé en Conseil des ministres pour un retrait israélien du Golan en échange de garanties syriennes de sécurité.d'après AFP IRAN Afghanistan ¦ Le président iranien Moham-mad Khatami a déclaré que l'Iran « tient fermement à sa sécurité » et « ne tolérera aucune menace sur ses frontières avec l'Afghanistan ».« Certains pays ne voient que leurs intérêts immédiats au détriment de ceux du peuple afghan et de la sécurité de la région », a ajouté le chef de l'État iranien dans une allusion au Pakistan, pays accusé par Téhéran de soutenir les taliban en Afghanistan.Les dirigeants iraniens ont multiplié les mises en garde contre les taliban en les accusant d'être une « source de tension et d'insécurité ».d'après AFP OUZBÉKISTAN Afghanistan ¦ La frontière de l'Ouzbékistan avec l'Afghanistan est « bien gardée » par l'armée qui bénéficie de « bons équipements », a assuré le président ouzbek Islam Karimov, après une inspection des garde-frontières de la ville de Terme/.La milice fondamentaliste des taliban s'est emparée depuis une semaine de plusieurs villes stratégiques du nord de l'Afghanistan dont certaines se trouvent près de la frontière ouz-bèke.L'Ouzbékistan, le Tadjikistan et la Russie considèrent la progression des taliban comme une menace pour les frontières sud de la Communauté des États Indépendants ( CEI ) et y voient un risque de déstabilisation.d'âpre AFP Kabila cherche soutien tandis que la rébellion ; AFP, AP KINSHASA Le gouvernement du Congo-Kinshasa a fermé hier la frontière fluviale avec le Congo-Brazzaville, mais l'évacuation des étrangers a pu se poursuivre par avion, tandis que la rébellion anti-Kabila progressait en direction de Kinshasa.Longtemps absent de la capitale, le président de la République démocratique du Congo ( RDC, exZaïre ) Laurent Désiré Kabila est rentré hier soir à Kinshasa après avoir tenu un conseil des ministres à Lubumbashi et cherché du soutien auprès de deux de ses alliés, rencontrés à Luanda, le président angolais, Eduardo dos Santos, et le président namibien, Sam Nujoma.À l'issue de ce sommet impromptu, un communiqué a souligné « l'urgence d'un rétablissement immédiat de la paix en République démocratique du Congo » et recommandé aux ministres de la Défense de l'Afrique Australe qui doivent se réunir aujourd'hui à Harare d'« étudier la situation en RDCon-go et de trouver des mécanismes susceptibles de mettre un terme aux hostilités entre les rebelles et le gouvernement de Kinshasa ».Entretemps, la rébellion, qui poursuit sa progression vers Kinshasa, a annoncé hier soir à Goma ( est du pays ) la création d'une structure politique, le Rassemblement congolais pour la démocratie ( RCD ), présidée par le professeur Ernest Wamba dia Wamba.Ce dernier a annoncé au cours d'une conférence de presse que le RCD, « branche politique de la rébellion congolaise », s'était dotée « d'un programme et de structures politiques ».Hier soir à Kinshasa, Laurent-Désiré Kabila a déclaré à l'aéroport à la télévision officielle que « les agresseurs allaient échouer » et a appelé « le peuple à braver les agresseurs ».« Nous sommes là pour y rester.C'est un autre défi qu'on nous lance pour nous distraire.Naturellement le petit Rwanda et l'Ouganda ne vont pas avaler le Congo.Il faut que le peuple soit brave.On va les armer.Et d'ailleurs les 24 heures ( prochaines ) sont décisives », a-t-il souligné, faisant allusion aux combats entre les Forces armées congolaises ( FAC ) et la rébellion des combattants ba-nyamulenge, tutsis congolais d'origine rwandaise.La visite de M.Kabila à Luanda est intervenue alors que des combats entre rebelles et FAC étaient signalés dimanche après-midi à Songololo, ville située à 250 km au sud-ouest de Kinshasa.Songololo se trouve à une dizaine de kilomètres de la frontière angolaise.Les rebelles, qui tiennent plusieurs villes du Kivu, dans l'est de la RDC, ont pris également le contrôle d'une partie de la province du Bas-Congo, au sud-ouest de Kinshasa.Cette région forme un corridor entre le territoire angolais et l'enclave de Cabinda, également territoire angolais.Entre-temps l'évacuation, chaotique, d'étrangers de Kinshasa, s'est poursuivie hier sur fond de rumeurs d'assaut rebelle.Dans le même temps, les premiers évacués de Kinshasa sont arrivés hier matin à.Paris-Roissy : 160 personnes de 17 nationalités différentes.À leur arrivée, plusieurs d'entre eux ont affirmé qu'un sentiment général de peur et d'insécurité régnait actuellement à Kinshasa.L'évacuation de plusieurs centaines d'étrangers de Kinshasa par la France a été suspendue hier faute PHOTO AP Dans cette église de Kinshasa hier, de nombreuses familles se sont rassemblées pour prier pour la paix, alors que les rebelles s'approchent de la capitale congolaise.d'autorisation des autorités de la RDC, avait-on affirmé un peu plus tôt de source diplomatique.Un Airbus militaire transportant environ 180 étrangers évacués de Kinshasa a quitté Libreville ( Gabon ) en fin d'après-midi et devait arriver à l'aéroport parisien Roissy Charles de Gaulle en fin de soirée, selon le Quai d'Orsay.Cet appareil transporte une majorité de ressortissants belges et 25 Français, a-t-on indiqué de même source.Il a quitté Libreville avant l'arrivée du A310 belge qui effectue des rotations à partir de Kinshasa car ce dernier avait été retardé à son départ pour des problèmes techniques.En revanche, près de 500 Portugais, soit la majorité de ceux qui se trouvent en République démocratique du Congo, ont décidé d'y rester, selon le secrétaire d'État à la Présidence portugaise.Les Serbes reprennent l'initiative au Kosovo A genceFrance-Presse JUNIK, Yougoslavie Les forces serbes ont infligé un nouveau revers à l'Armée de libération du Kosovo ( UCK ) en reprenant hier le contrôle de Junik ( ouest ), un des principaux bastions des séparatistes albanais qu'elles assiégeaient depuis trois semaines.La situation à Junik avait suscité la semaine dernière une vive réaction de la présidence autrichienne de l'Union européenne.Le ministre autrichien des Affaires étrangères, Wolfgang Schuessel, avait « condamné les attaques massives » des forces de Belgrade contre Junik.Junik, un des plus grands bourgs de la province, comptait quelque 8000 habitants avant le début du conflit fin février.Hier, il était désert, ont constaté des journalistes invités par les autorités serbes à visiter le secteur.Seules 17 personnes âgées, qui n'avaient pas réussi à fuir, étaient regroupées par la police dans un café du centre de Junik, attendant d'être évacuées.La population de Junik, près de la frontière avec l'Albanie, avait quitté les lieux ces derniers jours j!ors que des combats se déroulaient pour le contrôle du village voisin de Voksa, selon le colonel Bozidar Filic, porte-parole du ministère serbe de l'Intérieur.« Junik était le dernier bastion des terroristes, qui n'ont pas opposé de résistance dans le village », selon le colonel Filic.« Après la chute de cette base terroriste, l'ensemble du territoire PHOTO AFP Ce policier serbe monte la garde devant une maison incendiée dans le village de Junik, place forte des séparatistes kosovars reprise hier par l'armée fédérale.du Kosovo est désormais libre à la circulation sur tous les axes », a-t-il affirmé.Il a souligné que la police « continuera de régler leur compte aux terroristes et à anéantir leurs nouvelles bases éventuelles ».Des traces de combats étaient visibles sur les façades de plusieurs maisons, mais Junik n'a pas subi de destructions massives.Le colonel Filic a affirmé que la reprise de Junik n'avait pas fait de victimes parmi les civils.Les combats dans ce secteur ont fait quatre morts dans les rangs de la police et deux parmi les militaires yougoslaves, a-t-il indiqué.Le lieutenant Nikola Vujicic et un appelé.Misa Uboja, ont été tués au cours d'affrontements avec PUCK qui ont suivi la reprise de Voksa, selon un communiqué militaire diffusé par l'agence officielle yougoslave Tanjug.Ces militaires tentaient d'empêcher les rebelles fuyant Voska de gagner l'Albanie, ajoute le communiqué.Cela porte à 56 le nombre des policiers et à 22 le nombre de militaires tués au Kosovo au cours des six derniers mois.Selon Tanjug, les « terroristes albanais » de Voksa ont attaqué samedi plusieurs postes de police de la région, espérant permettre aux membres de l'UCK basés à Junik de se frayer un chemin vers l'Albanie.Les forces serbes et des unités de l'armée yougoslave ont empêché les rebelles de gagner l'Albanie et les ont repoussés dans les forêts avoisinantes, a ajouté l'agence.Des rebelles de l'UCK se trouva lent encore hier dans les forêts et les collines de cette région, selon des sources serbes bien informées à Decani, une localité voisine.Un important convoi militaire composé de 17 transports de troupe blindés, 16 chars et une dizaine de camions a été observé hier après-midi par les journalistes entre Decani et Pec, à 15 km plus au nord.La police avait encerclé le 26 juillet Junik.Elle y avait bloque plusieurs centaines de membres de l'UCK et de civils.Depuis le début du siège de Junik, les sources albanaises affirmaient que les Serbes tiraient à l'arme lourde sur cette localité.Les autorités serbes déclaraient que l'UCK tirait depuis Junik sur les positions des forces serbes, mais que ces dernières ne ripostaient pas en raison de la présence de civils.Washington prévient tous les ressortissants américains dans le monde contre le terrorisme Agence France-Prc^c WASHINGTON Les États-Unis ont lancé hier à l'adresse de leurs ressortissants vivant à l'étranger ou en déplacement un appel les mettant en garde contre le terrorisme, leur demandant d'être « encore plus prudents que d'habitude ».« À la suite des récents attentats en Afrique de l'Est et de menaces contre des intérêts américains à l'étranger, le département d'État exhorte les citoyens américains voyageant ou résidant à l'étranger.\\ de prendre des mesures de prudence encore plus importantes que d'habitude et de mettre à jour les règles de sécurité », a déclaré le département dans un communiqué semblable à une mise en garde publiée à la suite des attentats contre les missions diplomatiques du Kenya et de Tanzanie le 7 août qui avaient fait 257 tués dont 12 Américains.Selon le communiqué* Washington a déjà fermé provisoirement ses ambassades en Somalie, au Soudan, au Congo-Brazzaville, en République démocratique du Congo ( ex-Zaïre ) et en Guinée-Bissau, autorisé les personnels non-essentiels à quitter les ambassades au Kenya et en Tanzanie, et ordonne le départ des personnels non-es sentiels des missions en Albanie, en Erythrée et au Pakistan.« Du fait de la possibilité d'atta-ques contre des bâtiments amendons dans plusieurs pa>s, les personnes en déplacement doivent rester attentives a tout changement de situation et faire preuve île la plus grande prudence », poursuit le communiqué.Dans une mise en garde spéciale consacrée au Pakistan, le département d'État déclare que les ci- toyens américains « doivent envisager sérieusement leur départ de ce pays, où les aéroports sont ouverts et les compagnies aériennes fonctionnent ».Hier, le Pakistan a confirmé l'arrestation à Karachi d'un suspect pouvant être implique dans les attentats contre les ambassades américaines.Mohammad Sadiq Howalda a ete arrête le 7 août par les autorites pakistanaises peu de temps après son arrivée en provenance de Nairobi, le même jour que l'attentat contre l'ambassade des États-Unis au Kenya. B4 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 17 AOÛT 1998 La chute du dollar malmène les fonds obligataires canadiens FONDS OBLIGATAIRES Richard Dupaul La chute dramatique de notre dollar a bouleversé les plans des Québécois qui prévoyaient visiter les plages du Maine mais, en plus, elle risque d'assombrir les perspectives concernant les obligations canadiennes et, par conséquent, les fonds obligataires.Le marché obligataire a déjà subi les contrecoups de la crise du huard.La valeur des obligations canadiennes a reculé sensiblement au cours du dernier mois, poussant les taux d'intérêt à long terme ( et indirectement les taux hypothécaires ) à la hausse.Ainsi, les obligations du Canada à 30 ans commandaient un rendement de 5,70 % la semaine dernière contre 5,43 % au début de juillet.Il s'agit d'une variation importante pour une période aussi courte.De même, le rendement des obligations canadiennes à 10 ans est passé de 5,21 à 5,57 % en l'espace de quelques semaines.Parallèlement, la valeur des parts des fonds obligataires a subi un recul de 0,2 % en moyenne en juillet.À ce rythme, cette glissade risque de gruger passablement le maigre rendement de 3,8 % enregistré par ces fonds au cours des six premiers mois de 1998.Pendant ce temps, le marché obligataire américain est demeuré vigoureux, jouant à merveille son rôle de refuge pour les investisseurs échaudés par la crise asiatique.Le taux de rendement des Tre-soties à 30 ans est passé de 5,64 % à un creux de 5,57 % en l'espace d'un mois.Pauvre huard Que se passe-t-il ?Selon les experts, la récente faiblesse du marché obligataire cana- dien est imputable essentiellement a l'aggravation de la crise asiatique et à une certaine perte de confiance envers le huard.« Pour les obligations canadiennes, les problèmes ont commencé il y a deux mois », explique M.David Adamo, de la firme Scotia McCleod.« À ce moment, les obligations canadiennes commandaient des rendements nettement inférieurs aux obligations américaines.Le marché était vulnérable.Lorsque le dollar a commencé sa descente, les investisseurs avaient encore moins de raisons de détenir des obligations canadiennes », dit l'analyste.Pour M.Benoît Durocher, de la firme Addenda Capital, l'écart entre les taux canadiens et américains était « intenable » et ce n'était qu'une question de temps avant que les taux à long terme grimpent au Canada.Rappelons une règle de base en matière d'obligations : si les taux d'intérêt baissent, la valeur d'une obligation augmente et, inversement, lorsque les taux montent, le prix de l'obligation baisse.Normalement, le fait que les écarts aient disparu entre les taux « longs » américains et canadiens Fonds obligataires canadiens\t\t\t\t (Rendement en % au 31 juillet 1998)\t\t\t\t \t7 mois\t1 an\t3 ans\t5 ans AGF obligations canadiennes\t3,3\t5,3\t11,3\t8,2 Altamira obligs\t7,4\t14,7\t16,5\t11,9 CIBC cdn d'obligations\t4,2\t6,1\t11,1\t7,4 Canada Trust obligs\t3,5\t5,8\t10,5\t7,6 Desjardins obligations\t3,3\t5\t.10\t7,5 Dynamique revenu\t2,2\t0,3\t5,8\t6,8 Fidelity obligs canadiennes\t3,5\t5,7\t10,7\t7,4 Première Can obligations\t3,1\t5,2\t10,2\t7,7 Ligne Verte obligs canadiennes\t4,7\t7,1\t12,9\t9,7 Industrielle-Alliance «B» obligs\t2,9\t5,1\t9,7\t7,3 Industriel obligations\t3,4\t5,7\t12,6\t8,4 Investors obligs gouvernementales\t3,8\t5,8\t11\t8,2 Montrusco Sélect revenu\t4,5\t7,4\t11,6\t9,1 Royal obligations\t3,6\t6,4\t11,9\t8,6 Scotia Excelsior revenu\t2,6\t4\t9\t7,3 Trimark obligations can\t3,2\t6,1\t11,4\t NDLR : Ceiie iisie n'est pas exhaustive\t\t\t\t Infographie La Presse FILENT ILLURE! -, IL NE RESTE QUE QUELQUES BMW 328i 1998 EN STOCK ! Jusqu'au 31 août, vos concessionnaires BMW du Grand Montréal vous proposent de louer une fougueuse BMW 328i 1998 4 portes pour seulement 499$ par mois Dépêchez-vous de vous rendre chez votre concessionnaire BMW, car les quelques BMW 328i encore en stock risquent de filer vite.très vite ! Montréal BMW Canote 4090.rue Jean-Taton Ouest Mortel 731-7871 Laval Boulevard St-Martin Auto inc.1430, bouJ.St-Màftm Ouest Chomeday.Laval < 4343/Mtl 343-3412 Banlieue Ouest Automobiles Jalbert inc.16710.Route lranscanad*nne Kjrklarvj 696-6662/343-3413 Rive Sud Park Avenue BMW 8755.bout Tascnereau Ouest Brossard 445-4555 Montréal 875-4415 JVl Le plaisir de conduire.\u2022 Offre vaiahfc s84
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