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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
D. Arts et spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1997-06-07, Collections de BAnQ.

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[" .D Montréal, samedi 7 juin 1997 La Presse ?- 4 A.¦ - 7 d\\sm**tx ¦ » f emi Fuyant Hitler entre 1933 et 1945, les Kandinsky, Chagall, Léger, Mondrian, Duchamp et tant d'autres, quittent leur pays pour aller ailleurs faire leur art moderne.\u2022 .\u2014- » Dans sa grande exposition de l'été qui se déroulera du 19 juin au 7 septembre, le MBA de Montréal nous montre à quoi cet art «dégénéré» ressemblait.Et comment il a marqué l'histoire.MARIO FONTAINE Ils ont été quelques milliers, ces créateurs qui ont pris le chemin de l'exil après l'arrivée au pouvoir de Hitler, en 1933.Aucun ne le fit de gaîté de coeur.Mais pour certains, ce fut carrément tragique : ils ont choisi la mauvaise direction et, croyant bien faire, se sont retrouvés en Tchécoslovaquie, en Union soviétique.Partis sans laisser d'adresse.Mieux avisés ou simplement plus chanceux, d'autres ont trouvé refuge aux États-Unis, surtout à New York.Des Juifs voulant fuir les persécutions, mais pas uniquement.Tous les artistes modernes étaient visés par le pouvoir nazi.Leurs oeuvres confisquées, bannies des musées et des galeries, leur intégrité physique menacée.« Les nazis étaient contre l'an moderne, juif ou pas, qu'ils qualifiaient de dégénéré.Ils ont appliqué des politiques extrêmement radicales contre les artistes qui évoluaient dans ce créneau », explique le directeur du Musée des beaux-arts de Montréal, Pierre l'héberge.Salvador Dali, par exemple, aurait pu passer la guerre dans l'Espagne de Franco, à qui il s'était rallié.Mais sa méthode, qu'il qualifiait lui-même de « paranoïaque-critique » et qui était en plus vaguement erotique, le plaçait dans une position vulnérable.Il a préféré ne prendre aucun risque et s'est installé aux États-Unis de 1939 à i«4n - V- UIV.II u «iliii v \u2022.Chagall, Max Ernst, Mondrian, Fer-nand Léger, les architectes Walter Gropius et Van der Rohe et bien d'autres créateurs se retrouvèrent eux Voir EXILÉS en D 2 Entre ses étés passés près du lac Champlain, le cubiste Fernand Léger retournait peindre à New York et dans le Plongeurs datent de 1942.r t \u2022 * If * Ce Vagabond, c'est aussi l'autoportrait de l'Allemand George Grosz qui cherche à échapper à un monde ravagé par les flammes pour se rendre on ne sait où.Le Lituanien Jacques Lipchrtz est arrivé aux États-Unis après un arrêt à Toulouse.Cette sculpture coulée en 1940 porte un titre évocateur : Fuite.FESTIVAL .cravenA Le Festival Juste pour rire et le Cabaret du Casino de Montr présentent 16-27 JUILLET.1997 MONTRÉAL Bleue, Ole! La comédie flamenco vous promet une énergie rythmée, des tours d'adresse à la guitare exécutés à une vitesse incroyable, de la danse, des numéros de jongleurs ainsi que des prestations de bouffons hilarants.Billets en vente sur le Réseau Admission au (514) 790 1245 ou 1 800 361-4595 et à la billetterie du Casino de Montréal.Groupes de 20 personnes ou plus : (514) 935-5161 ou 1 800 263 5161._ligne Info-Bell : 790-HAHA, code : FLAM_ du 16 au 27 juillet* 1997 'Relâche les lundis et les mardis m \u2014\u2014\u2014' Jm scène par Paul Morocco -4- i ê \u2022M \u2022 m- wm cm \\MMI D2 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 7 JUIN 1997 Comment croire que le futur est du passé s .TELEVISION Louise Cousineau cjà vu.Non je ne vais pas perdre mon temps et le vôtre à discuter des reprises de l'été.C'est un autre phénomène qui m'intéresse.Cette semaine, je reçois un communiqué du cabinet National, le nec plus ultra de la communication -$l Montréal.Il y est question de Ré-jean Tremblay qui a signé avec Louise Gendron et Filmline pour le tournage de la nouvelle série Réseaux, qui portera sur le merveilleux monde de la télévision.Jusqu'ici, rien d'extraordinaire ou de nouveau.La phrase suivante me laisse pantoise.« Réjean Tremblay, qui mène aussi une carrière de journaliste, a signé des séries à succès comme Scoop, Le Masque et Paparazzi.» Paparazzi ?Paparazzi est encore en tournage et ne doit sortir qu'en octobre au réseau TVA.Qu'un publicitaire prévoit qu'elle ait du succès, d'accord.Qu'il annonce que c'en est déjà un, il y a une marge.Remarquez, on peut comprendre.Avec le blitz publicitaire qui entoure toutes les séries du couple Larouche-Tremblay, des mois à l'avance pour nous aiguiser l'appétit, on peut finir par croire qu'on les a déjà vues.Il y a même des langues sales qui diront que Le Masque, c'était meilleur avant de l'avoir vu qu'après.C'est comme pour les dernières élections fédérales.On avait tellement entendu parler des sondages et de la victoire libérale, que le vrai soir arrivé, on a vite trouvé le temps long en découvrant que les sondages ne s'étaient pas trompés.Pour la première fois de ma vie, je ne suis pas allée voter, tellement cette élection n'avait aucun intérêt.Revenons au déjà vu.Denise Bombardier nous a fait une surprise de taille le soir des élections.Elle avait tellement rajeuni que j'ai reçu toutes sortes de commentaires et de questions à ce sujet.Déjà vue, notre Mme B, mais pas comme ça.L'autre surprise, c'est quand elle a dit à Serge Joyal qu'il était sénateur.Sans doute rêve-t-il de l'être, mais il ne l'est pas encore.À la décharge de Mme B, il a une tête de sénateur notre Joyal national.Pas étonnant que nos lecteurs s'y perdent entre ce qui s'en vient et ce qui est déjà là.Depuis que la saison de télé est finie, et que l'ennui nous tombe dessus, les relationnistes s'affairent à nous Inviter sur des tournages, histoire de nous faire publiciser leurs oeuvres futures.II n'y a rien de pire qu'un tournage pour se faire une idée sur l'oeuvre à venir.En deux heures, si vous avez de la chance, vous verrez deux ou trois minutes, parfois secondes, de l'oeuvre en préparation.Allez donc porter un jugement sur une série de 13 heures ou un téléfilm de deux heures sur ces instants fugaces.Mais c'est ainsi que ça se passe.Comme nos hôtes sont généralement fort gentils, on écrit des papiers positifs.Et un jour on va lire, avant l'événement, que telle série est un grand succès.Non, la fumée des autres ne tue pas ¦ Parlant de tournage, je me suis retrouvée jeudi soir au Medley \u2014 l'ancien Vieux Munich, angle St-Denis et René-Lévesque\u2014 où on recrée l'ambiance des clubs de l'ancien temps à Montréal pour faire la série Les Oiseaux de nuit qui sera présentée au Canal D la saison prochaine.Une série scénarisée par Carmel Dumas \u2014elle a signé l'excellente série documentaire sur la musique country \u2014 où nous reverrons des vedettes de clubs de nuit.Jeudi soir, Gilda est arrivée sur la scène avec des talons super hauts, un décolleté plutôt bas, un boa gigantesque et beaucoup de pep.Comme Gilda est un homme, elle nous a avoué son âge : 73 ans ! Roland Montreuil, qui a fait toute sa vie trois shows par soir dans des clubs, avait aussi beaucoup de remuant.Tony Massarelli est toujours séduisant malgré ses tempes grises \u2014oh, que les dames ont roucoulé ! \u2014 Les Jérolas sont encore capables de chanter Yakety-yak rouspète pas à toute vitesse, les Tu-ne-up Boys reviennent toujours de Rigaud ahin-ahin.Les genoux plient sans problème apparent, personne n'a le souffle.Las Jérolas PHOTO ANDRÉ FOflGET.la en fait, ils sont remarquablement en forme ces diplômés de clubs enfumés.Et on dira que la fumée des autres tue ! Et dans la salle jeudi soir, la clientèle heureuse fumait.Des vieux fumaient, pas morts encore ! Et ça chantait C'est trop triste d'être seul, aide-moi à passer la nuit, avec Claude Valade.Comme a dit Mme Muriel Mil-lard : « Dans ce temps-là, on savait s'amuser sainement.Sans drogue ! » Elle a été applaudie.Christopher Reeve : remake de Rear Window ¦ Dans Rear Window, un des meilleurs films d'Hitchcock, James Ste-wart est un photographe à la jambe cassée qui se distrait en regardant dehors.Et qui échafaude tout un scénario sur 1 assassinat de la voisine d'en face.PHOTO ANORÉ FORGET.La Pressa Tony Massarelli Cet automne, le réseau ABC diffusera un remake dont la vedette sera Christopher Reeve, victime d'un vrai accident qui l'a laissé complètement paralysé.Anne Sinclair, l'animatrice de 7 sur 7, prend sa retraite le 6 juillet après avoir animé son magazine pendant 13 ans.Raison : son mari, Dominique Strauss-Kahn, prend l«i direction du super-ministère de l'Économie, des Finances et de l'Industrie.Mme Sinclair avait déjà fait pari à TF1 de sa décision de quitter après les législatives de 1998.« À élections anticipées, décision anticipée », a-t-elle déclaré.Précisant qu'elle veut demeurer journaliste.Son émission était la dernière de la chaîne privée TF1 à être diffusée à TV5 chez nous.Regardez-la demain soir.Bientôt, ce sera du plus jamais vu.¦ .**** \" ¦ 4-, + émigrés Napoléon dans le désert ( détail ), Max Ernst, 1941 EXILÉS / Suite de la page D l_ aussi dans la métropole américaine ou dans l'est du continent américain pour quelques années, parfois à demeure.D'aucuns, comme Kan-dinsky, choisirent Paris, Londres ou la Suisse.C'est de cet exode des artistes européens devant Hitler que nous fait part cet été le Musée des beaux-arts de Montréal, du 19 juin au 7 septembre.On illustre ce «< grand dérangement » à l'aide de quelque 130 oeuvres et 150 documents.Le volet purement artistique ( tableaux, sculptures, maquettes de projets d'architecture, dessins et graphiques ) côtoie l'explication politique et historique de cette migration d'intellectuels et d'artistes qui aura des répercussions majeures sur la culture mondiale.Des brochures, des photos, des tracts, des lettres, des journaux, des documents officiels rappellent le contexte de l'époque, analysent la situation sociale et rendent compte de cette épée de Damoclès qui, avant même que ies persécutions les plus dures ne commencent vrai- ment, a forcé ces créateurs à quitter leur pays.On brosse aussi le portrait des pays d'accueil, surtout les États-Unis en l'occurence, les conditions de vie des nouveaux-venus, les barrières plus ou moins visibles qu'on dressait pour ralentir leur immigration.Le krach de 1929 se faisait encore douloureusement sentir, et les Américains avaient même imposé des quotas d'immigration.Le Canada avait quant à lui établi, en 1923, une classification des immigrants qui, en pratique, excluait les Juifs à l'exception de ceux qui étaient sujets britanniques.Entre 1930 et 1934, 25 000 personnes sans statut seront expulsées.On a tenté il y a quelques mois de présenter les nationalistes québécois comme les pires racistes et antisémites de leur temps.C'était oublier un peu vite ce qui se passait du côté d'Ottawa et ailleurs au Canada à l'époque.Selon Pierre Théberge, la politique d'exclusion du Canada était encore plus ferme que celle des r:idis-unis, %x qui explique l'auaèiï- ce, dans l'exposition, d'artistes ayant trouvé refuge ici.Certains y ont toutefois fait de courts séjours* comme Fernand Léger qui a donné deux conférences a Montréal sur l'art moderne, et y a même expose.Installé à New York, il a passé les étés 1943, 1944 et 1945 à Rouses Point, à la frontière américaine, tout près de Lacolle.De plus, comme l'exposition a été conçue au Los Angeles County Muséum par la conservatrice Stéphanie Barron, il est compréhensible qu'on se soit davantage attardé, mais pas exclusivement, sur les artistes s'étant exilés aux États-Unis.Avant que l'exposition ne se déplace à Berlin, on pourra voir les travaux de 23 artistes, et pas des moindres.Dali, Léger et Chagall bien sûr, mais aussi, entre autres, Beckmann, Ernst et Kandinsky, dont la production des années d'exil est fort bien présentée dans un magnifique catalogue vendu à prix abordable.EXILÉS ET ÉMIGRÉS.LES ARTISTES EUROPÉENS QUI ONT FUI HITLER.Musée des beaux-arts de Montréal, I }80, *\"\u2022 \u2022 \u2022 » *\\ .-.I ->nr i y r\\r% r\\.19 juin au 7 septembre.VOTRE SOIREE DE TELEVISION par Louise Cousineau 12:00 EUS-Les Internationaux da France La finale des dames.13:00 CET À fleur de peau Jusqu'à I6h30, les clips les plus romantiques jamais tournés.Parmi les vedettes: Julio Iglesias et Lionel Ritchie.16:00 O- Vie de chalet Nouvelle série sur comment profiter au max de la vie de chalet 16:30 \u20ac33 - La Maison du hrtwr Première d'un magazine qui montre plein de gadgets nouveaux pour la maison.18:30 Q - L Empire des futaret stars La finale du concours, animée par Normand Bratmvaite.Pour avoir du vrai son.branchez-vous sur CK0I FM en simultané.11:38 IB'Yt-HlMpllatttans l'avion?Y a-t-U un film, à part Mferxfr au cinéma, à avoir déclenché autant de fous rires?Le premier de la série est nettement le meilleur.19:30 CD- Québec plein écran Lise Bisson nette analyse les événements de la semaine.19 30 CED - Un Canadien à Hong Kong Le journaliste québécois Jules Nadeau nous montre différents aspects de cette ville qui cessera d'être une colonie dans quelques semaines.21:00 CD - Tatiê Danieilê Une vieille détestable qui enquiquine son entourage finit par être gentille avec sa nouvelle gardienne.23:15 O-Mediterraneo Sujet fascinant : des soldats italiens qui occupent une île grecque pendant la guerre y restent des années sans savoir que la guerre est tinte.Une comédie.(ANAUX 8 M I CED SB O (S) 18 h 00 Le Téiéjoumal 18 h 30 19 h 00 Le TVA L'Étalon noir Rumeurs ABC CBS(X) NBCGD Ail BRAVO CANAL D DISC.FOX FOX(Ont) MP NW RDI RDS SE TMN TSN TV5 YTV CANAUX L'Empire des futures stars \u2014 19 h 30 Mr.Bean 20 h 00 20 h 30 21 h 00 21 h 30 22 h 00 Hockey / Red Wings - Flyers Cméme / Y A-T-fl.UN PILOTE DANS L'AVION?(4) avec Robert Hays, Julie Hagerty_ National Géographie / Les Grizzlis Québec plein écran Cinéma /TRANQUILLE LF FLEUVE?(6) .iobnCandy.Dan Aykroyd Baseball/ Aîhletics - Btue Jays (16D0> Puise Newsline ABC News News Montréal Sports Régional Cont Pub CBS News NBCNews The Lawrence Welk Show N.Y.Week Inside Albany Tant qu'il y aura des bétes The Intrépide OnMy Mind Bob VHa's Home Agam Howie Mandel's Sunny Skies Empty Nest Star Trek: Voyager Entertainment Now Star Trek.Deep Space Ni ne Entertainment this Week Home Improv.Jeopardy Cinéma / Y A-T-IL ENFIN UN PILOTE DANS L'AVION?(6) avec Robert Hays.Julie Hagerty 22 h 30 Le Téléjoumal / Sport (22:55) 23 h 00 23 h 30 Le TVA/ Sports On aura tout vu Cinéma / TATIE DANIELLE (4) tvec TsUia Chefton, Cathenne Jacob Cinéma / ÊCLIFSE TOTALE (4) avec Mario Van Peebies, Parsy.Kenert__ Box Office (22 31) Hockey / Red Wings - Flyers Earty Edition Dr.Quinn.Medicine Woman Billy Graham Dr Quinn.Medicine Woman The Pretender From Lawrence Welk to America with Love The Editors A l'aube.McLaughlin .l'univers The Queen Mystenes of the Bible / Apocalypse FX: The Senes Leaving LA Earty Edition Street Ju Spy Game Walker Texas Ranger Cinéma / CLEAN SLATE (6) av$c Dana Carvey.Valena Golino Glenn Miller: America's Musical Hero(2i 05) Jackie Mason: Look Who's Laughing Israël Beyond the Horizon Bbfcj Cinéma 'MÉMOIRESKTMMES (3) avec S.Rôrar*».G Dobrowofcka Cinéma / MRS.MINIVER (3) avec Gréer Gvson Walter Pidgeon Biograprry: This Week Investigatjve Reports / Terrortam Cinéma / MEDITERRANEO (3) avec Diego Aoatantuono {23 is> Loteries (23:10) Cinéma / SÉRIE NOIRE {2323) Cinéma.' MORTELLE INFLUENCE t5) avec ft.Love, J.Spader (22 sa> Le Grand Journal (2301) Saturday Evening News CTV News @ Arobas (2331) Cinéma/THE CHALLENGE (5* Puise / Sports Nightline Baywatch News The Glory of Gershwin (2240) Caesar's Writers (22-40) Franco 94 Conver.rSîO) Hercules Sat.Night On Tour Cinéma {23 55) Cinéma / LE SALAIRE DE LA PEUR Cinéma / THE MiNIVFR ST0RY m 35) The 40th Pabto Casais Festival Arts & Minds Samedi de rire Showbiz Balryhoo Animalier Wings Star Trek: Voyager Francesca Da Rimini En rappel / Zachary Richard .Connection Home Improv.Animal Bit es Seinteld Cinéma / BEST SELLER (4) avec James Woods.Bnan Derwehy fax World News Branché Golf (16 30) Newsworld Jrnl du siècle Sports 30 Mag Box-ottite Perfecto On the Line Monde ce soir Cdn Hong Kong Châteaux américains / .Roosevelt The Nature Nut Spint.Yukon Cops Tête d'affiche: Rita Hayworth Divine Magic America's Most Wanted: America Ftghts Back Ed Sullivan Sh.Archéologie / Le Combat d'Angkor Discovery's Secret Worlds .Investigates Highway Patrol The Sentinel ConcertPlus / World Music Awards Futureworld Gilmour on.Grands Reportages Tennis / Internationaux de France Le Porteur (17 45) The Jerky Boys (1715) Golf (16 30) Sportsdesk Faut pas rêver S.Holmes 18 h oo Un Jeune à la cour du roi Arthur (19 25) Clockers(i8 45) Motoring '97 Journal FR2 Buffy the Vampire Slayer Am.Muscle TMN (20 55) WWF Wrestling Big Life with Daniel Richler Le Journal RDI Entrée.Le Repêchage de la LHJMQ National News Le Téléjoumal Undercurrents Le Point (22 20) Les Superstars WWF Nigaud de professeur The Dame Edna Expérience Concerts Jazz: Mark Isham .Connection Animal Bites MadTV CANAUX 9, 15117 24 45 30 lo À ABC CBS 3 ) NBC CS I (y) OQ CL f12l A&E BRAVO CANAL 0 DISC FOX FOX(Ont) Groove Fashion File Le Téléjoumal Sports 30 Maq Pacific Report Griffe Golf SPGA Kombat mortel: le film (22 35) Heaven's Pnsoners/The Larry Sanders Show(2315) Superbouts/R Manoni-L Drambte Étonnant et Drôle 18 h 30 19 h 00 Goosebumps 19 h 30 Are You Afraid of the Dark?Télécinéma Dracula Superbouts / Hagler - Mugabi L'Anecdote Hidden City Journal belge Why TV?20 h 00 20 h 30 21 h 00 21 h 30 22 h 00 22 h 30 PoiSOn.(23 45) Sportsdesk Jazz en folie Msjka< M.i'ision 23 h 00 Alice PJ Katie's Farm 23 h 30 NW RDI RDS SE TMN TSN TV 6 YTV CANAUX CÂBLE A A E - ARTS AND ENTERTAINMENT \u2022 CANAL D ¦ ARTS ET DIVERTISSEMENT - DISC.¦ DISCOVERY - MP - MUSIQUE PLUS - NW ¦ NEWSWORLD - RDI - RESEAU DE L'INFORMATION - RDS - RÉSEAU DES SPORTS - SE - SUPER ÉCRAN - TMN - THE MOVIE NETWORK - TSN « THE SPORT NETWORK - TV5 - TÉLÉVISION INTERNATIONALE - YTV - YOUTH TV i \\ LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 7 JUIN 1997 ?D3 This is the jam of the year ALAIN BRUNET Hier soir, Montréal pouvait compter un nouveau temple du funk : la Wilfrid-Pelletier ! Enfin.Le fameux signe androgyne dominait la scène.Les instruments étaient flanqués de lions asiatiques, des poteaux ornés de tissu blanc y faisaient office de palmiers.Un piano d'apparat, sur lequel on avait inscrit beautiful, faisait aussi partie du mobilier.Bienvenue au domaine de l'Artiste naguère nommé Prince.Vu le système complexe de vente de billets from Minneapolis ( l'organisation de l'Artiste produit elle-même ses spectacles ), le petit génie de la pop a monté sur les planches avec environ 50 minutes de retard.On ne perdait rien pour attendre ! Le jam of the year, était-on tenté de diagnostiquer deux heures et demie plus tard, pour reprendre le titre du premier extrait au programme.Personnage énigmatique s'il en est, l'Artiste a régné puissamment sur ses fans montréalais.Vêtu de velours style petit page, puis endossant d'autres fringues aussi délicates, toujours haut perché sur ses talons, il a empoigné micro, guitares, basse, il nous a tenus debout, il nous a fait groover comme très peu d'artistes savent le faire sur cette terre.Bête de sexe l'Artiste?Pas de bandaison gênante au programme, pas d'excès de mu-tha'fuckin, pas de légion de poupounes venues l'attiser symboliquement, et pas de prêche pour le Bon Dieu et les grandes lois de l'univers.Bien sûr, l'Artiste simulera parfois l'acte en se vautrant sur son piano, en se frottant contre le mur, en se les cajolant, en tripotant sa mutha'fuckin'bass.Mais cette gestuelle proverbiale n'avait pas la saveur obsessive d'antan.La maturité, doit-on déduire.C'est vous dire que la musique l'a largement emporté sur les artifices.À la veille de son trente-neuvième anniversaire ( qu'il a célébré au Dôme,' là même où Erykah Badu m'avait subjugué jeudi soir ), il a donné un show de très grande qualité.Dès le départ, le talent de notre Kat Dyson a été mis en évidence, elle a chanté avec brio sur Jam ofthe Year.S'ensuivit un groove à la James Brown, question de nous préparer à l'incontournable Purple Rain.Le ton est donné : l'Artiste jouera beaucoup de guitare durant ce concert davantage axé sur le groove.Justement, Get Yo Groove On est la chanson suivante.Puis on s'imaginera the most beautiful girl in the world.Puis il sera temps de.break dowrt just like Elvis.L'Artiste nous servira aussi une version tonifiante et tout autant personnelle de One Of Us, le fameux tube de Joan Osborne.Suivie d'un longue séquence instrumentale à saveur soul, où les cordes électriques seront mises en évidence : vibrants solos des Montréalaises Kat Dyson et Rhonda Smith, sans compter le dernier arrivé, Mike Scott.Sous le rythme infernal généré par l'excellent batteur Kirk Johnson, la sueur ruissellera sur les corps, sans exception aucune.Sexy MF sera alors scandée par la foule, répondant aux stimulations de l'Artiste.Take Me With You, également repris à l'unisson par les fans, nous mènera au rappel.« I like Montréal.Rhonda, you were right », aura glissé l'Artiste avant de se retirer.De longues minutes d'applaudissements auront précédé le rappel.Il s'y amènera d'abord en trio.Un blues cochon s'imposait : « Do you like it slow babe ?» Après avoir cité Take the A Train ( Ellington/Strayhorn ), l'Artiste nous ramenait en 1966, au royaume de James Brown.Une femme magnifique s'est alors mise à danser ( était-ce Maylé, sa tendre moitié ?).Et la foule a groove de plus belle.En guise d'apothéose, des fans ont été invités à monter sur scène.Est-il besoin d'ajouter que nous étions tous privilégiés d'assister à un tel concert « intime » ?Mets-en ! PHOTO BERNARD BRAULT.LêPmSSê L'Artiste a dominé la scène.El Vez: You ain't nothing but a.chihuahua JEAN-CHRISTOPHE LAURENCE collaboration spéciale Entertainment Toniyht n'aurait pas pu faire mieux.Du frou-frou, des paillettes, des sourires pepsodent fendus jusqu'aux oreilles et beaucoup d'animation ! El Vez, le Elvis mexicain n'a pas fait mentir sa réputation de showman aussi clinquant qu'excentrique, jeudi soir au Club Soda.La soirée avait pourtant commencé couci-couca, avec la présence ( indésirable ?) de Mrs Torrance en première partie.Plus dépressif que festif, le groupe torontois aura été parachuté au mauvais endroit, devant le mauvais public.À ce point que deux jours plus tard, on se demande encore ce qui a pu justifier un tel choix \u2014qui n'était de toute évidence ni celui du Club Soda, ni celui d'El Vez.Surtout qu'il y a, ici même à Montréal, des dizaines de groupes qui auraient mieux fait l'affaire.Enfin bon.C'est devant une salle à moitié endormie que Robert Lopez, alias El Vez, a finalement fait son apparition, flanqué de ses deux Elvettes de choristes ( prénommées Lisa Maria et Priscillita ! ) et d'un band efficace qvoiqii^ diçcr**!.vissç 5u f°nr^ h*» i.i cr*»-ne.Imaginez, mettons, le Boum Ding Band version Fun in Acapulco.Ça vous donne une idée.Banane au brylcream, petite moustache à la Zorro, costume de Mariachi aux couleurs du drapeau mexicain, notre petit bonhomme ressemblait plus à Esquerita ( le Little Richard mexicain ) qu'à Elvis Presley.Qu'importe puisque les * chansons, elles, étaient directement puisées dans le répertoire du King, à cette petite différence près que toutes les paroles avaient été perverties et latinisées ! Parce qu'El Vez, c'est ça : un imitateur d'Elvis oui, mais qui pousse la parodie plus loin qu'Elvis Gratton, Tortelvis ou Elvis Wong.Son trip à lui, c'est de « mexicaniser » les chansons, de les politiser, de les adapter à la réalité des « chicanos », ces immigrés lati-nos \u2014 souvent clandestins \u2014 qui sont venus chercher le « amerrican drream » de l'autre côté de la frontière, en Californie ou au Texas.Dans son micro, Suspicious Minds devient ainsi Immigration Time, In the Ghetto se transforme en En el Barrio ( le Bronx latino de Los Angeles ) et Johnny B.Goode se recycle en Go Zapata Go.Tout ça pourrait paraître bien lourd.Sauf qu'El Vez ne se prend pas au sérieux ! Le message passe, mais avec le sourire et toujours au second degré.Son show est un feu roulant de chorégraphies débiles et de costumes furieusement kitsch.El Vez s'éponge le front, donne la serviette au roadie pour qu'il la balance au public, joue au « latin lover » avec ses Elvettes, quitte la scène et monte sur les tables pour nous senir un You Ain't Nothing But a.Chihuahua pour le moins mordant ! Bel exemple à suivre pour tous les groupes qui pensent encore qu'une scène est faite pour se décrotter le nombril.Si on rigole ferme, on s'instruit aussi.Comme quoi l'un n'empêche pas l'autre.Eh ambassadeur patenté de la culture latine, El Vez ponctue sa performance d'un cours de Mexique 101 en accéléré, où l'humour et la pédagogie jouent du coude.Au programme : Pancho Villa, le Chiapas, les Aztèques, Célia Cruz ( la Alys Robi latino ) le dieu Quetzal-coatl, les Zapatistes, le Rio Grande, César Chavez l'activiste chicano, Santana, taco-taco par ci taco-taco par là : tous les clichés y sont, ne manquent que la Corona et les Maracas.Gomme hommage à Elvis, on a déjà vu plus banal.Et si le King est ( bel et bien ) mort, El Vez lui est en grande forme merci.La bonne nouvelle, c'est que tout ce beau monde revient à Montréal dans un mois pour le festival Juste pour rire.Prenez note dans votre calendrier aztèque : le Beach-Party d'El Vez aura lieu au Vieux-Port, du 16 au 20 juillet.Ole ! u PHOTO ANDRE FORGET.UPmssê El Vez joue au « latin lover » avec ses Elvettes.Théâtre St-Sauveur à partir du 6 juin '97 ¦* \\h d\u201e bour 9 fi ClS3TM*ci)oud Luc Guerin Ghislaine Paradis RaymonU Lcgauli Denyso Chartier Janine Sutto André Richard fanoa lanciault fkiniola Akerblom fit' COmédie de Ray C poney & John Chapman ^ m odoptolton ftmee en scène Claude Maher Hoiervci tôt pour woir de bon% uegej Théâtre Sainte-Adèle à partir du 6 juin 97 esmarais *\\ .* \u2022 * Mme Baptiste*** Henry Denkef comédie RÉSERVATIONS 990-4343 227-8466 Ht* it t .X -TMàlrt «a* * :¦* i«l I l:tl'l' u.ul.KiMM, Simon I ni lin ( luiifle Millier K;i\\ uiouil Botlt'li.ii'cl I nul.i Km Sebastien i Mm im- Du janvier au I4le\\rier tous Ow1n Mm* \u2022 Caaaw Qej tmmri iillÉClcCMCMV^'AdKaléeprvacAkkDn Aabtaarr i ¦ ate ci «ar., LtUnaa, Wriubi a?U i Forfaits Souper - Théâtre Table dhôte - Buffet (S) RESERVATIONS 514 446-2266 U (m Rouusiait ir.niui hon el 4d.uiuiiiiii de Micheline Uiiclot mise en serne dr lernand Rxinwillr au Monument-National U 1187 ouui &ami l.mreni Muulreal Métro Sami i uirnii ou Place d amies LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 7 JUIN 1997 o 0 avec invité spécial Lundi l lî iiim l llliflfl Ttiéatne iln , Centre Molson fiB t l,ltl()|l .t v » \u2022 c \u2022.\".Bleue Mi t an 20 tolUet 20h Tél.845-4000 - \u2022 790-1245 **** lai*»1 cravenA feur forfaits «t prix 0£ TONY BENNETT ¦ CHMME ET W£NT \u2022 AZIZA MUSTAFA ZADEH SOLO \u2022 ELIANE ELIAS TRK) ' rWfQRMHKlNTlHH.MAVIS STAPLES GOSPEL AVEC LUCKY PETERSON $> J ÛASS£ ETEXPEAENŒ \u2022 TOMMY FLANAGAN TRK) \u2022 STEPHEN SCOTT TRK) oolsurjvss* KAREN YOUNG OMTteMCNE 0ONAT0 IT LiSEXTVOUOHAMRTOUHC MARIANNE FAITHFULL KSKUCTWfiUETSnSS «S*CBrTURf RUSS» m* Volkswagen @ 25°J «x-\"^ IflREU Al HONNEUR \u2022 DJAVAN \u2022MARISA MONTE \u2022 RENEE ROSNES TRK) \u2022 D.D.JACKSON TRIO itXPERfNCEETtA M*ÛE HACAUDt CONÇUT EXCLUS* CAR LA BLEY TRK) AVEC STEVE SWAUCVH ANOT SHEPPAAO FRED HER8CH (SOtOHOHR) lis nuits air îrausJÎ Vendredi 8 août 21h00 MFJOPOUS Lonuit africaine} .une atmosphère de fête unique Touré Kunda et Les Soukous Stars Billets en vente au Spectrum, à la Place des Arts (842-2112), aux comptoirs Admission et au 790-1245 (?frais de service). D 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 7 JUIN 1997 NOUVELLES DU DISQUE ULTRA SONS Pelléas chez Naxos ¦ Après des intégrales Beethoven ( les Symphonies ), Haydn ( les Quatuors ) et Chopin ( les oeuvres pour piano), la marque à prix populaire Naxos continue d'envahir le répertoire des majors avec un enregistrement de Pelléas et Mélisande, de Debussy.Distribution entièrement française : Gérard Théruçl et Mireille De-lunsch dans les rôles-titre, Armand Arapian en Go-laud, Gabriel Bacquier en Arkel, Hélène Jossoud en \"Geneviève et, en petit Yniold, Françoise Golfier qui -chante le rôle dans l'enregistrement Dutoit-OSM de 1990.Jean-Claude Casadesus dirige l'Orchestre National de Lille.Trio montréalais chez Chandos ¦ Le trio formé du pianiste Louis Lortie, du violoniste Yehonatan Berick et du violoncelliste Antonio Lysy a reçu une proposition d'enregistrement de la marque britannique Chandos, avec laquelle Lortie est déjà sous contrat.Le trio sera chargé d'y défendre un répertoire sortant des sentiers battus.Daveluy compositeur ¦ Deux oeuvres de l'organiste Raymond Daveluy, le Quintette de 1988 pour piano et cordes et la toute récente Sonate pour violon seul, paraîtront bientôt chez Fonovox.Avec Louise Bessettc au piano, le Groupe de chambre de Montréal et la violoniste Anne Robert.Liszt : le numéro 44 ¦ Le volume 44 de l'intégrale pianistique Liszt de Les-lie Howard, chez Hyperion, est consacré à des transcriptions peu connues d'oeuvres de Beethoven.Toutes sont annoncées comme des premières au disque.Les Brandebourgeois ¦ Une nouvelle version des six Concertos brandebourgeois de Bach entre au catalogue, joués par l'ensemble H Giardino Armonico, dir.Giovanni Antonini, chez Tel-dec.Intégrale Markevitch ¦ Marco Polo entreprend une intégrale des oeuvres pour orchestre d'Igor Markevitch, qui fut principalement chef d'orchestre et autrefois directeur artistique de l'OSM.L'intégrale est confiée à Christopher Lyn-don-Gee et l'Orchestre Philharmonique d'Amhem, en Hollande.Contenu des deux premiers disques : Le Nouvel Âge, Sinfonietta, Cinéma-Ouverture, Cantique d'amour, L'Envol d'Icare et Concerto grosso.Du Rheinberger choral ¦ Josef Rheinberger, dont les 20 Sonates pour orgue furent jouées à l'Oratoire à l'été 1995, est représenté par deux oeuvres chorales sur un récent disque ASV : Cantus Missae, op.109, et Requiem, op.194.Deux choeurs de Cambridge y sont dirigés par Geoffrey Webber.1 i \\ i t i t r Du 30 septembre au 4 octobre à 20h I Théâtre St-Denis 2 S?Billets à partir de 19 50$ \u2022 \u2022 t¦¦¦ Guichets du Théâtre St-Denis (midi à 21 h) Rés.790.1111 La Presse CITE R0« détente i ¦ 1ÛUIH__ llullMI I* Il sabourin m «LATOURNÉE D'ADIEU» A DÉBUTÉ LE 24 MAI.1997ÀTORONTO «NOTRE PREMIERE DAME DE LA DANSE OFFRE UN ADIEU DÉS PLUS PASSIONNÉ.» \u2022 The Toronto Sur LE FONDS INVESTISSEMENT DYNAMIQUE * il fut, dm i,mm,mdtitr UNI rtfSEKTATION M UVIXT INC Ot PRODUCTION DU BALLET NATIONAL DU CANADA KAREN KAIN Présente \u2022THE ACTRESS- KUDELKA/CHOMN Ainsi que LA PREMIÈRE CANADIENNE DE \u2022THE RED SHOES- BALLET LUBOVITCH/STYNf PAS DE DEUX DE TCHA1KOVSKY AL AN CHINE 'TCHAI KO VSKY .HERMAN SCHMERMAN» FORSYTHt/YILLI MS Nous avons eu plusieurs excellents danseurs.NOUS N'AVONS EU QU'UNE SEULE KAREN KAIN.Le public a fait une ovation pour acclamer une étoile en chair et en os.MME KAJN EST LA PREMIÈRE DAME DU BALLET CANADIEN.» IWI i Le» de Karen Kain est .TRIOMPHE, DE LA DANSE À MERVEILLE, D'INSTANTS DRAMATIQUES FRAPPANTS ET LE TOUT PRÉSENTÉ AVEC UNE ÉMOTION REELLE ET PROFONDE.» OrtAOCt* KAREN KAIN EST LA PLUS GRANDE DANSEUSE DU CANADA incontestablement la plus divine ballerine que 1ère moderne ai eu la chance de voir.» i 18 - 21 JUIN, 1997- SEULEM COMME ARTISTE INVITÉ f LAURENT HI LAI RE DANSEUR ÉTOILE DE L'OPÉRA DE PARJS Mettant en vedettes Us meilUurs danseurs du Ballet national du Canada 4 REPRÉSENTATIONS! Sali* WltfrM~P«lk>tler Place des Arts, Montréal RÉSERVATIONS TÉLÉPHONIQUES (514) 7901245 (514) 842-2112_ i\u2014hmii imim çmmmmumMï Lu Billets sont aussi disponMn à tous les comptoirs Admjsswn et au guichets de U nm àn Arts (175, rue Ste-Catheni» Ouest).POUR LES GROUPES DE 16 PERSONNFS ET PLUS, APPELEZ AU (514) 527-8253 T t 4 *Àè \\ il i 4 i- f;?> > - j m u Michel Faubert Écho du passé, du présent de l'avenir ¦ Au troisième chapitre, Michel Faubert aurait pu s'enliser dans la redondance.Que non ! Les gisements de sa maudite mémoire sont riches.L'Écho des bon en témoigne désormais.Ce qui était apparu comme le collage d'un folkloriste allumé est devenu une oeuvre composite ( rimes anciennes, mélodies ancestrales, instrumentation contemporaine ) magnifiquement intégrée.Pour qu'une oeuvre soit aussi solidement soudée, il fallait une équipe stable, capable de transcender les propositions de son leader.En ce sens, Claude Fradette, arrangeur, directeur musical, guitariste et fin manieur de lap steel, s'est imposé comme le complice idéal de Michel Faubert.Instrumentiste de talent, polyvalent, capable d'avant-gar-disme et de patrimoine folk-rock, Fradette a su trouver le juste équilibre entre la forme chanson et la singularité orchestrale essentielle à la démarche de Faubert.Dans L'Écho des bois, l'arrangement sert l'oeuvre et son interprète.Country, folklore celte ou français, rock actuel ou progressif font ainsi état de la trajectoire des francophones d'Amérique.J'irai jusqu'à affirmer que L'Écho des bois est l'un des grands disques « world » de souche nord-américaine qu'il m'ait été donné d'entendre.Si cet album était celui d'un anglophone, la critique internationale lui accorderait un score très élevé.Et si j'étais Claude Larivée ( le manager de Faubert ), je multiplierais les efforts pour que L'Écho des bois se propage dans les plus puissants périodiques américains ou européens.Mais l'ordre mondial étant ce qu'il est.est-ce possible ?Michel Faubert devra-t-il se rabattre sur le Félix de l'album folk.remis au gala hors d'ondes de l'ADISQ ?Alain Brunet L'ÉCHO DES BOIS, Michel Faubert, Mille-Pattes / Musicor Le baume de Sinéad ¦ Sinéad O'Connor avait carrément capoté, nous ont rapporté moult sources médiatiques.Tellement fragile, tellement enragée, tellement maladroite \u2014en déchirant la photo du pape sur le plateau d'une télé américaine, elle s'était attiré les foudres de l'Amérique conservatrice, même celles des fans de Bob Dylan.La voilà qui nous revient par la porte de côté.Ces six chansons peu violentes, semble-t-il, ont adouci ses moeurs.Existe-t-il, au fait, un meilleur baume de l'âme ?Instable ou non dans sa caboche, l'Irlandaise propose des chansons magnifiques sur le e.p.Gospel Oak.Une chanson pour la mère, une autre pour la fille, une autre pour la progéniture de la fille, un autre pour son amour, une autre qui en appelle à une douce rébellion avec I Englishman, ennemi historique du Celte, on en passe.Sinéad a ainsi renoué avec le riche patrimoine sonore de son pays.Une fois de plus, elle témoigne d'une capacité quasi surnaturelle à extirper les émotions de son être.À nous toucher là où il le faut.Alain Brunet GOSPEL OAK EP, Sinéad O'Connor, Chry salis.Grohl remet ça ¦ Quand Kurt Cobain décida de s'envoyer une balle dans le cibou-lot en 1994, le batteur de Nirvana, Dave Grohl, n'a pas perdu de temps.Il aurait pu sombrer dans l'oubli et devenir un pantouflard de première, mais non.Bon guitariste et bon chanteur en plus d'être un excellent auteur-compositeur, il a plutôt décidé de former un nouveau groupe, les Foo Fighters.Et voilà que mai nous amène un deuxième album pour ce quatuor, The Colour And The Shape.Résultat ?De l'alternatif pur et dur où les six-cordes attaquent à l'unisson et sans vergogne, où les cris de Grohl résonnent et suivent le rythme d'un rock rageur.Wind Up, My Hero et Everlong sont autant d'hymnes éventuels que se plairont à hurler les jeunes alternos du globe.Cela dit, les Foo Fighters savent doser leur énergie ; nous avons aussi droit à quelques pièces plus reposantes, à quelques accords via les guitares acoustiques.Mais surtout, nous avons droit à un album agréable et idéal pour se tenir éveillé les soirs d'été.Richard Labbé THE COLOUR AND THE SHAPE, Foo Fighters, Capitol / EMI.Toute seule, la Muriel ¦ Elle a fait ça toute seule.La chanteuse de Niagara a investi sur un « home studio » comme le disent les Français de la pop, elle a conçu des maquettes qui l'ont conduite à l'enregistrement d'un disque.Muriel Moreno nous a donc fait un patchwork relativement intéressant, ces quatorze chansons font état des tendances pop à la mode sur Paris.Quelques agrégats de Niagara, quelques cailloux de rock-fusion ( Rage Against The Machine ), un soupçon de reggae, un autre de hip hop, un autre de pure pop.Certains arrangements s'avèrent audacieux, quelques riffs frappent dans le mille.Les syllabes s'imbriquent bien dans les mesures ( même lorsqu'elle tâte l'anglais ), le propos est généralement direct, les images poétiques ne brillent pas toujours.Si ce disque manque de cohésion dans l'ensemble, il comporte de jolies trouvailles.Alain Brunet TOUTE SEULE, Muriel Moreno, DEP / Pindoff Simple mais efficace ¦ À l'écoute de ce Marching to Mars, on réalise bien vite que Sammy Hagar n'invente rien.L'ex-chanteur de Van Halen nous offre une mouture rock prévisible : riffs bluesés rebattus par tous les bands rock du globe, textes à la limite de l'insipidité, et quelques ballades taillées sur mesure pour la FM commerciale.Mais il y a un truc : Hagar connaît toutes les ficelles du genre, et si l'originalité fait défaut, les refrains accrocheurs abondent.Et ce bigre d'homme sait fort bien s'entourer.On remarque donc la présence du dieu de la basse funk, l'ex-Funkadelic Bootsy Collins sur Would You Do It For Free, en pftis d'autres invités notoires tels Huey Lewis, Slash, Roy Rogers, Luis Conte, Denny Carmassi et le guitariste Ronnie Montrose.Rien de neuf, mais un compact qui fait taper du pied et qui donne le goût de s'envoyer quelques bières.Ce qui n'est pas mauvais, vous en conviendrez.j Richard Labbé MARCHING TO MARS, Sammy Hagar, Track Factory / Universal.t la presse, montréal, samedi 7 juin 1997 D 11 inDiG#^ luni)i 9 Jui^ivy Tiiëâ rre sT-nenis, Ull MIS !l ,v\\A, .'4 Î0$ «.I \\\\1 s ! ! si.MX II I » (.1 lt III I 1)1 1 III VI Ml SI 1»! MXilMJi.Wi^W'fl^.Kl SI.U\\ A I H AS ,10-1 I I I tivSl RIQUE IONAL NE Pour rens.et réserv: (514) 634-7526 Les bltets sont dtspon&es aux comptoirs du résêâu «Admission* (514)790-1245 / 1800 361-4595 2 au 6 Juillet 1997 | salle climatisée \\ Spectacle International À tous les jours W&^WI^^MÊÊ ~ Albanie États-Unis Nouvelle- Bulgarie Chypre Espagne ARENA DE LACHINE 1925 rue St-Antoine, Lachine France lapon Mexique Norvège Zélande Québec Suisse \u2022fOÇCh ASMANH WHlOuUIONS PRÉSENTE L'ORIGINAL.LE PHÉNOMÈNE INTERNATIONAL 1 ^ifi^^^^^^BlVP 'Triomphant! Lne perlé rare! ¦ Grandiose!\"! ¦ww rwKPosm conpei le styuiikr 1IC4G0 THtfUW i * À \"In (limlis*.nun! familial inique* m Min ^nrr!\" * J -rut rws 10N00N ,\"('n spei lack* !¦( ill.nit d remarquable! ' -m mis» rmrs \\1( ^ Vlitoui m\\»v: - 1 DlKK.I I*\\K *A.|oii\\ Mif.tK * - * - ( a >u::om p.AH ' \u2022 ^^^^ UNE FUSION SPFXTACULAIRE DE CHANSONS ET DANSES CÉLÉBRANT L'IRLANDE ET LE MON 1)1.L'ENTOURANT! Cet extraordinaire el unique spectacle, compose dTune A»l\\> i IIMIIIIH | ¦ Moist ontno IÀ PIacc M RU?.G- Il au 14 Juin Ism w .AKtS 0t le Contplt^t Kevin PAKOllt MaksIiaII Jaiiios Bkv>v\\h °- Dotl^N Alex ivn EU IM.«« \u2022 d«i A/1* cAsm 977 fa U KMAN0 PSII PLAYBR-S ckoi 969 »M D 12 LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 7 JUIN 1997 y a 54 ans, Fernand Léger exp VMU collaboration spéciale.PARIS « truand je vois un tableau de Lé-gcfr, je suis content », écrivait Apollinaire.Avec une grande rétrospective au Centre Pompidou, en 110 tableaux et autant de dessins, Paris fa(t cet été la fête à ce peintre enjoué et optimiste qu'était Fernand Léger ( 1881-1955 ), dont on peut vqfr aussi quelques oeuvres dans l'exposition exilés et émigrés au Musée des beaux-arts de Montréal à compter du 16 juin.« En Amérique, j'ai peint mieux que jamais auparavant », écrivait Léger.Pourtant cette période américaine n'est représentée à Paris que par cinq tableaux dont cet Adieu à New-York ( 4946 ) magnifique.Sillonnée de l'influx contrasté des couleurs primaires, la toile déborde d'énergie.Sur les bords du lac Champlain En 1940, convaincu de ne pas pouvoir peindre dans Paris occupé.Léger s'embarque pour le Nouveau Monde.Bien que pour lui Manhattan le soir était « le spectacle le plus colossal du monde ».Il s'ennuie pourtant à New York.En été la chaleur de la ville lui est insupportable.Des amis lui font découvrir au nord de l'État de New York la région du lac Champlain.Cette verte campagne et la fraîcheur du climat lui rappellent sa Normandie natale.Durant les étés de 1943, 44 et 45 Léger s'installera à Rouses Point, non loin de Lacolle et de la frontière du Québec.« Passé trois mois sur les bords du lac Champlain, écrit-il au compositeur Darius Milhaud en octobre 1943.Vieille ferme abandonnée.Les amis c'était trois vaches, une chatte et un chien errant.Souvenir lointain de la ferme, de Jeanne.» * i À la Galerie Dominion À New York, Fernand Léger avait rencontré Marie-Alain Coutu- rier.Apôtre de l'intégration de l'art moderne à l'art sacré, ce prêtre dominicain a déjà publié en 1941 à Montréal grâce à l'historien Maurice Gagnon, un livre sur le sujet.Par son intermédiaire.Léger entretiendra alors des relations privilégiées avec Montréal.\" « Léger retrouve à Montréal la chaleur humaine et la reconnaissance qui lui manquent à New York, explique Brigitte Hedel-Sam-son, directrice du Musée national Fernand Léger de Biot.« Et lui qui parle mal l'anglais peut enfin d'exprimer en français.» On l'invite à exposer.Il traverse la frontière en autobus avec ses gouaches.Dans son édition 29 mai 1943, page 28, La Presse titre : Fernand Léger parle de peinture moderne.L'article fait référence à une conférence donnée la veille à l'Her-mitage où il présente son film Ballet Mécanique.Du 29 mai au 9 juin il expose à la Galerie Dominion ses Natures mortes peintes à Rouses Point qui illustrent un mélange des machines agricoles abandonnées et de végétation.Des artistes qui voient l'exposition comme Françoise Sullivan, Pierre Gauvreau.sont emballés.Joint au téléphone en Italie, le peintre Fernand Leduc se souvient.« L'exposition et la conférence ont été pour nous une révélation.Léger était un grand costaud.Sa peinture lui ressemblait.Les petits formats qu'il avait présentés se vendaient entre 35 $ et 50 $, soit à peu près à la valeur des Borduas à cette époque.» La guerre terminée annonçant son retour en France, Léger note : « J'ai ramassé une somme importante au Canada et j'ai acheté 200 couvertures pour les Normands nécessiteux.» En 1945, toujours grâce à Maurice Gagnon, il parvient à éditer à Montréal aux Editions de l'Arbre le livre Fernand Léger, La for- Les Baigneuses en gris de Fernand Léger me humaine dans l'espace, montré à Beaubourg.Exil et nostalgie Pour Fernand Leduc, la visite de Léger à Montréal « ouvrait une fenêtre sur la modernité », alimentant ainsi le combat des jeunes artistes contre le conservatisme ambiant.« Outre les Natures mortes explique Brigitte Hedel-Samson, Léger a peint en Amérique plusieurs séries dont les Plongeurs, les Cyclistes où il est fasciné par les belles et grandes américaines à vélo.C'est à New York qu'il commence sa série des Loisirs où l'on sent l'immense nos- talgie de l'exilé pour la France.» Son séjour à Montréal, croit-elle, aura été un antidote à cette nostalgie.Une époque cruciale En France à la libération, son départ aux États-Unis a été mal compris, ce qui obligea l'artiste à prendre la carte du Parti communiste afin de pouvoir revenir plus facilement dans son pays.Méconnue, la période américaine de Léger a été boudée par la critique, même aux États-Unis.« Pourtant Léger se renouvelle alors entièrement, proteste Brigitte Hewdel-Samson.Il dissocie la couleur et le dessin en la décalant.C'est l'époque des faisceaux lumineux.Limitée auparavant par l'échelle de la rue parisienne, sa peinture gagne un grand sens de l'espace.» Brigitte Hedel-Samson espère mettre sur pied une exposition sur cette « époque cruciale » que sont ces années américaines et le séjour à Montréal.Avec le Musée de Blot qu'elle dirige, elle aimerait associer un autre musée, si possible montréalais, à une coproduction qui compléterait l'actuelle présentation parisienne.« Ce serait encore moins le trahir, conclut-elle, si l'exposition pouvait être présentée à Montréal.» Liane Foly est enfin libre.RICHARD LABBÉ collaboration spéciale Heureuse, Liane Foly ?Et comment ! Bien installée dans sa suite d'hôtel au centre-ville, la chanteuse française a le sourire facile en ce joli matin de juin.Les gestes sont vifs, le regard est doux, le rire est éclatant.Le bonheur total, quoi ! Tout simplement parce que Caméléon, son quatrième et plus récent album, est pour elle un nouveau départ, une rupture évidente avec le passé.T FWÉ Maintenant loin du joug imposé par son imprésario de la première heure,' Liane Foly se sent émancipée.La chanteuse navigue enfin sur des eaux favorables, tout en décuplant cette touchante honnêteté qui fait son charme.Une écoute de Caméléon le prouve d'ailleurs avec éclat.Madame participe dorénavant à l'écriture de son répertoire et ne se voit plus obligée de suivre les directives, de combler ceux qui l'entourent.D'où ce magnifique sourire qu'elle se plaît à exhiber toutes les deux secondes.« J'avais un désir très net pour cet album-là, explique-t-elle avec tout le tact qu'on lui «connaît.Je savais exactement ce que je voulais faire.Avant, j'avais une équipe, j'étais moins impliquée.Et la vie est bien faite, puisque nous nous sommes séparés.Ce fut le début d'un soulagement pour moi, et cela ïtÉP Caméléon, son quatrième et plus récent album, est pour Liane Foly un nouveau départ.m'a poussée à vouloir écrire.Là, je m'ouvre enfin.» Caméléon nous amène donc une chanteuse inspirée et revigorée.De facture un peu plus soul, ce Foly nouveau sort quelque peu des sentiers jazz jadis empruntés par cette Française.« J'ai toujours aimé le jazz ; c'est ma musique de chevet, mon p'tit chocolat, rica-ne-t-elle.Mais je n'avais pas envie de faire carrière en tant que chanteuse de jazz.Pour moi, le jazz ne sera plus jamais comme celui de Sarah Vaughan ou de Billie Holiday ; elles ont tout fait, on peut pas faire mieux.« Ma musique a encore un petit côté jaz-zy : une contrebasse, des balais, un piano.Mais j'ai jamais prétendu être une chanteuse de jazz.J'ai toujours voulu faire de la variété, avoir un large éventail et prendre des accents jazz, rock.» Sur ce, elle fredonne quelques mesures de la pièce Caméléon, histoire de bien s'assurer que le journaliste a tout pigé.« Tu vois ?C'est un son varié.J'ai un lot d'influences musicales, et l'album représente la personnalité du caméléon, une adaptation dans le réel désir d'évoluer.Le caméléon, c'est vraiment ce qui me caractérise.» Peut-être.Sauf que les confrères de l'Hexagone, eux, ne sont pas forcément intéressés à ça.Voyez-vous, la presse française fait ses choux gras du nez de Liane Foly.Tout simplement parce que dame Foly possède maintenant un nouveau nez, tout beau et tout neuf.Et, le croirez-vous, ce nez est en passe de devenir très notoire chez les cousins ! Elle éclate de rire.« Des fois, j'en ai marre de parler de mon nez ! C'est énervant à la fin.Ce type de journalisme, c'est totalement /¦ français.En France, aux yeux des médias, la musique arrive loin derrière, comparativement à la peinture, la haute couture et la littérature.J'ai passé un an à faire cet album, et j'aimerais bien en parler davantage.C'est vrai, j'ai changé de style et de nez.Mais bon.Ça va s'estomper, je pense.» On lui souhaite.Parce que des projets, elle en a à la tonne.Ses yeux s'illuminent lorsqu'elle parle de sa prochaine tournée ( qui devrait l'amener à Montréal l'an pro£ chain ), des costumes de scène, et d'une escapade possible du côté des États-Unis.« J'aime bien Céline Dion, avoue-t-elle, et je trouve que notre parcours est assez semblable.Et elle a prouvé que c'est possible pour une francophone de faire une carrière internationale.Comme disent les Américains : « If you can dream it, you can do it ».J'y pense.» Et le Québec, dans tout ça ?N'oublions pas que Liane Foly a déjà connu le succès dans nos contrées lors des FrancoFolies, en plus de marquer des points grâce à quelques tubes efficaces sur nos ondes.Elle le sait fort bien, et elle s'emballe lorsqu'on lui fait la remarque.« Le Québec représente beaucoup pour moi.C'est ici que j'ai rencontré l'homme de ma vie ( son nouveau manager, incidemment.).J'ai toujours aimé venir ici.C'est curieux parce qu'en France, bien des gen$ dont Isabelle Adjani, croyaient que j'étais québécoise ! Les Québécois sont très ouverts, très chaleureux.Et ce genre d'amour est important.Je voulais d'ailleurs inclure le mot amour dans tous les titres de mes nouvelles chansons ! C'est la base essentielle de la vie.C'est indispensable.» da.t\\$e i Hola Espafta Olà Portugal Les brochures donnant tous les détails sur la 8* édition du Festival, incluant le formulaire-forfait, sont disponibles à la Place des Arts, au Centre Info-Arts Bell, à l'Agora de la danse et dans plus de 440 points de distribution à travers la ville de Montréal.Si vous ne trouvez pas notre brochure, appelez-nous au Forfaits en vente dès maintenant Réductions jusqu'à 45*» par poste/par télécopieur seulement Place des Arts - Salle WHfrid-PeLtetier - 20 h 30 BALLET CRISTINA HOYOS [Espagne] 10, 11 octobre Place des Arts - Théâtre M ai son neuve - 20 h 30 cia vicente saez (Espagne) 30 septembre 0 VERTIG0 [Canada] 3, 4 octobre El tS?COMPAGNIE PIERRE DR0ULERS [Belgique] 7 octobre STEPHEN PETR0NI0 COMPANY [États-Unis] 9 Octobre Musée d'art contemporain de Montréal Salle Beverley Webster Rolph - 19 h C0MPANHIA re.AL [Portugal] 2, 3 Octobre C0MPANHIA CLARA ANOERMATT [Portugal] 6, 7 Octobre MISRASENA [Canada] 9, 10 Octobre Agora de la danse - Studio - 19 h COMPANHIA VERA MANTER0 [Portugal] 1\", 2 octobre LOUISE BÊOARD DANSE (Canada] 4, 5 Octobre DANCE C0.LEINE &R0EBANA [Pays-Bas] 7, 8 octobre THE H0LY B0DY TATT00 [Canada] 10, 11 octobre Espace Tangente - 17 h 30 MÉTASP0RA 0ANSE (Canada] 1\", 2, 3, 4 octobre VERA MANTER0/M0NICA VALENCIAN0 (Portugal/Espagne) 7, 8, 9, 10 octobre UsIneC- 21 h LE CARRÉ 0ES LOMBES (Canada] 4, 5 octobre -«U- Cl^.Canacff Montréal. LA PRESSE, MONTRÉAL, SAMEDI 7 JUIN 1997 Galeries D 13 Basement with Two Beds, 1995, huile sur isorel.The Raven, sérigraphie, 1996 / 1997.Tant qu'il y a de la vie.RAYMOND BERNATCHE2 Pour la Galerie Dominion, qui représente à Montréal le peintre Christo* pher Pratt, cet artiste terre-neuvien est une valeur sûre.Le constat a pu être établi, il y a quelques jours, alors que plusieurs de ses oeuvres récentes ont trouvé acquéreur dans les heures qui suivirent leur accrochage.Pratt est apprécié d'un bon nombre d'amateurs d'art canadiens.Je serais même tenté d'ajouter qu'il l'est sans raison apparente, tant son oeuvre peut sembler désincarnée et déroutante.Jugez-en vous mêmes, à la description du contenu de ses derniers grands tableaux qui sont exposés à la Galerie Dominion jusqu'au 21 juin.Dans Basement with Two Beds, une huile sur isorel datée de 1995, tout ce que Pratt nous donne à voir, ce sont deux lits simples, étroitement cintrés de draps blancs, installés dans une pièce vide « aménagée » dans un sous-sol faiblement éclairé par la lumière du jour.La minuscule fenêtre fichée au plafond donne sur un mur de blocs de béton d'un gris déprimant.Dans une autre toile, c'est un bunker militaire abandonné dans son patelin d'Argentia, sur l'île de Terre-Neuve, qu'il nous propose.Aucun signe de vie ne nous apparaît de l'extérieur.La place est déserte et ne sert manifestement plus à rien.Dans un troisième tableau, c'est un wagon ferroviaire transformé en chalet, posé sur des fondations au bord de la mer, que nous sommes amenés à contempler.Cette fois encore.il n'y a à bord aucune âme qui vive.Seule témoigne d'une quelconque présence humaine la fumée qui s'élève faiblement par les orifices de la cheminée.Ces images-là sont éminemment personnelles.Elles n'ont de signification que pour Christopher Pratt lui-même, le wagon ferroviaire étant celui, par exemple, qui habitait les rêves de son père qui souhaitait en posséder un semblable pour y passer ses vacances estivales.Pourquoi toutes ces images évoquant des lieux désolés, dans des terres qui semblent aussi inhospitalières que l'idée que nous pouvons nous faire de l'antichambre de la mort, nous hantent-elles autant ?Peut-être parce qu'elles nous parlent précisément d'un monde qui, sans l'existence des autres, qui nous pèse si souvent, pourrait n'être qu'un enfer.Un enfer constitué de maisons vides, d'édifices n'ayant plus aucune raison d'être et de wagons ferroviaires rivés dans le ciment.Le seul signe de vie apparent est représente par un oiseau, planant dans un ciel d'acier froid, dans sa sérigraphie The Raven.Un ciel qui serait comme privé d'air, même si du linge semble bouger sous l'action du vent, sur une dune enneigée.En songeant à toutes ces idées et en les illustrant par son travail, se pourrait-il que, paradoxalement, Christopher Pratt nous réconcilie avec l'humanité ?En quittant la galerie, on se surprend en effet à sourire aux badauds que nous croisons rue Sherbrooke.Vivants nous sommes puisque membres à part entière d'une société en mouvement.Quelle belle certitude il nous donne, chaque fois que nous regardons à l'extérieur par la fenêtre de nos salons et que nous voyons une femme pousser droit devant elle la poussette d'un enfant.EN VENTE AUJOURUHUI A lOHUU! I T ' S AMP A B O U T TIME TOUR GALERIES MUSEES ENCANS Importante vente aux enchères par catalogue d'art, d'antiquités, et d'objets de collection provenant en partie de la succession de Mlle Warda Drummond en quatre sessions juin 1997 Exposition préliminaire; Vendredi 13 juin de 10 h à 21 h Samedi 14 juin de 10 h à 18 h Dimanche 15 juin de 10 h à 18 h Vente mardi 17 juin i 19 h 30 précises: Plus de 250 tableaux, aquarelles et dessins canadiens, américains et européens.Vente mercredi 18, jeudi 19 et vendredi 20 juin à 19 h 30 préeiset: Sessions générales comprenant du mobilier ancien anglais et français; une collection d'argenterie; des objets de décoration, des miroirs, des lampes, des lustres, du cristal, de la porcelaine, des bronzes, des objets d'Extrême-Orient; des livres dont un Atlas de Visscher, vers 1700 comprenant 99 cartes gravées et coloriées en double page; une réunion importante de bijoux, des tapis d'Orient; des objets de collection, et bien d'autres choses.Olivier Leroy et David Kelsey encanteurs F.# Les Encans )inney s 2435, Duncan, V.M.R.H4P 2A2 Tél.: (514) 345-0571 Fax: (514) 731-4081 Mickey aux enchères à New York Agence France-Presse PARIS Collectionneurs et grand enfants qui rêvent de Blanche Neige et Cendrillon pourront acquérir dessins, maquettes, croquis ou marionnettes des classiques de Disney vendus aux enchères le 21 juin chez Sotheby's à New York.Plus de 400 objets sont en vente, depuis un Donald Duck à la goua- Ouverture de juatre nouvelles tombes royales à Louxor Agence France-Presse LE CAIRE Quatre tombes royales seront ouvertes au public en octobre à Louxor, a annoncé jeudi le ministère égyptien du Tourisme.Il s'agit de la tombe de Seth-nakht, fondateur de la XX* dynastie ( 1200-1085 av.J-C ), qui fut primitivement celle de la reine Taou-sert, femme de Merenptah-Siptah puis de Sethi II, de la XIX* dynastie ( 1314-1200 av.J-C ).Pour Sethnakht, toutes les représentations de la reine avaient été recouvertes et un double vestibule ajouté à la tombe.Les touristes pourront admirer la tombe de Séthi IL celle de Roy, scribe royal à l'époque de Horem-heb ( 1340-1314 av.J-C), dernier pharaon de la XVIIIe dynastie, et celle de Shuroy, le prêtre d'Amon.LES AIITS MINE»* EVTAW Jusqu'au 21 juin Christopher Pratt oeuvres récentes GALERIE DOMINION 1435; rue Sherbrooke O .845-7471 Du lundi mi vendredi Exposition Sous le charme des poupées.Tous les jours de 10 h 6 18 h ; lun .de midi a 18 h.QUARTIER ÉPHÉMÈRE ( 16, Prince ) Oeuvres de Roy Arden.Miachael A Robtnson.GMbeft Boyer.J R Carpenter.Pierre Huyghe.va ronique Joumard.Claude Levéque.Marc us Mac donald.Nadine Norman et Alain Paiement Jusqu'au 29 |um.BIODÔME DE MONTRÉAL ( 4777, Pftorro-do-Coubortto ) Auj et dim.de 9 h a 17 h.exposition La monfts-gne transfigurée, oeuvres de Suzanne Joubert GES AIR CANADA et l'International Benson & Hedges L vous proposent de vous envoler vers l'un des pays de Montréal en compétition desservi par Air Canada I Pour participer, il suffit de répondre aux deux questions ci-dessous et de remplir ce bulletin en lettres majuscules.Pour connaître les noms des gagnants, écoutez CITÉ ROCK DÉTENTE 107,3, «Bonjour Montréal» à CKAC 730, « Flash» à TQS ou « Newswatch » à CBC Montréal.Les 9 personnes gagnantes recevront chacune : \u2022 Une paire de billets d'avion vers la destination de son choix, parmi les pays en compétition desservis par Air Canada; \u2022 Une paire de billets pour le spectacle de clôture des feux à La Ronde, le dimanche 20 juillet.La valeur totale des prix est d'environ 18 213,30 $.1.Nommez un des pays en compétition cette année à l'International Benson 6* Hedges.COUPON Pi PARTICIPATION RÉPONDEZ À CIS QUESTIONS 2.Parmi les pays en compétition, nommez-en un desservi par Air Canada Prénom Âge H Adres se App Code postal Tél.(dont.) Tél.(travail ou autre) Vous avez jusqu'au 16 juillet, 19 h, pour déposer ce coupon à l'une dos deux entrées de La Ronde.Les fac-similés reproduits non mécaniquement sont acceptés.Aucun achat requis.Concours ouvert aux 18 ans et plus.Règlements disponibles à la Société du parc des îles.Benson g Hedges m AIR CANADA
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