Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Plus
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (12)

Références

La presse, 1997-04-19, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" Montréal, samedi 19 avril 1997 La Presse «Tous les avantages d'une sportive utilitaire, les défauts en morns* 389, /mois 36 mois ÉDITORIAL / OPINIONS / POLITIQUE / MONDE *36 mois, versement initial 1 750 S ou échange équivalent Taxes, transport et préparation en sus.20 000 frr.oa: année.4305, bouf.METROPOLITAIN.Est / (514) 725-9394 Les Québécois prêts accueillir les mentaux Les femmes se montrent moins enthousiastes que les hommes François Berger a moitié dos Québécois sont disposés à accueillir plus de malades mentaux directement dans les communautés locales, c'est-à-dire à les sortir des hôpitaux comme s'apprête justement à le faire le ministère de la Santé du Québec.Dans un sondage d'opinion réalisé le mois dernier par la firme montréalaise SOM, 49 % des 1001 répondants se sont déclarés « d'accord » pour que « plus de malades mentaux vivent dans la communauté ».C'était avant l'annonce faite cette semaine par le ministre de la Santé et des services, Jean Rochon, de l'élimination d'ici cinq ans de la moitié des lits dans les services de soins psychiatriques des hôpitaux.La réticence A comprend du fait que «ce sont elles qui s'occuperont principalement des malades» ( la « dézin » ) des soins donnés aux malades mentaux, tandis que 11 % refusent de se prononcer, montre le sondage fait pour le compte de La Presse et de l'Association des dépressifs et des maniacodépressifs du Québec.Ce sondage a été commandité par la compagnie pharmaceutique danoise Lundbeck Canada Inc., qui vend entre autres des médicaments utilisés dans le traitement de la schizophrénie.Fait important, les femmes se montrent moins enthousiastes que les hommes face à l'arrivée des malades mentaux dans les communautés.Étant donné la marge d'erreur du sondage ( 3,8 points de pourcentage ), les femmes défavorisent cette mesure autant qu'elles la favorisent.La réticence des femmes se comprend du fait que « ce sont elles qui s'occuperont principalement des malades », commente Mme Louise Bourdon, directrice générale de l'Association des dépressifs et des maniaco-dépressifs.« On dit oui au principe de la réforme, mais il faut injecter de l'argent dans les communautés », ajoute le président de cette association fondée en 1992.le producteur de spectacles Guy Latraverse, qui a lui-même souffert de maniaco-dépression.Une grosse minorité Une grosse minorité de 40 % des Québécois s'opposent toutefois à une nouvelle désinstitutiûiinalisation Le ministre Rochon a promis que des fonds seront acheminés « rapidement » aux communautés locales et que les familles ainsi que l'en- tourage des malades bénéficieront notamment de meilleurs services de gardiennage.Le gouvernement consacre actuellement 1,1 milliard de dollars aux soins de santé mentale, dont 60 % vont aux hôpitaux et 40 % aux ressources communautaires : le ministre veut que ces proportions soient inversées au début du XXI-* siècle.Selon le sondage, la majorité des Québécois ( 54 % ) croient par ailleurs que les hôpitaux ont moins de ressources pour le traitement des maladies mentales que pour traiter les autres maladies.Comme chez les femmes, les personnes âgées sont aussi réticentes à la sortie des malades mentaux des hôpitaux.Plus les répondants au sondage sont âgés, moins ils acceptent celle réforme, avec un refus de 54 % chez les retraités.Selon M.Latraverse, c'est probablement l'incertitude entourant la réforme qui explique l'attitude des citoyens plus âges.« La dézin n'est encore qu'un projet », souligne-t-il.Signe encourageant du côté des ressources financières, le sondage montre que les personnes ayant les plus hauts revenus accueilleraient très volontiers les malades mentaux dans les communautés ( 60 % d'acceptation chez les répondants gagnant plus de 55 000 S par an ).Les ménages plus nombreux ( trois personnes et plus ) se disent également très disposées ( 51 % ) à accueillir les malades mentaux.Les personnes les plus scolarisées ( 13 ans et plus de scolarité) voient également d'un bon oeil la réforme de la santé mentale.11 y a d'autre part une accepta- ¦ Dans le contexte du virage ambulatoire, êtes-vous.à ce que plus de malades mentaux vivent dans la communauté?TOUT À FAIT PLUTÔT D'ACCORD D'ACCORD PLUTÔT EN TOUT À FAIT NSP/ DÉSACCORD EN DÉSACCORD NRP Total (n: 1001)\t16\t33\t25\t15\t11 Âge\t\t\t\t\t 18 à 24 ans (n: 153)\t15\t42\t24\t11\t8 25 à 34 ans m: 225)\t18\t38\t27\tg\t8 35 à 44 ans (n:250)\t15\t36\t26\t14\t9 45 à 54 ans (n: m)\t18\t31\t28\t14\t9 55 à 64 ans (n: 89)\t19\t27\t19\t17\t18 65 ans et plus (n: 110)\t11\t18\t23\t31\t17 Revenu brut personnel\t\t\t\t\t annuel\t\t\t\t\t Moins de 15 000$ (n:3i3)\t19\t30\t24\t17\t10 De 15 000 à 25 000S (n,175)\t16\t33\t31\t9\t11 De 25 000 à 35 000$ (n: 153)\t11\t42\t23\t14\t10 De 35 000 à 45 000$ (n:n5)\t20\t29\t20\t25\t6 De 45 000 à 55 000$ (n:60)\ti 7 1 /\t36\t33\t8\t6 De 55 000$ et plus (n:62)\t18\t42\t25\t8\t7 NSP 1NRP (n: 123)\t12\t23\t24\t20\t21 Sexe\t\t\t\t\t Homme (n:484)\t15\t36\t23\t14\t12 Femme (m 51?)\t17\t29\t27\t17\t10 lion de la réforme plus prononcée chez les anglophones et les allo-phones ( ne parlant ni français ni anglais ) que chez les francophones ( 52 % par rapport à 48 % ).La disposition favorable des Québécois en général vis-à-vis de la réinsertion sociale des malades mentaux se reflète dans le fait que Ir.tograptiie La Presse les gens accordent une importance primordiale à l'entourage immédiat ( la famille ) des gens souffrant par exemple de dépression ou de maniaco-dépression, montre aussi le sondage.DEMAIN: Plus de 300 OOO Québécois souffrent de dépression «Pendant la dernière année, combien de personnes avez-vous connues souffrant de dépression, de maniaco-dépression ou de schizophrénie dans votre entourage ?» Une Deux Trois \t \t 7 °y\t0 ; >#;,*.'\t Plus de trois 58% Aucune NSP/NRP 1% Infographie La Presse Méthodologie c sondage a été réalisé par SOM entre les 10 et 24 mars dernier pour l'Association des dépressifs et des maniaco-dépressifs du Québec et la compagnie de produits pharmaceutiques Lundbeck.Au total, 1001 entrevues ont été effectuées auprès d'un échantillon représentatif de la population adulte du Québec.La collecte des données a été réalisée à partir des centraux téléphoniques de SOM à Montréal et à Québec et était assistée par ordinateur.Jusqu'à huit appels ont été faits pour tenter de joindre les ménages sélectionnés.L'échantillon initial a été généré aléatoirement par ordinateur dans l'ensemble des circonscriptions téléphoniques actuellement en usa-ge au Québec.Le pian d'échantillonnage utilisé pour cette enquête est un plan stratifié à deux degrés.Au premier degré, l'échantillon a été stratilié en trois grandes régions: 451 entrevoies dans la région de Montréal, 300 entrevues dans la région de Québec et 250 entrevues ailleurs en province.Au second degré, un répondant de 18 ans ou plus est choisi dans le ménage selon une procé-dure empirique qui assure l'équilibre des groupes d'âge et des sexes.Les données sont pondérées par expansion à la distribution d'âge et de sexe de la population de chacune des trois strates géographiques au dernier recensement canadien, de même que pour la distribution pour la langue maternelle au niveau de l'ensemble.Nous estimons le taux de réponses obtenu à 60,7 %, le taux de refus à 27,7 % et la proportion de ménages non rejoints à 11,6%.Nous estimons la marge d'erreur maximale à un niveau de confiance de 95 % sur une proportion estimée pour l'ensemble des 1001 repondants à 3,8 %.Gilles THRRRIEN pré$identt SOM T ____________ La uLpi c^MUll est-elle une maladie ?Oui dit la médecine.Non, disent les Québécois a plupart des Québécois ne croient pas que la dépression soit une maladie au même titre que le cancer ou les troubles cardiaques.Pourtant, il s'agit bien d'une maladie reconnue officiellement par la médecine.Elle se classe dans la catégorie générale des maladies mentales.Un sondage réalisé par SOM pour l'Association des dépressifs et des maniaco-dépressifs du Québec, avec la collaboration de la compagnie LUNDBECK, en mars dernier, auprès d'un millier d'adultes québécois, montre que 60 % des répondants qualifient la dépression comme « une faiblesse temporaire, un signe de découragement, une « mauvaise passe », un manque de volonté ou de la paresse ».Seulement 37 % des gens identifient correctement la dépression comme une maladie.La proportion augmente à 49 % chez les personnes les plus scolarisées et dépasse la moitié chez les gens à haut revenu.« Quand ça se passe dans la tête, les gens considèrent que ce n'est pas une maladie ; on qualifie le malade de \"fou\", dit Guy Latraverse, président de l'Association des dépressifs et des maniaco-dépressifs.Le sondage, préparé entre autres pour le compte de l'Association, montre que les préjugés sont encore très virulents au Québec.Problèmes émotionnels Selon l'enquête d'opinion, les Québécois pensent que la dépression est causée avant tout par des problèmes émotionnels.Les répondants considèrent d'ailleurs que toutes les maladies mentales sont d'abord des maladies des émotions.« Les émotions ne sont pas la cause de la dépression ».dit catégoriquement le docteur Brian Bex-uin, vice-président de l'Association des médecins psychiatres du Québec et attaché à l'Institut Albert-Prévost de l'hôpital Sacré-Coeur.Les tendances familiales ( l'hérédité ) et l'environnement ( le chô- «D'après vous, la dépression est d'abord et avant tout.?» 21 % 19% Mm 16% 3% Signe de Faiblesse décou- Mauvaise Manque Maladie temporaire ragement passe de volonté Paresse NSP/ NRP Infographie La Presse mage, par exemple ) ont beaucoup à voir dans le développement de la dépression, explique-t-il.C'est une maladie sérieuse, qui dure en moyenne de 10 mois à un an.« Le sondage suggère que les gens confondent dépression et déprime, note le docteur Bexton.La déprime est passagère, elle va durer quelques jours comme cela peut être le cas quand l'hiver n'en finit plus.» Le sondage révèle aussi que les deux tiers des Québécois croient qu'un « biirn oui » est une dépression.Celte expression, particulièrement en vogue dans le milieu des affaires, est d'ailleurs assimilée à la dépression surtout par les personnes ayant un revenu de plus de 55 000 S par an.Dans le cas de la maniaco-de-pression, une affection qui fait osciller le malade entre deux pôles extrêmes, les répondants au sondage acceptent plus facilement qu'il s'agisse d'une maladie.Pendant que seulement 10 % des gens situent les causes de la dépression au niveau « génétique », 37 % croient que la maniaco-dépression est un phénomène « biologique » ou « héréditaire ».Selon le sondage, les femmes de- I r-'-r?, \u2014;\u2014- Guy Latraverse.président de l'Association des dépressifs et des maniaco-dépressifs.crivent plus aisément les maladies mentales en général comme un état de « souffrance », tandis que les hommes croient davantage qu'il s'agit île « déficience intellectuelle ». I A PR1 ssi .Mi INTRI \\l .S \\MI i>l I\" AN Kl! 1997 ditorial La Presse André Desmarais PRÉSIDENT l»t; CONSEIL D'ADMINISTRATION Rogi r D.Landry PRÉSIDl NT ! T l DITEUR Claudi Masson i diteur adjoint Marcel Desjardins directeur de l ini ( >km.ui< >\\ Alain Dubuc éditor1 \\l iste enchi i Ml Alain Dubuc \u2022 t r, i Les élections du pis-aller \"^W^\" a lièvre électorale s'est emparée de la Liasse ¦ politique fédérale.Mais cette excitation n'est M certainement pas partagée par la population, ¦ tant au Québec que dans le reste du Canada, 9 a (jui se prépaie sans enthousiasme à un exer- **&*\u2014mmtm cice où elle n'aura pas vraiment le privilège propre à ces rendez-vous démocratiques, celui de choisir.NBBHnBnanMM L'issue de la campagne qui s'amorce, nous le savons, est largement décidée à l'avance et mènera sans doute a la réélection de l'équipe libérale.Bien sûr, une surprise est toujours possible, comme l'ont rappelé les revirements électoraux onta-riens.Mais le choix, à l'échelle pan-canadienne, se résumera probablement a déterminer, parmi quatre par-lis incapables de diriger le Canada, celui qui formera l'opposition officielle.L'éventail est encore plus limité au Québec où le débat sera dominé par la question nationale.Cette polarisation, dans un premier temps, transformera la campagne électorale en lutte a deux entre libéraux et blbqûistes.Mais surtout, elle contraint les électeurs a des choix difficiles et insatisfaisants.Il va bien sûr.au Québec, des inconditionnels de ces deux formations qui n'auront pas.le jour du scrutin, la moindre crise de conscience.Il existe au Québec des ledé-ralistes, libéraux convaincus, qui appuieront avec enthousiasme la réélection du parti de M.Chrétien.Us ne sont cependanl pas légion chez les francophones.Il existe aussi des souverainistes convaincus pour qui le choix du Bloc coule de source.Mais pour bien des gens, les choses ne seront pas aussi simples.Malgré le bilan positif que l'on peut tirer de la gestion libérale, et maigre le lait que le PLC représente l'option qui a remporté le référendum, de nombreux électeurs qui, pour ces deux raisons, devraient être des allies naturels auront de profondes réticences à voter pour ce parti et surtout, pour son chef.Ils seront peut-être attires par les conservateurs, solution de moindre mal.L'impopularité au Québec de Jean Chrétien, et le ressentiment qu'a suscite son cheminement constitutionnel, pèseront lourd dans la campagne.La situation n'est pas tellement plus rose de l'autre côté.Le BQ attirera spontanément les souverainistes et des nationalistes qui espèrent ainsi assurer la défense des intérêts du Québec, un choix d'autant plus facile qu'il ne comporte pas de conséquences.Paradoxalement, c'est parce qu'ils savent que les libéraux vont l'emporter, et qu'ils formeront encore un bon gouvernement, que les Québécois peuvent opter sans risques pour le BQ.Mais le Bloc reste une formation informe, sans programme, mal dirigée, représentée par une armée de députés médiocres.Tout cela, ainsi que le fiasco de sa campagne au leadership, n'a toutefois pas affaibli la popularité du Bloc, ce- qui montre à quel point le succès du parti est conceptuel : une borne-fontaine pourrait se faire élire pour le BQ dans certains comtés.Ces réalités, qui seront encore plus visibles en campagne, provoqueront sans doute gêne et réticence chez bien des allies naturels de ce parti.C'est ainsi que pour un très grand nombre de Québécois, il scia difficile de choisir avec enthousiasme au cours de ces élections qui seront celles du pis-aller.Pour un très grand nombre de Québécois, il sera difficile de choisir avec enthousiasme au cours de ces éjections qui seront celles du pis-aller.v < 1< i / 1 i ru ».V mm DNorrsKi si Du calme ! u lendemain du vote* de l'Assemblée nationale réclamant une modification constitutionnelle afin d'abolir les commissions scolaires confessionnelles, on assistait, dans les deux capitales, à une surenchère L»> verbale frôlant l'hystérie.Ottawa ci Québec s'accusaient mutuellement d'avoir bafoué la démocratie.Rien, dans l'état actuel de-ce dossier, ne justifie une telle montée d'adrénaline.Sauf l'imminence des élections fédérales qui met tout le monde à cran.Cela dit, lorsqu'on (ail abstraction du ton et de la manière, sur le fond, c'est Ottawa qui a raison.Rappelons quelques laits.J Le Québec tente d'implanter des commissions scolaires linguistiques depuis plus de quinze ans.Tous les gouvernements qui s'y sont essayés se sont heurtes au mur constitutionnel.Nous n'avons jamais été aussi près qu'aujourd'hui de nous débarrasser de cet obstacle.J En faisant l'économie d'une commission parlementaire, Québec n'a pas commis de péché capital.Mais il n'a pas été particulièrement brillant non plus.Ce dont il s'agit ici, ce n'est pas d'un projet de loi sur les casques de vélo, mais de la modification d'une clause de la Constitution touchant les droits des minorités.Quand Terre-Neuve a voulu se soustraire à ses obligations constitutionnelles en ce domaine, il y a eu un référendum.Quand le Nouveau-Brunswick a changé la Constitution pour y ajouter des protections pour sa minorité francophone, il a tenu une consultation.Le Québec a tente d'en passer une p'tite vite et ça lui est retombé sur le nez.J Pour pouvoir être approuvé de gré a gré par une pro- Agnès Z1t-ii/1 -» vince et Ottawa, un changement constitutionnel doit recevoir l'assentiment des deux Chambres.Dans le cas de Terre-Neuve, le Sénat avait décidé de tenir sa propre-commission à ce sujet, ce qui avait failli tuer le projet.En tenant une consultation mixte en amont du processus, il est possible qu'Ottawa facilite l'exercice.J L'échéancier voulant que la modification constitutionnelle soit votée avant les élections fédérales est totalement artificiel.Québec a mis deux ans avant d'en arriver à formuler sa demande.Il l'a acheminée a Ottawa a deux semaines du déclenchement des élections.Aucune urgence nationale ne nous oblige à procéder à la vapeur dans un climat d'émotivité qui ne peut que nuire au débat.J Comme dans le cas de Terre-Neuve, le projet québécois suscite Les grands émois et la cassette de la v«i diiuc des résistances.C'est normal.Indignation ne sont vraiment pas de mise.Quoi que fasse Ottawa, les voix critiques trouveront un lieu pour s'exprimer.Il vaut mieux faire ça dans les formes.Cela dit, malgré l'opposition à laquelle elle a fait lace, Terre-Neuve a fini par avoir sa réforme constitutionnelle.Québec a toutes les chances de parvenir au même résultat.Car la vérité, c'est que derrière l'écran de bruit et de fureur, se profile une étonnante convergence d'intérêts.Ottawa veut que ça se règle pour démontrer la flexibilité du fédéralisme.Les anglophones aussi, parce qu'ils seront mieux protèges par un régime scolaire linguistique que par l'article 93.Idem pour le gouvernement Bouchard qui pourra mettre cette réforme longtemps attendue à son crédit.Dans ce contexte, les grands émois et la cassette de la Grande Indignation ne sont vraiment pas de mise.LA PRESSE ET VOUS Appel aux employeurs Par habitude ou en raison d'une certaine perception bien ancrée dans les esprits, on est souvent porté à croire que les employeurs ont un préjugé défavorable envers les jeunes, qu'ils n'ont pas confiance en eux, qu'ils en ont contre leur manque de formation et d'expérience, qu'ils leur reprochent leur apparence négligée, leur manque d'ardeur au travail, leur degré trop faible d'autonomie, leur insuffisance de créativité, leurs préoccupations uniquement monétaires.Or, avec étonnement, le sondage SOM-Ld Presse publié dans le cadre du projet Défi Emploi 18-25 nous apprend que plus des trois quarts des employeurs jugent favorablement la formation scolaire et professionnelle des jeunes qu'ils embauchent.Mais les chefs d'entreprises souhaiteraient que les jeunes travailleurs prennent plus d'initiative et s'ajustent aux besoins des entreprises.Autre donnée fort positive, encourageante et prometteuse : plus de huit employeurs sur dix ont engagé au moins un jeune entre 18 et 25 ans, au cours des 12 derniers mois.Ce n'est pourtant o.is ce nue laisse entrevoir le climat économique actuel dans la grande région de Montréal.Ta ni mieux ! Maigre ce beau côte de la médaille, il reste que près de 20 p.100 des jeunes aptes .m travail \\ Ivcni de prestations d'assuram e-chô* mage, soi| r> p.100 de plus que la moyenne générale.Cette statistique est inquiétante, presque catastrophique.Tout le monde sait quelles conséquences néfastes, même dangereuses pour l'ensemble de notre société, pourraient découler d'avoir laisse mijoter un aussi grand nombre déjeunes sur le carreau.C'est dans cet esprit qu'a été mis sur pied, a l'initiative de La Presse, le beau projet ».les petites, moyennes et grandes entreprises sont invitées a offrir un emploi à un jeune de 18 à 25 ans.Les employeurs ont un rôle économique mais aussi social à jouer pour améliorer la situation (ies jeunes.Jusqu'à vendredi prochain, 25 avril, les chefs d'entreprise peuvent taire connaître leurs besoins, leurs emplois disponibles ou nouveaux emplois créés pour les jeunes de 18 à 25 ans en téléphonant, du lundi au vendre- di, de 9h à I6h30, au 496-8787 a Montréal ou .m 1-888-533-8787, sans frais, à l'extérieur de Montréal.Tontes les offres reçues sont diffusées sur le reseau des Guichets Emploi des Centres de ressources humaines du Canada.Une sélection de ces offres d'emploi sera publiée gratuitement dans La Presse pour toute la durée de cette semaine.Des offres d'emplois disponibles pour jeunes de 18-25 ans ont déjà été publies dans La Presse d'hier, en page C9.Cela continue, aujourd'hui, en page F5, et se poursuivra de lundi a vendredi prochain également.Cette initiative vise a permettre au plus grand nombre de jeunes de se trouver du travail et aux employeurs d'avoir une brochette de bons candidats.Les employeurs d'aujourd'hui et de demain doivent faire preuve d'audace.S'ils doivent maintenir un bon équilibre entre jeunesse et expérience, s'ils doivent avoir a leur emploi des personnes loyales qui leur offrent de bons et loyaux services pour assurer le bon fonctionnement de l'entreprise, ils doivent aussi faire confiance aux jeunes pour le développement de celle-ci.Celle pensée dynamisante du philosophe allemand Goethe est on ne peut plus appro- piiee dans ic- viicîic de cciic l'j'u.iiiui'i Emploi 18-25 : « Quoi que tu rêves d'entreprendre, commence-le.L'audace .t du génie, du pouvoir, de la magie ».Claude masson Éditeur adjoint Les évêques et les soeurs ^\u2022Mf*\" g un des aspects les plus trou-* blants de l'affaire des orphelins de Duplessis est le silence assourdissant de l'épiscopat.Tout j indique que la hiérarchie catho-JLmJ lique se soil laissé intimider par le battage médiatique dont ont bénéficié les orphelins.Jamais les évêques n'ont pris publiquement la défense des communautés religieuses féminines, qui ont été accusées des pires choses et qui ont clairement servi de houes émissaires à des misères dont d'autres qu'elles étaient responsables.puisqu'elles furent les seules, avec les humbles frères de l'ancien temps, à s'être occupé de ces entants dont personne ne voulait.Il y a quelque temps, Mgr Coulure de Québec et Mgr Fortin de Sherbrooke ont accepté de rencontrer les porte-parole des orphelins et les avocats de ces derniers, ce qui étail déjà l'amorce d'un aveu de culpabilité.Mgr Turcotte, de Montréal, s'y est refusé, mais il n'est jamais intervenu publiquement dans le débat, bien que ce débat dure depuis plus de cinq ans et que l'archevêque de Montréal soit une personnalité médiatique particulièrement active et efficace.Mgr Coulure, selon certaines sources, aurait « suggéré » aux soeurs de la Charité de Québec, qui sont dans son diocèse, de négocier un règlement à l'amiable avec'lcs orphelins et le ministère de la Justice.C'était implicitement admettre leur culpabilité.Mgr Couture, faut-.il le dire, n'en est pas a son premier flirt avec la démagogie.C'est lui qui reprochait à Lucien Bouchard, l'an dernier, de garder sa « pension » du fédéral \u2014 une pension à laquelle M.Bouchard avait parfaitement droit, qu'il avait durement gagnée, et qui ne constituait qu'une fraction de ce qu'il gagnerait en six mois s'il était retourné à la pratique privée du droit.( Le premier ministre, saisi par l'attaque, a tout de suite obtempéré.Les hommes ont encore l'habitude, au Québec, d'obéir aux évêques.Les femmes sont plus sceptiques, et pour cause.) L'affaire est particulièrement surréaliste, quand on sait que ce sont des femmes qui sont visées, alors que les responsables des problèmes dont ont souffert les orphelins de Duplessis étaient tous des hommes : ceux qui ont abandonné les femmes enceintes qu'ils avaient engrossées ; les autorités politiques et médicales île l'époque ( tous des hommes sans exception ), et enfin et surtout, les évêques qui exerçaient un monopole absolu sur la pensée sociale et la morale publique.Qui donc avait décrété que l'amour extra-conjugal était un péché capital ?Que les « enfants de l'amour » étaient le fruit du péché ?Que l'État n'avait rien à faire dans l'éducation ?Qui donc interdisait la contraception aux femmes, même à celles qui avaient déjà dix enfants, même à celles qui n'avaienl pas les moyens de les nourrir?À l'époque, l'épiscopat québécois allait encore plus loin que le Vatican dans la voie de l'interdit.Qui a force les soeurs de la Providence \u2014 qui, comme toutes les religieuses, n'obéissaient qu'à la hiérarchie catholique\u2014 à transformer leur institut médico-pédagogique en « asile », afin de recevoir les subventions fédérales destinées à la santé?Le cardinal Léger.Si jamais quelqu'un devait faire des excuses aux orphelins, c'est précisément l'épiscopat.au nom de ses prédécesseurs et plus particulièrement du cardinal Paul-Émile Léger.Cela dit, je ne souhaite pas qu'il y ail.d'où que ce soil, des excuses publiques ni des compensations financières, pour la simple raison que je n'adhère pas à la philosophie Lysiane GAGNQN de la « responsabilité collective », aussi populaire soit-elle au Canada anglais depuis la navrante affaire de l'orphelinat du Mount Cashell.Les évêques actuels ne représentent pas plus le cardinal Léger que Lucien Bouchard ne représente Maurice Duplessis ou que les médecins d'aujourd'hui ne représentent les pionniers de la psychiatrie.Quand le gouvernement Mulroney s'est excusé au nom de son prédécesseur pour l'internement ( par ailleurs tragique et déplorable ) des Japonais pendant la guerre, il a fait une énorme erreur, on le voit aujourd'hui.Il ouvrait la porte à toutes les Pn\\/ Pnnnnnu> /I.» I ¦» ^-\u2022^ \u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022\u2022 % \u2022 ^ \u2022 % %# 9 \u2022%*#»\u2022\u2022 » \u2022 I \u2022 % » « v $ » \u2022 v g .\u2022 Saskatchewan, ne pourraient pas envisager sans faire rire d'eux sur la place publique.Dans le scénario, probable, de l'élection d'un nombre suffisant de néo-démocrates pour que la formation reprenne du poil de la bête dans le prochain Parlement, l'absence de renouveau du NPD n'aura rien pour rehausser la pertinence de sa contribution.D'ici là, la pensée magique qui inspire son programme menace de lui jouer un mauvais tour.En n'avançant pas de solutions de rechange crédibles aux politiques des libéraux, la formation prend le risque de rendre ses adversaires plus crédibles à ses propres dépens.Sur la question Québec-Canada, le NPD a moins d'idées à offrir qu'un club de Chevaliers de Colomb.Ainsi, la formation de Mme McDonough se perd encore en recherches pour découvrir des tenants québécois de la social-démocratie.Lucien Bouchard a beau gouverner comme Roy Romanow, négocier des consensus dont Bob Rae aurait rêve, signer des ententes avec Ottawa comme Glen Clark, le NPD lance son programme au Québec comme une bouteille à la mer.Les néo-démocrates se désespèrent à voix haute de la brisure entre la gauche québécoise et celle du reste du Canada et l'attribuent, à juste titre, à la question nationale; mais ils préfèrent ne pas noter que, depuis trois ans et demi, le Bloc québécois a repris presque toutes ses causes traditionnelles aux Communes.La formation de Mme McDonough parle de l'urgence d'ouvrir un dialogue sur l'avenir du Canada avec tout ce que le Québec compte de syndicats, de groupes anti-pauvreté et de mouvements féministes, mais refuse de se pencher sur la question, délicate mais évidente, d'éventuelles relations avec sa consoeur souverainiste fédérale.Mais le plus curieux, c'est quand même que le Nouveau Parti démocratique se présente aux électeurs, en 1997, comme le Bloc aux Québécois, en 1993, c'est-à-dire comme une formation qui n'aspire pas au pouvoir mais à qui sa mission conférerait d'emblée un rôle essentiel au Parlement fédéral.11 faut croire que la vocation de chien de garde politique a de l'avenir au Canada pour qu'une formation aussi enracinée dans le paysage que le NPD s'offre à son tour pour jouer ce rôle aux électeurs du reste du pays.Année d'un programme aussi faible, la formation île Mme McDonough promet d'être un cerbère qui aboie beaucoup mais qui ne mord pas du tout.1 Lucien Bouchard Pourquoi avoir ciblé Bosco ville?LAURIER BOUCHER L'auteur est travailleur social.La décision des Centres jeunesse de Montréal de fermer Boscoville dans le cadre d'une réorganisation de services qui met de l'avant le « virage milieu » a fait couler beaucoup d'encre et de salive, et a donné lieu à plusieurs commentaires dont certains ne brillaient pas par leur sens de la nuance.Des commentaires qui démontraient bien souvent une profonde incompréhension de la question el des enjeux en cause.l'iî I r 1 \\ i i I I .\u2022 i\\ iiw I.» - i ¦ .i » .> i i .*-J.» 1 ¦% f\\v\\t «»/-« ItUlUIIIV KDIU IV VIXIIIIIIIIV V \u2022 v I Cl ^/M'IVVIIUII de la jeunesse et des services aux jeunes pendant près de vingt ans.À ce titre je me permets de faire entendre ma voix.Il fut un temps au Québec où le traitement des jeunes qu'on appelait a celle époque « des jeunes mésadaptés socio-affectifs » se faisait surtout dans le cadre d'un retrait du milieu familial et d'un placement en milieu institutionnel.Au tout début, ces « centres d'accueil » offraient des programmes de réadaptai ion d'inégale valeur, et cela était dû en grande partie au manque de formation des éducateurs et éducatrices qui étaient en relation constante avec ces jeunes dans le milieu institutionnel.Avec le temps, on a beaucoup amélioré la formation des éducateurs et éducatrices, et on a commencé à mettre de l'avant des méthodes d'intervention et de traitement très innovatrices et créatrices, ce qui a contribué à redorer le blason de la réadaptation en milieu institutionnel.C'est dans celle foulée qu'est né Boscoville.(.) La renommée de Boscoville est devenue ici le que des gens venaient d'un peu partout y observer de plus près le modèle d'intervention qu'on y avait instauré et l'organisation de ce Centre, révolutionnaire à plus d'un point de vue.(.) Un des défauts que l'on pouvait reprocher à l'approche institutionnelle, à cette époque, était le suivant : autant on mettait d'effort à rejoindre le jeune el à le rééduquer, autant on laissait souvent dans l'ombre \u2014et l'expression esl faible\u2014 les premiers responsables de ces jeunes, soit les parents.Comme certains l'ont dit de cette époque, on sortait le jeune de son milieu « pour le rafistoler », et on le retournait après un certain temps \u2014 parfois assez long, car c'était aussi l'époque des placements et des ordonnances sans limite de lemps \u2014 dans son milieu naturel, chez ses parents.Évidemment, si le milieu était beaucoup carence et qu'on n'avait rien fait pour l'améliorer, il s'en suivait souvent que le fonctionnement du jeune, améliore « en vase clos », ne pouvait plus résister aux pressions du milieu ouvert.Graduellement, on s'est rendu compte qu'il y avait peut-être des façons autres d'atteindre le même but, soit de traiter ces jeunes mésadaptés socio-affectifs.On s'est rendu compte de l'importance du milieu, île l'importance des parents, de l'importance d'aider aussi ces derniers.Au niveau social, d'autres valeurs avaient commence à émerger, souvent ancrées dans la reconnaissance îles dmits de l'enfant, dont le droit de vivre dans sa famille, parmi les siens, ou dans un milieu qui y ressemblait le plus possible.C'est en grande partie la Loi sur la protection de la jeunesse, votée en 1977 et mise en place à compter de janvier lt>7(>, qui a commencé a disséminer ces valeurs de la société.Et non pas pour condamner le recours au placement en Centre d'accueil, mais plutôt pour y faire contrepoids en faisant valoir la nécessite d'apporter aide et support aux parents.île ne recourir au retrait de reniant île son milieu que quand cela étail nécessaire, el de privilégier d'une certaine façon le recours i des mesures moins lourdes et aussi moins coûteuses, lis orientations contenues dans la loi ont par la suite ele reprises et réaffirmées dans un grand nombre tics études et des rapports publiés au début des années 90.notamment le Rapport Bouchard «< Lin Québec fou de ses cillants »» dont on a dit qu'il s'agissait ni plus ni moins que d'un « projet de société pour le Québec ».On le voit, le fameux « virage milieu » que les Centres jeunesse de Montréal invoquent pour justifier leur décision de fermer Boscoville, el que certains journalistes ont presque décrit comme la treizième des plaies d'Egypte a nous tomber dessus, ne daie pas d'hier.Je le fais remonter à la mise en application de la Loi sur la protection de la jeunesse, il y a près de vingt ans.(.) Donc, ce virage n'est pas nouveau.Mais il faut bien le comprendre et ne pas en dénaturer la finalité.Le « virage milieu » part d'abord du principe simple et, à mon avis, assez irréfutable qu'en général, il vaut mieux laisser un enfant dans son milieu, quille à porter assistance a ce milieu, plutôt que de l'en extraire pour le placer ailleurs; il part aussi du principe que les parents sont les premiers responsables du bien-être de leurs enfants, et que le rôle de l'État et des services qu'il met en place n'est pas de se substituer aux parents, mais de renforcer leur capacité de s'acquitter au mieux de leur tâche.Il est bien certain par ailleurs que cela ne veut pas dire et n'a jamais voulu dire qu'il fallait laisser les enfants dans leur milieu naturel à tout prix, surtout quand ce milieu est très malsain et même dangereux pour eux ! Les Centres jeunesse de Montréal font-ils la bonne chose en fermant Boscoville ?Je ne puis dire ni oui ni non à cette question.Je n'ignore pas la portée des déchirantes décisions que les dirigeants de cet établissement ont à prendre pour non seulement continuer à donner des services de qualité, mais pour les améliorer malgré rétau des restrictions budgétaires qui se resserre sans cesse sur eux.Je dois présumer qu'ils ont passé en revue toutes les alternatives possibles avant d'en arriver à cette décision.Par ailleurs, je trouve étrange qu'ils invoquent tout à coup le « virage milieu » pour justifier leur décision, alors que, dans le réseau, on reproche depuis longtemps à cet établissement d'avoir trop longtemps continue à utiliser le placement.Pourquoi alors n'avoir pas pris ce virage plus tôt, car on en parle depuis au moins vingt ans ?Serait-ce que la réalité budgétaire à laquelle ils font face mai mena tu n'était pas assez forte pour les y forcer ?N'est-ce pas dommage que ce soit seulement quand on y est force financièrement qu'on se décide enfui à prendre les virages qu'on aurait dû amorcer plus tôt.Cela tic contribue certes pas à donner bonne presse à ces virages, qu'ils soient Bref, on assiste à une polarisation entre les pro-Harris et les anti-Harris.Une situation qui porte aux affrontements, plus .fréquents en Ontario que durant les 25 dernières années.Mme Armstrong rappelle enfin les causes d'inquiétude ou de mécontentement de l'électoral : la profondeur et la rapidité des changements ainsi que le manque de cousu I ta t ion.« Même quand on est d'accord, on trouve que ça va trop vite et on déplore le manque de consultation, comme dans la fusion des six villes de la communauté urbaine de Toronto.» Sauvé par les sous On dit souvent que les gouvernements doivent porter les coups les plus douloureux en début de mandat et les chantres du néolibéraltsme ajoutent qu'il faut frapper vite et dur.Après avoir frappé sans relâche depuis deux ans, le gouvernement Harris pourrait laisser respirer ses électeurs durant la deuxième moitié de mandat.Surtout, il pourrait les laisser jouir en paix de sa baisse de 30 % de l'impôt sur le revenu des particuliers.Comme pour Ottawa, la reprise économique pourrait justement Après avoir frappé sans relâche depuis deux ans, le gouvernement Harris pourrait laisser respirer ses électeurs durant la deuxième moitié de mandat.Comme pour Ottawa, la reprise économique pourrait justement fournir au gouvernement Harris les moyens de dorer la pilule, souvent amère, de la refonte de la manière de gouverner.fournir au gouvernement Harris les moyens de dorer la pilule, souvent amere, de la refonte de la manière de gouverner.Daniel Schwanen, analyste à l'Institut CD.Howe de Toronto, estime que les nouvelles économiques sont favorables au gouvernement Harris.« Presque tous les indicateurs, des exportations au marché immobilier, indiquent une assez bonne productivité économique.Même si pour l'emploi, on est loin du compte \u2014le gouvernement Harris a promis 750 000 nouveaux emplois durant son mandat \u2014 les statistiques de mars indiquent une chute du chômage, surtout à Toronto, aussi témoin d'une forte reprise immobilière.» Une lorte activité économique entraîne une abondante rentrée de fonds pour le Trésor public.Déjà le premier ministre Harris et son ministre des Finances Eves ont commencé à préparer le terrain pour les bonnes nouvelles du budget de mai.La bonne rentrée de fonds per-mettra surtout au gouvervenemcnl Harris de continuer ses réductions d'impôt sur le revenu des particuliers, les derniers 15 % devant être accordés en juillet 96 et janvier 97, sans compromettre la lutte au déli-cit.M.Harris pourra alors même se vanter de tout avoir prévu : « Je vous l'avais bien dit que les baisses d'impôt stimulaient l'économie et se finançaient par elle-mêmes.C'est loin d'être assuré, mais qui, sauf mon collègue André Pratte l'a ut eu r du Syndrome de Pinocchio, m préoccupe de vérité en temps d'élections ?Mike Harris : le non-instruit du club de l'unité canadienne La rentrée politique de Brian Mulroney, lundi au Canadian Club de Toronto, a permis au Ganada anglais de nous fournir une réponse et de poser une série de questions.Apres les excuses du fédéral flans l'affaire Airbus, le magazine Maclean's titrait : La revanche de Mulroney, Apres son discours de lundi au Canadian Club, on parlait d'un début de réhabilitation.Pétulant deux jours, les commentateurs du Canada anglais ont i irlé de Mulroney pour dire deux liioses : on n'aimait toujours pas le messager ( les trois quarts de l'éditorial du Toronto Star ), mais on émit entièrement d'accord avec son message ( le dernier quart de l'édito- I !.ll ).( est le chroniqueur du Toronto Sun.moins poli que ses collègues, qui est aiie «m fond de l'affaire.Dans s.» chronique Rappelez-vous pourquoi nens (nv>/\\ haï Mulroney, Robert Fife se dit d'accord avec toul ce que Mulroney reproche a lean ( hrétien.puis rappelle que s'il de- meure « le premier ministre le plus détesté de l'histoire canadienne »», c'est qu'il a accueilli des séparatistes dans son cabinet et qu'il a donné naissance a Bouchard « le traitre charismatique » qui dirige le Québec .Enfin une réponse claire sur les motifs de la haine viscérale portée à Mulroney.Huguenot ou non-instruit Les questions soulevées portaient, elles, sur Mike Harris, dont l'absence au Canadian Club fut d'autant plus remarquée que trois anciens premiers ministres de l'Ontario ( Davis.Peterson et Rae ) entouraient M.Mulroney a la table d'honneur.( ommentateurs et analystes n'arrivent pas a s.iisir sa démarche sur le bout de l'unité nationale.On le traite de huguenot, de non-initié ou encore de Doctor Jekyll et Mister Hyde.Trois jours après le référendum québécois de 95, dans une rencontre secrète a Toronto, il refusait l'invitation de Jean Chrétien de coincer Lucien Bouchard avec «< la société distincte ».On lui a reproché son manque de collaboration.A New York l'année dernière, il avait situé à près de 0 % les chances que l'indépendance du Québec se lasse un jour.On l'a alors accuse de n'avoir rien compris au dernier référendum.Le mois dernier en Colombie-Brintannique, il a dit que la société distincte était une vieille expression d'une politique démodée.Preston Manning et Bernard Landry ont applaudi tandis que Jean Charcst et Daniel Johnson s'arrachaient les cheveux.H visite Jean Charest et lait du ski avec lui.Il s'est lié d'amile avec Lucien Bouchard, qu'il a visite .t Québec et qu'il a reçu a Toronto.Preston Manning assistait jeudi a son dincr-bénéfice a Ottawa.Certains évoquent son manque d'intérêt et de temps pour la question île l'unité nationale, avec en conséquence beaucoup d'improvisation dans ses remarques sur la question.Un courriériste de Queen's Park évoquait l'image du gentil docteur Jekyll, quaud il est au Québec ou avec des Québécois, et du terrible M.Hyde, quand il est loin de ses voisins, en ajoutant ne pas savoir lequel était le vrai Marris.Un de ses conseillers nous disait que les gens de Harris sont traités comme les huguenots ( en France, nom donne aux calvinistes par les catholiques ) de l'unité nationale.Jeffrey Simpson, chroniqueur au Globe, exprimait bien, mercredi, le mépris de l'intelligent«sia canadienne pour le non-instruit de North Bay, dans sa chronique intitulée Harris avance a tâtons le ton$ de l'itinéraire sécessionniste de Bouchard, Lu plus de fustiger Mike Harris pour ses relations amicales avec l'ennemi séparatiste, le chronl queur souligne sa méconnaissance du dossier de l'unité.Il cite un ancien premier ministre et un homme d'affaires stupéfaits de son manque d'engagement pour l'unité et de sa naïveté à L'endroit de Bouchard.Il existe au Canada un club de l'unité canadienne, qui a développe ses experts, son vocabulaire, ses règles et ses sous-entendus.Et manifestement, Mike Harris ne semble aucunement intéressé à s'initier aux secrets du club.Quand on lui parle d'unité nationale, il répond que les Québécois, comme tous les «nitrès Canadiens, veulent des jobs et de la prospérité.Quand on lui reproche son manque d'engagement sur le front constitutionnel, il répond: « Qu'ont accompli nos élites, depuis 25 ans, pour stopper le séparatisme?ils ont failli lamentablement et nous n'avons aucune leçon à recevoir d'eux.» C e qui ne nous dit pas ce que mijote le notable de North Bay poui i.i province-soeur, comme il se plaît à nommer le Québec. LA PRI-SSI-.MONTREAL SAMEDI 19 AVRI1 1997 Plus i * i' V : ' \u2022 ^v> \u2022 , S Autour d'une table au lycée de la ville, les 23 membres du Comité de salut public tiennent leur réunion quotidienne dans un atmosphère de fébrilité.Ils se savent très bien entourés.Presque tous leurs concitoyens possèdent des armes, allant de grenades jusqu'aux kalachnikovs omniprésentes.Le résultat de cinq de vol institutionna X ¦'.V ! OiJlC 1 FRED A.REED collaboration spéciale.Ti RA N A L'auteur rentre d'Albanie.Il connaît bien les Balkans.L'automne dernier, il a publié Slonica Terminus, Travels into the Balkan Nightmare chez Talonbooks.La catastrophe qui s'abat sur le pays le plus démuni de l'ancien bloc communiste n'est pas tombée du ciel.Elle est, selon l'écrasante majorité ties témoignages que nous avons recueillis, la conséquence de cinq ans de vol institutionnalisé au sommet même de l'Étal.Bien entendu, tous les Albanais ne voient pas ce qu'ils appellent pudiquement « la situation »> du même oeil.Ce que certains décrivent comme une « insurrection populaire >» est perçu par d'autres comme une tentative de déstabilisation d'un régime trop indépendant à l'égard de ses maîtres.D'autres, médusés par les chiffres mirobolants produits par le régime et ses défenseurs au sein des agences internationales, ont voulu croire aux chimères.L'Albanie, bon élevé du FMI, n'affichait-elle pas le taux de croissance le plus élevé de l'Europe de l'Est ?N'avait-elle pas applique les plans d'ajustement structurel avec éclat ?A Tirana, le Parti démocratique au pouvoir, dirigé par le président Sali Berisha, se défend âprement.Depuis l'éclatement de la crise, il agite l'épouvantai! d'un complot étranger tramé quelque part entre Washington, son al-I i e i n d e I cet i b1e d'autrefois, et Athènes.Appuyé par des organisations extrémistes grecques, ce plan ne viserait pas moins que l'annexion de cette partie méridionale de longtemps convoitée par la Grèce.Au début des troubles, fait-on v.iloir à titre de preuve, le sous-mi-nistre grec des Affaires étrangères, M.Yannos Kranidiotis* n'avait-il j.,.visité la ville de Gjirokasira sans en avertir Tirana ?La mise en exécution du plan nomme « Lotus >» serait accompagne d'un véritable coup d'Étal fomente par d'anciens agents de la de la bulle spéculative fut la goutte qui fit déborder le vase, transformant des investisseurs béats en insurgés, voire en rebelles.l'Albanie Sigurimi, la police secrète de l'ancien régime, de mèche avec le Parti socialiste, héritier du parti unique de feu le dictateur Enver Hoxha.Révélé en chambre par le chel de la police secrète actuelle ( SHIK ), M.Bashkim Ga/idede, l'argument fut aussitôt repris par les alliés du pouvoir, y compris les « radicaux » du mouvement «les Albanais au Kosovo et en Macédoine voisins, et répercuté par la télévision de l'État, sous le contrôle du président.La goutte pyramidale L'hypothèse d'un complot aussi sophistique résiste, cependant, mal au contact de la dure réalité albanaise.CI le escamote surtout l'affaire désormais notoire des « pyramides >», ces fondations spéculatives, Sude, Xhaféri, Gjalica, Vefa-spécu-latives, qui ont englouti les épargnes de 80 '!» des loyers, pour un total de plus d'un milliard de dollars.C'est grâce a l'essor factice des « pyramides » que la croissance albanaise a eié la plus forte de l'Europe en 1996.L'éclatement de la bulle spéculative, en décembre 1996, fut la goutte qui fit déborder le vase, transformant des investisseurs beats et heureux de taux intérêt mensuels pouvant atteindre les 50 A» en insurges, voire en rebelles.Les « pyramides » ont pris leur envol après les élections frauduleuses du 26 mai.Elles avaient trois fonctions : 1 ) blanchir l'argent sale de la mafia sicilienne et de certains pays islamiques, notamment le Koweït et l'Arabie Saoudite, afin de financer les activités illégales comme la vente d'armes au Rwanda et en Afghanistan ; 2 ) siphonner des londs accumules dans le trafic de pétrole et d'armes pendant la guerre de Bosnie dans les caisses occultes du président et de ses amis ; } ) mettre la main sur l'épargne des Albanais, renfloué a 98 % par les remises des travailleurs émigrés.Mis au courant sur le tard du danger que les pyramides faisaient peser sur son régime, le président Be-risha chercha a limiter les dégâts, en faisant emprisonner quelques responsables.Rien n'y fit.La promessr.non tenue certes, de rcmhoursci des le S lévrier, dé- clencha des manifestations dans plusieurs villes du sud, plus touchées parce que, toute proportion gardée, plus « prospères.» C'est à Vlora, ville côtière à 150 kilomètres au sud de Tirana, où les manifestations s'embrasèrent avant de se transformer en l'insurrection qui ébranlera le régime de M.Berisha, mènera à la dissolution de l'État albanais et secouera à nouveau les Balkans.La déroute albanaise Ainsi naissait un foyer d'instabilité que les puissances européennes, dont l'Italie, profondément impliquées dans la survie du régime albanais, se dépêcheront de maîtriser.Le prétexte : protéger la distribution de vivres à la population si ce n'est pas le régime du président lui-même.De toutes les villes de l'Albanie, Vlora peut se vanter d'une véritable tradition communarde.C'est ici où le drapeau albanais a été hissé pour la première lois en 1912.Aujourd'hui, elle se trouve entièrement aux mains des insurgés.Ceux-ci se sont procurés des armes quand l'armée s'est effondrée en l'espace de quelques jours, abandonnant casernes, uniformes, munitions et même armes chimiques.Après des batailles rangées contre les agents du SHIK, les insurgés ont incendié les locaux et ravagé le siège social de la Gjalica, fondation « pyramide » italo-albanaise basée à Vlora.Mais loin d'être livrée à l'anarchie, la ville a été rapidement prise en main par un Comité de salut public reconnu par les citoyens comme leur seul représentant.Aujourd'hui Vlora vit au rythme trépidant de la démocratie directe.Autour d'une table au lycée de la ville, les 23 membres du comité tiennent leur reunion quotidienne dans un atmosphère de fébrilité.Un seul téléphone relie le local au monde extérieur.Les membres du comité, dont cinq femmes, se savent très bien entourés.Presque tous leurs concitoyens possèdent des armes, allant de grenades jusqu'aux kalachnikovs omniprésentes.Propulsé à la tète du comité.Albert Shyti, un jeune homme d'affaires au sourire brillant, n'en revient toujours pas d'être là.« J'avais déposé de l'argent auprès île la Gjalica comme tout le monde »».raconte-t-il dans un excellent grec appris pendant quatre ans d'émigration à Athènes.« Quand j'ai entendu qu'elle refusait de nous rembourser, je suis rentré chez moi, fin janvier.» «< Le 4 février, le président Berisha a avoué ne pas pouvoir nous faire remettre notre argent.Les gens avaient tout perdu, ils étaient furieux.Moi, je suis aile à la tele locale pour dire la vérité.Je savais qu'on s'est fait voler.J'ai alors déclaré que celui qui devait porter le blâme, c'était Berisha lui-même.» Qui sont les insurgés ?Devant les accusations voulant que les meneurs de l'insurrection soient ties anciens communistes et «les mafieux, M.Shyti s'esclaffe : « Moi, communiste ?Mais voyons, je n'ai que 26 ans ! Nous sommes là parce qu'il y a eu une fraude énorme.Celui qui a fait monter les pyramides, c'est Berisha.Pendant cinq ans.il n'a fait aucun effort pour faire travailler le m«»odi« < 'est lui, le inafioso.>?\u2022 À Tirana M.Arben Puto* fondateur en 1990 du Forum pour les droits humains, est catégorique quanl aux origines île la crise dont Pour M.Arben Puto, fondateur en 1990 du Forum pour les droits humains, la crise est d'abord politique, mais aussi économique et sociale.« Nous avons eu une croissance bidon.Peut-on parler d'une vraie économie fondée uniquement sur l'épargne, une économie où les gens ne travaillent pas?les « pyramides » n'en étaient que le détonateur.« Certains disent que le peuple est arrière, malade, paranoïaque, qu'il a voulu s'enrichir en 24 heures.Mais où était le gouvernement pour prévenir?La crise a surtout démontré que ces gens là sont des assoiffés de pouvoir, incapables de gérer les allaires d'État.>?Il ajoute, l'oeil brillant, que Berisha n'aurait jamais pu aller si loin sans le soutien des étrangers.«« Les Américains, dit-il, l'ont mis en place, et quand ils commençaient a avoir des réserves a son sujet, les Européens ont pris la relève.Mais voilà que notre président, lui, secrétaire du Parti communiste pendant 25 ans, jouait avec succès la carte anticommuniste.»» Pour M.Puto.la crise est d'abord politique, mais aussi économique et sociale.« Nous avons eu une croissance bidon.Peut-on parler d'une vraie économie fondée uniquement sur l'épargne, une économie où les gens ne travaillent pas ?11 y a des forces occultes qui sèment le desordre al in de perpétuer l'état d'urgence.«< Leur but serait île reporter les élections fixées pour le 2l> juin aux calendes grecques »», explique-t-il, laissant entendre que ce serait le président hh-mème qui manipule les bandes d'inconnus.« Écoutez, ce régime n'a pas créé un seul emploi.Ht maintenant, tout a ete détruit pour une deuxième lois.Ce que nous vivons n'est pas moins qu'une révolution contre le mauvais gouvernement, contre un régime qui n'a pas voulu entendre raison.Comme dit la Déclaration universelle, un peuple mal gouverné a le droit de se soulever.Piie.c'est le président lui-même qui a intérêt a présenter l'Albanie v » \u2022 111111 «.iii.Pot ?» 11 » \u2022 v - « ' ) ' 1 »»\"\u2022 |il\"v.iuilliV.l V.IV-*.lions fédérales : voter pour le Nouveau Parti démocratique, a affirmé hier le chef de la formation, Alexa McDonough.Selon elle, puisque le Bloc québécois se situe dans la mouvance du Parti québécois et que le PQ et son chef, Lucien Bouchard, appliquent maintenant des politiques de droite, la seule voie progressiste se trouve du côté des néo-démocrates.Ceux-ci n'ont obtenu que 1,6 % des suffrages au Québec aux élections de 1993, et ne semblent pas en voie de faire mieux cette année.Ce qui ne semble pas décourager Mme McDonough, laquelle était venue présenter le programme de son parti dans la métropole, où elle ne fera que quelques apparitions durant la campagne électorale.« Les souverainistes prétendent être des socio-démocrates dans un sens, mais chaque jour c'est plus clair : les programmes qu'ont suivis les gouvernements de Jean Chrétien et de Lucien Bouchard sont vraiment les mêmes : ce sont les moyens de se lancer dans une campagne de publicité à grand déploiement, on veut encore là viser des personnalités du monde politique ou financier et entretenir avec eux des « rapports suivis et personnalisés ».Les États-Unis, la France, le Royaume-Uni, l'Allemagne et le Japon feront l'objet d'un effort particulier en ce sens.Scandaleux, dit l'opposition La critique de l'opposition, Fati-ma Houda-Pépin, trouve tout simplement « scandaleux » que le ministère des Affaires internationales utilise des fonds publics pour faire la promotion de la souveraineté.« Politiser a ce point les relations internationales, c'est extrêmement dangereux.Je n'ai jamais vu un document aussi partisan émaner de ce ministère », conclut-elle.Pour sa part, le ministre Sylvain Simard a préféré ne pas faire de commentaires sur îles informations « qui pourraient porter préjudice aux relations que le gouvernement québécois entretient avec les autres gouvernements », a lait savoir son attaché de presse, Daniel Amar.EN BREF La météo : un bien public ¦ Environnement Canada n'a aucunement l'intention de privatiser son service météorologique, dit un responsable haut place au ministère.Le directeur général de la politique, David Grimes, a démenti la nouvelle selon laquelle une élude prévue à l'automne considérerait la privatisation comme une façon d'offrir des services plus adéquats.« Le but de cette étude n'est pas de privatiser le service météorologique », a déclaré hier M.Grimes à Ottawa.Clark optimiste ¦ Les conservateurs, actuellement détenteurs d'à peine deux sièges aux Communes, y compteront entre 60 et 70 représentants a l'issue des prochaines élections, a prédit l'ex-premier ministre Joe Clark, hier à Whitehorse.« Nous aurons à nous battre, mais je crois que nous avons une chance de remporter un grand nombre de sièges », a-t-il déclaré.Par ailleurs, le prochain gouvernement fédéral devra enchâsser le statut distinct du Québec ainsi que l'autonomie des nations autochtones du pays au sein de la constitution, a estimé M.Clark.PHOTO PASCALE SIMARD.Là Presse Alexa McDonough, leader du Nouveau Parti démocratique, était de passage hier à Montréal.Patrick MacAdam programmes des grandes corporations, les programmes pour les riches, les privilégiés, les grandes entreprises.Où est la différence entre les deux?» demande Mme McDonough.La formation a adopté, la semaine dernière à son congrès de Rcgi-na, un document intitulé « Un ca- dre pour l'avenir du Canada ».Officiellement, les néo-démocrates visent un maximum de sièges à l'issue des prochaines élections.En pratique, ils veulent avant tout reconquérir leur statut de parti officiellement reconnu aux Communes, ce qui signifie au moins 12 députés.¦ Reconnu coupable d'évasion fiscale, jeudi, Patrick MacAdam, ancien bras droit de l'ex-premier ministre Brian Mulroney, a fait savoir hier qu'il en avait appelé de ce verdict.Proche conseiller politique de M.Mulroney, M.MacAdam, âgé de 62 ans, a été reconnu coupable de ne pas avoir versé 300 000 S en taxes et impôts.Il a été reconnu coupable d'avoir omis de payer la TPS sur des ventes de 250 000 S et de n'avoir pas payé d'impôt sur des revenus personnels de 668 575 S.:.Commissions scolaires : dissidence chez les libéraux ?Sheila Finestone et Clijford Lincoln ne savent pas s'ils appuieront la résolution CILLES GAUTHIER au bureau de La Presse, OTTAWA Les députés libéraux fédéraux du Québec Sheila Finestone et Clifford Lincoln ne savent pas encore s'ils appuieront la résolution sur les commissions scolaires linguistiques, qui est demeurée hier dans les uroirs du ministre des Alfaires intergouvemementales, Stéphane Dion, a Ottawa.Contrairement «î ce qui était prévu, la requête du gouvernement Bouchard n'a pas été déposée aux Communes et il est peu probable qu'elle soit entérinée par le Parlement fédéral avant les élections, qui seront vraisemblablement déclenchées dans une semaine.S'il y avait appel au peuple au cours du week-end prochain, il ne resterait plus que cinq jours de session.Or le gouvernement a annon- ii- lll.T flll'il M.' (jclWiVI.T.l MIS !:» T''- solution avant mardi au plus tôt et il .i été convenu de tenir des audiences publiques a son sujet pendant deux jours devant un comité mixte de la Chambre et du Sénat, qui devra également approuver le texte par la suite.« S'il y a des élections, c'est certain qu'on n'aura pas le temps de terminer », a déclaré M.Dion.Mme Finestone et un porte-parole de M.Lincoln ont déclaré hier a La Presse qu'ils attendront la fin des audiences publiques avant de se prononcer.La députée de Mont-Royal a précisé que le compromis qui a été présenté à Québec par le député anglophone Thomas Mul-cair et qui a permis un vote unanime à l'Assemblée nationale lui semble « insuffisant ».Elle exige explications et assurances sur ce point et plusieurs autres et elle a fait part, précise-t-elle, de ses réticences au ministre Dion.Elle entend poursuivre ses consultations, entre autres auprès de l'ex-ministre Claude Ryan, qui avait présenté le projet de loi 107.\" M.Dion fera preuve d'ouvert :: re d'esprit s'il respecte les droits des personnes impliquées, suit la minorité anglophone du Québec et les élus », a déclaré la députée Finestone.Elle craint notamment une r « marginalisation des commissions scolaires anglophones » et veut obtenir des garanties que les anglophones garderont le contrôle de leurs écoles, que ces dernières seront administrées par des personnes élues et que leur financement public sera maintenu.Elle se dit en faveur des commissions scolaires linguistiques, mais veut s'assurer que leur instauration ne se traduira pas par la perte de droits et que les membres de la minorité demeureront « des citoyens à part entière ».L'adjoint parlementaire de M.Lincoln, Francis Scarpaleggia, a expliqué pour sa part que le député de Lachine\u2014Lac-Saint-Louis se fera une opinion après les audiences publiques et après avoir consulté « les intervenants de la communauté anglophone et les citoyens, tant francophones qu'anglophones, de son comté ».M.Lincoln avait démissionné de l'Assemblée nationale en dénonçant avec nassion l«* viol des droits des anglophones par le gouvernement libéral dont il faisait partie.M.Dion a expliqué hier au Bloc québécois et plus tard à la presse que le délai s'expliquait par «< les échéanciers parlementaires, était donné qu'il y a plusieurs sujets à traiter ».Il invitait la presse a se renseigner auprès du leader du gouvernement en Chambre, Eierb Gray, responsable des ordres du jour.
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.