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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
D. Arts et spectacles
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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Références

La presse, 1996-12-14, Collections de BAnQ.

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[" Grands parleurs, petits faiseurs: les grosses déceptions de l'automne ous rappelez-vous des frissons d'anticipation qui nous couraient sur le dos au début de septembre devant les magnifiques promesses de nos diffuseurs ?On se voyait déjà avec une Angélique québécoise au moment de la Conquête, époque riche en possibilités dramatiques.Marguerite Volant n'a pris son envol qu'aux derniers épisodes.Grande chevauchée vers nulle part.Histoire mal ficelée, heureusement truffée d'images splendides.» Heureusement aussi, il y avait le beau Mi-'.chael Sapieha dans le rôle du capitaine Chase, qui fut la révélation de l'automne.Lobby à Télé-Métropole nous promettait des suspenses politiques du tonnerre.Là encore déception.Bien sûr, il y avait plein de sordides magouilles.Mais l'histoire reposait .l$ur une héroïne à laquelle il était impossible de s'attacher.Même qu'elle faisait peur en diable.Ses malheurs personnels et professionnels perdaient donc toute leur importance : on s'en fichait car elle n'avait pas attiré notre sympathie.# 10-07 à Télévision Quatre Saisons a été la nouvelle série la plus réussie de l'automne.Le suspense était intéressant, quoique dilué dans le troisième épisode.Mais c'était une vision de notre Montréal plein de nouvelles têtes et de nouveaux accents qui avait beaucoup d'allant.Gildor Roy a bien travaillé.»7QS rêvait de grosses cotes d'écoute.Ce qui tne fut pas le cas.Le problème de TQS : ce réseau ne présente pas assez de miniséries de qualité qui créent des habitudes de fréquentation chez les spectateurs.On n'a pas le ré- flexe d'aller à TQS pour trouver une série excitante, parce que ce réseau, endetté jusqu'aux oreilles, nous sert généralement des films et des séries américaines traduites.Et même des séries d'id sans grand intérêt.Pensez à Miséricorde et à Parents malgré tout.L'homme de 4 millions Prenez l'arrivée Jean-Luc Mongrain croyait que le grand communicateur qui sait parler au monde allait enfin mettre l'autre télévision sur la carte.Hélas non.On apprend que M.Mongrain est payé un peu plus de 4 millions pour produire et animer dix Commissions et 185 émissions quotidiennes qui commenceront en janvier.Pas étonnant que sa femme ait pris un congé sabbatique de sa vice-présidence à la CSST pour épauler son mari dans sa compagnie Ostar.Peut-être retrouvera-1-il son punch le matin à 8 heures.Mais ses Commissions ont été décevantes : Mongrain qui interroge les grands de ce monde, même quand il nous sort des armes qui se fabriquent dans les prisons, ce n'est pas de la grande télévision et encore moins de la grande information.Chaque Commission a vu son auditoire baisser, la dernière en bas des 300 000.La dernière de l'année a lieu demain soir.Bonne chance.M.Mongrain a aussi produit pour TéléQuébec le défilé du père Noël, dont l'intérêt pour une télévision éducative est fort douteux.Non seulement la description était-elle insipide, mais le scénario était au-dessous de tout.Les animateurs tentaient de nous retenir avec un « suspense » : et si le père Noël n'allait pas arriver ! Remarquez que les dirigeants de Télé-Québec semblent croire au père Noël.Le grand patron des programmes a dit espérer un auditoire de 200 000 personnes pour Mongrain le matin, avec reprise le midi.Quand on sait que Radio-Canada va chercher 80 000 spectateurs à 8 h, on se demande sur quoi se base Télé-Québec pour faire des prédictions aussi optimistes.Télé-Québec, qui nous coûte 50 millions par année, se cherche encore.Radio-Canada a réinventé le magazine culturel le jeudi soir en offrant une émission sans animateur.La Vie d'artistes présente souvent des reportages bien léchés visuellement, parfois des vrais petits films d'art.On perd vite l'intérêt toutefois, car il n'y a personne pour retenir notre attention.Jean Leloup qui se déguise et se couche sur un divan, ça va quelques instants.Ce que je veux, c'est une passionnée comme Christ ianc Char et te qui me parle et fait parler son monde.Qui m'explique des choses en me communiquant son enthousiasme.Le voilà le vrai magazine culturel de Radio-Canada.Qui le passe à 10 h 30 le matin, et le refile à Télé-Québec à 22 h 30 le soir.Si vous vous levez à 7 h pour aller travailler, il y a des chances pour que vous ne voyiez jamais l'éblouissante Chris-tiane, tant elle est mal logée.Il y a tout de même des gagnants.4 et demi aurait pu se casser la figure en doublant son temps d'antenne.Au contraire.C'est sympathique en diable, bien écrit, et surtout très contemporain.Virginie est aussi un grand sujet d'étonnement.On s'attendait à une act ion diluée.Mais non.C'est captivant et intelligent.Je rêve que Virginie devienne ministre de l'Éducation.Les techniciens disent non: 100 autres postes supprimés?¦ La télévision française de Radio-Canada a supprimé 378 postes cette semaine, ajoutant que si les techniciens refusent les offres de l'employeur qui veut plus de souplesse dans la convention, il y aura 100 autres postes abolis.Le syndicat a dit non.Soixante pour cent des membres du Syndicat des techniciens et artisans du réseau français ( STARF ) ont refusé d'entériner l'entente de principe à laquelle en étaient arrivés Radio-Canada et le bureau du syndicat.La principale cause du refus : la juridiction sur l'équipement.Les techniciens veulent bien travailler avec les producteurs privés, « mais pas à n'importe quel prix », a dit un de leurs représentants.Ils attendent d'autres offres de Radio-Canada.Madonna: Evita de tout son coeur! : Los Angeles a droit à la primeur du film d'Alan Parker aujourd'hui KAREN LOWE de l'Agence France-Presse, LOS ANGELES chanteuse Madonna incarne avec passion Evita, l'épouse de l'ancien dictateur argentin Juan Peron dont la vie tumultueuse n'est pas sans rappeler celle de la « Blonde ambitieuse », dans le dernier film d'Alan Parker qui prend l'affiche aujourd'hui à Los Angeles et pour Noël ailleurs aux États-Unis.L'adaptation à l'écran par le réalisateur britannique de la comédie musicale à succès d'Andrew Lloyd Weber raconte l'existence haute en couleurs d'Eva Duarte, obscure starlette argentine qui conquit la gloire en se mariant au général Juan Peron, devenu président de l'Argentine en 1946.Le film démarre sur les chapeaux de roue avec l'évocation des troubles politiques qui ont secoué l'Argentine d'avant-guerre, avant de prendre un rythme moins effréné mue l'histoire d'amour prend le ;us.deuxième femme du dictateur tin avait quitté la pampa de enfance pour la capitale Bue-j Aires, où elle séduisit plusieurs ' mes influents avant de devenir ouse du président.Par son en-gement inlassable aux côtés des érités, elle devint l'idole des « descamisados », faisant construire des hôpitaux, rendant visite aux pauvres, avant de mourir d'un cancer en 1952 à l'âge de 33 ans.Une existence hors pair qui n'est pas sans évoquer celle de Madonna par biens des aspects : enfance pauvre avec un seul parent, vie sentimentale agitée et célébrité.« Pour montrer l'humanité d'Eva je ne pouvais pas éviter de laisser paraître ma propre humanité », reconnaissait Madonna lors d'une conférence de presse mardi à Los Angeles, estimant que les similarités avec sa propre expérience l'avaient aidée à entrer dans le personnage d'Evita.« J'ai été séduite par elle (.) J'ai mis tout mon coeur et toute mon âme dans ce film, je suis sûre que ça se voit », poursuivait-elle.La chanteuse se dit « fi ère de son travail », et estime qu'elle a fait tai- re les nombreuses critiques, notamment en Argentine, prédisant qu'elle n'était pas à la hauteur du rôle, ou craignant qu'elle donnerait des accents de vulgarité à l'ancienne épouse du président.Evita est servi par des décors somptueux et une bande sonore unanimement saluée par la critique, notamment en raison de l'impressionnante performance vocale de Madonna.A ses côtés, les acteurs Antonio Banderas et Jonathan Pry ce ne déméritent pas.Pourtant, Madonna se rappelle quelques moments de décourage- ment lors de l'enregistrement de la bande sonore.Au premier jour, elle ne parvenait pas à chanter juste.« Je suis partie en pensant que je ne savais pas chanter du tout.C'était sans espoir.J'avais peur qu'Andrew Lloyd Webber ne me dise que j'étais virée.» Puis il y eu sa grossesse.La mise en scène semble avoir été adaptée de manière à éviter les gros plans.Et dans plusieurs scènes du film, l'actrice, qui a donné naissance à une petite fille mi-octobre, masque habilement son ventre avec son bras.Reste à savoir quel accueil le public américain, peu friand de films musicaux, réservera à Evita, qui a coûté 60 millions de dollars.La sortie du film sur les écrans américains \u2014 le jour de Noël\u2014 a été précédée d'un important battage publicitaire, et de nombreux « produits dérivés », orchestré par une compagnie passée maître dans cet exercice : Walt Disney Co.Outre la bande musicale du film, un livre consacré au tournage du film écrit par Alan Parker doit également être publié à cette occasion, de même que des affiches au tirage limité. Chanteur engagé, Manno Charlemagne est maire de Port-au-Prince ALAIN BRUNET Lorsqu'on le traite de « cas », il glousse, l'air narquois.Emmanuel \"Manno\" Charlemagne rit dans sa barbiche, car il sait fort bien qu'il en EST un « cas ».L'homme est chanteur engagé, chantre de la résistance et de la liberté en Haïti.Artiste courageux, reconnu pour son franc parler ( franc rimer.), maintes fois exilé ( notamment à Montréal, de 1980 à 1986 ) parce que maintes fois menacé, il a dans son île le statut d'un Vigneault, d'un Leclerc ou d'un Desjardins.Un jour, l'opposant au système devint maire.Et pas n'importe quel maire.De la capitale ! Vous vous imaginez Richard Desjardins battant Pierre Bourque aux prochaines élections municipales ?« Je n'ai pas fait campagne, j'ai été appelé », souligne Charlemagne, de passage à Montréal puisqu'il y est le sujet principal d'un documentaire.Dimanche, on filmera le récital qu'il livrera au Café Campus.Appelé, donc.« J'étais allé voir Sonny Bastien, directeur de Radio QUISQUEYA.Il m'avait dit « Manno, vous avez tant fait pour le pays, vous êtes un artiste connu, maintenant il faut faire autre chose.Pourquoi n'allez-vous pas à la mairie ?» « Je lui ai dit qu'il n'en était pas question, que je n'avais pas à me mesurer à Evans Paul, le maire sortant.Je le critiquais, cènes, mais c'était mon ami, aussi un opposant au régime.Le lundi suivant, Bastien sortait son % éditorial : Pour la mairie, il y aura une grande bataille.Evans Paul le maire sortant Franck Romain le macoute et Manno Charlemagne \u2014 pourquoi pas ?- L'appui des jeunes « Les jeunes, majoritaires à Port-au-Prince, se sont mis à m'aborder : Vous vouiez vraiment devenir maire ?Nous sommes prêts à vous accompagner.» Et Manno Charlemagne s'est finalement laissé convaincre.Contre toute attente, les jeunes l'ont carrément porté au pouvoir.Sa crédibilité tenait de son indépendance politique ( aligné sur aucun parti ), sur sa réputation de libre-penseur et sur.son inexpérience.Deux mois plus tard, Manno Charlmagne était élu, avec un budget de campagne de.6000 $US ! Evans Paul, son allié, farouche adversaire du coup d'État de 1991, en fut frustré.« Du côté de l'ambassade américaine, on l'avait appuyé à coups de millions », rappelle Charlemagne.» Parlons d'une ascension politique aussi fulgurante que déstabilisante.Rapidement, le candidat à la mairie devait se frotter à la corruption haïtienne.a Étant donné que vous êtes artiste, vous seriez mieux de rester dans le domaine culturel.Si vous avez des amis qui habitent à New York, cet argent ne serait ni vu ni connu », avaient proposé à Charlemagne des forces occultes.« On m'a offert des sommes importantes pour céder la place à Evans Paul, je me suis dit pourquoi moi ?Je me suis alors sauvé à Miami, car il y avait trop de pression.Les offres d'argent refusées pouvaient se transformer en menaces physiques.Ce type n'est pas gérable, a-t-on dit de moi.Rentrée au pays Le jour des élections, il n'a pas quand même pas neigé à Port-au-Prince.Et Manno Charlemagne décida de rentrer au pays et d'assumer l'exercice du pouvoir municipal.« Ça m'a pris un an avant d'accepter l'idée d'être maire », confie-t-il.Élu en 1995, Manno Charlemagne a encore trois ans devant lui avant de terminer son mandat.Est-il besoin d'ajouter qu'il n'est pas sorti de l'auberge ?« Nous avons de graves problèmes sanitaires.Port-au-Prince est en aval de tout, la crue des pluies inonde les quartiers.D'autant plus que la ville est surpeuplée : en peu de temps, nous sommes passés de 2,5 millions à trois millions d'habitants.On dépossède les paysans, ils viennent forcément dans les bidonvilles.« Maintenant, le grand travail, c'est la « débidonvilation » de Port-au-Prince, la construction de logements sociaux et d'écoles communales, la restauration des places publiques.Et l'agrandissement de la surface de la ville ; de concert avec la Hollande, nous voulons repousser la mer.L'artiste-maire sait fort bien que, sans l'aide des gens riches de son île, il ne peut rien.Il préconise, en ce sens, un pacte social avec les grands bourgeois d'Haïti \u2014 les Mevs, les Biggio, les Izmeri.« Ce sont eux qui détiennent le fric, observe-t-il, pragmatique.Il faut faire avec.Pas de bourgeoisie Le problème en Haïti, c/est qu'on n'a pas de véritable bourgeoisie.Nous avons une classe dominante que je nomme lumpen-bourgeoisie ; elle est formée de racketteurs qui ne pensent qu'à augmenter leur compte en banque sans vraiment réinvestir dans le développement du pays.Quand il y a désordre, ils tirent profit du désordre.« J'ai tout de même reçu des aides ponctuelles de leur part.Vous avez besoin d'un pick-up ?Ils vous le donnent.Ils offrent aussi une voiture à tel ou tel ministre, tel ou tel ami du président.Avec moi, ça ne fonctionne pas ainsi.Moi je suis allé les voir : Monsieur Mevs, je suis le maire de Port-au-Prince.Je n'ai pas besoin d'argent, je n'ai pas besoin de voiture, je n'ai pas besoin de vous.Mais faites quelque chose pour votre municipalité.Ils ne sont pas habitués à cette approche.Ils collaboreront.» En pleine possession de ses moyens, Manno Charlemagne ?« Je sais ce que je veux faire, je sais ce que je ne veux pas faire.J'ai une autorité, on me respecte en Haïti.Mais Port-au-Prince ne PHOTO PIERRE MCCANN.La Pressé Emmanuel « Manno » Charlemagne, chanteur et libre-penseur en plus d'être le maire de Port-au-Prince, capitale d'Haïti, ci-dessus devant la mairie de Montréal.pourra être restaurée et libérée sans l'aide économique supervisée, sans l'aide comprehensive du gouvernement central et sans l'aide des gouvernements étrangers ( cette aide doit aussi s'appliquer aux municipalités ).« Tout le temps, cette question revient : qu'est-ce que je fais dans cette galère.Je suis lutteur, mais il m'arrive d'être désespéré, car il n'y a pas encore d'ouverture.On ne voit toujours pas comment l'État parviendra à réaliser ses objectifs.» Lorsqu'il est déprimé, monsieur le maire chante à l'hôtel Oloffson de Port-au-Prince ! « Tous les jeudis, je vais m'y défrustrer.» Haïti chérie ! Demain, 20 h, Manno Charlemagne nous fera l'honneur de se défrustrer au Café Campus.Trois musées donnent leur bénédiction à l'Exposition Internationale à New York en 1939.Son châssis était fait de lucite transparente afin de bien montrer aux visiteurs que l'image de télévision n'était pas l'effet d'un trucage.C'est le seul et unique modèle du genre au monde.Je laisse aux techiniciens le soin d'apprécier l'évolution du téléviseur mécanique au téléviseur électronique ainsi que l'amélioration des tubes, lampes néons et condensateurs, mais j'apprends tout de même que La Presse et CKAC sont copropriétaires de la première station de télévision canadienne en 1931, la VE9EC, une station expérimentale .^évidemment.J'ai remarqué le plus petit téléviseur du monde, une Sony de moins d'un pouce, la télévision à haute définition de l'avenir et tant de modèles qui sont devenus des objets d'art.Pour le contenu : Québec À Québec, la mécanique et l'électronique ont été mis de côté au profit du monde des sentiments, le monde des téiéromans québécois.De La Famille Plouffe à La Petite Vie, l'exposition Téléromans, présentée au Musée de la civilisation à Québec depuis le 11 décembre (jusqu'au 8 février 1998 ) n'a oublié aucune famille de la télévision, aucun personnage, aucune série.C'est un voyage dans les téléromans, décennie par décennie, que le Musée 4 nous propose, depuis 1950 jusqu'à 1990, au moyen de séquences télévisées, bien sûr, qui éveillent une certaine nostalgie, mais aussi de décors et d'objets.En voyant un casse-tête de La Famille Plouffe, je me suis souvenu d'un cadeau que l'on m'avait fait quand j'étais petit et j'ai compris que l'histoire des téléromans, c'est aussi notre histoire.C'est presque une affaire personnelle ! C'est ce que veut montrer d'ailleurs le Musée de la civilisation avec ses fauteuils installés devant des écrans où nos familles télévisuelles revivent leurs aventures.Imaginez ! En pressant le bouton, on voit apparaître le jeune Paul Hébert ou le regretté Pierre Dagenais dans 14 rue de Calais ou Denise Pelletier dans La Famille Plouffe ou Jean Coutu dans Le Survenant.Les plus jeunes retrouvent Pierre Lambert comptant un but pour le National dans Lance et Compte.Les moins jeunes renouent avec Michel Dumont ( cheveux noirs et mince ) dans Race de monde de Victor-Lévy Beaulieu.On présente également les rares extraits de Cré Basile avec Olivier Gui-mond au sommet de son art.On peut rire et être touché à la fois par des épisodes de Moi et l'Autre, surtout par les larmes de Denise Fi-liatrault à la dernière émission de la première série dans les années 70, et le retour des deux humoristes dernièrement, toujours dans Moi et l'Autre.On peut aussi choisir de voir les costumes des personnages ou écouter des entrevues avec des comédiens ou encore jouer, sur écran, à des jeux-questionnaires sur les téléromans : il y a de tout pour feuilleter l'album de famille.Le Musée de la civilisation attend de nombreux visiteurs.Il les aura ! Le musée au service de la télé À Montréal, c'est au musée McCord que le petit écran a fait son entrée.En présentant Marguerite Volant : passions, histoire et fiction jusqu'au 19 octobre 1997, le musée nous permet d'apprécier les liens étroits qui existent entre l'histoire et la fiction.Ce sont les chercheurs, les muséologues et les réalisateurs qui ont donné son caractère authentique à la série.Il faut voir les costumes de près, la vaisselle, le travail de maquillage, les documents d'époque pour constater que cette fiction était fidèle à l'époque, marquée par le passage du régime français au régime anglais.On apprend bien des choses sur l'armée du temps, sur la mode et même sur les faussaires qui ont profité de la confusion pendant le changement de régime.Une magnifique exposition qui va enchanter ceux qui ont suivi la série à la télévision et qui, selon la direction du musée, attire de nombreux jeunes visiteurs.Se pourrait-il que la télé crée le goût de l'histoire ?Les trois musées prouvent, en tout cas, que la télévision fait désormais partie de l'Histoire. Chez Duceppe, Béatrice Picard sera Lily Barton RAYMOND BERNATCHEZ pans un vaste entrepôt de l'Est de Montréal, des employés s'affairent à la construction des décors de la prochaine production théâtrale de la Compagnie Jçan Duceppe, L'Expulsion de Lily Barton, qui sera à l'affiche de la Place des Arts à partir de mercredi.; 11 y a là une moitié de maison avec sa salle de séjour et son entrée en retrait donnant accès à la porte de côté.C'est de cette maison-là que l'on veut expulser cette Uly Barton, incarnée à la scène par Béatrice Picard.À proximité, un autre élément de décor reproduit le bureau cossu d'un évêque episcopalian de 1'Alabama.y Tout cela est étonnamment solide et ne semble pas plus éphémère que ces intérieurs que nous pouvons visiter au Stade olympique durant un Salon national de l'habitation.Ces lieux-là auront pourtant cessé d'exister lorsque la pièce prendra fin, au soir du 8 février.^JPour le moment, ils sont bel et bien réels.Béatrice Picard profite des répétitions pour faire corps avec cet habitat.Cette pièce doit devenir «< son » salon où elle a vécu heureuse durant tant d'années avec son conjoint pasteur décédé depuis quelques mois.Il faut qu'elle par- vienne à se « déprogrammer », à se convaincre, pour un temps, qu'elle n'est plus Béatrice Picard, la corné- , dienne montréalaise, mère de plusieurs enfants et impatiente de les voir rassemblés au réveillon de Noël, mais bel et bien cette autre femme du Sud des États-Unis, dotée d'une force tranquille, qui ne comprend pas pourquoi on s'acharne à précipiter son départ de « sa » maison alors qu'elle n'a pas encore totalement assumé son deuil.En la voyant bouger dans ce décor, nous comprenons mieux les exigences de son métier qui l'oblige depuis tant d'années à être à la scène et au petit écran quelqu'un d'autre tout en restant elle-même.Mais n'allez pas croire qu'il faille absolument exercer sa profession pour se comporter de la sorte.La femme de Monsieur Chose N'est-ce pas ainsi en effet que les femmes des générations précédentes se sont donné souvent la.comédie ?Combien de femmes ont apparemment cessé d'être elles-méme après le mariage pour devenir l'épouse d'un autre, celle qui pense et agit comme l'autre, celle qui est à son service, qui se dévoue dans l'ombre pour lui, qui le soutient dans l'épreuve, qui masque ses bévues, qui vit ses succès en retrait?Combien de femmes parmi celles qui lisent ce texte actuellement ont été ou sont encore des Lily Barton en puissance ?Une fois leur homme parti ou mort avant elles (ce qui se produit fréquem- PHOTO ROBERT NADON.La Dans le décor de la prochaine production de la Compagnie Jean Duceppe, Béatrice Picard te familiarisait il y a quelques Jours avec les habitudes de son nouveau personnage.ment ), ces femmes-là doivent, pour poursuivre dorénavant leur route isolément, comme la conjointe de ce pasteur de l'Alabama, résoudre un problème d'identité.Qui sont-elles sans lui et en dehors de lui ?Qui sont-elles réellement ?Lily Barton ne consentira à quitter « sa » maison ( qui, comme un décor, ne lui appartient pas puisqu'elle est la propriété de la communauté locale ) uniquement lorsqu'elle aura résolu cette énigme.Qui est Lily Barton ?À quoi ressemblera dorénavant « sa » propre vie ?La force de l'inertie Cette pièce-là, du dramaturge américain John MacNicholas, a été adaptée pour la scène québécoise par Benoît Girard.Elle a été choisie par la metteure en scène Monique Duceppe, en partie parce qu'elle estimait que le rôle de Lily Barton convenait à merveille à Béatrice Picard, avec qui elle souhaitait travailler de nouveau.Et alors qu'historiquement la Compagnie Jean Duceppe monte une comédie légère durant les Fêtes, la direction artistique a pensé que ce ne serait pas une mauvaise idée de diffuser quelque chose de différent cette année du 18 au 21 décembre puis du 7 janvier au 8 février dans son théâtre de la Place des Arts.En entrevue, Béatrice Picard a dit de L'Expulsion de Lily Barton que ce n'est pas une « grande pièce » mais que, sous des apparences toute simples, elle permet aux spectateurs d'évoluer avec les acteurs ( outre Béatrice Picard nous retrouvons Jean Deschênes, Véronique Le Flaguais, Guy Mignault, Wide-mir Normil et François Tassé ) dans un monde à dimension humaine.\u2022m Nous constatons avec eux que les rapports humains sont en demi-teintes et qu'il est trop facile de determiner que l'un a entièrement raison et l'autre entièrement tort.« Cette femme intelligente a beaucoup de force, même si elle nous semble démunie, précise encore la comédienne.Elle sait fort bien que les autres, qui exigent qu'elle quitte cette demeure, ont probablement raison.Mais elle s'objecte à ce que ces personnes prennent les décisions à sa place.Dans ces mêmes circonstances.Je n'aurais pas réagi comme elle.Des pots auraient été cassés depuis longtemps.Lily Barton n'agit pas de cette manière.Elle leur oppose la force de l'inertie, une force tran-quile, contre laquelle ils ne peuvent rien.Finalement, je constate que cette force-là camoufle en fait une autre réalité et qu'elle est extrêmement puissante.» Béatrice Picard ajoute qu'elle voudrait bien accéder personnellement à cette forme de sérénité, bien qu'elle doute pouvoir y parvenir Jamais.h Pourquoi pas ?Mais moi je suis bien plus le genre de femme à faire les choses à ma guise et à recommencer si je me trompe.» L'impulsivité a également du bon.Alors qu'elle voulait d'abord être avocate et après avoir tâté de la sociologie, c'est sur un coup de tête que Béatrice Picard a décidé d'opter pour les arts de la scène, au retour d'un séjour à Paris, dans les années 1950.Cela ne lui a pas trop mal réussi, il faut bien en convenir. Un premier club Elvis Presley à Memphis Associated Press MEMPHIS En plein coeur du quartier touristique de Memphis, le premier club Elvis Presley ouvrira ses portes en juin prochain.Pour ses fondateurs, des établissements du même type pourraient voir le jour dans d'autres villes prisées par les vacanciers, si le succès est au rendez-vous.Mais pas question disent-ils de créer une chaîne à l'image des Hard Rock Cafés.« Il y a certainement quelques destinations touristiques majeures » qui représentent « des possibilités pour nous » comme New York, Los Angeles, Tokyo et Londres, mais « nous n'avons pas l'ambition de construire 50 clubs Elvis Presley », affirme Jack Sodcn, directeur de Graceland et responsable de Presley Enterprises.À Memphis, « nous ne souhaitons pas imposer une présence trop forte qui attire excessivement l'attention des gens.Nous voulons nous intégrer dans le paysage ».Le club, baptisé Elvis Presley's Memphis, se trouvera dans Beale Street, le centre touristique où sont installés plus de 30 commerces, dont 11 bars et restaurants.L'un des lieux nocturnes les plus fréquentés, le B.B.King's Place, est situé de l'autre côté de l'artère où ouvrira le club, dans le bâtiment qui .abritait autrefois Lansky's Men's Store, un magasin de vêtements auxquels rêvait le jeune Elvis bien avant d'appartenir à la légende du -rock.Passé et présent vont ainsi se rejoindre, comme en atteste Bernard Lansky, l'ancien propriétaire du commerce, où Presley entra pour la première fois dans les années 1950 alors qu'il travaillait comme placeur dans un cinéma situé à deux pas.« Il a dit : \" Je n'ai pas d'argent, mais quand je deviendrai riche, je vous rachèterai \".Je lui ai répondu : \" Faites-moi une faveur.Ne me rachetez pas.Mais venez faire des achats chez moi \".Elvis ne l'a jamais oublié ».Le décor, la carte proposée aux clients et les spectacles dans ce premier établissement à la gloire du « King » n'ont encore pas été arrêtés.Mais d'après Jack Soden, une large part devrait être consacrée à la musique de Memphis et au rôle joué par Elvis dans son évolution.Tout au long de ces dernières années, les gestionnaires des droits de succession de Presley ont reçu maintes propositions d'investisseurs qui souhaitaient ouvrir des bars ou des boîtes de nuit portant le nom de Presley.Ces demandes sont restées sans réponses.« Nous avons pris conscience des occasions qui se présentaient à nous quand les Hard Rock Cafés ont commencé à croître », souligne Jack Soden.« Nous voulions voir ce que cela donnerait et, honnêtement, nous ne souhaitions pas donner l'impression d'être des imitateurs des Hard Rock.» Plus de 700 000 visiteurs affluent chaque année à Graceland, l'ancienne résidence d'Elvis à Memphis, ouverte aux touristes depuis 1982.La société de Jack Soden a été créée pour gérer la succession du King, dont l'unique héritière est Lisa Marie, sa fille.Et les affaires génèrent des millions de dollars de bénéfices en tourisme, musique et ventes de souvenirs.I En dépit de ses talents musicaux, Presley n'avait, lui, pas la fibre d'un « businessman ».Ses affaires étaient défaillantes lorsqu'il est dé-Xédé à Graceland en août 1977 à 42 -ans.Coïncidence ou pas, le club de Memphis ouvrira peu avant le 20* anniversaire de sa mort.\u2022 'Son étoile pâlit 1 Pendant ce temp-là à Hollywood, l'étoile d'Elvis Presley pâlit, -ou tout au moins celle en métal 'doré qui est incrustée dans le trottoir du célèbre Walk of Fame.À «force d'être plétinée par des milliers d'admirateurs du King, elle .est aujourd'hui égratignée et se craquelé.On s'en est rendu compte mercredi lors de la pose de l'étoile ^consacrée à Jack Nicholson.Sourire ^carnassier et lunettes noires, ce dernier a rejoué pour les 1500 fans «présents la scène de Shining où 11 terrorise Shelley Duvall. > Un événement : le Beethoven d'Anton Kuerti en réédition CLAUDE GINGRAS ¦ JjEfc est extrêmement heureux jqu'Analekta ait pu enfin rééditer, 5ft> cette fois en un coffret de dix compacts, l'intégrale des 32 Sonates pour piano de Beethoven, augmentée des 33 Variations DiabelH, qu'Anton Kuerti avait gravée en 1974-75, en 33-tours, pour la mar-ue torontoise Aquitaine.Tout comme son intégrale des cinq Concertos réalisée plus tard aux Entreprises Radio-Canada (et pupée en trois compacts ), l'inté-e des Sonates de Kuerti domine discographie beethovénienne et rien à envier aux versions de Jérence des plus grands, à commencer par Alfred Brendel.îfÇKuerti est malheureusement vicie de certains préjugés.Vivant modestement à Toronto ( bien que né à Vienne ), peu connu à l'étranger, ne soignant absolument pas son image médiatique, ignoré de la grande «< mafia » internationale du disque, Kuerti l'est aussi, bien sûr, des snobs qui ne vont qu'aux noms.« reconnus ».Et pourtant, voici un authentique beethovénien, qui a grandi avec cette musique et l'a approfondie toute sa vie.Ceux qui connaissent bien les 32 Sonates ont depuis longtemps placé Kuerti parmi leurs interprètes de prédilection.D'autres, écoutant «< en aveugle », c'est-à-dire sans savoir qui jouait, s'avouèrent convaincus à leur tour, après avoir épuisé sans succès la liste de tous les spécialistes de ce répertoire.Une pensée expressive L'articulation toujours très claire révèle une technique sans faille ; le déroulement logique du discours, une pleine connaissance de la structure ; le dialogue toujours égal des deux mains, une intelligence musicale sans cesse en éveil.Mais, sur cette restitution absolument géniale du texte, se greffe avant tout une pensée continuellement expressive et servie par une gamme dynamique infinie, que ce soit dans la puissance, le drame, la violence même, ou dans la tendresse, le charme et la douceur.Et même l'humour.Car il y a aussi de l'humour dans ces Sonates et ces DiabelH.La plupart des pianistes semblent l'ignorer.La musique pour piano de Beethoven est une musique d'extrêmes, et ces extrêmes, la réalisation de Kuerti les rejoint pleinement.Le coffret Analekta me cite comme ayant parlé d'interprétation « fascinante » lors de la parution originale en 33-tours.Le report en compact appelle d'autres absolus encore.Tout d'abord, au plan technique.La lecture au laser a éliminé les bruits de surface et conféré au piano une présence inouïe.En fait, on dirait un enregistrement tout récent et signé d'un grand technicien du son.Il est vrai que Kuerti a lui-même supervisé le report numérique.Dans ces conditions idéales d'écoute, l'interprétation de Kuerti prend un nouveau relief.On est plus que jamais conscient que chacune des sonates est abordée avec une conception très nette de son contenu.On est étonné, par exemple, de la fraîcheur que prennent des pages aussi familières que la Clair de lune ou l'Appassionata ou d'autres moins importantes.Les sonates du début sont abordées avec à la fois le ton classique qui convient et une jeunesse des plus stimulantes, et l'approche moderne des grandes méditations de la fin, aux fugues délirantes, nous amène tout simplement au seuil de la musique du XXe siècle.Mes réserves sont très minimes.Kuerti se permet ici et là un petit rubato qui n'ajoute rien à ce qu'il dit et, côté technique, le report est affecté d'une légère diaphonie à un ou deux endroits.BEETHOVEN : les 32 Sonates pour piano et les Variations sur une valse de DiabelH.Anton Kuerti, pianiste ( Analekta, coff.10 compacts, FL 2 4010 ).Chostakovitch : plus tard ¦ C'est officiel : l'intégrale des 15 Symphonies de Chostakovitch projetée par Dutoit et l'OSM chez Decca/London est interrompue jusqu'à nouvel ordre.La raison invoquée : la parution d'enregistrements russes de cette musique, jusqu'à présent inédits et rendus disponibles depuis la chute du régime soviétique, constitue une trop forte concurrence.Le projet montréalais en était à deux disques seulement, soit quatre symphonies : les numéros 1, 5, 9 et 15.Les débuts de Bernstein ¦ L'Orchestre Philharmonique de New York sort, sous sa propre étiquette, l'enregistrement resté inédit du concert qui avait marqué les débuts de Leonard Bernstein à la tête de cette formation dont il allait bientôt prendre la direction.Ce concert eut lieu le 14 novembre 1943.Bernstein, alors âgé de 25 ans, avait été appelé à remplacer au pied levé Bruno Walter, souffrant ce jour-là.L'oeuvre principale au programme était le Don Quixote de Richard Strauss.Les Concertos de Bartok ¦ Après Gyôrgy Sandor, Géza Anda, Zoltan Kocsis et Jeno Jando, un autre pianiste hongrois signe une intégrale des trois Concertos de Bartok: Andràs Schiff, avec l'Orchestre du Festival de Budapest, dir.Ivan Fischer, chez Teldec. Une autre réussite signée Nicole Paiement CLAUDE CINGRAS * m * Chef du Grand Choeur et de l'Ensemble vocal de l'Université de Montréal depuis l'an dernier, Nicole Paiement associait hier soir sa double formation de quelque 100 voix aux 70 musiciens de l'Orchestre de l'UdM de son collègue Jean-François Rivest pour la présentation de ce que l'affiche annonçait comme une « Grande fête néo-classique ».Le terme « néo-classique » s'applique en effet aux trois oeuvres au programme, toutes trois écrites entre 1930 et 1959 et s'inscrivant donc dans ce courant de retour aux formes classiques.À cet égard, il convient de préciser que le Copland date de 1943-45 et non de 1990, comme le donnait le programme imprimé.Le Copland \u2014 la suite de concert de Appalachian Spring, qui est à l'origine une partition de ballet \u2014 ouvrait le concert et faisait entendre l'orchestre seul.Le choeur s'y joignit ensuite pour le Gloria, de Poulenc, et la Symphonie de psaumes, de Stravinsky.Nicole Paiement m'avait fort impressionné la saison dernière par sa direction d'un Carmina Burana de-mi-scénique.Même chose hier soir.Tout d'abord, elle a dirigé les trois oeuvres de mémoire.Certains chefs incapables de faire une ouverture de Weber sans partition ne voient là « rien d'extraordinaire ».Je pense le contraire, surtout lorsque le chef se trouve, comme hier soir, devant des formations d'étudiants et donc peu aguerries.De toute évidence, la jeune Paie- ment était bien préparée et savait exactement ce qui se passait \u2014 ou devait se passer\u2014 à chaque instant, dans l'orchestre et dans le choeur.Quelques petits problèmes d'équilibre et d'intonation sont sans importance : le concert s'est bien déroulé.À défaut d'une grande vigueur rythmique, le Copland nous valut des moments de pur raffinement chez les cordes et les bois.En contraste, la jeune maestra souligna avec énergie, à la fois à l'orchestre et au choeur, les audaces d'écriture des deux autres oeuvres, entre autres le côté « libertin » du Poulenc et la motorique aux agrégats dissonants dans le Stravinsky.Dans ce dernier cas, le compositeur demande cependant d'enchaîner les trois mouvements.La soliste du Poulenc, Maryse Innis, a atteint l'aigu requis mais avec une voix fragile et ennuyeuse.N'a-t-elle jamais entendu l'enregistrement de Rosanna Carteri, ou même celui de Judith Blegen ?.GRAND CHOEUR.ENSEMBLE VOCAL ET ORCHESTRE DE L UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL.Chef invité : Nicole Paiement.Soliste : Maryse Innis.soprano.Vendredi soir, salle Claude-Champagne de l'Université de Montréal.Programme : Suite de concert ( 1945) du ballet Appalachian Spring ( 1943-44 ) - Copland Gloria, pour soprano, choeur et orchestre ( 1959 ) - Poulenc Symphonie de psaumes, pour choeur et orchestre ( 1930, rév.1948 ) - Stravinsky Capsule témoin ¦ Pour rendre compte de notre époque, nombre de sondes spatiales sont équipées de time capsules, des réceptacles où se côtoient objets et messages à l'intention d'éventuelles autres « formes de vie » qui intercepteraient ces sondes en un quelconque point de l'univers.Toutes ces capsules témoins sont autant d'échos magnifiés de notre monde, pétris de beauté, de grâce et d'harmonie, à des années-lumière de l'indifférence, de la médisance, de l'hypocrisie, de la cruauté.Justement, chacun des disques d'Etienne Daho est en soi une « time capsule », tant par la facture musicale que le propos.Pop Satori ( 1986 ), par exemple, était un hymne à la musique synthétique doublé de textes empreints du cynisme et de l'éphémère qui avaient cours à l'époque.Paris Ailleurs, en 1991, renouait avec le swing des années soul, au moment même où nous redécouvrions la beauté des « vrais » instruments, de la voix humaine et du plaisir tout simple de sourire et de danser, en « rave » ou ailleurs.Eden ne fait pas exception à la règle.Sur des musiques qui vont du trip-hop au techno soft, des volées de violons aux 260 pulsions minute, ses textes témoignent d'une époque qui s'intéresse au slow, au kitsch, à l'intimité et au « lounge », qui opte pour la sensualité en lieu et place du « safe sex », qui oblitère la notion de durée au profit de l'éternité de l'immédiat.Tout cela glisse et ondoie souvent avec bonheur, beauté et suavité.Mais là où on ne sait que penser, c'est en écoutant Quand tu m'appelles Eden, qui semble exalter les beautés des amours avec un enfant, qui plus est, un enfant d'un pays non occidental, sur fond musical « lounge hawaïen » mélo.Encore une fois témoin de notre époque, en pleine ère de l'enfant-roi et du « politically correct », Daho nous confronte directement : où s'arrête la licence poétique, où commence l'immoralité de la chose ?Entre liberté individuelle outrée et rigidité morale excessive, existe-t-il une autre voie ?La « time capsule » Eden pose justement la question.Marie-Christine Biais Là où va la pop ¦ Où va la pop, amateurs de pop ?Écoutez Luscious Jackson.Écoutez Fever In Fever Out.C'est un ordre ! La chanteuse et bassiste Jill Omni ff, la chanteuse et guitariste Ga-brielle Glaser, la batteure Kate Schellenbach et la claviériste Vivian Trimble forment actuellement le meilleur band de filles sur le marché international.Le caractère exploratoire de ce quatuor américain ( échantillonnages doux et durs, boucles de percussions numériques, etc.) se soude à l'ingénuité d'un concept hyper-accessible.Des refrains accrocheurs, de la féminité, de l'autonomie, de la poigne, des fesses invitantes et des neurones à haut voltage.Sexy, catchy, brillant, un p'tit air de je-veux-rien-savoir, des rimes qui traînent savoureuse-ment.On y cause du désir, de l'ambivalence amoureuse, on y met le poing sur la table.On s'échauffe, on se calme les esprits, on touche l'autre sexe, on le repousse.Les références y sont dance, funk, hip hop, lounge, rock.Et les airs sont furieusement pop.La réalisation ?Un certain Tony Mangurian, Luscious Jackson et.Daniel Lanois.Que dire de plus ?Voilà où va la pop.Alain Brunet J a mi roquai, tome III ¦ Trois albums ont été réalisés en autant d'années.Le même groove hyper-compétent, la même voix wonderienne ( Jay Kay a toujours la foi ), la même passion à perpétuer la tradition, la même candeur contestataire, la même transe.Un passage soul ( Virtual Insanity ), un disco ( Cosmic Girl ), un funk aux contours de samba, aux hyperventilation de cuivres et de Fender Rhodes ( Use the Force ), un slow soul tout en basse électrique et en cordes ( Everyday ), un disco-funk assaisonné de synthés aux effets de ouaouaron, puis un autre groove continu, électrique, basses-synthés ( Alright ), un reggae étonnamment bien phrasé ( High Times ), un interminable et non moins hypnotique mantra aborigène ( Didjerama et Didjital Vibrations ), un autre funk-disco-jazz d'enfer ( Traveling Without Moving ), un truc klaxonné à la Chicago ( You Are All My Love ), une ballade soul avec cordes ( Spend A Lifetime).Ce disque est tellement intense et sincère que j'aurais le sentiment de jouer les mauvaises langues en évoquant la redondance du concept.Encore inspirées, ces petites réformes.Alain Brunet Jaguars dans le vent ¦ Samedi prochain, sortez vos plus beaux atours sixties, ça va twister au Cabaret du musée Juste pour rire, pendant la soirée dansante 5urf nTwist.En vedette, nul autre que notre guitar-hero à nous, j'ai nommé Jean-Guy « Arthur » Cos-sette à la tête de son groupe Les Jaguars, groupe qui, au début des années 60, fit danser toutes les salles paroissiales du Québec avec ses instrumentales surf-rock inspirées, dont Mer Morte, slow-poteau par excellence 1 Mais mort, Arthur, lui, ne l'est pas : entourés de trois jeunes musiciens enthousiastes, il propose le premier CD des Jaguars, 30 ans après leur premier vinyle.Baptisé Appalaches.l'album comprend des classiques du groupe ( Supersonic Twist.Mer morte ), des classiques tout court ( Sealed With A Kiss, Pipeline et même.un extrait du ballet Casse-Noisette en surf-rock ! ) et de nouvelles compositions bien tournées.Je ne l'écouterais pas tous les jours, mais pour lancer un party ou se plonger dans le ménage, Appalaches, c'est vachement bath t Marie-Christine Biais Le retour de Young / Donato ¦ Second Time Around est un disque heureux.Qui exprime toute la joie de ces retrouvailles.Ce disque fait état d'un choix original de standards, de Van Heusen ( la pièce-titre ) à Stephen Sondheim ( Send In The Clowns ), en passant par Charles Mingus, Roland Kirk, Jonl Mitchell ( Goodbye Porkpie Hat ) ou Boris Vian ( Je bois ).L'empreinte de Karen Young ?Le concept d'ensemble, le phrasé unique, l'accent, les envolées aériennes ( notamment dans Parker's Mood, un blues essentiel ).Celle de Donato ?Le soutien, la virtuosité, les grandes Idées d'impro, la sonorité ronde et riche de son gros instrument.Les digressions y sont peu nombreuses : Exits and Flags de Milton Nascimento est la seule pièce qui sort vraiment de l'esprit jazz.Pas de bop balkanique, pas de swing haïtien.Empruntées au monde pop-rock, les pièces Up From The Skies de Jimi Hendrix, Memphis Tennessse de Chuck Berry et Sexual Healing de Marvin Gaye ( mais si t ) ont l'allure de standards.Ce disque, en somme, est appréciable, défendable, mais on n'y trouve que de rares indices d'un renouveau ( Send In The Clowns, essentiellement ).On imagine déjà les exigences posées par le prochain disque.Et longue vie à ce magnifique duo.Alain Brunet Un raz-de-marée chez les enfants Romuk» Larrea (au centre, avec le bandonéon) «I son ensemble.Un Siècle île tango, sur disque et sur scène ALAIN BRUNEI Un Siècle de tango, un projet que chérit depuis des années le bandonéoniste Romulo Larrea, est enfin sur disque.Pour célébrer sa mise au monde, l'ensemble de Larrea se produit ce soir à la salle Brébeuf.Qui plus est, ce concert est donné en concordance avec la Journée internationale du tango ( enfin.c'était le 11 décembre ).Un Siècle de tango, c'est Paris, les années folles, les mélodies du grand Carlos Gardel, l'époque d'or des années 40 et le tango contemporain d'Astor Piazzolla », peut-on lire dans le livret accompagnant ces 26 classiques répartis sur deux disques compacts.Album double à vocation initiatique.Un Siècle de tango circonscrit les grandes époques du genre et les créateurs qui l'ont marqué.Tous les titres incontour* nables s'y retrouvent : La Cumparsi-ta, Jalousie, Adios Nonino, Caminito, pour ne nommer que les plus connus.L'Ensemble Romulo Larrea joue, en ce sens, sur deux plans : une approche accessible destinée au grand public, ainsi qu'une spécialisation dans le tango moderne \u2014 plus précisément dans le répertoire d'Astor Piazzolla, que Larrea a connu personnellement.L'Ensemble Romulo Larrea est formé de François Pilon (premier violon ), Frédéric Lefebvre ( violon ), Ligia Paquin (alto), Denis Chabot ( contrebasse ), Paul Klops-tock (piano), Veronica Lare ( chant ).Des danseurs top niveau étoffent la prestation: Roxana et Fabian.« Question sonorité, dit l'artiste québécois d'origine urugayenne, nous sommes en train d'atteindre ce que nous cherchons.Ce quatuor à cordes est le même depuis deux ans.Il est formé de jeunes musiciens extraordinaires, qui mesurent leur virtuosité en fonction du langage tango.» * Pour le musicien, le « langage tango » peut faire preuve d'ouverture, mais doit respecter l'esthétique et l'instrumentation qui le caractérisent.« Je ne suis pas fermé à la nouveauté, dit Larrea.Mais si on compose du nouveau, il faut le faire en fonction de quelque chose.» Et ce quelque chose, doit-on déduire, est profondément argentin.En ce sens, Larrea dit s'inscrire en faux contre le choix de l'instrumentation chez Quartango, formation récipendaire d'un Félix, catégorie musiques du monde.« Lorsque ces musiciens affirment qu'on peut remplacer le bandonéon par l'accordéon et ainsi prétendre faire du tango, je dis non.Le tango ne peut être joué sans bandonéon », dit le.bandonéoniste.Même s'il est favorable à des paramètres précis, imaginés naguère à Buenos Aires, Romulo Larrea insiste sur le caractère québécois de l'entreprise.« Il n'y a pas cinq sous qui viennent d'ailleurs.Le mixage est de Stéphane Morency, le disque a été fait aux studios Charisma, les musiciens sont tous d'ici.» Produit et distribué par l'entreprise de Romulo Larrea, ce produit est le résultat de plusieurs années de dur labeur.« J'ai dû développer une patience que je n'aurais jamais pensé avoir », laisse échapper le musicien, directeur artistique et entrepreneur.L'Ensemble Romulo Larrea est, d'ailleurs, une authentique entreprise familiale: la chanteuse Veronica Lare est la fille de Romulo, l'épouse et l'autre fille du bandonéoniste mettent aussi la main à la pâte en s'occupant de l'administration.Fort belle histoire d'hybridation culturelle, non ?« C'est dans cet esprit-là que j'irai bientôt en Argentine pour faire la promotion de cet album », conclut Larrea, fier de son pays d'adoption.L'ENSEMBLE ROMULO LARREA se produit ce soir.20 h.à la salle Brébeuf ( gérée par le collège du même nom ), située au 5625 Dételles.Billets disponibles chez Ar-chambault Musique.Pour plus d'informations, on compose le 443-9762.SONIA SARf ATI collaboration spéciale Tendance ?On le croyait.On se trompait.C'est rien de moins qu'un raz-de-marée qui déferle ces derniers mois sur le marché du disque pour enfants : on n'en finit plus de vouloir faire chanter et danser nos charmantes têtes blondes.Pour le meilleur et \u2014 plus souvent encore, en ce qui concerne la vague la plus récente \u2014 pour le pire.Prenez par exemple l'insupportable série « Kidzup ».Cinq disques (Parlons musique, L'Animalerie en comptines, Silence on dort, Rock-tout-petit et Un corps en acier ), des musiques électroniques sans âme ni originalité, des interprètes qui ont une fâcheuse tendance à fausser et des paroles du plus grand cru pédago-gnan-gnan \u2014 genre Bien manger et t'exercer, t'est le secret d'un corps en acier.Oublie ce qui n'est pas bon, gâteaux, biscuits, trop de bonbons.Comme si bout d'ehou rimait avec « pas d'goût » ! Micheline Allaire présente pour sa part Du soleil à la Lune « dans le but de rejoindre l'Enfant dans toutes les facettes de son expression ».Ça donne un album d'inspiration Nouvel Âge dont les textes cherchent visiblement à élever les petites âmes : Ces enfants de la terre, vivant dans la misère, ils inventent le jour, où sortant de l'abîme, ils ouvriront leur coeur, au rythme du bonheur.Pour l'humour, on repassera.Ou on écoutera Les Petites tounes .Une bien Jolie surprise, que cette cassette réalisée sans prétention aucune par Claude Samson et Carlos Vergara à la demande de la garderie pour laquelle ils travaillent ! Quiconque cherche le rire et la complicité avec les enfants y trouvera son compte.Les airs sont entraînants et les paroles, amusantes comme tout.Il y est question de camions, de dinosaures, de fantômes.De tous les sujets importants, quoi ! Des sujets qu'Henri Dès connaît lui aussi très bien.Il en fait la preuve disque après disque, spectacle après spectacle, vidéo après vidéo.Pour le vérifier: le disque Henri Dès en spectacle et la vidéocassette Henri Dès-Concert 1996, qui viennent de sortir.Un rendez-vous incontournable avec La Sorcière d++ minuit et La Goutte au nez, Mon gro£* loup, mon p'tit loup et Le Petit Zinzin & Rires assurés.£ Moins drôle, plus pédago mais?! prometteur: le Pascal Normano'J nouveau.Le chanteur qui a connu* un succès populaire dans les anf* nées 70 livre ici un premier disque^ et une première vidéocassette pour; enfants, simplement intitulés Poufr les enfants.Certains airs tradition** nels revus et corrigés ( Marie Calu+î met ou Auprès de ma blonde ) y ç6-J toient quelques pièces amusantes! et.plusieurs chansons-trop-sage^ où l'on prône les bienfaits des lé-ij gumes et des promenades à la cam-?* pagne ! 3 Pour le brin de folie, c'est plutôd du côté de Gérard Dalton qu'il iaitf;< se tourner, «< Je veux le monsieur^ fou », demande d'ailleurs Fistoric quand lui vient l'envie de passer.' un moment avec Le Mur a des oreilles* ( le disque ou la vidéocassette ).Dcjj Beau pas beau à C'est pour ça en pas- \\ sant par Le Jardinier vêtu de sa ves-^ te en gazon, les éclats de rire fusent/ à qui mieux-mieux.Finalement, le cas «chantons^ Noël ».^3 Jean René, qui tente de s'invS planter au Québec présente ses?.Chansons pour Noël \u2014 dans lesquelles il est gentiment question de froid, de neige et de gâteaux.Gentillettes aussi, les aventures' de Chabicouin ( lancées une pre-' mière fois en 1982 ) sont rééditées.Dans Chabicouin au marais long, le canard ( très très ) écolo et ses amis Nicolas et Nathalie passent Noël ensemble \u2014-le temps d'un conte raconté par Gilles Pelletier, Marie-Christine Rey, Lise Thouin, Philip-' pe Leduc et plusieurs autres.Pour un Noël plus fantaisiste, L'Incroyable légende de Noël produit au Québec par les studios Fantasia.Dans ce coffret contenant trois cassettes, on retrouve un conte, des berceuses et des chansonnettes.Le* tout, personnalisé: le narrateur de ces «< Histoires magiques de Fantasia » (existent aussi Le Mystère del l'île de Pâques et La Légende du coquil- ; loge magique) semble en effet f! s'adresser directement au jeune auditeur, en prononçant à plusieurs reprises son prénom ( d'Alex à Yannick, quelque 120 prénoms sont disponibles )\u2022 La renaissance d'Anne Murray ALAIN BRUNEI Après la mort vient\u2014 la vie.C'est ce qu'a dû observer Anne Murray ces dernières annés.La populaire chanteuse canadienne doit donner un spectacle ce soir à la Salle Wilfrid-Pelletier de la : Place des arts.« J'ai perdu mon manager avec r qui j'ai travaillé pendant 25 ans », disait-elle plus tôt cette semaine au cours d'un entretien téléphonique.« Leonard ( Rambeau ) n'avait que 49 ans lorsqu'il est mort, poursuit-elle.Nous avions tout fait ensemble; ce fut donc un épisode très dur à traverser.Alors que j'étais totalement démotivée, ma compagnie de disques a fait pression pour que j'enregistre un nouvel album.J'ai alors eu un nouveau manager: Bruce Allen.* Cet homme n'est pas un deux de pique.L'homme de confiance de Bryan Adams ( notamment ) n'a pas tardé à mettre en branle un processus créatif des plus revivifiant pour Anne Murray.Des pointures collaboreraient au nouvel album éponyme de la star canadienne : Ed Cherney réaliserait ce disque, la section rythmique de Bonnie Raitt ( le bassiste James Hutchinson et le batteur Ricky Fa-taar ) serait convoquée aux studios torontois, Aaron Neville chanterait en duo avec la célèbre Maritimer.Et.« Bryan Adams, relate Murray, m'a envoyé une chanson : What Would It Takes.J'ai alors demandé à Bruce Allen si Bryan pouvait participer aux choeurs.» Et Anne Murray a enregistré le tube potentiel de Bryan Adams.à ses côtés.« De très belles choses se sont produites en studio », assure l'interviewée, gonflée à bloc par les résultats obtenus.« Ce disque, ajoute-t-elle, a été très thérapeutique.Je devais me guérir en faisant quelque chose de neuf, en travaillant avec un nouveau producteur, bref en relançant ma carrière une fois de plus.» Thérapie concluante, force est d'admettre ! « Ed Cherney, de renchérir Anne Murray, est un homme de vision.Il a su me faire retourner aux sources tout en faisant un disque actuel.Si on réécoute mes premiers disques produits par Brian Ahern, on découvre un lien de parenté évident avec le son du nouvel album.« Mes propres enfants ont découvert mes vieux disques et me disent encore oh mom, those records are so cool ! J'ai donc le sentiment d'avoir réalisé le cycle complet.L'orgue Hammond B3, les mêmes instruments qu'à l'époque.Rien n'y est synthétique et, pourtant, c'est le son des année 90.» La dame dévoile ainsi une personnalité que seul ses fans de la première ligne connaissaient.Car, pour l'observateur moyen, sa pro- pension au country-rock de pointe, à la grande chanson nord-américaine, à un type de production beaucoup plus « organique », était insoupçonnée.Pour celui ou celle qui ne l'a pas suivie ces dernières années, la découverte d'une voix riche et bellement érodée est d'autant plus heureuse.Par ailleurs, Anne Murray refuse l'étiquette country, que plusieurs lui ont collée au cours de sa longue et fructueuse carrière.« Je ne suis pas une une chanteuse country.Je suis une chanteuse.Si on me propose une bonne chanson country, je la ferai.Idem pour une bonne chanson pop.Originaire de Nouvelle-Ecosse où elle a tissé des liens indéfectibles, transplantée à Toronto à cause de la proximité de la music business, Anne Murray tient à son identité nationale.« Chaque fois que je me produis aux USA, je tiens à la rappeler au public américain.Sauf exception, mon équipe est d'ici.Je suis fière d'être Canadienne, j'ai fait l'effort d'y demeurer.Joni Mitchell, Robbie Robertson ont quitté le pays à l'époque, alors que Gordon Lightfoot et moi sommes restés.Je n'ai jamais aimé l'industrie de la musique au point d'aller vivre à Los Angeles.» Anne Murray estime donc entrer dans un nouveau cycle de création.« Une évolution ?Je l'espère.J'ai le sentiment que ma voix est à son meilleur.» L ¦ ¦ ANNE MURRAY chante ce soir, 20 h, à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts.The Irish Descendants se produiront en première partie.' f ¦'il .' V '\u2022 Céline aura-t-elle sa revanche ?EN BREF BEVERLY HILLS.Californie d'après Reuter et AP Mari ah Carey a été mise en nomination à cinq reprises en vue du prochain gala des American Music Awards, le 27 janvier, tandis que 11 autres artistes, parmi lesquels Céline Dion, ont été cités deux fois chacun, ont fait savoir les organisateurs de l'événement, à Beverly Hills.La chanteuse québécoise, revenue bredouille de la récente soirée des prix Billboard, aura l'occasion de mériter le titre de la meilleure artiste féminine, catégorie pop/ rock, et celui de l'artiste par excellence, musique contemporaine.Deux autres Canadiennes ont été sélectionnées à deux occasions, soit Alanis Morissette dans les catégories de la meilleure artiste fémini- ne, pop/rock, et du meilleur album, également pop/rock, pour Jagged Little Pill, ainsi que Shania Twain, dans celles de la meilleure artiste féminine, country, et du meilleur album, country, grâce à The Woman in Me.Un quatrième Canadien, enfin, a été mis en nomination : Bryan Adams se retrouve dans la catégorie du meilleur artiste masculin, pop / rock.Outre Dion et Morissette et Twain, Toni Braxton, Garth Brooks, D'Angelo, Fugees, The Smashing Pumpkins, Stone Temple Pilots, George Strait et Keith Sweat profitent d'une double mise en nomination.Cette annonce constitue une douce revanche pour Carey qui, plus tôt cette année, avait été ignorée au gala des prix Grammy.Tragic Kingdom en tète ¦ Le récent album du groupe californien No Doubt s'est hissé en tète du palmares aux États-Unis.Selon la maison Trauma Records, le disque Tragic Kingdom a été vendu à près de 229 000 exemplaires, durant la la semaine achevée le 8 décembre.11 ainsi devancé de 1500 copies vendues le disque de Céline Dion, Falling Into You, qui se classe au deuxième rang.Billy Idol en cire ¦ Le chanteur punk Billy Idol a désormais sa statue de cire dans le musée du rock-and-roll Rock Circus dans le centre de Londres.« J'ai toujours eu l'impression que les figures en cire n'étaient pas très sortables, mais ce truc là a une meilleure mine que moi », a dit le chanteur de 40 ans, en posant près de son double, vêtu d'un jean et d'un blouson de cuir noirs.Rififi chez les Smiths ¦ L'ex-batteur Mike Joyce du groupe des Smiths, l'un des groupes-culte britanniques des années 80, a gagné un procès devant la Haute Cour de Londres contre ses anciens camarades, le chanteur Steven Patrick Morris-sey et le guitariste Johnny Marr, sur une question de partage des revenus et royalties.Pendant la durée de vie du groupe (1982-1987), Morrissey et Marr ont reçu 40 % chacun des revenus alors que Joyce et l'ex-bas-siste Andy Rourke Rourke en recevaient 10 % chacun.Ces derniers demandaient l'égalité, soit 25 % chacun.Rourke a obtenu 170 000 dollars dans un accord passé avant le verdit et la justice a donné raison à Joyce, qui devrait toucher environ deux million de dollars.Accueillons les Seahorses ¦ La composition du nouveau groupe de John Squire, ex-guitariste des Stone Roses, est enfin connue.Chris Helme en sera le chanteur, la basse ayant été confiée à Stuart Fletcher et la batterie, à Andy Watts.Le premier disque des Seahorses, qui viennent de donner leur concert inaugural au pays de Galles, est prévu pour l'été prochain. Le Gala de l'opéra: dans l'ensemble, un grand succès CLAUDE GINGRAS Le Gala de l'Opéra de Montréal, jeudi soir, salie Wilfrid-Pelletier, devant 2200 personnes, aura finalement réuni 38 chanteurs et duré un peu plus de quatre heures, y compris deux entractes de quinze minutes.On avait d'abord annoncé 43 participants, puis 40 ( il y a toujours des annulations ), et prévu une durée dépassant minuit.Avec 38 chanteurs se succédant sur scène de 19 h 30 à 23 h 45, l'événement reste unique dans nos annales musicales tant par sa durée que par le nombre de solistes qu'il avait rassemblés.Et peut-être même digne de figurer au livre des records : le gala télédiffusé du « Met », en 1983, avait réuni 90 chanteurs et duré huit heures et demie.Le président de l'Opéra de Montréal et président de La Presse, Roger D.Landry, ouvrit les opérations en remettant des plaques-souvenirs aux commanditaires de la soirée ( 17 sur 20 étaient représentés ).Secondé par le directeur général et artistique de l'OdM, Bernard Uzan, il procéda ensuite à l'intronisation au Panthéon canadien de l'Art lyrique du soprano Claire Gagnier, du ténor Richard Verreau et de la mécène Jacqueline Desmarais, présidente et fondatrice de la Guilde de l'OdM, qui organisait la soirée.Les trois élus, dont de grands portraits dominaient la scène, adressèrent quelques mots.La cérémonie, intégralement bilingue, dura près d'une demi-heure.Le Choeur de l'Opéra de Montréal et l'Orchestre Métropolitain prirent ensuite place sur scène, et la partie musicale débuta à 20 h précises.Pour durer, avec des entractes à 21 h et à 22 h 20, jusqu'à 23 h 45.Totalisant 37 sélections, le programme était donc divisé en trois parties.Il était aussi partagé entre trois chefs, mais conçu de telle façon que chacun montait trois fois au pupitre.Ces chefs sont bien connus par leurs fréquentes participations aux productions de leur ami Bernard Uzan.Il s'agit de \u2014dans l'ordre de la qualité de leur direction jeudi soir \u2014 Joseph Rescigno, également chef de l'Orchestre Métropolitain, Alfredo Silipigni et Mark Flint.Vingt-six airs Mais on était venu d'abord pour entendre des chanteurs.La plupart, soit 26 sur 38, chantèrent un air et certains d'entre eux participèrent aussi à des duos et ensembles.On sait que tous, chanteurs d'ici ou de l'étranger, se produisaient bénévolement pour l'occasion, tout comme les chefs.Seuls l'orchestre et le choeur étaient rémunérés.Des 26 chanteurs entendus isolément, je retiens, à divers titres, la prestation de dix : cinq hommes et cinq femmes.La plus belle voix de toute la soirée est incontestablement celle du jeune baryton américain Mark Dela-van : une qualité de violoncelle.L'interprétation la plus émouvante fut, encore une fois, celle de Diana Soviero.Une prestation très vécue aussi chez Joseph Rouleau.Comme chez cet autre vétéran, Louis Quilico, on se dit : quel métier, quand même ! La présence la plus saisissante : Linda Roark- Strummer en Turandot.Et la plus originale : Jean Stilwell en Carmen et Sherrill Milnes en Falstaff (ex aequo ).La plus belle voix de soprano : difficile de choisir entre Carolyn James et Joanne Kolomyjec.La plus belle voix de ténor: Richard Troxell ( on aura d'ailleurs reconnu le Pinkerton du récent Butterfly cinématographique ).J'ai noté de nets progrès chez Manon Feubel mais le contraire chez Susan Patterson, l'inoubliable Violetta de 1993.Louis Lebherz a fait un or Man River fort touchant, Ermanno Mauro et Tonio di Paolo ont chanté comme de forts ténors, mais de province, Quilico fils a répété les mêmes erreurs musicales que dans son Faust de 1989 ( il est du reste le seul à avoir été sifflé ) et la dame en collant jaune qui a chanté Depuis le jour a faussé comme il n'est pas permis de le faire.L'orchestre mérite des éloges.Le choeur, aucun.Et il était payé. L'estampe québécoise entre en masse à la Bibliothèque nationale du Québec tin : RAYMOND BERNATCHEZ Avez-vous déjà entendu parler du.dépôt légal?Le dépôt légal c'est une disposition de la législation québécoise qui oblige tout éditeur à déposer, à la Bibliothèque nationale du Québec, deux exemplaires de toute chose imprimée, qu'il s'agisse d'un livre, d'une revue, d'une partition musicale, d'une carte géographique aussi bien que l'édition d'un quotidien.Au fil des décennies, la notion de « dépôt légal », s'est appliquée à des champs d'activité que le commun des mortels ne soupçonne pas.Ainsi, la collection de la Bibliothèque nationale du Québec s'est-elle enrichie d'un véritable patrimoine collectif de disques et de cassettes, d'affiches et de cartes postales, de microfilms, et plus récemment de logiciels et de cédéroms.Depuis quatre ans, ses prescriptions s'appliquent aussi à une toute nouvelle préoccupation : toute personne qui imprime et édite des exemplaires d'une estampe < sérigraphie, eau-forte, encre, pointe sèche, bois gravé, linoléum etc.) doit \u2022 en remettre également deux tirages ' à là Bibliothèque nationale du \u2022 Québec ( une pour conservation, toujours et une.pour consultation sur place ).Grâce à cela, l'Institution a re- \u2022 cueilli au cours des trois dernières années pas moins de 8000 oeuvres sur papier qui, comme les livres et I les quotidiens, sont mises gratuite-.ment à la disposition du grand puis blic.Pour la postérité Un des exemplaires est précieusement mis à l'écart et conservé pour la postérité.L'autre est dispo- .nible pour consultation sur place.¦ À partir de janvier, la consultation des estampes pourra s'effectuer dans un nouveau lieu de conserva-don, au 2275 rue Holt, à Montréal.Mais le plus beau est à venir.> Ceux qui sont branchés sur Internet peuvent à l'adresse Web » hup ://www.biblinat.gouv.qc.ca/ I non seulement avoir accès au contenu familier de la Bibliothèque « Observer Observed »» n.d.v sérigraphie 56 cm X 76 ; 8/20, Coil.Galerie l'Aquatinte, Montréal.nationale du Québec mais également à 500 des 8000 estampes de la collection.L'été prochain, les images de 3700 d'entre elles auront été numérisées et archivées et quelques mois plus tard toute la collection pourra être consultée de votre demeure.Chaque jour qui passe enrichit encore ce trésor qui prend d'autant plus de valeur que la Bibliothèque effectue ( comme elle le fait dans d'autres domaines en procédant à l'acquisition des archives personnelles des auteurs et dramaturges ) des achats de gré à gré d'estampes produites avant 1992 par les meilleurs graveurs du Québec.C'est de cette manière que la Bibliothèque nationale a procédé récemment à l'acquisition du fond complet de Sarah Valerie Gersovitz constitué de 316 estampes créées par elle entre 1955 et 1995.Ce graveur au talent exceptionnel, née à Montréal en 1920 est méconnue du grand public ( et d'un très grand nombre d'amateurs ) même bien qu'elle ait participé dans le cours de son existence à 34 expositions solo dans des musées, des galeries et universités canadiennes ainsi qu'en Allemagne et au Pérou.40 estampes exposées Une judicieuse sélection d'une quarantaine de ses estampes, exposées jusqu'au 22 février à la galerie de la Bibliothèque nationale du aux cimaises.Québec ( 1700, rue St-Denis ), nous permet d'évaluer la portée de son travail et de mieux apprécier sa contribution à la gravure d'art d'ici.Sarah Valerie Gersovitz a inlassablement questionné le matériau ( comme le font tous les bons graveurs qui sont un peu alchimistes également ) explorant à tour de rôle l'impression sur linoléum et sur.arborite, le bois gravé, la gravure sur cuivre, la sérigraphie, etc.Notre intérêt pour cette exposition est décuplé du fait que l'artiste à également prêté ou cédé à la Bibliothèque nationale du Québec plusieurs plaques originales ayant servi à réaliser les tirages exposés, ce qui nous permet de comprendre mieux sa démarche artistique.L'accès à cette exposition d'une exceptionnelle qualité étant gratuit ( de 9 h à 17 h, du lundi au vendredi ), nous ne pouvons que vous encourager à vous déplacer pour voir notamment Aggressive Personality < eau-forte datée de 1968 ), Sidewalk Artist (datée de 1966) ainsi que Departure Of A Spirit ( 1965 ) de même que les trois plaques ayant servi aux impressions.Sans oublier bien sûr trois remarquables sérigraphies : Target II, de même que Observer-Observed et Les Connoisseurs, imprimées, comme la grande majorité des estampes d'ailleurs ( et sur sa propre presse souvent ), à l'atelier même de 1 artiste.Et cela sans omettre également Usumi, une eau-forte et bois gravé de 1974 ainsi que.cessons donc de lésiner.toutes les autres oeuvres accrochées Savoureux choc de cultures e restaurant avait pour objectif de renouveler la présentation des cuisines chinoises.Voilà qu'il réussit une fusion que d'autres ont déjà voulu tenter.Le Zen, tout en continuant d'offrir son menu, propose, depuis quelques semaines, une nouvelle cuisine.Une cuisine teintant l'occident de saveurs orientales, mariant les formes avec un remarquable équilibre esthétique.Ce menu baptisé Zen Fusion, devient une spécialité à tirage limité.Il n'est proposé que le soir, le lundi excepté, et sur réservation uniquement.Baguettes et couverts sont sur la table.La corbeille de pain est remplacée par un panier fait pour la cuisson à la vapeur et qui cache de moelleuses petites boules blanches.Les assiettes sont belles, avec des sauces peintes en petites touches.La présentation de la caille rôtie était familière, une volaille dodue, bien assise à côté d'un bouquet de cresson.C'est à la dégustation que les papilles s'interrogeaient.La chair de l'oiseau cuit à la perfection, tendre et moelleuse, était imprégnée d'une saveur ténue, dépaysante et captivante à la fois.La tempura de thon n'a pas de ressemblance avec la présentation japonaise.C'est sous forme de petites tranches rondes que le poisson, cru au centre et à peine cuit sur un pourtour bordé d'une fine feuille de pâte, est présenté dans l'assiette.D'un vert tendre qui met en valeur le rouge du poisson, la sauce délicate et vive, à peine iodée, répond bien à la chair marine, en goût et en texture.Le mariage saumon et purée de pommes de terre ne va pas de soi.En version Zen Fusion, c'était un beau et bon plat.Présenté sous forme de petits pavés grillés avec justesse, le saumon avait une saveur qu'il n'a pas d'habitude.La purée, relevée par cette moutarde piquante était enfermée dans une cache faite d'un enroulement de longs haricots verts chinois.Sur fond de feuilles de bananier pliées en enveloppes pour cacher un riz aux champignons particulièrement savoureux, le suprême de volaille était un vrai, d'une qualité de chair remarquable et d'une cuisson parfaitement maîtrisée.En touches légères, la sauce douce et parfumée s'harmonisait avec l'impression donnée par le riz.Le trio de sorbets, aux saveurs franches et fluides, était moins spectaculaire que le mille-feuille aux noisettes, composition théâtrale, mais où la forme n'éclipsait pas le goût.Le restaurant propose deux vins' d'Australie, blanc et rouge, pour accompagner ce menu particulier.Le service était fait, ce soir là, avec une attention et un sens de l'accueil peu courants, expliquant chaque plat et conseillant avec une bonne humeur contagieuse, prenant en charge avec une plaisir évident.Depuis l'ouverture de cette salle située en sous-sol d'hôtel, le décor a peu changé.On l'a simplifié en lui conservant son élégance.RESTAURANT ZEN 1050, rue Sherbrooke ouest 499-0801 ( Réservation obligatoire pour le menu Zen Fusion ) Caille grillée à l'anis étoile, salade croquante de cresson Tempura de thon mi-cru avec sauce aux oursins Pavés de saumon, purée de pommes de terreau Wasabi Suprême de volaille rôtie à la citronnelle, feuille de bananier farcie de riz aux champignons sauvages, salsa de mangues et coriandre Trio de sorbets Mille-feuille aux noisettes, compote de poires asiatiques et petits fruits, crème au Frangelico et sirop de basilic thaïlandais.Thé Menu ZEN FUSION pour deux, avant vin, taxes et service : 57 $ Livres de l'année Françoise Kayler Cette année fut celle de la célébration du 150* anniversaire de la naissance d'Auguste Escof-fier, le père de la cuisine moderne.Par une coïncidence heureuse, c'est aussi l'année choisie par Larousse pour refondre en une nouvelle édition cette bible qu'est le Larousse gastronomique.C'est un énorme livre qu'il faudra poser sur une table pour pouvoir le lire, position que l'on devrait d'ailleurs réserver à tous les ouvrages qui méritent d'être consultés.Depuis sa sortie, les chroniqueurs s'amusent à le peser.Il « fait » quatre kilos.ce qui représente un peu moins que le poids des deux éditions précédentes réunies, celles de 1960, celle de 1984.Des éditions qu'il faut bien se garder de mettre au rancart.Peut-être parce qu'elles auront valeur d'antiquité pour nos arrières-petits-enfants.Surtout, parce que la nouvelle ne les remplace pas.Elle marque le temps, et le temps qui passe efface les traces de certains pas.Des pas que l'histoire enregistre pour ne pas encombrer le quotidien.Tout en restant fidèle au mode encyclopédique, de « abaisse » à «< zuppa inglese », Larousse a su donner de la vie à cette nouvelle édition, avec une facture ressemblant à celle du Larousse de la Cuisine.La cuisine y fait d'ailleurs une entrée éclatante, avec des photos pleine page, des illustrations vivantes et des recettes très souvent signées de noms respectés.Si la France occupe le coeur de cet ouvrage, elle ne prend pas toute la place.Les pages font le tour du monde, traitant de l'histoire de la cuisine aussi bien que des produits alimentaires, du matériel culinaire, des règles de la diététique moderne, de la chimie alimentaire, de la législation.On y parle de vins et de fromages.et de sirop d'érable.Le Larousse gastronomique, c'est aussi un dictionnaire des noms propres.Pour la première fois, des Québécois y font leur entrée.Cette nouvelle édition a été dirigée par une nouvelle équipe.Joël Robuchon a remplacé Courtine qui avait piloté les deux précédentes.Le cuisinier célèbre succède au chroniqueur réputé.Cette encyclopédie particulière, qui vaut son pesant de papier, pourrait être le cadeau idéal à offrir à ceux que l'alimentation intéresse, pour la cuisine ou pour la culture.Le livre des Menus d'Escoffier, le « complément indispensable du Guide Culinaire», vient d'être publié aux Editions du Félin, préfacé par le petit-fils de l'auteur.C'est l'édition de 1922, imprimée en fac-similé pour garder toute l'authenticité de l'ouvrage, qui revient ainsi au jour.Il était introuvable depuis 1937.En préface, Pierre Escoffïer trace une brève biographie de son grand-père.En introduction, les propos de ce grand-père ont si peu vieillis qu'ils peuvent encore être servis.chauds. Quoi de mieux que des mousseux en apéritif ?st-ce les bulles?La vivacité en bouche des meilleurs ?Leur aptitude à éveiller l'appétit le plus endormi ?.Toujours est-il que les vins mousseux, dont le champagne, comptent parmi les apéritifs idéals, surtout à l'occasion des réjouissances de fin d'année.« Vins de fête », comme on le dit souvent du champagne, le bon mousseux fait toujours plaisir.Rares sont ceux, en effet, qui ne sont pas conquis a la seule vue, sur un plateau, de flûtes remplies d'un vin doré, aux fines bulles ! La SAQ en offre une très large gamme, de nombreux pays, susceptibles de satisfaire les plus difficiles, dans une fourchette de prix allant de moins de dix dollars à plus de cent la bouteille ! À ceux qui boiront ainsi du mousseux en apéritif, je rappelle que les meilleurs verres à utiliser sont les flûtes, à remplir aux deux _ tiers de leur capacité au maximum, afin de pouvoir humer le vin aisément.D'autre part, il faut éviter de boire des mousseux secs au dessert, comme on le fait parfois, le mariage.étant inévitablement raté ! En voici un choix, bien sûr subjectif, avec une brève description de chacun de ces vins.Les mousseux Toujours réussi, le Touraine Monmousseau Cuvée J.Af.92 (223255, 15,85$), qu'on trouve dans de nombreuses succursales, est particulièrement bon dans ce millésime.Nettement plus sec qu'à l'habitude, avec des saveurs relevées, il a une classe à laquelle on ne s'attend pas d'un mousseux de ce prix.Veut-on débourser au plus une quinzaine de dollars la bouteille, ce vin constituera un excellent choix.?( *)$($) Provenant de la même grande région, le Val de Loire, à l'est de Paris, le Saumur Cuvée Flamme Gra-tien & Meyer (717553, 21,35$), non-millésimé, aux odeurs et aux saveurs intenses, plaira à ceux qui aiment les mousseux très goûteux, ce vin pouvant même être bu à table, pour accompagner des plats, par exemple du poisson ou même des viandes blanches.?*
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