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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1998-02-12, Collections de BAnQ.

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[" /.('/T///\\ *//i///t/ ïjtjtomliït/i liiiiUiiis ilAmrriijn- Montréal, jeudi 12 février 1998 114* année No 112 86 pages, 6 cahiers 60 t TAXES EN SUS ÎLES - DE - LA - MADELEINE 1 $ FLORIDE 1,65 $ U.S.Us fauteuils médaillés d'OT Cfcl COOfOft Boutique SSEKSment LArZrBOV* C V££ hz «as VL.28SSM2-M X/ 6955, m Jean-Talon Est tari prts du boui.Les Gâte» cf Anjcu 89 Philippe Cantin Il n'y a pas de fumée sans surf page S3 p 3 Réjean Tremblay Le CIO a tout un «pétard» entre les mains! page SS o r Pierre Foglia Le plaisir, une dope dangereuse?page S7 autre calamité à Saint-Jean Six personnes ont été victimes de la bactérie mangeuse de chair depuis Noël * *é * * a .T» » * .a.JEAN-FRANÇOIS BÉGIN La bactérie mangeuse de chair a frappé un grand coup récemment à l'hôpital du Haut-Richelieu : pas moins de six cas d'infection y ont été signalés depuis Noël, dont un ayant causé la mort de la personne atteinte.C'est ce qu'a confirmé hier soir le directeur des services professionnels de l'établissement de Saint-Jean-sur-Richelieu, le Dr Ste-phèn Morgan, qui a répété à plusieurs reprises que les six cas étaient tous fort différents les uns des autres et qu'absolument rien ne permettait de croire à une épidémie.«< Ça a touché des gens de tous les âges et des deux sexes, qui ne se connaissaient pas et n'avaient pas de liens entre eux, a-t-il dit.Ce sont des cas isolés et disparates, et on pourrait passer trois mois sans en avoir d'autres, » Quand même, six en un mois et demi, n'est-ce pas beaucoup ?« C'est sûr que ce ne serait pas la même chose si deux membres de la même famille nous arrivaient avec l'infection la semaine prochaine, mais il n'y a rien d'alarmant pour l'instant », a dit le Dr Morgan, précisant que son hôpital traite, bon an mal an, entre cinq et 15 cas d'infection au streptocoque de type A.Le Dr Morgan a précisé que deux des cas n'ont pas nécessité d'interventions majeures, les patients ayant été traités aux antibiotiques dès les premières manifestations de l'infection.Mais tous n'ont pas été aussi chanceux.Dans le cas de la personne qui est morte, un homme dans la cinquantaine, le streptocoque de type A \u2014 le nom scientifique de la bactérie \u2014 a causé une pneumonie.« Ce genre de cas est extrêmement grave, parce que lorsque la personne se présente à l'hôpital, ce n'est pas évident pour les médecins que c'est.une infection au streptocoque : des gens qui toussent et qui ont de la difficulté à respirer, on en a des dizaines tous les jours aux Voir UNE AUTRE en A2 «Redonnez à Ross sa médaille d'or», clament les surfers Beau cas d'incohérence dans un CLSC de Montréal LIUANNE LACROIX y - PHILIPPE CANTIN envoyé spécial, NAGANO Furieux de la décision du Comité international olympique ( CIO ) de retirer sa médaille d'or à Ross Re-bagliati, les surfers des neiges ont repris les compétitions dans une ambiance surchauffée, ce matin, aux Jeux de Nagano.Mike Michal-chuk, de Calgary, a donné le ton.Les caméras du monde entier braquées sur lui après sa descente, il a hissé à bout de bras une serviette marquée des mots : « Ross est le champion, redonnez-lui l'or.» Son coéquipier Mark Fawcett, du Nouveau-Brunswick, a tenu des propos mordants : « Le CIO nous montre du doigt.C'est pourtant à sa demande que nous sommes aux Jeux.On nous invite au party pour nous donner une claque en pleine face ! C'est un coup de poignard et on répliquera.» Quelques heures Voir «REDONNEZ» en A2 > ; La mari: le contraire d'un stimulant.ISABELLE HACHEY Fumer un joint de marijuana est loin d'être le meilleur moyen que peut trouver un athlète pour se surpasser aux Jeux olympiques.I$3Uen au contraire, le « pot » proie un effet « tout à fait contrai-celui d'un stimulant », dit la iricc du laboratoire antidopa-S&^Ie l'Institut national de la recherche scientifique ( INRS ), le Dr fstiane Ayotte.« Il n'y a vraiment pas de consensus là-dessus, mais la littérature démontre que l'usage de la marijuana est contre-performant », explique Mme Ayotte, qui ajoute toutefois que cette drogue douce procure un sentiment de relaxation qui peut permettre aux athlètes de réduire leur stress en compétition.Quant aux effets indésirables, ils sont nombreux : perte d'agressivi- Voir LA MARI en A2 m - I 4% -ât PHOTO Le surfer canadien Ross Rebagliati ignorait toujours, tard hier soir, s'il perdra sa médaille d'or à cause des traces de marijuana trouvées dans son organisme.L'athlète de Whistler.en Colombie-Britannique, devrait connaître la décision du jury d'appel incessamment.a; .7 \u2022 Les Américains se montrent intraitables avec l'Irak m +j \\ L'opération «Désert Thunder» pourrait être déclenchée dans une semaine s a » d'après AFP et AP BAGDAD L'Irak a indiqué hier qu'il acceptait l'inspection de huit sites présidentiels, mais les États-Unis ont à nouveau rejeté cette proposition et annoncé qu'ils seraient prêts à passer à l'attaque d'ici une semaine.Mais en soirée, le Conseil de sécurité s'est prononcé pour la poursuite des initiatives diplomatiques.PHOTO ARMAND TR0TT1ER.Là Dans la rue Des milliers d'employés municipaux ont dé* brayé pendant quelques heures hier, surtout dans la région métropolitaine/ pour protester cdutre l'adoption d'une loi d'exception impo-Mlit la récupération de 6 % de la masse salariale.À lire en page À6 C'est depuis le Caire que le chef de la diplomatie irakienne, Moha'nmed Said al-Sah-haf, a accepté le principe d'une visite d'inspecteurs désignés par le secrétaire général des Nations unies Kofi Annan, qui seraient autorisés pendant deux mois à visiter le moindre centimètre carré de huit sites présidentiels.Concession totalement insuffisante pour Washington et Londres, qui ont insisté à plusieurs reprises pour que toutes les inspections soient menées par les experts de la commission de désarmement ( UNSCOM ), et ce sans restrictions ni date butoir.Les États-Unis ont donc immédiatement rejeté tout « accord ou compromis » visant à restreindre la mission de ces inspecteurs en désarmement, a déclaré l'ambassadeur américain auprès de l'ONU, Bill Richardson.Au Département d'État, le porte-parole James Rubin a de son côté souligné : « Nous n'avons toujours pas entendu une proposition concrète de la part de l'Irak renversant sa position et autorisant les Inspecteurs de Voir LES AMÉRICAINS en A2 Seul CLSC à fournir véritablement des services d'urgence dans l'île de Montréal, le CLSC J.-Oçtave- et Roussin, qui dessert une population de 55 000 âmes dans Pointe-aux-Trembles, a vu ses effectifs médicaux passer en quelques années de 22 à 12 médecins et on * craint maintenant de devoir réduire encore les services à la population si on ne peut y attirer rapidement de nouveaux médecins.« Dans un contexte où le ministre lui-même a confirmé cette mission de première ligne des CLSC, il est complètement illogique de ne pas nous donner les moyens pour y arriver », déplorent la directrice générale de l'établissement, Monique Corbeil, et le président du conseil d'administration, Alain Roy.Ouvert il y a 18 ans, ce CLSC a immédiatement développé une expertise médicale pour répondre aux besoins de sa population du bout de l'île, éloignée des grands hôpitaux et peu desservie par les cliniques privées.( La situation n'a guère changé depuis : malgré une hausse de population de quelque 50 % durant ces années, seulement deux cliniques privées desservent le territoire.) Confirmant sa vocation médicale, le milieu universitaire reconnaissait le CLSC comme un lieu d'enseignement de médecine familiale, une première pour un établissement non hospitalier.Pour favoriser le recrutement de jeunes médecins, on accordait en 1984 une exemption au CLSC lui permettant de rémunérer quatre jeunes médecins sans cette diminution de salaire de 30 % imposée aux récents diplômés qui choisissent une carrière à Montréal plutôt qu'en région.Pendant des années, le CLSC s'est donc doté d'équipements lui permettant d'offrir des services d'urgence de plus en plus complets ( radiologie, possibilité de faire des attelles plâtrées, inhalothérapie, acquisition de défibrillateur et d'un cardio-stimulateur pour parer aux urgences cardiaques, d'une loupe spéciale pour permettre l'extraction de corps étrangers de l'oeil.) Mais en 1994, l'exemption était retirée et depuis la situation se dégrade sans cesse.Épuisés, débordés, les médecins s'en vont, tandis que les plus jeunes préfèrent aller à quelques minutes de là, à LeGar-deur ou sur la Rive-Sud, où ils peuvent recevoir un plein salaire et travailler dans des conditions moins stressantes, sans se démener comme des queues de veau.Envisageant à l'époque d'ouvrir le dimanche, le CLSC, qui offre des Voir BEAU CAS en A2 'OURS 3LNT 2000 index\t\t\u2022\t\t\t Pstttts mrnm*\t\t\u2022iMrac E2\tBsndssdtssinéss C6\t\tÊtot-vout ootervtttur CS \u2022 tndn\tC5\tmm IMPH\t\tCl\tFtuMrton Cl \tCSIC7\tD10àO13,D16\tCybsfpresss\tCIO\tHoroscope C6 \ta\t-horaire sosctsciss 016\tDécès\tD14.D15\tUmonds C1.C2.C4 \u2022tmptols\tC7\t\u2022 horaire télévision 012\téconomie\tE1.E12\tLotsrtss A2,A9 \u2022 SUtOrnobHs\tCl\t\u2022 téftévtséofl 013\tÉoltorW\tB2\tMots croisés C7.S10 Mot mystère Ootatons PoHttaus B1.B4àB8.B10.B11 TsMoid Sports éditorial La charrue devant les boeufs - Pierre Gravel page B2 météo Nuageux avec pluie intermittente Max.2, min.-10 Cahier Sport», paga 20 A2 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 12 FÉVRIER 1998 Suites de la une Une autre calamité à Saint-Jean UNE AUTRE / Suite de la page Al_ urgences », a expliqué le Dr Morgan à La Presse.Dès que l'analyse des cultures a révélé la nature de l'infection, des doses d'antibiotiques ont été administrées au personnel et aux proches du malade, qui avait été transporté aux soins intensifs, où il a succombé à un choc septique causé par les toxines produites par la bactérie, il y a un peu moins de deux semaines, soit environ cinq jours après son admission.Un autre homme, de 35 ans celui-là, s'est présenté à l'hôpital la semaine dernière, la jambe gauche trois fois plus grosse que la normale et présentant des plaies noirâtres, signes de nécrose.« C'est un cas qui se rapproche beaucoup de celui de Lucien Bouchard », a souligné le Dr Morgan.Heureusement après deux débridements intensifs des plaies, qui avaient fini par s'étendre à l'aisselle et au bras, l'homme a été sauvé sans que l'on ait à l'amputer.Deux autres patients, un bambin de deux ans et une femme dans la cinquantaine, ont aussi subi les affres de la bactérie, le premier à cause d'une plaie infectée, la seconde à la suite d'une bursite.Ni l'un ni l'autre ne gardera de séquelles de l'infection.La bactérie peut se frayer un chemin vers l'intérieur du corps de plusieurs façons, a rappelé le Dr Morgan, que ce soit via un on* gle incarné, une coupure ou une brûlure.Dans les cas les plus graves, l'infection atteint les muscles, d'où elle peut facilement se propager.Le directeur de la santé publique de la Momérégie, le Dr Luc Boileau, n'était pas au courant des cas rapportés à l'Hôpital du Haut-Richelieu, mais a tenu à souligner qu'il est « très, très rare » que l'infection soit transmise d'une personne à une autre.De son côté, le directeur scientifique du laboratoire de santé publique du Québec, le Dr Gilles Delage, a souligné qu'il y a toujours plus de cas d'infection au streptocoque A pendant l'hiver, « Environ 40 % des cas ! se produisent pendant les quatre premiers mois de Tannée », a-t-il dit.Beaucoup de porteurs de la bactérie sont asymptomatiques, a rappelé le Dr Delage» On estime que l'incidence des infections invasi-ves n'est que d'un cas par 100 000 personnes par année.Depuis 1995, année où l'infection est devenue une maladie à déclaration obligatoire, on dénombre entre 100 et 150 casyar année au Québec, dont neuf à 12 sont fatals, selon le Dr Delage.2 «Redonnez à Ross sa médaille d'or», clament les surfers des neiges «REDONNEZ » / Suite de la page A ! _ plus tôt, dans un hôtel du centre-ville de Na-gano, Rebagliati a témoigné devant le Comité arbitral du sport, à la suite de l'appel déposé par l'Association olympique canadienne ( AOC ).Rappelons qu'après avoir été testé positivement pour usage de marijuana, l'athlète de 26 ans s'est fait retirer la médaille d'or remportée dimanche en slalom géant.La décision a été prise par une courte majorité.La Commission médicale du CIO s'est prononcée en faveur de la sanction par 13 votes contre 12.La Commission executive a entériné cette recommandation par 3 votes contre 2, avec 2 abstentions.La décision du Comité arbitral du sport, attendue dans les prochaines heures, sera finale.Richard Pound, l'avocat montréalais membre de la Commission executive, s'est abstenu.« Il y aurait eu apparence de conflit d'in- térêts, a-t-il affirmé.Cela dit, le Canada a toujours combattu l'usage de stimulants dans le sport.Dans ce cas-ci, je ne crois pas qu'il s'agisse de dopage.Selon notre code médical, la marijuana n'est pas une substance interdite.Chose sûre, elle ne contribue pas à améliorer les performances.On ne devrait pas retirer une médaille à un athlète à moins qu'il ne soit dopé.» En matière de drogues douces, la politique du CIO est de respecter les règles de chaque fédération internationale.Pour la marijuana, la Fédération internationale de ski ( FIS ) n'a pas adopté une politique de tolérance zéro.Si l'urine en comporte des traces de 15 nano-grammes ou moins par millilitre, aucune sanction n'est prévue.Le taux de Rebagliati : 17,8.Le jeune homme soutient ne pas avoir fumé de marijuana depuis avril 1997.En revanche, il reconnaît avoir assisté à une récep- tion organisée en son honneur, durant laquelle ses amis en ont consommé.C'était le 31 janvier dernier, la veille de son départ pour Calgary, où il allait rejoindre les autres membres de l'équipe canadienne.Il attribue son test positif à la fumée résiduelle.« Nous ne croyons pas que l'utilisation de la marijuana améliore les performances, a expliqué le docteur Peter Jenouvre, membre de la FIS.En revanche, elle peut réduire certaines inhibitions, ce qui favorise le rendement de l'athlète.» Précisons cependant qu'aucune étude scientifique n'a été évoquée à l'appui de cette affirmation.Dans les règlements de la FIS sur les produits interdits, la marijuana fait partie de la troisième catégorie, celle des « substances sujettes à certaines restrictions ».Le libellé du texte précise que des contrôles sur les skieurs « peuvent » être effectués et que des sanctions « peuvent » être prises.En clair, il n'existe aucune obligation, ni dans un cas ni dans l'autre.Dans le cas de Rebagliati, la FIS a fait les deux.Et le contrôle relatif à la présence de marijuana nécessite un test spécifique.« Avant les Jeux, on nous a dit qu'on ne serait pas testé pour l'utilisation de la marijuana », a affirmé Brett Carpentier, de Mont-Tremblant.Réalisant brusquement la portée de cette déclaration, le jeune homme de 22 ans a ensuite voulu l'atténuer.Mais il est clair que les surfers des neiges ne croyaient pas être victimes de ce type de contrôle à Na-gano.« La marijuana ne fait pas partie de la culture de notre sport, a ajouté Carpentier.Je n'en fume pas, je ne l'ai jamais fait.» Tara Teigen, coéquipière de Rebagliati jjtf sein de l'équipe canadienne, a ajouté : « Touj le monde appuie Ross.Si le CIO et la FIS veulent faire de lui un exemple, ça virera' contre eux.Notre groupe se tient.» \u2022i 4 La mari: le contraire d'un stimulant.LA MARI / Suite de la page Al té, altération de la vigilance et du temps de Réaction, troubles de concentration et de coordination.Le Canadien Ross Rebagliati, qui risque d'être dépouillé de sa médaille d'or en surf des neiges parce que des traces de marijuana ont été détectées dans son organisme, aurait donc été bien fou de fumer un joint avant de dévaler les pentes enneigées de Nagano.Rebagliati, 26 ans, affirme qu'il a passé une soirée aux côtés de fumeurs de joints, ce qui peut effectivement laisser des traces dans son corps s'il a respiré de la fumée de façon accidentelle.bien pu avoir consommé de la marijuana il y a quelques semaines, voire quelques mois, puisque les traces peuvent être détectées jusqu'à 72 jours après la consommation ! « La période de détection est beaucoup plus longue que les effets comme tels, qui durent entre quatre et six heures », dit Mme Ayotte.La marijuana est-elle considérée comme un agent dopant ?Les scientifiques sont divisés sur la question, et le débat est loin d'être clos, croit le Dr Ayotte.Treize membres de la commission médicale de la CIO se sont prononcés pour le retrait de la médaille de Rebagliati, alors que douze membres étaient contre.« Les positions sont très campées, très rigides.Dans certains pays, la consommation du cannabis est très mal vue.» Mais le jeune homme aurait tout aussi Le Comité international olympique Beau cas d'incohérence dans un CLSC de Montréal ( CIO ) n'interdit pas l'usage de la marijuana de façon catégorique.Contrairement aux stimulants \u2014 comme les stéroïdes anabolisants \u2014 , strictement prohibés, la marijuana est seulement soumise à certaines restrictions aux Jeux olympiques.En fait, la CIO ne détectera la marijuana que si une fédération sportive en fait la demande.« Dans les règlements de la Fédération internationale de ski, il est clairement stipulé que la marijuana et l'alcool sont bannis de la compétition », dit Mme Ayotte.Il s'agit d'ailleurs d'une exception, puisque la majorité des fédérations sportives n'ont pas de règlements précis en ce sens.Pourquoi des règlements si rigides?En France, où un arrêté ministériel impose des tests d'urine chez tous les athlètes pour détecter la marijuana, on avance des arguments moraux.Les sportifs n'ont pas à être soustraits aux lois du pays, et ils ne doivent sur-' tout pas montrer le mauvais exemple à leurs' jeunes admirateurs.« Il y a aussi une notion de sécurité, qu'or> oublie généralement trop souvent.Il y a un net danger à dévaler les pentes à toute allure ( en étant sous les effets de la drogue ).Cela peut-être carrément dangereux », poursuit la directrice du laboratoire antidopage de l'INRS.Fumer des joints est-il une pratique répandue chez nos athlètes canadiens?Le Dr Ayotte hésite, une retenue qu'elle explique par le secret professionnel à préserver.« Chez nos athlètes d'élite, il est très rare, en compétition, qu'ils aient de la marijuana.» ¦ Les Américains se montrent intraitables avec l'Irak BEAU CAS / Suite de la page A1 services d'urgence durant toutes ses heures d'ouverture de 9 h à 21 h, a plutôt dû faire marche arrière et retrancher la journée du samedi.Il est maintenant ouvert cinq jours par semaine.« Non seulement on ne peut plus recruter, mais les gens en place nous quittent à cause de la surcharge et du contexte épouvantable dans lequel ils doivent travailler », disent M.Roy et Mme Corbeil, qui soulignent que le CLSC reçoit 26 000 visites annuellement pour des urgences mineures, qu'il s'agisse d'asthme, d'une fracture légère, d'un problème de santé mentale, etc.« Prenez le cas d'un enfant qui tombe et s'ouvre le front, reprend Mme Corbeil.S'il ne peut venir ici pour ses 15 points de suture, il ira encombrer l'urgence d'un hôpital.Maisonneuve-Rosemont, l'hôpital le plus près dans l'île est à presque à une demi-heure en auto dans de bonnes conditions.C'est sans compter tous ceux qui doivent se déplacer en autobus et métro.Le besoin est là, il se fait de plus en plus criant avec l'augmentation de la population locale et son vieillissement.Pourquoi ne pas nous donner les moyens de faire un travail où nous avons déjà fait nos preuves et pour lequel nous pouvons assurer le suivi, si nécessaire ?» LES AMÉRICAINS / Suite de la page Al_ l'ONU à faire leur travail.» Reste qu'au siège des Nations unies, le geste irakien a déclenché une frénésie de consultations.Des côtés russe et égyptien, on notait que la proposition de Bagdad n'était qu'une première étape.En soirée, Kofi Annan et les cinq membres permanents du Conseil de sécurité ont accepté que soient poursuivies les initiatives diplomatiques afin d'assurer « l'application complète » par l'Irak des résolutions de l'ONU.On pense que les participants à cette réunion ont discuté de la possibilité d'une mission de M.Annan à Bagdad visant à désamorcer la crise avec l'Irak.Pendant ce temps, dans le Golfe, on achève les derniers préparatifs de « Désert Thun-der » ( tonnerre du désert ), car tel est désormais le nom de code de l'opération.Pour montrer que la détermination américaine ne faiblit pas, le secrétaire américain à la Défense William Cohen est venu rendre visite aux hommes de l'armada destinée à être le fer de lance d'une intervention armée.« Vous êtes l'acier de l'épée de la liberté »/ a-t-il déclaré à ses troupes sur le pied do-guerre, à bord de l'USS George Washington^ Dans une semaine, avec l'arrivée des troupes, au sol destinées à protéger le Koweït, le dis*-positif maximal sera atteint, a précisé de son» côté le général Anthony Zinni, commandant en chef des forces américaines dans le Golfe- - % ¦ la Presse ï Renseignements : 285-7272 Abonnement : 285-6911 Télécopieur pour abonnement : 285-7039 Lundi au vendredi de 7 h à 17 h 30 Samedi de 7 h à midi Dimanche de 7 h à H h Rédaction : 285-7070 Promotion : 285-7100 Les petites annonces : 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endroits suivants : ¦ à Montréal : cégep du Vieux-Montréal, au 255, rue Ontario Est, entrée principale, 3« étage, de 9 h 30 à 16 h 30.Objectif : 150 donneurs ; ¦ à Saint-Laurent : parrainée par le Club Rotary Saint-Laurent/Mont-Royal, au 2103, boul.Marcel-Laurin, de 14 h 30 à 20 h 30.Objectif : 125 donneurs ; ¦ à Saint-Hyacinthe : Galeries de Saint-Hyacinthe en collaboration avec la Banque Royale, au 3200, boul.Laframboise, de 14 h 30 à 20 h 30.Objectif : 250 donneurs ; ¦ à Montréal : Exponautique internationnale de Montréal au Stade olympique, 4141, Pierre-de-Coubertin, de 14 h à 20 h.Objectif : 150 donneurs.DEMAIN DANS LA PRESSE Place aux ténors du hockey ¦ Le tournoi de hockey entre dans sa phase décisive avec l'entrée en lice des équipes favorites: Canada, États-Unis, Russie, Suède.La présence des vedettes de la Ligue nationale constitue Tune des grandes attractions de ces XVIII*\"*» Jeux d'hiver.De Nagano, notre envoyé spécial Réjean Tremblay et notre collaborateur spécial Dave King rapportent les derniers développements.QUESTION DU JOUR t Service tiaison Vous voulez vous faire entendre?Répondez à la question du jour.Pour faire-connaître votre opinion, composez le 285-7331;+ au son de la voix, faites le 1.Même si des traces de marijuana ont été détectées dans le corps du Canadien Ross Rebagliati, la commission qui teste les athlètes aux Jeux et les membres du GI0 agissent-Ils correctement en décidant de le dépouiller sa daille d'or?- Selon vous, le Canada se fait-il dicter sa politiqitë étrangère par Washington?À cette question posée hier, le pourcentage de$*\\ réponses obtenues a été: Oui: 67 % Non: 33 % EVITEZ LES pAS.en composant le -6911 I recevez à domicile Extérieur de Montréal (sans frais) Indicatif (514): 1 800 361-8202 Indicatifs (418), (613) et (819) : 1 800 3617453 >\\__ | LA FKliSSK, MONTKLAL, JliUDi 12 FOVRJliK 1998 A 3 La Presse Lie mot du jour doping ¦ Ce mot anglais désigne « l'emploi d'un excitant pour doper ».On le traduit par dopage.Le produit dopant lui-même s'appelle un dopant ou une drogue, et non une dope.Quant au ter- me antidoping, on peut lui substituer antidopage.\u2014 Un test antidopage a révélé la présence de marijuana dans l'organisme du surfeur Ross Rebagliati.qui avait lui-même fait allusion au dopage au cours d'une conférence de presse.Paul Roux Le Lexique des difficultés du français dans les médias de l'auteur du Mot du jour -1 LaPrase:(514)285-7364/l9.95$*twca f \u2022 » 'te\\j ^.1 L'EXPRESS DU MATIN Qualité de Pair en baisse à Montréal a « Le temps sec depuis quelques jours, les légères inversions de température, ainsi que les vents du nord assez faibles ont provoqué une forte détérioration de la qualité de l'air selon notre indice, due principalement à la présence importante de particules fines dans l'air ambiant », a déclaré hier Luc Lefebvre, surintendant du Service de l'environnement de la CUM.La particularité de cet épisode de pollution importante vient du Tait que toute la région montréalaise est aux prises avec un niveau de particules fines très élevé.L'analyse des militions météorologiques et Les résultats des stations d'échantillonnage montre qu'une partie importante des polluants enregistrés provient de l'extérieur du territoire de la CUM.Les sources locales principalement en cause sont les abrasifs répandus de façon importante en janvier, l'automobile, le chauffage à l'huile, ainsi que l'apport des poêles à bois dans certains quartiers.Des particules fines peuvent être inhalées et causer des troubles cardio-respiratoires.Chauffard recherché ¦ Pendant qu'un cycliste est toujours hospitalisé dans un état jugé extrêmement critique après avoir été renversé par une automobile, tôt mardi matin dans le quartier Notre-Dame-de-Grâce, à Montréal, les policiers poursuivent activement leurs recherches afin de retrouver le responsable de ce délit de fuite.Le véhicule suspect, une Volkswagen Jetta dont le pare-brise et le phare avant droit étaient brisés, a été retrouvé quelques heures plus tard dans le garage d'un immeuble résidentiel, à Dollard-des-Ormeaux.Plusieurs témoins ont déjà été interrogés.Machins-trucs ¦-Étranges.étonnants.mysté-rieux ! Mais à quoi diable devaient donc servir ces objets surgis du passé ?Jusqu'au 29 mars, ra Régie des installations olympiques convie le public à découvrir Machins-trucs, une exposition du Musée de la civilisation du Québec présentée à la Tour de Montréal.Celle-ci offre à la vue du visiteur une trentaine d'objets anciens, bizarres et insolites, dans un décor qui se distingue par la présence de nombreux miroirs.Du poussoir à doigts, destiné aux belles dames afin qu'elles puissent replacer la doublure de leurs gants, à l'ancêtre du grille-pain.Machins-trucs ouvre les portes du monde de l'objet.Tarifs incluant la montée en funiculaire : adultes, 7,25 $ ; jeunes de 5 ans à 17 ans, 5,25 $ ; gratuit pour les enfants de 4 ans et moins accompagnés d'un adulte payant.Nouveau service ¦ Le Bureau de transition des Services canadiens du sang a mis en place hier un service téléphonique sans frais qui fournit des renseignements de base sur la transition vers un nouveau service national du sang et qui permet aux Canadiens de laisser leurs commentaires ou leurs questions.On peut composer le 1 (888 ) 462-4056 afin de joindre le nouveau service téléphonique automatisé.( Appels locaux dans la région d'Ottawa: 798-7341.) Les interlocuteurs peuvent laisser leurs messages et ils* recevront une réponse par la poste ou par fax.Le Bureau de transition a également établi un site Internet ( www.cbstb-btscs.com ).Mort sur le coup ¦ Sous les yeux de deux policiers de Laval, un jeune conducteur de 18 ans a grillé un feu rouge, vers 2 h 15 hier, et son véhicule est allé percuter un camion semi-remorque.Il est mort sur le coup.La victime est David Foley, demeurant dans le quartier Vimont, à Laval.L'accident s'est produit boulevard Industriel, à l'intersection de la voie rapide 440.Le sergent André Saint-Jacques, des affaires publiques de la police lavalloise, a expliqué que l'auto de police était arrêtée au feu vert à côté du camion de Provigo quand l'automobile conduite par Foley est arrivée et a frappé la portière du camion du côté du chauffeur.Factures de la tempête : Brassard doit, à contrecoeur, jeter du lest Ottawa reprend une formule déjà proposée.par Québec r »- DENIS LESSARD du bureau de La Presse, QUÉBEC Le gouvernement du Québec n'a guère le choix et devra probablement entreprendre, d'ici une semaine, des négociations avec Ottawa sur la base d'un partage moitié-moitié des programmes d'aide aux entreprises pour les dommages liés à la tempête de pluie verglaçan-te.Au terme d'une réunion de près d'une heure avec le président du Conseil du Trésor fédéral, Marcel Massé, le ministre des Affaires intergouvernementales canadiennes, Jacques Brassard, a clairement indiqué que son interlocuteur ne lui avait pas laissé de choix.« C'est clair qu'on est placés devant une situation.Si on n'entreprend pas des négociations sur un accord à 50-50, tous les dommages qui ne sont pas couverts par le programme de base ne pourront pas être indemnisés ou devront l'être à 100 % par Québec, explique M.Brassard.C'est clair que je ne suis pas satisfait de la manière dont les choses se déroulent.C'est évident que les positions du gouvernement du Québec n'ont pas trouvé preneur auprès du gouvernement fédéral.» Le programme pourrait couvrir entre 30 000 et 50 000 entreprises et 12 000 exploitations agricoles.Québec voulait que le programme d'indemnisation destiné aux entreprises et aux agriculteurs soit assumé jusqu'à concurrence de 90 % par le fédéral, tout comme le programme de base qui sert à dédommager les individus.Mardi, les fonctionnaires de Québec soutenaient qu'un tel partage 90-10 avait PHOTOTHÈQUE L» La ministre des Affaires Intergouvemementales canadiennes, Jacques Brassard, et le président du Conseil du Trésor fédéral, Marcel Massé.été accepté par Ottawa pour le Sa-guenay en 1996.Or, a précisé hier le ministre Massé, le programme « additionnel » de 50 millions du Saguenay avait été cofinancé en parts égales par Québec et Ottawa.C'est même le ministre Brassard qui avait demandé cette formule dans une lettre à M.Massé.M.Brassard a convenu hier que ce pré- cédent rendait sa position plus difficile à expliquer.Mais a-t-il souligné, cette formule était alors plus avantageuse pour le Québec puisqu'on voulait faire dédommager aussi des réserves fauniques, des centres de villégiature touristiques qui, autrement, n'auraient pu obtenir de dédommagement fédéral.« Si on s'engage dans une négo- ciation à 50-50, on va vouloir couvrir tout ce qui n'est pas couvert par le programme de base », a lancé M.Brassard.Les deux ministres sont cependant d'accord sur un point : Québec et Ottawa doivent s'entendre, d'ici une semaine, sur une base de discussion quant au partage des factures.Hydro confirme l'ampleur des pertes dues au verglas jean-françois bégin Le PDG d'Hydro-Québec, André Caillé, a confirmé hier que le récent verglas avait causé des pertes de l'ordre de 600 à 800 millions à la société d'État.Là-dessus, de 200 à 300 millions ont été dépensés pour la construction de lignes et d'installations temporaires, a indiqué M.Caillé, qui rencontrait la presse pour tracer le bilan des opérations menées au cours de la crise qui a secoué le Québec pendant plus de quatre semaines.Le PDG d'Hydro a soigneusement évité de s'immiscer dans le débat qui fait rage entre Ottawa et Québec sur la possibilité que le gouvernement fédéral indemnise la société d'État pour les dommages qu'elle a subis.« Nous allons faire une demande au gouvernement du Québec, comme le prévoit la procédure, pour être remboursés des frais considérés comme remboursables.Par la suite, ce sera au gouvernement du Québec de négocier la chose avec le gouvernement fédéral », a dit M.Caillé.Ce dernier a précisé que la direction d'Hydre rencontrera les représentants de Québec demain afin de préciser l'ampleur des pertes auxquelles elle fait face.M.Caillé, qui avait troqué le col roulé devenu sa marque de commerce pour une chemise et une cravate, s'est montré relativement optimiste quant aux effets que pourraient avoir les 5 à 10 mm de verglas attendus aujourd'hui sur le réseau d'urgence mis en place par Hydro en Montérégie.« La ligne construite entre Boucherville et Saint-Cé-saire est conçue pour supporter jusqu'à 20 mm de verglas ; alors si Environnement Canada dit qu'on aura de 5 à 10 mm, ça me satisfait, a-t-il dit.Mais on a prévu de faire chauffer les conducteurs en faisant circuler plus de courant, ce qui fera fondre la glace.» Le réseau est rétabli à 65 % en Montérégie \u2014 tous les postes sont alimentés, mais certains ne le sont que par une ligne au lieu de deux \u2014, à 98 % en Outaouais et à 100 % à Montréal, a précisé M.Caillé.Ce dernier a par ailleurs annoncé la création d'un comité d'experts internationaux « chargé de conseiller le conseil d'administration ( d'Hydro ) sur la pertinence des améliorations et mesures correctives apportées aux réseaux de transport et de distribution d'électricité ».Concrètement, a expliqué M.Caillé, le comité se penchera sur la conception des lignes de transport qui permettront le « bouclage » de la Montérégie, du centre-ville de Montréal et de l'Outaouais, de même que sur la gestion de la crise par Hydro et sur le renforcement et l'entretien des réseaux existants.Selon M.Caillé, le comité ne court-circuitera pas le travail de la commission d'enquête sur la tempête de pluie verglaçante présidée par Roger Nicolet LES AILES DU DÉSIR Faites-lui du cinéma pour la Saint-Valentin.Le coin lingerie des Ailes regorge de dessous et de vêtements de nuit à faire rougir.À donner ou à recevoir avec joie! AILES Les Ain s m t a^uoih ¦ AIL CHAMPLAIK \u2022 c&KàEFOUR LAVAL \u2022 PLACE S T E- F 0 Y t I A4 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 12 FÉVRIER 1998 L'ex-flic de la GRC Jorge Leite sera jugé pour corruption au Portugal ANDRÉ CEDILOT envoyé spécial.LISBONNE Soupçonné d'avoir été à la solde d'Inès Cecilia Barbosa, la marraine du cartel de Cali à Montréal, l'ancien policier de la GRC, Jorge Leite, sera exceptionnellement jugé au Portugal pour « corruption passive » et fraude.Le procès doit commencer aujourd'hui, en présence de trois juges, au palais de justice de Vila Franca de Xira, près de Lisbonne, le gouvernement portugais préférant juger sur place les citoyens qui ont commis des crimes à l'étranger.Comme le veut la procédure, calquée sur le droit français, Leite a été mis en examen et interrogé par un juge d'instruction ; celui-ci a mené une enquête qui a duré deux ans en compagnie de policiers portugais qui ont demandé la collaboration de la GRC.L'instruction a notamment été marquée par l'audition pendant quatre jours des principaux responsables de l'enquête de la GRC à Montréal, l'inspecteur Yves Roussel et le sergent Réal Potvin, de la section des délits commerciaux.Les deux officiers se sont rendus cinq fois au Portugal durant l'enquête.Le magistrat a ensuite ordonné que Leite soit formellement accusé de « corruption passive » et de trois chefs de fraude de plus de 5000 $ à l'aide de cartes de crédit.En vertu du code pénal portugais, l'accusation de corruption est passible d'un maximum de six ans de prison.Elle remplace l'abus de confiance apparaissant dans le Code criminel canadien.S'il avait été inculpé r PHOTO PIERRE McCANN.LaPmse Le sergent Réal Potvin et l'inspecteur Yves Roussel* de la GRC, ont cumulé les preuves qui ont permis d'accuser Jorge Leite au Portugal.Le policier aurait été à la solde de la marraine du carte! de Cali à Montréal, Inès Cecffla Barbosa ( à droite ).au Canada, Leite, 43 ans, aurait eu à faire face à deux accusations de corruption et abus de confiance ainsi qu'à sept de fraude totalisant plus de 40 000 $, indiquent les dénonciations déposées en décembre 1993 au palais de justice de Montréal.L'enquête menée au Canada et au Portugal révèle que Leite a reçu d'Inès Barbosa, directement ou par un intermédiaire de son organisa- tion, près de 500 000 $ en pots-de-vin.Et cela, en trois mois, de février à mai 1991 ! Une centaine de témoins auraient pu être entendus à Montréal, alors qu'on en a assigné quatre au Portugal.Dans ce pays, le dépôt de documents peut constituer une bonne partie de la preuve de la poursuite, le plus important document étant bien sûr le rapport du juge d'instruction.POURQUOI POUR MOINS neonfr 4 ! EON 1998 Ensemble 23N t \u2022 Moteur 1 litres DACT, 150 ch \u2022 Radio-cassette AM/FM stéréo \u2022 Suspension indépendante aux 4 roues i » t t ?\u2022 Location, terme de 30 moto.par Comptant Initial mois de 1720$.\u2022 Capot sport \u2022 Roues en aluminium 14 po \u2022 Volant inclinable \u2022 Doux socs gonflables \u2022 Transmission manuelle S vitesses \u2022 Console ou plancher avec accoudoir \u2022 Commande intérieure d'ouverture du coffre \u2022 Cabine à habitacle avancé \u2022 Banquette arriére à dossier séparé rubottoble \u2022 Poutres de renfort dons I\u2014 portos \u2022 Nom d'essence avec choque location ou achat d'un modèle 199C neuf (IftOtpour rwOupH /m» op Eogte 41 ¦\u2014il I * /' TIu ! t PHOTO GRACIEUSETÉ D0 TORONTO STAB En 1991, Jorge Lotte a filé en douce vers son pays natal, te Portugal.Leite aurait tenté de créer un réseau distribution de cocaïne au Portugal La Presse Selon le rapport du juge d'instmc-tion, dont La Presse a pris connaissance, la police judiciaire portugaise soutient que Jorge Leite, \"de connivence avec un trafiquant connu.Luis Lopes, qui demeurait près de sa résidence à LaSalle, a tenté de mettre sur pied un réseau de contrebande de cocaïne au Portugal.Trois mois après avoir quitté en secret le Canada, le 18 août plus exactement, Leite a été vu au Portugal en compagnie d'un certain Gus-tavo Alberto Vallejo Gomez, décrit comme un représentant du cartel de Cali.Les deux hommes se sont rendus notamment à Albufeira, en Algarve.Gomez a aussi séjourné quelques jours chez Leite avant de rentrer dans son pays.Le 8 octobre de la même année, des agents de surveillance de la police judiciaire portugaise ont suivi Leite jusqu'à l'aéroport de Lisbonne où il a accueilli deux ressortissants colombiens de New York, Julio Diego Guerrero et Carrael Emilia Jimenez, soupçonnés d'avoir des liens avec le clan d'Inès Barbosa, à Montréal.Les policiers portugais ont aussi intercepté des conversations téléphoniques entre Leite et Inès Barbosa, ainsi que celles de Julio Diego Guerrero.Malheureusement, celles-ci n'ont rien révélé, Lcke et ses interlocuteurs « sachant très bien les règles à suivre », note-t-on dans le document de cour.Dans le rapport qui a été remis au juge d'instruction, la GRC indique que c'est Luis Lopes qui a présenté Inès Barbosa à Jorge Leite.Pour démontrer qu'il était bel .«et bien policier, Leite aurait alors exhibé une photocopie de son ipsi-gne.D'octobre 1990 jusqu'à son départ précipité vers le Portugal, en mal 1991, Leite aurait collaboré à pas moins de 49 reprises avec la célèbre marraine colombienne ou des membres de son groupe.Il leur aurait notamment refilé des informations sur le fonctionnement des opérations de la GRC ainsi que les noms de certainesjRp» sonnesf sous enquête.Scion le document, Leite aurait été un u*fii-sateur assidu des banques de tfcîn-nées confidentielles de la polic£ Le 12 décembre 1996, quand41 a été interrogé par le juge d'instflfcc-tion, Leite a dit avoir agi sur ldrtr-dres de son ancien patron à la jfri-gade des stupéfiants de la CSAc.Claude Savoie.Soupçonné lui £fis-si de corruption, Savoie s'est sftfri-dé dans son bureau d'OttawarfFl fin de 1992.Dans sa déposition de trois !ça ges, Leite affirme connaître le Qi»ni dînes Barbosa, mais n'avoir jamais, collaboré avec elle.Son seul contact était Luis Lopes, « un voiftti ami qui menait une vie bizarre * dont il espérait, comme le lui paraît-il demandé l'inspecteur .S voie, obtenir des informations le clan colombien.Afin de gagner la confiance Lopes, il reconnaît lui avoir fo certaines informations qu'il jug peu d'importance, précisant « qi n'avait pas accès aux renseigne menu confidentiels ».Lors d'une brève entrevue un journaliste du magazine Exf^et so, Leite s'est dit à la fois surprit choqué d'être jugé sept ans plu tard, dans son propre pays par surcroît.« Ils peuvent me mettre 50 accusations sur le dos, il n'y a rien de vrai », a-t-II difT T ave LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 12 FÉVRIER 1998 a5 Affaire du juge Therrien : à quand le prochain épisode ?PHOTOS ROBERT MAAIOUX, LaPmssê Lô juge Robert Flahiff, au centre, et ses avocats Christian Desrosiers et Claude Girouard.Début de l'enquête préliminaire du juge Flahiff L'avocat Gérald Lavoie, à droite, et Me Richard Perras, son avocat.YVES BOIS VERT Le juge Robert Flahiff a écouté hier comme simple prévenu le début d'une importante enquête préliminaire : la sienne.L'homme de 50 ans était assis aux côtés de son coaccusé, l'avocat Gérald La voie, 51 ans, de Laval, dans une salle d'audience du palais de justice de Montréal.Les deux sont accusés d'avoir blanchi 1,675 million de dollars de profits de la drogue pour le compte du trafiquant Paul Larue, entre 1989 et 1991.L'enquête préliminaire est présidée par un magistrat de la ville de Québec, le juge Michel Babin, de la Cour du Québec.Toute la preuve est frappée d'une ordonnance de non-publication, comme c'est le cas d'ordinaire.Un témoin vedette Quatre témoins viendront à la barre, a annoncé l'avocat de la Couronne fédérale, Bruno Pateras.Parmi eux, le témoin vedette sera bien sûr Larue, qui est devenu délateur après avoir été arrêté par les autorités américaines, en 1993.Jamais un juge au Canada n'a fait face à des accusations criminelles aussi graves dans un passé récent.M.Flahiff est défendu par deux criminalistes de renom, Christian Desrosiers et Claude Girouard.Il a été accusé en juin dernier, mais il ne siégeait plus depuis plus d'un an.L'enquête préliminaire doit servir à déterminer si la preuve justifie la tenue d'un procès.Elle sert à la défense à tester les témoins de la poursuite et on s'attend à ce que le délateur Larue soit grillé comme il faut par Me Girouard, qui est devenu une sorte de spécialiste des contre-interrogatoires de délateurs.Hier, Me Pateras a résumé la preuve qu'il entend présenter au tribunal \u2014et qui sera fortement contestée en défense.Plusieurs éléments inédits ont été mentionnés, qu'on doit taire jusqu'au procès, s'il y en a un.L'enquête préliminaire doit durer deux semaines.YVES BOIS VERT L'affaire du juge Richard Therrien est à la croisée des chemins judiciaires et la Cour d'appel doit maintenant dire quel sera le prochain épisode.On saura donc bientôt si la demande de destitution du juge sera examinée par la Cour d'appel dès cette année ou bien si toute l'affaire s'enlisera dans un dédale de contestations constitutionnelles qui ira de la Cour supérieure à la Cour suprême.Le juge Therrien, nommé en octobre 1996, a cessé de siéger le mois suivant après qu'on eut découvert qu'il avait caché sa condamnation, en 1971, pour avoir aidé les assassins du ministre Pierre Lapone à se cacher de la police.Un comité du Conseil de la magistrature, à quatre contre un, a conclu qu'il doit perdre son poste pour avoir caché cette information, même s'il avait bénéficié d'un pardon.Le ministre de la Justice du Québec a donc enclenché le processus de destitution.La Cour d'appel doit faire rapport à l'Assemblée nationale, qui elle aura le dernier mot.Mais avant même que la Cour d'appel n'ait pu commencer à entendre l'affaire, l'avocat du juge Therrien, Jean-Claude Hébert, a entrepris une contestation massive de tout le processus ayant mené à la décision du Conseil de la magistrature.Il plaide l'inconstitutionna-lité de toute l'affaire et demande à la Cour supérieure de toute annuler.Aller-retour.Hier, devant une formation de cinq juges du plus haut tribunal au Québec, l'avocat du juge Therrien a tenté de convaincre la cour qu'elle devait laisser son client aller plaider sa cause devant la Cour supérieure.Ironiquement, après une décision de la Cour supérieure, la Cour d'appel sera sans doute saisie du dossier.Alors pourquoi ne pas laisser la Cour d'appel entendre l'affaire au complet immédiatement ?demande l'avocat du procureur général, Benoît Belleau.Pour Me Hébert, quand ils entendent une affaire comme celle du juge Therrien, les juges de la Cour d'appel ne sont plus que des membres d'un tribunal administratif et doivent laisser la Cour supérieure faire son travail.Les juges donneront-ils vie à cette fiction juridique ?Le juge en chef Pierre Michaud, ainsi que les juges Marc Beaure-gard, Jacques Delisle, Louis LeBel et André Forget ont mis l'affaire en délibéré.Ils diront s'ils la renvoient en Cour supérieure ou s'ils s'en saisissent immédiatement.La prison à vie pour François Gagnier MARC THIBODEAU François Gagnier, qui était accusé d'avoir tué l'homme d'affaires Guy Paquette, en mai dernier, à Léry, a finalement plaidé coupable mardi au palais de justice de Valleyfield à une accusation de meurtre non prémédité.Le juge Jean-Guy Boilard, de la Cour supérieure, a imposé une peine d'emprisonnement à vie à Gagnier, ; ex-gendre de la victime, qui ne pourra obtenir de libé- \u2022 ration conditionnelle avant 10 ans.Plusieurs personnes étaient venues témoigner en oc- tobre à la demande du procureur de la Couronne, Ma-rie-Chantal Doucet, lors de l'enquête préliminaire de \u2022 Gagnier, avant que les avocats de ce dernier ne demandent de « sauter » directement au procès en janvier.Les avocats avaient tenté de convaincre le juge Boilard de laisser leur client reconnaître sa culpabilité.Il .devait finalement céder à leur demande cette semaine, non sans avoir de nouveau souligné l'importance de la sentence découlant d'une telle décision.Guy Paquette avait été abattu d'une balle dans la tête, vers 17 h 30, le 6 mai, alors qu'il se trouvait dans le stationnement de son entreprise, spécialisée en électricité.PATEK PHIUPPE GENEVE Fondez votre propre tradition.Exclusif chez: KAUFMANNde SUISSE \u2022 HOUX CT MONTRES \u2022 DEPUIS 1914 219S IUE CRESCENT, (près de Sherbrooke), (514) 848-0595 MONTREAL LOUIS VUITTON ** - Monrsourls $670 - $810 Ogilvy 1307 rue Sainte Catherine Ouest 5 J 4-849-6520 i 3i \u2022 ^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^ ELECTRONIQUE lotion «Soleil de Cuba» AVEC y m m v.Concours Si^ljl^C^z^ turmowQuc 3LU!M!EMT[ ALERTE ELECTRONIQUE Valable jusqu'au 22 févrtorJ998.I 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A6 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 12 FÉVRIER 1998 Montréal métro Des milliers employés municipaux ont débrayé SYNDICAT DES FONCTIONNAIRES MUNICIPAUX DE MONTREAL MARTIN PELCHAT milliers d'employés municipaux opposés à l'adoption d'une loi d'exception imposant la récupération de 6 % de la masse salariale ont donné hier matin un « premier avertissement » au gouvernement Bouchard en débrayant pendant quelques heures.Les cols bleus et les cols blancs de la Ville de Montréal et de la CUM ont même défié des ordonnances du Conseil des services essentiels en prenant part à cette action de la Coalition des syndicats des secteurs municipal et des transports, et sont maintenant passibles de poursuites pour outrage au tribunal.La Fraternité des policiers de la CUM, dont la direction syndicale avait obtenu la veille, en assemblée extraordinaire, un mandat d'exercer des moyens de pression en temps jugé opportun, a pour sa part respecté l'ordonnance.Les policiers voulaient suspendre les patrouilles pendant une heure en ne répondant qu'aux appels d'urgence, ainsi qu'Us l'avaient fait en 1993.-Mais dans certains services de police municipaux \u2014 60 % de l'effectif total de la fédération, selon son président \u2014, les patrouilles ont effectivement été annulées pendant one heure en matinée, sans qu'on ne rapporte toutefois d'incidents.«C'est une action concertée qui normalement est un moyen de pression, qui peut être considérée comme une grève illégale », a indiqué le porte-parole du Conseil des services essentiels, Denis Lalonde.« Le Conseil va sûrement enquêter pour voir les préjudices qui ont été causés s'il y en a eu.» , Le porte-parole de la Coalition, Gilles Charland.qui est venu haranguer les troupes devant l'hôtel de ville de Montréal peu avant la fin du débrayage, vers midi, n'a fait que peu de cas de l'intervention du Conseil.« Je ne les ai pas vues, les ordonnances, mais on a toujours dit que ce qui, pour nous, est immoral peut être aussi illégal quant à nous.» Évaluant à 18 000 le nombre des participants aux moyens de pression, dont 15 000 dans la région métropolitaine, M.Charland a averti Lucien Bouchard que d'autres actions allaient suivre s'il dépose le projet de loi qui instaurera un arbitrage obligatoire.« S'il s'avise de jouer au dictateur, on va le comoattre à tous les instants », a lancé M.Charland.Ce dernier estime que les parties sont « dans la bonne voie », avec 40 % de conventions réglées ou en voie de l'être, et il demande à Québec de laisser courir la libre négociation.« Il y a eu tout le psychodrame avec 1TJMQ qui a duré sept mois pour une entente de trois pages, et on nous demande en deux mois de signer 600 conventions collectives », déplore le syndicaliste.Mais à Québec, le ministre des Affaires municipales, Rémy Trudel, a réitéré l'intention de son gouvernement de déposer son projet de loi, vraisemblablement mercredi.« Il faudra bien que tout le monde réalise une contribution équitable à la réduction du déficit du Québec et des dépenses municipales », a-t-il déclaré, mettant aussi en garde les syndiqués contre des débrayages illégaux qui pourraient leur valoir des sanctions.Affirmant pour sa part que les moyens de pression exercés hier constituaient « un manque de respect envers les citoyens », le président de l'Union des municipalités PHOTO ROBERT MAûlOUX.La A Montréal, l'administration a évalué à environ 75% la participation débrayage.A la CUM, on pariait de 75 à 80%.du Québec ( UMQ ), Mario Lafram-boise, a soutenu qu'une loi spéciale était indispensable.« Ils sont tellement protégés par les lois qu'il n'y a qu'une loi spéciale qui peut permettre la récupération », dit-il.\" Après avoir mené un sondage exhaustif, 1TJMQ a annoncé, hier que seulement 27 % des conventions collectives étaient effective- ment signées.« C'est pas beaucoup », note M.Laframboise.« La majorité des villes ont escompté le 6 % dans leur budget.Plus on retarde et plus on perd de l'argent, et plus on aura de la misère à payer les factures.» À Montréal, l'administration a évalué à environ 75 % la participation des cols bleus et blancs au dé- brayage.À la CUM, on parlait de 75 à 80 %.Aucun employé de la STCUM n'y a participé.À la STRSM, le débrayage d'une heure des employés d'entretien n'a eu aucun impact sur le service.Tant à la CUM qu'à la STRSM, on faisait savoir hier qu'on n'avait pris aucune décision quant à la possibilité de sévir contre les grévistes.« Heureusement, il n'y a pas eu de feu», dit Noushig Eloyan .GILLES GAUTHIER ¦ n À Montréal, tous les pompiers et entre 70 et 75 % des 8000 cols bleus et cols blancs on suivi hier matin le mot d'ordre de débrayage temporaire et la Ville n'exclut pas la possibilité d'imposer des sanctions et d'utiliser des recours juridiques.Ceux qui ne se sont pas présentés au travail ne seront pas réitunérés.\u2022pendant une heure, « les casernes se sont vidées », a déclaré la présidente du comité exécutif, Noushig Eloyan, qui a ajouté qu'« heureusement il n'y a pas eu dp-feu ».Sirènes hurlantes, les pompiers ont manifesté au volant des camions devant les résidences d'élus municipaux, dont celle de M\"* Eloyan, en bloquant des carrefours importants ou en obstruant l'accès à certains garages de la STCUM, a précisé le directeur du Service du personnel, Michel Brousseau.Ce dernier a reconnu que les services essentiels avaient été maintenus par les cols bleus, dont ceux qui s'occupent de l'approvisionnement en eau potable.Pendant trois heures, presque tous les préposés au stationnement n'ont pas distribué de contraventions, 95 % d'entre eux ayant suivi le mot d'ordre selon la Ville.Les opérations de déglaçage des rues et trottoirs ont été interrompues et 35 agents de prévention du service des incendies n'ont pas effectué d'inspections.Parmi les autres services municipaux affectés figure la Sécurité du revenu, la Ville administrant au nom du gouvernement l'aide sociale sur son territoire.À certains endroits, selon M»* Eloyan, « des gens qui faisaient du piquetage sont entrés dans les édifices de la Ville pour intimider des employés qui s'étaient présentés à leur travail ».Elle a qualifié les débrayages de « totalement inacceptables et dé- plorables » et à dit espérer qu'ils ne nuiront pas aux négociations sur la diminution de 6 % de la masse salariale des employés municipaux, qui a provoqué les manifestations.Selon la gravité des gestes qui ont été faits, la Ville décidera si elle imposera des sanctions disciplinaires.La présidente rappelle que ces grèves étaient illégales et que le Conseil des services essentiels avait rendu avant-hier soir une décision interdisant un débrayage.« Nous avons des recours juridiques et nous évaluerons, cas par cas, la possibilité de les utiliser.» Interrogé sur l'état des négociations, M.Brousseau a déclaré laconiquement et sans enthousiasme que « nous étions toujours en pourparlers hier ( mardi ) et des contacts s'établissaient ».11 rappelle.que la récupération des 6 % des coûts de main-d'oeuvre est rétroactive au 1er janvier dernier.« Plus le temps passe, plus le montant augmente.» Les effectifs renforcés de la SQ n'ont pas eu à intervenir JEAN-PAUL CHARBONNEAU Les effectifs renforcés de la Sûreté du Québec à travers la province à cause du mouvement de grève d'une heure déclenchée par la Coalition des syndicats des secteurs municipal et des transports n'ont pas eu à intervenir.« Tout s'est déroulé dans le calme et dans l'ordre.Notre centre de coordination des mesures d'urgence à Montréal fermera bientôt.En province, plusieurs centres d'opération locaux sont déjà fermés », a souligné, vers 11 h, le caporal Richard Bourdon, des affaires publiques de la SQ.À Varennes, 11 autobus ont laissé descendre leurs passagers, qui ont marché devant le bureau de comté du ministre des Finances, Bernard Landry.Postés pas très loin, des policiers provinciaux ont regardé les employés municipaux, qui sont repartis paisiblement après leur manifestation.Le président de la Fédération des policiers du Québec, Michel Martin, a déclaré que le mot d'ordre avait été suivi à la lettre et que tout s'était déroulé sans aucun problème.À l'exception du SPCUM, tous les autres corps policiers municipaux où des ententes pour le recouvrement du fameux 6 % n'ont pas été signées sont demeurés dans leur poste entre 8 h 30 et 9 h 30.Il ne répondaient qu'aux appels d'urgence.Des ententes sont intervenues dans 18 % des corps de police municipaux, tandis dans 30 %, les pourparlers sont très avancés.Us ont toutefois été suspendus dès l'annonce du projet de loi d'exception, a dit M.Martin.Une bruyante manifestation devant l'hôtel de ville de Laval Pmndmrt plus d'une heure et demie concert strident des d'autos de la police fut et I veraciaae.PHOTO ARMAND TH0THER La l'hôtel de vtte klaxons de des camions de JEAN-PAUL CMARB0NNEAU Une bruyante manifestation s'est déroulée devant l'hôtel de ville de Laval où, pendant plus d'une heure et demie, 40 autos de la police municipale, gyrophares en action, et 12 autres banalisées ont fait hurler leurs sirènes, accompagnées des klaxons stridents de 10 camions de pompiers.Après la manifestation, la Ville a déposé une plainte au Conseil des services essentiels.Le président de la Fraternité des policiers de Laval, André Nadon, explique que cette manifestation avait deux buts : suivre le mot d'ordre de la Coalition des employés municipaux et s'opposer au maire Gilles Valllancourt.Même si le syndicat des chauffeurs d'autobus de la Société de transport de Laval ( STL ) a signé un protocole d'entente pour la reprise des négociations, il était représenté lors de cette manifestation.Sept autobus de la Société étaient stationnés devant l'hôtel de ville.« Nous sommes venus par solidarité », a précisé le président du syndicat, Denis Martel.Les policiers venus manifester avaient entrepris leur quart de travail à 8 h.La manifestation s'est terminée à 9 h 30.Selon André Nadon, les policiers ont répondu aux appels d'urgence.« Une auto avait été laissée dans le secteur est et pour l'ouest toutes les autos étaient disponibles », a-t-il précisé.Le directeur du Service de protection des citoyens, Jean-Pierre Gariépy, n'est pas du même avis.« Nous avons fait deux appels d'urgence sur les deux canaux et personne n'a répondu.Ce sont des inspecteurs qui se sont rendus sur les deux scènes.Les pompiers ont mieux agi en laissant des appareils dans leur secteur », a souligné M.Gariépy.Quant à la possibilité de mesures disciplinaires, M.Gariépy a dit : « Pour le moment, ma première préoccupation est la sécurité çies d- \u2022 toyens et c'est pour cette raison qu'une plainte a été déposée au Conseil.Pour le reste, il faut prendre en considération qu'il s'agissait d'un mouvement provincial.Cette manifestation s'est déroulée dans l'ordre malgré le désordre qu'elle a pu entraîner.» D'autre part, les négociations pour le renouvellement de la convention collective de travail des policiers de Laval sont rompues depuis mercredi de la semaine dernière.« Ils veulent nous enlever un bras et une jambe et ne rien nous donner en retour.Ils sont dè mauvaise foi », soutient M.Nadon, Pour sa part, M.Gariépy demeure optimiste et 11 croit à une reprise des pourparlers pour bientôt.« Le syndicat a quitté sans claquer la porte », a-t-il dit.Invité à commenter la manifestation devant l'hôtel de ville, le maire Valllancourt a dit que les dirigeants syndicaux étaient bien mieux de garder leurs énergies pour négocier au lieu de les gaspiller ainsi. LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 12 FÉVRIER 1998 ?A 7 Montréal métro Malgré son déficit, Montréal a la cote ! Présidence MICHÈLE OUIMET Même si Montréal a déposé, le 25 novembre dernier, un budget déficitaire qui affiche un trou de 125 millions, les grandes firmes de notation financière sourcillent à peine.Certes, elles suivent avec beaucoup d'intérêt et de sérieux la situation financière de la Ville mais, pour l'instant, il n'est pas question de toucher à la cote de solvabilité.En fait, l'état des finances de la Ville de Montréal n'émeut guère Moody's, Standard &\u2022 Poor's et CBRS ( Canadian bond rating service ).En 1995, Moody's a abaissé la cote de Montréal d'une coche, la faisant passer de Al à A2.« La cote actuelle, A2, répond à nos inquiétudes, a expliqué la vice-présidente de la firme new-yorkaise, Debra Roane.Nous surveillons la situation de très près, mais il n'est pas question de diminuer de nouveau la cote.» Le manque à gagner de 125 millions n'est pas techniquement un déficit, a-t-elle ajouté.Il y a un montant de 53 millions qui pourrait être comblé par le gouverne- ment du Québec et la Ville devrait éponger une partie de son déficit en concluant des ententes avec ses syndicats.\u2014 Pourquoi la cote a-t-elle baissé en 1995 ?\u2014 Il y avait une pression à la hausse sur les dépenses et, en même temps, le taux de la taxe diminuait, a répondu Mme Roane.Le fardeau de la dette devenait trop lourd pour mériter la cote Al.Une cote de solvabilité permet d'évaluer ,1a solidité d'un emprunteur.Plus la cote est élevée, plus l'emprunteur est fiable.Une cote AAA représente le nec plus ultra.Chez Standard &\u2022 Poor's, on affiche une prudente neutralité.La cote de Montréal, A+, n'a pas été changée depuis 1984.Même si A+ est considérée comme une cote tout à fait respectable, voire enviable, Montréal se classe tout de même derrière la plupart des grandes villes canadiennes et européennes ( voir tableau ).« Nous prenons la situation de Montréal au sérieux, mais nous ne paniquons pas, a affirmé Valérie Blair, directrice du secteur public chez Standard ê> Poor's.Nous savons qu'il y a un déficit, mais il peut être résorbé.Montréal a toujours eu des budgets équilibrés par le passé et le déficit actuel est tout à fait inhabituel.Nous voulons éventuellement parler avec les autorités de la Ville et voir quels sont leurs plans, mais, pour l'instant, il y a beaucoup d'incertitudes.Montréal et Québec discutent pour réduire les dépenses de 6 % et le budget provincial n'a toujours pas été déposé.» Moody's et Standard &\u2022 Poor's sont les deux firmes de notation de crédit les plus importâmes en Amérique.Quant à la torontoise CBRS, elle est plus pessimiste.« Montréal a une cote A+, mais avec une perspective négative », a précisé le directeur général, Ihor Kots.\u2014 Négative ?\u2014 Montréal a connu une importante baisse de son rôle d'évaluation, la masse salariale est imposante, les planchers d'emplois contraignants et les dépenses élevées.Par contre, a-t-il nuancé, Montréal commence à voir la lumière au bout du tunnel.Il y a une reprise dans la revente des maisons, la construction et le secteur manufacturier.Cotes de solvabilité (de la plus forte à la plus basse) Villes\tCôte Ottawa-Carleton\tAAA Vancouver\tAAA Paris(France)\tAAA Toronto\tAA+ Stockholm (Suède)\tAA+ Winnipeg\tAA- Madrid (Espagne)\tAA- Milan (Italie)\tAA Edmonton\tAA Calgary\tAA Rome (Italie)\tAA- San Francisco (USA)\tAA- Montréal\tA+ Communauté\t urbaine de Montréal\tA+ Boston (USA)\tA+ New-York (USA)\tBBB+ AAA (très forte) A+\tBB8 AA+ A\tBBB- AA A-\tB8» AA- BBB*\tetc.\tCC (très faible) Source Standard and Poor's.janvier 1998\t de la CUM : le front commun des maires de banlieue s'effrite.-.m : MARTIN PELCHAT Infographie U Presse Des étudiants occupent les bureaux du CPQ DENIS ARCAND Soixante et onze manifestants ont été arrêtés, sommés de comparaître, puis relâchés pour la plupart, après avoir occupé durant 12 heures les locaux du Conseil du patronat du Québec, rue University.ils seront tous accusés de méfait et certains d'entre eux, de voies de fait par intrusion, a déclaré le sergent Daniel Pellerin, de la police de la CUM, qui a indiqué que le CPQ avait demandé l'expulsion à 23 h hier.Au moins deux manifestants ont été gardés par la police.Les étudiants avaient voté durant la journée de passer la nuit au CPQ.Mais contournant les portes barricadées, les policiers ont scié un mur pour s'introduire dans les bureaux.Pendant l'occupation, certains étudiants ont potassé tous les dossiers qu'ils ont trouvés dans les classeurs du CPQ.On aurait dit une bibliothèque, une semaine avant les examens.Mais presque tout le monde a pris une pause pour écouter l'émission de dessins animés Les Simpsons, sur le téléviseur placé dans le bureau du président.« On exige du gouvernement fédéral qu'il revienne aux niveaux de financement des universités de 1993, lorsque Jean Chrétien a pris le pouvoir, a affirmé Benoît Renaud, de la Fédération canadienne des étudiants.Depuis qu'il est arrivé, le fédéral a baissé ses subventions de 2,2 milliards.Ça met les universités dans une situation de dépendance envers les grosses compagnies, qui financent juste ce qui est payant pour elles.» Avant de commencer leur occu- PHOTO ROBERT SONNER.Le Pressé Erin Runion, étudiante en sciences religieuses, a récité une bruyante messe lors de son arrestation.pation dans un climat bon enfant, les étudiants ont laissé partir les deux seuls employés présents, ont empilé meubles et classeurs pour bloquer tous les accès et se sont installés.Au même moment, une manifestation d'appui d'environ 500 autres étudiants se tenait en face de l'édifice.Les préoccupations des jeunes \u2014 plusieurs avaient emmené des notes à étudier \u2014 n'ont rien de la rigolade.Les étudiants qui sont entrés hier dans les bureaux vacants du président intérimaire du CPQ, Sébastien Allard, disent avoir peur de se diriger vers un grand vide.« Mon père est en Colombie et ma mère se débrouille seule avec 13 000 $ par année, a dit Nicole Pino, 19 ans, de Montréal.Alors moi, je me débrouille à peu près sans aide depuis 1994.Je suis seulement en deuxième année d'anthropologie à l'Université de Montréal et j'ai déjà 5000$ de dettes scolaires.Je ne suis pas trop mal parce que les parents de mon copain paient son appartement.Mais je ne sais pas ce que je vais faire pour arriver et j'ai plusieurs amis qui songent à lâcher.» Pourquoi le Conseil du patronat ?Ils n'ont même pas de président.« Peu importe qui va être le nouveau, il va dire exactement la même chose que l'ancien et celui d'avant.Le CPQ, ça représente toutes le politiques auxquelles on s'oppose », dit Félix Lapan, qui étudie l'histoire à l'UQAM.Une bonne partie des étudiants sur place sont plutôt sages, ont un look sérieux.Comme Paul-André, 18 ans, étudiant au cégep de Mai-sonneuve, qui a fait adopter hier une résolution antigraffitis.La faction radicale, si on peut dire, avait barbouillé toutes sortes de slogans sur les murs d'un bureau.« On leur a demandé d'arrêter ça et on a voté pour ne plus en faire.On a nettoyé le dégât.On est ici pour protester, pas pour vandaliser.» Des divisions apparaissent au grand jour entre maires de banlieue\" à propos du sort de la présidente du comité exécutif de la CUM, Mme Vera Danyluk.Maidi soir, le conseil municipal de Saint-Laurent a voté à l'unanimité en faveur d'une résolution re- mm commandant le renouvellement du mandat de Mme Danyluk.Présentée par le chef de l'opposition, Alan DeSousa, la résolution a obtenu l'appui du maire Bernard Paquet, qui défiera donc le mot d'ordre de la Conférence des maires de la banlieue de Montréal ( CMBM ), lors de la séance du l& février du conseil de la CUM.« Mme Danyluk a fait une bonne job », juge M.Paquet, qui estime de plus qu'il serait « prématuré * de se lancer dans une réforme de là CUM.« Si on veut modifier la structure de la CUM, que les partenaires s'assoient ensemble et qu'on décide d'un plan commun », dit - il.Le chef de l'opposition, Alan DeSousa, déplore de son côté que la conférence ait mijoté son projet sans en informer préalablement les conseils municipaux.C'est par la double majorité Montréal-banlieue que le renouvellement du mandat de Mme Danyluk devra être approuvé la semaine prochaine.Mais comme le vote est pondéré en banlieue en fonction de* la population, certains pèsent plus que d'autres.Ainsi en est-il de Saint-Laurent, qui compte pour 74' voix, devancé seulement en importance par Montréal-Nord ( 82 voix ).La Conférence des maires veut donner plus de responsabilités au directeur général de la CUM et transformer la présidence du comité exécutif en poste à temps partiel,\" occupé par un élu.Des conseillers municipaux de Montréal croient que plusieurs-maires de banlieue appuieront Mme Danyluk si un vote secret est demandé.On sait déjà que huit maires sur 27 ont voté contre le projet de la CMBM il y a deux semaines.Bernard Paquet NCES D INFORMATION Programmes de 2e cycle : M.B.A., M.Sc.et D.E.S.(gestion) THE! NORTH FACEI MOUNTAIN HARO O M.B.A.Depuis plus de 25 ans, le MBA-HEC forme des gestionnaires reconnus pour leurs capacités d'analyse, de synthèse et de prise de décision.Formation ancrée dans Faction, portée internationale, intégration de la technologie à la pédagogie et très vaste choix de cours de spécialisation figurent au nombre de ses avantages distinctifs.MBA intensif (54 semaines), ou MBA en action (sur 3 ans).M.SC.(MAÎTRISE ÈS SCIENCES DE LA GESTION) Avec 11 champs de spécialisation, la M.Sc.forme des spécialistes de haut calibre recherchés pour leur niveau élevé d'expertise, comme en atteste le taux de placement qui avoisine 100% année après année.Programme offert à temps complet ou partiel (de jour seulement).D.E.S.(OESTION) Ce programme vise à donner aux bacheliers de toutes les disciplines autres que la gestion, avec ou sans expérience de travail, une compréhension globale du fonctionnement des organisations et de l'économie.Programme souple et court (30 crédits), offert à temps complet ou partiel.École des Hautes Études Commerciales 3000, chemin de la Cote-Sainte-Catherinc Montréal (Québec) H3T 2A7 (514) 340-6151 http://www.hec.ca Patagonia Ne manquez pas nos séances d'information le 16 février* Hôtel Delta, salon Rivière Coaticook TROIS-RlVIÈRES le 17 février\" Hôtel Delta, salon Vieux-Port chloropfoyllo h.tech.le 18 février* Québec Hilton, salon Villeray * Stand d'information de 16 h a 20 h Séance d'information à 18 h MONTRÉAL M.B.A.: le 18 février, à 18 h Amphithéâtre IBM M.Sc.: le 19 février, à 18h Salle Banque de développement du Canada D.ES.(gestion) : le 26 février, à 18 h Salle Banque de développement du Canada VENTE FIN DE SAISON 12 au 15 février 1998 40 à 50% sur les collections hiver 97-98 : Vêtements, sacs à dos, sacs de couchage, bottes et skis.Montréal : 1647, St-Dirns n.,!\u201e,n.f.,uoAM) , 849-4100 L«ival : Centre Décor 440.391 2, Aut.440 O.681-8030 Bross^rd : 80?*.boul.Tdschereau 462-3389 Visitez notre site WEB : www.> MMMq 3 À l'occasion de notre grand solde semi-annuel, nous vous présentons le festival des échanges et du recouvrement sur mesure.Économisez 200 $ de plus en nous donnant votre vieux canapé en échange, 100 $ pour votre veille causeuse et 50 $ pour votre vieux fauteuil.Grand stationnement Facilités de paiement Service de décoration gratuit 1880-1998 galeries de meubles réputés 8300, ch.Devonshire, Montréal Tél.: 342-0050 ARCHAMBAULT LA l'Ilis (.KWIM MAISON.1)1 PIANOS AU QUFBFC dii12 m 15 février jusqu'à épuisement des stocks Balâwm.WURLÎliER 502, rue Sninto-Cnthorine Est gBSSS ARCHAMBAULT (514) 849-6201 Billets journaliers de l'ouverture à la fermeture : maximum: 15$ la semaine \u2022 22$ le week-end.60$: PASSE FAMILLE (2 adultes et 2 enfants) Forfaits hébergement à partir de 89 $ | POUR 2 PERSONNES (CH AMBRE, PETIT DÉJEUNER ET SERVICE) \\l< I \\« I I I I N»4 POUR II SKI HÔTEL LE CHANTECLER Centre de congrès et villégiature POUR INFORMATION ET RÉSERVATIONS: Montréal: 393-8884 ou 1 800 363-2420 \u2014 i Du ski plein rassiette! 12 Janvier au 24 février 1998 Vous pouvez gagner un de ces prix: \u2022 GRAND PRIX 1 week-end pour 2 pers.- 2 dîners \u2022 1 séjour St- Valent i n pour 2 port.\u2022 60 billets journée-ski VALIDA TOTAliMSPflDt «OOtflMll*) Tirages tous les mardis à 17 N lewUOUUiTKUft A déoosar oans i*s ooftes de concourt tu Faubourg Ste-Cntherlne 1616.Ste
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