La presse, 12 novembre 1997, B. Politique
[" B Montréal, mercredi 12 novembre 1997 Politique Ln Presse SUBARU 3491 A VOlH CHLZ '24 nw, vnimirt Mflu ûo ?995$ouéc*tngtéQ*»-g tort.Taxât, trvtsport tt p»è-X Mrtbonensus ** ^0 000 ton pt/ \u2014r^___ SCMTI SUBARU ÉDITORIAL / OPINIONS 4305, bout.Métropolitain, Est / (514) 725-9394 Revirement dans le dossier des pourboires L'employé devra remettre 20% de ses pourboires à son patron à compter du 1er janvier La Presse Revirement de situation dans le dossier de l'imposition des pourboires.L'employé devra obligatoirement remettre 20 % de ses pourboires à son patron qui deviendra ainsi percepteur pour le ministère du Revenu du Québec dès le 1« janvier prochain.C'est ce qu'a annoncé en substance le ministre des Finances du Québec, Bernard Landry, par voie de communiqué, hier.Il s'agit d'un revirement inattendu puisque vendredi dernier, le ministre fédéral du Développement Les chômeuses en congé de maternité pourront prendre des vacances sans leur enfant VINCENT MARISSAL du bureau de La Presse, OTTAWA La rigidité de la loi sur l'assurance-emploi et le zèle de l'une de ses agentes ont mis dans l'embarras le ministre Pierre Pettigrew, qui veillera à ce que les femmes ne soient plus punies pour avoir pris des vacances sans leur enfant alors qu'elles sont en congé de maternité.D'une efficacité redoutable, le contrôle des sorties hors du pays des chômeurs par les formulaires de douanes E-311 donne des résultats parfois étonnants.Peut-être même trop étonnants au goût du ministre du Développement des ressources humaines, Pierre Pettigrew, qui entend réviser les règles dans certains cas.Pierre Pettigrew La semaine dernière, une femme de Sainte-Thérèse a eu la surprise de sa vie en apprenant que le service d'enquêtes et de contrôle de l'assuran-ce-emploi a retracé son absence d'une semaine en 1995.La maman, qui était alors en congé de maternité, avait effectivement pris une semaine de vacances dans le Sud sans son bébé.Cela constitue une fraude, lui a expliqué l'agente.Il faut donc rembourser l'équivalent de la prestation de congé maternité versée pour cette semaine en plus, bien sûr, d'une amende, généralement d'un montant égal à la « fraude ».Le ministre Pettigrew a toujours défendu le couplage des fichiers des douanes et de Passurance-em-ploi pour retracer les fraudeurs.Il est même déterminé à défendre cette position contre le Commissaire à la protection de la vie privé, cet hiver devant la cour fédérale.Mais de là à défendre les excès de zèle des fonctionnaires « by-the-book », il y a un pas que le ministre refuse de faire.En fait, il est normal qu'une maman veuille prendre un « break » de bébé une fois de temps en temps, reconnaît-on au cabinet de Pierre Pettigrew.Il y aura donc exception pour les mères qui peuvent, de toute façon, prévenir leur agent de chômage de leur absence, quitte à ce que la prestation de cette période soit reportée à la fin du congé de maternité.Les autres vacanciers-chômeurs, par contre, ne profiteront d'aucun répit, comme le démontrent les résultats de la chasse au cours des six premiers mois de 1997.Au cours de cette période, le formulaire E-311 que tout voyageur doit remplir en revenant au pays en avion a permis de pincer environ 20 000 personnes et a rapporté 21 millions en trop-payés et amendes.Les enquêteurs du DRHC estiment pouvoir récupérer 200 millions auprès des chômeurs en vacances retracés à partir de 1994.Autres informations pages B4 à B9 des Ressources humaines, Pierre Pettigrew, laissait clairement entendre qu'un accord entre Québec et Ottawa permettrait la déclaration volontaire des pourboires.Québec et Ottawa se sont bien entendus, mais sur une formule d'imposition des pourboires beaucoup moins avantageuse pour l'employé et l'employeur.Ainsi, selon le projet de loi qui sera déposé aujourd'hui à l'Assemblée nationale, les employés devront remettre 20 % de leurs pourboires à chaque période de paie à leur employeur pour retenues fiscales.En raison des assouplissements consentis au régime d'assurance-emploi par le gouvernement fédéral, ces employés seront toutefois admissibles dorénavant à l'assurance-emploi.La législation actuelle exige en effet que les employés re- mettent à leur employeur la totalité de leurs pourboires pour avoir droit à l'assurance-emploi.« J'avais initialement suggéré au gouvernement fédéral que Revenu Canada admette la simple déclaration des pourboires, sans remise, comme élément suffisant de contrôle des pourboires aux fins de l'assurance-emploi.Si cette option, la plus simple possible pour employés et employeurs, ne lui semblait pas acceptable, je lui avais soumis l'option alternative d'une remise de seulement 20 % des pourboires plutôt que de leur totalité.Le gouvernement fédéral a PHOTO REUTERS Jour du Sous un ciel nuageux dans lequel perçait un soleil cru d'automne, des milliers de personnes se sont recueillies, hier, à Ottawa, pour marquer le jour du Souvenir.À l'instar de plusieurs dignitaires, le premier ministre Jean Chrétien a déposé une couronne en l'honneur des 100 000 Canadiens tombés au combat.Mission Québec se termine par un dérapage politique DENIS LESSARD envoyé speiai SHANGHAI Le Québec veut avoir une représentation à Pékin : deux fonctionnaires qui, avec le statut de diplomate, travailleraient depuis l'ambassade du Canada.Mais ce souhait, présenté comme affaire conclue par le premier ministre Bouchard, a vite tourné à l'impair diplomatique.Dans sa conférence de presse-bilan de Mission Québec, hier, M.Bouchard a soutenu avoir accepté une proposition de l'ambassadeur canadien à Pékin, Howard Balloch, pour qu'un « chef de poste du Québec » et son adjoint puissent, avec l'immunité diplomatique, travailler depuis l'ambassade.« En autant que moi et M.Balloch sommes concernés, c'est une affaire réglée », a soutenu M.Bouchard, précisant que les modalités \u2014 le nombre, le statut précis de ces employés et les coûts associés à cette formule, restaient à négocier.« D'abord il y a une question d'accord, et je ne l'ai pas donné.J'ai exprimé une volonté sur le principe.Mais il n'y a rien de réglé, les négociations ne sont pas très avancées », a rétorqué M.Balloch, joint à son bureau de Pékin.L'annonce faite hier par M.Bouchard est « prématurée » et a « surpris » l'ambassadeur, « qui aurait préféré qu'elle ne se fasse pas ».Devant la controverse, le premier ministre Bouchard s'est dit «< surpris de la surprise de l'ambassadeur ».L'annonce et ses modalités avaient été discutées lundi matin avec M.Balloch à Pékin, affirme le bureau de M.Bouchard dans un communiqué.Ces notes discordantes survien- nent au terme d'une tournée économique qui avait évité les dérapages politiques.Mettant le point final à la tournée de 200 entrepreneurs qui, pendant 12 jours auront rencontré 1000 interlocuteurs chinois dans quatre villes, M.Bouchard a promis que cette opération ne serait pas « un feu d'artifice sans lendemain ».Mission Québec fut l'occasion de signer des ententes générales et des contrats fermes, ces derniers totalisent 89 millions de dollars et garantissent un minimum de 520 nouveaux emplois au Québec dans les cinq prochaines années.La valeur potentielle de toutes les signatures, incluant des ententes, moins certaines, atteint 1,19 milliard de dollars.Si tout se réalisait, les retombées totales au Québec seraient de 425 millions et 1715 emplois seraient créés.Les entrepreneurs québécois se disaient tous satisfaits de la mission.Spontanément, ils ont créé un club, la « Mission permanente Guanxi-Québec », pour continuer à partager l'information et leurs contacts chinois de retour à Montréal.Pour Gérald Ponton de l'Alliance des manufacturiers, et André Bé-rard, de la Banque nationale, la Mission a surtout réussi à ne pas déraper dans les méandres du débat politique canadien, ayant été « essentiellement économique, comme on le souhaitait.» « Cela aura cimenté des liens entre les gens d'affaire et le gouvernement », estime M.Bérard.Pour Michael Novak, de SNC-Lavalin international, l'attitude de M.Bouchard a confirmé l'impression des gens d'affaires depuis la mission Team Canada, au début 1997.« Ils ont vu un premier ministre tourné vers les affaires, qui était là pour les appuyer, pas pour faire de la politique.» Imbroglio diplomatique Selon le diplomate Balloch \u2014 ironiquement, le fonctionnaire responsable de la stratégie fédérale lors du référendum de 1995 \u2014, M.Bouchard avait lancé l'idée d'employés québécois à l'ambassade lors d'un entretien.M.Balloch s'était dit réceptif au principe mais ni le nombre, ni le titre officiel des émissaires québécois, n'avaient été discutés.Plus tôt en conférence de presse, M.Bouchard présentait la question comme réglée : « L'ambassade est bondée, je sais qu'il ont besoin d'espace.On ne pourra avoir autant de fonctionnaires qu'on souhaite, mais au moins il y aura un ou deux représentants », avait tranché M.Bouchard.Cette représentation est cohérente avec la décision de fermer la délégation québécoise de Hong Kong il y a presque deux mois : il fallait alors réduire des dépenses et la nouvelle formule sera moins coûteuse et davantage centrée sur le commerce.Le poste actuel d'auaché commercial du Québec à Pékin sera maintenu : il continuera de travailler depuis le bureau du Conseil commercial Canada-Chine.En tout, la représentation du Québec en Chine passera de une à quatre personnes : un employé commercial sera affecté à Shanghai, un autre, le printemps prochain, dans la province du Liaoning.Hydro-Québec international examine aussi la possibilité d'avoir un représentant permanent à Pékin.choisi de retenir cette dernière option », explique le ministre Bernard Landry.Tous les employés à pourboire seront assujettis à ces nouvelles règles d'imposition, à l'exception des livreurs et des femmes de chambre, selon le communiqué du ministre Landry.Selon le budget déposé en mars dernier, ces mesures devraient produire des recettes fiscales de 100 millions sur trois ans pour le gouvernement du Québec.Bégin promet de régler avant Noël le problème des brasseurs américains XATIA GAGN0N du bureau de La Presse, QUÉBEC Avant Noël, les brasseurs américains seront soumis aux mêmes normes environnementales que leurs compétiteurs québécois, a promis le ministre de l'Environnement, Paul Bégin, lors d'une rencontre avec le président de la FTQ, Clément Godbout.À l'heure actuelle, les brasseurs québécois sont soumis à une réglementation environnementale stricte : ils ne peuvent pas vendre plus de 37 % de leur production en canettes, un contenant non réutilisable.Or, depuis quelques années, leurs compétiteurs américains ont contourné la loi en imposant de nouveaux formats et de nouveaux contenants, qui ne font pas partie de cette réglementation.« Pour régler le pioblème, il faut couvrir tous les contenants, tous les formats.Tout.La même réglementation doit s'appliquer à tout le monde.Et M.Bégin nous a dit qu'il allait le régler, le problème.Il nous a dit que le temps des Fêtes arrivait rapidement et qu'on n'allait pas laisser les compagnies de bière monopoliser les tablettes au détriment des entreprises québécoises », expliquait le leader syndical, à l'issue de sa rencontre avec le ministre.M.Bégin n'était toutefois pas là pour confirmer cet engagement puisqu'il est parti immédiatement après cette réunion avec la FTQ, pour se rendre en Saskatchewan, à la conférence fédérale-provinciale des ministres de l'Environnement.S'ils ne se conformaient pas à cette nouvelle réglementation, les brasseurs américains pourraient faire face à des pénalités atteignant trois dollars la caisse.Ces dispositions seraient conforme à l'ALENA, selon M.Godbout, puisque ces mêmes normes s'appliquent aux producteurs québécois.C'est que si le statu quo continue, il pourrait y avoir perte de 1000 emplois dans l'industrie québécoise de la bière, une tendance amorcée la semaine dernière par la brasserie Molson, souligne M.Godbout.Ce dernier se félicite d'ailleurs de la diligence manifestée par le nouveau ministre de l'Environnement.« Des fois, changer de ministre, ça fait du bien.Le ministre antérieur n'a juste pas fait sa job », tranche-t-il.Démenti d'Air Canada 9 Agence France-Presse La compagnie Air Canada a tenu hier à démentir des allégations selon lesquelles la formation qu'elle dispense à Montréal aux candidats à des postes de personnel navigant ne serait qu'en anglais, en violation de la loi canadienne sur les langues officielles.« Tous nos enseignants sont parfaitement bilingues ( anglais-français ) et passent d'une langue à l'autre pendant les cours », a déclaré Nicole Couture-S imard, porte-parole de la compagnie.Le matériel remis aux candidats est également bilingue et ils peuvent faire leurs examens dans la langue de leur choix, a-t-elle ajouté._1NTERNET\t\t* ¦' MÊÊÊÊÊÊËM ¦\t 1_â m o u e\t1\t\t \t\t\t Un cahier Cyffersppcial à ne pas manquer samedi dans La Presse B2 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 12 NOVEMBRE 1997 Editorial André Desmarais président du conseil d'administration Roger D.Landry président et éditeur Claude Masson éditeur adjoint Marcel Desjardins directeur de l'information Alain Dubuc éditorialiste en chef Souvenirs d'Indochine n choisissant Hanoi pour y tenir son septième sommet, la francophonie envoie au monde un message équivoque.Comment en effet interpréter, sinon avec inquiétude et perplexité, cette idée de réunir les 49 pays ayant le français en partage dans un pays soumis à une dictature et où, de surcroît, la langue française n'est pratiquement plus parlée ?¦iiiwiii n\u2014\u2014¦¦¦m Cette décision de convier la Francophonie à Hanoi est d'autant plus désolante qu'elle n'est pas une simple erreur de parcours.Il faut plutôt y voir un symptôme, la résultante des ambivalences et des incohérences d'une francophonie qui n'en finit pas de se chercher.Alain Dubuc Agnès Gruda Le malaise est d'autant plus palpable que la francophonie souffre mal la comparaison avec le Common-wealth qui, à la clôture de son propre sommet, il y a deux semaines à Edimbourg, envoyait un avertissement très ferme à deux de ses membres, le Nigeria et le Sierra Leone.« Nous leur disons que le Commonwealth ne tolérera pas les violations des droits de l'homme et les processus antidémocratiques », expliquait le premier ministre Jean Chrétien, dont le rôle fut central dans cette condamnation.Quel contraste ! La francophonie, en convergeant demain vers Hanoi, donne plutôt sa bénédiction à un régime de la même eau.Cette attitude conciliante s'explique par la différence des objectifs et des traditions des deux organisations, mais aussi par de cruelles réalités géo-politi- Pendant ce temps, à Montréal.La « MegaCity » a élu son premier maire.Il aura suffi d'un an pour fusionner Toronto et ses cinq voisines.Un an pour vaincre les résistances au point de créer un véritable engouement pour la nouvelle ville.Enthousiasme, fierté, sentiment que les choses progressent : ces éléments impalpables y sont pour beaucoup dans le succès d'une ville.Le premier but de la fusion torontoise, c'est bien sûr de mettre fin aux tirai liages et aux rivalités.Le caractère joyeux de cette naissance donne une valeur ajoutée à l'opération.wgmmjmm^mÊÈgm La comparaison est devenue ba-ZjjÊÊÊBï na^e mais elle est incontournable : ^HBk pendant que Toronto file en quatriè-JJ^B me vitesse vers l'intégration, Mont-ItJm féal piétine sur un chemin qui ne va \\ nulle part.j y ^^^^J Eri juin dernier, l'Assemblée na-BBfej tionale adoptait une loi créant la ^^^^^^B| Commission de développement de la métropole ( CDM ) \u2014 un organisme qui doit chapeauter 107 municipalités abritant trois millions d'habitants.Depuis, plus rien.La Commission n'a pas encore de locaux, ni de téléphone.Pas un seul employé n'a été embauché.Les membres de son conseil n'ont pas été nommés.Forcément, ils ne se sont jamais réunis.Le ministre responsable du dossier, Robert Perreault, a déjà reporté le démarrage de l'organisme.Tout indique que celui-ci sera retardé de nouveau.Beaucoup de raisons expliquent ces délais : les élections municipales, les relations conflictuelles entre Québec et le monde municipal.Mais si la CDM demeure encore une pure représentation de l'esprit, c'est peut-être pour une raison plus fondamentale : parce que telle qu'elle a été conçue, elle n'est pas fonctionnelle.À Toronto, on a imbriqué intimement un nombre restreint de municipalités.D'où l'éclosion d'un nouveau sentiment d'appartenance, à partir duquel tout devient possible.Nous sommes aux antipodes de cette démarche.Au lieu de liens serrés entre quelques partenaires, la CDM tisserait une toile d'araignée entre une multitude de municipalités aussi variées que Saint-Isidore, Vaudreuil, Candiac ou Longueuil.Des représentants \u2014 élus et non \u2014 de ces localités deviseraient de toutes sortes d'enjeux, sans prendre de décisions.L'organisme recouperait 16 MRC, cinq régions administratives et des tas d'autres acteurs régionaux qui essaieraient tous de tirer leurs marrons du feu.Aucune nouvelle identité ne peut naître d'un regroupement aussi hétéroclite.Et si Québec décidait de tout recommencer ?La CDM n'existe pas encore \u2014 pourquoi ne pas la laisser dans les limbes?Arrêtons donc de faire semblant que la région métropolitaine s'étire jusqu'à Contrecoeur.Ce n'est pas vrai.Pour qu'un futur organisme régional puisse fonctionner, il devra englober une zone naturelle, un espace correspondant à une réalité sociologique.L'île de Montréal, Laval, Longueuil, quelques municipalités satellites : le noyau métropolitain se trouve là.Et c'est là que se prennent les grandes décisions influençant l'avenir de la métropole.Pas à Carignan.I ê Retracer les cartes, donc.Mais encore là, on se retrouverait avec trop de joueurs.Le développement de la métropole exige une autre intervention, plus douloureuse : des fusions municipales faisant disparaître les micro-paroisses qui existent encore par pur anachronisme.Dans le même esprit, il faudra finir par s'attaquer aux enclaves qui créent des divisions artificielles au coeur même de la métropole.Outremont, Mont-Royal, West-mount et quelques autres constituent dans la vraie vie des quartiers d'une seule ville : Montréal.Leur existence politique séparée est source d'inéquités et d'incohérences.Une fois le concept épuré, une fois les cartes redessinées, il deviendra plus facile de doter la métropole de pouvoirs réels qui lui permettraient de réaliser des choses.Mieux vaut un petit centre stratégique qu'une grosse coquille vide.ques, notamment le fait que la francophonie se concentre dans le continent tourmenté qu'est l'Afrique.Plusieurs des pays qui, récemment, se sont distingués dans l'horreur appartiennent à la famille francophone < on pense ici à la région des Grands Lacs ) ce qui force la francophonie à mettre son rigorisme en veilleuse sous peine de voir ses rangs se clairsemer.Il est vrai qu'on peut mieux accompagner des pays dans leur marche vers la démocratie en multipliant les liens avec eux plutôt qu'en les isolant.Mais cette stratégie exige un jeu subtil de pressions et d'encouragements que l'on n'a pas vu à l'oeuvre dans le cas du Vietnam.En donnant cette visibilité à un pays qui brime les libertés, qui censure, qui emprisonne, sans exiger de sa part de virages probants, la francophonie a offert sur un plateau d'argent une caution morale à un des derniers régimes communistes.Le symbole est assez troublant pour discréditer la francophonie comme lieu de démocratisation et de défense des droits.Le choix de Hanoi est d'autant plus étonnant que l'on peut difficilement justifier ce laxisme par les impératifs de la progression de l'espace francophone, principale raison d'être de la francophonie.Pour élargir ses rangs et son influence, la francophonie a déjà assoupli la définition de ce que sont les pays ayant le français en partage, pour englober des sociétés qui n'ont de français que la francophilie d'une partie de leurs élites, comme la Roumanie.Mais, même au prix de contorsions intellectuelles, cette définition très élastique du fait français ne réussit pas à englober le Vietnam.Depuis le départ de la France, il y a quarante ans, le français n'y est plus parlé, sauf par une poignée de personnes âgées.Le gouvernement vietnamien encourage en outre l'anglais dans les échanges commer- ciaux.Une poussée irrésistible à laquelle la France, et le Québec, répondent de façon volontariste en injectant des fonds publics pour « franciser » un pays qui ne veut pas l'être.C'est donc pour ramener le Vietnam dans le giron français qu'on justifie l'idée de tenir le sommet à Hanoi.Mais cette offensive défie toute logique, si ce n'est celle de la France qui, par le biais de la francophonie, semble vouloir renouer les liens disparus depuis quarante ans avec l'Indochine et recréer l'espace de son empire perdu.Ce projet illustre le problème central de la francophonie : le poids disproportionné qu'y occupe la France.Bien sûr, le Sommet de Hanoi connaîtra ses succès, on y parlera d'inforoutes francophones, ce qui est toujours à la mode, et on y créera le poste de secrétaire général, qui sera sans doute confié à l'ancien secrétaire général de l'ONU, Boutros Boutros-Ghali.Un prestige qui servira à masquer les incohérences de l'organisme et son absence de principes.Nous ne pouvons évidemment pas rester insensibles au projet de la francophonie, qui cherche à élargir et à consolider l'espace francophone, à utiliser ce lien pour favoriser l'ouverture sur le monde, à créer des canaux privilégiés pour accroître le commerce et favoriser le développement.Ce sont là des objectifs fondamentaux pour le Québec, qui veut rompre son isolement et qui ne peut que profiter des progrès du français dans le monde.\u2022 Mais ces objectifs, essentiels, ne justifient pas toutes les dérives.Si le gouvernement canadien défendait à Hanoi, avec la même fermeté, les principes qu'il défendait à Edimbourg, et si le gouvernement québécois réussissait à affirmer 'son indépendance face à la France, les intérêts de la francophonie seraient bien mieux servis.\"Ut % cw?ênteo casse \\s.co»jtr«n>Acutfr i ^eu^ ( f Ma DMOI RLsmvts LA BOÎTE AUX LETTRES La tète dans le sable ¦ J'aimerais pouvoir envoyer mes enfants dans une école de langue anglaise sans devoir quitter le Québec pour autant.Mais la loi 101 m'en empêche.Je crois que chacun devrait pouvoir choisir la langue dans laquelle il veut faire élever ses enfants et que cette décision n'est pas du tout du ressort du gouvernement.J'ai eu la chance d'apprendre très tôt l'anglais et cela m'a servi toute ma vie : au cours de voyages, pour apprendre d'autres langues et pour faire des études supérieures.Enfin, je n'aurais pas pu faire mon travail en informatique si je n'avais pas connu l'anglais.Plusieurs fois, j'ai eu pitié de collègues unilingues français qui ne pouvaient pas avancer aussi rapidement que les autres parce qu'ils devaient attendre la documentation en français qui nous parvenait plusieurs mois après la documentation en anglais \u2014 ou qui n'existait pas du tout.L'anglais est l'espéranto du 21* siècle.Presque toutes les communications internationales dans le monde des affaires se font en anglais.Le langage de la recherche scientifique est l'anglais.Internet est en anglais.Les jeunes qui voyagent dans le monde échangent en anglais.Les domaines de l'économie qui prennent de plus en plus de place exigent tous une connaissance de l'anglais dans la mesure où ils requièrent de communiquer ou d'apprendre en anglais.Ne pas connaître l'anglais aujourd'hui est un handicap.Voulons-nous élever des handicapés ?Les Québécois se mettent la tête dans le sable avec cet anachronisme qu'est l'école en français obligatoire.Luc FAUBERT Un oubli majeur ?¦ À la suite de la sortie, 11 y a quelques semaines, de la réforme des program- Pauline M a rots mes scolaires par la ministre Marois, j'aimerais vous donner mon opinion D'abord, j'aimerais féliciter la ministre pour son courage.En effet, il en fallait beaucoup pour s'attaquer à une si grande tâche.Elle n'a pas eu peur de dire qu'il fallait augmenter les exigences dans les matières de base.Le français, les mathématiques et l'histoire seront désormais les priorités des enseignants.Bravo ! Seulement, la ministre a commis un oubli majeur : comment a-t-elle pu oublier d'inclure dans sa liste de priorités une matière aussi importante que l'éducation physique et l'éducation à la santé ?J'entends déjà d'ici les gens dire : « Mais pourquoi ces cours de « culture physique » ?Les jeunes ont bien assez des récréations pour s'aérer le cerveau ?» C'est qu'il faut avoir l'esprit assez ouvert pour voir que les enseignants en éducation physique ne sont pas là pour montrer aux jeunes l'art du ballon chasseur.L'enseignant en activité physique a un rôle primordial dans le développement global des enfants.Il a pour mandat d'inculquer aux enfants toute l'importance d'acquérir de bonnes habitudes de vie, incluant la pratique régulière d'activités physiques.Sans oublier les bienfaits d'une bonne alimentation.Dans cet optique, madame Marois, ne croyez-vous pas que l'éducation physique et l'éducation à la santé font partie des matières de base qui feront de nos jeunes des citoyens plus équi-libqés et plus sains ?Jean De CARUFEL étudiant en éducation physique Université de Sherbrooke Un coup d'essuie-glace dans l'eau ?V ¦ L'essuie-glace au bout du bâton, la couette verte, les bottes trop longues, les anneaux au nez, à la lèvre et aux oreilles, Mario le Squeegie brandit fièrement l'engin qui lui permet aujourd'hui de gagner sa vie, coin Peel et Sainte-Catherine.Accompagné d'un copain, ils discutent de choses et d'autres oubliant le danger qui les guette.Les voitures piégées au feu rouge n'ont qu'à bien se tenir, il sont fin prêts à commencer leur journée.Pendant ce temps, les voitures de patrouille de la police s'approchent.Le jeu de cache-cache débute.Dissimulés un peu plus loin, les policiers attendent de pouvoir les prendre sur le fait.Ils avancent tout doucement.Trop tard pour Mario, il vient de se faire repérer.Us débarquent à deux pour lui servir une contravention de 135 $.Mario, exaspéré mais calme, feint l'indifférence.Après le départ des policiers, il s'empresse de déchirer la contravention afin de reprendre son boulot.La version de Mario est simple : au moins, il travaille, lui.Un peu vrai lorsqu'on voit, un peu plus loin, des jeunes assis sur le trottoir, désoeuvrés, qui passent leurs journées à quémander.Bien sûr, il est impératif voire indispensable que la police assure la protection des citoyens.Mais pourquoi les contravention à 135$?On sait très bien que les squeegies ne les paieront pas.Est-ce que la Ville s'en sert pour gonfler les comptes recevables aux fins d'emprunt ?Ou est-ce pour justifier l'emploi de fonctionnaires ?Comme dans le cas de la prostitution, ne serait-il pas plus efficace de servir aussi l'amende à celui qui paie pour ces services plutôt que seulement à celui qui « sollicite sans permis dans une zone publique >> ?Suzel MÉNARD Montréal LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 12 NOVEMBRE 1997 Opinions Ottawa n'a jamais cessé de s'attaquer aux compétences québécoises JACQUES BRASSARD L'auteur est ministre délégué aux Affaires intergouvernementales canadiennes.Récemment, le ministre fédéral des ressources humaines, Pierre Pettigrew, prononçait une allocution devant la Chambre de commerce de Laval.Tout en faisant l'éloge de l'union sociale canadienne, devenue l'approche « moderne » du fédéralisme d'aujourd'hui, M.Pettigrew condamnait la position du Québec qui refuse de cautionner l'abandon de ses pouvoirs en matière de politique sociale au profit du gouvernement fédéral.Or, de qualifier de « dogmatique » le refus du Québec d'accepter l'intrusion du gouvernement fédéral dans ses propres champs de compétence est révélateur d'une méconnaissance totale des enjeux politiques et économiques découlant de ce projet d'union sociale.M.Pettigrew est d'avis que les projets inscrits sous l'union sociale canadienne ont pour avantage de clarifier les rôles et responsabilités des gouvernements en matière sociale.Selon lui, la prestation fédérale pour enfants est un exemple éloquent de cet exercice de clarification.Le fédéral devient le principal responsable du soutien du revenu pour les familles pauvres, alors que les provinces réorientent leurs actions à l'égard des services aux familles.Pour lui, « clarifier les responsabilités » c'est faire en sorte que le fédéral devienne le principal responsable des politiques sociales et que les provinces aient des activités complémentaires et ce, bien entendu, dans le respect des lionnes établies par le gouvernement fédéral.Il s'agit non pas d'une façon de clarifier les rôles et responsabilités, mais bien d'une manière de les chambarder avec le résultat que le gouvernement fédéral devient de facto le maître d'oeuvre du secteur social.Ceci est non seulement contraire à la répartition des compétences en vertu de la Constitution, mais va tout à fait à rencontre d'une politique sociale basée sur les besoins concrets des familles du Québec, ce qui a pour conséquence d'entraver sérieusement la mise en oeuvre d'une politique québécoise intégrée et cohérente.Par ailleurs, on ne peut que s'étonner que le ministre Pettigrew se félicite du fait que la mise en Le Québec doit toujours rester vigilant dans la protection de ses compétences constitutionnelles.place de la prestation « nationale » pour les enfants dégagera pour le Québec une somme de 150 millions de dollars pour réinvestir dans le soutien aux familles.Rappelons simplement qu'il s'agit là d'un retour bien mince pour les compressions qu'a subies le Québec, au cours des deux dernières années, au chapitre des transferts fédéraux pour le financement des programmes sociaux.Ces compressions fédérales supplémentaires, qui entraînent pour le Québec un manque à gagner de plus de 800 millions, en 1996-1997, et de 1,4 milliard, en 1997-1998, retardent d'autant l'atteinte de l'objectif d'élimination complète du déficit budgétaire du gouvernement du Québec.Sans ces compressions, le déficit du Québec, qui se situera à 2,2 milliards à la fin de 1997-1998, aurait déjà été presque totalement éliminé.Régime d'assurance parentale M.Pettigrew vante l'approche d'ouverture et de générosité de son gouvernement face à la demande du Québec de mettre sur pied son propre régime d'assurance parentale.De plus, il laisse entendre que le Québec veut se payer un régime plus généreux aux frais de la Caisse d'assurance-emploi.Il est nécessaire de rappeler que la démarche du Québec est basée essentiellement sur l'article 69 ( 2 ) de la Loi sur l'assurance emploi, laquelle Jacques Brassard permet aux provinces de créer leur programme distinct.Contrairement aux allégations fédérales, le Québec n'essaie pas de faire financer par les autres les coûts additionnels d'un régime plus généreux que celui de l'assurance-emploi.Ces coûts additionnels seront totalement assumés au Québec Entre-temps, le gouvernement fédéral retarde la mise en oeuvre du nouveau régime québécois, en refusant que l'ensemble des cotisations versées actuellement à cette fin dans le cadre de l'assurance-emploi par les employés et employeurs québécois financent le volet parental de l'assurance-emploi et soient dorénavant versées en totalité dans un régime québécois d'assurance parentale.Autrement dit, malgré le fait que la loi fédérale le permette, Ottawa refuse que les Québécois se paient leur propre régime d'assurance parentale à même leurs propres contributions à la Caisse d'assurance-emploi.Bel exemple de fédéralisme flexible l (.) L'allocation unifiée pour enfants M.Pettigrew prétend que le Québec prive les enfants québécois de certains avantages en ne participant pas activement aux programmes mis en place par le fédéral.Précisons que la prestation fiscale Pierre Pettigrew fédérale s'applique toujours au Québec et que, contrairement à ce que prétend M.Pettigrew, c'est le gouvernement fédéral qui met les bâtons dans les roues en entravant la mise en place intégrée et harmonieuse de la politique familiale du Québec.Après l'annonce de son nouveau régime d'allocation familiale et ce dès l'automne dernier, le Québec a été forcé de réajuster celui-ci, de trouver des solutions temporaires jusqu'à la mise en place du nouveau programme fédéral pour enfants, bousculant par le fait même le propre calendrier d'opérations que s'était donné le Québec.(.) La position du Québec Le Québec maintient la position prise depuis la mise en place, en 1995, du Conseil interministériel des ministres pour la réforme des politiques sociales.Il participe au sein de ce conseil à titre d'observateur.Par ailleurs, les ministres du Québec participent activement aux forums sectoriels ( services sociaux, main-d'oeuvre ) chargés de mettre en place les orientations du Conseil et ils y défendent les positions traditionnelles du Québec.Ces positions consistent entre autres à dé-noncer l'ingérence du gouvernement fédéral en matière de politiques sociales et la mise en place de nonnes pancanadiennes qui contraignent l'action du Québec dans un domaine où, en vertu de la Constitution, il doit demeurer le seul maître d'oeuvre des politiques sociales sur son territoire.C'est ainsi que s'écrit l'histoire des relations Québec-Ottawa depuis les trente dernières années.Le Québec doit toujours rester vigilant dans la protection de ses compétences constitutionnelles.En conséquence, il n'entend toujours pas cautionner, par sa présence active, des travaux entrepris sous l'égide du gouvernement fédéral et qui ont pour seul but d'établir de grands programmes panca-nadiens basés sur des objectifs définis en bout de piste par le fédéral.Ceci ne laisse d'autres choix aux provinces que d'ajuster leurs interventions dans le cadre des paramètres décidés par Ottawa.Pour toutes ces raisons, le Québec continue de prétendre que la seule façon de disposer de politiques sociales cohérentes et répondant véritablement aux besoins de la population est de reconnaître clairement sa maîtrise d'oeuvre en la matière.Ottawa doit transférer au Québec, entre autres sous forme de points d'impôt, les sommes consacrées par le gouvernement fédéral au chapitre des politiques sociales et financées très largement à même les impôts des Québécois, que ce soit à l'égard des enfants ou à l'égard des jeunes.Dans l'intervalle, le Québec entend continuer, dans le cadre des forums fédéraux-provinciaux relatifs aux politiques sociales, à défendre la politique du Québec en matière sociale, comme l'ont fait tous les gouvernements du Québec qui se sont succédé depuis plus d'une trentaine d'années, seule politique compatible avec l'esprit et la lettre du régime constitutionnel fédéral qui s'impose encore au Québec.Lors du dernier référendum, le peuple québécois n'a pas donné au gouvernement le mandat de réaliser la souveraineté.Nous respectons cette décision bien que je demeure toujours convaincu que c'est la seule avenue possible pour répondre aux aspirations légitimes du peuple québécois.Cela dit, entre-temps, le gouvernement continue de s'acquitter de son obligation de défendre les intérêts du peuple québécois, de faire valoir le respect de ses compétences devant les intrusions et les volontés clairement manifestes du fédéral de nier l'esprit et la lettre mêmes de la Constitution canadienne.Un nouveau pacte doit être conclu Celui-ci devra protéaer les perspectives d'avenir des ieunes et permettre aux aînés Nous publions aujourd'hui la deuxième et dernière tranche d'un texte que nous ont fait parvenir des intellectuels, jeunes et aînés, qui discutent, depuis plusieurs mois, au sein d'un groupe appelé « Le pont entre les générations ».Les signataires sont : Rock Beaudet, Pierre Charland, Marc-André Dowd, Sylvie Perron, Jacques Francoeur, Jacques Grand'Maison, Marguerite Hogue-Charlebois, Phyllis Lambert, Philippe Lapointe, Liliane Lecompte, Solange Lefebvre, Atïm Léon Germain, François Rebelle, Pierre Shooner, Marie-Ève Sylvestre et Johanne Therrien.Au cours des derniers mois,, en privé comme sur la place publique, des mots vifs, parfois gcnéralisateurs, parfois outranciers, ont été lancés.Les baby-boomers ont été accusés de tous les maux ; les jeunes seraient des « enfants gâtés », adeptes du néolibéralisme ; les aînés, pour leur part, se seraient désintéressés de tout, sauf de leur retraite et de leur migration hivernale.Les stéréotypes sont plus vigoureux que jamais.Les tensions entre les générations sont palpables, le dialogue entre elles, difficile.Cela étant dit, on ne saurait nier les complicités qui peuvent unir les différentes générations, que ce soit dans les familles ou dans le milieu communautaire.On sait que, dans certaines régions, des retraités offrent leur aide à de jeunes familles.À d'autres endroits, des élèves du secondaire vont visiter des personnes âgées qui vivent dans des centres d'accueil.Mais ces gestes de solidarité, si forts et Importants soient-Us, ne peuvent nous faire oublier qu'il existe un malaise entre les générations, que des tensions sont tout particulièrement perceptibles dès qu'il est question de l'équité entre les générations dans les conditions de travail.Cette question a ponctué les rencontres de notre groupe et suscité de profondes discussions.Un appauvrissement de la jeunesse On constate que les jeunes de 15 à 24 ans se sont appauvris davantage que leurs aînés durant les années 1980, leur revenu moyen ayant chuté de 26 %, contre 6 % pour l'ensemble des travailleurs.Cet appauvrissement est dû en partie au chômage, mais également à l'affaiblissement des conditions de travail des jeunes.Notam- ment, alors que les travailleurs autonomes dont la carrière est déjà entamée s'en tirent souvent assez bien, les jeunes travailleurs autonomes vivent une plus grande précarité.Ainsi, dans les secteurs d'emplois bien rémunérés et syndiqués, les jeunes sont peu présents.Dans le secteur des pâtes et papiers, les jeunes de moins de 30 ans représentaient 37 % des effectifs, en 1976, comparativement à 11 %, en 1996.Dans le secteur de la construction résidentielle, les jeunes sont passés de 35 % des effectifs, en 1976, à il %, en 1996.Du côté de la fonction publique, en 1976, les jeunes constituaient 43 % des effectifs, contre 6 %, en 1995.En fait, les jeunes se retrouvent en général dans les secteurs où les emplois sont moins bien rémunérés et peu syndiqués.Prenons le secteur de l'alimentation, des pharmacies et celui de la vente au détail dans les magasins de vêtements et de chaussures : en 1976, les jeunes représentaient 44 % des travailleurs de ces secteurs ; en 1996, alors qu'ils comptaient pour 25 % de la population active en emploi, la proportion de jeunes est passée à 60 % dans le premier secteur et à 46 % dans le second.La Loi sur les normes du travail est devenue la convention collective d'un trop grand nombre de jeunes.La faiblesse des conditions assurées par cette loi aux travailleurs non syndiqués est aussi une cause importante de précarité des conditions de travail des jeunes.Des pratiques inéquitables De plus, on constate que, dans bien des règlements de conflits de travail, les jeunes travailleurs sont défavorisés.Il est évident que la pression très forte pour abaisser les conditions de travail affecte l'ensemble des travailleurs.Il est également certain que des syndicats ont été obligés de signer des conventions collectives le couteau sur la gorge.Néanmoins, de l'accumulation d'exemples, une tendance selon laquelle les jeunes seraient davantage touchés semble se dessiner.Il ne s'agit pas de poser les jeunes en victimes, mais d'interroger des faits oui semblent contraires aux valeurs de solidarité et d'équité.Nous avons relevé entre autres trois types développement de pratiques inéquitables qui creusent l'écart entre les générations.Pour rationaliser les dépenses, plusieurs organismes ont opté pour le gel de l'embauche, plutôt que de partager le fardeau des compressions entre tous les travailleurs.Dans d'autres cas, le salaire des travailleurs en début de carrière est abaissé, alors que le salaire des plus anciens est maintenu et parfois même augmenté.Enfin, certains règlements de conflits de travail sont conclus par la création d'une nouvelle échelle salariale moins généreuse pour les futurs travailleurs, dite clause orphelin ou de double échelle.En 1985, on comptait 2 % de conventions collectives contenant une clause orphelin signées au Québec, contre 8 % en 1990.Il semble que, depuis 1990, le ministère du Travail n'a pas compilé ces données.Quoiqu'il en soit, qu'il y en ait aujourd'hui 10 % ou 1 %, ce type de clause est discriminatoire et inacceptable.L'exposé de ces pratiques a suscité bien des malaises au sein de notre groupe.Est-ce que le maintien intégral des conditions des anciens travailleurs, durement gagnées au fil des années, justifie le sacrifice des conditions des plus jeunes ?Est-ce que les intérêts des jeunes sont les derniers pris en compte dans certaines luttes d'intérêts entre les forces syndicale et patronale ?Est-il juste de réduire les conditions salariales des plus jeunes au moment où plusieurs doivent faire face à des dettes d'études fort lourdes, au moment même où ils songent à fonder une famille, à mettre en branle des projets d'avenir ?Dans le sauve-qui-peut actuel, notre société n'a-t-cllc pas pris le parti de jouer le présent contre l'avenir ?Bien sûr, nous ne prétendons pas que ces pratiques sont à elles seules responsables de la situation précaire des jeunes face au marché du travail, mais on peut penser qu'elles sont susceptibles d'avoir des effets significatifs à long terme et qu'elles contribuent à détériorer leurs conditions de travail.On ne peut les ignorer.Nous sommes conscients que notre système économique engendre du chômage et de la pauvreté.Mais la meilleure façon d'éliminer toute possibilité de changement, c'est que les travailleurs les mieux rémunérés se désolidarisent des plus jeunes en acceptant des compromis qui visent le maintien de leurs acquis en échange de la pauvreté de ceux qui leur succéderont.Pour un nouveau pacte entre les générations Certes, les rapports entre les générations débordent le champ du travail.Nous avons montré comment ces rapports concernent toutes les lignes de transmission qui permettent à une société et à une population de s'inscrire dans l'histoire.À ce chapitre, l'avenir de la génération montante et particulièrement l'éducation deviennent un des principaux repères des choix collectifs à faire et des nouvelles solidarités à bâtir, surtout pour dépasser les tendances lourdes que sont l'individualisme, le corporatisme, et le néolibéralisme qui sont en train de briser le lien social.Il faut bien admettre que plusieurs jeunes sont marqués par ces travers.La référence « générationnelle » peut contribuer à élargir les solidarités.C'est dans ce sens que notre groupe continuera de se rencontrer pour discuter et confronter des idées autour de la question de l'équité entre les générations.Nous souhaitons contribuer à faire avancer les débats, si modeste soit notre apport.Nous voulons travailler à jeter les bases d'un nouveau pacte entre les générations, qui protégera les perspectives d'avenir des jeunes et permettra aux aînés de partager leur expérience et de continuer à participer au développement de notre société.Les jeunes ont non seulement le goût de prendre leur place et de bâtir le Québec de demain, mais ils tiennent à le faire en solidarité avec ceux et celles qui les ont précédés et qui les suivront.Le psychologue Erik Erikson écrivait que « nous sommes ce qui nous survit ».C'est dans l'humus on ne peut plus humain des rapports de générations que se joue la conscience et la dynamique historiques d'une société, et aussi sa capacité de renouvellement.Même les inévitables conflits d'un tel parcours ne sauraient faire avancer les choses sans cette logique de vie, de filiation et de transmission, source première d'un sens aigu et soutenu des responsabilités et d'une foi résolue face à l'avenir.FIN B4 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 12 NOVEMBRE 1997 ACURA Votre ® Politique Affaire Dubreuil : péquistes et libéraux s'unissent contre un règlement rapide du litige i Climatiseiu \u2022 lecteur de disques cninpads \u2022 unies en alliage \u2022 Mèyes en eiiii \u2022 loi) ouviant ÉRIC CLÉMENT Le gouvernement Bouchard et l'opposition libérale se sont unis, hier à l'Assemblée nationale, pour rejeter une motion proposée par Mario Dumont et qui aurait permis au protecteur du citoyen de venir présenter son rapport sur l'affaire Dubreuil devant une commission spéciale.iihmW-Ii' nffrrt |n*tf «liffrivr «!«\u2022 I illiiMmiMii.*Tarif nàimmI ilr Im¦ilwi hpil «I umt àmrér ifc- :W> mnfc.«'i.iMi \\nmr l» 2-\">TI.IVJR m».i.I.-1 VJd-tW (total ilni pafctarot*: H Hll$).lii jmi»iii|.i.-tir -* 850S.un tlr|snl -ôtiriii' ri RU |»niui«t «rartttraf «M mpé*.\\IIim iiiioii i|r 24 dÛO km |mr iiiiim^* (fhtttf 0.10$ par Lui \u2022»uji|»l«'iii«nliiiri).jîur*.fari* «I iiiiiiuiiriViilalHHt ri mwiirumikm «m, \\ i.i lin «In li.nl \\«»it- |Mmvni irawriMi l«- ivhiralr mi «iHin^-hMiiwirr ou Imlii-nr jMtur In \\ni.in n-i.lii.il.- |.i.-.l.i.inmi.i- (,uianii.- Ultra liinii.-.- ilr .\"» nu*/IOt) IMM) km.Assistance routière Acure.Les deux premiers services d'entretien (pièce* en sus) sont compris dans le prix de location-bail.Offiv dix/nmiUr xculïiuvnl />mlMiliini fin rrvtlit.- ACURA LES CONCESSIONNAIRES FIABLES ACURA Une vision qui inspire un élan de passion.9100, bout Broutard.659-1616 7100, bout.Matropoftain Est Anjou.354-8811 255.boul.de la Sukjneuri», 4040, rue Juan Talon O.MorttrûtI.340-1344 4648, boul.SKJaan, Poaaid uai Ormaaux.696-7777 2 La motion sans préavis du députe de Rivière-du-Loup proposait que, conformément à un article du règlement de l'Assemblée nationale, une commission spéciale soit constituée « afin de donner suite au rapport final du Protecteur du citoyen sur les circonstances entourant le refus du ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation de délivrer un permis d'exploitation d'une usine de transformation de produits marins ».\u2022 Le député Dumont a dit à La Presse qu'il avait été « fort surpris » de constater que ni l'opposition libérale ni le gouvernement n'avait voulu accorder son consentement pour au moins débattre de la motion.Un débat aurait permis, comme l'a récemment suggéré le Protecteur du citoyen, d'envisager une autre voie que la voie judiciaire pour régler ce litige qui pourrait aller jusqu'en Cour suprême alors qu'il avait, à l'origine, pour seul objet de créer 150 emplois en Gas-pésie.« C'est un sujet dont ils n'aiment pas parler », a-t-il dit.Rappelons que c'est le ministre libéral Yvon Vallières qui avait refusé d'accorder un permis à Jacques Dubreuil, un courtier de poissons, en 1993.Les successeurs de M.Vallières, Marcel Landry ( qui soutenait M.Dubreuil en 1993 ), puis Guy Julien, ne sont pas revenus sur cette décision, pourtant condamnée en première instance lors d'une victoire de M.Dubreuil devant les tribunaux.« Le gouvernement a encore invoqué le sub judice pour ne pas aborder l'affaire alors que c'est lui qui veut continuer d'aller devant les tribunaux avec l'appel de la première décision, observe Mario Dumont.Le gouvernement plaide son propre abus de pouvoir pour ne pas en discuter.À ma connaissance, c'est la première fois qu'une épée de Damoclès est brandie sur une institution aussi importante que le Protecteur du citoyen.» Le protecteur du citoyen, Daniel Jacoby, avait déclaré à La Presse, la semaine dernière, que le sub judice était invoqué à tort par le gouvernement puisque l'affaire Dubreuil n'est pas criminelle.Comme ce dossier ne sera pas débattu devant les députés, à moins que le ministre de la Justice, Serge Ménard, ne s'y penche rapidement, le refus d'entendre le protecteur du citoyen présenter ses re-commandat ions a pour conséquence de renvoyer tout règlement rapide aux calendes grecques, à tout le moins dans les dédales de la justice dans lesquels cette affaire est embourbée.aux frais des contribuables.I ?t 9 La moitié des Canadiens rateraient le test imposé aux immigrants Associated Press TORONTO Au Canada, qui est le chef de l'État ?Quelles sont les quatre provinces fondatrices de la confédération ?Un récent sondage montre que près de la moitié des Canadiens rateraient le test imposé aux immigrants pour leur naturalisation.Selon cette enquête réalisée auprès de 1356 Canadiens, 45 % ont tout simplement échoué à au moins neuf des vingt questions portant sur l'histoire et les institutions canadiennes.Il ressort de ce sondage réalisé par l'institut Angus Reid que seuls 8 % des personnes interrogées ont répondu que le chef de l'Etat était la reine Elizabeth II d'Angleterre.Une écrasante majorité a attribué cette fonction à l'actuel premier ministre du Canada, Jean Chrétien.De même, seulement 22 % des Canadiens interrogés savaient que le Québec, l'Ontario, le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Ecosse se sont réunis le Ie* juillet 1867 pour fonder la confédération du Canada.L'hymne national n'a pas eu beaucoup plus de chance : seuls 65 % des Canadiens interrogés ont pu réciter.les deux premières lignes de « O Canada ».Effectué du 28 octobre au 3 novembre, ce sondage comporte une marge d'erreur de 2,7 points.Il a été réalisé à la demande du Dominion Institute, une organisation qui veut promouvoir le sens de la responsabilité citoyenne chez les Canadiens.« Les Canadiens sont véritablement fiers d'être Canadiens.Je pense, néanmoins, que nous avons besoin d'un nouvel éclairage sur les connaissances qui forment la base de la citoyenneté », reconnaît ie directeur de cet institut, Rudyard Griffiths.¦¦¦¦¦¦¦ t B t ! / ¥ Des bonnes nouvelles Location 36 mois TRANSPORT INCLUS UNI ÈRE NOUVELLE Sierra de CMC t Le pick-up pleine grandeur de GMC.«Polyvalence, fiabilité et puissance», trois mots qui en disent long sur le Sierra de GMC \u2022 V6 de 4.3 litres développant 200 chevaux \u2022 Ponf arrière autobloquant \u2022 Boite automatique 4 rapports avec surmultipliée \u2022 Freins antiblocage aux 4 roues \u2022 2 sacs gonflables \u2022 Direction à assistance variable \u2022 Système antivol PASSLock \u2022 Caisse de 8 pieds à double paroi, permettant le chargement sur deux niveaux \u2022 Pare »mrr c.*v wWM«i' p«ri«ip*i»i p>«ur le %mt u»ln«ikKalrU,m MUT émit* ée \\ mn% on AO » MO km m lur* U ¦ mm yr:-.Prix du meilleur achat 96-97-98 Le magazine Car Guide \"Location 48 mois, 850 $ comptant, taxes en sus.«*T ».| LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 12 NOVEMBRE 1997 Le Hir publie ses mémoires en évitant le règlement de compte Presse Canadienne QUÉBEC Le député indépendant d'Iberville, Richard Le Hir, a rédigé ses mémoires politiques.Dans 170 pages de son ouvrage, il raconte son bref passage dans le cabinet de Jacques Parizeau, à titre ministre de la Restructuration, chargé de faire valoir Les libéraux utilisent le livre de Le Hir pour dénoncer une « arnaque » du PQ PIERRE APRIL de la Presse Canadienne, QUÉBEC L'opposition a accusé, hier en Chambre, le gouvernement de Jacques Parizeau d'avoir gonflé à compter de septembre 1994 le déficit de l'administration libérale précédente d'au moins 600 millions pour alimenter sa stratégie préréférendaire.Utilisant un passage du livre publié par Richard Le Hir, député indépendant d'Iberville et ancien ministre dans le gouvernement Parizeau, intitulé « La prochaine étape ; le défi de la légitimité », l'ancien ministre des Finances libéral André Bourbeau a tenté de démontrer au vice-premier ministre, Bernard Landry, que tout le discours entourant son déficit de 6 milliards était « une arnaque ».Effectivement, dans l'ouvrage de M.le Hir, à la page 124, il est écrit que « en l'espace d'au plus deux semaines, les estimés initiaux du déficit laissé par les libéraux présentés au Conseil des ministres ont grimpé de quelque chose comme 600 millions sans que la moindre information ne soit fournie pour expliquer cet écart qui soulevait à tout le moins de sérieuses questions sur la qualité de l'administration et des systèmes d'information au ministère des Finances ».C'est ainsi, dans le raisonnement de M.Le Hir, ancien ministre de la Restructuration, que la marge de manoeuvre du gouvernement du Parti québécois « s'en trouvait sensiblement accrue, ce qui constituait un avantage stratégique important en période pré-référendaire ».« Nous avons maintenant une preuve d'un témoin oculaire, a lancé M.Bourbeau à l'intention du vice-premier ministre, de quelqu'un qui était assis à la table du Conseil des ministres.Le vice-premier ministre ne se rend-il pas compte, qu'avec le témoignage du député d'Iberville, l'arnaque est démasquée ?» M.Landry a répliqué rapidement en rappelant que le ministre des Finances péquiste de l'époque, Jean Campeau, avait lui aussi posé de sérieuses questions à l'administration précédente après avoir quand même dit qu'il n'avait rien trouvé d'anormal dans les livres à son arrivée, mais qu'après avoir poussé plus avant ses recherches il avait trouvé des anomalies sérieuses.« Le député de Crémazie ( Jean Campeau ), par la suite, a fini son analyse, a répliqué M.Landry, et on se souvient des horreurs qu'il a découvertes, en particulier, que des pertes camouflées de 464 millions à la Société de développement industriel n'avaient jamais été comptabilisées aux dépenses.« Le vérificateur général, a poursuivi le vice-premier ministre, par les états qu'il signe, sait que vous avez laissé un déficit record inacceptable contre lequel nous nous battons.» Le chef libéral, Daniel Johnson, a repris les arguments de son porte-parole et a tenté de faire porter le chapeau au ministre de la Santé et des Services sociaux, Jean Rochon, présent aux réunions du cabinet, en l'accusant « de s'être surtout attaché, à ce moment-là, à soigner l'option référendaire plutôt qu'à soigner les patients au Québec ».Pour l'équipement seulement Presse Canadienne QUÉBEC C'est uniquement l'achat de véhicules et d'équipements qui sera financé par le nouveau Fonds de gestion de l'équipement roulant que veut créer le ministère des Transports, a assuré hier le ministre Jacques Brassard.En réponse à l'Assemblée nationale à des questions du député de Laporte, André Bourbeau, et du député de Pontiac, Robert Middle-miss, le ministre Brassard a donné l'i^surance que le Fonds ne servira qu'eu financement de l'achat de véhicules, de camions ou d'équipements.L'opposition libérale craignait que ce fonds ne serve aussi ,\\ payer des salaires aux fonctionnaires ou des dépenses courantes.les avantages économiques de la souveraineté.Intitulé « La prochaine étape : le défi de la légitimité », l'ouvrage n'est pas un règlement de compte, mais le récit de ce qu'il a vécu et de ce qu'on a bien voulu lui dire au moment où il essayait de promouvoir la souveraineté avant le fait.Au cours d'une entrevue, hier.M.Le Hir a refusé d'accuser ou de se défouler.Il décrit que lorsqu'il s'est retrouvé seul, au lendemain du référendum, abandonné par le premier ministre et ses collègues du cabinet, il s'est souvenu des promesses qu'on lui avait faites pour le convaincre de quitter la présidence de l'Association des manufacturiers du Québec, en 1994, et de se lancer en politique.On lui avait promis le ministère de l'Industrie et du Commerce et c'était à cette condition qu'il se lançait dans l'arène.Malheureusement, il s'est retrouvé ailleurs, dans un rôle qui aurait dû être confié à quelqu'un de plus expérimenté, plus habitué aux manoeuvres politiques.La suite, on la connaît.Il a été accusé d'avoir embauché des amis du PQ pour produire des études bidons, à des coûts prohibitifs sur les conséquences sur la souveraineté.À trois reprises, il a été innocenté.Dans toute cette histoire, M.Le Hir admet encore ne pas savoir vraiment ce qui s'est passé dans son dos et dans les coulisses.LES 0 T Q À TAUX PROGRESSIF Des revenus cf intérêt tous les mois ?Vous cherchez un produit financier qui vous permet de recevoir des intérêts sur une base mensuelle?N'attendez plus: achetez des Obligations à terme du Québec (OTQ) à taux progressif dès aujourd'hui.Avec un investissement d'au moins 10000$, les intérêts réguliers peuvent vous être versés tous les mois.POURQUOI DES OTQ À TAUX PROGRESSIF?Tout simplement parce qu'il est difficile de trouver mieux.Comparez, vous verrez I \u2022 Garanties par le gouvernement du Québec, sans limite de capital, elles sont absolument sans risques.\u2022 Leurs taux progressifs garantis pour chacune des dix prochaines années sont des plus concurrentiels.\u2022 Elles sont remboursables chaque année, sans pénalité, à leur date anniversaire.\u2022 Elles sont admissibles au REER et au FERR.Et mieux encore, vous avez tout intérêt à garder vos OTQ à taux progressif le plus longtemps possible puisque leur rendement croît avec les années.Consultez le tableau pour en suivre la progression.3,60 4,25 5,00 5,25 6,00 6,25 6,50 6,75 7,00 7,25 l'année 2\" année 3* année 4* année 5* année 6* année T année tannée tannée 10 année Taux moyen sur dix ans: 5,78%* \u2022'EST TOUJOURS LE TEMPS DE BIEN FAIRE.Pour vous procurer des OTQ à taux progressif dès aujourd'hui, c'est tout simple : appelez un agent d'investissement de Placements Québec au 1 800 463-5229 ou au (418) 521-5229, du lundi au vendredi, de 8h à 20h et les samedis de 9 h à 17h jusqu'au 1\" novembre.Elles sont également offertes chez les courtiers en valeurs mobilières, les intermédiaires en assurance et dans les institutions financières.Les formulaires et dépliants sont disponibles dans les bureaux de Communication-Québec et dans plus de 1000 bureaux de poste corporatifs.*Taux offerts sur la hase de versements annuels d'intérêts.Les intérêts mensuels sont calculés avec les taux effectifs mensuels équivalents.IMPORTANT: le ministre des Finances peut modifier les taux qui seront offerts en tout temps.PLACEMENTS QUÉBEC Notre intérêt à tous hîtp://www.placementsqc.gouv.qc.ca 4 6 3 5 2 2 9 LES OBLIGATIONS À TERME DU QUÉBEC Québec M I C2 I B6 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 12 NOVEMBRE 1997 Reportage publicitaire COMPTOIR DE VINS EN VRAC LES VINS ANDRÈS EN COLLABORATION AVEC LA SOCIÉTÉ DES ALCOOLS DU QUÉBEC ANDRëS es Vins André s du [uébec, en collaboration avec la Société des Alcools du Québec, ¦développé un service qui permet de se procurer des vins en vrac à un coût nettement avantageux.Pour le secteur des boissons alcooliques, il s'agit d'un concept unique qui représente une intéressante flexibilité pour les consommateurs.ACCESSIBILITÉ Ouvert 6 jours par semaine Possibilité : de déguster avant d'acheter, d'apporter vos bouteilles et bouchons; de rincer vos bouteilles déjà nettoyées Bouteilles, bouchons, étiquettes et capsules en vente sur place.Bouchonneusc manuelle disponible.GARANTIE DE QUALITÉ Répondant aux critères de qualité de la Société des Alcools du Québec, ces vins en vrac présentent les mêmes avantages que ceux vendus dans les réseaux des succursales et des épiceries.Toutefois, le consommateur doit se rappeler que les caractéristiques des vins, au moment de la consommation, sont également liées à la qualité CONDITIONS DE VENTE Achat minimal de 12 bouteilles L'INNOVATION ACCESSIBLE À DES PRIX ATTRAYANTS Misant sur l'aspect innovateur et la qualité des produits proposés, les Vins Andrès offre une gamme de vins à prix fort intéressants en raison des économies de transport, d'embouteillage, de distribution et de commercialisation.Ces économies sont donc refilées aux consommateurs.2S6G422W de la mise en bouteilles et de la conservation, des facteurs qui sont essentiellement sous le contrôle des clients (contenants propres, minimum d'air sous le bouchon, bouchage hermétique).À ces titres, la Société des Alcools du Québec ne peut assumer les risques découlant de manipulations non conformes à ses pratiques habituelles.du même vin 12 blanc ou 12 rouge Bouteilles de vin format 750 ml ou 1 litre Bouteilles de vin propres non étiquetées Embouteillage fait par le client 3 types de vins blancs et 3 rouges Rapport qualité / prix exceptionnel Simple et facile à utiliser, le vin en vrac vous permet de faire des économies intéressantes.IMPORTANT \u2022 Vente finale \u2022 Aucune garantie aprèsl 'achat.\u2022Aucun échange ni remboursement.\u2022 Toutes les opérations effectuées par le client J VIN ?BOUTEILLES ?BOÎTE \t\u2022\t\tVIN ET TAXES $ de revient\t\t?BOUCHONS ?TAXES $ de revient\t \t\t\tCaisse\tà l'unité\tCaisse\tà l'imite 1\tÉLABORÉ BLANC\t750 ML IL\t42,25 $ 56,50 $\t3.52$ 4,71 $\t51,55$ 67,00$\t4,30$ 5,58$ 2\tÉLABORÉ ROUGE\t750 ML 1 L\t42.50 $ 56,50 $\t3,54$ 4,71 $\t51,80$ 67,00$\t4,32$ 5,58$ 3\tFRANCE BLANC (importé)\t750 ML IL\t51,00$ 68,00$\t4,25$ 5,67$\t60,30$ 78,50$\t5,03$ 6,54$ 4\tFRANCE ROUGE (importé)\t750 ML 1 L\t52,25 $ 69,00$\t4,35$ 5,75$\t61,55$ 79.50 $\t5,13$ 6,63$ 5\tCHILI BLANC (importé)\t750 ML 1 L\t48,25$ 64,50 $\t4,02$ 5,38$\t57,55 $ 75,00$\t4,80$ 6,25$ 6\tCHILI ROUGE (importé)\t750 ML 1 L\t51,00$ 68,00$\t4,25$ 5,67$\t60,30$ 78,50 $\t5,03$ 6,54$ VINS EN VRAC RÉGION DE SAINT-HYACINTHE 3755, rue Picard, Saint-Hyacinthe (Québec), J2S 1H3 Voie de service, Autoroute 20 (Jean Lesage), sortie 130 Heures d'ouverture Lundi : Mardi : Mercredi Jeudi : Vendredi Samedi : de 10 à 17 h 30 de 10àl7h30 de 10à21 h de 10 à 21 h de 10 à 21 h de 10 à 17 h Société des alcools du Québec Dimanche : Fermé Pour information, contactez Gisèle poste 237 Josée poste 236 (514) 773-7468, (514) 467-1562 MODE DE PAIEMENT Cartes de crédit : Le prix et les produits sont sujets à changement sans préavis.Si prendre des laxatifs \"^^(^\"^JL inquiète, c'est à vous que s'adresse ce message.Vous avez sans doute remarqué que vous ne pouvez plus trouver en magasin bon nombre de produits à base de phénolphtaléine.Alors voici de bonnes nouvelles.Vous pouvez continuer de faire ___1 ~__~*-zr_____.i.\u201el
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