La presse, 6 juillet 1997, Cahier A
[" EDITION DU Le plus grand quotidien français d'Amérique.Montréal, ?dimanche 6 juillet 1997 113* année No 251 46 pages, 4 cahiers TAXES EN SUS Martina Hingis, la princesse pages S 7 à S 9 Philippe Cantin A WIMBLEDON Boardman, premier maillot jaune du Tour pages S6 et S 7 I f S AMIS I) I l A M n n I Mail Champlaîn Carrefour Laval 672-4537 682-4537 RÉGION EST DE QUÉBEC 65 Ç ÎLES \u2022 DE \u2022 LA - MADELEINE 1 $ Baseball 5 Y a-t-il un Noir dans la classe ?RICHARD HÉÎU collaboration spéciale, NEW YORK La Presse NEW YORK Lm automne prochain, la * prestigieuse faculté de droit de l'Université de Californie à Berke-j ley, près de San Fran-é cisco, accueillera 270 nouveaux étudiants.Parmi ceux-ci, à moins d'un changement de dernière heure, un seul sera de race noire.C'est 19 Noirs de moins que l'an dernier.La prochaine rentrée scolaire sera à peine plus colorée à la faculté de droit de l'Université du Texas, où seulement trois Noirs sont attendus sur un total de 500 nouveaux étudiants.L'automne dernier, 31 Noirs avaient entrepris des études au sein de la faculté, une des cinq meilleures du réseau universitaire public aux États-Unis.La ségrégation raciale serait-elle en train d'effectuer un retour dans le monde scolaire américain?En Californie et au Texas, où les programmes de discrimination positive ont été abolis dans les universités publiques, les Noirs se butent certainement à un plus grand nombre de portes fermées.Sur le seul plan scolaire, à l'étape de l'admission, ils sont souvent incapables de rivaliser avec les étudiants blancs ou asiatiques, étant généralement originaires de milieux moins favorisés.Les programmes de discrimination positive (ou d'accès à l'égalité) avaient justement pour but de pallier ce genre de difficultés.Mais l'abolition graduelle des programmes d'accès à l'égalité n'est pas le seul facteur contribuant aujourd'hui à faire reculer le principe de l'intégration raciale dans les écoles américaines.Et la majorité blanche n'est pas toujours la seule a lutter contre les politiques de « déségrégation ».Ce mois-ci, par exemple, la National Association for the Advance-ment of Colored People (NAACP), la plus vieille organisation noire des États-Unis, remettra en question sa position historique sur l'intégration des écoles publiques, à l'occasion de.son congrès national.Pour bien comprendre le caractère explosif de ce débat, il faut rappeler que la NAACP a été à l'origine du combat juridique qui a mis fin, en 1954, à la légalisation de la ségrégation raciale dans les écoles publiques.Jusque-là, les États américains pouvaient se cacher derrière la doctrine « séparés mais égaux » pour justifier leurs pratiques ségrégationnistes en matière d'éducation.Ainsi, dans la foulée de la décision de la Cour suprême de 1954, les écoles publiques des États-Unis ont commencé à être intégrées, souvent de force.Mais, depuis le début des années 1980, la fuite des Blancs vers la banlieue a rendu le processus de plus en plus compliqué et coûteux dans les grandes villes américaines.Si bien qu'aujourd'hui plusieurs parents noirs se demandent s'il ne serait pas plus profitable d'investir dans les écoles à forte majorité noire, dont les besoins sont criants, plutôt que de dépenser de l'argent pour financer une intégration que continuent de Voir Y A-T-IL.en A2 robot au Le contact est rétabli entré Pathfinder et Sojourner d'après AFP et AP PASADENA, Californie Le véhicule-robot Sojourner va pouvoir commencer son travail de géologue sur le sol de Mars.Après avoir rétabli le contact avec le petit engin, dont les avaries avaient retardé la sortie, les responsables de la sonde Pathfinder ont donné l'ordre de déployer les rampes de sortie du robot.Des photos transmises par la sonde ont montré les deux rampes déployées, à l'avant et à l'arrière du robot.Les directeurs de la mission devaient ensuite envoyer un signal à Sojourner pour qu'il descende et foule le sol de la planète rouge.Ces manoeuvres ont été commandées à la suite de la reprise normale des communications entre le robot et la partie principale de Pathfinder.Sojourner devait s'élancer vers 5 h GMT (1 h HNE la nuit dernière) pour son premier contact avec le sol de Mars.Reste que le petit robot, de la taille d'un four microondes, ne devrait pas s'aventurer très loin dans les premiers temps.Le problème de communication entre le principal élément de la sonde Pathfinder posée sur Mars et son petit robot Sojourner a pu être réglé, avait annoncé plus tôt un responsable du Jet Propulsion La-boratory à Pasadena.Comme la veille, lorsque Pathfinder s'était posé sans encombres sur Mars, des cris et des applau- dissements ont accueilli la nouvelle dans le centre de Pasadena.Ses rampes de lancement avaient été bloquées par un des énormes ballons gonflables qui ont amorti l'arrivée de l'engin spatial, mal replié à l'issue de l'atterrissage de la sonde sur la planète rouge.Les experts de la NASA avaient passé la journée à tenter de résoudre les avaries.Voir LE ROBOT.en A2 ¦ L'homme sur Mars.Page B 12 Bombardier obtient un contrat de 450 millions à Mexico SONIA SARFATI Bombardier devrait signer, le 14 juillet, un contrat de 450 millions CAN avec la régie des transports de Mexico portant sur la conception, la fabrication et la livraison de 252 voitures de métro.L'entreprise a passé avec succès la première étape d'évaluation qui fait suite à l'appel d'offres international lancé il y a deux mois par la Sistema de Transporte Colectivo (STC) de Mexico: la régie des transports a en effet accepté vendredi l'offre technique que lui a présentée Bombardier et son partenaire français GEC-Alsthom, rejetant du même coup celles de leurs deux concurrents.« Ils ont procédé à l'évaluation technique de toutes les offres et ont jugé la nôtre totalement conforme à ce qu'ils désiraient.A partir de là débute la deuxième phase, c'est-à-dire l'étude de notre offre commerciale.Si cette offre est jugée conforme en tous points, il y aura octroi de contrat », a indiqué à La Presse le président du Groupe transport de Bombardier, Jean-Yves Leblanc.Cette étape, qui durera 10 jours, n'inquiète pas M.Leblanc outre mesure: des soumissions.Bombardier en présente depuis des années un peu partout dans le monde.Entre autres au Mexique où, depuis 1992, l'entreprise possède une usine à Sahagun.C'est dans cette usine.située dans l'État de Hidalgo, à environ 80 km au nord-est de la capitale, que Bom-bardier-Concarril S.A.verra à la fabrication des 252 voitures prévues par le contrat qui devrait être signé le 14 juillet.C'est là que se sont également concrétisés plusieurs contrats signés entre la régie des transports de Mexico et Bombardier.Que l'on songe à l'entente de 131,5 millions US conclue en novembre 1996 pour la remi- Fougueuse Tina Voir BOMBARDIER.en A2 PHOTO BERNARD BRAULT.La Pressa _ N'ayant rien perdu de sa fougue légendaire, Tina Turner a fait honneur à sa réputation en se lançant, hier soir, à corps perdu dans une prestation électri-¦ M.Laurent Beaudoin est choisi la personnalité de la santé qui a soulevé le public du Centre Molson.À lire en page B6 semaine de La Presse.Page A8 _;_, « Pas plus efficaces que des Tylenol » Les péridurales de cortisone sont-elles utiles contre la sciatique: m RECHERCHE UNIVERSITAIRE ANDRÉ PRATTE Le traitement des patients souffrant de sciatique par injection péridurale de cortisone est à peine plus efficace qu'un placebo, conclut une équipe de médecins québécois dans un article publié par le New Enyland Journal of Medicine.Au cours des trois dernières an- nées, les chercheurs ont suivi 158 personnes souffrant d'une névralgie du nerf sciatique causée par une hernie discale.À la moitié de ces patients, on a injecté de la cortisone dans la colonne vertébrale (injection péridurale ou épidura-le), le traitement le plus commun pour ce mal extrêmement douloureux.Aux autres, on a injecté de l'eau salée.Les patients ignoraient s'ils avaient reçu la cortisone ou le placebo.L'état des malades a été évalué après trois semaines, six semaines et trois mois.La majorité des patients, qu'ils aient été traités ou non à la cortisone, ont rapporté une baisse de la douleur ressentie et une amélioration de leur capacité de fonctionner (marcher, s'asseoir, se pencher, se coucher, travailler, etc.) À court terme (trois et six semaines), les personnes ayant subi une péridurale de cortisone ont rapporté une diminution un peu plus importante de la douleur que les autres.Elles ont d'ailleurs pris un peu moins de comprimés analgésiques durant cette période.Par contre, au bout de trois mois, il n'y avait plus de différence entre les deux groupes: la douleur avait autant diminué dans;;le groupe placebo que chez les malades traités par péridurale.De plus, la proportion de ceuxf.qui avaient pu retourner au trayait était équivalente dans les dj£$£ groupes.Enfin, dans un groupe comme dans l'autre, un quart dés; patients ont dû être opérés dam* les 12 mois, leur état ne s'amélio% rant pas.J> Voir PAS PLUS.en A2 > 909 JOURS AVANT L'AN 2000 INDEX Petites annonces Index Immobilier C4-C5 affaires C4 Arts et spectacles marchandises C5-C6 -Téle-horaire emplois automobile ' Les uns les autres B7 Horoscope Bandes dessinées C6 Livres B4a 69 Bridge B3 Deces C8 Loteries C9 Monde C6 \u2022 Horaires-spectacles B9 Génies en herbe B11 Mot mystère C7àC9 \u2022 Francine Grimaldi B7 Grille thématique B11 Observateur C5 Santé B1 a B3 Sciences A2 et A5 Têtes d'affiche A6 Tabloïd Sports C4 C1àC3 B11-B12 B10 C7 - Robert Duguay S5 Un petit ordinateur dans la poitrine - page Cl Ensoleillé avec des passages nuageux Max.27, min.16 Sports, page 16 DEPUIS 44 ANS °n ne Par!e Pas d'économies ULLLUJLLI (lien.On parie du s w»guyu* PLUS BAS PRIX*\"\"b/'u*199 MEUBLES \u2022 ÉLECTROMÉNAGERS \u2022 AUplO VIDÉO S g LACHINE 3 1360.Notre-Dame 5 Lachine Tél.: 637-5837 CHÂTEAUGUAY 12.boul St-Jean-Baptiste Châteauouay Tél.1692-1040 VERDUN 0087.av.Verdun Verdun Tél.'.766-2331 DEUX-MONTAGNES 1600.chemin Oka Deux-Moutaçnes Tél.: 473-27$7 LAVAL 1605.boul.Le Cortousier Chomedey.Laval Tel : 688-1414 D0RI0N 127.bout.Harwood Oonon Tél.: 424-5161 : Aucun paiement, aucun intérêt avari juin 1998.sentes les taxes de vente sont payables l l'achat, sujet à l'approbation du service du crédit.Tour tout achat de 500 $ et plus MONTRÉAL 6590.av.du Parc Montréal Tél.: 272-0733 MONTRÉAL 3500.Ontario Est Mental Tél.£27-4331 6469 0621924987651 A 2 ?LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 6 JUILLET 1997 Suites de la une Y a-t-il .un Noir dans la classe ?Y A-T-IL./ Suite de la page AI_ contester plusieurs Blancs.Parallèlement à cette question, un nombre croissant d'intellectuels et de leaders noirs dénoncent la condescendance qui se profile, selon eux, derrière le discours des partisans de l'intégration scolaire.Comme si les Noirs devaient absolument étudier avec des Blancs pour obtenir une éducation de bonne qualité I Cette opinion est bien sûr défendue par un nationaliste comme Louis Farrakhan, leader de la Nation de l'islam, mais également par un conservateur comme Cla-rence Thomas, juge à la Cour suprême.Ce même Thomas, dont la nomination au plus haut tribunal américain avait été mise en péril par l'accusation de harcèle-, ment sexuel portée par Anita Hill au début des années 90, est également opposé aux programmes d'accès à l'égalité dans les universités.Comme d'autres conservateurs, il estime que la couleur de la peau (blanche ou noire) ne peut jouer * .aucun rôle dans les critères d'admission à l'université, la constitution américaine n'admettant, selon lui, aucune forme de discrimination raciale (positive ou non).La position de Thomas serait évidemment plus crédible s'il n'avait lui-même profité d'un traitement de faveur pour être admis dans une des meilleures facultés de droit des États-Unis (Yale).Elle serait sans doute aussi plus acceptable si l'abolition des programmes d'accès à l'égalité dans les universités publiques du Texas et de la Californie n'avaient pas eu pour conséquence de réduire au strict minimum le nombre de Noirs dans les facultés où sont formés le gros des leaders texans et californiens, non seulement dans le domaine du droit, mais de la politique et des affaires.Même un des principaux architectes de l'abolition des programmes de discrimination positive en Californie, Ward Connerly, s'est dit estomaqué par les données rendues publiques à la fin de juin.«< C'est une douche d'eau froide », a dit Connerly, un des administrateurs noirs du réseau universitaire public de la \u2022 Californie.«< Je suis pétrifié en pensant au chemin que nous avons encore à parcourir.On ne peut pas regarder la situation et .ressentir autre chose que du désarroi.» Le robot se met au boulot LE ROBOT., / Suite de la page A l Pathfinder a aussi transmis de nouveaux clichés de Mars au deuxième jour de son séjour.Quelles que soient les difficultés de Sojourner, il reste que les images de Mars font le bonheur des gens de la NASA.Elles\" ont déjà permis de recueillir bon nombre d'informations sur la nature géologique de la planète rouge.Depuis l'arrivée de Pathfinder sur la planète, vendredi, ce problème de communication avait été le seul incident enregistré.L'atterrissage s'est en effet parfaitement déroulé, les caméras ont déjà transmis des images exceptionnelles de la surface rou-geâtre de la planète et les premières données météorologiques ont été recueillies.Après avoir descendu la rampe, Sojourner doit prendre des mesures portant notamment sur la géologie du sol et la composition des rochers jonchant la plaine d'Ares Vallis où est posée la sonde.À partir des photos prises par les caméras, les premières transmises de Mars depuis vingt ans, les scientifiques ont déjà décidé des rochers qu'ils aimeraient aller ausculter avec le robot.Les problèmes de transmission entre Sojourner et la sonde Pathfinder sont apparus vendredi soir, quelques heures après que la sonde eut conclu une odyssée de sept mois et 500 millions de kilo- Le petit robot Sojourner passe à l'action.PHOTO REUTER mètres en se posant en douceur sur le sol de Mars.Cette avarie étant réparée, les ingénieurs de l'agence spatiale américaine vont pouvoir commander à distance la sortie de Sojourner.Ce petit véhicule de dix kilos monté sur six roues motrices doit explorer le secteur d'Ares Vallis, la plaine alluviale sur laquelle s'est posée la sonde, à la recherche d'informations pouvant témoigner de l'existence passée de la vie sur Mars.Au cours de la journée, les ingénieurs ont réussi à dégager un des deux accès permettant à So-joumer de toucher enfin la surface de Mars.Cependant, les ordres envoyés à Pathfinder pour que celle-ci déploie une de ses rampes n'ont pas été reçus avant que les transmissions ne cessent lorsque la terre a disparu de l'horizon martien.Ces ordres ont été renouvelés hier.Première sonde spatiale envoyée sur Mars depuis Viking en 1976, Pathfinder a déjà remporté un énorme succès.Dans la nuit de vendredi à samedi sont parvenues sur terre ses premières images de la planète rouge.Cette mosaïque de 120 photos, en couleur et en noir et blanc, peut être consultée sur Internet.« C'est un paysage fantastique », a déclaré le concepteur du système photographique de la sonde.Peter Smith.Sous un ciel couleur saumon s'étend un paysage aride et désolé, rouge et rocailleux, clos par de hautes mon- tagnes.Le premier objectif de la mission Pathfinder est d'étudier la géologie sur quelques dizaines de mètres carrés de surface martienne.Bien que la sonde n'ait été dotée d'aucun instrument permettant de détecter des traces de vie, la NASA espère qu'elle trouvera des minéraux chargés de fossiles microscopiques ou de restes chimiques d'anciens microbes.Une autre sonde devrait rapporter sur terre un échantillon du sol de Mars en 2005.Quelques heures à peine après son atterrissage, Pathfinder transmettait ses premiers clichés en couleur, montrant un extraordinaire panorama avec un paysage désolé, un sol rougeâtre, parsemé de rochers gris et de pierres, et une colline à l'horizon.Ces photos, d'une très grande précision, ont déjà permis d'observer « des rochers sombres avec des traces un peu rouges, et d'autres de différentes couleurs »>, a indiqué à la presse le responsable scientifique du projet, Matt Golombek.Les scientifiques ont déjà choisi le premier roc qu'ils souhaitent ausculter: « Il est très sombre et ne semble pas recouvert par de la poussière », a-t-il précisé.Dès hier soir, le petit robot Sojourner devait aller explorer les alentours du point d'atterrissage, prendre des photos rapprochées des rochers paraissant intéressants et prélever des échantillons pour analyse.Bombardier obtient un contrat de 450 millions à Mexico BOMBARDIER./ Suite de la paqe M_ se à neuf de 28 rames de train et de quatre voitures de remplacement.Ou encore à l'entente de 117 millions US conclue en décembre 1995 pour la fourniture de 78 voitures de métro dont la livraison devrait débuter en septembre.Destinées à la ligne A du réseau, ces voitures sont d'ailleurs, techniquement parlant, assez dif- férentes de celles qui ont été conçues et dessinées en vue de la présente offre.« Il y a les progrès technologiques normaux mais aussi les exigences particulières de la STC, reliées à l'achalandage très important de la ligne B.Cela fait un an que nos meilleurs techniciens travaillent là-dessus », a souligné M.Leblanc.Une fois l'entente conclue, il faudra compter une année d'ingénierie et d'approvisionnement avant que le chantier ne se mette véritablement en branle.Ceci, pour environ trois ans.Un chantier auquel GEC-Als-thom participera en fournissant les équipements électrique et de traction, et pour lequel Bombar-dier-Concarril engagera un millier de personnes qui s'ajouteront au 1 300 employés que l'entreprise comptera d'ici décembre à Sahagun.Car le présent contrat ne créera aucun emploi au Québec, con- trairement à celui que Bombardier a signé en mai avec la Métropolitain Transportation Authority / New York City Transit.La conception et la fabrication des 680 voitures de métro qui seront construites dans le cadre de cette entente de 1,3 milliard CAN se traduit par l'ajout d'une centaine d'ingénieurs et autres spécialistes à Saint-Bruno et à l'usine de La Pocatière.De plus, le nombre d'employés de l'usine doit passer de 500 à 1 000.> %ii « MIMM S * .1 ., ^ .1.4.i « « Pas plus efficaces que des Tylenol » - *\u2022 PAS PLUS./ Suite de la page A ! Selon le responsable de l'étude, le rhumatologue Simon Carette, du Centre hospitalier universitaire de Québec (CHUQ), celle-ci démontre que les péridurales de cortisone ne guérissent pas la sciatique.En outre, la diminution de la douleur obtenue grâce à la corti-sone est si faible qu'on pourrait faire tout aussi bien à l'aide de simples analgésiques ou d'anti-inflammatoires administrés oralement.« Personnellement, avant d'envoyer des gens pour une épidurale, je vais m'assurer qu'ils ont vraiment eu l'analgésie et le traitement anti-inflammatoire maximal », a déclaré le docteur Carette à La Presse.« Si on est à la recherche d'une amélioration légère, oui, ça vaut possiblement la peine de faire une épidurale.Mais si on recherche plus que ça, ou si on fait ça dans le but d'éviter une chirurgie, ça ne vaut pas la peine.» Des coûts énormes Un autre membre de l'équipe, le Dr Patrice Montminy, chirurgien du dos au CHUQ, est plus catégorique: il laissera carrément tomber la cortisone.« Il faut regarder les conséquences sociales, expiique-t-il.Les gens sont traités par péridurale durant plusieurs mois, ou restent en attente de traitement pendant des semaines, et tout ça pour un traitement qui ne sera pas plus efficace que des Tylenol.Pendant ce temps, les gens ne travaillent pas, les assurances ou la CSST paient, ça engendre des coûts énormes.» Selon le Dr Montminy, la physiothérapie est le traitement le plus efficace contre l'hernie discale.Pourquoi préférer, pour soulager la douleur, les analgésiques ou les anti-inflamma- toires oraux aux injections de cortisone?« La péridurale est tout de même une manoeuvre plus agressive, répond le Dr Montminy.Les risques de complications sont minimes mais si on répète le traitement, ces risques augmentent.» « Nous n'avons pas comparé les coûts, mais pour une épidurale, il faut un anesthé-siste, une salle, une surveillance », souligne pour sa part le Dr Carette.(I) Curette, S.et al.« Epidural corticosteroid injections forsciata due to herniated nucleus pulposus », The Nav England Journal of Medicine, 5 juin 1997.Kr .: Renseignements : 285-7272 Abonnement : 285-6911 Télécopieur pour abonnement : 285-1019 Lundi au vendredi de 7 h à 17 h 30 Samedi de 7 h à midi Dimanche de 7 h a 11 h Rédaction : 285-7070 Promotion : 285-7100 Les petites annonces : 285-7111 Télécopieur : 848-62S7 Lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 30 Décès, remerciements : 285-6816 Lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 30 Grandes annonces Détaillants: 285-6931 National, TéléPlus : 285-7306 Carrières et professions.Nominations : 285-7320 Comptabilité Grandes annonces : 285-6892 Les petites annonces : 285-6900 La Presse est publiée par: La Presse.Ltée.7, rue Saint-Jacques.Montréal H2Y 1K9.Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Reuter.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse soin également réservés.«Envois de publication canadienne -Contrat de vente numéro 0531650» Port de retour garanti.(USPS003692) Champiain N.Y.12919-1518.00277 \u2022 Code du jour 27-7 Dirnsncke, 6 Juillet 1997 LOTERIES La quotidienne à trois chiffres : 8-5-5 à quatre chiffres : 7-1-5-8 6/49: 2-3-11-14-27-30 Compl.38 avec extra: 205753 INSOLITE ¦ Un charmeur de serpent malaisien s'est glissé hier à Kuala Lumpur dans une cage de verre, où il souhaite séjourner trois semaines.en compagnie de 6 000 scorpions.Ali Khan, 39 ans, entend battre ainsi le record établi par un Indonésien, qui a passé 15 jours avec 4 000 scorpions, de décembre 1993 à janvier 1994.Ali Khan, qui se produit régulièrement dans divers cabarets, avait déjà partagé en 1989 la couche de 400 cobras, 12 heures par jour durant un mois et demi.Le spectacle attirait quotidiennement plusieurs centaines de spectateurs.Cette fois, le charmeur de serpents compte ne pas quitter la cage aux scorpions, même pour se laver.Ali Khan affirme pouvoir supporter sans problèmes dix piqûres de scorpion par jour, grâce notamment à certaines herbes.Il a été piqué deux fois hier en s'installant dans la cage, longue de trois mètres et large de deux mètres.Ali Khan, s'il est piqué plus de 10 fois, « ouvrira la porte et partira.Je veux vivre, vous savez ».Les scorpions ont été comptés un par un avant d'être introduits dans la cage.DEMAIN DANS LA PRESSE Nissan Altima: la voie de la sagesse ¦ Si les ventes de la Nissan Altima au Canada ne sont pas à la hauteur des attentes de la compagnie, elles sont beaucoup plus importantes sur le marché américain.Cela explique probablement pourquoi les changements sur le plan esthétique effectués par les stylistes du centre de design de Nissan, en Californie, ne sont pas renversants.On a cependant écouté la clientèle afin de corriger certains irritants, comme un habitacle trop étroit et un moteur bruyant.Notre chroniqueur Denis Duquet fait l'essai de la nouvelle Nissan et vous fait part de ses impressions de conduite, demain, dans le cahier Auto.QUESTION DU JOUR Lîi Presse &ÉÉiÉlMaison Vous voulez vous faire entendre?Répondez à la question du jour.Pour faire connaître votre opinion, composez le 285-7333; au son de la voix, faites le l.Êtes-vous en faveur de la construction d'une centrale hydro-électrique aux chutes de la Chaudière ?Les efforts pour placer la sonde Pathfinder.construite au coût de 266 millions US, sur Mars en valent-ils la peine ?À cette question posée hier, le pourcentage de réponses obtenues a été: Oui: 73 % Non: 27 % \u2022 .i Météo radar!\"P^2^,^6^., V ^ ^ s_ de tranqtullite^d estant Environnement Environment Canada Canada 1 900 Frais applicables -fejque/BBQ {élrovation 0065385000014 ?-6D La Presse LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 6 JUILLET 1997 A3 Le mot du jour corporation ¦ Ce mot désigne un « ensemble de personnes exerçant le même métier ou la même profession ».En ce sens, il prend une majuscule s'il désigne un organisme unique.\u2014 La Corporation professionnelle des journalistes.Corporation est un anglicisme au sens de compagnie, société, municipalité ou organisme public.Mais, cet anglicisme nous est imposé par certains textes législatifs au Canada.Paul Roux L'EXPRESS DU MATIN Plaisanciers arrêtés ¦ Un homme de 38 ans et une femme de 30 ans, de Laval, ont été arrêtés par la Garde côtière hier en fin d'après-midi, alors qu'ils étaient à la barre d'un bateau de 29 pieds volé plus tôt dans la journée dans le port de Montréal.Le bateau, de marque Baleco Thompson 290 et d'une valeur de 60 000 S, avait été loué le 2 juillet à la marina de Saint-Mathias.C'est le locataire du bateau qui a signalé le vol hier matin aux autorités portuaires de Montréel, expliquant qu'il avait quitté le bateau la veille et qu'à son retour, il n'était plus au quai.La Sûreté du Québec avait immédiatement diffusé la description du bateau à la Garde côtière ainsi qu'aux différents corps policiers de la région.Deux morts sur la 117 ¦ Deux résidants de l'Ou-taouais, un homme de 61 ans et une femme de 69 ans, ont été tués en fin d'après-midi hier, lorsque l'automobile dans laquelle ils prenaient place est entrée en collision avec une autre voiture à la croisée d'un chemin et de la route 117, à La Conception, dans les Laurent ides.L'accident a fait également deux blessés légers.L'identité des victimes n'a pas été révélée.Pêcheur noyé ¦ Un pêcheur s'est noyé tandis qu'un autre a été secouru dans la nuit de vendredi à samedi par des camarades, après le naufrage de la petite chaloupe d'aluminium dans laquelle ils prenaient place.L'accident s'est produit sur un lac situé à 240 km au sud de Radisson, au Nouveau-Québec.Selon le survivant, une vague d'un mètre de hauteur aurait frappé le côté de la chaloupe, qui a chaviré, projetant les deux pêcheurs à l'eau.Les deux hommes portaient des gilets de sauvetage, mais il semble que l'un d'eux ait été victime d'hypothermie et n'ait pu regagner la rive.Le disparu est un homme de 39 ans, habitant la région montréalaise.Son compagnon, un homme de 45 ans, de Saitit-Eus-tache, a été secouru en fin de nuit par des camarades de pêche.La route fait un mort ¦ Un jeune automobiliste de 17 ans, Anick Du puis, est mort vendredi soir après avoir perdu la maîtrise de son automobile sur la montée Saint-Achillée à Château-Richer.Le véhicule a capoté, puis fait plusieurs tonneaux.Taxi : prix minimum ¦ À la demande de la Ligue de taxi de Montréal, la Commission des transports du Québec vient d'établir un prix minimum de 10$ pour toute course à partir de l'aéroport de Dorval.À ce prix minimum s'ajoute un supplément d'un dollar lorsque la course est faite à partir de l'aéroport, ce qui porte à 11 $ la facturation minimum pour une telle course.Cette mesure est en vigueur depuis le 26 juin.Bénévoles demandés ¦ À moins de 30 jours de la finale des Jeux du Québec à Montréal, le comité organisateur cherche encore à agrandir sa famille de 965 bénévoles.Son objectif est de recruter 3500 bénévoles en vue de cet événement.Pour poser sa candidature, il suf-f i t de composer le 1-888-666-JEUX.Policiers champions ¦ Les policiers de la Sûreté du Québec qui ont participé au cours des deux dernières semaines aux Jeux mondiaux des policiers-pompiers qui se déroulaient à Calgary, du 24 juin au 4 juillet, sont revenus au Québec hier après avoir raflé 29 médailles, dont 14 d'or, 8 d'argent et 7 de bronze.Edith Viens, de la police municipale de Sainte-Sophie, qui faisait partie du groupe des 71 athlètes de la SQ, a remporté quatre médailles, dont trois d'or et une d'argent.L'agent Viens s'est illustrée à la course d'obstacles, au cross-country et au slalom.L'agent Jacques Ranger, du groupe d'intervention ( GI ) de Montréal, a aussi remporté quatre médailles, une d'or, une d'argent et deux de bronze.En tout, 9000 poli-cicis et pompiers venant de 104 pays, se sont affrontés au cours de cette septième édition des jeux dans 67 disciplines.(j ?PHOTOS ANDRE F0RGET.La Presse Armés de bières froides et de lunettes de soleil, les spectateurs des 59* Régates de Valleyfield manifestaient hier leur enthousiasme pour les pilotes et leurs bolides.La fierté de Valleyfield Les régates sont devenues le principal attrait de cette municipalité de 30 000 habitants MARIE-EVE GÉRIN VALLEYFIELD Debout sur les estrades, essayant de crier plus fort que le bruit assourdissant des moteurs, plus de 15 000 amateurs de courses de bateaux encouragent et saluent les pilotes qui défilent devant eux à plus de 200 km / h.« Presque tous les Valleyfiel-dois sont des fans de bateaux », explique Marc Rousse, directeur général des régates dont les finales ont lieu aujourd'hui.Ce qui était à l'origine \u2014en 1938\u2014 une activité réservée à l'élite de la communauté, est devenue avec les années un événement populaire constituant le principal attrait et surtout la grande fierté de la petite municipalité de Valleyfield, qui compte à peine 30 000 habitants.En 1990, un hôtel a même été construit spécialement pour loger les amateurs de vitesse sur l'eau, la ville n'arrivant plus à héberger tous les visiteurs.Toute l'année, l'ensemble de la population de Valleyfield se prépare pour la fête de la vitesse, du bruit et des vagues.Jocelyn Ran-court, sa femme, Sylvie Mercier et leur fils de douze ans, Jean-Gabriel, font partie des 500 bénévoles valleyfieldois qui assurent la bonne marche de l'événement.« Je ne connais pas ça les courses, mais je participe à l'organisation des régates parce que c'est une activité très profitable pour notre communauté », explique l'avocat et président des Régates, Jocelyn Rancourt.« Les gens s'amusent, prennent un coup, mais on constate qu'il y a une baisse du taux de criminalité durant les régates », fait remarquer le constable Guy Poirier de la police de Valleyfield.L'implication active de toute la communauté porte d'ailleurs ses fruits.Les pilotes et les spectateurs n'ont que de bons mots pour les organisateurs.Le pilote du Toyota CE 9, classe 5 litres, Serge Roy, a effectué deux tours complets sur lui-même ( latéral et longitudinal ), alors qu'il ne lui restait qu'un tour à faire dans sa course de qualification.Heureusement, il s'en est tiré indemne.En 1991, les régates avaient fait deux morts, un pilote et un spectateur.« C'est à Valleyfield qu'on traite le mieux les participants et les visiteurs.L'organisation est plus professionnelle que partout ail-\u2022 leurs.Ici, c'est comme l'Indiana-polis 500 de la course de bateaux », s'exclame « Beaver » Kôvach, un ex-pilote venu de Niagara Falls expressément pour l'occasion.« Les Régates de Valleyfield, c'est presque une légende pour les amateurs de courses de partout aux États-Unis.Les gens qui viennent une fois savent à quel point c'est magnifique ! » renchérit Bud Gilbert, un constructeur de moteurs de Las Vegas, assis sur son bolide en plein soleil.Durant les trois jours que dure l'événement, 75 000 personnes, armées de longues-vues, de lunettes de soleil et de bières fraîches, envahissent donc les abords de la baie Saint-François pour applaudir les coureurs.Plus de 120 bolides, aux couleurs éclatantes et aux moteurs tous plus puissants les uns que les autres, concourent afin de mériter des bourses totalisant cette année 155 000$.Quinze embarcations s'affrontent en classe Grand Prix.Les favoris de la Formule 1 des régates, Jean Théorêt et Patrick Ha-worth, sont des « petits gars » de la place.Si la journée de vendredi avait été plutôt décevante pour les organisateurs et les .amateurs \u2014 la pluie et le vent ayant obligé l'annulation des courses\u2014, celle d'hier a réjoui tout le monde.Tout ce qu'on espère à Valleyfield, c'est que le soleil sera aussi de la partie pour les finales d'aujourd'hui.Un présumé criminel de guerre à St-Léonard MARIE-CLAUDE GIRARD Le Congrès juif canadien prévient qu'il demeurera vigilant pour'que le cas du présumé criminel! de guerre nazi, Mamertas Maciukas, de Saint-Léonard, soit réglé dans un délai raisonnable.« C'est une étape importante.Ce qui reste à faire, s'il y a des preuves solides, c'est de s'assurer que les procédures se déroulent efficacement et dans les meilleurs délais.C'est autant dans l'intérêt de M.Maciukas que des survivants de l'Holocauste », a indiqué hier soir Jack Jedwad, directeur général du Congrès juif pour le Québec.Faute de quoi, le Congrès n'écarte pas la possibilité d'organiser une manifestation silencieuse devant la maison de l'homme de 73 ans, soupçonné d'avoir appartenu à une unité de la police lituanienne chargée d'exterminer des juifs et des gitans.Appelée Suma 2-12 ou 12e bataillon, cette unité s'est rendue coupable de crimes contre les.populations civiles de Lituanie et de Biélorussie durant la Deuxième Guerre mondiale.Le 22 juin dernier, à Burlington, le Congrès avait manifesté devant la maison d'un homme qui aurait appartenu au même bataillon., Ce dernier, Joseph Kisilaetis, a quitté les États-Unis après que le gouvernement américain eut dévoilé des informations à son sujet.D'autres membres de cette police spéciale vivraient ailleurs au Canada.Le ministère fédéral de la Justice accuse M.Maciukas d'avoir menti sur son passé quand il a demandé la citoyenneté canadienne, en 1956.L'homme aurait également fait partie de l'armée allemande en 1?44.Vendredi dernier, les responsables' du ministère ont déposé des documents pour obtenir la déportation de M.Maciukas.Allan Rock, l'ancien ministre fé; déral de la Justice, avait promis que des procédures de dénaturalisation seraient entreprises contre douze présumés criminels de guerre nazis.Le cas de M.Maciukas complète la liste.Il s'agit du troisième accusé ayant habité la région de Montréal.Par ailleurs, d'après le Congrès juif, la région de Montréal compte le plus grand nombre de survivants de l'Holocauste par habitant en Amérique du Nord, soit environ 6000 personnes.« Il y a donc ici une très grande sensibilité à la question », souligne M.Jedwab.Jusqu'ici, un seul criminel de guerre nazi a été déporté dans son pays d'origine.Deux autres sont décédés avant la fin des procédures.Le Congrès juif affirme avoir des informations incriminant « quelques douzaines » d'autres présumés criminels de guerre vivants au Canada.Il espère donc que le gouvernement poursuivra les enquêtes.« On a l'impression que la nouvelle ministre de le Justice, Mme McLellan, a la volonté de continuer le travail de M.Rock », a commenté hier M.Jedwab.Chutes de la Chaudière : malgré le feu vert au barrage, les environnementalistes sont toujours inquiets SONIA SAR F ATI Si, aux yeux des environnementalistes, le débit et la beauté des chutes de la Chaudière sont menacés par le projet de centrale hydro-électrique auquel le gouvernement Bou chard a donné son aval cette semaine, le flot d'encre et de paroles que provoque le harnachement envisagé par In-nergex est loin de se tarir.Plusieurs groupes ont dénoncé vendredi la décision des ministres David Cliché et Guy Chevrette de donner le feu vert au projet envisage depuis février 1994 par le promoteur Innergex.À la mi-mai, le ministre de l'Environnement avait pourtant fait savoir à Innergex qu'il refusait de recommander le harnachement de ces chutes situées près de Charny, au sud de Québec, qui attirent chaque année de 500 000 à 600 000 visiteurs.David Cliché avait alors jugé que le projet était injustifié, en se basant sur les conclusions du rapport Doyon.Déposé en avril, ce rapport est le fruit du travail du juge François Doyon et du commissaire Rhéal Châtelain, chargés d'enquêter sur la politique d'achat d'électricité par Hydro-Québec auprès de producteurs privés.Entre autres conclusions, la commission a évalué à 75 millions en trois ans le manque à gagner subi par la société d'État à cause du programme des petites centrales conçu par l'ancienne ministre libérale Lise Bacon.« Le projet de la Chaudière compte parmi les derniers de ce programme, a indiqué hier Shirley Bishop, porte-parole du ministre des Ressources naturelles, Guy Chevrette.El il ne peut pas être déficitaire : Hydro-Québec achètera l'électricité à 5,1 cents el la revendra sur le marché domestique à 5,86 cents.>r On est loin des chiffres habituellement avancés dans le dossier, ceux qui avaient fait reculer le ministre de l'Environnement : pour expliquer son refus à Innergex, David Cliché avait affirmé que tout achat d'électricité à plus de 3,5 cents du kW/h représenterait une perte pour la société d'État.liée par contrat à verser 5,35 cents du kW/h à Innergex.« M.Cliché a fait une bonne observation en fonction des chiffres en sa possession.Mais M.Chevrette a d'autres chiffres en main, qui permettent une justification énergétique et économique du projet.Et c'est le rôle de son ministère », a affirmé le porte-parole du ministre Cliché, Claude Beauchamp.Au ministère de l'Environnement, on place d'autres arguments dans la balance \u2014dont les recommandations du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement.Or, en mars, le BAPE avait donné le feu vert « conditionnel » à la construction d'une centrale hydroélectrique aux chutes de la Chaudière.La commission estimait souhaitable de maintenir dans les chutes un débit leur assurant une présence visuelle significative, recommandait d'abaisser la crête du barrage, s'opposait au dynamitage du roc et a ^a construction de murs guidaux ( idée d'Innergex pour masquer les effets de la centrale sur le débifdes chutes) et demandait que le débit prévu durant la nuit et l'hiver passe de 5 à 12,5 mètres cubes par seconde.Après avoir tergiversé, le promoteur s'est rendu « in extremis aux exigences du ministre David Cliché », pouvait-on lire dans le communiqué émis jeudi par le bureau du ministre, qui faisait alors part de sa décision de recommander le projet d'Innergex.Cri de joie du côté des partisans du projet \u2014 les représentants de la MRC de la Chaudière, par exemple, qui voient d'un bon oeil les retombées économiques qu'une centrale hydro-électrique pourrait avoir sur la région.Et déception dans les rangs des environnementalistes \u2014 Conseil des monuments et sites du Québec, Conseil régional de l'environnement, groupe Au Courant, Amis de la vallée du Saint-Laurent, Groupe d'initiatives et de recherches appliquées en milieu ( GIRAM ), etc.\u2014 qui craignent que les majestueuses chutes ne soient transformées en vulgaire robinet.^ A4** LA PRESSE, MONTREAL, DIMANCHE 6 JUILLET 1997 Lancement du traversîer Félix-Antoine-Savard PoaFCôNTHER QUE- ffcff - a ^sS* IflffiHHBHH-I___ MTBt tt - -fflrT\"_fSA r N I-U^kLJJ_ \u2014 PHOTO ARMANO TR0TT1ER.LâPmse La Fondation Mêlante Cabay veut faire diminuer la violence sous toutes ses formés.Une 3e marche pour la non-violence RAYMOND GERVAÏS \u2022 Une cinquantaine de personnes, dont plusieurs étaient des parents et des amis de victimes innocentes d'enlèvement et de meurtre, ont participé hier soir dans le quartier Ahuntsic à la 3* marche de solidarité pour la non-violence organisée par la Fondation Mélanie Cabay.Selon la présidente de la Fondation, Mme Mireille Bélisle, la mère de Mélanie Cabay, cette jeune fille de 19 ans disparue le 21 juin 1994 et retrouvée le 5 juillet suivant dans un petit bois de Mascouche, violée, puis assassinée, « la marche démontre notre soutien aux proches des victimes ainsi que la volonté de faire des efforts individuels et collectifs afin de diminuer la violence dans notre société ».Le but de cette manifestation vise également à sensibiliser le public aux meurtres et aux disparitions qui demeurent toujours sans explications.Les mystères entourant les meurtres de Mélanie, de la policière Odette Pinard, de son confrère André Lalonde, de Diane Lavigne et de plusieurs autres demeurent toujours entiers.La Fondation Mélanie Cabay est un organisme sans but lucratif qui offre accueil, information et support aux proches de victimes de disparition et d'assassinat en plus de favoriser la sensibilisation aux valeurs de non -violence, d'entraide et de solidarité.\u2022 Presse Canadienne QUÉBEC La construction du traversier Félix-Antoine-Savard aura permis d'employer près de 800 travailleurs aux Industries Davie, relançant ainsi l'entreprise.Un grand nombre de personnes ont d'ailleurs assisté au lancement officiel hier matin, malgré l'heure matinale.Il s'agit de la première ( et la seule) réalisation d'envergure depuis la « renégociation » des conventions collectives des travailleurs du chantier maritime de Lauzon, nouvelle filiale de la compagnie Dominion Bridge depuis un an.Le dernier-né de la Société des traversiers du Québec, réalisé au coût de 37 millions S, entrera en fonction dès l'automne prochain.Après ce contrat, l'avenir des employés des Industries Davie demeure encore incertain.Des négociations vont bon train, mais rien n'est encore officiel.Selon Arthur Gélinas, président et chef de la direction des Industries Davie, le niveau d'emploi reste stable pour l'instant.II évoque la possibilité de la fabrication de plates-formes de forage, mais ne veut pas s'avancer plus loin.« On présume qu'il y a des négociations qui vont aboutir », dit-il du bout des lèvres.Le bateau était attendu depuis longtemps.« Pour la Société des traversiers, c'est un souffle de jeunesse dans notre flotte vieillissante », affirme son président-directeur général, Patrice Saint-Amant.En effet, certains de ses 11 navires datent déjà de 30 ou 40 ans.Le F- - \\ S WSêÊM «fi ¦ k bp ^SSj Jr ï» ÎTJ Jf~ Nouvelle étottc dans le del m * firme d'Ottaviano-Napoli ireté du piano pour nous talent artistique.Au pro [}, Bach, Puccini, Beethov BSBPRre la firme Ipon Billet d'entrée sur le site à partir de 11,41 $\" en vente à la billetterie de La Ronde.\u2022Prix par billet de siège réservé, par soir de feu.Taxes et frais de service en sas.Tous les tarifs sont modifiables sans préavis.\u2022Prix pour an feu d'artifice, sans siège réservé.Taxes en sas.Accès à la Grande Roue, à la Spirale, au Minirail et an spectacle à entrée libre seulement w Parc des tks ae Montréal SIÈGE RÉSERVÉ À PARTIR DE INCLUANT billet de siège réservé et accès à tous les manèges de La Ronde.Les feux sont tirés à 22 h.beau temps, mauvais temps.MISES A FEU JUSQU'AU 20 JUILLET Mercredi 9 juillet Italie Dimanche 13 juillet Canada Mercredi 16 Juillet États-Unis Dimanche 20 juillet La Ronde (SPECTACLE DE CLÔTURE) Renseignements généraux pour les feux et La Ronde : (514) 872-ÎLES (4537); extérieur de Montréal (sans frais) : I 800 797-lLES (4537).Pour aller à La Ronde, prendre le métro et l'autobus, c'est Intelligent.g3 *,e Sainte-Hélène on [£Ii169 \" Ronde août .1996, M.Clinton a promul-, gué une loi de réformé du système d'aide sociale, qui recommande aux États de limiter la durée pendant laquelle les allocations sont versées afin d'encourager les bénéficiaires à cher-.çher un emploi.«Jusqu'à rprésent, cela marche », a affirmé .;M* Clinton.Depuis la promulgation de la loi, 1,2 million d'allocataires supplémentaires ont disparu des listes.d'après AFP ALLEMAGNE -Exécutions simulées ¦ Le chef d'état-major de l'armée allemande, le général Helmut Willmann, a promis hier *' une enquête « implacable » après les révélations sur l'existence d'une cassette vidéo, que la chaîne SATI doift diffuser de-1 main, montrant un groupe de * soldats allemands simulant des - viols et exécutions lors d'une séance d'entraînement l'année dernière.Le ministère de la Défense a confirmé l'existence de cette cassette, réalisée début J996 dans une école militaire de Hammclburg, en Bavière.y d'après AP, Bill Clinton Tentative de putsch à Phnom Penh .* é Un co-prentier ministre accuse l'autre de « coup d'État » d'après AP et AFP PHNOM PENH Le co-premier ministre du Cambodge, Hun Sen, a profité hier de l'absence de son rival, le prince Norodom Rana-riddh pour lapeer une offensive contre les forces royalistes à Phnom Penh.Le prince Ranariddh l'a aussitôt accusé de tentative de coup d'État et déclaré que « désormais, le seul gouvernement légitime du Cambodge est celui que je préside ».On ignore pour l'instant où se trouve le prince Ranariddh qui aurait dû quitter vendredi le Cambodge pour une visite privée en France.Cette offensive armée a toutes les allures d'une prise du pouvoir par la force : intervention télévisée de Hun Sen en treillis, couvre-feu imposé dans la capitale, bouclage des routes menant à la capitale, fermeture de l'aéroport international, prise d'une base militaire tenue par les forces du prince Ranariddh et véhicules blindés de transport de troupes circulant dans la ville.Dans un discours radio-télévisé, Hun Sen a accusé le prince de tenter de déstabiliser le pays en massant des troupes \u2014 dont d'anciens combattants Khmers rouges\u2014 et des armes autour de la capitale.Il l'a également accusé de « trahir » le pays et son peuple à l'occasion de ses négociations avec les Khmers rouges.Quelques heures après cette intervention, des dizaines d'obus de mortier et de roquettes s'abattaient sur plusieurs quartiers de la capitale, faisant au moins quatre morts et 29 blessés, selon un bilan donné de sources militaires et hospitalières.Parmi les blessés, figure un enfant de quatre ans.Dans son communiqué, le prince Ranariddh a appelé toutes les forces cambodgiennes à « résister à la tentative de coup d'État et aux violences de Hun Sen et de son groupe criminel ».« Hun Sen a mis bas.son masque, dévoilant par ses mé- thodes fascistes sa vraie nature, et sa suprême ambition : conquérir le pouvoir qu'il craignait de perdre lors des prochaines élections ( prévues pour ) mai 1998, » dit le prince.Le prince Ranariddh avait indiqué plus tôt que des troupes de Hun Sen avaient tenté d'arrêter et de désarmer des soldats loyaux à son parti.Dans un second communiqué, il ajoute qu'en agissant de la sorte, « Hun Sen s'est placé hors la loi ».En conséquence, il estime que « désormais, le seul gouvernement légitime du Cambodge est celui que je préside, fort de la légitimité acquise lors des élections libres et démocratiques organisées par les Nations unies en 1993 et de la confiahee du peuple cambodgien ».Une source policière a fait état de combats à Banteay Meanchey, dans le nord-ouest, où des soldats loyaux au parti royaliste FUNCIN-PEC ont tenté de désarmer des unités adverses.Plus tôt samedi, à l'issue d'un affrontement, quelque 120 soldats partisans du FUNCINPEC se sont rendus et ont remis leurs armes aux militaires soutenant leurs rivaux politiques, a-t-on annoncé officiellement.À Wat Phnead ( 15 km au sud-ouest de Phnom Penh ), des centaines de militaires soutenant le PPC ( ex-communiste ) de Hun Sen, appuyés par une dizaine de chars, ont encerclé un temple bouddhiste pour obtenir la reddition des partisans du FUNCINPEC.PHOTO AP Des soldats gouvernementaux ont bloqué hier l'accès à l'aéroport de Phnom Penh, alors que la tension augmente entre les troupes loyales à chacun des deux co-premiers ministres du Cambodge.Le dirigeant khmer rouge Khieu Samphan devrait pour sa part intervenir aujourd'hui à la radio clandestine de la guérilla khmère.Il était prévu qu'il annonce le 23 juin dernier que les partisans de la ligne dure au sein de la guérilla allaient déposer leurs armes et passer du côté gouvernemental, mais cette annonce n'a pas eu lieu.L'armée britannique déployée à Portadown d'après AP et AFP PORTADOWN Les véhicules blindés de l'armée britannique se sont déployés hier autour de Portadown, en Irlande du Nord, à la veille de la traditionnelle marche des Oran-gistes, protestants d'Ulster pro-britanniques.Leur passage dans le quartier catholique de Gavarghy Road, dans Portadown, a provoqué en 1996 les émeutes les plus sanglantes de ces dernières années en Irlande du Nord : en quatre jours, les violences ont fait deux morts, des centaines de blessés et des millions de dollars de dégâts.Et cette année, les catholiques ont affirmé une nouvelle fois qu'ils ne laisseraient pas passer les protestants.Mo Movvlam, chargée du dossier de l'Irlande du nord au sein du gouvernement travailliste britannique, a tenté de rapprocher les positions.Le premier ministre Tony Blaira lancé un appel pour que « la voix de la raison » l'emporte et souligné que le gouvernement fait « tout son possible pour parvenir à un accord en Irlande du Nord ».Les dirigeants orangistes ont accepté quelques concessions : ils ont promis un seul drapeau britannique dans le cortège, pas d'hommes politiques, et pas de chants à connotation anti-catholique sur Gar-vaghy Road, le principal endroit de confrontation.Mais ces proposi- tions ont été refusées par les catholiques.La ville de Portadown ( centre de l'Ulster ) était entourée hier soir d'un des plus imposants dispositifs de sécurité déployés en Ulster depuis 25 ans, avec des centaines de soldats britanniques et policiers nord-irlandais, à bord de blindés légers, bloquant les routes d'accès et contrôlant tous les véhicules.Des soldats quadrillaient la campagne environnante, survolée par les hélicoptères de l'armée.Le long de Garvaghy Road, les riverains catholiques ont installé depuis trois jours des vigiles 24 heures sur 24 sous le regard de la presse internationale : campement avec femmes et enfants, panneaux géants et fresques murales appelant à la paix et au détournement des marches « sectaires ».En l'absence de compromis de dernière minute, Mmc Mowlam disposera de trois solutions : interdire la marche, détourner son itinéraire pour éviter les secteurs catholiques ou forcer le passage du défilé le long de Garvaghy Road grâce à une escorte policière.Mmc Mowlam a suggéré que la marche pourrait être autorisée en principe, mais détournée d'autorité par la police, afin d'éviter des heurts.Le Primat catholique d'Irlande, l'archevêque Sean Brady, a appelé la population au « calme et à la retenue » à l'heure où l'Irlande du Nord est plongée « dans une période de grand désespoir ».« Il n'y a qu'une seule victoire qui vaille la peine, c'est celle du bon sens, qui ne blesse ni n'humilie personne », a-t-il ajouté.Radovan Karadzic tire toujours les ficelles d'après AFP SARAJEVO La communauté internationale a ouvertement désigné Radovan Karadzic, l'ancien leader serbe bosniaque encore tout puissant en Re-publika Srpska, comme le responsable de l'épreuve de force qui oppose la présidente des Serbes de Bosnie, Biljana Plavsic, aux autres dirigeants de la RS.« Nous ne sommes pas pro-Plav-sic, nous sommes anti-Karadzic », a déclaré hier Michael Steiner, l'adjoint sortant au Haut Représentant civil en Bosnie, nuançant le soutien exprimé jusque-là à Mmc Plavsic, « tant qu'elle agira dans le cadre de la constitution », par les milieux étrangers à Sarajevo.La bataille politique qui oppose Mmc Plavsic aux autres dirigeants serbes bosniaques installés à Pale, déclenchée il y a une semaine par sa décision de limoger le ministre de l'Intérieur, Dragan Kijac, a pour origine « un système totalitaire de parti unique corrompu, qui a engendré un pouvoir fantôme, informel, dirigé par une araignée noire, Radovan Karadzic », a affirmé le diplomate allemand.Ces événements « prouvent que les criminels de guerre sont au coeur du problème », a-t-il ajouté, estimant que leur arrestation « n'est pas une question technique.C'est une question de volonté politique ».M.Karadzic est inculpé par le Tribunal pénal international ( TPI ) de La Haye pour génocide, crimes contre l'humanité et crimes de guerre.PHOTO AP Biljana Plavsic s'adressant à des partisans hier à Banja Luka, à 200 km au nord de Sarajevo.« La communauté internationale ne soutient pas Mmc Plavsic, mais soutient la constitution et toute action légale en Republika Srpska » ( RS, l'entité des Serbes de Bos- nie ), a souligné M.Steiner.« Nous ne sommes pas pro-Plavsic, parce que ce n'est certainement pas une personne qui a une vision démocratique de ce pays », a-t-il poursuivi.L'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe ( OSCE ), les Nations unies et le bureau du Haut Représentant avaient déjà qualifié de « conforme à la constitution » la décision prise jeudi par Mmc Plavsic de dissoudre le parlement de la RS, dominé par les ultranationalistes du SDS ( Parti démocratique serbe ).Passant outre la décision présidentielle, le parlement a poursuivi hier sa session entamée la veille et voté une loi permettant d'enlever à Mmc Plavsic ses pouvoirs et de les transférer au Conseil suprême de défense.Mme plavsic, farouchement attachée à l'idée d'une unification de tous les Serbes en un seul État, ancienne collaboratrice de Radovan Karadzic, est devenue depuis son élection, en septembre 1996, l'interlocuteur privilégié de la communauté internationale.La présidente siège à Banja Luka où elle reçoit les représentants étrangers, comme l'émissaire américain Robert Gelbard qui lui a rendu visite fin juin, juste avant que n'éclate la crise, et qui s'est encore entretenu avec elle hier.Elle tente, en faisant preuve de souplesse et de pragmatisme dans l'application des accords de paix de Dayton, de faire profiter la RS de l'aide internationale à la reconstruction, s'attirant ainsi les foudres des autres dirigeants de la RS proches de Radovan Karadzic.Banni de la vie publique depuis 1996, Karadzic n'en continue pas moins à maîtriser, depuis ses bureaux de Pale, tous les rouages du pouvoir en RS, entouré de ses fidèles au premier rang desquels Mom-cilo Krajisnik, l'élu serbe à la présidence collégiale de Bosnie-Herzégovine.Une information de la télévision serbe bosniaque faisant état de projets d'arrestation de Karadzic par la Force de stabilisation ( SFOR ) de l'OTAN a immédiatement été démentie jeudi, et a conduit la SFOR à rappeler la teneur de son mandat : celui-ci ne prévoit pas que les soldats traquent les criminels de guerre présumés, mais seulement qu'ils peuvent les arrêter s'ils les rencontrent fortuitement.À l'heure où l'OTAN entame la dernière année de sa mission en Bosnie, sur fond d'incertitude sur l'après-SFOR et de risque de reprise des hostilités, cette crise a donc pour effet de braquer une nouvelle fois les projecteurs sur Karadzic et sur son rôle dans le blocage des institutions.Et peut-être, selon des sources diplomatiques et militaires à Sarajevo, d'accélérer l'arrestation de l'homme désigné de toutes parts comme le « principal obstacle à la paix » en Bosnie.Une action dont les dirigeants des États participant à la SFOR, États-Unis en tète, n'ont pas voulu jusqu'à présent prendre le risque.« L'année prochaine sera trop tard.Le plus tôt sera le mieux », a lancé M.Steiner. LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 6 JUILLET 1997 A 7 Montréal métro Perreault est fier d'avoir choisi Goulombe à la Sûreté JEAN-PAUL CHARBONNEAU « Monsieur Coulombe à la Sûreté du Québec, ça a été ma meilleure décision ! » Cette affirmation est du ministre de la Sécurité du Québec, Robert Perreault, qui a fait, à la demande de La Presse, le bilan de la situation à la SQ, maintenant dirigée par Je civil Guy Coulombe.« Quand je suis arrivé au ministère, explique le ministre Perreault, j'ai présenté un document sur la réorganisation policière au Québec.Parallèlement à ça, il y a eu des circonstances qui ont mené à des changements profonds à la SQ.Il y a eu la crise interne, l'affaire Mat-ticks, puis l'arrivée de M.Coulombe.« Actuellement, pour 2000 des 4000 policiers provinciaux, c'est un changement profond dans leur façon d'agir en répondant maintenant à des maires et en travaillant avec des comités de citoyens.Au niveau de l'institution elle-même, je pense que nous assistons aussi à des changements importants.M.Coulombe est en train de changer la Sûreté du Québec de l'intérieur.Je pense qu'il a de plus en plus l'appui pour le faire, tant du syndicat que des officiers.Je pense qu'il va y arriver, même si on en n'entend pas beaucoup parler dans le public.Il travaille sur la réforme des enquêtes criminelles et il voit aussi à la relève de l'état-major.Il y a du nouveau monde qui émerge.» Toutes les forces policières ont rendez-vous à l'automne Perreault veut régler les mises en commun de services JEAN-PAUL CHARBONNEAU Le ministre de la Sécurité publique, Robert Perreault, donne un grand rendez-vous à l'automne à toutes les forces policières pour régler les mises en commun de services et pour choisir le scénario garantissant la meilleure sécurité en matière de services spécialisés à la population québécoise.Lors d'une entrevue exclusive à La Presse, le ministre Perreault a soutenu que son plan au sujet de la carte policière et des services spécialisés était suivi à la lettre, tout en respectant les règles démocratiques et fiscales.« Au printemps dernier, j'ai annoncé une réforme de l'organisation policière qui portait sur deux choses : la carte policière et les services spécialisés, rappelle-t-il.Elle visait aussi à mettre fin à une forme d'anarchie où les corps policiers se voyaient les uns les autres comme des concurrents.» La carte policière a été établie en faisant des distinctions entre les municipalités de moins de 5000 habitants et les autres.Cette pre- mière phase comprend aussi une dizaine d'agglomérations urbaines.« Au niveau de ces agglomérations, il faut des mises en commun de services.Ce n'est pas vrai que nous allons avoir une police efficace si elle est morcelée », a précisé le ministre Perreault qui s'attend à un remaniement ministériel mineur en août.Dans le programme figure une deuxième étape : les services spécialisés.« Nous sommes dedans, reprend-il, nous avons créé un groupe de travail avec notamment l'Association des directeurs de police et pompiers du Québec et la CUM qui se termine au mois d'août.Ils ont fait le tour de tous les services spécialisés au Québec.Dans cette réforme, il fallait aussi mettre de l'ordre dans le rôles des polices en milieu urbain avec la Sûreté du Québec.» Le ministre dit ne pas comprendre l'attitude agressive des directeurs vis-à-vis de cette réforme, en réclamant notamment des états généraux, puisqu'ils sont représentés dans le groupe de travail.Le ministre Perreault a été reçu assez froide- Robert Perreault ment au dernier congrès des directeurs de police à Magog.Modèle mixte « Nous allons avoir à l'automne un grand rendez-vous pour régler la question et s'entendre sur les choix des scénarios des différents services spécialisés.C'est à ce moment que nous allons savoir quels services spécialisés doivent fournir les grandes agglomérations urbaines et quels sont ceux qui resteront à la Sûreté du Québec.On se dirige probablement vers un'modèle mixte : la SQ va continuer à assumer les services spécialisés en province, dans les petites municipalités.Dans les grandes agglomérations, il y aura un partage de responsabilité entre les corps de police municipaux regroupés avec leurs services spécialisés.Us ne doivent pas tous les faire, parce que je crois que la SQ doit assumer une certaine responsabilité en matière de services spécialisés, mais ce n'est pas à moi de les définir.» Selon M.Perreault, le cas de la Communauté urbaine de Montréal et de sa région est un peu particulier.Quant à l'idée du SPCUM de desservir en services spécialisés les villes environnantes, le ministre Perreault pense qu'il faut savoir aussi ce qu'en pensent les administrateurs municipaux et policiers de la région.« Si, par exemple, Laval ou Lon-gueuil doivent payer pour avoir le SWAT du SPCUM alors que ces mêmes services sont donnés gratuitement par SQ, de quel côté pensez-vous qu'ils vont aller ?La vraie question qu'il faut se poser est t qui doit assumer tel ou tel service ?Par contre, nous avons déjà avisé les dirigeants de la CUM que Québec est prêt à rembourser certains frais pour des services spécialisés offerts à la population de l'île de Montréal par sa police pour compenser pibur ces mêmes services donnés ailleurs en province.On doit aussi se demander s'il n'y aura pas lieu de transférer certains services offerts par le SPCUM à la SQ », a expliqué le ministre.Relativement à l'idée lancée par le directeur du SPCUM, Jacques Duchesneau, d'avoir une seule police judiciaire au Québec, le ministre Perreault répond : «< Pour l'instant, c'est une hypothèse .empruntée à ce que l'on voit dans;cpr-tains pays et qui a fait ses preuves.Ce scénario ne correspond pas pour l'instant à la police d'ici, mais ça ne veut pas dire qu'il ne peut pas être envisagé.Je dois dire, après avoir entendu M.Duchesneau sur ce sujet, qu'il y a plus de questions que de réponses.La Sûreté du Québec est là pour rester », a conclu le ministre Perreault.Garde conjointe : les juges résistent RECHERCHE UNIVERSITAIRE ANDRÉ PRATTE Les juges québécois manifestent une résistance certaine à l'égard de la garde partagée des enfants après un divorce, estimant préférable que les jeunes vivent la plupart du temps avec un seul et même parent.C'est du moins ce que révèle une enquête menée par deux chercheurs américains auprès de 20 juges de la Cour supérieure à Montréal.*1 > Invités à indiquer, parmi six formules de garde, celles qu'ils préféraient, les juges ont placé au premier rang la garde continue par un des parents.Tout aussi populaire est la garde par un parent durant l'année scolaire, avec déménagement chez l'autre parent pour l'été.Les magistrats ont classé au bas de leur liste la garde conjointe « pure » ( une semaine chez un parent, l'autre semaine chez l'autre ).Par contre, les juges de Montréal sont disposés à accorder des droits de visite relativement importants au parent qui n'a pas la garde des enfants ( chaque fin de semaine, ou au moins tous les 15 jours ).« Les juges n'aiment pas la garde partagée formelle, où l'enfant va et vient entre les deux parents chaque deux ou trois jours, mais ils aiment bien accorder des droits de visite substantiels », a souligné à La, Presse l'un des responsables de cette enquête, M.Leighton Stamps, professeur au département de psychologie de l'Université de la Nouvelle-Orléans.« Nous avons vu cela dans d'autres enquêtes, a ajouté M.Stamps, qui a interrogé des juges dans une dizaine d'Etats américains.Cela est cohérent avec ce que nous ont montré les études psychologiques : plus les enfants ont accès à leurs deux parents, mieux ils semblent s'adapter au divorce.» M.Stamps s'est dit « très impressionné » par les juges québécois : « Ceux à qui j'ai parlé ont de bonnes connaissances en psy- chologie, et en général, ils m'ont semblé beaucoup plus au fait de ces questions que leurs confrères américains.» Dans plusieurs États, la loi invite les juges à favoriser la garde partagée.« Ici en Louisiane, c'est ce que la loi dit, mais dans les faits les juges n'accordent pas souvent la garde conjointe parce que peu de parents en font la demande », explique M.Stamps.Au Canada et au Québec, les lois laissent une plus grande discrétion aux magistrats.La loi fédérale sur le divorce statue simplement que « le tribunal applique le principe selon lequel l'enfant à charge doit avoir avec chaque époux le plus de contact compatible avec son propre intérêt ».Comme c'est souvent le cas pour les travaux universitaires, cette enquête est publiée longtemps après la collecte des données, qui a été réalisée en 1990 et 1991.La situation a-t-elle changé depuis ?Un peu, mais pas beaucoup, semble-t-il.Ainsi, il y a deux ans, un avis du Conseil de la famille déplorait que seulement 20 % des familles éclatées optent pour la garde partagée.Le Conseil suggérait qu'à l'instar des États-Unis, le Québec inscrive dans sa législation une « présomption légale » en faveur de la prise en charge conjointe des enfants.Cette recommandation n'a pas été retenue.« Il y a une évolution, mais c'est lent, estime Me Suzanne Clairmont, avocate et médiatrice familiale.Il y a 10 ou 15 ans, un père qui voulait obtenir la garde partagée avait une grosse côte à remonter.Aujourd'hui, il a encore une côte à remonter, mais on peut l'envisager.» En même temps que les pères évoluent, les juges eux-mêmes changent, souligne Me Clair-mont : « Avant, c'étaient des hommes de 60 ans dont la femme était à la maison.Aujourd'hui, ils sont plus jeunes, ce sont des parents, puis il y a de plus en plus de femmes.» ( 1 ) Stamps, L.E.& Kimeti, S.« Attitudes of Québec Superior Court Judges Re-garding Child Custody and Visitation Issues » Journal of Divorce à Reniarriage.PHOTO ANDRE FORGET.La Pressé Les bouquinistes installaient vendredi leurs pénates sur le bord du fleuve pour un séjour de deux semaines dans le Vieux-Port.Les Bouquinistes du Saint-Laurent sont enfin à l'abri de la pluie MARIE-ÈVE GÉRIN es problèmes d'organisation que connaissaient les Bouquinistes du Saint-Laurent depuis quelques années sont en grande partie résolus.Plusieurs bouquinistes se plaignaient du peu d'étanchéité de leurs boîtes de rangement, du manque d'équipement technique, de l'absence d'animation et des piètres qualités de leadership d'Hélène Ti-role, l'organisatrice de l'événement.À la suite d'une réunion houleuse avec les libraires et les éditeurs mécontents en septembre dernier à Québec, Mme Tirole a pris les mesures qui s'imposaient.D'immenses tentes blanches protègent maintenant les livres et ceux qui bouquinent, des haut-parleurs diffusent de vieilles chansons françaises et québécoises et un sous-traitant s'occupe de toutes les doléances techniques des libraires.Des améliorations qui ont tout pour revigorer le moral des troupes.« Ça faisait six ans que les bouquinistes criaient.Cette année, Mme Tirole a fini par entendre ce que les gens lui disaient.J'aurais dû me prendre des boîtes », regrette Cécile Cornellier, une exposante de l'an dernier qui a préféré ne pas renouveler son expérience.« Tout est une question de budget.Avec des sous, on peut tout faire.Cette année, j'ai eu de nouvelles subventions et j'ai augmenté le prix des boîtes après avoir consulté les exposants », explique l'organisatrice des Bouquinistes du Saint-Laurent.« L'an dernier, le climat était très maussade chez les libraires.Les organisateurs peignaient encore les boîtes alors qu'on installait nos livres ! Mais là, je suis très content.Ça valait vraiment la peine de payer plus cher », constate Michel Villeneuve, un libraire de Beau-port.Le coût d'une boîte à l'abri de la pluie est de 1150$, alors qu'elle coûtait de 750 $ à 950 $ l'an dernier.La grogne aurait par ailleurs fait une victime.Mme Tirole a refusé d'accueillir la librairie Mona lisait parmi ses exposants cette année.Sandrine Héroult, copropriétaire de la librairie montréalaise, qui avait fait part publiquement de son mécontentement, dénonce aujourd'hui I'« inefficacité » et le « côté hautain » de l'organisatrice.« Si on n'avait rien dit à la presse, on serait encore là.On paye pour les autres », estime Mme Héroult.Mme Tirole défend sa décision en disant que les livres de Mona lisait « ne correspondent pas à ses critères de sélection ».« En plus, je ne vois pas pourquoi je ferais affaire avec des gens qui colportent des bruits désagréables sur mon événement », ajoute-t-elle.Après Longueuil et Boucherville, les 21 exposants, qui occupent un total de 43 boîtes, seront présents au Vieux-Port jusqu'au 20 juillet, de 11 h à 23 h.Quinze jours où, en plus de bouquiner, les amateurs de livres pourront assister à des spectacles gratuits de poésie, de chansons françaises et de tango.Les enfants ne seront pas en reste puisque de l'animation est prévue les samedis et dimanches à 11 h 30.Les bouquinistes emporteront leurs pénates à Québec le 26 août.Ligne rencontre La P Pour répondre aux annonces publiées dans le cahier Sortir de La Presse chaque jeudi ou pour écouter les centaines de profils personnels, composez le 1 f 0© 870-CKOi \u2022Des frais de 1.98$ le minute seront portés à votre compte de téléphone ^ « m m.»***ee»o»ee 2 3 O 4 Ce service est offert 24 heures *ur 24 et s'adresse aux 18 ans et plus G RATU IT Annonce vocale O Publication dans le cahier Sortir de La Presse chaque jeudi O Le service tête-à-tête pour les femmes Appelez simplement au 514-285-CKOI t TOUT EST POSSIBLE! Vf A 8 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 6 JUILLET 1997 La personnalité de la semaine // n 'est pas de succès qui se mérite s'il n 'est construit sur Vexcellence André Desmarais président du conseil d'administration Roger D.Landry président et éditeur Claude Masson éditeur adjoint Marcel Desjardins directeur de l'information Alain Dubuc éditorialiste en chef \\ v ¦ \u2022> ¦ « Je voyais dans des études de comptabilité une chance dont n'avaient bénéficié ni mon père ni les gens de sa génération qui étaient en affaires.J'étais moi-même déjà attiré par les affaires et je considérais tout naturellement que j'aurais plus de plaisir dans ce domaine si je m'outillais correctement.» SUR LA SCÈNE DE L'ACTUALITÉ / SEMAINE DU 6 juillet 1997 Laurent Beaudoin MATHIEU PERREAULT collaboration spéciale Depuis le temps où il aidait son père, épicier en gros à Laurier Station, non loin de Québec, Laurent Beaudoin a roulé sa bosse comme pas un sur le chemin des affaires.Sous sa gouverne, l'entreprise de son beau-père, Joseph-Armand Bombardier, s'est passablement diversifiée, passant des motoneiges aux voitures de métro, aux avions d'affaires de Learjet, aux avions-citernes CL-415 et aux Régional Jet de Canadair.Ses 34 ans de carrière chez Bombardier, qu'il préside depuis 1966, sont jalonnés de succès.Mais il est le premier à reconnaître qu'il ne peut prendre seul des décisions importantes à propos de compagnies évoluant dans des marchés aussi variés.« J'essaie d'assembler une équipe formée d'experts aux connaissances variées afin d'obtenir le meilleur support possible », expliquait-il en 1986, après l'achat de Canadair.Quoi qu'il en soit, Laurent Beaudoin ne compte plus les diplômes honoris causa et les prix décernés par les associations d'affaires.Intronisé au World Trade Hall of Famé en 1992, il est également commandeur de l'Ordre de Léopold II, compagnon de l'Ordre du Canada et Officier de l'Ordre national du Québec.À ce concert d'éloges, le Conseil du patronat du Québec ajoutait récemment le Prix de carrière 1997, un hommage qui a incité La Presse à nommer Personnalité de la semaine l'industriel de 59 ans.En pleine forme depuis son opération cardiaque, en 1988, il n'envisage pas une retraite hâtive, même si, en 1991, il confiait à La Presse ne pas avoir le goût de s'accrocher jusqu'à 65 ans.M.Beaudoin revient volontiers sur l'influence de sa famille et de son enfance.« II est évident que la vie de famille a eu une grande influence sur moi.Cela ne pouvait pas faire autrement.J'ai grandi dans le village de Laurier Station.Mon père était épicier en gros et servait des clients dans toute la région environnante.Il y avait plus de filles que de garçons dans la famille.Alors j'étais appelé à aider mon père dans ses travaux.C'est comme cela que, peu à peu, j'ai appris comment il faisait des affaires.Et j'y ai pris goût moi-même.» Ce travail l'occupe surtout l'été car, dès l'âge de dix ans, ses parents l'inscrivent comme pensionnaire au collège Saint-Anne en Nouvelle-Ecosse.« Ils m'ont rendu un très grand service sans que je m'en rende trop compte.C'est vraiment là que j'ai appris ce que c'est que de se débrouiller.Je voyageais seul entre Laurier Station et la Nouvelle-Ecosse.Je faisais l'apprentissage d'une autre langue, je me faisais de nouveaux amis et je vivais dans un milieu culturel complètement différent.Avec le recul, je sais que cela a été très formateur.C'est sans doute à cette époque de ma vie que j'ai commencé à développer cette confiance en moi qui me permet aujourd'hui de me sentir à l'aise, d'entretenir des contacts et de faire des transactions dans diverses régions du monde.» Ses études en comptabilité, à l'Université de Sherbrooke, lui font découvrir une autre facette du monde des affaires.« Je voyais dans des études de comptabilité une chance dont n'avaient bénéficié ni mon père ni les gens de sa génération qui étaient en affaires.J'étais moi-même déjà attiré par les affaires et je considérais tout naturelle- A l'aube du troisième millénaire, il n 'est ment que j'aurais plus de plaisir dans ce domaine si je m'outillais correctement.» À la fin de ses études en 1961, pendant lesquelles il avait rencontré et épousé Claire Bombardier, il choisit de créer sa propre entreprise, Beaudoin, Morin, Dufresne Sr associés, à Sainte-Foy.« Je m'intéressais à l'évolution de l'entreprise de mon beau-père.Mais à la fin de mes études, je suppose que j'avais déjà la piqûre de l'entre-preneurship.Mon beau-père me confiait des travaux de comptabilité et un bon jbur, deux ans après l'ouverture de mon bureau, il m'a demandé de venir lui donner un coup de main à Valcourt.Les entrepreneurs de sa génération étaient des gens travailleurs, courageux, perspicaces et inventifs.Ils réussissaient, mais il se rendaient bien compte à un moment donné qu'ils n'avaient pas la formation nécessaire pour aller plus loin et assurer le développement et la croissance de leur entreprise.Alors ils ont fait confiance à ceux de ma génération, à des gens comme moi qui avons eu de la chance.» Entré chez Bombardier comme contrôleur en 1963, un an avant le décès de son beau-père, Laurent Beaudoin grim- t v pe rapidement les paS homme Se échelons et multiplie les acquisitions au Canada, aux États-Unis, au Mexique et en Europe.Gérant son temps de manière méticuleuse, accordant parfois des entrevues de quelques minutes pendant qu'il marche entre deux portes d'aéroport, l'industriel n'hésite pas à monter sur les tribunes pour défendre les causes politiques qui lui tiennent à coeur, qu'il s'agisse du libre-échange ou du Canada.Quelques semaines avant le référendum de 1995, il avait fait part à ses employés, par lettre, des « conséquences dommageables » d'un OUI, évoquant même un déplacement de la production de Bombardier ailleurs qu'au Québec.Cette effervescence ne lui a pas fait oublier l'importance du loisir, l'une des mamelles de la croissance de la compagnie.L'hiver, il fait beaucoup de motoneige dans sa propriété des Cantons de l'Est.Il partage sa passion du plein air avec ses enfants, un garçon et trois filles.Cavalier accompli, il raffole également de chasse et de pêche.Cette semaine, il taquinait ainsi le poisson, une activité sérieuse qui l'a empêché de s'entretenir avec La Presse, qui lui a transmis une série de questions via ses proches collaborateurs.Bombardier, appuyé sur ses groupes aéronautique, produits de consommations motorisés, transports, capital et services, pèse aujourd'hui huit milliards en chiffre d'affaires, pour un profit net de 408 millions.À l'aube du troisième millénaire, Laurent Beaudoin n'est pas homme à se reposer sur ses lauriers, si dorés fussent-ils.reposer sur ses lauriers, si dorés fussent-ils.Encore plus que du talent, de Vintelligence, même du génie, l'excellence naît de l'effort.Hydro Québec BANQUE NATIONALE a faut penser autreBent ALCAN PERSONNALITE Tous les dimanches à 8 h 15 Martin Larocque reçoit la personnalité La Presse de la semaine.Réveille-Martin, un magazine fait sur mesure pour découvrir des gens extraordinaires, connaître les dernières nouvelles et ce qu'en disent les journaux, savoir ce qui se passe sur la scène culturelle de la grande région montréalaise.Réveille-Martin, une émission ensoleillée aux odeurs de bonne bouffe, aux accents des différents quartiers de la métropole où il fait bon flâner et y découvrir de petits trésors.Réalisation : Guylaine Ouellet îEILLE- MA idâfei Radio-Canada w\" CBF 690 Stin de 7 h à 12 h de 7 h à 9 h "]
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