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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
D. Économie
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1997-10-01, Collections de BAnQ.

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[" D Montréal, mercredi Ier octobre 1997 £ c onomie Votre BOURSE / PETITES ANNONCES / PUBLICITÉ-MARKETING Vanta / Service /1 O00Q Audi sur la rive-nord Automobiles E.Lauzon 1 384 M o ii I Labeile tél.: 430-146U 2561240 Montréal a Toronto a New York t Montréal 3453,12 0,65 Toronto 7040,23 27,77 New York 7945,26 -46.17 VARIATION VARIATION VARIATION OU JOUR: 0.02% AN: 32.35% DU JOUR: 0.40% AN: 32.81% DU JOUR: -0,58% AN: 35,29% S&P 500 947,28 VARIATION DU JOUR: -0.b4%\t\t-6,06 AN: 38.05% Nasdaq 1685,66 VARIATION DU JOUR -0 55%\t\t-9.32 AN: 37.04% Dollar CAN 72,41 VARIATION DU .KXIR: 0.18%\tcents US\t0,13 AN: -1.31% Dollar US 1,381 VARIATION DU JOUR: -0.18%\tSCAN\t-0,002 AN: 1.33% Or 334,30 VARIATION DU JOUR: 1.89%\tSUS\t6,20 AN:-1196% Pétrole 20,04 VARIATION DU JOUR: 5.25%\tsus\t1,00 AN:-12.30% l'or m sus) Marchés Le prix de l'or repart à la hausse page D 10 L'attrait de la banlieue s'étiole LAURIER CL0UTIER L'étalement urbain s'essouffle nettement dans la région de Montréal et ralentira encore au cours des prochaines années.Pour la première fois, la Société canadienne d'hypothèques et de logement ( SCHL ) peut affirmer, de façon « très claire », ce revirement majeur d'un phénomène coûteux, en terme de fourniture de services à des familles qui délaissent le centre de la région.L'analyste de la SCHL, Jean Laferrière, a combiné le dernier recensement de 1996 aux plus récentes données sur la migration.Les résultats ne laissent « aucun doute » : le déplacement de la population du centre vers la périphérie de la région a fortement ralenti au cours des dernières années.La croissance de la taille de la banlieue, entre 1991 et 1996, fut de 50 % moindre que durant la période 1986-1991.La bataille n'est pas complètement gagnée pour le maire Pierre Bourque, mais Jean Laferrière estime que l'étalement urbain ne peut que ralentir à nouveau au cours des prochaines années.Une autre va-i:u£ de départs massifs vers la banlieue est impossible.Les données démographiques démontrent que le groupe des acheteurs potentiels de maisons en dehors de l'île, âgés de 25 à 35 ans, continuera de diminuer.L'engouement pour la banlieue fut deux fois plus prononcé en 1986-91 que durant les cinq années précédentes.La croissance de la population de la deuxième couronne ( 22,3 % ) fut près de trois fois plus forte que celle de la banlieue immédiate ( Laval, Rive-Sud ).La deuxième couronne ( Rive-Nord, Saint-Jean, Vaudreuil ) contribue largement à l'essoufflement de l'étalement urbain depuis 1991 mais elle continue d'attirer plus de ménages que Laval et la Rive-Sud, avec une hausse de 12,4 % de sa population.Au niveau migratoire, l'île de Montréal se porte beaucoup mieux.Les autres régions du Québec gagnent toujours du terrain mais le bilan de l'île passe d'une perte de près de 40 000 personnes en 1990 à un peu moins de 15 000 en 1995.La première couronne voit par ailleurs son solde migratoire passer d'un gain net de 10 000 habitants en 1987-88 à une pêne de 2500 en 1993-95.Elle attire moins de gens de l'île et en perd davantage au profit de la deuxième couronne.La SCHL prévoit par ailleurs que 1998 sera encore une bonne année pour l'habitation, tant neuve qu'existante.On égalera les records de 1997, par rapport à l'an dernier, sans les dépasser.Les constructeurs de la région de Montréal mettront en chantier environ 10 000 unités, comme cette année, en hausse de 32 % sur les 7500 de 1996.Sur le marché de la revente, les agents immobiliers devraient transiger 23 000 résidences, par le Service d'inscriptions multiples SIM/MLS de la Chambre immobilière du Grand Mont/éal, contre 24 000 cette année.Ils toucheront des commissions très comparables à celles de cette année car les propriétaires ne pourront espérer que dès prix légèrement améliorés.Les acheteurs d'une première maison resteront aussi nombreux.Cette année, ils ont choisi chez les constructeurs des maisons détachée^ et jumelées de moins de 100 000 $, dans 40 % des cas.Les deuxièmes acheteurs, qui ont pré-k'ic !«i Rive-Sud cette année, vont opter encore pour îles résidences de moins de 150 000 $.Le prix des maisons neuves n'augmentera que de 1 %, prévoit Ie.in 1 aferrière.dràcc aux bas taux h\\¦pothci.ùrcs, les ménages peuvent aussi se payer un foyer existant un peu plus coûteux.La fusion de la CVMQ et de l'IGIF : oui.mais comment ?VALÉRIE BEAUREGARD L'intégration de la Commission des valeurs mobilières du Québec et de l'Inspecteur général des institutions financières, comme le suggère le rapport Facal, inscrirait le Québec au sein d'un mouvement international.Tout indique que cette fusion logique aura lieu ; reste à déterminer son degré.Les deux organismes qui oeuvrent dans des champs d'activité connexes ont en commun d'assurer la protection du public et de veiller au maintien de la juridiction du Québec dans le domaine financier.L'exemple d'autres pays industrialisés et la concentration des services financiers les propulsent vers une intégration.Le Groupe de travail sur l'examen des organismes gouvernementaux présidé par le député de Fabre, Joseph Facal, qui a passé en revue le rôle et les fonctions de 204 organismes gouvernementaux, recommande l'intégration de ces deux organismes d'ici deux ou trois ans.Elle « constituerait un outil de régulation mieux adapté à la nouvelle conjoncture économique », écrivent ses auteurs.« Il n'est pas surprenant qu'une telle recommandation puisse être élaborée par un comité comme celui de M.Facal puisqu'on observe des initiatives semblables sur la scène internationale en réponse à des préoccupations analogues », déclare en entrevue à La Presse le président de la Commission des valeurs mobilières ( CVMQ ), Jean Martel.Il précise : la question est de déterminer comment se réaliserait cette intégration.Au cabinet du ministre d'État de l'Économie et des Finances, Bernard Landry, la proposition est bien reçue : « Les députés ont fait du bon travail.Le dossier mérite certainement une analyse plus en profondeur.» Cette idée, loin d'être farfelue donc, s'inspire notamment de l'expérience réalisée au Mexique, qui, en 1995, a réuni ses activités de réglementation des institutions financières et du marché des valeurs mobilières au sein de la National Banking and Securities Commission.En Grande-Bretagne, une fusion complète est envisagée tandis que l'Australie considère un rapprochement partiel.L'IGIF est chargé de surveiller et d'inspecter les institutions financières.Il a pour rôle d'assurer la confiance des épargnants envers les institutions financières.S'il a pleine autorité en ce qui concerne les institutions à charte provinciale ( caisses populaires, sociétés de fiducie et compagnies d'assurance ), l'IGIF exerce tout de même un contrôle sur les activités de toute institution financière brassant des affaires au Québec.L'IGIF gère également le Registre des entreprises individuelles, des sociétés et des personnes morales, connu jusqu'en 1994 sous le nom du Fichier central des entreprises.Pour sa pan, la CVMQ favorise le bon fonctionnement du marché des valeurs et assure la protection des investisseurs, en régissant notamment l'information divulguée par les sociétés ayant fait un appel public à l'épargne.Elle encadre également les activités des professionnels du milieu.Si le Québec a réuni sous la même ombrelle la surveillance des institutions financières il y a 30 ans, la création de l'IGIF ne date que de 1983.Malgré son jeune âge, l'organisme se voit déjà amputé de certains de ses membres.En juin, sa loi était modifiée de façon à abolir les trois postes de surintendants ( intermédiaires de marché et courtage immobilier, assurances et institutions de dépôt ) en échange d'un adjoint à l'Inspecteur général Jacques Dumont.Dans le cadre de la nouvelle loi sur les intermédiaires de marché, attendue cet automne, il est à prévoir que les fonctions de réglementation du monde de l'assurance seront transférées au nouvel organisme appelé à chapeauter cette industrie.Enfin, son mandat de surveillance des pratiques commerciales des institutions financières n'étant pas rempli adéquatement, faute de ressources, il serait tout naturel que ces responsabilités glissent vers la CVMQ.Le groupe Facal prévoit toutefois que cette intégration pourrait entraîner des difficultés administratives étant donné que la CVMQ est financièrement autosuffisante et que l'Inspecteur général des institutions financières ( IGIF ) est financé par des crédits votés à l'Assemblée Nationale.COUP D'OEIL Votre nouveau marché aux puces PAUL DURIVAGE La société sans argent sonnant est à nos portes.Les Québécois, déjà de grands utilisateurs du paiement direct, seront bientôt en mesure d'acheter un journal, de payer un chauffeur de taxi ou un livreur à domicile, ou même de prêter quelques dollars à un ami, sans toucher proprement dit à de V argent grâce à la carte à puce.Des milliers de consommateurs font déjà l'essai de diverses versions d'argent électronique.Parmi celles-ci, le système Mondex rallie déjà les plus importantes institutions financières au pays.Selon les futurologues, notre portefeuille pourrait ainsi être libre de tout billet de banque ou menue monnaie d'ici 25 ans.Voici un coup d'oeil sur la nouvelle monnaie de plastique : S «NT - Le vérificateur \u2022 Sièges chauffés \u2022 \\mouillage central \u2022 Vitres électriques \u2022 Rétroviseurs chauffés et télécommandés \u2022 Régulateur île vitesse \u2022 Affichage tic température ambiante \u2022 Une excellente valeur Volvo ! Renseignez-vous chez ces détaillants Volvo.L'offre prend fin le 31 octobre 1997 Montréal UPTOWN VOLVO 4900, rue Paré (514)737-6666 Siimt-HyudfUbe AUTOMOBILES ( HK OINI.INC.8SS.rue Johnson (SU) 771-2305 StitnteAgiitbe GARAGE FRANK F INC.180.nie Principale (819) 326-4775 Laval LES AlTOMOBILES BOUL ST-MARTIN 1130, boul.Saint Martin (514)667-4543 Sablé Léonard JOHN SCOTTI AITO LTÉE 4530.nie.larn Est (§14) 725-9394 Brossant \\ OI YO DE BROSSARD 30, boul TaM.htTeau (SU) 6S9-6688 Offrit valable jusqu'au 31 octobre 1997.avec livraison raqutse au plus tard la 31 octobre 1997 L'offre est faite par t'entremme des détaillants Volvo participants et des Servtcea financiers Vorvo sur ipprobation du crédit aux clients au détail edrmssiNee seulement et ne peut être combme* avec aucune autre* Location é long terme basée sur 30 mensuaMtée de 368 $ représentant un total de 10 740 $ pour une berUne Volvo S70 1998 Allocation aonueée de 19 200 km (0.10 $ par Kilomètre excédent***) Acompte ou échange équivalent de 3 896 $ requ» L'immatriculation, le* taxes.I atturanc*.les frais de préparation chai le détaillant et la* fraie de transport sont en sus Première mensualité et dépôt de sécurité aussi requis.Le détaillant peut offrir un meilleur taux de location Option d'achat du véhicule a la fm du bail pour «M 843 S.en plus des frais d'adrrwnistration de 360 $ Consulter un détestant Vorvo pour de plus amples renseignements Ci 997 Volvo Canada Liée \"Sécurité avant tout\" est une marque de commerce Vorvo Canada Itée N'oublie* pas de boucler votn» ceinture Lee caractenstique* techniques des voitures Vorvo sont o-sponiblee sur l'Internet http ; \"wwv* voivocars corn StVtirit?;i\\un! i»»m T D4 LA PRESSE, MONTRÉAL, MERCREDI 1\" OCTOBRE 1997 Commerce international La demande pour les actions \\e Vermont maintenant de Bell Canada International branche sur dix fois plus forte que l'offre ALLAN SWIFT de la Presse Canadienne Bell Canada International ( BCI ) vient de procéder à rémission de nouvelles actions afin de réunir le capital nécessaire à l'exploration de nouveaux marchés de téléphonie cellulaire, notamment en Amérique latine et en Asie.Disponibles depuis hier au prix unitaire de 22,50 $, ces 18 millions d'actions ordinaires doivent permettre à BCI de récolter 405 millions.BCI.filiale désormais indépendante du conglomérat montréalais BCE Inc., bien que cette dernière en contrôle toujours 76 % des parts, s'est créée une niche dans les pays en voie de développement dont les gouvernements autorisent des entreprises privées à faire compétition aux sociétés d'État dans le but d'améliorer les télécommunications.Bell Canada ERNATIONAL Siège social: Montréal.__ Chiffre d'affaires en 1996: 215 M $.Activités: monte des réseaux téléphoniques dans des pays en voie de développement.Lieux: Brésil Inde.Colombie.Mexique.Taïwan, Chine.Nouveauté: BCI est désormais inscrite à la bourse; demeure une filiale de BCE Inc.Perspectives: forte demande de téléphones cellulaires en Amérique latine et en Asie.-(PC) « Il y a une hausse significative de la demande dans les marchés en croissance », a déclaré en entrevue, hier, le vice-président aux affaires corporatives de BCI, Peter Burn.Jusqu'à présent, BCI a obtenu des permis d'exploitation en Colombie, au Mexique, au Brésil, en Chine, en Inde et à Taiwan.Elle y fait la lutte à des firmes des États-Unis et d'Europe, nocamment AT&T.Les pays en voie de développement ne permettent pas à des intérêts étrangers de contrôler leurs systèmes de télécommunications, mais elles ont besoin de l'expertise des spécialistes provenant de l'extérieur.Les entreprises telles que BCï sont à la recherche de partenaires et d'investisseurs locaux, à qui elle font profiter de leurs connaissances techniques lors de l'établissement de réseaux téléphoniques.Hier, les marchés boursiers ont fait preuve d'un vif appétit pour le titre BCI.Les placeurs ont en effet indiqué que l'émission de 18 millions d'actions avait suscité une demande 10 fois plus forte que l'offre.BCI a l'intention de maintenir son siège social à Montréal.Sa petite équipe de 49 employés est constituée forme des groupes travaillant avec des partenaires locaux de l'entreprise.L'an dernier, la compagnie a enregistré un chiffre d'affaires de 215 millions.Lors des six premiers mois de l'exercice actuel, ce résultat s'est établi à 167 millions.USA BINSSE La division transport d'Hydro-Que-bec, TransÉnergie, vient de conclure une entente avec son troisième client et son premier américain, le Vermom Public Power Supply Au-thority ( VPPSA ), qui a maintenant un accès au réseau québécois.Il s'agit d'un contrat ouvert qui permet à cet organisme sans but lucratif de se positionner en vue de l'ouverture prochaine du marché du gros de l'électricité en Amérique du Nord.L'entente, signée la semaine dernière, permet à l'entreprise américaine de réserver de l'espace pour transiter l'électricité qu'elle achète au Québec ou ailleurs sur les lignes à haute tension d'Hydro-Québec.En échange, Hydro-Québec pourra voyager sur le réseau du Vermont Public Power Supply Au-thority.Toutefois, Hydro ne pourra tirer pleinement profit de cette réciprocité que lorsqu'elle obtiendra le permit de l'organisme réglementaire américain, la Fédéral Energy Re-gulatory Commission.Outre la société d'État elle-même, la filiale d'Hydro a récemment signé un contrat similaire avec la papetière de l'Outaouais, Industries Maclaren.Au mois d'août, cette entente a rapporté des revenus de transit de 20 000$ à Hydro.TransÉnergie assure la gestion du transport d'électricité sur 30 000 kilomètres de lignes.En vertu de l'entente, l'entreprise américaine qui achète et vend de l'énergie sur les marchés du gros pour ses client, pourra par exemple acheter de l'électricité du Québec ( de Services Énergétiques ) et la transiter via le Québec vers ses clients au Vermont.Éventuellement, de dire en entrevue M.Denis Gagnon, chargé de développement des affaires commerciales à TransÉnergie,* elle pourra aussi acheter son électricité en Ontario ou au Nouveau-Brunswick et la transporter sur le réseau hydro-québécois.Cet accès donne à l'organisme américain un véhicule de transit additionnel qui lui permettra de profiter de l'ouverture du marché de gros pour augmenter ses ventes et ses achats d'électricité et élargir sa clientèle en Nouvelle-Angleterre, en passant par les lignes'de transport du Québec.Le VPPSA, qui regroupe plusieurs municipalités et coopératives de services publics au Vermont, a un accès non discriminatoire.C'est-à-dire qu'elle a accès au réseau au même tarif et conditions qu'Hydro elle-même.Comme il s'agit de transactions à court terme, d'une durée de moins d'un an, ce client américain versera un tarif de 0,2 cent le kilowattheure.M.Gagnon a indiqué que TransÉnergie est en discussion avec d'autres clients potentiels, notamment des courtiers américains.t s- 4 Les Québécois découvrent le marché cubain LAURIER CL0UT1ER Cuba ouvre son marché, au fort potentiel pour les compagnies du Québec, qui peuvent y devancer les concurrents américains.Plusieurs découvrent déjà le filon car les exportations du Québec à Cuba ont augmenté de 63 %, de janvier à juin 97.Deux séminaires sur Cuba la semaine dernière, à Québec et Montréal, ont d'ailleurs fait salle comble.On se bouscule aux portes pour la troisième mission québécoise, du 30 novembre au 7 décembre prochain, qui ne pourra compter qu'une quarantaine d'entreprises.La concurrence ne manque pas cependant à Cuba.L'Espagne y brasse des affaires d'importance, forte de crédits de deux milliards, devant le Mexique, le Chili, l'Argentine et le Brésil.Les firmes américaines n'y mettent cependant pas les pieds, après les expropriations de 1959 par le président, Fidel Castro, mais surtout depuis la loi Helms-Burton.Le président, Bill Clinton, reporte toutefois la promulgation du chapitre trois, le plus dangereux pour ceux qui veulent éviter des poursuites de la part d'Américains expropriés par La Havane.Les Québécois adorent les Cubains \u2014 plusieurs parlent d'ailleurs l'espagnol \u2014 et leurs plages, mais ils pouvaient difficilement y faire des affaires avant la chute du Mur de Berlin, en novembre 1989.Si Cuba s'est jeté dans les bras des États-Unis, puis de l'URSS, il ne répétera jamais plus ce genre d'erreur, dit toutefois le ministre local du Commerce.La Havane vit une autre révolution, pour décentraliser son économie, rentabiliser ses sociétés d'État et multiplier les partenaires.Il faut moderniser les infrastructures, réglementer les investissements étrangers et s'ouvrir aux importations de pièces pour accélérer les exportations et entrées de devises.Malgré tout, les échanges commerciaux Cuba-Québec se limitent encore aux environs de 100 millions et, si les vols nolises se multiplient pour 80 000 vacanciers, les vols réguliers restent rares pour les gens d'affaires.L'économie cubaine demeure a Les Québécois adorent les Cubains \u2014 plusieurs parient d'ailleurs l'espagnol \u2014 et leurs plages, mais Us pouvaient difficilement y faire des affaires avant la chute du Mur de Berlin, en novembre 1989.demi contrôlée par l'État, reconnaît le député Gilles Baril, adjoint parlementaire du ministre, Bernard Landry, et chef de la mission.Mais les besoins de Cuba sont grands.La Havane se refait une beauté.Même le chanteur Claude Dubois s'intéresse à Cuba et à sa musique.Cuba peut devenir une plate-forme pour percer en Amérique latine mais aussi un allié pour faire des affaires dans les pays de l'Est, dit M.Baril.La Havane n'autorisait que 50 compagnies à transiger avec l'étranger il y a 10 ans mais le permet à 250 aujourd'hui, auxquelles s'ajoutent 250 coentreprises, souligne l'attaché commercial du consulat de Cuba, Hector Pérez.Mais on ne peut encore comparer avec une économie ouverte.Pas moins de 85 % des exportations cubaines se concentraient sur l'ex-URSS.L'agroalimemaire, le tourisme, les papiers, les télécommunications et l'énergie de Cuba offrent du potentiel.En Amérique latine, le Québec accuse un déficit commercial de 1,2 milliard mais il a plus de succès que d'autres.Ces dernières années, il a haussé ses exportations de 28 %, contre 20 % pour les concurrents, précise Serge Paré, directeur pour l'Amérique latine au ministère de l'Industrie.Au lieu de 900 compagnies, 1200 y transigent aujourd'hui et les perspectives s'améliorent, dans les infrastructures, privatisations, sociétés mixtes, achats du tourisme, modernisation de l'appareil de production.Depuis 1991, l'Amérique latine profite de 300 milliards d'investissements étrangers pour une population de 500 millions, contre 500 milliards en Asie, avec trois milliards d'habitants.La Havane multiplie les lois depuis 1995 pour faciliter le commerce, dit Maria de la Luz B'Hamel, directrice du ministère du Commerce extérieur de Cuba : investissements étrangers, secteur bancaire, mines, douanes, zones franches et parcs industriels.Cuba aura bientôt une nouvelle loi immobilière.Les contrats étrangers de gestion hôtelière se multiplient.Cuba a des accords douaniers bilatéraux avec la plupart des pays voisins.Le tourisme se décentralise progressivement mais Fintur, la maison financière du ministère du Tourisme, continue de gérer les achats des chaînes hôtelières, dit sa directrice, Rosario Lopez.Des firmes, dont Arcon Canada, se plaignent de n'être payées que trois ou quatre mois plus tard.La Société Générale ( Canada ) fournit des lettres de crédit, rappelle Cari Bastien.La Corporation commerciale canadienne peut signer des contrats au nom des entreprises, grâce à son expertise, dit Claude Lavoie.Cuba négocie en espagnol, dit Me Carlos Medina, du cabinet De Grandpré Godin.Le Fonds FTQ a mis sur pied un Fonds Cuba, avec les partenaires Banque Nationale, Air Transat et Lambert Sommex, dit Jocelyn Jyio-reau.La filiale Novexport Québec peut également aider les manufacturiers, ajoute Pierre Lequin.! Tout va bien pour KWG-eçsa mine de nickel Cupey de 107 millions de tonnes, dit Raymond Lavoie.Les opérations débuteraient en décembre, avec une raffinerie au Québec.Le président, Pierre Gauthier, dit toutefois ne pas avoir trouver encore les 300 millions pour lancer le projet dans le délai prescrit de six mois.Les HEC optent pour le multilinguisme Ml VILLE TREMBLAY Dans le cadre d'une nouvelle stratégie pana-inéricaine, l'École des hautes études commerciales offrira jusqu'à 25 % de ses cours en anglais, en espagnol et éventuellement en portugais, a annoncé hier son directeur Jean-Marie Toulouse.Les étudiants seront encouragés mais ja mais forcés de prendre des cours dans une Itltrc langue.Des discussions ont cours avec l'université McGill pour favoriser le partage de cours entre les deux institutions.On envisage aussi l'utilisation des nouvelles technologies pour l'enseignement a distance avec des universités des États-Unis et d'Amériq||r latine.L'école cherche activement à multiplier ses liens avec les universités américaines, qui pour l'instant se limitent à Pace University, de New York.Elle a cependant de nombreux liens avec des institutions d'Amérique latine.Les HEC entendent aussi développer les échanges d'étudiants avec des écoles de gestion des Amériques.Cette orientation nouvelle a été recommandée par le Conseil international de l'École des HEC qui compte des gens d'affaires très en vue.« Tout en insistant pour que HEC poursuive sa politique d'une présence très forte dans la francophonie, lc^ Conseil international a conclu au cours de sa dernière réunion que l'École des HEC est en mesure de devenir une véritable école de gestion panaméricai-ne », a déclaré Mme Hélène Desmarais, vice-présidente du Conseil international, et présidente du Centre d'entreprise et d'innovation de Montréal.A la table d'honneur, hier, étaient présents son beau-frère, M.André Desmarals, président du conseil de La Presse» le nouveau président de la chambre de commerce de Montréal, M.André Godbout, l'ancien premier ministre du Canada, M.Brian Mulroney, l'ancien premier ministre du Québec, M.Jacques Parizeau, ainsi que le financier américain David Rockefeller, de l'A mer i cas Society, une ^rpanisalion qui favorise une meilleure compréhension entre les pays des Amériques.Ce dernier a déclaré au cours d'une allocution qu'il y avait « bonne possibilité» mais pas une certitude * de voir le Congrès américain accorder au président Bill Clinton* l'an torité du fast track, nécessaire à la conclusion de nouvelles ententes de libre-échange dans les Amériques.Il juge curieuse l'opposition au libre-échange, qui rassemble des congru men de droite et de gauche.Il admire le Canada pour avoir conclu une entente de libre-échange avec le Chili.
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