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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1997-09-11, Collections de BAnQ.

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[" Le plus iinuni iiitotijicu lf\\iih\\iis J'Adui /L Rue Saint-Antoine1 T\\ i Tour * \\ | Centre delà : » du commerce Bourse ¦ 1 mondial I \\ Place Hôtel dllpa,als .3 CT3 o CD autoroute Ville-Marie Hôtel Inter-Continental Place d'Armes rues paysagées Rue Saint-Jacques Infographie La Presse On investirait jusqu'à un milliard de dollars dans le quartier de la Cité internationale, dont 125 millions au Palais des congrès.L'agrandissement du Palais des congrès déçoit les uns, réjouit les autres LAURIER CL0UT1ER La décision de Québec d'agrandir le Palais des congrès plutôt que de le déménager au sud de la Place Bonaven-ture soulève jusqu'ici des réactions très partagées.La grande déception de Peter Martin, président de Place Bonaventure, ne surprend pas.L'architecte Jacques Béïque, président du Comité d'habitation et de développement urbain de la chambre de commerce de Montréal, estime m exceptionnel » le projet du Bonaventure.Par contre, Jean-Claude Scraire, président de la Caisse de dépôt et placement du Québec, qualifie de « superbe » la décision qui permet de démarrer le projet « majeur » qu'il a proposé avec des partenaires.On investirait jusqu'à un milliard de dollars dans le quartier de la Cité internationale, dont 125 millions au Palais.Tous s'entendent sur les besoins croissants de locaux pour accueillir congrès et foires, aux retombées importantes.«< Montréal perd des plumes », dit M.Béïque.Peter Martin souligne que le Palais a pris du retard et que la décision d'hier n'est que politique, sans tenir compte des exigences de l'industrie du tourisme.Ce n'est pas un débat entre la Caisse et le Bonaventure mais une guerre de Montréal contre Vancouver, Toronto et Boston, avec des locaux plus grands, tout près des hôtels.Le rapport des comptables KPMG souhaite fortement qu'il y ait un hôtel de plus de 750 chambres à proximité du Palais, dit M.Martin.Il qualifie d'erreur l'agrandissement du Palais dont la construction sur l'autoroute Ville-Marie fut aussi une erreur, mais il ne va pas jusqu'à comparer la situation à celle de Dorval-Mirabel.Le Bonaventure a investi 750 000 $ dans son projet sur la foi d'un prochain appel d'offres.Peter Martin y a travaillé avec un grand nombre de professionnels et le président du Palais, François Lebrun.M.Scraire confirme ne pas disposer de plans encore mais, avec ses partenaires, mettra ce matin les équipes en place pour terminer les études.Cela dit.Peter Martin ne veut pas se mettre à dos le Palais, un de ses clients pour la tenue de foires au Bonaventure.Les deux parties ont présenté la semaine dernière leur projet respectif à Jacques Béïque, qui trouve personnellement celui du Bonaventure plus près du « centre de gravité » de Montréal.« Pour que les congressistes se sentent en terrain accueillant, il faudra planifier l'environnement du Pilait des congrès de Montréal, le lier aux hôtels par corridors souterrains et passerelles », affirme Jean-Claude Scraire, président de la Caisse de dépôt et placement du Québec.Mais il laisserait le Palais actuel vacant et nécessiterait une construction au-dessus des voies ferrées, au sud du Bonaventure.L'idée de la Caisse est « séduisante » malgré les défauts du quartier du Palais actuel.Le comité Béïque n'a pas encore fait sa recommandation au conseil d'administration de la chambre de Montréal.Tous travailleront maintenant sur le scénario de l'agrandissement, souligne Jean-Claude Scraire.La Caisse estime avoir pris ses respon- sabilités de grand propriétaire immobilier dans ce dossier.« Il faut refaire le Palais » mais mener des études « concluantes » avant de procéder.Pour que les congressistes se sentent en terrain accueillant, il faudra planifier l'environnement du Palais, le lier aux hôtels par corridors souterrains et passerelles, sans oublier l'hiver, conclut M.Scraire.Têtes d'affiche - ¦ À cause des infiltrations d'eau par le toit, la voûte intérieure de plâtre de la cocathédrale Sainte-Antoine de Padoue, de Longueuil ( angle Saint-Charles et chemin de Chambly ), menace de s'effondrer.C'est ce qu'a fait savoir en conférence de presse le curé de la paroisse, Raymond Poisson.On ne pouvait trouver meilleur argument pour lancer une campagne de financement auprès du public ( un million de dollars ) afin de refaire la toiture de l'église bien en vue face au fleuve, sur la Rive-Sud.C'est sur le thème Pour que le ciel ne leur tombe pas sur la tête, que cette campagne démarre.Renseignements : Paroisse cocathédrale Saint-Antoine de Padoue, 55, rue Sainte-Elisabeth, Longueuil ( Québec ) J4H 1J3.Tél.674-1549.¦ L'équipe féminine de hockey Les Pionnières, formée de policières du Service de police de la jk ifl^^^^H Communauté ur-* ^H^^B bai ne de Montréal, vient de re-mett rc une chaîne stéréo et des disques compacts à l'unité des greffes de l'hôpital Sainte-Justine.Ceci procurera aux enfants de cette unité des moments de détente.C'est grâce à la tenue de match es-bénéfices qu'on a pu faire ce don.Les policière hockeyeuses, dont les agenis Nathalie Lctendre, Manon Des jardins et Estelle Landry, ont participé tenf* du don à l'hôpital fsin- Nathafle Letendre te-Justine.Et elles ont invité toute équipe féminine intéressée par une rencontre amicale ou au profit d'une bonne oeuvre à communiquer avec elles.Renseignements : Manon Desjardins 280-2243, ou Nathalie Letendre, 280-2253.¦ Comme il n'est jamais trop tard pour bien faire, soulignons que le comité de parents de la Fondation pour enfants diabétiques soulignait, avant leur départ pour les vacances estivales, l'excellent travail des bénévoles de la fondation.Ceux-ci furent les invités d'honneur d'une soirée gala à l'hôtel de ville de Mont-Royal.Par la même occasion, on a annoncé que le tirage annuel a permis d'amasser plus de 100 000 $.C'est le docteur Mimi Belmonte, membre fondatrice du camp Carowanis et présidente de la fondation, qui a remis les plaques de reconnaissance aux bénévoles de longue date : Marcelle Ton-dreau, Hélène Michel, Jeanine Chomicki et Herbert Ziddle.On a par la même occasion remercié la Fondation des employés de la Banque de Montréal pour sa participation au tirage.¦ Le Fonds d'aide à l'alphabétisation ( Fondation québécoise pour l'alphabétisation ) est à la recherche de donateurs qui accepteraient de parrainer des bourses d'alphabétisation de 500$ à 5000$.Des dons, commandites et projets de jumelage financier sont autant de formules retenues pour assurer la participation de tous les types de donateurs pour cette première campagne de financement.Rcnsgigne- Michel BeWveau ments : 289-1178.¦ Nomination de Michel Belli-veau ( constructions Indusco ) à la présidence de la Chambre de commerce et d'industrie de Laval.Il sera entouré de Madeleine Dion ( Pa-g i n a r t , communication design ), Chantai Morasse ( Gendron Lefebvre, Tec-sult ), François Plourde ( Cima ), tous trois vice-présidents ; Claude Perreau It ( Banque Royale ) trésorier, et Michel Brisson ( collège Montmorency ) secrétaire.¦ Le Centre de formation pour femmes, qui accueille quelque 80 femmes chefs de familles monoparentales par année, organisme fondé 11 y a 17 ans par des communautés religieuses, bénéficiait récemment des retombées d'une soirée de la fondation Famille-espoir, placée sous le haut patronage du lieutenant-gouverneur du Québec, Lise Thibeault.Le Centre de formation pour femmes veille à ce que les femmes touchées améliorent leur sort par la scolarisation ou en trouvant un emploi.Renseignements : 768-7094.¦ Les enfants qui ont séjourné à l'hôpital Sainte-Justine, et dont la famille a bénéficié du service d'hébergement du manoir RAualcl McDonald, sont invités à participer à un concours de dessins illustrant ce que le manoir a pu représenter pour eux lors de leur séjour à l'hôpital.Expédier le dessin à : Dessin manoir Ronald McDonald, a/s Claudette Morin, 180, rang Guillaume Tell, Saint-Jean-de-Matha ( Québec ) JOK 2S0.Le tirage des gagnants aura lieu lorsque son organisatrice, aura vendu plus de 1000 exemplaires de son livre et dont les profits vont entièrement au manoir Ronald McDonald.L'au-teure invite tous les commerces intéressés à vendre son livre à communiquer au 514-886-2288.Le livre est en vente à la Boutique du cadeau de Sainte-Justine.¦ Quelques membres de l'Ordre des tech-nologues professionnels du Qué-bec ont été honorés lors du congrès annuel de l'ordre.Brian Sherping a ainsi été reconnu par ses pairs comme « technologue bénévole ».Celui-ci se dévoue depuis une quinzaine d'années au service de l'ordre dont il fut président et est aujourd'hui directeur et secrétaire.Son engagement est jugé exemplaire.Adressez vos communiqués à: Têtes d'affiche La Presse.7, me St- Jacques Montréal H2Y IK9 Denis LAV OIE i Brian Sherping Torts partagés à la suite de la mort de deux enfants La conductrice de la motomarine et le grand-père des victimes auraient enfreint certaines règles - MARTHA GAGNON La conductrice de la motomarine impliquée dans l'accident qui a causé la mort de deux enfants à Chambly, en juillet, de même que le conducteur du zodiac dans lequel étaient les victimes, n'auraient pas respecté certaines règles de navigation.C'est ce qu'a confirmé hier le directeur de police de Chambly, Roger Bouthiller.« Dans les deux cas, le règlement sur l'abordage a été enfreint, mais à des degrés différents, dit-il.Il ne m'appartient pas de déterminer les responsabilités ; c'est aux autorités compétentes de le faire.» D'ici la fin du mois, le directeur espère être en mesure de présenter le rapport d'enquête au procureur de la Couronne, qui décidera s'il y a lieu de porter des accusations criminelles.Dans le cas de la motomarine, la jeune conductrice n'aurait pas respecté le droit de passage, alors que dans le cas du zodiac, le conducteur ne se serait pas immobilisé en entendant le bruit de la motomarine qu'il ne voyait pas.Le règlement sur l'abordage prévoit que le conducteur doit toujours avoir la pleine maîtrise de son embarcation.Selon M.Bouthiller, ces règlements sont toutefois peu ou pas connus de plusieurs navigateurs de plaisance.« L'ignorance n'est pas «une excuse aux yeux de la loi, mais je reconnais que bien des gens ne connaissent pas ces règles de navigation », dit-il.L'accident est survenu le 12 juillet sur la rivière Richelieu à Chambly, alors que la motomarine conduite par une jeune femme de 20 ans est littéralement passée par-dessus le zodiac dans lequel se trouvaient les petits enfants, Marilou et Guillaume Gel i nas, r'msï que leur grand-père, Herman Coulombe, 59 ans, qui a eu la vie sauve.La conductrice de la motomarine ( dont l'identité n'a toujours pas été divulguée ) s'amusait sur l'eau en compagnie de trois amis, dont l'un était assis derrière elle et les deux autres sur un autre bolide.D'après le directeur de police, « il n'y a pas vraiment de contradictions dans les versions fournies, mais plutôt des zones grises parce que les choses se sont passées rapidement ou que les gens ne se souviennent pas H.L'autre point important de l'enquête est la vitesse de la motomarine.D'après les tests effectués à l'aide d'un radar, il n'est pas facile, à cause de l'effet de planage, de réduire rapidement la vitesse quand l'engin file à toute allure.« La vitesse maximale étant de 60 km/h, il faut réduire la pression sur l'accélérateur des trois quarts pour diminuer la vitesse à 30 km, explique M.Bouthiller.Même en réduisant le régime de moitié, on ne réussit à perdre que quelque 6 km.» Les experts de Transports Canada n'ont pas encore complété les vérifications mécaniques des véhicules impliqués, ce qui devrait se faire dans les prochains jours, â-c graricâ-pc rc a toutefois refusé que son zodiac serve à des tests parce qu'il craignait, sem-ble-t-il, qu'il soit grandement endommagé.Toujours d'après M.Bouthiller, l'accidenf soulève aussi la question de savoir qui était responsable de la motomarine au moment de l'accident.« Normalement, explique le directeur, c'est la personne qui a loué la motomarine qui en est responsable.Or, dans ce cas-ci, les gens avaient échangé leurs véhicules au moment de l'accident, ce qui peut compliquer les choses sur le plan légal.» Par ailleurs, la Ville de Chambly tiendra le 23 septembre une assemblée de consultation sur un nouveau règlement visant à limiter la vitesse des embarcations de plaisance dans ce secteur.Le règlement prévoit que la vitesse maximale sur cette partie du Richelieu sera de 40 km/h et de 10 km/h à 60 mètres de la rive.i La Ville espère que le règlement entrera en vigueur l'été prochain, une fois toutes les procédures complétées auprès des gouvernements.On prévoit acheter une embarcation pour la surveillance et engager des policiers-pat routeurs. LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 11 SEPTEMBRE 1997 ?A 7 Montréal métro Les syndicats refusent de payer la note de 6 % JEAN-FRANÇOIS BÉGIN La Ville de Montréal aura fort à faire pour convaincre les 13 syndicats municipaux de se prononcer d'ici le 15 septembre, date-butoir fixée par le gouvernement provincial, sur les solutions qu'elle leur a proposées au début du mois afin de réduire de 6 % ses coûts de main-d'oeuvre.C'est du inoins ce qui ressort des opinions recueillies hier auprès de dirigeants syndicaux.réorganisation du travail.Tout ce qu'elle veut, c'est le cash », a-t-il déclaré hier en entrevue, ajoutant que ce n'est que le 22 septembre que son groupe abordera en assemblée générale les propositions de l'administration municipale.Selon M.Vézina, « la Ville a fait une proposition pour se faire répondre non, pour pouvoir aller demander au gouvernement d'agir sur le plan législatif ».Pour Michel Vézina, président du syndicat des professionnels, il est « carrément ridicule » de demander aux syndicats de donner une réponse à l'intérieur d'un délai de moins de deux semaines ( les offres ont été déposées le 2 septembre ).« C'est rire du monde, surtout que la Ville n'a montré absolument aucune intention d'améliorer la productivité et de procéder à une Du côté de l'hôtel de ville, la porte-parole Sylvie Berthiaume a rappelé que c'est Québec qui avait fixé l'échéance au 15 septembre.« On fera le point quand on sera rendu au 15.D'ici là, on attend la réponse des syndicats.» Les propositions de la Ville permettraient à celle-ci d'absorber 42 des 47 millions de la facture que s'apprête à lui refiler Québec dans le cadre du transfert de 500 millions aux municipalités.Suivant un scénario à peu près similaire pour chaque syndicat, elles prévoient entre autres l'augmentation de la contribution des employés à la caisse de retraite, la réduction de la participation de la Ville aux coûts du régime d'assurance, de même que l'abolition des primes d'ancienneté.Pour Michel Vézina, ces questions doivent plutôt être abordées PHOTO PtERRE CÔTE LâPrmm Pour les soins aux yeux des enfants La clinique ophtalmologique de l'Hôpital de Montréal pour enfants fait peau neuve.En effet, 800 000 S ont été investis afin d'augmenter le nombre de lits et d'acheter de l'équipement de pointe qui permettra, selon le docteur Robert Koenekoop, directeur de la clinique, d'en faire un centre « unique au Canada », spécialisé dans le traitement de la cécité héréditaire chez les enfants et les adolescents.Grâce aux ajouts annoncés hier, des opérations délicates qui devaient autrefois être réalisées aux États-Unis pourront désormais se faire à Montréal, se réjouit le spécialiste photographié en compagnie de M.Marc Bombardier et de sa fille Alexan-dra.dans le cadre des négociations entourant le renouvellement du contrat de travail de chaque groupe d'employés, un processus qui, dans le cas des professionnels, devrait débuter en octobre, la convention collective venant à échéance le 31 décembre.Mais la Ville semble déterminée à convaincre les syndicats d'accepter les mesures dès maintenant, si l'on en croit Francis Tarte, président de l'Association des avocats d'affaires civiles, dont la convention collective est échue depuis avril 1996.« La première séance de conciliation avait lieu hier ( mardi ), mais la Ville a refusé de négocier si on n'acceptait pas la coupe de 6 %, a-t-il indiqué hier.On a refusé cette façon de procéder.» Outre les avocats civilistes, quatre groupes d'employés \u2014 les pompiers, les procureurs municipaux.les notaires et les arpenteurs-géomètres \u2014 sont sans contrat de travail, tandis que les conventions collectives de six autres syndicats viendront à échéance dans les prochains mois.Seuls les cols bleus et les contremaîtres municipaux se sont déjà entendus avec la Ville plus tôt cette année.Les dirigeants des deux plus importants syndicats, ceux des cols bleus et des cols blancs, qui représentent à eux seuls environ 11 000 employés municipaux, n'ont pas donné suite aux appels répétés de La Presse.Néanmoins, selon Sylvie Berthiaume, les cols blancs ont déjà indiqué qu'ils étaient « fermés à toute discussion » qui remettrait en question les acquis compris dans leur convention collective actuelle, qui prend fin en novembre.Trudel n'a pas réussi à apaiser les craintes des maires de la région face à leurs syndicats WARTHA GAG NON Le ministre Rémy Trudel n'a pas réussi hier à communiquer son optimisme aux maires de la région de Montréal qui craignent de plus en plus un affrontement avec les syndicats municipaux.Invité de la Chambre de commerce et d'industrie de la Rive-Sud, le ministre des Affaires municipales s'est dit pourtant confiant d'obtenir les mêmes résultats que dans le secteur public.« Là aussi, il y a eu des tiraillements et les gens ont finalement compris qu'ils devaient participer à l'effort collectif de réduction du déficit.Je refuse de choisir la voie du désespoir et préfère penser que nous en arriverons à des ententes négociées dans le monde municipal.» Quand on lui demande s'il trouve son siège de ministre inconfortable ces temps-ci, M.Trudel affirme que « le siège est à la mesure des défis à réaliser.» Au maire de Contrecoeur, Georges Tétreault, qui s'inquiétait de devoir rouvrir la convention collective qu'il vient de signer avec les employés, le ministre a répondu : « Le gouvernement avait lui aussi signé une convention avec ses employés en 1995 et il n'a pas hésité à les interpeller à nouveau.» L'optimisme apparemment inébranlable du ministre a fait sourciller bien des gens dans l'assistance composée de maires, de cadres et d'employés municipaux.À plusieurs reprises, M.Trudel leur a demandé de tenir cempte de la réalité.Après son discours, plusieurs lui adressaient la même remarque.Le directeur adjoint du Syndicat canadien de la fonction publique ( SCFP ), Claude Hétu, a demandé au ministre de promettre qu'il n'y aura pas d'intervention législative pour forcer les gens à négocier.« Nous ne pouvons promettre aux municipalités qu'il y aura une loi spéciale pour les aider dans leurs négociations et nous ne pouvons promettre aux employés qu'il n'y en aura pas, a répondu M.Trudel.Il faut presser le pas aux tables de négociations et le gouvernement prendra ses responsabilités à travers les mécanismes normaux.» Le ministre a invité les municipalités et les syndicats à bien regarder du côté des caisses de retraite où il y a des surplus pour réaliser des économies.« Il y a 94 régimes de retraite dans 75 municipalités qui totalisent un surplus de 641 millions.Les contribuables, eux, paient 124 millions de trop pour ces fonds de pension.» Quant au sprint final de négociations avec les instances municipales relativement à la facture de 500 millions, le ministre démontre encore là beaucoup d'optimisme.« Les heures sont intenses, dit-il.Les négociations sont positives et productives.Quand on peut utiliser de tels mots, c'est qu'il y a un espoir réel.» Les maires, eux, ne se font plus d'illusions et savent qu'il faudra payer et que la préparation de leurs budgets sera ardue.Le maire de Brossard, Paul Leduc, a exprimé son désappointement de voir que les municipalités performantes ne bénéficiaient d'aucun avantage dans les transferts de responsabilités.Un contribuable a aussi expliqué au ministre qu'il en avait assez de se faire demander à chaque année de fournir des efforts supplémentaires.« J'ai hâte qu'on nous remettre un bulletin scolaire où il n'y aura plus cette obligation.» Le ministre a répliqué que c'était pour l'an 2000.\u2022 !oto-q Tirage du 97-09-10 1 numéro i\t2- numoro 075265\t539634 10 000 $\t10 000 $ | 3° numéro 1\t4' numéro 040281\t287651 10 000 $\t100 000 $ Cm 4 numéros gagnants\t sont décomposables\t Tirage du 97-09-10 _û4_Û5DfiflZlfl 112025 A3 Al .48 51 52 _56_58JB0 fiZ 10 Tirage du 97-09-10 3 4 573 2131 M tra \"Tirage du 97-09-10 NUMÉRO 733379 TVA.le resciiu des Mages de Loto Québec Les modalités d'encaissement des billets gagnants paraissent au verso des billets.En cas de disparité antre cette liste et la lista officielle, cette dernière a priorité.Moi, J'ai signé ma carte de don d'organe 1 800 Il O O H Ht I A Vif vous?QjxonL vcira a.5 Montre Sântos* Or et ocier Etanche MQu'à 30 mètres 5 Car** Agréé BIRKS JOAILLIERS DEPITS M79 1?«0 SQUAME PteiUrS.MONT**.3U-RN A- Meuble aucfco 729 $ D- Meuble cf angle pour TV-video 649 $ C- Meuble audk) 539 $ Une variété de 15 meubles audk) non illustrés aussi disponible.mariette clermont Mariette Clermont vous offre son service de décoration sans frais.Faites appel au talent de ses conseillers qui sauront créer pour vous un décor personnalisé.MONTRÉAL \u2022 6255.rue Saint-Hubert.273-7711 2020.rue Univers** 646-7296 LAVAL \u2022 2300.bout La Coctxisier.382-6870 AS LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 11 SEPTEMBRE 1997 BEI Le Casino de Montri 24 heures sur 24! Poi nous vous offrons une ainsi que le petit déjei du 9 au 14 septembrj est maintenant ouvert iOuligner cet événement, ariete d'aetivites spéciales ner continental CRATUIT de 5 h a 9 h du matin.0sï no vde MONTREAL^ des sections du CASINO doit cependant être fermée en\" Il en va de même pour les restaurants et le Cabaret du Cash |man< < afin dr ivimeme aux txjorpes d'çi'itrctieri île l.jiie Icin u.w.ùl.lnlniUK/-\\nns auprès ël Un preppa p60i jrti »rnnaitfe Ihuiane Nouveau revers pour l'ex-caporal Gaétan Rivest JEAN-PAUL CMARBONNEAU L'ex-caporal Gaétan Rivest, de la Sûreté du Québec, a subi un deuxième revers pour une même requête, hier, quand la Cour supérieure a maintenu une décision d'un juge de première instance, en plus de lui imposer le paiement de frais de cour de 2 300 $.Dans sa décision, le juge Pierre Béliveau dit que la requête de Rivest était « vexatoire et non fondée ».Il a aussi souligné que l'action entreprise par Rivest lui semblait être une croisade contre les policiers.Le 26 juin dernier, Rivest s'est présenté au palais de justice de Saint-Jérôme devant le juge Claude Melançon, de la Cour du Québec, pour l'audition d'une plainte privée contre le sergent Guy Ouellet-te, de la SQ, le seul policier au Canada reconnu devant les tribunaux comme témoin expert concernant les bandes de motards.Rivest voulait que le tribunal accuse son ancien collègue de travail de parjure à la suite de son témoignage dans une requête en cautionnement d'un sympathisant d'un gang de motards des Hells Angels, Gilles Lord.Le juge Melançon a rejeté la demande et, hier, le juge Béliveau a fait de même immédiatement après avoir écouté les arguments de Mes Jean-Pierre Boyer, de la Couronne, Gilles Daudelin, avocat de Rivest, et Pierre Dupras, représentant du sergent Ouellette.Le juge Béliveau a aussi condamné Rivest à payer les frais occasionnés au procureur général dans cette histoire, qui s'élèvent à 500 $, et au sergent Ouellette qui sont de 1800 $.Il est fortement question que le l'ex-policier interjette appel de la décision du juge Béliveau.\u2022< et ta J nés i ondulons s'appliquent.Sou\\ réserve d'approbation par le CMV LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 11 SEPTEMBRE 1997 A 9 L'Association des hôpitaux estime que Québec a mal fait ses devoirs MARC THIBOOEAU L'Association des hôpitaux du Québec ( AHQ ) estime que le gouvernement a mal fait ses devoirs en produisant « à toute vitesse » en juin un document qui conclut « er-ronément » que des économies de 780 millions de dollars peuvent être réalisées en réorganisant les services administratifs et de support du réseau de la santé.« Il a visiblement été fait en catastrophe.Ses auteurs n'ont même pas pris la peine de valider les données utilisées », a déclaré hier à La Presse Micheline Lachance, comptable agréée qui a analysé le document, baptisé « Modernisation des services administratifs et de support du réseau », pour l'AHQ.Selon Mme Lachance, des lacunes méthodologiques importantes ainsi que des erreurs de calculs abondent dans l'étude produite par le ministère de la Santé et des Services sociaux, soumise aux régies régionales au printemps afin de soutenir leurs efforts de « modernisation » des services.Des efforts qui doivent permettre de générer des économies récurrentes de 380 millions.Afin de conclure que les économies potentielles sont de 780 millions, le ministère a comparé, pour chaque établissement, le coût de ses différents services administratifs et de support au coût enregistré par les établissements les plus performants de son groupe.Le hic, explique Mme Lachance, c'est que les indicateurs utilisés pour faire ces comparaisons sont en général « tout à fait inadéquats » et amènent les auteurs du document, plus souvent qu'autrement, à comparer des « pommes et des poires ».C'est le cas par exemple en pharmacie, où, dit-elle, le ministère a comparé les établisse- ments en divisant les coûts en pharmacie par le nombre de lits.« C'est totalement illogique, note l'analyste de l'AHQ.On ne tient même pas compte des coûts engendrés par les patients traités en mode ambulatoire, de telle façon qu'un établissement hospitalisant une forte proportion de sa clientèle peut finalement être jugé très performant », indique Mme Lachance.Avec cette approche, des établissements universitaires se retrouvent même avec des cibles de réduction budgétaire de 58 % ! « Le ministère aurait dû se rendre compte en voyant de tels chiffres que ça n'avait pas de bon sens », note-t-elle.En matière d'entretien, par ailleurs, le ministère n'a considéré que le nombre de mètres carrés des établissements, sans tenir compte de l'achalandage de la clientèle, du nombre de bâtiments, de leurs dispersion, de la nature des soins prodigués, etc.L'AHQ, qui a communiqué ses doléances au ministère par écrit en juillet, estime que les auteurs du document auraient dû, afin de faire une comparaison valable, considérer plusieurs indicateurs, prenant notamment en compte la nature des services cliniques des établissements.Ils auraient dû également ajouter des mises en garde à la fin de l'étude afin de préciser les limites de la méthode d'analyse utilisée.Le vice-président intérimaire à la direction de l'AHQ, Raymond Roberge, note que l'association, en raison de ses réserves, a recommandé récemment à ses membres « d'être vigilants » face à l'utilisation que les régies régionales pourraient faire du document.Des économies, qu'il dit ne pouvoir chiffrer, peuvent encore être réalisées en réorganisant les services, ajoute M.Roberge.Cette réorganisation doit toutefois « s'actualiser de façon rigoureuse et concertée » au sein d'un groupe de travail regroupant des représentants du ministère, des établissements et des régies régionales.De la santé en écale Agence France-Presse WASHINGTON Les cacahuètes contiennent une substance végétale permettant de limiter les risques de maladies cardiaques et de cancer, selon une étude publiée hier par le département américain de l'Agriculture ( USDA ).Ces arachides, selon les chercheurs, renfer- ment du resveratrol, une substance qui se trouve également dans le vin rouge et qui est considérée comme étant à l'origine des bienfaits de cette boisson pour lutter contre les maladies cardiovasculaires.Plus récemment, une autre étude a montré que du resveratrol extrait de raisins a permis de réduire le risque de cancer chez les animaux.a f e | è t » t » v t \u2022 * Découvrez le Fonds de revenu mensuel Royal.Ne cherchez pas plus loin.Le nouveau Fonds de revenu mensuel Royal, avec ses versements mensuels pratiques et ses revenus avantageusement imposés, représente désormais une option des plus intéressante.En investissant dans une sélection diversifiée de valeurs, titres et autres outils du marché monétaire à rendement élevé, ce fonds vous assure un revenu régulier en plus d'offrir tous les avantages et la souplesse d'un fonds sans frais d'acquisition ou de résiliation et ce pour des frais de gestion de seulement 1 %.Ce nouveau fonds vous est 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Le ptts grmd choix i -à Moatréal, aux PRIX Ll GARANTIS LES PLUS BAS 1 DREDONS de duvet cuuora SHEFTEX Spmpraid Dan River MARTEX totitt CANNON ï Douillettes réversibles J Toutes i OQ95 I grandeurs JmM Edredons de.duvet d'oie blanche Cor- \u2022 , \u2022 ,mi tk&é*i \\î Simple 699S Double 89\" Grand 99°5 Très grand 1 3995 Ensemble de draps en percale 16 95 MARTEXste vens CANNON Bain ÛM\\|\\K >\\s Ik\\U ll\\ Il-si Oreiller 795 Matelas cnoix ae mcsciCB Seoly et Sermons oux plus oas prfad livraison gratuite Cadre de lit gratuit Retrait gratuit Installation {potUlte CANNON Descentes de batrt MARI EX * * * * Essuie-main Sorites de bain en ratine 95 95 95 Charmeur de Sealy Simple 99$ cm 19S Double 139 $ 269$ Grand 169$ 32t sLp*yô..en décoration : voila pourquoi choisir Mariette Clermont' £\\ m ariette clermont afum dr .moins cher que vous ne le croyez.depuis 47 ans .s * A 12 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 11 SEPTEMBRE 1997 Montréal métro Le « roi de D orval » Avec environ 45 % du trafic aérien local, Air Canada sortira gagnant de la nouvelle donne aéroportuaire Voici la quatrième tranche de notre série sur Vaéroport de Dorval.Martin Pelchat eilleurs emplacements, meilleure visibilité, meilleur système de correspondances : à l'aéroport international de Dorval, Air Canada sera roi.Et maître, ironisent plusieurs \"habitués du milieu aéroportuaire, \"qui, comme les inconditionnels de Mirabel, estiment que le transfert .des vols internationaux à Dorval 1 visait surtout à satisfaire la bannière unifoliée.Estimant à environ 45 % la part qu'elle aura dans le trafic aérien à Dorval cet automne ( loin devant son plus proche concurrent.Canadien, qui tourne autour de 10 % ), Air Canada ne cache pas qu'elle tirera des bénéfices importants de la nouvelle donne aéroportuaire, tant en revenus supplément aires _ qu'en économies opérationnelles.« Je pense que ça va varier de 15 à 25 millions par an-\u2022 née », affirme Martin Boyer, directeur géné- \u2014\u20141 rai du service à la clientèle pour l'est du Canada et grand manitou depuis deux ans du déménagement à Dorval d'Air Canada.Bref, de quoi rentabiliser rapidement les 20 millions que la compagnie vient d'investir à l'aéroport de Dorval pour moderniser ses installations.« On n'est pas le seul joueur dans l'équation, mais on est sûrement le joueur le plus important », remarque sans complexe M.Boyer.Comment Air Canada bénéficiera d«î ce transfert ?D'abord, contrairement à un transporteur com- me Air France, qui a une grosse flotte de B747 pour le tout-cargo, la compagnie n'aura plus à maintenir deux bases d'opérations, l'une à Mirabel, l'autre à Dorval.Air Canada pratiquant plutôt le « combi », c'est-à-dire du transport de fret sur des vols passagers, rien ne l'empêchait de transférer la totalité de ses activités à Dorval, où le transporteur dispose déjà d'un centre d'entretien.Un opérateur de tout-cargo comme Air France doit demeurer à Mirabel et à Dorval simultanément, avec les coûts supplémentaires que cela implique.« Pour nous, le 15 septembre au matin, Mirabel c'est du passé, explique Martin Boyer.Il ne restera plus un seul employé d'Air Canada à Mirabel.» Mais Air Canada anticipe le plus gros des gains au chapitre de l'utilisation des appareils.Un exemple : présentement, tous les matins, un 747 quitte Paris pour arriver à Mirabel à 13 h.L'appareil y demeure jusqu'à 20 h avant de repartir vers C h arl es - de - Gaulle.« Vous avez une pièce d'équipement de plusieurs millions qui dort sur la piste de Mirabel pendant huit heures, dit Martin Boyer.On ne peut rien faire de façon économiquement viable avec cet appareil.Le faire décoller de Mirabel pour l'amener à Dorval coûterait plusieurs dizaines de milliers de dollars.» De Dorval, les perspectives sont plutôt alléchantes.Air Canada pense ainsi faire décoller deux 747 de Charles-de-Gaulle tous les matins, l'un en direction de Dorval, l'autre de Toronto.Les DORVA deux ront ville vers se pose-dans leur respective 13 h, et D'hier à demain prendront à 17 h la direction de Toronto pour le premier et de Dorval pour le second, avec à \u2014\u2014\u2014^\u20141 leur bord des centaines d'hommes d'affaires, précieux clients de Rapidair.À 20 h, les deux avions repartiront pour Paris.«< Ce qu'on veut faire, c'est introduire 200 sièges supplémentaires en pleine période de pointe sur Rapidair, sans avoir besoin d'acheter une pièce d'équipement supplémentaire », lance M.Boyer.Et la demande est là, dit-il.Autre avantage : les clients internationaux d'Air Canada n'auront pas à utiliser la nouvelle jetée in- PHOTOPIBWECÔTt Lm Pour Air Canada, selon Martin Boyer, Mirabel sera du passé dès le 15 septembre.tcrnationale temporaire pour prendre l'avion.Ce qui est loin d'être négligeable quand on sait que cette jetée n'est accessible qu'au prix d'une longue marche, de corridors en long escalier mécanique.« C'est au bout du monde ! » lance le chef d'escale adjoint d'Air France, Marc Lachapelle.Il raconte que lors d'une visite des lieux, lui et son équipe ont mis une douzaine de minutes à franchir la distance, et c'était sans bagages, insiste-t-il.Air Canada a pour sa part dépensé trois millions pour augmenter la capacité de ses passerelles d'embarquement sur la jetée domestique, de sorte que ses gros porteurs peuvent désormais y accoster.En utilisant cette jetée domestique pour ses vols internationaux, la compagnie pourra offrir à ses clients les correspondances les plus rapides.« De l'ordre de 30 minutes », note M.Boyer.Un voyageur en provenance d'Halifax qui va à Paris par Air Canada n'aura ainsi que 50 pieds à marcher.Celui qui arrive par Canadien pour voyager sur Air France devra traverser l'aérogare au complet, ajoute le représentant d'Air Canada.« Les connexions qu'on va être capables d'offrir à Dorval sont toutes inférieures ( en temps ) à la grande majorité des hubs en Amérique du Nord.» Air Canada aura aussi le plus beau salon.La compagnie a agrandi son « Maple Leaf Lounge », exclusif à sa clientèle internationale.Assis confortablement, les voyageurs pourront y écouter un disque en attendant leur vol, ou y trouver des ordinateurs pour travailler un peu avant le départ.PHOTO ROBERT MAILL0UX.Là Les clients internationaux d'Air Canada seront choyés à Dorval : assis confortablement, ils pourront écouter un disque ou utiliser un ordinateur en attendant leur vol.La « cerise sur le sundae » : le salon d'Air Canada est accessible après les contrôles douaniers.C'est d'ailleurs ce que préfère la clientèle des aéroports, selon Martin Boyer.Les autres transporteurs internationaux devront se partager le « lounge » commun construit pour eux par ADM.mais avant la sécurité.Quant aux comptoirs d'enregistrement d'Air Canada, ils seront les plus près de la porte principale, et les premiers qui accéderont à la boutique hors-taxes.Pendant ce temps, les autres transporteurs s'arrachent les comptoirs restants.« On pense qu'on a les meilleurs comptoirs », souligne Martin Boyer.Chez Air France, on estime qu'il ne reste pas suffisamment de comptoirs pour accommoder tous les transporteurs.« On n'utilise ja- mais les comptoirs le matin parce qu'on n'a pas de vols, explique Marc Lachapelle.Tous les transporteurs vont les utiliser au même moment, entre 19 h et 21 h.Là, ça va être serré.Ça va peut-être allonger un peu le temps de traitement.» « Il y a des gens qui peuvent dire que ce n'est peut-être pas « fair » pour les autres transporteurs, lance Martin Boyer.Mais quand on va à Paris, c'est Air France qui est le gros joueur et qui a les meilleures installations.À Londres, c'est British Airways qui donne le show et à Dallas, c'est American Airlines.« Ici, on est chez nous.C'est notre siège social, c'est Air Canada qui est le gros joueur, avec 7000 jobs au Québec.Et je pense que c'est tout à fait normal qu'on ait la présence la plus imposante.» Un convoi de 3 5 semi C est dans la nuit du 14 au 15 septembre que se déroulera l'événement le plus spectaculaire du transfert des vols internationaux à Dorval.Un convoi formé de 35 semi-remorques empruntera alors la 15 depuis l'aéroport de Mirabel, puis la 640 et enfin la 13, pour transporter à Dorval les équipements lourds d'Air Canada.On prévoit qu'il faudra trois heures au convoi à partir de minuit pour compléter son itinéraire.Le chargement ?« Nos chariots élévateurs, nos tracteurs, les escaliers, les camions de dégivrage; bref, tout l'équipement qu'on a là », explique Martin Boyer, le responsable du transfert à Dorval chez Air Canada.Il y aura là-dedans des « largeurs excessives » qui ralentiront la circulation.Dou ia décision de procéder de nuit.Une fois cette mission accomplie, les 35 semi-remorques retourneront à Mirabel prendre de la marchandise moins lourde et finaliser les adieux d'Air Canada à cet aéroport.Dans la nuit du 11 au 12 septem- bre, trois pièces d'équipements encore plus massives seront déménagées sur des routes secondaires, parce que ces équipements sont trop gros pour passer sous les viaducs autoroutiers.Il s'agit notamment d'un chariot élévateur pour les ponts supérieurs, utilisé pour le chargement des Boeing 747 combi ( qui transportent à la fois passagers et fret ).Le transport de ces gros morceaux prendra huit heures.« On avait deux choix, explique M.Boyer.Le démonter en pièces, ce qui nécessitait environ une semaine de travail pour le démonter et le remonter.Ou lui faire faire une chemin différent de la 13 et la 15, par les petites routes.Il semble qu'on lui ait trouvé un chemin qui nous permet de passer partout.» Ces déménagements exigent beaucoup de minutie, selon M.Boyer.On y travaille depuis plusieurs semaines.Les gens se promènent pour vérifier les hauteurs où on va passer.» Selon Aéroports de Montréal, les autres transporteurs qui déménagent à Dorval n'auront pas besoin de pareil convoi, car ils ne disposent pas d'autant d'équipement qu'Air Canada.Près de Dorval, la police de la CUM sera aux aguets dans la nuit du 14 au 15, « au cas où des gens voudraient créer des problèmes en bloquant le convoi », confirme le commandant du poste numéro 5, Bertrand Fortin.Tout le monde a surtout en tête un éventuel coup d'éclat des opposants au transfert des vols.C'est ainsi que le soir du 14 sep- tpmhrp H#»nv voie H'A îr V* 1 » I » V'Uiiuuu pour l'Europe quitteront Mirabel pour la dernière fois.Quand le vol 871 de Paris rentrera pour ia première fois à Dorval, vers 13 h le 15 septembre, Mirabel ne sera plus que du passé pour Air Canada.DEMAIN : L'avenir du cargo à Mirabel Rimai SïïpS rigyanï ioe Tpihimaiiv?MARTIN PELCHAT C'est devant le tribunal que va probablement se transporter le conflit entre Aéroports de Montréal ( ADM ) et le transporteur no-lisé Royal, qui refuse de faire décoller de Mirabel ses avions pour la Floride.La présidente du conseil d'administration d'ADM, Nycol Pa-geau-Goyette, a dit hier être prête à recourir au besoin à une injonction contre la compagnie, dont le président, Michel Leblanc, a lOi-même invoqué mardi la possibilité de traîner ADM devant les tribunaux.M0* Pageau-Goyette rappelle .que le droit d'ADM à décider des -règles d'assignation des transporteurs a été reconnu par la Cour d'appel dans une récente victoire d'ADM contre les opposants au transfert des vols internationaux -réguliers à Dorval.ADM a aussi poursuivi avec succès en 1993 la compagnie Jet Ail qui ne voulait pas de Mirabel, rappelle la présidente, r « On fera ça, si c'est le choix de Royal », dit M\"* Pageau-Goyette, qui préférerait évidemment en arriver avec M.Leblanc à une entente négociée.« On cherche des accommodements, comme ça a été fait avec Air Transat et Canada 3000.Pour moi, ils sont importants pour Mirabel, et s'il y a des choses qui leur faciliteraient la vie, on peut les examiner.» Mais la présidente d'ADM reconnaît du même souffle que le président de Royal «< en veut plus que les autres » et qu'il a des « listes dont il sait qu'on ne sera pas capables de les accepter ».ADM a néanmoins consenti à Royal ainsi qu'à ses compétiteurs dans le nolisé Air Transat et Canada 3000 un délai supplémentaire de 45 Jours pour terminer leur déménagement à Mirabel, où seront concentrés les vols nolisés et le tout-cargo.Ainsi, plutôt que d'exiger d'eux qu'ils s'installent à Mirabel dès le 15 septembre, ADM leur donne maintenant jusqu'au 1CT novembre.Selon M««* Pageau-Goyette, cela leur permettra de ne pas « bousculer leurs passagers », car la programmation actuelle de ces transporteurs dure Jusqu'au 31 octobre.« Mais le 1er novembre, ils sont tous assignés à Mirabel », affirme-t-elle.Michel Leblanc répète de son côté que sa compagnie est reconnue depuis 1995 par Washington et Ottawa comme un transporteur régulier à destination de la Floride.Il veut bien transférer à Mirabel ses vols vers le Sud et le cargo, mais pas ceux pour Orlando et Fort Lauderdale.L'ordre d'ADM est donc à son avis discriminatoire, car ses concurrents à destination de la Floride comme Air Canada ou Delta atterriront à Dorval.M.Leblanc a laissé entendre cette semaine qu'ADM pourrait peut-être le convaincre en bonifiant son budget promotionnel.Dans le plan de développement de Mirabel qu'ADM entend soumettre sous peu, il est prévu qu'une aide sera donnée aux transporteurs installés à Mirabel pour les aider à développer des marchés à l'étranger.Mais si l'offre à Royal ne compense pas pour les inconvénients, son président dit qu'il devra prendre ses responsabilités de fiduciaire des intérêts des actionnaires et traîner ADM devant les tribunaux.une réponse de Chrétien GILLES NORMAND du bureau de La Presse, QUÉBEC Le premier ministre Lucien Bouchard, qui a demandé publiquement, vendredi, au premier minisr tre du Canada une rencontre pour discuter de la survie de l'aéroport de Mirabel, s'est plaint hier de n'avoir encore reçu aucune réponse d'Ottawa.M.Bouchard a donc renouvelé sa requête, par écrit cette fois, à Jean Chrétien en réclamant avec insistance : « J'espère donc que vous pourrez me signifier rapidement que vous acceptez de tenir cette rencontre.» Le premier ministre du Québec veut ainsi s'assurer que « les garanties demandées et fournies à l'époque du transfert de la gestion des aéroports de Dorval et de Mirabel soient respectées, en particulier celles concernant le maintien de la vocation aéroportuaire de Mirabel ».M.Bouchard veut également obtenir la participation du gouvernement fédéral aux travaux de la Commission québécoise sur le développement de Mirabel.Il veut aussi qu'Ottawa s'engage à être partie prenante des recommandations qui en émaneront.Lucien Bouchard reproche au premier ministre du Canada de traiter ce dossier « de façon pour le moins désinvolte », alors qu'il y va de la stabilité économique et sociale de la région des Laurentides.Il souligne que les deux aéroports ont été payés par les fonds publics ( notamment plus d'un milliard et demi de dollars de 1973 dans le seul cas de Mirabel ) et que le gouvernement fédéral en demeure toujours le seul propriétaire.« Je vous rappelle également qu'Aéroports de Montréal ( ADM ) n'est pas non plus un organisme public dont les dirigeants sont imputables devant la population.Ils ne sont pas élus et n'ont pas de comptes à rendre à la population II ne s'agit donc pas et 11 ne peut s'agir de dévolution de votre Juridiction », insiste Lucien Bouchard.y 4 LA PRESSE, MONTRÉAL, JEUDI 11 SEPTEMBRE 1997 A 13 Un groupe invite Mirabel à tourner la page MARTIN POCHAT À quelques jours du transfert des vols internationaux réguliers à Dorval et moins d'une semaine après que le premier ministre Lucien Bouchard eut manifesté sa vive inquiétude devant le sort qui attend l'aéroport de Mirabel, partisans et opposants à la décision d'Aéroports de Montréal ( ADM ) ont croisé le fer hier à Montréal.À peine une quinzaine de minutes après une conférence de presse du Front Mirabel, le mouvement qui réclame un moratoire sur le transfert, un nouveau lobby clamant sa représentativité des milieux d'affaires, demandait aux citoyens des Basses-Laurentides de tourner la page et de collaborer à la mise en oeuvre du plan de développement de l'aéroport de Mirabel qu'ADM présentera d'ici quelques semaines.« Nous pensons que Mirabel ne s'aide pas quand il prédit la fermeture imminente de l'aéroport, a dit la présidente de la chambre de commerce du Montréal métropoli- tain, Paule Doré.Ce ne sont pas de bons messages qu'on envoie.» Le Groupe de soutien au développement des aéroports de Montréal, dont Mme Doré dit qu'il a vu le jour en août, considère que « le 15 septembre est une journée mémorable pour le développement économique et touristique » de la région de Montréal.Selon ce groupe, l'arrivée des vols internationaux à Dorval générera dès cette année une croissance de « plusieurs millions de dollars des activités aéroportuaires de la région métropolitaine », notamment via l'exploitation de nouvelles liaisons internationales, comme Rome, Francfort ou Tel-Aviv.Composé de représentants de cinq chambres de commerce dont celle de la Rive-Sud, de Montréal International, de la Ville de Montréal, de l'Office des congrès et du tourisme du Grand-Montréal, de l'Alliance des manufacturiers et exportateurs, du Conseil régional de développement de l'île de Montréal et du groupe Réaction, qui représente 4000 employés du secteur aéroportuaire, le groupe entend jouer un rôle d'« observateur actif », selon les mots du PDG de Montréal International, Jacques Girard.« Vous n'avez pas devant vous des gens naïfs qui pensent que toutes les batailles ont été gagnées », d'ajouter M.Girard.Tant lui que Mme Doré ont nié agir en réaction à la sortie de vendredi dernier du premier ministre Bouchard.« On s'est dit que c'était le temps de faire entendre une voix positive autour de cette décision », a toutefois admis Mme Doré.Les leaders du Front Mirabel ont pour leur part manifesté hier leur « profonde amertume » devant l'inaction des chefs politiques.Même si le premier ministre Bouchard a fait droit vendredi dernier à plusieurs de leurs arguments, il n'a pas exigé le moratoire qu'ils espéraient.« Ainsi dépouillée de l'essentiel, son intervention n'aura été qu'un coup d'épée dans l'air », dit le président du Front, Jules Théorêt, selon qui la commission Tardif, mise sur pied par Québec pour appuyer le développement de Mirabel, ne pourra que « triturer des cataplasmes ».Le Front affirme en outre que la firme Municonsult, mandatée par ADM pour évaluer les impacts économiques de sa décision sur la région de Mirabel, n'a entrepris ses recherches qu'il y a trois semaines.Le Front n'envisage pour l'instant aucune manifestation d'ici le 15 septembre, mais promet de poursuivre la lutte même après cette date, convaincu d'avoir touché la population avec son message.« Il s'est passé des choses en Angleterre et la reine a été obligée de suivre », de dire M.Théorêt.Les agriculteurs veulent récupérer des terres Par ailleurs, des producteurs agricoles de la région de Mirabel songent à invoquer le départ des vols internationaux pour entreprendre des recours judiciaires, afin de contester certaines clauses des contrats signés en 1985 avec Ottawa lors de la rétrocession de certaines terres expropriées, et en vue de récupérer 11 000 acres de terres qui n'ont pas été rétrocédées.Les contrats signés à l'époque comportent des contraintes pour les acheteurs, qui ne peuvent construire en hauteur et qui renoncent à tout recours à propos du bruit ou d'autres formes de pollution.Selon M.Michel Raymond, un producteur de Saint-Hermas qui tente de regrouper à cette fin une cinquantaine d'agriculteurs, une décision sera prise avant les Fêtes quant à cette éventuelle démarche judiciaire.avoir dans la vie Les forfaits SCP numériques « Tout compris » de CantelNm AT&T MC en font la preuve avec le nouveau téléphone SCP numérique (Services de communications personnelles).Vous y trouverez une foule d'avantages inégalés et c'est de loin la meilleure offre sur le marché ! 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