La presse, 19 janvier 1997, C. Santé
[" -è ~w Montréal, dimanche 1* janvier 1997 £ Kïlft \u2022 >-*V.V'!: '* \u2022 \" 1 *¦*' * ' ¦ \u2022 \u2022 ' ^y::} j_ \u2022Vv- \u2022' * - ;.!\u2022\u2022\u2022 .-K\\.-, ¦ \u2022 - i.* \u2022?\u2022 \u2022 \u2022 S .a £ \u2022 ¦ > ¦ > \u2022 » \u2022 « ¦ ' i ,\u201e ,.- - ¦aisément médical dû 286-9381 PETITES ANNONCES / DÉCÈS «Tout ce qu'on souhaite.Cornnicîit s V PHOTO BERNARD BRAULT.Lâ Presse c'est être des parents, pas des intervenants», dit Odette Lagacé.3 _ - ___________l^l/^-ïJ^ UV CIUC1 dJLLlC i avec u n I %** i >.-.e* * i j ¦ e v .: 4 - ' \u2022 ^ La stimulation précoce est essentielle au développe* ment d'un enfant handicapé.PHOTO ROBERT NADON LâPmse MATHIEU PERREAULT collaboration spéciale êXê ¦ a> r 4* * -U «1 uand des parents apprennent que leur enfant souffre d'un handicap physique ou mental, leurs premières pensées confinent à la panique.h Pourquoi lui ?Pourquoi moi ?Comment vais-je faire ?» Autant de questions qui restent souvent en suspens.Heureusement, une foule d'organismes peuvent soutenir de telles familles au fil des épreuves que leur réserve le handicap d'un enfant.Odette Lagacé se remettait à peine des douleurs de l'accouchement quand le pédiatre de l'hôpital Saint-Luc lui a annoncé que son fils souffrait de trisomie 3.« Ce n'est pas une nouvelle agréable à apprendre », dit-elle pour résumer les sentiments contradictoires qui l'ont habitée durant les premiers jours de la vie de son enfant.Louis-Philippe, lui disait-on, n'avait que quelques mois à vivre.Aujourd'hui, quatre ans et demi après sa naissance, le bambin marche depuis un an et s'exprime par gestes, malgré qu'il collectionne les problèmes de rein, de vessie et de coeur.L'an dernier seulement, Louis-Philippe a dû subir deux opérations au coeur à l'hôpital Sainte-Justine.« Je l'aime et il le sait », explique la femme de 42 ans, qui a abandonné son métier de designer.Son mari peut à l'occasion modifier son horaire pour prendre part aux rendez-vous de son fils avec la gent hospitalière.Phase d'adaptation Après des réactions d'étonnement, de rébellion et de consultations diverses dans l'espoir d'infirmer le diagnostic les parents d'un enfant handicapé vivent une phase d'adaptation, où ils se rendent compte que l'enfant a certaines capacités, m Les parents vivent une tristesse chronique », explique Jean-Marie Bouchard, professeur d'éducation spécialisée à PUQAM.« À chaque étape de la vie de leur enfant, comme la garderie ou l'école, ils se font rappeler que l'enfant ne fait pas panie de leur communauté.» Voir AIDE en C 2 \u2014 PHOtÔ AÔ6ÉRT NADON la Grâce au service à la petite enfance de l'Association de l'ouest de nie pour la déficience intellectuelle, lus parents peuvent bénéficier d'un répit deux ou trois fois par semaine Une réalisation de Robert CHflMi Dimanche à 11 h sur le réseau des sports VACANCES NATURE Vbfre émission de découverte en chajse et pêche au Québec avec Claude Mercier et André A» Bellwnare, chroniqueur au quotidien Le Une production SPORT ACTION VIDÉO INC.en collaboration avec Soleil.! t C2 LA PRESSE, MONTRÉAL, DIMANCHE 19 JANVIER 1997 Santé Intégration ou école spécialisée ?¦ \u2022 .\u2022 -\"7» VIT\"' \u2022 À l'heure de la récréation, les corridors bleus de l'école secondaire Joseph-Charbonneau sont peuplés de ronronnements.Parfois, l'un d'eux te fait plus strident.«Ça roule vite?» s'exclame la directrice Liette Lachance, en se retournant vers l'élève qui poussait un peu trop haut le régime du moteur de son fauteuil roulant.» i \u2022 i \u2022 *> t Mathieu Perreauît collaboration spéciale \u2022 Près de 80% des 165 adolescents qui fréquentent l'école de la ^CECM se déplacent en fauteuil roulant.Une vingtaine d'autres ne suivent que des cours de stimula* tion comme la musicothérapie, leurs déficiences étant trop lourdes pour qu'ils intègrent les classes or* dinaires, de cheminement particulier ou de formation de basé préparant tout simplement à la vie quotidienne d'un adulte.Les deux tiers des élèves proviennent de l'extérieur de Montréal, car l'établissement dessert tout l'est du Québec, comme sa Jumelle du niveau primaire» reçoit Victor-Doré, installée à côté, rue Rousse-lot, « La proportion de cas lourds augmente, commente Mme Lachan- ce.Cette année, sur recommandation du conseil étudiant, nous avons augmenté le temps d'ouverture des portes de Vascenceur.Beaucoup d'élèves n'arrivaient pas à se déplacer assez rapidement, car l'équipement de 1979 était conçu pour des cas plus légers.» L'Intégration des élèves souffrant de déficience intellectuelle ou physique a fait de grands pas depuis quelques années.La bataille n'est plus d'ordre théorique mais se fait au niveau de chaque école ou commission scolaire.« Certains parents choisissent le milieu ségréflué *, explique Marie-Claude Richer, de l'Association pour l'intégration sociale.« Nous soutenons le libre choix.Autant que possible, l'intégration devrait être préférée, car il s'agit d'une excellente façon de créer des liens sociaux.Reconnaître un camarade au centre commercial, même ce n'est pas un ami proche, constitue un début de contact avec la commu- nauté.» Mais pour intégrer un enfant handicapé à une école de quartier, le milieu scolaire doit reconnaître ses obligations, un constat parfois difficile à établir.SI le professeur ou le directeur de l'école s'oppose à l'inclusion d'un enfant dans une classe, un parent peut déposer une demande de révision auprès du conseil des commissaires de la commission scolaire, afin d'obtenir les services d'un interprète ou d'une accompagnatrice, par exemple.« Je suggère aux parents de contacter le commissaire de son quartier, d'obtenir des appuis au conseil *, explique DJamtla Ben Abdelkader, de l'Office des personnes handicapées.« Parfois, ça marche : J'ai soutenu les parents d'une petite fille qui entend mal quand ils ont obtenu qu'elle aille à l'école de quartier plutôt qu'à une école spécialisée située à deux heures d'autobus.Dans le cas contraire.- « par contre, la famille sort démolie du processus.» - ; L'avis d'experts Les parents peuvent également obtenir des avis d'experts, qui fdnt parfois office de lobbyistes.« En plui de mon avis d'onhopédago-gue.J'oriente les parents pour qu'ils obtiennent les services auxquels Ils ont droit », explique Li-son Daoust, qui a travaillé pendant la ans pour des commissions scolaires avant de travailler pour'un centre de consultation lié à l'Association québécoise pour les trembles d'apprentissage.«Je connais la machine.Sans agressivité,'je m'assure que les droits des parents sont respectés, dans le meilleur intérêt de l'enfant.» Entre Intégration et ségrégation, la limite n'est pas claire et fait l'enjeu de luttes de pouvoir sur fondée compressions budgétaires.1 PHOTO ROBERT NADON.LâPn Reproduire un trait de crayon ou coller des ronds de papier sur une girafe jaune, constituent autant d'exercices importants, tant sur le pian social que cognâtif.La stimulation précoce prépare à l'intégration Scotty regarde autour de lui, évi-ant le regard de son éducatrice.vlais à chaque fois que Rita répète < zoo », l'enfant de trois ans tourne.a tête vers elle.Après quelques entatives de Rita, il ouvre la bou-:he sur le son «ou».Autour de Rita, cinq bambins du nème âge suivent avec plus ou noius d'attention la leçon de scien-es naturelles.Deux d'entre eux orésentent des caractéristiques au-istiques, deux autres souffrent de risomie 21, alors que le dernier s in retard mental.Chaque matin, deux ou trois 'ducatrices et autant de bénévoles iccueilient une dizaine d'enfants tandicapés au service à la petite \u2022nfance de l'Association de l'ouest le l'île pour les handicapés Intcl-cctuels.L'après-midi, Cest le tour Tes enfants inscrits en maternelle.Le rapport d'enfants par éducatrice ¦si de quatre pour les plus Jeunes, t de six pour ceux qui ont quatre tu cinq ans.De plus, des éducatries se rendent chaque Jour voir des niants en bas âge à la maison.Les oùts sont de 50$ par mois pour leux demi-journées par semaine, *>û 70$ pour trois séances.Des Courses sont offertes.« Nous travaillons avec chaque \u2022nfacit au niveau cognitif, du langa-:e, de la socialisation et de la mo-ricité fine, en tenant compte des avis de leurs parents et de leurs thérapeutes, indique la directrice du service, Andrée Turblde.Notre but est de préparer l'enfant à l'intégration.La majorité de la quarantaine d'enfants que nous accueil-Ions sont en garderie ordinaire.Nous offrons aussi des services d'appoint aux garderies dont le personnel ne peut s'occuper des enfants handicapés.» - Une préparation préalable peut allonger le nombre d'années qu'un enfant handicapé peut rester dans une classe ordinaire.« Nous leur montrons à s'Identifier, puis à reconnaître les chiffres, l'heure, la date, commente Mme Turbide.Pour ceux qui ont des problèmes de socialisation, nous utilisons des images pour leur permettre d'exprimer des émotions.» L'utilisation des signes Si le langage tarde à venir, des signes sont utilisés.« Certains ont peur que la communication se limite pour toujours aux signes, mais les mots accompagnent ultlmement les gestes, explique Mme Turbide.Si un enfant réclame une barre gra-nola en tendant la main, nous lui demandons ce qu'il veut, afin que sa requête soit lâ plus détaillée possible.* Certains enfants éprouvent de la difficulté à fonctionner sans une routine établie.« Les enfants asiatiques ont de la misère avec les transitions, remarque Mme Turbide.Nous leur montrons l'ordre des activités à l'aide de photos, afin que la séquence (eus paraisse bien établie, qu'ils se sentent en sécurité.* Pour Diana Hlcks, mère d'une fillette de trois ans qui souffre de retards de développement, l'existence du service à la petite enfance de l'Association a conditionné le choix du domicile familial.« Nous arrivions de Colombie-Britannique, où on nous avait référé à l'Association.Les problèmes de développement sont très épuisants pour mol, car ils commandent une stimulation de tous les Instants, à laquelle Olivia répond peu.» Lors du passage du Journaliste de La Presse, certains des huit enfants dévisageaient longuement la figure Inconnue, « Ils ne sont pas habitués à voir un homme Ici, explique Mme Turbide.Habituellement, les figures sont féminines.» Entre les collations et les séances de dessin, les enfants apprennent à entrer en contact avec les autres.En plus du développement des diverses habiletés, la stimulation précoce prépare à l'élargissement du monde que constitue l'entrée à l'école primaire.Les parents ont besoin de répit e* r?oa Quand Éric est parti sur un pédalo avec un moniteur du camp Papillon, Il a commencé à hurler de joie.À son retour, une demi-heure plus tard, ses cris retentissaient toujours sur le lac Pierre, près de Jollette.Éric ( nom fictif ) vivait l'un des nombreux rêves dont il n'espérait plus la réalisation.Comme le jeune homme de 20 ans ne peut pas maîtriser ses jambes, les moniteurs du camp de vacances pour handicapés ont attaché ses pieds aux pédales avec du vel-cro.Quand son compagnon de ballade pédalait, Éric avait l'impression de faire avancer l'embarcation lui-même.L'institution fondée en 1938 peut accueillir 220 enfants à la fois.Pendant nue leur progéniture vit une expérience nouvelle d'autonomie, les parents peuvent penser à eux-mêmes, un plaisir qui leur est souvent nié pendant des années.Un espace de manoeuvre est créé, qui permet d'envisager des solutions à la tristesse chronique qu'éprouvent le père et la mère qui constate fréquemment l'inadéquation de la société à son enfant.D'ailleurs, l'annonce d un diagnostic de déficience intellectuelle ou physique est parfois suivi par un placement, seioa Jean-Marie Bouchard, professeur d'éducation spécialisée à l'UQAM.«< La première prise de contact avec la réalité est difficile, dit-il.Puis, apparaif ie sentiment que des ressources exis- tent pour aider k vivre avec de' telles situations.* Outre le gardiennage, les groupes de parents constituent un soutien efficace pour éviter l'impression d'être seul avec des problèmes insurmontables.« Il est difficile de créer un réseau social quand on a Je sentiment d'être différents, indique M.Bouchard.Or, personne ne peut mieux comprendre un père ou upe mère qu'une personne ayant vécu une situation similaire.Ces associations, qui sont souvent plus développées pour la déficience intellectuelle que physique, offrent un endroit où exprimer ses émotions, avec la conscience d'être compris.Les regroupements de parents ont aussi l'avantage d'être plus facilement accessibles que les gardiennes.Linda Wattier a failli devoir abandonner son emploi, parce que la dame qui s'occupait de sa flîic handicapée avant l'école s'est trouvé un emploi mieux payé.« Les écoles spécialisées commencent souvent k 10 h.Ce n'est pas très pratique pour le* sens qui tr« vaillent.V~z semaine avant la .fin H- mon congé différé, je n'avais toujours personne.» Quelques heures de gardiennage, quelques jours au camp de vacances, représentent autant de'répits précieux pour un paient eîccsblé par I» handicap de son enfant.L'absence de tels moments accentue l'isolement de ces familles, ainsi que leur désespoir.Des références utiles Voici les coordonnées de quelques-uns des organismes fournissant des services aux parents d'enfants handicapés.Pour une liste exhaustive, on peut joindre le Centre de référence du Grand Montréal au ( 514 ) 527-1375, ou acheter son Répertoire des services communautaires au coût de 45 $.\u2014 Association québécoise pour les troubles d'apprentissage, au ( 514 ) 847-1324 : aide à l'intégration scolaire, informations.\u2014 Association de l'ouest de If le pour les handicapés intellectuels, au ( 514 ) 694-7090 : stimulation précoce, hébergement.\u2014 Association du Québec pour l'intégration sociale, au ( 514 ) 725-7245 : aide à l'intégration scolaire.\u2014 Office des personnes handicapées, au ( 514 ) 873-3905 : aide k/l l'obtention de divers services.\u2014 L'Association de Montréal pour la déficience Intellectuelle, au ( 514 ) 381-2307 : aide à l'obtention de divers services.\u2014 École secondaire Joseph-Charbonneau, au ( 514 ) 596-4350.\u2014 École primaire Victor-Doré, au ( 514 ) 596-4300.\u2014 Société pour les enfants handicapés du Québec, au (514 937-6171, poste 210 ) : camp Papillon, garde et activités.\u2014 Société québécoise de l'Autisme, au ( 514 ) 931-2215.Comment trouver de l'aide ?>1 M DE I Suite de la p*ie C1 ; À l'hôpital Saint-Luc le pédiatre propose \\ Odette Lagacé de rencontrer une psychologue.Malheureusement, comme on est en yeck-end, il lui faut attendre.Le lundi, personne ne peut la recevoir, ni ne lui propose in rendez-vous plus tard.Après un séjour à \u2022hôpital Sainte-Justine, dont les spécialistes '.mveut la vie du nourrisson, c'est le retour à a maison.Le congé est bref.« Durant sa première année.J'ai arrêté de compter les hospl-ihsations après 12 fois.» Le seul fait de onner le biberon à Louis-Philippe constitue '.ne opération épuisante qui prend jusqu'à jne heure et demie.Une infirmière se rend au domicile des La-acé pendant les premières semaines, pour ider les parents à accepter la mort de leur niant.Devant sa survie, la stratégie change.Tau* les trois mois, jusqu'au printemps ernier, une physiothérapeute venait me açMitrçr les exercices que je devais faire avec ouis-Phftlippe pour le Stimulai Mais seule.c'est dur.J'arrête parfois de l'écouter en me disant que je ne le comprendrai pas.» Quant son médecin prescrit des cathétéris-mes véslcaux quatre fois par Jour, la vie de Mme Lagacé se complique.Le CLSC accepte de lui envoyer une préposée tous les Jours, nuls la compétence n'est pas au rendez-vous.Puis, une travailleuse sociale les rencontre.« Pour la première fois depuis un an et demi, nous nous sentions appuyés.La dame a cherché a savoir ce à quoi nous avions droit et m'a parlé de l'Office des personnes handicapées.Malheureusement, nous avons déménagé à Laval.» La combinaison des cathétérismes et du retard intellectuel rend presque inaccessibles les services d'un ergothérapeute, d'un orthophoniste ou même d'une gardienne.Aucune école n'a encore accepté Louis-Philippe.« L'orthophoniste que nous avions vu à l'automne 1994, un an après en avoir fait la demande à l'hôpital Sainte-Justine, nous a référé ailleurs, à cause de la déficience intellectuelle, soutient Mme Lagacé.Au centre de réadaptation, %n ne veut pas s'occuper de déficience physique.Les seules vacances que nous avons prises en couple depuis quatre ans, c'est une Journée et demie parce que ma Aile de 21 ans avait accepté de s'occuper des cathétérismes.On aurait pu l'envoyer à l'hôpital, mais II tombe malade dès qu'il s'en approche.D'ailleurs, Il n'y a pas un parent sensé qui abandonnerait son enfant seul à l'hôpital pour prendre des vacances.» 11 faut de la chance Dans le meilleur des mondes, une foule de spécialistes devrait s'occuper d'un enfant handicapé.« Dans la pratique, un parent sera chanceux s'il peut compter sur les services d'un éducateur spécialisé une heure par semaine », indique Marie-Claude Richer, de l'Association pour l'intégration sociale.« Dans le réseau public, les listes d'attente pour la stimulation précoce, l'ergothérapie ou l'orthophonie atteignent 15 ou 20 mois.Il faut alors chercher les services privés, et espérer trouver ceux qui sont parrainés par des fondations, fàu niveau du gardiennage permettant aux parents de travailler ou de souf- fler un peu, l'aide publique est bien inférieure aux besoins : le maximum est de 2 800 $ par mois.* Des lacunes importantes existent aussi a l'annonce du diagnostic, que ce soit à la naissance ou après quelques années.« Peu 'de progrès ont été faits depuis 30 ans », soutient Jean-Marie Bouchard.« Souvent, un pédiatre inconnu ne l'annonce qu'à l'un des deux parents, qui doit s'arranger avec son conjoint, alors que le médecin de famille devrait prendre rendez-vous un samedi matin, par exemple, pour répondre pendant deux ou trois heures aux Interrogations des parents.' « J'aimerais être moins intervenante que mère, conclut Mme Lagacé.Simplement, avoir du plaisir avec mon enfant.» A terme, père et mère ne devraient pas être des thérapeutes qui corrigent les problèmes de leurs enfants, mais tout simplement des parents qui les soutiennent dans leur croissance.Pour ce faire, il faut qu'ils obtiennent de leur milieu l'aide dont ils ont besoin pour le développement d'un enfant handicapé.Ce .n'est malheureusement pas toujours possible. ?* ?- I « LA PRESSE MONTRÉAL, DIMANCHE 19 JANVIER 1997 C3 Santé Le programme Alcochoix, pour boire avec bonheur CAROU THMAUDCAU Le CLSC La Petite Patrie reprend en février le programme Alcochoix, pour .ceux qui se questionnent , sur leur consommation d'alcool.Ce programme qui vise à ramener la consom-.xnation à un niveau de : «moindre risque pour la san- rJF* '^t/organisme a offert un tel pro-'flffamme l'aiitorr.ne dernier, dans le \u2022'tadre d'une recherche dirigée par \u2022\u2022les autorités en santé publique d.'Edmonton, en Alberta, et comptant près de 360 buveurs problématiques.J-es résultats : trois mois après le 1 début du programme, les gens ont * diminué de moitié leur consomma-lion, les hommes passant, en moyenne, de 34 consommations à 18 et les femmes de 25 à 15.Mieux encore, les résultats préliminaires indiquent que ces gains sont maintenus un an après le programme.Le programme, d'une durée de six semaines, existe en trois variantes : Y Alcochoix autonome, où Ton travaille en solitaire avec son manuel, l'Alcochoix assisté, où on rencontre chaque semaine l'infirmière, et l'Alcochoix de groupe, basé lui aussi sur des rencontres hebdomadaires.3 .Pas pour les alcooliques »« Chantai Perrault, coordonnatrice ' du programme Alcoochoix et direc-»:trice des services professionnels au CLSC La Petite Patrie, précise qu'il \"fa une nette différence entre les 1 personnes alcooliques ( 5 pour cent de ïa population ) et ceux que l'on 'qualifie de buveurs problématiques (10 à 20 pour cent des Canadiens ).Un buveur problématique a tendance à consommer trop, mais il n'éprouve pas les symptômes du sevrage s'il passe deux jours sans boire : tremblements, sudation, etc.« II n'a pas de dépendance physique mais il a une dépendance psychologique », précise Mme Perrault.Il n'existait pas de ressources gratuites dans les services publics pour ces personnes, les centres de réadaptation étant faits pour les alcooliques et ceux qui abusent de substances.Le buveur problématique est encore très fonctionne!, il travaille, étudie, conduit sa voiture, etc.Les séances du programme Alcochoix sont animées par des infirmières en santé communautaire, des personnes toutes désignées pour accompagner les gens dans une meilleure prise en charge de leur santé.« La personne qui a l'impression qu'elle boit trop est dans la même situation qu'une autre qui a quelques kilos à perdre, explique Louise Deschatelets, infirmière communautaire au CLSC Mercier-Est/ Anjou.Elle se dit : j'ai 45 ans ( ou 30, ou 50 ), j'ai quelques livres en trop ( sans être obèse ) : je m'en occupe.C'est la même chose pour les personnes qui aiment boire et qui se sentent sur une pente dangereuse.» L'approche, cognitive et beha-viorale, demande un certain travail au début : il faut noter les consommations ingérées, calculer ce qui nous reste à boire, identifier quels sont les déclencheurs qui portent à boire, etc.Pourquoi on boit ?L'habitude est la principale raison de boire, identifiée chez 79 pour cent des participants : on se verse un apéro en revenant du travail, en recevant une amie, etc.Le stress pousse aussi à boire ( 66 pour cent des participants ), de PHOTO AP Un cathéter implanté dans le cerveau Le Dr Walter Bradley, de l'Université de Miami, montre le .nouveau cathéter qu'il a implanté dans le cerveau de Ken-net h Sibley, afin de lui injecter automatiquement le médicament expérimental GDNF.Sibley souffre de la maladie de Lou Gehrig, et il est le premier être humain à servir de cobaye pour ce remède qui, assure-t-on, ralentit révolution de la maladie de plus de 50 %.PHOTO ROBERT NAOOM 'Ui Les infirmières communautaires programme Alcochoix.« Il suffit Dominique Dufour et Louise Deschatelets, animatrices du de savoir calculer la dose acceptable.» même que le sentiment de célébrer, de se récompenser ( 62 pour cent ), et différentes situations sociales ( 60 pour cent ).Une proportion de 53 pour cent des sujets mentionnent l'alcool comme principal occasion de loisir et 51 pour cent le disent associés à des états émotionnels négatifs tels que des sentiments de solitude, de colère, d'ennui, de dépression, etc.« Ce portrait des raisons de boire est le même que fournissent les al- cooliques, souligne la psychologue Jinette Mardi Denault, du centre de réadaptation Domrémy-Mont-réal.Cela donne à penser que le programme Alcochoix s'occupe des personnes avant qu'elles ne deviennent alcooliques.Les participants veulent cheminer vers plus de santé et s'éloigner du pôle opposé, celui de la dépendance.» Les excès des buveurs problématiques génèrent des coûts de 11 milliards par année au Canada, en accidents de voiture, en violen#, en manque de productivité au travail, en absentéisme, etc.Comme le programme de recherche avec l'Alberta est terminé, le programme reprend cette année grâce aux fonds des régies régionales de Montréal-centre ( 14 0004 ) et de Laval ( 2000 S ).Pour la «-sion de février, dans les CLSO~lUi Petite Patrie et Mercier-est/Ajrrjçni, on s'inscrit au ( 514) 356-25&I.poste 3030.COMPRIMES Contrôle du poids : approche multidisciplinaire ¦ L'Hôpital général de Montréal offre à nouveau son programme de contrôle du poids inspiré de la thérapie du comportement.Le programme, qui se veut complet, aborde l'embonpoint comme un problème multifactoriel ayant des composantes physiologiques, psychologiques et sociales.Dirigé par le psychologue Stéphane Bensous-san, à la clinique de thérapie du comportement de l'Hôpital, il vise à bonifier les habitudes alimentaires et d'activité physique, sans proposer aucune diète.Le prix ( 950 $ ), inclut 20 séances de thérapie de groupe, 20 séances d'activité physique et deux séances avec une diététiste.On s'inscrit au 934-8034.Insomnie dans l'espace ?¦ Une étude canadienne sur le sommeil visant à résoudre ultime-ment les problèmes de sommeil rapportes par les astronautes suit son cours actuellement, après l'arrimage de la station Aîir avec la navette spatiale Atlantis lancée le 12 janvier.Six astronautes participeront à une étude d'un an, sous la supervision du docteur Harvey Moldofsky de l'Université de Toronto.Le Dr Moldofsky veut mieux comprendre comment les troubles du sommeil affaiblissent le système immunitaire et favorisent les infections, le stress et la dépression, dans l'espace ou sur terre.Les obèses ont trop de NPY ! ¦ Un jeune diplômé au doctorat de l'Université de Sherbrooke, Samir Bouali, est présentement chercheur invité au prestigieux Massachus-setts Institute of Technology, où il étudie la physiologie de l'obésité.L'essentiel de sa recherche porte sur un neuropeptide nommé NPY, une substance naturelle trop abondante et trop active dans le cerveau des personnes obèses.La région la plus sensible à l'effet du NPY sur l'appétit serait l'hypothalamus.Peut-être cette découverte mènera-t-elle un jour à l'élaboration d'un médicament.Nouveau médicament pour les enfants séropositifs ¦ Une nouvelle compagnie offre gratuitement aux enfants infectés par le virus du sida un nouveau médicament expérimental, de la famille des inhibiteurs de protéase.C'est la première fois qu'un enfant américain bénéficie d'un médicament dans ces conditions.Fabriqué par la compagnie Agouron Pharma-ceuticals, le nouveau médicament porte le nom de nelfinavir ( Vira-cept de son nom commercial ).Si jamais il est approuvé, il deviendra ie quatrième inhibiteur de protéase sur le marché.Cette puissante famille de médicaments a fait faire un bond en avant au traitement du VIH/sida.Scientifique de Tannée ! ¦ Bartha Maria Knopper, une pionnière en droit médical et en bioéinique, et professeur au Centre de recherche en droit public de l'Université de Montréal, vient d'être élue scientifique de l'anhfe 1996 par le magazine Les Années lumière de Radio-Canada.Mrjge Knopper a organisé et présidé,-en septembre dernier, la première Conférence internationale .sur l'échantillonnage de l'ADN, qui traitait en profondeur des enjeux soulevés par la recherche en génétique humaine.Micro-injection ¦ La micro-injection d'un spermatozoïde dans l'ovule de la femme, une nouvelle technique in vitro de procréation, ne provoque pas plus de malformations congénitales qpe la technique classique de fécondation in vitro, selon une étude publiée par le Journal of the American Médical Association ( JAMA ).Cette étude, basée sur le suivi d'enfants conçus par micro-injection intracy-toplasmique de spermatozoïdes par des chercheurs du New York Hos-pital-Cornell Médical Center, montre que le taux de malformatiqns congénitales de ces enfants est comparable à ceux des naissances par la fécondation in vitro ou de manière naturelle.produits tJÊ* f M«l se r vices >02 Combattons l'ostéoporose.Aidez l'Hôpital Royal Victoria à étudier cette maladie invalidante.Si voua étcj \u2022 une femme entre 55 et 80 ans \u2022 mlnopausee depuis plus de 5 ans.et \u2022 ne prenez pas d'hormones, vous pourriez participer à une étude de traitement d'investigation non hormonal.^ Pour de plus amples renseignements, vous êtes priée de communiquer avec ie i >' Richard Kremer de l'Unité de Recherche Clinique de l'Hôpital Royal Victoria au 942-1231.poace 5S77.4127 ou S37S.\u2022r%jqu»>ae.418-529-9194 volvo 740 OL 89.150 000 km.bonne condition.6300 S.-333-1037 massage._ volvo 740 GL 89.en bonne ^condOon.6000 8.886-2180 .volvo 82 diesel.4 ptes.4 'Overdrive''.295000km.r^rnoieur at freins refaits.nn.< hrver.600S 487-3871.TRANSFERT D'AUTO 25$ service rapide particulier à particulier échange de véhicule ' it et 655 MOTOCYCLETTES 7 tours et SQirs A.R.enr.962-0777 TfttUMPH TR-6C 850 1970.npeccabie 4000t 514-827-2089 \u201e km.renverse.52001 AOto N.Q.887-2808 osi.AMC CAT EXT 90.530 ce, BOMSAMMCft MX 96, 470.FORMULE MX 90-91.472 ce.1900 km, comme neuve.2400 $.889-4315_ POLARtS Indy 500 1989.moteur neuf, trée propre.1750 S nég.668-1889 SAFARI 1994, 1500 km.3200 1 589-3743.581-0810 565 ACHAT, VENTE, LOCATION.ÉCHANGE Sne^4i^^m.^ècaïi^ YAMAHA Venture 800.1997.I^SSmSSSSS 360 km.^torWa^ 6 500 $.pneus cessotres.5500$, 472-2504 A BESOIN auto pour pièces.payons max S$.^33-2868 ACHAT auto, camion, 1986 è 97 Meilleurs prix! 949-3725.VO 85 760 Turbo Si .ter- ACHAT autos, camera.87 à ».ur 5 vit., équipée.160 Powqus Ou maétur pra garans.7 000 km.4000 $; 274-6370 jours.M.Paul Kamsf.3854566 ' VOLVO 850 GLT 93.aut.245.9Q.Man.032-6511 Les Moteurs Orsmi 700 Affaires ACHAT D'AUTOS 388-3399 pulmonaire du Québec I \u2022 i N I ^ MKMPHlAM Pour aider les autres A MIEUX RESPIRER .lUtSjfKWMliai nu.Al beeoaî auto pour ferrante.7 |ours24 h.477-9689 MEILLEURS prix pour votre\" voiture, comptant.489-3880.710 OCCASIONS «MO D'AFFAIRES #10 4 roues pour pneus d hiver.9 ou^jmregd.comme neuves.PIÈCES ET ACCESSOIRES 568 de distnbutn-osa à friandises, è partir de 5000 $ à 20 000 8.671 -9126 VENTE ou association.Qualités chef d'entreprise?Capital requis, professtonnelfl "]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.