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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Plus
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1998-01-10, Collections de BAnQ.

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[" B Montréal, samedi 10 janvier 1998 Internet ., conquiert le ta Presse Cahier spécial ÉDITORIAL/MONDE/POLITIQUE Le meilleur Le plus grand danger qui nous guette est le «refus de service», lorsque les mécanismes d'aide cruciaux auxquels nous sommes habitués ne seront plus, tout à coup, disponibles Winn Schwartau est un des meilleurs experts américains sur la protection des informations et de la vie privée en ligne.Il est l'auteur de Information Watfare : Chaos on the Electronic Superhighway, Complète Internet Business Toolkit et Information Watfare : Cybertetrorist, Second Edition.WINN SCHWARTAU Réseau World Media «gpi«inj n 1990, Albert Gore, a E] ' l'époque sénateur, F* hibuiJ proclamait que l'auto-¦ 1 route de l'information H j était la route du futur, JhMa pleine de possibilités incroyables.Ainsi fut élaborée une vision utopique ignorant tout d'ornières dont est parsemé le système autoroutier que l'on appelle le Net.Depuis lors, Internet a transformé, de façon imprévisible, notre climat politique et économique.Une bonne partie de ces changements a toutefois été déclenchée par le comportement de pirates informatiques, cybercri-minels et de terroristes qui ont su exploiter les faiblesses des nouvelles situations.Aujourd'hui, on peut continuer à parler de l'avenir en termes d'opportunités, mais il nous faut faire face à de nombreux défis, qui risquent de faire dérailler ce train électronique lancé à pleine vitesse vers le XXIe siècle.Combien de temps allons-nous pouvoir vivre à cent à l'heure, avant d'être complètement déstabilisés, puis paralysés ?Le monde est un royaume à trois dimensions, organisé de façon hiérarchique et structuré administrati-vement, avec au sommet, des individus qui dirigent ceux qui se trouvent au milieu ou en bas de la pyramide.Au contraire, Internet est une société de type horizontal, organisée de façon non hiérarchique, dans laquelle les connections infinies ont mis tout le monde à égalité.Comment ces deux sociétés antagonistes peuvent-elles coexister ?Ce n'est pas une mince affaire.L'armée est hiérarchisée ; les groupes terroristes et les guérillas sont des sociétés de type horizontal qui dépendent de dirigeants qui se tiennent à distance.Jusqu'à présent, la société est dirigée de cette façon car la répartition du pouvoir est encouragée par l'industrie et le gouvernement.De plus grands degrés d'introspection, de perspective historique et de changement de pouvoir sont nécessaires pour passer en douceur à une société horizontale.L'argent liquide Le plus grand danger auquel nous sommes aujourd'hui confrontés avec Internet ne concerne pas les atteintes à la confidentialité ; il ne s'agit pas non plus de la modification intentionnelle ou accidentelle de données.Il s'agit du refus de service, lorsque les mécanismes d'aide cruciaux auxquels nous sommes habitués ne seront plus, tout à coup, disponibles.Imaginez une armée qui ne serait pas en mesure de combattre car elle ne pourrait pas envoyer de vivres à ses troupes.C'est ce qui risque de se passer avec le système bancaire, en passe de se transformer rapidement en un commerce de détail basé sur l'électronique.Les lieux physiques des banques disparaissent, et avant 2002, 50 % de nos agences bancaires ne seront plus que des souvenirs.Le liquide deviendra un concept trivial et les cartes de transaction de valeurs stockées apporteront des risques suppléments En Europe, Francfort est la cible parfaite pour une cybergrève.La ville est devenue un centre névralgique pour les réseaux ferroviaires et aériens de même que pour les échanges financiers.taires.Étant donné que nous nous fions de plus en plus à des infrastructures électroniques, notre vulnérabilité s'accroît.Le refus de service nous touche tous, que ce soit à New York, Taïpei, Londres, Montréal ou Sao Paulo.Nous sommes tous dans le même panier.Une cybergrève En 1869, les chemins de fer américains parvenaient enfin à relier les côtes Est et Ouest.Plus tard, la Western Union plaçait ses poteaux télégraphiques à proximité des voies de chemins de fer.Le nouveau-né AT&T, lui aussi, ajouta son service téléphonique à ces mêmes trajets physiques.Alors est née la vulnérabilité des points de convergence.Toutes les communications entre New York et Israël sont acheminées par un seul lieu physique.Où se trouve-t-il ?La réponse est Pa-lerme, en Sicile.La raison en est que, par son histoire et sa topologie sous-marine, Palerme est un lieu tout à fait adapté pour les câbles de communication sous-marins.En Europe, Francfort est la cible parfaite pour une cybergrève.La ville est devenue un centre névralgique pour les communications ferroviaires et aériennes de même que pour les échanges financiers.Les chemins critiques du commerce électronique sont ceux qu'empruntaient les Romains il y a de cela 2500 ans.L'avenir de la Chine continentale est basé sur des routes tracées, il y a des milliers d'années.Le système bancaire américain repose sur les brins de câbles de silice qui relient l'Amérique à une toute petite ville d'Irlande.Nous pouvons alors découvrir le véritable acheminement de milliers de milliards de dollars convertis en argent électronique chaque jour.La planète n'a construit aucun système de secours ou de rechange qui lui permettrait de survivre à la disparition du poseur de câble qui soutient l'économie mondiale.Le bouton La perte virtuelle de la vie privée est une réalité à laquelle de nombreux pays doivent déjà faire face.On parle ainsi du syndrome de « pousser un bouton » : il suffit qu'on nous dise de « pousser un boulon » pour obtenir une réponse pour avoir une inébranlable confiance dans la réponse donnée.Le moment approche où nous découvrirons que la sournoise invasion de la technologie a court-circuité notre faculté à rendre leur vie privée aux citoyens d'une nation.Ce phénomène engendrera des réactions négatives et une forte probabilité d'une « cyberdésobéis-sance civile ».Les États nations Ces nouvelles conditions mèneront à la chute des États nations.Les frontières physiques n'auront plus aucune signification et le commerce deviendra le moyen d'acquérir le pouvoir, tandis que les armées n'interviendront qu'en dernier ressort.Il se peut que les États nations soient relégués à un statut de second rang de surveillance des infrastructures physiques.Plus de 200 États nations doivent se diriger vers un avenir global, tout en se préservant et en équilibrant la coexistence nationale avec leurs propres objectifs.Garder le cyberespace Comment l'armée peut-elle se trouver pertinente, maintenant que les conflits conventionnels sont impossibles ?Comment peut-elle devenir la gardienne du cyberespace et de la richesse ir'HIectuel!»* loca- http.//iut\"U7.utorldmedia.fr// M««MMI\u2014II«JIII .«MW»W< .II.Mil.f.ll.I.Stop CoTo; mttp;//vvv/*orl$m^i*,fr/vm/ \" ÇJ *V Dl C *' ; .Quand on dresse le bilan des nouveaux sites; des utilisateurs et des pays connectés, on constate que la révolution Internet se répand à un rythme époustouflant.Le thème du cahier Plus d'aujourd'hui, INTERNET CONQUIERT LE MONDE, est donc particulièrement bien choisi.En 1996, le Web était constitué de 50 millions de pages.Aujourd'hui, on en compte 100 millions.Une progression phénoménale.a a I lit .mr.f < yfi Nombre d'hôtes : a 07/9* D7/96 07/97.Nombre de Sites : ^ fc # # «# # ' ¦fi.» 1 »\u2022 f Nombre de forums 1\t\t\t ^ de discussion ; j\t\t\t y* m m M\\ i ¦\t\t\t ( use\t\tNET )\t ( * v y ¦ ¦9991991 i V- \\2T Scec«.UScKETtr' r des pays connectés i le ?Comment des « Ccyber Nations unies » pourront-elles assurer un contrôle général ?L'armée doit se préserver malgré des coupes budgétaires.Va-t-elle mettre sur pied une menace pour présenter son modèle hiérarchique comme étant la seule solution qui vaille ?Aucune réponse n'est évidente dans l'immédiat.La perte de la vie privée, la répartition du pouvoir entre les mains de millions d'individus, le conflit entre l'organisation des différents types de société et notre confiance mal placée en des infrastructures vulnérables ne sont pas de bon augure pour un avenir de prospérité.Toutefois, il y a de l'espoir.En bref : 1 \u2014Élaborer, sur un niveau national et/ou international, une « Déclaration des droits » ( NdT : le «Bill of RightS » est constitué des dix premiers amendements à la Constitution des États-Unis, garantissant les droits fondamentaux des individus) et une constitution pour le cyberespace, énonçant les Intérêts des individus et ceux de l'État nation.2 \u2014Développer, au niveau de l'État nation, une idée de ce dont sera fait l'avenir dans les 50 ou 100 prochaines années ; préciser que les intérêts étatiques actuels peuvent ne p'ns çv*« 'Sri IV Il est de notre devoir, en tant que visionnaires, d'établir un équilibre entre l'euphorie et les nécessaires doses de contrôle du monde réel.3 \u2014Redéfinir le rôle de l'armée aux conflits non physiques dans le cyberespace, où les frontières étatiques sont compromises par l'électronique.4 \u2014Étudier les relations entre les sociétés de type hiérarchique à trois dimensions et les sociétés de type horizontal à deux dimensions, et voir comment la société actuelle, organisée sur une base industrielle, agira et se fondra dans l'âge informatique et dans les sociétés virtuelles.5 \u2014Créer des composantes de protection, de détection et de réaction dans les infrastructures et les centres financiers.6\u2014Introduire des composantes de sécurité informatique intégrale dans tous les systèmes informatiques basés sur la technologie.7 \u2014Créer une duplication physique des systèmes de communication et de transport aux points de convergence, et prévoir des duplications dans les infrastructures d'élargissement.8\u2014Considérer la dégradation progressive des services en fonction de la surcharge ou de la destruction intentionnelle ou accidentelle du système.9\u2014Déterminer des lois punissant les cyberdélits.10\u2014Créer une police nationale de l'informatique, « en accord avec le secteur privé, le gouvernement, le système judiciaire et l'armée » définissant les objectifs d'une société informatique de type horizontal en pleine émergence.Les défis et les opportunités que nous réserve l'avenir sont donc imposants.Nous recueillons quelques-uns des fruits semés par la technologie, tout en grimpant sur une courbe en pleine accélération vers un avenir dominé par la technologie.Aller droit vers cet avenir avei des oeillères ou en étant aveuglé par les mauvais côtés de la prolifération de la technologie reviendrait à adopter un mélange malsain d'ignorance, d'apathie et d'arrogance.Il est de notre devoir, en tant que visionnaires, d'établir un équilibre entre l'euphorie et les nécessaires doses de contrôle du monde réel.Gardons nos yeux ouverts, notre coeur pur et notre avenir radieux./1*\\ Jeux wfi% les plus populaires «#r v;-atrité informatique et la protection des informations, crées et toujours dirigés par Winn Schwartau : Infowar http://www.infowar.com Info-Sec http://www.info-scc.com Une interview Je l auteur par le magazine Sources e-Jourttal : .y http://www.infowar.com/chezwinn/ winnint.html-ssi Autres informations pages B4, B5, B6 et B7 ; D3B 25 B 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 10 JANVIER 1998 Editorial La Presse André Desmarais président du consul d'administration Roger D.Landry président et éditeur Claude M asson éditeur adjoint Marcel Desjardins directeur de l'information Alain Dubuc éditorialiste en ciii f nBHHBHnBBnBBBM IBBBBB nBBaBHBaRnanBBnoBHDi Les notes discordantes La catastrophe provoquée par les tempêtes de verglas qui se sont abattues sur le sud du Québec, les dégâts considérables et les nombreux drames humains n'ont pas entamé la dignité des Québécois, qui se sont comportés dans cette crise avec patience et civilité, et qui ont multiplié les manifestations d'entraide et de chaleur humaine.Les pouvoirs publics et les organismes d'aide ont quant à eux déployé leur compétence et une aptitude remarquable à la collaboration.S'il ressort quelque chose de la semaine de calamités qui s'achève, c'est la solidarité dans l'adversité.B3MHMnM C'est sans doute pour cela que, dans cette multiplication d'exemples de comportements exemplaires, les rares notes discordantes ressortent avec tant de relief.C'est, hélas ! le cas de cette malheureuse offensive médiatique du Syndicat canadien de la fonction publique ( SCFP ), représentant les travailleurs de métiers d'Hydro-Québec, qui a profité de ce drame collectif pour régler ses comptes avec la société d'État.Le syndicat s'est ainsi indigné du fait que la direction d'Hydro-Québec ait fait appel à des monteurs de lignes de l'extérieur, notamment américains, quand des centaines d'employés d'Hydro-Québec, forcés à l'inactivité, auraient volontiers mis la main à la pâte.Hydro ne ferait appel qu'à 2 000 employés de métiers dans la zone sinistrée pour réparer les dégâts quand 3 000 seraient disponibles.« Le public doit savoir, par exemple, affirme le syndicat dans un communiqué à la prose typique, que les électriciens de riREQ ont été renvoyés chez eux avec plein salaire à cause de la panne au lieu qu'on les envoie sur la ligne où leurs compétences pourraient servir à alléger considérablement le fardeau de leurs confrères.Le public dpit également savoir qu'au moment même où on fait venir 400 travailleurs de lignes américains, ce nombre représente exactement les postes de travailleurs de lignes de distribution coupés par Hydro-Québec depuis cinq ans.» L'opération a bien sûr eu son petit succès médiatique.Le pdg d'Hydro-Québec, André Caillé, a été bombardé de questions à ce sujet dans une conférence de presse où il 13 Alain Dubuc Le SCFP a profité du drame collectif qui nous secoue pour régler ses comptes avec Hydro-Québec.faisait le point sur la panne, et les caméras, en mal d'images, sont complaisamment allées filmer des employés d'Hydro inactifs.Le procédé de ce syndicat est scandaleux.D'abord, parce que le raisonnement ne tient pas.Un électricien de l'IREQ \u2014 qui est un centre de recherches\u2014 n'est pas un travailleur dont le métier est de grimper dans des poteaux glacés.Pour réparer les pannes, Hydro a choisi d'utiliser des travailleurs j dont c'était le métier, entre autres des monteurs de lignes et des jointeurs.Et pour cela, elle a fait appel non seulement à ses employés permanents, mais à des Américains, à des retraités, à des employés occasionnels.Aller chercher des gens dont on ne doute pas de la bonne volonté, mais dont ce n'est pas le métier, aurait été inefficace et dangereux.N'importe qui peut comprendre cela.Mais le véritable scandale, c'est cette manifestation d'une culture de charognards où on profite d'un drame collectif pour tenter de marquer des points contre son employeur.Et qui a, jusqu'à un certain point, réussi à semer le doute, à briser les élans de solidarité, et à saper dans l'opinion publique la confiance, pleinement méritée, dont Hydro-Québec a besoin pour venir à bout de la pire panne de son histoire.Ce geste, nuisible à l'effort collectif dont le Québec a besoin, est petit et mesquin.; -\u2022¦ \u2022 .Ce.0UI 'EST X ce noMEKjrAct Bv/BC LE VERGLAS, ^\u2022est C&JOO ?£r\\je vu .* il « .» JT 1 s/ s- V fi &t%/ r 6 - L - X \\ r 's \\ \u2022i SA* 3 ¦ V JPa liât.-.//\\v N fi.La tache des pensionnats endant plus de quatre décennies, des milliers d'enfants autochtones ont été arrachés à leurs familles et exilés dans des pensionnats destinés à en faire de parfaits petits Canadiens.Dans le meilleur cas, ces jeunes se faisaient taper sur les doigts quand ils osaient parler leur langue, étaient mal habillés et légèrement négligés.Mais d'autres tombaient carrément dans un enfer de privation, de sévices physiques et d'exploitation sexuelle.HnBnBBmssBBm Aucune démocratie n'est parfaite et partout des groupes minoritaires ont subi de mauvais traitements plus ou moins systématiques.Leurs souffrances font partie de l'histoire et ni les gouvernements ni la société en général ne peuvent être tenus collectivement responsables de toutes les injustices passées.Mais s'il y a un cas où les excuses rétroactives s'imposent comme un geste utile, nécessaire et réparateur, c'est bien celui des pensionnats autochtones.Ces institutions avaient été fondées dans le but de favoriser l'assimilation des populations autochtones, à une époque où l'on croyait que celles-ci étaient culturellement inférieures et ne pourraient donc qu'en profiter.Ce n'est pas ce qui s'est produit.Les enfants des pensionnats ont perdu leurs racines sans adhérer à la culture blanche.La lobotomie a fonctionné, la greffe n'a pas pris \u2014 du point de vue de leurs propres objectifs, les pensionnats ont été un échec.S'il ne s'était agi que de cela \u2014 une erreur de jugement alimentée par les valeurs dominantes de l'époque\u2014 les regrets rétroactifs auraient été superflus.Mais il y eut pire.Agnès Gruda « La prémisse fondamentale de la resocialisation, de la grande transformation de l'état sauvage à l'état civilisé reposait sur la violence », affirme la Commission royale d'enquête sur les peuples autochtones dans un chapitre de son volumineux rapport portant sur les pensionnats.Le châtiment, dit le rapport, était Irélément-clé du processus qui visait à « tuer l'Indien au sein de l'enfant ».Une philosophie qui, comme on a pu le constater, ouvre la porte à l'horreur dès que l'on s'y emploie avec un peu de zèle.Si le gouvernement fédéral a eu raison, comme il l'a fait la semaine dernière, d'exprimer ses regrets et d'assumer sa part de responsabilité dans cette tache sur notre histoire, c'est d'abord parce que l'épisode des pensionnats a été le résultat d'une opération de violence psychologique et physique érigée en système et déployée tous azimuts dans toutes les réserves amérindiennes.C'est également parce que le souvenir demeure vivace.Pas besoin de remonter à plusieurs générations.Déjeunes adultes d'aujourd'hui ont subi ce traitement déshumanisant, au début des années 80, et leurs relations avec la société « blanche » sont pour toujours teintées par ce qu'ils ont vécu.Un geste de réparation était tout aussi nécessaire pour aider les communautés autochtones à soigner l'effet destructeur des pensionnats.Les tares sociales qui sévissent dans ces communautés \u2014problèmes familiaux, alcoolisme, etc.\u2014 ne sont pas tombées du ciel.En voulant « assimiler » les petits autochtones, on a détruit leurs familles, déchiré le tissu social, brisé les mécanismes de transmission des valeurs, et plus que ça : privé des milliers d'enfants des gestes d'affection dont ils ont besoin pour pouvoir les transmettre à leurs propres enfants.La plaie est encore vive.En exprimant ses regrets et en créant un « fonds de guérison » qui financera des projets collectifs destinés à effacer les stigmates des pensionnats, Ottawa a fait un premier pas pour la soigner.LA PRESSE ET VOUS Quelle semaine ! Quelle fidélité ! Quelle semaine ! Nous souvenons-nous que, samedi dernier, c'était le surlendemain du jour de l'An ?À peine.La période des Fêtes a été précipitamment éclipsée en deux temps, trois mouvements par tout ce que nous avons vécu de tempêtes, de pluie verglaçante, de grésil et de vent.Et surtout par les pannes majeures que connaît toujours le sud du Québec, pannes dont les conséquences sont multiples et qui ont, entre autres, occasionné quelques morts.Quelle semaine ! Une fois de plus, à l'exemple de ce qui s'est produit lors des inondations du Sague-nay et, plus récemment, lors du tragique accident qui a fait 44 morts aux Éboulcmcnts, les Québécois ont fait preuve d'une solidarité exemplaire, d'un sens de l'entraide impressionnant, d'un partage révélateur des fortes valeurs humanitaires qui reviennent à la surface lorsque le besoin collectif s'en fait sentir.Les Québécois ont aussi fait preuve d'une générosité émouvante entre parents, voisins et collègues de travail.Du jamais vu, dan£ tous les sens du terme.Quelle semaine ! À La Presse, dans chacune de nos éditions, nous avons tenté de rapporter les faits tels qu'ils se sont produits, évitant de les exagérer et de semer la panique.La tension était déjà à fleur de peau chez les personnes affectées par la situation dramatique qu'elles ont dû vivre ; il n'était donc pas nécessaire « d'en remettre ».D'autant plus que cette tension persistera vraisemblablement encore plusieurs jours, malgré le retour \u2014 promis \u2014 d'un temps plus clément.Nous avons aussi cité les beaux faits, les beaux exemples d'entraide et de partage, les heureuses initiatives prises par les organismes communautaires, les municipalités, les institutions publiques ou privées pour venir en aide à leurs concitoyens.Idéalement, si c'était numériquement réalisable, il faudrait nommer chaque bénévole de cette semaine « Personnalité de la semaine », tellement ces bénévoles anonymes ont accompli des gestes héroïques pour secourir leurs semblables.Quelle semaine ! À chaque fois que des événements tragiques surviennent, les gens veulent être encore plus informés, veulent savoir ce qui se vit et ce qui se passe, veulent connaître tous les aspects et tous les détails de la tragédie ou de la catastrophe en cours.Aussi, tout au cours de cette semaine, tout le personnel de La Presse affecté «i la distribution quotidienne de notre journal a accompli un travail gigantesque.Maigre les difficultés de circulation, les routes et les rues fermées, malgré le fait que plusieurs des employés( es ), des distributeurs, des camionneurs et des camelots aient été eux mêmes affectés et obligés de déménager en raison des pannes d'électricité, La Presse a été distribuée à plus de 90 % des possibilités.C'e^t presque un record, compte tenu des circonstances.Nos 35 entrepreneurs, tout le personnel affecté à nos 190 routes de distribution, nos 3 500 camelots et distributeurs motorisés ont tout fait pour rejoindre nos 8 000 dépositaires et nos quelque 120 000 abonnés en semaine.Aujourd'hui même, avec plus de 300 000 exemplaires en circulation, c'est un autre défi majeur.Inévitablement, il y a eu des retards, des livraisons effectuées parfois le lendemain, des endroits où la police a carrément interdit de procéder à la livraison du journal par mesure de sécurité, des dépositaires dont l'établissement a été fermé une journée ou deux, la Floride qui n'a pas été desservie parce que les vols avaient été annulés, etc.Mais, compte tenu de ces empêchements qui échappent à notre emprise, tout a été fait pour bien desservir dépositaires et abonnés.Parfois, quelques personnes critiquent facilement le service offert.Mais une occasion comme celle-ci nous permet d'apprécier et de souligner la fidélité à l'entreprise, le sens d'appartenance à La Presse de tous ces distributeurs et camelots, jeunes comme adultes.Plusieurs de ces personnes, enfants, adolescents ou personnes d'âge mûr qui ont dû déménager temporairement dans des centres d'hébergement ou dans leur parenté, souvent à l'extérieur de leur quartier ou de leur municipalité, ont continué d'assurer le service quotidien de livraison.Comme l'affirmait un commercial : « Y faut l'faire ».M D'ailleurs, dans un message qu'il a adressé hier à tout le personnel de La Presse, lui manifestant sa reconnaissance et sa gratitude pour le travail accompli dans ces circonstances difficiles, le président et éditeur, M.Roger D.Landry, a souligné à juste titre « le travail exceptionnel effectué par le service des ventes du journal, nos entrepreneurs, nos distributeurs, nos camelots qui, malgré la température excrécrable qui persiste, s'acquittent très adéquatement de leurs tâches ».\u2022 Quelle semaine ! Beau temps, mauvais temps, saviez-vous que la météo intéresse tout le monde ?Je vous cite un fait qui sied bien à l'actualité : la rubrique « Météo Média », qui paraît chaque jour au dos du cahier des sports, est la chronique la plus consultée par les abonnés.En effet, selon un sondage scientifique dont nous venons tout juste de recevoir les résultats, six abonnés sur dix affirment consulter les prévisions météorologiques fréquemment.Souhaitons-nous collectivement, pour ce week-end, de bonnes prévisions et un temps beaucoup plus clément.Claude MASSON Éditeur adjoint LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 10 JANVIER 1998 B3 De tragiques sculptures modernes.i A vouons-le, Li ville de Mont- réal n'a jamais été aussi belle m dans ce spectacle étrange où ÊmmmSk ^ désolation se conjugue à la Ë féerie.Sous un ciel de plomb ¦ opaque et inquiétant, scintillent des arbres aux branches gantées de glace et aux liges de cristal fin, certains renversés sur le sol comme de tragiques sculptures modernes.Ces tableaux sont à couper le souffle.Imaginez s'il faisait soleil : cette ville qui a pris la couleur de l'argent se couvrirait alors de reflets d'or.Au centre-ville, les rares arbres ( qui sont surtout des arbrisseaux ) se dressent tout droits, parés de leur carapace de glace saupoudrée de neige.Ils ont tenu le coup, parce qu'ils sont petits, jeunes et flexibles, et protégés du vent par les gratte-ciel.Au centre-ville, en fait, la vie avait continué à peu près comme avant \u2014 jusqu'à hier après-midi.Tout était ouvert, le métro avait fonctionné presque tout le temps, et la circulation automobile y était même plus fluide que les jours de « banale >> tempête de neige.On pouvait marcher dans les rues sans craindre qu'un arbre ou un fil électrique vous tombe dessus.Hier après-midi, le centre-ville connaissait ses premières pannes de courant ; on avait donc échappé au pire.Cette tempête de glace, ce fut un peu la revanche du rat des villes sur le rat des champs \u2014 l'occasion unique, exceptionnelle, d'apprécier ce que l'on considère normalement comme un handicap, soit de vivre sur l'asphalte, dans un univers de bitume privé de parcs, de jardins, de patios et d'arbres centenaires.Cette semaine, jusqu'à hier soir en tout cas, cet aride habitat était devenu une bénédiction, un havre de lumière, de chaleur et de concentration humaine.C'est là qu'on affluait pour échapper à la noirceur, au froid et à l'isolement, voire à la pénurie de denrées.Les banlieusards en quête de gîte et de réconfort revenaient vers la ville qu'ils avaient abandonnée dans leur quête de verdure.La ville retrouvait sa vocation premiè- re : lieu d'échange, d'abondance et de solidarité.D'où la stupeur, hier, quand la panne frappa le centre-ville.Ce fut comme si l'on avait visé au coeur du pays.Les désastres naturels sont de grands égalisa-teurs.Ils frappent aveuglément, quoiqu'ils frap-p e n t e n g é n é r a I uMC davantage les pauvres que les riches.Les ouragans, les inondations, affectent surtout les pauvres, parce qu'ils habitent dans des terrains exposés et inondables.Ainsi, dans le midi de la France, région sujette aux inondations les plus dévastatrices, on pourrait s'étonner de voir d'humbles familles de gitans loger au bord des rivières, dans les coins les plus pittoresques des villages.L'explication est simple : c'est que personne, sauf les démunis qui n'ont pas le choix, ne veut habiter trop près d'un cours d'eau qui risque de sortir violemment de son lit plusieurs fois par décennie.Dans toute l'histoire de l'humanité, les riches ont toujours élu domicile sur des collines.Lors du grand drame du Sa-guenay, il y a deux ans, les familles les plus touchées n'étaient pas la bourgeoisie de Chi-coutimi.Autre désastre naturel, le tremblement de terre.Là encore, à travers le monde, ce sont les pauvres qui sont les plus affectés, pour la simple raison que leurs habitations sont moins solides.Les logis bâtis sur pilotis, ou avec des matériaux médiocres, sont les premiers à disparaître sous les décombres.Notre tempête de glace, rompant avec une tradition millénaire et planétaire, a eu ceci de particulier qu'elle a surtout frappé les quartiers favorisés.Ce fut, en quelque sorte, une tempête de gauche, qui a décidé de « faire payer les riches » ! Lysiane Dans la région montréalaise, ce sont les quartiers bourgeois de Montréal ( Notre-Dame-de-Grâce notamment ) et la banlieue huppée ( Outremont, Mont-Royal, Saint-Lambert, Boucherville, etc.) qui ont été les plus affectés.- Dans la majeure partie flftl de l'est de Montréal, sur ||||V le Plateau, à Rosemont, ce fut, pour l'essentiel, l'accalmie.À cause, principalement, de deux facteurs : d'une part l'enfouissement des fils électriques, qui est la norme sur une bonne partie du territoire central ; d'autre part, l'absence d'arbres.C'était au point où deux rues voisines, dans le même quartier' du Plateau Mont-Royal, vivaient dans deux univers totalement différents selon qu'elles étaient ou non bordées d'arbres.L'une était praticable et sans histoire, l'autre sortait d'un film d'apocalypse.Cette tempête fut donc, en ce sens, la revanche du pauvre.Là où l'on manque si désespérément de verdure et d'ombre en été, là où les gens traînent leur pliant sur le trottoir pour goûter à la fraîcheur des belles soirées estivales, là où un oreiller posé sur le rebord de la fenêtre tient lieu de balcon, là où les seuls jardins en vue sont ceux qui ornent le calendrier suspendu au mur de la cuisine, hé bien ! là, on a dormi au chaud et mangé à sa faim, avant de regarder tranquillement à la télé le récit cauchemardesque de la tempête qui s'abattait sur l'« autre ville ».Cela dit, ce n'est pas parce qu'on habile dans un joli quartier qu'on mérite l'enfer ! Le plus grave n'est pas la tempête, ce sont ses conséquences : les dommages à la maison, les arbres saccagés.Pour presque tout le monde, la maison n'est pas seulement la principale possession \u2014 souvent la seule et unique richesse dont on dispose \u2014, c'est aussi le lieu où l'on a investi le plus d'émotions.Là où sont accumtff?lés les souvenirs, les espoirs, les traces infimes, innombrables et précieuses de la vie quotidienne.Rien n'est choisi avec plus at\" soin, d'anxiété et de fébrilité, que la maisoà où l'on décide de planter ses racines.J'ai déjà vécu dans une maison flanquée d'un grand terrain où se dressaient trois magnifiques érables, et ces arbres-là faisaient partie de la famille.Quand ils furent, après la Vente, jetés à terre par un promoteur immobilier, nous avons vécu ce saccage comme un deuil.Le deuil, deuil d'une maison, deuil d'un arbre centenaire et donc irremplaçable, voilà ce qui attend des milliers d'entre nous.I Le danger, maintenant, serait de grimpe^ dans les rideaux comme si cette tempête risquait de revenir l'année prochaine.Certain^ seront tentés de chercher des coupables ÇJL d'exiger des assurances tous risques pour h siècle à venir.Mais ce serait un peu comme vouloir fermer Polytechnique à cause de Marc Lépine.Il y a, il y aura toujours, des catastrophes qui ne sont pas totalement explicables et que l'on ne peut pas totalement prévenir.Réclamer, par exemple, l'enfouissement des fils électriques à la largeur du territoire, cela serait complètement démesuré.Les contribuables, à qui Hydro-Québec refilerait la nofc ne pourraient pas absorber pareil fardeau financier, sans compter que cette technique a ses désavantages advenant une inondation.De mémoire d'homme, il n'y a jamais eu de tempête de glace analogue à celle-ci.Le 21e siècle pourrait bien passer sans qu'on en revoit une autre du même acabit.Le mal est fait, et le bilan des pertes sera énorme, mate ce n'est pas une raison pour perdre les pédales.n Opinions 63 Sauves par icL réapparu, en coup de vent, manteau boutonné et écharpe nouée autour du cou, jeudi, ça a été pour parler de glace et de verglas plutôt que du nouveau trou béant qui dépare son premier livre rouge.Chantai Hébert ^^m% i le verglas n'avait pas complète-m ' ment bouleversé l'allure de la pre-^^^^ mière semaine de 1998, le Québec l'aurait passée à regarder un trio ê W de personnages publics patiner à qui mieux mieux plutôt qu'à surveiller son filage électrique et ses arbres.En temps normal et à longueur d'année, ce sont en effet les hommes et les femmes publiques qui sont les vrais experts du patin sur semelles et des redressements in extremis.Or il se trouve que trois d'entre eux avaient commencé l'année en s'aventurant sur une glace plutôt mince qui allait leur demander des acrobaties plus ou moins évidentes.La tournure des événements leur aura providentiellement permis de faire oublier leurs pirouettes un peu plus facilement.À tout seigneur tout honneur, le premier ministre Jean Chrétien était voué à commencer 1998 du mauvais patin.Lundi, son gouvernement se résignait à annoncer l'achat d'un lot d'hélicoptères cousins germains des EH-101 que le premier ministre avait dénoncés avec tant de vigueur, pendant la campagne électorale de 1993.Ce faisant, M.Chrétien décidait de s'engager sur ce qui semble être la voie du moindre mal.Bien sûr, la commande fédérale confirme implicitement que le projet conservateur de l'époque n'avait rien d'aussi insensé que ce que les libéraux prétendaient, ce qui leur cause un embarras considérable.Rien n'empêche que les pots cassés auraient été encore plus difficiles à recoller si le gouvernement fédéral avait opté pour un autre type d'appareil et qu'il y avait eu le moindre soupçon (tue la préservation à tout prix de l'image du Parti libéral avait sous-tendu son choix.À Ottawa, tout le monde sait que le premier ministre n'a pas les excuses faciles.Dans une situation similaire entourant le maintien de la TPS, M.Chrétien avait considérablement envenimé le débat en soutenant à la face du inonde que le geste de son gouvernement ne constituait aucunement une entorse à ses engagements électoraux.Ces déclarations intempestives avaient enragé bon nombre de Canadiens encore davantage que le maintien prévisible île la taxe.Du coup, l'intervention du premier ministre avail eu pour effet de prolonger la colère populaire à son égard.Cette lois-ci.M.Chu tien s'est lait rare.Absent de la capitale fedetale le jour de l'annon-Ce, il n'a même pas refait surface par la suite pour transmettre de vive voix les excuses livrées cette semaine au nom du Canada par son gouvernement aux nations autochtones.Quand le premier ministre est finalement Jean-Claude Turcotte Jean Chrétien Pendant les Fêtes, le cardinal de Montréal, Jean-Claude Turcotte, avait ému bon nombre de ses ouailles, en particulier les anglophones, en doutant de l'utilité de l'intervention-de la Cour suprême dans le dossier du droit à la sécession du Québec.Récupéré par les uns, honni par les autres, le cardinal, qui n'avait pourtant pris position ni pour un camp ni pour l'autre, s'était quand même mis dans un mauvais pas.Mercredi, M.Turcotte a convoqué la presse pour préciser que, même si le fond de sa pensée n'a pas changé, il ne s'aventurera plus sur la patinoire politique sans s'assurer que les lacets de ses deux patins sont attachés à double noeuds.Cependant, comme dans ce débat, le bon sens et la mesure intéressent souvent moins certains des verbomoteurs qui sévissent dans les deux camps que la chance d'inscrire des points dans sa propre colonne à n'importe quel prix, le cardinal a été chanceux que la vraie tempête qui sévissait au Québec rende le climat politique peu propice à mousser encore un peu la controverse.Le chef de l'Action démocratique, Mario Dumont, a entrepris une année qui pourrait bien être celle des élections provinciales en promettant que, si jamais le Québec était de nouveau appelé à se brancher sur son avenir politique par voie référendaire au cours du prochain mandat, son parti resterait au neutre.C'est une position singulière puis-qu'en clair, elle signifie que s'il doit y avoir une autre campagne sur la question, tout chef de parti qu'il soit, il restera à la maison, gardera son opinion pour lui et ne la partagera même pas avec ceux qui auraient voté pour l'ADQ aux élections.Voilà qui permet en attendant à M.Dumont de revendiquer le titre inusité de premier Québécois à s'être inscrit aux abonnés absents cette semaine, devançant ainsi les centaines de milliers de victimes de panne, et à être le seul à l'avoir fait volontairement.Dans le fond, la tempête de verglas qui a ponctué cette annonce était peut-être taillée sur mesure pour l'Action démocratique.Pour réussir sans subir trop de dégâts à se tenir aussi résolument à l'écart de la question nationale québécoise, quoi île mieux qu'une bonne chape de glace.Le jour où le Québec, ayant dispose dans un sens ou dans l'autre de ce débat de société, voudra p.isser à autre chose, il ne usiera plus qu'a dégeler l'ADQ et son chef, lesquels émergeraient, frais comme une rose, ayant ainsi tesisté vaillamcnt aux avatars du temps.Qui sait, peut-être le verglas de la dernière semaine finira-t-il par donner au Québec un nouveau sens a l'expression « se mettre en reserve de la nation » ?Mario Dumont La Cour suprême, dont on voit ici l'édifice, ne mérite pas la plupart des critiques qui lui sont présentement adressées.Trop de critiques injustes sont adressées à la C our suprême r»' û w ' i< ».k \u2022jr MICHEL LEBEL L'auteur est professeur de droit public au département des sciences juridiques de l'Université du Québec à Montréal.Depuis quelque temps, le plus haut tribunal du pays est la cible de critiques de la part de politiciens, de médias et de simples citoyens.Dans la plupart des cas, nous croyons que ces critiques sont mal fondées.Commençons par la question du renvoi sur la légalité en droit interne et en droit international d'une sécession unilatérale du Québec.Bien avant même que la Cour suprême n'ait entendu les parties, les mises en garde pleuvent pour affirmer que le tribunal ne doit pas faire de politique, que ses membres ne sont pas élus, qu'il est biaisé en faveur du fédéral à cause du mode de nomination des juges, etc.Mais on oublie alors une des raisons d'être même d'une cour de justice, soit celle de rendre des décisions juridiques, fondées sur des seuls arguments de droit.Certes, cet important avis consultatif sur la sécession aura des effets politiques.Tout le débat politique restera cependant ouvert, mais au moins l'aspect juridique la question aura été clarifié.Et la lumière n'est-elle pas importante pour prendre de graves et importantes décisions ?Quant aux jugements rendus en vertu de la Charte canadienne des droits et libertés, plusieurs d'entre eux, bien sûr, ont été OU seront controversés.Par exemple, en matière de propagande haineuse, de suicide assisté ou de droits des homosexuels, la Cour, comme la population, est divisée.Mais le résultat final, en raison de la règle de la nécessaire majorité, se traduit généralement par des décisions judiciaires mesurées et fort nuancées.Dans l'affaire Libman relative au pouvoir de dépenser des indépendants {des gens qui ne sont ni dans le camp du OUI ni dans celui du NON ) lors d'un rclercn-dum québécois, la Cour suprême a pris partie pour une interprétation libérale et généreuse île la liberté d'association.Dans un objectif d'améliorer la Loi sur la consultation populaire ( qui vise toutes sortesr de référendums et non seulement ceux portant sur la souveraineté du Québec ), elle demande à l'Assemblée nationale de laire des ajustements mineurs à cette loi.Dans une autre affaire récente, la Cour suprême reconnaît qu'une femme enceinte, au nom de son droit à la liberté et à la sécurité de sa personne, ne peut être forcée à suivre une cure de désintoxication.Le tribunal précise qu'en vertu du droit actuel le foetus n'a pas de droit avant sa naissance, mais que le législateur pourrait; changer cette situation.Et la Cour de souligner qu'elle n'a pas l'intention de se substituer dans ce domaine aux représenj tants de la population.Ces deux dernières décisions, bien différentes l'une de l'autre, montrent bien le rôle fondamental du plus haut tribunal du pays en matière de droits et libertés de la personne : celui-ci doit toujours demeurer le protecteur, le garant de ceux-ci, même si.ce faisant, il peut aller à l'encontre de différents courants dans l'opinion publique.Tel est son devoir en vertu même de la Constitution canadienne et on peut affirmer que, dans l'ensemble, il a très bien répondu à l'appel.Encore qu'il ne faut pas conclure que ces décisions sont paroles d'évangile ou vérités absolues.Mais on > peut mettre en doute que celles-ci sorti réfléchies et étoffées.À titre exceptionnel le Parlement ou une Législature, en se bi sant sur l'article 33 de la Charte canadienne des droits et libertés, pourrait décidei de laire li d'une décision de la Cour eu utilisant cette clause dérogatoire.Le fm \u201e deau de la preuve et les conséquences r> lltiques de l'usage de pareille clause rèm* seraient alois sur le gouvernement âvarxj cholsl cette voie.Nous pouvons donc conclure m\u201e.Coui suprême ne mérite pas la plupàn d critiques qui lui sont présentement ui \" sees.Nous lerons cependant une t lion : plusieurs de ses jugements nou* i.ussent beaucoup trop longs.A2B B4 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 10 JANVIER 1998 -rvi # Internet ., x * / CSOEfiEEl i | i i i i i \\ ; ! î De nombreuses personnes croient que les garde-fous pour protéger la vie privée et la confidentialité dans les domaines de la communication en ligne et du commerce électronique font défaut.Selon un sondage récent, 88 % des Américains refuseraient de dévoiler leur numéro de carte de paiement sur le réseau.Une révolution qui menace la vie privée La fourberie des pirates informatiques alimente les gros titres des journaux, même s/ ce #enre de délits est en réalité plutôt rare TODD LAPPIN Rédacteur en chef du senice politique du ttiagàzine américain Wired information est l'âme même du cyberespace.Faire accéder le plus grand nombre à de vastes quantités d'informations, tel est le véritable génie (l'Internet.Mais nous payons cher dfckè liberté puisqu'il devient de pif us en plus difficile de maîtriser lés flux de données, et l'usage qui en sera fait.Ce paradoxe a créé un problème d'image pour Internet.De nombreuses personnes croient en effet que les garde-fous pour protéger la vie privée et la confidentialité dans les domaines de la communication en ligne* et du commerce électronique font défaut.Selon un sondage récent, 88 % des Américains refuseraient de dévoiler leur numéro de carte de paiement sur le réseau.Heureusement, le danger est souvent exagéré.La fourberie des pirates informatiques et autres voleurs de données alimente les gros titres des journaux, même si ce genre de délits est en réalité plutôt rare.Chaque juur, des millions de gens communiquent entre eux par e-mail, et des dizaines de milliers d'internautes utilisent leur carte de paiement dans des magasins en ligne, comme la librairie virtuelle \u2014www.ama-zon.com \u2014, sans le moindre problème.Cependant, plusieurs questions importantes demeurent sans réponse.Ces questions tournent autour de deux objectifs clefs : la protection de la confidentialité des informations personnelles, et la garantie de la sécurité lors de la communication de ces données.le concept de vie privée englobe les différentes façons de collecter, d'utiliser et de diffuser des données sur les individus dans le cyberespace.Les cookies Dans le monde réel, on peut se promener dans les rues d'une ville «Dans le monde réelf on peut se promener dans les rues d'une ville ou faire ses courses dans un supermarché tout en gardant l'anonymat.Mais il n'en va pas de même sur Internet.» ou faire ses courses dans un supermarché tout en gardant l'anonymat.Mais il n'en va pas de même sur Internet.Comme on dit en ligne : « Si tu surfes sur Internet, le Net surfera sur toi.» Avec un bon logiciel, l'hôte d'un site Web peut souvent déterminer le nom, l'adresse e-mail et l'endroit où se trouvent la plupart des visiteurs, ainsi que des informations sur les autres sites qu'ils ont visités récemment et la marque d'ordinateur qu'ils utilisent.De plus, de nombreux créateurs de sites utilisent des logiciels \u2014 des « cookies » dans le jargon \u2014 permettant d'établir un registre des intérêts de chaque visiteur à partir du genre de sites qu'il visite ou du type de produits qu'il achète en ligne.L'acheteur en ligne peut bénéficier de cette pratique si le vendeur utilise ces données pour mieux cerner ses intérêts et ses goûts.Ainsi, une personne qui visite régulièrement le site d'un organe de presse pour consulter des articles sur les affaires en Chine peut se voir proposer des publicités pour des hôtels à Shanghaï, tandis que quelqu'un qui utilise un ordinateur Macintosh pourra lire des réclames pour des imprimantes laser compatibles avec la gamme Apple.Le problème de la vie privée se pose dès lors que l'on omet de dire aux gens que des données personnelles sont recueillies sur un site, ou de les informer de la manière dont elles seront exploitées.Certains sites font la collecte des données pour usage interne, mais d'autres les considèrent comme un bien qui peut être revendu au plus offrant.Pour se protéger Partout dans le monde, les gouvernements sont en train d'adopter différentes stratégies pour résoudre la question de la protection des données personnelles soulevée par les capacités remarquables de collecte de données d'Internet.En 1995, le Conseil des ministres européen a adopté une directive dans le but d'harmoniser l'arsenal juridique des pays européens et d'établir des lignes directrices strictes pour la collecte, l'utilisation et le traitement des données personnelles.Selon la Directive européenne sur la protection des données personnelles, qui prendra effet le 24 octobre 1998, la vie privée de chacun sera mieux protégée.Les gens pourront accéder aux données les concernant, savoir comment elles ont été recueillies et en empêcher l'utilisation.La directive limite également l'échange de données personnelles avec des pays qui n'ont pas le même niveau de protection.De telles mesures pourraient entraîner une confrontation entre l'Europe et quel-qdes-uns de ses partenaires commerciaux les plus importants.Les Etats-Unis, par exemple, n'ont pas encore mis en place une législation équivalente, et le droit à la vie privée y évolue au gré de l'interaction des forces du marché avec le patchwork des lois qui, au niveau fédéral et dans chaque État, définissent de manière approximative les droits des citoyens.« Les Européens et les Asiatiques acceptent que les gouvernements puissent jouer un rôle dans la protection de la vie privée, mais la mise en place de lois à cette fin serait une source d'inquiétude pour les Américains », dit Susan Scott, directeur exécutif de TrustE, une entreprise privée qui cherche à donner aux internautes la possibilité de prendre connaissance des règles de chaque site Internet au sujet de la diffusion des données personnelles.« Nous devons trouver des solutions globales, comme un système de contrats ou bien la création d'agences de régulation non-gouvernementales qui permettront aux gouvernements et au marché de s'entendre.>» Comme une carte postale L'application des lois nationales «Un projet à fétude défend ridée de la mise en place, dans les programmes de cryptage, d'une porte d'accès dérobée pour permettre à la police de lire le texte d'un crypté.» à une technologie populaire qui ignore les frontières a eu un impact important sur la seconde question soulevée par le besoin de protéger les données personnelles sur Internet, à savoir la confidentialité des transactions.Actuellement la plupart des données qui empruntent la voie Internet sont aussi exposées que le message écrit sur une carte postale envoyée par la poste sans enveloppe.La confidentialité des transactions exige que le contenu des messages envoyés sur Internet et des bases de données électroniques soient protégées des effractions commises par des pirates informatiques.Heureusement, une technologie sophistiquée permet de résoudre ce problème.Les logiciels de cryptage utilisent des algorithmes complexes pour brouiller les messages numériques, les transformant en un charabia incompréhensible.Les yeux électroniques indiscrets ont le plus grand mal à redonner à un fichier de données cryptées son aspect normal sans posséder la « clef » de décryptage qui rendra le message lisible.Aujourd'hui, la plupart des browsers du WWW, y compris ceux distribués par Netscape et Microsoft, comportent un logiciel de cryptage permettant de protéger la sécurité des transactions importantes effectuées sur le Web.Pour beaucoup, une forme de cryptage renforcée reste un outil essentiel pour assurer la protection de la vie privée dans le cyberespace.La menace du terrorisme a poussé les gouvernements et les services de police à imposer un contrôle sévère sur l'utilisation ou la distribution des technologies de cryptage inviolables.La Grande-Bretagne, par exemple, a étudié la possibilité de faire voter une loi qui obligerait toute organisation proposant des services de cryptage a obtenir une licence.Aux États-Unis, aucune loi ne ré glemente à présent l'utilisation du cryptage à l'intérieur du pays.Mais un certain nombre de projets actuellement à l'étude défendent l'idée de la mise en place, dans les programmes de cryptage, d'une porte d'accès dérobée pour permettre à la police de lire le texte d'un message crypté.Dans le même temps, les États-Unis ont imposé un contrôle sévère sur les entreprises américaines pour limiter la vente de logiciels de cryptage sur le marché international.Les défenseurs de la vie privée et les firmes travaillant dans Se secteur high-tech n'apprécient guère ces restrictions à l'exportation, mais il est probable que celles-ci resteront en place dans un avenir proche.Tout cela nous amène à faire ce simple constat : à mesure que le cyberespace s'étend, les gens dans le monde entier sont obligés de se demander ce que le terme vie privée signifie réellement dans l'ère de l'information.Le défi est redoutable, mais il n'est pas vraiment nouveau.Il y a déjà des décennies, l'arrivée de technologies qui* font aujourd'hui partie de la vie quotidienne de chacun, comme la photographie, la téléphonie et la bande magnétique, ont suscité le même genre d'inquiétudes.Le débat autour de la protection des données personnelles, le développement du commerce et la promotion de Ja communication sur Internet vont amener les citoyens et les gouvernements à faire des choix qui vont nous engager pendant très longtemps.TrustE: http://www.truste.org The Electronic Privacy Information Center: http://www.epic.org Encryption Policy Resource Pacte: http://www.crypto.com/ Privacy International: http://www.privacy.org/pi/ Tlte Journal of Information, Law ana Technology: dossier spécial sur la directive européenne sur la protection des données personnelles: http://elj.warwick.cic.uk/ELJ/JILT/ issuel/IDP.ht Ce cahier spécial a été LA PRESSE, MONTRÉAL.SAMEDI 10 JANVIER 1998 B 5 JpJljjg J ^n*e*cxmquiert le Le Québec au secours de la francophonie Marie-Andrée Amiot A u Québec, où la pré- servation de la lan-Ë gue française prend (È | parfois des allures M yt\\ de religion, Internet « M .\u201e ^L» fait figure de proue.Les Québécois qui constituent 5 % des francophones dans le monde, s'enorgueillissent d'avoir créé 30 % des sites francophones du Web.Pourtant, beaucoup s'inquiètent de la faible présence de la langue de Molière sur le grand territoire nettien, et s'alarment tout particulièrement de ce qu'ils appellent le retard de la France.Louise Beaudoin, ministre québécoise de la Culture et des Communications, cite l'imminence de la menace : « Les Américains et les Asiatiques produisent des contenus et occupent le terrain avant même que les francophones puissent mettre ces sites en chantier, déplore-t-elle, nous devons nous manifester ! Le reste de la francophonie, dont la France, évidemment, doit suivre.» Au Québec, on a pris le taureau par les cornes.Divers projets, financés en partie par le Fonds de l'autoroute de l'information, un organisme gouvernemental voué au développement d'une inforoute québécoise, ont vu le jour grâce à des subventions de plus de 110 millions de dollars.Dernier-né de ces projets, un moteur de recherche convivial qui, à partir d'une requête écrite en langue française, peut repérer, traiter et accéder à l'information recherchée.Cet engin unique devrait plus tard être exporté vers d'autres pays.Une inforoute indépendante Mais pour certains observateurs québécois, le Québec rate sa cible s'il jumelle le développement de son inforoute avec celui du reste de la francophonie.Michel Cartier, professeur de communications de l'Université du Québec à Montréal et consultant auprès de la Commission européenne, croit que la francophonie, sous sa forme actuelle, met en danger le développement des inforoutes québécoises.« Il y a trois ans, les nations francophones dont ia France et ses partenaires européens, ont montré peu d'enthousiasme pour Internet.Aujourd'hui, c'est toute la francophonie qui paie le prix de cette hésitation.Et malgré des avancées certaines et la volonté nouvelle du premier ministre français Lionel Jospin, les francophones ont peine à prendre des décisions qui feront progresser l'inforoute en français.Pendant ce temps, les Américains continuent à prendre de l'avance.» Le jugement sévère de Michel Cartier s'appuie sur une analyse des trois handicaps de la francophonie.« Dans un premier temps, proclame-t-il, il y a le poids de France Télécom, qui touche indirectement les décisions concernant le développement de l'Afrique francophone.Dans un second, l'incompréhension des leaders des pays du Sud \u2014 et même des leaders du Nord \u2014 sur l'enjeu des inforoutes, et finalement, il y a le retard de l'industrie française du multimédia.» « Certains points peuvent être surmontés, comme l'éducation des leaders des pays en voie de développement, convient-il.Cependant, la France a conservé une emprise sur les décisions gouvernementales des pays du Sud et voudrait y imposer l'expertise qu'elle a développée.» Or, ajoute Michel Cartier « la France des télécommunications et des inforoutes accuse un retard de trois ans sur l'Amérique, ce qui, malheureusement, influence toute la francophonie ».Michel Cartier explique ce retard par trois autres facteurs.Le premier, et non le moindre, est le Minitel.« Cet appareil de télématique si révolutionnaire il y a dix ans, est démodé et même dépassé aujourd'hui.Malheureusement, à cause de son immense popularité, il freine l'expansion française.» Second facteur, le mode de facturation de l'empire France Télécom.Le professeur en communications résume : « France Télécom utilise un mode de facturation à l'usage, c'est-à-dire que tout utilisateur doit payer en fonction du temps de branchement.Ce qui signifie des factures particulièrement salées pour les internautes ! » Enfin, la popularité des ordinateurs personnels reste faible en France en raison d'une taxe de 20 % à l'achat de tout appareil informatique.Ces facteurs contribuent à refroidir l'enthousiasme des Français.Selon la firme américaine International Data Corporation, environ 16,15 millions d'ordinateurs personnels étaient branchés à Internet au début de l'année dans le monde dont à peine 1,061 million dans les pays francophones.C'est moins de 7 %.Au Québec et dans le reste de l'espace francophone canadien, plus de 55 % de tous les ordinateurs sont branchés sur Internet.En France, c'est moins de 25 %.Malgré tout, la France a récemment pris des décisions encourageantes.« Les Français ont revu leurs priorités, explique Michel Cartier, et ont décidé de jouer la carte européenne plutôt que celle de la francophonie.» La raison ?Brancher les pays du Sud coûte trop cher.« Les choses devraient donc progresser plus rapidement.» Et le Québec dans tout cela ?« Le Québec continue à prendre de l'avance, mais pourrait aller encore plus loin, ajoute le professeur de communications.Si on n'obtient pas l'appui inconditionnel des gouvernements actuels autant au Québec qu'en Europe, ce n'est pas le train de l'Internet que les gens verront passer, c'est une fusée ! ».PHOTO RÉMI LEMÊE.La Press* Louise Beaudoin, ministre québécoise de la Culture et des Communications, cite l'imminence de la * menace : « Les Américains et les Asiatiques produisent des contenus et occupent ie ierrain avant même que les francophones puissent mettre ces sites en chantier, déplore-t-ellef nous devons nous manifester ! Le reste de la francophonie, dont la France, évidemment, doit suivre ».Fonds de l'autoroute de l'information, programme spécial 97/98 : http ://www.sai.gouv.qc.ca/fai/ fai97/prspo97t.btm! Agence de la francophonie ( ACCT), pour instaurer un dialogue mondial : http ://www.francophonie.org Assemblée internationale des parlementaires de langue française ( AIPLF ), Région Amérique : http ://regionamerique.aiplf.org Alexandrie, la Bibliothèque Virtuelle, le lieu de conservation du patrimoine littéraire de la francophonie, avec un accent qué- d ?a b il bécois : http ://www.afexandrio.com Visicom Média Inc.développement d'outils pour Internet, dont le meilleur éditeur HTML disponible sur le marché, destiné à la francophonie : http ://www.visic.com Les Belges se mettent - lentement - en ligne! « ;i CYRUS PÂQUES Le Soir, Réseau World Media BRUXELLES ¦ m \" ntemet, World Wide Web, H courrier électronique : en H quelques années, ces tonnes | ont fait une apparition remarquée dans le vocabulai-re des Belges.Mais pas dans leurs moeurs.Car malgré sa renommée, la croissance du réseau des réseaux informatiques traîne les pieds.Dans un pays qui compte dix millions d'habitants, à peine 70 000 Belges disposeraient d'une connexion à domicile, le reste se partageant entre les entreprises ( 130 000 employés ) et les universités ( 100 000 étudiants ).Certes, ces chiffres ont triplé en deux ans.Mais sur une période à peu près identique, le téléphone mobile a engendré nettement plus de vagues.Avec environ 800 000 adeptes, les deux réseaux belges de GSM ont en effet conquis près d'une personne sur douze.Poursuivant sa percée au sein du grand -public, le « G » modifie chaque jour un peu plus certaines de ses habitudes.Tel n'est pas le cas d'Internet, même si les premières publicités pour les fournisseurs d'accès ont fait leur apparition à la radio ou sur ia voie publique, et si les grands médias accordent à présent une place régulière au multimédia.Pourtant, concurrence oblige, les entreprises se branchent les mus après les autres.Avec des objectifs gagnant d'ailleurs en précision.Articulation plus réfléchie des sites, description des produits fouillée et dialogue mieux suivi avec la clientèle, via le courrier électronique, sont lentement rejoints par les premiers services de vente en ligne.On annonce ainsi l'arrivée de nouveaux modes de paiement, en particulier sous l'impulsion de Banksys : le gestionnaire du réseau de guichets automatiques Bancontact/Mister Cash expérimente plusieurs systèmes sécurisés, basés sur sa technologie de la cane à puces Proton.Ce « porte-monnaie électronique » permet aux Belges de régler leurs achats d'une valeur inférieure à 5000 francs belges ( 130 $ CAN environ ).Des micro-paiements L'objectif de cette adaptation à l'Internet est limpide : il s'agit de résoudre le problème des micro-paiements, à défaut desquels les sites les mieux fournis en informations ou en produits sont encore rarement rentables.Plusieurs banques collaborent déjà avec des fournisseurs d'accès pour proposer, à des prix relativement doux, des sites transactionnels permettant la gestion des comptes en ligne.En fait, l'ensemble du secteur devrait rejoindre ces pionniers dans les mois à venir, de sorte que le Web semble appelé à devenir un canal de distribution « classique » de la banque électronique.Les Flamands Dans un pays qui compte dix millions d'habitants, à peine 70 000 Belges disposeraient d'une connexion à domicile.Le secteur public découvre également les vertus du multimédia.Un tiers des entités locales, par exemple, dispose d'une vitrine sur le Web, même si les renseignements qu'on y trouve vont plus ra-' rement au-delà de linéiques adresses et numéros île téléphone miles.Une exception : la « métropole digitale » d'Anvers, soutenue par le gouvernement flamand et l'opérateur téléphonique Belgacom, qui t permet aux habitants de la cité portuaire de fréquenter des « quartiers » virtuels où l'on cause culture, sport et d'une panoplie d'autres sujets.Une dizaine de milliers d'Anversois fréquentent cette ville pas si « underground » puisqu'elle s'appuie sur le flambant neuf réseau Intranet de l'administration locale.C'est que ce projet s'inscrit dans la volonté flamande de mettre en place un réseau multimédia pro-** pre, après la libéralisation européenne des télécommunications5 prévue pour 1998.Ce réseau reposait sur les épaules des distributeurs du câble télévisé.Dans l'un des pays les plus câblés au monde ( plus de 95 %1 des ménages sont reliés à la télédistribution ), ce n'est pas le seul rôle que ces distributeurs pourraient être amenés à jouer.i Il faut savoir en effet que, sur les factures des internautes privés, le coût des communications téléphoniques devance souvent celui de l'abonnement au fournisseur d'accès.Une situation sans doute largement responsable de la timidité du « phénomène » Internet en Belgique, d'autant que peu d'effets immédiats sont attendus de la libéra^ lisation prévue pour l'année prochaine.Alors que Belgacom vient de revoir ses tarifs à la hausse pour les communications locales, un premier télédistributeur, établi à Bruxelles et dans la ville de Lou-vain, propose depuis peu un accès rapide au réseau informatique.Les Belges n'hésiteront peut-être plus très longtemps. B 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 10 JANVIER 1998 tVI / Internet _ .UIllC / conquiert le ILLUSTRATION TIRÉE DE L Economie (Maroc ) Internet en procès devant les tribunal; MA VAHLANO Qie Sùddeutsche Zeitung MUNICH LA LIBERTÉ D'EXPRESSION SUR INTERNET ¦ La Cour suprême des États-Unis a rendu en juin 1997 un jugement historique en faveur de la liberté d'expression.Elle a déclaré que les dispositions majeures de la Communications Decency Act ( Loi sur les convenances dans les communications ) de février 1996 étaient inconstitutionnelles.Cette loi devait interdire le contenu « indécent » ou « manifestement choquant » sur Internet.Quiconque diffusait des images des oeuvres de Michel-Ange ou des informations sur les préservatifs dans le cadre d'une campagne de prévention du sida, telle mère qui envoyait un e-mail à sa fille pour lui donner des conseils sur les moyens de contraception ou tel autre producteur de films pornographiques seraient, selon les dispositions de la loi, passibles d'une amende pouvant aller jusqu'à 250 000 S ou de deux ans de prison.Une coalition de militants des droits de l'Homme, soutenue par l'industrie informatique, a eu raison du gouvernement fédéral américain.Seule la disposition interdisant la diffusion d'images pornographiques de mineurs a été reconnue conforme à la Constitution.UN PROCUREUR ALLEMAND S'EN PREND À COMPUSERVE ¦ Le procureur de Munich a lancé deux procédures afin d'empêcher CompuServe de donner accès à ses abonnés aux forums de discussion pornographiques, et de diffuser des jeux informatiques néo-nazis.Le Tribunal civil de Munich doit maintenant statuer sur l'opportunité de juger ces actions.En décembre 1995, CompuServe avait coupé l'accès de ses 5,4 millions d'abonnés dans le monde entier à quelque 200 forums dont le contenu potentiellement délictueux avait été signalé par les autorités allemandes.Mais l'entreprise préfère désormais un système de notation, la « Cyber-patrouille », à l'interdiction pure et simple.Le procureur de Munich a cependant considéré que, « comme n'importe quel propriétaire de kiosque à journaux, un fournisseur d'accès doit décider ce qu'il peut et ce qu'il ne peut pas vendre selon les termes de la loi >».Le hic, c'est que la loi varie selon les pays : dans une deuxième action, CompuServe est accusé d'avoir diffusé en ligne un jeu informatique néo-nazi Interdit en Allemagne, mais autorisé aux États-Unis, pays où se trouvent les sièges sociaux de.CompuServe et de son nouveau propriétaire, America Online.LES VIEUX SATYRES SUR LE NET ¦ Une vaste collection de photos pornographiques de mineurs a été découverte entre les mains du prêtre catholique Adrian McLeîsh de i Qasr.'Tzsan Plus de 80 millions d'utilisateurs vivant dans quelque 160 pays font d'Internet un réseau réellement planétaire,, même si les lois et les concepts moraux ne le sont pas.Les juges de chaque pays doivent statuer sur des questions aussi variées que la liberté d'expression, la propriété intellectuelle, les hyperliens et la confidentialité dans le cyberespace.Chaque arrêt a des répercussions sur toute la communauté Internet,- même si le Web a tendance à ignorer les restrictions, considérées comme autant d'ennuis.Voici le récit de dix cas importants qui pourraient déterminer l'avenir du Web.DE QUELQUES ADRESSES UTILES Union américaine pour les libertés civiles ( ACLU ) : http ://www.aclu.org Compuserve : http ://www.compuserve.de Un site pour la régulation de la pornographie enfantine sur Internet : http ://www.leeds.Dc.uk/law/pgs/yaman/child.htm Lesited'Angela Marquardt ( en allemand ) : http ://yi.com/home/MarquardtAngela/index.h!rn Electronic Telegraph : http ://www.telegraph.co.uk Le site de l'agence multimédia de Wolfgang Krupp ( en allemand ) : http ://www.krupp.de Weinknecht Rechtsanwalt ( en allemand ) : http ://www.weinknecht.de/rahome2.htm The Shetland Times : http ://www.shetland-times.co.uk The Shetland News: http ://www.shetland-newG.co.uk L'affaire de l'Église de Scientologie : http ://www.eff.org/pufa/Legal/Cases/Scientoîogy .cases Verdict du procès UEJF contre Costes.Altern-B etAUI( en français ) : http ://www.aui.fr./Communiques/verdict-uejf-costes.html Gilcsgate, en Grande-Bretagne.La police a trouvé près de 9000 fichiers illégaux dans le bureau du prêtre.Le coupable avait été repéré grâce à l'Opération « Starbust », une enquête internationale dans le milieu pédophile sur Internet.En plus d'images et de textes pédophiles, McLeish avait diffusé l'adresse et des photos d'au moins un des garçons de sa paroisse qu'il avait violés.McLeish avait envoyé les photos et les textes incriminés aux membres d'un réseau pédophile par e-mail, utilisant un logiciel de cryptage pour se protéger.En novembre 1996, la Cour d'assises de Newcastle a condamné McLeish à six ans de prison pour le viol de plusieurs enfants âgés de 10 à 18 ans, et pour avoir diffusé des images pédophiles sur Internet.LE DROIT AUX PSEUDONYMES ¦ Les pseudonymes sont une pratique courante dans le monde virtuel.Ils permettent à des gens qui ne passeraient jamais dans un talk-show \u2014des militaires homosexuels ou des femmes battues \u2014 de s'exprimer et de s'informer librement.Ce droit à l'anonymat a été renforcé par un juge fédéral dans l'État américain de Géorgie en juin 1997.La Cour a rejeté une loi adoptée par l'État en 1996 qui interdisait l'utilisation de faux noms dans les réseaux informatiques, afin d'empêcher la fraude.En s'at-taquant aux pseudonymes, cette loi géorgienne aurait rendu les discussions anonymes sur Interne! aussi illicites que le renvoi de courrier.L'interdiction d'emprunter les logos et marques déposées de quelqu'un d'autre sans autorisation a également été censurée.Cette disposition aurait valu une interdiction de fait des hyperliens sur le Web.L'arrêt a déclaré la loi anticonstitutionnelle, puisqu'elleT pu- nissait des « discours innocents et protégés ».L'action était intentée par quatorze associations des droits de l'Homme et autres groupes concernés par l'avenir d'Internet.DE L'HYPERLIEN AU SABOTAGE ¦ Un hyperlien sur la page d'accueil du site d'Angela Marquardt du PDS, le successeur du Parti communiste est-allemand, a contraint cette femme politique berlinoise à comparaître devant les tribunaux.Le lien renvoyait les visiteurs sur la page d'accueil de Radikal, un magazine d'extrême droite hébergé par le serveur hollandais XS4all.Radikal est interdit en Allemagne.Il suffit de cliquer une fois sur la page d'accueil pour lire, dans le numéro 154, des conseils pour le sabotage des chemins de fer.Malgré les critiques à l'égard du terrorisme proférées à maintes reprises par Marquardt, une femme politique provocatrice, le bureau du procureur de Berlin a estimé que le lien la rendait complice d'actes criminels.Marquardt a été acquittée à l'issue d'un premier procès en juin, le lien ayant été crée avant que Radikal n'ajoute le contenu incriminé dans son édition en ligne.Mais le procureur a fait appel.Le Tribunal de grande instance de Berlin devra maintenant décider qui est responsable des liens sur les sites Web.LA DIFFAMATION PAR E-MAIL ¦ Le courrier électronique n'est pas au-dessus des lois.Dans dos e-mails internes, l'assureur britannique Norwich Union a laissé planer le doute sur la situation financière de son concurrent Western Provident.L'action en diffamation intentée par .Western Provident en juillet 97 devant les juges de la Haute Cour à Londres a donné raison au plaignant.Western Provident a ainsi pu accéder aux e-mails incriminés, et Norwich Union a été condamné à payer 900 000 $ CAN de dommages et intérêts et à faire des excuses publiques.« Les gens doivent se rendre compte que le courrier électronique est une publication récupérable », a commenté la juriste britannique Debbie Ashen-hurst.LA BATAILLE POUR LES NOMS DE DOMAINE ¦ Wolfgang Krupp est en train de subir toute l'âpreté de la bataille pour les noms de domaine.En avril dernier, un tribunal de Bochum a décidé que ce propriétaire d'une petite agence multimédia n'avait pas le droit d'utiliser le nom déposé « krupp.de ».Tout a commencé lorsque le géant de la sidérurgie Krupp, voulant déposer le nom « krupp.de », a découvert que l'agence de Wolfgang Krupp utilisait déjà le nom pour un site sur le Web.Wolfgang Krupp a plaidé son droit à disposer de son patronyme, mais Krupp AG a répondu en démontrant que ses droits sur la marque déposée antedataient l'usage qu'en faisait l'agence mu!(iuaciia.En effet, Krupp est un grand nom dans la sidérurgie allemande depuis 186 ans, tandis que l'agence de Wolfgang Krupp n'a été créé qu'il y a 10 ans.Mr Krupp a fait appel de la décision : « Même si je dois me battre comme David contre Goliath, j'irai jusqu'à la Cour Suprême.» LES LIENS ILLÉGAUX AUX CONCURRENTS ¦ Sur les îles Shetland, au Loge de l'Ecosse, deux Journaux concurrents se disputent afin de savoir si un hyperlien consituc un vol de < propriété intellectuelle, ou s'il s'agit simplement d'une citation.The Shetland News, un journal en ligne établi voici deux ans, a renvoyé ses lecteurs sur The Shetland Times, un vieux journal qui vend 11 000 exemplaires quotidiens aux 23 000 habitants des îles.Le directeur de The Shetland Times.Robert Wishert, a considéré le lien non pas comme une publicité gratuite, mais comme un parasite, et a insisté dans son plaidoyer sur son copyright.Dans une mise en demeure provisoire d'octobre 1996, la plus haute juridiction civile écossaise a interdit au Shetland Tintes de publier tout lien avec son concurrent.Le délibéré sera rendu le 14 novembre prochain.LE COPYRIGHT DANS LE CYBERESPACE ¦ La liberté d'expression dans le cyberespace est limitée dès lors que les règles du copyright sont enfreintes.L'Église de Scientologie, toujours très procédurière, a intenté des actions contre deux personnes qui ont mis en ligne des documents de l'Église.Arnaldo Lerma, de l'État de Virginie aux États-Unis, a perdu son procès en janvier 1996.Il avait mis sur Internet des documents disponibles au public mais sous copyright, et qui avaient été au centre d'autres procès visant les Scientologues.Une autre action, intentée contre Dennis Erlich, un ancien membre de l'Eglise, n'a pas encore été jugée.Erlich.un Californien, avait publié en ligne des documents écrits par le fondateur de l'Église, L.Ron Hubbard, que les Scientologues ne voulaient pas voir diffusés auprès du public.Le matériel informatique d'Erlich a été confisqué en attendant le procès.Mais l'action intentée par l'Église contre Netcom, le fournisseur d'accès d'Erlich, a été déboutée en 1996.LE RACISME SUR LE NET ¦ Les paroles d'une de ses chansons \u2014 « les négros puent du cul.les Arabes puent de la gueule » \u2014 publiées sur la page d'accueil du chanteur français Jean-Louis Cosk-lui ont valu de comparaître devant le Tribunal de grande instance ik Paris.L'UEJF ( l'Union des étudiants juifs de France ) l'a accuse, ainsi que son fournisseur d'accès Altern-B, d'avoir diffuse des textes racistes.L'UEJF a plaidé qu'Intel net s'adressait à un public beau-coup plus important que celui d'un concert, et que le public devait être protégé contre la possibilité de s< trouver face à de tels textes.Costei a invoqué la liberté d'expression, Altern-B, l'hôte de quelque 10000 sites Internet en France, a déclin, toute responsabilité pour le conti nu du site.Le Tribunal a rejeté l\\u -tion pour vice de forme, m.iis A néanmoins estimé que les lext constituaient une « Incitation à .haine et à la violence ».I UEJI d< vraii .i nouveau porter plainte p< permettre a un tribunal français i statuer sur la liberté d'expression en ligne et la responsabilité des fournisseurs d'accès. LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 10 JANVIER 1998 yVI / Internet .UllIC / / -conquiert le Internet menace l'argent et la souveraineté des États Walter Wriston livre ici son point de vue sur l'impact de l'économie virtuelle sur notre vie quotidienne, sur les banques et la souveeraineté des États dans le cyberespace financier.Ses propos ont été recueillis par Hector Feliciano et Weronika Zarachowicz ( Réseau World Media ) Walter Wriston, l'ancien président de Citicorp/Citybank, est le pionnier de l'économie en ligne moderne, qui dans les années 1970 a transformé les consommateurs en utilisateurs de « supermarchés financiers » où tout est automatisé, en ligne, sans chéquiers et international Il a fait partie des directions de plusieurs dizaines d'entreprises, des firmes pionnières de la Silicon Valley à la General Electric, et il est l'auteur de deux livres sur l'argent : « Risk & Other Four-Letter Words » et « The Twilight of Sovereignty : How the Information Révolution Is Transforming Our World ».WORLD MEDIA : Comment voyez-vous l'avenir de l'argent avec Internet ?WALTER WRISTON: Internet ne modifiera peut-être pas notre conception de l'argent, mais il changera à coup sûr l'idée que nous nous faisons du commerce.La société Dell Computers réalise chaque jour sur Internet des ventes d'un montant d'un million de dollars.Au lieu de faire des appels d'offres auprès des fournisseurs les plus proches, les grandes firmes annoncent d'ores et déjà sur leur site Internet leur intention d'acheter, admettons, cinq mille crayons à papier.Du coup, des offres arrivent de Taiwan, de France, d'Indonésie et de partout aux États-Unis, et non plus seulement des deux ou trois fournisseurs habituels.Ces appels d'offres planétaires permettent aux entreprises d'économiser des sommes colossales parce que les entreprises n'acceptent plus de payer les prix demandés par le fournisseur voisin.Cela pourrait-il être le premier pas vers la création d'une monnaie électronique ?La monnaie électronique existe déjà, mais les particuliers vont l'utiliser plus que les grandes entreprises.Comment la monnaie électronique pourrait-elle changer notre vie ?Le premier grand changement, ce sera l'arrivée des cartes à puce, des sortes de porte-monnaies électroniques.À son domicile, on introduira sa carte dans un petit terminal pour virer de l'argent de son compte en banque dessus.On n'ira plus à la banque pour retirer de l'argent.Et la petite monnaie qui s'accumule toujours dans nos poches n'existera plus.Mais l'argent liquide ne disparaîtra jamais.Certaines personnes apprécient l'anonymat que confère l'argent liquide, et il y aura toujours des caissières pour cette raison.Ce sera un énorme changement ?On a tellement l'habitude d'utiliser des cartes de paiement que le changement sera moins spectaculaire que celui que l'on a connu avec l'introduction des premières cartes de crédit.Une entreprise israélienne a déjà créé un produit qui est à la fois carte à puce et carte de crédit.Le solde créditeur maximum est de 25 $ dollars.Pour des montants plus élevés, une marge de crédit est automatiquement ouverte.Sans autorisation préalable.C'est ça, le futur.La monnaie électronique ne va pas forcément faire des heureux dans le secteur bancaire.Le directeur des Le commerce suivie WEB Etats-Unis P*f997T8 mpards US: 10 milliards US$ Allemagne mi 1997; m Grande-Bretagne rance 200ÏÏ 112 RîïHlons 0S$ ; WÈÊÊËJÊ 1937:2 Sftpo 2001;142 lillfôi^ agne Niions US$-8 millions US! i B W97:tmmm , t mifiioii lis* «ifliions US: services électroniques à la Chemical Bank donne aux banques moins de cinq ans pour proposer des produits électroniques viables.Et Richard Ai.Rosenberg, le pdg de Bank America Corp.dit : « Aucun doute.Ça va arriver.» Je suis d'accord avec les deux.Le montant des virements électroniques des fonds \u2014 le système CHIPS ( Clearing House Interbank Payment System, ou Chambre de compensation interbancaire internationale ) \u2014 atteint un tri 11ion de dollars par jour.Et c'est de la monnaie virtuelle, il n'y a pas le moindre billet de banque dans lç système.Mais ce dont parlent nos deux prophètes, c'est de mettre ces services entre les mains des consommateurs.Et ce n'est pas du tout la même chose.Les consommateurs, aux États-Unis et ailleurs, ont déjà une carte de paiement dans leur portefeuille.Mais les banques ne seront pas les perdants de l'arrivée des porte-monnaies électroniques.Il y aura toujours un compte en banque derrière tout cela.Microsoft : le concurrent des banques ?Mais tes banques pourraient-elles se découvrir sur Internet des concurrents en dehors du secteur bancaire?Si nous ne faisons pas attention et que nous ne poussons pas nos services de recherche et développement, des non-banques comme American Express, General Electri-cou Ford Crédit continueront de grignoter la part de marché des vraies banques.Walter Wriston Microsoft sera sans doute le plus grand concurrent des banques à l'avenir.Avec le temps, les intermédiaires vont disparaître, parce qu'il y aura de plus en plus de transactions en ligne.Si Microsoft lançait un centre commercial virtuel par exemple, les commerçants suivraient, et ce serait autant de pertes de clientèle pour les banques.Cela dit, il n'y a que les banques qui proposent des comptes chèques.Aucun autre secteur ne pourrait prétendre faire cela.Tirons une leçon de l'histoire.Autrefois aux États-Unis, chaque banque émettait sa propre monnaie.La Fédéral Reserve Bank ( Fed ) n'a été créée qu'en 1914.Quinze mille banques ont fait faillite entre 1920 et 1935.Du coup, leur monnaie n'avait plus cours.Les gens se sont rués vers des banques garanties par l'État, et pas mal d'entre.eux se souviennent encore de cette crise.Les gens continuent à faire confiance aux banques.Comment protéger tes consommateurs sur Internet ?Par le cryptage.Les normes de cryptage proposées pour InterAet seront assez efficaces, et les risques de fraude et de malfaisance ne seront pas plus grands qu'aujourd'hui.La société hollandaise Digicash est l'un des leaders mondiaux du cryptage.La question n'est pas de savoir si Digicash ou d'autres sociétés peuvent créer un système de cryptage.Elles le peuvent.Cela existe déjà sur Internet, d'ailleurs, grâce au RSA ( Rivest, Shamir and Adleman public key cipher System ).-.V»*.' ?.Les messages indécryptables inquiètent toujours nos gouvernants.La Royal Mail \u2014 la Poste britannique\u2014 a été créée pour permettre au roi d'Angleterre de décacheter les enveloppes du courrier de ses sujets et de déjouer les tentatives de coup d'État.Rien n'a changé.Les gouvernements refusent les codes de cryptage qu'ils n'arrivent pas à déchiffrer.Et les consommateurs répondent : « Nous tenons à notre vie privée.Vous n'avez pas le droit de lire notre courrier.Nous voulons un moyen sûr d'acheter des biens et des services sur Internet.» C'est un problème d'ordre politique pourle-quel il n'y a pas, pour l'instant, de solution.La technologie devance la politique À votre avis, les problèmes de cryptage seront-ils résolus par une décision politique ou par une réalité commerciale ?La technologie a pris un pas d'avance sur les politiques.Les cryptographes privés s'améliorent à mesure que les ordinateurs deviennent plus performants.Les gouvernements ne pourront jamais gagner à ce jeu-là.Cela dit, si on leur donne assez de temps, les ordinateurs de la NSA américaine ( Agence nationale en matière de sécurité ) peuvent décrypter n'importe quoi.Mais on n'a pas besoin de lire tous les messages envoyés sur le Net.C'est un problème d'ordre politique auquel les hommes politiques réfléchissent.Aux USA, il est interdit d'exporter nos meilleurs systèmes de cryptage.Mais en Europe, on peut acheter une disquette dotée d'un meilleur système de cryptage que ceux que nous avons le droit d'exporter.Cela veut dire que dans un marché planétaire, les efforts des gouvernements seront futiles.Comment empêcher les faussaires de s'installer sur le Net, et comment prélever des impôts sur un réseau privé ?Cela deviendra de plus en plus difficile.Il n'y a pas de frontières nationales dans le cyberespace.Il est pratiquement impossible de sa- voir où une transaction a eu lieu.Si le gouvernement essaie de serrer la vis, les serveurs Internet iront ailleurs.Les problèmes commencent dès que les gouvernements s'en mêlent.Et si des pays décident de fermer la porte à Internet, ce sera leurs économies qui en paieront le prix.De manière générale, la notion de souveraineté nationale devient floue.La souveraineté nationale, cela voulait dire que personne n'avait le droit de mettre en cause les décisions du souverain.Dans un monde interconnecté comme celui d'Internet, de CNN ou de Sky TV, le monde observe le comportement des gouvernements.Les gens savent désormais qu'il existe une alternative.Internet et les chaînes de télévision ont construit ce que j'appelle rétalon-information, un phénomène qui a pris la place de l'étalon-or.L'émergence de Bill Gates Les banques centrales risquent-elles de perdre leur monopole aussi ?Le marché est une machine à voter géante.Il y a cent mille traders de par le monde qui expriment à chaque instant leurs opinions sur la politique de votre gouvernement ou la gestion de votre mine.Les banques centrales n'ont plus le pouvoir d'intervenir sinon très exceptionnellement.Aujourd'hui, le marché des changes brasse plus d'argent que les réserves en or de toutes les banques centrales réunies.L'intervention des banques centrales, dans ce cas-ci, ne peut être qu'un échec très coûteux.Les gouvernements ont perdu le contrôle.Ils ont accepté que l'on modifie la règle du jeu : modifier votre comportement ou être prêt à en payer le prix.Au début de ma carrière à Citi-bank, le marché des changes ne dépassait pas les cinquante millions de dollars.Si la Fed voulait agir sur le cours du dollar, elle appelait Cii i ban k pour nous dire d'acheter ou de vendre dix millions de dollars.Une telle somme représentait alors 20 % du marché, et les interventions avaient un impact certain sur les cours.Aujourd'hui, même si la Fed vendait cent millions de dollars, cela ne changerait plus rien.Bill Gates a été le premier homme d'affaires reçu comme un chef d'État au forum économique mondial de Davos au début 1997.N'est-ce pas lui accorder un pouvoir démesuré ?C'est quelqu'un d'extraordinai-rement capable.Microsoft, la firme qu'il a créée, est l'exemple parfait de ce dont nous avons parlé.La capitalisation boursière de son entreprise est plus importante que celles de Ford, General Motors et Chrysler réunies.Microsoft possède très peu d'actifs immobilisés alors que ces autres entreprises possèdent des usines énormes.La richesse de Gates, c'est d'avoir une équipe très intelligente pour écrire des codes et pour les vendre ensuite.Cela veut dire que le monde va vers un système de capital intellectuel et non plus de capital financier.Cette évolution ne ravit pas les hommes politiques, parce qu'il est très dur de taxer le capital intellectuel.The atibank http://www.dtibank.com The Clearing House Interbank Payment System ( CHIPS ) http://www.chip9.org Digicash http://www.digicash.com RSA Data Security http://www.rsa.com E-Money Systems, comment ça marche, pourquoi utiliser la monnaie électronique http://www.e-monsys.com Network Paxment Mcchanisms and Digital Cash http://ganges.cs.tcd.ie/mepeirce/ project.htm! Le vol par ordinateur coûte des milliards STEVE LOHR The New York Times Les occasions de faire de l'argent sur Internet sont encore hypothétiques pour la plupart des entreprises, mais dans le secteur de la sécurité informatique, on engrange déjà les bénéfices.À ses débuts, Internet était un noeud de réseaux informatiques utilisés par les universitaires pour partager des informations.C'était comme un petit village peuplé de gens qui se connaissaient et se faisaient confiance.Il n'était pas censé devenir l'autoroute du commerce planétaire.Avec l'arrivée de millions d'internautes du monde entier, la nature de cette communauté a inévitablement changé.Les entreprises qui se mettent en ligne bénéficient d'une meilleure communication avec leur clients, leurs fournisseurs et leurs employés, mais elles courent le risque de voir leurs systèmes informatiques détournés au profit d'étrangers dont les intentions ne sont pas toujours, loin de là, louables.Du coup, le domaine de la sécurité informatique, autrefois un secteur confidentiel, sort de l'ombre.Avec la prise de conscience des risques inhérents aux réseaux informatiques, la demande de personnel qualifié \u2014consultants, contrôleurs et autres cryptographes \u2014a connu une véritable envolée.Et les salaires ont suivi le mouvement.Les rémunérations ont parfois doublé, voire triplé, au cours des cinq dernières années, et certains experts touchent aujourd'hui jusqu'à 200 000 $ par an.Les chasseurs de têtes tissent leur toile dans le monde entier.Wietse Vencma, informaticien à l'Université d'Eindhovcn aux Pays Bas, et coauteur de Satan, un logiciel sophistiqué créé pour trouver les défauts dans tout système informatique lié à Internet, a été démarché par plusieurs multinationales l'année dernière.Il a fini par choisir le centre de recherche d'IBM près de New York.« Mes compétences sont très demandées en ce moment », remarque-t-il le sourire aux lèvres.Des milliards Il est difficile de trouver des chiffres fiables sur les dépenses des firmes en matière de sécurité informatique.Beaucoup d'entreprises considèrent que le niveau de ces dépenses doit rester secret.Dataquest, une société spécialisée dans les études de marché, estime pour sa part que les dépenses liées à la sécurité informatique atteindront 6,3 milliards de dollars cette année dans le monde entier.Mais seuls les services fournis par des sous-traitants sont compris dans ce chiffre ; les dépenses internes comme les salaires ou l'achat de matériel et de logiciels ne sont pas prises en compte.Selon Dataquest, le marché devrait atteindre 12,9 milliards d'ici à trois ans, les États-Unis dépensant le tiers de ce montant et l'Asie et l'Europe se paiiagcdiii le reste.Le secteur de la sécurité informatique compte des milliers d'entreprises dans le monde entier.Cela va des multinationales comme Business Machines Corporation et Science Applications International jusqu'aux consultants indépendants.La peur joue bien entendu un rôle important dans celte explosion du marché.Chaque nouveau cas de piratage informatique sur le Web, comme l'attaque, au début de l'année, du site de la CIA, sème le trouble chez les dirigeants d'entreprises.Mais il semblerait que très peu de tentatives de piratage informatique \u2014 pas plus de 15% \u2014 soient signalées à la police.Celles qui le sont, comme le cas des pirates russes qui ont réussi à entrer dans le système informatique de Citibank et qui ont transterê 10 millions de dollars illégalement en 1994 (400 000$ restent à retrouver ), suffisent toutefois à créer un climat d'inquiétude.« Notre travail, ce n'est pas tant la sécurité que l'insécurité », reconnaît Alice Murphy, une analyste de Dataquest.« Les gens sont vraiment très inquiets en ce moment.» B8 Monde LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 10 JANVIER 1998 \u2022 : t.- L'EXPRESS INTERNATIONAL ^ESPAGNE Attentat à la bombe '¦Un conseiller municipal du ; Parti populaire au pouvoir en 'k Espagne a été tué dans l'explosion d'une bombe placée sous sa -voiture à Zarauz au pays basque espagnol.Jorge Ignacio Irureta-goyena, 34 ans, est mort peu après l'explosion qui s'est produite vers 8 h, a annoncé la radio publique espagnole.La bombe a explosé au moment où le conseiller municipal venait de quitter son domicile pour se rendre à son travail.Il laisse une femme et deux enfants.Si la responsabilité de l'ETA confirmée, il s'agirait du premier attentat de l'année et le quatrième attentat mortel commis par l'organisation séparatiste basque visant des personnalités politiques appartenant au Parti populaire du Premier ministre Jose-Maria Az- nar.ALLEMAGNE d'après AP Chômage record M?\\£ chômage en Allemagne a un nouveau reccord en décembre touchant 4521 millions de personnes, mettant à mal l'espoir du gouvernement d'une réelle embellie sur le marché de .l'emploi en cette année électora-; le.\"Le taux de chômage a grimpé en décembre à 11,8 % de la population active, contre 11,3 % en * novembre, selon les chiffres >bruts publiés hier par l'Office du /travail de Nuremberg.Ces chiffres ont surpris la plupart des analystes, qui tablaient sur une hausse plus faible.En données ! corrigées des variations saisonnières ( CVS ), le taux de décembre a en revanche crû plus faiblement, à 11,9 % contre 11,8 % en novembre, selon des données de'la Bundesbank.Le chancelier Helmut Kohi a dans la foulée enterré son espoir de diviser par '.\"deux le nombre de chômeurs d'ici à l'an 2000.d'après AFP GRÈCE Génocide des Kurdes \\U Le chef de la diplomatie grecque, recevant hier son homologue français Hubert Védrine, a appelé la communauté interna- \"trbnale à « clarifier leur position sur *le génocide des Kurdes et la répression brutale » dont ils sont victimes.Theodoros Pangalos estime que « l'indifférence de ' KOccident rappelle (.) celle de l'époque où bon nombre de pays occidentaux savaient qu'Hitler avait commencé le génocide des Juifs, sans que ces pays fassent quoi que ce soit ».La Turquie doit prouver qu'elle « fait face politiquement au problème », a ajouté M.Pangalos.d'après AP IRAK Pétrole contre vivres ¦ L'Irak envisage d'importer 1,2 million de tonnes de blé au cours des six prochains mois dans le cadre de l'accord « pétrole- contre nourriture » avec les Nations unies, selon un résumé îlû ^programme de distribution irakien obtenu hier par rAssociated Press.Les autorités de Bagdad ont également l'intention d'importer 319 000 tonnes de! riz, 255 000 tonnes de sucre, 3?000 tonnes de thé,.128 000 £nnes d'huile, 8000 tonnes de à* en poudre et 128 000 tonnes Jospin tente d'apaiser une France secouée par la grogne de chômeurs Agence France-Presse PARIS Le Premier ministre français Lionel Jospin a annoncé hier le déblocage de 216 millions de dollars pour les sans-emploi, pour tenter de mettre un terme à un mois de manifestations de chômeurs qui ont ébranlé l'imité du gouvernement et menacé sa popularité.Mais M.Jospin a écarté l'idée d'un relèvement des « minimas sociaux », les aides d'urgences accordées aux chômeurs de longue durée ayant épufsé leurs droits aux allocations chômage.Il aurait selon lui « fait exploser la politique économique et sociale » du pays et coûterait plusieurs dizaines de milliards de FF au budget de l'État.Flanqué de son ministre de l'Emploi Martine Aubry, M.Jospin a déclaré au cours d'une conférence de presse qu'une reflexion de fond serait engagée sur « l'articulation » entre les systèmes d'indemnisation du chômage et les minima sociaux.Le relèvement de ces « minimas sociaux » faisait partie des revendications des chômeurs et des syndicats qui notaient qu'ils n'ont pas été augmentés depuis 1994.Les chômeurs réclamaient également une aide exceptionnelle de 650 dollars.M.Jospin, a souhaité que le fonds d'urgence social annoncé soit complété par d'autres sources de financement en provenance de collectivités régionales, ou d'organismes sociaux.Il a également déclaré que le gouvernement soumettrait au Parlement d'ici mars un projet de loi pour lutter contre l'exclusion sociale.« Il faut que la France se mobilise pour répondre à cette urgence PHOTO REUTER L'écrivain Carlos Fuentes PM0T0 REUTER Le premier ministre de France, Lionel Jospin, annonçant hier à Matignon une aide exceptionnelle aux chômeurs à court de prestations, en présence de la ministre de l'Emploi, Martine Aubry.sociale » a déclaré M.Jospin, en ajoutant qu'il n'était « pas toléra-ble » que des Français n'aient plus les moyens d'assurer leurs dépenses les plus élémentaires.Il a également réaffirmé sa volonté de « tout faire pour développer l'emploi ».« Tous nos efforts, a-t-il dit, sont tournés au plan national comme européen, vers une politique économique plus créatrice d'emplois, essentielle pour faire reculer le chômage ».La veille il avait reçu les dirigeants des grandes organisations syndicales ainsi que les dirigeants des comités d'action de chômeurs qui organisent depuis la mi-décembre occupations de centres sociaux et manifestations en différentes régions du pays.Ces actions ont eu un grand retentissement dans le pays.La France compte 3,1 millions de sans-emploi, dont plus d'un million de chômeurs de longue durée ayant épuisé leurs droits aux indemnités-chômage.Ceux-ci ne touchent que des aides de l'État ne dépassant généralement pas 540 dollars par mois.M.Jospin a annoncé la simplification des formalités pour l'octroi des aides d'urgence et rendre permanentes des cellules de crise qui avaient été mises en place dans les départements, à la suite des manifestations de chômeurs, pour traiter les cas des plus démunis.Hier matin, des chômeurs en colère occupaient toujours 19 centres sociaux en différentes régions du pays.La police est intervenue sur plusieurs de ces sites pour faire évacuer les manifestants.Le Chiapas « pèse sur la conscience des Mexicains », selon Carlos Fuentes d'après AFP MEXICO L'écrivain Carlos Fuentes a estimé que le massacre, i! y a près de trois semaines, de 45 Indiens au Chiapas « pèse sur la conscience des Mexicains » et que désormais « personne ne pourrait plus dormir tranquille ».Dans un article intitulé « Chiapas : la guerre et la paix » et publié hier par la quotidien indépendant la Jornada, l'écrivain a rendu responsable du massacre d'Acteal « les propriétaires terriens, l'oligarchie du Chiapas et ses alliés traditionnels et protecteurs au gouver- nement et au Parti révolutionnaire institutionnel » ( PRI, au pouvoir ).« La guerre de faible intensité qui a déjà démontré ses cruelles limites au Guatemala et au Salvador arrive tardivement au Chiapas », a estimé Carlos Fuentes en ajoutant : « Il faut la substituer par une politique de paix de forte intensité.» « Ce ne sont pas les Indiens qui menacent de balkaniser le Mexique (.) mais nous tous qui avons bal-kanisé les Indiens », a ajouté l'écrivain dans une allusion à un risque de « balkanisation du Mexique » avancé par les autorités pour refuser d'accorder l'autonomie aux populations indiennes du Chiapas.La situation de 6413 Indiens déplacés dans les monts du Chiapas à la suite du massacre d'Acteal est « très grave » et ils restent vulnérables à de nouvelles attaques des groupes paramilitaires liés au PRI, a affirmé dans un communiqué le chef rebelle zapatiste, le sous-commandant Marcos.Le nouveau ministre de l'Intérieur, Francisco Labastida, a cependant accepté que les zapatistes conservent leurs armes tout en excluant un retrait rapide de l'armée.« Le désarmement ( des groupes armés ) n'inclut pas les zapatistes tant qu'ils restent dans leur zone d'action », a-t-il indiqué.légumes secs.d'après AP Mo Mowlan remet le processus de paix sur les rails d'après AFP PRISON DU MAZE Le ministre britannique à l'Irlande du Nord Mo Mowlam semblait hier avoir gagné le pari de remettre sur les rails les pourparlers de paix, après avoir levé les menaces de boycottage des milices protestantes lors d'une visite aux terroristes emprisonnés au Maze.« Le sentiment général est que les efforts de M™* Mowlam ont payé, a-t-on indiqué de source gouvernementale à Belfast, en réaction au vote des détenus favorable à une participation aux négociations, « malgré de fortes réserves ».Mmc Mowlam était venue quel- ques heures plus tôt convoyer auprès d'eux un message aussi « clair et simple » que « sans concession » : aucune mesure de clémence ne sera prise envers les prisonniers hors du processus de paix.Ces détenus, qui restent depuis leurs prisons particulièrement influents dans leur communauté, avaient auparavant déclaré leur défiance vis-à-vis Mo Mowlam des discussions de paix et demandé à leurs représentants politiques de ne pas se présenter aux négociations qui reprennent lundi.Mmc Mowlam avait soumis à la réflexion des prisonniers un document en 14 points, soulignant en particulier qu'il « n'est pas question que l'Irlande du Nord cesse de faire partie du Royaume-Uni sans le consentement de la majorité des gens qui y vivent », une des principales revendications de la communauté protestante.Sur le sujet des libérations anticipées, que les loyalistes demandent sur le modèle de celles obtenues de Dublin par des prisonniers catholiques républicains, elle a mis un marché en mains : « Nous ne ferons aucun progrès hors des négociations ; il pourra y avoir une évolution lorsque nous aurons progressé dans les négociations.» Ses interlocuteurs étaient des membres de l'UDA-UFF, la plus importante des milices protestantes.Leurs représentants politiques, l'UDP, l'avaient accompagnée dans sa visite.Mmc Mowlam a également brièvement rencontré des détenus de l'autre grande milice protestante, l'UVF, ainsi que des prisonniers de l'Armée républicaine irlandaise ( IRA ).JÉËÉÈÈÉi I « \u2022 ¦ race a Trait d union Vous trouverez l'amour, l'amitié, un compagnon ou une compagne.Pour lïndicatif 514, composez te (514) 976-7111.Pour les autres indicatifs régionaux, composez le 1-900-451-7Ï11.\u2022 Trait d'union de La Presse vous donne accès à des centaines de messages.\u2022 Le service est offert 24 heures sur 24.\u2022Vous devez êtres âgé(e) de 18 ans et plus.Pour laisser un message dans une autre botte vocale ou pour écouter vos messages dans la votre, des frais de 1,98 S la minute seront portés a votre compte de téléphone pour les appels de l'indicatif 514 et de 2,29 S la minute pour les autres indi cabfs régionaux Pour plus de renseignements ou pour enregistrer votre annonce qui sera publiée gratuitement dans la rubrique TRAIT D'UNION de La Presse, composez le (514) 761-7111.ANNONCE GRATUITE TOUS LES JEUDIS ET SAMEDIS DANS LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 10 JANVIER 1998 B9 Monde Washington appuie une enquête de l'ONU en Algérie d'après AFP WASHINGTON Les États-Unis ont opéré hier un revirement en cessant de réclamer l'ouverture d'une enquête internationale sur lés massacres de civils perpétrés en Algérie, et en affirmant soutenir plutôt une mission d'un rapporteur de l'ONU dans ce pays.« Nous encourageons la visite du rapporteur de l'ONU mais nous ne cherchons pas à obtenir une commission internationale d'enquête », a déclaré un porte-parole du département d'État James Foley.Washington a également apporté son soutien à une mission de l'Union européenne ( UE ) à Alger.« Nous partageons les préoccupations de l'UE et d'autres pays de la communauté internationale concernant les massacres en Algérie et le besoin de parvenir à une meilleure image de ce qui se passe en Algérie », a ajouté le porte-parole.Alger a accepté la venue d'une mission dé la troïka européenne, composée de représentants de la Grande-Bretagne, de l'Autriche et du Luxembourg, à condition qu'elle ne pose pas de questions embarrassantes ni ne demande une enquête sur les tueries.Lundi, le département d'État avait appelé à l'ouverture d'une enquête internationale sur les massacres qui ont fait des centaines de -victimes ces deux dernières semaines.L'appel de Washington avait été très mal pris à Alger, où les autorités algériennes avaient convoqué mardi l'ambassadeur américain, Cameron Hume, pour opposer une fin de non-recevoir énergique à la proposition » d'une mission d'enquête internationale.Alger avait particulièrement mal apprécié les commentaires américains laissant supposer que l'origine des massacres n'était pas claire, semblant accréditer des allégations selon lesquelles les forces années algériennes étaient derrière certains de ces massacres.Les autorités algériennes attribuent ces tueries aux islamistes du Groupe islamique armé ( GIA ).Curieusement, la petite concession faite aux Européens par le pouvoir algérien semble avoir irrité la Ligue arabe, dont les dirigeants ont aussitôt annoncé l'envoi d'un émissaire, attendu demain à Alger.« Nous rejetons toute ingérence dans les affaires intérieures de l'Algérie », a commenté le secrétaire général adjoint de la Ligue, Ahmed Ben Helli.« Si les pays occidentaux PHOTO REUTER Jeune milicien assurant la protection du village de Chekala dans la province occidentale de Relizane, en Algérie.Soixante-deux personnes sont mortes lors de massacres dans trois villages lundi et mardi.veulent aider l'Algérie, ils doivent fermer leurs portes aux responsables du terrorisme qu'ils accueillent », a-t-il déclaré.Les limites apportées à la mission de la troïka européenne inquiètent les organisations interna- tionales de défense des droits de l'homme.L'initiative risque de n'être que de la « poudre aux yeux » si elle se limite à discuter de l'aide humanitaire où de l'appui à la campagne menée par le gouvernement algérien pour combattre le terrorisme, ont ainsi estimé Am-nesty International, Human Right Watch, la Fédération internationale de défense des droits de l'Homme ( FIDH ) et Reporters sans frontiè-res.Washington réaffirme sa volonté d'ouvrir le dialogue avec Téhéran PHOTO AFP Le médiateur américain Dennis Ross ( à d.)9 en compagnie du premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, le 10 août dernier.Un dossier qui évolue très» très lentement.lisi si tarte à un mur en Israël Agence France-Presse JERUSALEM Les efforts déployés par les États-Unis pour obtenir une relance du processus de paix se heurtent à l'intransigeance d'Israël, qui multiplie obstacles et conditions à un retrait partiel de ses troupes en Cis-jordanie.L'émissaire américain pour le Proche-Orient Dennis Ross n'a pu faire état d'un quelconque progrès depuis son arrivée en Israël mardi pour une mission qui s'achève aujourd'hui.Elle était censée contribuer au déblocage des négociations israélo-palestiniennes et préparer les rencontres séparées que le président Bill Clinton doit avoir avec le premier ministre Benjamin Netanyahu le 20 janvier et le président palestinien Yasser Arafat le 22.Hier soir, M.Ross a déclaré que ces entretiens seraient « aussi efficaces que possible », à l'issue d'une troisième rencontre de plus d'une heure avec M.Arafat et avant une troisième rencontre avec M.Netanyahu.L'émissaire américain a par ailleurs réaffirmé que la colonisation « ne constitue pas un type d'actions favorisant la relance du processus de paix ».Les États-Unis pressent Israël de procéder à un redéploiement « significatif » de son armée en Cisjordanie et demandent aux Palestiniens de renforcer la coopération sécuritaire avec Israël pour éviter des attentats.Le gouvernement israélien, encore plus marqué à droite depuis la défection de son ministre des Affaires étrangères David Lévy, n'a pas manifesté l'intention de procéder à un tel redéploiement, donnant en revanche le feu vert à une intensification de la colonisation juive.Israël projette de doubler quasiment le nombre de logements construits pour des colons juifs en Cisjordanie au cours des prochaines années, a révélé hier le quotidien Haaretz.Le ministère de l'Habitat planifie la construction de 30 000 logements dont 14 600 ont déjà reçu toutes les autorisations nécessaires, selon le journal.M.Netanyahu a laissé jusqu'à présent dans le vague la question de l'étendue du territoire qui pourrait être remis aux Palestiniens.Il a cependant démenti avoir décidé d'un retrait qui dépasserait les 10 %, alors que les Palestiniens réclament un retrait du tiers de la Cisjordanie, selon des sources officielles.Le premier ministre israélien envisage de reporter de cinq mois la décision définitive sur le redéploiement et il a annoncé jeudi à sa coalition que le retrait prévu ne s'opérerait qu'en deux phases et qu'il n'y aurait pas de retrait ultérieur.Qui plus est, il exige avant tout retrait que l'Autorité palestinienne « remplisse intégralement ses engagements » notamment en ce qui concerne la sécurité.Israël réclame l'extradition de Palestiniens soupçonnés d'implication dans des attentats, ce que l'Autorité palestinienne a toujours refusé.Selon le quotidien Ycdiot Aharo-not, M.Netanyahu a expliqué à l'aile « dure » de sa majorité qu'il fallait miser sur le refus palestinien fde répondre aux exigences israéliennes.CAROLE LANDRY de l'Agence France-Presse WASHINGTON Washington donnait hier de nouveaux signes de sa volonté de renouer le contact avec l'Iran, au moment où des informations circulaient dans M presse sur des propositions américaines secrètes de pourparlers directs avec Téhéran en août dernier.Selon le quotidien Washington Post, les États-Unis avaient secrètement proposé des pourparlers directs à l'Iran après l'élection du président Mohammad Khatami en août dernier.La proposition de dialogue, transmise dans une lettre remise à Téhéran par l'ambassadeur de Suisse, Rudolf Weiersmueller ( chargé de représenter les intérêts américains en Iran ), était la première ouverture américaine en direction de l'Iran depuis la rupture par ce pays des relations, diplomatiques après la révolution islamique de 1979, a précisé le Washington Post.Le département d'État, s'est refusé hier à commenter cetîe information tout en rappelant que les États-Unis disposaient de « canaux privés » de communication avec l'Iran.Un responsable officiel américain a néanmoins confirmé qu'un consensus était en train de naître au sein du gouvernement américain pour aller dans le sens du mouvement engagé mercredi par le président iranien Khatami au cours de son interview à la chaîne CNN.« Ils prennent cela très au sérieux », a commenté ce responsable sous couvert de l'anonymat.« Il règne un net sentiment que 20 ans, cela suffit », a-t-il déclaré.M.Khatami, dont l'entretien à CNN constituait une grande pre- mière depuis la rupture entre Tes deux pays, avait adopté un ton chaleureux à l'égard du peuple américain et proposé un élargissement des relations culturelles entre les deux pays.Les États-Unis avaient rompu leurs relations diplomatiques-avec l'Iran en avril 1980, quelque cinq mois après la prise en otages de 52 Américains à l'ambassade américaine à Téhéran pendant la révolution islamique.Les otages avaient été libérés en janvier 1981.« Ce qui retient certaines personnes dans le gouvernement est le sentiment ancré qu'il s'agit encore d'un, je cite, ' régime hors la loi ' », a commenté ce responsable.Des questions sur l'implication ou non de l'Iran dans l'explosion d'un complexe de logements en Arabie Saoudite en 1996 qui avait tué 19 soldats américains et le développement d'armements de destruction de masse, donne « froid aux'yeux » aux responsables politiques, a-t-il ajouté.Les États-Unis, qui n'ont pu convaincre leurs partenaires européens d'isoler l'Iran, souhaitent maintenant un rapprochement avec Téhéran en partie en raison de son influence sur les régions riches en pétrole d'Asie Centrale et de la mer Caspienne.Les États-Unis ont signifié qu'ils voulaient un dialogue « direct » avec le régime de Téhéran et attendaient de celui-ci qu'il prouve sa bonne foi par des actes.Or M.Khatami a indiqué lors de son interview, que l'Iran n'avait pas besoin de relations politiques avec les États-Unis, remarque signifiant pour Washington que*-le régime iranien n'était pas encore prêt à un dialogue officiel. B 10 LA PRESSE, MONTRÉAL SAMEDI 10 JANVIER 1998 AVIS LEGAUX - APPELS D'OFFRES ¦ SOUMISSIONS AVIS PUBLIC DcDôt public de l'étude d'impact sur l'environnement concernant le projet d'une usine de fabrication de papiers spécialisés à St-Lambert de Lauzon.ta Papetière Sanfaçon Inc.avise la population qu'il lui est loisible de consulter le dossier attenant au projet susmentionné qui comprend notamment une étude d'impact sur l'environnement préparée en vertu de la section IV.1 de la Loi sur la qualité de l'environnement (L.R.Q., c Q-2).Cette étude d'impact sur l'environnement a été présentée au ministre de l'Environnement et de la raune qui la rendra publique le 15 janvier 1996 et la mettra à la disposition du public pour fins de consultation pour une pénode de 45 jours, soit jusqu'au 1er mars 1998 inclusivement.LP pr?let cons,ste en une usine de fabrication de p3pier à partir de pâte vierge et de pâte re c!rf J~ USine sera s,tué\u20ac dans le parc mdustnel de Saint-Lambert-de-Lauzon.rue D.Breton.514-5.recy-lot Ce dossier est disponible pour consultation par le public, aux heures habituelles d'ouverture, dans les centres de consultation suivants: St-Lambert-de-Lauzon Hôtel de Ville de Saint-Lambert-de-Lauzon 1200.rue du Pont Saint-Lambert-de-Lauzon Montréal Bureau d'audiences publiques sur l'environnement 5199-A.rue Sherbrooke Est Bureau 3860 Montréal Québec Bureau d'audiences publiques sur l'environnement 625.rue St-Amable.2e étage Québec Montréal Université du Québec a Montréal Bibliothèque centrale Pavi'lon Hubert-Aquin Section des publications gouvernementales 1255.rue St-Denis.Local AM 100 Montréal Les séances d'information et la demande d'audience publique: Des personnes représentant le BAPE animeront une séance publique d'information avec la participation de personnes-ressources du ministère de l'Environnement et de la Faune du Québec et de La Papetière Sanfaçon Inc.Les coordonnées sont les suivantes: le mercredi 21 janvier 1998.à compter de 19 h 30.au Centre municipal de Saint-Lambert au 1147.rue du Pont.Saint-Lambert-de-Lauzon.Les citoyennes et citoyens présent(e)s à cette séance pourront s'informer sur toute question concernant le projet et la procédure d'évaluation et d'examen des impacts sur l'environnement.Toute personne, groupe ou municipalité peut émettre des commentaires ou faire une demande d'audience publique relativement a ce projet.Cette demande doit être présentée, par écnt.au ministre de l'Environnement et de la Faune du Québec, monsieur Paul Bégin.édifice Mane-Guyart.675.boulevard René- Lévesque Est.30e étage.Québec (Québec) G1R 5V7.d'ici le 1er mars 1998.Le requérant doit y indiquer les motifs de sa demande et son intérêt par rapport au milieu touché.Cet avis est publié par La Papetière Sanfaçon Inc.conformément au Règlement sur l'évaluation et l'examen des impacts sur l'environnement (R.R.Q.1981.c Q-2.r.9) adopté en vertu de la Loi sur la qualité de l'environnement (L.R.Q.c.Q-2).Claude Sansfaçon responsable du projet LITWIN BOYADJIAN inc Svndic de faillite AVIS AUX CRÉANCIERS Dans l'affaire de la proposition de 9030-8024 QUÉBEC INC.\"Atelier du nettoyeur\", corps politique dûment incorporé en venu de la Loi et ayant son siège social et sa principale place d'affaires au 1350.boul.Rosemont.Montréal.Province de Québec.Compagnie débitrice AVIS est par les présentes donné que 9030-8024 QUÉBEC INC., a déposé une proposition le 23e jour de décembre 1997.et que l'assemblée générale des créanciers sera tenue le 13* jour de janvier 1998 à 13.00 heures, au bureau du Syndic, situé au 1.Place Ville Marie.Suite 2720.Montréal.Province de Québec.NOUBAR BOYADJIAN.ca., ci.p.Syndic Responsable de l'actif Daté de Montréal, le 7e jour de janvier 1998 Dans l'affaire de la faillite de 9017-9086 QUÉBEC INC.\"Joli-fruit\"corps politique dûment incorporé en venu de la Loi et ayant son siège social et sa principale place d'affaires au 3115.Chemin Gascon.Mascouche.Province de Québec.Compagnie débitrice AVIS est par les présentes donné que 9017-9086 QUÉBEC INC.a déposé une cession le 5e jour de janvier 1998.et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 26e jour de janvier 1998 à 13:00 heures, au bureau du Syndic, situé au 1.Place Ville-Marie, suite 2720.Montréal.Province de Québec.GUYLA1NE HOULE, b.c.l., ci.p.Syndic Responsable de l'actif D.in:> l'affaire de la faillite de 9011-4349 QUÉBEC INC.\"Franchise de A.L.Van Houtte \"corps politique dûment incorporé en venu de la Loi et ayant son siège social et sa principale place d'affaires au 903.boul.Décarie.St-Laurent.Province de Québec.Compagnie débitrice AVIS est par les présentes donné que 9011-4349 QUÉBEC INC.a déposé une cession le 30* jour de décembre 1997.et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 20* jour de janvier 1998 à 11 h heures, au bureau du Syndic, situé au 1.Place Ville Mane.suite 2720.Montréal.Province de Québec.GUYLAINE HOULE, b.c.l., c.i.p.Syndic Responsable de l'actif Dans l'affaire de la faillite de ALBERTO PELUSO.domicilié au 3069.rue St-Victor.Duvcrnay Laval.Province de Québec.Compagnie débitrice AVIS est par les présentes donné que ALBERTO PELUSO.a déposé une cession le 23e jour de décembre 1997.et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 20* jour de janvier 1998 à 13:30 heures, au bureau du Séquestre Officiel, situé au 5.Place Ville Marie.8e étage.Montréal.Province de Québec.NOUBAR BOYADJIAN, ci., c.i.p., Syndic Responsable de l'actif I.Place Ville Marie.Suite 2720.Montréal (Québec) H3B 4G4 750.boul.Henri-Bourassa Est.Suite 3.Montréal (Québec) (514) 875-4000 ¦¦BBBHBBBaaHnHDBBna S \u2022 * * r \"1 i Bureau du vérificateur général du Canada Examen de l'exigence de déclaration 4e certains biens étrangers de plus de 100 000 $ prévue à l'article 2333 de la Loi de l'impôt sur le revenu APPEL DE POINTS DE VUE PAR ÉCRIT Le vérificateur général du Canada a accepté la demande des ministres du Revenu national et des Finances, voulant qu'il effectue un examen indépendant de l'exigence prévue à l'article 2333 de la Loi de l'impôt sur le revenu.Cette exigence oblige les résidants canadiens à mentionner dans leur déclaration d'impôt sur le revenu certains biens étrangers de plus de 100 000 S.Dans le cadre de cet examen, nous aimerions que les pâmes intéressées nous indiquent, par échu leur points de vue sur les questions suivantes : \u2022 l'exigence de déclaration constitue-t-elle un mécanisme approprié pour améliorer l'observation de la Loi de l'impôt sur le revenu!; \u2022 existe-t-il des mécanismes de rechange à l'exigence actuelle qui permettraient de garantir que les résidants canadiens déclarent volontairement leurs revenus de toutes provenances?; \u2022 quelles sont les répercussions plus générales de l'exigence de déclaration, notamment sur la protection de la vie privée.l'économie et les placements?Les personnes qui désirent soumettre confidentiellement leurs points de vue et leurs suggestions sont priées de le faire d'ici le 9 février 1998 en écrivant a l'adresse suivante : Bureau du vérificateur général du Canada, à l'attenuon de Monsieur Barry Elkin.directeur principal.Opérations de vérification.240, rue S paries, Ottawa.(OnL) Kl A 0G6, par télécopieur au numéro suivant : (613) 957-9736, ou par courner électronique à : elkinb@oag-bvg.gcxa.VENTE PAR SOUMISSION Dans l'affaire de la faillite de Immeubles Aerospace (1986) limitée Richtcr & Associes inc., à titre de syndic de faillite, sollicite par la présente des offres pour Tachât des biens de Immeubles Aerospace (1986) limitée.Les biens, se trouvant à l'Aéroport de Vancouver, comprennent un immeuble (hangar, atelier de travail et bureau), des véhicules, de l'équipement et de l'ameublement.Pour obtenir de plus amples informations sur les biens, les conditions de vente ou pour prendre rendez-vous afin d'inspecter les biens, veuillez communiquer avec Monsieur Andrew Adessky au (514) 934-3513.Les offres devront parvenir au bureau de Richtcr & Associés inc., 2, Place Alexis Nihoa, 22e étage, Montréal, Québec, H3Z 3C2, au plus tard le 17 février 1998 à 11 h 00 (HNE).s RlCHTER &ASSOCIÉSINC.MISE AU POINT Dans la circulaire Super samedi et dimanche, en vigueur samedi 10 et dimanche 11 janvier 1998,,veuillez noter la correction suivante: À la page 6.Rabais 50 $-500 $ TOUS les cycles-exerciseurs en stock aurait dû se lire: Rabais 50 $-100$ TOUS les cvcles-exerciseurs en stock.Nous présentons nos excuses à notre clientèle.COUJMBIA DOR1S LUCIE VALLÉE, avis vous est par la présente officiellement donne que le 22e jour de janvier I9v8.ù 9 h 30 de l'avant-midi.au 1119, Pembroke.Victoria.Colombie-Britannique, le Directeur des services à l'enfance, la famille et la communauté présentera une requête en placement tContinuing Carc Order) à l'égard de l'enfant Gabriel Vallée, ne le 7 novembre 1997.Prenez note que vous avez le droit de vous présenter et d'être représentée par un avocat, et que de plus, un jugement peut être rendu en votre absence.Dons Lucie Vallée, ou toute personne connaissant ses coordonnées, est priée de contacter Elizabeth Chapheau ou le Duty Woiker.Ministry for Childxen and Familles.Victoria In- j-l takc Team.770C Boy Street.Victoria.British s Columbia V8W 9S3: téléphone (250) 387-4499._onner a LEUCAN un geste à imiter ! Montréal : (514) 731-3696 Québec: (418)654-2136 M < i AVIS DE VENTE PAR SOUMISSIONS DANS L'AFFAIRE DE LA FAILLITE DE : ÉCOLE DE CUISINE PHILIPPE MOLLE INC.ABERBARCK LAPOINTE ET ASSOCIÉS INC., en sa qualité de syndic à la faillite de la société École de cuisine Philippe Molle Inc.sollicite des soumissions pour l'achat de ses actifs.La société opérait une école de cuisine au 360, Champ de Mars.Montréal.Québec.Les actifs incluent : Section il (jujej è lien! : LOT 1 : Équipement divers (mobilier do bureau, comptoirs, réfrigérateurs, fours encastrés, lave-vaisselle, table en acier inoxidable.etc.) LOT 2 : Équipement informatique et électronique (imprimante, téléviseur, caméra vidéo, etc.) LOT 3 : Marchandises (lot d'accessoires de cuisine, de plats, de chaudrons, etc.) LOT 4 : Marchandises périssables (lot de pots et conserves de nourriture) Section #2 : LOT 5 : Équipement divers (mobilier de bureau, balance, contenants, etc.) LOT 6 : Équipement informatique et électronique (ordinateur, imprimante, etc.) CONDITIONS DE VENTE Les conditions de vente ainsi qu'une liste d'inventaire seront disponibles au moment de l'inspection des actifs.Les conditions seront appli cables à chacune des soumissions présentées et il est la responsabilité du soumissionnaire de s'en procurer copie.INSPECTION DES ACTIFS Les actifs pourront être inspectés le jeudi 15 janvier 1998 entre 10 h et 16 h à la place d'affaires de la société au 360.Champs de Mars.Montréal.Québec.OUVERTURE DES SOUMISSIONS Des soumissions scellées incluant un chèque vise ou unejraite bancaire au montant de 20 % de l'offre payable à l'ordre du syndic.ABER-BACK, LAPOINTE & ASSOCIÉS INC.et Indiquant clairement à l'endos de l'enveloppe m Soumission \u2022 École de cuisine Philippe Molle Inc.m seront reçues au bureau du Syndic.1, Place Ville Marie, bureau 3825.Montréal, (Québec) H3B 4M6 au plus tard mardi, le 20 janvier 1998, à 11 h heure à laquelle les soumissions seront ouvertes.Les soumissionnaires sont invités à assister à l'ouverture des soumissions.' ABERBACK LAPOINTE & * ASSOCIÉS INC.AAl SyNfJics cJe UilliTE I /L^ n ÇESTio.NNAiRES 1.Place Ville-Marie, bureau 3825 Montréal (Québec) H3B4M6 Tél.: (514) 395-0570 Téléc.: (514) 395-0507 CORPORATION D'HÉBERGEMENT DU QUÉBEC D'OFFRES RELOCALISATION ET CONSTRUCTION DE DOUZE (12) CENTRES D'HÉBERGEMENT ET DE SOINS DE LONGUE DURÉE PRIVÉS-CONVENTIONNÉS DOSSIER 01998-01 APPEL D'OFFRES PUBLIC POUR LE CHOIX DES PROFESSIONNELS Le ministère de la Santé et des Services sociaux, par l'entremise de la Corporation d'hébergement du Québec, projette des travaux de relocalisation et construction de douze (12) Centres d'hébergement et de soins de longue durée privés-conventionnés.La Corporation d'hébergement du Québec, procède à un appel d'offres de services professionnels pour la spécialité Mécanique des sols et vérification de la qualité des matériaux.Les firmes se verront mandatées pour rendre les services professionnels jusqu'à la fin des travaux.Les firmes devront se conformer aux exigences contenues dans te document intitulé « Instructions à respecter pour la présentation d'offres de services », lequel est fourni avec les documents d'appel d'offres, notamment en ce qui concerne les critères d'admissibilité, les exclusions, les limitations, la constitution des firmes et la non conformité des offres.De plus, si parmi les firmes choisies, il en est qui compte plus de cent (100) employés et que le contrat à adjuger est de 100 000 $ et plus, la firme devra être détentrice d'une attestation émise par le Conseil du Trésor à l'effet qu'elle s'engage à implanter un programme d'accès à l'égalité conforme à la Charte des droits et libertés de la personne.Le choix des firmes sera fait d'après les recommandations d'un comité de sélection, selon les critères dévaluation préétablis.Ne sont admises à présenter une offre de service que les firmes ayant leur principale place d'affaires au Québec.Les documents nécessaires à la présentation des candidatures seront disponibles à partir du 15 JANVIER 1998 aux endroits suivants : au: 1005, chemin Sainte-Foy, 2'étage Québec (Québec) G1S 4N4 Tél.: (418) 646-7999 ou au : 3700, rue Berri, 6* étage Montréal (Québec) H2L 4G9 Tél.: (514) 873-4344 Les candidatures devront être remises AVANT 16 H.heure locale du lieu de la remise, le 3 FÉVRIER 1998.à la Corporation d'hébergement du Québec à l'attention du secrétaire des comités de sélection, à l'endroit désigné ci-dessous, soit : au : 1005.CHEMIN SAINTE-FOY.7r ÉTAGE QUÉBEC (QUÉBEC) G1S4N4 ou au : 3700.RUE BERRI.6* ÉTAGE MONTRÉAL (QUÉBEC) H2L4G9 La Corporation d'hébergement du Québec n'est tenue d'accepter aucune des candidatures reçues.Le directeur général, Herman Blgras Calendrier des assemblées régulières publiques du Conseil d'administration de la Société de transport de la Communauté urbaine de Montréal pour l'année 1998 Conformément aux dispositions de l'article 257 de la Loi sur la Communauté urbaine de Montréal (LR.OL, chapitre C-37-2), AVIS est par les présentes, donné de l'adoption par le Conseil d'administration de la Société de transport de la Communauté urbaine de Montréal à une assemblée régulière publique tenue le 17 décembre 1997, de la résolution numéro C.A.97-276 établissant le calendrier des assemblées régulières publiques pour l'année 1998 comme suit : Veuillez prendre note que toutes les assemblées régulières publiques auront lieu les mercredis à 17 h 30, aux dates ci-après indiquées: 14 janvier 11 février 11 mars 8 avril 13 mai 10 juin 8 juillet 26 août 23 septembre 14 octobre 18 novembre 16 décembre Endroit : Siège Social Société de transport de la Communauté urbaine de Montréal Centre de conférences Accueil principal - Niveau 1 800, rue de La Gauchetière Ouest Montréal (Québec) (Angle des rues University et de La Gauchetière Station de métro Bonaventure Autobus lignes : 61 - Wellington, 107 - Peel, 168 - Cité-du-Havre) Johanne Blain Assistant secrétaire APPEL D'OFFRES Réaménagement intérieur des unités de soins Le Centre hospitalier Pierre-Janct sollicite des soumis-; sions pour la réalisation des travaux relatifs* au réaménagement intérieur des unités de] soins de deux étages du Pavillon principal cl -de un étage du Pavillon juvénile à son éta-! blissement du 20.rue Pharand a Hull (Que-bec).Seuls sont autorisés à soumissionner les en-', (repreneurs ayant leur place d'affaires au-Québec, en Ontario ou au Nouvcau-Brunswick et détenant la licence requise en vertu de la Lui sur le bâtiment.Les plans et devis, de même que les différents documents contractuels, pourront être-obtenus entre 8 h 30 et 12 h et 13 h et; 16 h 30 du lundi au jeudi et de 8 h 30 à 12 h le vendredi à compter du lundi 12 janvier 1998 au bureau des Architectes Carrier, Savard, 370.boulevard Gréber, suite 240, à Gatineau (Québec) J8T 5R6 au téléphone (819) 568-9566.0 Une visite obligatoire des lieux pour les soumissionnaires aura lieu le samedi 17 janvier 1998 à 9 h avec départ à l'unité 6 du 1er étage du Pavillon juvénile.Les documents de soumission seront disponibles moyennant un dépôt non remboursable de 50 $ par série de plans complète sous forme d'argent comptant ou de chèque visé au nom du Centre hospitalier Pierrc-Janct.Tout document expédié par courrier spécial ou messagerie sera envoyé aux frais du destinataire et ne sera envoyé qu'après réception du dépôt.Les soumissions devront être accompagnées d'un cautionnement de soumission délivré par une institution financière telle que définie dans les Conditions générales (Document 02-01-13 p.2 définition «m») ou d'un chèque visé fait à l'ordre du Centre hospitalier Pier-re-Janet, les deux étant établis au montant de 10*>r du total de la soumission et valides pour une période de quarante-cinq (45) jours de la date de l'ouverture des soumissions.Cette garantie de soumission devra être échangée à la signature du contrat pour une garantie d'exécution et une garantie des obligations pour gages, matériaux et services.Chacune pour une valeur correspondant à 50% du prix du contrat.Les soumissions (l'original et deux (2) copies), dans des enveloppes cachetées et adressées fournies avec les documents de soumission, seront reçues à la réception centrale de l'entrée principale du Centre hospitalier Pierre-Janet au 20, rue Pharand à Hull (Québec) J9A IK7, entre 8 h et 17 h du lundi au vendredi, et ce jusqu'à 11 h.le vendredi 30 janvier 1998.L'ouverture se fera le même jour et à la même heure à la Salle R-7 du Centre hospitalier.Les entrepreneurs soumissionnaires sont responsables du choix des sous-traitants, tant pour leur solvabilité que pour le contenu de leur soumission, et doivent les informer des conditions qu'ils entendent leur imposer et s'assurer qu'ils détiennent les permis et licences requis.Le propriétaire ne s'engage pas à accepter la plus basse ou quelque autre des soumissions reçues.M.Pierre Gagnon, directeur général PARC CLYMRQJUE MONTR APPELS D'OFFRES NO 30766A ET 30766B LA RÉGIE DES INSTALLATIONS OLYMPIQUES SOLLICITE DES OFFRES POUR: \u2022 30766A ACQUISITION DE DEUX PROGICIELS INTÉGRÉS POUR LE SYSTÈME DE LA RÉMUNÉRATION ET LE SYSTÈME DE LA GESTION DES RESSOURCES HUMAINES DE MÊME QUE DES SERVICES PROFESSIONNELS ET CERTAINS ÉQUIPEMENTS \u2022 30766B UTILISATION DE DEUX PROGICIELS POUR LE SYSTÈME DE LA RÉMUNÉRATION ET LE SYSTÈME DE LA GESTION DES RESSOURCES HUMAINES DE MÊME QUE DES SERVICES PROFESSIONNELS ET CERTAINS ÉQUIPEMENTS La Régie des installations olympique procède à un appel d'offres en deux volets dans le but de faire un choix d'opportunité en fonction des offres reçues dans l'une ou l'autre des deux alternatives.Les soumissionnaires pourront présenter une offre pour le vol9t A, le volet B ou les deux volets.Seuls sont admis à soumissionner les soumissionnaires possédant les qualifications requises et ayant un établissement au Canada et qui auront réquisitionné les documents de soumission à leur nom.Un paiement non remboursable de 25 S (toutes taxes incluses) sous forme d'argent comptant de chèque vise!_pu de mandat payable à la Régie des installations olympiques, est requis pour l'obtention des documents.(Il y a un seul pnx pour les deux appels d'offres).Les documents sont disponibles à l'adressa suivante: ¦ Rogie dés installations olympiques Ressources matérielles 4141, av.Picrre-de-Coubertin (coin rue de LaSalle) Montréal (Québec) H1V3N7 Téléphone: (514) 252-4675 (Lundi au vendredi 9 h à 12 h et 13 h 30 à 17 h) La RÉCEPTION des soumissions se fera à la même adresse et les enveloppes dûment scellées seront déposées au soin du secrétaire.Une réunion d'information aura lieu le lundi 19 ianvier 1998 à 10 h pour les doux appels d'offres à la salle de conférence des Ressources maténelles.Pour de plus amples informations__techniquosl veuillez communiquer avec Madame Odette Legault au (514) 252-4141 poste 5196.La CLÔTURE de la réception des soumissions est fixée au lundi 9 février 1998 à 10 h pour l'appel d'offres 30/66A et à 11 h pour l'appel d'offres 30766B.L'ouverture des soumissions se tiendra immédiatement après l'heure de clôture.La Régie des installations olympiques ne s'engage à accepter aucune des soumissions reçues môme la plus basse soumission conforme.Le Secrétaire h Me André La freniere .î 1 > SB *£7t la presse.montréal, samedi 10 janvier 1998 B 11 AVIS LÉGAUX ¦ APPELS D'OFFRES - SOUMISSIONS Pi y JEAN FORTIN & ASSOCIÉS SYNDICS INC.Jean Fortin & Associés Inc.Syndic de faillite - Agent gestionnaire AVIS DE VENTE PAR SOUMISSIONS Des soumissions sont demandées pour la vente des droits, titres et intérêts du syndic dans une usine de meubles de salle de bains selon les lots suivants : Dans l'affaire de la faillite de : 3209971 CANADA INC.Lot # 1 Immeuble industriel situé au 1000, rue Nationale, à Lachenaie (grevé) Évaluation municipale : 707 300 $ Lot # 2 Machinerie, équipements et outillages (grevés) \u2022 Valeur marchande : 225 724 $ Dans l'affaire de la faillite de : LYN-PRO MARBRE 1980 INC.Lot # 3 Matières premières et produits en cours Prix coûtant : 187874$ Lot # 4 Produits finis et produits finis seconds Pnxcoûtant: 49 009$ Lot # 5 Machinerie, équipement et outillage Valeur marchande : 54 511 $ Lot # 6 Matériel roulant Valeur marchande : 16 000 $ Lot # 7 Mobilier de bureau et équipement informatique Valeur marchande : 15 505 $ Lot # 8 Système téléphonique et système d'alarme : Valeur marchande : 1750 $ Lot # 9 Moules Valeur aux livres : 147 000 $ INSPECTION L'inspection des actifs aura lieu le 13 et 14 janvier 1998, de 10 h à 16 h au 1000, rue Nationale, à Lachenaie.AVIS Les soumissions seront reçues au bureau du syndic soussigné jusqu'au 22 janvier 1998 à 15 heures.Les soumissions seront ouvertes en présence des soumissionnaires.Les soumissions ne seront pas acceptées à moins d'être scellées et porter au recto de l'enveloppe et lisiblement inscrit SOUMISSION - 3209971 CANADA INC.ET LYN-PRO MARBRE 1980 INC.Les soumissions doivent être accompagnées d'un chèque visé fait à l'ordre du syndic et dont le montant représente 5 % du montant de la soumission pour le lot 1 et de 15 % pour tous les autres lots.TOUTE INDICATION FOURNIE PAR LE SYNDIC N'ENGAGE AUCUNEMENT SA RESPONSABILITÉ.CONDITIONS ET RÉSERVES Avis est donné que les conditions énoncées au paragraphe (8) de l'article 114 des Règles régissant la faillite s'appliquent à la présente vente.Chaque soumission doit indiquer la valeur attribuée à chacune des lots.Ces conditions et celles rendues disponibles par le syndic lors de l'inspection, font partie intégrante de la demande de soumissions.On doit en obtenir copie au bureau du soussigné ou au moment de l'inspection.Avis avx créanciers Dans l'affaire des faillites de : LES PAVAGES NORTH STATE INC., personne morale dûment constituée selon la Loi, ayant sa principale place d'affaires au 8680, rue Le Crcusol à St-Léonard (Québec) HIP2A7.Avis est par les présentes donné que LES PAVAGES NORTH STATE INC a fait cession le 23 décembre 1997 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 22e jour de janvier 1998 à 9 H 30.au bureau du séquestre officiel, 5, Place Ville Marie, bureau 800.LES IMMEUBLES TUTTI INC., personne morale dûment constituée selon la Loi.ayant sa principale place d'affaires au 8680, rue Le Creusot à Si-Léonard (Québec) H1P2A7.Avis est par les présentes donné que LES IMMEUBLES TUTTI INC.a fait cession le 23 décembre 1997 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 22e jour de janvier 1998 à 10 H 30, au bureau du séquestre officiel, 5.Place Ville Marie, bureau 800, Montréal (Québec).Montréal (Québec).Fait à Montréal, le 10* jour de janvier 1998.Cavon Bélanger Ernst & Younc Inc.Syndic Sylvain Vincent, CA, CIP \u2014 Responsable de l'actif eu caron bélanger ErnstaYoung Inc ù Place Ville-MarlaJ>^»aii244M) Montréal (Québec)Tf3B 3M9 Téléphone : (514) 875-6060 j ean Fortin & Associés Inc 50, Place Crémazie Ouest, bureau 903 Montréal (Québec) H2P 2T6 Tél.: (514) 382-3260 Montréal Drummondyille * Longùcuil Laval \u2022 Saint-Hyacînthe \u2022 Saint-Jean \u2022 Sorel AVIS DE VKNTE PAR SOUMISSION Dans l'affaire de la faillite de : LES PAVAGES NORTH STATE INC.La presente constitue une demande de soumissions, à titre de syndic, pour l'acquisition du commerce et de certains actifs de Les Pavages North State Inc L'entreprise exerce ses activités dans le domaine de la construction, principalement dans le domaine du pavage (revêtement d'asphalte), et ce.à partir de locaux loués situés au 8680.rue Le Creusot, à Saint-Léonard (Québec).Une acquisition «en bloc» pourrait permettre de poursuivre les activités.Le syndic soussigné recevra à son bureau des soumissions jusqu a 16 H 00 le mercredi 21 janvier 1998 pour l'achat des éléments d'actif décrits ci-après: Lot n* 1 : Mobilier et équipement de bureau (sous lien) I .ot n' 2 : Outillage et équipement de garage et d'entrepreneur (sous lien) Lot n*3 : Pièces de matériel roulant et d'entrepreneur (sous lien) Lot n'4 : Machinerie lourde (sous lien)* Lot n 5 : Matériel roulant (sous lien)* Lot n 6 : Machinerie lourde et matériel roulant (sous lien)9 (situés dans la région de Toronto) Lot n*7 : Achalandage, y compris la raison sociale, les dossiers client s et les autres actifs incorporels \u2022 Ces lots pourront faire l'objet de soumissions par sous-lot (par pièce d'équipement).AVIS Les soumissions doivent être accompagnées d'un dépôt sous forme de chèque visé fait à l'ordre de Caron Bélanger Ernst & Young Inc.cl dont le montant représente quinze pour cent (15%) du montant de la soumission.Les soumissions peuvent être faites pour l'achat individuel ou «en bloc» des lots, mais les soumissions d'achat «en bloc» doivent faire état d'un prix distinct pour chaque lot.Les soumissions seront ouvertes en privé le jeudi 22 janvier 1998 à la suite de l'assemblée des créanciers, en présence des inspecteurs et d'un représentant du séquestre officiel.Les soumissions doivent être scellées et porter bien en vue.au recto de l'enveloppe, la mention «Soumission - LES PAVAGES NORTH STATE INC».CONDITIONS ET RÉSERVES Avis est par la présente donné que les conditions énoncées au paragraphe (8) de l'article 114 des Règles régissant la faillite et l'insolvabilité s'appliquent à la présente vente sous réserve des additions, modifications ou omissions de la totalité ou d'une partie des conditions de vente apportées par le syndic.Une description plus détaillée des biens, une copie de l'inventaire des biens et des conditions de vente ainsi que tout autre renseignement ou rendez-vous pour inspection peuvent être obtenus en s'adressant à monsieur Pierre Gagné, au (514) 875-6060.poste 300 (télécopieur (514) 395-4933).Caron Bélanger Ernst & Young Inc.Syndic Sylvain Vincent, CA, CIP Responsable de l'actif M Caron Bélanger 1, Place Ville-Man>; bureau 241 M) Ernst &Young Inc.MontrfaV,V«^ H3B-3M9 Tél.: (514) 875-6060 ENCANS AVIS PUBLIC DANS L'AFFAIRE DE LA FAILLITE DE : C.P.TECHNILOGIES INC.SERONT VENDUS PAR : -*ENCAN PUBLIC ÉQUIPEMENT DE BRASSERIE, DE RESTAURANT AINSI QUE LA FAILLITE DU 2859-5676 QUÉBEC INC.(FRANCHISE CROISSANT PLUS OU «010, DE SÉRIGNY) : Le mercredi 14 janvier 1998,10 h 30 au 944-B, Chemin Trudeau, Beloeil (autoroule 20.sortie 109, cote sud, près du viaduc) Lia te partielle: \u2022 Four HMrtaui PAVAILLES m VP4-A avec êtuve.rrcxj FTUVE 868 \u2022 Pf**iger3!«ur «t eoro**ateur FOSTER 2 portes com&nws m N6LH- 25-25 A0T \u2022 Réfrigérai*/ F OS TER GASTRONOME 90 2 porss m.NOM- 50-T \u2022 Congélateur 2 porte* FOSTER GASTRQSOME 90 m NGL-50-AOT \u2022 Refrorateur FOSTER 2 portes vitrées m DC-25SC-U \u2022 Re*oecv teur HABCO 2 portes vitrées moa HVC 40-SC \u2022 Ccmctor refooere 5 portes a / \u2022 \u2022 Cua-raere GARLANO 6 ronev 2 fours plaque 24\" \u2022 : : ve 30\" \u2022 2 tnteuses au au FRYMASTER 110000 BTU \u2022 2 friteuses VULCAN 90000 BT'J \u2022 Tracçe a qraase \u2022 Ma-cNne a oiace KOLO-ORAFT mod GS6AHK \u2022 Mittvne a jus JET-SPRAV TRIPLE \u2022 2 compresseurs \u2022 2 e*apontfu's LARKIN \u2022 Lave-verres convoyeur M0YER-DIEBEL \u2022 Lave-verres convoyeur SPRAY- WAV \u2022 Lave* vaisselle JACKSON mod 10A avec tao e oe lavage \u2022 Taoto froide 3 portes i /1 compresseur h drstance \u2022 Tawe a sandwcn ACME \u2022 Table de travail a t 114\" avec ew et reenauo \u2022 Pecnai.d a natenos \u2022 Urvte 2 ronos otcctnqucs MKE \u2022 6ww de bar a /148\" \u2022 TaWe a vapeur û0 OIAMOflD mod STE 3260 \u2022 Tafcte a pcza 72\" DIAMOND mod PL307250 comp.intègre \u2022 ?mrr.nes a etfo BUNN-OMATIC mod.STSF-35 et STSF-15 \u2022 2 moufcns a caV BUNN-O-MATIC \u2022 Macrme a café espresso 3 tètes \u2022 Vooit a ca'e \u2022 Pemcerateur domestique \u2022 Congélateur domestique \u2022 Grâe-pan 4 trancr»*s TOASTMASTER \u2022 2 tables de travat a /1 46 \u2022 et 60\" dessus en bois \u2022 Trarv cheur OMEGA \u2022 Gn*e charbon MKE 74\" au gu \u2022 MacNne a jus GRATHCO 4 réservons \u2022 Pecnaud 2 ronds èiectnque GAP LAN 0 \u2022 RecMud bam- mane TOASTMASTER \u2022 Ensegne néon \u2022 2 tables cnauc«s a 11 pour trarteur \u2022 Gr.:«-pan HOLMAN \u2022 2 reenauos a ca'e triple \u2022 S cafet&es 36 tasses \u2022 Lave-verres de comoto\" HCONVED \u2022 Caisse enregistreuse \u2022 ENCAN LE: MARD113 JANVIER 1996 à 10 h 30 AU: 10 200 ST- LAU R E NT.MONTRÉAL, P.O.INSPECTION: LUND112 JANVIER 1996 DE 9 h 30 à 16 h 30 (EN CAS OE TEMPETE L'ENCAN SERA REMIS AU LENDEMAIN} MOBILIERS ET ÉQUIPEMENTS DE BUREAU-ORDINATEURS IN'FQRMAPQUE : 3 Pentiums 233 MMX.32 meg.2.1 çjg.CORom 24x.carte de son 16 Ht cane fax modem 336 \u2022 Pentium 200 MMX \u2022 Pentum 166 MMX \u2022 Pcrttum 75 \u2022 Imprimantes laser Fujitsu DL 3400 et un lot de cartes et accesso-res varies, etc.MOBILIER Dg BUREAU: bureaux executifs avec credence acejou \u2022 bureau en -U- \u2022 bureaux en -i- \u2022 tablesdordinateurs * taù* q
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