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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1997-05-25, Collections de BAnQ.

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[" Le plus grand quotidien français &Âtnêrftjtie ÉDITION DU AILES i,i>.a ii i s i) i t a u o p r » K *.i Montréal, ?dimanche 25 mai 1997 113* année No 211 50 pages, 4 cahiers 60C TAXES EN SUS Champtain Carrefour Larval 672-4537 682-4537 RÉGION EST DE QUÉBEC 65 < ILES-DE-LA-MADELEINE 1 $ FLORIDE 1,65 $ U.S.Élections 197 gagne Chrétien ne veut plus du Reform Charest prédit 40 comtés au Québec Duceppe accuse Chrétien et Charest d'avoir suscité la pub de Manning Le Bloc n'est pas fort, mais il est loin d'être mort L .MICHELE OUIMET Poussé par ses membres qui appuient de plus en plus la partition et obligé de sortir de sa neutralité sur cette brûlante question.Alliance Québec a adopté hier, lors de son congrès annuel, une résolution de compromis qui tente désespérément de ménager la chèvre et le chou.?t» * pages A6 et A 7 Résultat: ce groupe de pression anglophone appuie la partition du bout des lèvres mais ne fera rien pour la promouvoir.La résolution, qui devra être entérinée aujourd'hui par le conseil général, stipule, entre autres, qu'Alliance Québec « appuie la légitimité et l'importance du rôle joué par les autres organisations pour expliquer les conséquences de la séparation du Québec avant un éventuel référendum et reconnaît l'importance des municipalités et autres groupes qui adoptent des résolutions en faveur de l'unité nationale, affirmant le désir des citoyens de rester canadiens ».Est-ce à dire qu'Alliance Québec est en faveur de la partition?« Oui, répond prudemment Anthony Housefather, le père de la résolution, un fervent partitionniste et conseiller municipal d'Hampstead.Mais en théorie seulement.En pratique, nous allons dépenser notre argent ailleurs.Nous appuyons les groupes qui font cette bataille, mais ce n'est pas notre rôle principal, qui est plutôt de défendre des dossiers chauds comme la santé, l'éducation et l'affichage.» Voir LA PARTITION en A2 L'Iran Williams-Renault en tête! pour le modéré d'après AFP et AP TÉHÉRAN Surprise: l'Iran a massivement élu un président connu pour ses vues modérées, Mohammad Khatami, balayant son rival Ali Akbar Na-tegh-Nouri, pourtant soutenu par le puissant appareil religieux, politique et militaire conservateur du pays.Durant sa campagne, l'ancien ministre de la Culture avait fait des ouvertures en matière de droits de l'Homme, de la liberté d'expression, des télévisions étrangères et d'Internet.La victoire écrasante de ce « libéral », très populaire parmi la jeunesse iranienne, si elle ne signifie pas la fin du régime des mollahs, constitue néanmoins une sévère défaite pour les tenants de la ligne dure qui dirigent le pays depuis la Révolution islamique en 1979.Voir L'IRAN en A2 photo afp Jacques Villeneuve ( à droite ) et l'Allemand Heinz-Harald Frentzen, son coéquipier de Técurie Williams-Renault, sont respectivement premier et deuxième au départ du Grand Prix d'Espagne disputé aujourd'hui à Barcelone.Nos informations, cahier Sports La femme adultère en 1997 RICHARD HÉTU collaboration spéciale a femme adultère de l'Evangile a eu la chance de tomber sur Jésus, un juif vraiment progressif.« Tu ne commettras pas d'adultère », commandait la religion de son peuple.Et pourtant, Jésus a dit aux gens qui voulaient punir sa contemporaine: « Que celui d'entre vous qui est sans péché lui jette la première pierre! » Incroyable, mais vrai: le péché biblique par excellence \u2014 l'adultère \u2014 est encore d'actualité aux États-Unis.Jeudi dernier, le lieutenant Kelly Flinn, 26 ans, première femme à piloter un bombardier B-52, a en effet accepté une décharge sans honneur de l'Armée de l'air plutôt que d'avoir à répondre à une accusation d'adultère en cour martiale.Sa carrière militaire est aujourd'hui finie.Et Jésus n'aurait même pas pu lever le petit doigt pour elle.Aux États-Unis, le traitement du lieutenant Flinn a suscité une indignation presque unanime au sein de la population.Comment une femme peut-elle, en 1997, voir une carrière prometteuse ruinée par l'accusation d'adultère?Comment l'armée peut-elle oser montrer du doigt une - femme pour un « crime militaire » commis régulièrement et ouvertement par des soldats américains dans les bordels du Mexique, du Japon, de la Corée du Sud?Et comment l'armée peut-elle s'attaquer à une La Presse NEW YORK femme dont la seule faute véritable, selon ses défenseurs, aura été de tomber en amour avec un beau menteur?Marc Zigo, l'amant du lieutenant Flinn, était entraîneur de soccer, à Minot, une localité du Dakota du Nord, où se trouve une base de l'Armée de l'air.C'était le premier amour de la jeune femme.Il lui a conté des histoires sur sa carrière de joueur dç soccer et, surtout, sur sa volonté de divorcer de sa femme, également enrôlée dans l'Armée de l'air.Les supérieurs du lieutenant Flinn ont eu vent de l'affaire.Ils ont confronté la pilote.Celle-ci a nié sous serment que sa relation avec Marc Zigo était autre que « platonique ».Néanmoins, elle s'est vu formellement interdire de revoir Zigo.Ordre auquel elle ne s'est pas pliée, conduisant ses supérieurs à saisir la justice militaire de son cas.Voir LA FEMME en A2 Alain Vigneault - < Alain Vigneault, le choix de Houle PHILIPPE CANTIN La rumeur a déferlé sur Montréal hier: Alain Vigneault, l'entraîneur des Harfangs de Beauport, de la Ligue junior majeure du Québec ( LHJMQ ), succéderait à Mario Trem-blay derrière le banc du Canadien.La nouvelle serait annoncée demain.Après avoir rencontré sept candidats, le directeur général Réjean Houle aurait finalement opté pour ce jeune homme venant de célébrer ses 36 ans et ayant connu un certain succès dans le hockey junior majeur avec les Olympiques de Hull.H a aussi servi trois saisons comme entraîneur adjoint des Sénateurs d'Ottawa, de la Ligue nationale.Qu'en est-il au juste?D'une part, le Canadien a refusé de confirmer l'information.En début de soirée hier, Donald Beau-champ, le responsable des relations de presse, a affirmé qu'aucune conférence de presse n'était prévue lundi.Quant à Houle, il a fait savoir qu'il ne répondrait à aucune question sur le sujet.Vigneault s'est fait tout aussi discret, laissant ainsi croire qu'il a effectivement remporté la compétition.En revanche, Michel Bergeron, un autre aspirant au poste, a affirmé que Houle ne l'avait pas appelé pour lui annoncer le rejet de sa candidature.Compte tenu des états de service du Tigre, on peut croire que Houle aurait eu la décence de l'en informer s'il avait définitivement choisi Vigneault.En revanche, la nomination éventuelle de Vigneault n'est pas farfelue, bien au contraire.Voilà un entraîneur dont le profil, à plusieurs égards, correspond aux voeux de Houle et à l'image recherchée par le Canadien.Hier, une personne qui connaît bien Vigneault a affir- Voir ALAIN VIGNEAULT en A2 ¦ Autres textes, cahier Sports 951 JOURS AVANT L'AN 2000 INDEX Petites annonces B10 \u2022 immobilier B10.C5 automobile C6àC9 araires dessinées B11 Génies on herbe ai Mol mystère C7 marchand tset ce emplois ce Artt et spectacles B5sB8 C9 Bridge C9 Horoscope CB Politique A6etA7 Décès horaires-spectacles B7 télé horaire B7 Etes-vous observateur?CIO La Jeune Presse B12 Tabloïd Sports B10 Loteries A2etA5 A8S4A9 -Réjean Tremblay S5 Tètes d'affiche B9 SCIENCES La peste des pesticides page C12 MÉTÉO Feuilleton C7 Mots C11 Percées de soleil Max.18, min.8 Cahier Sports, page 16 i PUtS 44 AN! d'économies PLUS BAS PRIX****^ paiement, aucun irtfjèt tvanf I IWI.seoies las tas* Revente se* ptyacto* rachat, *t*U réprobation du service du crédB.\u2022Pour tout achat de 500$ et plus ~ 1380, Notre-Dame lactone \u2022 ÉLECTROMÉNAGERS \u2022 AUDIO Y!0ÉO * cmAteausuay 12 bool SK ÇMtsaujuav \u2022 VI.0«*'IU4U v0bun 5517.av.Verdun Verdun Tél.: 7i D\u20actrx4ttan*ft»\u20acY 1600.chemin Oka Oeux-lèoAtaones Tél.*r>2/sr \u2022 UVAL 1605.bo* U Chomedev.Laval Tel : 688-1414 L^boîiL OorkMt Té».424-6161 MOstlKÉM.6690.av.ou Parc fèî :~272-0733 MONTRÉAL 3500.Ontario Est Tel .527^331 6469 A2 ?LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 25 MAI 1997 Suites de la une L'Iran opte pour le modéré L'IRAN / Suite de la page A l_ Au même moment toutefois, la chute de Mazar-i-Sharif, dans le nord de l'Afghanistan, aux mains des talibans constitue un coup sévère pour l'Iran, qui soutenait le chef de guerre Abdul Rachid Dos-tam, estimaient hier les observa* leurs à Téhéran.Depuis la chute de Kaboul aux mains des talibans en septembre 1996, Mazar-i-Sharif, « capitale » de l'opposition dans le nord afghan, était devenu le seul point d'appui de l'Iran dans la région et, malgré son attention aux développements, Téhéran semble avoir été pris de court devant la chute de Mazar-i-Sharif.L'Iran est hostile à cette milice sunnite ultra-fondamentaliste, qu'il décrit comme « fanatique » et qu'il accuse d'être à la solde des États-Unis et du Pakistan.Khatami, 54 ans, a obtenu 20,07 millions de voix ( 69 % ), sur plus de 29 millions de suffrages exprimés, alors que Nategh-Nouri, 54 ans lui aussi, n'en a rassemblé que 7,24 millions (25%), selon les chiffres définitifs publiés hier, au lendemain du scrutin.Donné pourtant vainqueur par tous les observateurs, ce religieux conservateur et président du Parlement, préconisait une plus stricte application de la loi islamique.Khatami ne devrait remplacer l'actuel président, Ali Akbar Ha-chémi-Rafsandjani, qu'au mois d'août, à l'issue des deux mandats de quatre ans, le maximum autorisé par la Constitution.Selon le ministère de l'Intérieur, le taux de participation a été de 88 %.Les deux autres candidats en lice, Mohammad Reyshahri et Reza Zavarei, ultra-conservateurs, ont eu moins de 800 000 voix chacun.L'ayatollah Ali Khamenei, Guide de la République islamique et no 1 du régime, a rendu hommage à la « participation massive de la population » à cet « événement historique ».« Cette participation protégera longtemps l'Iran des complots des ennemis de la Révolution et de la République islamique », a-t-il dit dans un message lu à la télévision.\"Les deux principaux candidats ayant des conceptions politiques très différentes sur l'avenir du pays, leur affrontement au cours de la campagne a suscité chez les Iraniens un certain intérêt.La popularité de l'hodjatoleslam Khatami parmi les jeunes aura été sa meilleure arme, les moins de 18 ans, nés après la Révolution de 1979, formant plus de la moitié de la population de 60 millions d'habitants.Ce « réformateur » chassé du pouvoir par les conservateurs en 1992 pour ses positions jugées trop permissives à la tête du ministère de la Culture s'est proposé de réduire l'influence du puissant clergé chiite.La partition gagne Alliance Québec LA PARTITION / Suite de la page A l Le président d'Alliance Québec, Michael Hamelin, qui a été réélu président, hier, pour une quatrième année d'affilée, approuve: « La partition est une réalité politique que nous ne pouvons ignorer.» Pourquoi une résolution aussi torturée?Pourquoi ne pas appuyer franchement le mouvement parti-tionniste qui touche 35 municipalités au Québec?« Nous devons respecter tous nos membres », a répondu Michael Hamelin.Alliance Québec se sent en effet obligé de plaire à une minorité de membres qui vivent à l'extérieur de la grande région de Montréal et de l'Outaouais.Ceux-là sont farouchement contre la partition, car ils crai- gnent de se retrouver coincés dans un Québec indépendant, privés de l'appui de la majorité anglophone, qui, elle, fera toujours partie du Canada grâce à la partition.C'est pourquoi.Alliance Québec a accouché d'un compromis, qui étonnamment a soulevé bien peu de débats.La résolution, qui a été adoptée par 44 délégués contre neuf, a donné lieu à un débat quelque peu surréaliste.Pendant environ 45 minutes, soit presque la moitié du temps consacré à la discussion, les délégués se sont enlisés dans des arguties linguistiques en tentant de définir le mot « some » ( certains ) dans un amendement tout à fait mineur \u2014 sous-amendé d'ailleurs à quelques reprises\u2014, qui a finale- ment été rejeté, occultant le fond de la question.Michael Hamelin a battu son seul adversaire, Trent Mell, un étudiant en droit de 27 ans, qui est vice-président d'Alliance Québec.Mell a obtenu 63 voix contre 86 pour Hamelin.Mell souhaite que l'organisme soit plus actif sur le terrain et sorte de sa tour d'ivoire.Dépassé par le Comité québécois pour le Canada qui fait la promotion de la partition et qui a réussi à regrouper plus de 25 000 membres en 15 mois.Alliance Québec, qui compte tout au plus 6000 membres, est de plus en plus perçu, dans la communauté anglophone, comme le lamb lobby ( le groupe de pression des moutons ), une expression qui irrite plusieurs membres.Mell et Hamelin prônent tous deux des positions modérées partagent à peu près la même vision.Ce que les membres repn chent surtout à Hamelin, c'est soi manque de charisme et sa difficult* de communiquer efficacement av< les médias.Alliance Québec a l'intention d< se battre pour que les droits des anglophones soient reconnus dans le domaine de l'éducation, de la santé et de la main-d'oeuvre, tout en faisant, évidemment, la promotion de l'unité nationale de façon « positive ».La prochaine bataille se fera dès mercredi contre le projet de loi 109 de Pauline Marois sur les commissions scolaires linguistiques.Les anglophones contestent la définition restrictive mise de l'avant par la ministre de l'Éducation, qui limite leur droit de vote.Alain Vigneault, le choix de Houle ALAIN VIGNEAULT / Suite de la page Al mé: « Ronald Corey et Réjean Houle ne pourront que l'aimer.11 connaît son métier, a de bonnes manières et se présente bien.» Vigneault est le fils d'un médecin de la région de l'Outaouais.Ironiquement, il a évolué sous les ordres de Michel Bergeron avec les Draveurs de Trois-Rivières, de la LHJMQ, à la fin des années 70.Choisi au repêchage par les Blues de St.Louis, il a disputé 42 matchs en deux saisons dans la LNH, au poste de défenseur.Plus doué derrière le banc que sur la glace, Vigneault est devenu le pilote des Draveurs en 1986, avant d'être embauché par les Olympiques de Hull en 1987.Il a dirigé cette équipe durant cinq saisons, la menant au tournoi de la Coupe Memorial en 1988.Michel Lapointe, un journaliste de l'Outaouais, se souvient que Vigneault était plein de trucs.« Une année, en demi-finale, les Olympiques tiraient de l'arrière trois matchs à un contre Laval.Une nuit, Alain est demeuré à son bureau jusqu'à 3 h 30 pour trouver un moyen de relancer son club.Avant la cinquième rencontre, il a fait croire que ses trois meilleurs attaquants étaient blessés, ne les envoyant même pas sur la glace pour réchauffement d'avant-match.Les joueurs de Laval fêtaient déjà leur victoire.Mais quand l'affrontement a commencé, les trois gars étaient présents, pas blessés du tout.Laval ne s'est jamais remis du choc et Hull a remporté la série.» La semaine dernière, Réjean Houle a communiqué avec Charlie Henry, le directeur général des Olympiques, pour connaître son avis à propos de Vigneault.Dans le milieu du hockey, Henry, un grand ami de Wayne Gretzky et Pat Burns, est un homme très respecté.« J'ai dit à Houle que parmi les entraîneurs n'étant pas déjà dans la Ligue nationale, Alain était de loin le meilleur, a raconté Henry, hier.C'est un gars aimable, mais que la défaite peut rendre méchant.En tout cas, il se tient debout dans l'adversité.On dit qu'il n'a pas assez d'expérience?Ce n'est pas vrai! Il a été adjoint durant plus de trois saisons dans la LNH, en plus d'occuper ce poste avec Équipe-Canada junior en 1989 et 1991.» Après cinq années à Hull, Vigneault a été embauché par les Sénateurs d'Ottawa, en 1992.En novembre 1995, amorçant sa quatrième saison avec cette équipe, il a été emporté par le congédiement de l'entraîneur-chef Rick Bowness, après un huitième revers d'affilée.Vigneault a mal accepté ce.renvoi: deux jours plus tard, il a mis fin à une entrevue à la radio parce que l'émotion était trop forte et que sa voix était pleine de trémolos.En janvier 1996, Vigneault a accepté le poste de pilote des Har-fangs de Beauport, de la LHJMQ.Son salafre annuel avoisinant les* 100 000$ ont fait de lui l'entraîneur le mieux payé de ce circuit.Mardi dernier, il a mis fin à son association avec cette organisation^ aujourd'hui rebaptisée « Remparts^ de Québec », et dont le gardien Pa-.trick Roy, de l'Avalanche du Colorado, est un des propriétaires.Les gens le connaissant bien soutiennent que Vigneault en a soupe du hockey junior et veut absolument retourner dans la LNH.Si jamais Réjean Houle choisit un autre candidat, Vigneault obtiendra un poste d'adjoint chez les Islanders de New York.La femme adultère en 1997 LA FEMME / Suite de la page A l L'adultère est considéré comme un « crime militaire » en vertu du code juridique auquel sont soumis les soldats américains.Dans l'esprit des militaires, ce type de rapport doit être combattu parce qu'il menace le « bon ordre et la discipline » et qu'il « est de nature à jeter le discrédit sur les forces armées ».En 1996, 67 soldats de l'Armée de l'air ont été traduits en cour martiale pour adultéré.De façon générale, les militaires n'hésitent pas à sévir dans les cas d'adultères impliquant des soldats d'une même compagnie, question de préserver la cohésion au sein du groupe.Ils sont également attentifs à la conduite des officiers supérieurs, qui doivent commander le respect de leurs soldats en tout temps.Mais ils ferment les yeux sur l'immense majorité des cas d'adultère.La semaine dernière, le New York Times a dépêché un journaliste à Ciudad Juarez, une ville mexicaine collée à la frontière du Texas.Là-bas, le journaliste a vu des dizaines de soldats sortir et rentrer dans les bordels de là ville.Le journaliste a aussi parlé aux prostituées.L'une d'elles lui a confié les premiers paroles que lui adressent la majorité des soldats: « Je suis marié.Tu as une maladie ou quelque chose?» Alors, pourquoi les militaires s'en sont-ils pris au lieutenant Kelly Flinn?N'était-ce pas là la pire des hypocrisies?L'Armée de l'air s'est dit estomaquée par la réaction outrée du public.Elle s'est défendue en disant que l'adultère n'était pas le plus important des « crimes militaires » dont le lieutenant Flinn s'était rendue coupable.Selon l'Armée, la femme pilote s'était aussi parjurée en niant la nature sexuelle de sa relation avec Marc Zigo.Et elle avait désobéi à un ordre en continuant cette relation.Aucune institution dont le bon fonctionnement requiert la plus grande discipline ne saurait tolérer un tel comportement.Aux États-Unis, après plusieurs scandales militaires mettant en cause des soldats accusés d'harcèlement et d'abus sexuels, ce type d'arguments n'a pas trouvé beaucoup de preneurs à la gauche de Pat Buchanan.Mais il ne faut pas croire que l'Armée est la seule institution à être officiellement en guerre contre l'adultère en 1997.Aussi incroyable que cela puisse paraître, la moitié des États, dont le Michigan, le Wisconsin et le Mas-, sachusetts, ont encore des lois contre l'adultère dans leurs codes.Des lois largement oubliés, certes, mais toujours applicables.Ainsi, en 1990, une femme de 28 ans a été arrêtée au Wisconsin après que son mari eut porté plainte contre elle pour adultère.L'affaire a indigné le public.Un juge a décidé de classer le dossier en priant la femme d'aller voir un conseiller matrimonial.Et, profitant de la publicité autour de l'affaire, un politicien local a proposé de décriminaliser l'adultère.Mal lui en prit.Plusieurs citoyens se sont levés d'un bloc pour l'accuser de mettre en péril les « valeurs familiales ».Il a hissé le drapeau blanc.Et tu ne blasphémeras pas en parlant des États-Unis.Renseignements : 285-7272 Abonnement : 285-6911 Lundi au vendredi de 7 h à 17 h 30 Samedi de 7 h à midi Dimanche de 7h à II h Rédaction : 285-7070 Promotion : 285-7100 Les petites annonces : 285-7111 Lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 30 Décès, remerciements : 285-6816 Lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 30 Grandes annonces Détaillants: 285-6931 National, TéléPlus : 285-7306 Carrières et professions.Nominations : 285-7320 Comptabilité Grandes annonces : 285-6892 Les petites annonces : 285-6900 La Presse est publiée par: La Presse.Ltée.1.rue Saint-Jacques, Montréal H2Y 1K9.Seule la Presse Canadienne est autorisée à diffuser les informations de La Presse et celles des services de la Presse Associée et de Rcutcr.Tous droits de reproduction des informations particulières à La Presse sont également réservés.«Envois de publication canadienne -Contrat de vente numéro 0531650» Port de retour garanti.(USPS003692) Champlain N.Y.12919-1518.Cod# du four 21-7 Dimanche, 25 mai 1997 La Presse LOTERIES La quotidienne à trois chiffres : 538 à quatre chiffres : 5918 6/49: 13 23 26 27 30 44 Compl.1 avec extra: 2 3 4 0 5 0 INSOLITE Un pitt-bull ! ¦ Un employé de la compagnie serbe d'électricité a passé 22 heures sur un poteau électrique pour échapper au chien, un pitt-bull, d'un mauvais payeur, a rapporté hier le quotidien de Belgrade Dnevni Telegraf.L'employé était venu couper l'électricité de ce mauvais payeur, un retraité de Vranje, dans le sud de la Serbie.Devant la colère de ce dernier, l'employé a trouvé refuge sur un poteau électrique, au pied duquel le retraité a attaché son chien, un pitt-bull, connu pour être dangereux.L'employé n'a été libéré par son geôlier que 22 heures plus tard, a rapporté le journal.Les employés de la compagnie d'électricité rencontrent souvent des difficultés dans leurs missions chez les mauvais payeurs, qui représentent la population le plus touchée par la crise économique.DEMAIN DANS LA PRESSE Toyota lève le voile sur l'avenir ¦ Lorsque les journalistes tentaient de connaître les projets futurs de Toyota, ils avaient toujours l'impression de transiger avec la CIA tant il était difficile d'obtenir des informations.Une nouvelle direction à la barre de l'entreprise a changé cette philosophie.Notre chroniqueur automobile Denis Duquet a eu l'opportunité de conduire certaines voitures expérimentales, dont la Rav4-EV à moteur électrique et une Corona à moteur hybride.Il vous décrit en exclusivité ce que le numéro un japonais nous réserve en matière de groupes propulseurs et de sécurité routière.À lire demain dans le cahier Auto.QUESTION DU JOUR La Presse Liaison 3 Vous voulez vous faire entendre?Répondez à la question du jour.Pour faire connaître votre opinion, composez le 285-7333: au son de la voix, faites le L - * Croyez-vous à l'utilité des sondages en période électorale?La commission Poitras sur la Sûreté du Québec suscite-t-elle votre intérêt?' * c À cette question posée hier, le pourcentage .i des réponses obtenues a été: Oui: 52 % Non : 48 % SIM ( I \\( I I D'OUVI R H RI 40 ans de showbiz DE MONTREAL Bfeùr MU Jeudi 31 juillet 20H00 Pltm d £»a fête à Jean Lapointe AVEC RICHARD SÉGUIN, YVON DESCHAMPS, EDITH BUTLER, JÉRÔME LEMAY ET PLUSIEURS AUTRES BHlets en vent?er la décence et « La question est donc de savoir ce que les gens sont prêts à tolérer.Ce n'est pas la loi qui change, mais le niveau de tolérance de la société », indique Me Clément Monte-rosso.I/avocat avait défendu, en 1992, les six femmes qui avaient été arrêtées à Montréal lors d'une manifestation pour le droit des femmes à se promener les seins nus.Gil Rémil-lard, alors procureur général, avait décidé de ne pas porter d'accusations contre les manifestantes.« Si on suit le même raisonnement, le cas d'une femme qui se promènerait à Montréal les seins nus ne serait pas judiciarisé », explique Me Monterosso.D'autant plus que le jugement rendu par la Cour d'appel de l'Ontario et reconnaissant le droit des femmes de se dénuder la poitrine en public, concerne le Code criminel et s'applique donc pour tout le pays.Au bureau du ministre de la Justice Paul Bégin, on a quand même fait savoir qu'on ne pouvait généraliser et que chaque cas serait un cas d'espèce.Bref, qu'il faudrait étudier chaque plainte avant de décider s'il y aurait poursuite ou pas.Et les principales concernées, là-dedans ?Avoir le droit est une chose, s'en prévaloir en est une autre.« C'est correct que les femmes aient le droit de faire comme les hommes, c'est une question de liberté », a indiqué Jennifer Rosenberg, 16 ans, qui prenait du soleil ( entièrement vêtue ) hier dans le Vieux-Port.Quant à savoir si elle se promènerait les seins nus, elle hésite.Comme sa copine Rebecca Côté : « Si beaucoup de femmes le faisaient, si c'était dans les moeurs, peut-être.» À 34 ans, Josée Lafre-nière, de Drummondville, approuve : d'accord pour le principe mais PHOTO ARMAND TR0TT1ER.U Presse Jennifer Rosenberg et Rebecca Côté trouvent qu'il est juste qu'hommes et femmes aient le droit de circuler torse nu en public.Quant à passer aux actes, c'est pour elles une autre paire de manches.Les garçons qui se trouvaient près d'elles, dans le Vieux-Port, ont alors fait savoir leur déception.elle y penserait avant de l'appliquer.De toute manière, peu importe la position sur le sujet, l'unanimité se L'auto des deux policiers est très lourdement endommagée.Deux policiers blessés dans une collision RAYMOND GERVAIS Deux patrouilleurs de la police de la Communauté urbaine de Montréal ont été blessés, dont un grièvement dans la nuit de vendredi à samedi, dans une collision entre leur véhicule et une fourgonnette à l'intersection du boulevard Décarie et de la rue Isabella, dans le quartier Côte-des-Neiges.Les deux agents répondaient à un appel prioritaire au 5336, chemin Queen Mary, lorsque l'accident s'est produit.Un citoyen avait appelé le 911 pour demander l'intervention de la police, sans toutefois préciser la nature du problème.Quelques minutes plus tard, le même citoyen rappelait le 911 pour préciser qu'il avait été attaqué par quelqu'un.La police de la CUM n'a pas précisé si les gyrophares et la sirène du véhicule du SPCUM étaient activés ou encore si l'auto de la police a passé sur un feu rouge.La collision a été très violente et le policier qui était passager dans le véhicule a été éjecté sous le choc.L'auto des policiers a heurté un poteau de circulation et le muret de l'autoroute Décarie après avoir heurté la camionnette.Le chauffeur est quant à lui demeuré coincé dans le véhicule et les pompiers ont mis près d'une heure à le dégager.Ces derniers ont dû couper le toit de la voiture de police pour sortir le blessé.Les deux agents ont été transportés à l'hôpital où les médecins ne craignent toutefois pas pour leur vie.Le conducteur souffre de multiples fractures et a subi plusieurs interventions chirurgicales hier.Quant au policier qui a été éjecté» il devrait quitter l'hôpital aujourd'hui.Il n'aurait subi que des ecchymoses.Les occupants de l'autre véhicule n'ont pas été blessés.L'enquête a été confiée à la section Enquête accident de la police de la CUM.La terre a tremblé au Québec RAYMOND GERVAIS La terre a tremblé hier dans les Basses-Laurentides, en Outaouais et même à Montréal, où une secousse sismique d'une intensité de 4,3 sur l'échelle de Richter a secoué la région.Personne n'a été blessé et aucun dégât n'a été rapporté.La secousse s'est produite a 14 h 55 précise et l'épicentre a été localisé entre Lachute et Sainte-Agathe.Ce sont les résidants de la région de Saint-Sauveur qui ont ressenti le plus la secousse sismique.Mme Martine Bilodeau a expliqué hier à La Presse qu'elle était en train de vider son lave-vaisselle lorsque la terre a tremblé.« J'ai entendu un gros boom et mes tasses et mes verres se sont mis à danser sur le comptoir.J'ai d'abord cru qu'un bombe avait explosé, mais le bruit provoqué par la secousse était sourd et prolonge.C'est à ce moment que j'ai réalise qu'il s'agissait plutôt d'un tremblement de terre », a déclaré la dame.Le directeur de l'Institut sismo-logique du collège Brébeuf à Mont-\u2022 eal, le père Paul-Emile Tremblay, a indiqué qu'il s'agissait d'un séisme important pour le Québec puis- que les tremblements de cette amplitude sont rares ici.M.Tremblay a précisé que le dernier séisme de cette importance avait eu lieu en mars 1996 dans la même région.Habituellement plusieurs petits séismes d'une amplitude de moins de 3 degrés sur l'échelle de Richter se produisent chaque année.Comme il n'y en a pas eu depuis le début de l'année, M.Tremblay a explique qu'il fallait s'attendre a ce qu'une secousse plus importante se produise.« En l'absence de séisme important, la pression s'accumule dans la région >», a précisé le pere Tremblay., faisait hier autour d'un point : on va attendre qu'il fasse un peu plus chaud avant d'y penser sérieusement ! Arrestation de deux Rock Machine en Ontario RAYMOND GERVAIS Deux membres en règle du groupe de motards des Rock Machine à Montréal, Serge Desjardins et Jean Bélec, qui avaient réussi à passer au travers du filet tendu par la police la semaine dernière, ont été arrêtés vendredi en fin de journée à Tilbury, dans le sud-ouest de l'Ontario.Lors de leur arrestation, les deux motards qui n'ont opposé aucune résistance face aux agents de la Gendarmerie Royale du Canada et à la police de Chatham-Kent, étaient en possession d'un demi-kilo de cocaïne, d'armes de poing, de munitions et d'un gilet pare-balles.C'est un appel anonyme reçu vendredi matin au détachement de la GRC à Windsor qui a mis les agents sur la piste des deux Rock Machine.L'interlocuteur anonyme avait alors dit aux policiers que les deux motards se trouvaient dans un motel en bordure de la route 401 entre Chatham et Windsor, non loin de la frontière américaine.Sur place, la police a mis la main sur un revolver de calibre .357 magnum et sur un pistolet de calibre .45.Les deux armes étaient chargées.Les agents ont aussi saisi une quantité importante de munitions.Quant à la cocaïne, elle était dissimulée sous le siège avant de la fourgonnette utilisée par les motards pour fuir la région de Montréal.Selon la GRC, on ne peut plus dire maintenant que la guerre de territoire que se livrent les Hells Angels et les Rock Machine se limite au Québec.La pression exercée par le croupe Carcajou fait en sorte que Tes motards pourraient tenter de se restructurer à l'extérieur de la province.Bélec et Desjardins seront accusés lundi au palais de justice de Windsor de possession et de trafic (k stupéfiants ainsi que de posses sion d'armes.La semaine dernière, une douz^ii ne de membres des Rock Machine ont été arrêtés par la police lors de deux razzias policières dans deux repaires du gang.4 A4H LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 25 MAI 1997 PHOTOS ARMAND TflOTTIER, La Presse Le comédien Paul Serval, le chansonnier Raymond Lévesque et le sénateur Marcel Prud'homme étalent de ceux qui ont tenu hier à rendre un dernier hommage au père Ambroise.Dernier hommage au père Ambroise RAYMOND GERVAIS Les obsèques du père Ambroise Lafoitune se sont déroulées dans rémotion hier après-midi en l'église Immaculée-Conception à Montréal devant une foule de près de 1000 personnes, dont plusieurs ayant travaillées à ses côtés, tant à la télévision que dans le domaine du scoutisme.Grand pédagogue, communica-teur hors pair, missionnaire et globe-trotter, le père Ambroise est décédé le 8 mai à l'âge de 79 ans à la suite d'un arrêt cardiaque.De nombreuses personnes du monde artistique, politique et communautaire ont tenu à rendre un dernier hommage à cet homme.Les funérailles de l'ecclésiastique avaient été retardées afin de permettre à des personnes qu'il avait connues à travers le monde et particulièrement en Amérique du Sud et en Martinique, de venir assister à ses obsèques et de lui rendre ainsi un dernier témoignage d'amitié.Le premier ministre du Québec, Lucien Bouchard, avait délégué son vice-premier ministre, Bernard Landry, pour représenter le Québec.Les Paul Berval, Jacques Lan-guirand, Raymond Lévesque, Pierre Valcour, Claude Ryan et le sénateur Marcel Prud'homme étaient également présents.Le père Pierre Côté, ancien aumônier scout, a présidé la cérémonie religieuse, qui a relaté plusieurs périodes de la vie du père Ambroise.Ce dernier disait toujours « si la route te manque, fais-la ».C'est ce qu'il avait dû faire afin de se faire ordonner prêtre en 1945 à la Martinique.Le jeune Ambroise était entré au séminaire des jésuites à Montréal, mais s'était fait refuser les ordres pour des raisons de santé.Cela ne l'a pas découragé et il s'est expatrié afin de se faire ordonner prêtre et de poursuivre ainsi sa vocation.De nombreuses personnes du monde artistique, politique et communautaire ont tenu à rendre un dernier hommage au père Ambroise.Lefebvre : spéculateurs et entrepreneurs ont plus de poids que les Lavallois ÉRIC IKOI MER Dans un discours à saveur pré-électorale, le chef de l'Équipe lavalloi-se nouvelle ( Élan ) Daniel Lefebvre a comparé hier le maire de Laval Gilles Vaillancourt à un dictateur.« Les dernières années ont démontré que le maire Vaillancourt ne tolère aucune opposition, qu'il est prêt à tout pour faire taire.Les dernières années nous ont prouvé que contracteurs et spéculateurs ont plus de poids ( auprès de l'administration Vaillancourt ) que les citoyens que nous sommes.Malgré le prix à payer, nous avons osé.Nous allons parler, nous allons démasquer ce manipulateur », a déclaré M.Lefebvre dans une allocution clôturant le premier congrès d'orientation de son parti, auquel participaient près de 200 militants.M.Lefebvre, qui tentera de déloger Gilles Vaillancourt aux élections de novembre prochain, a demandé aux Lavallois qui vont participer aujourd'hui au tour de l'île Jésus, le Vélo-Cité, de bien observer la détérioration des quartiers de la deuxième ville en importance au Québec, détérioration qui est évidemment imputable au maire Vaillancourt.« Vous verrez des commerces abandonnés, des reprises de finance, des résidences à vendre qui ne trouvent pas preneurs, des immeubles qui se dégradent, des rues défoncées, des espaces verts négligés.Et cela grâce à qui ?Gilles Vaillancourt ! » a poursuivi M.Lefebvre, qui déplore que son adversaire ait choisi de favoriser « contracteurs et spéculateurs », au détriment de la qualité de vie des citoyens.Daniel Lefebvre a insisté sur les projets du maire Vaillancourt qui se sont transformés en échec : le métro, un deuxième hôpital à Laval et le Cosmodôme, pour ne nommer que ceux-là.Il a aussi dénoncé le favoritisme de M.Vaillancourt et le fait que le maire ait intenté une poursuite de Daniel Lefebvre 600 000 S contre le conseiller de l'Élan, Maurice Clermont, qui avait déploré la mauvaise gestion de la municipalité dans une affaire de bail.Au cours de ce congrès, l'Élan a également adopté plus de 200 résolutions pour former les grandes orientations du parti en vue des élections du 2 novembre.L'un des objectifs de l'Élan consiste à redonner sa vocation résidentielle à la ville, en se concentrant notamment sur la rénovation des vieux quartiers lavallois.Un Daniel Lefebvre maire de Laval cesserait par ailleurs de travailler en compétition avec Montréal, faisant de Laval une partenaire afin de se mesurer aux grandes entités économiques que sont Boston et Toronto.« Seule, la Ville de Laval ne pourra jamais faire le poids contre Boston.Nous devons devenir partenaire de Montréal », a expliqué Philippe Guilbault, l'un des dirigeants du parti.Enfin, l'Élan, mené au pouvoir, cesserait de rêver à une station de métro sur l'île Jésus.« Nous allons plutôt travailler sur des solutions alternatives, comme des petits autobus et des trains de banlieue », a dit M.Guilbault.Cent jeunes handicapés prennent leur envol Différents objets, dont un skc à dos ayant appartenu à Ambroise Lafortune, ont été déposés devant l'autel afin de rappeler certains moments de sa vie.Claude Ryan se souvient notamment des visites impromptues du père Ambroise, qui lui apportaient toujours beaucoup de joie.Dans les dernières annés de sa vie, Ambroise Lafortune s'était intéressé à la Fondation Jules et Paul-Émile Léger.SONIA SARFATI Cent enfants, cent vols : la première édition de Défi-Envol, qui a eu lieu hier à l'aéroport de Saint-Hubert, a permis à une centaine de jeunes handicapés de survoler gratuitement Montréal à bord d'un Cessna.L'événement a été organisé par l'Association de spina-bifida du Québec et Challenge Air \u2014 un organisme créé en 1993 par Rick Amber, pilote américain qui a perdu l'usage de ses jambes en 1971, au Vietnam.L'an dernier, M.Amber était de passage à Montréal.Coup de foudre.Il a décidé d'y tenir la première édition « hors-E.U.» de Challenge Air, événement dans le cadre duquel des enfants handicapés ou malades ( spina-bifida, dystrophic musculaire, fibrose kystique.) ont la chance de monter en avion.Mais Rick Amber n'a pu être témoin, hier, du succès de Défi-Envol.Il est décédé le mois dernier.Certains de ses amis, toutefois, étaient là.Le capitaine Jack Lewis, par exemple, faisait partie des dix pilotes qui ont donné leur temps et prêté leur appareil à l'événement.Jack Lewis est devenu pilote.après qu'un accident l'ai laissé pa- ralysé, en 1991.« Plus tard, j'ai suivi un séminaire dans lequel on nous a demandé de tout faire pour réaliser un rêve, raconte-t-il.Je me suis alors rendu compte que des rêves, je n'en avais plus.Survivre était déjà beaucoup pour moi.» Il a donc fait un retour sur lui-même, s'est revu, enfant, regardant les avions dans le ciel.« Il m'a fallu dix mois pour parvenir à obtenir les papiers nécessaires pour suivre le cours de pilotage.et six mois pour avoir mon brevet », fait-il.En est-il fier ?Heureux, plutôt.Son Cessna, que certains qualifient de véhicule récréo-touristique, lui, le voit comme un véhicule « spirituel ».Il a « grandi » à son bord.Et il veut faire partager ce bonheur aux enfants malades.Pour comprendre, il fallait voir les yeux de Karel Jade Dorion, fillette de six ans atteinte de spina-bifida ( depuis sa naissance, elle a subi onze opérations ).Il fallait aussi voir le sourire de Patrick Pa-risella, 13 ans, qui a la paralysie cérébrale et qui, après l'atterrissage, lançait fièrement à la cantonade : « J'ai pas mon permis de conduire automobile, mais j'ai conduit un avion ! » Le Nouveau-Brunswick amorce à son tour le mouvement des regroupements municipaux ANDRÉ PEPIN SAINT-ISIDORE, N.-B.e gouvernement McKenna du Nouveau-Brunswick amorce à son tour un mouvement de regroupements municipaux.La ville d'Edmunds-ton, au nord-ouest près de la frontière québécoise, se gonflera bientôt de plusieurs municipalités environnantes.On parle de changer l'appellation pour qu'elle devienne la ville de Madawaska.Les consultations sont terminées.Elles ont été menées au cours des derniers mois par un spécialiste, Roland Lebel, qui vient de remettre ses recommandations à la ministre des Affaires municipales, Ann Breault.La ministre précise qu'elle annoncera la décision gouvernementale au cours des prochaines semaines.Pour mieux la situer, précisons que la région du Madawaska, d'Edmundston, est située à l'extrè- me nord-ouest de la province.En traversant la frontière Qué-bec-Nouveau-Brunswick, via le Té-miscouata québécois, on entre immédiatement dans le territoire visé par ce regroupement.Il s'agit de municipalités très majoritairement françaises.Le projet de regroupement vise les municipalités d'Edmundston, Saint-Jacques, Verret Saint-Basile et un petit territoire non encore organisé.La nouvelle ville compterait près de 20 000 habitants, soit une communauté importante pour la province du Nouveau-Brunswick.Comme on le suggère pour les projets québécois de même envergure, le gouvernement McKenna entend imposer un système de taxation reflétant l'actuelle tarification.Des taux urbains, semi-urbains et ruraux pourraient s'appliquer pour ne pas susciter de trop grandes résistances.L'opposition a été vive du côté de Saint-Jacques, une communauté de près de 5000 habitants qui s'est rapidement développée au cours des dernières années pour devenir un modèle de saine gestion au Nouveau-Brunswick.La municipalité n'a pas de dette.Les résidants ont construit une nouvelle église avec des dons et des corvées, un palladium a été érigé sans emprunt, etc.Saint-Jacques compte également sur son territoire les installations d'un tout nouveau jardin botanique, conçu il faut le dire avec les conseils techniques de l'actuel maire de Montréal, M.Pierre Bourque.C'est l'université française de Moncton qui, à partir de son pavillon d'Edmundston, assure l'entre- Frank McKenna tien et la gestion financière des lieux.La patrie de Roch Voisine Par ailleurs la municipalité de Saint-Basile, un peu plus au sud, sera comprise dans le projet de fusion des municipalités.Saint-Basile est bien connu maintenant puisque c'est le lieu où a grandi chez ses grands-parents le célèbre chanteur Roch Voisine.La ministre Ann Breault dit espérer terminer tout le travail d'analyse avant le début de l'été.Les touristes pourraient donc, dès cette année, remarquer le changement d'appellation.« Nous souhaitons assurer un développement économique plus ' constant en rendant la région de plus en plus compétitive », soutient la ministre.« Les changements aux structures municipales ne sont jamais faciles à accepter, mais elles sont souvent nécessaires pour assurer la durabilité de la qualité des services offerts aux citoyens de la province », ajoute-t-elle.D'autres regroupements s'amorcent également, plus au sud.Une force policière unique est créée, par exemple, dans la région de Moncton.Les villes de Dieppe et Moncton, l'une fi-ançaise et l'autre davantage anglaise, vivent un débat plus musclé puisque la question de la langue joue un rôle déterminant.Si la force policière locale est remplacée par la GRC, les citoyens craignent que la langue française ne soit pas aussi largement utilisée par les policiers responsables du territoire de Dieppe. LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 25 MAI 1997 A 5 Déménager le Quebec Stéphane Laporte Messieurs Duceppe, Bouchard et Parizeau, vous vous trompez ! Messieurs Chrétien, Charest, Manning et madame McDonough, vous vous trompez aussi ! Le Québec, il ne faut ni le séparer du Canada ni le garder dans le Canada.Il faut le déménager.Au plus vite ! Samedi dernier, ma blonde et moi étions en route pour le Saguenay.Pour aller visiter la parenté de mon bleuet d'amour.Et il neigeait à pelleter debout ! Oui monsieur ! La grosse tempête de neige dans le parc des Laurentides ! Le 17 mai ! C'est le flocon qui a fait déborder le vase ! Ça fait 400 ans qu'on endure ça.Mais là, on n'en peut plus ! Même Gilles Vigneault est écœuré ! Mon pays, ce n'est pas juste l'hiver, mon pays c'est l'asile ! Sortez-nous d'ici quelqu'un ! Cette traversée du parc fut mon chemin de Damas enneigé.C'est là que j'ai eu l'idée de fonder le PPDQ.Le Parti pour le déménagement du Québec.J'ai déjà trente candidats de recrutés.Ce sont tous les membres du clan Panneton ! Notre option repose sur un postulat bien simple : si ça va mal au Québec, ce n'est pas la faute au fédéral, ni aux séparatistes, ni aux médias, c'est la faute au maudit temps de fous ! Une analyse sérieuse des principales causes du marasme québécois ne peut mener qu'à cette conclusion.\u2014 Le problème économique au Québec, c'est la faute au maudit temps de fous ! Enlevez tous les millions dépensés à ramasser la neige, à recouvrir le Stade, à réparer les routes, à recouvrir encore le Stade, à acheter des bottes aux petits, à rerecouvrtr encore le Stade, et y'en n'a plus de déficit ! \u2014 Le problème hospitalier au Québec, c'est la faute au maudit temps de fous ! Enlevez des hôpitaux tous ceux qui sont là à cause des engelures, des côtes fracturées sur les trottoirs mal déblayés, des crises cardiaques aues au pelletage, des dépressions nerveuses dues au manque de soleil, des commotions cérébrales dues au morceaux de Stade tombés sur la tête, et y'en n'a plus d'engorgement dans les salles d'urgence ! \u2014 Le problème du chômage au Québec, c'est la faute au maudit temps de fous ! Le tourisme est le principal facteur d'emploi.Or, les touristes aiment généralement aller dans les endroits où il fait beau.Faut les comprendre.Admettons que vous êtes un Allemand et que vous avez le choix entre passer vos vacances dans les îles grecques, aux îles Vierges ou aux Îles-de-la-Madelei- ne.Comment, dieu du ciel, peut-on vous convaincre de venir chez les Madelinots ?À part de souligner que la pluie c'est meilleur pour la peau, il n'y a pas d'autre argument.\u2014 Le problème du divorce au Québec, c'est la faute au maudit temps de fous ! Dans notre belle province, il fait beau UNE journée par année.C'est cette journée-là, bien sûr, que les Québécois et les Québécoises choisissent pour tomber en amour.Le lendemain, il recommence à faire un temps de cul.C'est pas grave, parce que c'est ce que les Québécois et les Québécoises sont en train de faire ! Le problème, c'est que la passion dure deux mois et que le temps de c.dure 11 mois et 29 jours.Les Québécois et les Québécoises sont donc pris à rester dans la maison en n'ayant plus rien à faire.Le temps gris finissant par affecter leurs petits caractères, ils divorcent avant la prochaine éclaircie.\u2014 Et enfin, l'éternel problème linguistique au Québec, c'est aussi la faute au maudit temps de fous ! Si notre mère patrie ne nous avait pas abandonnés, notre langue ne serait pas menacée.Et si les Français nous ont abandonnés, c'est parce qu'ils n'avaient rien à foutre d'un territoire où on se les gèle 11 mois et 29 jours par année.Vivement la Côte d'Azur ! Malheureusement pour nous, les Français qui étaient déjà rendus ici n'avaient pas le sens de l'orientation.C'est en cherchant la route des Indes qu'ils ont découvert la Gaspésie ! Alors, quand ils ont essayé de trouver la route pour retourner chez eux, ils sont arrivés à Drummondville ! Voilà pourquoi, nous, descendants de colons très colons, nous sommes poignes ici au milieu des Galganov et des Manning.Mais grâce au PPDQ, cette erreur historique sera bientôt réparée.Bien sûr, pour pouvoir déménager le Québec sous d'autres deux, il faut que les gens qui y vivent acceptent de nous laisser leur place.Voilà pourquoi le PPDQ a déjà négocié une entente de partenariat avec le nouveau gouvernemeôt du Congo.Si vous nous élisez, nous allons déménager unilatéralement la population du Québec au Congo, et vice-versa.Pour le plus grand bien de nos deux peuples.Comiritf nous serons heureux, étendus au bord de notre piscine Trévi à Kinshasa, le soleil nous dorant la bedaine.Pendant que les Congolais bien installés dans nos résidences de Bros«* sard ou d'Oùtremont cesseront enfin de sê taper dessus dans la rue.Parce qu'ils seront bien trop gelés pour oser mettre le nez dehors ! Je sais très bien que vous ne prenez pas les déménagistes au sérieux.On riait aussi des indépendantistes en 1960.Mais après avoir passé l'été à casser la couche de glace recouvrant votre piscine, à vous faire griller en Kanuk et à vous mettre la tête dans le BBQ pour vous réchauffer, vous ne rirez plus de nous.Je suis convaincu que d'ici septembre, plus de cinquante pour cent des Québécois deviendront déménagistes.Autant les anglophones que les francophones d'ailleurs.Car si le soleil luit pour tout le monde, quand il ne luit pas, il ne luit pas pour personne ! ».* N'attendez pas qu'il soit trop tard.Si vous voulez sauver votre économie, votre emploi, vos hôpitaux, votre langue, votre couple, votre été et surtout ma carrière politique, vous n'avez pas le choix, votez PPDQ le 2 juin ! Un monde dirigé par des femmes serait différent ÉRIC TROTTIER Comment s'organiserait notre monde s'il était dirigé par des femmes, à la manière des femmes ?Comment le gouvernement Bouchard aurait-il mené sa réforme draconienne de la santé si une femme l'avait gérée à la façon des femmes ?« Ça aurait sûrement été différent de ce qu'on a maintenant », lance Veronica Pelicaric, une résidante de Saint-Jérôme qui participait hier à une grande fête de la solidarité entre femmes organisée à Kanesatake, en plein coeur du village mohawk qui a fait trembler le Québec en 1990.Originaire de la Croatie, Mme Pelicaric a vécu une partie de sa vie en Argentine, au Brésil et en Indonésie.Depuis un an, elle se consacre à organiser des rencontres entre Québécoises, femmes autochtones et immigrantes.« Nous voulons briser notre isolement et montrer que les femmes ont aussi un mot à dire sur l'évolution de notre société », dit-elle.À l'initiative de ce projet se trouve Mme Rita Lafond, qui s'est fait connaître dans le passé pour avoir défendu les expropriés de Mirabel, et qui se consacre aujourd'hui à « bâtir un monde plus humain ».« À l'époque de Mirabel, je me disais qu'en changeant les structures, on pourrait changer le monde.Mais ce n'est pas vrai, ce sont les humains qu'il faut changer.» Comme tout le monde, Mme Lafond entend depuis des années que c'est l'économie qui mène le monde et, par conséquent, qu'on ne peut rien changer à rien, puisque l'argent.Elle en a marre de ce discours : « À force de se faire dire que nous avons les mains liées par le système économique, on finit pas se PHOTO BERNARD BRAU.T.Là La petite Kahsennoktha Hannaberg, 8 ans, a montré aux participantes une danse indienne qui rend hommage aux femmes.laisser dominer.Pourtant, nous avons, en nous, le pouvoir de changer les choses.Le pouvoir de répondre « non, quand le système veut nous imposer quelque chose qui va contre nos valeurs.» « Il y a autre chose que l'économie, à commencer par l'amour », résume Jocelyne Lauzon, une autre organisatrice du projet.Aussi, ces femmes se sont dit que, pour changer le monde, il valait peut-être mieux commencer avec.les femmes.Depuis un an, le collectif Femmes d'ici.Femmes d'ailleurs pour mie société meilleure, qui regroupe près de 300 femmes, organise des ateliers pour leur permettre de se raconter à travers différentes activités de créativité.« L'idée était de nous raconter, de parler de nos vies, de la vie, explique Mme Lafond.Plusieurs souffrances sont ressorties de ces rencontres.J'ai été étonnée de voir combien de femmes ont été violentées dans leur vie, violées, victimes d'inceste.» Selon elle, les rencontres ont permis aux femmes de « découvrir la force en elles » pour sortir de ces souffrances.« Nous avons toutes nos problèmes, mais en nous rassemblant, nous nous sommes rendu compte qu'au-delà de nos différences nous avions les mêmes valeurs, que nous étions porteuses de vie, porteuses d'humanité.» Puis, d'autres ateliers ont permis aux femmes de différentes cultures, qu'elles soient québécoises, autochtones ou immigrantes, de mieux se connaître et « faire tomber la barrière des préjugés ».« Nous voulions voir si les femmes de tous les peuples, de toutes les nations, partagent les mêmes expériences à travers leur vie de femmes », dit Jocelyne Lauzon.Hier, après des mois de travail ardu, c'était fête pour le collectif Femmes d'ici, qui veut maintenant poursuivre cette expérience avec d'autres femmes.« Déjà six grou- pes de femmes américaines et deux autres au Panama et en Argentine nous ont contactées pour organiser des collectifs semblables au nôtre », dit Veronica Pelicaric, qui souhaite également former un co-lectif à Montréal avec les femmes immigrantes.Qui sait, peut-être ces femmes sauront-elles un jour influencer les gouvernements et les faire réfléchir un peu plus avec le coeur ?C'est ce qu'elles espèrent, soulignant que certaines femmes députés ont d'ailleurs appuyé le collectif et que la fête d'hier a été lancée par un discours du lieutenant-gouverneur du Québec, Mme Lise Thibault.Des citoyens nettoient une section de la rue Barclay Le lieu d'une douzaine d'incendies suspects SONIA SARFATI Environ 75 locataires et propriétaires d'immeubles de la rue Barclay ont procédé hier au nettoyage d'une section de cette artère, afin d'embellir ces lieux durement touchés par une douzaine d'incendies suspects survenus entre novembre et mars.« Mon quartier, c'est comme ma maison », a indiqué Murad Mohammed Hossain, qui a quitté le Bangladesh et vit au Québec, dans le quartier Côte-des-Nei-ges.depuis quatre ans.Plusieurs policiers du poste 31 du SPCUM étaient aussi sur place, ramassant papiers, branchages et morceaux de verre, « armés » de gants de caoutchouc, de sacs de poubelles et de râteaux.Uniforme qu'avait aussi endossé le conseiller municipal de Darlington, Jack Chadirdjian : « Je suis sûr qu'une rue propre est moins attirante pour ceux qui causent des actes criminels », a-t-il expliqué.Alain Landry, de l'Organisation d'éducation et d'information du quartier, et Jean Fernades, d'Éco-Quartier Darlington, abondent dans le même sens.« Nous espérons qu'à travers cette opération de nettoyage, nous inciterons les gens à prendre les choses en main dans leur quartier.Ce qui devrait faire diminuer les vols, le vandalisme et le taxage », croit M.11 mandes.corvée communautaire s'est déroulée de 13 h à 16 h, sur Barclay entre les rues Côte-des-Neiges et Hudson.Elle s'est terminée par une fête organisée par l'Association jamaïcaine.Chez Éco-Quartier, on s'est dit satisfait de la participation.Et on songe déjà aux prochaines étapes, dans les deux autres « rues à problèmes » du secteur : Goyer et Bedford.Vendez ou achetez.Espace disponible gratuit \u2022I À commission au profit de la Fondation Caritas Le mercredi 28 mai à 9 h du 345.rue Wellington Sud Sherbrooke Entrée débarcadère Encanteur : Renaud et Bernard Variasse a) Équipement + machinerie industrielle et manufacturière (plus de 100 lots), convoyeur électrique Équipement* outils d'atelier d'usinage et de soudure (plus de 175 lots) b) Surplus d'équipement de bureau du gouvernement du Québec : bureaux, ordinateurs, classeurs, chaises, etc (plus de 75 lots) c) Chambre froide de 8 pi x 11 pi, étuveuse à pain, équipement de pâtisserie et restaurant (plus de 20 lots) d) Fendeuse à bois moteur électrique e) Équipements de boutique mode.comptoirs.prteenioirs.10 luminaires, ptr WS/7F DES BIENS LES 26 ET 27 MAI Rens.: Claude Tél.: (819) 569-2862 Fax : (819) 569-2707 U Cellulaire .(819) 822-9105 ioto-québec Tirage du 97-05-24 7 11 12 13 16 23 27 30 32 39 40 48 49 53 56 60 63 65 67 69 Tirage du 97-05-24 538 5918 Tirage du EHtra ffMMK» 97-05-23 NUMÉRO: 13573e EStra Tirage du 97-06-24 NUMÉRO: 234050 Tirage du 97-05-24 13 23 26 27 30 44 Numéro complémentaire: GAGNANTS 6/6 5/6+ 5/6 4/6 3/6 LOTS S Ventes totales: 00 000 000,00 $ Prochain gros lot (approx.): 0 QQQ 000,00 S Tirage du 97-06-24 GAGNANTS 1 4 S 7 15 17 Numéro complémentaire: 6/6 0 5/6+ 0 5/6 32 4/6 1418 3/6 19 537 Ventes totales: 517 096,00 $ Gros lot à chaque tirage: 1 LOTS 1000 000,00$ 9 046,90$ 471,20$ 19,80$ 5$ ,00$ SUPtH Tirage du 97-06-23 25 28 35 38 40 41 47 GAGNANTS Numéro complémentaire 36 Ventes totales: 5 759 056,00$ Prochain gros lot (approx.): 6 Prochain tirage: 97-05-30 7/7 0 6/7* 2 6/7 45 5/7 2151 4/7 46690 3/7+ 42 516 .00$ 3/7 388409 LOTS i.i.nriim i 53 097,00 2 000.00 156,00 10 10$ partie.Qrat.TVA.le roseau des tirages do Loto-Ouobn La modalités d'encaissement des bHlets gagnants parait sent au verso des En cas de disparité entre cette hste et la Hste officielle, cette demie** e pnorty. LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 25 MAI 1997 Élections 97 ^ vrai?Le monde perdu ANDRÉ PRATTE Nous pensions que le terrible animal avait disparu.Qu'après quelques malheureuses expériences de résurrection, l'espèce était bel et bien éteinte.Et pourtant le revoici, tels les dinosaures du Parc jurassique.Quelque chose a survécu dans le monde perdu de la politique canadienne ! L'effrayant societus dis-linctus ! Cependant, il en est de la société distincte comme du bronto-saure : tout le monde connaît le mot, mais peu de gens savent à quoi ressemble la chose.D'autant plus qu'avec le temps, l'animal a changé de forme.Les origines En mai 1986, le ministre des Affaires intergouvernementales de Robert Bourassa, Gil Rémil-lard, fait connaître au reste du Canada les cinq conditions que posera le Québec avant de signer la nouvelle Constitution canadienne, adoptée quatre ans plus tôt malgré l'opposition de la province.Au premier rang de ces conditions figure « la reconnaissance explicite du Québec comme société distincte ».S'amorcent ensuite des négociations qui aboutiront à l'accord du lac Meech, en 1987.Cet accord prévoit d'insérer dans la Constitution un article stipulant que « toute interprétation de la Constitution du Canada doit concorder avec (.) la reconnaissance de ce que le Québec forme au sein du Canada une société distincte ».Les inquiétudes Cette partie de l'accord suscite tout de suite la controverse.Certains craignent que la reconnaissance du Québec comme société distincte ne lui permette d'obtenir des pouvoirs particuliers.D'autres, notamment le futur chef libéral Jean Chrétien, s'inquiètent de l'impact que pourrait avoir la société distincte sur la Charte des droits.On pense que le gouvernement du Québec pourrait restreindre les droits des Québécois, particulièrement des anglophones, au nom de la promotion de la « société distincte ».Première chirurgie Pour calmer ces peurs, les premiers ministres du Canada annexent à l'accord, quelques jours avant la date limite pour sa ratification, un avis juridique précisant que « l'application de la clause ( de la société distincte ) ne constitue pas une négation ou une violation des droits et libertés garantis par la Charte des droits ».Meech meurt néanmoins de sa belle mort.Seconde chirurgie Signé en 1992, l'accord de Charlottetown reconnaît « le fait que le Québec forme au sein du Canada une société distincte, comprenant notamment une majorité d'expression française, une culture qui est unique et une tradition de droit civil ».Cependant cette reconnaissance fait partie d'une « clause Canada » qui mentionne plusieurs autres caractéristiques du pays, notamment « l'attachement des Canadiens et de leurs gouvernements » à l'épanouissement des minorités de langue officielle.Ce qui fait dire à plusieurs que la société distincte est désormais « noyée » et rendue insignifiante.L'entente de Charlottetown est rejetée par une majorité de Canadiens et de Québécois lors d'un référendum pancanadien.La résurrection Quelques semaines après le référendum de 1995, le gouvernement Chrétien a fait adopter par la Chambre des communes une résolution reconnaissant que « le Québec forme au sein du Canada une société distincte ».Le geste est symbolique, la résolution n'ayant aucun effet concret.Les clones Dans leurs programmes électoraux, le Parti libéral et le Parti conservateur s'engagent tous deux à faire reconnaître la société distincte dans la Constitution, sans cependant fixer quelque échéancier que ce soit.Les deux partis prennent bien soin de préciser qu'une telle reconnaissance n'aurait pas pour effet d'accorder plus de pouvoirs au Québec.Le monstre Le Reform Party de Preston Manning s'oppose depuis toujours à la reconnaissance de la société distincte, qui selon les réformistes « accorderait un statut particulier à une province du pays ».Il en a fait un des principaux themes de sa campagne électoral^.Chrétien ne veut plus du Reform Le premier ministre Jean Chretien s'est arrêté pour jouer un moment aux fers, hier, lors de son passage à Moose Jaw, en Saskatchewan.PHOTOPC GILLES TOUPIN SASKATOON Jean Chrétien s'arrangera désormais pour ne pas trop mettre de bâtons dans les roues des conservateurs de Jean Charest, en espérant que ce dernier coupera l'herbe sous les pieds des réformistes le 2 juin prochain dans l'Ouest canadien.Commentant encore hier la campagne du chef réformiste Preston Manning, Jean Chrétien a déclaré avoir trouvé « insultant » d'avoir été placé aux côtés du premier ministre du Québec, Lucien Bouchard, dans une publicité télévisée du Parti réformistes C'est aller trop loin ! » a lancé M.Chrétien, lors d'un discours à Moose Jaw, en Saskatchewan.Le chef du Parti libéral s'en est uniquement pris aux réformistes, délaissant ses attaques contre Jean Charest.Selon l'entourage du premier ministre, la perspective d'une opposition réformiste qui poursuivrait son travail de sape de l'unité canadienne, exaspérant les tensions entre le Québec et le Canada anglais, sous-tendrait cette nouvelle tangente de la campagne libérale.Des responsables de la campagne qui accompagnent le premier ministre ont laissé entendre qu'ils verraient d'un meilleur oeil une opposition officielle conservatrice.M.Chrétien ne digère absolument pas, lui qui s'est battu pendant 34 ans pour le Canada, a-t-il Les adversaires de Duceppe débordent de confiance Portrait de Laurier-Sainte-Marie MICHÈLE OUIMET \u2014 Vous êtes M.Deschênes, hein ?demande Yvette, une vieille dame de 77 ans.\u2014Vous me reconnaissez?répond, interloqué, Yanick Deschênes, le jeune candidat conservateur dans Laurier\u2014Sainte-Marie, trop heureux d'être enfin identifié par une électrice après une heure de porte-à-pone.\u2014 Ben oui, rétorque la dame, j'ai vu votre portra ! Vous savez, j'ai toujours été rouge, mais la, je suis tannée.Je vais peut-être voter pour vous.Vous êtes bel homme, il y a des chances que vous passiez.De la chance, Yanick Deschênes en a bien besoin.Son principal adversaire est nul autre que le chef bloquiste, Gilles Duceppe, qui, depuis sept ans, se fait élire avec de ronflantes majorités.En 1990, lors d'une partielle, Duceppe a été le premier bloquiste à être élu à la Chambre des communes.Obtenant une majorité de 12 000 voix, il remplaçait le très populaire député libéral Jean-Claude Malépart.En 1993, Duceppe l'emportait encore une fois, récoltant plus de 25 000 votes, laissant loin derrière lui son adversaire libéral, Robert Desbiens, qui devait se contenter de 9940 votes.Mais, gonflé à bloc par les derniers sondages qui indiquent une remontée spectaculaire de Jean Charest au Québec, Yanick Deschênes ne doute de rien.« Je vais gagner ! » affirme-t-il.Le candidat libéral, David Ly, est tout aussi confiant.M.Ly a intérêt à se retrousser les manches : la nouvelle carte électorale favorise nettement les bloquistes.Si les élections de 1993 s'étaient déroulées avec le nouveau découpage électoral, la majorité de Gilles Duceppe ferait passée de 15 120 votes à 20 956 votes.Pas facile à battre.David Ly croit à sa bonne étoile.« Je suis un homme très optimiste », confie-t-il.Pourtant, mercredi matin, alors qu'il saluait des gens et tentait de leur refiler son dépliant dans la rue Sainte-Catherine, juste à l'est du métro Berri, l'accueil plutôt froid, voire même désagréable, avait de quoi saper le moral du candidat le plus aguerri.Il faut dire, à sa décharge, que le vent était plutôt frisquet pour un 21 mai et qu'il était bien tôt, à peine 7 h 30, pour essayer de soulever un minimum d'intérêt pour la chose politique.David Ly, un Chinois né au Vietnam, a un fort accent en français.Il essaie de séduire un électoral francophone à plus de 80 % qui a largement appuyé le OUI ( 63,4 % ) lors du référendum de 1995.Homme d'affaires, il table sur le vote de la communauté asiatique \u2014 qui compterait plus de 4000 électeurs, selon M.Ly \u2014 et courtise les homosexuels.Le village gay est situé en plein coeur de Laurier\u2014 Sainte-Marie.De son côté, Yanick Deschênes, un jeune avocat de 25 ans, promoteur immobilier de profession, tente de conquérir les francophones qui, affirme-t-il, ont voté conservateur lors des élections de 1984 et 1988.Il avoue que les allophones votent presque à coup sûr pour les libéraux et qu'ils constituent une clientèle bien difficile à séduire.Quant à Gilles Duceppe, il en a plein les bras et il vient rarement dans son comté.Mardi matin, il a visité le local de l'Itinéraire, le journal des sans-abri, situé dans Laurier\u2014Sainte-Marie.Après son départ et celui des nombreux journalistes qui l'accompagnent, le local est resté étrangement vide et silencieux.Seuls restaient un employé et le concierge de l'immeuble qui, attablé devant un café, a affirmé qu'il allait voter pour le Bloc.Pourquoi ?« Je trouve qu'ils font un peu pitié », a-t-il répondu.R0S£M0NT HOCHEIAGA-MAISONNEUVE Résultats de 1993 DUCEPPE, Gilles (BQ) 25 060 DESBIENS.Robert (PLC) 9 940 ROUTHIER.Yvan (PC) 2156 GRAVEL.Alain (NPO) 1237 TROMP.John (G) 1050 AUTRES 1115 Majorité 1993: Bloc Québécois 15120 voix.Avec la nouvelle carte électorale: majorité bloquiste de 20 956 voix Candidats en 1997_ DEGARDIN.François (NPD)_ DESCHENES.Yanick (PC) DUCEPPE.Gilles (BQ) GOURD.F.Rhino (IND.) LACHAPELLE.Serge (M-L) LY, David (PLC) PERCEVAL-MAXWELL.Dylan (P.VERT) RAVIGNAT, Mathieu (IND.) Population (%) Francophones J Non-francophones 81,2 18,8 Référendum 1995 (%) 63,4 36,6 Infographie La Presse dit, que le chef réformiste l'ait mis dans une telle position face au Canada anglais en compagnie d'un autre fédéraliste, Jean Charest, qu'il a presque traité en allié hier.« On a nos problèmes politiques à la maison comme tout le monde, a déclaré le chef du PLC, mais d'avoir deux fédéralistes, M.Charest et moi, et deux séparatistes, M.Duceppe et M.Bouchard, dans la même publicité, ça donne l'impression qu'on est pareils, qu'on est tous des séparatistes au Québec.Je pense que c'est horrible ! » Lors d'un point de presse hier, des journalistes ont fait remarquer au premier ministre qu'il utilisait deux poids deux mesures dans cette affaire puisque lui-même, dans les messages publicitaires de son parti, était montré en présence de Lucien Bouchard.Paraissant embarrassé par la question, M.Chrétien a répliqué que la situation, dans le cas du message réformiste, était tout à fait différente.Le chef libéral a dit qu'il pouvait fort bien être vu avec M.Bouchard, comme ce fut le cas lors du voyage en Asie d'Équipe Canada : « Il est venu, il a aimé le voyage.J'espère qu'il fera partie du prochain voyage.» « Personne n'a le droit de dire, a-t-il aussi déclaré avec émotion, qu'un Québécois ne peut représenter les intérêts de tous les Canadiens.» Manning défend son message controversé \u2022 Presse Canadienne MOOSE JAW, Saskatchewan Preston Manning a accusé le premier ministre Jean Chrétien d'induire la population en erreur en comparant le nouveau message publicitaire du Parti réformiste aux moqueries des conservateurs sur les traits de son visage, lors de la campagne de.1993.Au cours d'une assemblée bruyante dans le sud de la Saskatchewan, le chef réformiste a continué à défendre le message controversé que son parti diffuse à la télévision.« La comparaison (avec les conservateurs) n'est pas juste, a déclaré M.Manning.Ces déclarations sont simplement destinées à détourner l'attention de la question la plus importante, qui est l'absence de plan ou de position chez les fédéralistes traditionnels.Je pense que la population le sait, et je ne demande pas mieux que de la laisser en juger.» L'unité nationale est demeurée un sujet important pour M.Manning, même lorsqu'il a déclaré, au milieu des acclamations de la foule, que le sujet commence à être usé.Plus tôt dans la journée, à Winnipeg, M.Manning avait affirmé que MM.Charest et Chrétien ne comprenaient pas l'idée du message publicitaire.Nulle part il n'est suggéré, a-t-il dit, que les politiciens du Québec ne devraient pas avoir voix au chapitre sur la question de l'unité nationale.« Le message dit : pas seulement les chefs politiques du Québec, ce qui est très vrai.» La promesse d'augmenter le budget de la défense jusqu'à 11 milliards de dollars sous un gouvernement réformiste a suscité l'enthousiasme de la foule réunie à Moose Jaw.Le gouvernement libéral a annoncé récemment que la base de Moose Jaw pourrait devenir un centre de formation de l'OTAN, mais aucun contrat n'a encore été signé.Débat économique au pays de Brian Mulroney GILLES NORMAND LA MALBA1E Remettre les jeunes au travail : tel est le principal enjeu électoral dans Charlevoix, pour les trois candidats qui peuvent prétendre à la victoire.Le bloquiste Gérard Asselin assure qu'il augmentera sa majorité de 1993, qui était déjà de quelque 16 000 voix; le libéral Ghislain Maltais croit qu'il va gagner parce que la population souhaite un député au pouvoir pour redonner du leadership à l'économie de la région ; et la conservatrice Nicole Massicotte estime que tout peut arriver en raison notamment de l'effet Charest.Mais, dans cette vaste région du Québec, éloignée des médias nationaux, les chefs de parti ne se rendent pas souvent.Ce n'est pas comme au temps de Mulroney, qui aimait assez se définir comme le « p'tit gars de Baie-Comeau » et qui a laissé le souvenir d'un bon député à qui Ton doit plusieurs réalisations.Ni Chrétien ni Charest n'y sont allés et on ne les y attend pas.Jusqu'ici, seul Gilles Duceppe s'est montré, à Baie-Comeau Justement, tandis que les conservateurs se sont assurés de la présence de l'ex-premier ministre Joe Clark à un rassemblement à Baie-Saint-Paul, dimanche.En dépit de l'immense majorité du député Gérard Asselin, qui avait remporté 62 % des votes en 1993, il serait fort hasardeux de prédire qui sera vainqueur le 2 juin.Il faut reconnaître toutefois que cette circonscription, qui n'a pas été transformée par la réforme électorale et qui est formée des comtés provinciaux de Charlevoix et de Saguenay, s'est montrée au dernier référendum une des régions les plus souverainistes du Québec, en votant OUI à 60 % dans Charlevoix et à 73,3 % dans Saguenay.Cette région est aussi représentée par le PQ à l'Assemblée nationale.À ses détracteurs, M.Asselin répond qu'un député bloquiste n'affaiblit pas une circonscription.« Il s'est créé 2600 emplois dans mon comté durant mon mandat et 1200 de ces emplois sont occupés par des jeunes.Durant la même période, 2253 emplois ont été créés dans Saint-Maurice, la circonscription du premier ministre », leur oppose-t-il.Son principal adversaire est certes le libéral Ghislain Maltais, député libéral de Saguenay de 1983 à 1994 au provincial.M.Maltais tente de convaincre 59 000 électeurs répartis dans 52 municipalités qu'un député au pouvoir redonnerait à la région « le leadership économique qu'elle a perdu ».Cette région montre actuellement l'un des revenus moyens par ménage les plus élevés, à 40 017$, mais aussi un taux de chômage qui frise les 20 %.« Le revenu est élevé grâce à la grande industrie, comme Donohue, Hydro-Québec, Reynolds et Phillips, mais en dehors de cela, nombreux sont ceux qui travaillent au salaire minimum », explique M.Maltais.O ttc région vit de l'industrie manufacturière, des services de santé et des services sociaux, mais aussi du commerce au détail et du tourisme.La représentante du Parti conservateur n'est en selle que depuis le 11 mai, date à laquelle elle a présenté son bulletin de candidature.Domiciliée à Charlesbourg, près de Québec, Nicole Massicotte, 45 ans, a vécu une vingtaine d'années à Baie-Comeau, où habitent toujours ses deux enfants.Elle a fait carrière dans l'administration, comme directrice d'hôpital et de chambre de commerce, agent immobilier et même animatrice et technicienne dans une station radiophonique de Baie-Comeau.Bien qu'il lui ait fallu rassembler les piliers conservateurs qui n'étaient plus très actifs depuis le départ de Brian Mulroney de la vie politique, Mme Massicotte soutient que sa campagne va très bien et qu'on lui réserve partout « un accueil formidable ».« Jean Charest a une très bonne cote, assez pour que les ^ens me demandent s'il viendra dans la région.» Et elle ajoute : « Tout passe par la réduction des impôts, pour faire rouler l'économie.Cela devrait être attrayant.» LA PRESSE.MONTRÉAL, DIMANCHE 25 MAI 1997 Élections 97 I PHOTOPC Le chef du NPD, Alexa McDonough, a poursuivi sa croisade en faveur de l'État-providence9 hier en Ontario.Les autres partis oublient la compassion, dit McDonough Presse Canadienne TORONTO La leader du NPD Alexa McDonough a élevé hier son parti au rang de conscience de la campagne électorale fédérale.La préoccupation pour l'unité nationale des partis de droite a laissé trop peu de temps aux discussions sur la façon de renouveler le sens de la communauté et de la compassion, a-t-elle déclaré à un déjeuner regroupant des néo-démocrates.« Vous savez ce qui manque dans ce débat ?a-t-elle demandé.C'est ce qui manque à Preston Manning et à Jean Charest.Cela s'appelle l'esprit commu-nautairc, la compassion, l'engagement.C'est notre préoccupation du bien-être des autres.» Les coupes effectuées aux soins de santé, à l'éducation et aux services sociaux par les libéraux de Jean Chrétien ont affaibli le genre de compassion qui unit un pays, a-t-elle dit.Les conservateurs veulent réduire encore plus.Et les réformistes ?Leur Canada est un pays où chacun est laissé à lui-même.» La leader du NPD a passé la semaine à combattre le chef réformiste et elle ne semble aucunement disposée à s'arrêter.« Tous les jours que le bon Dieu amène, il parle de Constitution, a-t-elle dit à propos de M.Manning.En fait, la rumeur veut qu'il soit le nouveau porte-parole de Calvin Klein pour Obsession.» Son discours lors d'un rassemblement pour rendre hommage à Agnes Macphail, qui fut la premiere femme député, a attiré plusieurs néo-démocrates, notamment le leader ontarien Howard Hampton, la candidate fédérale Marion Boyd et Arlene Perl y Rae, épouse de l'ancien premier ministre Bob Rae.Au cours d'une émission enregistrée pour Global Television, Mme McDonough a déclaré que les politiciens ont abandonné la partie en ce qui concerne les soins de santé et les programmes sociaux, mais pas les Canadiens.Charest prédit 40 comtés conservateurs au 3 VINCENT WARISSAL QUÉBEC Jean Charest plane dans tous les sens du mot.Survolant une partie du Québec en hélicoptère, le chef conservateur a prédit hier qu'il raflera 40 des 75 comtés de la province le 2 juin.Les conservateurs ont de grands espoirs dans certaines régions du Québec.C'est le cas dans l'immense comté récemment redécoupé de Bellechasse-Etchemins-Montma-gny-L'IsIet que M.Charest a sillonné avec son candidat Denis Roy.Ne reculant devant aucune distance, le chef conservateur a nolisé deux hélicoptères pour faire la tournée.Il n'y avait pas grand-monde à chaque endroit, mais Jean Charest a réussi à en impressionner plus d'un dans le voisinage en descendant de l'hélicoptère pour aller serrer des mains au pas de course.En visite au Québec pour la dernière fois de la campagne avant de revenir à Sherbrooke le soir du scrutin, M.Charest a poursuivi sa contre-attaque en terrain bloquiste, dans Bel léchasse, mais aussi dans Rivière-du-Loup et à Québec.Un chef confiant Confiant comme jamais, Jean Charest blague avec tout le monde et se permet même quelques prédictions.La cible au Québec n'est plus de 20 sièges, mais plutôt 40, a-t-il laissé entendre.«< Je vous le dis tout de suite : ne soyez pas surpris le soir du 2 juin quand on annoncera l'élection d'un gouvernement conservateur », a-t-il déclaré, pince-sans-rire, à une poignée de militants venus l'entendre au club de golf de Saint-Pamphile.« On peut faire bien des débats sur l'organisation du parti, disait-il plus tard à Montmagny, mais nos racines sont plus profondes que les gens ne le pensent au Québec.» Cette organisation a déployé ses tentacules pour réunir hier soir à PHOTO Route* Le chef conservateur Jean Charest aide un Jeune partisan, Martin Biais, à tenir une affiche, lors d'un rassemblement à Montmagny.Québec quelque 500 personnes de tout l'est du Québec et même du Saguenay\u2014Lac-Saint-Jean.Une foule enthousiaste dans un coin de province qui résiste toujours à la vague Charest, selon les récents sondages.Le chef conservateur n'est pas seul à rêver d'une nouvelle vague bleue au Québec.Son ancien collègue ministre sous Brian Mulroney, Pierre Biais, s'est joint au mouvement d'enthousiasme.Les deux hommes ont enterré le mauvais souvenir du temps où Pierre Biais appuyait ouvertement Kim Campbell contre Jean Charest.« Je sors de ma retraite politique pour appuyer Jean Charest et pour dénoncer la fumisterie du Bloc », a expliqué l'ex-député de Bellechas-se en visite à l'usine IPL de Saint-Damien.« Le Bloc, ca ne mène à rien, ça ne fait qu'enrager le reste du Canada.» Décidément de très bonne humeur, Jean Charest est passé de l'humour à l'ironie en se moquant des libéraux qui invitaient les électeurs en début de campagne à ne pas diviser le vote fédéraliste.« S'il ne faut pas diviser le vote fédéraliste et que Jean Charest est en tête, c'est donc que les gens vont voter pour nous, blague-t-il.En passant, je voudrais remercier les libéraux d'avoir lancé ce mot d'ordre.» Maintenant la pression sur le parti de Gilles Duceppe, M.Charest a invité les électeurs a comparé sa campagne à celle de la « parlot-te ».Après s'être moqué du slogan du Bloc, Jean Charest a emprunté celui des réformistes.« Pour la première fois en trois ans et demi, les Canadiens ont une véritable alternative », a-t-il déclaré à Plessisvil-le.Le regain de popularité confirmé hier par un autre sondage rappelle à Jean Charest ce bon temps où il était ministre.Pour une des rares fois de la campagne, il a vanté hier à Montmagny une réalisation du gouvernement Mulroney.« Laissez-moi rafraîchir la mémoire de Jean Chrétien : s'il y a eu de la croissance économique au Québec depuis trois ans et demi, c'est grâce aux exportations et ces exportations ont augmenté grâce au traité de libre-échange pour lequel nous nous sommes battus.» En soirée, à Québec cette fois, le chef conservateur s'est présenté comme le seul leader capable de réconcilier tous les Canadiens.h Ralph Klein, qui est venu m'appuyer cette semaine, vient vous dire qu'il est là, avec nous, pour entreprendre les grands changements que nous attendons », a-t-il avancé en guise de preuve.Duceppe accuse Chrétien et Charest d'avoir suscité la publicité «haineuse» du Reform K ATI A GAGN0N GRANBY Les publicités « haineuses » et « anti-Québec » du Parti réformiste sont une suite logique de la ligne dure adoptée envers le Québec, tant par le premier ministre Chrétien que par le chef conservateur Jean Charest, estime le chef bloquiste Gilles Duceppe.« Ce qui mène à des attitudes presque haineuses comme celle du Reform, ce sont les propositions libérales et conservatrices qui nous sont servies depuis tant d'années.Si Preston Manning nie la démocratie, c'est qu'il s'alimente aux propos qu'ont semés Jean Chrétien et Jean Charest.Ces deux-là se sont livrés une compétition féroce pour savoir qui serait le plus dur envers le Québec », a lancé M.Duceppe.« C'est pas Preston Manning qui a demandé aux neuf juges de la Cour suprême de bloquer les droits démocratiques des Québécois.C'est Jean Chrétien.Ses propos ont amené un durcissement du Canada envers le Québec qui offrent un terrain à Preston Manning pour tenir ce genre de propos antidémocratiques », a-t-il poursuivi.Au début de son discours, le chef bloquiste a été interrompu par un manifestant anglophone, armé d'une bonbonne de peinture rouge, qui a dessiné une croix gammée sur le sigle du Bloc affiché sur le podium.« C'est vous qui menacez le Québec avec la haine et le mensonge », a-t-il lancé.« Je veux justement vous parler de choses semblables », a rétorqué le chef bloquiste à l'auditoire.M.Duceppe s'est servi du message réformiste comme tremplin pour sa cause : la publicité de Preston Manning démontre bien l'importance de faire valoir avec force la voix québécoise à la Chambre des communes, affirme-t-il.« Ça nous a démontré le vrai visage du Reform : un parti anti-Québec.Il nous dit clairement que les Québécois n'ont pas d'affaire à Ottawa, qu'ils sont en conflit d'intérêts.On devrait payer nos impôts à Ottawa, mais on devrait rentrer dans le grand moule canadien.II y a seulement les députés bloquistes qui peuvent expliquer ce que nous voulons comme peuple.» Le chef bloquiste a livré ce discours énergique, d'une force inhabituelle, devant 250 militants du comté de Shefford, où la candidate libérale, Chantale Gareau, est l'épouse du député libéral au provincial, Bernard Brodeur.Ce qui a permis au député bloquiste Jean H.Leroux d'y aller d'un jeu de mots au goût douteux : « Deux libéraux dans la même chambre à coucher.On se demande qui va passer un sapin à l'autre ?» En matinée, l'appui implicite accordé au Bloc par la Fédération étudiante universitaire est venue mettre un peu de baume sur les plaies de M.Duceppe, à qui un nouveau sondage Léger 6r Léger amenait hier son lot de mauvaise nouvelles, montrant les trois partis pratiquement à égalité au Québec.À partir d'aujourd'hui, la campagne du Bloc sera « acharnée » pour convaincre les 35 % d'électeurs dont le choix pourrait changer d'ici le 2 juin, de pencher pour le Bloc, a indiqué M.Duceppe, qui se prépare, contrairement à l'horaire peu chargé des deux derniers jours, à de longues journées au cours d'une visite en Gaspésie et aux îles-de-Ia-Madeleine.Lors d'une visite à l'UQAM, les propositions du Bloc québécois ont reçu la bénédiction de la Fédération étudiante universitaire du Québec, qui représente 125 000 étudiants.« La FEUQ est souverainiste, mais on n'appuie aucun parti officiellement », explique le président de la fédération, Nikolas Du-charme, qui ne tarit cependant pas d'éloges sur le chef du Bloc.« Je remercie M.Duceppe de ne pas avoir fait de politique-spectacle.Ça montre qu'il y a encore des politiciens qui croient aux débats », a conclu M.Ducharme, refusant de qualifier l'allure de la campagne bloquiste.« Je ne me prononcerai pas à savoir si M.Charest a bien fait cuire le livre rouge ou si le chapeau de l'un fait bien à l'autre », lance-t-il.La FEUQ avait invité les trois chefs de partis à venir débattre des questions touchant les jeunes, mais seul le chef du Bloc a accepté l'invitation.Le Bloc n'est pas fort, mais il est loin d'être mort ANDRÉ PRATTE e temps est venu de faire vos prévisions pour le pool électoral du bureau ?Combien de sièges donnerez-vous au Bloc ?Dix ?Quinze ?Attention ! Car s'il est vrai que le Bloc a connu une campagne catastrophique, s'il est vrai aussi qu'il a beaucoup faibli dans les sondages, le parti de Gilles Duceppe est loin d'être mort.Et pourrait facilement remporter 30, voire 35 circonscriptions.Commençons par une petite opération mathématique.Si l'on se fie aux sondages les plus récents, le Bloc a perdu, à l'heure qu'il est, le tiers des votes qu'il avait obtenus en 1993.Le Parti conservateur de Jean Charest, lui, a plus que doublé son vote.Les libéraux sont à peu près au même point qu'il y a quatre ans.Plaquons ces changements sur les résultats des élections de 1993 dans chaque circonscription.Autrement dit, supposons que dans chaque comté le Bloc recueille 33 % moins de votes qu'en 1993, les conservateurs amassent 120 % plus de votes qu'en 1993, et que les libéraux restent au même niveau.Cela nous donne 27 circonscriptions pour le Çloc, 12 pour le Parti conservateur, 23 pouf les libéraux, et 13 où les résultats sont trop serrés pour que l'opération produise un vainqueur évident.Vingt-sept comtés, c'est vraiment le plancher du Bloc pour l'instant, à moins que son vofe ne tombe sous les 30 %.Pourquoi le parti souverainiste est-il bien placé pour conserver autant de circonscriptions électorales ?Parce qu'il s'agit de comtés presque exclusivement francophones où il avait obtenu 60 % du vote ou plus en 1993.Même en perdant le tiers de ses appuis, le Bloc se retrouverait avec 40 %, ce qui devrait lui suffire pour vaincre les deux représentants fédéralistes qui se partageront le reste des bulletins.Vingt-trois comtés pour les libéraux, c'est aussi un plancher.Avec le même pourcentage de vote en 1993 ( 33 % ), les troupes de Jean Chrétien avaient remporté 19 sièges.Ce sont des forteresses rouges.La baisse du vote bloquiste devrait permettre au PLC de décrocher sans difficultés quelques autres sièges, tels Anjou\u2014Rlvière-des-Prairies ( où se présente Yvon Charbonneau ), Ahuntsic ( Denis Coderre ) et Brossard-Laprairie.Beaucoup d'incertitudes Nous arrivons aux 12 circonscriptions qui, mathématiquement, devraient tomber entre les mains les conservateurs de Jean Charest.Il s'agit généralement de comtés très francophones où, pour une raison où une autre, les conservateurs ont mieux fait en 1993 que dans le reste de la province.Soit parce qu'ils avaient des racines dans le comté, soit parce que le candidat local était particulièrement fort.Si les bleus augmentent leur vote de 121 % dans ces comtés, ils battront le Bloc.Mais c'est un gros SI.Et c'est ici que notre jolie opération mathématique perd tous ses moyens.Prenons Abitibi.En 1993, le Parti conservateur avait obtenu 35 % du vote, presque trois fois plus que dans l'ensemble de la province.Ce quasi-miracle, c'était l'oeuvre du député conservateur Guy Saint-Julien.Or M.Saint-Julien revient à la vie politique cette année.sous la bannière libérale.Jetez vos petits calculs par la fenêtre : Abitibi pourrait bien devenir libéral.Les conservateurs comptent donc très peu de circonscriptions sûres.Il y a Sherbrooke ( Jean Charest ), évidemment.Et puis Compton-Stanstead et Richmond-An habas-ka, où souffle le vent venant de Sherbrooke.Il y a peut-être Laval-Est, où Vincent Delia Noce tente un retour.Sur les 12 comtés que la mathématique attribuait au PC, il faut en prendre au moins six pour les mettre dans le groupe « trop serré pour faire une projection ».Une soirée de suspense C'est dans ce dernier groupe, qui compte une vingtaine de circonscriptions, que la partie québécoise de ces élections va se jouer.Dans plusieurs cas, il y a de véritables luues à trois.Prenez Beauharnois-Salaberry.Notre petit calcul de tantôt nous donne : Bloc québécois 34 %, Parti conservateur 33 %, Parti libéral 32 %.Belle soirée en perspective le 2 juin ! On dit souvent que l'organisation locale et le candidat comptent pour à peine 5 % du vote obtenu par un parti dans une circonscription donnée.Dans Beauharnois, comme dans les autres circonscriptions où la lutte sera serrée, ce petit 5 % sera déterminant.C'est là qu'une éventuelle démobilisation des troupes souverainistes pourrait coûter cher au Bloc.C'est là que la faiblesse présumée de l'organisation conservatrice pourrait empêcher la vague Charest de se matérialiser.Alors, pour le pool ?Disons Bloc 35 sieges.PLC 30, PC 10.A moins que ce ne soit Bloc 25, PLC 30, PC 20.Ou Bloc 30, PLC 28, PC 27 ?Ou encore.Vous l'aurez compris, vos prévisions valent autant que les nôtres. A 8 ?LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 25 MAI 1997 Monde L'EXPRESS INTERNATIONAL PALESTINE Journaliste détenu ¦ Le journaliste palestinien Daoud Kuttab, arrêté pour avoir fait un reportage en direct du Conseil de l'autonomie, le Parlement palestinien, a entamé une grève de la faim parce que les visites de sa famille lui ont été refusées, a indiqué hier l'un de ses proches.Kuttab, qui détient la citoyenneté américaine, a été arrêté mardi sur ordre de Yasser Arafat en personne, lequel est souvent l'objet de critiques au sein du conseil.De sérieuses irrégularités financières, portant sur 223 millions de $ US, ont été commises dans la plupart des administrations de l'Autorité palestinienne, a révélé le chef du comité de contrôle au sein l'autorité, Jarar al-Kidwa, dont les propos étaient rapportés hier par le quotidien Al-Hayat al-Jadida, proche de l'Autorité palestinienne.C'est la première fois qu'un officiel palestinien fait état de gaspillages d'une telle ampleur, mais il n'emploie pas le mot « corruption ».d'après AFP ALGÉRIE 1991-bis ?¦ Le Rassemblement national démocratique ( RND ), qui soutient le président Liamine Zé-roual, a mis en garde hier contre les risques d'une nouvelle « dérive » islamiste » aux législatives du 5 juin.En conférence de presse à Alger, le porte-parole du parti, Hamraoui Habib-Chawki, a prêché aux électeurs « vigilance » et « maturité » pour empêcher que se reproduise la « dérive de 1991 », lorsque le Front islamique du salut ( FIS, interdit ), ayant frôlé la majorité absolue au 1er tour, fut privé de la victoire par l'intervention de l'armée, qui annula les résultats des législatives.Depuis, l'Algérie s'est enfoncée dans une violence qui a fait plus de 60 000 morts, selon des estimations occidentales.Les mises en garde du RND visent le premier parti islamiste légal du pays, le Mouvement de la société pour la paix ( MSP, ex-Hamas ), dirigé par le cheikh Mah-foud Nahnah.Un responsable du MSP fait partie des 20 personnes tuées jeudi dans un attentat à la voiture piégée à Bou-farik, a annoncé hier le parti dans un faire-part.d'après AFP IRLANDE Drogue et criminalité ¦ La multiplication des agressions liées à la drogue à Dublin, dont les dernières vendredi et hier contre le maire et un chauffeur de taxi, est devenue l'un des thèmes obligés de la campagne pour les élections générales du 6 juin en Irlande.Sur une population de 90 000 personnes à Dublin, 7000 au moins sont dépendantes de l'héroïne, et 80 % des vols et agressions commis dans la capitale sont imputés à des toxicomanes.Confrontés à la préoccupation croissante de leurs électeurs, les politiciens de tous bords ont placé les mesures anti-crime au centre de leurs programmes électoraux.Vendredi soir, le maire de Dublin, Brendan Lynch, 67 ans, s'est trouvé confronté à deux hommes menaçant de le piquer avec une seringue contaminée par le virus du sida.Hier matin, un chauffeur de taxi a effectivement été piqué avec une seringue supposée contaminée.d'après AFP INDONÉSIE Incendie : 60 morts ¦ Plus de 60 personnes ont été brûlées vives dans une localité de Bornéo au cours d'un incendie déclenché vendredi durant des émeutes liées à la campagne électorale indonésienne.Il est « très probable que le bilan final dépassera les 60 morts déjà annoncé, a déclaré aujourd'hui à l'AFP le Colonel Priedi Ciptoa-di, chef de la police de Banjar-masin, la capitale de la province du Kalimantan-sud interrogé par téléphone depuis Jakarta.« Il est très probable, a-t-il indiqué, que nous allons trouver d'autres corps car nous n'avons pu fouiller que deux étages du bâtiment de Mitra Plaja.» i d'après AFP i Opposants arrêtés à Kinshasa Autorisés à manifester, 60 Zaïrois défilent pour Kabila P d'après AFP et AP KINSHASA Les militants de la démocratie zaïroise sont redescendus dans les rues de Kinshasa hier, malgré les arrestations de la veille, pour en être aussitôt dispersés manu militari, alors que la première marche en faveur du nouveau régime armé de Laurent-Désiré Kabila a réuni moins de 60 personnes dans la capitale.Plusieurs dizaines de jeunes gens ont été emmenés en camions militaires vers le camp de Kokolo, d'où la presse a été chassée.Seul le maigre cortège du Comité de défense civile et d'accueil de l'Alliance des forces « démocratiques » pour la libération du Congo ( AFDL ) a pu défiler dans le centre-ville.En dépit de nombreux appels sur les ondes de la radio nationale.moins de 60 personnes se sont jointes à cette première marche de soutien à Kabila, animée par une fanfare qui drainait derrière elle quelques gamins des rues ravis de danser.Quelque 300 étudiants et partisans de l'Union pour la démocratie et le progrès social ( UDPS, opposition démocratique fondée en 1980 ) se rassemblaient dans les quartiers populaires de Matonge et au rond-point de la Victoire en chantant « Kabila assassin, il a vendu notre pays aux Rwandais » ou « Le Congo aux Congolais » avec l'intention de gagner le centre-ville et la gare centrale.Mais 150 soldats au total, tous armés, leur ont barré la route à hauteur du rond-point Mandela, d'où part l'avenue qui dessert l'Hôtel Intercontinental où résident les responsables de l'AFDL.Plusieurs dizaines de manifestants ont été emmenés dans des pick-ups siglés « Intervention -Force » vers le camp de Kokolo.Les photographes et cameramens se sont vus retirer leurs films par les soldats, et les journalistes priés de quitter les lieux.Les jeunes gens contestaient la composition du gouvernement dont la majorité des postes ont été confiés à des membres de l'AFDL.Ils réclamaient en outre la démission du ministre des Affaires étrangères Bizima Karaha et le départ du secrétaire-général de l'Alliance Deogracias Bugera, qu'ils qualifient « d'étrangers ».Cet incident survient au lendemain de l'annonce par le chef de l'UDPS, Etienne Tshisekedi, qu'il ne reconnaissait pas le gouvernement ainsi constitué, et appelant « le peuple à y résister par tous les moyens », sans préciser lesquels.Le nouveau pouvoir a continué à entretenir la confusion sur la tenue d'élections.Kabila a fait samedi sa première apparition publique depuis son arrivée à Kinshasa mardi en visitant un hôpital, et il a déclaré à CNN que les elections interviendraient au terme d'une période de transition de deux ans.Mais le secrétaire général de la présidence.Moïse Nyarugabo, s'est aussitôt empressé de nuancer ces déclarations.« Ce n'est pas faux, mais ce n'est pas exactement vrai », a-t-il expliqué à ['Associated Press, sans plus de précisions.Les « services secrets américains, en accord avec les régimes ougandais, rwandais et sud-africains » préparent « l'élimination physique » d'Etienne Tshisekedi, a affirmé à Paris le représentant de l'UDPS en France, sans plus de précisions.À New York, l'organisation Human Rights Watch appelait le nouveau régime du Congo ( ex-Zaïre ) à respecter les droits de l'Homme afin de ne pas « ressembler au gouvernement qu'il a renversé »\u2022 Dans un communiqué, la branche « Afrique » de l'organisation se dit troublée par les informations selon lesquelles le nouveau pouvoir dirigé par Laurent-Désiré Kabila aurait pour projet d'interdire les partis et de « propager sa propre éducation politique et civique, par le biais de séminaires idéologiques obligatoires pour certains groupes de la population ».Pendant ce temps, l'ancien dictateur Mobutu continuait son « bref séjour » au Maroc, où il est arrivé vendredi soir.Sa destination finale fait toujours l'objet de tractations.Indonésie : violente fin de campagne d'après AFP DJAKARTA Au moins six personnes ont été tuées et plusieurs blessées lors des violences qui ont marqué vendredi le dernier jour de la campagne pour les législatives de ce jeudi en Indonésie.Au total, selon le bilan officiel hier, 132 personnes ont trouvé la mort depuis le début de la campagne le 27 avril, la plupart dans des accidents lors de cortèges motorisés \u2014en principe interdits\u2014 tenus par les partisans des trois partis légaux, les seuls autorisés à faire campagne.Les incidents les plus sérieux ont eu lieu vendredi, jour où la campagne s'arrête et commence « la période de réflexion » qui dure jusqu'à jeudi lorsque 125 millions d'électeurs désigneront 425 des 500 membres de la Chambre des représentants.Les 75 restants sont désignés parmi les forces armées dont les membres n'ont pas le droit de vote.Les émeutes de vendredi, essentiellement le fait de manifestants se réclamant du Parti pour le développement uni ( PPP, musulman ), ont secoué jusqu'à tard dans la nuit plusieurs quartiers de Jakarta ainsi qu'une douzaine de villes et localités de l'île de Java où vivent 120 des 200 millions d'habitants de l'Indonésie.En plus des forces de l'ordre, des banques et autres symboles du pouvoir, les émeutiers ont pris pour cibles des églises et écoles catholiques, dont plus d'une demie-douzaine ont été endommagées.Le général Feisal Tanjung, chef de l'état-major, a menacé hier, selon l'agence Antara, de « dure réaction » toute personne qui causerait des perturbations pendant la « période de réflexion ».PHOTO REUTER Cet enfant ramasse des restes de ses affaires après que la maison familiale eut été détruite par le feu, à l'occasion de manifestations liées aux élections à Banjarmasin, en Indonésie.Banjarmasin, capitale du Kalimantan-sud ( province de Boréno ), a été, selon les témoignages, la plus durement touchée et a subi les dégâts les plus importants.Abdurrahman Wahid, dirigeant Nahdatul Ulama ( NU ) qui revendique 30 millions de membres, a affirmé que les émeutes de Banjarmasin, comme ceux qui ont eu lieu dans d'autres villes de Java ou son organisation est bien implantée, avaient été « orchestrés pour le discréditer ».Interrogé au téléphone hier, un habitant a déclaré que « presque tous les bâtiments sur les rues et artères principales ont été endommagés et les ruines fument encore ».Un couvre-feu a été mis en place dans cette ville de 500 000 habi- tants et, selon la presse, plus de 100 personnes ont été blessées et hospitalisées, une trentaine par balles.Huit églises, un temple boudhis-te, les bureaux du Golkar ( le parti au pouvoir ), des hôtels, des centres commerciaux et des centaines d'habitations ont été détruites ou endommagées, écrit un quotidien du soir de Djakarta.REPÈRES / L'accord OTAN-Russie L'Europe sous tutelle américaine d'après AFP BRUXELLES accord de coopération OTAN-Russie qui sera signé demain à Paris confirme le rôle de puissance tutélaire des États-Unis en Europe : l'Alliance qu'ils dominent a désormais le champ libre pour s'agrandir à l'Europe de l'Est.Pour Boris Eltsine, qui sera à Paris pour signer avec les 16 pays membres de l'OTAN l'« Acte fondateur », l'accord permet à la Russie de sauver la face devant l'inévitable élargissement de l'Alliance è l'est, mais il cache mal le fossé entre les anciens ennemis de la Guerre froide.Lorsque le mur de Berlin est tombé en 1989, les experts ne donnaient pas cher de l'avenir de l'OTAN, qui apparaissait comme une survivance de la Guerre froide.Au siège de l'OTAN à Bruxelles, des diplomates.Français surtout, n'hésitaient pas à prédire qu'elle se transformerait en club de consultation politique, ou en réserve d'hommes et de matériel pour l'Union de l'Europe occidentale ( UEO ) ou la CSCE ( Conférence sur la sécurité et la coopération en Europe, devenue OSCE ).j Certains craignaient un retrait massif des forces américaines d'Europe et voyaient l'Amérique succomber une nouvelle fois à la tentation de l'isolationnisme.Huit ans plus tard, l'UEO cherche encore sa voie et les moyens de ses ambitions.Ce n'est plus tout à fait une coquille vide : elle a défini un modus vivendi avec l'OTAN, à qui elle empruntera des hommes et du matériel pour des opérations autonomes.Mais elle n'a pas encore fait ses preuves dans une crise majeure.L'OSCE reste un forum de concertation utile, mais son rôle se limite à intervenir en amont et en aval des crises, en organisant par exemple des élections.Mais l'OTAN a progressivement enrôlé l'ensemble de l'Europe, est et ouest, dans des programmes de coopération comme le Partenariat pour la paix.Et en préservant jusqu'à présent la paix en Bosnie, elle a prouvé qu'elle pouvait intervenir efficacement hors de son champ d'action traditionnel.Quand Washington a lancé les premiers projets de coopération avec l'est au début des années 1990 puis le débat sur l'élargissement, en 1994, les partenaires européens ont réagi avec prudence, voire scepticisme.Les Allemands avaient en mémoire le lourd tribut \u2014des milliards de marks et une limitation des effectifs militaires \u2014 qu'Helmut Kohi avait dû payer en 1990 à Mikhaïl Gorbatchev en échange du premier élargissement de l'OTAN : l'intégration de l'ex-RDA dans l'Alliance après l'unification allemande.C'était l'époque où par provocation, un diplomate français disait en privé qu'il fallait faire entrer au plus vite toute l'Europe de l'est et jusqu'à la Russie dans l'Alliance « pour la dissoudre dans la vodka ».Le secrétaire d'État Madeleine Albright peut affirmer maintenant, comme elle l'a fait devant la presse-vendredi, que même si Boris Eltsine « n'aime toujours pas l'idée d'un élargissement de l'OTAN, l'Acte fondateur ( que l'OTAN et Moscou signeront demain ) remplit notre objectif d'arrimer la Russie à l'Europe ».« Les États-Unis sont dans une telle position de force après la Guerre froide qu'ils font ce qu'ils veulent en Europe », affirme Alis-tair Millar, chercheur sur la sécurité anglo-américaine.Les Alliés euro-péens, «ijoutent-ils, « ont toujours des objections mais ils les taisent ».Les Russes, eux, réfutent la thèse de I.) capitulation, et parlent de « succès » de leur diplomatic dans la difficile négociation de cet accord, obtenu in extremis à un mois du sommet de l'OTAN à Madrid qui doit décider des premières admissions \u2014 Pologne, Hongrie et République tchèque en téte.« Trois postulats de départ de l'Occident » ont été neutralisés, a estimé le porte-parole d'Eltsine, Sergueï Iastrjembski.L'Occident « excluait tout rôle de la Russie dans l'élargissement de l'OTAN, niait à l'accord toute force contraignante, et ne prévoyait aucune différence entre États membres », a-t-il rappelé.« Nous voyons bien à quel texte nous sommes arrivés, la signature est donc un succès pour la diplomatie russe », a-t-il affirmé, soulignant que le document comportait par exemple l'engagement de l'OTAN à ne pas déployer d'armes nucléaires chez les nouveaux membres, ce qui établit une différence entre les Etats.Il reconnaît aussi, toutefois, que la « bataille d'interprétation du texte » a commencé, les mêmes passages étant lus différemment à Moscou et à Bruxelles.En Russie, certains analystes n'hésitent pas .» dire que si la Russie a évité l'isolement, elle n'en a pas moins définitivement perdu la Guerre froide et se trouve exclue du système de sécurité européen.^ LA PRESSE, MONTRÉAL DIMANCHE 25 MAI 1997 France : un match serré dans le brouillard LOUIS-BERNARD ROBITAILLE collaboration spéciale, PARIS La campagne électorale pour le premier tour des élections législatives en France s'est terminée exactement au point où elle avait commencé.Les deux blocs, de gauche et de droite, étaient à peu de choses près à égalité il y a quatre semaines.Ils le sont toujours aujourd'hui, si l'on en croit les tout derniers sondages, interdits de publication en France.Pendant un mois, le leader socialiste Lionel Jospin a vigoureusement sillonné le pays et « fait une belle campagne » sans pour autant déclencher de mouvement, tandis que la droite faisait plutôt campagne localement, en évitant de mettre de l'avant le premier ministre Juppé, notoirement impopulaire.Résultat : les aiguilles du baromètre n'ont pour ainsi dire pas bougé d'un cran, en tout cas d'une amplitude inférieure à la marge habituelle d'erreur des sondages.On a eu la coalition de droite entre 37 et 39 % et la coalition de droite entre.37 et 40 p.cent.Les écologistes ont varié entre cinq et huit p.cent, tandis Un village monte aux barricades.pour une cabine téléphonique Associated Press OSLO Au-delà de la ligne bleue des fjords, le téléphone public est d'or.La compagnie norvégienne Telenor l'a appris à ses dépens.L'enlèvement programmé d'une cabine téléphonique a provoqué la colère des habitants de la localité de Bjorke.Une simple mesure de réduction des coûts, avait pensé naïvement la direction de Telenor.Ce numéro-là, pourtant, n'était pas aux abonnés absents.Et les pauvres employés de la compagnie venus un beau matin procéder à l'enlèvement de Tunique cabine téléphonique du village de Bjorke, niché au creux des fjords, à 350 kilomètres au nord-ouest d'Oslo, ont vite saisi Tinconfort de leur situation.Les villageois avaient décidé de monter.en première ligne pour défendre leur téléphone.Un cas de rébellion plutôt rare dans ce pays aux moeurs réputées placides.Les employés ont eu ainsi la surprise de découvrir l'objet de leur convoitise encerclé par un mini-régiment de tracteurs et de machines agricoles.Les villageois ont alors traîné quatre énormes blocs de pierre auxquels ils ont enchaîné la précieuse cabine, menaçant d'opposer une résistance physique à quiconque tenterait d'attenter au seul lien qui les rattache au monde extérieur.Vendredi, la compagnie a dû battre en retraite face aux irréductibles agriculteurs, laissant la cabine à la disposition des 225 habitants au moins jusqu'à la fin de l'été.Ce projet d'enlèvement a été l'étincelle qui a mis le feu aux fjords.Par mesure d'économie, les villageois avaient déjà subi la fermeture de leur bureau de poste, puis de leur épicerie.« C'est un exemple très symbolique pour nous », a déclaré vendredi Jon Egil Finnes, chef de file de la contestation.« Cette cabine téléphonique ne va pas n'importe où », a-t-il ajouté, précisant que les villageois étaient las que tout, « même une malheureuse cabine téléphonique », leur soit compté en termes de rentabilité.Telenor soutient que les habitants de Bjorke utilisent à peine le téléphone public, situé à l'extérieur de la piscine.« Son revenu se trouve bien en deçà de la marge de profit », affirme Petter Bilden, l'un de ses responsables.que l'extrême-droite de Jean-Marie Le Pen oscillait entre 13 et 16 %.Bref, cela ressemblait à une course de voilier qui se serait déroulée en l'absence du moindre souffle de vent.Logiquement, cette quasi-égalité entre les deux blocs devrait.donner une assez nette majorité de sièges à la droite une semaine plus tard, au second tour du 1er juin.Pour deux raisons.Un : la coalition UDF-RPR bénéficie de la présence de 480 députés sortants, donc un peu connus, tandis que le Parti socialiste n'en avait que 63, et présente des nouveaux-venus dans la moitié des circonscriptions.Deux : si la gauche peut tabler au second tour sur le report de la moitié des voix écologistes, la droite devrait de son côté recueillir la moitié des suffrages du Front national, qui seront beaucoup plus nombreux.Mais de toute façon, 150 ou 200 sièges se joueront âprement, et sur un plan strictement local.Avec l'air de ne pas y croire vraiment, le chef socialiste Lionel Jospin a terminé sa campagne vendredi soir à Toulouse en proclamant : « La victoire reste possible.» De son côté, le premier ministre Alain Juppé déclarait prudemment : « Les résultats du premier tour risquent d'être indéchiffrables.» Et en effet, dans ce duel immobile et très serré, et qui se jouera dimanche prochain au scrutin majoritaire, un déplacement de quelques petits points au plan national peuvent encore faire basculer d'un côté ou de l'autre, c'est-à-dire priver la droite de sa victoire attendue.Il suffirait, notamment, que le Parti communiste fasse un peu mieux que prévu \u2014 plus de dix p.cent \u2014, que les écologistes atteignent huit p.cent, et, que de son côté, le Front national explose à 16 %, pour que la droite se trouve en très grande difficulté.Une série de facteurs qui restent pour l'instant indécelables dans des sondages qui, du début à la fin, ont surtout montré une stabilité presque parfaite des intentions de vote.Ou une indifférence presque inquiétante de l'électorat \u2014 et le pourcentage des abstentionnistes pèsera également sur le résultat.Pour la petite histoire, signalons que jamais le penchant gaulois à la division ne s'était à ce point donné libre cours dans des élections.Vendredi soir à la télévision, on a pu voir défiler en accéléré les porte-parole de la totalité des formations politiques présentant un nombre significatif de candidats.En rivalité avec les Verts, principale formation écologiste, on a vu s'exprimer l'ancien ministre Brice Lalonde pour Génération écologie, le député européen Noël Mamère pour Écologie citoyenne, l'ancien grand patron des Yerts Antoine Waechter pour Écologie indépendante, l'ancien communiste Fiterman pour Verts et Rouges, plus un olibrius défendant les couleurs de Écologie, nature et animaux.À la trotskiste Ariette Laguiilier a répondu l'autre trotskiste Alain Krivine, mais aussi un certain Glùckstein du Parti des travailleurs.Puis est apparue une dame en robe indienne-hippie, s'expri-mant au nom d'une mystérieuse Initiative républicaine, et répondant au nom de famille de.Mitterrand ! La palme revenant cependant, d'une part au Parti humaniste, qui propose de gouverner selon les préceptes de l'humanisme, et de démissionner illico les dirigeants qui trahissent leurs promesses ( salut Pinocchio ! ).D'autre part au Parti de la loi naturelle dont le programme tient en deux propositions majeures : constituer un groupe de synergie de 7000 personnes dont la méditation collective propagera des ondes bienveillantes sur les problèmes de la société ; ouvrir dans chaque habitation une porte vers Test, et le soleil levant, de manière à recevoir son énergie bienfaisante.- F.i La navette spatiale Atlantis mission de neuf jours.PHOTO RÉUTER moment de son atterrissage \u2014 retardé par le mauvais temps \u2014 à Cap Canaveral hier, au terme d'une Mission accomplie pour la navette Atlantis GUY CLAVEL envoyé spécial de l'AFP CAP CANAVERAL La navette spatiale Atlantis s'est posée samedi matin au centre Kennedy à Cap Canaveral à l'issue d'un vol de neuf jours au cours duquel son équipage international a accompli toutes les missions qui lui avaient été imparties.Rendez-vous avec la station orbitale russe Mir, expériences scientifiques menées dans le laboratoire Spacehab par le spationaute français de l'Agence spatiale européenne ( ESA ) Jean-François Clervoy, échange d'astronautes, toutes les opérations se sont déroulées comme prévu.Seul grain de sable : un atterrissage retardé de plus d'une heure pour des raisons météorologiques.L'amarrage d'Atlantis et de Mir était le 6e sur les neuf prévus par les agences spatiales américaine ( NASA ) et russe pour roder les techniques d'accostage et de travail en commun, en préparation de la future station internationale dont la mise en place doit commencer en 1998.Il a permis pour la première fois de tester avec succès une nouvelle technologie européenne de rendez-vous dans l'espace, avec un rayon laser.Cette manipulation simulait celles que réalisera le Véhicule de Transfert Automatique ( ATV ) européen lorsqu'il approvisionnera la station spatiale internationale.Pendant les cinq jours d'amarra- ge, les huit hommes et deux femmes à bord du complexe spatial At-lantis-Mir ont transféré entre les deux vaisseaux plus de trois tonnes de vivres et de matériels, dont un générateur d'oxygène Elektron pour en remplacer un autre, tombé récemment en panne dans la station orbitale.L'astronaute Michael Foale a quant à lui pris la place de Jerry Linenger à bord de Mir.Les responsables de la NASA ont indiqué que Linenger, revenu sur Terre avec la navette après 132 jours dans l'espace, a rempli sa mission à 100 % malgré les problèmes qui ont touché pendant son séjour la station orbitale ( incendie, panne des générateurs d'oxygène et du système de climatisation, etc ).Pour ce vol, Clervoy était chargé des expériences menées dans le laboratoire Spacehab, et notamment sur le Biorak européen où cohabitaient plantes et petits animaux pour déterminer les effets de la mi-cropesanteur sur des systèmes vivants, il a également travaillé sur l'expérience allemande MOMO\" portant sur la solidification des matériaux.Cette 84e mission de navette spa-liale a par ailleurs été remarquable par son aspect international, avec la présence de quatre nationalités à bord de la navette, préfigurant les équipages qui travailleront dans la station internationale à partir de 1999.«< Là haut, je me demande si je suis Français, Européen, ou citoyen du monde entier », s'était d'ailleurs exclamé le spationaute Jean-François Clervoy lors d'une conférence de presse donnée à partir d'Atlantis.Des touristes « déçus » et « excédés » par la grève des gardiens du Louvre Sur la porte principale d'accès an musée du Louvre à petite affiche \u2014 en langue du tourisme international -aux visiteurs que la noble Institution est en grève.PHOTO REUTfcR Paris, une -qui révèle Agence France-Presse PARIS « Étonnés », « déçus » et souvent « excédés », les touristes venus visiter le musée du Louvre piétinent devant la Pyramide qui abrite les accès au musée, bloqués depuis jeudi matin par une trentaine de gardiens en grève.«< Nous sommes vraiment déçus car nous sommes venus de loin pour voir le musée », regrettent Nelly et Tom Swan/, jeune couple de touristes amékicains venus du Michigan.« Je suis vraiment excédée, dit une jeune fille hollandaise.Pour moi, ce sont des enfantillages », ajoutc-t-elle.« Pour beaucoup de touristes comme moi, c'est la première et la dernière chance de voir le Louvre.» Les grévistes, qui ont soni des tableV» et o!es chaises pour pique-ni- quer, tentent d'expliquer leur mouvement aux touristes désorientés.a Une fois que nous expliquons notre mouvement, les gens, en grande majorité, comprennent », affirme un gréviste, selon lequel «< les plus violents sont les Français ».« J'espère que vous n'êtes pas fiers de vous », hurle au même moment un touriste français.Les grévistes, des gardiens de nuit, sont déterminés à poursuivre leur .Kiion.Ils réclament que la deuxième équipe de nuit, qui dispose de 26 nuits de congés, en obtienne 28 comme la première tandis que la direction veut réduire le nombre de nuits de congés à 26 pour tous.« Nous continuerons jusqu'à ce que la direction cède », a déclaré à l'AFP une représentante de l'intersyndicale.La direction a exclu pour sa part de discuter de cette question.« compte tenu des concessions déjà accordées » aux grévistes, « notamment en matière de conditions de travail, d'effectifs et de rémunération ».« Il faut savoir qu'un certain nombre de salles du musée restent fermées tous les jours en raison du manque d'effectif de gardiens », souligne un gardien de jour, venu rejoindre le mouvement des agents de nuit.Outre le musée de la Mode et du Textile inauguré en janvier, quelque 16 000 m2 de surface d'exposition doivent être ouverts li'ici fin décembre dans l'enceinte du musée du Louvre, dont une part très importante consacrée aux Antiquius.ainsi qu'à la peinture italienne ci espagnole.La fréquentation du musée du Louvre a elé en 1996 de 4,7 million» de visiteurs, f A 10 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 25 MAI 1997 La de la semaine La Presse // n 'est pas de succès qui se mérite s'il n 'est construit sur l'excellence André Desmarais président du conseil d'administration Roger D.Landry président et éditeur Claude Masson éditeur adjoint Marcel Desjardins directeur de l'information Alain Dubuc éditorialiste en chef SUR LA SCÈNE DE L'ACTUALITÉ / SEMAINE DU 25 MAI 1997 » il ri ¦ \u2022{ PHOTO PIERRE CÔTÉ.La Presse « Mon rôle, c'est de faciliter la vie des enseignants et des directions, leur donner le pouvoir d'agir.» % 54 John JEAN-PAUL SOULIÉ ^ École nationale d'administration publique de Québec vient d'attribuer sa plus haute distinction, le prix Carrière, au directeur gé-â néral de la commission scolaire | Lakeshore, John Killingbeck.Le' jury a salué en lui un « maître enseignant », mais aussi un homme de partenariat, d'équipe, un rassembleur, qui a su redresser la situation financière de sa commission tout en obtenant de hauts taux de réussite scolaire.Quand sa carrière d'enseignant a commencé, en 1956, John Killingbeck avait 22 ans.Il s'occupait d'élèves de 6e et 7e années, à l'école primaire Cedar Park de la Commission scolaire de Pointe-Claire et Beaconsfleld.Le secteur ouest de l'île de Montréal connaissait alors une véritable explosion démographique.Entre 1950 et 1962, la population scolaire protestante y passait de 640 à 7 170 élèves, et de 32, le nombre de classes grimpait à 244.C'est pendant cette période d'expansion que John Killingbeck a gravi tous les échelons de sa commission scolaire, qui va annexer Sainte-Geneviève, l'île-Bizard, et s'étend maintenant à tout l'ouest de l'île de Montréal, de même qu'à la partie sud-ouest de la province, entre la rivière Outaouais, et le fleuve Saint-Laurent ( île Perrot, Hudson, Dorion, Vaudreuil, etc.) D'enseignant au primaire, John Killingbeck passera au secondaire.Pendant quatre ans professeur de mathématiques et conseiller en orientation, il devient en 1965 le premier directeur de l'école primaire Sunnydale Park, à Dollard-des-Ormeaux.À peine ouverte, l'école toute neuve est déjà trop petite et doit être agrandie avec des classes préfabriquées.John Killingbeck fait face à la situation et sera nommé en 1976 directeur de la recherche et de la planification puis, en 1981, directeur de l'enseignement au primaire et, enfin, directeur général adjoint en 1988 et directeur général en 1992.Cette année-là, le déficit accumulé de là commission scolaire s'élève à 3 millions de dollars.Quatre ans plus tard, le 30 juin 1996, les états financiers de la commission affichent un déficit inférieur à 50 000 $.La rigueur administrative ne nuira pourtant pas aux résultats scolaires.Les statistiques du ministère de l'Éducation indiquent un taux d'obtention de diplômes de 97,8 % pour les élèves de la Commission scolaire de Lakeshore, soit le taux de réussite le plus élevé de toutes les commissions scolaires publiques du Québec.À l'imposante feuille de route de John Killingbeck comme enseignant et administrateur scolaire, il convient d'ajouter sa participation active aux travaux de la commission Kennif sur l'instauration de commissions scolaires linguistiques et son action à la Fondation du West Island pour l'éducation qui vient d'établir, à son instigation, une bourse d'études au nom de la famille Toope \u2014 on se souvient de la tragédie qui a frappé il y a deux ans la communauté de Beaconsfield.Cette bourse sera offerte à un finissant du secondaire.La Presse rend hommage à son tour à M.L'École nationale John Killingbeck en faisant de lui la Personnalité de ta semaine.\u2022 Né au Nouveau-Brunswick, au fond de la baie des Chaleurs, John Killingbeck fait ses études à Montréal : Sir George-William, collège McDonald, faculté d'éducation de McGill.Directeur d'une énorme commission scolaire, dont le budget annuel dépasse les 70 millions de dollars, M.Killingbeck est encore et toujours un homme de terrain.C'est dans la bibliothèque d'une des écoles primaires de son vaste territoire qu'il reçoit les visiteurs.Ce jour-là, il passait la journée dans une classe.La titulaire avait gagné, l'automne dernier, un prix pour sa participation au comité responsable des activités de développement professionnel.Le prix en question : le directeur général lui-même, qui doit remplacer l'enseignante pour une journée.« Vous voyez, ici, tout n'est pas trop hié- f f .rarchisé, explique m.dadministration Killingbeck.Nous sommes tous dans le même monde de travail.» Dans le fond, il a l'air enchanté de l'aubaine : se retrouver avec des enfants ! « Mon rôle, c'est de faciliter la vie des enseignants et des directions, leur donner le pouvoir d'agir.» « J'ai beaucoup aimé toutes les expériences de ma carrière, dit-il.Particulièrement la coopération entre les enseignants et les parents.Au Québec, nous avons des conseils d'école depuis longtemps.En Ontario, ça commence tout juste ! » publique de Québec vient d'attribuer le prix Carrière au directeur général de la commission scolaire Lakeshore, John Killingbeck « Il y a beaucoup d'énergie dans notre commission scolaire.Prenez par exemple la politique d'inclusion, pour l'enfance inadaptée.Elle est unique à notre commission.Le système a été discuté avec les syndicats d'enseignants.Tous les enfants sont dans les mêmes classes, mais des accompagnateurs passent dans celles-ci pour aider à leur intégration.» John Killingbeck est père de cinq enfants, dont des jumeaux.Il a quatre filles et un garçon.Sa femme est enseignante à la maternelle.Lui va prendre sa retraite à la fin de l'année scolaire.Mais quand il aura fait le tour des musées de Montréal, il se propose d'aller, à titre de bénévole, avec un livre à la main, aider à l'intégration de certains élèves.« Je connais un petit garçon, dans la classe de ma femme, qui aurait besoin de ça pour s'intégrer.Vous savez, dans notre société, il y a de moins en moins de grand-parents disponibles.Il faut faire quelque chose.» R8 * Encore plus que du talent, de l'intelligence, même du génie, * twf- - Ê l'excellence naît de l'effort .fut «\u2022 Hydro Québec BANQUE NATIONALE LL faut penser .-K-« autrement ALCAN r ' 'Â PERSONNALITE e/r vwo////e René Homier-Roy reçoit chaque dimanche à 8 h 15 la personnalité La Presse de la semaine.À personnage hors de l'ordinaire, émission pas ordinaire ! Un programme tout en plaisirs et en culture animé par René Homier-Roy.Une émission incontournable à tous les week-ends car.c'est bien meilleur le matin.Réalisation : Louise Carrière Radio-Canada CBF 690 i eilleur matin SAMEDI de 7 h à 12 h DIMANCHE de 7 h à 9 h "]
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