La presse, 19 avril 1998, Cahier A
[" AILES LES AILES DE LA MODE ÉDITION DU Montréal, ?dimanche 19 avril 1998 114* année No 176 54 pages, 4 cahiers TAXES EN SUS RÉGION FVT OP QUÉBEC 65 Ç ! ÎLES - DE - LA MAIL CHAMPLAIN CARREFOUR LAVAL t« .« .¦ » .« \u2022 - 4^ / - -\u2014 Y C Vf #¦ «C'est une visite de travail que je prépare depuis longtemps», soutient le premier ministre VINCENT MARISSAL ewwye spécial SANTIAGO Pied de nez du Canada à son puissant voisin américain ou signe tangible d'un adoucissement de la communauté internationale envers le régime cubain, le premier ministre Jean Chrétien a confirmé hier qu'il se rendra en visite officielle à Cuba à l'invitation de Fidel Castro.Aucun chef de gouvernement canadien n'a visité la Grande île depuis Pierre Trudeau en 1976.M.Chrétien a refusé de révéler la date de sa visite, vraisemblablement pour ne pas monopoliser l'attention en plein Sommet des Amériques, ce qui aurait pu être mal reçu par les États-Unis.Une fuite en provenance de la Maison-Blanche et reprise par CNN affirme toutefois que la courte visite de 30 heures aura lieu lundi et mardi prochains, les 27 et 28 avril.Au cours d'un bref point de presse qui a porté exclusivement sur cette visite, le premier ministre a affirmé que sa décision est prise depuis longtemps, soit peu après qu'il a été invité par Fidel Castro lors d'une rencontre aux Nations unies en octobre 1995.L'annonce de cette visite est tombée le jour même où M.Chrétien rencontrait les chefs d'État et de gouvernement des 33 autres pays des Amériques, dont le président américain Bill Clinton qu'il a rencontré en privé après les travaux du deuxième Sommet des Amériques.Le moment semble mal choisi, mais M.Chrétien affirme que sa décision de se rendre à Cuba n'indispose pas M.Clinton.En fait, a-t-il précisé hier soir, il n'en a même pas été question au cours de leur réunion d'une vingtaine de minutes.« Nous avons discuté souvent, M.Clinton et moi, de la situation à Cuba, je lui ai parlé récemment de ma visite », a dit M.Chrétien, qui a informé son interlocuteur de son intention il y a dix jours.Il faut le faire ! Un an sans télé ni vidéo contre 650 $ MARIE-CLAUDE GIRARD Demain matin, Antoine et Laurent S.-Christin, 7 et 9 ans, mettront un terme à un an d'abstinence.En échange de 650 S chacun, les deux garçons du quartier Rosemont auront réussi à vivre un an sans télévision, jeu vidéo et cinéma.À moi les dessins animés, Georges de la jungle, le Gameboy avec les copains et tout ce qu'on peut s'acheter avec un tel magot! L'étrange pari a pris forme quand leur mère, Sylvie Savoie, a lu dans le journal qu'un jeune On-tarien de 10 ans s'était privé de télé pendant un an dans le but d'obtenir 600 $, somme qui fut en partie utilisée pour acheter un téléviseur.Antoine a aussitôt demandé à ses parents s'ils accepteraient le même contrat.« Oui, même pour 650 $! » a répondu son père à la blague.Mal lui en a pris.Quelques jours plus tard, le garçon revenait à la charge: « Sûr sûr, les 650 $?» Et hop, le grand frère Laurent entra dans le coup et doubla la mise.Le plus étonnant, c'est qu'ils ne savent pas trop ce qu'ils feront avec l'argent.Grand amateur de Play-rnobil, Antoine compte acheter l'hydravion de ses rêves.« Je vais Voir UN AN en A2 PHOTO ROBERT SKINNER.La Presse Tenaces, les garçons.Laurent et Antoine S.-Christin ont passé un an sans télé, jeu vidéo ou cinéma.Heureusement, le pari prend fin demain.\u2022 Malaise ou non, Jean Chrétien a pris bien soin de choisir les mots pour qualifier sa visite et minimiser son importance symbolique.« Ce n'est pas une visite historique, c'est une visite de travail que je prépare depuis longtemps, soutient-il.Je suis au gouvernement canadien depuis 1967, je ne suis ja- Voir CHRÉTIEN en A2 ¦ Autres informations, page A13 Turin expose le suaire KELLY VELASQUEZ Agence France-Presse, TURIN Le premier groupe de fidèles, conduit par le cardinal Giovanni Saldarini, archevêque de Turin, dans le nord de l'Italie, a rendu hommage hier au saint suaire qui, selon la tradition catholique, a enveloppé le corps du Christ.Le suaire, qui est vénéré par les catholiques depuis le 14ème siècle, est exposé sur un cadre d'acier, dans un reliquaire de cristal blindé dans le choeur de la cathédrale de Turin.Il sera exposé jusqu'au 14 juin et plus de deux millions de fidèles sont attendus.Le pape Jean-Paul II viendra lui-même le 24 mai.Hier après-midi dans la cathédrale, le cardinal Saldarini a concélébré, avec 65 prélats de la région du Piémont, une messe devant un millier de fidèles dont de nombreux volontaires catholiques, des religieux et des malades.Durant son homélie, le cardinal a invité les fidèles à vénérer le saint suaire en tant qu'« homme crucifié ».« Nous sommes ici comme des croyants qui vivent la béatitude du « croire sans avoir vu » et, en même temps, nous sommes face à une image qui, pour ce qu'elle est, demande à être regardée et considérée », a déclaré le cardinal.Voir TURIN en A2 L'universitaire millionnaire RICHARD HÉTU collaboration spéciale Le capitalisme américain des années quatre-vingt-dix ne fait pas seulement le bonheur de Wall Street.Il fait aussi des heureux dans le monde universitaire, où même un professeur de littérature afro-américaine peut devenir millionnaire.C'est comme si les plus grandes universités américaines étaient devenues aussi prodigues que les équipes sportives professionnelles.Pour débaucher ou garder un célèbre et influent professeur d'économie, voire un jeune et brillant chercheur en biologie moléculaire, les institutions de prestige, les Harvard, Princeton, Stanford et cie, sont désormais prêtes à payer des sommes records.Une histoire récente illustre parfaitement la surenchère en question.Elle met en vedette Robert Barro, figure de proue de la faculté de sciences économiques numéro un aux États-Unis, celle de Harvard.Spécialiste de la macroé- a NEW YORK conomie, Barro est l'une des vedettes du monde universitaire américain.Dans le jargon journalistique, le professeur de 53 ans est un « academos-tar ».En plus d'enseigner et d'écrire des ouvrages scolaires, il signe régulièrement des chroniques dans le Business Week et le Wall Street Journal.L'an dernier, Barro a fait savoir à son entourage qu'il se sentait sous-payé à Harvard.Il n'a pas tardé à recevoir des offres de Boston University et de Columbia University, à New York.Harvard a bien tenté de retenir son gros frappeur, mais celui-ci a décidé d'accepter la proposition de Columbia, qui incluait, tenezrvous bien: un salaire annuel de 300 000$; un emploi de 55 000 $ pour son épouse; un grand appartement rénové et subventionné; une place pour fiston dans la plus prestigieuse école privée de New York.Jamais professeur d'économie n'avait joui d'un salaire et d'un traitement aussi généreux.« Bob Barro ne mérite pas un salaire annuel de 300 000 $ », a écrit Paul Krugman, professeur d'économie à M.I.T., dans sa chronique régulière publiée dans le magazine électronique Slate.Lui-même « academostar », Krugman a ajouté: « Mais tout compte fait, qui mérite une telle somme?» Les détails de l'offre de Columbia à Barro ont été révélés par le New York Times, le 8 avril dernier.Une semaine plus tard, sans donner d'explication, le professeur d'économie faisait volte-face et annonçait sa décision de rester à Harvard.Ce retournement était encore plus étonnant que l'offre de Columbia.Aux États-Unis, les vedettes universitaires ne semblent plus connaître le sens du mot loyauté.Elles sont comme les agents libres du monde sportif.Elles font jouer en leur faveur les forces du marché.Voir L'UNIVERSITAIRE en A2 Une série Canadien-Penguins Le Canadien affrontera les Penguins de Pittsburgh lors du premier tour éliminatoire.En faisant match nul 3-3 face aux Sabres de Buffalo, hier soir, au Centre Mol son, le Tricolore termine au septième rang et sera opposé aux Penguins en séries pour la première fois de son histoire.Le premier match aura lieu jeudi au Ci vie Arena.Cette saison, Pittsburgh a eu le meilleur devant le Tricolore, remportant trois des six matchs.Le deuxième but de Brian Savage, marqué en avantage numérique en troisième, a permis de soutirer ce match nul.Nos informations, cahier Sports 622 JOURS AVANT L'AN 2000 INDEX Petites annonces\t\t\u2022affaires Cil\tBridge\tCIO\tHoroscope C8\tMots crottés\tB11 \u2022 index\tC5\tArts et spectacles\tDécès\tC11\tInformatique A6\tMot mystère\tC9 - Immobilier\tC5àC7\tBOaBIO\tEtes-vous\t\tLa Jeune presse Cl2\tPolitique\tA4 \u2022 marchandises\tC7etC«\t\u2022 horaires-spectacles B9\tohs^rvajajrt\tes\tLa presse d ailleurs A13\tTabloïd Sports\t - emplois\tce\t\u2022 télé-horaire u>\\\tFeuilleton\tC9\tLoteries A?et A6\t\u2022 Réjean Tremblay\tS5 - automobile\tC8aC11\tBandes dessinées Cl\tGénies en herbe\tB11\tMonde A11 à A13\tTètes d'affiche\tA10 LIVRES Histoire de la lecture, histoire d'un lecteur page Bl MÉTÉO Ensoleillé Max.14, min.4 Cahier Sports, page 16 i2 Si CD 6420 0621924987651 A 2 ?LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 19 AVRIL 1998 Suites de la une \u2022A Turin Chrétien se rendra à Cuba cxpuSc le suaire TURIN / Suite de la pacte A 1_ « Il n'y pas de contradiction en cela », a-t-il affirmé.« Nous sommes même autorisés à utiliser cette image comme une référence au mystère de Jésus, une référence dont nous avons besoin », a poursuivi le cardinal.« Le saint suaire est ici devant nous comme un signe, des plus touchants et réalistes, qui nous guide », a-t-il ajouté.Parmi les premiers visiteurs du saint suaire se trouvaient également les autorités locales civiles et militaires ainsi que des représentants de la famille royale italienne des Savoie, propriétaire de la relique pendant cinq siècles.« C'est la première fois que je le vois, c'est impressionnant, je suis émue » a déclaré la princesse Gabrielle de Savoie rappelant que son père Umberto II avait donné le linceul au pape en 1983.Pour cette première visite avant la messe, un silence respectueux a été observé dans la cathédrale, maintenue dans une quasi-obscurité afin que la lumière n'altère pas les traces laissées sur l'étoffe, empreintes d'un homme crucifié aux mains et aux pieds avec des clous, et qui présentait des plaies sanglantes à la tête.Pour arriver au linceul sacré, les pèlerins doivent suivre un parcours d'environ 600 mètres traversant les jardins du Palais royal avant d'être conduits à une salle construite à l'intérieur de la cathédrale où une courte vidéo explique, en cinq langues, les particularités du suaire.L'entrée des pèlerins dans l'enceinte décorée de tentures violettes, la couleur de la semaine sainte, où paraît le linceul illuminé d'un rayon de lumière, est accompagnée de musique sacrée.Les tentures cachent en partie un mécanisme informatisé imposant qui maintient le suaire dans une atmosphère artificielle constante.Cinquante gardiens assermentés sont chargés de veiller sur la relique 24 heures sur 24 et un millier de membres de forces de l'ordre ont été mobilisés pour assurer la sécurité de la manifestation.« L'Église pense que le suaire n'est pas une relique mais une icône qui représente la passion du Christ », avait indiqué hier matin à la presse, le cardinal Saldarini.Des examens de datation au carbone 14 faits à la demande l'Église sur certains fragments du saint suaire, ont montré qu'ils dataient du Moyen Âge.« L'Église ne se pose pas le problème de son autenticité, ceci elle le laisse à la science », avait-il souligne.Le cardinal, désigné par le pape comme gardien du suaire, avait confessé « sa grande peur » pour le linceul lors de l'incendie qui a ravagé le Dôme de Turin il y a un an.Le suaire avait été sauvé par un pompier qui avait brisé à coups de hache le reliquaire pour l'en sortir.L'Église a voulu donner un caractère solennel à la manifestation en permettant aux prêtres de Turin par décret du diocèse de donner l'absolution pour le péché d'avortement.CHRÉTIEN / Suite de la page Al mais allé à Cuba, il est temps que j'y aille.» Sa visite, affirme-t-il aussi, n'a pas provoqué de réactions négatives de M.Clinton.« Nous avons des relations normales avec Cuba, reprend M.Chrétien, nous croyons au dialogue constructif avec eux et nous avons beaucoup d'intérêts là-bas.Nous avons fait des progrès avec Cuba sur certains points et je pense que c'est important pour moi d'avoir l'occasion de soulever certaines de ces questions avec Fidel Castro.» Sandy Berger, conseiller du président Clinton en matière de sécurité nationale, a plutôt mal réagi au projet de M.Chrétien, affirmant qu'il préférerait que le premier ministre du Canada suive la ligne américaine.« Nous n'avons pas vu beaucoup de preuves que l'engagement constructif avec Cuba se traduit en résultats tangibles en ce qui concerne le respect des droits de la personne et de la démocratie », a indiqué M.Berger en marge du Sommet des Amériques.En janvier 1997, la visite officielle du ministre des Affaires extérieures, Lloyd Axworthy, avait dérangé les Etats-Unis, qui avaient indiqué qu'ils « allaient surveiller avec attention » cette rencontre avec Fidel Castro.Publiquement opposé à l'embargo imposé par les États-Unis contre Cuba depuis 1959, le Canada n'a pas caché non plus son opposition à la loi Helms-Burton, qui punit les entreprises faisant affaire à Cuba.En mars, à New York, M.Chrétien avait une fois de plus critiqué sans détour la « mauvaise » loi Helms-Burton « Nous voulons réintégrer Cuba dans toutes les activités de l'hémisphère, mais ils doivent faire des changements en matière de droits de la personne et de démocratie », disent les conseillers du premier ministre en Affaires internationales.Jean Chrétien refuse d'énumérer les changements qu'il voudrait voir à Cuba, préférant saluer les récentes ouvertures du régime Castro, notamment en matière de liberté de religion.L'annonce de Jean Chrétien semble s'inscrire dans un mouvement international en faveur de Cuba, qui se manifeste en particulier par un subtil relâchement de la pression de l'administration Clinton.Washington a récemment assoupli son embargo pour permettre l'exportation de produits pharmaceutiques américains à Cuba, ainsi que de certains produits alimentaires et humanitaires.Selon les observateurs internationaux et le gouvernement canadien, la visite du pape Jean-Paul II à Cuba a permis plus que toute autre action diplomatique ou n'importe quel geste de représailles d'alléger l'atmosphère.L'intervention de Jean-Paul II auprès du président Castro a mené à la libération de 12 prisonniers politiques au début d'avril, qui ont transité il y a deux semaines par Toronto.Quelques jours après la visite papale au pays de Fidel, la secrétaire d'État Madeleine Albright avait d'ailleurs abordé la question cubaine avec Jean-Paul II.Par ailleurs, les efforts diplomatiques en faveur de Cuba se multiplient au sein des pays des deux Amériques, en particulier ceux des Antilles, qui veulent l'intégrer dans leur Conférence ( Caricom ).D'autres leaders latino-américains, notamment l'Argentin Carlos Menem, ont aussi affirmé qu'il est temps d'accueillir Cuba au sein de la grande famille américaine.Cette question n'a pas été soulevée hier au Sommet, affirme Jean Chrétien.photo reuters Le président Bill Clinton a fait quelques pas avec Jean Chrétien hier après la photo de groupe des dirigeants qui participent au deuxième Sommet des Amériques, à Santiago au Chili.Hier matin, le premier ministre canadien a annoncé à son interlocuteur américain son intention de se rendre à Cuba pour rencontrer Fidel Castro.Un an sans télé ni vidéo contre 650$ UN AN / Suite de la page A 1_ mettre le reste à la banque », dit-il.Laurent est encore plus évasif.« Peut-être des livres.» Leurs motivations restent nébuleuses.L'appât du gain?Le défi?« C'est un temps de qualité qu'on a récupéré.Cela a vraiment changé la dynamique familiale », dit Mme Savoie.Davantage de temps à jouer en famille, de jeux de société, de lecture.Antoine a appris à jouer aux échecs et lit de petits romans.Son aîné a lu beaucoup de livres de la Courte Échelle et des bandes dessinées.Il a d'ailleurs fallu l'arracher à son livre-jeu le temps de la photo.Difficile, le défi?« Des fois, oui », admet Laurent.En particulier quand son père, qui voyait arriver le temps de payer son dû, insistait pour louer un dessin animé.Et ils ont dû trouver une autre façon d'occuper les samedis matins.Les deux frères n'ont pas dit à tous leurs amis qu'ils n'écoutaient plus la télé.Quand on lui demandait s'il avait vu une émission, Laurent disait que non, sans plus.Les parents des amis trouvaient qu'on exagérait pas mal, raconte Mme Savoie.Pourtant, les deux garçons sont loin d'être télévores.Ils écoutaient surtout des dessins animés.Les Débrouillards et des émissions éducatives.Ils n'ont pas non plus leur propre jeu vidéo.Mais la télé était souvent allumée après les devoirs.Et nombreux sont les amis qui ont un Gameboy ou un Nintendo.« Ce qui m'étonne, c'est qu'ils aient été capables, à leur âge, de faire preuve d'autant de persévérance sans essayer de tricher », dit Mme Savoie.Il semble que les garçons aient tenu le coup même quand ils n'étaient pas à la maison.Ils demandaient d'éteindre la télévision ou se cachaient pour ne pas voir l'écran.« Vous n'avez pas triché, jamais?» « Euh.sauf au centre commercial.Il y a des télévisions partout.» Il y a eu deux permissions spéciales, quand Laurent a gagné un film et quand il a participé à une émission de télévision.Mais le garçon avait des réticences.Il a même demandé d'allonger le contrat d'une semaine.Finalement, il semble que les parents aussi en ont pâti.« Il y a des soirs où je les aurais installés avec plaisir devant la télé.» L'universitaire millionnaire L'UNIVERSITAIRE / Suite de la page Al_ Et la demande n'a jamais été aussi grande pour les professeurs de renom, ceux qui écrivent des livres remarqués ou publient des recherches originales.Les grandes universités se les arrachent pour rester concurrentielles, pour attirer les étudiants et les grosses fondations, dont la générosité est rarement désintéressée.Le système a évidemment ses critiques.Il accorde souvent plus d'importance à la renommée d'un professeur qu'à son travail le plus récent.Il permet à certains universitaires de gagner plus d'argent tout en passant moins de temps en classe avec les étudiants.Et il créé deux catégories d'enseignants ( dans une université offrant le doctorat, un professeur à temps plein gagne en moyenne 61 816 $.Le pauvre ).Mais l'heure n'en est pas moins à l'universitaire millionnaire.Et l'universitaire millionnaire le plus célèbre s'appelle Henry Louis Gates fils, professeur de littérature et président de la faculté des études afro-américaines de Harvard.Skip Gates est un cas.Il est né il y a 47 ans dans un coin pauvre des Appalaches où les petits Blancs le traitaient de nigger.Il a fait des études brillantes, devenant le premier Noir américain à décrocher un doctorat à Cambridge, en Angleterre.De retour aux États-Unis, Gates a enseigné successivement à Yale, à Duke et à Harvard, où, depuis le début des années quatre-vingt-dix, il a donné aux études afro-américaines ses lettres de noblesse.Profitant des moyens mis à sa disposition par Harvard, Gates a réuni autour de lui la crème des intellectuels noirs américains, dont le sociologue William Julius Wilson, le philosophe Cornel West et l'historienne Evelyn Brooks Hig-ginbotham.Travailleur infatigable, il a aussi réalisé des séries pour les réseaux PBS et BBC, écrit des livres, dont ses mémoires, Colored People ( 1995 ), et collaboré à plusieurs autres projets, y compris le dernier film de Steven Spielberg, Amistad.Mais c'est peut-être dans le rôle de journaliste que Gates a rejoint le plus grand nombre d'Américains au cours des dernières années.Pour le compte du prestigieux magazine The New Yorker, il a écrit des articles magistraux sur Louis Far-rakhan, O.J.Simpson, Hillary Clinton et Colin Powell, entre autres.Tout ça, bien sûr, rapporte dans son édition courante, le magazine Boston évalue à un million les revenus annuels du professeur de Harvard.« D'instinct, je suis un entrepreneur », dit Gates.Héritier de W.E.B.Du Bois, le plus grand intellectuel noir de la première moitié du siècle aux États-Unis, Gates ne fait l'unanimité ni dans le monde universitaire ni dans la communauté noire.Mais personne ne peut prétendre qu'il n'est pas de son temps.La Presse Renseignements : 285-7272 Abonnement : 285-6911 Télécopieur pour abonnement : 285-7039 Lundi au vendredi de 7 h à 17 h 30 Samedi de 7 h à midi Dimanche de 7 h a 11 h Rédaction : 285-7070 Promotion : 285-7100 Les petites annonces : 285-7111 Télécopieur :848-6287 Lundi au vendredi de H h 00 à 17 h 30 Décès, remerciements : 285-6816 Lundi au vendredi de S h 30 à 17 h 30 Grandes annonces Détaillants : 285-6931 National, TéléPlus : 285-7306 Carrières et professions.Nominations : 285-7320 Comptabilité Grandes annonces : 285-6892 Les petites annonces : 285-6900 La Presse est publiée par: La Presse.Liée.1, rue Saint-Jacques.Montréal H2Y 1K(> Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Assodée CI de Rcutcr, TOUS droits de reproduction des informations paitk ulièies j la /7o>r sont également réservé! ««Envois de publication canadienne -Contrat de vente numéro 0531650»» Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518.LOTERIES La quotidienne à trois chiffres : 693 à quatre chiffres : 3394 6/49: 2 23 24 28 3135 Compi.29 avec extra: 2978 5 9 INSOLITE En voilà ¦ Une Colombienne arrêtée par la douane autrichienne avait avalé 92 préservatifs remplis d'héroïne, a fait savoir hier la gendarmerie de Klagenfurt.La jeune femme a été arrêtée dans la nuit de vendredi à samedi dans un train à destination de l'Italie.A l'hôpital où elle a été transférée, les radiologues ont détecté les préservatifs contenant de la drogue.La jeune femme a été placée en détention préventive.DEMAIN OANS LA PRESSE \\ Le défi est relevé ¦ Avec la nouvelle version de l'Infiniti G20 et l'entrée en scène de la Suzuki Grand Vitara, ces deux compagnies tentent de donner un deuxième souffle à des modèles qui leur ont permis d'innover lors de leur arrivée sur le marché.À lire demain dans le cahier Auto.QUESTION DU JOUR La Presse ?Six liaison Vous voulez vous faire entendre?Répondez à la question du jour.Pour faire connaître votre opinion, composez le 285-7333; au son de la voix, faites le 1.Ottawa devrait-il empêcher la fusion des grandes banques?_ - _ .Avez-vous été surpris d'apprendre que le Québec affiche toujours le plus haut taux de suicide au Canada?À cette question posaée hier, le pourcentage des réponses oibtenues a été: Oui: 30 % Non : 70 % NDLR: (e soudage maison sert uniquement a prendre le pouls de nos loueurs et n a aucune prétention scientifique.t LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 19 AVRIL 1998 ?A3 Le mot du jour quelque ¦ On ne confondra pas l'adverbe quelque, qui signifie « environ », et l'adjectif indéfini quelque, qui veut dire « un certain nombre ».Le premier est invariable, le second variable.\u2014 Quelque 50 personnes sont venues.\u2014 Quelques personnes sont venues.Soulignons qu'on abuse de l'adverbe quelque.Dans la phrase suivante, par exemple, son emploi n'ajoute rien.\u2014 Le camion-citerne contenait quelque 20 000 litres de mazout.Paul Roux Le Lexique des difficultés du français dans les médias I de l'auteur du Mot du jour La Presse : (514) 285-7164119,95$ + taxes L'EXPRESS DU MATIN Voleur recherché ¦ La Sûreté du Québec demande la collaboration du public afin de mettre la main au collet d'un homme âgé de 25 à 30 ans, soupçonné d'avoir commis six vols qualifiés entre le 12 mars et lé 12 avril, dans des commerces de la région de Lanaudière.L'homme, qui a perpétré ses vols dans six villes différentes, procède toujours de la môme façon.Il entre dans le commerce et crje aux employés « donne-moi le?cash ».Il leur ordonne de se coucher par terre et quitte les lieux.Le suspect ne semble pas acmé.Il mesure 1,70 m et pèse 68 kg.Il a les yeux cheveux npirs très courts et deux mar-qnes blanches sur le côté droit de la tête, soit deux mèches de cfieveux blancs, soit des cheveux qui manquent à ces deux endroits.Hold-up ¦ La police recherche deux suspects qui, le 27 janvier dernier, vers 1 h 45, ont commis un vol qualifié à la station-service Ultramar, au 7701, rue Roi-René à Anjou.Au moment où les deux hommes sont arrivés à bord d'une vieille automobile blanche, le préposé déblayait la neige.Les intrus suivent l'employé à l'intérieur et l'un d'eux lui dit: « C'est un hold-up.» Il l'accompagne ensuite derrière le comptoir et prend l'argent dans le tiroir-caisse.Pendant ce temps, l'autre suspect, armé d'un fusil de calibre 12 tronçonné, attend de l'autre côté du comptoir.Un des suspects est identifié.Le second, soit celui qui tenait l'arme, est un homme âgé de 30 ans, mesurant 1,78 m.Lors du vol, il portait une veste grise et des jeans.Il avait les cheveux gris et une barbe de deux à trois jours.Toute personne possédant des informations est priée de communiquer avec Info-Crime (393-1133).Piéton blessé ¦ Une jeune fille de 17 ans reposait hier soir à l'hôpital dans un état critique, après avoir été heurtée par une automobile, au moment où elle traversait en courant, avec une amie, la rue Saint-Jacques à l'intersection de la rue Oxford, dans l'ouest de Montréal.Selon un témoin de l'accident, qui suivait l'automobile qui a heurté la victime, l'automobiliste n'aurait pu éviter une des jeunes femmes qui est soudainement apparue devant lui.Des rivières débordent ¦ Trois rivières sont sorties de leur lit hier matin dans la région de Québec, provoquant l'inondation d'une dizaine de sous-sdls, à Charlesbourg, Lorrettevil-le et Québec.Cependant, les rivières Jaune, Saint-Charles et Nelson se sont rapidement résorbées.La fonte des neiges en forêt et la pluie d'hier sont à l'origine de ces crues.Séisme au Québec ¦ Un séisme d'une magnitude de 4,1 sur l'échelle de Richter a secoué en début d'après-midi, hier, plusieurs secteurs des Bas-ses-Laurentides et de l'Ou-taouais.Selon la Commission géologique du Canada, l'épicen-tre du tremblement de terre, survenu à 12 h 22, était situé à une trentaine de kilomètres à l'ouest de Hawkesbury, en Ontario, possiblement dans la région de Papineauville, au Québec.Le séisme, qui n'a fait aucun dommage, es! néanmoins le plus fort a survenir au Québec depuis celui de novembre dernier dans le secteur de Cap-Rouge.Sa ma-gnilude avait ete de 5,0 sur Pédicllc de Richter.Drame évité ¦ Un drame a été évité de justesse hier soir sur la rivière La-lontainc à Chertsey.Six enfants ) se disent très ( 23 % ) ou assez.( 6e.) satisfaits de la qualité de l'information qu'ils retrouvent dans les médias.Seulement 10 % ronchonnent vraiment.Par ailleurs, un peu plus d'un Québécois sur deux ( 55 % ) est d avis que la qualité de l'informa non s'est améliorée au cours des quatre dernières années, alors que 34 \"'«.jugent qu'elle est restée stable.Seulement 7 % parlent de de térioratlon durant cette période.Des résultats qui vont dans le même sens que ceux d'un autre sondage CROP, mené cclui-la en 1994.Les journalistes auraient toute* fois tort de s'asseoir sur leurs lauriers.Il n'y a en effet que 4 des gens a leur faire totalement confiance, et 52 % assez confiance, une proportion qui S'élève a 59 % chez les francophones.Pas moins de 36 % des répondants s'en méfient un peu.alors que 6 n'abordent aucune confiance aux propos des journalistes.Si des versions différentes* voire Contraires* d'une mente nouvelle sont présentées, qui croit-on ?On doutera davantage des médias écrits ( 22 % pour les revues et les magazines.21 pour les quotidiens ) que de la télévision ( 14 % ) et de l.i radio ( It) % ).l'exception à la règle dans l'écrit : les hebdos régionaux et de quartier, ({in s'en lirent avec un doute \" honorable » de 10 %.( i ne enquête d'opinion confirme, comme plusieurs l'ont fait auparavant* que la télévision demeure le média le plus régulièrement utilise lorsqu'on veut s'informer sur l'actualité < 7 % ,.Mais il s'en trotive quand même 43 % à écoutci la radio et 40°.a lire les quoii diens chaque jour ou presque.Ces derniers sont particulièrement populaires chez les gens For- s tentent scolarisés.De plus, 26 % des Québécois ouvrent un quotidien au moins une fins ou deux par semaine, s'ajoutant aux lecteurs as-sidtlS.Ainsi, au total, les deux tiers des répondants consultent un journal souvent ou occasionnellement* UmdlS que 18% ne les lisent que rarement et 16 \".jamais.Soixante-neuf pour cent des Québécois affirment par ailleurs que la télévision est le média qui repond le mieux a leurs besoins d'Information.La presse quotidienne vient au Second rang ( Il \".).loin derrière le petit écran mais légèrement devant la radio ( 12 \"«.).1 es revues/magazines et les hebdos ferment la marche* avec 1 % cha-1 un.I es gens ont aussi été Invités a identifier les principales forces et faiblesses des médias et des journalistes, la force de la presse, pour près de la moitié d'entre eux.Test d'aider les citoyens a comprendre ce qui se passe dans la société.Ain si.18% déclarent que les médias u les journalistes ont de 1.1 rigueui et du professionnalisme, 16% on'ils donnent des nouvelles 11a- ¦ * » Mes, tandis que 12 % sont satisfaits de la qualité de la langue écrite ou parlée dans les médias.En revanche, un citoyen sur quatre ( 24 % ) déplore le cote sensationnel de l'information ( meurtres, accidents* procès), dénonce l'amplification de la nouvelle.Le non-respect de la vie privée préoccupe par ailleurs 9 % d'entre eux.tandis que 7 % parlent de superlicialité* de manque de profondeur.Six pour cent se plaignent d'erreurs, de vérification Inadéquate des faits, et S % de répétitivité, d'originalité déficiente.Notons que le quart des personnes interrogées n'avaient pas de reproches a adresser aux médias ou aux journalistes, ou ne se sont pas prononcées sur cette question.Qu'ajoute*1 à la couverture de presse actuelle?Une question âp* paremment difficile, puisque un re pondant sur deux n'avait rien .1 proposer.Chez ceux qui ont ose 7 % voudraient plus de «< bonnes nouvelles >» et d'informai ions Internationales* et s % davantage de politique, a peine 3 % réclament plus de nouvelles sur la santé* un score surprenant. LA PRUSSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 19 AVRIL 1998 Air Titanic \t \t Stéphane Laporte i slhiboratioit spéciale L, a\\ ion avance sur la piste.J'atta-* che ma ceinture.Titi aussi.On s'en va en Californie.Une petite lune de miel au pays des étoi-é les.Ma blonde me prend la m main : « \u2014 Stéphane, c'est quoi ce bruit-là ?\u2014 Quel bruit ?\u2014 Le clingcling qu'on entend.\u2014 J'sais pas.\u2014 Ce doil cire une bombe ou une aile mal v Issée.J veux descendre ! \u2014 Voyons Titi, on est en train de décoller.\u2014 C'est pas grave, j'veux descendre ! » Titi a un gros problème dans la vie.Elle adore les grands voyages.Mais elle hait l'avion.Que ce soit Air Canada, Air France ou Air Zimbabwe, pour Titi c'est toujours Air Titanic î Air Catastrophe ! Noire Boeing prend son envol.Titi est en sueur.Elle murmure : \u2014 On va tomber, je le sens, on va tomber ! Pauvre Titi ! Quand on a peur en auto, on peut s'arrêter sur le bord de la route.Quand on a peur en train, on peut descendre à la prochaine gare.Mais quand on a peui en avion, on ne peut rien faire.Faut écraser.Façon de parler, bien sûr.J'essaie de la rassurer.« \u2014 Voyons Titi, aie pas peur, y'a pas de danger.\u2014 Y'a pas danger ?Aie chose, tu lis pas Paris-Match ! L'avion de la TWA.Pis celui d'Air India.Pis celui d'Air Canada qui a atterri dans le bois ! C'est pas des dangers, ça?! \u2014 Non, c'est des exceptions.\u2014 Ben qui te dit qu'on n'est pas à bord d'une exception ! \u2014 Ça Titi, c'est la fatalité.Quand ton heure est venue, il n'y a rien à faire.Mais t'en fais pas, je suis sûr que ton heure n'est pas encore venue.Crois en ton destin.\u2014 T'as raison.Je vais croire en mon destin.Mon heure n'est pas arrivée.Mais peut-être que l'heure du gars assis là-bas est arrivée ?Pis à cause de lui, l'avion va tomber.Han ?C'est ça le problème.En avion, faut pas juste croire en son destin, faut croire en celui du voisin.C'est pas mal plus inquiétant.» Je n'avais pas vu ça comme ça.Le doute s'empare de moi.Et si Titi avait raison ?Je regarde chacun des passagers en me demandant si l'un d'eux a un destin dont la date d'expiration est aujourd'hui.Il y a une vieille madame assise à gauche.Et au fond, une religieuse avec un jeune enfant.Ça me fait penser à Airplane.Je commence a avoir un peu peur.La voix du pilote résonne dans les haut- parleurs : « \u2014 Mesdames et messieurs, veuillez vous asseoir et boucler voire ceinture, nous allons uaverseï une zone de iur.» Il n'a pas le temps de dire bulences.On frappe une poche d'air ! Un iceberg du ciel.L'avion se met à brasser comme la bedaine d'un Québécois courant sur une plage de la Floride.Titi s'accroche à mon bras : « \u2014 J'aime pas ça.Ça fait clingcling de partout.C'est pas normal.\u2014 Ben non, voyons donc, c'est normal, y'a rien là.\u2014 T'es sûr ?\u2014 Certain.» Je le dis, mais je ne le pense pas.Je fais mon Brave, mais en dedans, je file Expo.Plus la poche est grosse, plus l'avion est secoué comme si King Kong s'en servait pour se gratter le dos, plus je me demande ce que je fais là.Nos mères nous ont toujours dit de ne jamais monter dans l'auto d'un étranger, mais on monte dans l'avion de n'importe qui ! Le pilote, je ne l'ai jamais vu ! C'est peut-être son premier vol.ou son dernier ! J'essaie de me calmer.Mais à chaque poche, l'angoisse me reprend.Titi, elle, semble aller mieux.Elle lit sa revue.Presque relaxe.Elle s'est débarrassée de sa peur en me la confiant.Maintenant, c'est moi qui suis pris avec.La peur, c'est comme la tag.Suffit de la donner à quelqu'un d'autre.Mais moi, je suis trop macho pour avouer à quelqu'un que j'ai peur.Alors je la garde.Je stresse de l'intérieur.Notre avion se prend toujours pour un mixeur.Je fais des promesses à Dieu.Si on ne tombe pas, je promets de ne plus manger de junk food.De ne plus jamais m'impatien-ter.Et de ne plus jamais sacrer.Titi s'est endormie.La ch inceuse ' Fe regarde par le hublot.J'essaie de me raisonner.Après tout, on peut mourir en traversant la rue.Où que l'on soit, la vie ne lient qu'à un fil.Le problème en avion, c'est que le fil est pas mal haut.Les poches d'air se sont estompées.Je respire.Et je me dépêche de réviser mes promesses à Dieu : « \u2014 Tantôt ce que j'ai voulu dire, c'est que j'étais pour essayer de manger moins de junk food, essayer de ne plus m'impatienter et es-sayer de ne plus sacrer.On se comprend ?» J'ai un peu honte.Je suis la Sheila Copps des airs ! On descend enfin de l'avion.Toujours vivants ! Nos pieds foulent la bonne vieille terre.Youppi ï Notre lune de miel au pays des étoiles commence.Titi me prend la main : « \u2014 Stéphane, c'était quoi ce bruit-là ?\u2014 Quel bruit ?\u2014 Le shikaboomshikaboom qu'on vient d'entendre.\u2014 J'sais pas.\u2014 On dirait que le sol a bougé.Dans la revue que j'ai lue dans l'avion, c'était écrit qu'il y avait 80 % de risques qu'un tremblement de terre rase la Californie d'ici l'an 2000.\u2014 Voyons donc, raser la Californie, ça prendrait bien trop de crème à barbe ! » Titi rit.Elle est rassurée.Pas moi.À bien y penser, c'est vrai qu'on dirait que la terre a bougé.Ma blonde m'a encore donné sa peur.Je me demande à quelle heure est le train pour Montréal.tes commissions S scolaires ne veulent pas d'élections le lundi RAYMOND GERVAIS il n'est pas question de tenir des élections scolaires le lundi 22 juin.C'est le message on ne peut plus dajr lancé hier par le conseil d'ad-mipistration de la Fédération des commissions scolaires du Québec a la ministre de l'Éducation, Pauline Maurois.f éunis a Québec vendredi soir, les*32 membres du conseil d'administration, qui représentent 134 commissions scolaires, recommandent à l'unanimité à Mme Marois détenir les élections scolaires le dimanche 14 juin.Pour la Fédération des commissions scolaires, il est impensable que des élections aient lieu un lundi.Historiquement parlant, les élections scolaires ont toujours eu lieu le dimanche.Il est plus facile de trouver des bénévoles le week-end que durant la semaine et surtout, il n'est pas question pour la Fédération de reporter des examens OU de prolonger les classes d'une journée.La Fédération fait remarquer à la ministre qu'a cause du verglas de j invler, il y aura encore des élevés dans les écoles le 22 juin et que les examens ne seront pas terminés.De plus, cette date est trop rapprochée de la Saint-Jean-Baptiste et des vacances pour susciter un intérêt accru de la population.Le gouvernement désire de son côté aller de l'avant avec la date du 22 juin afin de favoriser une plus grande participation, se disant que les gens seraient plus enclins à se rendre aux urnes en semaine qu'un dimanche.De son côté, la présidente de la Fédération des commissions scolaires, Diane Drouin, a déploré qu'à la veille de la création des nouvelles commissions scolaires linguistiques, soit le 1er juillet, la date des élections ne soit pas encore fixée par le gouvernement.Jusqu'à maintenant, plusieurs commissions scolaires se sont exprimées sur le sujet.Elles rejettent toutes la date suggérée par le gouvernement.Même la CECM s'est prononcée contre.Pour la Fédération des commissions scolaires, si les élections avaient lieu le dimanche 14 juin, cela laisserait deux semaines pour mettre en place les conseils des commissaires pour les nouvelles commissions scolaires linguistiques.Pour que des élections se tiennent un lundi, la loi électorale devrait être amendée et recevoir l'assentiment de l'opposition officielle.Or, la Fédération espère que si les 134 commissions scolaires ne veulent pas d'élections le lundi 22 juin, l'opposition va en tenir compte et le gouvernement devra réviser sa position.Lors des dernières élections scolaires, le taux de participation dans l'ensemble de la province a été de 28 %, tandis qu'à Montréal, il était de 13 %.Léo-Paul Lauzon dénonce les profits « obscènes » de l'industrie pharmaceutique DENIS ARCAND Apres avoir traité pendant des années les banquiers canadiens de shylocks et de bums en cravate, Léo-Paul Lauzon dénonce maintenant un secteur économique qui realise (les profils encore plus obscènes, dlt-11.Le nouvel ennemi public numéro un de Lauzon est l'industrie pharmaceutique, dont les profits après impôts ont atteint 36 % en 1996.Ils font encore plus de profits que les banques ( 18 % ), le douille ! » a déclaré hier le professeur i auzon, au terme dune conférence donnée devant 420 personnes qui ont |>a\\e 20 S chacune pour assister .i colloque de l'UQAM intitule « A qu| profite le démantèlement de l'État ?» Lauzon reprenait en fait durant sa conlerence les travaux de son collègue de l'UQAM Gino Lambert, présentes en matinée.i atizon dit que de tels profits de-issent de 24 ou 26 points de urcentage ce qu'il considère >mmc raisonnable, dans un sec - m comme celui de la saute.« Ces mpagnles-là prétendent quelles réinvestissent leurs prolits dans la recherche méditait, mais quand on irdc leurs rapports annuels* on .«il que t'est de la loutaisc : elles versent % de leurs revenus nets il dividendes aux actionnaires.»» M.LaUZOn dénonce aussi le fait que les dépenses en médicaments ont le seul poste budgétaire qui n'a pas été passé à la hache dans le budget québécois de la Santé : « En fait, il est à la hausse.» Il souligne que ces compagnies qui profitent de diverses déductions fiscales ont « des revenus d'intérêts qui dépassent leur dépenses d'intérêts.Ce sont des quasi-banques ! » Durant ses conférences, le professeur Lauzon, qui est au T-shirt ce que Dan Bigras est à la camisole, place l'enseignement universitaire à la frontière du stand-up comic et d'un discours de Lénine.Difficile dans un journal de décrire combien cet homme sérieux qui parle de choses graves peut être drôle.Selon lui, les champions de la droite québécoise, Jean Coutu, Bernard Lamarre, etc., veulent que l'Etat réduise les impôts et les services à la population.Ainsi, les classes aisées auront plus d'argent pour payer aux cliniques, assureurs, marchands d'eau, producteurs d'électricité et écoles.privés les services que l'État fournit maintenant.Pour ce qui est des pauvres, qu'ils s'arrangent.Pour justifier le laisser-faire, l'idéologie individualiste et la suprématie du marché, la droite québécoise a ses idéologues de service.André Raynault, Yves Rahatid, et surtout Pierre Fortin, qu'il accuse de détendre « les grossièretés sans même un vernis de rigueur scientifique.».Les médias sont des « porte-queues » qui avalent tout, sans rien questionner ou presque, dit-il.PhOTO ROBERT SONNER LêPmsê D'heureuses retrouvailles Pendant sa longue carrière journalistique, notamment au Petit Journal et à Dimanche Dernière Heure, Roland Côté a côtoyé des jeunes qui apprenaient le métier, dont Louise Cousineau, Ly-siane Gagnon, Serge Dussault, Jules Béliveau.Vendredi, au restaurant Le Maistre, M.Côté et son épouse Jacqueline ont renoué avec l'équipe de l'hebdo TV-Plus qu'il dirigeait en 1978.Aujourd'hui retraité, M.Côté n'en consacre pas moins son temps et ses énergies à faire du bénévolat et à jouer au bridge.Ses protégés d'il y a 20 ans poursuivent pour la plupart une carrière dans les médias écrits et la télévision.Dans l'ordre habituel : Sylvia Côté, Jacqueline Côté, Da-nielle Gauthier, Roland Côté, Philippe Lapointe, Danielle Côté-Trudel, Alain de Repentigny et Aline Dupuis.Grande journée d'embauché chez CAE DENIS ARCAND Dans un simulateur de Boeing 737, hier, le pilote d'essai Guy Brassard faisait faire une petite visite à quatre des 100 diplômés invités hier par CAE lors d'une journée de recrutement.« Ça te tente de le faire décoller ?a-t-il demandé à Allen Hoyt, un informaticien de McGill.O.K.on décolle de Hong Kong.» Franchement, Hoyt ne s'est vraiment pas ma) débrouillé pour un gars d'ordinateurs.Il a fait décoller l'appareil, a survolé les collines virtuelles entourant l'aéroport de Hong Kong, visibles à travers les écrans cathodiques montés sur les hublots.« Up ! Up ! » s'est mise à ordonner la machine.« Elle te dit que tu décroches.» Hoyt a tiré sur les commandes, mais pas assez pour prévenir le décrochage.Un écrasement virtuel, bien sûr, pas plus grave que le tilt d'une machine à boules.Tant mieux, un simulateur vaut quand même 18 millions.Grande journée d'embauché, hier chez CAE Electronique, le fabriquant de simulateurs de vol du chemin de la Côte-de-Liesse.Une centaine de diplômés imminents des quatre universités de Montréal avaient rendez-vous hier chez CAE, en route, peut-être, vers des offres d'emploi.Le carnet de commandes de CAE déborde et la compagnie contrôle 88 % du marché mondial \u2014 par comparaison à 55 % l'an dernier \u2014 a souligne la relationniste Pascale Lambert.La plupart des diplômes invités hier par CAE sonfl des Ingénieurs électriciens ou électroniciens et des informaticiens, a indique Eillgh Mitchell, vice-président aux ressources humaines.Il y a aussi quelques ingénieurs mécaniciens et chimistes.Les jeunes peuvent s'attendre à gagner « 39 000$ ou 40 000$ » par année à l'entrée.Un >h0T0 BERNARD BRAULT.LâPrwtêê Le pilote d'essai Guy Brassard donne un coup de main au finissant en informatique Allen Hoyt.bon ingénieur qui veut rester ingénieur peut rapidement gagnei 70 000 $, mais les salaires montent plus pour ceux qui assument des postes de supervision.« Le marché de l'emploi est très, très compétitif, à cause d'une pénurie mondiale dans les domaines recherches.Mais le type de travail qu'on lait a CAE est un gros atout.I es jeunes arrivent che' nous et ils peuvent se lancer, ici même à Montréal, che/ eux, dans un domaine a la fine pointe de la technologie.Des qu'ils voient ce qu'on t.m ici.ils veulent rester dit Mu chell.Mats les opportunités soin nombreuses ailleurs et Mitchell souligne qu'il est continuellement en recrutement pour compenser le roulement, en plus de combler les nouvelles embauches.Il n'a pas eu à convaincre Andréa Iftimie, une ingenieure électricienne de Concordia sollicitée pour un poste aux systèmes de contrôle : «J'adore l'aérospatiale.Et j'ai déjà travaillé à CAE dans un poste d'étudiante >», dit-elle.« Cette année, on a déjà engagé une centaine de récents diplômes, auxquels s ajouteront les cent autres postes de finissants qu'on comble en ce moment.Mais on va aussi engager 200 personnes d'expérience assez bientôt.» il va actuellement 1700 employés a CAE Mont- il, dont 180 à Mirabcl pour le ci mirât il entretien des F-18 de l'aviation canadienne; 2000 soin Ingénieurs OU techniciens ; 600 sont îles ouvriers qualifies. A 6 LA PRESSE.MONTRÉAL, DIMANCHE 19 AVRIL 1998 Votre page Web de Des images nui mènent au bout du monde! PIERRE-FRANÇOIS SAPINSKI Collège BoiS'de-Bou logne On a vu que l'édition d'une page Web nécessite du texte, des images, de la couleur, etc.Mais avec les images, il y a plus.C'est ce que nous allons voir dans cet article.Tout d'abord, jetons au rapide coup d'oeil aux différentes façons d'utiliser l'image comme lien Internet.Lien simple La première façon, la plus simple et aussi la moins raffinée, consiste à relier le lien hypertexte à l'image avec la balise : « WTDTH » exprime la largeur et « HEIGHT » la hauteur de l'image.< ALT » est une balise qui explique ce que représente l'image ; elle est utile pour les gens qui naviguent sans les images.La carte-image La seconde façon, est appelée la carte-image ( en anglais « image-îiiap » ).La carte-image est compose*, en secteurs.Chaque secteur de l'image est associé à une adresse Internet.En cliquant sur un secteur de l'image, nous sommes transportés à cette adresse.Pour voir comment on s'y prend pour créer des images-liens, jetez un coup d'oeil au code source.Cette option est offerte dans votre logiciel de navigation.Le numériseur Qu'est-ce qu'un numériseur, me demanderez-vous ?Si je vous dis : scanner ».le reconnaissez-vous ?Le numériseur sert à transférer un document papier directement à PIS \u2022>\t\t1
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