La presse, 28 mai 1998, B. Politique
[" B Montréal, jeudi 28 mai 1998 Politique La Presse EDITORIAL / OPINIONS Assurance-emploi : Harris crie au vol Martin admet que les surplus de la caisse lui ont permis de boucler son budget GILLES TOUPIN du bureau de La Presse, OTTAWA L'énorme surplus de près de 17 milliards de dollars accumulé dans la caisse d'assurance-emploi embarrasse de plus en plus le gouvernement Chrétien.Devant les critiques venues de tout bord, les ministres Paul Martin ( Finances ) et Pierre Pettigrew ( Ressources humaines ) ont tenté de justifier hier à plusieurs reprises cet amoncellement de deniers publics qui pourrait atteindre, selon des projections conservatrices, 19,9 milliards de dollars à la fin de l'année.M.Martin a reconnu que la caisse de l'assurance-emploi avait permis à son gouvernement de diminuer les impôts, de renflouer les transferts sociaux aux provinces et d'équilibrer le budget.Sans ces surplus de 5 à 7 milliards par année, Ottawa n'aurait pas encore réussi à équilibrer son budget.L'opposition y est allée hier de nombreuses attaques en Chambre contre cette utilisation des fonds de la caisse d'assurance-emploi.Selon elle, cet argent devrait exclusivement servir aux chômeurs et non être versé au fonds consolidé du gouvernement.Les critiques ont ainsi reproché au gouvernement de réduire son déficit sur le dos des chômeurs.Ils lui ont reproché également de le faire en leur limitant de plus en plus l'accès aux prestations d'assurance-emploi.Selon une étude divulguée lundi par le Bloc québécois, le nombre de chômeurs ayant droit aux prestations a en effet diminué considérablement, passant de 83 % en 1989 à 42 % l'année dernière.Les jeunes chômeurs sont les plus affectes par cette situation, près des trois quarts d'entre eux n'ayant plus droit à des prestations depuis la réforme de l'assurance-emploi de 1996.Le premier ministre ontarien Mike Harris est celui qui a eu les propos les plus durs hier à l'égard de la stratégie fédérale, accusant le PHOTOPC Paul Martin gouvernement de « voler les travailleurs et les entreprises » de sa province pour emplir ses coffres.« J'en ai assez ! a-t-il dit.J'ai utilisé tous les mots tendres possibles, maintenant j'utilise le mot voler.Je ne sais pas si c'est légal de faire ce qu'ils font, mais je sais que c'est mal.» Le chef bloquiste, Gilles Ducep-pe, avait accusé avant-hier Paul Martin de soutirer 700 000$ par jour des poches des chômeurs.Le critique réformiste en matière de finances.Monte Solberg, a reproché à M.Martin de se constituer en douce « un fonds électoral ».Les conservateurs ont parlé de « pratiques douteuses » et ont affirmé que les cotisations à l'assurance-emploi étaient « un fonds déguisé, perçu à l'insu des Canadiens » et qui servait à « embellir la situation financière du gouvernement ».Quant au député néo-démocrate Yvon Godin, il a demandé en Chambre au ministre des Ressources humaines, Pierre Pettigrew, s'il était d'accord avec lui pour dire que le gouvernement volait l'argent des travailleurs de ce pays.Les fonds de l'assurance-emploi sont amassés grâce aux cotisations payées par les employeurs et employés du Canada.Le taux de cotisation des employés a été abaissé l'an dernier de 2,90 S par 100 S assurables à 2,70 S.Le dernier budget Martin annonçait que ce taux serait maintenu l'année prochaine.Selon l'actuaire du gouvernement, un réserve de 10 à 15 milliards est amplement suffisante pour faire face à une récession comme celle du début des années quatre-vingt-dix.Paul Martin n'a pas voulu dire s'il avait l'intention d'abaisser les cotisations au régime.Il a plutôt défendu ce qu'il a appelé ses « choix ».« Nous allons nous en tenir à nos choix, a-t-il dit hors des Communes.Non seulement avons-nous éliminé le déficit, mais nous avons diminué les impôts de 83 % des Canadiens, nous avons décrété la plus importante baisse de l'histoire des cotisations à l'assurance-emploi et nous avons remis 1,5 milliard dans les transferts pour la santé et l'éducation.» L'économiste Pierre Fortin a affirmé à La Presse que les réformes successives de l'assurance-emploi ont eu pour principale conséquence humaine de faire basculer, depuis 1990, de 650 000 à 700 000 personnes du filet de l'assurance-emploi à celui du bien-être social.Selon M.Fortin, les cotisations à l'assurance-emploi sont une forme de taxation régressive, en ce qu'elles sont calculées en fonction d'un plafond d'environ 40 000 S.« C'est surtout la classe moyenne et les petits salariés qui assument le gros du fardeau, a-t-il commenté, alors que ceux qui gagnent plus de 40 000 S sont morts de rire.» Bourses du millénaire : Ottawa veut avoir Québec à l'usure VINCENT MARISSAL du bureau de La Presse, OTTAWA Convaincu que la négociation de gouvernement à gouvernement n'aboutira nulle part, Ottawa passe le relais à la Fondation des bourses du millénaire, affirmant que Québec devra négocier pour obtenir sa part du gâteau.Après deux mois de pourparlers improductifs entre fonctionnaires de Québec et d'Ottawa, le gouvernement Chrétien change de stratégie.Le ministre du Développement des ressources humaines responsable du dossier, Pierre Pettigrew, s'en remet à la Fondation des bourses du millénaire, confiant d'avoir Québec à l'usure.Pierre Pettigrew « Ils ( le gouvernement du Québec ) n'ont pas voulu négocier avec nous parce que nous sommes le gouvernement, mais avec la Fondation, ça devient le bien des étudiants québécois, a déclaré M.Pettigrew hier soir à La Presse.Je suis convaincu que le bien des étudiants québécois va primer pour le gouvernement du Québec.» La majorité libérale a adopté hier le projet de loi C-36 contenant, entre autres, la création de la Fondation des bourses du millénaire.Cet organisme « privé » aura pour mandat de gérer avec les provinces le futur programme des bourses du millénaire, qui distribuera 100 000 bourses de 3000 $ par année à des étudiants canadiens pendant 10 ans, et ce, dès l'an 2000.Accusant le gouvernement fédéral de s'ingérer dans le champ de compétence exclusivement provincial de l'Éducation, Québec réclame qu'Ottawa lui verse sa part et laisse le régime des prêts et bourses du Québec gérer les dossier d'aide aux étudiants.Le gouvernement Bouchard estime à 650 millions sa part des 2,5 milliards d'Ottawa et se dit disposé à recevoir le montant qui lui revient sur une période de dix ans plutôt qu'en un seul versement.Niet, répond le premier ministre Jean Chrétien, qui tient mordicus à la visibilité du gouvernement fédéral auprès des jeunes Canadiens.« Le premier ministre Chrétien a dit sur la place publique qu'il n'y aura pas de retrait avec compensation, il l'a dit aussi en privé à M.Bouchard, a rappelé le ministre Pettigrew à sa sortie des Communes.M.Bouchard, après avoir entendu ça, a demandé des négociations, donc il savait dans quoi il s'engageait.» Selon Pierre Pettigrew, le gouvernement péquiste.fait de la « petite politique sur le dos des étudiants » et se cache derrière un consensus qui ne réclame pas le retrait du fédéral.« M.Bouchard abuse de la résolution de l'Assemblée nationale en lui donnant un sens qu'elle n'a pas en référant continuellement à un droit de retrait avec pleine compensation, reprend le ministre du Développement des ressources humaines.Il reste sur des positions dogmatiques et doctrinaires où il ne laisse aucune place pour la négociation.» Techniquement, la Fondation des bourses du millénaire peut passer par dessus le gouvernement du Québec et verser seule ses bourses selon ses propres critères.C'est plus compliqué que de fonctionner avec les listes du ministère de l'Éducation du Québec, mais cela est possible, indique-t-on au cabinet du ministre Pettigrew.Outre le mérite, le premier critère des bourses du millénaire, le gouvernement Chrétien tient au principe de la mobilité des étudiants.« On veut s'assurer qu'un jeune Québécois qui veut étudier à Toronto puisse y aller.» =-0'0VA='N >AV3ERLAND.LaPœsse Les deux candidats à la présidence d'Alliance Québec, Bill Johnson et Constance Middleton Hope, ont participé hier à un débat sur les ondes de CBC.Bill Johnson se battra pour la liberté de choix à l'école GÉRALD LEBLANC S'il devient président d'Alliance Québec, le premier geste de Bill Johnson sera de contester devant les tribunaux, au nom du Code civil et de la Convention internationale des droits de l'enfant, l'obligation des immigrants de fréquenter l'école française.C'est la promesse qu'il a faite hier, lors du débat, diffusé partout au Québec à la radio de CBC, entre les deux candidats à la présidence, Bill Johnson et Constance Middleton Hope.M.Johnson a aussi promis de monter un dossier noir de tous les candidats anglophones refusés à la fonction publique et de contester devant les tribunaux le premier article de la loi 101, qui fait du français la seule langue officielle du Québec.« Ça fait quatre fois déjà que vous promettez d'aller devant les tribunaux.Ça va nous coûter cher en avocats », lui a lancé Mme Hope.« On trouvera bien l'argent », a rétorqué M.Johnson.Le débat de deux heures, tenu au campus Loyola de l'Université Concordia, là même où fut fondée Alliance Québec il y a 16 ans, devant quelque centaines de spectateurs plutôt favorables à M.Johnson, a permis de constater comment l'élection, d'habitude une formalité, est devenue affaire de chaude actualité.D'abord interrogés par quatre journalistes et ensuite par l'assemblée et les auditeurs de la radio, les deux rivaux ont échangé de bons coups.Mme Hope, plus combative et plus aguerrie qu'on ne le disait, a souligné que le boycott des élections scolaires proposé par son adversaire avait été désavoué par les commissaires d'école et par les parents.« M.Johnson est un virtuose de la parole tandis que moi, c'est l'action qui m'intéresse », a-t-elle lancé après une envolée de Pil-Bill, comme on surnomme M.Johnson.Bien documenté et rappelant Pierre EI-liott Trudeau, dont il se réclame et dont il a emprunté la manie de corriger les journalistes en leur posant des questions, Bill Johnson a rappelé que Mme Hope avait elle aussi signé une pétition en faveur de la partition d'un Québec indépendant.Pour bien montrer comment il pouvait réveiller la communauté et ramener les gens à Alliance Québec, M.Johnson a souligné que le choix des délégués de la section locale du West Island s'était fait cette année devant 300 personnes, contre 30 l'an dernier.Le débat a maintes fois glisse vers la politique provinciale.Johnson a dû se défendre d'avoir déjà écrit qu'il préférerait voter pour les pequistes que pour les libéraux, préférant un vrai duel aux positions ambiguës de Bourassa.Le journaliste Bernard Saint-Laurent a dit à M.Johnson que les pequistes seraient fiers et les libéraux déçus de le voir prendre la tête d'Alliance Québec.M.Johnson a répondu qu'il ne pouvait sentir les fédéralistes mous et incapables de défendre clairement leur position.« Ce que j'ai écrit à propos de Johnson ( Daniel ), je ne le dirais pas au sujet de Jean Charest, qui connaît mieux le Canada que ses prédécesseurs à la tète du Parti libéral.S'il respecte les droits des anglophones je l'appuierai, sinon je le combattrai.» Mme Hope, qui a remplacé en cours de mandat Michael Hamelin, parti pour un job au gouvernement fédéral, parle des anglophones comme d'une minorité qui doit prendre les moyens de se faire entendre par la majorité francophone du Québec, et d'Alliance Québec comme d'un lobby ne recourant à la confrontation qu'en ultime recours.M.Johnson ne parle jamais de minorité ou de majorité, mais uniquement de francophones et d'anglophones, qui ont des droits égaux qu'il faut revendiquer sur la place publique, devant les tribunaux et même les Nations unies.C'esl samedi, lors du congrès tenu à l'hôtel Hilton de Dorval, qu'on choisira le nouveau président d'Alliance Québec.Les observateurs estiment la lutte très serrée pour cette élection historique où le lobby anglophone cherche a retrouver sa vocation.: B2 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 28 MAI 1998 Editorial André Desmarais président du conseil d'administration Roger D.Landry président et éditeur Claude Masson éditeur adjoint Marcel Desjardins directeur de l'information Alain Dubuc éditorialiste en chef Une mondialisation opaque et ambiguë es manifestants qui ont voulu empêcher la Conférence de Montréal de se réunir, en début de semaine, ont des idées simplistes et erronées sur la mondialisation.Ils font penser à ceux qui manifestaient contre le libre-échange, il y a dix ans, et dont les pires craintes se sont révélées infondées.bzbb» Les critiques du libre-échange voyaient de mauvaises intentions partout, en dépit d'un texte clair.Les jeunes qui ont manifesté devant le Centre Sheraton, en revanche, se battent contre une idée qu'ils soupçonnent d'être néfaste, mais qui est surtout brumeuse.Et tout le fla-fla des experts et des politiciens au sujet de la mondialisation ne dissipera pas Frédéric cette brume.Wagnière En réalité> la mondialisation constitue un phénomène qui n'est ni nouveau ni révolutionnaire.Mais le fait de lui avoir donné un nom l'entoure de mystère et en fait une menace pour ceux qui ne percent pas ce mystère.Les échanges de tous genres, entre les différentes parties du globe, ont toujours augmenté et, depuis deux siècles, de nouvelles technologies et de nouvelles méthodes industrielles ont accéléré ce processus.À notre époque, les obstacles ne sont plus géographiques et naturels mais politiques et institutionnels.Il était normal, après la guerre, de vouloir encourager ce mouvement dans le cadre des Nations unies.C'est ainsi Un bon choix Dans la vie comme à la scène, le bonheur d'un acteur repose souvent sur la perspicacité de celui qui distribue les rôles.À ce point de vue, Jean-Louis Roux a aujourd'hui toutes les raisons de se réjouir.En lui confiant la présidence du Conseil des arts, Ottawa n'a pas eu que la main heureuse pour dénicher un candidat dont toute la brillante carrière, la vaste culture et la forte personnalité conviennent parfaitement à ce poste.Cette nomination aura .^¦^¦¦¦^-n,iin\u201e H,,,, aussi sans doute comme effet \u2014du moins faut-il l'espérer \u2014 de cicatriser des blessures provoquées par une erreur de distribution qui avait fait asseoir M.Roux dans le fauteuil de lieutenant-gouverneur du Québec.Les vifs remous provoqués par sa brève apparition dans ce rôle auront, en effet, laissé un souvenir amer à beaucoup de gens.Non seulement chez tous ceux qui avaient applaudi à cette provocation bien inutile de Jean Chrétien à l'endroit des souverainistes.Mais aussi chez plusieurs de ces derniers qui, tout en dénonçant cette manoeuvre, avaient gardé une immense admiration pour le talent de M.Roux.Pour une fois, les uns et les autres conviendront probablement aujourd'hui que ce choix est rassurant pour tout le monde.Parce qu'il s'appuie, évidemment, sur une compétence indiscutable.Mais aussi parce que certains traits de caractère de Jean-Louis Roux \u2014 comme sa remarquable indépendance d'esprit pouvant aller jusqu'à choquer\u2014 qui étonnaient chez un lieutenant-gouverneur seront sans doute perçus comme des qualités majeures dans une organisation où la liberté est un élément essentiel de la création.Pierre Gravel qu'on s'est mis à faciliter les paiements, les mouvements de capitaux et le commerce.Avec la fin de la guerre froide, cet effort est devenu véritablement mondial, au point où certaines technologies, les télécommunications notamment, sont virtuellement les mêmes où qu'on aille.Quant aux méthodes commerciales, qu'on songe seulement à MacDonald, elles se répandent partout.Mais certains marchés ne peuvent pas être libéralisés, comme le marché du travail, ce qui crée des distorsions dans l'économie mondiale.Ce que les adversaires de la mondialisation lui reprochent, ce sont ces distorsions, qui donnent un avantage indu à ceux qui profitent du manque de mobilité de la main-d'oeuvre pour abaisser les salaires sans améliorer les conditions sociales ni lutter contre la pollution.Quand ils entendent parler d'une conférence sur la mondialisation, ils y voient un complot pour accentuer les distorsions et en profiter.Et personne n'est là pour les détromper.Lorsqu'on négocie la libéralisation des échanges mondiaux à l'Organisation mondiale du commerce, au Fonds monétaire international ou à l'OCDE, on utilise forcément un langage propre aux institutions et aux lois.S'agissant surtout de rapports entre gouvernements, il n'est pas question de l'individu \u2014 ni du travailleur, ni du consommateur \u2014 et cela permet de penser que le sort de l'individu est complètement absent de ces tractations.Mais c'est oublier que c'est grâce à la libéralisation des échanges qu'un Coréen, par exemple, a pu quitter ses deux ou trois acres de rizières, qui lui donnaient le niveau de vie d'un Pakistanais, pour travailler chez Hyundai ou chez Sam- sung, avec un niveau de vie plus proche de celui du Canada que du Pakistan.La méprise au sujet de la mondialisation s'aggrave lorsqu'on commence à parler de la libéralisation des échange mondiaux dans les mêmes termes que de l'intégration économique et monétaire au sein de l'Union européenne, comme on a eu tendance à le faire à la Conférence de Montréal.Les deux processus se ressemblent mais ne sont pas de la même intensité ; et une comparaison exagérée avec l'Europe peut donner l'impression que nos gouvernements renoncent aussi graduellement à une partie de leur souveraineté, sans que nous soyons consultés.Cela fait même croire que la mondialisation, avec tous ses défauts, est un programme politique et non le résultat d'une évolution naturelle.Pourtant, il est facile de parler de la mondialisation ou de l'intégration européenne dans des termes simples et compréhensibles si l'on garde à l'esprit qu'il s'agit surtout de personnes et non d'institutions ou de règlements.Par exemple, l'ancien ministre britannique Michael Portillo explique à peu près dans ces termes pourquoi la Grande-Bretagne ne participe pas à l'euro : « La mobilité de la main-d'oeuvre n'est pas forte en Europe, ce qui signifie qu'avec une monnaie unique et des taux d'intérêt égaux à travers l'Europe, il faut pouvoir aider les régions qui traversent une récession.Or, l'Européen paye déjà trop d'impôts et il serait difficile de financer ces dépenses additionnelles.» Voilà qui est simple et qui dit clairement ce qui est important pour le citoyen.Si l'on souhaite moins de manifestants, lors d'une prochaine conférence, il faudrait apprendre à parler de mondialisation plus clairement et plus franchement.DROfTS RÉSERVÉS LA BOÎTE AUX LETTRES Médecins mal payés : cela suffit ! ¦ Assez, j'en ai plus qu'assez ! Les médecins se plaignent de ne pas pouvoir dépasser leur plafond salarial.« On ne peut pas couvrir toutes nos dépenses.» Non mais.Si avec trois cent mille dollars par année vous n'êtes pas foutus de gérer votre budget correctement, de ne pas vous acheter une piaule énorme et trois voitures ( celle de papa, celle de maman et celle des enfants ), je me demande comment ma mère \u2014 qui ne fait pas le quart de votre salaire \u2014 arrive à joindre les deux bouts ! Premièrement, les médecins des hôpitaux n'ont pas à payer un loyer pour les locaux qu'ils utilisent et je doute fort qu'ils aient à payer pour les instruments dont ils font usage.Le comble, c'est qu'ils n'ont Lucien Bouchard même pas à se chercher une clientèle, contrairement à d'autres professionnels tels les avocats ou les dentistes, car le gouvernement la leur fournit.Que leur reste-t-il à payer ?Je ne vois pas.Il reste une seule solution et il est évident que tous les médecins s'y opposeraient.Tous \u2014oui oui, même les riches \u2014 doivent faire leur effort pour le bien-être de la communauté.Cette solution est bien simple : faire de tous les médecins des fonctionnaires.En obligeant tous les médecins à réellement travailler pour le gouvernement, ce dernier leur payerait 9 un salaire fixe plutôt qu'une paie par acte, comme en ce moment.De plus, tous les médecins n'ayant le choix que d'être fonctionnaires, le problème de la médecine privée, qui porte un dur coup à notre médecine dite publique, serait résolu.Aussi, il n'y aurait plus de pénurie de médecins nulle part, car le gouvernement serait responsable de les envoyer partout en province.Une atteinte à la liberté, vous dites ?Désolé, je ne suis pas d'accord.Au pis aller, cette solution relève de la philosophie marxiste, ce qui n'est pas mauvais en soi.Par exemple, un électronicien montréalais se voit mis à pied.On lui offre un emploi, mais celui-ci se trouve à Québec.Logiquement, il déménagera à Québec plutôt que de vivre de l'assurance-chômage à Montréal.Les travailleurs vont là où il y a de l'emploi ; il y a juste les médecins pour lesquels l'emploi vient à eux.Pourquoi donnerait-on des privilèges à ceux qui en ont déjà un : un emploi qui paie extrêmement bien.Mais je connais nos politiciens, ils sont mous.Jamais Bouchard, Charest ou même le disparu de l'Action Démocratique n'oseront imposer cette situation aux médecins.Pourtant, il le faudrait ! Faudra-t-il que les bonnes gens se lèvent et fassent une révolution contre les bourgeois pour que le gouvernement se réveille ?Mathieu JANSON-BLANCHET 18 ans Longueuil L'école obligatoire ou l'école obligée ?¦ J'ai enseigné la sixième année au primaire.Un matin, un de mes élèves, du fond de la classe, m'a lancé son compas qui s'est écrasé contre le tableau, à un poil de mon visage.Je venais de lui demander pour la troisième fois de se taire.Ce n'est là que l'histoire de 2 minutes dans la vie d'une enseignante.Imaginez une semaine !! Le lendemain, quatre heures de discussion avec la direction et les parents pour qu'on me suggère fortement, « par respect pour l'élève », de remplacer le compas fra-cassé.La solution à cette violence contre les profs est pourtant simple.Elle réside dans le sens donné à la très populaire expression : L'ÉCOLE OBLIGATOIRE.Que l'école cesse d'être obligée à tout, à tous et à toutes.Que chaque individu ait, jusqu'à 16 ans, l'obligation de trouver l'école qui accepte de lui offrir ses services.Lorsqu'une, deux ou trois écoles l'auront remercié, je mets ma main au feu que cet individu ( et ses parents ) fera ce qu'il doit faire : se comporter comme du monde parmi le monde ! Chantai BOUCHARD Montréal De belles initiatives qu'il faut encourager Madame Beaudoin, m J'aimerais vous faire connaître le « pendant » des sites de conversation décrits par Monsieur Yvon Ferland dans sa lettre intituée « L'inforoute : un grand secours pour les aînés », parue dans le journal La Presse du 12 mai 1998.Il est vrai que toute activité qui permet aux aînés de partager et de s'exprimer, doit être fortement en-courage e et soutenue actuel.dans le contexte social Louise Beaudoin Pour ma part, j'anime des ateliers d'écriture et d'échange pour les aînés, lesquels sont un outil de communication qui offre aux part ici -p a n t s la possibilté de partager des questions, des sentiments ou des situations vécues, de communiquer des informations.Diverses motivations amènent des aînés à s'inscrire, notamment le besoin de sortir de leur résidence, de rencontrer d'autres personnes, d'échanger sur des sujets qui touchent les différentes dimensions de la vie, la nécessité de stimuler leur mémoire et le plaisir d'écrire en groupe.Contrairement à l'inforoute, ces ateliers offrent aux aînés, au moyen d'une activité de rencontre, un environnement chaleureux et stimulant, un cadre de référence dans lequel ils auront l'assurance de trouver écoute, réconfort, empathie et respect.En terminant madame la ministre, j'approuve le soutien financier de votre ministère aux activités innovatrices de l'inforoute, mais j'espère que vous ne mettrez pas tous vos oeufs dans le même panier.J'ai donc la certitude que votre gouvernement saura reconnaître et appuyer de belles initiatives de relation d'aide, comme de tels ateliers, pour le mieux-être des aînés.Linda GUERRA infirmière Un hommage à Mme Danielle Laporte ¦ L'Ordre des psychologues du Québec déplore le décès de Mme Danielle Laporte, l'une de ses meilleures ambassadrices auprès des enfants et des parents, et tient à lui rendre hommage.Psychologue depuis 1973, Mme Laporte a commencé sa carrière à l'hôpital Sainte-Justine avant de poursuivre son travail en bureau privé.Le concept de l'estime de soi chez l'enfant et l'adolescent a été au coeur des recherches et des réflexions de la psychologue qui, en plus d'avoir participé à la fondation de l'Association des intervenants pour le développement de l'estime de soi, a publié, notamment en collaboration avec M.Germain Duclos, plusieurs ouvrages sur le sujet, dont la série Du côté des enfants.Mme Laporte a aussi collaboré étroitement avec les médias afin de permettre aux parents d'accéder plus facilement aux connaissances scientifiques propres à la psychologie de l'enfant et de l'adolescent.Ce décès constitue une lourde perte, tant pour la profession de psychologue que pour ses lecteurs et collègues.Toutefois, la contribution de Mme Laporte au développement de la psychologie et, par conséquent, à l'ensemble de la société québécoise, restera longtemps dans notre mémoire.Rose-Marie CHAREST présidente Ordre des psychologues t I LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 28 MAI 1998 Deux cas d'erreur sur la personne Et si David Levine, à qui les souverainistes étaient en train d'élever une statue la semaine dernière, n'était même plus souverainiste ?Ce n'est pas M.Levine qui nous le dira.Il serait d'ailleurs impensable qu'il fasse le jeu de la foule hystérique qui réclamait son congédiement en faisant une confession publique.Mais d'après l'un de ses amis, David Levine serait ( à l'instar d'ailleurs de nombreux Québécois ), un péquiste déçu qui ne croirait plus à la souveraineté.C'est ce qui ressort d'un article que lui consacrait, dans la Gazette de samedi, le chroniqueur Josh Freed.« J'ai discuté de politique québécoise à plusieurs reprises avec David Levine, ces dernières années, écrit Freed, et franchement, je dirais qu'il était aussi critique envers le PQ que je l'étais moi-même.Il était déçu de les voir s'écarter de la social-démocratie, déçu de leurs coupes dans la santé et les autres programmes sociaux.« Il ne voyait plus la nécessité ( « the real point » ) de l'indépendance, poursuit Freed.Il pensait que cela pourrait même renforcer la vulnérabilité du Québec face aux États-Unis.» « Compte tenu de son ambivalence politique, aurait-il dû accepter le poste de délégué général à New York ?Lui seul peut répondre à cela.» Dans la même chronique, Josh Freed raconte qu'avant d'être nommé à Notre-Dame, Levine ( qui avait déjà dirigé l'hôpital bilingue de Verdun ) avait posé sa candidature à la direction d'un hôpital francophone.« On lui avait fait savoir en privé qu'il était le premier choix mais que l'institution, et peut-être la province, n'était pas tout à fait prête pour un directeur d'hôpital qui s'appelait Levine plutôt que Lavigne.Il a vu sa nomination à Notre-Dame comme une douce revanche, et la preuve que le Québec avait changé ( .).» Notre ami Roosevelt Autre erreur sur la personne, que la récente initiative du maire L'Allier d'élever dans la Vieille Capitale une statue en hommage à un homme qui rêvait.d'assimiler les Canadiens français ! Je parle évidemment des bustes de Roosevelt et de Churchill, qui commémorent une rencontre au sommet tenue pendant la guerre.Comme l'hôte de cette réunion en sol canadien était Mackenzie King, il était assez saugrenu de le voir absent du portrait.Les intellectuels de service, toujours prêts à réécrire l'histoire pour servir leur combat politique, expliquèrent que le premier ministre canadien devait être exclu parce qu'il avait joué un rôle mineur durant la rencontre.C'est sûrement exact, mais à ce compte-là, les Français pourraient exclure de Gaulle des manuels d'histoire sous prétexte qu'il ne fut qu'un poids plume durant les années où les Russes, les Américains et les Canadiens mouraient sur les champs de bataille européens.Mackenzie King a tout de même présidé à l'entrée des troupes canadiennes dans le camp des Alliés \u2014 une fort louable décision, compte tenu de l'enjeu de cette guerre.Exclure King du portrait, c'était occulter symboliquement la participation des Canadiens et des Québécois à la guerre contre l'hitlérisme.Il aurait été plus courtois, et plus conforme à la vérité historique, que la Ville de Québec commande un ensemble à trois personnages, quitte à réserver à King une place modeste, en retrait par rapport aux deux grands.L'ironie de l'affaire, c'est qu'en voulant, pour les raisons que l'on devine, occulter toute référence au Canada, la Ville de Qué- Lysiane GAGNON bec vient de rendre hommage au seul chef d'État de l'histoire contemporaine qui a explicitement prôné l'assimilation des Canadiens français ! En fait foi cette lettre de Roosevelt à King, datée du 18 mai 1942, que le journaliste Lawrence Martin avait utilisée dans son livre The Présidents and The Prime Ministers.et que Jean-François Lisée a reprise dans son livre sur les rapports entre le Québec et les États-Unis, Dans l'oeil de l'aigle.En voici des extraits ( ma traduction ).Après avoir félicité King pour son plébiscite sur la conscription et noté l'opposition du Québec, Roosevelt évoque un projet que les deux pays pourraient mener en commun.« Quand j'étais enfant, je voyais souvent des Canadiens français récemment arrivés en Nouvelle-Angleterre.Ils avaient l'air transplantés, ils s'enfermaient entre eux dans les villes manufacturières et avaient peu de contacts avec leurs voisins.Je me rappelle que les « anciens » disaient en hochant la tête: « Ceux-là, ils ne s'assimileront jamais.Nous assimilons les Irlandais, mais les gens du Québec ne veulent même pas parler anglais.Leurs corps sont ici, mais leurs coeurs et leurs esprits sont au Québec.» « Aujourd'hui, 40 ou 50 ans plus tard, poursuit Roosevelt, les éléments canadiens-français du Maine, du Massachusetts, du New Hampshire et de Rhode Island font enfin partie du melting-pot américain.Ils ne votent plus seulement comme leur Église et leur société leur disent de voter.Ils se marient avec des Anglo-Saxons.Ce sont de bons et paisibles citoyens dont la plupart parlent anglais à la maison.« Spontanément, je dirais que dans deux générations, ils seront complètement américanisés et auront commencé à essaimer dans les États du Middle West et du Far West.Tout cela me porte à me demander si le Canada et les États-Unis, unis vers un même objectif, ne pourraient pas établir un plan quel-cqnque \u2014 nul besoin d'une politique écrite et publique\u2014 pour accélérer l'assimilation des Canadiens français en Nouvelle-Angleterre et au Canada.» « Il y aurait, évidemment, plusieurs méthodes, dépendant des circonstances.On pourrait leur offrir de meilleures perspectives d'avenir dans d'autres régions du Canada et des États-Unis, et, en même temps, offrir à des non-Canadiens français la possibilité de s'établir parmi eux, dans leurs centres.En d'autres mots, après une coexistence de 200 ans chez vous, et de 75 ans chez nous, il ne devrait pas y avoir de raison pour qu'il se trouve de grandes différences entre les Canadiens français et les autres groupes raciaux ( « racial stocks » ).Dans la même optique, j'essaie d'élaborer des plans d'après-guerre pour encourager la redistribution de certaines nationalités.Il ne devrait pas y avoir une telle concentration d'Italiens, de Juifs et même d'Allemands à New York.J'ai demandé à ma National Resources Planning Commission de faire une étude sur la question.(.) » La lecture de cette lettre crève le coeur.Mais attention, même si, pour nous, le projet de Roosevelt est intolérable, il faut se replacer dans le contexte de l'époque et dans la philosophie de l'homme, un progressiste pour qui les minorités non assimilées étaient vouées à la pauvreté et à l'obscurantisme.Le melting-pot était l'option généreuse, le contraire du ghetto et de la ségrégation.Son projet ressemble d'ailleurs à s'y méprendre à nos propres politiques d'intégration des immigrants ! Le problème, c'est que Roosevelt ne faisait pas de différence entre les immigrés et les plus anciens des Canadiens, qui formaient depuis 300 ans une nation distincte.Opinions Mondialisation et supranationalité Pour que ces deux phénomènes se consolident et progressent vraiment, il faudra qu 'ils reposent sur une légitimité démocratique accrue RODRIGUE TRAMBLAY L'auteur est économiste et professeur à l'Université de Montréal.Le texte qui suit est un résumé d'une communication qu 'il a présentée devant l'Association internationale des études québécoises, dans le cadre du congrès annuel de l'ACFAS, à la mi-mai.Lorsque Ton évoque le concept de supranationalité, on se réfère en réalité à une interaction historique entre l'économie, dans sa dimension universelle et centrifuge, et la politique, davantage centrée sur l'État-nation et les forces centripètes.Historiquement, parfois les forces centripètes dominent, d'où résulte l'émergence et la consolidation des États-cités et des États-nations.À d'autres époques, ce sont les forces centrifuges qui s'imposent, et alors apparaissent des États-impériaux, des États continentaux, et ultimement la création d'un État mondial confédéral.L'histoire de l'Allemagne au 19^* siècle sous Bismarck et de l'Italie sous Garibaldi illustre l'évolution des États-cités vers l'État-nation.Il ne faut pas croire, cependant, que ces évolutions de structures se font en ligne droite.S'il est vrai qu'il existe une tendance et une direction du plus petit vers le plus grand, il y a aussi un effet de balancier qui corrige les exagérations dans une direction donnée, parfois par des exagérations dans une autre direction.20* vs 19* siècle Il est révélateur de comparer les évolutions au 19e siècle avec celles du 20c siècle.Du milieu du 19e siècle jusqu'à la lcrc Guerre mondiale, en 1914, il règne une grande internationalisation des économies et une extension des États impériaux ( empires britannique, français, russe, prussien, etc.).Sous l'impulsion de la Grande-Bretagne, qui adopta le libre-échange en 1848, cette période en fut une de libre-échange commercial et d'intégration des marchés des capitaux.Le système monétaire international était l'étalon-or, créant de ce fait une zone monétaire mondiale, avec Londres comme capitale financière internationale.En 1870, l'économiste français Michel Chevalier pouvait déclarer que « le libre-échange complet et universel prévaudra avant la fin du siècle ».Ceci est à mettre en parallèle avec les déclarations courantes proposant un libre-échange mondial pour les 132 pays de l'Organisation mondiale du commerce ( OMC ) pour l'an 2010.Au 20e siècle, surtout après la Guerre de 1914-18 et la Révolution russe de 1917, ce fut un retour en force de l'État-nation, concept qui date vraiment de la Révolution française de 1789 et qui repose sur la citoyenneté et sur un territoire national ( même s'il existait des États-nations au Moyen-Âge ).L'avènement du communisme et du fascisme poussa l'État-nation vers les pires excès : plusieurs pays furent, en effet, transformés de l'intérieur en prisons à ciel ouvert, tandis qu'à l'extérieur, ces États-nations devinrent des États prédateurs, qui provoquèrent la deuxième Grande Guerre mondiale, le plus meurtrière de tous les temps.À compter de 1945, la supranationalité et l'interdépendance internationale des économies, dans un contexte de grands changements technologiques, apparurent comme autant d'antidotes aux excès de l'État-nation replié sur lui-même.La mondialisation aujourd'hui C'est ce mouvement d'internationalisation qui se poursuit et même qui s'accélère aujourd'hui.La supranationalité économique et politique prend trois formes : 1.Une forme institutionnelle avec la création d'organismes et de structures qui agissent au-delà et se superposent aux États-nations.Des organismes tels le Fonds monétaire international et la Banque mondiale ( 1944), le GATT ( 1948) et l'OMC ( 1994 ) ou l'OCDE ( 1961 ) font partie de l'infrastructure internationale.De nombreux traités sont venus confirmer par la suite la tendance vers la supranationalité : Traité de Rome ( 1958 ), Traité de Maastricht ( 1991 ), Marché européen unique ( 1993 ), Accord de libre-échange Canada-États-Unis ( 1989 ) et Accord de libre-échange nord-américain ( 1994 ), etc.La justification de cette supranationalité institutionnelle se fait par des voies démocratiques indirectes, puisque les populations sont rarement appelées à se prononcer sur son bien-fondé.La grande faille de la supranationalité institutionnelle est son déficit démocratique au profit d'une certaine bureaucratie internationale.2.Une forme technologique avec la nouvelle révolution technologi- Aujourd'hui, il existe quelque 40 000 entreprises internationales qui, avec leurs 250 000 filiales et sociétés associées, produisent et vendent annuellement pour quelque 6 000 milliards $US, soit dix fois la taille de l'économie canadienne.que qui fait fi des frontières géographiques et politiques de plus en plus artificielles.On ne parle plus seulement d'avions à réaction, de radio-TV, de télégraphes, mais de satellites et avant tout, d'ordinateurs.En effet, cette révolution technologique découle de la généralisation de l'usage des ordinateurs, qui vient bouleverser toutes les formes de gestion, et cela dans tous les domaines, à commencer par les communications, l'information, la finance et le transfert transfrontalier des données.3.Une forme économique qui résulte des pressions technologiques et politiques en faveur de l'internationalisation de l'économie et des mécanismes de collaboration et de supranationalité politiques.En effet, il existe une vieille loi économique qui stipule que « la spécialisation est fonction de l'étendue des marchés ».À l'aube du 21e siècle, et cela dans de nombreux secteurs, le marché, c'est le monde.Et à des marchés mondiaux, il n'est que naturel que des entreprises mondiales s'organisent pour les occuper.La ruée que l'on observe vers les fusions et les alliances internationales d'entreprises nationales ne font que refléter l'action de cette vieille loi économique.À titre d'exemple, quand deux entreprises comme Daimler-Benz et Chrysler se fusionnent, que mettent-elles en commun ?Elles fusionnent leurs technologies, leurs marchés, mais aussi leurs réseaux d'ordinateurs.Ce phénomène n'est qu'à ses débuts et devrait s'intensifier au 21e siècle.Aujourd'hui, il existe quelque 40 000 entreprises internationales qui, avec leurs 250 000 filiales et sociétés associées, produisent et vendent annuellement pour quelque 6 000 milliards SUS, soit dix fois la taille de l'économie canadienne.Mondialisation et petits pays L'internationalisation et la supranationalité soulèvent des difficultés pour .les petits pays.C'est pourquoi des pays comme la Belgique et le Canada, par exemple, recherchent des alliances économiques dans le cadre plus vaste, soit de l'Union européenne, soit de l'ALE-NA.Des propositions existent même pour que les 34 pays des deux Amériques et les 18 pays de l'Asie-Pacifique se transforment en zones économiques intégrées.Au plan politique, les régions et Rodrigue Tremblay les minorités de plus d'un pays trouvent dans la supranationalité un moyen de décentraliser le pouvoir politique à l'intérieur de leur propre pays.À ce titre, il existe une affinité entre le Québec, l'Ecosse, la Wallonie, la Catalogne.etc., qui sont des régions regroupant des minorités politiques dans leur pays respectif.Ce sont aussi des régions qui appuient l'ouverture de l'économie nationale et l'atténuation des frontières extérieures.C'est un fait historique, par exemple, que sans l'appui du Québec, il n'y aurait jamais eu d'ALENA et que l'élection fédérale de 1988 n'aurait été que la répétition de l'élection de septembre 1911, qui mit fin à l'entente de libre-échange déjà signée entre le Canada et les Etats-Unis.La supranationalité peut donc être perçue comme une forme de décentralisation politique intérieure et l'avènement d'une suprarégio-nalisation des économies.L'État-nation centralisé peut alors s'accommoder de l'Étal-région, dans un plus large contexte de supranationalité politique et d'internationalisation économique.Conclusion Trois questions peuvent être soulevées en ce qui regarde révolution actuelle vers la supranationalité.Primo, est-ce que cette évolution des structures économiques et politiques repose sur des assises démocratiques suffisamment solides ?À cette question, il faut répondre qu'un rattrapage démocratique.s'imposera tôt ou tard pour qu'une telle évolution se poursuive dans la légitimité démocratique.Secundo, est-ce que cette évolution vers la supranationalité et l'internationalisation va trop vite ?À cause des bouleversements et des ajustements qu'elles provoque, la réponse est sans doute affirmative.En effet, les réticences et les résistances au projet d'Accord multilatéral sur l'investissement ( AMI ), proposé pour les 29 pays de l'OCDE, sont une manifestation d'une accélération mal acceptée, et peut-être mal expliquée.Tertio, est-ce que cette évolution dans son ensemble est irréversible?Nul ne peut lire l'avenir.Cependant, il serait surprenant qu'elle ne le soit pas au plan technologique.Même dans sa composante économique, l'ouverture des économies nationales est sans doute là pour durer.Par contre, au plan de la supranationalité politique, les mentalités tardent sur la réalite économique et technologique.Par conséquent, pour que la mondialisation et la supranationalité se consolident et progressent, il faudra qu'elles reposent sur une légitimité démocratique accrue.I B 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 28 MAI 1998 Politique NORMAN DELISLE de la Presse Canadienne.QUÉBEC Le ministre Jean Rochon a défendu avec énergie hier, à l'Assemblée nationale, sa réforme de la santé, qui est attaquée de toutes parts.« La situation s'est améliorée partout », a même lancé le ministre Rochon, après avoir subi une avalanche de questions provenant de l'opposition libérale.Pourtant, les députés libéraux s'étaient succédé au micro pour mettre en évidence les difficultés que connaît le réseau de la santé : \u2014 les omnipraticiens mécontents préparent une « journée d'étude » \u2014 en réalité une sorte de grève perlée \u2014 pour demain, au moment même où le négociateur principal du gouvernement dans le dossier, André Bergevin, est en vacances ; \u2014 le remplacement d'un millier d'infirmières pendant les vacances d'été cause des problèmes au sein de plusieurs établissements ; \u2014 en Estrie, le nombre de places en familles d'accueil poux enfants connaissant des difficultés personnelles a été réduit de 150 ; \u2014 il faudra investir 60 millions dans la restauration des édifices composant le nouveau Centre hospitalier universitaire de la région de Québec.Au même moment, une séance de motivation a été organisée à Montréal pour 200 cadres du ré- seau hospitalier à même les fonds publics, avec la présentation d'un spectacle par un humoriste.Le ministre Rochon a été forcé de trouver des explications pour chacun des dossiers soulevés.Il a fait appel au sens des responsabilités des omnipraticiens pour faire en sorte que les services essentiels soient assurés pendant la journée d'études de demain.Le départ en vacances du négociateur gouvernemental, André Bergevin, ne compromet pas les négociations puisque c'est toute une équipe qui négocie au nom du gouvernement, a expliqué M.Rochon.Quant aux infirmières, il y a débat dans le réseau pour savoir si on devrait remplacer celles qui prennent leurs vacances par des infirmières ayant déjà pris leur retraite ou par des jeunes diplômées sans expérience afin de les former.M.Rochon a dit favoriser la deuxième solution.Le premier ministre Lucien Bouchard est même intervenu pour dissocier son gouvernement des propos de son prédécesseur, Jacques Parizeau, qui trouvait que l'actuel gouvernement agissait avec trop de rapidité dans la réforme de la santé.« M.Parizeau est un citoyen qui a droit d'exprimer ses opinions mais ( son opinion ) n'est pas la mienne, ni celle du gouvernement », a dit M.Bouchard.Enfin, un peu mal à l'aise, M.Rochon a dû défendre la séance de motivation organisée pour les cadres du réseau de la santé à Montréal.Un humoriste devait participer à cette séance de motivation.« Avec ce qu'on met sur le dos de ces pauvres cadres, avec tout ce qu'on leur reproche de façon injustifiée, ce n'est pas mauvais qu'ils puissent avoir 15 minutes pour se détendre un peu », a réagi M.Rochon.Mais dans l'ensemble, M.Rochon estime que « la situation s'est améliorée » dans le réseau de la santé.Il se base sur les indicateurs compilés par le ministère, notamment la réduction du temps d'attente pour une opération et la réduction de la liste des patients qui passent plus de 48 heures à l'urgence.Le ministre Rochon a accusé l'opposition de dire « n'importe quoi pour discréditer le service de santé et développer l'anxiété au sein de la population », alors que le problème vient de « l'incurie » libérale à mettre en oeuvre la réforme de la santé avant 1994.Québec souhaite harmoniser son projet de loi antitabac à la loi fédérale . taux do location sont ceux otterts exclu'itvomont par los Sorvtcos financiers BMW \u2022 I si mt disponibles auprès des concecvoenairr.-, participants, conditionneliemont à l'approbation do crédit.Les mensualiten do 499$ sont basées sur un contrat rie crodit-baii a terme do 36 mois, avec un versoment initial ou une valeur de reprise do 5000$.Le taux do financement est de 1,9%.Valeur rosiduelio garantie de 26824$.Der, frais dû 12ç du km s'appliquent sur la portion du kitomOtraqo excédant 18000 km par annéo.Frot.transport et r réparation on sus.Consulter votre cof.oe:/,i'/ i .w>: FiMW du Grand Montréal pou» connaître tous los détails.Cotte offre prend fin lo 30 juin 1998.y ':¦ :¦¦ -: PHOTOPC Le ministre québécois de la Santé, Jean Rochon, s'est impatienté, hier, devant la lenteur de son homologue fédérai, Allan Rock, à préciser quelle somme Ottawa mettra dans le fonds de transition destiné aux événements commandités par les compagnies de tabac.Les conditions de travail de Claude Blanchet sont garanties par une loi NORMAN DELISLE de la Presse Canadienne, QUÉBEC La durée de l'emploi du nouveau président de la société générale de financement ( SGF ), Claude Blanchet, est garantie par la loi jusqu'à la fin de son mandat, a signalé hier l'opposition libérale, qui y voit « un traitement de faveur ».Le député de Chomedey, Thomas Mulcair, a mis en évidence à l'Assemblée nationale l'article de la loi qui stipule que le titulaire du poste de président de l'actuelle SGF « continuera d'exercer ses fonctions pour la durée non écoulée de son mandat ».Habituellement, les conditions de travail et de rémunération des dirigeants de sociétés d'État sont fixées par un décret adopté à huis clos par le Conseil des ministres, et non par une loi débattue à l'Assemblée nationale.Selon le député Mulcair, il s'agit pour M.Blanchet « d'un traitement de faveur qu'on n'a jamais vu ».Il a fait valoir que le salaire de M.Blanchet sera ainsi garanti pour quatre ans et que la seule manière de modifier la situation sera de revenir à l'Assemblée nationale pour y adopter une autre loi annulant la première.M.Blanchet a été nommé à la tête de la SGF le 27 février 1997.Il doit y présider le regroupement de cette société d'État avec les autres organismes du gouvernement que sont SOQUEM, SOQUIP, SOQUIA et REXFOR.Le ministre des Finances, Bernard Landry, a rétorqué qu'il est normal qu'un administrateur comme M.Blanchet « dispose, comme ses interlocuteurs du secteur privé, d'une certaine sécurité quant au m Claude Blanchet maintien de son emploi, et soit payé d'une façon convenable ».La Société générale de financement est « une agence qui va investir 10 milliards au cours des prochaines années et créer 70 000 emplois », a soutenu le ministre des Finances, pour justifier le salaire de M.Blanchet.Mais au fait quel est ce salaire ?Il serait de 250 000$ par année, soit un million de dollars pour les quatre prochaines années, a prétendu le député Mulcair.Mais ni au cabinet du ministre Landry, ni auprès de la Société générale de financement il n'était possible hier d'obtenir copie du décret fixant les conditions de travail du président de la SGF.Ce dernier est le conjoint de la ministre de l'Éducation, Mme Pauline Marois.Il a dirigé pendant 14 ans le Fonds de solidarité de la FTQ. LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 28 MAI 1998 B 5 Politique Mme Gopps confirme la nomination de Jean-Louis Roux au Conseil des arts GILLES TOUPIN du bureau de La Presse, OTTAWA Jean-Louis Roux a bel et bien l'intention de remplir jusqu'au bout son nouveau mandat de président du Conseil des arts du Canada et de ne pas se laisser bousculer cette fois-ci par ceux qui tenteraient à nouveau de le discréditer en raison d'une erreur de jeunesse.La ministre du Patrimoine canadien, Sheila Copps, a confirmé hier la nomination, annoncée par La Presse la veille, du célèbre comédien et metteur en scène au poste de président du Conseil des arts du Canada.M.Roux succède ainsi à ce poste prestigieux à Mme Donna Scott, nommée en mai 1994.« Très heureux, très honoré et très excité » de ce nouveau défi, Jean-Louis Roux, âgé de 75 ans, se retrouve à nouveau titulaire d'un poste fédéral après avoir connu les déboires que l'on sait en 1996 lorsque le premier ministre Jean Chrétien le nomma lieutenant-gouverneur du Québec.M.Roux, qui avait confié à l'époque avoir arboré la croix gammée alors qu'il était âgé de 19 ans, avait démissionné en raison du tollé provoqué par cet aveu.M.Roux croit que la polémique autour de cette affaire est chose du passé.« Pour moi c'est de l'histoire ancienne, dit-il.De toute façon, la situation est complètement différente.Je pense que dans mon poste de lieutenant-gouverneur je nuisais à certaines personnes.Et ce n'est pas du tout le cas maintenant.Je pense bien que ce n'est pas parce que je suis le président du Conseil des arts que ça va empêcher M.Bouchard de dormir.Si jamais quelqu'un essayait de ramener ça à la surface, je pense que ça ne réussirait pas beaucoup.» Une chose est certaine, cette fois il ne démissionnerait pas.« Je ne démissionnerais pas, enchaîne-t-il, parce que les situations sont complètement différentes.Et j'ai toujours eu, je crois, de très bonnes relations avec les milieux artistiques et culturels du Québec bien que tout le monde connaisse mes convictions.Et je ne vois pas pourquoi ça ne continuerait pas.» La nomination de Jean-Louis Roux a d'ailleurs été fort bien reçue par la classe politique à Ottawa.Le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, a estimé que l'ancien sénateur était quelqu'un qui connaissait bien les arts.« Ça ne pose aucun problème, a-t-il commenté.C'est pas un poste politique.Alors que je ne vois pas de problème avec cela.» Mme Copps a pour sa part déclaré que Jean-Louis Roux était un bon Canadien.« Il n'y a personne qui peut nier, a-t-elle dit, que c'est un grand artiste canadien.Et de nommer M.Roux à la présidence du Conseil des arts ça donne vraiment line perspective artistique au conseil, surtout que le conseil est en pleine renaissance.» Jean-Louis Roux voit sa nouvelle tâche d'un bon oeil.« C'est une tâche à laquelle on consacre le temps qu'on veut », a-t-il dit en ajoutant qu'il avait bien l'intention de profiter des bonnes dispositions actuelles du gouvernement \u2014 qui se traduisent par des budgets accrus \u2014 pour que la culture soit accessible à tous les citoyens.« Il y en a beaucoup, affirme-t-il, pour qui la culture- n'a pas d'importance.Je ne parle pas seulement du Parti réformiste mais de beaucoup d'autres gens qui disent que la culture ça ne les intéresse pas.Ils ne réalisent pas que la culture est une grande partie de leur vie quotidienne.» Une injonction empêche l'élection d'un nouveeu comité exécutif au PQ le Marie-Victorin PIERRE BELLEMARE L'assemblée générale du Parti québécois de Marie-Victorin, qui devait se tenir hier soir à Longueuil pour élire un nouveau comité exécutif local, a dû être annulée en raison d'une injonction provisoire obtenue l'après-midi même par l'actuel comité exécutif de cette circonscription représentée par la députée Cécile Ver-mette.L'injonction, accordée par la juge Nicole Bénard, de la Cour supérieure à Longueuil, au terme de la plaidoirie de Me Marc Poupart, visait au premier chef l'establishment du comité exécutif national du PQ, ainsi que la députée Vermette.C'est un secret de Polichinelle sur la Rive-Sud que Mme Vermette a constamment été à couteaux tirés avec l'ensemble des membres de son propre comité exécutif qui ont défilé dans son comté depuis son entrée à l'Assemblée nationale, aux élections de 1985.Le présent comité exécutif, élu pour un an le 27 octobre 1997, a d'ailleurs été mis en tutelle par le PQ national le 17 avril dernier pour avoir commis une « faute technique » en vertu des statuts du parti.Une faute qui consistait à avoir excédé les délais prescrits pour convoquer une assemblée générale.Le national a donc désigné Stéphane Perrault comme tuteur de Marie-Victorin, avec la bénédiction, notamment, de Fabien Béchard, premier vice-président du PQ, les instances que visait précisément l'injonction obtenue hier par le comité exécutif local.Le tuteur Perrault et le national, après avoir reçu le 18 mars une demande de la députée Vermette destinée à tenir une assemblée générale, ont ainsi acquiescé à son désir et devaient tenir hier soir cette assemblée générale qui n'aura donc jamais eu lieu.Dans sa requête, le comité local a soulevé, entre autres, le fait troublant que plusieurs des 117 signatures appuyant la demande de la députée Vermette ont été trafiquées.On a pu s'en rendre compte en comparant la signature des militants sur leur carte de membre et celle qui apparaissait sur la pétition.En outre, le comité local n'a pas été destitué depuis la mise en tutelle et entend bien aller jusqu'au bout de son mandat d'un an.Quoique Pierre Pelletier, l'auteur de la télésérie Jasmine, ait remis sa démission entretemps comme président du comité local.Il a été remplacé par Martin Daoust.tJtSJÊi ¦ \"i Inscrivez-vous avant le 1er juin ! Quelques places sont encore disponibles dans plusieurs de nos programmes.Travaillez dès aujourd'hui à votre emploi de demain, en nous faisant parvenir le plus tôt possible votre dossier de demande d'admission.Pour envoyer votre demande d'admission Par la poste : Université du Québec à Montréal, Service de l'admission C.R 6190.Suce.Centre-ville, Montréal, QC H3C 4N6 En personne: Registrariat .870, rue de Maisonneuve Est, 3e étage, local T-3600 m./ \u2022.:;\u2022-¦\u2022-> fXv^*-*?'- -i.-.-y.'J'y : M V Tm m ffiï .y :\u2022¦ - \u2022\u2022\u2022\u2022 ¦ -y: Actuariat Animation culturelle4 Biochimie Biologie Chimie Économique Enseignement en formation professionnelle4 Études littéraires4 Géographie Géologie Gestion et design de la mode Histoire Histoire de l'art4 Histoire - mineure en gestion des archives Mathématiques Microélectronique Philosophie Physique Sciences politiques Sciences des religions Science, technologie et société Sciences du langage4 Sociologie Urbanisme Certificats Administration Administration de services Administration des services publics Allemand5 Analyse chimique Analyse financière Animation culturelle4 Assurance et intervention financière Commerce international Comptabilité générale Création littéraire4 Développement de logiciels Droit social et du travail4 Écologie Économique Éducation interculturelle Éducation morale4 Enseignement en formation professionnelle4 Espagnol5 Formateurs d'adultes en milieu scolaire4 Formateurs en milieu de travail4 Français écrit4 Français écrit pour non-francophones5 Géologie appliquée Gérontologie sociale Gestion des documents administratifs et des archives Gestion des ressources humaines I (Fondements) Gestion des services municipaux Gestion informatisée Immigration et relations interethniques Informatique Intervention éducative en milieu familial et communautaire4 Marketing Méthodes quantitatives Microprocesseurs Perfectionnement en gestion4 Scônarisation cinématographique4 Sciences comptables Sciences de l'environnement Sciences immobilières Sciences sociales Télécommunications Programmes courts de 1er cycle Allemand5 Anglais5 Animation et travail en équipe Espagnols Gestion du transport routier des marchandises4 Italien5 Linguistique appliquée à l'étude de la grammaire4 Pour tout renseignement additionnel: Téléphone: 514 987-3132, Télécopieur: 514 987-8932, Courrier électronique: admission@uqam.ca Site internet: http://www.regis.uqam.ca Utilisation pédagogique des nouvelles technologies et du multimédia dans la salle de classe4 Maîtrises Adm.des affaires (M.B.A.) (temps partiel); Adm.des affaires (sans mémoire) (M.B.A.) (temps complet)7 Adm.des affaires (avec mémoire) (M.B.A.) (temps complet)1 Adm.des affaires (M.B.A.) (services financiers) (temps partiel.)7 Analyse et gestion urbaines (M.A.)1 Biologie (M.Sc.)7 Chimie (M.Sc.) Danse (MAI Droit (LLM.) \u2022 conc.droit social et du travail (avec mémoire! \u2022 conc.droit social et du travail (sans mémoire) \u2022 conc.droit international Économique (M.Sc.) Génie logiciel (M.Sc.A.) Gestion de projet (M.Sc.) (temps partiel)2 Gestion et planification du tourisme (M.Sc.)6 Informatique (M.Sc.) \u2022 conc.en génie logiciel (M.Sc.) ' \u2022 conc.informatique système (M.Sc.) ' \u2022 conc.informatique théorique (M.Sc.) ' \u2022ingénierie de la connaissance (M.Sc.) ' Informatique de gestion \u2022 profil sans mémoire (M.ScA.) \u2022 profil avec mémoire (M.Sc.) Intervention sociale (M.A.) Kinanthropologie (M.Sc.) Linguistique (M.A.) Mathématiques (M.Sc.) \u2022 conc.mathématiques fondamentale \u2022 conc.statistiques \u2022 option informatique mathématique \u2022 option informatique système \u2022 conc.didactique des mathématiques Philosophie (M.A.) Sciences comptables (sans mémoire) (M.P.A.) Sciences comptables (avec mémoire) (M.Sc.) Sciences de la terre (M.Sc.) Sciences de l'atmosphère (M.Sc.)1 Sciences des religions (M.A.) Doctorats Biochimie (Ph.D.)7 Biologie (Ph.D.)7 Économique (Ph.D.) Linguistique (Ph.D.) Mathématiques (Ph.D.) Météorologie (extensionné de McGill)7 Philosophie (Ph.D.) Ressources minérales (Ph.D.) Sciences de l'environnement (Ph.D.)7 Sciences des religions (Ph.D.) Diplômes Conseil en management3 Enseignement du français Finance Gestion durable des ressources forestières Mesure et évaluation en ergonomie Météorologie7 Sciences comptables Technologie de l'information Programmes courts de 2e cycle Activités motrices et éducation préscolaire et primaire Actuariat4 Didactique de l'activité physique et de la santé Études sur la mort Gestion de projet (temps partiel)2 Mesure et évaluation en ergonomie Pédagogie de l'enseignement4 / date limite: 15 juin 1938 2 date limite: 26 juin 1998 3 date limite: 30 juin 1998 4 date limite: 1er août 1998 5 date limite: 1er septembre 1998 6 date limite: 4 septembre 1998 7 admission continue L'UQAM offre plusieurs programmes de certificat de premier cycle et même un programme de MBA pour cadres à temps partiel aux endroits suivants: Laval 682-1343, région de Lanaudiére (Repentigny) 654-8768, région de la Montérégie 349-6755 La Fondation de l'UQAM offre des bourses d'études de 1,000$ à 10.000$ UQÀM L'AVENIR EST ICI Ne manquez pas ce cahier spécial samedi dans La Presse B6 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 28 MAI 1998 Politique Bogue de Tan 2000 : Ottawa n'est pas sûr d'être fin prêt Presse Canadienne OTTAWA Le gouvernement fédéral ne peut garantir que tous ses systèmes informatiques seront prêts à temps pour l'an 2000, mais il s'engage à préparer des plans d'urgence pour maintenir la plupart des services à la population au cas où le bogue de l'an 2000 créerait des problèmes.Lors de son témoignage devant le comité parlementaire des comptes publics, cette semaine, Paul Rummell, responsable de l'information au sein du secrétariat du Conseil du Trésor, a déclaré que le gouvernement fédéral intensifiait son programme de surveillance des différents organismes afin de s'assurer que ses systèmes informatiques seront prêts à subir les tests finaux au début de l'année 1999.Mais lorsque soumis aux questions des parlementaires, M.Rummell et ses fonctionnaires n'ont pu garantir que tous les systèmes seraient prêts d'ici l'an 2000.M.Rummell a précisé que la prochaine étape consistera à établir la liste, à l'automne, des ministères qui auront besoin d'un plan d'urgence parce qu'ils accusent du retard dans la préparation de leurs systèmes informatiques ou parce qu'il existe un risque d'échec.Ces ministères devront avoir complété leur plan d'urgence avant la fin de l'année.L'absence de plans d'urgence avait été l'une des lacunes mises au jour par un groupe de travail sur le bogue de l'an 2000 au sein du gouvernement.Selon Hy Braiter, haut fonctionnaire qui a présidé ce groupe de travail, l'objectif du gouvernement est d'avoir complété la préparation de ses 44 principaux systèmes informatiques et de les avoir soumis à des tests d'ici le début de 1999.Les ministères disposeront ensuite du reste de l'année 1999 pour procéder aux derniers essais.« Ça leur laissera environ les trois quarts de l'année pour faire fonctionner leurs systèmes et s'as- 1 ¦ ¦ Renald Goyette désencre des tonnes de vieux papiers pour en faire de la nouvelle pâte.Il sait que son travail l'amène à jouer un rôle important en matière de protection de l'environnement et il en est fier.« Moi, ce que je vois dans notre industrie, c'est un très gros changement de mentalité », raconte-t-il.Depuis 1991, nos compagnies de pâtes et papiers ont presque triplé leur consommation de vieux papiers et l'industrie est devenue un leader mondial dans le domaine du recyclage.Pour atteindre ce but, les papetières ont investi plus d'un milliard et demi de dollars darts de nouveaux systèmes et installations de recyclage.Les nouvelles habitudes de récupération de la population y sont d'ailleurs pour beaucoup dans cette nouvelle façon de voir et de faire les choses.Tout cela diminue la quantité de papier qui se retrouve dans les sites d'enfouissement et réduit d'autant les gaz à effet de serre.Comme le dit si bien Renald, partout dans l'industrie des pâtes et papiers, il y a un vent de changement qui est plaisant à voir.Pour en savoir plus ou pour participer à une visite, composez le 1 888 399-TOUR ou encore, consultez notre site Internet : www.portes.ouvertcs.cppa.ca ON S'AMELIORE DE JOUR EN |OUR.VENEZ EAIRE UN TOUR.surer qu'ils n'ont rien oublié », a déclaré M.Braiter.La majorité des ordinateurs n'utilisent que deux chiffres pour indiquer l'année.Le 1er janvier 2000, ces ordinateurs afficheront les chiffres 00 et pourraient croire qu'il s'agit de l'année 1900, ce qui risque de paralyser d'importants programmes gouvernementaux.M.Rummell a toutefois indiqué que le gouvernement fédéral avait déjà réalisé 40 podr cent des travaux de préparation nécessaires, ce qui le place en meilleure position que la majorité des pays.Ottawa hésite à déposer une résolution d'appui à la déclaration de Calgary HUGUETTE Y0UNG de la Presse Canadienne.OTTAWA Pendant qu'à Québec les libéraux ont envie de se désister de la commission parlementaire sur la déclaration de Calgary et que s'évaporent les témoins pressentis, le gouvernement fédéral a de moins en moins le goût de déposer une résolution, d'appui aux Communes.Craignant que le processus de consultation ne dérape au Québec, Ottawa préfère attendre que la tempête passe.« La façon dont ils annoncent leur consultation est tellement négative, tellement fermée, qu'on se demande ce que ça pourrait donner », a déclaré hier le ministre des Affaires intergouvernementales Stéphane Dion.C'est tellement transparent que ce n'est plus un piège.» Le premier ministre Jean Chrétien avait laissé entendre le 9 mai, à Québec, que le gouvernement fédéral songeait à modifier la « résolution sur la société distincte » adoptée par le Parlement en décembre 1995 pour qu'elle reflète la déclaration de Calgary.« Lorsque les provinces l'auront adoptée, nous verrons s'il y a lieu de modifier la résolution adoptée en 1995 pour changer les mots « société distincte » pour « caractère unique » de la société québécoise en regard de la langue, de la culture et du droit civil, avait alors indiqué M.Chrétien.Après des négociations difficiles, les trois partis ontariens ont adopté une résolution d'appui à la déclaration de Calgary, mardi, à Queen's Park.Un seul député a voté contre.M.Dion se réjouit de ce « geste d'ouverture, ce geste positif » à l'endroit du Québec.Reste la Nouvelle-Ecosse.Le gouvernement fragile de Russ McLellan devrait appuyer la déclaration de Calgary à l'assemblée législative d'ici une semaine.Le gouvernement fédéral n'a jamais pris de décision ferme au sujet d'une résolution en Chambre sur la déclaration de Calgary, mais ce projet est sur la glace pour le moment.« On ne veut rien faire qui se passe en même temps qu'une province, a signalé hier M.Dion aux journalistes.Ça ne nous paraît pas utile d'avoir deux forums en même temps, a expliqué le ministre.« Ça ne nous paraît pas quelque chose de souhaitable.On attend que les processus soient complétés dans les provinces.Une fois que ce sera fait, on évaluera s'il est nécessaire de poser un geste formel mais il faut que les Canadiens sachent que le gouvernement Chrétien appuie très fortement cette déclaration.» M.Dion a minimisé l'impact d'une résolution au Parlement sur la déclaration de Calgary.« Ça ne nous paraît pas quelque chose de très important parce que nous l'appuyons très fortement de toute façon », a-t-il renchéri.Il est clair toutefois que la commission parlementaire mise sur pied par le premier ministre Lucien Bouchard et les commentaires négatifs de l'ex-premier ministre Jacques Parizeau ont passablement « refroidi » les « ardeurs » du gouvernement fédéral, a laissé entendre une source fédérale près du dossier.En fin de semaine, M.Parizeau a tourné au ridicule la commission parlementaire sur la déclaration de Calgary.Il a déclaré qu'elle ne devait pas être prise au sérieux car elle risquerait de donner naissance à un véritable exercice de renouvellement du fédéralisme.Selon une source fédérale, il serait un peu « malhabile » de la part d'Ottawa de débattre d'une motion sur la déclaration de Calgary alors que le processus est « discrédité » à Québec.Les libéraux ont envie de se désister et plusieurs témoins, dont l'ex-chef libéral Claude Ryan, ont décliné l'invitation. LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 28 MAI 1998 B 7 Politique Le Parti réformiste: la fin îles purs et durs?CHÀNTAL HÉBERT Réunie en Ontario pour la première fois de son histoire, la base militante du Parti réformiste va devoir décider au cours des assises qu'elle entame aujourd'hui quelle quantité d'eau elle est prête à mettre dans son vin pour rendre la formation plus attrayante à l'électorat du centre du Canada et, en particulier, aux conservateurs rendus orphelins par le départ pour Québec de Jean Charest.Le mois dernier, la formation de Preston Manning a surpris tout le monde, à commencer par le gouvernement Chrétien, en s'attribuant le rôle de champion des victimes du sang contaminé par l'hépatite C laissées pour compte par le programme de dédommagement des gouvernements.En Ontario, une position du même ordre a rapporté de l'or au premier ministre Mike Harris qui a remporté une rare victoire sur les libéraux fédéraux dans l'opinion publique de sa province lorsqu'il a décidé unilatéralement de mettre plus d'argent sur la table pour dédommager toutes les victimes du sang contaminé.La leçon a tout pour encourager le Parti réformiste dans son repositionnement comme formation qui privilégie sa conscience sociale avant l'état du portefeuille gouvernemental.Surtout que la recherche d'une méthode pour sortir la formation de son carcan de l'Ouest est au centre des préoccupations du congrès du week-end.Lors des élections de l'an dernier, le Parti réformiste a réussi à se hisser au rang d'opposition officielle aux Communes, mais sans faire élire un seul député à l'est du Ma-nitoba, ni réussir à rayer de la carte le Parti conservateur avec lequel il a dû partager le vote de droite.Depuis, la formation de Preston Manning tente de se donner un panache plus pancanadien.Symbole des aspirations des réformistes, le choix de London en Ontario comme lieu de ses assises.La tendance à diluer les positions très tranchées qui ont fait la marque de commerce du Parti réformiste depuis sa fondation s'étend à ses politiques en matière d'unité canadienne.Jusqu'à présent, le Parti réformiste a plutôt appuyé la déclaration de Calgary, élaborée en septembre par les premiers ministres pour reconnaître le caractère unique du Québec tout en affirmant l'égalité des provinces.Cela lui a même valu des reproches cinglants de ténors comme l'ex-député albertain Stephen Harper.En fin de semaine, les délégués auront l'occasion de réviser la question.Au cours de leur assemblée, les militants débattront en atelier une résolution en provenance de PAlberta qui voudrait retrancher la reconnaissance du caractère unique du Québec de la déclaration.En plénière, une autre résolution, avancée par la Colombie-Britannique, invite la formation à militer pour l'indivisibilité du Canada, une façon de dire que le Parti réformiste ne permettrait pas la sécession du Québec.Il s'agirait d'un durcissement puisque le programme actuel du parti prévoit que, devant la volonté clairement exprimée des Québécois, un Preston Manning premier ministre négocierait le départ de la province.En autant que faire se peut, l'aile parlementaire du Parti réformiste entend faire échec à ce virage et à tout autre susceptible de confiner la formation à son image pure et dure.Surtout qu'elle a de bonnes raisons de croire que les anciennes recettes réformistes ont fait leur temps.Ce printemps, le Parti réformiste, malgré une performance bien plus assurée aux Communes que pendant son premier mandat, a perdu un de ses bastions de la Colombie-Britannique au profit des libéraux.L'orchestration aux Communes d'un battage soi-disant patriotique autour du drapeau canadien n'a pas réussi à sauver sa mise./ \u2022 ¦¦\u2022*-\\s Voici un solde à point.Un solde où vous \\\\ économisez 'à 50%, plus la salles de hains, TPS et la TVQ que nous Lampe Je table |; (Lu mi rama» Ont.99$ # _1 * -i .__v payons, sur tous nos1 Solde 79s luminaires de qualité ainsi que sur notre collection de meu et d'accessoires \\entilateur Je plafond en laiton poli, fini blanc ou ebrome.OrtL 349 $ Solde 269s I demie** \\ours [Rabais niscru décor.Appliquc «Seorpio» en cristal de «Eurofasc».Ord.209 $ Solde 149 * sans Découvrez les lu mmaires les pli plus nouveaux et les : plus novateurs.^~Jp^ /| |V Que votre décor soit 'à 50%, TPS iTVQ, cnez Union itiminaires ecor: Horloges à et des trésors originaux de partir de notre collection d articles-cadeaux tels que des vases, des plateaux de service et desoadres.En fait, des articles précieux -w-:-S.ff!;:.^.__À * Luminaires à l'halogène «Alico» à partir de TPy * pour tous les coins et recoins de votre maison.tous en solde.Alors, que vous fttstm ¦v Applique murale
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