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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Plus
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1998-03-14, Collections de BAnQ.

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[" SrOTTI SUBARU B Montréal, samedi 14 mars 1998 Plus ANNONCES UB orsa 349^ *24 mes.«fswwni nrttt œ - 2 995$ouéchtngêéquN»-2 tort.Taies, frarspert el pre-2 otrabon en sus | -\u2022 20000 km par année.4305, bout.Métropolitain, E»r7 (514) 725-9394 CHURCHILL FALLS Les Innus sont prêts pour la bataille Les résistants autochtones sont jeunes, instruits et expérimentés Bruno Bisson Churchill Falls.lundi matin.Un long convoi de véhicules quitte l'aéroport local en direction du centre communautaire du village où une conférence de presse-spectacle, organisée à grands frais, va sceller la réconciliation hydroélectrique entre les provinces du Québec et de Terre-Neuve.Le terrain a été « préparé » par une vingtaine de relationnistes depuis des jours.Les premiers ministres Lucien Bouchard et Brian Tobin sont là, suivis de représentants de grands médias nationaux et d'une armée de dignitaires, de fonctionnaires et de cadres des sociétés provinciales de production d'électricité, amenés là dans 14 avions nolisés pour l'occasion.Mais sur la route, une centaine de personnes attendent.Depuis la veille, elles campent dans le bois en bordure de la route.Les pancartes des manifestants ont été fabri- quées la semaine d'avant, en classe, par des élèves de leurs écoles.Ce soir-là, aux frais des gouvernements du Québec et de Terre-Neuve, les Innus de la Basse-Côte-Nord québécoise et du Labrador se sont payés tous les bulletins nationaux d'information, un luxe qu'il n'aurait jamais pu se payer seuls.« Ce qui a fait défaut aux relationnistes d'Hydro-Québec et des deux gouvernements, c'est qu'ils n'ont jamais pensé qu'on pouvait être aussi futés qu'eux », dit l'avocat Armand McKenzie sur un ton mi-figue, mi-raisin.Sur le strict plan de l'image, les Innus de la Basse-Côte-Nord du Québec et du Labrador ont gagné, lundi, le premier round d'une négociation qui sera aussi longue que nécessaire afin d'ouvrir la voie au projet hydroélectrique de Churchill Falls, qui coûtera 10 milliards de dollars, le « deuxième plus grand chantier du monde ».Sur le plan de leurs relations avec Québec et Terre-Neuve, par contre, les Innus trouvent la pilule amère ; d'abord, parce qu'ils ont été tenus à l'écart des discussions qui ont duré un an, entre les gouvernements des deux provinces ; et parce qu'on leur a quand même demandé, par la suite, de venir cautionner par leur présence un projet de construction dont ils ne savent rien, et avec lequel ils sont, fondamentalement, en désaccord.« La nouvelle tendance pour vendre des projets aux autochtones.c'est d'en faire des partenaires, ajoute l'avocat McKenzie.C'est beau en principe, mais ce qui s'est passé cette semaine n'inspire pas grand-chose.La décence aurait voulu qu'on nous informe avant d'annoncer le projet de Churchill Falls ».Selon lui, c'est précisément ce genre de comportement, un brin méprisant du point de vue des Innus, qui a valu à Hydro-Québec la guerre en règle que les Cris ont livrée au projet Grande-Baleine, entre 1990 et 1994.Qui sont ces Innus ?Les Innus, qu'on appelait « Montagnais » dans un passé récent, ont une longue tradition de négociations territoriales paisibles avec le gouvernement du Québec et de voisinage assez facile avec Hydro-Québec.Au cours des années 90, malgré une résistance symbolique des militants traditionalistes, Hydro-Québec a aménagé deux projets d'importance sur la rivière Sainte-Marguerite ( 882 mégawatts ) à hauteur de Sept-iles et au lac Ro-bertson ( 21 mégawatts ) près de la communauté innue de Pakua Shi-pi, sans trop de difficultés.Mais depuis, bien des choses ont changé dans le Nitassitian, ce territoire de plus de 700 000 kilomètres carrés qui chevauche les frontières du Québec et du Labrador et qui est revendiqué par les neuf communautés innues du Québec de- puis la fin des années 70.En 1995, le démantèlement du Conseil atikamek-montagnais, très contesté au sein même des Innus, a mené à la prise en main locale du leadership dans chaque communauté.Sur la Basse-Côte-Nord, Mamit Innuat, un organisme né en 1982, qui gère les programmes sociaux, de santé et d'éducation dans les villages de Mingan, Natashquan, La Romaine et Pakua Shipi, s'est peu à peu imposé comme un animateur social en collaboration avec le pouvoir politique assumé par les conseils de bande.Ses employés, jeunes, instruits, très au fait des méthodes de communication de masse ( ils ont, entre autres, un site Internet ) ont commencé à insuffler un leadership différent, plus militant, à leurs communautés respectives.Depuis de nombreuses années, les Innus des quatres communautés de la Basse Côte-Nord, dont la population totale atteint les 2 300 âmes, ont conclu des alliances stratégiques avec leurs « voisins », Innu Nation, un regroupement politique des bandes innues de Davis Inlel ci Sheshatshiu, au Labrador ( environ 1 500 personnes ), ainsi qu'avec la » bande québécoise de Schefferville ( 637 habitants ).La conjugaison de leurs efforts a mené à une lutte épique sur la question des vols militaires à basse altitude au Labrador, et récemment à la remise en question d'un gigan- tesque projet minier de six milliards de dollars de la multinationale Inco, à Voisey's Bay, au Labrador également.En septembre 1997, la Cour d'appel de Terre-Neuve a annulé les permis que le ministère de l'Environnement avait accordés à Inco, quelques mois plus tôt, pour construire les infrastructures de la future mine, avant même que l'étude d'impacts environnementaux du projet global ne soit achevée.La décision a repoussé l'exploitation de la mine d'au moins un an, un retard qui pourrait être fatal au projet, de l'aveu même d'Inco.L'avocat innu Armand McKenzie de Schefferville, a participé à cette cause auprès de l'équipe d'avocats d'Innu Nation.C'est lui qui devrait être aux commandes de la bataille juridique des Innus contre le projet de phase II de Churchill Falls et il promet déjà que celle-ci sera lancée « tous azimuts ».« Comme les Cris l'ont fait avec Grande-Baleine, les Innus vont prendre tous les moyens légaux nécessaires pour arrêter le projet de Churchill Falls, dit-il.Mais la bataille ne se limitera pas à des salles de cour ».Les sept communautés préparent déjà leur plan d'attaque.« Contrairement à ce qui est arrivé à Sainte-Marguerite, ajoute Guy Bellefieur, porte-parole de Mamit Innuat, on ne se contentera pas de planter nos tentes sur le bord d'une route de « gravelle »> en attendant que la police nous ramasse ».v v-7\" Schefferville^ ¦ -s > /_ \u2022 \u2014» r /À j' A Réservoir Smallwoûé \\ -y s LABRADOR (Terre-Neuve) Churchill Falls Churchill Falls (puissance additionnelle s: projetée) \\ fLac Lonq'~\\ \u2014 Lac Briilc Shesheisheits ifc Muskrat Falls (projeté) Gull I si and (projeté) POSTE Dérivation Saint-Jean DES MONTAGNAIS\\ j^maine Canal de dérivation Saint-Jean-Romaine (profité) Sainte-Marguerite-(ett construction) Sept-îles Barrage Saint-Je §/ (projeté) Davis Inlet Utshimassit *k s*.Montréal /rw I Territoire Innu du Nitassiiidti Légende Village autochtone © Centrale Poste Réservoir projeté Ligne de transport projetée QUÉBEC Pakua Shipi y Barrage Romaine-4 (projeté) Lac Robertson V §/ Mingan 7* =3* POSTE ARNAUD i Natashquan La Romaine v\u2014f- 0 25 j 125 km r Y Sources: Hydro-Québec et Mamu Pakatatau Mamit Infographie La Presse « Jamais sans notre consentement » Dire que les Innus sont ouverts au projet de Churchill Falls est, présentement, fort exagéré.Il existe toutefois une différence de taille entre la position fermée que les Cris ont adppté, au début des années 90, face au projet Grande-Baleine, et celle des Innus, exprimée en une phrase par leur porte-parole, Guy Bellefieur : « Le projet ne se fera pas sans notre consentement ».« Le message véhicule par les gouvernements du Québec et Terre-Neuve, ajoute-t-il, c'est que les autochtones sont des empêcheurs de développer en rond.Si c'est le cas, comment expliquer que les barrages construits en territoire autochtone produisent pas moins cde 15 000 mégawatts de puissance hydroélectrique ?» Les Innus ont été frustrés pai l'attitude de Terre-Neuve et du Québec qui les ont exclus des discussions préliminaires entourant le projet de Churchill Falls.Le lien de confiance nécessaire n'a pas été établi, et cela n'augure rien de bon.1 es déclarations du président d'Hy-dro-Quehec, André Caille, assurant aux'médias cette semaine que les jeunes Innus sont mieux disposes à la négociation que leurs aines, n'a pas arrangé les choses.Hydro-Québec devrait savoir, après son expérience avec les Cris, qu'on ne parle jamais au nom de quelqu'un d'autre, chez les autochtones, a moins il être mandate pour le faire.Du côté du Labrador, la présidente de l'organisme innu Nation, Mme Katie Rich, s'est dite consternée, jeudi, de constater a quel point le gouvernement provincial de Terre-Neuve semble affirmatif dans la description technique très détaillée du projet.« Comme si tout était déjà conclu, dit-elle.Ce ne sont pas des propositions mais des ententes entre Québec et Terre-Neuve qui sont présentées dans les documents reçus.» Dans une lettre adressée au premier ministre Brian Tobin, Mme Rich a propose une démarche en trois points, le premier reposant sur une compensation financière i verser aux Innus, non pas pour le projet proposé lundi, mais pour la première phase du complexe qui n'a jamais fait l'objet de négociations avec les autochtones dans les années 60.Après, insiste-t-elle, des négociations pourraient s'enchaîner sur la possibilité d'un aménagement du Bas-Churchill, considérant que tous les scénarios restent encore ouverts, et qu'aucun accord défini-til n'est encore intervenu entre Québec et Terre-Neuve.Du côté québécois, selon M.Bellefieur, les Innus ne prendront pas position, dans les communautés, tant qu'ils ne disposeront pas de toute l'information nécessaire sur le projet.,Ën attendant, la position adoptée par Mamit Innuat se limitera aux impacts environnementaux connus, notamment sur la disparition de 1 100 kilomères carres de territoire qui seront inondes pour la création du réservoir du lac Brûlé qui alimentera les barrages du nom eau complexe.Évidemment, les Innus s'y opposent.« Nous n'avons encore reçu aucun document de source officielle, affirme M.Bellefieur, sauf un brouillon de communique qui nous a été envoyé par Hydro-Québec, la veille de conférence de presse de lundi, et qui vient du gouvernement île Terre-Neuve.En anglais î »> Les relationnistes d'Hydro-Que-bec et du gouvernement ont aussi apparemment oublie que les Innus lonnent le plus important groupe autochtone OU Québec qui ait massivement adopté le français comme langue d'usage courant. B2 LA PRESSE.MONTRÉAL, SAMEDI 14 MARS 1998 Editorial la Presse.André Desmarais l'kLSIDLNT du conseil d'administration Roger D.Landry president i t l DITEUR Claude M a s son éditeur adjoint Marcel Desjardins directeur de l'information Alain Dubuc , éditorialiste en chef Alain Dubuc Le candidat de la maj orité orpheline e temps dos spéculations est termine.La façon dont Jean Charest a demandé du temps pour réfléchir à son avenir montre qu'il prépare son passade sur la scène politique québécoise.Il s'agit là d'un événement politique marquant.iw On a répète souvent, depuis quelques jours, qu'un seul homme ne peut pas faire toute la différence en politique.C'est faux.L'histoire politique est pleine d'exemples montrant l'impact majeur sur le cours des choses qu'une seule personne peut avoir.La carrière de Lucien Bouchard est là pour nous le rappeler.Nous savons déjà que l'arrivée de Jean Cha-rest modifiera significativement les rapports de forces entre le PQ et le PLQ, entre souverainistes et fédéralistes, entre le Québec et le reste du Canada.Il est vrai que les attentes suscitées par la venue de Jean Charest à la direction du Parti libéral du Québec ont sombré dans l'excès.Jean Charest, politicien très compétent et fort habile, n'est pas un messie.Il ne s'est jamais imposé comme un grand homme capable de marquer sa génération, il ne s'est pas non plus distingue par ses idées on par les causes qu'il défendait.Il s'agit bien plus d'un politicien d'image, comme Bill Clinton, dont le principal talent consiste à maîtriser, avec un instinct très sûr, le jeu politique.Mais sa force, c'est le « timing ».Le fait qu'il soit la bonne personne au bon moment, au bon endroit, pour incarner les aspirations et les besoins d'une majorité de Québécois.Les sondages montrent de façon très claire que l'appui au projet souverainiste s'est effrité pour se situer maintenant aux alentours de 40 %.Et que les deux tiers des Québécois ne veulent pas d'un autre référendum.Mais cette majorité est orpheline.Ces soixante pour cent d'électeurs ne trouvent pas une voix pour les représenter.Ni Lucien Bouchard, très populaire mais qui veut leur enfoncer un référendum dans la gorge, ni Jean Chrétien, incapable de parler aux nombreux nationalistes québécois, ni Daniel Johnson, trop faible pour les défendre.Charest est capable de parler au nom de ce « mainstream » québécois qui veut passer a autre chose.Il y parvient en partie avec un discours capable de concilier les inquiétudes des anglophones et les désirs de changement des nationalistes francophones.Il réussit ainsi à ramener au bercail fédéraliste les vingt ou trente pour cent d'électeurs hésitants qui, fondamentalement, révent de changement sans rupture.Cela suffira-l-il a lui assurer une victoire électorale contre Lucien Bouchard ?Les sondages, pour l'instant, disent que oui.Le SOM-Lj Presse de la semaine dernière donne 44.6 % à un PLQ dirigé par Jean Charest, 3 3,7 % au PQ et 8,1 % à l'ADQ.L'analyse du sociologue Pierre Drouil-ly, que nous avons publiée hier, laisse même présager la possibilité d'un balayage libéral, surtout s'il prive l'ADQ de sa raison d'être.Les sondages mesurent cependant l'effet Charest, dont la magie s'envolera sans doute quand il sera confronte à la réalite.Jean Charest devra en effet passer plusieurs tests, bâtir un programme compatible avec son passe et la tradition libérale, se distinguer sur des thèmes politiques pro-\\ inciaux.organiser son nouveau parti, et surtout, affronter un adversaire immensément populaire.11 faut se méfier de la sagesse populaire qui invoque les *>as de Kim Campbell et de John Turner pour montrer la fragilité des sauveurs.Mais Lucien Bouchard est un contre -exemple de cette thèse.Et Jean Charest ne prend pas la téte d'un parti usé par le pouvoir.Mais surtout, n'oublions pas l'atout majeur de Jean Charest qui pourra promettre aux Québécois de leur épargner un rélerendum dont ils ne veulent pas.6£RGE SêMM*& er viEAJÛ Û0OTO \\JOUT Cû Y7?t ¦ Le délire des « topocrates » Après les conflits autour du découpage territorial et du partage des écoles, la naissance des commissions scolaires linguistiques a provoqué une nouvelle déflagration.Son enjeu, ce sont les noms des nouvelles créatures.Une bataille absurde qui aura eu un seul mérite : révéler l'incommensurable futilité de la Commission de toponymie, l'un des fleurons de notre appareil bureaucratique.Pour bien comprendre le débat, remontons à ses sources.C'est l'automne, les conseils provisoires des commissions linguistiques font leurs premiers pas.Dans un ultime effort visant a saboter une réforme qu'elle n'a jamais digérée, la coalition catholique dirigée par Michel Pallascio met de l'avant une petite astuce.La future commission scolaire francophone du centre de la métropole n'aurait qu'à s'appeler.Commission des écoles du centre de Montréal.Ou CECM.Comme avant.Et vlan Mme Marois ï Les commissions linguistiques porteront toutes le nom de «« commissions scolaires » et le terme « école » est formellement banni, rétorque Québec.Et vlan M.Pallascio î La vieille garde de la CECM capitule et la chasse aux noms peut commencer.On a d'abord songé à une Commission scolaire du centre de Montréal.Mais c'était sans compter avec la vigilance de la Commission de toponymie, qui désapprouve les appellations référant aux points cardinaux, pour cause de banalité.Les mots est, nord, ouest, sud ou ce>ttre sont proscrits.Toute référence à la qualité linguistique des nouvelles instances est aussi interdite : exit les mots anglophone ex francophone.Agnès Gruda La situation est saugrenue : des organisations qui se distinguent par la langue et le lieu doivent se trouver des noms qui n'évoquent aucune de ces deux réalites ! La commission scolaire francophone ( sic ) du centre ( re-sic ) s'est empressée d'attraper le seul nom possible : Commission scolaire de Montréal.Bien.Sauf que cela laisse peu de choix aux autres, dont les deux commissions anglophones qui se partagent le territoire de l'île de Montréal.Comment diantre vont-elles s'appeler ?Le conseil provisoire qui régne sur le West Island a choisi la provocation.L'Ontario a bien son Upper Canada School Roard, pourquoi n'y aurait-il pas un Lower Canada School Roard au Québec ?Évidemment, nos valeureux « topocrates », ceux-là même qui avaient souligne le 20» anniversaire de la loi 101 en baptisant autant d'îles du Grand Nord sans une seule référence au fait autochtone, n'allaient pas laisser passer ce défi politique.Et c'est l'impasse.La situation de l'autre commission anglophone, qui recoupe l'essentiel de la ville de Montréal, est plus complexe.Elle aurait pu s'appeler Montréal School Roard et respecter toutes les directives.Mais la version française de ce nom est déjà prise.Que faire ?La Commission de toponymie, selon la brochure envoyée aux conseils provisoires, aime les noms poétiques qui évoquent des particularités locales : oies blanches, tourbières, etc.Il n'y a pas d'oies blanches a Montréal, mais ce n'est pas la poésie qui manque.A-t-on pense a une Commission scolaire des Bacs verts?Des Pigeons gris?Eh non ! Reculant devant la crainte du ridicule, la Commission de toponymie a finalement dit oui au English Montréal School Roard.Mais à une condition : que le qualificatif « english » soit placé au début du nom.Ainsi, ce n'est pas la commission scolaire qui est définie comme anglophone, mais la communauté qu'elle dessert.Nuance.Plus délirant que ça.LA PRESSE ET VOUS L'état de santé du Rocket Le quotidien The Gazette, dans son édition de mercredi, annonçait en première pape, sous la signature de son réputé chroniqueur Red Fisher, que Maurice Richard souffre d'un rare cancer à l'abdomen et qu'il a entrepris « la bataille de sa vie » pour le combattre.Cette nouvelle a rapidement fait le tour du pays.Dès le lendemain, le plus important quotidien au Canada, The Toronto Star, reprenait l'information à la une, de même que les autres grands journaux, la radio et la télévision.Le Journal de Montréal laisaii toute sa première page avec cette nouvelle.Pourquoi La Presse, qui suit de très près l'évolution de l'état de santé de son collaborateur émérite, n'a-t-elle pas eu le « scoop » sur le cancer de M.Richard ?Les lecteurs attentifs auront tout compris.Dès le 18 janvier, en première page de son édition du dimanche, La Presse avait titré* en exclusivité : «< Maurice Richard admis a l'hôpital Henry >».Neuf jours plus lard, dans son édition du 27 janvier, notre quotidien révélait : « Maurice Richard retourne à l'hôpital y subir des examens ».Sans aller dans des détails trop personnels OÙ intimes sur sa maladie, la Presse a révélé l'essentiel de l'étal de santé du Rocket.Aussi fatft-il comprendre sa réaction, dans sa chronique qui apparaît aujourd'hui même en première page, lorsqu'il écrit : « Un journaliste auquel je n'avais pas parle depuis des années a rendu publique la nouvelle selon laquelle je combattais un cancer.Je n'ai pas aimé.>» Depuis plus de 17 ans.Maurice Richard est un fidèle et dévoué collaborateur de La Presse.Fidèlement chaque dimanche, il est au rendez-vous.Me e s'il ne rédige pas lui-même ses texies, il est aux aguets pour commenter tous les événements significatifs du merveilleux monde du sport.Le Rocket est une légende.Tout ce qui lui arrive nous touche collectivement.A preuve, le Québec tout entier et même le Canada anglais ont éié affectés celle semaine en apprenant qu'il souffre d'une tumeur cancéreuse à l'abdomen.Jeudi soir, au Centre Molson, lors du match Rangers-Canadien, on a entendu des applaudissements nourris lorsqu'une jeune dame, aperçue sur l'écran géant, a déroule un message à l'adresse de Maurice Richard : « Longue vie au Rocket »».A chaque fois qu'il vient faire son petit tour a La Presse, a deux ou trois occasions durant l'année, le Rocket fait toujours son petit effet sur le personnel.Les \u2022\u2022eus veulent lui loucher, lui parler, le féliciter, lui rappeler de-bons souvenirs.Un soir de hockey, dans l'ancien Forum, alors que j'avais a accompagner M.Richard dans i.i loge de La Presse, l'avais été grandement impressionne par la force d'itir.iclion qu'exerce encore aujourd'hui le Rocket.Il ne pouvait faire deux pas sans que quelqu'un lui demande une autographe.Plusieurs politiciens et même plusieurs joueurs actuels portant le CH souhaiteraient sans doute jouir de la même popularité.^ \\u nom de toute l'équipe de La Presse.c'est avec beaucoup d'affection que nous souhaitons à notre héros national et à noire précieux collaborateur le retour à une santé complète.Et, à l'avance, une toute prochaine saison de pêche exceptionnelle.Les excuses d'un journaliste Difficile semaine pour le monde du journalisme.L'agence Reuters nous apprend que David Brock, journaliste indépendant à l'origine de l'affaire Paula Jones, a présenté ses excuses au président Bill Clinton, ajoutant avoir été manipule par les adversaires du président des États-Unis.Dans un article paru en 1993 dans VAtneri-aui Spectator, publication conservatrice, Brock avait déclenché une véritable réaction en chaîne aboutissant au dépôt de la plainte de Paula Jones pour harcèlement sexuel contre Bill Clinton, suivie de l'affaire Monica Lewinskl.Brock avait écrit que les gardes du corps de Clinton procuraient régulièrement des femmes à celui qui n'était alors que gouverneur de l'Arkansas.Il evoquaii notamment le cas d'une jeune femme, « Paula qui assurait avoir été conduite à Clinion.en 1991, dans une chambre d'hôtel de Lin le R >ck.\u2022 David Brock assure aujourd'hui dans une lettre ouverte au président* a paraître dans le numéro d'avril d / sifuite, que les gardes du ».orps qu'il a rencontrés étalent motives par la colère et l'avidité et que lui, Brock, a aujourd'hui de sérieux doutes sur leur crédibilité.«< En fouillant dans votre vie privée, j'.i donné a vos adversaires politiques \u2014qui financent maintenant le dossier Jones\u2014 une occasion de recourir a une procédure légale pour finir le boulot que j'ai entame », conclut-il.Cette leçon d'humilité doit servir à tous les journalistes.Constamment, des gens, des institutions, des organismes et des organisations, des entreprises, des syndicats tentent de nous utiliser pour leurs propres fins.Il faut éviter, comme journalistes, d'être les instruments de quelque pouvoir que ce soit.Il en va de notre crédibilité, de noire impartialité, de notre indépendance, de notre honnêteté professionnelle.Deux finalistes en journalisme C'est avec fierté que nous venons d'ap-prendre que deux membres du service de la rédaction de La Presse sont finalistes au Concours canadien de journalisme, édition 1997.Noire caricaturiste Serge Chapleau est en lice pour la troisième année consécutive dans la catégorie « caricature », tandis que la candidature de notre journaliste Carole Thibo-deau a clé retenue dans la catégorie « reportage » pour ses articles sur la guérison cl11 caiH ei du ccrvi au par la thérapie genique.Les noms des gaenants, parmi les I 026 inscriptions soumises au Concours canadien d* journalisme, seront connus le 2 mai.à Toronto.Bonne chance à tous les finalistes.Claude MASSON Éditeur adjoint LA PRESSif.MONTRÉAL, SAMEDI 14 MARS 1998 Jean Charest et les belles-mères Le principal problème qui attend Jean Charest, s'il prend la tête du PLQ, ne sera pas d'avoir à affronter Lucien Bouchard, ni d'avoir à se défendre des coups fourrés des libéraux d'Ottawa.Ce sera de composer avec toute une cohorte de belles-mères qui, brandissant comme une bible leur vieux livre de recettes écorné, se pencheront sur son épaule en lui enjoignant de reproduire leurs propres plats ou, mieux encore, de se contenter de réchauffer leur vieux ragoût \u2014 un ragoût dont la recette de base a été fixée vers la fin des années 60, et auquel les chefs qui se sont succédé à la tête de la cuisine libérale ont rajouté quelques épices par-ci par-là.On l'entend déjà, la voix des belles-mères, de Claude Ryan à Jean-Claude Rivest, en passant par les John Pari sella, les théoriciens allairistes et autres légataires de la « pensée » de feu Robert Bourassa, sans compter les députés comme Georges Farrah qui, dix minutes après la démission de Daniel Johnson, commençait déjà à dicter au futur chef libérai la ligne à suivre pour gagner les comtes francophones.Le mantra \u2014 un mantra renforcé par plusieurs commentateurs qui l'ont adopté comme vérité d'évangile\u2014, c'est celui-ci : restez fidèle aux « demandes traditionnelles » du Québec ! Suivez les traces de Robert Bourassa ! Sou venez-vous de tous les affronts du passé! Victoria en 1971 (Charest avait 12 ans).la nuit des longs couteaux de 1981 ( c'était il y a 17 ans ).Etc.Tout se passe, en somme, comme si certains libéraux se cherchaient, plutôt qu'un leader susceptible d'imprimer sa propre marque sur le parti, un simple « poster boy », un contenant attrayant qu'ils pourraient faire parler comme une poupée de ventriloque.Bref, Charest fournit le charisme, et les belles-mères régnent sur la cuisine.Il se con-centre sur les sondages, et les helles-mères voient au contenu ! Cette perception a d'autant plus de chances de « prendre » \u2014 et Jean Charest de s'y enliser \u2014 que le jeune chef conservateur passe pour être faible en matière de « contenu ».Il est vrai que les deux fois où il s'est trouvé responsable de l'élaboration d'un programme, le résultat a été plutôt décevant.Sa course au leadership du PC, en 1993, a été davantage marquée par le charisme et l'énergie du candidat-surprise que par des idées originales.Idem lors des élections fédérales de l'an dernier : même le chef du parti semblait mal à l'aise avec le programme du PC.Sur la question nationale, M.Charest a toujours pu s'en tirer à bon compte, en évoquant de vagues formules conciliatrices dont il savait bien qu'il n'aurait pas de sitôt à les mettre en pratique car il était exclu que le PC puisse se retrouver au pouvoir avant 2002 ( dans la meilleure des hypothèses ).À ce moment \u2014c'est du moins ce que Charest pouvait espérer\u2014, le contentieux constitutionnel aurait peut-être été réglé ou atténué.En outre, à ce qu'on sache, M.Charest n'a pas d'éminence grise capable de jouer à ses côtés le rôle que Lucien Bouchard joua naguère auprès de Mulroney ( c'est M.Bouchard qui avait développé l'idée de la « réconciliation nationale » ).Pour l'instant, l'entourage québécois de Jean Charest semble contenir davantage d'organisateurs que de penseurs.Cela dit, les belles-mères auraient tort de tabler trop vite sur la faiblesse de leur poulain en matière de contenu.Les intellectuels font rarement de bons Lysiane GAGNON chefs politiques, et M.Charest a déjà fait l.i preuve de ses capacités de leadership.Sa finesse politique et ses dons de conciliateur lui ont permis de traverser deux éprouvantes campagnes sans faire une seule gaffe majeure, et de préserver l'unité d'un parti fondamentalement divisé.Le PC est une coalition bien plus large et plus fragile que le PLQ, et il est autrement plus difficile de faire campagne dans les deux langues d'un bout à l'autre du Canada que de naviguer entre les diverses factions du PLQ.Quant au tonus intellectuel, le PLQ n'a pas de leçon à donner à quiconque, après ses errements idéologiques des dernières années.( Comment oublier le spectacle, si pitoyable au niveau des débats, qui marqua l'adoption du rapport Allaire ?).M.Charest a un instinct plus sûr qu'on le croit.Même les déclarations où certains n'auront vu que de commodes dérobades \u2014 ainsi, quand il a dit que l'après-référendum, après une victoire serrée des souverainistes, serait « un grand trou noir » \u2014 sont souvent une façon fort intelligente et sensée d'aborder la question.Effectivement, il est vain d'ergoter sur les scénarios de partition et de reconnaissance internationale.C'est un exercice auquel les universitaires peuvent s'adonner sans péril, mais pas les politiciens.Les facteurs en jeu seraient si nombreux et complexes qu'on ne peut tout prévoir.Les souverainistes sont\" du reste les premiers a dire que le choix de l'indépendance représente un saut dans l'avenir, qui exige un minimum d'audace et de confiance en soi.Flou pour flou, il va de soi qu'un politicien fédé- raliste évoquera, quant a lui, une chute d.ms un trou noir plutôt qu'un envol vers un horizon dore.M.Charest aura, sur Robert Bourassa même sur Daniel Johnson, l'avantage d cent le kilowattheure ( kWh ) pour l'électricité de Churchill Falls jusqu'en 2016 et ensuite 0.2 cent le kWh.Cela rapporte annuellement environ 90 millions de dollars à CF( L )Co.Hvdro avait intérêt, tant comme actionnaire que comme client, à corriger cette situation.« Cela aurait placé Hydro dans la situation Investissement total Gui ! Island.3.2 milliards $ ¦ Capacité de production additionnelle à Churchill Falls et dérivation partielle des rivières Saint-Jean et Romaine.\u2022 M.M*.M.1.3 milliards $ ¦ Infrastructures de transport d'électridté.3.0 milliards $ ¦ Infrastructure de transport d'électricité vers llle.2.2 milliards $ Total.9.7 milliards $ ¦ Muskrat Falls (le cas échéant).2.1 milliards $ Total.11.8 milliards $ d'être la contrepartie à un excellent contrat, qu'il n'a jamais été question de modifier, avec un fournisseur qui a un déficit d'exploitation et une perspective de faillite.» Dans l'ébauche de projet dévoilé par les deux provinces, « un excellent projet aujourd'hui et en 2008 », dit M.Vandal, deux moyens sont avancés pour assurer la viabilité de CF( L )Co.En vertu du contrat d'origine, CF( L )Co se gardait une réserve de capacité de 680 mégawatts ( MW ) sur la capacité maximaie de 5 428 MW de Churchill Falls.Cette capacité n'était pas vendue.Hydro-Québec, qui en discute depuis plusieurs années, offre maintenant d'acheter cette capacité pendant l'hiver jusqu'à la fin de contrat.Elle verserait trois millions de dollars en 1998.Cette somme atteindrait 34 millions de dollars par année en 2008 et resterait relativement stable par la suite.CF( L )Co pourra ainsi éviter un déficit d'exploitation et Hydro aura la puissance et l'énergie dont elle a besoin.Viabilité Le projet envisagé, dont les travaux débuteraient en 2002 pour une mise en service en 2007, prévoit aussi l'augmentation de la puissance hydroélectrique de l'actuelle centrale sur le Haut-Churchill et la dérivation de deux rivières au Québec, la Saint-Jean et la Romaine.Cette dérivation, assure M.Vandal, se fera tel que prévu dans le plan stratégique quinquennal d'Hydro, soit par l'entremise d'une société en commandite composée de la société d'État et de partenaires locaux ( municipalités, autochtones et autres ).CF( L )Co pourra ainsi augmenter sa capacité de 1 000 MW avec l'ajout de deux nouvelles turbines Intograprte La Presse de 500 MW aux 11 déjà en place.Cela nécessiterait un investissement « rentable » de 500 à 750 millions de dollars partagé par les actionnaires de l'entreprise terre-neuvienne qui réalisera un rendement sur l'avoir propre d'environ 11 à 12 %, selon M.Vandal.\u2022 Cet ajout et la vente de puissance additionnelle assurent la viabilité financière de CF( L )Co, déclarait lundi William E.Wells, PDG de Newfoundland and Labrador Hydro.Selon le projet à l'étude par Québec et Terre-Neuve, cet ajout de capacité ^turbinera l'eau provenant de la dérivation partielle des rivières Saint-Jean et Romaine.L'entente cadre prévoit aussi la construction d'un nouveau barrage à Gull Island, sur la Basse-Churchill, de 100 mètres de hauteur sur une longueur d'un kilomètre, qui produira 2 200 mégawatts ( MW ).Hydro achètera la moitié de cette production et Terre-Neuve prendra le reste et la transportera, via un lien sous-marin, vers l'île.Terre-Neuve est responsable du financement de ce lien.Hydro construira à ses frais les lignes de 735 kV qui achemineront l'électricité vers le Québec, depuis le Labrador.Ces nouveaux éléments d'actif seront inclus dans la base tarifaire existante.Hydro écoulera la production sur ses marchés, essentiellement aux États-Unis où elle déplacera, espère-t-on, l'énergie de source nucléaire et thermique.Les deux provinces s'engagent aussi à étudier la possibilité de développer les 800 MW de Muskrat Falls.Le Wal-Mart de l'énergie Globalement, le projet coûtera 7,5 milliards : 4,5 milliards de dollars pour 3 200 MW, plus trois milliards pour les lignes de transport.Les chutes Churchill en 1969, au moment de la signature du contrat avec Terre-Neuve qui menait la Churchill Falls ( Labrador ) Corporation ( CF( L )Co ) lentement mais sûrement vers la faillite.Un gouffre de 245 pieds ( 85 pieds de plus que les chutes du Niagara ), une dénivellation de 1 060 pieds sur une trentaine de kilomètres.Ce total exclut Muskrat et le lien vers l'île.La contribution d'Hydro sera de 4,3 milliards, ou 58 % du total.Le tiers de cette somme sera financé par ses fonds propres et le reste par dette obligataire levée sur la valeur intrinsèque du projet.Hydro, convaincue de la compétitivité du coût de l'électricité du projet, se portera acquéreur de 10,5 térawattsheure à un prix net sans risque ( sans les frais de transport et de commercialisation ).Grosso modo, le coût de revient en 1998 sera de 2,5 cents le kWh ( basé sur l'amortissement de la dette sur 30 ans ) et demeurera en bas de 3 cents en 2008.Le tarif de transport sera d'environ 1,2 cent le kWh pour un coût total de 3,7 cents.En tenant compte des frais d'environ 0,5 cent outre-frontière, Hydro pourra la vendre à 4,2 cents ( 3 cents US au taux actuel ) en 1998.ou à 4,7 cents ( 3,3 cents US au taux actuel ) dans 10 ans.Les ventes spot de la société cet été se feront autour de quatre cents.En 2007, les prix dans le nord-est américain se situeraient à plus de 4,2 cents US ( plus de six cents CAN ).Il y a des risques, reconnaît M.Vandal : Pas de partenaires, pas de projet.Une hausse significative des taux d'intérêt ou des coûts d'investissement mettrait en péril la rentabilité du projet.Quant à la demande, ce n'est plus un facteur depuis l'ouverture des marches.Les nouveaux projets sont réalisés sur le coût de revient et, à ce chapitre, Hvdro se considère comme le Wal-Mart de l'énergie.« On a la qualité de Simons en matière de commodité, avec la structure de prix de Wal-Mart ! » Svend Robinson espère touj ours changer le monde Gérald LeBlanc BURNABY Sm il étail dans l'Église * catholique* Svend Robinson aurait sans doute été destitué comme l'a été Jacques Gai Ilot, l'apôtre français des exclus que Rome a exclu de son propre diocèse.Mais l'incorruptible socialiste doit son poste de députe aux élec-lems de Burnaby, en banlieue immédiate de Vancouver, qui l'ont élu et réélu six fois depuis son en-tie a la Chambre des communes en 1979, à l'âge de 25 ans.« Les gens ne votent pas pour le NPD mais pour Svend ».me disait une collègue de Vancouver qui a lait du porte-a-porte avec M.Robinson, lors des élections de 1997, alors que les réformistes de Preston Manning balayaient la Colombie-Britannique.Wec ses béquilles et ses mâchoires reconstruites, le député rencontrai! lundi dernier, a son bureau de comte, une vieille électrice de 91 ans, venue lui montrer ses dernières peintures.Il a maigri de 30 livres notre frêle socialiste, depuis son terrible accident de ski où il a frôle la mort durant les Fêles et d'où il est sorti, selon son témoignage, par amour poin son compagnon de vie, Max Riveron.un jeune Cubain rencontre an pays de Castro.Ce n'est pas tous les jours qu'un député convoque une conférence de presse et déclare, en tenant la main de son conjoint, que c'est grâce à lui qu'il a trouvé la force de se traîner jusqu'au prochain chalet, malgré une cheville fracturée en mille morceaux et les mâchoires déboîtées.Cet enfant de parents Scandinaves, comme l'indique son prénom, n'en était pas à sa première manifestation d'une vie menée sous le signe de la contradiction et de la guerre aux tabous les plus tenaces.Il fut le premier député canadien à afficher ouvertement son homosexualité, il fut emprisonné avec les militants de l'environnement de l'île de Vancouver, il a accompagné Sue Rodriguez dans son dernier combat pour le droit de mourir.En fin de semaine, il s'est battu pour empêcher le gouvernement néo-démocrate de Glen Clark de renverser une décision de la commission de protection du territoire agricole afin d'établir un imposant complexe touristique à Kamloops.« Nous avons perdu mais il leur a fallu ressortir Dave Barrett \u2014 l'ancien premier ministre néodémocrate qui avait fait adopter la loi de protection du territoire agricole \u2014 qui ressemblait tristement à un parent abandonnant son propre enfant.< Nous avons quand même acquis l'engagement de modifier la loi \u2014 au nom de «< l'intérêt provincial », le gouvernement peut outrepasser sa loi \u2014 et nous avons force-le congres à prendre conscience de l'importance de l'agriculture.» Un prêtre ouvrier Api es avoir décroché la prestigieuse bourse Sherwood Lett Me-moriali.à la fin de ses études en droit et en sciences à l'Univcisitc de Colombie-Britannique, le jeune avocat a poursuivi des études supérieures au London School of Economies.Comme un prêtre ouvrier, il a ensuite travaillé dans une mine d'or du nord de l'Ontario, avant de se lancer en politique.À son arrivée à Ottawa, il ne parlait pas le PHOTOPC Svend Robinson, à gauche, a frôlé la mort lors d'un accident de ski dans un coin reculé durant les Fêtes et dit s'en être sorti par amour pour son compagnon de vie, Max Riveron, un Jeune Cubain rencontré au pays de Castro.français, langue dans laquelle il est maintenant aussi verbomotcur qu'en anglais.« J'ai vite compris qu'on ne pouvait faire de la politique nationale sans connaître le français, que j'ai appris au fil des ans, notamment à Jonquière où je me suis fait de-bons amis » dit celui qui a ete de coré de l'Ordre de la Pléiade, pour son appui à la francophonie.h Je n'ai aucune difficulté à reconnaître le peuple du Québec et je trouve un peu ridicule la déclara- tion de Calgary où l'on dit reconnaître le caractère unique du Que-bec à la condition qu'il soit traite comme toutes les autres provinces.>» Plus on parle avec ce phénomène, plus on a l'impression de se trouver en présence d'une espèce en voie de disparition, celle du socio-démocrate des années 70 se battant pour la société juste.Quand va-t-il enfin se convertir au nouveau discours planétaire ?«Jamais ! Je suis entré en politi- que pour changer le monde : non pas des petits changements, mais l'instauration d'une société plus juste.À quoi servirait le parti néo-démocrate s'il fallait faire comme les autres ?>?Mais à quoi serviront ses beaux principes si son parti ne peut jamais prendre le pouvoir ?« On ne perdra pas le pouvoir en Colombie-Britannique, en prote gant l'agriculture.L'opposition du milieu des affaires est strictement politique.C'est une grève du capital qu'il faut surmonter comme par le pas* Vive le commando-bouffe ! Avant de quitter ce revenant d'un autre âge.je lui demande quel sera son prochain combat.«< La pauvreté ï » répond-il sans hésiter.Au téléphone, il devait par la suite préciser cette réponse lapidai re.« Je ne sais pas encore comment je le ferai mais je sais que l'écart entre les riches et les pauvres, loin de se rétrécir s'élargit dans nos sociétés.m Le dernier rapport de l'UNI-CEF a attiré notre attention sur le triste sort des enfants dans le mon de.Même chez nous, en Colombie-Britannique et partout au Canada, on trouve plus d'enfants pauvres aujourd'hui qu'il y a dix ou 20 ans.m Et l'on se piaf! maintenant à parler de ceux qui le méritent, en montrant du doigt les pauvres bénéficiaires de l'aide sociale.Un monde qu'il faut changer ! » Le verra-t-on bientôt à la tête d'un commando-bouffe ?« Peut-être.J'ai suivi ce qui s'est passé à Montréal.C'était une excellente façon de souligner la gravité de la crise, de forcer les gens a prendre conscience de la pauvreté qtie produit notre société de richrv se.h «« Je ne sais pas encore comment, mais je vais essayer, avec les grou*» pes existants, de faire quelque chose », promet celui qui a vieilli, surtout depuis son accident,, sans rien B6# LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 14 MARS 1998 Plus .y.» » .- .: : * Une jeune femme regarde des soldats mexicains en tenue de combat sur la grande place de San Cristobal de Las Casas.Il y a maintenant 50 000 militaires au Chiapas, ce qui explique la naissance d'un nouveau dicton populaire.Autrefois on disait ici que la famille moyenne était composée d'un couple avec 3 ou 4 enfants.et un anthropologue ; aujourd'hui on dit plutôt qu'elle est formée d'un couple avec 3 ou 4 enfants.et un militaire.La reconquête du Chiapas Gilles Paquin envoyé spécial SAN CRISTOBAL DE LAS CASAS Des militaires casqués, boucliers et matraques au poing, forment un mur infranchissable devant une foule de femmes et d'enfants qui hurlent : « Asesinos, asesinos ».Non ce n'est pas le Chili, c'est le Chiapas ! Le Chiapas des zapatistes et de leurs municipalités indigènes autonomes.Celui où les troupes fédérales de Mexico sont reçues comme des forces d'occupation.Un vaste territoire qui échappe de plus en plus au contrôle du gouvernement de cet état.« L'armée est le vrai pouvoir au Chiapas.C'est ce qui explique que les droits sont suspendus comme si le Chiapas était en état de siège », affirme le juriste Luis Javier Garrido lors d'une conférence à l'Université nationale autonome de Mexico.Selon lui, la loi spéciale sur la concorde et la pacification du Chiapas reconnaît l'existence des zapatistes ( Ejertito Zapatista de Liberacion National ) et leur permet de circuler librement, mais les militaires bafouent ce droit quotidiennement.L'armée intervient dans tous les domaines, soutient-il.D'une main, elle tente de se rapprocher de la population en faisant des travaux communautaires ou en offrant des services de santé et des vivres ; de l'autre, elle surveille, interpelle et perquisitionne.Cette constante présence des militaires dans les communautés sympathiques à la cause zapatiste bouleverse profondément la vie des habitants.Certains n'osent même plus se rendre seul dans leurs champs tellement ils craignent d'être interceptés par les soldats ou les anti-zapatistes.Harcelés par les troupes qui doivent, en principe, les protéger ; ciblés par les tueurs des groupes paramilitaires et peu enclins à accepter les « cadeaux » de l'armée, nombre de villageois décident finalement de partir.Ils viennent alors s'entasser dans lés camps de personnes « déplacées », comme celui de Polho, où ils deviennent de véritables réfugiés dans leur propre pays.Selon le père Pablo Romo du Centre des droits humains Fray Bartolomé de Las Casas, ils sont plus de 8 000 ici et 4 000 autres dans le nord.Parmi ceux-ci il y a Juanita Florès, une jeune mère de trois enfants, dont le mari a disparu l'automne dernier.Depuis deux mois, elle vit dans un abri de fortune construit en contrebas de la route.Sa bicoque en planches, sans électricité ni eau courante, compte une seule pièce.Le plancher est .en terre- battue.Un seul de ses enfants est d'âge scolaire, mais il ne va pas en classe depuis qu'il est ici.Son cas n'est toutefois pas exceptionnel puisque Des militants de l'Armée zapatiste de libération nationale ( EZLN )» la tête recouverte du passe-montagne noir rendu célèbre par leur chef le sous-commandant Marcos, manifestent lors de l'arrivée des observateurs étrangers à Polho au Chiapas.240 000 enfants, de 6 à 14 ans, ne fréquentent pas l'école dans l'ensemble de l'État, écrit le Centre d'information et d'analyse du Chiapas.Des conditions inhumaines Lorsque les observateurs de la Commission civile internationale des droits de l'homme sont venus à Polho récemment, les déplacés de ce camp ont déclaré qu'ils vivaient dans des conditions « inhumaines ».Le gouvernement y a dépêché la Croix-Rouge mexicaine et des soldats qui font office d'hommes à tout faire.La mission de ces militaires est de flatter les déplacés dans le sens du poil pour les ramener à de meilleurs sentiments face au gouvernement.Dans un récent communiqué émis par les Forces armées, on signale que les troupes de la 7c région ont distribué 21 170 rations alimentaires en 3 jours ; effectué 466 consultations médicales et 67 extractions dentaires en plus de 559 interventions d'entretien allant du nettoyage des latrines aux travaux de peinture.Tout ça est bien beau, mais bon nombre de sympathisants zapatistes, notamment ceux d'Actcal, refusent quand même les services de l'État alléguant que les militaires ont « les mains tâchées de sang ».Pour Ruben Silva, un anthropologue qui travaille auprès des réfugiés, il est clair que le gouvernement tente ainsi d'acheter les gens.L'État a compris qu'ils étaient fatigués de lutter et qu'on pouvait ainsi miner les appuis des zapatistes.« Malheureusement je crois que ça fonctionne, j'ai l'impression que les zapatistes perdent du terrain.Ils devront peut-être se contenter de moins qu'ils ne réclamaient lors de l'insurrection en 1994 », dit Silva.D'après lui, la situation des indigènes n'est pas meilleure aujourd'hui malgré toutes les déclarations et les Des femmes indigènes, portant le châle traditionnel, discutent sur la place voisine de la cathédrale de San Cristobal avant d'aller entendre la messe.plans de réforme du gouvernement.Ils sont toujours exploités et marginalises en plus de gagner des salaires minables.San Andrès Le discours officiel parle de conciliation et de solution pacifique mais sur le terrain, les gestes du gouvernement vont en sens contraire.Ainsi, Mexico a signé les accords de San Andrès, le 16 février 1996, reconnaissant le droit à l'autodétermination des indigènes, mais il veut maintenant y apporter des modifications importantes avant leur entrée en vigueur.Le ministre de l'intérieur, Francisco Lahastida, prétend qu'il s'agit d'une simple question d'interprétation, point de vue que ne partagent absolument pas les députés de tous les partis qui ont participe au processus de négociations.Pour leur part les zapatistes refusent de reprendre les négociations tant que l'État n'aura pas donné suite à ses premiers engagement.L'Armée zapatiste de libération nationale ( EZLN ) respecte encore la trêve établie avec Mexico lors de la signature des accords de San Andrès, mais elle semble de plus en plus la seule à y croire.DEMAIN : Une terre de violence ?janvier 1994 : soulèvement de l'Armée zapatiste de libération nationale ( EZLN ) qui réclame la démocratie, la justice et la liberté pour tous les Mexicains.?12 janvier 1994 : après deux semaines de combat et des centaines de morts, le gouvernement décrète un cessez-le-feu.L'EZLN y souscrit.?21 février au 12 mars 1994 : pourparlers de paix à San Cristobal.Le gouvernement et l'EZLN en viennent à une entente de principe sur les 34 demandes zapatistes.?11 octobre 1994 : après une longue période de consultation, l'EZLN anonce la rupture des négociations alléguant la militarisation croissante du Chiapas.?11 mars 1995 : Mexico adopte la loi spéciale sur le Dialogue, la réconciliation et la paix au Chiapas.?20 avril 1995 : premières ronde de négociation à San Andrès, les discussions \u2014 souvent interrompues pendant de longues périodes \u2014 se poursuivront pendant près d'un an.?16 février 1996 : signature des premiers accords de San Andres reconnaissant notamment le droit à l'autodétermination des peuples indigènes.?21 mars 1996 : ouverture de la deuxième phase des pourparlers entre l'EZLN et le gouvernement ( sur la démocratie et la justice ).?29 août 1996 : l'EZLN suspend sa participation aux négos.?19 décembre 1996 : le président Ernesto Zedillo refuse d'entériner le projet de loi préparé par un comité composé de députés de tous les partis dans le but de donner suite aux accords de Sans Andrès.Zedillo propose une série de modifications aux accords.?11 janvier 1997 : l'EZLN rejette les propositions de Zedillo et annonce qu'elle ne retournera pas a la table de négociation tant que le gouvernement n'aura pas mis en vigueur les premiers accords de San Andres. LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 14 MARS 1998 Hécatombe annoncée pour la droite française Plusieurs poids lourds de l'opposition jouent demain leur survie politique : Balladur, Léotard et Giscard d'Estaing Plus Edouard Balladur ne pouvait pas perdre.Le président de l'UDF, la coalition libérale, L'ancien président Giscard d'Estaing, qui à Or, c'est ce qui est en train de se passer : François Léotard, est donné pour battu en 72 ans continue à s'accrocher à ses la notoriété de l'ancien premier ministre Provence-Côte d'Azur, deuxième région du derniers titres, sera peut-être bien battu, semble n'avoir eu aucun effet sur pays avec plus de quatre millions lui aussi, en Auvergne, l'électorat.d'habitants.\\ 4 V Louis-Bernard Robitaille collaboration spéciale PARIS La région parisienne, de loin la plus importante du pays avec ses quelque dix millions d'habitants, a toujours été à la droite \u2014en fait au RPR, le parti chira-quien \u2014 ce que, disons, West-niount est au parti libéral : une forteresse imprenable et tranquille.Au Conseil régional d'Île-de-France, créé en 1972, la gauche n'a jamais vraiment rêvé de s'emparer du pouvoir : de constituer une opposition forte lui semblait un objectif déjà ambitieux.À l'intérieur de la ville de Paris elle-même, la domination de la droite au cours des années 80 avait atteint des dimensions surréalistes : à deux reprises, en 1983 puis 1989, Jacques Chirac, qui tenait la mairie d'une main de fer, avait réussi à obtenir la majorité absolue dans la totalité des vingt arrondissements.Si l'on en croit aujourd'hui les sondages, tous concordants, il va se passer le 15 mars ce que l'ancien ministre de poids Charles Pasqua appelait il y a deux jours un véritable « tremblement de terre » : une victoire de la gauche « plurielle » ( socialistes + communistes + Verts + divers gauche ) qui obtiendrait ainsi la présidence de région.Encore plus incroyable : la gauche devancerait nettement la droite à l'intérieur de Paris, où elle était marginalisée depuis le début de la Ve République.Ce résultat, s'il se confirmait, serait d'autant plus spectaculaire que, sur le plan local, la gauche a fait pratiquement tout ce qu'il fallait pour faciliter la victoire de ses adversaires.Alors que le gouvernement Jospin s'est engagé solennellement à interdire les cumuls de mandats politiques, le Parti socialiste n'avait d'abord rien trouvé de mieux que de désigner le numéro deux du gouvernement, Dominique Strauss-Kahn, comme « tête de liste » régionale, c'est à dire candidat à la présidence de région.Cela supposait qu'en cas de vic- toire, « DSK » abandonne son super-ministère de l'Economie.Au bout de longues semaines de tergiversations, il a finalement décidé, sous la pression de Jospin.qu'il serait tête de liste mais ne briguerait pas la présidence.On était en pleine confusion.Qui serait le candidat des socialistes ?Le nom de Michel Rocard est sorti du chapeau, aussitôt « flingue » par son ancien chef de cabinet Jean-Paul Hu-chon, qui a pris sa succession à la mairie de Conflans Sainte-Honorine.Et finalement, c'est Jean-Paul Hu-chon, totalement inconnu de l'électorat et dépourvu de charisme, qui a lui-même obtenu la désignation.Dans Paris « intra-muros », le chef de file des socialistes est une jeune femme encore plus inconnue, Marie-Pierre de la Gontrie.La venue de Balladur En face, une candidature de prestige, celle de l'ancien premier ministre Edouard Balladur, désigné depuis la ,fin de l'année dernière, et qui a eu tout son temps pour faire une campagne, à la tète d'une liste de droite unitaire et parfaitement disciplinée.Normalement la cause était entendue à l'avance: Balladur ne pouvait pas perdre.Or, c'est ce qui est en train de se passer: la notoriété de l'ancien premier ministre semble n'avoir eu strictement aucun effet sur l'électorat.Il lui arrive la même chose qu'à d'autres poids lourds, qui comptaient sur ces présidences de régions pour se refaire une santé ou consolider leurs positions au sein de la droite.Le président de l'UDF, la coalition libérale, François Léotard, est donné pour battu en Provence-Côte d'Azur, deuxième région du pays avec plus de quatre millions d'habitants, et autre fief de la droite.Et pourtant, il n'a en face de lui que le socialiste Michel Vauzelle, ancien ministre de la Justice de Mitterrand, et personnage assez terne.En Rhône-Alpes ( Lyon et Grenoble ), autre région de poids, l'ancien ministre de la Défense, Charles Millon, est lui aussi menacé face à des adversaires plutôt obscurs.Et finalement, l'ancien président Giscard d'Estaing, qui à 72 ans continue à s'accrocher à ses derniers titres, sera peut-être bien battu en Auvergne.Des contre-performances à la fois étonnantes et Passablement désastreuses pour les leaders en question.Cela signifie une chose : ces élections régionales, qui n'intéressent pas follement l'opinion, ont pris un caractère totalement politique et les considérations locales ou même la personnalité des chefs de file régionaux ne changent pas grand chose aux grandes tendances nationales.À peu près dans toutes les régions, la droite et la gauche montent et baissent dans les mêmes proportions.On vote pour ou contre le gouvernement Jospin.Or, si les tendances actuelles se confirment, on se dirige vers une véritable hécatombe de l'opposition de droite et un formidable plébiscite pour le gouvernement Jospin.Avec 44 % des voix contre 36 % pour la droite, la gauche obtiendrait un véritable raz-de-marec.La droite, qui avait remporté 20 des 22 régions du pays en 1992, à la faveur de la décomposition du régime de François Mitterrand, n'est assurée que d'en conserver une demi-douzaine, dans des zones plutôt rurales et assez peu peuplées.La plupart des grandes villes du pays et leurs environs \u2014 Lyon, Marseille, Rennes, Toulouse, Bordeaux, Montpellier etc.\u2014 basculeraient à gauche.Un Jospin modeste La raison essentielle de ce désastre programmé pour la droite est fort simple et politique : dix mois après sa victoire surprise aux législatives anticipées de mai dernier \u2014 décidées contre tout bon sens par le président Chirac\u2014 le gouvernement de Lionel Jospin a pratiquement réussi un parcours sans faute majeure et, par-dessus le marché, bénéficie d'un retournement quasi-miraculeux de la conjoncture économique : les experts de la droite et du gouvernement Juppé prévoyaient la stagnation économique pour 1998, et c'est la croissance qui a fait son apparition.Lionel Jospin passait pour un leader peu charismatique : les Français finalement le plébiscitent pour sa « modestie » et sa « simplicité ».Malgré les pressions des Verts et des communistes, il réussit à tenir pour l'essentiel une politi- que économique très pragmatique et libérale qui satisfait les marchés et rassure l'opinion : dix mois après son arrivée, Lionel Jospin bat des records de popularité.Il n'y a pas eu de dérapages sectaires ou idéologiques semblables à ceux du début de l'ère Mitterrand, et les réformes de société qui sont actuellement en chantier ( sur la justice et l'immigration ) font plutôt consensus.Même sur le projet ires hasardeux de la réduction générale du temps de travail de 39 à 35 heures en l'an 2000, le gouvernement s'est gardé une marge de manoeuvre totale, ce qui le rend pour l'instant difficilement attaquable.Au-dela de quelques discours relevant de la vieille orthodoxie de ^.niche, le gouvernement mène une politique éminemment centriste, pas très différente de celle que ferait une droite intelligente.Résultat : la droite, qui n'a perdu les élections de mai 97 que par sa propre faute ( un premier ministre très impopulaire, des ministres gé-n< ralement ternes, une dissolution ratée du Parlement ) voit aujourd'hui s'éloigner pour longtemps la perspective d'un retour au pouvoir.Coincée entre, d'un côté un Front national qui dépasse les 15 % dans lvlectorat et avec qui toute alliance serait suicidaire, et de l'autre un gouvernement qui mène avec prudence une politique sociale-libérale, l'opposition de droite voit impuissante la gauche occuper tout le terrain.Avec un chef, Philippe Seguin, dont l'autorité reste très discutée.Et des leaders qui risquent de tomber comme des mouches dans huit jours.Au-delà de quelques discours relevant de la vieille orthodoxie de gauche, le gouvernement Jospin mène une politique éminemment centriste, pas très différente de celle que ferait une droite intelligente.Un super banquier pour l'Europe MARIE-FRANCE CALLE Le Figaro La Grande-Bretagne a beau assurer la présidence tournante de l'Union européenne ( UE ) jusqu'à la fin du mois de juin, les grandes décisions concernant l'euro se prendront sans elle, puisqu'elle ne sera pas dans le premier train de la monnaie unique.Avec au premier chef, le choix du président de la future Banque centrale européenne ( BCE ), sur lequel Paris et Bonn ne sont pas encore tombés d'accord.Tel est, en substance, ce qu'il convient de retenir du conseil économique et financier franco-allemand qui a réuni, a Tours, Dominique Strauss-Kahn.son homologue allemand Théo Waigel, le gouverneur de la Banque de France, Jean-Claude Trichet et le président de la Bundesbank, Hans-Tietmeyer.À l'issue de la rencontre, cette semaine, le grand argentier de Bonn s'est ainsi déclare confiant dans la possibilité de trouver un Compromis sur le siège de la BCE avant le I\" mai, date du sommet au cours duquel seront choisis les pays participant à l'euro.« Nous souhaitons régler cette question d'ici le 1er mai et j'ai bon espoir que nous y parviendrons », a affirmé Théo Waigel.« Je pense qu'il est souhaitable que nous trouvions le plus rapidement possible une solution avant même la réunion du 1er mai, car plus tôt le problème de la présidence de la BCE sera régie, plus tôt nous aurons derrière nous cet obstacle.Nous aurons dégage la voie pour des tas d'autres problèmes de fractionnement BCE: ta banque centrale européenne Le Conseil comprendra les membres Les décisions seront prises dp la BCE c'u directoire et 'es présidents à la majorité simple.La voix ut id duc chacune des banques du président sera centrales des pays membres, prépondérante.y si ^ y H Le directoire Le directoire gérera les affaires courantes de la banque centrale.Le mandat des membres sera de huit ans sans renouvellement.Président Vice-président Belgique 4 directeurs Luxembourg Allemagne Finlande France Irlande Italie Pays-Bas Autriche Espagne Portugal Membres: très probablement les onze présidents ou gouverneurs des banques centrales des pays qui adhérent à l'euro que nous avons à traiter avant cette date », a l'Économie et des Finances.Mais alors que déclaré pour sa part le ministre français de jusqu'à présent, deu* candidats seulement étaient en lice \u2014 celui de Bonn, le Néerlandais Wim Duisenberg et celui de Paris, Jean-Claude Trichet \u2014, M.Strauss-Kahn n'a pas exclu d'allonger la liste.« Pour l'heure, il y a deux candidats , il y en aura peut-être d'autres d ici le mois de mai », a-t-il dit sans préciser davantage.Mandat sans partage Le dossier est à ce point brûlant qu'au moment-même où se déroulait le conseil de Tours, Helmut Kohi intervenait depuis Munich, avec le franc-parler qu'on lui connaît.Pour le chancelier allemand, il est hors de question que l'Union européenne décide de partager le mandat du premier président de l'institution garante de la monnaie unique, comme le laissaient entendre certaines rumeurs.« Le traite de Maastricht stipule très clairement que le mandat est de huit ans », a-t-il lance.Ajoutant qu'il faudrait un long processus de ratification pour modifier le traité, et qualifiant d'« absurde » et « stupi-dc » toute tentative de ramener ce mandat à deux fois quatre ans.À Tours eut in, Dominique Strauss-Kahn a confirme que les pays qui ne participeront p.is à la monnaie unique dès le 1er janvier 1999 seront irrémédiablement interdits de présider le conseil de l'euro.Si cela vaut pour le Danemark, la Suède et la Grèce, le message était naturellement une fois encore à l'adresse de la Grande-Bretagne.« S'il se tient un premier Conseil de l'euro avant la fin du mois de juin, a en effet affirmé DSK, nous demanderons à notre collègue autrichien de la présider ».Vienne assurera la présidence de l'UE à partir du !« juillet. B 8 LA PRbSfeb, MONTREAL, SAM LDI 14 MARS 1998 Monde L'EXPRESS INTERNATIONAL m ITALIE Ministre démis ¦ Un des cinq secrétaires d'État à l'Intérieur du gouvernement italien de Romano Prodi, Angelo Giorgianni, a été révoqué de ses fonctions hier soir par le chef de l'État Oscar Luigi Scaifaro en raison de ses liens supposés avec la mafia.Ancien magistrat anticorruption en Sicile, devenu secrétaire d'État en mai 1996, M.Giorgianni, 43 ans, avait été mis en cause il y a trois jours par la commission parlementaire antimafia qui le soupçonne d'avoir quasi systématiquement accordé des non-lieux dans les affaires dont il s'occupait comme substitut du procureur de Messine, de 1993 à 1996.d'après AFP ALGÉRIE Zéroual opéré ¦ Le président algérien Liamine Zéroual a été opéré hier en Suisse d!une veine obstruée à un membre inférieur et se « porte bien », a indiqué la télévision d'Étal algérienne.Les examens subis par M.Zéroual, 56 ans, avaient mis en évidence une veine obstruée à un membre inférieur, selon la TV.Les services de sécurité algériens ont par ailleurs indiqué hier que huit civils ont été « sauvagement » assassinés mercredi dans la région de Tissemsilt ( sud-ouest ) par un groupe islamiste.Dix islamistes irmés ont également été tués au cours des quarante-huit dernières heures d'affres AFP \u2022 .CHILI Pinochet accusé ¦ Le général Augusto Pinochet 4 est confronté à une nouvelle plainte devant la justice chilienne pour l'assassinat du sociologue communiste José Manuel Parada, égorgé en 1985 avec deux autres opposants de la dictature.L'ancienne députée du Parti pour la Démocratie, Maria Maluenda, a porté plainte devant un tribunal de Santiago pour le meurtre de son fils, dont le corps avait été retrouvé égorgé avec ceux de deux autres militants communistes dans les environs de Santiago le 30 mars 1985.Pinochet est aussil'objet d'autres plaintes en justice.d'après AFP CORÉE DU SUD Amnistie générale ¦ Deux écrivains dissidents et six antres prisonniers politiques avant purgé de longues peines ont été libérés hier après l'annonce par le gouvernement sud-coréen d'une amnistie générale pour célébrer la prise de fonctions du nouveau président Kim Dae-Jung.Nombre d'autres prisonniers politiques ne sont pas concernés par cette mesure et Minkahyup, la principale organisation sud-coréenne de défense des droits de l'homme, a qualifie la mesure de « très décevante».«Sut les 478 prisonniers de conscience, seuls 15 %, soit 74, ont été libérés », a déploré cette organisation*.Sur un total de 5,5 millions de personnes amnistiées, peu, d'ailleurs, étaient en prison, mais s'étaient simplement vu infliger des contraventions.Seuls 2304 prisonniers doivent être élargis.d'après AFP FINLANDE Hélicos controversés ¦ Le groupe social-démocrate au parlement finlandais, principale composante de la majorité « arc-cn-ciel » au pouvoir, a exigé jeudi soir l'ouverture de nouvelles consultations sur un projet controversé d'achat d'hélicoptères militaires par la Finlande.L'armée finlandaise ne possède actuellement que huit hélicoptères de transport « prêts à être mis à la casse », a indiqué récemment l'agence de presse nationale.d'après AFP 50 000 Albanais manifestent à Pristina UUBOMIR MILASIN de l'Agence France-Presse, PRISTINA Le chef des Albanais du Kosovo, Ibrahim Rugova, a appelé hier l'Occident à soutenir leur « aspiration à l'indépendance » et refusé de discuter avec les Serbes, tandis que 50 000 Albanais ont pu manifester librement contre le régime de Slobodan Milosevic accusé de « génocide ».« Nous demandons aux États-Unis et à l'Union européenne de faire davantage d'efforts (.) Le peuple du Kosovo est attaché à l'indépendance.C'est la meilleure solution, y compris pour les Serbes », a déclaré M.Rugova.Les chefs de la diplomatie de l'Union européenne, accompagnés du président de la Commission européenne Jacques Santer et du commissaire chargé des relations avec les pays de l'Est, Hans van den Broek, ont entamé hier une réunion informelle à Edimbourg essentiellement consacrée au Kosovo.Les ministres, invités par leur homologue britannique Robin Cook dont le pays assure la présidence semestrielle de l'UE, tenteront de mettre au point leur stratégie pour contraindre le président Milosevic à mettre fin à la répression au Kosovo.Pour la deuxième journée consécutive, aucun responsable albanais n'a accepté hier de rencontrer une délégation gouvernementale serbe venue à Pristina.Le vice-Premier ministre Ratko Markovic, chef de la délégation, a affirmé que Belgrade restait prêt à PHOTO A« Des dizaines de milliers d'Albanais du Kosovo ont manifesté en faveur de l'indépendance hier dans la capitale, Pristina, sans que la police intervienne.discuter de « toutes les questions sans conditions » mais a réitéré la position officielle selon laquelle le Kosovo est « une affaire intérieure à la Serbie ».Fehmi Agani, adjoint de M.Rugova, a expliqué le refus des Albanais d'ouvrir un dialogue avec la partie serbe : elle « traite les Albanais comme une minorité nationale » ; elle insiste sur « une solution dans le cadre de la Serbie » ; elle veut limiter le débat aux questions concernant les droits de l'homme, le développement économique et culturel en occultant celle du « statut » de la province.Les Albanais estiment que le Kosovo \u2014 proclamé « république » en 1991 lors d'un référendum non reconnu par Belgrade\u2014, constitue une entité au sein de la République fédérale de Yougoslavie ( RFY ) au Mines à haut risque et à haut rendement au Congo-Kinshasa FLORENCE ROSSIGNOL collaboration spéciale La présence au Canada du ministre des mines de Kabila, Frédéric Ki-bassa-Maliba, est un signe évident de l'empressement de l'industrie minière canadienne et du gouvernement à créer des liens privilégiés avec la RDC, le République démocratique du Congo.Le RDC est l'un des potentiels miniers les plus riches au monde : cuivre, cobalt, or, diamants, zinc gisent inexploités dans le sous-sol de l'ex-Zaïre.Le régime de Mobutu a légué au pays un complexe industriel négligé et gagné par la corruption.Depuis l'arrivée de Kabila au pouvoir, les compagnies minières canadiennes et internationales jouent une lutte serrée pour l'acquisition des droits d'exploitation des mines.Barrick Gold, une des compagnies minières canadiennes les plus prestigieuses, est l'une de celles-là.Eiie compte à son Conseii d'administration nul autre que Brian Mulroney, premier ministre du Canada de 1984 a 1993.À son Conseil consultatif international siègent également George Bush, 41e président des États-Unis et Vertu >n Jordan, le confident du Président américain Bill Clinton.La compagnie possède les droits d'exploitation de milliers de kilomètres carrés de concessions d'or dans le Kivu, province de l'est du Congo-Kinshasa.OÙ ils investiraient pies de 300 millions de dollars américains.L'acquisition de ces droits n'a pourtant pas été facile.Des 83 000 km2 de concession prévus initialement, il n'en subsiste que 50 000.America Minerai Fields ( AMF ), une compagnie basée à Vancouver, avait elle aussi signé un contrat d'exploitation de mines de cuivre et de zinc avec Gecamines, la société d'Etat responsable des mines.Mais leur contrat ayant été réfuté par le gouvernement, ils ont intente un procès contre Anglo American, la géante compagnie minière sud-africaine, accusée d'avoir interfère dans les négociations.Jean-Raymond Boulle, le président de AMF, est vu par les analystes miniers comme un m 14h-18h Coprop rénovée goût et cachet vous attondo JACQUELINE LEMAIRF Sutton Accès.382 2929 A AMUNTSIC DIM.14N A 16N COTT.moderne aires ouvertes foyer, garage et terrain rote soleil Maison impecca ble tt secteur de choix au 10570 Francis AUSSI COTT.situe sur la très très belle rut la verdure au 10590 Masion super bien entretenue, située dans un oasis de verdure et d arbres matures EMUE FillON 956 0240 Retnai Ambiance courtier A AHUNTSIC.nouveau, duplex 2x5'* ?bacbelor 10544 Laverdure Dtm I4h a I6n V94 500 S 389 2989_ A AHUNTSIC GOUIN OUEST.1450 Cottage détache ancestral.conts 1875.rénove 1982.7 pces.chauffage eltet.Unique 249 OOOS SACRE-COEUR 10115 2X6' /.3*2 ch .s^ot fini, impeccable, bien situé.219 000 S la Capitale Ahunt-Sic cm immobilier 382-8000 QAETANE BEAUPRÉ A AHUNTSIC Nouveau protêt condo 31 h \u2022 4,/i 3 umtestoAtisse Entrées privées foyer, stat.Métro.Goum 89 750 $ et plus 10705-10733 StOenis Stm.tt Dim.14-17 h Claude Levesque Maa-lmm CM crtr 725 8929 e 100 A CARTIERVILLE O (8| a Saraguay).Cott.dét.construit récent, grandes pces.3 ch foyer garage Dort vendre, transfert, libre .dim 14b a 16h au 7760 Jean Bourdon Georges Szabo 362-0940 ReMai Ambiance Courtier A MTL.prés hôpital N-Oami condos neufs, foyer 3- .\u2022 4»/.1 ou 2 étages, garage tor-' isso 67 O00S 4 524-6024 A NOUVEAU BORDEAUX super cott dét possibilité bureau professionnel, solarium, foyer, air climatise, piscine creusée campagne en ville 9 pces.A voir cfîm de un a I6h au 11925 Bout de l Acadie Maria LeRiche 382 0940 RoMaii Ambiance A AHUNTSIC Triple* det 5 oces.t*ol non fini.3 ch .30*42.St-André Apôtre Dim 14n a I6h Prix 227 OOO $ première main Au 10335 VervUle Gérard Hac-quin 952 2330 382 0940 Rema» Ambiance?Cnr A DUVERNAY DIMANCHE 14H A 16H 737 LE8AGE Grand splrt 8 pcet 3*1 enambres.garage, ptsone creusée.129 000 S PIERRE HUDON 382-0940 Retnax Ambiance inc Courtier immobiwer agréé Abordables 3'^.4'^ 82 000$ a 139 000$ Quelques unîtes Maisonnettes LE C10S MONT-ROYAL 4488 Hôtel de Ville angle Mt Royal est Votre condo 4M?Maisonnette.Sur 3 étages Toit-terrasse.Coté cour.Coté vie.trépidante.119 OOOS (Taies ind ) A PC HO.crédit taxe Bureau des ventes: 141 Mt Royal est Tous les jours 9ha 17h SAM DIM 13H A 16H HELENE 6UI \u2022 733-8340 Mai imm© cm.agréé M lOO Reprises bancaires Condo.9910.Gouin E.» 209.R -d.-Prairies.Bord de l'eau, 2 ch.à c .1156 pi car.tout en belon.Stat.mt.Évaluation mun.: 80 200S Prix liquidation : 67 900S.Visite libre, le dimanche 15 mars de 14ha 16h 671-7300 Services imm.IMPACT courtier a boucherville! 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