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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
Cahier A
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1997-03-07, Collections de BAnQ.

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[" I Le1 plus grand quotidien français d'Amcrique Montréal, vendredi 7 mars 1997 113e année No 135 60 pages, 4 cahiers Iles - de - la - madeleine 1 S FLORIDE 1/65 $ U.S.60?TAXES EN SUS VI Nikon LA HAI \u2022CHNOI -1010 1 « \t \t1 1 i i LL\t Sports Villeneuve \u2022 V vjuuu I V- I 1 IV aux essais libres page S3 Cyberpresse À Tremblant, on surfe aussi Daniel Johnson à La Presse m Demain dans Le monde et son économie: la quatrième d'une série de six mappemondes Un encart à conserver Pourra-t-il rééditer l'exploit de son père ?mi PHOTO ANDRE FORGET.i i Prusse Daniel Johnson DENIS LESSARD du bureau de La Presse, QUÉBEC Il était humilié par les caricaturistes.Les sondages sur sa popularité étaient dévastateurs, on grenouillait dans son parti et les candidats ne voulaient pas le voir dans leur comté.Mais à la surprise générale, Daniel Johnson a ravi le pouvoir au flamboyant Jean Lesage aux élections de 1966.À la veille d'un congrès déterminant pour le Parti libéral du Québec et peut-être pour son avenir, les 2400 militants réunis à Québec devant se piononcer sur la confiance qu'ils accordent à leur chef, Daniel Johnson fils a l'impression de livrer le même combat que son père.« À deux mois des élections, on complotait dans son dos pour le remplacer.Il était à 6 ou 7 % dans les sondages », évoquait-il cette se- maine dans une longue entrevue accordée à La Presse.« On n'y allait pas avec le dos de la cuiller a l'époque, on questionnait l'intégrité des gens, on les accusait de vol, c'était absolument écœurant! J'ai tout vu ça, ces affaires-là, quand j'étais adolescent », rappelle le fils, 30 ans plus tard, dans un moment plus intimiste de l'entretien.C'est ce qui fait encore courir le chef du PLQ.En dépit de l'adversité et des problèmes qu'il paraît éprouver dans l'opinion publique.Ces problèmes « font partie de la conjoncture quand on est chef de l'opposition, qu'on a perdu une élection.Mon père disait: 'cela fait partie de ce qui va m'arriver' », un rite de passage qui n'a jamais émoussé la détermination du chef unioniste.Le fils a une seule tristesse devant les critiques: « Mes proches sont touchés par ça, et surtout, me croient affecté.Or, cela fait partie du paysage quand on est dans l'opposition, il ne I faut pas que je le 'prenne personnel'.Ce n'est pas une raison pour lâcher.Je demeure convaincu que je peux contribuer à améliorer le sort de mes concitoyens », confie-t-il.M.Johnson résiste farouchement à la tentation de révéler la cible qu'il s'est fixée en ce qui concerne les appuis.« Je n'ai pas à faire état de chiffres », répond-il.Un vice-président du PLQ, Robert Dobie, a soutenu cette semaine que M.Johnson obtiendrait davantage d'appuis que les 76,4 % de Lucien Bouchard récoltés au congrès péquiste de l'automne dernier.D'autres stratèges libéraux s'attendent à plus de 70 %, mais personne n'a fait de pointage des délégués qui seront réunis en fin de semaine à Québec.« Les gens ont l'occasion samedi de manifester la confiance qu'ils ont à mon endroit.Je verrai Voir POURRA-T-IL en A2 uchard 5 7/ y a loi, la dernière «offre généreuse» serait retenue DENIS LESSARD du bureau de La Presse, QUÉBEC Le gouvernement Bouchard préférerait imposer sa dernière offre, qu'il qualifie de « généreuse » aux centrales syndicales plutôt qu'une coupe de 6 % dans les salaires des 440 000 syndiqués du secteur public.Le gouvernement Bouchard dispose d'avis juridiques externes contradictoires pour l'instant.Le débat devrait être tranché au cours de la journée, indique-t-on.Chez les stratèges péquistes, on privilégie fortement le décret de l'offre plutôt que la réduction des salaires, niais on veut d'abord avoir la certitude qu'une contestation dans quelques années ne forcera pas le remboursement des 800 millions îles surplus de cotisations aux caisses de retraite, explique-t-on dans les coulisses.Ce choix serait bien plus facile à faire avaler au caucus et au Conseil des ministres péquistes qu'une coupe de 6 % des salaires qui ferait table rase de toutes les augmentations de salaires obtenues depuis dix ans dans le secteur public.Rencontrant la presse hier, Lucien Bouchard a semblé déterminé a expliquer les gestes que son gouvernent pourrait faire dans les pro- chains jours.Il n'est pas question de légiférer au cours des premiers jours de la rentrée parlementaire la semaine prochaine.Annonçant qu'il proposait une rencontre aux présidents des centrales, lundi prochain à Montréal, M.Bouchard a reconnu « qu'il y avait des doutes sur l'utilisation du surplus actuariel », quant à la possibilité que Québec puisse imposer par loi sa proposition de mercredi.Ce geste inscrirait aux conventions les modifications réclamées par Québec, comme en 1981.Mais pour maintenir son offre de départs assistés et ses bonifications à la retraite, le gouvernement devrait utiliser les surplus de cotisations au régime de retraite, des fonds qui appartiennent aux cotisants, selon les centrales.« On travaille là-dessus, l'essentiel des efforts a été consacré à la Voir BOUCHARD en A2 « Il a fallu faire vite ! » PHOTO PIERRE McCANN.U Presse Après avoir sauvé une femme de la noyade, Stéphane et Philippe Béland ont continué de déneiger leur entrée.La glace avait cédé sous son poids JEAN-PAUL CHARB0NNEAU N'eût été de la courageuse intervention de deux frères qui travaillaient au déneigement de maisons dans le secteur, la tempête aurait fait une victime hier à Laval.Une femme de 49 ans s'est en effet perdue dans le blizzard et elle est tombée à l'eau lorsque la glace s'est rompue sous son poids alors qu'elle traversait, sans le savoir, un canal de l'île Paton.11 était 11 h 30 quand un Iacteur effectuant son travail rue du Tremblay, dans le quartier Chomedey, a entendu des cris.Ne voyant rien, il a sonné à une porte pour demander que l'on compose le 911.Quelques secondes plus tard, deux frères, Philippe et Stéphane Béland, âgés de 18 et 21 ans, ont entendu un cri venant de la rivière.« Comme nous arrivions sur le bord de la rivière, mon frère m'a donné une tape sur l'épaule pour m'indiquer qu'il avait entendu un cri.J'ai vu une femme en plein milieu.Mon frère est allé appeler le 911 et moi je suis descendu sur le bord de l'eau inspecter un peu l'état de la glace afin de voir si on pouvait s'avancer.J'ai tenté aussi de calmer la femme », a expliqué Stéphane, après avoir arrêté sa souffleuse pour répondre aux questions de La Presse.Après leur sauve- Voir LA GLACE en A2 Les chantiers de Gdansk ferment Un chapitre de l'histoire polonaise va se terminer avec la disparition prochaine des chantiers navals de Gdansk.Les 3600 employés de ce haut lieu industriel, le berceau de Solidarité, premier syndicat indépendant de l'ex-bloc communiste, ont été informés hier de leur licenciement.C'est au sein de ces chantiers fondés voilà plus d'un demi-siècle que Lech Walesa avait fondé le syndicat Solidarité en 1980, lançant le difficile processus de démocratisation du pays.Nos informations, page A20 Aucun doute possible, la cigarette tue ANDRÉ PRATTE La Presse a demandé à Impérial Tobacco de lui donner son point de vue sur l'avalanche d'études indiquant que la cigarette pose des risques graves pour la santé.« Je n'aurai personne pour répondre à vos questions, a fait savoir 24 heures plus tard le porte-parole de la compagnie.Michel Descôteaux.C'est infiniment vaste comme sujet et il faudrait plonger là-dedans avec le sérieux que ça mérite.\u2014 C'est ce qu'otfl essaie de faire, justement.\u2014 Oui, mais c'est pas quelque chose qu'on peut faire en deux jours.» Nous nous sommes tournés vers RJR MacDo-nald.« La personne qui pourrait répondre participe à une réunion à Paris », a-t-on fait savoir.\u2014 Peut-on le joindre là-bas?\u2014 Non.Ils sont en réunion jour et nuit.\u2014 Peut-être que vous pourriez nous mettre en contact avec quelqu'un de la maison mère, aux États-Unis?\u2014 Non.Ils participent tous à la même reunion, à Paris.» Les fabricants de cigarettes semblent s'être résignés: ils ne sont tout simplement pas en mesure de contredire le jugement unanime de la communauté scientifique mondiale.La cigarette cause des maladies et tue, toutes les recherches le montrent depuis 50 ans.TABAC: raits les fc La Presse a joint cette semaine quelques-uns des médecins et chercheurs québécois les plus réputés dans les domaines du cancer, du coeur et des maladies respiratoires.Us sont catégoriques.« Il n'y a aucun, aucun doute.On ne peut pas être un scientifique sérieux et dire qu'il y a un doute ».lance le docteur Pierre Ernst, directeur du département de pneumologie de l'Hôpital général de Montréal.« Il y a eu des milliers d'articles écrits là-dessus, publiés dans des revues de réputation internationale.Toutes les instances gouvernementales et universitaires s'entendent à ce sujet.Les preuves sont irréfutables », renchérit Joseph Ayoub, oncologue à l'hôpital Notre-Dame.Voir AUCUN en A2 ~~ ¦ La loi est adoptée haut la main, page A4 INDEX\t\t\t\t\t\t Petites annonces\t\u2022 affaires\tC2\tBridge C9\tHoroscope\tCl\tPolitique A16 et B1 - index B9\tArts et spectacles\t\tDoces C10\tInformatique\tC12\tTabloïd Sports \u2022 immobilier B9aBH\t\tBJ | B6\tEconomie C1àC7\tLe monde\tA18etA20\t\u2022 Philippe Cantm 88 -marchandises B11\t- an*-horaire\t68\tEtes*vous observateur?\tLoteries\tA2etAlO\t \u2022emptais B11\t\u2022 tele-hof aire\tB4\tB9\tMots croises\tBltetSlO\t .¦momofoie ca.cn\tBandes destinées\tB10\tFeuilleton C9\tMot mystère\tC9\t ÉDITORIAL Déclaration d'intention - Agnès Gruda page B12 MÉTÉO Passages nuageux Max.-7, min.Cahier Sports, page 16 -10 1 S I A2 LA PRESSE, MONTRÉAL VENDREDI 7 MARS IQ»7 Suites de la une La glace avait cédé sous son poids LA PLACE / Suite de la page A /_ cage, les deux frères ont en effet repris leur travail comme si de rien n'était.Philippe est revenu avec une rallonge électrique de 100 pieds que lui avait prêté un voisin.Les deux frères ont tenté de la lancer à la femme.« Elle n'était pas capable de la prendre, elle était trop figée, raconte Stéphane.C'est là que mon frère s'est attaché le câble autour de la taille et s'est approché d'elle afin de le lui lancer.Moi j'étais pas très loin de lui, prêt à intervenir.Elle a réussi à «utrâper le câble puis on a Commencé à tirer.Mais à mesure qu'elle avançait, Kl glace se brisait et ça faisait un gros monticule de sloche qui l'empêchait d'avancer.Philippe a été oblige d'aller la chercher.» Poursuivant le récit de ce geste héroïque.Philippe a mentionné qu'il n'avait même pas mouillé ses vêtements.« Je ne me suis pas couché sur la glace.J'ai marché le plus loin que je pouvais et à un certain moment, je me suis penche pour lui prendre la main.J'ai commencé a tirer et mon trère m'a lance: 'prends l'autre main'.J'ai été chercher son autre main oui se trouvait sous l'eau et je lui ai demande de s'accrocher a mon cou.Je l'ai prise par la taille et nous l'avons tirée le plus loin possible.Nous l'avons couche sur le dos.Elle était calme, en ctat de choc, j'imagine.>» Les policiers sont arrives et ont transportée la Montréalaise d'origine égyptienne dans une maison en attendant l'ambulance.«' Je ne sais pas combien de temps tout cela a dure, mais je sais qu'il fallait faire vite », a précisé Philippe.DEMAIN DANS LA PRESSE La Journée des femmes ?Les femmes restent bloquées aux portes du pouvoir.- Valérie Beauregard ?Cinq femmes dirigent les grands théâtres de Montréal.- Raymond Bernât chez.?La violence conjugale compte pour 40 % de la violence faite aux femmes - Lilianne Lacroix ?Voir la violence de près, le dur métier de Rosa Bautista - Lilianne Lacroix ?Les filles de La Vie en rose font carrière à Madame au foyer - Dominique Paupardin ?Que savez-vous de la violence conjugale?- Un lest ?Deux femmes dures à cuire: une bagarreuse, Sheila Copps; une séductrice, Louise Beaudoin - Su/anne Colpron A lire demain dans La Presse Bouchard garde espoir BOUCHARD / Suite de la rage A * négociation, il y a une autre période qui s'ouvre, il faut examiner les autres moyens et aucune décision n'a été prise >», assure-t-il.Pour Gilles Giguère de la FTQ, « il y aurait un problème d'équité » La direction du Grand Prix du Canada doit faire connaître sa décision ce matin.i lobby antitabau Les décès dus au cane Ci du puuiaïun a le triomphe modeste chez les femmes sont en hausse MARIE-CLAUDE MALBOEUF Le lobby antitabac n'a pas osé crier au triomphe hier, tandis que les opposants au projet de loi C-71 admettaient avoir perdu une première bataille.mais non la guerre.«< On s'attendait tous à ce que la Chambre des communes voie en faveur du projet parce qu'elle a toujours choisi d'ignorer nos commentaires, a déclare Marie-Josée Lapointe.du Conseil des manufacturiers de tabac.Mais on espère que le Sénat nous entendra.Et si la loi est finalement adoptée, on ira défendre notre point de vue devant les tribunaux.» \" C'est une grande victoire pour la saute publique, s'est tout de même réjoui Louis Gauvin, coor- donnâtes de la Coalition pour le contrôle du tabac.Mais nous avons le triomphe modeste parce qu'il y a encore une lutte à mener contre le Sénat.» La compagnie RJR-Maedonald menace d'invoquer de nouveau la liberté d'expression, arguant que les nouvelles règles vont « directement à rencontre de la décision de la Cour suprême » et de la Charte canadienne des droits et libertés.Les commerçants non plus ne sont pas prêts à jeter l'éponge.« Maintenant, la seule chose qu'il y a à faire, c'est de sortir du Québec en ameutant aussi les autres provinces », a exposé Alain Creton, propriétaire du restaurant Alexandre et instigateur d'une grosse manifestation au centre-ville.40 000 morts par année ANDRE PRATTE Le tabac tue 40 000 Canadiens chaque année ï martèlent jour après jour les partisans du projet de loi limitant les activités des fabricants de cigarettes.Le chiffre est tellement répété qu'on finit par se méfier.Par se demander s'il s'agit d'une estimation sérieuse, ou d'une de ces statistiques gonflées.Il s'agit d'une estimation sérieuse.Elle a été faite par Murray Kai-serman, chef de la division de la politique de contrôle du tabac à Santé Canada, et publiée dans la Revue canadienne de la santé publique en 1995.En gros, M.Kaiser-man a pris le nombre de personnes décédées en 1991 des suites d'une vingtaine de maladies reliées au tabac.Puis, à l'aide de statistiques sur les risques relatifs que courent les fumeurs pour chacune de ces maladies, et des données sur le nombre de fumeurs et d'ex-fumeurs au pays, il a calculé la proportion des décès qui pouvait être directement attribuée au tabac.Il a ajouté les 54 morts survenues dans des incendies provoqués par des fumeurs, puis les 66 décès par cancer du poumon chez les fumeurs passifs, et est arrivé à 41 408 morts.C'est-à-dire 21 % de tous les décès au Canada en 1991.Environ 16 000 des décès attribués au tabac résultent de maladies cardiovascu-laires, 16 000 autres de cancers, et 8000 de maladies respiratoires.Presse Canadienne TORONTO Le taux de mortalité attribué au cancer chez les Canadiens a légèrement diminué sauf une exception, celui des décès dus au cancer du poumon chez les femmes qui a fortement augmenté, indiquent des statistiques.Le tabagisme a provoqué cette hausse du cancer du poumon, révélait hier la brochure annuelle compilée par la Société canadienne du cancer, le ministère fédéral de la Santé et d'autres organismes.En 1997, ce cancer s'avérera plus mortel que ceux de toute autre forme ; quelque 10 600 hommes et et 6300 femmes en mourront.Ainsi le nombre de morts par cancer du poumon chez les femmes est maintenant le quadruple de celui constaté en 1970.Mais la mortalité recule avec d'autres types de cancer, dont celui du sein, grâce surtout au diagnostic hâtif.Il y a 10 ans chez les femmes, note Statistique Canada, les trois types les plus répandus étaient dans l'ordre les cancers du sein, co-lorectal et du poumon ; maintenant celui du poumon a pris le deuxième rang.Chez les hommes, l'incidence du cancer de la prostate est en hausse marquée depuis 1989 mais le taux de mortalité de la maladie s'est stabilisé.Ce dernier cancer a cause une hausse de l'incidence générale chez les hommes parce que les tests sont devenus meilleurs, comme celui avec l'antigène prostatique spécifique, permettant de dépister plus de tumeurs plus tôt.CANCER Homme Ensemble des sièges Nouveaux cas: 70 200 Décès: 32 600 Poumon Nouveaux cas: 12 500 Décès: 10 600 Prostate Nouveaux cas: 19 800 Décès: 4100 Côlon et rectum Nouveaux cas: 8900 Décès: 3200 Vessie Nouveaux cas: 3400 Décès: 910 Cavité buccale Nouveaux cas: 2200 Décès: 710 On estime à 60 700, les personnes qui mourront du cancer en 1997, alors que 130 800 nouveaux cas seront diagnostiqués, au Canada.Femme Ensemble des sièges Nouveaux cas: 60 600 Décès: 28 100 Sein Nouveaux cas: 18 400 Décès: 5100 Colon et rectum Nouveaux cas: 7500 Décès: 2700 Utérus Nouveaux cas: 3000 Décès: 580 Poumon Nouveaux cas: 7800 Décès: 6300 Ovaire Nouveaux cas: 2200 Décès: 1350 Source: Statistique Canada Dans la population féminine, l'incidence du cancer du poumon était de 33,1 cas pour 100 000 personnes et il devrait être de 44,7 pour la présente année.Quant au taux de mortalité par ce cancer chez les femmes, il était de 25,3 en 1987 alors que celui attendu pour 1997 est de 34,7.Dans la population masculine, le T Hoy.F.Salhn - (PC) taux de mortalité de tous les types de cancer 11 y a 10 ans était 246,8 décès pour 100 000 personnes.En lf>97.il devrait s'établir en baisse \u2022> 237.Suivant les estimations totale*».130 800 nouveaux cas de cancer ainsi que 60 700 décès devraient survenir cette année.La Presse et Air Canada vous offrent le monde La promotion La Press* \u2022 : Air < \\xnada vous offrent le monde bat son plein.C'est M I mit Godin de Laval qui aura la chance de voyager dans n'importe iclir ville canadienne desservie par Air Canada.sur notre photo dans l'ordre habituel.Mr Une Renaud de La Presse, noire heureuse gagnante.Mme Lude Godin des Canadiens appuient le projet de loi », a lancé mercredi le ministre David Dingwall.Cependant, lorsqu'on décortique les données de l'enquête en question, on réalise que M.Dingwall disait la vérité.mais pas toute la vérité.Il est vrai que quand les sondeurs de la firme Angus Reid demandent aux gens s'ils appuient le projet de loi ou s'y opposent, 80 % des Canadiens et 80 % des Québécois (on ignore où le ministre a pris son 74 %.) disent l'appuyer, dont un grand nombre « fortement ».Mais deux faits forcent à nuancer la conclusion qu'en tire le ministre.D'une part, le sondage a été fait au début de janvier, ati moment ou.selon les gens d'Angus Reid.le projet de loi était a peu près ignoré par les médias.« Il est difficile de savoir comment l'opinion publique a évolué depuis, à moins de faire un autre sondage ».dit Bob Richardson, vice-président d'Angus Reid.D'autre part, le libellé de la question laisse songeur.Avant de demander aux 1000 Canadiens participants d'exprimer leur opinion, on leur a résumé les grandes lignes du projet de lot en omettant son aspect le plus controversé, les limites imposées aux commandites.« Nous mentionnons ici en termes très généraux les principaux éléments du projet de loi, explique M.Richardson.On ne peut pas dire que le ministère de la Santé essayait d'ignorer la question de la commandite.D'ailleurs nous avons posé la question plus loin dans le questionnaire.» Effectivement.Une fois l'appui des Canadiens dûment noté, on leur parle des restrictions imposées aux commandites des compagnies de tabac.Et les personnes interrogées s'y déclarent majoritairement opposées.« Depuis le moment où le sondage a été fait nous avons introduit un amendement qui retarde ( d'un an et demi ) 1'applkation de cette partie du projet de loi », a souligné a ce sujet un porte-paroi» de M.Dingwall.Pourquoi le gouvernement Chrétien s'est-il obstine a refuser tout nouvel amendement ?On a peut-être une partie de l'explication dans la donnée suivante : 70 % dis Canadiens disent qu'ils seraient « déçus si le gouvernement cédait aux pressions de l'industrie du tabac en affaiblissant les restrictions proposées à la commandite ».Le pourcentage est plus faible, mais néanmoins imposant au Québec : 57 % veulent voir Ottawa faire fi des objections du lobby du tabac.Comment les Québécois peuvent-ils s'opposer aux articles sur la commandite tout en invitant le gouvernement à ignorer les pressions des fabricants de cigarettes ?« C'est humain, dit M.Richardson.En général, les gens voient le projet de loi comme une question de saute, et pour celte raison ils veulent voir le gouvernement aller de l'avant.Ils sont plus déchirés quand on leur parle des festivals et des événements sportifs, mais si vous regardez l'ensemble des résultats, il est clair que le gouvernement s'appuie sur des assises solides.» Du moins était-ce le cas il y a un mois.r Concours La Presse et Air Canada vous offrent le monde À gagner cette semaine: un séjour d'une semaine pour deux personnes, dans n'importe quelle ville d'Europe desservie par Air Canada, au choix du gagnant.Question du jour - Le monde et ses communications: Quel cinéaste québécois utilise Internet pour le montage de son prochain (ilm?9 La Presse Inscnvez votre réponse a l'endroit approprié sur le bulletin de pour connaître la reponso Pour être admissible au concours vous participation publié dans La Presse du samedi 1* mars, devez répondre correctement à au moins trois Ouesttons du \\our Consultez votro mappemonde Le monde et ses communications publiées cette semaine, du dimanche au vendredi AIR CANADA Une valeur approxmatrve de 4 000 S La règlement complet du concours est disponible à La Prêtée t S l I I \\ PRESSE, MONTRÉAL VENDREDI 7 MARS 1997 Fumeurs malgré eux ^WT' ¦ hciuiuuip cic question des jeunes D dans le délire entourant la loi antita-¦ I).k et son article contre la comman-S dite.Les uns ont invoqué le lavage H de cerveau don! les jeunes étaient Jfl»^ victimes.Les autres ont retorque que les jeunes n'étaient pas des deux de pique.Tout le inonde s'est renvoyé la balle sans jamais demandei l'avis des principaux intéressés.Apres loin, s'il y a quelqu'un qui sait \"inquoi ks jeunes fument de plus en plus, doit bien être eux, non ?Hier matin, pendant que la tempête déferlait sur la ville engloutie, j'ai réuni quatre jeunes fumeurs dans un café: Alex, Francis, Mireille et Nicolas, tous âgés de 18 ans, sauf le petit dernier de 17 ans.Quatre jeunes donc : gentils, polis, mignons, pas drogués, pas délinquants, pas même révoltes.Quatre jeunes tout ce qu'il y a de plus équilibré, mais qui néanmoins fument comme des pompiers.Tous sauf Alex, qui a écrase il y a cinq ans et qui se permet un écari de temps a autre, quand il a bu un verre de trop et qu'il a en\\ le de boucaner.Premier constat : les quatre ont commence .i fumer a 12 ans, non pas pendant un festival montréalais, mais plus précisément en entrant au secondaire.C'est ce qu'on pourrait appeler le eboe toxique du secondaire.Mireille se revoit encore rentrer de sa première journée d'école, une Marlboro allumée a l.i main.Elle avait acheté le paquet le matin même, offert des cigarettes a tout le monde pendant la récré.Sur le chemin du retour, une en le subite de goûter au fruit défendu s est emparée d'elle.Elle a fumé la clope en manquant s'étouffer puis a jeté le reste du paquet aux poubelles.Après, elle ne se souvient plus de rien sinon qu'elle fumait un peu, beaucoup, passionnément.Francis se revoit assis sur un banc de parc avec une bande de copains, à 12 ans.Le plus téméraire du lot allait acheter un paquet que les autres s'empressaient de vider dans l'heure suivante.Le truc, c'était de fumer toutes les cigarettes le plus vite possible quitte a revenir légèrement vert à la maison.Pour Alex, fumer est inéluctablement associé uua vvpciiii.->.iuv.ni puwi Nico dont les amis sont aussi nombreux que les cigarettes dans son paquet de du Maurier.Nathalie PETROWSKI On ne naît pas fumeur, on le devient.Et on le devient progressivement.À 5 ans, pour s'opposer aux grands, on pique des crises quand on surprend ses parents à fumer.À 7 ans, on comprend qu'on n'y pourra rien.À 9 ans, on grille sa première clope en cachette, juste pour voir.À 12 ans, on s'achète un premier paquet.Pas parce qu'on a regardé le Grand Prix la veille ou traîné au Festival de jazz.Non.On s'achète un paquet de cigarettes comme d'autres se couvrent d'un gilet pare-balles.Parce qu'on est tout petit et que tous les grands dans la cour d'école fument.Parce que chaque cigarette distribuée généreusement est le gage d'une popularité garantie.Parce que fumer, c'est se faire des amis et se faire des amis, c'est appartenir et avoir l'impression d'exister.La commandite dans tout cela ?Alex, Francis, Mireille et Nico me regardent avec des yeux gros comme des 30 sous.La quoi ?Devant nous, sur la table, les cigarettes reposent dans leurs petits cercueils colorés.Mireille fume des du Maurier légères, mais elle a connu une période Export A, puis Player's, puis Gauloises.Même phénomène de flottement pour Francis qui a commencé avec des Export A douces, est passe aux Gauloises avant de s'enticher des Player's mélange spécial.Pourquoi ces marques-là plutôt que 1er» autres ?Pour le goût, répondent-ils en choeur et parce qu'on ne peut pas supporter les autres.En fait, ce qu'ils ne peuvent pas supporter, c'est l'image que leur renvoient certaines marques.J'apprends ainsi que les Craven A, que je fume religieusement, sont à leurs yeux des cigarettes de matante.Que fumer des Export A, c'est se réclamer des machos ou des gars de la construction.Que les Benson 6- Hed-ges, c'est pour les moumounes, les Rothmans pour les mamans ( toutes les mamans sem-ble-t-il en fument ) et les mentholées king size, pour les petites madames snob de West-mount.Ce que je comprends de cette association libre, c'est que ces jeunes n'ont pas attendu que les études de marketing ou les agences de pub leur fassent un dessin.Aux images qu'on a voulu leur imposer, ils ont répondu par l'arsenal de leurs propres perceptions.Craven A pour eux, ce n'est pas le Festival Juste pour rire, c'est une matante.Rothmans, ce n'est pas Jacques Villeneuve, qui de toute façon ne fume pas, mais une marque de mamans.Et Benson &\u2022 Hedges a beau présenter les feux d'artifice les plus trippants au monde, leurs dopes restent faites sur mesure pour les eunuques et les lavettes.La commandite et son association à un événement positif ou prestigieux n'a rien à voir dans l'histoire.En revanche, le prix du paquet de cigarettes y est intimement lié.Ces jeunes-la.comme des milliers d'autres au Canada, sont en effet devenus des fumeurs sérieux le jour ou Jean Chrétien a réduit de moitié le prix des paquets de cigarettes.Avant ce moment fatidique, les quatre étaient des fumeurs occasionnels.Quand bien même ils auraient voulu fumer comme des cheminées, ils n'en avaient pas les moyens.À 6.50 S le paquet, fumer c'était du luxe, dit Nico.Du jour au lendemain, pourtant, ce produit de luxe siphonneur d'argent de poche est redevenu accessible.Financièrement, on s entend.À 2,85 S le paquet, Francis, Nico et Mireille y ont repris goût.Et bien vite, leur goût s'est transformé en habitude.Les parents avaient beau chialer et Santé Canada \"leur répéter que fumer peut tuer, rien à faire.À leurs yeux, un produit en vente libre à un prix aussi dérisoire était une aubaine.Pourquoi s'en priver ?Nico, Mireille et Francis ont tenté à quelques reprises d'écraser, mais ils ont échoué.Aujourd'hui, ces fumeurs malgré eux ne voient qu'une solution : l'interdiction intégrale de la vente des cigarettes.Vous êtes sérieux ?Ils affirment que oui.Pis encore : ils m'ont juré en s'allumant une nouvelle cigarette qu'ils n'attendaient que ça.Depuis longtemps.Emeraudes et Diamants, or 18 et.KAUFMÀNN île SUISS1 2193 CRESCINT.(514) 848-0595 ^ Les meilleurs vêtements de voyage et d'aventure au monde Ils sont conçus pour vous procurer le confort, la facilite d'entretien, la durabilité et la sécurité, mais surtout une allure formidable.Nos «durs qui durent» ont des poches secrètes et des poches sécuritaires.Tilley Endurables 1050, ave.Laurier Ouest 272-7791 CATALOGUE GRATUIT 1-800-465-4249 Soutenez nos athlètes! 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t»?\u2022m-iafra'a'ion assurances *\u2022 tjiej en *.çueur e* s^s Mtatnum de :0C S a-toue pour tr»s de transport ei de preoa'aton \u2022 Mensuatte calculée a part* û une iocatssion automafQtei jvec versement «bai de 1250 $ ou valeur oe repnse nerte \u2022qmveiente Pfem*re mensuaMe et dépôt de garant* de 350 $ averse* a la oraison Coût tota» de la tocaeon 15 506$ valeur de lopîon dedat (13 20192 Si etat*e en fonction dun maumum de 96 000 Mometw Supplément de 0 '0 $ par n^metre adoftonneJ n \u2022« > a -eu Le c©ncess*yna*e peut louer a pni moindre Mooe-e présente J.ec Ces euvren^rts en opfcon Voyex un HnCMMnntfri participant pour tous les detaw ?votre concessionnaire 1 \u2022 I de commandite* les Vu* olympiques spéciaux TOYOTA C0m un \u2022 11 quer tous Un cahier i à ne pas manquer demain A 6 LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 7 MARS 1997 Montréal métro Dame Nature n'avait pas dit son dernier mot MARC THIBOOEAU Les résidants de la région métropolitaine qui croyaient en avoir fini avec l'hiver ont dû ravaler leurs prédictions hier.Dame Nature, impitoyable, a en effet décidé de sévir derechef en enterrant le sud-est du Québec sous une vingtaine de centimètres dé neige, qui ont comme d'habitude cause leur lot d'accidents et (.'inconvénients.Même le premier ministre, Lucien Bouchard, qui devait se rendre en tournée dans les Laurentides durant la journée, a décidé de demeurer à Québec en constatant l'ampleur de la tempête, ponctuée de coups de vent pouvant atteindre dans certaines régions une vitesse de 70 km/h.Le vent a eu tôt fait de transformer en cauchemar le trajet matinal des automobilistes, contraints de circuler à vitesse réduite sur des tronçons de route enneigés où la \\ isibilité était faible, voire nulle.Celait le cas tout particulièrement sur la Rive-Sud, où la Sûreté du Québec a recensé bon nombre de sorties de roule et d'accrochages qui n'ont cependant pas fait de blessés graves.Dénouement heureux également sur l'autoroute 20, entre La Présen-laiion et Saint-Hyacinthe, où une seule personne a été légèrement blessée en matinée lors d'un ca-r.irnbolage impliquant une quinzaine de véhicules circulant en direction de Montréal.Lorsque les autorités ont rouvert le tronçon de l'autoroute deux heures plus tard, un bouchon de plus de deux kilomètres s'était forme.La circulation a également été perturbée a l'heure de pointe sur les autoroutes 10 et 15, après que des conducteurs de semi-remorques eurent perdu la maîtrise de leurs véhicules.La tempête a toutefois fait une victime, Cécile Côté, une résidante de Victoriaville âgée de 51 ans, qui a perdu la vie lors d'un carambolage impliquant trois véhicules, vers 8 h, sur la route 116, non loin de Princeville.Un homme a également été grièvement blessé dans cet accident.Rien de tel dans l'île de Montréal, ou la neige a malgré tout causé beaucoup de difficultés, tout particulièrement a l'aéroport de Dorval.Une trentaine de vols ont été annulés et plusieurs retards ont ete enregistrés.Le malheur des uns.Une mère de famille se réjouissait de la venue de cette tempête coïncidant avec la pause scolaire de son jeune fils.« C'est fantastique pour les enfants, a-t-elle observé.Us peuvent sortir et jouer dans la neige.» À Québec, des centres de ski ont fermé leurs pentes pour la journée a cause de vents très forts.Toutefois, la tempête n'a pas arrête lotit le monde.C'est le pire jour de l'année pour ce qui est de livrer le courrier », a déclaré un postier de Montréal, Fernand Miron, en train d'effectuer sa ronde, ajoutant apprécier le défi offert par la nature.De son côté, la Ville déployait l'ensemble des ressources disponibles pour permettre la circulation des voitures.« Il faut repasser plusieurs fois aux mêmes endroits, parce que le vent pousse la neige dans les rues.C'est difficile », a commenté le porte-parole du Service des travaux publics, Pierre Bo-iiiil avant que la neige ne cesse de tomber en milieu d'après-midi.Le déneigement des artères de la métropole doit commencer dès ce matin.M.Bonin a précisé hier que les opérations se poursuivraient jour et nuit, en incluant le week-end, jusqu'à ce que la tâche soit terminée.Même volonté de célérité au ministère des Transports, qui devait commencer durant la nuit le déneigement des sections surélevées de son reseau routier, en commençant par l'autoroute 40 en direction est, ainsi que les echangeurs Turcol et Anjou.Il semble bien que leur tache pourra rire menée a terme sans plus de difficulté, puisqu'Environ-nement Canada ne prévoit aucune nouvelle précipitation au cours des prochains jours.S'agissait-il de la dernière tempête de l'année ?« On se croise les doigts.Mais c'est loin d'être sûr ».avant e prudemment l< nu i< ornln BUC Steve Mi'Ctlsky.CLIC ! PHOTO PIERRE McCANN.La Presse BOF ! 1 X On avait bien prédit que le redoux de février ne ferait pas le printemps.Hier, la prévision météorologique la moins risquée de l'année a néanmoins pris bon nombre de citadins par surprise.Ils ont effectivement eu droit à un magnifique spectacle qui a enchanté les touristes.Mais agrippés à leur coffre de voiture ou poussant leur souffleuse, certains Montréalais n'avaient pas le coeur à la poésie.D'autres ont même refusé de ranger leur arme des dernières semaines : les deux pieds dans la neige et la tête sous le parapluie.* PHOTOS ROBERT MAILLOUX, La Presse Têtes d'affiche ¦ Patrick de Bellefeuille, de Mé-téomédia, a remporté les grands honneurs du 7e Festival international de météo d'Issy-les Mouli-neaux, en France.11 a remporté le Trophée du festival, grand prix de ce concours auquel participent les présentateurs météo de dizaines de pays.Le canal Météomédia a de surcroît remporté le Prix du reportage, pour Les 125 ans de la météo au Canada.Ce canal spécialisé et son présentateur l'ont emporté sur 98 chaînes de télévision.La France a cependant décroché le plus grand nombre des prix, suivie de l'Angleterre.¦ Le prochain gala-beneliee de la Fondation québécoise en environnement marquera le 10e anniversaire de l'organisme, qui a invité pour l'occasion l'épique voyageur polaire Bernard Voyer a raconter sa conquête de l'Antarctique.Réputé pour attirer des personnalités tant du milieu des affaires que des arts, de la politique, de la science, etc., ce gala-béni -lice aura lieu le 20 mars, a l'hôtel Rcine-Elizabeth.Coût : 200 $.Renseignements: 849-3323 ou 1-800-361-2903.Chose promise, i hose due.En ef- Bernard Voyer fet, le magazine Elle Québec tient encore parole et versera bientôt 15 000 $ à la Fondation québécoise du cancer, spécifiquement pour la création d'une unité mobile de dépistage du cancer du sein.Notons que cette somme correspond à peu près au nombre d'appels téléphoniques rec.us pendant le « Spécial célibataire ».L'an dernier, c'est 10000 S qui ont été donnés aux mêmes fins dans le cadre de cet événement.¦ Grâce à un don de 16 000$ du comité organisateur du 18 Congrès international des sciences historiques, qui s'est tenu à Montréal, la Fondation de l'UQAM vient de créer un fonds de dotation afin de promouvoir la coopération et les échanges scientifiques entre historiens de tous les pays.Le don provient principalement du surplus réalisé lors du congres qui s'est tenu en 1995, sons la présidence de Jean-Claude Robert, professeur au département d'histoire de l'UQAM.Le Fonda du Congrès international des sciences historiques sera consacre a l'oit roi d'une bourse quinquennale.¦ Demain, marathon de maquillage dans les boutiques Body Shop.a Jean-Claude Robert l'occasion de la Journée internationale de la femme, le 8 mars.Les femmes seront alors invitées à y aller d'un don d'au moins 2 $ pour appuyer des projets qui visent à mettre fin à la violence faite aux femmes.Ces boutiques poursuivront jusqu'au 16 mars, par ailleurs, leur campagne annuelle contre la violence faite aux femmes, avec pour objectif la tolérance zéro.Le Body Shop a choisi de s'allier la Fondation des femmes canadiennes et le programme « Femme de courage », de l'organisme Outward Bound, qui aide les victimes d'actes de violence à retrouver un équilibre affectif.¦ Dans le cadre d'une promotion menée par les dépanneurs Boni-soir ( Hudon et Deaudelin ), ces derniers viennent de remettre une somme de 2618 $ a En coeur, l'association pour les enfants malades du coeur.Cette argent provient de la vente de bonbons pour l'hallo-ween.Ce don sera affecté a l'achat d'appareils médicaux pour les enfants cardiaques.En coeur a pour mission d'améliorer la qualilc de vie des enfants atteints de problèmes cardiaques ci de les soutenir, ainsi que leurs familles.En coeur mené présentement une campagne de souscription.On peut effectuer un don (10$) en composant le 1-900-870-2638.À noter qu'un montant de dix dollars est alors verse a En coeur et porte automatiquement au compte de téléphone du donateur.¦ «< Il ne reste que quelques places pour faire les vendanges 97 » en France, souligne l'Association Québec-France, qui offre aux étudiants de 18 à 35 ans de faire les vendanges en compagnie de jeunes de toutes nationalités, entre septembre et octobre.Inscriptions jusqu'au 15 mai.Renseignements : Association Québec-France, 9, Place Royale, Québec ( Québec ) GIK 4G2.Tél.: ( 418 ) 643-1616.m&P ««m Paul Rivard ¦ Grâce à de généreux commanditaires et à la participation toute spéciale du chroniqueur sportif Paul Rivard, de l'émission Salut bonjour au réseau TVA, le quille-thon annuel de l'Association des grands fères et grandes soeurs de Montréal a pu recueillir près de 15 000 $.Le directeur général des Grands frères et Grandes soeurs, Alain Thibodeau, ci la présidente de l'association, Judith Dubé, ont tenu à remercier le patron d'honneur de celle activité bénéfice.Adressez vos communiques./ Têtes d'affiche La Preste, 7, rueSt-Jacqun Montréal H2 Y 1K9 Denis LAVOIE < LA PRESSE.MONTRÉAL.VENDREDI 7 MARS 1997 A 7 Montréal métro La SQ l'emporte sur le SPCUM pour la surveillance policière des aéroports de Dorval et de Mirabel MARTIN PELCHAT Le ministre de la Sécurité publique, Robert Perreault, a coupé court à la concurrence qui opposait la Sûreté du Québec et le Service de police de la CUM pour le contrat de surveillance de l'aéroport de Dorval : c'est avec la SQ que devra s'entendre Aéroports de Montréal pour Dorval et Mirabel, a-t-il tranché.\"On ne m'a jamais présenté un seul pays dans le monde où la sécurité publique était organisée sur la base d'une compétition, selon les principes de l'entreprise privée, entre- les corps de police », a indiqué hier le ministre au cours d'une entrevue téléphonique avec Lu Presse .« Je ne pense pas que ce soit dans l'intérêt public d'agir comme ça.Peut-être qu'ADM y trouvait son profit, mais un service public, ce n'est pas un service d'affaires.Ce n'est pas une concurrence en coupant les prix.» « La décision que j'ai prise, c'est que c'est la SQ qui prendrait la relevé si la GRC se relire des aéroports \u2014 et ça semble le cas»» \u2014 et si on en arrive à une entente avec ADM >», a poursuivi M.Perreault.« Le SPCUM avait un certain nombre de bons arguments en faveur de la prise en charge de Dorval », reconnait-il.Mais il a jugé qu'il y avait une forme d'« incohérence » dans le fait d'avoir le SPCUM à Dorval et la SQ à Mirabel.De plus, les aéroports sont généralement desservis par une police nationale, dit-il, ce qui est plus proche de la mission de la SQ.«< Le SPCUM ne manque pas de boulot, ajoute le ministre.Je pense qu'avant de surcharger ces mandats par des fonctions qui sont à l'évidence supraterritoriales, il faut se questionner.» En revanche, le SPCUM peut offrir ses services au port de Mont- réal, si le gouvernement fédéral mène à terme un projet de réforme qui prévoit le démantèlement de la police des ports.M.Perreault réserve aux corps de police municipaux ce nouveau champ de responsabilité.« Dans le cas des ports de Montréal et Québec, on est plus en territoire municipal au sens strict, et ce seront les corps municipaux qui assureront la relève sous réserve d'une entente satisfaisante agréée par Québec.» Les deux «< contrats » n'ont toutefois pas le même attrait.La « paix et la sécurité » des terminaux de Dorval et Mirabel, des stationnements et des pistes, c'est une affaire de 10 millions par année.Pour prendre en charge Dorval, le SPCUM prévoyait avoir besoin de 125 policiers.La sécurité du port de Montréal est, quant a elle, assurée par une.vingtaine de policiers, et elle a coûté à la Société du port de Montréal 2,2 millions en 1996.De toute manière, les administrateurs du port voyaient déjà une certaine logique dans le fait de s'entendre avec le SPCUM, dont plusieurs districts touchent le territoire du port et avec qui des pourparlers préliminaires ont même déjà été entrepris.Mince consolation, donc, pour le directeur Jacques Duchesneau, dont un porte-parole nous affirmait catégoriquement hier que le SPCUM n'avait reçu encore aucune confirmation des décisions du ministre.M.Perreault, qui avait éventé la nouvelle en matinée au cours d'une entrevue à CKAC.soutient de son côté qu'il a avise le directeur et la présidente du comité exécutif de la CUM il y a quelques semaines déjà.Le ministre a par ailleurs invite le chef Duchesneau à participer à un groupe de travail où on discute de l'organisation des services spécialises dans la région métropolitaine.Le SPCUM espère trouver de nouveaux revenus en olfrant les services de ses escouades a d'autres sûretés municipales.Les administrateurs d'Aéroports de Montréal ont pour leur part appris, non sans surprise, il y a quelques semaines, la décision du mi- Les pompiers d'Outremont n'apprécient pas l'intervention d'un « bon Samaritain MARTIN PELCHAT Les pompiers d'Outremont ont réglante hier que la communauté juive mette fin immédiatement aux activités île Sauvetage de Montréal Hatzoloh* un service bénévole de soins pré-ambulanciers d'inspiration new-yorkaise qui n'a pas reçu le statut de « premier répondant » d'Urgences Santé.« Même si cette organisation se décrit comme un support et un faci-litateur aux services municipaux d'urgence, il en va tout autrement sur le terrain et nous craignons que cette duplication, sinon cette confusion dans la prestation d'assistance d'urgence ne peut qu'être préjudiciable aux citoyens en détresse », affirme le président du syndicat des pompiers, Jean-Philippe Derdc-rian.« Ça va être l'anarchie si chaque communauté est libre de donner ses services, ajoute René Fréchette, conseiller syndical du SCFP.Outremont, ce n'est pas l'Etat dans l'État.» Hat/oloh, du verbe « sauver » en yiddish, oeuvre depuis le 18 janvier, sept jours par semaine, nuit et jour, auprès de membres de la communauté juive dans des secteurs d'Outremont et des quartiers Côte-des-Neigos et Snowdon, a Montréal.Il a répondu depuis a une soixantaine d'appels.Son patron, Zev Neuwirth, qui a commencé à recueillir des fonds il v a un an pour relancer un service de premiers répondants qui existait déjà il y a une vingtaine d'années, réplique au syndicat que son organisation a sa raison d'être parce qu'elle répond à plusieurs besoins, tant au chapitre de la rapidité d'intervention que de celui de la langue.PHOTO ANOPÉ FORGE* UPrtuô Le patron de Sauvetage de Montréal Hatzoloh, Zev Neuwirth, un bijoutier, peut compter sur une vingtaine de bénévoles qui utilisent leurs propres voitures et habitent eux-mêmes les quartiers qu'ils desservent.\u2022< Nous avons le plus grand respect pour Urgences Santé et nous pensons que le rôle des pompiers d'Outremont est vital, dit M.Neuwirth.Mais nous pouvons être plus rapides.» Bien qu'elle ne voit pas la nécessité d'un tel service en sus de ceux que donnent déjà ses pompiers, la Ville d'Outremont préfère ne pas s'en mêler, sous prétexte qu'il s'agit de bénévoles.Quant à Urgences Santé, qui ne voit pas non plus la nécessité de Hatzoloh à Outre- mont ou à Montréal, elle attend un «< avis juridique >» sur la question.Urgences Santé a la responsabilité des services pré-hospitaliers d'urgence sur le territoire de la CUM et a Laval.Mais elle a autorisé depuis dix ans des pompiers dûment formés de plusieurs municipalités plus éloignées, notamment dans le West Island, à agir comme « premiers répondants », « pour raccourcir les délais de réponse » et « stabiliser » les patients en attendant l'arrivée des ambulanciers.» Les pompiers d'Outremont ont ce statut depuis cinq ans.À Montréal, « il n'y a pas de besoin de premiers répondants », explique la porte-parole d'Urgences Santé.Dominique Drouin.Parce que le temps d'intervention pour les urgences vitales peut être de quatre minutes alors, qu'il est en moyenne de 8,6 minutes ailleurs sur le territoire, explique-t-elle.Hatzoloh peut cependant faire mieux, soit moins de trois minutes, dit Zev Neuwirth, un bijoutier.Parce que sa vingtaine de bénévoles utilisent leur propre voiture et habitent eux-mêmes les quartiers qu'ils desservent, note-t-il.René Fréchette affirme pour sa part que le temps d'intervention des pompiers d'Outremont est de « zéro a trois ou quatre minutes Le syndicaliste met aussi en doute la qualité de la formation des bénévoles de Hatzoloh en racontant que les pompiers sont intervenus récemment chez un diabétique a qui les bénévoles donnaient de l'oxygène, alors qu'il avait besoin de glucose.Zev Neuwirth rétorque que ses bénévoles ont reçu loO heures de formation, contre 40 pour les pompiers d'Outremont, et il ajoute qu'ils travaillent sous la direction médicale du docteur Alex Guttman, de l'Hôpital gênerai juif.La langue est aussi un facteur déterminant, insiste M.Neuwirth.Les pompiers ont beau être en mesure d'offrir des services bilingues, les gens en situation d'urgence \u2014 surtout les plus vieux \u2014 ressentent souvent le besoin de s'exprimer dans leur langue première, le yiddish, dit-il.« Nous avons sauve des vies et soulage des gens soui-frants », conclut-il.nistre, eux qui devaient annoncer à la fin de février qui, de la SQ ou du SPCUM, avait tait la meilleur proposition pour la surveillance des deux aeropons.ADM refusait cependant de commenter hier, puisque le conseil d'administration n'en sera saisi que-plus laid en mais.Avant l'intervention du ministre, ADM n'écartait pas non plus la possibilité de recourir au secteur privé.Robert Perreault affirme toutefois que son autorité ne fait aucun doute.Dès que la GRC se retire, ce qui devrait se faire en juillet ou à l'automne, « c'est le ministre de la Sécurité publique qui doit trancher dit-il.\u2022 Les choix sont fa » les orientations sont prises, ajoute-t-il.Mais les ententes ne sont pis linalisees pour autant.» Le gouvernement fédéral conservera toutefois ses responsabilités en ce qui a trait à l'application des lois fédérales sur le trafic de drogues ou l'immigration.Le SPCUM appuie l'initiative de Hatzoloh MMTT1N PELCHAT Hatzoloh a un allié de taille dans le conflit qui l'oppose aux pompiers d'Outremont : la police de la CUM.Tant à la division de la Sécurité routière du Service de poKe de la CUM qu'au district U qui couvre Outremont et le Mile End, a Montréal, on ne tarit pas d'éloges à l'endroit de ces bénévoles de la communauté juive.« Les services qu'ils offrent sont grandement appréciés de la communauté juive, affirme le lieutenant Jean Paradis, du 32.Ils ne nous posent aucun problè me.» « Il n'y a pas de cow-boys ! i dedans : ce sont tous des p»éres de famille et ils sont très bien organisés >», ajoute le lieutenant-détectice Yvon Falardeau, de la division de la sécurité routière du SPCUM.Les deux policiers reconnaissent que la langue pose un problème pour les intervenants d'Urgences Santé ou de la polio qui ont a oeuvrer auprès de cette communauté, dont plusieurs membres ne s'expriment qu'en hébreu ou en yiddish.« Hat/oloh repond à un besoin parce qu'ils desservent une communauté juive vieillissante ».dit le lieutenant Falardeau.Même les jeunes hassidims qui vont dans des écoles piimaires privées parlent surtout hébreu, ajoute-t-il.« La communauté juive n'appellera pas le 911, mais Hatzoloh ionclui-il._SANTE_ David contre Goliath dans la « Grosse Pomme » Marie-France Léger Si, comme il le promet, David Levine réussit à amadouer son beau-frère, vice-président aux finances d'une compagnie d'assurances possédant un actif de 20 milliards US à investir chez nous, le Signal sera donné et le Québec commencera à « être en voiture ».Apres quatre ans passes a veiller sur ses patients a une époque de grande turbulence dans le réseau de la santé, l'étonnant directeur général de l'hôpital Notre-Dame, nommé récemment à la délégation du Québec à New York, a maintenant l'ambition de s'attaquer a la santé économique du Québec.À New York, David Levine ne seia pas perdu, loin de la.Le nouveau « délégué aux affaires multl-l itérales et aux organismes Interna* tionaux » y retrouvera sa soeur, ergothérapeute, responsable de la readaptation à l'hôpital Mount Si-nai.Comme quoi on a la « bosse » du service social dans la famille.À la fin mai, donc, M.Levine abandonnera \u2014 à regret, dit-il \u2014 ses fonctions à Notre-Dame pour s'envoler vers la « Grosse Pomme » où son militantisme de gauche dans les années 60 à l'université McGill \u2014 McGill français, rendez-vous compte !.\u2014 et son expérience socialisante à la tète d'un des premiers CLSC à Montréal en 1975 ne seront pas, à proprement parler, des cartes de visite à mettre entre toutes les mains.S'il en remet en plus en avouant entretenir des pensées souverainistes coupables, alors notre homme risque de se voir escorter à la frontière manu militari ou interné comme tou dangereux.Mais dans ce pays où on met le prix fort pour se faire soigner, M.Levine croit pouvoir piquer sans difficulté le talon d'Achille de nos voisins du Sud.Et quand il ronge un os, « Beware of the dog ».«« Je ne vais pas à New York parler d'indépendance.Je vais leur montrer que c'est dans leur intérêt que d'investir au Québec.>?Vaste programme.Chasser l'image politique actuelle \u2014 un frein aux investissements, croit-il \u2014 et miser sur l'atout géographique du Québec plaque tournante entre l'Amérique du Nord et iT.urope.PHOTOPtRREMcOWé.UPrnse David Levine Mais avant de céder la barre, M.Levine a encore du pain sur la planche.Occupe, le dg ?Visiblement.11 a fallu au moins dix jours de tractations avec le directeur des communications pour le coincer en entrevue.David Levine laisse dans le deuil un pavillon hospitalier, désormais intègre au Centre hospitalier universitaire de Montréal.Che- min faisant, il a dû fermer 300 des 800 lits du «< vaisseau amiral restructurer les services, bâtir de nouvelles relations de travail avec la philosophie «< Youp la vie » de ceux qui s'amusent en travaillant.Travailler en anglais David Levine laisse surtout \u2014 à regret* encore \u2014 un milieu de travail francophone : « Je vais trouver ça bizarre de travailler en anglais.11 fallait bien que j'aille a New York pour ça.» Aussi surprenant que cela puisse paraître, ce juif anglophone, qui a grandi près du marché Atwater, fils d'un colporteur de vêtements pour hommes, n'a jamais lait carrière en anglais.«< C'est plus une aventure de travailler en français >».poursuit-il.Dire que notre homme ne parlait même pas la langue de Molière avant d'entamer des études de deuxième cycle aux HUC, aux début des années 70.Il avait auparavant obtenu un diplôme d'ingénieur à McGill pour partir ensuite pendant deux ans en Angleterre comme boursier en génie biomédical.Au retour, après un épisode comme chercheur statisticien au Royal Victoria \u2014 son job consistait à analyser le degré de résistance des chiens a la Innovation, fonction qui a pris le bord assez vite, fatlt-il le préciser \u2014.notre francophone d'adoption a depuis Ion gravi un a un les échelons des responsabilités médicales.Une idée qui lui revient et dont il est très fier, la mise sur pied à la fin des années 80.du concept des hôpitaux à domicile < H AD , qui.on peut le dire, était dix ans en avance sur son temps.Ce concept se retrouve aujourd'hui réinvente dans les CLSC du Québec, avec tout le volet a domicile post-hospitalisation et postopératoire.Ses initiatives, ses coups de gueule, sa visibilité, n'ont bien sûr pas l'heur de plaire à tout le monde.Des cadres du reseau se re jouis- sent peut-être en ce moment cfc voir partir au loin l'encombrant personnage.«« Je suis très spontané », laisse tomber David Levine quand on l'interroge sur l'aspect dérangeant de sa personnalité.«< Spontané ».charmant euphémisme pour ceux qui l'on entendu suggérer, dès P'SS.de fermer des hôpitaux qui ne fonctionnaient pas à plein régime.Un brin provoca leur, peut-elle.' « C'est SÛ1 que quand je pense quelque chose, je le dis.» s il s'ennuie trop du Québec pendant ces mus ans il pourra t«»u jouis s- » ¦' ¦' ~'' ^ ¦ ¦ ¦\tLA VOICI :\t\u2022 '.*\u2022 \u2022* .\u2022 \u2022 - \u2022\u2022\u2022\u2022 \u2022 \u2022 ¦\u2022¦ -v\u2014\u2014«\u2014¦-¦-\u2014«-¦\u2014i-1-¦ > \u2022 Y / \u2022 \u2022 , \u2022 ,1 * ¦- ¦ 1 I \u2022 Dans coin?/a réalisation de ses objectifs budgétaires et tel qu'énoncé dans l'entente de principe du 19 décembre 1996.le gouvernement vise la réduction récurrente de 800 M$ de ses coûts de main-d'oeuvre pour le personnel de niveau syndiqué (et syndicable) à compter de l'année 1997-1998.le gouvernement entend obtenir cette économie par la réduction nette de son effectif de l'équivalent de 15 000 postes à temps complet ( 15 000 ETC) se répartissant comme suit : - 2 675 dans le secteur de la Fonction publique; - 5 000 dans le secteur de l'Éducation; - 7 325 dans le secteur de la Santé et Services sociaux.À cette fin, il est proposé aux organisations syndicales que d'importantes mesures tetnporaires d'incitation à la retraite soient mises en place.Il est de plus proposé que certains assouplissetnents aux conventions collectives soient convenus afin d'assurer que les départs volontaires produisent les économies recherchées.Les mesures incitatives à la retraite Pour maximiser les départs volontaires à la retraite d'ici le 1ef juillet 1997, la proposition gouvernementale du 18 février est améliorée de telle sorte que l'admissibilité à la retraite sera facilitée et le niveau de rente amélioré pour plusieurs groupes de syndiqués.Des modifications temporaires sont apportées au Régime de retraite des employés du gouvernement et des organismes publics (RREGOP) et au Régime de retraite des fonctionnaires (RRF), soit : - introduction du facteur 80 (âge et années de service = 80) avec un minimum de 50 ans d'âge sans réduction actuarielle; - introduction d'un critère de retraite à 50 ans d'âge et un minimum de dix (10) années de service permettant la prise de la retraite avec réduction actuarielle; - revalorisation des années de service avant 1973 reconnues pour fins d'admissibilité à la retraite par une rente viagère réversible au conjoint de 1,1 % par année de service ainsi reconnue; * à cette rente viagère s'ajoute un montant de 230 $ pour chacune de ces années ainsi reconnues versé jusqu'à l'âge de 65 ans; * le montant total est payable à la même date que la rente de retraite et indexé annuellement à IPC - 3%; * la totalité des prestations de retraite versées par le régime ne peut toutefois excéder 70 % du traitement moyen servant au calcul de la rente de retraite; - diminution de la réduction actuarielle de 4 % à 3 % pour la rente de retraite du RREGOP et de 6 % à 3 % pour la rente du RRF; - reconnaissance des périodes de congé de maternité pris entre le 1w juillet 1973 et le 1* juillet 1976, sans cotisation, pour un maximum de 90 jours par période de congé de maternité au RREGOP, au RRE, au RRCE et au RRF à l'employée qui a cotisé à l'un de ces régimes dans les 12 mois précédant la date du début du congé et qui a cotisé a nouveau à l'un de ces régimes dans les deux années suivant l'année de la fin du congé.Des mesures ciblées de départs assistés sont de plus proposées: - dans le réseau de la santé et des services sociaux à l'égard des corps d'emploi et secteurs d'activités suivants: * infirmière auxiliaire; * technicienne et technicien en diététique, en technologie médicale et en radiologie; * personnel de bureau; * services auxiliaires de métiers : entretien ménager, buanderie, cuisine; - ces mesures de départs assistés prévoiront un bénéfice d'au plus de 18 mois de salaire (incluant la « paie de séparation » de six mois de salaire déjà prévue aux conventions collectives) moins la valeur du bénéfice acquis pour les années de service avant 1973 tel que prévu au paragraphe 1a); - dans le secteur de la Fonction publique, pour les personnes qui prendront leur retraite dans le cadre du présent programme, le paiement de la banque des jours de congé de maladie sera assuré à 100 % de la valeur de ces jours.Les assouplissements dans la gestion Sans certains assouplissements, !a réduction requise de l'effectif dans les secteurs de l'Éducation et de la Santé et des Services sociaux est impossible.À titre d'exemples, dans le secteur de l'enseignement primaire et secondaire, les règles actuelles de formation de groupes d'élèves obligent à remplacer tous les enseignants qui se prévaudront des mesures de départs.Dans le secteur des collèges, l'existence d'un plancher d'emploi tel que libellé à la lettre d'entente entraîne les mêmes conséquences.Enfin, dans le secteur de la Santé et des Services sociaux, les établissements doivent réussir à replacer avec beaucoup plus de facilité les personnes touchées par les transformations à l'organisation du travail qu'occasionneront les diminutions d'effectifs.En conséquence, il est proposé d'apporter les modifications suivantes aux conventions collectives : POUR LES COMMISSIONS SCOLAIRES Les parties conviennent de l'établissement d'un ratio national de 17,8 élèves par enseignant, applicable à compter de la prochaine année scolaire.Les parties négocient un nouveau partage des objets de négociations entre le niveau national et le niveau local visant à rendre possible, localement, une variation du nombre d'élèves par classe ou du temps d'enseignement.À défaut d'entente sur ce qui précède avant le 1er avril 1997, afin d'établir à 17,8 élèves par enseignant le ratio national, les règles suivantes s'appliquent à compter de l'année scolaire 1997-1998: - toutes les dispositions relatives à une moyenne d'élèves par groupe sont abrogées (incluant la formation professionnelle), cependant : * le maximum d'élèves par groupe est majoré d'un (1 ) élève au préscolaire et au premier cycle du primaire; * le maximum d'élèves par groupe est majoré de deux (2) élèves au deuxième cycle du primaire et au secondaire général; - ces modifications ne visent pas les élèves en classe d'accueil et francisation ainsi que les groupes d'élèves handicapés ou en difficulté d'adaptation ou d'apprentissage.Les parties locales (commissions scolaires et syndicats d'enseignantes et d'enseignants) pourront toujours convenir de toute autre modification à la tâche de l'enseignante ou de l'enseignant permettant de respecter les objectifs quantitatifs résultant des paragraphes précédents.POUR LES CÉGEPS L'annexe intitulée « Lettre d'entente sur les garanties » est abrogée.Les parties locales (cégeps et syndicats d'enseignantes et d'enseignants) pourront convenir d'un transfert des ressources allouées à l'enseignement vers celles prévues dans les conventions collectives pour d'autres fins et inversement ou de toute autre modification à la tâche de l'enseignante ou de l'enseignant permettant de rencontrer le niveau de réduction des effectifs visé.POUR LE RÉSEAU DE SANTÉ DES SERVICES SOCIAUX Meilleure utilisation et replacement du personnel en surplus (sécuritaire) : - le replacement de la personne à temps partiel doit s'effectuer dans un poste comportant un nombre d'heures égal ou supérieur à celui du poste qu'elle détenait avant sa mise à pied.Cependant une priorité de replacement des personnes à temps complet est accordée sur des postes à temps complet, quelle que soit l'ancienneté des personnes à temps partiel; - les règles de dotation des postes prévoyant les mouvements de main-d'œuvre internes sont limitées à un seul candidat avant le replacement d'une personne en sécurité d'emploi.Le poste ainsi libéré est alors accordé à la personne sécuritaire de l'établissement ou à celle référée par le Service régional de main-d'œuvre (SRMO); - tout en maintenant la règle du replacement par ordre d'ancienneté, la personne sécuritaire ne peut refuser un poste disponible qui lui est offert sauf si celui-ci a pour effet de diminuer son salaire de plus de 20 % par rapport au salaire du titre d'emploi qu'elle détenait au moment de sa mise à pied.Toutefois, la personne sécuritaire ayant le moins d'ancienneté ne peut refuser un tel poste; - l'aire de replacement est un cercle d'un rayon de 125 kilomètres; - le secteur d'activités des métiers est intégré au secteur d'activités des services auxiliaires ; - le secteur d'activités visant le travail en service social, l'éducation ou la rééducation et les infirmières auxiliaires sont intégrés aux secteurs déjà existants : technicien(ne)s ainsi que soins infirmiers et paratechniques; - une personne sécuritaire peut s'inscrire dans un autre secteur d'activités que le sien à condition qu'elle satisfasse aux exigences : 12 mois après sa mise à pied, la personne du secteur d'activités des soins infirmiers et paratechniques peut être replacée dans un titre d'emploi du secteur d'activités des services auxiliaires et métiers et vice-versa; - l'indemnité de mise à pied est équivalente à 80 % du salaire que la personne recevait au moment de sa mise à pied.L'indemnité de la personne à temps partiel est calculée au prorata du nombre d'heures du poste qu'elle détenait et établie pour chaque période de paie plutôt qu'hebdomadairement.Gestion des postes - les délais d'affichage et d'octroi des postes vacants et nouvellement créés sont suspendus jusqu'au 31 mars 1999.À moins de les abolir, l'employeur a jusqu'au 31 mars 1999 pour afficher ces postes.Entre-temps, ceux-ci sont considérés comme étant temporairement dépourvus de titulaires; - tous les avis et préavis prévus aux dispositions relatives aux mesures spéciales (fermeture, fusion, etc.) qui sont supérieures à quatre (4) mois sont réduits à quatre (4) mois; - les lettres d'entente prévoyant un plafond de 800 salariés (incluant 63 infirmières auxiliaires) à être inscrits au Service de placement du secteur de la Santé et des Services sociaux (SPSSS) sont abrogées.Le financement \u2022 Le paiement des prestations découlant de l'application des mesures prévues au paragraphe 1a) pour le RREGOP est effectué selon les dispositions de l'article 130 de la Loi sur le RREGOP pour les participantes et les participants de ce régime (5/12 - 7/12 avant 01/07/82 et 50 % - 50 % après 30/06/82).\u2022 Le financement du coût total des mesures introduites au RREGOP, au RRF ainsi que le financement des mesures de départs assistés seront partagés à 50 % à même les excédents actuariels constatés par les parties au RREGOP en faisant les adaptations nécessaires entre la caisse des employés et celle de l'employeur et à 50 % par le gouvernement. LA PRESSE, MONTREAL.VENDREDI 7 MARS 1997 A 9 Les employés de l'État québécois bénéficient de la sécurité d'emploi, un avantage important qui figure à leur convention collective.Dans son offre de règlement, le gouvernement respecte intégralement ce principe de la sécurité d'emploi, en plus de maintenir les salaires et les augmentations prévues de I % au premier janvier dernier et de 1% au premier janvier prochain.En fait, si les syndiqués acceptent l'offre, non seulement 15 000 d'entre eux pourront-ils jouir de conditions très généreuses de départ à la retraite, mais, de plus, 2 000 personnes seront embauchées.Cet apport de nouveaux employés permettra de renouveler plus rapidement le secteur public québécois.LA QUALITE DES SERVICES ASSURÉE \u2022¦/¦¦¦- , » v.- ¦ \u2022 : .y.\u2022 {, .\u2022 .V' \u2022 .\" La proposition gouvernementale assure la qualité des services rendus à la population, notamment en éducation.L'offre a le mérite de n'avoir aucun impact sur les soins de santé et les services sociaux offerts aux citoyens.La presque totalité des employés de la Santé et des Services sociaux ne seront nullement affectés par les assouplissements à l'organisation du travail.Les quelques milliers d'employés qui sont rémunérés pour des heures non travaillées et en attente d'un nouveau poste seront dorénavant davantage incités à accepter des affectations différentes.L'OFFRE GOUVERNEMENTALE Maintient les salaires Em les augmentations prévues Permet 2 000 embauches et 15 000 retraites avantageuses Québec '\u2022\u20221\t* \t El\t 1 A 10 I \\ PRESSE, MONTRÉAL.VENDREDI 7 MARS 1997 Marcel Béliveau admet qu'il est dans le pétrin avec ses franchises DCNIS ARC AND Alors qu'une franchisée de Voyages Marcel Béliveau international de Granby se faisait reprendre des meubles par un fournisseur impayé, Marcel Béliveau a affirmé hier ignorer encore la teneur de ses d|fficultés financières.Lors d'une brève conversation téléphonique, M.Béliveau a admis que ses franchises Restaurants la Joyeuse et Voyages Marcel Béli-veau international sont dans le pétrin.Mais il n'a pas voulu préciser l'origine ni même la gravité de ses difficultés financières : « Je ne sais pas encore si ( les difficultés financières ) sont graves », a-t-il répondu.M.Béliveau donnera cet après-midi une conférence de presse pour faire le point sur l'enquête policière pour fraude et sur les réclamations civiles dont il fait l'objet.On s'attend a ce que des franchises qui se sentent lésés se présentent à la conférence pour discuter avec M.Béliveau.On s'attend aussi à ce que M.Béliveau blâme d'anciens employés.Un répondeur téléphonique s'en-C^enchait invariablement depuis une semaine lorsqu'on appelait chez lui, mais M.Béliveau a répondu hier, contre toute attente.Pour l'essentiel, il a refusé de commenter Marcel Béliveau les récentes péripéties qui secouent ses entreprises, h Vous comprendrez tout ( cet ) après-midi >».a-t-il répète.A Granby.le journal La Voix de l'Est rapporte dans son numéro de ce malin qu'un fournisseur de meubles s'est présente hier a la franchise de Voyages Marcel Béliveau international de la rue Principale.Il a réclamé 4000 S pour des meubles.La propriétaire.Lyne Roussin.a refuse, objectant que ces meubles devaient être fournis dans les 75 000 S qu'elle dit avoir versé pour la franchise, le mobilier, l'équipement, les cours et le permis.Le fournisseur impayé a chargé les meubles dans un camion et est reparti pour Montréal.«< C'est la fin d'un long cauchemar », a dit Mme Roussin, qui dit avoir cru en la réputation de M.Béliveau, mais qui a vite senti que les choses n'allaient pas.Elle a entrepris des démarches pour se désaffi-lier et changera bientôt de raison sociale.M.Béliveau a dit ne pas être au courant d'une saisie effectuée hier chez, un franchiseur de Granby : « C'est possible, tout le monde panique en ce moment.» M.Béliveau a lui-même fait l'objet d'une saisie de 35 000 S cette semaine.M.Béliveau s'est distancié hier de Pierre Binette, pourtant décrit comme responsable du financement dans le dépliant d'information qu'on remettait aux franchisés potentiels des restaurants La Joyeuse.« Il n'est pas mon associe (.) il n'est pas mon employé.» Quand on lui a demandé quels rapports d'affaires il entretenait, alors, avec M.Binette, M.Béliveau a répondu : « C'est juste un gars qui est la.» M.Binette est officiellement en vacances jusqu'à la semaine prochaine.Fermeture de dix hôpitaux à Toronto ?Presse Canadienne TORONTO Une commission mise sur pied par le gouvernement de l'Ontario en vue d'une restructuration des soins de santé dans la province a recommandé hier dans un rapport la fermeture de 10 hôpitaux publics à Toronto.Cette commission avait également recommandé la semaine dernière la fermeture d'une douzaine d'hôpitaux publics ailleurs dans la province.Ces recommandations interviennent alors que les 220 hôpitaux publics de l'Ontario, la plus peuplée des provinces canadiennes avec 10 millions d'habitants, font face à des compressions budgétaires de 1,3 milliard de dollars imposées par le gouvernement conservateur du premier ministre Mike Harris.La Commission a recommande hier que dix des 39 hôpitaux pu- blics de Toronto soient fermes et que deux autres soient transformées en cliniques de jour, ce qui entraînerait la disparition de 1743 lits sur les 10 704 actuellement disponibles.Le gouvernement Harris a indiqué que ces fermetures d'hôpitaux étaient le résultat des coupes dans le transfert des paiements de péréquation aux provinces décidées par le ministre des Finances, Paul Martin.Séminaire de formation Microsoft gratuit Microsoft Certified Systems Engineer (MCSE) : les experts qui méritent ce titre pfe-srgieux sont très en demande partout dans Tindustrie.Mi:soft offre run ces programmes de qualification les plus complets qui ml pour l'évaluation et la mise à jour des compétences logicielles des techniciens spécialisés.Conférencier : Curtis Skene q&^K^eFaeSSs&son Date : le mercredi 12 mars 1997 Heure: 18h à22h Endroit : Hôtel Marriott Château Champlain Places limitées - Inscrivez-vous dès maintenant - .Tél.: (514)339-5577 jfyQî?Fax: (514)339-5489 ' 3100.Cott-VÏrîu Bureau 440 Sainvuurent (Québec) H4R2Q6 1250.boyl.RtnKévesque Ouest Bureau 1210 Montrtal (Québec) H3B 4W8 Microsoft SOLUTION PflOVIDER Centre déformation lahnique autorbè loto-québec Ttrage du 97-03-05 3 20 22 30 44 45 Numéro comptarrrenta ire : Prochain tirage: 97-03-08 GAGNANTS LOTS 6.'6 1 5 627 533.70$ £6+ 12 75 440,50$ 5/6 298 2 430,00 $ 4 6 17 514 79.20$ 3/6 333 791 10$ Vvn* totale*: 20 629 235$ Prochain groe tel (apfrrtwr: 2 500 000$ Tirage du 97-03-06 _5 11 12 18 24 29 31 41 42 43 47 56 59 60 61 63 64 67 68 70 Tirage du 97-03-06 3 4 238 4662 Egtra Tirage du 97-03-05 NUMÉRO.849066 EStra NUMÉRO: 447913 Tirage du 97-03-06 ENCHERES PUBLIQUES VASTE CHOIX DE BIJOUX NEUFS EN OR ET DE DIAMANTS DE VALEUR RÉSULTANT DE LA FAILLITE CE DISTRIBUTION AUX CONSOMMATEURS UN ANCIEN FOURNISSEUR MAJEUR DOIT LIQUIDER LES MARCHANDISES COMMANDEES DE DISTRIBUTION AUX CONSOMMATEURS NON-EXPEDIÉES ET ABANDONNEES QUI RESTENT.Chaînes Italiennes, Brace «s, 6igues.Coiiiers, Bouc«es îKtoties.Ex.En or Msssd Perdes.Rubs, Erraraudes.Saphirs, Arsthystes.PÔridotS, Cannes, Grenats.Aiguës-Marines Dépend* - i MONTRES SUISSES POUR FEMMES ET HOMMES anciennement aux magasins DISTRIBUTION aux consommateurs.9235, Boulevard Lacordaire, Saint-Léonard ce dimanche, 9 mars 1997 a 14 h 00 précises.inspection publique à compter de 12 h 00.ùéçto r*»nco-rs*.M« do ICO S r«c>.-ï »f> corjonebon avec p«èc« C>J«cii« iV>r^^ato e «esow «i pe?Icfct (flan tiérilMUt a fwr»éo D*s frar .-\u2022 -.troif'^rjon 15 % seront a xrr^» C*«t4*>s a»1iv,s peuvent tore suf*\"» J ur>p rrv* a c*'' LtfOumiSMUf rf.o-.jV .W*3Cps c>.oa«-n*?K cc.^iptar*.cvv»< oc ct-vM ma.'n *> et ta vente au» enchère* &ix»n ei prer>»r»iiûn i^^o iUtt4 ^ut-1 «x.\u2022 saAirancV « i IrnnuincutaHonen v»-* Option d'achat au letme de la liH.it\\»n ^on>ultei un conci tonnaut.» ce sujet) Le prix de location .i mnatn \u2022 y* ut tn- mitriem t uirv.p.>tt it pre;»ai mon is h) 4 ) ainsi que tuer \u2022 sjsuntnci »i iminairicttlanon en sus l c petx de vi nie de conei satonnaUet peut être Uiférieui v» mues vous unseipv : ehes un cc^iceasiortnan Hottda CONCESSIONNAIRE LE PLUS PRÈS OU POUR OBTENIR UN CATALOGUE.Conçues et construites sans concession A 12 \u2022 LA PRKSSE.MONTRÉAL VENDREDI 7 MARS 1997 PnOTO ANO«EK)«G£T u^sw Une oeuvre mémorable Le palais de justice n'en a pas voulu, mais l'oeuvre de Victorien Pilote a finalement trouvé preneur.Car si la toile représentant le premier ministre Jean Chrétien et le manifestant Bill Clennett risquait d'heurter quelque honorable juge ( au dire de la société responsable du palais ), une poignée d'avocats se feront un plaisir de les mettre en vedette sur les murs de leur bureau.Campeau, Ouellet, Nadon, Barnabe, Cyr, Rainville, de Merchant, Bernstein, spécialisé en droit du travail, a même déboursé plus de 2000 $ pour permettre à leurs clients d'admirer Malgré un emploi du temps chargé, le premier-sinistre (sic) ne rate jamais une occasion de s'attaquer à un problème criant : les chômeurs ( c'est là le titre du tableau ).Requête contre l'Ordre des psychologues YVES BOISVERT Une psychologue qui agissait comme enquêteur professionnel a l'Ordre des psychologues et qui vient d'être licenciée brutalement exige d'être reintégrée dans ses fonctions sans délai.Mme Nicole Grimard a été embauchée le 30 mai 1996 comme enquêteur auprès du comité d'inspec-lion professionnelle des psychologues.Elle avait déclaré d'entrée de jeu que le directeur général de l'ordre, M.René Corri-veau, est son mari.Le bureau de l'ordre, en l'absence de M.Corri- veau, a néanmoins décidé d'embaucher Mme Grimard, estimant que sa compétence dépassait largement celle des autres candidats.Elle ne relève aucunement de son mari dans cet emploi, par ailleurs.Aucun reproche professionnel n'a été adressé à Mme Grimard dans les mois suivants.Mais quand la tempête a éclaté à l'Ordre et que l'Office des professions a menacé de le mettre en tutelle» certains ont décidé de se débarrasser de Mme Grimard pour éviter toute accusation de conflit d'intérêts.C'est ainsi que le 22 février, elle a reçu un appel de deux dirigeants de l'ordre qui lui apprenaient que, quoique non fautive, elle devait être « écartée ».Dans sa requête en injonction déposée hier en Cour supérieure.Mme Grimard estime qu'aucune compensation financière ne peut réparer le tort de ce licenciement illégal.Elle dit que sa réputation demeurera entachée si elle ne réintègre pas son travail.Le public, sa clientèle et ses collègues pourraient croire à tort qu'elle a commis une faute lourde.Sa requête sera débattue dès aujourd'hui au palais de justice de Montréal.L'OFFRE ANTIVOL * » Jr _ » ARANTIE PERFORMAN 5> 1 superviseur local de ligne téléphonique 1 anti-neutralisateur Aucuns frais POUR LE MATÉRIEL Aucuns frais POUR L'INSTALLATION COMPREND toutes C£S COMPOSANTES : 1 panneau de contrôle sécurité et domotique 6+3 zones 1 clavier avec piezo intégré 1 contact encastré pour porte ou fenêtre 1 détecteur de mouvement infrarouge haute-technologie 1 sirène 15 watts murale 1 transformateur AC 1 batterie 7 ampères 4 autocollants de prévention 1 service de télésurveillance (24h/7jours) ur un contrit o> télésurveillance o> 60 mois a ment 24.95 S pa< mois.FRAIS D'ACnVATIOM 89 \u2022' M*rd>#'*\\io>nti#>!s\u20actrt*roent.FRAlb SWPUMENÎAiPES POUR MARCHÉ COMMERCIAL.i m* \\ Info-Santé souffre de : maux de croissance CHARLES CÔTÉ Les lignes Info-Sante, où l'on peut joindre une infirmière de CLSC jour et nuit, sont surchargées depuis la distribution d'un dépliant promotionnel.* Il peut arriver qu'on attende 30 minutes, reconnaît Céline Jacob, qui coordonne le projet dans l'île de Montréal.Mais c'est exception-nel.En juin dernier, le temps d'attente moyen était de 2,6 minutes, et deux ans avant c'était 9 minutes.>» Un dépliant a été distribué il y a deux semaines dans un million de foyers, avec un autocollant donnant le numéro de la ligne Info-Santé de chaque CLSC.Depuis, le service est mieux connu et plus utilisé.Mme Jacob ignore la moyenne actuelle du temps d'attente, mais elle estime que le nombre d'appels a augmenté de 10 à 20 % depuis un mois.De plus, cette hausse coïncide avec la saison de la grippe.Mais elle croit le problême passager.« Les CLSC sont en train de s'informatiser, explique Mme Jacob.Toute l'information sur les symptômes qui permet aux infirmières de poser un diagnostic sera bientôt accessible par ordinateur.Actuellement, il y a une douzaines de cartables différents, que les infirmières consultent à la main.» Les 60 infirmières d'Jnlo-Santé à Montréal ont répondu à 500 000 appels en 1996, une augmentation de 150 000 par rapport a 199}.Chaque appel dure en moyenne une douzaine de minutes.Le temris d'attente varie grandement d'uh CLSC à l'autre, et selon l'heure de l'appel.« Les heures de pointe sont le matin à 10 h, l'après-midi veiS 16 h et en soirée à 20 h », précise Mme Jacob.à Laval comme en Montérégie, les régies régionales de la santé oui observé la même hausse du nom-bie d'appels.« Depuis qu'ils otll fait la publicité il y a une semaine ou deux, on es» occupe toute la journée, selon Jean-Paul Gagné, infirmier au CLSC de Longueuil-Ouest.Le temps d'attente es! de 10-20 minutes.» *vu cabinet du ministre de I i Santé, Jean Rochon, on n'a pas voulu préciser si des fonds seraient débloqués pour répondre a la (limande et engager du personnel.m On va laisser les choses se lasser deux ou trois semaines, a expliqué Martin Caillé.On savait que I» distribution de l'autocollant allai causer une hausse de nombre d'appels, mais vingt minutes au téléphone, c'est toujours inoins long que deux heures en salle d'attente.Tenancier de bar accusé Le propriétaire du bar Les Déesses, boulevard Label le, a Laval, sera accusé d'avoir embauche deux danseuses mineures, de 16 et de 17 ans.Elles travaillaient mercredi soir quand des policiers de Laval et de la Sûreté du Québec ont effectue une perquisition qui a conduit a la mise en accusation de trois individus et a la saisie de 15 grammes de cocaïne.Deux autres danseuses oui aussi été trouvées en possession de stupéfiants.Hier, la Couronne a ii« mande que ies requêtes eu cautionnement de Gaétan Dupont.5S ans Gaétan Bourassa, 51 ans.et Denis Poitras, 34 ans.aient lieu aujourd'hui.Un total de 18 chefs d'accusation de possession et de trafic de drogue ont été portés contre eux.i v * : \u2022 : n'attend pas le nombre années.v - » I K 1 SERVICE DE PRÉVENTION I INC o iv «UN CHEF DE FILE EN SYSTÈMES DE SECURITE Richie Rich aux Grands Films ce soir 19 h «\u2022»> Radio-Canada Télévision DE TOUT POUR FAIRE UN MONDE LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 7 MARS 1997 A 13 Varennes : mise en demeure pour faire taire le conseil sur l'excédent versé à des promoteurs MARTHA ÛAGNON Une mise en demeure a été envoyée à tous les membres du conseil municipal de Varennes pour tenter d'empêcher la divulgation du rapport de la firme d'avocats mandatée pour faire la lumière sur le versement d'un surplus de plus de 200 000 $ à des promoteurs pour des travaux d'infrastructures.Depuis, c'est la consigne du silence.Personne ne veut dire quel membre du conseil a fait parvenir la mise en demeure.La responsable des communications à la Ville, Su-zie Loubier, a déclaré hier qu'elle n'avait aucune information à transmettre à ce sujet.À l'assemblée publique de lundi, les membres du conseil ont unanimement refusé de répondre aux questions du public sur le rapport Dunton Rainville.Par ailleurs, dans une lettre en- La réforme du bingo critiquée GEORGES LAM0N Le projet de réforme du bingo que propose le ministre de la Sécurité publique, Robert Perreault, non seulement « ne règle rien, mais condamne les organismes à une baisse de revenus inévitable en refusant de moderniser le jeu ».C'est ce qu'a dit hier, en conférence de presse.Chantai Gagnon, présidente du Regroupement des organismes bénéficiaires de bingo ( ROBIN ), qui regroupe près de 350 membres répartis dans 80 villes, en dénonçant ce projet de réforme qu'elle estime « inacceptable ».« Cette réforme, croit-elle, ne fera qu'augmenter la bureaucratie et semer la zizanie entre les organismes communautaires, sans répondre aux criants problèmes de financement éprouvés par les organismes.Elle compliquera davantage l'organisation du bingo, limitera nos revenus, favorisera l'affrontement entre les organismes du milieu et accroîtra le pouvoir discrétionnaire de la Régie des alcools, des courses et des jeux du Québec.» Il est évident, selon elle, que les organismes à but non lucratif seront « forcés de se quereller pour obtenir leurs séances de bingo » ou de se regrouper pour partager les profits d'une même séance.Elle s'est par ailleurs inscrite en faux au sujet de la déclaration du ministre Perreault, voulant que son projet repose sur une consultation des regroupements d'organismes à but non lucratif.« Nous n'avons jamais réussi à le rencontrer », a-t-elle dit.Quant aux tables de concertation que le projet prévoit créer, ROBIN ne les voit que comme une « bureaucratisation et l'entrée officielle de la politicaillerie dans l'activité du bingo ».L'organisme craint qu'elles ne deviennent des « tables de division », qui ne feront que favoriser les confrontations entre organismes.voyée récemment au ministre des Affaires municipales, le maire, Jean Robert, se plaint que le rapport est partial et injuste à l'endroit de certains membres du conseil.Selon lui, les avocats ne se sont pas contentés d'émettre une opinion juridique, mais « se sont livrés à une enquête parallèle qui les amènent à tirer des conclusions sur les agissements de membres du conseil.Ce rapport a tôt fait, de par sa nature, de provoquer tout un remue-ménage et déjà une mise en demeure a été signifiée aux personnes qui en ont eu copie afin d'éviter sa diffusion ».La firme d'avocats avait le mandat de vérifier la légalité de l'entente conclue en janvier 93 avec un promoteur immobilier pour l'exécution de travaux d'infrastructures.Une entente qui soulève des critiques de la part de nombreux pro- priétaires qui estiment avoir droit au surplus.Minoritaire au sein du conseil, le maire se dit victime d'attaques partisanes et demande au ministre Rémy Trudel d'intervenir dans le dossier afin de démontrer que la Ville n'a commis aucune irrégularité en versant un montant excédentaire aux promoteurs qui assumaient le coût total des infrastructures.« Je crois qu'il est dans l'intérêt des contribuables de vider cette question et, pour ce faire, d'obtenir une opinion dont l'impartialité ne puisse être mise en doute, explique le maire.Le rapport Dunton Rainville revêt des allures de politique partisane ce qui, à mes yeux en discrédite totalement le contenu juridique.J'entends m'opposer à l'engagement des fonds publics à des fins partisanes.» Le maire étant en vacances à l'extérieur, il a été impossible d'obtenir d'autres précisions.Au bureau du ministre Trudel, l'attachée de presse n'était pas en mesure hier de faire des commentaires.Le comité des propriétaires de Varennes secteur ouest, qui est à l'origine du litige, demande que le rapport soit rendu public.« C'est un manque de transparence, dit Claude Bourdon, président.S'il le faut, nous nous adresserons à la Commission d'accès à l'information.» Une centaine de propriétaires se plaignent de la façon dont la Ville a distribué le surplus de 237 000 $.M.Bourdon juge presque inutile la demande d'intervention du maire auprès du ministre des Affaires municipales.« P* rquoi le ministre interviendrait-il dans les affaires de Varennes, alors qu'il hésite à le faire à Montréal où ça brasse plus fort ?» Quant a la conseillère Nathalie Jodoin, qui ferait l'objet de commentaires dans le rapport Dunton Rainville pour avoir agi comme notaire auprès des constructeurs dans le dossier, elle a affirmé hier qu'elle n'avait rien à dire.Est-ce elle qui a fait parvenir la mise en demeure pour empêcher la diffusion du rapport ?Elle répète qu'elle ne veut répondre à aucune question.Mme Jodoin a déjà soutenu ne jamais s'être placée en situation de conflit d'intérêts et avoir toujours respecté les conventions intervenues entre les acheteurs et les constructeurs.À la dernière assemblée, elle a dénoncé le « vent de critique et de salissage à l'égard des anciens conseillers et des fonctionnaires.» Des activités en commun pour HEC, Polytechnique, l'Université de Montréal 4 » PHOTO ANDRE F0«G£T.I* Presse Incendie rue Notre-Dame Un édifice de trois étages s'est effondré hier, après avoir été la proie des flammes.L'incendie a débuté dans un magasin de chaussures Yellow, au premier étage du 3673, rue Notre-Dame Ouest, à Montréal.Lorsque les pompiers sont arrivés, vers 7 h 40, les logements du deuxième flambaient déjà.Le feu menaçant de se propager, les deux immeubles voisins ont été évacués.Seul un pompier a effectué un petit détour par l'hôpital avant de retourner au travail.Ses 130 collègues ont maîtrisé les flammes vers 13 h 30, et à 18 h, plusieurs s'activaient encore à barricader les ruines.MICHÈLE 0UIMET À cause des compressions budgétaires, l'Université de Montréal et ses deux écoles affiliées.Polytechnique et HEC ( Hautes études commerciales ), ont décidé de mettre en commun non seulement certains services administratifs, mais aussi quelques programmes.Le but de l'opération est simple : réaliser des économies d'échelle.Les universités n'ont plus le choix : en trois ans, de 1995 à 1998, leur budget diminuera de 25 %.Les discussions devraient débuter très bientôt.L'Université de Montréal rencontrera Polytechnique la semaine prochaine, le 13 mars, et les HEC, le 17.« On a besoin de plus de collaboration », a affirmé le directeur de l'École polytechnique, André Ba-zergui.Certains services comme l'entretien des chemins, les stationnements, la reprographie et l'imprimerie pourraient être mis en commun, a expliqué le vice-recteur à l'administration de l'Université de Montréal, Patrick Molinari.« On pourrait aussi créer un consortium pour gérer les approvisionnements, a-t-il poursuivi.Nous achetons pour plusieurs dizaines de millions de biens par année, comme du papier, de l'équipement ou du matériel.Il pourrait y avoir un seul centre d'approvisionnement et non plus trois.» Le réseau de télécommunications ( Internet et le câblage ) pourrait aussi faire l'objet d'une entente.Mais, prévient M.Molinari, il faut d'abord procéder à des analyses parce que chaque institution ( sauf les HEC ) a du personnel syndiqué.« Il y a une question de faisabilité là-dedans, a-t-il dit.Nous avons conclu des conventions collectives avec nos employés et il faut les respecter.» Quelques programmes pourraient aussi être communs.« Avec les compressions budgétaires, nous devrons revoir à la baisse l'offre des cours, a précisé M.Molinari.On souhaite donc mettre en commun certains programmes.D'ailleurs, nous discutons aussi avec l'UQAM.» « Nous pourrions faire appel à des professeurs de l'Université de Montréal pour donner certains cours plutôt que d'en embaucher de nouveaux », a ajouté de son côté M.Bazergui.Les HEC, l'École polytechnique et l'Université de Montréal sont trois établissements indépendants qui logent sur le même campus.Chacun a ses propres finances, son budget et son appareil de gestion.Par contre, HEC et Polytechnique, en tant qu'écoles affiliées, doivent faire approuver leur programme d'études par les instances de l'Université.Ce modèle convient à tout le monde et il n'est pas question de fusion ni d'intégration, a tenu à préciser le directeur des HEC, Jean-Marie Toulouse, en mettant clairement les points sur les i avec un brin d'agressivité.« Il y a déjà beaucoup de partage entre les HEC et l'Université », a-t-il dit.À l'École des HEC, personne n'est syndiqué : ni les professeurs, ni les chargés de cours, ni le personnel de soutien.i.: i: r « Optez pour des Obligations REER du Canada C'est dans votre intérêt La date d'échéance pour les contributions de 1996 aux REER a beau être passée, vous avez quand même jusqu'au Ier avril 1997 pour bénéficier d'un placement garanti à sa pleine valeur par le gouvernement du Canada.Vous pouvez en effet transférer vos fonds REER dans les Obligations REER du Canada.Que vous offrent-elles?Toute la sécurité souhaitée lorsqu'il s'agit d'un investissement pour votre avenir, comportant des taux d'intérêt garantis pour les dix prochaines années, et la possibilité de retirer ou de transférer 60/0 ',01 Garanti Taux annuel composé, si détenues pendant dix ans.votre argent une fois l'an, sans pénalités - un gage de flexibilité.Le taux d'intérêt annuel composé est de 6,01%.si les Obligations sont détenues jusqu'à échéance.Faites ce qu'il y a de plus sûr avec vos économies; transférez-les dans les Obligations REER du Canada dès aujourd'hui et vous aurez l'esprit tranquille.Vous trouverez les Obligations REER du Canada dans toutes les banques ou autres institutions financières, mais jusqu'au Ieravril seulement.Alors.faites vite ! « » t 1 I 800 575-5151 www.ds-pec.gc.ca OBLIGATIONS REER DU CANADA Canada a 14 LA presse.MONTRÉAL, VENDREDI 7 MARS 1997 Attends de voirie SalOft I I salon Le plus important _ c ( de l'habitation au pays SALON NATIONAL SALON DE L'AMENA .L'HABITATION T EXTERIEUR TOUTES LES NOUVEAUTÉS POUR VOTRE MAISON, SON INTÉRIEUR, SON EXTÉRIEUR \u2022 cuisines et salles de bains \u2022 ameublement, décoration, design \u2022 portes et fenêtres \u2022 énergie, chauffage et climatisation \u2022 construction domiciliaire, rénovation et matériaux \u2022 horticulture, jardins, piscines, patios, terrassement et aménagement extérieur à découvrir: Le duplex réinventé, présenté par la Ville de Montréal, Gaz Métropolitain, la Société d'habitation du Québec et Protectron.La maison Nouveau confort modèle romantique, présentée par Hydro-Québec.Cette maison est offerte en tirage au profit de la Fondation Promexpo pour les démunis.La maison d'aujourd'hui présentée par Dettson, complice de votre confort, et réalisée par les Résidences Pro-Fab, la meilleure solution en construction.«Heureux comme des poissons dans l'eau» dans le jardin Aquaticus présenté par Trévi.Les décors vedettes créés pour Vincent Damphousse, Francis Reddy, Claude Poirier, Anne Létourneau et les couche-tôt Marie-Pier Morand et Maxime Desbiens-Tremblay.L'Avenue Décors et Styles Le Carrefour Rénovation-Recyclage Le Cinéma maison pour tous les budgets présenté par Audio L'atelier déco Coup de Pouce/IKEA Le «Pavillon Solutions Travail à domicile Bell» présenté par Téléboutiquemc Bell.La vie de château dans une suite des maîtres présentée par Formica et Peinture Laurentide.Pour la 2e année, Interintec, le Pavillon des inventeurs de Montréal.Présenté par Unibroue Du 28 février au 9 mars, Stade olympique, Montréal HEURES D'OUVERTURE Vendredi, samedi: lOh à 2*h Dimanche: lOh à 20h Lundi au Jeudi: lOh à 22h Pie IX PRIX D'ENTREE (tnxes Incluses) Adultes: 9,00$ Étudiants et aînés: 7.00S Enfants de 6 à 12 ans: 3,SOS La billetterie fermera une heure et demie avant la clôture du salon.Un mnrmrnl En collaboration avec En ai t cm la t ion avec v.\"Vtvh ckoi 969 FM Û (SILOS© \u2022 rs s/a Offre en vigueur samedi le 8 mars de 8 h 30 jusqu'à la fermeture dimanche le 9 mars 1997, 1 dans la limite des stocks disponibles.La sélection varie selon le magasin.Attendez-vous à plus 03209 Copyriqht 1997 So.us Canada ln< A 16 i \\ PRESSE.MONTRi Ai .VlîNDRHDI 7 MARS I *>97 Politique _ _ _._____________ » ._________ m La région métropolitaine serait regroupée Québec envisagerait d'unifier les cinq régions administratives qui composent le territoire KATIA GAGNON dk bureau de La Presse, QUiÏBLC Pour faciliter le travail de la future commission de développement de la métropole, Québec envisage d'unifier le territoire métropolitain, actuellement morcelé en cinq régions administratives.Selon les informations obtenues par La Presse de source sûre, le Conseil des ministres serait bientôt saisi d'un tel projet, émanant du ministère de la Métropole, où on espère que cette nouvelle subdivision puisse entrer en vigueur en même temps que la future Commission, soit dès septembre prochain.En vertu de ce projet, le territoire métropolitain formerait désormais une seule région administrative, subdivisée en trois sous-régions : le centre, le nord et le sud.« La métropole est une région naturelle.La division actuelle a un caractère un peu artificiel : la Montérégie, ce n'est pas une région naturelle », lance une source au fait du dossier.Cette doléance a été formulée par la très grande majorité des groupes entendus lors de la consultation, qui s'est déroulée cette semaine, sur la future Commission de développement de la métropole.À peu près tous les intéressés témoignent éloquemment de la difficulté de créer un esprit métropolitain au sein d'une région morcelée en cinq parties.Sans se prononcer ouvertement.le ministre Serge Ménard est visiblement favorable à cette revendication des organismes et des élus de la métropole, qui risque cependant de beaucoup moins plaire a son collègue responsable des régions, Guy Chevrette, également ministre titulaire de la région de Lanaudière.Il n'est d'ailleurs fait aucune mention d'un tel redécoupage des régions administratives entourant Montréal dans le livre blanc sur les régions que M.Chevrette doit rendre public le mois prochain.On n'y prévoit « aucune réforme majeure dans la délimitation des régions administratives à court terme ».Mais dans l'entourage de M.Chevrette, on admet qu'une sérieuse réflexion est en cours, à l'instigation du ministère de la Métropole, sur la question des régions administratives entourant Montréal.À moyen terme, la carte des régions administratives sera d'ailleurs revue pour y arrimer les plans élaborés par les différents ministères, sur la question des Commissions scolaires et du redécoupage des MRC, par exemple.Encore hier, les représentants de la chambre de commerce du Montréal métropolitain ont une fois de plus mis en relief la nécessité d'unifier le territoire de la métropole.« Cette situation inusitée ( la division en cinq régions ) renforce l'impression que Montréal n'est pas une région, mais plutôt une juxtaposition de petits fiefs qui doivent constamment arracher au voisin des parcelles de développement économique », écrit la chambre dans le mémoire présenté à la consultation.« 11 n'existe pas de meilleur moyen de tuer dans l'oeuf toute tentative d'organisation régionale.Aussi longtemps que Québec n'au- ra pas harmonisé sa propre organisation dans la région, il est illusoire de croire qu'une véritable apparie-nance a la métropole puisse voir le jour », poursuit-on.Pour la présidente, Paule Doré, il ne fait aucun doute que si Québec ne passe pas à l'action pour unifier le territoire, « la Commission de développement de la métropole, quelle que soit la forme qu'elle puisse prendre, sera toujours lourdement handicapée ».L'Office de tourisme du Montréal métropolitain est immédiatement venu faire écho a ces préoccupations au plan du tourisme.Poui Pierre Bellerose, le président de l'organisme, Montréal est une des seules villes dont l'office de tourisme ne couvre pas l'ensemble du territoire métropolitain.« Et ça pose certains problèmes dans le concret », conclut-il.Bell défend la sécurité d'une carte 'identité intelligente » NORMAN DELISLE de la Presse Canadien ne, QUÉBEC Une carte d'identité « intelligente », c'est-à-dire emmagasinant toutes sortes de données sur son détenteur, est très sécuritaire et fiable.La difficulté, c'est de développer la confiance du public à son endroit.Tel est le point de vue défendu hier par Bell Canada devant la commission parlementaire de la Culture, qui étudie l'implantation d'une carte d'identité universelle au-Québec.a La crédibilité d'une carte « intelligente » est une question de perception.Son acceptation repose avant tout sur l'expérimentation du produit par la population.Quand les citoyens auront constaté sa fiabilité, ils seront enclins à l'adopter ex a lui faire confiance », a déclaré Stéphane Vaillancourt, vice-président des inforoutes à Bell Canada.Selon M.Vaillancourt, quand le public aura été rassuré sur l'impact d'une telle carte sur la vie privée, cette carte pourra devenir de plus en plus fonctionnelle, avec toutes les économies que cela comporte.« Il est normal que les consommateurs n'adoptent pas d'emblée les nouveaux produits que la technologie leur offre », a expliqué le représentant de Bell Canada.Il a cité l'exemple du réseau Internet.Seulement 24 pour cent des utilisateurs s'en servent pour des transactions commerciales, « même s'il y a moins de risques de fraude lors de transactions par Internet qu'en payant avec une carte de crédit au restaurant ».Bref, pour M.Vaillancourt, les nouvelles technologies « permettent d'assurer un niveau élevé de sécurité et les dangers du < Big Brother » ou d'utilisation non autorisées des informations résident davantage dans les décisions humaines que dans des failles technologiques ».Carte nécessaire » Pour sa part, l'Association des directeurs de crédit du Québec et la compagnie Equifax, qui se spécialise elle aussi dans les renseignements sur le crédit des consommateurs, jugent qu'une carte d'identité ;esl nécessaire pour bien s'assurer de l'identité des personnes à qui cfes services sont rendus.*\u2022»\u2022«< Nous croyons qu'il y a un besoin pour identifier les gens qui font des affaires.Les autorités gouvernementales pourraient instaurer une carte d'identité applicable exclusivement aux relations des citoyens avec le secteur privé, contenant nom, prénom, adresse, date de naissance, photo et signature du titulaire », mentionne le mémoire présenté conjointement par les directeur de crédit et Equifax.Me Raymond Doray, avocat d'Equifax, croit même que la protection de la vie privée est plus forte au sein des entreprises privées que dans le secteur public.Il cite à cet égard la loi votée en 1993 par l'Assemblée nationale, qui stipule qu'aucun renseignement louchant une personne ne peut être diffusé par une entreprise privée sans le consentement de la personne concernée.Pour sa part, témoignant a titre-personnel, un ancien sous-ministre, Gaston Beauséjour, a plaidé lui aussi pour la mise en service d'une carte d'identité au Québec.\u2022< Il est dans mon intérêt aussi bien que dans celui du gouvernement qu'un instrument sûr d'identification personnelle soit mis a ma disposition », a dit M.Beauséjour.PHOTO REJTER Un oeil au-delà des nuages Le premier ministre Jean Chrétien a visité, hier, un groupe d'élèves d'une école primaire de Surrey, en Colombie-Britannique, en compagnie de l'astronaute Robert Thirsk.La réforme Harel alourdit le fardeau fiscal des familles à revenu moyen MICHEL HÉBERT de la Presse Canadienne.QUÉBEC Les familles à revenu moyen et élevé ayant des enfants à charge paieront un impôt additionnel de 111 millions avec lequel Québec financera l'aide financière supplémentaire destinée aux familles pauvres, soutient le Conseil de la famille.Si la réforme de la sécurité du revenu favorisera les familles à faible revenu, « seules les familles à revenu moyen et élevé contribueront à aider les familles plus pauvres à recevoir davantage pour leurs enfants ».« Selon ce que l'on sait avec la prestation unifiée, les allocations plus élevées versées aux familles pauvres seront financées exclusivement par l'abolition des formes d'aide économique pour enfants que l'on connaît actuellement », signale cet organisme paragouverne-mental dans son mémoire présente-en commission parlementaire à Québec, hier.« Le gouvernement récupérera 111 millions au chapitre de la réduction d'impôt » dont bénéficient les familles moyennes et fortunées, affirme le Conseil qui prétend que l'iniquité fiscale perdurera tant que la lutte contre la pauvreté ne sera pas supportée par les couples sans enfant et les célibataires à revenu moyen et élevé.Les diverses allocations versées Allocation familiale unifiée jft Comparaison de l'aide financière versée annuellement au bénéfice des enfants, en regard de la situation actuelle avec l'allocation unifiée, selon certains types de famille.Familles g a g n a r\t\t\t\tt t e s i Type de famille\tRevenu annuel de travail\tAllocation actuelle\tAllocation unifiée\tVariation Monoparentale 1 enfant de 7 ans\t11 000 s\t190$ ¦\t425 s ;\t235$ Monoparentale 1 enfant de 6 mois\t11 000 s\t260 S\t[ 443S\t183$ Biparentale 2 enfants de 7 et 10 ans\t\t405 S\t417$\t12$ Familles perdantes\t\t\t\t Monoparentale 1 enfant de 6 mois Biparentale - 2 enfants de 6 mois et 4 ans\ti o*\t; 403$ 511 S\t343$ | | 452 S ] \u2014 .\t-60$ -59$ * Bénéficiaires de la sécurité du revenu Sécurité du revenu.Secrétariat à la famille mensuellement aux familles avec enfants seront remplacées à compter du 1er juillet prochain par un régime d'allocation unifie.Une réforme qui, élonnammen.appauvrira certaines familles à l'aide sociale.Fabienne Sallin - (PC) Selon les simulations faites a partir des données fournies par le ministère de la Sécurité du revenu et le Secrétariat à la famille, l'écart entre l'allocation unifiée et le régime actuel rétrécit à mesure que le revenu des familles augmente.La Cour suprême refuse d'entendre la cause des surplus de la SAAQ JULES RICHER de la Presse Canadienne.OTTAWA La croisade de M.Carol Villeneuve contre la Société d'assurance automobile du Québec ( SAAQ ) a pris fin, hier, devant le plus haut tribunal du pays.La Cour suprême a.en effet, refusé d'entendre son appel portant sur l'utilisation des surplus de la SAAQ par le gouvernement québécois.M.Villeneuve, un médecin de la région de Québec, réclamait que l'on retourne 2,2 milliards dans les poches des automobilistes, une somme qui équivaut aux pondions effectuées de 1989 à 1993 par le gouvernement libéral clans les coffres de la SAAQ.Fidèle a sa pratique, la Cour suprême n'a pas donné les motifs de sa décision.M.Villeneuve arguait que les lois adoptées par l'Assemblée nationale autorisant ces transferts de fonds devaient être déclarées illégales et inconstitutionnelles.Selon lui.les surplus de la SAAQ reviennent aux automobilistes pas au trésor public.En juin 1994, M.Villeneuve avait gagné la première manche de sa bataille quand la Cour supérieure lui avait donné raison.Saisie du dossier par le gouvernement libéral, la Cour d'appel avait casse, deux ans plus tard, le jugement de première instance À l'automne de 1994, un fois au pouvoir, les péquistes, qui, pourtant, s'étaient vivement opposes aux ponctions pendant qu'ils étaient dans l'opposition, avaient refusé de retirer la demande déposée devant la Cour d'appel.« C'est une décision qui coupe les ailes », a expliqué M.Villeneuve, joint hier à Québec, en commentant le refus de la Cour suprême d'entendre sa cause.Il a indiqué que, pour lui, tous les recours sont épuisés et qu'il considère le dossier comme étant clos.Parallèlement à sa démarche individuelle, le médecin avait tenté d'exercer un recours collectif contre la SAAQ.Cette possibilité disparaît également puisque l'acceptation de sa demande était conditionnelle à la décision de la Cour suprême.« J'ai été surpris, a-t-il poursuivi.Ce n'est pas décevant comme tel, mais c'est apeurant parce que cela consacre un pouvoir accru pour le Québec et les autres provinces aussi.Je pensais que le citoyen ne pouvait pas se faire plumer comme cela.Il me semblait que cela nécessitait un certain débat, et il n'y en aura pas.» Chrétien aurait appelé Chirac au sujet du timbre du général Presse Canadienne PARIS L'affaire du timbre rappelant la visite au Québec du général de Gaulle fait l'objet de discussions au plus haut niveau entre la France et le Canada.Ce projet, qui déchaîne les passions au Canada anglais, a en effet été évoqué lundi lors d'un entretien téléphonique entre le premier minisire Jean Chrétien et le président français Jacques Chirac, a appris la Presse Canadienne.Hier soir, un porte-parole de l'Elysée a confirmé la tenue de cet entretien mais a refusé de préciser les sujets (la guerre au Zaïre, la si i u.ii ion dans les Balkans ?) abordes par les deux hommes.Il semble acquis toutefois, selon des souri rs concordantes* que le soudain Intérêt des Canadiens pour la philatélie française, a été Soulevé par M.< hrétien* le premier minis tre ayant apparemment profilé de l'occasion pour exprimer sa préoccupât ion devant l'intention de la France de souligner le 3f>- anniversaire du « Vive le Québec libre ».L'entretien aurait été directe ment organise par le chef de cabinet de M.Chre tien* Jean Pelletier, en dehors des voies diplomatiques habituelles* Apparemment* le Quai d'Orsay ( le ministère des Affaires étrangères français ) et l'ambassade du Cana da* qui jura II toui ignorer de cet échange téléphonique* n'avaient pas eU mis dans I» < mp.c )Uii K il nu ni.i» < ai .«.vv i tente pour l'instant* a n ivcrs l'a m- Jacques Chirac bassadeur Jacques Roy, de « demander des informations » à la France à propos du rappel postal qu'elle envisage de faire du controversé passage du général en terre québécoise.Officieusement, Ottawa exercerait des pressions passablement fortes sur les autorités françaises pour tenter de faire abandonner le projet.La tempête soulevée par cette affaire chez les anglophones aurait d'ailleurs fini par provoquer certaines « hésitations » du coté du ministère des Postes, admet une personnalité française.L'instigateur du projet, Pierre-Louis Malienne, reçu en début de semaine au cabinet du minisire I rançois Fllion* reste pourtant fer-nu ment convaincu que Paris ne cé clera pas.« On ne peut pas penser chose* lance cet ancien émissaire du général de Gaulle t* Mont-iv !.le n< pi oi !»¦\u2022> imaginer la 4 France faisant marche arriére sur une question qui relève de sa seule souveraineté seulement parce qu'un quarteron d'anglophones rancis a tenu une conférence île presse quelque part dans le monde à propos d'une chose qui ne mérite pas un tel drame.» À défaut d'obtenir que le timbre ne soit jamais émis, Ottawa pourrait tenter de négocier son contenu : pas de balcon, pas de banderoles, pas d'allusions au « Vive le Québec libre >».Mais de cela, il n'a jamais été question, h Nous sommes fidèles a la mémoire du genc-ral* répète M.Malienne.Nous ne sommes pas des piovocateurs.»\u2022 L'affaire du timbre, en dépit des étonnantes proportions qu'elle a prises au Canada* est passée complètement Inaperçue dans la presse franc aise. LA PRESSE.MONTRÉAL, VENDREDI 7 MARS 1997 A 17 Communication-Québec favorisera la création d'entreprises et d'emplois PIERRE APRIL de la Pi esse Canadienne.QUÉBEC Le ministre des Relations avec les citoyens et de l'Immigration, André Boisclair.a confié à Communication-Québec, le mandat de favoriser la cre.ition d'entreprises et d'emplois au Québec Cette décision vise essentiellement à permettre aux futurs entrepreneurs d'obtenir toutes les informations nécessaires, à partir d'un guichet unique, pour établir leurs plan d'affaires et reconnaître les principaux intervenants dont ils auront besoin pour réaliser leurs ambitions.Le service sera différent de ce que Communication-Québec a pu réaliser aux cours des 25 dernières années, en ce sens que des spécialistes seront maintenant libres le temps qu'il fiindra dans les 25 bureaux régionaux, pour discuter au téléphone avec des requérants et diriger les futurs entrepreneurs dans leur recherche d'information et de référence.Nous offrons maintenant un service de première ligne, a expliqué M.Boisclair.qui n'est pas juste un coup de téléphone pour une simple transmission d'information.C'est une véritable consultation de 20 à 40 minutes.» Le ministre André Boisclair Par la suite, lorsque la personne aura établi son plan d'affaires, amassé toutes les informations pertinentes, elle pourra franchir une autre étape et s'adresser au ministère de l'Industrie et du Commerce mieux préparée pour faire avancer son dossier.*« Noire mission es sentielle.a ajoute le ministre, est de nous rapprocher des citoyens et de faire en sorte qu'ils aient facilement accès à des renseignements et des réponses aux questions qu'ils se posent.» L'an dernier, Communication-Québec a reçu pas moins de 135 000 demandes de renseignements sur le démarrage d'entreprises.Les objectifs du nouveau service donnera de l'amplitude aux services déjà offerts par Communication-Québec en plus de faciliter la création d'entreprises et de favoriser la réussite en fournissant aux requérants tout le bagage de connaissances nécessaires dès la première élape de la mise en oeuvre des projets.*< En plus de faciliter le démarrage, a précisé M.Boisclair, nous voulons donner plus de chance de réussite aux nouveaux entrepreneurs.» Les service permettra d'avoir accès à pas moins de 4000 dossiers et documents utiles en plus de toute l'information que pourra y ajouter les conseils régionaux.« Chacune des régions, a indiqué le ministre, viendra bonifier la banque de données et mettre a profit l'expérience des organismes spécialisés et des intervenants du milieu, n Les universités veulent s'unir pour commercialiser leurs découvertes MATHIEU PERREAULT collaboration spéciale An moins trois universités montréalaises veulent unir leurs forces pour favoriser la commère i.ilis.ition des découvertes de leurs chercheurs.Le bureau commun du transfert technologique, que cherchent a mettre sur pied l'Université de Montréal.McGill et l'Université du Québec à Montréal, aurait un budget de un million ci un effectif d'une douzaine de personnes.Les négociations sur le financement s'allongent, alors que divers partenaires institutionnels sont pressentis.'< Nous explorons une mise en commun d'une partie des activités de commercialisation des différents bureaux de la recherche », explique Maurice Saint-Jacques, vice-recteur à la recherche de l'UdM.« Quand un chercheur découvre quelque chose, il en ignore le potentiel commercial.Ça prend de l'expertise pour savoir la valeur d'une avancée technologique.Une seule université ne peut se payer un spécialiste de chaque secteur commercial, mais les universités montréalaises, ensemble, le peuvent.\u2022¦ L'UdM et McGill sont les principaux promoteurs du bureau commun.A l'UQAM.l'adjoint a la rectrice charge île la recherche.Pierre Parent, parle de « discussions embryonnaires », et indique que le responsable du dossier se trouve a l'UdM.m Nous voulons encourager l'établissement de ponts entre nos professeurs et le secteur privé, pour augmenter le transfert technologique et faciliter le démarrage des entreprises ».soutient Bernard Robaire, vice-recteur a la recherche à McGill.qui a bon espoir de voir le projet se concrétiser cette année.Le concept de communauté universitaire serait ainsi transpose à la recherche orientée.« Des chercheurs de différentes universités pourront jumeler leurs découvertes pour augmenter leur potentiel commercial, dit M.Ro-baire.Les chercheurs, très souvent, ne sont pas des hommes d'affaires.On a vu des cas où ils ont perdu face à des hommes d'affaires ru- sés.11 faut des gens pour les seconder, leur expliquer les règles du jeu.» Depuis le milieu des années 1980.chaque université consacre annuellement quelques centaines de milliers de dollars à un Bureau de liaison entreprise-université ( BLEU ), dont l'effectif est en général constitué de quatre ou cinq employés à plein ou à mi-temps.Des consultants sont engagés a la pièce, pour des dossiers concernant l'environnement, par exemple.« En général, nous cherchons à faire assumer les coûts de brevets aux entreprises privées, au moins a 50% >?, remarque Francine Gariepy, du BLEU de l'Université de Montréal, où une dizaine de dossiers sont présentement ouverts.L'apparition d'un bureau commun de transfert technologique ne signera toutefois pas la mise a mort des BLEU, dont le mandat est plus large, incluant la recherche orientée.L'objectif des professeurs est avant tout de former les étudiants, relevé M.Saint-Jacques.
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