La presse, 12 mai 1998, B. Politique
[" B Montréal, mardi 12 mai 1998 ?ÉDITORIAL / OPINIONS / ARTS ET SPECTACLES I Les banques invitées à investir chez les défavorisés Un député du Bloc soumet un projet de loi en ce sens ANDRÉ NOËL Des organismes communautaires et syndicaux, regroupés dans Solidarité populaire Québec, ont demandé hier aux six grandes banques à charte de réinvestir une partie des épargnes de leurs clients dans les quartiers et régions défavorisés.Cette coalition appuie un projet de loi privé sur le « réinvestissement communautaire », présenté par Réal Ménard, député du Bloc québécois dans le comté d'Hochelaga-Maisonneuve, un quartier pauvre de Montréal.Le projet sera bientôt débattu aux Communes.M.Ménard a dit aux journalistes, hier, que les banques délaissaient les quartiers populaires comme le sien.Il craint que le phénomène ne prenne de l'ampleur avec la fusion des banques, qui pourrait entraîner la fermeture de 11 000 succursales au Canada d'ici cinq ans.« Dans les années 70, il y avait dix succursales bancaires dans Hochelaga-Maisonneuve, a dit M.Ménard.Maintenant, il n'en reste que deux.Les banques refusent systématiquement d'investir dans certains secteurs du quartier.Elles dévaluent considérablement la valeur des propriétés et demandent une mise de fonds telle que les propriétaires et les éventuels acheteurs ne sont pas en mesure de réunir les capitaux nécessaires à l'acquisition ou à la rénovation des propriétés.» Autres exemples : des banques refusent des prêts pour des lancements d'entreprises dans Hochelaga-Maisonneuve ou refusent de financer des projets de rénovation pourtant subventionnés à 60 % par les fonds publics.Le projet de loi sur le réinvestissement communautaire obligerait les banques à respecter au moins l'équilibre entre les dépôts qu'elles reçoivent dans certains quartiers ou régions, et les prêts consentis.Il s'inspire du « Community Reinvestment Act », qui existe depuis 20 ans aux États-Unis.M.Ménard suggère que les banques à charte fassent rapport chaque année au Surintendant des institutions financières de leurs actions de réinvestissement communautaire.Les banques seraient ensuite jugées au mérite par les citoyens.Son projet de loi amenderait la Loi sur les banques, actuellement en révision.L'Association des banquiers canadiens s'oppose à un tel amendement.« Pour nous, c'est une solution américaine, unique en son genre, pour répondre à un problème américain, a dit Claude Reid, porte-parole de l'association.Il y a plus de 10 000 institutions financières aux États-Unis; on y retrouve même des banques de comté.La loi sur le réinvestissement communautaire a été adoptée pour que ces dernières investissent dans leur comté.Le portrait pourrait changer bientôt.Il y a trop de banques aux États-Unis.La rationalisation est en cours.» Richard Langlois, économiste à la Centrale de l'enseignement du Québec, a dit que la grande quantité de banques aux États-Unis était le résultat de décisions prises par le gouvernement américain pendant la crise des années 30.Cette crise avait été provoquée en bonne partie par une trop grande concentration de la richesse, a-t-il dit.Le système bancaire est trop concentré au Canada, estiment ses opposants.Françoise David, présidente de la Fédération des femmes du Québec, a dit que les femmes avaient d'énormes difficultés à avoir accès au crédit dans les quartiers défavorisés.Marguerite Bourgeois, du Front commun des assistés sociaux, a dit que des milliers de personnes étaient même incapables d'ouvrir un compte.PHOTOPC Le premier ministre Lucien Bouchard a pris contact, hier, avec la cinquantaine de gens d'affaires qui l'accompagneront, la semaine prochaine, dans une mission commerciale qui mènera la délégation dans quatre villes américaines.veut rétablir l'image du Québec aux États-Unis DENIS LESSARD Le Québec a un problème d'image aux États-Unis, soutient le premier ministre Lucien Bouchard, qui se promet d'éviter de transporter le débat référendaire chez nos voisins du Sud.À une semaine de son départ pour une tournée de quatre villes américaines \u2014 du 17 au 22 mai, il passera par Boston, Atlanta, Chicago et Philadelphie \u2014, M.Bouchard a pris contact avec la cinquantaine de gens d'affaires qui l'accompagneront pour cette seconde « Mission Québec ».Pour Lucien Bouchard, pas question de transporter le débat national chez nos voisins du Sud ; « Notre mission est économique, nous ne tenterons pas d'entraîner nos voisins dans nos débats politiques internes.Ils ne votent pas ici, nous dirons simplement que le débat est civil et pacifique », de souligner M.Bouchard.Pour Gérald Ponton, de l'Alliance des manufacturiers, l'hypothèque de l'incertitude référendaire ne pourra toutefois être balayée sous le tapis.Les gens d'affaires québécois « vont donner l'heure juste comme il l'ont toujours fait.Au suivi du sommet économique, certain intervenants ont dit que le climat politique était le problème numéro un », rappelle M.Ponton.Les membres de l'Alliance, à 74 %, ont dit que l'incertitude politique était le principal obstacle au développement des affaires, soutient M.Ponton, espérant que l'on discute moins de référendum que des avantages économiques du Québec durant la tournée.Les Américains « savent bien qu'il y a un débat politique ici.Ce n'est pas la place pour faire ce débat, ils n'y sont pas intéressés, ce qu'ils veulent savoir c'est si leurs intérêts à eux peuvent être affectés par l'issue du débat ; il faut leur expliquer que leurs intérêts ne seront pas menacés, que le Québec sera, quoi qu'il arrive, un de leurs principaux partenaires commerciaux », a dit M.Bouchard.Cette mission, insiste-t-il, sera différente de celle de novembre dernier, en Chine.« Nous n'allons pas faire la chasse aux contrats, je ne reviendrai pas avec une feuille de pointage sur les ententes signées », prévient-il.Il s'insurge quand on lui parle d'une tournée « de relations publiques » : « On ne va pas là pour faire de l'esbroufe.» Pour M.Bouchard, le Québec a mauvaise presse chez nos voisins du Sud.« C'est désolant à voir, quand on parle de Montréal, on en parle en mal.» Les citoyens n'ont pas de préjugés à son endroit, mais les médias américains ne proposent pas de reportages \"équilibrés\" sur le Québec : la question référendaire et le dossier linguistique occultent toujours les progrès réalisés par Québec et Montréal, selon lui.« On va rencontrer les gens, répondre à leurs questions, peut-être penseront-ils qu'on n'est pas si fou, qu'on est des gens de gros bon sens, des gens d'affaires », a dit M.Bouchard.Au cours des derniers mois, le Québec a été durement frappé du point de vue de l'image publique, avec un reportage vitriolique du National Géographie et un autre, cinglant, sur la loi 101, à l'émission Sixty Minutes du réseau CBS \u2014 plus de 20 millions d'auditeurs.Pour M.Ponton, il faut rétablir l'image du Québec pour attirer des investissements ; il s'est créé seulement 3000 emplois au Québec en avril, et « c'est très peu ».Toutefois, souligne M.Bouchard, on ne dit pas souvent que 400 000 emplois aux États-Unis dépendent du marché québécois, que 60 000 emplois américains proviennent d'investissements québécois.Les exportations du Québec aux États-Unis ont progressé de 115% depuis dix ans.Montréal n'est plus une ville industrielle traditionnelle ; en Amérique du Nord elle détient la première place, en proportion de sa population, pour les emplois de haute technologie.Le Québec exporte désormais davantage de produits de télécommunications et d'aérospatiale que de matières premières.Pour les investisseurs, en dépit des taxes et impôts plus élevés, le coût de la vie à Montréal reste un facteur d'attraction, soutient M.Bouchard.Les avantages fiscaux pour les investisseurs sont de 47 % plus élevé au Québec que dans les provinces ou États avoisinants et les coûts d'affaire sont de 6 % moins élevés qu'aux États Unis, souligne M.Bouchard.Hémophilie : Beaty se ravise et demeure président de la Société d'après PC OTTAWA Le président de la Société canadienne d'hémophilie du Canada a déclaré tard hier soir qu'il demeurera en poste, après avoir annoncé en début de journée qu'il démissionnait de son poste pour avoir été mêlé à des allégations faisant état d'une entente secrète avec le gouvernement fédéral et l'organisme qu'il dirigeait.« Je crois que je peux reprendre mon poste étant donné qu'il a été établi qu'il n'y avait pas eu d'entente secrète », a déclaré M.Jercmy Beaty à Toronto.« Dès que j'ai obtenu confirmation que le conseil d'administration était satisfait de la position que j'avais adoptée, il n'y avait plus de raison pour que je remette ma démission », a ajouté M.Beaty.M.Beaty avait présenté sa démission hier, quelques jours seulement avant la tenue à Ottawa d'une rencontre des ministres de la Santé avec des personnes ayant contracté l'hépatite C par le biais de produits sanguins contaminés.Dans un bref communiqué, M.Beatty avait expliqué qu'il démissionnait parce qu'il n'avait plus la « confiance du conseil d'administration ».Cette démission survenait au moment où les réformistes font valoir que M.Beatty aurait accepté une offre secrète d'indemnisation des victimes de l'hépatite C du gouvernement Chrétien « pour acheter son silence » et conclure la paix, trois jours avant cette réunion des ministres de la Santé, prévue pour jeudi à Ottawa.Le chef de l'Opposition Preston Manning et son critique de la santé.Grain Hill, ont soutenu, sur la foi d'informations provenant de la Société canadienne d'hémophilie du Canada, que le gouvernement avait mis une offre d'indemnisation sur la table à l'intention des victi- mes contaminées avant 1986.En échange, M.Beatty devait laisser tomber ses poursuites contre le gouvernement devant les tribunaux.Ce serait, selon le chef réformiste Preston Manning, la députée libérale ontarienne Carolyn Ben-nett qui aurait servi d'intermédiaire dans ces tractations.« On a dit aux victimes que le premier ministre ne les indemniserait pas à moins qu'elles ne promettent de ne pas le tenir responsable ( de leur maladie ) », a lancé M.Manning hier aux Communes.Les allégations du chef réformiste ont eu l'effet d'une bombe.Le ministre de la Santé, Allan Rock, a catégoriquement nié ces informations à plusieurs reprises.Puis, jugeant que l'affaire prenait des proportions démesurées, il a émis un communiqué en fin de journée pour réitérer qu'il n'y avait jamais eu d'offre d'indemnisation aux victimes contaminées avant 1986.Charest accusé de rompre avec les positions traditionnelles du PLQ Bouchard s'en prend à son rival dans le dossier des bourses du millénaire DENIS LESSARD Le premier geste de Jean Charest à la tête du Parti libéral du Québec fut de rompre avec les positions traditionnelles du PLQ quant à la défense des compétences du Québec, a accusé hier le premier ministre Lucien Bouchard.Devant 800 personnes qui avaient payé 125 $ pour assister au cocktail-bénéfice du vice-premier ministre Bernard Landry, M.Bouchard s'en est pris à son nouveau rival, « dont le premier geste en fut un de recul ».Quelques jours après sa première rencontre avec le nouveau chef, la semaine dernière, le caucus libéral à l'Assemblée nationale a déposé une motion cautionnant l'intervention d'Ottawa dans l'éducation avec son projet de bourses du millénaire.Dans cette motion de jeudi dernier, les libéraux préconisaient des formules laissant au Québec la responsabilité de la sélection des étudiants et des modalité pour la transmission des bourses.Toutefois, souligne M.Bouchard, cette position cautionne l'intervention fédérale en éducation : on y abandonne la revendication d'un droit de retrait avec pleine compensation pour les dépenses fédérales dans des secteurs de compétence provinciale.Cette dernière position était encore celle des députés libéraux il y a deux mois : une motion libérale proposait le 17 mars que l'on inclue au projet de loi C-36 « un droit de retrait avec pleine compensation financière », soulève M.Bouchard.Au surplus, l'ancien chef Claude Ryan avait, fin avril, souligné que ce projet de bourses fédérales « témoigne d'une approche qui rappelle le fédéralisme centralisateur des années d'après-guerre » et réclamait lui aussi que le droit de retrait du Québec puisse s'exercer avec une complète compensation financière.Même Jean Lesage avait, en 1963, réclamé de Lester B.Pearson un droit de retrait avec pleine compensation.Jean Charest évoque fréquemment la mémoire de M.Lesage, venu comme lui d'Ottawa pour diriger le PLQ ; « C'est son maître à parler plutôt qu'à penser », ironise M.Bouchard.Québec est prêt à accorder plus de visibilité à Ottawa dans son programme de bourses, dit M.Bouchard.Pour Québec, les discussions entre fonctionnaires stagnent, mais du point de vue d'Ottawa des progrès sont encore réalisables avant l'échéance de juin que s'étaient fixée MM.Bouchard et Chrétien.Doré appuyé Des candidats à la mairie- de Montréal, seul Jean Doré avait profité de l'occasion pour renouer'de vieilles amitiés au cocktail.« ïl y a près d'un millier de gens d'affaires ici.Peut-être mes adversaires croient-ils que ce n'est pas important », a déclaré le candidat à la mairie.Il rappelle qu'il était au même événement l'an dernier, alors qu'on était loin de la campagne électorale municipale.« Quand on veut être calife, on s'approche du grand vizir », a commenté, 'amusé, le président du caucus des députés péquistes de Montréal, André Boulerice, qui avait appuyé Vision Montréal et Pierre Bourque aux dernières élections.M.Bourque rencontrera d'ailleurs les députés péquistes cette semaine.Mais en coulisses on indique que l'ancien maire Doré est puissamment appuyé par l'entourage de M.Landry \u2014 par le chef de cabinet Raymond Bréard, par exemple.M.Landry a soulevé des applaudissements quand il a, devant ce parquet d'hommes d'affaires, convenu que le niveau des taxes était trop élevé au Québec.M.Bouchard avait présenté son lieutenant comme la « clé de voûte » du redressement des finances publiques.4 Laflamme & Associés Audioprothésistes _ _mMB -MONTRÉAL-' '-\u2014LAVAL, 522-6181 1 800 422-6181 h 822, rue Sherbrooke Est 1435.boul St-Martm Ouest, bureau 300 BELOEIL 365.boul.Laurier, bureau 101 _ ST-JEAN _ 349-12GO 900.boul du Séminaire, bureau 140 \u2014 LONGUEUII__ 99.place tharios-Lemoyne.bureau 102 GRANBY L'AËEBE AUDITIVE Des milliers de malentendants ont retrouvé leurs activités grâce à l'aide auditive.Elle est si petite et se a lisse confortablement dans roreille.^ *Le modèle Illustré n'est pas couvert pur \\a RAMQ Une prothèse auditive SANS FRAIS ET SANS LIMITE D'AGE selon les règles de la Régie d'assurance-maladie du Québec.320.boul Leclerc Ouest, bureau 8 B 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 12 MAI 1998 Editorial André Desmarais président du conseil d'administration Roger D.Landry PRÉSIDENT liT ÉDITEUR Claude Masson éditeur adjoint Marcel Desjardins directeur de l'information Alain Dubuc éditorialiste en chef Pierre Gravel Le lynchage Dans le temps, tout bon film « western » se devait de présenter au moins une séquence de lynchage où le vilain était exécuté par des braves gens trop sûrs de leur bon droit pour prendre le risque de le confier à la justice.Aujourd'hui, à Taschereau, en Abitibi, on est plus civilisé.On ne pend plus haut et court un homme soupçonné d'avoir causé la mort de deux personnes parce qu'il aurait conduit son véhicule en état d'ébrié-té.On se limite à brandir des pancartes, bloquer des routes et faire signer une pétition pour que demeure en prison un individu que le sentiment populaire a déclaré coupable avant même qu'il n'ait eu la possibilité de se défendre devant un tribunal.iiiiiih.« Peu importe qu'en attendant le procès, cette remise en liberté soit une pratique normale dans une telle cause.Et tant pis pour la règle de droit voulant qu'un accusé soit présumé innocent tant que sa culpabilité n'a pas été reconnue.Pour les uns, ce n'est pas un accident mais un geste prémédité équivalent à un meutre.Pour d'autres, c'est un délit de fuite impardonnable chez un conducteur déjà condamné à quatre reprises, entre 1980 et 1988, pour avoir conduit avec facultés affaiblies.Mais pour tous ces honnêtes citoyens hurlant leur colère au bord de la route, ces distinctions importent peu dans l'immédiat.La cause, à leurs yeux, est déjà entendue : Jocelyn Dessureault doit immédiatement être considéré comme un criminel et non un prévenu ordinaire parce que tout le monde est révolté par la mort de deux innocentes.Bien que l'émotion des gens de Tascherau soit compréhensible et même si les effets de cette agitation sont évidemment moins irrémédiables que ceux d'une exécution sommaire, cette agitation procède du même désir de justice primaire qui prévalait dans le « far-west ».On y retrouve, maquillé sous un soi-disant souci de se protéger contre un danger public, la même volonté de vengeance devant laquelle la prudence de l'appareil judiciaire, le droit à une défense pleine et entière ou la présomption d'innocence n'ont pas beaucoup de poids.Pas plus que dans le cas de criminels qui, ayant purgé leur peine, continuent d'être poursuivis par la haine sauvage d'honnêtes citoyens qui les dénoncent rageusement partout où ils tentent de refaire leur vie.Le plus inquiétant dans ce phénomène d'hystérie collective, ce n'est pas tant que les autorités cèdent aux pressions et décident de faire une entorse à la procédure habituelle.On peut présumer qu'elles au moins garderont la tête froide et éviteront de tomber dans le piège d'une justice sommaire.Ce qui trouble et montre la gravité de cette dérive, c'est que deux personnalités locales qui auraient dû être les premières à calmer les esprits excités aient succombé à ce réflexe de peur et souscrit à cette folie vengeresse.Comment expliquer autrement, à moins que ce soit par manque de jugement, par pure démagogie ou par interprétation tordue du beau principe de « solidarité avec le peuple », que le député François Gendron et l'évêque catholique d'Amos aient tenu à s'afficher avec les manifestants et à signer la pétition réclamant l'emprisonnement de l'accusé ?Au moins, dans les films de cowboys, on voyait souvent un sage, un shérif ou un notable du coin tenter de raisonner les hordes exaltées qui criaient vengeance avant même que la justice ait terminé son travail.C'est un rôle qu'on se serait attendu à voir assumer, à Taschereau, par un élu conscient de sa responsabilité.Ou, mieux encore, par un représentant d'une Église qui se targue de prêcher la justice, l'amour et le pardon.DROITS RÉSERVÉS La folie des grandeurs ?La récente fusion des constructeurs d'automobiles Daimler-Benz et Chrysler pourrait être suivie d'autres fusions dans cette industrie.Ce genre de mouvement arrive souvent en vagues, comme cela s'est produit dans les télécommunications, dans l'industrie pharmaceutique et, récemment, dans les banques.Dans le meilleur des cas, une fusion permet d'augmenter la productivité et d'offrir au public un meilleur rapport entre la qualité des produits et leur prix.Mais le public se méfie, craignant moins la diminution de la concurrence, dont les cas extrêmes sont interdits par les lois antitrusts, que la perte d'emplois occasionnée par la rationalisation.De nouveau, lorsqu'une fusion est bien conçue, elle permet de mieux servir le public et devrait bientôt entraîner la création de nouveaux emplois.Mais combien de fusions de l'envergure de Daim-ler-Chrysler ( Daimsler, comme on l'appelle déjà ) sont véritablement bien conçues ?Trop souvent, elles répondent simplement à un vague sentiment qu'en devenant plus grand on devient plus rentable.Dans le cas de Novartis, née de l'union de Sandoz et de Ciba-Geigy, par exemple, le but de l'opération était de concentrer les activités liées aux sciences de la vie \u2014 génétique, pharmacie et nutrition \u2014 et de se défaire de la chimie industrielle, réputée moins prometteuse.À la grande surprise de tout le monde, les deux départements de chimie, devenus les sociétés indépendantes Clariant et Ciba Spécialités Chimiques, ont augmenté leurs bénéfices deux fois plus vite que Novartis, la société vedette de l'avenir.Au moins, Novartis a eu le mérite de voir qu'une fusion doit mener à une nouvelle définition de l'entreprise et en- Frédéric Wagnière traîner une nouvelle spécialisation.Dans le cas des banques et des autres institutions financières, en revanche, on entend si souvent parler de « supermarchés financiers » qu'on peut craindre que les fusions n'entraînent une vaste confusion sur la nature des rapports entre les institutions et le public.On a de la peine à croire que l'institution qui veut offrir la gamme complète des services financiers sera nécessairement celle qui offrira les meilleurs services aux meilleurs prix.Un minimum de spécialisation permet de rehausser la qualité des services et de mieux combler les attentes des actionnaires, même si l'on voudrait idéalement offrir tous les services à l'échelle nationale ou continentale.La fusion de Daimler-Benz et de Chrysler est mieux partie que beaucoup d'autres.Daimler a préparé son affaire depuis longtemps, en inscrivant ses actions à la Bourse de New York.Et, ce qui est plus important, les deux gammes dé produits ne se recoupent presque pas.Cela signifie que la concurrence, à la suite de la fusion, pourrait même augmenter à cause de la plus grande pénétration des voitures et des camions Mercedes en Amérique du Nord et de celles des voitures Chrysler en Europe.Les problèmes pourraient toutefois surgir à un autre niveau.Deux sièges sociaux, à Stuttgart et au Michigan, et deux chefs de la direction permettront de sauvegarder les acquis de deux solides entreprises.Mais c'est une solution bringuebalante qui pourrait provoquer des conflits de personnalité.Il est bon de rappeler que deux mégafusions récentes \u2014 les pharmaceutiques Glaxo Wellcome et SmithKline Beecham, et les compagnies de télécommunication British Telecom et MCI Communications\u2014 n'ont pas survécu aux tiraillements internes.Enfin, Daimler-Chrysler pose un autre problème.Cette rationalisation dans une industrie qui souffre déjà d'une capacité excédentaire provoquera d'autres fusions et d'autres rationalisations et les constructeurs d'automobiles, qui n'arrivent pas à suivre le mouvement, risquent de sombrer.LA BOÎTE AUX LETTRES L'inforoute : un grand secours pour les aînés Madame Beaudoht, n Vous venez de nous présenter votre nouvelle politique relative à l'inforoute.Vous voulez que cette dernière soit grande ouverte à tous les citoyens, sans tenir compte de leur statut social, de leur sexe ou de leur âge.Je ne peux qu'applaudir à pareille préoccupation.À ce sujet, j'aimerais vous signaler que déjà beaucoup d'aînés se baladent sur Internet.Ils y cherchent de l'information et même des divertissements.Ce sont les sites de conversation qu'on commence à leur offrir qui semblent les intéresser de plus en plus.Ces activités leur permettent de converser en groupe sur des sujets de leur choix, (le vaincre ainsi leur solitude et de se faire de nouveaux amis, quoique virtuels, pour remplacer les amis réels que la vie leur arrache un à un.Plusieurs internautes aînés constatent qu'ils peuvent, grâce à de tels sites, demeurer actifs mentalement.Ils continuent à écrire et à s'exprimer.J'ai moi-même vu, sur un de ces sites, des discussions assez approfondies, portant sur la solitude, l'amitié, le vieillissement et bien d'autres sujets.J'ai constaté aussi beaucoup d'entraide sur à peu près tout : à partir d'informations sur les ordi- Louise Beaudoin nateurs jusqu'à de la sympathie sincère manifestée à ceux et celles qui sont malades.Madame Beaudoin, vous trouverez un nombre toujours croissant d'aînés qui veulent se prévaloir de ces sites de conversation.Quelques uns existent déjà mais leur nombre est insuffisant.Il faudrait en créer d'autres tout en permettant à ceux qui existent de survivre et de se développer.Dans votre politique, vous dites que les services d'Internet aux citoyens doivent passer par les institutions scolaires.Êtes-vous prête, madame la ministre, à encourager fortement et à supporter les collèges et autres institutions scolaires qui veulent offrir pareils sites aux citoyens aînés ?Si vous le faites, vous réaliserez à coup sûr, votre projet de rendre l'inforoute plus accessible à tous les citoyens, y inclus les aînés.À mon avis, un tel soutien de la part de votre ministère diminuerait le nombre de visites aux médecins et aux psychiatres soulageant par le fait même votre collègue de la santé.Yvon FERLAND Mont-Saint-Hilaire Aide étrangère : à quoi sert notre argent ?¦ Ce n'est pas parce que nos taxes, mises toutes ensemble, représentent des millions qu'on devrait accepter qu'elles soient dépensées sans suivi rigoureux.C'est un peu ce qui s'est passé avec une part de l'argent que nous avons confié à l'Agence canadienne pour le développement international ( ACDI ).Il y a deux ans, l'ACDI s'est lais- sée convaincre de contribuer des millions au Fonds africain pour le développement ( FAD ), la filiale de la Banque africaine de développement qui accorde des prêts à faibles taux d'intérêt aux gouvernements des pays africains.L'argent devait être versé en trois tranches, une par année.La condition était qu'au moins 25 % des prêts soit utilisé pour des programmes de services sociaux de base tels que l'éducation primaire, les soins de santé de base, l'eau potable, les services sanitaires et la santé maternelle.Absolument d'accord ! Mais voilà ! Après deux ans, et de son propre aveu, le FAD, non seulement n'a consacré que 18 % de ses prêts pour les services sociaux, mais c'était pour les services sociaux en général ( incluant l'éducation.mais universitaire, les soins de santé.mais dans les grands hôpitaux ).Alors pour les services sociaux de base, qu'est-ce qu'il reste ?L'ACDI aurait pu retenir la troisième tranche de notre contribution, mais elle ne l'a pas fait.Nous voulons que l'aide aille à ceux qui en ont le plus besoin.C'est légitime, il me semble ! Pamela WALDEN-LANDRY Montréal Drôle d'idée.Monsieur Doré.m J'ai beaucoup de difficulté à comprendre l'idée de votre candidature au poste de maire de Montréal.De douce mémoire, les Montréalais vous ont déjà dit merci pour les services très dispendieux que vous avez rendus aux propriétaires de PME et d'immeubles semi-commerciaux.Les Montréalais vous ont fait confiance à deux reprises et vous les avez trompés.Il est vrai, sans doute, que vous avez la parole facile et il vous est aussi très facile de faire oublier aux Montréalais vos erreurs du passé.Mais les Montréalais qui ont à payer vos impositions de taxes sur leurs immeubles semi-commerciaux s'en souviendront ! Montréal a besoin de sang nouveau ! René LANGELIER Hochelaga Rien n'est encore réglé au Chiapas ¦ Après avoir lu les derniers articles portant sur la situation au Chiapas dans le journal La Presse et surtout après avoir lu les déclarations de Sarah Bailargeon et de Julie Marquette, je ne puis que me réjouir que cette situation ne soit plus reléguée aux oubliettes.Et surtout me réjouir du courage et de la force des propos de ces deux jeunes filles.Je reviens d'un long séjour en Amérique centrale et j'ai eu le chance de passer du temps dans la région du Chiapas.Laissez-moi vous dire que les bidonvilles et la misère que j'y ai vus contrastaient beaucoup avec la ville de Cancun, par exemple.Peut-être les journaux comme La Presse devraient-ils continuer à mettre cette histoire à jour car, croyez-moi, rien n'est réglé là-bas.Je crois que le Canada est le pays le plus apte à aider les gens de ces régions en faisant pression sur le gouvernement démocratique du Mexique.Mais pour cela, il faut, à mon avis, que les gens d'ici soient d'avantage conscientisés et surtout que la nation canadienne juge inacceptable qu'un pays comme le nôtre privilégie les intérêts commerciaux aux dépends des droits humains.Mmes Baillargeon et Marquette on fait preuve d'un grand éveil en dénonçant publiquement l'inaction intolérable de l'ambassade canadienne, reflétant fort probablement la position de notre gouvernement vis-à-vis cet enjeu.Je sympathise avec vous, les filles, et je suis convaincu que la force et le courage dont vous avez fait preuve à travers vos épreuves donnent un espoir à tous les gens que vous avez côtoyés à Taniperlas.Ces pauvres gens sont comme vous et moi.Alors, pourquoi n'auraient-ils pas le droit de s'organiser pour se sortir d'une situation dont ils sont injustement victimes.Est-ce juste que, dans un pays comme le Mexique, qui jouit présentement d'une croissance économique extraordinaire, une population entière soit laissée à elle-même.Pire encore, lorsque ces pauvres gens tentent de s'organiser pour s'en sortir, leur gouvernement envoie l'armée pour les mater.Jean-Martin FORTIER Montréal LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 12 MAI 1998 Un bébé n'est pas un caniche \u2014 où Décidément, il ne se passe vraiment rien sur la scène politique.À preuve, la minceur des controverses qui ont occupé l'avant-scène des derniers jours, comme cette affaire de prénoms interdits par le Directeur de l'état civil du Québec.Cet organisme s'est attiré les pires quolibets des médias francophones, pendant que les collègues anglophones versaient carrément dans l'hystérie, certains allant jusqu'à qualifier de « nazi » ( sic ) le règlement qui permet à l'État de contrôler ( bien légèrement ) les prénoms donnés aux nouveaux-nés.Au risque de faire bondir tout ce beau monde, je trouve qu'il n'y a rien de saugrenu à protéger les enfants contre certaines folies parentales.En principe \u2014je dis bien en principe, car tout dépend évidemment de la façon dont la loi est appliquée \u2014 il est parfaitement légitime que la Direction de l'état civil allume un feu rouge quand un enfant risque d'être affublé d'un prénom qui en fera un objet de moquerie.Les parents sont responsables de leurs enfants, mais ils n'ont pas tous les droits.Un enfant n'est pas un animal domestique qu'on peut baptiser selon sa fantaisie.J'ai déjà entendu parler d'un monsieur Gouin qui voulait appeler son fils Marin ! L'imposition d'un prénom ridicule est une forme d'abus.Un abus extrêmement léger, cela va de soi, mais un abus tout de même.Deux des cas qui ont fait la manchette, ces derniers temps, tombent dans cette catégorie.La petite fille de quatre semaines que ses parents menacent de prénommer Stormy m'ap-paraît bien à plaindre, et ce n'est pas seulement parce que Galganov et cie l'utilisent honteusement comme symbole de la « liberté de choix » des anglophones contre le « totalitarisme » de l'État québécois.En anglais, « stormy » signifie « orageux ».La venue de ce bébé a peut-être déclenché un merveilleux éclair dans la vie de ses parents, et c'est tant mieux pour eux, mais une fois rendue dans une cour de récréation, je ne suis pas sûre que Stormy, qui à ce moment-là sera probablement connue sous le « nickname » de Stormy Weather, ne préférerait pas s'appeler Audrey ou Melissa.Idem pour l'autre cas qui a conduit un couple francophone jusque devant les tribunaux pour réclamer le droit d'appeler leur fille « C'est-un-ange ».Cela prouve, premièrement, qu'il y a des gens qui ont vraiment du temps à perdre, et, deuxièmement, que la mentalité granola-nouvel-âge peut sérieusement affecter le jugement.Les parents de « C'est-un-ange » alléguaient, à la défense de leur requête ( ils ont fini par gagner, à force de se faire passer pour des martyres de la liberté d'expression ), que c'est ainsi qu'ils l'appelaient en attendant la venue de leur cadeau du ciel.Tout cela est charmant, mais je crains qu'il y ait confusion entre une émotion parentale tout à fait compréhensible et fort sympathique, et la définition de l'état civil.L'angéli-que bébé deviendra une personne distincte de ses géniteurs, qui aura éventuellement à faire son chemin dans la vie et à signer des documents.Les émotions, c'est très bien, mais on peut les réserver pour l'album de photos de famille.Les « chéris », les « minous », les « mon ange adoré » et les « ma p'tite chouette », tout cela c'est pour l'intimité, pas pour la vie publique.Un bébé n'est pas un réceptacle où déverser son trop-plein de « vécu ».À ce compte-là, il faudrait réclamer le droit de prénommer des enfants « 28-juillet » ou « Soir-de-pleine-lune » parce que c'est à ce moment-là qu'ils ont été conçus ! On me dira que « C'est-un-ange » a échap- Lysiane GAGNON pé au pire parce qu'il ne s'agira, finalement, que d'un second prénom.Il reste qu'on doit décliner tous ses prénoms chaque fois qu'on remplit un document officiel, une demande de mariage, par exemple, et que cette enfant sera obligée, à plusieurs reprises dans sa vie, d'épeler ce deuxième prénom à des fonctionnaires hilares, à qui elle devra expliquer que sa naissance a propulsé ses parents au septième ciel.Bon.Ce n'est pas si grave.Il y a de pires malheurs.Mais ce n'est pas moi qui blâmerai le fonctionnaire d'avoir tenté de s'interposer.On me dira aussi qu'un prénom, ce n'est pas si important, puisqu'on peut en changer une fois adulte.On oublie l'intensité du chagrin que ressent un petit enfant quand ses camarades se moquent de lui, serait-ce sur des détails qui semblent triviaux aux yeux de l'adulte.Je ne vois pas pourquoi l'on s'applique à empoisonner l'enfance de son enfant, au nom du principe futile et primitif que les parents peuvent faire ce qu'ils veulent puisque c'est leur enfant.Changer officiellement son prénom est une procédure fastidieuse et coûteuse.On peut changer de prénom de facto, mais le prénom inscrit au registre de l'État vous reste collé pour la vie.Il faudra l'utiliser chaque fois que l'on devra signer un document officiel, contracter un emprunt, acheter une maison, se marier, faire un testament ou une demande de passeport.Trop de gens ont été affublés de prénoms ridicules.Pensons à ces pauvres Jeanne d'Arc débarquant en France, déclinant leur prénom à des interlocuteurs estomaqués.Pensons à toutes ces femmes qui ont hérité de prénoms de caniche \u2014 Marquise, Poupée, Mignonne, ou encore, récente innovation re- levée dans le journal.Princesse-Rubis ! Le mystère est que le Directeur de l'État civil aJU^ laissé passer ce « Princesse-Rubis » tout en s'attaquant à Tomâs et à Ivory.Et c'est là qu'on arrive à l'autre volet de l'affaire.Qu'un organisme protège les enfants contre le mauvais goût parental, soit.~ Mais il s'agit de le faire intelligemment, etj surtout dans le respect des diverses cultures.Tomâs n'a rien d'incongru, c'est un prénom brésilien.Ivory est un prénom anglais courant et il faut vraiment être non seulç-ment désespérément unilingue, mais déses* pérément borné, pour n'y voir que l'évocation d'une marque de savon.Hélas, ce n'est pas la première, ni la dernière fois, que nos fonctionnaires de Québec feront rire d'eux pour cause d'ethnocentris- \"* me aigu.S'il y a un secteur où il faudrait embaucher quelques fonctionnaires anglophones, c'est bien celui-là.Il est même assez scandaleux que les choix de prénoms des non-francophones soient soumis à des fonctionnaires unilingues.Quant à moi, je suis fi ère de mon nom { parce que c'est celui de mon père, mais je suis encore plus fière du prénom que ma mère a choisi, elle qui, sachant que nous porterions un patronyme banal et courant, a~d6-cidé que ses enfants auraient au moins des prénoms originaux.C'est en lisant quelque part que la petite-fille de Sarah Bernard s'appelait ainsi que ma mère a eu cette idée géniale.J'ai découvert un jour, à la librairie Gibert, i à Paris, un gros volume sur l'origine des pré-.:.2 noms français.Je ne l'ai pas acheté ( trop lourd, trop cher et fondamentalement inutile ) mais j'ai cherché dans les « L ».Mon prénom s'y trouvait, avec la même orthographe.Surprise, il provient d'une Elisabeth-Ann, qui aurait été la première missionnaire britannique aux États-Unis ! Le livre n'en disait pas plus, mais l'on sait qu'en anglais, le diminutif de Elisabeth est Liz.D'où Liz-Ann.: et la langue française a fait le reste.Opinions \\\\î L'éthique policière en crise : une déontologie corporatiste » ALLEN LeBLANC L \"auteur est vice-président et consultant chez Malouin, Le Blanc, Laroche, Groupe-conseil en éthique inc.Depuis quelques mois, les pavés ne cessent de tomber dans la mare des policiers.Nous n'avons qu'à prendre connaissance des manchettes de divers médias pour constater à quel point les bévues policières nourrissent quotidiennement l'actualité au Québec.C'est à une véritable crise d'éthique professionnelle que semblent être confrontés les différents corps policiers.Pour ne citer que quelques exemples, mentionnons la Commission d'enquête sur la Sûreté du Québec qui ne cesse de faire sortir de sombres histoires de fabrication et de falsification de preuves dans ce qu'il est maintenant convenu d'appeler l'affaire Matticks.Ou encore un cas d'intimidation, relevé récemment par l'ex-policier de la SQ, Gaétan Rivest, dans lequel un camionneur qui a été battu par un policier à Rimouski a été par la suite victime d'une perquisition à son domicile sous prétexte de trouver des documents pouvant mener à une accusation pour conduite dangereuse ( La Presse, 26 avril 1998).Pour M.Rivest, il s'agit là d'un geste d'intimidation courant lorsqu'un policier « (.) perd patience et frappe une personne, sans raison.Pour abrier son geste, il s'arrange pour que la victime soit accusée de n'importe quoi, en étant assuré d'avoir le système de son bord ».Dernièrement, on apprenait également la mise en accusation d'un policier de la CUM qui aurait volé 7 300 $ à un détenu, en plus d'avoir subtilisé une cassette vidéo le montrant en train dé commettre l'acte (La Presse, 29 avril 1998 ).En novembre 1992, un policier de la moralité a été accusé pour corruption de fonctionnaire et abus de confiance alors qu'il avait reçu des faveurs sexuelles d'une prostituée lui fournissant des informations.Plus tard, ce policier a déposé une plainte contre les policiers qui ont procédé à son arrestation pour abus de pouvoir.En février 1997, un membre de l'Association des policiers provinciaux du Québec impliqué dans cette affaire a offert à un policier des affaires internes de régler le dossier de la plainte qui le concernait en compensentions financières ( Le Devoir, 28 avril 1998).Ce ne sont là que quelques cas des dérapages de certains membres de corps policiers.Sans compter les Quelle perception de leur profession ont les policiers en sortant de l'école de police ?Quels modèles se représentent-ils de leur rôle ?Se voient-ils au service des citoyens ou maîtres de la loi?cas des policiers régulièrement accusés de conduite dangereuse ou de conduite en état d'ébriété.Dernièrement, ce sont les suites de l'affaire Barnabe, ce chauffeur de taxi décédé en 1996 après avoir été battu par des policiers de la CUM et avoir passé plus de deux ans dans le coma, qui retiennent particulièrement l'attention.On apprenait récemment que les policiers André Lapointe et Michel Vadeboncoeur, qui ont tous deux été suspendus par le Comité de déontologie policière, avaient eu la permission d'échanger 90 jours de suspension chacun contre l'équivalent en journées de vacances.Cette décision est aujourd'hui toujours maintenue, malgré l'avis du ministre de la Sécurité publique, Pierre Bélanger.Que des policiers n'agissent pas conformément à ce qu'exige leur profession, cela peut arriver.Comme dans tous les secteurs d'activités, il existe des gens pour qui l'intégrité et le sens de la responsabilité ne relèvent pas d'une importance capitale.Toutefois, il y a lieu de s'inquiéter lorsque les mesures prises par une organisation pour assurer la protection des citoyens, qui plus est dans le cas de la profession policière, sont soumises à une logique corporatiste qui défend les intérêts de certains professionnels insouciants plutôt que les citoyens.C'est à une réflexion globale sur l'organisa-lion du système policier que mènent les événements problématiques dans l'affaire des suspensions des policiers Lapointe et Vadeboncoeur.Ces événements dénotent en fait un malaise beaucoup plus profond que ce qu'ils laissent voir au premier abord.C'est le corporatisme policier qui se trouve placé au centre de la problématique.Lorsque les corps policiers sont amenés à protéger leurs propres membres aux dépens des citoyens, il faut s'interroger sur la mission première des services policiers.Me Racicot, commissaire à la déontologie policière, explique Photographie de la passation des pouvoirs entre l'ancien directeur du SPCUM, Jacques Duchesneau, et son remplaçant, Claude Rochon, lors d'une cérémonie dirigée par la présidente de la CUM, Vera Danyiuk.La décision de MM.Duchesneau et Rochon dans le dossier des policiers Lapointe et Vadeboncoeur est lourde de conséquences sur le plan de l'éthique policière.qu' « une sanction disciplinaire relève des relations de travail, alors qu'une sanction déontologique est une décision d'un tribunal qui ne peut être monnayée par des opérations comptables» (La Presse, 21 avril 1998 ).La décision du Comité de déontologie relève donc de la justice elle-même et non d'une simple gestion de réglementations à l'intérieur d'un corps policier.Le corporatisme policier permet-il de placer les policiers au-dessus de la loi?On apprend même que les récents événements n'ont fait que mettre sur le tapis une pratique courante en usage depuis 1993.En fait, pouvait-on lire dans La Presse du 22 avril dernier, « près de la moitié des policiers de la CUM suspendus par le Comité de déontologie policière, au cours des cinq dernières années, ont purgé une partie de leur suspension en renonçant à des jours de vacances ».Quant à lui, Yves Prud'homme, président de la Fraternité des policiers, affirme que « son syndicat est prêt à recourir aux tribunaux pour défendre les droits des deux policiers visés si le SPCUM décide de rétablir les suspensions » ! ( La Presse, 23 avril 1998 ) Dans cet élan corporatiste, les soi-disant « droits » des deux policiers seront-ils protégés, alors que les droits d'un citoyen qui est mort des suites de son arrestation ne l'ont pas été ?Le système policier vise-t-il la protection des policiers eux-mêmes ou la protection des citoyens ?Comme l'écrit si justement John Saul, « le seul point commun entre toutes les corporations est que la loyauté de leurs membres va d'abord et avant tout à l'organisation et non à la société dans son ensemble » ( John Saul, Le compagnon du doute, Paris, Seuil, 1996, p.90 ).La décision des directeurs du SPCUM impliqués dans cette affaire, Jacques Duchesneau, maintenant candidat à la mairie de Montréal, et Claude Rochon, actuel directeur du SPCUM, est lourde de conséquence.Elle soulève la question fondamentale du rôle des policiers dans une société démocratique.Certes, les policiers sont au service d'un ordre étatique établi.Mais il faut bien comprendre que cet ordre établi diffère selon le régime étatique.Les policiers, dans une société démocratique, contrairement au rôle qu'ils jouent dans une société totalitaire, ont à protéger les citoyens qui constituent le pouvoir, par l'intermédiaire de représentants élus.Prétendre passer outre le cadre juridique d'une société démocratique, comme le font actuellement certains protagonistes d'un corporatisme dur au sein des corps policiers, équivaut à affirmer une structure policière autoritaire.Mais le problème est encore plus complexe que cela.En fait, une grande partie de la confusion est liée à des manques de précisions du code de déontologie des policiers du Québec.Si le Règlement sur la déontologie et la discipline des policiers de la CUM, en vigueur de 1978 à 1990, permettait d'échanger des jours de suspension contre des jours de vacances, le Code de déontologie est quant à lui muet sur la question, et ouvre à cet égard la porte à de multiples interprétations.Cette affaire nous conduit directement aux limites de la déontologie et à la nécessité d'ap-prondir la réflexion sur l'éthique de la profession policière.Malgré ces problèmes d'interprétations juridiques, il reste que les droits fondamentaux d'un individu ont été bafoués, et que les acteurs de cette tragédie sont protégés par une institution qui a pour mission première et fondamentale la protec-.tion des citoyens.Le paradoxe est criant.Et le fait que la pratique d'échange de jours de suspension contre des jours de vacances ait été courante n'enlève rien à l'aspect autoprotectionniste de cette mesure.C'est toute la question de l'éducation des policiers qui est soulevée par ces événements.Quelle perception de leur profession ont les policiers en sortant de l'école de.police?Quels modèles se représentent-ils de leur rôle ?Se voient-ils au service des citoyens ou maîtres de la loi ?Saisissent-ils bien la nature de leur propre fonction au sein d'une démocratie ?Combien d'heures de cours sont réservées à l'éthique policière et à la problématique de la démocratie dans la formation des policiers ?La crise éthique que vit actuellement le système policier est profonde.Et ce n'est pas un débat déontologique biaisé par des intérêts corporatistes qui permettra de résorber cette crise, qui ne fait que s'aggraver.Cette crise d'éthique professionnelle des policiers appelle une réflexion éthique fondamentale sur le statut même de la profession policière.¦2 ¦ 1%I » ,d \u2022y \u2022 I » m ».il B4 LA PRESSE, MONTREAL, MARDI 12 MAI 1998 Arts et uimzie i anglais : écrits en en québécois TELEVISION : Nathalie Petrowski Lm année dernière r lorsque mon fils chéri était encore à la maternelle, il ne suppor-è tait pas de manquer le m moindre épisode de La Maison de Ouimzie.Ouimzie par-ci, Ouimzie par-là.Junior n'a jamais autant regardé Télé-Québec que cette année-là.J'avoue que chaque fois que je le voyais s'installer devant cette émission de marionnettes reproduisant un microcosme de garderie, j'étais plutôt fière.D'abord, Ouimzie est un « sucess story made in Québec », conçu et fabriqué ici par la maison de production Cinars et vendu un peu partout au Canada et dans le monde.Ouimzie, c'est aussi la longue tradition québécoise d'émissions pour enfants, tradition qui se renouvelle et se perpétue et qui pour une rare fois s'exporte à travers le vaste monde.Comment ne pas être fier ?Il y a un seul hic, hic que je viens de découvrir tout récemment.Ouimzie a peut-être été imaginé ici, il n'en demeure pas moins que ses 112 épisodes ont été écrits EN ANGLAIS puis traduits en québécois.J'ai bien écrit, TRADUITS EN QUÉBÉCOIS.\u2022 En d'autres mots, les scénaristes qui ont écrit les 112 épisodes de la série n'ont jamais eu recours à la langue officielle du Québec.Dans les faits, la plupart étaient des Canadiens anglais, parfois même des Américains travaillant sous les ordres d'un story editor américain, fraîchement débarqué du plateau de Sesame Street.Les rares scénaristes francophones qui ont travaillé sur Ouimzie, l'ont fait dans la langue de Clyde Wells.Par le fait même, n'étant plus régis par la SARDEC mais par la Writers Guild du Canada, ils ont renoncé à leurs droits de suite.Un renoncement qui malheureusement vaut son pesant d'or.Idem pour la série Caillou, une collection de 65 capsules animées, toutes écrites en anglais, parfois par des Québécois parfaitement bilingues, parfois par des unilingues anglais.D'une fois à l'autre, la langue d'écriture de ces émissions pour enfants n'était donc pas notre langue mais une langue étrangère, traduite pour nous et enregistrée soit en français pour Ouimzie, soit carrément en anglais pour Caillou.Pourquoi tant de détours ?Parce qu'on n'a plus le choix, répond Micheline Charest, la PDG de Cinars.Une émission comme Ouimzie coûte 150 000$ l'épisode.Comme nos partenaires québécois tous confondus ne peuvent lever que 15 % du financement, nous avons été obligés de faire appel à des fonds cana- diens-anglais.Quand on travaille avec le Canada anglais on le fait dans sa langue.En ce moment, poursuit Charest, Cinars produit 14 émissions pour enfants, 14 émissions destinées au marché international et écrites dans la langue de ce marché-là.C'est plate mais c'est comme ça.Les Anglais ont une expression qui résume bien la situation : put your money whereyour mont h is.Traduit librement, cela veut dire qu'une langue ça se monnaye.Cela veut surtout dire que le Québec n'a plus les moyens de se payer des Bo-bino ni des Passe-partout.Du côté de Télé-Québec, les coffres sont vides.Du côté de Radio-Canada, l'argent sert surtout à produire des émissions pour adultes aux heures de grande écoute, des émissions comme Virginie.Quant à TVA, le marché des enfants n'intéresse pas le diffuseur privé du fait qu'une loi lui interdit toute publicité visant les enfants et donc tout revenu publicitaire.Est-ce vraiment un drame que nos enfants regardent des émissions faites ici mais écrites en anglais, demanderez-vous ?Oui et pour plusieurs raisons.D'abord, la discrète anglicisation de Ouimzie et de Caillou marque le déclin d'une longue et forte tradition québécoise.Elle remplace une génération d'auteurs québécois par une génération de traducteurs.Elle ferme la porte aux jeunes scénaristes francophones qui ne pourront plus faire leurs armes dans les émissions pour enfants à moins d'être parfaitement bilingues.Elle marque un glissement irréversible de notre culture vers un imaginaire plus in- ternational et donc moins enraciné dans les réalités québécoises.Mais surtout, cette anglicisation place les petits Québécois d'aujourd'hui et de demain au centre d'un monde étrange, monde fuyant qui a été traduit, plutôt qu'écrit pour eux.Julie dit oui ¦ C'est fait.Julie Snyder a dit oui à François Morency, cette fin de semaine à Las Vegas.Le mariage le plus attendu de l'histoire du Québec ( après bien entendu celui de Céline Dion ) a été consacré samedi soir par une dame d'environ 200 ans(j'exagère à peine), la même qui a uni pour le meilleur et surtout pour le pire, Frank Sinatra et Mia Farrow et plus récemment.Demi Moore et Bruce Willis.Denise Filiatrault servait de mère à Julie, et Dodo, de bouquetière.Quant à Elvis, Julie jure qu'il a chanté à ses noces, ce qui reste à prouver.Pour l'occasion, la mariée portait une robe couverte de lumières, la même robe en fait que portait.son auto.Avant de se marier, les futurs époux ont longuement médité sur le type de mariage qu'ils voulaient et hésité entre un mariage sado-maso, un mariage en bungee et un mariage au Grand Canyon.Ils ont finalement opté pour une cérémonie.traditionnelle, si toutefois le mot existe encore à Las Vegas.Les téléspectateurs qui suivent les aventures maritales de Julie et François devront toutefois attendre jusqu'au 11 juin avant de voir l'heureux dénouement.Ce soir-là, en plus de voir la cérémonie, ils auront droit à un video de la réception et de la nuit de noces qui s'est terminée à deux heures du matin, avec le marié parti manger au res- taurant et Julie, en robe de mariée, toute seule devant son bouillon.Comme quoi, dans la vie comme à la télé, le mariage c'est toujours mieux avant.Francis se marie cet été ¦ Même si à 40 ans, il n'est toujours pas marié et a même longtemps été contre le mariage, Francis Reddy célébrera cet été le mariage des autres.À compter du 22 juin, tous les lundis à 19 h 30 à l'antenne de Radio-Canada, Francis animera une sorte d'émission-vérité intitulée Je me marie cet été.Au programme, douzes authentiques noces filmées façon documentaire, où se succéderont les entrevues avec les mariés, les scènes à l'église et les scènes de la noce.Parfois, l'équipe de production, dirigée par Mario Rouleau, fournira le chanteur ou la chanteuse.Parfois on se contentera d'offrir un cadeau.Le premier mariage a été célébré et filmé cette fin de semaine à Saint-Antoine-des-Laurentides.Autant dire à mille lieues de Las Vegas.Le concept de l'émission a été développé par Marie Perrault, de Radio-Canada, qui veut sans doute tabler sur le regain de popularité un tantinet suspect que connaît le mariage en ce moment.Quant à Francis Reddy, il concède qu'à la fin de l'été, de deux choses l'une : ou bien il ne voudra plus aller à une noce de sa vie ou bien il acceptera de se marier avec celle qui partage son existence depuis 13 ans.Pas question d'aller à Las Vegas mais pour la Polynésie, Francis serait prêt à dire oui, lui aussi.Dans les coulisses de l'Opéra: Manon Lescaut JEAN BEAUN0YER Pour la première fois de son histoire, l'Opéra de Montréal ouvrait les portes de ses ateliers aux représentants des médias.Pour la première fois, nous pouvions pénétrer dans les coulisses de l'une des plus prestigieuses maisons d'opéra d'Amérique ( classée parmi les dix premières sur un total de 120 ) et admirer les 126 costumes et les maquettes de Manon Lescaut de Puccini.Cette nouvelle production de l'Opéra de Montréal qui sera présentée les 30 mai, 1«, 4, 6, 10 et 13 juin à Montréal a nécessité un investissement d'un demi-million de dollars pour les matériaux ( costumes, décors et acessoires ).« Un montant énorme qui sera épongé par les locations à d'autres maisons d'opéra », expliquait Michel Gagnon, directeur de production à l'Opéra de Montréal.Contrairement au théâtre où les échanges de décors, costumes et acessoires sont peu nombreux, le monde de l'opéra procède souvent par locations.On construit donc plus solidement en fonction de nombreux déplacements et on utilise surtout des pièces détachables afin d'adapter les décors à des scènes aux dimensions variables.Et on sollicite tout particulièrement l'Opéra de Montréal qui a la réputation de fabriquer des costumes et des décors de haute qualité, autant en Amérique qu'en Europe.On utilisera, par exemple, les nouveaux décors et costumes de Manon Lescaut à l'Opéra Royal de Wallonie en Belgique et à l'Opéra d'Avignon et des Pays de Vaucluse en France.Habituellement, on exige des frais de location qui représentent 10 % du coût de fabrication.Et c'est justement dans les ateliers de l'Opéra de Montréal, situés en bonne partie dans l'édifice de la Place des Arts, qu'on a bâti pièce par pièce tous les éléments de décors et qu'on a confectionné tous les costumes de cette prestigieuse production.En plus des 126 costumes d'époque utilisés pour Manon Lescaut, on conserve plus de 3000 costumes ainsi que des perruques qui seront repris ou réaménagés pour des productions ultérieures ici ou à l'étranger.Un spectacle de l'envergure de Manon Lescaut, c'est la somme de Bernard Uzan souligne l'importance des boudins.PHOTO RÉMI LEMÉE.La Presse milliers de détails importants.Par exemple, la perruque du valet comporte deux boudins de chaque côté.Détail important puisque les boudins représentent la classe sociale.Plus il y a de boudins et plus l'homme qui les porte est élevé dans le rang social.Beaucoup de soins pour éviter les anachronismes également alors que le metteur en scène Bernard Uzan, qui est incidemment directeur général et artistique de l'OdM, ne dispose que de 18 jours de répétitions incluant quatre répétions sur scène dans le décor.L'opéra n'est pas le théâtre et les interprètes connaissent évidem- ment les pièces de répertoire, mais c'est tout de même un exploit qu'on exige de tous les artisans et artistes de l'opéra.« Il faudrait s'étonner qu'un spectacle marche, dit Bernard Uzan qui a conçu cette nouvelle production en compagnie de Michel Beau-lac.Quand on sait que plus de 200 personnes participent à une entreprise de ce genre et que tout fonctionne, c'est un véritable miracle ».Bernard Uzan a déjà signé la mise en scène de 11 opéras ici et à l'étranger depuis le début de la saison.« Et à chaque fois, je me plie aux exigences de la compagnie.On ne changera pas le monde.Mais Manon Lescaut c'est tout à fait spécial.Ma femme, Diana Soviero qui interprète le rôle principal, ne sera pas oubliable.Et il faut profiter de cette occasion de la voir parce qu'après 25 ou 30 ans dans ses valises, elle va ralentir.On la verra moins souvent.Elle travaille beaucoup trop.Elle a joué dans six productions différentes depuis septembre et elle perd six à huit livres par spectacle.A bien y penser, elle a bien le droit d'être chiante parfois », conclut Bernard Uzan avec un rire.affectueux.Stravinsky et Rachmaninov à l'OSM MUSIQUE Claude Gingras Le onzième et avant-der-nier programme « Grands Concerts » de l'Orchestre Symphoni-que de Montréal, ce soir et demain soir, 20 h, salle Wilfrid-Pclle-tier de la Place de Arts, comprend deux sommets du répertoire : le troisième Concerto pour piano de Rachmaninov, considéré comme le plus difficile des quelque 25 habi-t tièdement joués, et Le Sacre du printemps, de Stravinsky, reconnu com-nifc l'une des partitions les plus révolutionnaires de l'histoire.Bien que rapprochées dans le temps et bien que d'auteurs russes, les deux oeuvres appartiennent à des esthétiques très différentes : le Rachmaninov, créé en 1909, regarde encore du côté de Tchaïkovsky, alors que le Stravinsky, de 1913, est nettement tourné vers l'avenir.On peut aussi rappeler la place importante des deux oeuvres dans les annales de l'OSM.Le Sacre du printemps y fut joué pour la première fois en 1957, sous la direction d'Igor Markevitch, à l'époque du Plateau, et Charles Dutoit, qui le dirige cette semaine, le programma dès 1978 dans sa première saison à l'OSM, avec lequel il l'enregistra et le présenta à New York et en Europe.Quant au pianiste israélien Ycfim Bronfman, soliste du Troisième de Rachmaninov cette semaine, c'est dans cette même oeuvre qu'il fit ses débuts en Amérique, à 17 ans, et avec le même OS M dirigé par Zu-bln Mehta.C'était en 1975, cette fois au Forum.Bronfman est revenu une fois pour le même Rachmaninov : en 1982, sous la direction de Simon Rattle.Ce soir et demain soir, Dutoit ouvre le programme avec la suite en quatre mouvements du divertissement Masques et bergamasques, de Fauré.Daniel Taylor au Studio ¦ Le dernier concert du Studio de Musique ancienne de Montréal, jeudi soir, 20 h, église Saint-Léon de Westmount, est centré sur des airs d'opéras de Handel associés au castrat Farinelli, et que chantera le haute-contre Daniel Taylor.Les opéras représentés furent tous créés à Londres : Rodelinda, Rinaldo, Orlan-do, Tolomeo et Serse.De ce dernier, on entendra le célèbre « Ombra mai fù », popularisé sous le nom de « Largo de Handel ».Samedi soir ¦ Pour son dernier concert de la saison, samedi soir, 20 h, Musica Camerata Montréal change de salle : Pierre-Mercure au lieu de Red-path.Au programme, le Quintette pour clarinette et cordes de Bernard Herrmann, compositeur principalement associé à la musique de film, et Les Diableries, de François Dom-pierre.Le même soir, même heure, salle Claude-Champagne, l'Orchestre Symphonique des Jeunes, dir.Louis Lavigueur, présente les Noc- tûmes de Debussy, avec choeur, et des concertos de Saint-Saëns, Mozart et Glière pour violon, pour clarinette et pour cor.Un Strauss parmi nous ¦ À l'occasion du proche centenaire de la mort de Johann Strauss fils ( 1825-1899 ), l'auteur du Beau Danube bleu, un descendant de la célèbre dynastie Strauss, le Dr Eduard Strauss, prononcera une série de conférences avec diapositives et extraits sonores du 20 au 25 mai dans plusieurs villes du Québec.À Montréal, le vendredi 22 mai, à l'école Vincent-d'Indy, la conférence du visiteur sera suivie d'un concert du Quintette Laferrière-Doane et du Trio Kaffechaus.Nouveau président àl'OM ¦ L'Orchestre Métropolitain a un nouveau président : Jean-Pierre Goyer, ancien ministre, ancien président du Conseil des arts de la Communauté urbaine de Montréal, actuellement membre du conseil d'administration de Bombardier Inc.Depuis la mort de Pierre Péla-deau, la présidence était assurée par Charles-Albert Poissant.Le Duo-Piano à Montréal ¦ Le Festival international de Duo-Piano du Québec quitte Tracy pour se dérouler entièrement « en ville », à l'Université de Montréal.Les dates : du 9 au 16 août.Parmi les oeuvres programmées : la Symphonie concertante pour deux pianos de Dinu Lipatti, que jouera le duo Morel-Nemish avec les Musici.En bref ¦ Aline Kutan, soprano, a remporté l'unique prix ( le prix Joseph-Rouleau de 5000 $ ) au récent Concours d'art vocal des JMC.Le haute-contre René Voyer et le pianiste Jean-Eudes Vaillancourt présenteront des extraits du Winterreise de Schubert lors d'un concert au bénéfice du NEM le 2 octobre, au Ritz-Carlton.De nombreux anciens élèves de l'école Vincent-d'Indy apprendront avec regret le décès, à 97 ans, de Soeur Joseph-de-Jésus ( née Alméa Poirier ), une autre de ces obscures éducatrices auxquelles tant de musiciens de carrière doivent leur initiation à la musique. LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 12 MAI 1998 B 5 La France, d'amour et de haine Dans la foulée de l'Affaire Dutroux, la Belgique fait face à un scandale judiciaire et policier qui lui fait remettre en question son système politique.Partout, on évoque un possible morcellement de ce pays, l'éclatement de ses structures.Pourtant, plus que jamais, la Belgique s'affiche dans les oeuvres de ses créateurs.La Presse est allée sur place pour tenter de comprendre ce qui se passe chez le « cousin européen » qui semble en pleine effervescence culturelle.Voici la quatrième et dernière partie de cette série.Sonia Sarfati BRUXELLES En TGV, il faut à peine 80 minutes pour parcourir la distance qui sépare Bruxelles de Paris.La capitale belge, ironise-t-on, est en train de devenir une banlieue de Paris.Ce qui explique la relation amour-haine qui unit-déchire la France et la Belgique sur le plan culturel : on reconnaît son utilité à l'Hexagone, tout en lui reprochant d'être l'escale obligatoire en direction du succès.Particulièrement dans le domaine de la chanson, où s'applique le proverbe « Nul n'est prophète en son pays ».« Surtout quand ce pays est la Belgique.Depuis Brel, il faut monter à Paris pour réussir.et les places sont rares et chères », ironise Jean-Pierre Froidebise, leader du trio de blues Froidebise.Patrick Printz, directeur de Wallonie-Bruxelles Musiques ( structure gouvernementale qui fait la promotion des artistes et producteurs de la Wallonie et de Bruxelles à l'étranger ) met d'ailleurs des chiffres sur la ( difficile ) situation : « Jean-Louis .Daulne a vendu environ 2500 exemplaires de son disque en Belgique.C'est peut-être moins qu'au Québec ! Par contre, une chose demeure : pour percer Philippe Tasquin et son quatuor à cordes sont en train de se tailler une place à Paris.Si la tendance se maintient, ils devraient donc .prochainement percer chez eux, en Belgique, puis au Québec.chez vous, nos artistes doivent d'abord avoir connu un gros succès en France.» Et il pointe du doigt la radio.Instaurés en juillet dernier, les quotas sont, selon lui, trop bas \u2014 30 % de chanson francophone, dont 15 % de chanson francophone belge \u2014 et, souvent, non respectés.« Radio-Contact, notre groupe majoritaire en radio privée, a dit qu'il préférait payer l'indemnité qu'appliquer les quotas », souli-gne-t-il.Patrick Printz évoque aussi le manque d'une véritable télévision belge francophone.Une télévision qui produirait des émissions culturelles dignes de ce nom, essentielles à l'élaboration d'un star-system.Un reproche semblable s'élève d'ailleurs des milieux du théâtre et du cinéma.« Nous avons monté des Tartuffe magnifiques sur nos scènes.Mais c'est celui qui nous arrivait de Paris, mettant en vedette Roger Ha- nin, qui a attiré les plus de spectateurs alors qu'il était trois fois moins bon ! », regrette Jean-Marie Wynants, journaliste et chef du Service culturel du quotidien Le Soir.Le comédien Alexandre Von Si-vers, que l'on a pu voir en mars au Québec dans la pièce L'En seigneur, s'inquiète pour sa part du fait que plusieurs troupes belges subventionnées tournent plus en France qu'en Belgique \u2014 parce qu'elles y sont mieux payées ! Pour ce qui est du cinéma, l'absence de vedettes \u2014 il y a bien Jean-Claude Van Damme, mais en- mm fin ! \u2014 n'aide pas quand vient le moment d'obtenir des subventions.On se tourne donc vers la coproduction.Ainsi, Le Huitième Jour de Jaco Van Dor-mael a été payé à 90 % par la France.« Et pas un franc belge n'a été investi dans Le Mur d'Alain Berli-ner », ajoute Philippe Rey-naert, coani-mateur de \u2014\u2014\u2014 l'émission Télé-cinéma.« Le risque, dans tout cela, c'est de se dénaturer, de perdre son âme dans une espèce d'europudding », remarque l'écrivain et cinéaste Philippe Blasband.La meilleure preuve en étant la carrière de Luc et Belgique au H fi cœur ¦¦ de'Europe culturelle Jean-Pierre Dardenne.Leurs deux premiers longs métrages se sont la* mentablement écrasés : « Pour des raisons de responsabilité face aux producteurs, ils avaient travaillé sur un moule français : comédiens français, images à la française.» raconte Philippe Reynaert.Acculés au pied du mur pour leur troisième film, les deux frères ont travaillé vite.Avec des comédiens qu'ils connaissaient \u2014 des Wallons \u2014, dans des lieux qu'ils connaissaient \u2014 Liège \u2014 et avec un esprit qu'ils connaissaient \u2014 le leur.Ça a donné La Promesse.Film coup de poing qui a été reconnu partout dans le monde et qui a été couronné Meilleur film étranger par les critiques de Los Angeles.« Finalement, la bande dessinée, est la seule véritable industrie culturelle à 100 % belge », conclut l'écrivain et dramaturge Philippe Blasband.dont l'oeuvre romanesque est publiée chez Gallimard.Le roman belge : une réplique au nombrilisme parisien \"\"HftjT*\" es 'ivres publics en France JJ 81 sont mieux diffusés en Bel- W H K'MUC que ceux des édi- g leurs belges », constate H i d'entrée de jeu l'écrivain et M ¦\u2014El dramaturge Philippe Blasband \u2014 dont les romans L'Effet cathédrale, De cendres et de fumées et Max et Minnie sont publiés dans !a prestigieuse collection blanche de Gallimard.Il faut dire que dans le domaine du livre en Communauté française de Belgique, 55 % du chiffre d'affaires vient de la bande dessinée et à peine 2 %, de l'édition littéraire.Bref, comme les Amélie Nothomb, Thomas Gunzig et autres Francis Dannemark, Philippe Blasband a placé son oeuvre sur la carte ( littéraire ) en réussissant à Paris \u2014 après tout, Georges Simenon ne l'avait-il pas fait avant eux ?Et le jeune romancier ne voit aucun problème à cette situation.Comme l'explique le poète et romancier Werner Lambersy, « quelque chose a changé dans nos têtes.Pendant longtemps, nous avons mijoté dans notre jus de frustration mais nos jeunes écrivains ne pensent pas comme cela ».Surtout que la France leur tend pour ainsi dire les bras.Involontairement, peut-être \u2014 mais c'est le résultat qui compte.« Même si la situation est difficile pour les écrivains en général, notre littérature se porte bien.Il i.y ?,1 \u2022 ¦.¦ Les écrivains Werner Lambersy, Jean-Luc Outers et Jean-Claude Bologne étaient présents au Salon du livre de Paris, en banlieue de.Bruxelles.existe en Belgique plus de diversité dans les oeuvres et les éditeurs parisiens publient des auteurs belges pour échapper au moule de la littérature parisienne », affirme le romancier et essayiste Jean-Claude Bologne ( qui vit à Paris ! ).Car les romanciers belges proposent une alternative ( bienvenue ?) au nombrilisme parisien.« Nous possédons une littératu- re symboliste, au carrefour entre la latinité et la germanité, poursuit M.Bologne.Une littérature qui a une force corrosive et drôle à la fois, où le fantastique et le surréalisme sont très présents.» Une littérature en effet assez éloignée de ce qui se fait à Paris.De même qu'en Communauté flamande de Belgique.Et au Québec : « Nous n'écrivons pas sur une revendication d'identité », précise le romancier Jean-Luc Outers, responsable des Lettres à la direction générale de la Culture de la CfB.« Il y a chez nous un retrait de l'écrivain par rapport à la Belgique.Nous portons un regard périphérique, et non centré, sur notre pays.C'est ce qui fait que nos jeunes écrivains publiés en France sont souvent perçus comme des Français.Et, à la limite,' peu importe.» Un point de vue qiji est loin d'être partagé par tout le milieu littéraire de la CfB : « Le plus grand obstacle pour la littérature belge est le prestige de la France », estime Emil Kesterman, vice-président de l'Association des écrivains belges de langue française.Ce qui ne semble pas émouvoir Werner Lambersy : « Il ne faut pas s'en faire avec ce genre de déclaration.Vous savez, chçz nous, les associations littéraires sont la dernière porte avant le cimetière ! » FIN \u2022sr LES PASSEPORTS-SAISON ¦ L f Grâce à CTT fête tous V:- T I I I (pour 2 adultes et 2 enfants de 11 ans et moins) * I I I I I I I I I I I I \u2022rabais, luses régulier: 110S) ce port taxes incluses Otlro valide les 16.17 18.23.24 30.131 nul 1998 A la bdlettene do La Rondo.Limita d'un coupon par porsonno.Non monnayatto.No peut être combtno a aucune autre otfro promotionnelle.¦ jours.tours! i i i (pour les 12 ans et plus) sans compter Et ça commence ce week-end.dès 10 h ! ! 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Christiane Charette Un nouveau réalisateur est né.Il s'appelle Alexandre Trudeau et il est le fils de son père, Pierre Elliott Trudeau.Aussi, une toune du groupe Gnm Skunk et une entrevue de Paris avec Irène Frayn.16h -CD - Rosle 0'Donnell Si vous vous ennuyez de Céline Dion et que votre semaine n'est pas complète sans une autre entrevue avec elle, Rosie la reçoit aujourd'hui-même.19h-0- La Facture Pourquoi il vaut toujours mieux acheter une voiture que la louer.Un an de réclamation, une heure à la , Cour des petites créances et le point sur le dossier Azoulay, ce docteur qui faisait la promotion de produits dans lesquels il avait des intérêts commerciaux.21h -CD - Deux actrices Un film de Micheline Lanctôt mettant en vedette Pascale Bussières et Louise Latraverse jouant à la fois les personnages du film mais aussi leur propre rôle d'actrices.- A A E BRAVO CÂBLE 9 V.CANAL D CNN DISC.FAMILY CH.FOX GLOBAL La Maison de Ouimzie Presse-citron Piment fort / Serge Grenier Québec plein écran 19 h 00 La Facture / Prêt - rachat 19 h 30 20 h 00 20 h 30 21 h 00 21 h 30 Hockey / Canadiens - Sabres Enf Cadieux Christiane Charette en direct Flash Puise News Newswatch News ABC News News La fin du monde esta 7 heures ET.Wheel of.Comics! The Simpsons CBS News News NBC News Newshour ITN News Nightty Business Northern Exposure James Carter / DD Jackson Ado-Vision Se.municipale Animalier / Afrique sauvage Jeopardy Nightfy Business Dans le noir Just Shoot me Jeopardy Le Match de la vie / Ce sera une fille; sur la ligne de feul Points de vue Shows Rigolos Soul Man Home Improv.NewsRadio Soul Man Les Machos 22 h oo Le Téléjoumal Le TVA Cinéma / DEUX ACTRICES (4) avec Pascale Bussières.Pascale Paroissien 22 h 30 Le Point (22:27) 23 h 00 Les Nouvelles du sport Le Poing J / Mila Mulroney, Michel Chartrand Québec plein écran (2242) Cinéma / UN DRÔLE DE CONTRAT (4) avec Stéphane Freiss, Patsy Keosft Home Improvemerrt Just Shoot me For Your Love FX: The Séries Les Pays du Québec (23.12) Le Grand Journal CTV News Hockey / Canadiens - Sabres Frasier ET.Wheel of.Computer.Newshour Law and Order Bravo! Videos Mon vieux Lévis Performances Home Improv.Soul Man Jaq Mad About You NewsRadio Nova / Lost Empires: Inca (2/4) Home Improv.Something.National /CBC News NYP0 Blue The 1998 Miss Unrverse Pageant Frasier Just Shoot Me Frontline / Tobacco Deal Masterpiece Théâtre / Far from the Madding Crowd (1/2) Biography/Jim Carrey Edith Piaf Le 18/24 Objectif Aventure / .africaine CNN WorldView The Sea Flash Forward Fresh Prince Global Tonight HISTORY LIFE MM MP MMAX NW RDI RDS SHOWCASE TÉLÉTOON TLC TSN TV5 VIE YTV CANAUX MiddleE.(17.30) Images MuchMegaHits Les Bombes Movie Magic Space Cases Cheers First Nat.News Tirnechase Dealing.Classic.Le Mix MusiMax Collection (14 oo) World News Euronews Quilles (17:30) Business News Capital Actions Sports 30 Mag Heartbreak High Le Zinzin.Cadillacs.The Rénovation Guide That's Hockey Pans Lumières Sportsdesk C'est l'heure Moneyline Crossfire ©discovery.ca C'est comme ça Sous le regard de Dieu/Naissance The World Today Kingdoms of Survival Cinéma / PARENT TRAP l j (5) avec Hayley WBs Cops Simpsons Great Cnmes.Crattscapes Spotlight Real TV Madison It Seems.Healthwatch TV Mousetcrpiece The Wortd's Worst Drivers Mad about You Dharma&Greg Dateline NBC Nova / The Truth about Impotence Peak Practice Ctftéma /emimy.TR0U8UEO WATERS (5) avec R Faflc R.Vaughn Cinéma / CHANTONS SOUS L'OCCUPATION (4) Controverse Biographies/Mademoiselle Moreau Larry Klng Uve Myst.Unrverse Lost Animais.Se.municipale Sans différences La Justice / Erreurs médicales The World Today Exhiblt \"A\" Life on Internet Cinéma /TEX (4) avec Matt Dîllon, Jîm Metzier Busted on the Job Frasier 3rd Rock.History Présents TheCar Pros Outdoorsman VideoFlow Mettons fin au racisme - Édition 98 Présentation spéciale / Les Colocs Tendances Jazz / Archie Shepp: I am Jazz It's my Life Anne PétriesTalkTV Le Monde ce soir The Lead Hot Type Mai 1968 (2/2) Martha Stewart Renovator The NewMusic Perfecto Hard Copy Inside Edition NYPD Blue Tuming Points Homes, Design Pop-Up Video Whaf S.Dinner MuchMegaHrts News/Simpsons News 23 h 30 Cinéma / LA PETITE.(23^0) Sports / Loteries (23:52) La Période de questions (23 42) Sports Plus Puise/Sports News National Update Nightline (23.35) Late Sh.(23:35) Tonigtit.(23 35) Cinéma / JULIUS CAESAR (5) Thin Blue Line Chariie Rose Law & Order NYPD Blue Municipal Aff.Close-up Cinéma / ON NE MEURT.(4) CNN/Sports III.Moneyline @discovery.ca Cinéma / BON VOYAGE (5) The New Untouchables Sportsllne Global News Sharpe The Car Pros Beavis & Butt.Outdoorsman Spotlight Musique vidéo MusiMax Collection The National Le Journal RDI Maisonneuve Baseball / Blue Jays - A's Degrassi Robin des bois Degrassi High Santo Bugito Bob Vila's Home Again Forever Knight Le Diable.Ned et son triton Trauma / Loss of Innocence The Httchhiker Les Simpson Ray Bradbury Yen a marre Gunfighters / Wild Bill Hickock Pamela Wallin Le Téléjoumal Sports 30 Mag Le Point (2227) Tendances Jazz / Ranee Lee World News Éd.québécoise Business News Atlant./ Ontario Hockey / Portland - Val d'Or CANAUX CE) @4) as CBC ABC CBSQD NBCGD A & E BRAVO CABLE 9 V.CANAL D CNN DISC.FAMILY CH.FOX GLOBAL HISTORY LIFE MM MP MMAX NW RDI RDS Backup Dragon sauvage Highlander Tornado! Hurricane! Flood! Baseball / Blue Jays - A's Journal FR2 Croque la vie The Odyssey 18 h 00 Secret World 18 h 30 Jeux de société My Hometown 19 h 00 La Vie à l'endroit / Milliardaires au jeu Montagne Cnéma / LE BAL OE L'ÉCOLE (5) avec Alyssa Mitano, Brian Bloom Spider-Man 19 h 30 Freaky Stories 20 h 00 Student Bodies 20 h 30 Are You Afrard 21 h 00 Temps présent/Fuite des cerveaux Table ronde Breaker High 21 h 30 Cinéma /STEPPENWOLf (4) Les Simpson Cléo et Chico Trauma / Loss of Innocence Hockey / Portland - Val d'Or Journal belge Santé./Guerre du tabac Tramer 22 h 00 Les Grands Entretiens du Cercle Allô docteur 22 h 30 Tarzan 23 h 00 Itll NeverWork 23 h 30 TÉLÉTOON TLC TSN TV5 VIE YTV CANAUX CÂBLE : A & E = ARTS AND ENTERTAINMENT - CÂBLE 9 V.a CÂBLE 9 VIDEOTRON - CNN a NOUVELLES - DtSC.¦ DtSCO V ERY - MM ¦ MUCH MUSIC - MP = MUSIQUE PLUS - MMAX ¦ MUSIMAX NW = NEWSWORLD - RDI = RESEAU DE L'INFORMATION RDS - RÉSEAU DES SPORTS - TLC = THE LEARNJNG CHANNEL - TSN = THE SPORT NETWORK - TV5 a TÉLÉVISION frfTERNATK>NALE - YTV = YOUTH TV Louise Latraverse LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 12 MAI 1998 SPECTACLES Salles de répertoire DIBBOUK ( LE ) Cinémathèque québécoise ( Salle Claude-Jutra ) : 19 h.EMMANUELLE Cinémathèque québécoise ( Salle Claude-Jutra ) : 21 h.FOR EVER MOZART Cinéma Parallèle : 17 h 30.19 h 30.21 h 30.FULL MONT Y ( THE ) Cinéma du Parc ( 1 ) : 21 h 30.HENRY : PORTRAIT OF A SERIAL KILLER Cinéma du Parc ( 1 ) : 17 h.LIFE APART ( A ) Cmémaa Décarie ( 2 ) : 21 h 30.MADEMOISELLE JULIE Cinémathèque québécoise ( Salle Claude-Jutra ) : 17 h.MA VIE EN ROSE Collège Édouard-Montpetit ( 180.de Gentilly E.Longueuil ) : 20 h.MONDO Cinéma du Parc ( 3 ) : 15 h 30.19 h 30.OH LA LA DU NARRATIF - TURBULENCES Cinémathèque québécoise ( Salle Fernand-Séguin ) : 20 h.PRICE ABOVE RUBIES ( A ) Cinéma du Parc ( 1 ) : 14 h 45.19 h.RIEN NE VA PLUS Cinéma du Parc ( 3 ) : 17 h 30.21 h 45.SPIKE & MIKE'S FESTIVAL OF ANIMATION '98 Cinéma du Parc ( 2 ) : 15 h.17 h.19 h.21 h 15.U-TURN Cinéma Décarie ( 2 ) : 19 h.IMAX Danse Projet Lachambre/lnterprètes 9.Interprètes : Benoît Lachambre.Robert Meilleur et Marie-Claudo Poulin.Chorégraphes : José Navas.Catherine Trdif et Sasha Waltz.Présentation de Danse-Cité : 20 h.Musique ÉCOLE VINCENT-D'INDY Concours du Théâtre Lyrichorégra : chant et piano : 19 h 30.SALLE CLAUDE-CHAMPAGNE Oeuvres des étudiants de l'UdM en électroacoustique : 20 h.PLACE DES ARTS ( salle Wilfrid-Pellotier ) Orchestre Symphonique de Montréal.Dir.Charles Dutort.Yefilm Bronfman.pianiste.Masques et bergamasques ( Fauré ).Concerto pour piano no 3 ( Rachmaninov ).Le Sacre du printemps ( Stravinsky ).Grands Concerts : 20 h.Théâtre IMAX ( Vieux-Port de Montréal ) EVEREST et ACROBATES DU CIEL : 10 h 15.12 h 15.16 h 15.18 h 15.20 h 15 ( version française ) ; 14 h 15.22 h 15 ( version anglaise ) IMAX LES AILES ( Mail Champlain, 2153, Boul.Lapiniere, Brassard ) À TOUTE VITESSE Du mar.au ven.: 13 h.15 h 30.19 h.21 h 15 ; sam.: 12 h.14 h 15.16 h 30.18 h 45.21 ; dim.: 12 h.14 h 15.16 h 30.18 h 45.21 h.NEW YORK AU FIL DU TEMPS Du mar.au ven.: 14 h 15.20 h.22 h 15 ; sam.: 13 h.15 h 15.17 h 30.19 h 45.22 h ; dim.: 13 h.15 h 15.17 h 30,19 h 45.AGORA DE LA DANSE ( 840, Cherrier E.) THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE ( 84, Ste-Catherine O.) Les Sorcières de Salem, d'Arthur Miller.Trad.de René Gmgras.Mise en scène de Lorraine Pintal.Du mar.au ven.20 h ; sam.16 h et 21 h.THÉÂTRE JEAN-DUCEPPE ( Place des Arts ) Un simple soldat, de Marcel Dubé.Mise en scène de Yves Desgagnés.Du mar.au ven., 20 h ; sam.16 h et 20 h 30.THÉÂTRE DU RIDEAU VERT < 4664, St-Denis ) Grâce et Gloria, de Tom Ziegler.Trad.de Michel Tremblay.Mise en scène de Denise Filiatrault.Avec Viola Léger et Linda Sorgini.Du mar.au ven.20 h ; sam.16 h et 20 h 30.THÉÂTRE DE QUArSOUS ( ÎOO, av.des Pins E.) L'Abdication, de Ruth Wolff.Trad.Robert Lalonde.Mise en scène de Denise Guilbault.Avec Isabelle Brouillette.Stéphane Brulotte.Manon Brunelle.Vincent Champoux, Sébastien Delorme.Françoise Deschênes.Élise Guilbault, James Hyndman, Isabel Richer et Pascal Rollin.Jeu., ven.20 h.ESPACE GO ( 4890, St-Lau rerrt > Le Chant du Dire-Dire, de Daniel Danis.Mise en scène de René Richard Cyr.Avec François Papineau.Stéphane Simard.Pascale Contamine et Kathleen Fortin.Du mar.au sam.20 h.ESPACE LIBRE ( 1945, Fullum ) Le Jeu des oiseaux, de Michelle Allen.Avec Lise Roy et Micheline Bernard.Du mar.au sam.20 h ; mat., sam.16 h.SALLE FRED-BARRY ( 4353, Ste-Catherine E.) Don Chirotti Di Corsica, d'après Cervantes.Mise en scène de Paul renier.Avec Tony Autret et Paul Grenier : 20 h 30.STUDIO-THÉÂTRE JEAN-VALCOURT DU CONSERVATOIRE ( 100, Notre-Dame E.) Jolty, de David Mamet.Mise en scène de Natalie Hamel-Roy.Avec Martin Dion.Pierre Drolet et Johanne Gameau.L'Etau.de Luigi Pirandello.Mise en scène de Daniel Benjamin.Avec Jean-François Gagnon.Natalie Tannous.Marc-Antoine Tremblay et Véronique Verhoeven.Escurial, de Michel de Ghelderode.Mise en scène de Vladimir Ageev.Avec Roch Aubert, Luc Charest, Philippe Cousineau et Sébastien Ventura.Lun., mar., 20 h.CENTAUR ( 453, St-Francois-Xavier ) Angels in America, de Tony Kushner.Mise en scène de Gordon McCall.Du mar.au sam., 20 h ; mat., sam., 14 h.Variétés PLACE DES ARTS ( studio-théâtre du Maurier ) Manuel Tadros : 20 h.PTIT BAR ( 3451, St-Denta ) Soirée Renaud avec Louis Etienne : 21 h 30.FOUFOUNES ÉLECTRIQUES ( 87, Ste-Catherine E.) Jésus Lizard et Stanford Prison Ex périment : 20 h.LES BEAUX ESPRITS ( 2073, St-Denis > Le P'tit Théâtre à Gauthier : 20 h 30.BISTRO A JOJO ( 1627, St-Denis ) Wang Dang Doodle : dès 21 h.JAZZONS ( 300, Ontario E.) Dean Cottrill : dès 21 h.LE SERGENT RECRUTEUR ( 4650, St-Laurent ) Trio Mile End : 21 h.KOJI'S KAIZEN ( 4120, Ste-Catherine O.) Trio Greg Clayton et Boogie Gaudet : dès 21 h.TYPHOON ( 5752, Monkland ) Soul-O et les Aliens : 22 h.THÉÂTRES D'ETE Le cahier spécial de La Presse sur les théâtres d'été sera publié le samedi 30 mai.Les responsables des théâtres sont priés de faire parvenir leurs programmes au plus tard le 15 mai à : Fleurette Bélanger La Presse 7, rue Saint-Jacques Montréal ( Québec ) H2Y 1K9 ou télécopieur : ( 514 ) 285-4814 Francis Cabrel, le livre : Hors-saison SONIA SARFATI Au fil de ses tournées, Francis Cabrel a accumulé des photos, des réflexions, des mots.Il les offre en bouquet \u2014 et quel bouquet ! \u2014 dans le magnifique livre-souvenir Hors-saison ( Éditions Chandelle, 39,95 $ ).Un livre dans lequel, grâce à une mise en page qui tient du grand art ( merci, Maxime Ruiz ! ), des photos de Claude Gassian et des peintures de Muriel Ferstenberg se marient aux textes de Cabrel.Débuts de chansons inédites, qu'il appelle « des faux départs ».Souvenirs d'enfance « en émotions fugaces ».Images choisies, « dérobées au temps qui s'évade ».Bref, un vol plané sur dix albums et une douzaine de tournées au Québec.Un voyage non organisé, puisque Hors-saison se feuillette, se découvre au gré de l'inspiration du moment.Ici, l'auteur-compositeur-interprète choisit une guitare.Là, il médite dans un champ.Ailleurs, il habite une scène.Plus loin, il accompagne ses filles \u2014 à l'école, peut-être ( au lecteur de compléter l'histoire ).Et finalement, l'aveu.Sous un montage où l'on peut voir Cabrel s'appuyant sur.Cabrel, on peut lire : « S'il existait, le double, le jumeau, le frère, l'identique, je me contenterais d'écrire des chansons.Lui, parlerait à tout le monde, partirait en tournée, prendrait les avions, dormirait dans les hôtels ; et moi je resterais à la maison.À écrire des chansons.» Et nous autres, là-dedans ?Soulignons que Hors-saison, dont le tirage au Québec est limité à 1000 exemplaires, est vendu avec un mini-CD sur lequel on peut entendre la chanson Vengo a ofrecer mi coraz^n \u2014 un duo avec Mercedes Sosa qui constitue le premier extrait du disque en espagnol que Francis Cabrel lancera plus tard cette année.MAYT comparaison i \u2022 ÉQUIPEMENT\tVENTURE DE BASE\tCARAVAN DE BASE Moteur standard\t3,4 L V6\t2,4 L 4 cyl.(3,0 L V6 en option) Boîte de vitesses\tAutomatique à 4 rapports avec surmultipliée\tAutomatique à 3 rapports Chevaux vapeur\t180 @ 5200\t150 @ 5200 Roues (dimension)\t15 po\t14 po Freins ABS aux 4 roues\tSÉRIE\tOPTION Protection antidécharge de la batterie\tSÉRIE\tNON DISPONIBLE Sacs gonflables côtés conducteur et passager\tSÉRIE\tSÉRIE Sacs gonflables latéraux\tSÉRIE\tNON DISPONIBLE Place pour 7 passagers\tSÉRIE\tOPTION Volant inclinable\tSÉRIE\tOPTION Miroirs électriques\tSÉRIE\tOPTION Porte latérale coulissante à commande électrique\tOPTION\tNON DISPONIBLE Filtre à pollen\tSÉRIE\tNON DISPONIBLE Appui-tête arrière\tSÉRIE\tNON DISPONIBLE Siège conducteur réglable en hauteur\tSÉRIE\tNON DISPONIBLE Antenne intégrée\tSÉRIE\tNON DISPONIBLE \u2022 I.[ « MINI prix 249 Vmois Location 36 mois Aucun dépôt de sécurité, transport et préparation inclus COMPTANT\tMENSUALITÉ OS\t329 S 968 S\t299 S 2 634 S\t249 S ; La Venture de Chevrolet La maxi mini van Aussi disponible r r 1,9 % Financement à Tachât jusqu'à 48 mois L'Association des concessionnaires Chevrolet Oldsmobile du Québec ' ^sktfllY'fi' ÏJk'WHV.'Offres d'une durci- limitée, réservées aux particulier*, «'appliquant aux véhicule* de base neuf» 1998 en stock.Photo a titre indicatif seulement.Paiements mensuels CHEVROLET OLDSMOBILE UCarteCVT [MI j-01 t iYiVm JfiToa hases sur un bail avec verm meni initial ou échange cqun aient (von tableau).Immatru ulation, assurance et taxes en sus.Première mensualité exigée .1 la livraison Su m à l'approbation du crédit.Aucun dépôt de técurité à l'approbation de G MAC* Irais de 12c du kilomètre après h0 000 km.'L'Assistance routière et la Garantie GM TOTAL** sont offertes sur tous les véhicules neufs CiM 1*WK pour une durée de ^ ans ou f>0 000 km scion la première éventualité.\"\"\"Marque déposée de General Motors Corporation.Kanquc TI>, usafter agréé.Voyez votre concessionnaire participant pour tous les détails. B8 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDt 12 MAI 1998 Jacques Dumesnil meurt à 94 ans Agence France-Presse PARIS Le comédien Jacques Dumesnil, 94 ans, est mort au service de cardiologie des hôpitaux de Lyon ( centre-est ).Né à Paris dans une famille de commerçants, ce solide acteur à la noble prestance et à la belle moustache avait débuté au cinéma en 1931 dans Mon amant l'assassin.Pourtant, c'est au théâtre qu'il a fait sa plus belle carrière.Il a été pensionnaire de la Comédie-Française et président du syndicat national des acteurs.Il crée Un homme comme les autres d'Armand Salacrou au Théâtre de l'Oeuvre en 1936, puis Clérambard de Marcel Aymé en 1950, un immense succès avec plus de mille représentations.Six ans plus tard, il joue AI -ceste, en costume de ville, dans Le Misanthrope au théâtre du Vieux-Colombier.Au cinéma, il a souvent interprété des rôles d'officier, d'ingénieur ou encore d'aviateur, toujours généreux et aimé des femmes.Il avait notamment été dirigé par Abel Gance ( Lucrèce Borgia 1935 ), Claude Autant-Lara ( Le Mariage de Chiffon 1942, une des ses meilleures prestations ), André Cayatte ( Pierre et Jean 1943 ) ou encore Jacques de Baroncelli ( L'Homme du Niger 1939 ).Son rôle dans la série télévisée Au plaisir de Dieu, dont le premier épisode avait été diffusé en 1978, lui avait valu une nouvelle renommée.Jacques Dumesnil WWW.cinemasquzzo.com Horaire du 8 au vr Nowirni « rvl AT INCCS' CD/ S AM j,1D«IlM.& JOUR S:Y 50/MARDI «Se < LACORDAIRE 11 coin Locoidaire 8 des Grandes Pràïnos _ \u2022 **** * m ¦ ¦¦¦ ' ' \u2022 \u2022 \"\" ' ' / \u2022 ¦. | «_> i.324-3000 | TER REBONNE 8 1 0/1 Chemin -lu Coloou |Sôrtta 23 ÂuïoiouW; /S\\ .: .471-6644 ! MAI I [z]-SDD5 ee DT5 SON DIGITAL [0].OOUY$TIKO$R 03/ Sam., Dim.S* J ours a S* '0n / fssl jOC r I FCRIC5 MATINEES ~ fe - / Ïv2 UT ï / ntp.pi ,.\u2022 nt^t.nia avant I Illioa W ¦ / El F [x]ù\\GH\\l(G)Lun.'Jeu.7:109:10Ver\\.,Sam.*Qim.1:103:105:107:109:10 Couche-Tard Ven.& Sam.11:10 [x]blACKDOG(13JLun.-Jeu.7:109:10Ven.,Som.biDim.1:103:105:107:109:10 ___^\u201e m .___m Couche-Tard Ven.& Sam.11:10 MCITYOF ANGLESfG; Lun.-Jeu.7:109:30Ven.Sam.&Dtm.1:00 3:10 5:20 7:309:40 Couche-Tard Ven.& Sa m.11:50 [x]DEEP IMPACT (N.D.)Lun.-Jeu.7:009:30Ven., Sam.* Dim.1:153:45 7:009:30 Couche-Tard Ven.&Sam.11:45 ML'IMPACTr/V.OJiun.-Jet/.7.00 9:30Ven., Sam.&Dlm.1:003:30 7:009:30 ?Couche-Tard Ven.& Sam.11:45 x LES MISERABLES (v.anglaise) (G) Lun.-Jeu.7.*009:35Ven., Sam.&Dlm.1:15 3:50 7:009:35 x LOSTINSPACE(G)Lun.-Jeu.7:00Ven.Sam.&Dlm.1:003:30 7:00 x MERCURYRISINGf13;tun.-Jeu.7;00Ven.Sam.&pim.1:003:307:00 x TITANIC rGjZ.un.-Jea 7:20 9:30 Ven.Sam.& Dim.3:20 7:20 9:30 Couche-Tard Ven.& Sam.11:20 x TITANIC (version française) (G) Lun.-Jeu.7:25 9:30Ven., Sam.& Dim.3:25 7:25 9:30 Couche-Tard Ven.& Sa m.11:25 (0JTHE OBJECTOF MY AFFECTION (G) Lun.-Jeu.7:10 9:20Ven.Sam.&Dlm.1:05 3:105:15 7:259:35 Couche-Tard Ven.&Sam.11:45 LANGELIER 6 cou-» Lanuojiei & 3o.ir«L)(0) CINE-PARC LAVAL Route 15 (Sortie 14) 849-fllM LE DCSTM Di Wttl HUNTWQ 2e flbn : «ta» 6ANS LTÎ*AC\u20ac (v frtnçjt>e)(G)_ THE MAM m THE «OH MA5K ^CÎ'tomSwow mm BRAiAHTWE (v.francaiM) (G) 2e fHm : ALERTE METEO (v.fr»nciite)(13ini)_ W (v.o.andam)(l3ans) 2e fîLm ; BLUE5 BROS.2000 (vx>.angy»)(G) CINÉ-PARC ODÉON BOUCHERVILLE Tronsronodienne {Sortie 95) 849-FIIM MERCURE À LA HAUSSE (v.française) (13 ans) 2e film : LES FRERES BUfcS 2000 (v.françaiteHG)_ L'HOMME AU MASQUE DG FER (v.française) (G) 2tf1lii:DlMAMNI (v.frança,se)(13anj) ON t-PARCS onEplex OdEon JCnHS.(v.françarte) 2e fikn : ALERTE MttîO (v-françataeHnana) LES BOYS 2e iBOYS (v.o.françabe)(13am) fUm : LES VtSTTEURS (v, o.fraa) (G) CINE-PARC ST-EUSTACHE Aoîcroale 15 * 640 oeest (Sortie 141 472-6666 MERCURE À LA HAUSSE (Vtnno-toe)(G)_ 2a fihrn : LIS VtSTTEURS (v.affinciiea)(0)_ 2e fihn : HARD 1*0.m* mm ?6 *ta4a» CLAVIER PIEH0 ROBIM CHAZEL LES COULOIRS DU TEMPS LES visiteurs!! L'HOMME AU MASQUE DE FER NE MEURT JAMAIS N.francaiae)(13ana^ _ POUR LE PIRE ET POUR LE MEILLEUR (v.2Tf^)RAC0LEUSES françat») (13 ens) CINE-PARC ST-HILAIRE Route 20 (Sortie 1 15) 467-0402 (v.françaiae) (13 ant)_ LES EV0Y5 (y.o.françaae) (13 anr.) 2e film : LES VISITEURS (y.a fran.) (G) CINE-PARC TROIS-RIVIÈRES Route 40 (Sortie 192) 377-2109 POUR LE PWE ET POUR LE MEILLEUR (y, S^i^RAOOtEUSES françaiae) (13 me) (y.fr_nçaue)(13ans) * I l.liOWKDODKAl'klO -, m i:Bdmme«, ^ %m v f il.MANINlIII IKON mask V BRUCE WILLIS MERCURE À ru yy ^ v.f.deTOMORROWXEVERDiES^^i DAN fffXROYd JOHN GOODMAN lil.fillKM Or«rt«a ft mcmsi
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