La presse, 1 décembre 1997, B. Économie
[" B Montréal, lundi Ici décembre 1997 c onomie Miche! Girard Éclaircie sur la Bourse de Tokyo Page B 4 DITORIAL / RÉPLIQUES / FONDS COMMUNS DE PLACEMENT / ARTS ET SPECTACLES i r nternet bouleverse l'industrie du voyage IABINSSE \\ /' [omme dans bien d'autres secteurs d'activité, la technolo-te est en train de changer profondément l'industrie du >yage.Ces changements sèment l'inquiétude dans les l^jgences de voyage qui craignent pour leurs commissions, ™^urce de revenus appréciables, si ce n'est pour leur sur-Ere.\u2022Plusieurs compagnies aériennes It déjà annoncé .des réductions commissions qu'elles versent agences.British Airways l'a it la semaine dernière.;ini le temps en effet où l'on ne fuvait se procurer un billet avion qu'auprès d'une compare aérienne ou d'un conseiller en jJVbyagc.Maintenant il y a la billet-fie électronique et,, plus impor-it encore, Internet.''D'importantes compagnies, comme Air Canada et United Airlines, ont lancé le système Travel Point sur Internet pour le voyageur d'affaires.Les agences de voyage sont toujours responsables du contrôle de qualité et de l'émission du billet, mais pour combien de temps ?s'interrogent certains.Un milliard En 1997, l'industrie du voyage générera un milliard de dollars US en affaires sur Internet, un canal de distribution qui n'existait pas il y a 18 mois.IBM veut se positionner comme leader à titre de fournisseur de ser- vices et de solutions, notamment en ce qui touche les systèmes de distribution de cette industrie.IBM a une division voyages et transport dont le siège social canadien est à Montréal, considérée comme une plaque tournante.IBM Canada est en train de développer une expertise québécoise dans ce secteur d'activité mondial.Elle développe un nouveau système de réservation pour Via Rail et travaille sur un projet similaire sur Internet avec Air Canada.Elle fera aussi l'entretien et la gestion de ces systèmes.Cela signifie-t-il que les conseillers en voyage disparaîtront ?Absolument pas, affirme Claude Guay, directeur mondial de solutions, distribution voyage, secteurs voyages et transport chez IBM.Toutefois, ils devront s'adapter à cette nouvelle réalité.Certains vont peut-être demander des frais pour réserver ou se spécialiser dans des niches particulières, par exemple le voyage du loisir.André Désiront, rédacteur en chef du Bulletin des Voyages, n'est pas aussi optimiste.Il pense que deux tiers des conseillers en voyage au Québec disparaîtront d'ici cinq ans.Pourquoi mettre l'accent sur la distribution ?Parce que, répond M.Guay, 18 a 26 % des dépenses des compagnies aériennes passent par le coût de distribution de leurs produits : frais internes, promotion et commissions versées aux agences de voyage et aux réseaux informatiques mondiaux de réservations comme Sabre et Galileo.Les compagnies veulent comprimer ces coûts.La compétition est féroce.Même le géant Microsoft est devenu un joueur dans la chaîne de distribution.Sur son site Expédia, on peut faire des réservations de voyage pour toute la planète.Selon les chiffres fournis par IBM, plus de 75 % des voyageurs passent par un conseiller en voyage ou par les grands réseaux pour acheter un billet.Il en coûte de 35 à 45 SUS à la compagnie aérienne pour ce billet ( impression et distribution ).Le coût est moindre si les voyageurs achètent leur billet de la compagnie aérienne ou se servent de billetterie électronique.Ce qui revient le moins cher, entre 2 à 5 S le billet, c'est la réservation par Internet, mais seulement 1 % des voyageurs le font.IBM est impliquée dans un projet en déploiement avec British Airways qui utilise la billetterie électronique et un guichet libre-service.Un voyageur réserve par téléphone ou via Internet et, à l'aéroport, il insère sa carte de crédit ou sa carte de British Airways dans le guichet pour obtenir sa carie d'embarquement.Le tout est fait en 30 secondes et il n'a pas à attendre en ligne au comptoir.CETTE SEMAINE Lundi n Grosse semaine statistique en perspective, qui commence par un gros lundi plein de chiffres.C'est en ciïet aujourd'hui le jour J oû on apprend quel a été le PIB canadien durant le troisième trimestre.C'est ce chiffre qu'utilisent les économistes pour faire leurs prévisions définitives pour toute la prochaine année économique.¦ On publie aussi aujourd'hui les données sur la balance des paiements internationaux, soit le solde canadien de tous les échanges avec l'étranger ( marchandises, tourisme, capitaux, etc.).Si le solde est déficitaire comme ce fut le cas à quelques occasions récemment, on parlera alors de pression sur le dollar, puisqu'un solde négatif signifie que le Canada utilise plus de devises étrangères que les étrangers utilisent la devise canadienne.¦ Pour savoir ce que tout cela veut dire et quel sera l'impact sur les taux d'intérêt, nous écouteront le gouverneur de la Banque du Canada, Gordon Thiessen, qui fait justement un discours aujourd'hui au Canadian Club de Toronto.¦ Pendant ce temps, à Montréal, la chambre de commerce de l'est de l'île de Montréal reçoit le ministre des Finances du Québec, Bernard Landry, qui analysera la situation économique de la grande région montréalaise, un an après le Sommet économique.On en profitera sûrement pour parler du dynamisme des industries de pointe montréalaises, notamment dans le sec-leur informatique, qui accueille dès lundi un nouveau joueur à l'île-des-Soeurs.Il s'agit de la société française Gemplus, spécialisée dans les cartes à puce.n C'est aujourd'hui aussi que commence la Semaine québécoise sans fumer.Le Conseil québécois sur la tabac et la santé en profite donc pour lancer une campagne pour encourager les employeurs à aménager des espaces d'air sans fumée dans leurs bureaux.Mardi ¦ Pour compléter le portrait économique, après les grands indicateurs canadiens et le discours à Toronto du gouverneur de la banque centrale, on écoutera Alan Greenspan, président de la Réserve fédérale américaine, qui fera une allocution à New York.Mercredi ¦ Le président de la Caisse de dépôt et placement du Québec, Jean-Claude Scraire, parle devant la Chambre de commerce française au M Mercredi, c'est aussi le début des journées Boomerang au Palais des congrès, rendez-vous de l'industrie du multimédia et forum sur Internet.L'Association des producteurs en multimédia du Québec en profile d'ailleurs pour présenter son plan de développement pour cette industrie au Québec.Vendredi m Décidément, c'est la semaine des chiffres importants.Vendredi, Statistique Canada nous dit quel fut le taux de chômage au Canada en novembre.Maric-Gaude Lortw PROFIL BOURSIER BioChem: le 3TC, mais aussi d'autres médicaments Richard Dupaul M ême si le récent attentat à la bombe contre BioChem Pharma a fait beaucoup de bruit dans les médias, la société lavalloise retient depuis longtemps l'attention des milieux financiers à cause de sa performance spectaculaire en Bourse.En tenant compte des fractionnements du titre, l'action de BioChem a grimpé d'environ 800 % depuis le milieu de 1994.Et ceux qui auraient investi 100$ dans la société au début de 1991 se retrouveraient aujourd'hui avec plus de 2000 $ en poche.Cette progression découle en grande partie des succès du médicament contre le sida, le 3TC, découvert par BioChem et dont la commercialisation a débuté en novembre 1995.La contribution financière du 3TC, commercialisé par le géant britannique Glaxo Wellcome, est considérable.Celui-ci a rapporté 89,2 millions en royautés à BioChem sur un chiffre d'affaires 206 millions pour les neuf premiers mois de 1997.Les ventes de vaccins et de trousses diagnostiques ont atteint un peu plus de 100 millions.En trois ans, la société a vu son chiffre d'affaires global passer de 97,6 millions à 233,6 millions à la fin de 1996.Toutefois, les milieux financiers s'intéressent de plus en plus aux retombées probables des autres médicaments en développement chez BioChem.Patrick Potvin, analyste chez Valeurs mobilières Desjardins, établit le prix cible de l'action à 47,50 $ sur un horizon de 18 mois.Or, ce prix, dit-il, reflète non seulement les ventes futures du 3TC mais aussi les attentes placées dans les produits expérimentaux comme le Lamiduvine, un médicament contre l'hépatite B, les vaccins contre l'influenza ou, à plus long terme, les médicaments contre la douleur et le cancer.BioChem est la plus grande société de biotechnologie au Canada.BioChem Pharma Activités : recherche, développement et commercialisation de médicaments, de vaccins et de trousses diagnostiques Défis : mettre sur le marché de nouveaux médicament!, expérimentaux, comme le Lamivudine pour l'hépatite B Siège social : Laval Nombre d'employés : plus de 1000 Revenus bruts (ainaamS) 300 i- Bénéfice net unmiivmsi 19931 1994* 1995 1996 1997J 1 Exercice termine le 31 ianvier 1994 2 11 mots 3 Moyenne des previsrons des analystes 19931 1994: 1995 1996 1997J 1 Exercice termine le 31 janvier 1994 2 11 mois 3 Moyenne des prévisions des analystes Capitalisation boursière : J,8 milliards S Ratio cours/bénéfice (1997) : S2:l Actif: 572.* millions (au M décembre 1996) Avoir des actionnaires : 41 s.8 millions (au 31 décembre 1996) Volume 1000000-1 500000 0 27 22 19 17 14 10 6 5 3 30 29 24 20 dec.lév.avril juin août oct.déc.fev.avril mai juil.sept, nov 1995 1996 1996 1996 1996 1996 1996 1997 1997 1997 1997 1997 1997 Source.Bourse de Montréal.BioChem Pharma Le 3TC, qui est en vente dans plus de 50 pays, est sans contredit le produit vedette de la société.Selon Douglas Miehm et Brad Wil-lock, de Valeurs mobilières RBC Dominion, les ventes du médicament devraient rapporter plus de 700 millions $ JUS en 1997.Comme les royautés de BioChem ont été fixées à environ 13 % des ventes, la société lavalloise empocherait près de 100 millions US celte année avec ce médicament.Mike Jams, de la firme Lèves-que Beaubien Geoffrion ( LBG ), souligne cependant que les ventes du 3TC au troisième trimestre ont Début du procès Associated Press MADRID Plus dure est la chute.Dix ans après s'être hisse au sommet de la haute finance espagnole avec son style flamboyant et ses cheveux domines, Mario Conde, l'ancien dirigeant de la Banco Espannl de Credito ( Banesto ), doit comparaître aujourd'hui devant la justice madrilène sous l'accusation de détournement de fonds et de faux en écriture.Iniograph* lj Presse été quelque peu inférieures aux attentes.BioChem attribue ce repli aux fluctuations normales de la demande et elle prévoit une remontée des ventes au quatrième trimestre.LBG note aussi que BioChem fait face à une concurrence plus forte dans les produits diagnostiques.Le courtier a donc révise à la baisse ses prévisions de bénéfices pour les exercices 19^7 et 1998, qui s'établissent à 69 cents par action ( en baisse de six cents ) et à LOI S par action (moins sept cents ) respectivement.Selon RBC Dominion, 10 à 15 nouveaux médicaments contre le sida pourraient arriver sur le marché d'ici cinq ans et feraient concurrence au 3TC.Selon la firme, le 3TC, utilisé en combinaison avec d'autres médicaments comme l'AZT ( une méthode de plus en plus reconnue par la communauté scientifique ), demeurera tout de même un pivot des traitements futurs contre le sida à cause de son efficacité.Un comité de l'Union européenne a récemment émis un avis favorable au sujet du Combivir, un nouveau comprimé contenant du 3TC et l'AZT.plus facile à administrer aux patients.Lamivudine et autres Par ailleurs, le Lamivudine est actuellement en phase III des essais cliniques.Le partenaire de BioChem, Glaxo, a déposé au mois d'août une demande visant sa commercialisation en Chine.On dénombre 300 à 350 millions de porteurs du virus de l'hépatite B dans le monde, dont la majorité vivent en Asie.L'hépatite B est la dixième cause de décès en importance dans le monde ( un a deux millions de décès par année ).Les premiers résultats des essais, dévoilés en avril, démontrent que le médicament améliore l'histologie du foie.Selon RBC Dominion, BioChem demanderait sous peu l'autorisation de commercialiser son médicament en Europe et aux Etats-Unis.On évalue le marché potentiel pour ce produit à un milliard de dollars.Parmi les autres produits en développement, BioChem a récemment obtenu l'approbation de débuter des études cliniques de phase 11 et III sur un nouveau vaccin influenza produit par technique de culture cellulaire.En collaboration avec le géant suédois Astra* BioChem poursuit également des recherches sur des médicaments contre la douleur.Et des essais de phase 1 sont en cour*, sur le BCH-4556, un .médicament pour le traitement de certains cancers affectant notamment la prostate et le rein.C'est le premier cas où BioChem assure elle-même, sans partenaire international, le développement d'un médicament.Plusieurs analystes maintiennent une recommandation d'achat de l'action de BioChem pour les investisseurs peu sensibles aux brusques fluctuations normalement associées à ce titre.Selon M.Jams, le prix de l'action peut sembler élevé par rapport aux bénéfices prévus cette année ( 52 :1 environ ).Or.celui-ci se compare au ratio cours/bénéfice d'autres sociétés dé biolechnologic.comme Bio-genet Genzyme, dit-il.bancaire de la Banesto Conde, jugé en compagnie de dix autres directeurs et associés île l.i Banesto, est tout parti-culièremenl accuse d'avoir escroqué sept milliards de pesetas (environ 5,6 millions $ CAN )aux actionnaires de la banque.S'il est reconnu coupable à l'issue d'un procès devant durer plusieurs mois, il risque jusqu'à 44 ans de prison.Sans grande expérience bancaire, cet homme aujourd'hui âge île 49 ans et issu des milieux pharmaceutiques avait aide la Banesto à re-pOUSSeï une OPA hostile de la Banco cie Bilbao en 1987.Simple actionnaire minoritaire de la Banesto.Coude s'était vu remercier de son Intervention par l'attribution du poste de PDG.Sous sa fémle, Banesto devait s'accroître et s'imposer comme un grand holding industria-lo-bancaire.Natif de la petite ville de Tu\\ en ( alice, près du Portugal, Mario Conde devait symboliser le boom économique espagnol îles années 80-90. LA PKI SSL.MONTREAL.LUNDI I\" DÉŒMBRl- 1997 Editorial André Desmarais pkhsidknt du conseil d'administration Roger D.Landry président et éditeur Claude Masson éditeur adjoint Marcel Desjardins directeur de l'information Alain Dubuc éditorialiste en chi i Brrr.* n février 1993, un homme est mort dans son appartement du Cap-de-la-Madeleine.11 n'avait pas payé ses factures d'électricité depuis deux ans.Hydro-Québec lui avait coupé le courant et il avait eu la mauvaise idée de se chauffer avec un poêle au gaz propane.Cette histoire avait soulevé un tollé et Hydro avait dû changer ses pratiques par la suite.Dorénavant, les bons comme les mauvais payeurs allaient pouvoir passer l'hiver au chaud.¦maBBBBMDSBBi C'était un net progrès.Restait à décider quand commence et se termine cette période de grâce.Comme on a pu le voir cette semaine, c'est la logique du calendrier qui a prévalu, aux dépens de la logique tout court.Toute une famille s'est en effet retrouvée à l'hôpital après avoir tenté de se chauffer à l'aide d'un.barbecue.Hydro, pour qui l'hiver commence le 1er décembre et dure jus-qu'au 31 mars, a fermé l'interrupteur, malgré le froid relativement intense de novembre.Qu'Hydro tente de sévir contre les mauvais payeurs, c'est une chose.Qu'elle mette en danger la santé d'une famille entière tout simplement parce que la nature n'a pas voulu se plier aux cycles habituels prévus par le calendrier, cela en est une autre.Il tombe sous le sens que ce ne sont pas les dates qui comptent ici, mais la température.Il est facile pour Hvdro de corriger le tir à cet égard.Mais celle histoire soulevé un problème plus fondamental : celui de personnes très pauvres qui n'arrivent pas à rembourser leurs dettes de gaz ou d'électricité, des services que notre société juge essentiels.Agnès Gruda E1KE OU M£?AS kt, mm & 1 Frédéric Wagnière L'État palestinien e 29 novembre 1947, les Nations unies votaient la création d'un Étal juif et d'un État arabe en Palestine.Cinquante ans plus tard, l'État arabe reste encore une idée qui déchaîne les passions en Israël.Le premier ministre Benjamin Netanyahu menace d'annexer les territoires occupés si les Palestiniens proclament leur État, lors de l'échéance de l'accord intérimaire, en 1999.Mais il y en a, parmi ses proches, qui préconisent un État arabe, faisant valoir que les Palestiniens jouissent déjà de presque tous les attributs d'un Etat.mu¦¦ \u2014 \u2014 Beaucoup d'Israéliens n'ont pas compris, ou n'ont pas voulu comprendre, que le processus de paix mis en train par les accords d'Oslo doit aboutir à la création d'un État palestinien.C'est inévitable, à moins de croire que les accords d'Oslo puissent cautionner l'inégalité des droits à perpétuité et que des pays comme la Norvège et les États-Unis en soient complices.Même le premier ministre Netanyahu, entre deux virages politiques, semble parfois y croire.Lorsqu'il a accepté les accords d'Oslo, il a aussi tacitement accepté l'idée d'un État.Et lorsqu'il a offert, la semaine dernière, un maximum d'autonomie aux Palestiniens, de quoi par-laii-il au juste, si ce n'est de créer un État ?Comment ap-pelle-t-on une entité politique qui jouit d'un maximum d'autonomie et de virtuellement tous les attributs d'un État ?Mais M.Netanyahu est guidé par la hantise de beaucoup d'Israéliens qui craignent l'existence, au coeur d'Israël, d'un État capable de conclure des alliances militaires avec des pays comme l'Irak et l'Iran, et d'attirer une multitude de Palestiniens réfugiés ou établis à l'étranger.Le premier ministre répond à ces craintes par une délinition extrêmement étriquée du « maximum d'autonomie >?.Pour essayer de se soustraire aux obligations des accords d'Oslo, M.Netanyahu veut accélérer le processus de paix et conclure plus rapidement un accord final.Les Palestiniens pourraient être attirés par cette solution, surtout s'ils craignent que le balancier politique en Israël aille vers un plus grand souci de sécurité et le renforcement des colonies de peuplement dans les territoires occupés.Mais la solution brandie par M.Netanyahu ne correspond pas au processus d'Oslo accéléré.C'est un processus tronqué ou avorté.Les Palestiniens ne contrôleraient qu'environ un tiers des territoires occupés.Ils perdraient Jérusalem-Est, annexé par Israël, qui maintiendrait aussi son autorité sur la rive droite du Jourdain, sur une bande le long de sa propre frontière et sur la côte méditerranéenne de Gaza.Un réseau routier israélien quadrillerait le territoire palestinien.La Palestine ressemblerait alors à rien de plus qu'à un de ces bantustans, créés par l'Afrique du Sud de l'apartheid, pour se débarrasser des Noirs, sans leur donner un pouvoir politique effectif.Si les Palestiniens se retrouvent dans cette impasse, ils peuvent aussi s'en prendre à leur président, Yasser Arafat, qui se révèle bon diplomate mais piètre chef de gouvernement.Il ne remplit pas ses obligations, notamment celle de mettre fin au terrorisme.Mais si le monde tend à rejeter le blâme sur Israël et non sur l'Autorité palestinienne, c'est qu'Israël a le pouvoir de maintenir les Palestiniens dans la subordination, alors que l'Autorité n'a pas les moyens de repousser les Juifs jusqu'à la mer.Étant donné le pouvoir économique, politique et militaire d'Israël, le gouvernement de M.Netanyahu ne peut pas se contenter d'attendre que toutes les conditions soient remplies avant de faire des propositions raisonnables.Le premier ministre Netanyahu a été profondément blessé que le président Clinton le boucle, lors de sa dernière visite aux États-Unis.Mais il faudra qu'il s'y habitue, car Israël cherchant une paix honorable aura toujours beaucoup plus d'amis qu'Israël cherchant à imposer sa suprématie.Le Canada a facilement accepté le libre-échange avec Israël, il y a un an et demi.Aujourd'hui, il réfléchirait à deux lois avant de poser ce geste dont l'importance politique dépasse de loin l'intérêt économique.LA BOITE AUX LETTRES Jacques Brassard Alcool au volant : un manque flagrant de volonté ¦ On se souvient tous du slogan de la Société de l'assurance automobile du Québec « L'alcool au volant, c'est criminel ».Certains vieux panneaux publicitaires, installes il y a des années, sont encore bien visibles un peu partout au Québec, témoignant de l'âge vénérable du cliché.En décembre 1996, le gouvernement a apporté des modifications au Code de la route pour intervenir de façon pi us musclée auprès des conducteurs dits incorrigibles qui ont refuse de s'amender, comme la publicité déferlante les y invitait.Le ministre Jacques Brassard, responsable des lois routières et de la SAAQ, n'a pas manqué une occasion d'associer sa photo à toutes ces belles initiatives vertueuses visani à nettoyer les routes de ces automobilistes sans scrupules.Dernièrement, les journaux montraient le ministre avec le président de la SAAQ, soufflant joyeusement dans le nouveau système antidémarreur que les conducteurs condamnes pour alcool au volant pourront se procurer à partir de décembre de cette année pour faire en sorte que la suspension de leur permis passe de un à trois mois.Cela peui sembler amusant mais, concrètement, cette mascarade cache un manque flagrant de volonté réelle du gouvernement de trouver une solution au qrave phénomène de l'alcool au volant.On sent que l'important pour nos hommes politiques, c'est de donner l'impression qu'on s'en occupe.La conduite avec faculté affaiblie cause pourtant quelque 450 décès sur les routes, chaque année, coûte 200 millions annuellement en indemnisations, sans compter la détresse, la misère et la ruine qu'elle engendre dans l'entourage des victimes.En fait, on réalise que nos lois sont loin d'être si sévères.Elles sont généreuses et tolérantes pour les chauffards qui s'en moquent éperdument et savent comment les contourner.Selon les données connues de la SAAQ, sur les 20 000 conducteurs dont le permis est révoqué annuellement, au moins les trois quarts conduisent quand même.Le ministre Brassard nous dit que le système antidémarreur empêchera les criminels condamnés de conduire s'ils ont consommé de la boisson.Foutaise.Ils prendront le véhicule du voisin, d'un ami, d'un parent, comme ils le font aisément depuis des années.La seule façon de débarrasser les routes du Québec de ces milliers de parasites criminels est de sévir a l'extrême.D'abord, en accroissant la surveillance policière, nettement déficiente à l'heure actuelle.Ensuite, en remettant en question la norme du .08.La Sas-katchewan l'a rabaissée à .05, l'an passé.N'exige-t-on pas « zéro d'alcool » pour les nouveaux détenteurs de permis ?Encore là, il semble que cette norme ne pourra pas entrer en vigueur en décembre, comme prévu, compte tenu du fait que tous les détecteurs ne sont pas en place et que la réglementation n'est toujours pas adoptée.Un gros laxisme encore ici.Du côté de la SAAQ, l'élémentaire bon sens commanderait qu'elle cesse de verser des indemnités aux fausses victimes que sont les chauffards qui S'automutilcnl en conduisant avec les facultés affaiblies.Non seulement ne devraient-elles par être payées, mais on devrait leur demander de payer «les frais et dommages causés à leurs victimes.Ghislain DOD1ER Beauce Vidéotron : une fraude ?Monsieur Arcand, ¦ J'ai lu avec intérêt votre lettre sur le service Telemax de Vidéotron, parue dans La Presse du 15 novembre dernier.Merci de vous porter à la défense des abonnes.Ceux-ci ont raison d'être mécontents de la sollicitation excessive dont ils sont l'objet.Même si je n'ai pas été importuné moi-même, car j'ai choisi de m'abonner au service Télémax, j'aimerais quand même donner suile à cette affaire pour une autre raison.Il y a, selon moi, une supercherie flagrante dans la nouvelle formule offerte par Vidéotron.On réduit le service de base de trois canaux et, en conséquence le prix de ce service passe de 25,09 S à 22,97 S (2.12 S de moins par mois, ce qui s'avère juste et raisonnable ).à l'inverse, on ajoute le forfait Télemax au prix de 3,99 $ de plus par mois.Mais voyez l'astuce ï On additionne ce montant à l'ancien service de base de 25,09 S pour une somme globale de 29,08 S, plutôt qu'au nouveau taux, ce qui ferait un total de 26,96 $.La logique de cette transaction se trouve donc complètement faussée, car il ne s'y trouve plus aucune économie pou*\" le consommateur.Au contraire, ce dernier continue de payer pour les trois canaux qu'il perd ! Je m'étonne que cette « fraude » ( car il faut bien l'appeler par son nom ) soit passée inaperçue jusqu'à maintenant et qu'elle n'ait pas été démasquée.J'ai fait parvenir les mêmes réflexions à monsieur Chagnon, PDG de Vidéotron, qui « évidemment » n'a pas repondu à ma lettre.En espérant que les autres abonnes seront d'accord avec moi et qu'ils exerceront les pressions nécessaires sur la direction de cette compagnie, je vous remercie encore une fois pour l'intérêt que vous portez à cette cause.Pierre HÉTU La juge ignorait la loi.¦ Tout a commencé le 5 janvier 1997.J'étais allé à l'hôpital Maisonneuve-Rosemont pour voir mon père âgé de 78 ans, qui s'était brisé la hanche le lendemain du jour de l'An.La nuit précédente, il avait plu sur Montréal.Un froid intense avait suivi, rendant les rues, mais surtout les trottoirs, d'autant plus dangereux que le maire de Montréal avait décidé de donner congé aux vols bleus les fins de semaine.Arrivé devant l'hôpital, j'ai remarqué une place libre, une seule, pour stationner ma voiture sur la rue des Sapins.Aucune enseigne à moins de 100 mètres pour indiquer si on avait le droit ou non de stationner.Sur le trottoir, bien évidemment, ni sable ni sel n'avait été épan-du.A liais-je risquer une chute, en ce dimanche après-midi, pour vérifier une enseigne qui, partout ailleurs dans les petites rues de Montréal, n'interdit le stationnement que sur semaine ?J'en ai conclu, tout comme la vingtaine d'autres conducteurs qui avaient stationné leur voiture là, que je pouvais stationner légalement.Cela était sans compter le maire de Montréal qui avait décidé de maintenir Pierre Bourquo son escouade de donneurs de contraventions sur un pied d'alerte.Un billet de 30 S m'attendait donc au sortir de l'hôpital.Croyant la situation injuste, j'ai contesté.Dix mois plus tard, j'ai expliqué ma situation à une juge.Elle a dit comprendre ma situation, mais comme « nul n'est censé ignorer la loi », elle m'a condamne à 42 S d'amende, « sans frais » a-t-elle ajoute.Quelques jours plus tard, l'avis de jugement m'esl parvenu.Des frais de 16 S avaient été ajoutes à l'amende.« La juge ignorait la loi », m'a-t-on repondu.Luc ALLAIRE Montréal Un projet discutable ¦ Régulièrement, et avec un plaisir renouvelé, mes enfants et moi prenons le chemin de la bibliothèque du quartier.Selon le jour de la semaine et l'heure, la clientèle diffère.En fin de journée, on y retrouve des étudiantes et des étudiants en train d'y faire leur travaux, d'y lire un livre, une revue.Les fins de semaine, des enfants plus jeunes profitent davantage des lieux, accompagnés de leurs parents.Si la bibliothèque est un endroit ou on va lire, consulter ou emprunter des livres, elle est aussi un endroit où on peut développer des intérêts, satisfaire sa curiosité, explorer des sujets nouveaux, initier les enlants au plaisir de lire un livre et d'imaginer le reste.Or, en se référant aux données publiées dans L.i Presse du 11 novembre, seulement 26 % de la population de Montréal est abonnée à une bibliothèque municipale, comparativement à 73 % à Vancouver.On y apprend aussi que les dépenses totales par habitant, à Vancouver, sont nettement supérieures à celles de Montréal.Quelles sont les causes d'un tel écart ?Priorités et orientations gouvernementales en matière d'éducation, notamment en favorisant l'accès aux livres, documents, revues, etc.à un large public?Intégration des bibliothèques dans le réseau des établissements à vocation éducative ?Quoi qu'il en soit, si des lieux physiques confortables et bien beaux peuvent représenter un certain attrait, je demeure perplexe face au projet d'investissement du Québec dans la construction d'un bien bel édifice au centre-ville.Dans tout cela, je me demande si mes enfants vont pouvoir fréquenter une bibliothèque dans leur quartier où ils pourront nourrir leur curiosité au cours des années.Au-delà de la simple apparence, la bibliothèque est un lieu de vie accessible au sein d'un quartier, un lieu d'éducation et de plaisir.S'il n'y a pas d'incitations à fréquente»* une bibliothèque par manque d'accessibilité, de diversité, de choix et de qualité du produit, on peut être moins enclin à fréquenter l'endroit et, surtout, a y retourner régulièrement.Le fait de discuter de l'emplacement d'un édifice depuis plus d'un an au lieu d'examiner comment on pourrait augmenter la fréquentation des bibliothèques,- les titres et les nouvelles acquisitions, bref mettre Montréal sur l'échiquier avec les autres grandes villes du Canada en cette matière, soulève, quant à moi, des questions sur les objectifs visés, les priorités des décideurs et sur les moyens envisages.Dans un contexte économique et social tel que celui de Montréal, il me semble que les pensées à courte vue tendent à dominer le triste paysage de cette ville.Ghyslaine mahcotth Montréal % LA PRESSE.MONTRÉAL, LUNDI 1« DÉCEMBRE 1997 B3 _Répliques_ Médicaments : les multinationales ne sont pas à plaindre.JEAN-GUY GOULET L'auteur est lice-président du conseil d'administration de l'Association canadienne des fabricants de produits pharmaceutiques.Monsieur Dubuc, Je viens de terminer la lecture de votre éditorial du 21 novembre intitulé « La guerre des brevets, un faux débat ».Ce texte contient plusieurs inexactitudes que je me permets de vous signaler.Une chose est bien claire pour qui suit le présent débat : il n'est aucunement question de revenir sur la protection de 20 ans accordée aux multinationales du médicament.Ce dont il est question, toutefois, c'est d'abolir le règlement dit « de liaison » qui a été introduit à la*toute dernière minute au moment de l'adoption de la Lo?C-9i.Ce règlement permet aux multinationales, sur simple allégation de contrefaçon, d'obtenir automatiquement une injonction qui bloque l'entrée sur le marché du générique.Voici comment ça fonctionne.Un fabricant de générique dépose les documents nécessaires à la com- mercialisation d'un médicament dont le brevet est échu.Aussitôt, la multinationale visée allègue contrefaçon ; sans aucune autre forme de procès, elle obtient une injonction qui a pour effet de prolonger l'exclusivité commerciale de son produit d'environ 30 mois.Non seulement c'est une procédure injuste, mais c'est aussi le seul secteur industriel où on peut procéder de la sorte.Partout ailleurs, il y a examen des faits allégués avant d'accorder l'injonction.C'est un principe de droit élémentaire.Et remarquez bien qu'une fois le règlement aboli, les multinationales pourront toujours faire respecter les droits conférés à leurs brevets.En outre, il est tout à fait faux de soutenir que le Canada ne respecterait pas ses engagements internationaux en abolissant ce règlement.D'abord, le ministre Manley lui-même l'a déclaré le 17 février dernier lors des audiences du Comité sur la Loi C-91 et je cite : « .Et le règlement qui favorise les sociétés internationales n'est pas prévu dans les engagements internationaux.Il est donc possible de l'abolir.» 11 faut aussi rappeler que le Canada possède, depuis des décennies, un système d'application des droits des brevets que les titulaires utilisent tous les jours ( sauf, bien entendu, le secteur pharmaceutique ) sans jamais s'en plaindre.Quant à soutenir que « le prix des médicaments ne touche pas aussi fortement les citoyens », comme vous dites, eh ! bien je vous suggère d'en parler aux personnes âgées et aux assistés sociaux du Québec qui doivent maintenant débourser 25 % du prix des médicaments qu'ils ne payaient pas auparavant ! Allez leur dire à eux de John Manley faire des sacrifices pour de riches-multinationales ! Permettez-moi de résumer, en quelques phrases, les privilèges dont jouissent les multinationales étrangères du médicament.Une protection, des brevets de 20 ans;, un règlement qui leur permet d'obtenir sans effort un autre 30 mois d'exclusivité commerciale ; le recours à une pratique qui consiste à obtenir plusieurs brevets, à des dates différentes, sur un même produit ( ainsi lorsqu'un brevet arrive à échéance, un autre est encore en vigueur ) ; et, la cerise sur le sun-dae comme on dit, la règle québécoise dite « de quinze ans » qui se superpose à la protection des brevets et qui fait, par exemple, que le gouvernement québécois paiera le Prozac dont le brevet est échu depuis 1995, 40 % plus cher qu'ailleurs au Canada et.ce jusqu'en 2005.Et si vous vous inquiétez encore de leur capacité à « récupérer leur mise » vous n'avez qu'à consulter leurs états financiers.L'ONF et les vieux films de la Guerre 14-18 Précisions GERMAIN LAÇASSE L'auteur est historien.Ayant été interprété un peu erroné-ment dans un article de votre rédacteur, et ayant ensuite été pris à partie dans votre journal par quelqu'un qui se trompe, j'aimerais que vous m'accordiez le droit de m'expliquer.Le dimanche 2 novembre, vous avez publié un article de Luc Perreault rendant compte d'une interview réalisée avec moi cinq semaines plus tôt et traitant de la découverte dans les archives de l'ONF des films canadiens de la Première Guerre mondiale, films jusque là considérés comme perdus.L'article de M.Perreault a cependant présenté comme un scandale ce que je faisais valoir commç la remise à jour d'une partie importante du patrimoine canadien.J'insistais sur la nécessité de classer ces films comme documents historiques, mais M.Perreault a surtout souligné mon inquiétude de les voir utilisés en tant qu'archives commerciales par l'ONF.M.Perreault est un des rares chroniqueurs de cinéma qui s'intéresse aux travaux des historiens, je ne vais donc pas le blâmer ; je dois cependant rappeler que c'est le travail des employés de l'ONF qui a permis de préserver sous cette forme les seules copies existantes de ces films.Les gens de l'Office semblent néanmoins offusqués par le simple fait qu'on ait découvert chez eux quelque chose qui leur a longtemps échappé.Dans votre édition du 10 novembre je suis attaqué par Lucien Marleau, un retraité de l'ONF, qui m'insulte publiquement et m'accuse d'avoir fait un travail bâclé; ses propres arguments montrent cependant qu'il n'y connaît rien et qu'il n'a ni consulté ses collègues ni examiné les dossiers dont l'analyse m'a permis d'étayer mes propres affirmations.Il écrit que les « anciens » de l'ONF connaissaient bien ces films ; il n'explique cependant pas pourquoi, pendant toutes ces années, ils ont négligé de reconstituer cette collection de films qui est la plus ancienne au Canada.Il prétend que ces films étaient conservés dans les «< voûtes sécuritaires » de l'Office ; il oublie qu'en 1967, tous les films sur pellicule nitrate que l'ONF entreposait dans une simple grange à Kirkland ont brûlé.Il affirme encore que ces films ont été donnés par le Canadian Government Motion Picture Bureau ( CGMPB ) et qu'ils étaient entreposés à Arnprior, près d'Ottawa ; encore là, les faits sont bien différents et corroborés par les volumineux dossiers des archives nationales, ignorés pendant 60 ans par les « anciens » et les « Ph.D.» de l'ONF.Les films furent produits sous la direction du financier canadien Maxwell Aitken, devenu en Angleterre Lord Beaverbrook.Ramenés au Canada en 1919, ils furent déposés aux archives nationales en 1926 ; ils furent utilisés en 1935 par le CGMPB pour produire le film commemoratif Lest We Forget.Ils furent ensuite déposés en 1951 près d'Ottawa, à Pen-dleton, dans un ancien entrepôt militaire où on conservait la pellicule de nitrate faute d'entrepôt adéquat.Ils furent amenés à Montréal, au début des annés 1960, et placés dans une vieille grange faute d'endroit convenable.Ils brûlèrent en 1967 avec une grande partie du patrimoine cinématographique national parce qu'ils étaient négligés depuis trop longtemps par les autorités canadiennes, que ce véritable scandale força à organiser enfin des archives audio-visuelles convenables, 20 ou 30 ans après les autres pays.Mais ces archives ne contiennent toujours pas les copies des films de 1914-1918, que l'ONF avait faites et entreposait heureusement ailleurs pour la vente.Au lieu de réaliser que ma recherche permettrait la reconstitution d'une collection qui fut conservée mais découpée en fragments, l'Office me fait maintenant prêcher par sa relationniste que le « stockshot » est un statut convenable pour ces films et que leur remise dans l'état original coûterait trop cher et n'apporterait rien de plus.Au lieu d'admettre que ces archives ont été négligées à toutes les étapes de leur histoire et qu'il faudrait enfin les préserver et les restaurer, on de-signe un coupable : l'historien.On lui attribue ainsi qu'au journaliste la création d'un scandale, mais on ne veut pas en voir ailleurs.Surtout pas dans le fait que ces films furent produits par un aventurier de la finance qui manipulait à sa guise le gouvernement canadien, en 1914; un aventurier qui tira encore les ficelles, en 1939, quand John Grierson vint d'Angleterre pour fonder l'ONF ; un aventurier qui faisait écrire en Europe des articles pour discréditer les Canadiens français qu'il évitait aussi de mentionner dans les films officiels malgré leur bravoure au front ; un aventurier qui établit les bases de la politique cinématographique du gouvernement canadien orientant encore aujourd'hui le travail de l'Office.Quand on étudie de près cet'e histoire, on comprend que plusieurs préfèrent l'oublier et en effacer les traces.L'historien devient alors coupable d'avoir préféré regarder lucidement derrière plutôt qu'aveuglément devant.Ceux qui préfèrent ne rien voir devraient cependant s'abstenir de discuter sur un paysage qu'ils n'ont jamais examiné de près.Qu'on ne prenne pas pour un plaidoyer nationaliste ce qui n'est qu'un appel à envisager notre histoire telle qu'elle est ; ni les Canadiens ni les Québécois n'ont intérêt à occulter une histoire où quelques financiers décidaient de la guerre et de la mort.La guerre est souvent fondée sur l'oubli de l'histoire ; qui veut-on combattre en me désignant maintenant pour le peloton d'exécution ?Les images de notre histoire NICOLE CHIC0INE L'auteure est attachée principale aux communications de l'ONF.L'Office national du film du Canada a été mis en cause, récemment, dans un article de Luc Perreault publié dans l'édition du 2 novembre de La Presse, article dans lequel on qualifiait de « joli petit scandale » le fait que l'ONF gérait une banque d'archives renfermant la seule collection originale de films sur la participation du Canada, lors de la Première Guerre mondiale.On mentionnait également que l'auteur de la découverte, monsieur Germain Laçasse, s'étonnait que ce matériel se soit retrouvé à l'ONF dont, selon lui, ce n'était pas le mandat, et s'indignait que ces copies soient vendues commercialement comme de « simples stocks-hots ».Le débat sur ce qui s'est réellement passé avec ces films d'archives, depuis leur tournage durant la Première Guerre mondiale jusqu'à leur aboutissement dans la Cinémathèque de plans d'archives de l'ONF, est certes intéressant.Ce qui nous semble primordial, cependant, c'est que ce matériel ait été sauvegardé par l'ONF.Si on considère que, dès sa fondation en 1939, l'ONF est devenu le dépositaire d'une grande quantité de matériel, soit près de 90 000 boîtes de films à classer el à vérifier ( tous les films réalisés par le gouvernement, ainsi que les fonds de films militaires et un certain nombre de films non identifiés), nue les films au nitrate étaient hautement in- flammables et que les vapeurs qui s'en dégageaient présentaient un danger d'intoxication, il est plus que louable qu'une petite équipe de l'Office ait pris conscience de la valeur inestimable de ce métrage et ait réussi, avec très peu de moyens, à vérifier, à indexer et à contrety-per du matériel dont, depuis, nous conservons les copies dans de très bonnes conditions.Monsieur Laçasse reproche à l'ONF d'utiliser ce matériel comme « simples stockshots » et de lui prêter une valeur commerciale.Mettre des plans d'archives à la disposition des producteurs de l'ONF et du secteur privé est loin d'être une négation de leur valeur historique et culturelle.Il s'agit au contraire d'un excellent moyen de rendre accessible au public le patrimoine audiovisuel en permettant la création de nouvelles productions.À titre d'exemple, la série Le Temps d'une guerre, un montage de plans d'archives et de tournage original produit par l'ONF pour commémorer le 50e anniversaire de la Deuxième Guerre mondiale, a connu beaucoup de suc-ces tant au niveau de la cote d'écoute, lors de sa télédiffusion, qu'au niveau de la vente de vidéocassettes.Les producteurs privés se réfèrent aussi régulièrement à notre Cinémathèque de plans d'archives el l'ONF vient de rendre disponible sur Internet NFB Images ON F.ainsi qu'un engin de recherche multi-crilères permettant de rouiller dans la base de données contenant 22 000 descriptions sur divers sujets et événements historiques tournes entre 1895 et 1995.C'est aussi parce que l'ONF considère impor- tant de préserver le patrimoine audiovisuel qu'il a créé la CinéRobothèque et transféré les films de sa collection sur vidéodisques.Le travail effectué par l'ONF au niveau de la conservation, de l'archivage et du catalogage des milliers de films de sa collection est d'ailleurs reconnu internationalement : en novembre 1996, l'International Documentary Association ( IDA ) nous décernait le Préservation and Scholarship Award et, en novembre 1999, c'est l'ONF qui sera l'hôte de la Conférence annuelle de l'Association of Moving Image Archivists, conférence qui avait lieu, cette année, à Washington.L'ONF est donc heureux que monsieur Germain Laçasse ait effectué une étude sur les films et plans tournés sous la direction de Lord Beaverbrook, lors de la Première Guerre mondiale, ce qui lui a permis de constater que l'ONF détenait certaines copies uniques de films complets.Nous avons été les premiers à nous en réjouir et nous avons, dès ce moment, envisagé la possibilité de remettre ces filins dans l'ordre original.Nous avons même offert à Germain Laçasse de collaborer avec nous à ce projet.Des démarches qui s'avèrent concluantes ont été entreprises auprès des responsables du futur Musée de la guerre par madame Sandra Macdonald, commissaire de l'ONF, afin que ce métrage soit présente à l'ouverture du Musée, qui devrait avoir lieu en 1998, soit l'année du 80e anniversaire de la fin de la première Grande Guerre.Tout en conservant îles copies du matériel, nous allons également déposer le contretype de ces films aux Archives nationales, qui sont déjà au courant de cette démarche.L'ONF a toujours respecté son mandat de produire et distribuer du matériel audiovisuel pour le public canadien et a toujours agi de telle sorte qu'il puisse redonner au public les images de son histoire.ALAIN POIRIER L'auteur est porte-parole du Mouvement en faveur du Fonds québécois pour la culture, le sport et la santé.Je désire répondre à Réjean Tremblay qui affirmait, dans votre numéro du 20 octobre, que le Fonds québécois pour la culture, le sport et la santé serait « une sorte de Téléfilm contrôlée probablement par des bureaucrates qui auraient un pouvoir discrétionnaire ».Le Mouvement en faveur du Fonds québécois pour la culture, le sport et la santé ( FOQCUSS ) revendique, auprès du gouvernement du Québec, la création d'un fonds alimenté par les fabricants de tabac lequel contribuerait au financement des manifestations culturelles et des événements sportifs à caractère touristique, en contrepartie de commandites-santé.Le Fonds pourra notamment compenser le manque à gagner auquel les organisateurs d'événements devront faire face lorsque, dans la foulée de l'application de la législation fédérale limitant la publicité associée à la commandite du tabac, les compagnies de tabac réduiront les sommes consacrées à leurs commandites.De plus, alors que le tabagisme chez les jeunes augmente considérablement, le Fonds fournira l'occasion de mettre en place la plus importante campagne de prévention jamais réalisée en matière de santé.Les membres du Mouvement ont proposé que la gestion du londs soit confiée à un organisme sans but lucratif contrôlé par le milieu, c'est-à-dire par des représentants du monde de la santé, du sport, des ans, de la culture et du tourisme.De cette façon, le Fonds ne serait pas soumis aux compressions ou déplacements budgétaires imposés au gré des priorités gouvernementales ( ni au pouvoir discrétionnaire des bureaucrates ).Les sommes recueillies arriveraient donc à bon port et seraient distribuées en fonction de l'intérêt de chacun des secteurs partenaires.Jamais trop tard.JEAN R.FABI L'auteur est président du groupe Assurxie.M.Marc Thibodeau, Dans un article paru le 20 septembre dans la La Presse, vous faites état d'un nouveau produit appelé « maladie critique ».L'article indique que Sean Long, courtier d'assurances torontois, est le seul distributeur au Canada de ce genre de produit puisque bien qu'il « n'ait pas de pied-a-terre au Québec une quarantaine de Québécois ont déjà souscrit à cette police.dont une dizaine sont des médecins ».Premièrement, les Québécois n'ont pas à se déplacer si loin puisque le courtier qui a introduit ce produit au Canada est bien le groupe Assurvie.et ce depuis presque dix ans, tel qu'en témoigne un article paru dans votre journal le 25 août 1988.En effet, nous avons conçu « Vraie Vie » pour le marché canadien et le distribuons partout au Canada, incluant le Québec, depuis ce temps.À titre de créateur de ce produit et au surplus entrepreneur du Québec, nous aurions préféré être vos collaborateurs et rendre l'accès facile à ce produit aux Québécois.Mais on dit qu'il n'est jamais trop tard pour bien faire les dlOf s. B4 LA PRESSE.MONTRÉAL, LUNDI l« DÉCEMBRE 1997 Economie PROSPECTEURS Michel Girard Les mines s'enfoncent Les mines juniors retombent dans le trou.L'écrasement de Ressources Ste-Geneviève et de sa filiale KWG a eu un effet dévastateur sur toutes les petites sociétés d'exploration aurifère.À cause de quoi ?Deux raisons : a ) Primo : l'effondrement de KWG en-dessous de la barre des trois dollars, puis dans un second temps sa descente aux enfers en se mettant sous la protection de la Loi sur les faillites) ont entraîné de nombreux appels de marge.Quand les spéculateurs n'ont pas les moyens de couvrir leurs appels de marge, les firmes de courtage liquident les portefeuilles et ce peu importe les conséquences dramatiques qu'une liquidation peut avoir sur des compagnies.Comme ces spéculateurs avaient massivement investi dans d'autres mines juniors, tout le monde écope aujourd'hui de l'écrasement de KWG.On avait vécu le même genre de drame lorsqu'on a confirmé la fraude de BRE-X, le printemps dernier.b ) Deuxio : les mines juniors qui avaient obtenu un financement de part des fonds miniers européens, et qui avaient vu leurs titres grimper fortement, paient cher aujourd'hui.En effet, les fonds miniers européens ont vidé une grande partie de leurs portefeuilles en raison de la crise aurifère et de la menace de voir d'autres banques centrales liquider des quantités importantes d'or.Et dans bien des cas, les gestionnaires de ces portefeuilles se fichent éperdument de la qualité de vos propriétés aurifères.Objectif : survivre ¦ L'industrie québécoise des mines juniors a vu d'autres crises dans le passé.L'important dans pareils moments c'est de réussir à avoir les reins suffisamment solides pour pouvoir survivre pendant la tourmente.Les compagnies, qui ont les coffres bien garnis, vont pouvoir poursuivre leurs travaux d'exploration et développer leurs i essources.C'est notamment le cas de Virginia, la mieux nantie avec 14 millions de dollars dans ses coffres.Ainsi, l'échéancier de ses travaux d'exploration se poursuit comme prévu.Et c'est tant mieux pour le Québec, parce que Virginia est sans l'ombre d'un doute la mine junior la plus active dans les régions minières de la province.D'autres mines juniors vont également bénéficier d'un financement pour leur permettre de poursuivre leurs projets.Grâce au financement de deux millions de dollars obtenu par Bigsky Resources Corporation, Éclaircie sur la Bourse de Tokyo le partenaire d'Ecudor va développer le projet de mise en valeur de la propriété Norris au Montana.Les ressources aurifères de Norris sont évaluées à 792 000 onces d'or.Dans le cadre d'un appel pu-Mie a l'épargne.Ressources minières Radisson a recueilli une somme de 1,6 million de dollars.Les fonds seront investis dans le projet aurifère O'Brien, dans le nord-ouest du Québec.Autre mine junior qui a complété un financement accréditif: Explorations minières du Nord.La société a renfloué ses coffres de 2,6 millions, dont le tiers provient d'actions accréditives et le reste d'un placement privé.Orléans, pour sa part, a complété un financement de 2,3 millions.L'argent servira à augmenter le fonds de roulement.Grâce à un financement réalise plus tôt cette année.Azimut, pour sa part, dispose de près d'un million de dollars.Boréale esi en train de compléter un financement de plusieurs centaines de milliers de dollars.Les brèves ?Dianor a découvert plusieurs nouveaux indices minéralisés sur les propriétés Sister Pond et Split Ponds, de Terre-Neuve.?Exploration Loubel vient d'acquérir quelques propriétés minières dans la « prolifique >» région de TJrhmlns, en Ontario.?Une mine junior de l'Albert a, Provenoi.a conclu avec Cambior une entente lui pernu it.mt d'ac-quérir un intérêt de 50% dans la propriété m Bloc Sud ».localisée dans le camp minier de Val D'Or.FONDS COMMUNS Michel Girard Après un début de semaine catastrophique, le soleil s'est remis à luire sur la Bourse de Tokyo.Cela a permis à l'indice Nikkei de récupérer une bonne partie de ses pertes ( 850 points ) du début de la semaine et ainsi de repasser au-dessus de la barre des 16 000 points.Mais à 16 600 points, le baromètre de la bourse japonaise n'en continue pas moins d'accuser un recul de 23 % par rapport à son niveau du début de l'année.La question de l'heure : est-ce que Tokyo va enfin repartir sur une lancée solide ?Depuis le sommet historique de-décembre 1989, la Bourse de Tokyo n'a jamais réussi à récupérer ses lourdes pertes.Au niveau actuel des 16 600 points, l'indice Nikkei traîne encore dans les bas-fonds à comparer à son niveau record du 29 décembre 1989, soit 38 915 points.Le Nikkei accuse encore un recul de 58 % par rapport à son lointain sommet historique.Le « Bear Market » au Japon, c'est-à-dire le marché baissier, per- Fonds japonais (rendement au 31 octobre 1997) \t1 mois\t3 mois\t1 an\t3 ans 1- Nikkei\t-8,0 %\t-19,0%\t-19.6%\t-6,3 % 2- Altamira Japon\t-5,7\t-15,5\t-10.1\t-8,7 3- AGF Japon\t-6,7\t-12,8\t13,7\t2,2 4- CIBC Japon\t-7,7\t-14.3\t16.8\t\u2014 5- Fidelity Japon\t-7,2\t-15,0\t0,3\t-7,7 6- Première Canadienne\t-7,1\t-20,0\t-19.3\t-12.5 7- Global Manager Japan\t-13,1\t-37,0\t-43.9\t-23,3 8- Global Index Japan\t-6,1\t-20,1\t-24,5\t-13.2 9- Stratégie Globale Japon\t-5.2\t-18,8\t-19.9\t- 10- Ligne verte Japon\t-4,9\t-15,3\t-5,3\t.11- Investors Japon\t-3.9\t-16,6\t-12,1\t-11,0 12- Invesnat Japon\t-8,1\t-17,8\t-20,6\t-13.3 13- McDonald New Japan\t-7,8\t-17,7\t-14,9\t- 14- Royal Japon\t-6,2\t-14,1\t-4,3\t-11.2 15- Universal Japan\t-9,6\t-17,0\t2,2\t-6.5 dure maintenant depuis huit ans.Le « petit » redressement des deux dernières séances de la semai-ne, soit quelque 600 points, laisse-t-il présager un redressement solide de la Bourse de Tokyo ou est-ce l'histoire d'une autre fausse joie ?Perspectives C'est très difficile à dire.Il y a quelques années, même après la sévère correction boursière de Tokyo, qui aurait pensé qu'une des plus grandes maisons de courtage japonaises allait devoir déclarer faillite quelques années plus tard ?Qui aurait cru que le milieu fi- Infographie La Presse nancier japonais allait faire l'objet d'un si grand nombre de scandales boursiers et financiers ?Du « tripotage financier », il y en eu à profusion au pays du soleil levant.Cela explique sans doute pourquoi le baromètre de la Bourse de Tokyo, le Nikkei, a toutes les misères du monde à prendre son envol.Sitôt qu'il réussit à se redresser, une autre tuile tombe sur la tête des investisseurs.Depuis nombre d'années, l'indice japonais fluctue dans une fourchette de 17 000 à 23 000 points.À cause de la récente turbulence-sur les marchés asiatiques, et à cau- se bien entendu de la spectaculaire faillite de la maison de courtage japonaise, le marché japonais s'est retrouvé dernièrement au plancher des 15 000 points (et même un court moment dans les 14 900 points ).Redressement Que l'indice Nikkei revienne à court terme tâter la barre des 20 000 points, cela est fort plausible si un vent d'optimisme pousse quelque peu dans le dos des gestionnaires de portefeuilles et des investisseurs.Mais tous les gains qui seront réalisés au-dessus de la barre des 20 000 points seront difficiles à conserver.Pourquoi ?Parce que le Japon connaît de graves problèmes structurels.En raison des interventions forcées du gouvernement nippon pour soutenir les gros investisseurs et partant de là la bourse de Tokyo, on risque de se retrouver une fois de plus avec un marché boursier soutenu artificiellement à bout de bras.Ce n'est pas avec un gouvernement que l'on bâtit un marché boursier solide-Un rappel des problèmes rencontrés ces denières années au Japon : \u2014 Plusieurs faillites de grandes sociétés japonaises.\u2014 Un secteur immobilier qui continue d'être vulnérable.\u2014 Des tensions commerciales persistantes entre le Japon et les États-Unis.\u2014 Un ralentissement économique évident.\u2014 Une crise asiatique qui se répercute de plein fouet sur l'économie japonaise.Voir ÉCLAIRCIE en B 8 La valeur à neuf : le privilège du neuf VOS ASSURANCES Gaétan DuRocher C.d'A.Ass.A.LA.C.Dale-Piirizeuu L.M.inc.Les courtiers d'assurance conseillent à leurs clients de se procurer une assurance qui correspond à la valeur de remplacement de leurs biens au jour du sinistre.Celte façon de procéder engendre que les assurés sont mieux protégés en cas de sinistre.Cependant, il peut être ardu de maintenir une assurance qui correspond adéquatement à la valeur de remplacement.Beaucoup de facteurs entraînent une diminution de la valeur des biens : l'usure normale, le vieillissement, la désuétude, etc.D'un autre coté, il se peut que certains biens prennent de la valeur par des améliorations : l'ajout d'une extension à une résidence, la finition d'un sous-sol, la construction d'un garage, etc.L'inflation fait elle aussi augmenter la valeur des biens d'un assuré.Citons un exemple pour mieux comprendre.Vous avez acheté un réfrigérateur il y a 7 ans.Le coût à celte époque était de 599 $ avant les taxes.Aujourd'hui, le même bien coûterait quelques centaines de dollars de plus si vous deviez l'acheter.Comme vous le constatez, l'inflation a fait augmenter la valeur du bien.Par contre, votre « vieux frigo » de 7 ans ne vaut peut-être que 100 $ aujourd'hui en raison de l'usure et du vieillissement.Afin d'éviter aux assurés d'innombrables calculs et afin qu'ils soient assurés adéquatement, les assureurs ont opté pour une garantie dans le contrat d'assurance qui se nomme « la valeur à neuf ».Cette clause spécifie que les biens qui sont atteints par un sinistre couvert au contrat ne seront pas dépréciés en raison de leur usure normale et leur vieillissement.Cependant, afin de bien profiter de cette clause, les assurés doivent maintenir un montant d'assurance correspondant à la valeur de remplacement de leurs biens.Dans le cas contraire, l'assuré sera sous-assuré et en cas de sinistre, sera pénalisé.Citons un autre exemple : M.X évalue que les biens qu'il possède ont une valeur de 30 000 $.M.X habite dans un condo, a un conjoint et deux enfants à charge.M.X s'est procuré une assurance avec clause de valeur à neuf et a refusé de souscrire un montant plus élevé malgré les conseils de son courtier d'assurance.Suite à un sinistre, 60 % des biens sont détruits.Lorsque M.X commence à remplacer ses biens, il s'aperçoit que son montant d'assurance n'étaii pas adéquat et qu'il devra payer de sa poche l'acquisition des autres biens détruits.Hélas, M.X avait évalué ses biens en fonction du prix qu'il avait payé et non pas en fonction du coût pour les remplacer suite a un sinistre.Afin de contrer l'inflation, les assureurs augmentent automatiquement à chaque renouvellement, la valeur des biens de leurs assurés : ainsi, on évite que les clients soient sous-assurés en cas de sinistre.Il y a un autre aspect de la clause de la valeur à neuf qu'il faut regarder : c'est lorsque des biens qui sont désuets rapidement sont atteints par un sinistre.On n'a qu'à penser aux outils informatiques.Souvent dans ces situations, les assurés ont l'impression d'être pénalisés par leur assureur.Prenons un exemple.Mme B possède un ordinateur, un fax et un téléphone cellulaire d'usage personnel.Elle a acheté ces trois biens il y a trois ans et c'était le haut de gamme à cette époque.Elle avait payé 4500 $ pour l'ordinateur, 1200 S pour le fax et 900 $ pour le téléphone cellulaire.Suite à un vol, ces trois biens disparaissent.Lors du règlement de sa réclamation, elle remarque que son assureur a versé 2000 $ pour l'ordinateur, 500 $ pour le fax et 299 $ pour le téléphone.Elle croit être pénalisée car elle avait dû verser beaucoup plus d'argent à l'époque et pense que l'assureur a remplacé ses biens avec du bas de gamme.Mme B a une mauvaise perception de la réalité.Il y a des conditions pour avoir droit à la valeur à neuf : 1 ) les biens remplacés doivent avoir la même nature et la même qualité; 2 ) les biens détruits doivent être fonctionnels lors du sinistre ; 3 ) les biens remplacés doivent avoir le même usage que ceux détruits ; 4 ) l'assuré doit faire diligence pour le remplacement des biens.Les assurés y gagnent avec la clause de la valeur à neuf car ils remplacent un bien usagé pour un bien neuf.Souvent, le remplacement du bien favorise l'assuré car le nouveau bien a des caractéristiques ou des avantages que l'ancien n'avait pas.Somme toute, la valeur à neuf est excellente pour les assurés à condition d'avoir le montant d'assurance adéquat et d'en respecter les conditions.Saviez-vous que.I! est bon de faire l'évaluation de ses biens en fonction du coût de remplacement.¦ Notre boîte vocale: (514) 982-4754 Recueil de planification de fin d'année ( 4 ] VOS IMPOTS Michel Lanteigne, FCA Associé Coron Bélanger Ernst & Young Le dernier élément de la gestion de vos impôts personnels que nous abordons cette semaine est la planification de la retraite, plus particulièrement la planification relative au régime enregistré d'épargne-retraite ( REER ).Un REER peut accroître de deux façons votre épargne en vue de la retraite.Tout d'abord, les cotisations à un REER sont déductibles d'impôt sous réserve des plafonds visés par règlement.Deuxièmement, le revenu gagné dans un tel régime n'est pas imposé de façon courante.L'impôt est reporté jusqu'à ce que vous retiriez les fonds de votre régime.Voici donc les principaux éléments de planification à l'égard du REER : \u2014 Versez, dans votre REER, la cotisation maximale déductible pour 1997, déterminé comme suit : vos droits de cotisation inutilisés au titre du REER à la fin de 1996, s'il y a lieu ; plus le « maximum déductible au titre de REER » de l'année, soit le moindre : du pla-fond de 13 500 $ et de 18 % de votre revenu gagné en 1996, moins le facteur d'équivalence pour 1996 déclaré à Revenu Canada par votre employeur et le facteur d'équivalence pour services passés net pour 1997.Pour connaître le montant maximum que vous pouvez verser à votre REER pour 1997, reportez-vous à l'avis de cotisation que vous avez reçu après avoir produit votre déclaration de revenus de 1996.Vous pouvez aussi téléphoner au SERT \u2014 REER, un système téléphonique automatisé de Revenu Canada.\u2014 Afin de verser les cotisations maximales à un REER en 1997, votre revenu gagné de 1996 doit être d'au moins 75 000 S.Si vous avez un certain contrôle sur le type de revenu que vous recevez à titre de rémunération, assurez-vous que votre revenu gagné en 1997 est suffisant pour verser la cotisation maximale à un REER en 1998.Le revenu gagné en 1997 doit être d'au moins 75 000 $.\u2014 Reportez, si votre revenu imposable est faible, votre cotisation de 1997 à un REER et réclamez une déduction dans une année ultérieure où vous serez assujettis à un taux d'impôt plus élevé.Vous pouvez verser le montant maximal à votre REER en 1997 et bénéficier de l'accumulation libre d'impôt du revenu de placement, même si vous ne réclamez pas la cotisation au REER dans votre déclaration de revenus avant l'année prochaine.\u2014 Versez une cotisation sous forme de biens admissibles dans votre REER.N'oubliez pas que tout gain en capital sur le transfert des biens sera réalisé, mais que toute perte en capital sera refusée.\u2014 Faites en sorte que vos allocations de retraite soient virées directement à votre REER, pour éviter la retenue d'impôt.\u2014 Si le virement de vos allocations de retraite à un REER donne lieu à un impôt minimum à payer, tentez d'en étaler la réception sur une période de deux ans.\u2014 Ne versez pas de cotisations excédentaires supérieures au plafond de 2000 $.Rappelez-vous qu'une pénalité de 1 % par mois s'appliquera à l'excédent si vos cotisations excédentaires dépassent 2000 $ à la fin d'un mois.\u2014 Si vous avez versé des cotisations excédentaires et êtes sur le point de prendre votre retraite, assurez-vous de réduire votre cotisation pour l'année en cours afin d'éviter la double imposition des cotisations non déduites.\u2014 Envisagez de contracter un emprunt pour combler vos besoins temporaires de liquidités plutôt que de retirer des fonds de votre REER.Si vous retirez des fonds d'un REER, n'oubliez pas que vous ne pourrez plus bénéficier à l'avenir de l'avantage des fonds accumulés libres d'impôt et rapportant des intérêts composés.\u2014 Minimisez les retenues fiscales sur les montants retirés d'un REER avant le retraite, en vous assurant que chaque retrait ne dépasse par 5000 $.De plus, il importe de tenir compte de ce qui suit : \u2014 La date limite de versement des cotisations déductibles à un REER pour 1997 est le 2 mars 1998.\u2014 Cotisez dès le début de votre carrière, et ce, le plus possible chaque année.\u2014 Cotisez tôt dans l'année et demandez une réduction de l'impôt retenu à la source sur votre reçu d'emploi.\u2014 Si vous êtes âgé de plus de 69 ans, que votre revenu gagné vous le permette et que votre conjoint soit plus jeune que vous, cotisez au REER de votre conjoint jusqu'à ce qu'il atteigne la limite d'âge prévue pour l'échéance d'un REER.\u2014 Si vous êtes âgé de 69, 70, ou 71 ans à la fin de 1997, versez votre cotisation annuelle à un REER avant le 31 décembre.Conclusion Votre recueil est maintenant complet avec ses quatre numéros.Nous vous laissons le soin de le relier vous-mêmes et de goûter aux plaisirs que vous procureront vos économies d'impôt ! Il ne s'agit là que de quelques-uns des moyens possibles d'optimiser votre fortune personnelle.Les stratégies particulières auxquelles vous aurez recours varieront selon votre situation financière et personnelle, de même que vos objectifs a court et long terme. B 6_ LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 1ER DÉCEMBRE 1997 t Il y a de to Hâtez-vous ilC s! Mode, chaussures, m le père Noël s'en vient faire ; ses provisions! \u2022 Serviettes unies \u2022 Oreillers .I \u2022 Couettes \u2022 Literie en sac \u2022 Linge de lit en finette Sur nos prix ordinaires.Linge de lit, rayons 601.608 et 879.' V- /\"\u2022\"\u2022\u2022£¦»\u2022t'*'< f\"\"'.\u2022 *'\"'\u2022 i\" '*\" .*\"V ¦ .\u2022 4 Batteries de cuisine à plus de 250 $ et articles suivis assortis Sur nos prix, ordinaires.Articles ménagers, rayon 637.Couverts Royal Albert, 5 pièces et articles suivis Johnson Bros.5 pièces, 16 pièces et 20 pièces Cartes de Noël en boîte et emballages-cadeaux Sur nos prix ordinaires.Décorations de Noël Sur nos prix ordinaires.Exceptions : lumières.Boutique de Noël, rayon 540.Manteaux longs en laine pour femme Sur nos prix ordinaires.Bijoux en or 10 et et 14 et Sur nos prix ordinaires.Exceptions : bijoux en or à prix vedette .se terminant par 99 C.Bijoux en or, rayon 234.Duos-sommeil x Beaumark .Sealy, Serta et Simmons.Sur nos prix ordinaires.Duos-sommeil, rayon 515.\u2022 Calendriers de l'Avent Sur nos prix ordinaires.Friandises, rayon 229.I Bijoux en perles £ dé culture rondes \\f ou d'eau douce fr.Sur nos prix, ordinaires.| Bijoux de luxe, rayon 233.?\u2022 Bagues et bijoux sertis de diamants, V pierres précieuses et zircons cubiques £ | Sur nos prix ordinaires.* £ Bijoux de luxe, rayon 233.\u2022 Bonhomme hiver en molleton.25 cm \u2022 Bonhomme hiver marionnette \u2022 Bonhomme hiver musical ; \u2022 Pantoufles bonhomme hiver .¦ .Sur nos prix ordinaires.\u2022 Argenterie creuse \u2022 Meubles Four Winds \u2022 Accessoires décoratifs \u2022Meubles prêts sauf les chandelles Rassembler w - niari Surnos prix ordinaires.\u2022 verres a pied Mcublcs 507 Exception :W.-!tcrford .A^i,io«.~-*mm.,~ Cadres Home Studio® \u2022Articles-cadeaux pour photo en verre f p \" .¦ _\u201e _«.Sur nos prix ordinaires.\u2022 VaiSSelle StUdiO NOVa Papeterie.rayon.706.Sur nos prix ordinaires.Vaisselle et accessoires décoi-aafs.rayons 614.619 et 534.I M II 1 .v.\"\"x T^.\".,.v.\"X.I 3 3 % de rabais! Vêtements de corps, tee-shirts et molletons Disney et Looney Tunes Sur nos prix ordinaires., ] Articles sous licence, rayon 711.Lingerie Versailles, vêtements de nuit et peignoirs .: Pour femme.Sur nos prix ordinaires.IVLingerie pour femme, rayons 170.258 et 820.Sacs à main et portefeuilles \u2022 ; Pour femme.Sur nos prix ordinaires.| Exceptions : articles Coach.Maroquinerie, rayon 215.Montres Sur nos prix ordinaires.Exceptions : Guess.Swatch.Carolee.Caprice.Casio.Timex.Nautica.Timbcrland.Kenneth Cole.Uz Claiborne.Empono Armani et Duratimc.Montres, rayon 231.Pendules Sur nos prix ordinaires.Exceptions : articles Casio.Pendules, rayon 23 I.Coffrets à bijoux et boules de neige Sur nos prix ordinaires.Bijoux de choix, rayon 233.Figurines et bijoux semi-précieux, faits d'argent fin ou ornés de marcassites Sur nos prix ordinaires.Collants fins Baycrest® Sur nos prix ordinaires.Collants fins, rayon 225.Chemises de ville Pour homme.Encolures 15 à 17/.Nos prix ord.12.99 $ à 90 $.Supersolde 9,09 $ à 63 $ ch.- Chemises de ville pour homme, rayon 330.Vêtements d'extérieur Pour bébé, en tailles nouveau-né «à 24 mois; pour garçon, en tailles 2 à 16; et pour fille, en tailles 2 à 14.Sur nos prix ordinaires.Vêtements d'extérieur pour enfant, rayon 400.Dormeuses, chaussons, bavoirs et chaussettes À motifs de Noël, pour bébé.Sur nos prix ordinaires.Chaussettes à motifs des fêtes, pour enfant Sur nos prix ordinaires.Articles de sport Sûr nos prix ordinaires.Articles de sport, rayon 742.; « 1 I I La mode griffée pour homme et femme Nous accordons un rabais équivalant à la TPS sur nos prix ordinaires.Mode pour elle et lui.rayons 107.109.115.127.130.145.161.196 et 347.Bijoux, lingerie, chaussettes et accessoires mode à prix de liquidation pour femme .Nous accordons un rabais équivalant à la TPS sur nos derniers prix étiquetés.Mode à prix déjà réduits pour enfant Bébé, tailles nouveau-né à 24 mois; garçon, tailles 2 à 16; et fille, tailles 2 à 14.Nous accordons un rabais équivalant à la TPS sur nos derniers prix étiquetés.Vêtements pour enfant, rayon 400.Literie à motifs sous licence pour jeune Nous accordons un rabais équivalant à la TPS sur nos prix ordinaires.> Linge de lit.rayon 601.congé de Toute la mode à prix de liquidation pour homme, femme et enfant Nous accordons un rabais équivalant à la TPS sur nos derniers prix étiquetés.15% I t iBaïe additionne! Pour toute la famille, chaussures de fin de série à prix déjà réduits de 25 % à 50 %! \u2022 Chaussures habillées et tout-aller, sandales, pantoufles, bottes, brodequins et chaussures d'entraînement, tous à prix déjà réduits de 50 % ou moins! \u2022 Liquidation de pantoufles pour femme.Nos prix déjà réduits : 9,99$ à 19.99$.Sur nos prix étiquetés.b M LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 1ER DÉCEMBRE 1997 e, chaussures, meubles et davan w âtez-vous parce que le père Noël s'en vient faire ses provisions! ! BmOCMIOHOC» - I I Mode tout-aller pour Vêtements de sport ?femme pour lui !\u2022 Northern Spirit® \u2022 Kari® De Nike, Brooks.Reebolc « \u2022 Northern Spirit®Wear Champion, Discus, Fila et j Sur nos prix ordinaires.Converse.| Exception : FairSet Coordonnés v Sur nos prix ordinaires.?tout-aller, pour femme, Vêtements de sport, rayon 740.rayons I 15.161.191 et 193.Pantalons tOUt-alIeT - Jeans pour femme pour lui :[_Sur nos prix ordinaires.Sur nos prix ordinaires, pjeans.rayon 466.Pantalons tout-aller, rayon 314.Robes pour femme Hauts mode Haggar ; Sur-nos prix ordinaires.et Dockers® pour Robes, rayon 110.^ ^ homme \\ Coordonnes carrière Sur nos ix ordinaires.P°,Ur/nmmG t i Couvre-chefs, gants \u2022 Alfred Dunner \u2022 Tan Jay ^+ ^ «iLSà ^Mx~*~* \u2022 Nygârd Collections \u2022 Principe ft «oulards pour enfant ; rrti ° f;rtnc .c-î^c^*- rv>n^£^o Sur nos prix ordinaires._ Collections FairSet- Collections Accessoires, rayons 256 et 412.Sur nos prix ordinaires.?Coordonnés carrière.Pyjamas et peignoirs : rayons I 15, 161 et 140.pour homme ' Vêtements d'exercice Sur nos prix ordinaires.nour fpmmp Accessoires, rayon 363.pour ¦ eiTiiïie _ .' Sur nos prix ordinaires.Cravates Vêtements d'extérieur, rayon 228.Sur nos prix ordinaires.RllOUX mode Exceptions : AndrianoTommy Hilfiger.bijoux moue Hunt Club et Hunt Club Suprême.Sur nos prix ordinaires.Cravates, rayon 334.I Exception : Carolee.Bi oux mode, rayon 2}6.Soutiens-gorge et slips en boite ¦ r Sur nos prix ordinaires.Soutiens-gôrge.rayon 178.bijoux pour homme Sur nos prix ordinaires.Accessoires, rayon 336.Vêtements de sport Ceintures, bretelles, pour lui portefeuilles, para- De Nike, Brooks.Reebolc pluies, articles-Cadeaux, Champion, Discus, Fila et lunettes de soleil et Converse.bijoux pour homme Sur nos prix ordinaires.Sur nos prix ordinaires.Vêtements de sport, rayon 740.Accessoires, rayon 336.Pantalons tout-aller Tous les sous-vêtements pour lui d'hiver pour homme Sur nos prix ordinaires Sur nos prix ordinaires.Pantalons tout-aller, rayon 314.Sous-vêtements, rayon 360.Hauts mode Haggar Pantalons habillés Charter et Dockers® pour Collection en flanelle nomme Sur nos prix ordinaires.Sur nos prix ordinaires.Pantalons habillés pour homme, rayon Couvre-chefs, gants 315 et foulards pour enfant Chaussures de ville Sur nos prix ordinaires._ OU tOUt-aller, pantOU- Accessoires.rayons 256 et 412.f les, bottes, bott il Ions \u2022 Pulls pour fille Tailles 2 à 14.Sur nos prix ordinaires.Peignoirs pour fille et garçon I Sur nos prix ordinaires.- ¦ Vêtements pour enfant, rayons 410 et 469.\".v.AS Tous les sous-vêtements \u2022 Literie \u2022 Linge de table d'hiver pour homme et de cuisine Sur nos prix ordinaires.\u2022 Accessoires de salle Sous-vêtements, rayon 360.de bains Pantalons habillés Charter \u2022 Linge de maison Collection en flanelle à motifs de Noël Sur nos prix ordinaires.Sur nos prix ordinaires.Pantalons habillés pour homme, rayon Linge de maison, rayons 601,608 et 879.- il\\ .' .Peluches musicales Chaussures de Ville Sur nos prix ordinaires'.mm \u2022 Linge de maison à motifs de Noël Sur nos prix ordinaires.Linge de maison, rayons 601,608 et 879.Peluches musicales ou tout-aller, pantoufles, bottes, bottillons de marche et chaus- Boutique thématique,rayoïvZI I.\u2022.Articles ménages Sur nos prix ordinaires.Articles ménagers, rayon 637.Pyjamas et peignoirs de marche et chaus- Sur nos prix ordinaires.; pour homme SUreS de Sport pour Articles ménagers, rayon 637.Sur nos prix ordinaires.toute la famille \u2022 Gravures \u2022 Lampes Accessoires, rayon 363.Sur nos prix ordinaires.et abat-jour \u2022 CriStauX- Cravates Exceptions : Rockport, Ecco et Rrst flex de cadeaux \u2022 Vaisselle Sur nos prix ordinaires.Bostoman.Chaussures, .\"ayon 012.NikkO Exceptions : AndrianoTommy Hilfiger.Jeans pour enfant ; .et Fiesta \u2022 Chandelles Hunt Club et Hunt Club Suprême.Tailles 2 a 16 pour garçon; tailles 2 à ç.ir noç nriv orHinni^ Cravates, ravon 334.i a v 6 bur nos prix ordinaires.lille \u2022 Gravures \u2022 Lampes ires et abat-jour \u2022 Crista r- : r\u2014 .1-1 i \u2014 - ' 9 \u2014 \u2014 teneur, rayon zzb\\ sur nos prix ordinaires.ode Exceptions : AndrianoTommy Hilfiger, Jeans pour ei \u2022 Hunt Club et Hunt Club Suprême.Tailles 2 à 16 pour ga rainaires.Cravates, rayon 334.14 o\\ee.Bijoux mode, / LS nr»iir fïllo Çnr noc r\\ri our fille.Sur nos prix ordinaires.\\ .¦¦¦¦¦¦¦¦ 690 H w^fm.y: fi.i 1 ¦ ; i 10 % de rabais Petits électroménagers et appareils d'hygiène personnelle Sur nos prix ordinaires.\u2022 Couverts Oneida \u2022 Vaisselle de tous les jours à prix vedette \u2022 Figurines Royal Doulton Sur nos prix ordinaires^__ Cristallerie, argenterie et articles cadeaux, rayons 6I4 et 6I9.10 % de rabais additionnel Gros électroménagers, meubles» duos-sommeil, articles de sport, jouets et appareils électroniques à prix de liquidation Sur nos derniers prix étiquetés 25 $ à 35 $ de .» rabais Bottes Cougar imperméables ' pour femme Norcen.Newton et Nestor.Nos prix ord.65 $ et 75 $.Solde 39.99 $ la pai Chaussures saisonnières pour femme, rayon 264.m
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.