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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
C. Économie
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1997-01-07, Collections de BAnQ.

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[" 7 janvier 1997 BOURSE / MONDE MP 800 747.65 VARtATTOW DU JOUR: -Q.Q5% Nasdaq 1316,42 VARIATION DU JOUR: Q,43% 5,66 CAM 73.27 CtmtOS 0.29 VARIATION DU JOUR: 040%_AN: jffl% Montréal Montréal 2942,14 0,00 VARIATION DU JOUR: 0.00% AN: 23.44% Toronto ?New York A us VARIATION DU JOUR: 1,365 -0,40* SCAN -0,005 je ma 357,60 SUS Toronto 5920,71 1,22 VARIATION DU JOUR: 0.02% AN: 21.94% New York 6567,18 23.09 VARIATION DU JOUR: 0.35% AN: 26,35% VARIATION DU JOUR: -Q,91% AN: -3,30 Claude Picher Bombardier, chouchou d'Ottawa ?page C 3 Pétrole VARIATION DU JOUR: 24,57 SUS 0.52 2,16*_AN: i\\m Le temps doux signifie perte Denis Beauregard Le Conseil du patronat a son nouveau président MARTIN VALLIÈRES Le Conseil du patronat demeure en terrain connu dans le choix de son prochain président.Il s'agit en effet d'un ex-directeur de son service de recherche, Denis Beauregard, 53 ans, qui est un consultant en relations publiques d'entreprises et d'associations d'affaires depuis dix ans.Le successeur de Ghislain Du-four, depuis 28 ans au CPQ dont 10 comme président, entrera en fonction le Ier février prochain.M.Dufour demeurera président du conseil du CPQ pour 14 mois encore, avant de «< prendre du recul et évaluer des offres », dit-il.Son successeur, Denis Beauregard, aura un agenda chargé dès ses premiers mois, estime M.Dufour.Il verra notamment la relance de débat des salariés de l'État québécois et du redressement des finances publiques, la mise en place du programme d'apprentissage professionnel et l'implantation des mécanismes de l'équité salariale.« Je veux travailler dans la continuité et dans le sens du rassemblement des forces au Québec, affirme Denis Beauregard.Mais dans un débat comme celui des finances publiques, qui est fondamental, il faut faire des gestes radicaux même si c'est difficile.» Ghislain Dufour rajoute : « Je ne lui souhaite surtout pas de débats constitutionnel ou linguistique pour 1997, qui sont toujours des moments difficiles pour nous.» L'épisode référendaire d'octobre 1995 avait d'ailleurs coûté au CPQ le membership des six plus grandes sociétés d'État québécoises, dont Hydro-Québec et la Société des alcools.« C'était une décision politique, en autant que nous soyons concernés.Mais les acteurs ont changé, notamment au niveau du premier ministre et du président d'Hydro, souligne M.Dufour.« Le CPQ ne peut pas demander d'entrée de jeu à son nouveau président de rétablir ces liens.C'est ce que je vais tenter de faire comme président du conseil d'ici 14 mois, » Ghislain Dufour avait annoncé son départ en juin dernier lors de l'assemblée générale annuelle du CPQ, qui regroupe 118 associations patronales et 450 grandes entreprises.Denis Beauregard avait été son principal adjoint comme directeur de la recherche du CPQ de 1981 à 1986.Les dossiers marquants de l'époque furent notamment la création de la Commission de santé et sécurité, la Commission Beaudry sur la réforme du Code du travail, les négociations du libre-échange canado-américain et la reprise du pouvoir à Québec par les libéraux dirigés par Robert Bourassa.Avant d'entrer au CPQ en 1981, M.Beauregard avait été administrateur au ministère de l'Éducation et à Radio-Québec, ainsi que conseiller en communications à l'Institut de la productivité et à la firme National ( aucune parenté avec son président, Luc Beauregard ) Depuis son départ du CPQ en 1986, Denis Beauregard dirigeait sa propre firme-conseil en communications et relations publiques, Per-com, avec un associé.Il aura délesté tout intérêt dans cette firme au moment d'entrer en fonction comme président du CPQ, .le 1\" février.de revenus de chauffage USA BINSSE Le temps anormalement doux que Ton connaît depuis le début de décembre fait le bonheur des uns et le malheur des autres.Hydro-Québec, Gaz Métropolitain et les compagnies de mazout voient leurs revenus fondre au soleil ou presque .Si novembre a été un peu plus froid que la normale, le mois de décembre fut particulièrement doux, même s'il y a peu d'ensoleillement.La température moyenne, telle qu'enregistrée par Environnement Canada, a été de moins 1,2 degré Celsius alors que la normale est de moins 6,9 degrés.Un an plus tôt, la moyenne était de moins 8,6 degrés, donc plus \"froid que la normale.Quand il fait plus doux, on chauffe moins.Cette baisse de consommation a des effets négatifs sur les revenus des compagnies de mazout ainsi que sur ceux de la société d'État et du distributeur gazier.M.Pierre Dupuis, président de Joseph Élie ( Petro Canada ) et président de l'Association de l'huile à chauffage du Québec note qu'en décembre, le volume des ventes de mazout a chuté de presque 30 % par rapport à la même période l'an dernier pour Joseph Élie.Pour toute l'industrie, le pourcentage devrait être à peu près le même.Hydro-Québec et Gaz Métropolitain n'ont pas encore complété l'analyse de leurs revenus pour le mois de décembre, mais il est à peu près certain que ceux-ci vont diminuer pour le dernier mois de l'année 1996.Toutefois, en novembre, alors qu'il faisait légèrement plus froid que la normale.Gaz Métropolitain a vu ses ventes grimper par rapport à l'an dernier.Le total des ventes pour ce mois est passé de 102,7 millions à 116,5 millions de dollars.Même constat pour le mazout, qui a connu une légère hausse du volume vendu.Pendant ce temps, les prix du mazout et du gaz naturel augmentent.Hydro-Québec n'avait pour sa part pas encore terminé l'étude de ses revenus pour le mois de novembre.Toutefois, il est probable que comme la société gazière, elle connaisse une hausse de ses revenus pour le onzième mois de Tannée.Guy Lazure, de la société Ultramar, mois de décembre plus exigeants.PHOTO MICHEL GRAVEL U sûrement déjà connu des DOSSIER Mission Canada 1997: 4t eau sur la PME Les échanges commerciaux du QuébeC en 1995 (en milliers de do Valérie Beauregard Ia mission commerciale canadienne en Asie réserve une place toute particulière à la petite m et moyenne entreprise, qui représente la moitié des participants, contre le tiers au cours des missions précédentes.Cette mission ne se veut pas le rendez-vous du who's who canadien mais la tournée de la PME qui cherche à effectuer une percée en Asie et qui mise sur une entrée triomphale pour faire sa marque.Si les incontournables Bombardier, SNC-Lavalin et Nortel sont du voyage, le gouvernement a aussi recruté des entreprises moins connues comme Les Maisons Quebco, de Val-d'Or, ou encore l'Abattoir Bellerive, de Shawini-gan-Sud.Mission Canada dit mettre l'accent sur la PME parce que celle-ci bénéficie tout particulièrement d'une présence gouvernementale pour son effet miraculeux sur les portes des membres de la haute direction d'entrepiises asiatiques convoitées comme partenaires commerciaux.La mission commerciale mènera le grouoe de M.Chrétien en Corée du Sud, aux Philippines et en Thaïlande, d'ici au 20 janvier prochain.Quelque 475 gens d'affaires, représentant quelque 400 compagnies, y participent.La mission, présentée comme la plus importante de l'histoire canadienne, se concentrera sur huit secteurs : l'agro-alimentaire, les services financiers, l'éducation et la culture, les transports, l'environnement, l'énergie et les ressources naturelles, les télécommu- fiiiiwliliim tmportsttoas Setdt Cotés*** 251986 558176 (306192) (10* partenaire commercial) Philippines 46 71 99 600 (52 900) TfeûlMds 134 643 206217 (71574) r f W ¦ ff F.rm Valeurs des du Canada - es oommeroaux (en milliert dt dotlan) CtréedoSod 2730 597 3 204 109 (473512) (6* partenaire commercial _ PfeWpphwi \\ 328D96 497 405 (169 309) Ttotatdi I 5TO736 î 013736 (43500$ (20* partenaire commercial) (¦I jm nications et les technologies de l'information et enfin la construction.M.Chrétien est accompagné de neuf premiers ministres comme lors du voyage en Chine de Mission Canada en 1994, sa première tournée asiatique.À la différence cette fois-ci que la province orpheline est l'île-du-Prince-Édouard, le premier ministre Pat Binns venant tout juste d'accéder au pouvoir.M.Pari/eau avait refusé de participer à la mission de 1994, pour des raisons politiques.Contrairement aux missions précédentes, tous les membres de Mission Canada voyagent à bord du même appareil.Les dirigeants de compagnies s'envoleront donc aux cotés de M.Chrétien et de neuf premiers ministres provinciaux, des adjoints de ceux-ci, «d'une vingtaine d'étudiants et de jeunes entrepreneurs ainsi que des journalistes sur un Boeing 747 affrété auprès des Lignes aériennes Canadien International.Ce contrat aidera sans doute la société aérienne à renflouer ses coffres plutôt dégarnis.Le gouvernement fédéral ramasse la note de chaque premier ministre provincial, leur femme et deux assistants en plus de payer pour ses propres représentants.Les compagnies participantes devront quant à elles défrayer leurs coûts de participation à la mission.Lucien Bouchard, qui visite l'Asie pour la première fois à titre de premier ministre du Québec, se retrouve à la tête d'une délégation officielle de dix personnes.Elle comprend sa femme, Mme Audrey Best Bouchard, ainsi que son conseiller politique aux affaires internationales.M.Jean-François Usée kitogfat)f« Ut Pressa et M.Harold Mailhot, directeur général Amériques et Asie-Pacifique au ministère de l'Industrie, du Commerce, de la Science et de la Technologie.« J'entends promouvoir le savoir-faire québécois et appuyer les entreprises du Québec dans leur recherches de partenariats et de nouveaux marchés », déclarait le premier ministre avant Noél, semblant réellement déterminé à porter un chapeau de vendeur au cours de cette mission asiatique et à laisser dans le placard son discours souverainiste.M.Bouchard ne sera pas le seul élu du Québec puisque le maire 4e Laval Gilles Vaillancourt est du groupe, en tant qu'Invité de Moi-tréal Internationale.L'organKnie sera lui-même représenté par MM.y on MISSION CANADA en C 2 *~ C 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, MARDI 7 JANVIER 1997 ECONO-FLASHES SNC-Lavalin : important contrat ¦ SNC-Lavalin a .décroché un important contrat de gestion de projet et de gestion des travaux pour une partie du projet minier de Voisey's Bay, au Labrador, où l'on fera l'extraction de nickel, de cuivre et de cobalt.Même si SNC-Lavalin refuse de dévoiler les détails de l'entente, la directrice des relations publiques, Suzanne Lalande, a déclaré qu'il s'agissait d'un contrat de plusieurs dizaines de millions qui s'étendra sur plusieurs années.Il s'agit d'un projet de service, et non d'un projet clé en main.SNC-Lavalin sera chargé de l'ingénierie, de l'approvisionnement, de la gestion des travaux de construction ainsi que de la gestion du projet en ce qui concerne les installations reliées à la mine ainsi qu'au concentrateur.Les travaux devraient se mettre en branle prochainement.Selon Mme Lalande, la Voisey's Bay Nickel, filiale d'Inco, a préféré SNC-Lavalin à plusieurs firmes américaines d'envergure.SNC-Lavalin indique que le projet de Voisey's Bay permettra de donner un nouvel élan à sa division terre-neuviennc, BAE-Newplan Group, et lui permettra d'accroître son personnel.Lockheed Martin : contrat ¦ Lockheed Martin Canada, qui a son siège social à Montréal, s'est vu octroyer un mandat de plusieurs millions par le gouverneront du Québec pour livrer un dispositif d'entraînement au vol de niveau 6 destiné aux hélicoptères bombardiers d'eau CL-415.Le dispositif d'entraînement au vol des CL-415 offrira un entraînement aux pilotes basé sur des procédures régulières et d'urgence, incluant l'exploitation des fonctions de bombardier, permettant ainsi au gouvernement du Québec d'améliorer ses compétences de pilotage à moindre coût tout en obtenant la capacité de simuler des missions.Lockheed Martin se voit donc confier l'ensemble du développement systémique logiciel et matériel, de l'intégration des systèmes, de la conception de la structure, de l'assemblage et de la certification auprès de Transports Canada.Lockheed Martin Tactical Defense Systems, unité des systèmes tactiques militaires de Lockheed Martin située à Akron, aux États-Unis, agira à titre de maître d'oeuvre.Acquisition de Maxx ¦ Le fabricant d'équipements de salle de bains Maax, de Sainte-Marie-dc-Beauce, a fait l'acquisition de la compagnie américaine Bremen Glas, qui possède des usines en Indiana et en Iowa.La transaction de 5,63 millions US doit permettre à Maax de desservir la région du Midwest en réduisant ses coûts de transport.La clientèle actuelle de Bremen Glas inclut des grossistes en plomberie, des grandes surfaces de quincaillerie et des fabricants de maisons usinées.Précision : DiagnoCure ¦ Une erreur s'est glissée à propos de DiagnoCure dans un article sur les émissions d'actions REA qui a été publié vendredi, le cinq janvier dernier.Il aurait fallu lire que le cours combiné de l'action et d'un bon de souscription de DiagnoCure s'établit ces Jours-ci à un niveau comparable à leur prix d'émission en novembre, soit quatre dollars.Debentures de Provigo ¦ Provigo a procédé au rachat de 50 millions $ de debentures, série 1987, 9,8 %, échéant hier.Tel que prévu, la compagnie a affecté le produit net de l'émission de 125 millions de debentures, série 1996, 8,70 %, réalisée en mai 1996 et échéant le 23 mai 2006, au remboursement des debentures, série 1987.Fusion Dakota Mining et USMX ¦ Dakota Mining et USMX ont conclu un accord de principe sur la fusion des deux compagnies.Seion cet accord, les actionnaires d'USMX recevront une action ordinaire de Dakota pour chaque 1,1 action ordinaire d'USMX.De plus, USMX deviendra une filiale à part entière de Dakota.Cette association est sujette à la conclusion du financement de Dakota, à l'approbation de la Bourse de Toronto, à celle des actionnaires et des créanciers et à la conclusion d'un accord de fusion définitif.Pegasus Gold, qui détient environ 30 % des actions ordinaires en circulation d'USMX, a accepté en principe de soutenir la transaction.Draxis Health : distribution ¦ Draxis Health, société pharmaceutique de Toronto, a acquis de My-lân laboratories, de Morgantown en Virginie occidentale, les droits exclusifs de mise en marché au Canada de la formule de Mylan du pacli-taxel, médicament utilisé pour traiter le cancer réfractaire du sein et de l'ovaire.Le paclitaxel est un nouvel agent antitumeur non breveté, appelé taxai dans certains écrits scientifiques et médicaux.En 1995, les ventes de paclitaxel au Canada se sont élevées à plus de 13 millions CAN.Bristol Myers-Squibb a précisé qu'en 1995, ses ventes de paclitaxel dans le monde entier ont totalisé 580 millions US.Demande d'Alliance Pipeline ¦ ¦ L'Office national de l'énergie a reçu une « demande préliminaire » d'Alliance Pipeline de Calgary pour obtenir l'autorisation de construire et d'exploiter la partie canadienne d'un gazoduc qui s'étendrait sur 3>000 kilomètres ( 1900 milles ) du nord-ouest de la Colombie-Britannique jusqu'à Chicago en Illinois.Alliance envisage de solliciter un certificat d'utilité publique de l'Office au milieu de 1997.Alliance espère recevoir toutes les approbations réglementaires durant le premier trimestre de 1998 pour que la construction commence pendant le deuxième trimestre de 1998 et continue en 1999, la date du début d'exploitation étant prévue pour la fin de 1999.Elle estime le coût total du projet à environ 3,6 milliards.Agra Ltd devient Agra Inc.¦ Agra Industries Limited a officiellement changé sa raison sociale pour Agra Inc.Selon Alex Taylor, président et chef de la direction, « ce changement tient compte du fait qu'Agra n'a plus sa structure de conglomérat et qu'elle met actuellement l'accent sur son secteur international de la technologie, de la construction et de l'ingénierie *.Agra est une société internationale spécialisée en technologie, en environnement, en construction et en ingénierie qui a son siège social au Canada.Manitoba Telecom à la Bourse ¦ Manitoba Telecom Services inscrit aujourd'hui un total de 70 millions d'actions ordinaires, dont 50,79 millions sont représentées par des reçus de versement.Manitoba Telecom Services, qui a son siège social à Winnipeg, est le seul fournisseur de services complets de télécommunications au Manitoba offrant des services locaux et d'interurbains, ainsi que des services sans fil, d'annuaires et de multimedia en direct.Croissance soutenue de Canadian Tire ¦ Canadian Tire semble être immunisé contre la morosité qui frappe le secteur de la vente au détail au Canada.Pendant que ses concurrents se plaignent de la faible consommation intérieure, Canadian Tire, qui fête cette année ses 75 ans, parle d'accroître ses profits grâce à l'ouverture de 34 nouveaux magasins ainsi que le rénovation de plusieurs autres.Déjà, les magasins qui ont élargi leurs allées et accru l'éventail de leurs marchandises ont vu leurs ventes croître de 45 à 50 pour cent, selon ce qu'a déclaré hier le président et chef de la direction de l'entreprise, Stephen Bachand.« Leurs ventes se sont aussi maintenues à ce niveau », a ajouté M.Bachand, lors d'une conférence de presse visant à présenter I& promotions qui marqueront le 75* anniversaire de Canadian Tire.Parmi celles-ci, l'entreprise annonce une nouvelle génération de son « argent » Canadian Tire, sur lequel on imprimera le logo du 73* anniversaire, ainsi qu'un timbre commémoratif qui sera émis au mois de mars par la Société canadienne des postes.Au total, le plan de modernisation de Canadian Tire nécessitera un investissement de 1 milliard $ et touchera 250 des 430 magasins que l'entreprise compte au pays.Dans la majorité des cas, il s'agira de rénovations apportées à des magasins existants.Le détaillant en quincaillerie et pièces automobiles es-, père atteindre le plateau des 100 magasins rénovés avant la fin de la présente année, mais M.Bachand admet que le plan de modernisation et d'expansion ne se déroule pas aussi rapidement que prévu.Martineau Provencher dans le giron de la société AON USABINSSE La société-conseil québécoise Martineau Provencher vient de passer dans le giron de la société américaine AON Consulting, une filiale de la multinationale AON Corp., de Chicago, un imponant conglomérat financier qui se spécialise dans l'assurance, le courtage d'assurance et la consultation.« On devient leur porte d'entrée au Canada et au Québec, a déclaré hier M.Jacques Martineau, associé principal chez Martineau Provencher, après en avoir informé les 130 employés.Cette chance nous met le vent dans les voiles.AON est un joueur important dans l'industrie.» Martineau Provencher se spécia- lise dans l'actuariat, les avantages sociaux, la rémunération et la sécurité et la santé du travail.M.Martineau, qui a refusé de dévoiler les détails de la transaction, a assuré qu'il n'y aura pas de perte d'emplois.Au contraire.Tous deviendront des employés de la nouvelle division canadienne d'AON au plan de la consultation.Il anticipe des retombées importantes au chapitre de la clientèle et une croissance intéressante en 1997.Déjà les deux firmes travaillent sur des dossiers conjoints.Le nom de Martineau Provencher demeure, tout comme celui de sa filiale MP Cogesis, et la direction actuelle reste en place.La com- pagnie, dont le chiffre d'affaires est d'environ 19 à 20 millions de dollars, a des bureaux à Québec, Montréal et Toronto.AON, qui emploie 14 000 personnes à l'échelle de la planète, décidait à la fin de 1995 de recentrer ses activités et s'est départie de ses compagnies d'assurance-vie.Le produit de ces ventes a été réinvesti dans la consultation et le courtage.En décembre dernier, l'entreprise à acquis la firme de courtage Alexander & Alexander, de New York, devenant du même coup le leader mondial du courtage.AON a enregistré un bénéfice net de 289 millions de dollars US après les neuf premiers mois de 1996.Mission Canada 1997 : cap sur la PME MISSION CANADA / Suite de la page C1_ Francis Fox et Jacques Girard.Le maire de Montréal Pierre Bourque a annulé sa visite en Asie, préférant être à Montréal quand le rapport d'enquête du directeur général des élections concernant le financement de son parti sera rendu public.Cent dix-sept entreprises québécoises représentées par 135 personnes se lancent à l'assaut de l'Asie, soit le tiers des participants à cette mission.Seule l'Ontario possède une délégation plus importante que celle du Québec avec 168 membres.C'est la première mission commerciale dirigée par M.Chrétien où chaque province est représentée par au moins une compagnie.Les joueurs de Mission Canada 97 ne sont pas du calibre de ceux qu'on retrouvait dans l'équipe de 94.Ainsi, les Guy Saint-Pierre ( SNC-Lavalin ), Jean Monty ( Nortel ) et Laurent Beaudoin ( Bombardier ) ont cédé leur gilet à des collègues.À titre d'exemple, Nortel a délégué Peter Washburn, vice-président.Affaires gouvernementales.Teleglobe envoie un directeur régional aux Philippines, un gestionnaire de comptes en Thaïlande, tandis qu'un conseiller du président Charles Sirois, M.Marcel Desjardins, se rendra en Corée.« Peut-être que les grands patrons ne sont pas là, mais les représentants de l'entreprise seront là, les gens responsables pour le marché même.le fait que le vice-président qui est responsable pour la Corée est là, ça va donner un certain impact », tentait d'expliquer un fonctionnaire du gouvernement fédéral lors d'une récente séance d'information.Environ six entreprises sur dix répètent leur participation au sein de l'équipe de M.Chrétien, en Chine ou en Inde, ce qui est interprété comme un « vote de confiance ».Le Boeing transportera malgré tout quelques présidents.Parmi les pdg québécois, mentionnons MM.André Caillé ( Hydro-Québec ), Dave Caplan ( Pratt &\u2022 Whitney ) et Jean-Claude Scraire ( Caisse de dépôt et placement du Québec ).L'horaire officiel annonce une visite bien remplie.Au menu, des cérémonies de dépôt de gerbes, de nombreux entretiens avec les membres du gouvernement et autres politiciens des pays visités, des grands dîners mais aussi des signatures d'accords bilatéraux et de contrats.Les secteurs des télécommunications et ceux reliés à la construction d'infrastructures, comme les transports et l'énergie, devraient s'enrichir lors de cette visite asiatique.En Corée du Sud, l'industrie nucléaire sablera le champagne puisque la signature d'un accord dans le domaine nucléaire est déjà annoncée.Cette entente viserait une meilleure coopération entre les deux pays concernant la vente d'équipement relié à l'électricité nucléaire sur les marchés tiers.Amateurs de la technologie CANDU, les Coréens sont déjà des sous-traitants lorsque le Canada vend à la Chine.Le Canada veut solidifier cette relation.Reste à savoir si le vaste mouvement social qui s'est abattu sur la Corée, alors que des milliers de personnes réclament l'abrogation d'une nouvelle loi sur le travail qui facilite le licenciement, viendra brouiller les cartes.Somme toute, un horaire fort chargé qui laisse peu de place au tourisme pour la troupe de M.Chrétien.Une visite du grand palais et du temple du Bouddha émeraude est toutefois prévue en Thaïlande.Il est clair que les marchés visités en janvier 1997 n'offrent pas le potentiel de la Chine, qui pourrait devenir d'ici 2010 la première puissance économique mondiale.Les organisateurs de Mission Canada 1997 ont déjà prévenu que l'équipe ne marquerait pas autant de points qu'en 1994 et qu'on pouvait d'ores et déjà s'attendre à un compte final en deçà des 65 ententes commerciales d'une valeur de 8,6 milliards annoncées lors de la première mission de M.Chrétien.La barre est maintenant fixée à la marque des deux milliards de dollars.Ces objectifs modestes reflètent sans doute le fait qu'un plus grand nombre de PME participent à la mission.Mais cette modération pourrait aussi refléter le ralentissement des économies asiatiques qui survient après des décennies de croissance endiablée.Les pays?tigres qui devaient suivre les traces du Japon feulent moins fort.Le magazine américain Business Week, dans une récente livraison, titrait : « Time for a reality check in Asia ».L'article faisait notamment état des problèmes de compétitivité de la Corée du Sud \u2014 il est devenu plus cher de faire des affaires à Séoul qu'à New York \u2014, de ceux de productivité aux Philippines et de la crise de la main-d'oeuvre en Thaïlande.Et c'est sans parler de la corruption et de l'instabilité du système politique du royaume qui entravent la construction des infrastructures.Voir autre texte ci-dessous.Des retombées importantes pour le Québec en Asie VALÉRIE BEAUREGARD Les 35 entreprises du Québec ne reviendront pas les mains vides de leur voyage en Asie avec Mission Canada.Des contrats font l'objet de négociations et devraient aboutir sur des accords de principe au moment du passage de Mission Canada.Parmi les sociétés participant à ce périple et susceptibles d'obtenir des contrats ou de conclure des ententes avec des retombées positives pour le Québec, mentionnons: Alex Informatique: Partenaire du géant Samsung Electronics, la florissante compagnie québécoise a déjà été sélectionnée pour équiper 100 écoles coréennes de laboratoires multimédias pour l'apprentissage de langues.Alex fournit le serveur média Libra et le système de stockage pour ces laboratoires, un contrat de 2,5 millions de dollars qui fera l'objet d'une signature officielle à Séoul.La compagnie de La-chine aimerait participer davantage au projet d'implantation national du multimédia dans les écoles de Corée, dans lequel le gouvernement de la Corée a déjà engagé près d'un milliard de dollars.Ses revenus potentiels liés à la phase deux du projet scolaire sont évalués à 10 millions.Caisse de dépôt et placement du Québec: Quatre objectifs ont été établis: (1) se familiariser avec les marchés de la Thaïlande et des Philippines.La Caisse vient d'investir 20 millions US dans le Asia Pacific Growth Fund, un fonds de capital-risque actif dans ces deux pays; (2) rencontrer les dirigeants de la Banque asiatique de développement à Manille, au profil semblable au sien; (3) promouvoir les intérêts d'Infradev, dans laquelle sa filiale Capital International CPDQ a investi aux côtés de la Banque Royale et de la Financière Manu-vie.Infradev apporte du soutien financier aux entreprises québécoises de taille modeste désirant participer à des projets d'infrastructure à l'étranger et (4) appuyer les entreprises québécoises dans leurs stratégies d'exportation.Dessau: Ces ingénieurs lavallois inaugureront leur bureau philippin au cours de la mission.Des négociations sont en cours relativement à un contrat de gestion de ponts en Thaïlande.GEC Alsthom Énergies: La destination la plus intéressante pour.l'entreprise de Tracy est la Corée, à cause de l'appétit de ce pays pour la technologie CANDU.Les Coréens sont déjà propriétaires de deux réacteurs nucléaires canadiens, dont les calandres sont signées GEC Alsthom.« Apparemment le temps est propice pour d'autres », a indiqué M.Richard St-Laurent, directeur des ressources humaines et des communications.Lanser Wireless: Entreprise établie à Westmount qui produit des systèmes de transmission de données sans fil.Elle a établi des contacts avec la plus grande entreprise de télécommunications des Philippines et elle espère y lancer son service officiellement.Nortel: Des négociations ayant cours actuellement en Thaïlande pourraient déboucher sur une annonce lors de la visite de Mission Canada.Ville de Laval: Le maire Gilles Vaillancourt n'ira pas vendre le Cosmodôme aux Asiatiques mais bouclera une alliance entre Laval Technopole et l'organisme similaire à Manille voué au développement économique.Laval deviendrait en quelque sorte la porte d'entrée des entrepreneurs de Manille sur le Québec.ARGENT DISPONIBLE - Problèmes de liquidités?- Prêts commerciaux à court terme seulement - Confidentialité Finance Rapide Cie Ltée OCCASIONS 710 D'AFFAMES * W OCCASIONS ^ DAFf AIRES 800 Avis Défi santé : notre responsabilité à tous P* avec parniapamon 1ère et 2a HYPOTHÈQUE rétKfntmt et oommercéala financement commercial Patrie* MuMna.B Se .C R l 766-6869 ou 1 800 363 0327 IMPRIMERIE située é Broa-Una première au Québec ^ùSSm^'S^!- OfM AVIS LÉGAUX.\\^SSSSSSS P^^W WH APPELS DOfFRgS LA SOCIÉTÉ DARTMRRE donnez wetasurtffaPOM 1 800 335-6175 hua Promt gèrent» é 100% Programme clef en mim Fmplaoamenta fourma Aucun fra* d opération, dea profits seulement Compagnie Wen en vus Contrat os protection sur votrs investis semant inveeeeeament 16 860 $.Inf.614-633-2206 712 DEMANDÉS ASSOCIE (EMNVESTIfttEUft pour administrai commerce I Repenegny.domaine de M taMoommunfeatton Haut po-Mntfel de rev.Contactez Sally.(514) 946-6611 A MICHEL tIRANOfFIAN Soyet avisé qu une démine en recouvrement de loyer conosmsm is logement sttuS eu 10765 La ver dura a été intentés contre voue à la règ* Ou logement eu 6190 Snerbroofce eat oh 2220 L audition de cette demande eurs aau le 27 |snv à 10 h * or LA PRESSE MONTRÉAL, MARDI 7 JANVIER 1997 C3 Bombardier, chouchou d'Ottawa?Si J'en juge d'après les appels qui m'attendaient dans ma boite vocale hier matin, la période des Fêtes ne vous a manifestement pas empêchés de vous intéresser à l'actualité économique et financière.i Entre autres sujets.Je retiens l'intervention fort pertinente de M.Gauvin, qui a remarqué l'insistance de certains médias anglophones à rappeler à tout propos la « générosité » du gouvernement fédéral à l'égard de la société Bombardier.« On n'arrête pas de nous rebattre les oreilles de cette subvention de 87 millions à Bombardier », dit notre correspondant» « mais les mêmes Journaux anglophones ne disent jamais combien l'ensemble des Canadiens, Québécois y compris, ont payé pour la débâcle de deux banques de l'Ouest il y a quelques années ; il me semble que c'était beaucoup plus que cela ».En effet, il n'y a pas de comparaison entre les deux dossiers.Bombardier, comme des centaines d'autres entreprises, grandes et petites, a reçu, et recevra encore, des subventions pour toutes sortes de raisons : programmes de recherche et de développement, création d'emplois, développement régional, projets spécifiques.Il est un préjugé largement répandu, au Canada anglais, voulant que les entreprises québécoises sont scandaleusement chouchoutées par Ottawa.Rien ne permet d'étayer cette hypothèse.De façon générale, année après année, la répartition des subventions fédérales aux entreprises respecte grosso modo la taille de chaque province.L'an dernier, sur les 2,9 milliards de subventions fédérales, les entreprises québécoises ont reçu quelque 700 millions.Ces subventions font d'ailleurs l'objet d'énormes compressions ; de 3,7 milliards il y a deux ans, elles passeront à 1,5 milliard dans deux ans.Ces chiffres comprennent les subventions agricoles, 3ui ont surtout profité, et e loin, aux provinces de l'Ouest.Les columnists de Toronto ont sorti l'artillerie lourde lorsque Ottawa a annoncé, cet automne, l'octroi d'un prêt sans intérêt de 87 millions à Bombardier.Diane Francis, l'incendiaire éditrice du Financial Post, a parlé de « crime contre les contribuables », rien de moins.Un peu plus et elle réclamait l'emprisonnement de Laurent Beaudoin ! Depuis trois mois, l'affaire refait régulièrement surface dans les médias anglais, comme si seule Bombardier profitait de la manne fédérale ! Ce prêt ne fait pas partie des subventions dont nous venons de parler, mais s'inscrit plutôt dans le cadre d'interventions ponctuelles du gouvernement, lorsqu'il juge que les circonstances l'exigent.Comme, par exemple, les 350 millions engloutis dans le sauvetage de Canadian International, une compagnie de Calgary, ou la prise en charge des coûts de la faillite de la Northland Bank et de la Canadian Commercial Bank, dont vous parlez, M.Gauvin.Ces deux banques albertaines ont commis, au début des années 80, l'erreur d'investir massivement les épargnes de leurs déposants dans un secteur aussi volatil que le pétrole.Lorsque les prix ont dégringolé, en 1985, les deux banques ont dû fermer leurs portes.Les épargnants étaient, certes, protégés par la Société d'assurance-dépôts, mais cette protection est soumise à un plafond de 60 000 $.Afin de préserver l'intégrité du système ban- caire canadien, le gouvernement conserva- Claude RICHER teur de l'époque a décidé d'indemniser intégralement tous les épargnants.L'opération a coûté quelque deux milliards.Ce n'est pas tout : toujours dans la même veine.Il y a deux ans, l'assurance-dépôts a englouti un demi-milliard dans l'affaire de la faillite du Central Guaranty Trust, une institution ontarienne.On pourrait épiloguer longtemps sur la pertinence des interventions fédérales dans ces dossiers ; mais ce qui est certain, c'est que le Canada anglais, l'Ouest en particulier, est singulièrement mal placé pour s'en prendre à Bombardier.À M.Bricault : Le taux de chômage est calculé à partir de la population active, c'est-à-dire les gens qui occupent un emploi ou en recherchent un.Cette définition exclut, notamment, les conjoints au foyer, les jeunes de moins de 15 ans, les retraités, les assistés sociaux.La population totale du Québec est de 7,4 millions ; mais sa population active est, selon les chiffres les plus récents, de 3 654 000 ; comme le Québec compte 461 000 chômeurs, le taux de chômage est de 12,6 %, chiffre que l'on obtient en divisant 461 par 3654.À M.Rajotte : Votre question est très bien formulée et démontre un réel intérêt pour les finances publiques.Malheureusement, l'ensemble des dépôts confiés aux banques et autres institutions financières canadiennes ne suffit pas à financer l'ensemble des dettes canadiennes, publiques et privées, c'est-à- dire les dettes des gouvernements, des entreprises et des particuliers, y compris les hypothèques.Autrement dit, c'est parce qu'il n/a pas eu d'autre choix que le Canada a dû se tourner vers des créanciers étrangers.Avec la rapide amélioration des finances publiques, fédérales surtout, la situation est en train de changer.Des citrons et des citrons En fin d'année, sans prétention et de façon très subjective, j'ai distribué quelques prix orange et citron pour ce que je considérais les bons et les mauvais coups de l'année.Plusieurs d'entre vous avez d'autres suggestions.La dizaine d'appels que j'ai reçu à ce sujet vont tous dans le même sens : vous êtes très forts pour les citrons, mais pas un seul d'entre vous n'avez de prix orange à attribuer.Voici quand même un choix de suggestions de prix citron : De M.Girard : Au premier ministre Lucien Bouchard, pour avoir tenté de cacher ce qui s'était dit en privé entre lui et les gouverneurs de la Nouvelle-Angleterre au sujet de l'avenir politique du Québec.Peut-être vous souvenez-vous, en effet, de cette célèbre Cttll-férence de presse où M.Bouchard a nié à plusieurs reprises qu'on y avait parlé de souveraineté.De M.Bergeron : À la Ville de Montréal, qui vient d'accorder encore des augmentations de salaire à ses employés, qui profitent pourtant de conditions déjà très avantageuses par rapport aux autres travailleurs, y compris ceux du secteur public et parapublic.De Mme Champagne : À Hydro-Québec, pour l'affaire du colloque japonais ( où des cadres, accompagnés de leurs conjoints, sont allés participer à grands frais à un colloque d'utilité douteuse ).Vers une baisse du taux de chômage Presse Canadienne TORONTO Selon un économiste de la Banque CIBC, le taux élevé de chômage au Canada devrait reculer d'un plein point de pourcentage, pour s'établir à 9 pour cent d'ici la fin de 1997.Dans le périodique Commentaires de la CIBC, Joshua Mendelsohn dit s'attendre à ce que soient créés 350 000 emplois dans le secteur privé, une hausse marquée par rapport aux 225 000 comptablisés pour l'année écoulée.Grâce surtout au recul des taux d'intérêt, les dépenses de consommation sont stimulées et permettront une « accélération du taux de croissance économique >».Le taux de croissance devrait être de 3 pour cent cette année, soit deux fois ce DATES D'ASSEMBLEE la caisse canadiennTd?OÉPôTdeTaLEum liée * Modifications aux renseignements de)à publiés.A * annuelle ; S ¦ spéciale ; G ¦ générâtes ; X ¦ supplémentaire ; E » extraordinaire.6mx Art>or jjajaajj MaMaaa me.AquSvii Montrai DaaloBaiHl ArcMtJ Syittms Corporation Bt*/r*ourcoPtm nant en compte de la liberté d'asso^ ciation et du droit à des négocia* tions salariales, après la signature d'accords en ce sens.200 000 opposants fêtent la Noël orthodoxe à Belgrade d'après AFP BELGRADE Plus de 200 000 sympathisants de l'opposition rassemblés devant la cathédrale Saint-Sa va, selon les journalistes sur place, ont assisté hier soir à Belgrade à un office religieux célébré à la veille de la Noël orthodoxe par le patriarche serbe, M»r Pavle.Au moment où la foule se rassemblait devant la cathédrale, un engin a explosé sans faire de blessés dans la cour du siège de la Gauche yougoslave ( JUL ), parti membre de la coalition au pouvoir, que dirige Mira Markovic, épouse du président Slobodan Milosevic.Quelques vitres ont volé en éclats.La coalition d'opposition Ensemble a annoncé que ses trois principaux dirigeants, Mmc Vesna Pesic, Vuk Draskovic et Zoran Djindjic ont été invités à assister à l'inauguration du second mandat du président américain Bill Clinton, le 20 janvier.La même invitation à la Maison-Blanche est arrivée chez l'un des dirigeants des étudiants contestataires, Dusan Vas il je vie.Selon le quotidien Blic, elle lui a été transmise par l'ancien premier ministre yougoslave Milan Panic, devenu homme d'affaires aux USA.Les autorités interdisant les défilés dans la ville, l'opposition a eu l'idée d'associer son rassemblement quotidien à la cérémonie de la Noél orthodoxe pour dissuader la police d'intervenir.Ses dirigeants ont rappelé au ré- gime Milosevic que « même du temps de l'occupation turque, les défilés religieux étaient autorisés ».La police anti-émeutes, intervenue régulièrement ces dernières semaines pour bloquer les marcheurs, ne s'est pas manifestée.Les partisans de la coalition d'opposition Ensemble se sont d'abord rassemblés place de la République, dans le centre de Belgrade, où les dirigeants de l'opposition ont distribué cinq mille paquets-cadeaux destinés aux enfants des sympathisants.Conduite par les trois opposants Vesna Pesic de l'Alliance civique, Vuk Draskovic, du Mouvement serbe de renouveau, et Zoran Djindjic, du Parti démocrate, une première colonne de 100 000 personnes a traversé la ville vers 20 h 30.Elle a été suivie une heure plus tard d'une autre procession de même importance.Ce 2* cortège était emmené par une demi-douzaine de prêtres orthodoxes portant une icône de la Vierge, suivis pax une vingtaine de jeunes gens brandissant des flambeaux.Une dizaine de milliers d'étudiants contestataires s'étaient joints à la foule rassemblée devant la cathédrale, piétinant dans la neige et la boue autour d'un grand feu alimenté par des branches de chêne apportées, tels des drapeaux, pax des jeunes gens robustes.Sur un podium monté devant la cathédrale, entouré par une dizaine de prêtres en chasubles rouges, rç patriarche Pavle, portant une tiare en forme d'oignon, incrustée de pierres précieuses et d'icônes miniatures, a béni et allumé la bran: che de chêne qui, dans la tradition orthodoxe, symbolise le bois apporté par les bergers dans retable de Bethléem pour réchauffer Jésus.REPÈRES / États-Unis Clinton-Gingrich, 2e round AFPetAP WASHINGTON Le président américain Bill Clinton a indiqué hier qu'il comptait placer son second mandat sous le signe de la coopération avec l'opposition républicaine, dans le droit fil des thèmes centristes de sa campagne électorale.« Je demande votre aide afin de créer un climat de réconciliation » pour que l'Amérique puisse résoudre ses problèmes, a dit Clinton, revenu dimanche soir à Washington après des vacances dans les Caraïbes, devant des dizaines de personnalités religieuses.Ce discours donnait le coup d'envoi à deux semaines de cérémonies politiques grâce auxquelles Clinton, démocrate, compte présenter aux Américains son programme pour les quatre années à venir.Le point d'orgue en sera son discours d'investiture, le 20 janvier.Son «porte-parole Michael McCurry a indiqué que chaque jour, d'ici au 20 janvier, verrait Clinton mettre en exergue un aspect de son programme.Sur le plan international, a-t-il dit, les priorités de Clinton étaient les efforts de paix au Proche-Orient et en Irlande du nord, l'application des accords de paix en Bosnie, mais « surtout » la construction d'« un nouvel avenir pour l'Europe », une référence au projet de l'OTAN d'inviter dès cette année certains anciens membres du pacte de Varsovie à adhérer à l'Alliance.McCurry a ajouté que le président lancerait la semaine prochaine « un effort gouvernemental majeur » pour obtenir la ratification par le Sénat de la Convention sur les armes chimiques.Sur le plan intérieur, il a réaffirmé que le président souhaitait un accord avec les républicains sur un retour à l'équilibre budgétaire « le plus tôt possible », indiquant que Clinton ferait pression pour obtenir du Congrès une réforme du système dtfc partis politiques.De nombreuses contributions douteuses versées l'an dernier par des intérêts étrangers au Parti démocrate ont mis la Maison-Blanche sur la défensive et amené le département de la Justice et le Congrès à déclencher des enquêtes.Clinton a notamment été critiqué pour le zèle peu commun dont il a fait preuve pour collecter les fonds nécessaires à sa campagne électorale.Mais les ennuis que connaît dans ce même domaine de l'éthique son rival républicain Newt Gingrich, le speaker ( président ) sortant de la Chambre des représentants, constituent pour Clinton une diversion bienvenue.McCurry a refusé de dire si la Maison-Blanche estimait que Newt Gingrich devrait être réélu à son poste, malgré ces problèmes.« Nous avons des ordres très stricts du président de ne rien dire à ce sujet », a commenté le porte-parole.De son côte, après des semaines de silence, l'ancien speaker républicain de la Chambre des repré- sentants Newt Gingrich a pris la parole hier avant de se rendre à Washington, où ses pairs devraient le reconduire aujourd'hui au poste de président.« Demain, lorsque je prêterai serment, je deviendrai le premier speaker républicain à prêter serment deux fois de suite en . S'après AFP T LONDRES Nouvelles affiches, projets d'alliance et scandales de moeurs : le combat politique a repris de plus belle £ hier en Grande-Bretagne après la , J txÊpe de Noël, et promet d'aller i afescehdo jusqu'aux élections gé-ales prévues au plus tard début premier ministre John Major, qui se traîne dans les sondages après 18 ans de pouvoir, a donné le coup d'envoi dès la fin de la semaine dernière en annonçant une campagne centrée sur « la défense de la famille et de la nation ».?ans la préface d'un recueil de hits.Major se fait, en vrac, le Penseur de la famille « contre les irsions de l'État sans visage », la monarchie, de la police, des roisses et même du Rotary Club./était tenter le diable et la pres-à scandale.Dimanche, l'hebdo-idaire News of the World affirmait la une que Jerry Hayes, un élu de l'Essex marié et père de enfants, avait eu une liaison i ose x tie lie de 16 mois avec Paul ie, un de ses assistants.Pire, les faits remonteraient à 1, quand Stone n'avait que 18 alors que l'âge de consente-it était encore de 21 ans.député de 45 ans a fermement enti les faits, mais le journal lie des lettres qu'il aurait ad res-au jeune homme pour lui affir-er « l'aimer de toutes les fibres de n être ».« Je ne peux m'en em-her quand je te vois si beau et si ieux », aurait écrit l'élu.À l'annonce du scandale, John ajor était « livide », croit savoir le ès conservateur Daily Telegraph.'autant que le premier ministre, ur tenter d'améliorer son image, it d'annoncer sur la BBC qu'il drait désormais régulièrement conférences de presse, à la ma-e américaine, et que la premiè-e aurait lieu dès aujourd'hui.Les confidences \u2014sans doute rassement payées\u2014 du jeune omme peu avare de détails fai-ient hier la une de toute la pres-le jour même où le Parti conscr-teur lançait une nouvelle pagne d'affichage contre les availlistes, qui caracolent en tête sondages.« Tout finirait dans les larmes », cas de victoire du Labour, prolame le slogan illustré par une oto noir et blanc où une femme leure une larme de sang rouge.?L'arrivée des travaillistes au pouvoir signifierait davantage HQftmpôts, « c'est leur instinct », ttelait hier devant les milieux faires John Major, brandissant nouvelle fois le spectre du cha-e social européen.De son côté, le Labour est sur le t de conclure une alliance avec libéraux démocrates, la 3< force palîtique du pays, sur un projet de {éforme constitutionnelle.* Révélée par la presse dominicia-tlC cette alliance serait déjà scellée Iiyr la réforme de la Chambre des )prds, la vie du Parlement, la libérale de l'information et l'introduction ;ttfune loi sur les libertés individuelles.Les deux partis négocient ejbcorc sur les délicats dossiers j d'une réforme du mode de scrutin i et de la « dévolution », qui accor-tÉC\u20acfcrait une certaine autonomie à ?'Ecosse en la dotant d'un Parle-Ment.1 d'élargissement de l'OTAN causait « une grande inquiétude » à.* Moscou, mais il a aussi estimé que la Russie faisait preuve à ce, sujet d'« une certaine ambivalence ».Un « plan d'action » de la Russie en riposte à un élargissement de l'OTAN à l'Europe de l'Est : « n'a pas de sens, » car ce processus va améliorer la sécurité en Europe et non la mettre en péril, a indiqué entre-temps un responsable de l'Alliance à Bruxelles.Prévoir des « a&ions militaires » en représailles serait « erroné » de la part de la Russie, a-t-il ajouté sous couvert d'anonymat, en estimant que « le bon sens » va finir par « prévaloir » à Moscou.« Nous rie sommes qu'au début d'une longue négociation», a-t-il poursuivi, citant les prochaines rencontres entre Elstine et les présidents français Jacques Chirac et américain Bill Clinton.plusieurs rencontres sont prévues entre le secrétaire général de l'OTAN Javier Solana et le ministre russe des Affaires étrangères Evgueni Primakov, la première le 20 janvier à Moscou, a-t-U dit.Aucun détail n'a été donné sur le « plan d'action » russe.En 1996, certains responsables russes avaient menacé de diriger à nouveau des missiles nucléaires vers des villes occidentales si l'OTAN venait à s'élargir à l'Est.À l'issue de ses entretiens avec Eltsine, Kohi avait reconnu qu'il y avait « encore des divergences », mais avait aussi prédit qu'« une solution raisonnable » serait trouvée cette année.7 / ¦'* \" C' >J.1- ' Le calendrier de l'élargissement de l'OTAN mis au point par les^jni-nistres des Affaires étrangères prévoit la tenue, les 8 et 9 juillet à jyia-drtd, d'un sommet qui choisirsles pays d'Europe centrale invités à y adhérer.Les trois pays le plus souvent cités sont la Hongrie, la Pologne et la République tchèque.: Moscou continue de voir dans l'admission au sein de l'OTAN* de certains de ses anciens satellites^du temps de l'ex-URSS une menace pour sa sécurité.; > Le premier ministre Viktor Tchemomyrdine, les ministresrties Affaires étrangères Evgueni Primakov et de la Défense Igor Rodio-nov, les secrétaires des conseils de sécurité Ivan Rybkine et de défense Iouri Batourine, le chef de l'administration présidentielle Anatoli Tchoubaïs, et le chef des Services de renseignements extérieurs Vjat-cheslav Troubnikov participaient à la rencontre d'hier avec Eltsine.L'IRA frappe à Belfast PHOTOS AFP ^ RBJTEfl L'Armée républicaine irlandaise a signé hier son 3e attentat en Ulster ( à d.) depuis la rupture de son cessez-le-feu en février, au risque de provoquer des représailles des paramilitaires loyalistes protestants.LIRA a revendiqué un attentat à la roquette contre la police à Belfast qui a fait deux blessés, poussant la provocation en affirmant avoir également déposé six bombes dans quatre hôtels, la gare principale et une station de bus de la ville.En fin d'après-midi hier, le Royal Ulster Constabulary, police de l'Ulster ( photo ci-contre ), n'avait trouvé aucun engin explosif sur les lieux indiqués, qui n'avaient pas été évacués.Gerry Adams, président du Sinn Fein ( aile politique de 1'lRA ), a qualifié l'attaque de symptôme « regrettable » des problèmes qui doivent être réglés.Mais Dublin, Londres et Washington l'ont fermement cornel amné.La rébellion zaïroise accuse la France d'après AFP et AP GOMA, Zaïre Le chef de là rébellion zaïroise Lau-rent-Désiré Kabila a assuré, hier à Goma, attendre de « pied ferme » une contre-offensive « foudroyante » annoncée par Kinshasa et accusé la France d'avoir envoyé « un millier de soldats » à Kisangani.À Paris, le ministère de la Défense a démenti la présence de soldats français au Zaïre.« Il n'y a aucune troupe française au Zaïre, à l'exception de cinq gendarmes et d'un attaché militaire à l'ambassade de France à Kinshasa », a assuré un porte-parole.Kabila a également fait état de la présence de mercenaires de la société sud-africaine Executive Outcomes et de « 2000 >?mercenaires de l'UNlTA ( ancien mouvement rebelle angolais dirigé par Jonas Savimbi ) à Kisangani, pour l'une éventuelle contre-offensive.De Johannesburg, la direction de la compagnie sud-africaine a démenti toute implication au Zaïre en dénonçant les « mensonges » de Laurent-Désiré Kabila.« Pourquoi serions-nous là-bas ?Personne ne nous a demandé d'y aller, nous n'avons aucun intérêt et aucune raison d'être là », a déclaré Eben Barlow, le directeur d'Executive Outcomes, dans un entretien téléphonique.Installée à Pretoria depuis 1989, la très discrète compagnie Executive Outcomes, qui se présente comme un société de sécurité industrielle, a par le passé envoyé des « conseillers techniques » en Angola et en Sierra-Leone.Ses employés, le plus souvent re.recrutés parmi les vétérans des forces spéciales sud-africaines, ont contribué l'an dernier au « nettoyage » de Koidu, la principale zone diamantifère de Sierra Leone où les rebelles menaient d'incessantes attaques.Début décembre, la direction d'Executive Outcomes avait déjà démenti des informations selon lesquelles ses hommes auraient été redéployés au Zaïre après leur contrat avec la junte de Freetown.Jusqu'en janvier 1996, la firme a été payée par le gouvernement angolais pour protéger des bases militaires, des mines et autres infrastructures.Selon Kabila, entre 3000 et 4i soldats des Forces armées zaïroises ( FAZ ) et de la Garde présidentielle ( unité d'élite ) se trouvent aussi à Kisangani, capitale du Haut-Zaï- \u2022nu La rébellion a, en trois mois, pris le contrôle d'un territoire de plus de 600 km de long, le long des frontières de l'Ouganda, du Rwanda et du Burundi.Kinshasa a accusé ces trois pays de soutenir les rebelles, ce qu'ils ont dementi.Le président kenyan Daniel arap Moi s'est rendu hier au Zaïre pour rencontrer son homologue Mobutu Sese Seko et tenter de trouver une\u2014 solution à la crise dans l'est dùP pays.Mais Kinshasa affirme refuser] de négocier avec les rebelles tutsis.; Mandaté par huit dirigeants africains lors du dernier sommet sur la] situation au Kivu, boycotté par Ici Zaïre, le président Moi est partf pour Gbadolite, le palais du maréfl chal-président, situé dans la junglf à quelque 1200 kilomètres au nord-est de Kinshasa.Un terrorisme d'extrême droite secoue l'Afrique du Sud d'après AFP JOHANNESBURG Les actions terroristes de l'extrême droite, qui a revendiqué deux séries d'attentats apparemment dirigés contre la communauté musulmane, ont réveillé les antagonismes de la société sud-africaine, en voie de réconciliation depuis la fin de l'apanheid.Dimanche, trois bombes visant une mosquée, un bureau de poste et un magasin de Rustenburg ( nord-ouest de Johannesburg ) ont fait un blessé et causé des dommages considérables.La veille de Noël, deux bombes avaient fait quatre morts et une soixantaine de blessés à Worcester, dans la région du Cap, dans un quartier essentiellement fréquenté par les métisses.Hier, le Congrès national africain ( ANC, au pouvoir ) a appelé la population à « ne pas paniquer face à cette provocation barbare », tandis que la police appelait au calme en affirmant qu'une « réaction trop vive, verbale ou physique, pourrait relancer une nouvelle spirale de violence ».Les explosions ont été revendiquées par le « Boere Aanvafy Troe- pe » ( BAT, Commando d'attaque boer ).Ce groupe, jusque-là inconnu, demande la libération inconditionnelle des prisonniers d'extrême droite, la reconnaissance de la foi chrétienne, la création d'un territoire indépendant pour les Boers ( descendants des pionniers blancs ) et la reconnaissance de leur langue, l'afrikaans.\u2022 « Pour chaque Boer tué, des centaines d'entre vous, antéchrists, périront par nos mains », proclamait son premier communiqué.Dimanche, un interlocuteur anonyme avait contacté la télévision nationale, au nom du BAT, en demandant que les députés indiens, « antéchrists qui ne reconnaissent pas le Christ », quittent le Parlement.La police, qui prend très au sérieux ces revendications, tente d'établir un lien entre les attentats de Worcester et Rustenburg.Deux suspects blancs, arrêtés peu après l'explosion de Rustenburg, ont été écroués dimanche.Hier, un militant d'extrême droite du Mouvement de résistance afrikaner ( AWB ), qui s'était évadé de prison avant d'être jugé par contumace pour plusieurs attentats meurtriers commis en 1994, a également été arrêté par la police, qui compte l'interroger sur les récents attentats.Récusant tout lien avec le BAT, les mouvements d'extrême droite ont vite repris à leur compte certaines de ses revendications.« Si le président Mandela veut transformer le champ de bataille en pays pacifique, il nous faut parler de la libération des miens », a ainsi déclaré Eugene TerreBlanche, chef de l'AWB.De son côté, le groupuscule «t Boerestaat Party » a averti que l'Afrique du Sud allait « devenir une seconde Irlande du Nord si l'ANC continue à ignorer les demandes du peuple boer ».Tout en condamnant les attentats, le chef du Parti conservateur ( CP, ultra-conservateur ), Ferdi Hartzenberg, a dénoncé les « discriminations » visant les Afrikaaners, en soulignant que « partout dans le monde, les frustrations entraînent la formation de petits groupes décidés à accomplir leurs objectifs par la terreur ».Au Cap, des dirigeants musulmans et les chefs religieux se sont réunis pendant plusieurs heures hier pour se coordonner au sein d'une « Convention islamique unie ».« Quand on touche une mosquée, on touche toutes les mosquées du monde », a déclaré cheikh Nazeem Mohamad, chef du Conseil juridique musulman qui réunit 90 mosquées.Pendant les débats, le mouvement civique PAGAD ( Population contre le crime et la drogue ) s'est proposé pour assurer la protection des centres religieux.Le PAGAD a multiplié ces derniers mois les manifestations en dénonçant l'impuissance de la police face à la criminalité.Très agressif, le petit parti des Musulmans africains, implanté surtout dans la région du Cap, a de son côté attribué les récentes explosions à une « campagne orchestrée destinée à diaboliser l'islam alimentée par la propagande sioniste ».Face à cette explosion de critiques, le président Nelson Mandela a averti que h le gouvernement agirait fermement pour s'assurer que les efforts malentionnés de déstabilisation de la jeune démocratie seraient étouffés |ians l'oeuf »."]
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