La presse, 10 mars 1998, B. Politique
[" B Montréal/ mardi 10 mars 1998 Politique La Presse ÉDITORIAL / OPINIONS / C YBERPRE S SE photo pc La manifestation organisée hier par les autochtones, qui a perturbé l'annonce des premiers ministres Bouchard et Tobin, peut laisser présager des jours difficiles pour le projet de la rivière Churchill.La rentabilité du projet Churchill est assurée MARIO FONTAINE La rentabilité du projet hydroélectrique de la rivière Churchill, concocté par Québec et Terre-Neuve, est virtuellement assurée.Sans compter qu'on ne trouve plus guère d'endroits où tirer autant de puissance à aussi bon compte.C'est ce qu'on affirme à HydroQuébec, et c'est aussi ce que pense Jean-Thomas Bernard, professeur d'économique à l'Université Laval et considéré comme LE spécialiste en énergie au Québec.« Avec un coût de revient égal ou inférieur à trois cents le kilowattheure, c'est un projet qui peut être très intéressant dans une perspective de 10 ans et plus », expliquait hier M.Bernard.Or, justement, la production ne débutera pas avant 2006-2008 au mieux, et cela sans compter de possibles retards en raison des pourparlers à veniç avec les autochtones de la région, qui promettent d'être ardus.Les centrales au charbon produisent actuellement à 2,5 cents le kilowattheure, mais les considérations environnementales les rendent moins attrayantes.Par ailleurs le nucléaire va mal.Des centrales ferment et une partie de ce marché, qui comble environ le tiers de la demande dans le Nord-Est américain, pourrait passer à d'autres formes d'énergie.On peut par exemple construire rapidement et à proximité des marchés des centrales au gaz naturel, qui produisent de façon propre mais à 4,5 cents le kWh.' Avec son coût de revient de trois cents, plus 1,5 cent pour le transport par Hydro-Québec, le kWh qui sera produit au Labrador est déjà concurrentiel.Selon le numéro deux d'Hydro, Yves Filion, on ne trouve nulle part ailleurs en Amérique du Nord un potentiel aussi intéressant, qui allie une w^^^a i production à la Il a jjH^J fois bon marché oflr ^^k^H et en quant*l^« JjiH^^^H Ce développe-W jjK» ment flj met en rien celui de centrales plus petites pour lesquelles, dit-il, des études de faisabilité sont en cours.Dans le moment, Hydro-Québec produit au total 35 000 mégawatts.Le projet de la rivière Churchill ajoute de 7 à 8 % à sa capacité.Ça semble beaucoup, mais le professeur Bernard invite à la prudence : dans dix ans, on n'en aura peut-être pas de trop.D'où sa froideur face à de nouvelles alumineries d'autant plus que, dit-il, il faut beaucoup de petites centrales pour équivaloir au projet Churchill.Celui-ci tirera le gros de sa puissance du barrage de Gull Island, d'une hauteur de 100 mètres et Bernard Landry d'une longueur de 1,3 kilomètre.Des dimensions relativement modestes, compte tenu de sa puissance de production tout de même considérable, à 2264 mégawatts.La partie d'électricité qui reviendra au Québec pour l'ensemble de ce projet équivaut à la consommation annuelle de 370 000 foyers.Le projet prévoit le détournement du cinquième de la rivière Saint-Jean et de la moitié de la Romaine, si les pourparlers avec les populations locales aboutissent.La manifestation d'hier, qui a perturbé l'annonce des premiers ministres Bouchard et Tobin mais aussi la présentation montréalaise de l'événement par le vice-premier ministre Bernard Landry, peut laisser présager des jours difficiles.Lapidaire, M.Landry a expliqué que si le Québec et Terre-Neuve ont réussi à s'entendre, il n'y a pas de raison qu'on ne puisse en faire autant avec les autochtones.« On prend l'avenue de la discussion », a poursuivi le ministre des Finances lorsqu'inteiTogé sur de possibles retards ou même un échec du projet en raison de l'opposition des populations locales.M.Landry s'est notamment employé à rassurer les pêcheurs de saumons.Il y a eu 600 prises dans la rivière Saint-Jean l'an dernier, dit-il, et 50 dans la Romaine.Les crues seront mieux contrôlées avec les ouvrages de dérivation qu'on se propose de construire, ce qui permettra selon lui aux poissons de se reproduire plus facilement en dépit de la diminution du volume d'eau.Les vieux contrats restent, mais T.-N.trouve quand même son compte.KATIA GAGN0N CHURCHILL FALLS Même si Québec se défend bien d'avoir rouvert les vieux contrats d'achat d'électricité, les nouveaux travaux effectués sur la rivière Churchill, dont le complexe hydroélectrique une fois complété produira une fois et demie les mégawatts qui sortent de la centrale LG2 au Québec, ont pour effet de bonifier les anciens accords dont bénéficiait Hydro-Québec et qui soulevaient l'ire de la population de Terre-Neuve.La centrale actuelle de Churchill, alimentée par l'imposante chute qui se déverse à l'embouchure de l'immense réservoir Smallwood, produit 5000 mégawatts.Le projet commun de Québec et de Terre-Neuve va d'abord augmenter la puissance de cette centrale en détournant la moitié du débit de deux rivières québécoises, la Romaine et la Saint-Jean, ce qui créera un réservoir additionnel de 700 kilomètres carrés pour augmenter le débit de la Churchill.Augmentation de la production annuelle : 1000 mégawatts, qui seront totalement achetés par Hydro-Québec au prix actuel du marché.On construira ensuite un nouvel ouvrage sur la Basse-Churchill, qui constitue, selon l'Office national de l'énergie, la meilleure zone hydroélectrique à développer en Amérique du Nord.On prévoit y produire 2200 mégawatts par an en construisant un imposant barrage de 100 mètres de haut sur un kilomètre de large.La moitié de la production ira à Terre-Neuve, pour consommation locale, et le reste ira à Hydro-Québec, qui l'achètera au prix du marché en fonction d'une garantie de prix minimum.Un système de royautés sera instauré pour le projet à l'intention de Terre-Neuve, « qui augmenteront en fonction de la rentabilité du projet », préci-se-t-on.Quant aux contrats signés il y a 30 ans par Hydro-Québec pour l'achat d'électricité de la Haute-Churchill, qui ont longtemps suscité les foudres des premiers ministres terre-neuviens, ils ont fait l'objet d'un accord où tout le monde prétend trouver son compte.Les contrats ne sont pas nommément rouverts, se félicite Québec, mais, à partir de maintenant, Hydro-Québec accepte de céder 130 mégawatts de la production existante à Terre-Neuve, qui en tirera un bénéfice annuel qui atteindra 30 millions par année.Ces arrangements, couplés aux travaux qui forceront Hydro à acheter de l'électricité aux prix actuels du marché, satisfont manifestement le premier ministre Tobin, qui y voit, à terme \u2014 le contrat avec Hydro se termine en 2040 \u2014 un gain de 2,6 milliards de dollars pour sa province plutôt qu'une perte escomptée de 300 millions.Pour acheminer l'électricité, une société en commandite, détenue à parts égales par Hydro\u2014Terre-Neuve et Hydro-Québec, construira les lignes qui relieront les centrales entre elles et le réseau hydroélectrique québécois.Hydro\u2014Terre-Neuve reliera également l'île de Terre-Neuve aux nouvelles centrales par une ligne qui passera sous le détroit de Belle-Isle.Charest devra respecter le programme du PLQ et défendre les revendications traditionnelles du Québec Charest et le programme du PLQ: des ajustements nécessaires ANALYSE CHANTAL HÉBERT S'il devenait chef du Parti libéral du Québec, Jean Charest serait-il solidaire de la performance du gouvernement Bouchard en santé ?Promettrait-il d'abaisser les impôts québécois comme solution numéro un au chômage ?Ajouterait-il la voix du Québec à celles des provinces qui réclament l'abrogation de l'enregistrement obligatoire des armes à feu?S'il voulait être conséquent avec les positions qu'il défendait en campagne fédérale le printemps dernier, la réponse à toutes ses questions seraient « oui » puisque ces trois propositions sont au coeur du programme électoral du PC de Jean Charest.Un survol de ce programme révèle que si M.Charest aboutissait à Québec comme chef libéral, certaines de ses positions antérieures lui iraient comme un gant, mais que d'autres détonneraient autant dans le paysage québécois qu'un manteau de fourrure en pleine canicule.Sur le front de la langue comme sur les grandes lignes d'un éventuel référendum, pas de grand virage en vue.Jean Charest souscrit au principe de la prédominance du français dans l'affichage.Il reconnaît le droit à l'autodétermination du Québec.Il estime que l'Assemblée nationale doit élaborer la prochaine question référendaire et que, si elle est claire, le Canada doit reconnaître un oui obtenu à la majorité simple.Sur la refonte du fédéralisme, la parenté entre M.Charest et le PLQ est moins évidente.Le chef conservateur est apôtre de la reconnaissance du caractère distinct du Québec, mais il ne partage pas nécessairement le sentiment d'urgence de bon nombre de fédéralistes québécois à l'égard d'un projet de réforme constitutionnelle.En campagne, M.Charest ne voulait même pas promettre qu'il s'attellerait à une telle tâche pendant son premier mandat au pouvoir.Sur le partage des pouvoirs, le chef conservateur a défendu des thèses qui dérogent visiblement des positions traditionnelles du Québec.En éducation, une chasse gardée jalousement surveillée par Québec, il voulait qu'Ottawa instaure des tests pancanadiens en plusieurs matières.En santé, il aurait rendu le financement accru qu'il offrait aux provinces conditionnel à un pacte stipulant leurs obligations.En matière de justice, le chef conservateur nage carrément à contresens des consensus québécois.Premier ministre du Canada, Jean Charest aurait répudié la loi libérale sur le contrôle des armes à feu, qui avait fait l'unanimité des députés québécois du Bloc et du PLC aux Communes.Il était également partisan d'abaisser de 12 à 10 ans l'âge qui permet à un enfant d'être jugé par un tribunal pour adultes et de rendre les parents financièrement responsables des actes criminels de leurs enfants.Le programme conservateur élaboré sous Jean Charest prévoyait que le développement régional soit éliminé au Québec, encore qu'il l'aurait maintenu dans les Maritimes.Et le PC voulait accélérer l'élimination des subventions à l'agriculture, à commencer par celles destinées aux producteurs de lait.Cela dit, ces discordances entre PLQ et PC au plan du programme semblent minimes quand on les compare au fossé qui sépare Jean Charest de Jean Chrétien.En février 1997, le chef conservateur décrivait le premier ministre comme « celui qui a toujours voulu réduire l'élan des Québécois.» Il avait ceci à dire par la même occasion : « Être un allié fédéraliste de Jean Chrétien au Québec, c'est une job assez risquée.On n'a qu'à penser à sa trahison dans Meech.Son zigzag sur la société distincte en a laissé plusieurs étourdis.Le Jean Chrétien qu'on connaît depuis 30 ans issu d'Ottawa ne changera pas.» GILLES NORMAND SAINT-HYACINTHE S'il veut faire le saut au Parti libéral du Québec, le chef conservateur, Jean Charest, devra en respecter le programme et défendre les revendications traditionnelles du Québec.Tel est l'avertissement que lui lancent des députés du PLQ, et non les moindres, cependant que d'autres sentent le besoin de lancer un appel à Ottawa pour qu'il manifeste plus d'ouverture envers le Québec.« Les revendications traditionnelles du Québec doivent quand même être défendues très ouvertement, avec beaucoup de force et de vigueur.Par conséquent, même si M.Charest vient à la tête du Parti libéral, ce n'est pas pour l'acceptation de tout ce que le fédéral fait envers le Québec.Au contraire, et cela, il faut que ce soit nettement démontré et mis en évidence (.) Ce n'est pas l'acceptation du fédéralisme à genoux », prévient avec insistance le whip en chef de l'opposition, Georges Farrah.M.Farrah rappelle que le PLQ devra, aux prochaines élections, aller chercher la clientèle francophone et que pour ce faire, « il faut continuer à défendre avec vivacité les revendications traditionnelles du Québec ».La position constitutionnelle du Parti libéral serait-elle appelée à changer avec M.Charest à sa tête ?« Un chef au PLQ est choisi par les membres.Le programme constitutionnel du parti a été voté par les membres lors de deux conseils généraux et un congrès général », rappelle le porte-parole du parti en matière constitutionnelle, Jean-Marc Fournier.Il ajoute qu'il fait la promotion de ce programme à travers le Québec depuis janvier et qu'il va continuer.La députée Monique Gagnon-Tremblay, qui souligne que M.Johnson « serait peut-être encore là si le gouvernement fédéral avait voulu aider le PLQ », estime que le gouvernement libéral devra se comporter avec doigté durant la prochaine campagne électorale au Québec « si on veut qu'il n'y ait pas de troisième référendum ».Le leader parlementaire, Pierre Paradis, que la course à la direction intéresse de plus en plus, au fur et à mesure que les jours passent, invite le gouvernement Chrétien à montrer plus d'ouverture au Québec.« Si on veut battre le Parti québécois aux prochaines élections, il faut que les Québécois puissent sentir qu'il y a de la volonté de changement de la part d'Ottawa.Ce n'est pas seulement en déplaçant des joueurs sur l'échiquier qu'on change les choses fondamentalement.C'est en changeant de recette ».soutient le député de Bro-me-Missisquoi.L'AIDE AUDITIVE Des milliers de malentendants ont retrouvé leurs activités grâce à l'aide auditive, j Elle est si petite et se glisse confortablement dans roreille.*Lo modèle illustre n'est pas couvert par la RAMQ Laflamme & Associés - MONTRÉAL 822.rue Sherbrooke Est Audioprothésistes lavai 1435.boul.St-Martin Ouest, bureau 300 ST-JEAN LONGUEUIL 6181 bureau 102 522-6181 1 800 422-6181 BELOEIL 365.boul.Laurier, bureau 101 - GRANBY - 378-674Q 320.bcul leclerc Ouest, bureau 8 Une prothèse auditive SANS FRAIS ET SANS LIMITE D'ÂGE avec la carte d'assurance-maladie du Québec/ B2 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 10 MARS 1998 Editorial André Desmarais président du conseil d'administration Roger D.Landry président et éditeur Claude Masson éditeur adjoint Marcel Desjardins directeur de l'information Alain Dubuc éditorialiste en chef Journée des femmes : grosse fatigue Agnès Gruda Pas de grandes manifs de solidarité, pas de listes de revendications, aucune grand-messe poético-miiitante : moins de 200 femmes ont participé à la rituelle Marche du 8 mars à Montréal.Et encore, la moitié des participantes étaient venues pour soutenir une tout autre cause : celle d'un groupe de Chiliens qui protestent contre leur expulson.iiwihiii .La Journée internationale des femmes, version québécoise, édition 1998, s'est passée sous le signe de la désaffection.Il faut dire que, pour la première fois depuis longtemps, les principaux groupes de femmes ont laissé filer le 8 mars en regardant ailleurs.C'est en 1971 que les Québécoises avaient célébré pour la première fois « leur » journée, sous l'égide du Front de libération des femmes qui avait lancé cette tradition en réclamant le droit à l'avortement.Par la suite, on a connu les manifestations syndicales, les « par-tys de filles » style Vie en rose, et plus récemment, les manifestations de type économique de la Fédération des femmes du Québec.Cette année, l'organisme a préféré passer son tour.Pourquoi ?« Notre équipe se serait retrouvée trop fatiguée », a expliqué une porte-parole de la FFQ.Cette crainte d'épuisement ne signifie pas nécessairement que le féminisme soit au bord du bum-ouU Mais à défaut d'un essoufflement, on peut à coup sûr y lire du désarroi.Le 8 mars aurait-il donc perdu son sens ?Nids de poule Les « trous » dans une loi ont le même effet qu'un nid de poule sur une autoroute.Ils provoquent parfois des dégâts coûteux qui auraient pu être évités si elles avaient été mieux construites et si leurs utilisateurs n'avaient pas fait exprès pour les trouver.BHnnRignHn C'est ce qui se dégage d'une cause, récemment entendue en Cour supérieure, permettant dorénavant aux camionneurs d'échapper à la pesée réglementaire de leur chargement parce que les panneaux mis en place le long des routes pour indiquer l'emplacement de postes de contrôle ne dit pas textuellement qu'ils doivent s'y arrêter ! Le message indique en effet tout simplement que le centre est « ouvert quand les feux clignotent ».Le simple bon sens amènerait à peu près n'importe qui à en conclure qu'il s'agit là d'un ordre clair.Il se trouve cependant qu'un conducteur pressé, accusé de ne pas s'être plié à cette directive, a eu la chance de trouvrer un avocat astucieux qui a plaidé que rien, dans cet avis ni dans le Code du transport, ne fait état du caractère obligatoire de cette inspection.Et un juge pour lui donner raison.En droit, ce jugement se défend selon le vieux principe que ce qui n'est pas interdit est permis.Donc, en corollaire, ce qui n'est pas obligatoire est facultatif.Et tant pis pour le gros bon sens qui ne pèse pas toujours lourd au pays des avocasseries.Parce que les rédacteurs du Code ont mal fait leur travail et que l'on s'est braqué dans une interprétation strictement légaliste d'une erreur criante, tous les contribuables feront les frais de cette bataille légale, des corrections qui s'imposeront et des contraventions qu'on devra annuler.C'est ce qui s'appelle faire exprès pour passer dans un nid de poule.Pierre Gravel L'idée d'une Journée internationale des femmes remonte au début du siècle.De grands meetings avaient eu lieu à Chicago et à New York.Des femmes réclamaient alors à la fois des droits politiques et économiques.En Europe, le mouvement socialiste a lancé la Journée des femmes, en 1910, comme locomotive de la lutte pour le droit de vote féminin.Les objectifs étaient clairs, les injustices évidentes.Plus de 80 ans plus tard, il faut bien constater que ce n'est plus le cas.Qu'on le veuille ou non, les plus grands fossés entre les hommes et les femmes ont été comblés, en Occident du moins.Des inégalités persistent, évidemment.Les femmes gagnent encore moins que les hommes.Leur ascension sociale se heurte contre un « plafond de verre ».Les femmes consacrent plus de temps que leurs compagnons aux tâches domestiques et éducatives, et leur vie professionnelle entraîne des choix déchirants.Bref, comme le constate Gilles Lipovetsky dans son récent essai La troisième femme, en ce qui a trait à l'égalité des sexes, « la dynamique démocratique ne semble pas aller au bout d'elle-même ».Mais les freins à l'avènement d'une société qui assurerait des chances tout à fait égales aux deux sexes sont de plus en plus difficiles à pointer du doigt.Et la ligne des sexes est de plus en plus difficile à tracer.Les femmes sont plus pauvres que les hommes ?Oui, mais pour combien de temps ?À un moment où l'instruction est la principale porte d'entrée dans la vie active, les garçons décrochent plus que les filles et celles-ci sont en train de prendre d'assaut les facultés autrefois réservées aux hommes.Qu'est-ce que cela va donner dans dix ou quinze ans ?Les femmes ne s'engagent pas en politiqu.autant que les hommes ?Vrai.Mais qui donc s'engage ncore en politique ?Les politiciens ont une image déss treuse.Montréal est incapable de trouver un candidat potable à la mairie.Le problème, ici, ne concerne peut-être pas tant la place des femmes comme la cote de popularité de l'institution politique.Les services de garde sont insuffisants, le monde du travail est intolérant face aux besoins des mères ?Oui, sans doute, mais grâce au féminisme, justement, ce n'est plus une préoccupation strictement féminine.Plus ces questions concerneront les hommes, moins le 8 mars sera le lieu indiqué pour en parler.« Le personnel est politique », clamait le mouvement féminisme à son apogée.Aujourd'hui, la réalité semble avoir imposé le principe inverse.Le politique est devenu personnel, les jeunes femmes jouissent des droits collectifs et doivent apprendre à les appliquer individuellement, à l'université, au bureau et dans la cuisine.C'est peut-être pour cela qu'il est devenu si difficile de trouver un juste ton aux célébrations du 8 mars.Et c'est peut-être aussi pour cela que ce que l'on a pu en voir dans les médias \u2014 entrevues avec des-femmes-qui-ont-réussi, débats entre « vétéranes », dossiers sur les métiers non traditionnels etc.\u2014 avait un aspect passéiste et franchement ringard.En Europe, la Journée des femmes a été soulignée par un vaste mouvement de soutien aux femmes afghanes, exposées au délire des Talibans qui les privent, sans distinction aucune, de tous leurs droits.Voilà une façon d'éviter que le 8 mars ne se perde dans la confusion et la nostalgie.v ï : Le Bloc proposera la légalisation de la mari à des fins thérapeutiques V \\ DRnrrs ri snw s LA BOITE AUX LETTRES Montréal ne doit pas ressembler à Winnipeg ¦ J'ai lu avec une certaine tristesse le récit de la descente policière survenue au bar L'Orage, à Montréal, où des adultes consentants se livraient à des échanges de couples.Les clients de ce bar, un club privé, devaient se procurer une carte valant 200 $ et passer une entrevue avant de devenir membres.Donc, ne se trouvaient dans cet établissement que des personnes qui savaient ce qui s'y passait.Pas de prostitution, pas de drogue.Que des gens ordinaires, des contribuables, désireux de mettre un peu de piquant dans leur vie.Pourtant, à cause de trois plaintes portées par des extrémistes de droite, on a traité ces personnes comme de vulgaires criminels, les forçant à se couvrir le visage devant des caméras de télévision et des journalistes avides de détails croustillants.Je ne comprends pas ce qui se passe à Montréal.Les Québécois et, à plus forte raison, les Montréalais sont certainement les plus farouches défenseurs du principe « vivre et laisser vivre ».Ils sont d'ailleurs enviés dans le reste du Canada et dans toute l'Amérique pour cette différence.Or, scion moi, cette ville est dirigée par une clique de bien-pen-santS qui tente d'influencer son évolution sociale et qui souhaite faire de Montréal une sorte de grand Winnipeg, version années cinquante.te pense que tous ceux qui trouvent que la police n'a absolument rien à faire dans un lieu comme le bar L'Orage doivent se lever et affirmer haut et fort que Montréal n'est pas qu'une ville de petits festivals bien organisés et tirant sur le pépère.Les Montréalais doivent se battre pour leur style de vie unique.François JOLY Hull Merci aux employeurs de nos soldats réservistes ¦ La tempête de pluie verglaçante qui s'est abattue sur l'est du Canada, au début de janvier a été dévastatrice.Parmi les images de pylônes effondrés, de cuisines éclairées à la chandelle et de centres d'hébergement encombrés, on retrouve les récits inspirants de Canadiens qui ont entrepris un travail colossal de reconstruction afin d'aider leurs concitoyens \u2014employés des services hydroélectriques, bénévoles, pompiers, forces de sécurité et voisins.Les hommes et les femmes des Forces canadiennes se sont joints à eux pour lutter contre le verglas.J'aimerais profiter de cette occasion pour remercier publiquement tous les employeurs qui ont permis aux réservistes des Forces canadiennes faisant partie de leur personnel de s'absenter afin de participer à l'opération.Près d'un quart des 16 000 soldats, marins et membres de la Force aérienne déployés étaient des réservistes.Ces personnes dévouées consacrent régulièrement une partie de leur temps libre au service du Canada.En janvier dernier, sans grand préavis mais sans aucune hésitation, des milliers de réservistes ont laissé derrière eux leurs occupations civiles, ont empoigné leur équipement et se sont présentés au travail.Si les réservistes ont pu prêter leur assistance dans l'est ontarien, au Québec et au Nouveau-Brunswick en janvier, c'est grâce à la générosité de leurs employeurs, qui les ont autorisés à s'absenter.Leur générosité a permis à nos réservistes de s'entraîner et de servir dans cette situation d'urgence.Leur appui continu fera en sorte que la population canadienne puisse toujours compter, en cas de besoin, sur cette précieuse ressource nationale que constitue notre Réserve.Maurice BARIL chef d'état-major de la Défense Chapeau,M.Johnson ! ¦ En démissionnant de son poste de chef du PLQ, Daniel Johnson vient d'enfoncer le premier clou dans ce qui pourrait être le cercueil des indépendantistes et de Lucien Bouchard.Le geste de M.Johnson change complètement la donne, et remet entre les mains des fédéralistes l'initiative de déterminer les Daniel Johnson échéanciers importants.Le PQ sera plus limité au niveau du choix de la date des prochaines élections, ce qui ne sera pas sans agacer royalement le premier ministre en lui enlevant un avantage stratégique majeur, soit le moment ou sa cote est à la hausse.Cependant, le PLQ n'est pas sorti du bois, car son aile fédéraliste dure devra mettre de l'eau dans son vin.Et le grand frère d'Ottawa devra prendre ses distances si on souhaite que Jean Charest saute dans la fosse aux lions.Car la seule manière pour le PLQ de garder l'initiative et d'empêcher un autre référendum avec une question bidon, comme en 1995, c'est de prendre le pouvoir aux prochaines élections.Pour ce faire, le PLQ doit absolument aller chercher le vote francophone en remettant à l'ordre du jour les cinq demandes traditionnelles du Québec, qui étaient incluses dans l'accord du lac Meech.Georges BOUCHER Québec Jean Rochon courageux ¦ Je désire souligner le courage du ministre Rochon qui ose s'attaquer au tabagisme à la source.Cette maladie doit être considérée comme contagieuse.Or sa propagation se fait par l'exemple et la publicité.Le niveau de tolérance de la société pour ce fléau doit être ramené à zéro.J'applaudis également le ministre des Finances, Bernard Landry, pour son idée de création d'un fonds de remplacement de la commandite à même les taxes sur la cigarette.Il est temps de mettre fin à l'imposture et au chantage des marchands de tabac.Que l'État subventionne lui-même les événements culturels jugés valables et que les autres se financent autrement que par la publicité de produits toxiques.Comme médecin-anesthésiste, je puis constater à chaque jour les ravages causés par la cigarette.Comme père de quatre diplômés qui ont tous commencé à fumer après leur entrée à l'université, je me rends compte que la lutte au tabagisme doit dépasser le cadre familial et être menée par l'État.André MARTEL Mont-Royal Pour une élection et un référendum simultanés ?¦ Je pose la question suivante au Parti québécois : pourquoi la prochaine élection ne serait-elle pas en même temps un référendum ?a Car il est grand temps de dire clairement que le Parti québécois n'existe pas pour figurer comme remplaçant des libéraux quand, après plusieurs années de la gabegie de ces derniers, il faut un gouvernement courageux qui fasse le ménage.Le PQ doit mettre sa tête sur le billot AVANT l'élection.Qu'il n'attende pas après, comme M.Pa-rizeau qui n'avait plus l'âme à administrer un Québec qui ne cesse de s'empêtrer dans le fédéralisme canadien.Il est temps que le PQ mette le peuple devant ses responsabilités : être souverain bientôt avec lui ou disparaître demain.Notre gouvernement n'a plus parlé de souveraineté depuis belle lurette et la population accepte encore mal les fortes compressions budgétaires.C'est pourquoi il faudra expliquer que dire NON à la souveraineté, c'est augmenter les sacrifices des Québécois en les privant des économies annuelles de trois milliards de dollars qui résulteraient de la simplification administrative et en interdisant au Québec de négocier sa part réelle des dettes fédérales.Il faut expliquer tout cela aux Québécois AVANT la prochaine élection, qui devrait, à mon avis, compter deux bulletins : un pour élire des députés, l'autre pour dire OUI à la souveraineté.Jean RÉMILLARD Montréal r LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 10 MARS 1998 B 3 Réfugiés : un système à changer Il y a deux ans, un adolescent, et à sa suite ses parents adoptifs, s'est vu octroyer le statut de « réfugié » sous prétexte que ni la Grande-Bretagne, son pays d'origine, ni les États-Unis, où son père adoptif n'était pas admis, ne pouvaient le protéger contre un père biologique abuseur.Vers la même époque, divers groupes de pression ont commencé à réclamer que l'asile soit offert à toute femme victime de violence.Autre précédent réclamé, l'octroi de l'asile à un Salvadorien souffrant du sida, sous prétexte que son pays d'origine ne pouvait lui offrir la même qualité de soins médicaux qu'au Canada.Sous l'angle de la charité chrétienne, tout cela est bien sympathique, mais l'enfer est pavé de bonnes intentions.Tout esprit sensé reconnaîtra qu'un pays ne peut ouvrir ses frontières à tous les enfants abusés, toutes les femmes battues et tous les sidéens de la planète.sans compter que le Canada a, lui aussi, son contingent de femmes et d'enfants victimes de violence familiale.Où ceux-là devraient-ils trouver refuge ?Que l'asile « politique » puisse être octroyé, comme dans notre premier cas, à un individu venant de pays aussi démocratiques que la Grande-Bretagne et les États-Unis, c'est la cerise sur le gâteau.Mais ce genre d'incongruité est devenue monnaie courante dans le système canadien d'acceptation des réfugiés \u2014 un système dans lequel un comité consultatif auprès de la ministre de la Citoyenneté et de l'Immigration, Lucienne Ro-billard, propose de mettre la hache.Ce n'est pas trop tôt.Ces dernières années, le Canada a reçu des masses de demandes d'asile de la part de citoyens de pays comme le Costa Rica, la République tchèque, la Hongrie, le Brésil, la Barbade, la République dominicaine, l'Ar- gentine, la Pologne, etc.\u2014 le record étant détenu par Israël, l'Inde, le Chili et le Mexique.On a même reçu une quarantaine de demandes d'asile en provenance des États-Unis, et une douzaine en provenance de la France ! Évidemment, dans une optique angélique, on peut toujours considérer que tous ces pays ont leurs torts et leurs vices, de la même façon d'ailleurs que le Canada passe, dans certains milieux internationaux, pour un pays qui maltraite odieusement ses autochtones.Mais enfin, revenons sur terre : ces pays-là, aujourd'hui, respectent, mutatis mutandis, les droits de l'homme, et la paix règne sur la totalité ( ou la majeure partie ) de leur territoire.Plus incongru encore, le Canada accepte, bon an mal an, environ 70 % des demandes, ce qui en fait le champion mondial toutes catégories de l'accueil aux réfugiés, vrais ou faux.En France, le taux d'acceptation est de 25 % ( et sur la question des « sans papiers », le gouvernement socialiste de Lionel Jospin garde, à peu de choses près, la même ligne que le précédent ) ; l'Allemagne accepte 7 % des demandes, et la Belgique, la Suisse, la Norvège, etc, encore moins.Moyenne de taux d'acceptation des pays de l'OCDE : 25 %.En 1994, les États-Unis, qui ont des stratégies de peuplement comparables à celles du Canada, ont accepté 7000 réfugiés.deux fois moins que le Canada, qui est dix fois moins peuplé ! À lui tout seul, le Québec accepte plus de réfugiés que les États-Unis au complet ! Et encore ne s'agit-il que des demandes acceptées.Aux dernières nouvelles, il se trouvait, au Québec seulement, 14 000 réfu- Lysiane GAGNON giés « illégaux », qui continuent de profiter de tous les programmes sociaux malgré que leur demande d'asile ait été reje-tée par le tribunal le plus accueiliant de la planète.L'ensemble de la facture tourne autour de 200 millions par année, si l'on tient compte de la part des contribuables québécois dans les dépenses fédérales.Bref, le Canada est devenu l'aubaine du siècle pour ceux qui veulent court - ci rcui ter le processus d'immigration.On a même vu la Commission des réfugiés accorder l'asile à des Russes émigrés en Israël, qui se disaient victimes de « persécutions ».Quelles étaient ces persécutions ?Leurs voisins étaient désagréables.Leurs enfants, mal acceptés à l'école.Bref, ils étaient déçus des conditions de vie en Israël, et désiraient déménager au Canada ! Ces griefs ( des griefs qui justifieraient bien des immigrants, au Canada même, de demander à leur tour l'asile en Israël ou ailleurs ! ) n'ont rien à voir avec les persécutions visées par la Convention de Genève, rien à voir avec les dangers courus par les « vrais » réfugiés dans les pays en guerre ou les pays totalitaires.En fait, le cas du Canada est presque devenu un objet de scandale dans les agences qui s'occupent des vrais réfugiés, comme le Haut-Commissariat des réfugiés à Genève : à faire systématiquement le jeu des faux réfugiés, on finit par déclencher l'hostilité des populations locales contre les vrais réfugiés, sans compter que le système canadien est devenu tellement engorgé que les vrais réfugiés, ceux qui ont besoin de secours immédiats, en sont réduits à poireauter derrière une file d'attente étalée sur deux ans.Le premier mérite du rapport Trempe, a ce chapitre, est d'éliminer la Commission d'immigration et des réfugiés, où siègent des copains du parti au pouvoir dépourvus de connaissances adéquates, de même que des copains de l'« industrie » des réfugiés ( avocats spécialisés en immigration, etc.), qui ont par définition intérêt à multiplier le nombre de demandeurs.Ces commissaires seraient remplacés par des fonctionnaires munis d'une réglementation précise et transparente, notamment une liste constamment remise à jour de pays « sûrs » \u2014autrement dit, le candidat venant d'un pays où les droits humains sont convenablement respectés s'y verrait déporté.On vise un système plus sélectif, plus rapide, qui faciliterait l'accès au Canada aux « vrais » réfugiés, tout en écartant les filières semi-légales qui profitent du laxisme du système actuel.Plus facile à dire qu'à faire ?Bien sûr.Mais on pourrait au moins essayer ! Sur le fond, toutefois, soit la définition d'un réfugié, le document de consultation est ambigu et semble ouvrir la porte aux mêmes abus.Ainsi, l'on entend respecter la Convention internationale de 1951.Rien de plus normal.Mais on ajoute que l'on devrait aussi tenir compte « des considérations actuelles et virtuelles de droits de la personne et d'ordre humanitaire dont la violation peut compromettre la vie et la sécurité du demandeur ».Que veut dire ce charabia ?La version anglaise est un peu moins confuse.On y parle de « developing human rights and humani-tarian standards », ce qui pourrait recouvrir pas mal de monde.Opinions Une décision prématurée Rien ne presse pour construire 300 km de nouvelles lignes d'Hydro-Québec CLAUDE LANGL0IS L'auteur est président de l'Association des biologistes du Québec.M.Lucien Bouchard, La récente tempête de verglas qui s'est abattue sur le sud du Québec a privé d'électricité plus de 1,3 million de foyers au plus fort de la crise, privant même le centre-ville de Montréal de son métro et de ses deux usines de traitement d'eau potable durant quelques heures.En réagissant avec calme, mais aussi avec efficacité, votre gouvernement a contribué a citer que cette situation critique ne devienne catastrophique.Dans une telle situation d'urgence, les principaux gestionnaires de la crise ont su composer efficacement avec les ressources disponibles pour réduire au minimum les effets sur l'intégriu-physique des personnes de ce cataclysme sans précédent au Canada.Les équipes d'Hydro-Québec ont maintenant complété le rebranchement de tous les abonnés, dont certains ont été privés d'électricité durant plus de 30 jours.On peut comprendre ce long délai lorsqu'on sait que le verglas a détruit plus de 3000 km de lignes de distribution, 24 000 poteaux de bois et 1000 pylônes d'acier.Il y avait donc nécessairement un caractère d'urgence pour reconstruire des lignes dans les meilleurs délais et réalimenter tous les clients.La crise est heureusement derrière nous et c'est maintenant le temps de tirer des leçons de ces tragiques événements.Dans cette perspective, nous croyons que le gouvernement doit réaliser un examen complet des causes de l'effondrement du réseau d'Hydro-Québec dans les secteurs affectés pour élaborer des solutions fiables à long terme.Le renforcement du réseau par lrî construction de 300 km additionnels de ligne aérienne, annoncé par Hydro-Québec et le gouvernement en janvier dernier, nous apparaît donc comme une décision prématurée.Nous comprenons mal que votre gouvernement s'empresse d'adopter des décrets autorisant la réalisation de ces travaux en urgence, les soustrayant ainsi aux procédures normales d'évaluation environnementale et de consultation publique.Nous désirons vous rappeler que le Plan stratégique 1998-2002 d'Hydro-Québec prévoit expres-sement dans ses orientations corporatives que les projets de parachèvement devront « .être acceptables du point de vue environnemental et être accueillis favorablement par les communautés locales ».Le Québec possède une législation garantissant un examen environnemental et une consultai ion publique pour les projets de construction de lignes hydroélectriques, ce qui est un processus essentiel pour assurer le respect de l'environnement et de la qualité de vie.Hydro-Québec possède pal ailleurs une excellente équipe de spécialistes en évaluation environnementale et les méthodes d'évaluation y sont bien en place et standardisées, permettant une évaluation rigoureuse des projets dans des délais relativement courts.Il est cependant essentiel que cette évaluation du promoteur soit soumise à l'examen du public québécois pour s'assurer que les solutions mises de l'avant soient à la fois respectueuses de l'environnement et de la volonté des citoyens.Il nous semble donc abusif qu'Hydro-Québec profite du sentiment d'urgence créé par la tempête récente pour réaliser des travaux qui n'ont pas fait l'objet d'évaluation environnementale ou de consultation publique satisfaisantes.Certains projets autorisés sont d'ailleurs toujours contestés par les citoyens et les communautés locales, notamment le passage aérien de la ligne Du-vernay-Anjou au-dessus de la rivière des Prairies, dont le tracé n'a pas été entériné par le Bureau des audiences publiques de l'environnement ( BAPE ).Il est par ailleurs inquiétant de constater que les options suggérées par les communautés locales, notamment le passage dans le tunnel existant sous la rivière ( appartenant à la société BASF ) ou le passage dans le corridor d'un futur pont, semblent rejetées à priori par Hydro-Québec, pour des raisons de coûts uniquement et sans aucun examen technique sérieux.Les Québécois veulent un approvisionnement en électricité qui soit fiable, mais ils veulent également une qualité de vie optimale.Il est donc essentiel que les solutions qui seront mises de l'avant par la commission scientifique et technique présidée par M.Roger Nicolet soient respectueuses de cette qualité de vie, qui est indissociable de la qualité de l'environnement.On doit faire appel à des spécialistes internationaux et à l'expertise d'autres compagnies d'électricité canadiennes, américaines ou européennes pour nous aider à choisir les meilleures solutions techniques à court et à long termes, en même temps que les solutions les plus socialement et environne-mentalement acceptables.Le gouvernement doit tenir compte des enseignements de cette crise, notamment quant à la solidité des infrastructures et à la résistance du réseau.De nombreuses alternatives pouvant minimiser les effets d'une tempête de verglas existent dans le monde, notamment l'enfouissement des fils ( courant dans d'autres provinces canadiennes et en Europe ), la construction de structures de support plus résistantes ( poteaux en béton ou en acier ) et des dispositifs automatisés d'alerte et de déglaçage des fils ( déjà utilisés par Hydro-Manitoba ).Ces options, qui permettent souvent aussi de réduire les impacts sur l'environnement, doivent être examinées par des experts avant de procéder à des investissements majeurs sur le réseau.Nous vous demandons donc, monsieur le premier ministre, de soumettre les travaux de reconstruction des réseaux de transport et de distribution d'Hydro-Québec à un examen environnemental et à des consultations publiques conformes aux règlements en vigueur selon la Loi sur la qualité de l'environnement.L'Association des biologistes du Québec, qui regroupe des professionnels spécialistes de l'environnement et des sciences biologiques, souhaite d'ailleurs participer a ces consultations» de même qu'a celles qu'entreprendra la Commission scientifique et technique présidée par M.NiCOlet Des pistes pour solutionner la crise des urgences GEORGES T0RMEN J'ai avidement lu dans La Presse les articles concernant la « nouvelle » crise des urgences que nous vivons présentement dans certains hôpitaux.Depuis l'époque de la publication de l'article « Il faut créer un véritable réseau d'urgences », concernant ma recherche dans ce domaine, paru dans L'Actualité médicale \u2014 Journal du médecin du 18 avril 1990, et surtout depuis la parution, en 1991, de mon livre intitulé L'urgence à l'hôpital l'urgence dans la ville, paru aux Presses universitaires du Québec, je ne puis rester indifférent devant une nouvelle concernant les soins d'urgence.D'autant moins indifférent que le discours sur les urgences nous ramène aussi loin que 1974, lors de la publication du rapport du comité « Système de services d'urgence », du ministère des Affaires sociales du Québec.Mais aussi proche que 1989, du temps où Mme Thérèse Lavoie-Roux, citée par L'Actualité médicale déclarait que « le problème de l'engorgement, c'est le problème de la rémunération des médecins ».Pourtant, le rapport Spitzer, en mai 1985, avait déjà indiqué les voies à explorer.Ma propre recherche a permis de mettre en évidence un grand nombre d'autres facteurs d'importance pour une compréhension élargie de la problématique des urgences et indiquait qu'il fallait d'ores et déjà mettre en place un véritable réseau des urgences et tout ce que cela implique.Or, les anciens et nouveaux acteurs du réseau de la réforme ont sans doute oublié que les causes d'engorgement des urgences ne se réduisent pas à quelques facteurs explicatifs.Vos articles et ceux de vos collègues illustrent bien que le discours « managérial » et le discours politique n'ont pas évolué et n'ont toujours pas une compréhension sociale qui situerait l'urgence médicale dans un circuit de soins intégrés.Les preuves sont nombreuses et accablantes, car il faut faire le procès d'un processus d'accessibilité des soins et non le procès d'une catégorie de médecins spécialistes, le procès de quelques établissements et de leurs gestionnaires.Il ne faut surtout pas, non plus, faire une chasse aux sorcières, médecins, gestionnaires et établissements, et les brûler vifs sur le bûcher des pénalités financières et sur la place publique.Car il n'est pas vrai que le problème s'explique en brandissant le spectre de la mauvaise gestion des hôpitaux pointés du doigt par le GTI et le ministre, relativement aux « situations de pointe et de crise.C'est la même panoplie d'explications qui est étalée devant nous, car ce qui est mis en cause ce sont : la fragilité des équipes médicales à l'urgence, l'absence de disponibilité des équipements de diagnostic, l'absence de normes nationales, etc.Ce qu'il faut comprendre, c'est que la dynamique dans chacun des hôpitaux et dans leur salle d'urgence peut être différente, même si le résulta; se manifeste par la même realité intolérable des listes d'attente et des civières dans les couloirs.Il y a lieu aussi de questionner, au niveau de l'établissement, la gestion de la répartition des lits entre les différentes spécialités et l'urgence.À ce niveau-ci, c'est le fonctionnement interne de l'urgence à l'hôpital et la coordination et l'intégration des activités des autres services ( médicaux et diagnostiques ) au Jean Rochon sein de l'hôpital qu'il faut paramétrer en termes d'efficience, d'efficacité et de qualité.L'engorgement des urgences, et de façon plus globale la problématique des urgences, vont au-delà de la simple gestion interne d'un établissement : c'est l'ensemble des établissements qui fournissent des soins d'urgence qu'il faut considérer.À ce niveau, ce qui doit être mis en cause et résolu, c'est l.a coordination et l'intégration régionale des services d'urgence préhospitaliers et hospitaliers, leur planification et leur développement.Mais il ne faut surtout pas s'arrêter là.11 faut aller plus loin, avant même de dénoncer les effets néfastes des lourdeurs bureaucratiques conventionnées qui font et qui feront pour longtemps encore partie de notre système.Aller plus loin, c'est reconnaître que le réseau des établissements publics ne devrait pas avoir le monopole des urgences.Autrement, ce serait nier l'apport du secteur prive dans ce domaine.Pire encore, ce serait nier la possibilité d'une prise en charge collective ( public-privé ) des urgences.11 faut donc rendre réelle la mise à contribution de toutes les ressources d'urgence, tant publiques que privées, sur un territoire donne et, ainsi, s'assurer de la coordination des ressources d'urgence pour l'ensemble des régions.Vous avez raison de mentionner que la liste d'attente aux urgences, comme celle en chirurgie, sont des formes particulières d'un même problème: celui de l'accessibilité des soins en général, avec ou sans la réforme.D'où, la nécessité de définir des orientations gouvernementales en matière de dispensa tion de soins d'urgences à la population.Ce faisant, il faut questionner a nouveau le rôle de l'hôpital de demain.Globalement, c'est la conception même du système hospitalier et prehospitalier d'urgence qu'il faut questionner.Au lieu de suspendre Cépée de Damoclcs sur la tète des administrateurs d'hôpitaux et.ainsi, exercer par la peur de la pression sur ces derniers, il faut au contraire aider, susci-ter les initiatives, les orienter, structurer la réponse sociale aux urgences, donner en exemple les réalisations dans ce domaine et les recompenser.Une saine compétition entre les établissements est de mise.Sept ans après avoir publié L'urgence à l hôpital l'urgence dans la ville, la crise actuelle des urgences m'indique que les conclusions de ma recherche sont toujours d'actualité : repenser l'urgence, soutenir la recherche, retenir des orientations et formuler une politique* miser sur l'effort collectif, poursuivre les mesures d'engorgement, développer un système d'urgence prehospitalier et réviser le statut de l'hôpital.Ces conclusions sont d'autant plus pertinentes que les autorités politiques semblent vouloir emprunter la voie coercitive.alors que la reforme Rochon a mis en place tout ce qui est nécessaire pour approcher le problème dans une perspective de service à la clientèle, de partnership public-privé, de constitution de reseau et de i ircuit intégré de soins. b4 LA PRESSE, MONTRÉAL MARDI 10 MARS 1998 Politique Pettigrew atténue la portée de l'étude de Fortin Selon l'économiste, les réformes de Vassurance-chômage sont responsables d'une augmentation de 200 000 assistés sociaux au Québec JULES RICHER de la Presse Canadienne.OTTAWA Le ministre du Développement des ressources humaines, Pierre Pettigrew, a tenté hier d'atténuer la portée d'une étude de l'économiste Pierre Fortin qui estime que les réformes successives de l'assurance-chômage feront augmenter les rangs des bénéficiaires de l'aide sociale de 200 000 personnes au Québec.M.Pettigrew a soutenu qu'il faut prendre ce chiffre dans son contexte.Selon lui, même s'il y a eu un transfert à l'aide sociale, il ne faut pas oublier que le nombre de prestataires au Québec est actuellement à son niveau le moins élevé des cinq dernières années.« L'économie allant mieux, il y a quand même un million d'emplois de plus qui ont été créés au cours de la dernière année ( au Canada ) et il y a beaucoup de gens qui ont laissé le bien-être social pour aller travailler », a-t-il affirmé à sa sortie des Communes.« S'il y a moins de monde aujourd'hui sur le bien-être social au Québec, et c'est le chiffre le plus bas depuis les cinq dernières années, moi je dis qu'il faut s'en féliciter », a-t-il ajouté.En outre, M.Pettigrew note que l'augmentation de 200 000 personnes s'étale sur une dizaine d'années.Dans son étude, rendue publique hier, l'économiste Fortin établit que depuis le début des années 90, les trois réformes de l'assuran-ce-chômage ( une sous les conservateurs et deux sous les libéraux ) sont responsables d'un d'accroissement de 30 pour cent du nombre des assistés sociaux au Québec.Environ 200 000 personnes ont quitté ou quitteront le marché du travail pour dépendre de l'aide sociale, ce qui représente une dépense additionnelle de 845 millions pour le gouvernement du Québec.M.Fortin a également étendu la portée de son travail à l'ensemble du Canada.D'après les résultats préliminaires de cette portion de l'étude, 730 000 Canadiens de plus dépendront de l'aide sociale en raison du resserrement des conditions d'admissibilité à l'assurance-chômage ( qui s'appelle maintenant l'assurance-emploi ).Réagissant aux propos du ministre Pettigrew, le Bloc québécois estime que celui-ci ne rend compte que d'une partie de la réalité.En chiffres absolus, concède le chef Gilles Duceppe, le nombre de personnes sur l'assistance sociale est effectivement plus bas qu'il ne l'a jamais été depuis cinq ans.« Il n'y a pas eu d'augmentation absolue, ça on le sait », a-t-il dit.« ( Mais ) la diminution du nombre de prestataires du bien-être social aurait été beaucoup plus importante n'eut été de cet ajout d'anciens prestataires de l'assuran-ce-chômage.Cela a diminué la participation au marché du travail », a-t-il ajouté.Pour sa part, le député néo-dé- mocrate Yvon Godin est beaucoup plus catégorique dans son jugement.À son avis, la dernière réforme de l'assurance-emploi, pilotée par le ministre Pettigrew, est carrément « pourrie ».« Elle a mis les gens dans la misère », soutient-il.« Si on regarde ce qui se passe dans la péninsule acadienne, il y a 19,6 pour cent des gens sur l'assurance-chômage.Donc, cela n'a pas créé de l'emploi », ajoute-t-il.M.Goclin croit que les libéraux ne sont pas conscients de l'impact de leur réforme.« Le ministre ( Pettigrew ) devrait venir faire une tournée par chez nous.J'irai lui montrer comment ça fait mal aux gens ordinaires.» Le caucus du PLQ recommande Charest fait le DOint avec son caucus un congrès de direction en juin GILLES NORMAND SAINT-HYACINTHE Le Parti libéral du Québec se met en branle pour un congrès de leadership en juin, que Jean Charest fasse le saut ou pas.Le caucus des députés réunis à Saint-Hyacinthe toute la journée hier, pour établir une stratégie en vue de la rentrée parlementaire aujourd'hui, s'est longuement attardé sur le sujet de l'heure : la succession de Daniel Johnson.Les députés ont décidé de recommander au comité organisateur la tenue d'un congrès en juin, soit la fin de semaine des 13 et 14, soit celle des 20 et 21.Dans le premier cas, le congrès serait tenu au Colisée de Québec, lieu que l'on préfère en raison de l'espace disponible.Si c'est la fin de semaine suivante, il faudra s'en tenir au Centre des congrès de la capitale, qui ne peut offrir une salle aussi immense.Les députés se sont donc rendus à la suggestion du président du parti, Jacques Lamoureux, qui s'est adressé à eux dans l'après-midi, en l'absence du chef démissionnaire, Daniel Johnson.M.Johnson, qui s'est présenté hier matin à l'hôtel où se tenait cette réunion, a refusé toute question des journalistes et s'est rendu dans la salle où allaient commencer les délibérations, à huis clos bien sûr.Le chef sortant est resté à peine une heure sur les lieux, préférant se retirer pour permettre aux députés de débattre des qualités qu'ils souhaitent chez un chef.et pour établir les modalités de la course au leadership.« M.Johnson entend participer aux travaux parlementaires dans le rôle de chef de l'opposition.Mais il se tiendra loin des questions organi-sationnelles.Ainsi, sa neutralité ne pourra être mise en doute », a expliqué le député Jacques Chagnon, président du caucus.Les membres de du bureau de direction du parti ont tenu une « réunion » téléphonique hier soir, afin de convoquer le conseil général d'urgence pour vendredi.La réunion de l'exécutif prévue pour ce soir a, elle, été reportée à vendredi, avant le conseil général.Cette réunion, qui aura lieu à Montréal, a pour objet d'entériner la décision qu'aura préalablement prise l'exécutif.Le caucus a également recommandé, hier, que PHOTOPC Liza Frulla et Pierre Paradis, deux éventuels candidats à la direction du PLQ, se sont laissé aller à quelques pitreries pour le bénéfice des caméras, hier.la date limite pour la vente des cartes de membre soit la plus rapprochée possible de celle du congrès, afin d'attirer le plus grand nombre d'intéressés.Il reste une campagne de financement à mettre au point très rapidement, puisque celle-ci ne pourra être tenue durant la course à la direction, a indiqué le whip en chef et député des Îles-de-la-Madeleine, Georges Farrah.Après le congrès de direction, le PLQ devra tenir des assemblées d'investiture dans tous les comtés où cela n'aura pas encore été fait.Aujourd'hui, trois circonscriptions seulement sur 125 ont choisi leur candidat.Quant à la date limite pour déposer son bulletin de candidature à la direction du parti, elle sera fixée par le comité organisateur, qui devra définir l'ensemble des règles à suivre.Il en sera évidemment ainsi du nombre de signatures qu'il faudra pour appuyer un candidat.« Il y a consensus au caucus pour qu'il y ait une course à la direction, peu importe qui sont les candidats.Le caucus souhaite le débat le plus large possible », a souligné Georges Farrah.GILLES T0UPIN du bureau de La Presse, OTTAWA Jean Charest, qui a encore décliné hier l'offre de succéder à Daniel Johnson à la tête du Parti libéral du Québec, rencontre dès ce matin ses députés et sénateurs à Ottawa avant d'affronter la presse en début d'après-midi.Jean Charest annoncera-t-il alors sa décision?Cela est peu probable.Ses proches collaborateurs ont affirmé à La Presse hier que les journalistes « seraient bien déçus » aujourd'hui s'ils attendaient de la conférence de presse de M.Charest une annonce officielle.« Il ne peut faire autrement que de rencontrer la presse parlementaire à son retour à Ottawa », a déclaré un membre de son personnel.« Sinon, il serait pourchassé sans relâche.» M.Charest est arrivée à Ottawa hier, en provenance d'Halifax, en fin d'après-midi.M.Charest a répété à l'aéroport qu'il n'était pas intéressé au job du chef du PLQ et qu'il préférait rester en politique fédérale.« Ma réponse n'a pas changé », a-t-il dit à sa descente d'avion.Il n'a pas voulu dire les raisons pour lesquelles il avait convoqué son caucus dès son retour, se contentant de lancer à la blague: « Je suis content d'être de retour auprès de vous.» Le caucus conservateur, qui devait avoir lieu demain comme à l'habitude, a été devancé d'une journée.Même si les députés conservateurs affichent publiquement maintenant qu'ils appuieront Jean Charest, peu importe sa décision, ces derniers ont demandé à être les premiers informés de l'état de la réflexion de leur chef sur son avenir politique.C'est ce que fera le chef du PPC ce matin.M.Charest ne s'est donc pas pointé le nez aux Communes lors de la reprise de la session hier et il a tenu à passer la soirée avec sa famille qu'il n'avait pas vue depuis plus d'une semaine, exception faite d'une rencontre à Montréal vendredi dernier avec son épouse Mi-chelle Dionne.Entre-temps, les spéculations sur le choix que fera le député de Sherbrooke ont continué de bon train hier aux Communes.Les députés conservateurs ont notamment été moins catégoriques que la semaine dernière sur le refus de leur chef d'aller à Québec.Si Jean Charest décidait de partir, a affirmé le député de St John's Ouest, Charles Power, le caucus conservateur ne se sentirait nullement trahi par son chef.« S'il fait ce qui est le mieux pour le Canada, s'il peut parvenir à régler pour 25 ou 30 ans la question séparatiste au Québec, il servirait ainsi très bien tous les Canadiens.» « M.Charest, a dit le député terre-neuvien, a écouté tous les arguments, il a écouté le peuple canadien, ses collègues, son parti, ses amis.Je suis certain qu'il aura une longue conversation avec sa femme et qu'il prendra sa décision prochainement et il annoncera formellement s'il faut ou non rayer son nom de la liste des successeurs possibles à Daniel Johnson.» Les députés conservateurs affirmaient hier qu'ils n'en savaient pas plus que les journalistes, qu'ils se posaient les mêmes questions qu'eux.Qui succédera à Jean Charest s'il part ?Qu'adviendra-t-il du parti ?Les conservateurs affirment aussi qu'à l'heure actuelle le parti ne souffre pas de cette cabale.« Nous apprécions, dans le caucus, toute la publicité que cela nous donne, dit Charles Power.Nous sommes enchantés de constater que tous les Canadiens voient Jean Charest pour ce qu'il est, un formidable chef.» Pour sa part, le député libéral d'Abi-tibi, Guy St-Julien, un transfuge du Parti conservateur, ne croit pas au départ pour Québec de Jean Charest.« Jean n'ira pas, a-t-il dit.Il est trop tard.S'il y allait maintenant, les gens diraient qu'il s'est laissé acheter.» Enfin, Gilles Duceppe, le chef du Bloc québécois, qui rentre d'une tournée dans l'Ouest canadien, affirme qu'il a réalisé au cours de son voyage la semaine dernière « qu'on cherchait au Canada plutôt un sauveur que des solutions ».« On pense qu'en choisissant Jean Charest, a dit M.Duceppe, on va mettre fin à tous ces débats, que les problèmes ne demeureront pas.C'est une erreur importante de voir la politique à travers l'apparition d'un sauveur qui réglerait toutes les questions.Ce n'est pas comme cela que ça se passe.» ELLE PREFERE LAISSER MOURIR PLUTÔT QUE VIVRE SANS THIERRY DÉCLARATION D'AMOUR.MATHIEU AVOUE SES SENTIMENTS À MARTHE.¦ ¦ ENT'CADIEUX Ce soir 19h LES MACHOS Ce soir ce soir 20h le match de la vie Avec Claude Charron Témoignage d'une femme habitée par plus de 30 personnalités différentes TVA LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 10 MARS 1998 Mon fils a débuté des cours à temps plein au cégep à la fin du mois d'août 1997.Le crédit d'impôt relatif aux études, accordé par le fédéral, est-il disponible dans son cas?Ce crédit d'impôt est en général accordé aux étudiants à temps plein qui fréquentent le cégep, l'université ou un établissement reconnu par le ministre de l'Emploi et de l'Immigration.Un crédit de 25,50 $ est accordé pour chaque mois de l'année 1997 durant lequel votre fils a fréquenté le cégep, soit un total de 127,50 $ (25,50 $ x 5).Le formulaire T2202A émis par l'établissement d'enseignement mentionne le nombre de mois admissibles au crédit d'impôt.Si votre fils n'a pas besoin de ce crédit d'impôt pour réduire son impôt à zéro et qu'il ne désire pas le conserver pour l'utiliser dans une année ultérieure, le montant inutilisé peut vous être transféré afin de réduire votre impôt payable.Ordre des comptables généraux licencié* du Québec 2610828 Politique Québec prépare un coup de barre pour la francisation des immigrants Bénévoles demarxié(e)s.52?.907 pour aider des jeunes dans leurs devoirs et leçons du niveau primaire.i La Maison k dfAurore Lise Fontaine Roger Généreux NORMAN DEL! S LE de la Presse Canadienne, QUÉBEC « Un coup de barre s'impose pour la francisation des immigrants », estime le ministre québécois de l'Immigration, André Boisclair.Le gouvernement annoncera en mai prochain une série de mesures destinées à appuyer davantage ceux qui ont le goût d'apprendre le français.M.Boisclair a rendu public hier le rapport d'un comité de travail qui a analysé la francisation et la réinsertion des nouveaux arrivants et des non francophones du Québec.Le groupe conclut que la francisation des immigrants n'a pas donné kl résultats escomptés: seulement le tiers des immigrants ayant suivi les 600 heures de cours dans les cofis ont atteint les objectifs du programme.De plus, les immigrants sont aux prises avec « un monde du travail où prédomine l'anglais », reconnaît le rapport du groupe de travail.En conséquence, on recommande la mise en place de conditions d'immersion pour encourager les nouveaux arrivants à parler français plus rapidement.Par exemple, on devrait amélio- rer le « curriculum », c'est-à-dire le programme d'études auquel se soumettent les immigrants.Il faut aussi utiliser au maximum le niveau communautaire, qui jouit d'un lien privilégié avec la clientèle immigrante.Le comité recommande la mise en place d'un « bon de francisation », peut-être sous la forme d'une carte à puce, qui permettrait aux immigrants un parcours individualisé d'apprentissage du français et constituerait un incitatif à la francisation.On vise à augmenter le nombre d'heures qu'un immigrant doit consacrer à l'apprentissage du français.De 600 heures, cette période d'intégration au français pourrait être portée à 800, et même à 1600 heures.mm ÛL Au Laurentides Forfait réunion À partir de HOTEL Hébergement Salon de réunion - Un*, deux ou trois repas 2 services de café Équipement audio-visuel de base Stationnement intérieur Frais de service par personne en occ.double OS 03 __ c P0 g ©\u20ac>©©© _ Manoir oauveur \u2014 2s8sm7 Le Salon des VlHIEUUS BiïSHMS 12 au 15 mars au Stade Olympique PLUS DE 400 VÉHICULES RÉCRÉATIFS CLASSE A, B, C, SEMI-CARAVANES SECTION n'ULTRM ET TENTES- COUREZ LA CHANCE DE GAGNER A CHANCE DE DE RABAIS À L'ACHAT DU VÉHICULE DE VOTRE CHOIX HEURES D'OUVERTURE: Jeudi: .13h à 22h Vendredi \u2022 Samedi : 10h à 22h Dimanche: 10hà18h CITE; port détente u.'.jm i ADMISSION : Adultes: 9,50$ Âge d'or - Étudiants : 7,50$ Gratuit pour les enfants de 12 ans et moins.Vtvr CKAC730 FILLERO11 01X037.0 CENTRER.Ma mère habite chez moi.Ai je droit à un crédit d'impôt?Au fédéral, vous pourriez avoir droit à un crédit non remboursable équivalent au montant pour conjoint (maximum 915 $), si vous n'avez pas de conjoint et si votre mère habite avec vous et est entièrement à votre charge.De plus, si votre mère a droit à un crédit d'impôt pour personne handicapée qu'elle ne réclame pas en totalité, la partie inutilisée pourrait vous être transférée.Même si vous réclamez le crédit d'impôt équivalent au montant pour conjoint en ce qui la concerne, vous pourriez avoir droit à un crédit d'impôt maximal de 400 $ pour autre personne à charge si votre parent est atteint d'une déficience physique ou mentale.Au provincial, vous pourriez avoir droit à un crédit d'impôt non remboursable maximal de 480 $ pour autre personne à charge.Si votre parent est atteint d'une infirmité physique ou mentale, ce crédit d'impôt peut atteindre 1 180 $.De plus, un crédit d'impôt remboursable de 550 $ est accordé pour l'hébergement de chaque parent.Vous pouvez avoir droit à ce crédit si votre parent est né avant 1928, ou avant 1938 s'il est atteint d'une déficience physique ou mentale grave et prolongée.Pour ce dernier crédit seulement, vous ne devez pas tenir compte du revenu de la Ordre des personne à charge.COT^\"JoSSï?liccncié* 2610660 .CiTÉ0*!^ mars« écoutez l'Emission du matin A ect c/ e 1073 diffusée e
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