La presse, 23 septembre 1996, B. Économie
[" B Montréal lundi 2 5 dfepternbre \"H E c onomie / FONDS COMMUNS / ÉDITORIAL / ARTS ET SPECTACLES / ANNONCES CLASSÉES / MONDE ¦3* x lie redéploiement du Palais des congrès au Bonaventure ne coûterait rien à Québec LAUfaER CLOUTER ; % 9 \u2022 Le projet de déménagement du Palais des congrès à Place Bonaventure, révélé le mois prochain par La Presse, ne coûterait rien aux contribuables.André Bérard, président du conseil ci chef de la direction de la Banijue Nationale, soumettra l'idée aux participants du Sommet écono-mitjue de la mi-octobre.Le premier ministre Lucien Bouchard lui a demande de présider Chantier Montréal, un regroupement d'une quin-zaihe de gens d'affaires ayant pour mandat de proposer des projets de développement au Sommet.Pour permettre l'expansion devenue nécessaire du Palais, la Société immobilière du Québec ( SIQ ) propose d'agrandir le Palais actuel, au-dessus de l'autoroute Ville-Marie.D'autres offrent des terrains près du Centre Molson.Mais le projet chéri par une dizaine de décideurs, reste le redéploiement de la Place Bonaventure en centre de congrès, tout neuf et plus grand.Outre les avantages intrinsèques de l'emplacement \u2014 en plein centre des hôtels et des réseaux de transport \u2014 la Place Bonaventure détient la carte maîtresse de pouvoir offrir un Palais strictement privé.Les propriétaires, l'assureur-vie Great West ( 65 % ), de Winnipeg, et la Société immobilière du Cana-da-CN ( 35 % ) réaménageraient à leurs frais les locaux, de fond en comble.Charles Lapointe, président de l'Office des congrès et du tourisme du Grand Montréal, vient de compléter les négociations techniques pour le transfert de la gestion du Palais au privé.« Le choix du nouveau Palais prend toutefois le premier plan », dit-il.Dès son arrivée à la présidence du Palais, François Lebrun a commandé une étude de marché aux comptables KPMG, spécialistes du secteur, sur le potentiel que représente l'industrie des congrès pour Montréal et les infrastructures nécessaires pour gagner une plus grande part de marché.Robert Nadeau, un associé de KPMG, remettra le rapport de son équipe d'une dizaine d'experts à la fin de la semaine au ministre Mé-nard, qui doit le rendre public peu après.Mais le ministre a déjà rencontré l'équipe KPMG, mardi dernier.« C'est évident qu'on suit de près ce dossier mais aucune décision n'est prise », souligne Simon Lacroix, attaché de presse de M.Me-nard.Le projet du « Palais Bonaventure chemine très bien et soulève de l'enthousiasme », raconte un membre du comité présidé par M.Bérard.Le seul problème : quoi faire avec le Palais actuel ?On a craint un moment devoir le garder au chaud pour tenir des congrès déjà signés jusqu'en 2006.Mais Diane Rock, porte-parole du Palais, déclare que déménager des congrès dans un Palais agrandi ne poserait pas de problème.C'est la règle dans l'hôtellerie.Robert Frigière, directeur général de l'Hôtel Bonaventure, renchérit que « personne refuserait de démé- nager un congrès dans un Palais tout neuf et agrandi ».Peter Martin, président de Place Bonaventure.travaille activement au redéploiement de cet édifice.Construite bien avant le juste-à-temps et les livraisons directes du manufacturier au détaillant, la partie bureaux de la Place perdrait la moitié de ses planchers en béton pour donner de hauts plafonds aux congressistes.Le mail commercial accueillerait multi-cinémas et loisirs à la Hollywood.Le directeur de l'Hôtel Bonaventure, M.Frigière, a déjà en mains une étude sur la faisabilité de l'agrandissement de l'hôtel.On voudrait y ajouter un troisième étage, à trois de ses quatre ailes, au sommet de la Place.L'hôtel de 393 chambres pourrait ainsi en offrir 100, peut-être 150 de plus.CETTE SEMAINE Lundi ¦ On saura aujourd'hui qui de Ford ou GM sera la prochaine cible des',TCA (Travailleurs canadiens de l'automobile ).On s'attend à ce quelles TCA se gardent GM pour la fin:.Les négociations s'annoncent en effet ardues entre GM et les 29 000 travailleurs de sa dizaine d'usines canadiennes.Les TCA ont fait-de la sous-traitance leur cheval de bataille.Or, GM affirme avoir du rattrapage à faire en matière de sous-traitance.Mardi ¦ tsJ comité de la Réserve fédérale américaine se réunit pour fixer les taux d'intérêt à court terme.Plus que jamais, les avis sont partagés et les spéculations vont bon train.Devant la vigueur de la croissance économique américaine, les uns pensem que l'heure est venue d'ap-pliqùer les freins.Les autres croient qué^la banque centrale a encore une bonne marge de manoeuvre pou/surseoir à une hausse des taux pendant quelques mois.La proximité des élections présidentielles américaines l'inciterait d'ailleurs à faire ainsi.¦ Les actionnaires de la société Toronto Sun Publishing Corp.se réunisses! mardi pour approuver le rachat de la chaîne de journaux par ses cadres.Le management a eu la main haute, dans la lutte qui l'opposait à Québécor pour l'achat des journaux de la chaîne Sun.L'entrepris!; de télédistribution Rogers communications est convenue de cécta' les.parts de 62,5% qu'elle détient dans les journaux Sun dans le cidre de l'OPA.Le Sun possède quape tabloïds \u2014 Toronto, Edmon-ton,* Ottawa et Vancouver \u2014 en plus d'une série d'hebdomadaires.Le groupe Southam est par ailleurs sur les rangs pour acquérir le quotidien Financial Post que possède aussi la Toronto Sun Publishing.Mercredi ¦ Statistique Canada fera connaître mercredi le nombre de Canadiens qui ont reçu des prestations d'assurance-chômage au cours du mois de juillet.On en dénombrait près de 715 000 au dernier décompte.Néanmoins, le Canada n'avait jamais compté aussi peu de bénéficiaires depuis l'automne de 1981.Le nombre de bénéficiaires a diminué considérablement en effet entre mai 1992 et septembre 1995.Vendredi ¦ La semaine économique se termine avec le compte du PIB réel au coût des facteurs pour le mois de juillet.Les économistes s'attendent à une hausse marginale d'environ 0,3 %.Le produit intérieur brut était demeuré pratiquement inchangé de mai à juin.La demande intérieure reste faible, alors que l'économie extérieure est vibrante.Les dépenses de consommation, qui avaient augmenté de 1,3 % au premier trimestre, sont demeurées en effet au même niveau au second, cependant que les investissements des entreprises ont diminué, après une forte croissance lors des deux trimestres précédents.Paul Duri\\d$c PROFIL BOURSIER Pâtes et papiers : un Maurice Jannard Après avoir connu un sommet de 740 dollars américains, le prix du papier journal cote actuellement à 550 SUS la tonne.Cette évolution digne des montagnes russes caractérise la situation de l'industrie des pâtes et papiers en général.Il s'agit d'un secteur hautement cyclique et les variables boursières en font foi également.L'indice du secteur forestier dans le TSE 300 de la bourse de Toronto a atteint un sommet de 5304 en juillet 1995 ; en août dernier, ce dernier affichait un score de 4384 points.Sur une période d'un an, le rendement boursier de l'industrie a chuté de plus de 8 % et seule la performance des derniers mois a permis d'atténuer le déclin.«< Le niveau robuste des prix nords-américains du bois d'oeuvre et l'amorce d'une reprise du secteur de la pâte permettent de contrecarrer le fléchissement du prix du papier journal », affirme le service des études économiques de la Banque Scotia dans son dernier bulletin.' Le prix du «< deux par quatre » en pin de l'Ouest a atteint 414 SUS le mois dernier.En outre, les producteurs de pâte blanchie kraft nordique réussiront à faire accepter leur prix de 620 $ la tonne à compter du mois d'octobre bien que la hausse devra s'échelonner sur les mois suivants.La forte expansion économique aux États-Unis et la reprise de l'activité devrait favoriser le secteur des matières premières au cours des douze prochains mois.Tel est le contexte de fond qui guidera l'industrie des pâtes et papiers en 1997.Car l'année 1996 sera vite oubliée.L'indice boursier du TSE 300 pou: le secteur forestier était à son plus bas niveau depuis les dix dernières années au milieu de l'été dernier.année à oublier LES PAPETIERES 250 -50 Revenus nets trimestriels de l'industrie (en millions $) 1T 2T 3T 4T 1T 2T 3T 4T 1T 94 95 96 Principaux ratios boursiers \u2022 Cours sur bénéfices ( 1 ) 8,8 \u2022 Rendement en dividende (2) 2,0 % Évaluation des variables financières \tBénéfice par action\t\tCours/bénéfice\t Abitibi-Price\t1996*\t1997*\t1996*\t1997* Alliance\t1,72\t1,37\t10,7\t13,4 Avenor\t4,23\t2,98\t5,4\t7'7 Cascades\t1,59\t1,65\t14,8\t14,2 Donohue\t1,14\t1,43\t5,3\t4,2 Domtar\t2,19\t1,59\t9,0\t12,5 Noranda\t0,78\t1,96\t14,0 ,\t5,6 Stone-Consol\t0,29\t0,56\t31,0\t16,1 Tembec\t1.5\t0,67\t11,2\t25,0 \t0,09\t0,72\t\t12,9 \u2022 Prévisions\t«\t\tSource Lévesque Beaubien Geotlnon\t 4500 4400 4300 4200 4100 Indice des produits forestiers Juillet Août_ Septembre Source Tassé et Associés (1 ) Cours moyen récent des actions ordinaires divisé par te bénéfice par action des quatre derniers trimestres courus.(2) Dividende annuel moyen divisé par le cours récent moyen des actions « Le creux a été atteint et le secteur va progresser en 1997 », explique M.Benoît Laprade, analyste financier de la firme de courtage Lévesque Beaubien Geoffrion.et En général, on s'attend à ce que les bénéfices augmentent Tan prochain », a ajouté celui-ci.«< Ce ne sera pas 1995 mais cela va être mieux que 1996.» L'évaluation des bénéfices par action ( BPA ) pour 1996 et 1997 faite par la firme de courtage per- Infographie ta Presse met de tracer la performance des entreprises sur une base individuelle.Les profits varieront largement d'un secteur à l'autre de l'industrie forestière.Ainsi, le BPA des sociétés Abitibi-Price, Alliance et Stone-Conso-lidated va être affecté de façon négative car elles dépendent largement du papier journal.Des entreprises plus diversifiées comme Cascades, Domtar et Tembec vont mieux s'en tirer quant à leur rentabilité.« Des indices comme le bénéfice par action et le cours-bénéfice permettent d'étudier les tendances et de faire des comparaisons avec l'historique de l'entreprise n, prêt cite l'analyste financier* t* jfc « Il faut se souvenir que la bourse est un marché d'anticipation et qu'elle bouge avant les pro} \u2022 f its réels et la rentabilité réalisée.» Toute analyse boursière débute en premier par une étude de U conjoncture économique.Cette \" dernière devrait favoriser le secteur des ressources naturelles.« L'expansion synchronisée des pays du G7 en 1997 devrait égale*' ment se traduire par un raffermis! sèment des prix des matières pre» mières », prévoit M.Maurice Marchon, professeur d'économie i l'école des HEC.î * D'après lui, les investisseurs ca« nadiens devraient privilégier les actions canadiennes, car les profits des entreprises canadiennes re* prendront le chemin de la crois* sance après plusieurs trimestres de contraction.« L'augmentation des prix des matières premières renflouera lef ' marges bénéficiaires des entreprises du secteur ressources naturelles qui ont souffert de la baisse de prix de plusieurs produits de base au cours des derniers mois », a-t-il précisé lors d'une récente conférence.Parmi les produits qui ont connu des prix dépressifs, on retrouve la pâte commerciale et le papier journal, deux -secteurs majeurs de l'économie québécoise.Selon l'Association canadienne des pâtes et papiers, les ventes de pâte commerciale de janvier à août sont de 5 % inférieures à celles de la période correspondante de l'an dernier.Les stocks continuent d'être élevés étant donné que les usines canadiennes fonctionnent à 97 % de leur capacité de production depuis le milieu de l'été.Dans le cas des papiers fins, les prix devraient se stabiliser, selon la Banque Scotia.« La demande américaine de papier fin va se relever sensiblement durant l'automne, après son ralentissement de ces derniers mois », soutiennent les économistes toron-tois.La firme Lévesque Beaubien Geoffrion prévoit que les cours-bénéfices des papetières installées au Québec demeureront intéressants l'an prochain, ceux de Cascades, Alliance, Donohue et Domtar étant inférieurs à 10.Théâtre du Nouveau Monde SAISON 1996-1997 ABONNEZ-VOUS À LA 45e SAISON DU TNM ET SOYEZ LES PREMIERS A RÉSERVER VOTRE FAUTEUIL DANS LE NOUVEAU TNM 866-8668 i B 2 ?LA PRESS!:.MONTRÉAL, LUNDI 23 SEPTEMBRE 1996 Editorial André Desmarais président du conseil d'administration Roger D.Landry président et éditeur Claude Masson éditeur adjoint Marcel Desjardins directeur de lin formation Alain Dubuc éditorialiste en chef Destitution salutaire Pierre Gravel n recommandant à Ottawa de destituer le juge Jean Bienvenue, le Conseil canadien de la magistrature n'a pas fait qu'endosser un sentiment populaire généralement répandu.Il a aussi contribué à raffermir la crédibilité d'une institution dont la capacité de se remettre en question et la transparence n'ont jamais été les principales caractéristiques.Au contraire.iiiBBngpBMBBi Assimilant son besoin essentiel d'une totale indépendance avec le droit d'échapper à la critique et à la nécessité de rendre des comptes, la magistrature a toujours eu tendance à laver son linge sale en famille.De préférence, quand des bavures devenaient trop évidentes pour être niées, en s'organisant pour qu'une opportune mise à la retraite élimine simultanément la cause du problème et l'obligation d'admettre que tout n'est pas parfait au sein de cet auguste aréopage.C'est ce qui explique en grande partie le fait que le cas du juge Bienvenue constitue une première dans l'histoire canadienne.Pas nécessaire de scruter à la loupe les annales judiciaires pour conclure que, si répréhensibles soient-ils, ses propos odieux et son incapacité à en reconnaître la gravité ne sont pas les fautes les plus lourdes qu'on ait eu un jour à reprocher à un magistrat.Et qu'avant lui, plusieurs de ses anciens collègues n'auraient pas mérité le même sort.L'évolution d'une société de plus en plus médiatisée a aiguisé le sens critique des citoyens et fait perdre leur caractère quasi sacré à la plupart des grandes institutions traditionnelles comme le pouvoir politique, l'Église ou l'armée.De bon ou mauvais gré, celles-ci ont été amenées à composer avec des exigences nouvelles en matière de transparence, d'authenticité, d'imputabilité, etc.Jusqu'à ces dernières années, c'est la magistrature qui, dans une large mesure grâce à la peur instinctive qu'elle inspire, a le plus efficacement résisté à ce changement de mentalités.Rien d'étonnant à ce qu'elle soit encore perçue comme la chasse gardée d'une mystérieuse confrérie dont les membres appartiendraient à une caste supérieure imperméable à toute critique.Une perception qui ne correspond cependant plus tout à fait à la réalité depuis l'arrivée graduelle d'une nouvelle génération de juges conscients de leur responsabilité sociale et capables de faire la différence entre l'indépendance et l'impunité.Rien ne dit que même ces derniers n'auraient pas préféré que le juge Bienvenue accepte de tirer sa révérence et leur permette de faire l'économie d'une destitution qui, à première vue, risque d'éclabousser la Justice en alimentant des préjugés trop faciles.Mais en deuxième analyse, on verra qu'en leur forçant la main par son entêtement, ce dernier les aura obligés à aller au bout d'un processus qui, à la longue, sera salutaire pour leur image.Ne reste plus à souhaiter qu'Ottawa donnera suite rapidement à la recommandation du Conseil de la magistrature.Et que, au point où il est rendu dans sa disgrâce, le malheureux juge résistera à la tentation de la démission et acceptera de passer à l'histoire en devenant le premier à être destitué à la demande de ses pairs.Et, du même coup, le symbole d'une évolution qui sera bénéfique pour tout le monde.Y compris pour ces derniers.Ne reste plus à souhaiter qu'Ottawa donnera suite rapidement à la recommandation du Conseil de la magistrature.MORS Rf-.Sf-Jtvts Cessez de charrier ! Le vérificateur général du Canada est nommé pour un mandat de dix ans, La réaction des députés libéraux, la semaine dernière, à son rapport sur les fiducies familiales montre pourquoi un mandat aussi long est nécessaire.¦¦¦¦¦¦HHBm Si le mandat de M.Denis Desautels était plus court, les libéraux, avec l'appui du premier ministre Jean Chrétien et du ministre des Finances, Paul Martin, auraient peut-être réussi à l'intimider, au cas où il voudrait briguer un autre mandat.Or, M.Desautels pourra continuer à faire son travail minutieusement et consciencieusement pendant encore cinq ans, sans avoir à se soucier des réactions, favorables ou non, des parlementaires.Dans un rapport qu'il a rendu public en mai, le vérificateur général dénonçait la décision prise par des fonctionnaires des ministères du Revenu et des Finances d'autoriser le transfert aux États-Unis de fonds d'une fiducie familiale, opération qui aurait coûté des millions au fisc canadien.La majorité libérale du comité des Finances a voulu rappeler le vérificateur général à l'ordre, car « on ne peut exiger des fonctionnaires qu'ils atteignent la perfection ».Ils ont ajouté que M.Desautels, même s'il avait eu raison, aurait dû se taire.Et les députés libéraux de lancer ce principe ahurissant : « Dans la mesure où ils font un travail raisonnable, avec compétence et bonne foi, les fonctionnaires doivent pouvoir travailler l'esprit en paix.» Les députés libéraux ont montré là qu'ils n'ont rien compris à ce qu'un vérificateur général est censé faire.Il choisi pour Frédéric Wagnière n'est pas là pour dépister la déraison, l'incompétence et la .¦» ^ >i i i r -> I i .f.m Air i » »-»«-»-\u2022 Ia T\">-» »\u2022 1 .» \u2022-» ?» X 1 m iiiuuTUUV liiuu j/v/v^i iu.uun.1 iv i iun.mv.iu vjucuit a ld diligence du gouvernement dans l'accomplissement des tâches qui lui ont été confiées.Bien sûr, il faut protéger les fonctionnaires contre les pressions, mais il s'agit de pressions politiques et non de l'évaluation de leur travail par une agence prévue à cet effet et dont le chef a été choisi à cause de sa compétence professionnelle.Il faut aussi souligner qu'au cours des derniè- Le moment est res ann^es' Ie* fonctionnaires ont appris à réagir de façon extrême-vraiment mal ment constructive aux commentaires du vérificateur général.Il s'agit d'un échange dans le but commun tirer Sur le d'améliorer les services du gou- * a vernement et de mieux gérer les vérificateur fonds pubiics.général.Les députés libéraux deman- dent à M.Desautels de mettre la lumière sous le boisseau, alors que son mandat consiste à aider le Parlement dans son travail.Or, dans une démocratie, la confidentialité et le secret n'ont jamais facilité le travail des législateurs.Cela dépasse l'entendement que des députés accordent plus d'importance à la tranquilité d'esprit de quelques fonctionnaires qu'à une certaine transparence dans les activités du gouvernement.À moins qu'ils cherchent à protéger, non les fonctionnaires, mais les bénéficiaires des décisions critiquées.Le Canada est en train de sortir tant bien que mal d'une des pires époques financières de son histoire.Ce ne sont ni les fonctionnaires ni le vérificateur général qui l'ont ainsi mis dans la dèche, mais les députés qui ont voté les budgets.Le moment est mal choisi pour tirer sur le vérificateur général, qui cherche à aider les fonctionnaires dans l'interprétation de textes laissés intentionnellement flous LA BOÎTE AUX LETTRES Galganov : la suite logique de la loi 101 ¦ Au Canada depuis bientôt 17 ans, dont une majeure partie au Québec où j'exerce ma profession depuis 11 ans, j'ai traversé comme beaucoup trois référendums, deux provinciaux, un national, le débat constitutionnel et je vis éberlué l'actuelle bataille linguistique.La prise de position de Monsieur Galganov ne me surprend pas.Elle est en ligne directe avec la politique poursuivie par le Parti québécois et le produit ultime de la loi 101.Tout extrémisme politique en invite un autre.Quand la charte politique du parti au pouvoir est la réalisation de la souveraineté du Québec, ainsi que le renforcement de la loi 101 condamnée par plusieurs instances internationales dont les Nations unies, il faut s'attendre à l'éclosion d'un mouvement opposé.C'est la lenteur qu'a mis cette incubation qui doit le plus nous surprendre.Il faut arrêter d'entretenir l'ambiguïté et trancher la question une fois pour toutes.L'électeur tient la réponse dans son vote.La tension monte à Montréal.Le gouvernement du Québec a peur c^je Montréal ne se « bilinguise » comme s'il craignait une infestation de rats.Le bilinguisme enrichit un pays, pendant que l'unilinguisme peut l'appauvrir.Au lieu de courir au secours du bilinguisme de Montréal et des autres grandes et petites villes du Québec, le premier ministre promet de ne pas attendra II menace de révoquer la loi 86.En même temps, il veut aiguiser les dents de la police de la langue française.Tout ça pour assouvir la soif vengeresse de monsieur Rhéaume et compagnie.Monsieur Galganov n'a plus rien à perdre : il ira jusqu'au bout et après lui il y en aura d'autres jusqu'à ce que le parti au pouvoir révoque la loi 101 ou remporte le référendum.C'est aux Québécois de décider.Fayez ABBOUD médecin On est Canadien ou on ne l'est pas ! Mme Sheila Copps, m Pourquoi le gouvernement du Canada n'essaie-t-il pas de donner l'exemple au lieu de lancer des campagnes de promotion de l'uni-folié auprès des Canadiens ?Pourquoi, par exemple, le gouvernement n'a-t-il pas fait frapper la nouvelle pièce de 2 $ avec un signe distinctif purement canadien, tel le drapeau canadien ou l'édifice du Sheila parlement ?Copps Pourquoi avoir utilisé l'effigie de la reine ?Pourquoi, par exemple, le gouvernement ne demande-t-il pas à la Société des postes de mettre toujours en disponibilité des timbres avec le drapeau canadien'dans les bureaux régionaux?C'est curieux, on ne semble pas manquer de tim- bres à l'effigie de la reine dans ces bureaux.Pourtant, on est Canadien ou on ne l'est pas ! Faisons donc ressortir nos propres symboles distintifs par les moyens disponibles.Ainsi, on n'aura pas à mettre sur pied des programmes spéciaux d'identité nationale, dont peu de gens semblent se soucier.Claude DESJARDINS Saint-Adolphe d'Howard Comme Providence, on a déjà vu mieux ! M.Daniel Jacoby, Protecteur du citoyen m Je vous félicite de votre engagement dans la défense des droits des assistés sociaux.Toutefois, je crains que la tâche ne soit pas facile.Pour quelque obscure raison, en effet, il semble qu'on soit beaucoup plus enclin à calculer ce que les pauvres coûtent aux riches que ce que les riches coûtent aux pauvres.Ainsi quand, durant à peine dix ans, la spéculation immobilière a fait tripler le prix des loyers \u2014 sans compter les augmentations dues aux améliorations\u2014 on n'a trouvé qu'à vanter l'esprit d'entreprise de ceux qui divisaient les sept pièces en deux trois et demie.Que c'était principalement de la poche des locataires que coulait le nouveau Pactole, il n'en a jamais été question.Par la suite, quand les loyers ont atteint leur plafond, et que r argent s'est tourné vers les fonds mutuels et les actions boursières, les écono- mistes n'ont trouvé qu'à s'extasier sur les sommets sans précédent qu'atteignait le Dow Jones.Dernièrement encore, Michel Girard notait dans La Presse que, depuis 1990, le célèbre indice avait été multiplié par 2,3 et que la déprime du début juillet ne pouvait qu'être passagère.Quant à notre système scolaire, qui devait nous permettre de nous positionner avantageusement sur le marché des concepteurs, il ne parvient même plus à montrer aux jeunes à lire et à écrire.Aucun gouvernement jusqu'à présent n'a eu le courage d'affronter les syndicats pour le réformer.Il en résulte que les jeunes se retrouvent aujourd'hui dans les magasins à grande surface à vendre aux rentiers et aux derniers « you-can't-get-me-I'm-part-of-the-union » des produits manufacturés dans des conditions de quasi-esclavage.( Je caricature un peu, mais je pense qu'on reconnaîtra la situation.) Bah !, comme Providence, on a déjà vu mieux.Gilles PELLETIER Verdun Merci à la Commission des états généraux ¦ Trop d'organismes du gouvernement du Québec et d'organismes non gouvernementaux empreints d'esprit technocratique imposent à leurs fonctionnaires de « désexi-ser » leurs textes.Ou, lorsque les rédacteurs ont le bon sens d'obéir aux règles de la langue française plutôt qu'à celles du « jument » ( par analogie avec ce que l'on appelait jadis le « jouai » ), ils avertissent le lecteur que « le masculin générique est utilisé ici sans aucune intention de discrimination ».Notons que le principal vice de ladite « désexisa-tion », n'est pas d'alourdir le texte ( « des participantes et des participants nous ont dit.», « ceux et celles qui ont assisté aux audiences.», etc.) Ce n'est qu'une question de forme et certains fonctionnaires en sont d'ailleurs arrivés, au prix de quelques « ateliers de rédaction non sexiste », d'un peu de pratique et d'une utilisation parfois abusive de termes « neutres », ( le personnel de direction, la profession enseignante.) à rédiger des textes lisibles, quoiqu'un peu trop aseptisés.Puisque la langue est le lieu de la pensée, le principal vice de la « désexisation » est d'être fondée sur une confusion entre le sexe et le genre grammatical : ainsi, il faudrait comprendre, par exemple, que le poste de Protecteur du citoyen est nécessairement occupé par un mâle et que celui-ci a pour fonction de protéger exclusivement les individus de son sexe.C'est donc avec plaisir et soulagement que j'ai constaté que le dernier document de la Commission des états généraux sur l'éducation est écrit en français d'un bout à l'autre et que, de plus, la commission n'a pas jugé nécessaire de s'en excuser : voilà un bon présage pour les suites de la « grande finale » qui s'en vient.> Claude BEAUCHESNE Québec LA PKLSSfc.MUMktAL.LUNDI 2> SEPTEMBRE ivvî>L.MON 1 KL AL.LUNDI 23 SLP1LMBKL 1996 ?B 7 Arts et spectacles Marc Messier antistar «Il faut mettre son énergie à la bonne place » Suzanne Colpron L, autre jour, Marc Mes-r sier discutait avec des anglophones qui ne le connaissaient pas.ê Ils n'avaient jamais ¦ entendu parler de lui ni vu sa tête à la télé.Et quand ils ont appris qu'il était comédien* ils ne pouvaient pas le croire.Lui, acteur ?Impossible.Il ne parle pas fort.Il ne gesticule pas.Il ne cherche pas à attirer l'attention.On le remarquerait à peine s'il n'avait ce regard aussi intense et ses yeux d'un bleu si clair.Car s'il s'éclate à la télé et sur scène.Marc Messier est plutôt réservé dans la vie.« Je suis un peu tow profile.Je n'ai pas besoin de donner un show dans la vie.avoue-t-il.Je n'ai pas besoin de spectateurs.>» Le rouquin de La Petite Vie, l'inellable Réjean, n'a rien de flamboyant.Un brin mystérieux, romantique, solitaire, mais toujours souriant, toujours aimable.* Un vrai gentleman », disent ses amis.« C'est à la fois quelqu'un de très ordinaire et quelqu'un de pas ordinaire, explique Claude Meunier.Pour un auteur, c'est un acteur intelligent.Il joue d'une façon fine, très, très détaillée.>» Dans le métier, tout l'intéresse, le théâtre classique, l'improvisa- tion, le cinéma, la télévision.Marc Messier a joué à la NCT, au Quat'Sous, au TNM, chez Ducep-pe.Il a participé à des créations comme Les Nerfs a l'air, Appelez-moi Stéphane et Les Voisins .On l'a vu à la télé dans Avec le temps, Chez Denise, D'Amour et tl amitié et Lance et compte .Au cinéma, il a joué dans Une histoire inventée d'André Forcier et dans Le Vent du Wyoming, du même réalisateur.Plus récemment, sa prestation dans Sphinx, film qu'il a coscénari-sé avec Louis Saïa, lui a valu l'éloge de la critique.Une carrière facile ?N'allez pas croire.« Marc est quelqu'un qui est très, très professionnel.Il adore son travail », dit Jean-Claude L'Espérance, vice-président chez Avanti.11 a étudié le théâtre au collège de Saint-Hyacinthe.À l'époque, il hésitait entre la littérature et la comédie.Une carrière d'acteur professionnel lui paraiss-sait inaccessible.Après deux ans d'études, il décide tout de même de tenter sa chance à Montréal.Il passe une audition, au milieu des années 70, pour jouer dans La Fricassée, une série télévisée pour enfants écrite par Claude Meunier et Jean-Pierre Plante.Sa rencontre avec Claude^Meunier est déterminante dans sa carrière et dans sa vie.Au même moment, Marc Messier fait du théâtre avec une bande de copains, Michel Côté, Véronique Le Flaguais et Marcel Gauthier.Ensemble, ils décident de créer une troupe et de monter un show par année.Quand vient le temps de monter le quatrième, Marc Messier propose de travailler avec Meunier, Plante et Louis Saïa.Résultat : Broue.Dix-sept ans et 2000 représentations plus tard, la pièce est toujours à l'affiche.Cette aventure exceptionnelle dans l'histoire du Québec lui don- PmOTO MICHEL GRAVEl UPwt» Vedette de Broue, et de La Petite Vie dont il sera le personnage central dans l'épisode de ce soir, Marc Messier dit de lui-même pour expliquer sa réserve: «Je n'ai pas besoin de donner un show dans la vie».ne la liberté de choisir ses rôles.« Grâce à Broue, je peux m'enga-ger dans des choses qui m'intéressent.Mais comme tous les acteurs, je fais ce qu'on me propose.» Cette année, il met son talent au service de deux nouveaux rôles.Dans Urgence 2, à l'antenne à partir du 16 janvier, il joue un biochimiste qui a mis au point un médicament aux effets secondaires redoutables.Et dans Omerta 2, qu'on verra en septembre 1997, il est un type de la haute finance qui fait du blanchiment d'argent, un « chef-d'oeuvre d'ambiguïté ».À en croire l'auteur et chroniqueur Réjean Tremblay, qui a fait sa connaissance sur le plateau de Lance et compte, il se soucie du moindre détail.« C'est l'acteur le plus achalant que je connaisse pour des auteurs, laisse-t-il tomber.On lui confie un rôle, on pense que c'est clair et là, il appelle.Il pose des tas de questions sur le personnage, ce qu'il pense, ce qu'il ressent, ce qu'il mange.» Aimé du grand public, respecté par ses pairs, épargné par la critique, Marc Messier aime passionnément son métier mais travaille un peu moins depuis quelques an- nées.Il joue au hockey, au tennis, et partage son temps entre sa maison d'Outremonl et sa maison de campagne dans les Cantons de l'Est.Il a une fille de 12 ans qu'il adore.« On ne s'ennuie jamais avec lui, dit Michel Côte.Il est toujours de bonne humeur.Il a une lies bonne philosophie de la vie.» Le succès n'a, parait-il, pas modifié son existence.Lt ce n'est pas à 49 ans que ça va arriver.« Ça commence à me gêner de dire mon âge, lance-t-il.A la mort île mon pere, il y a quatre ans, j'ai realise que la mort ce n'était pas une iokt .On sent qu'il faut mettre noire énergie à la bonne place.» De quoi est-il le plus fier ?« Je suis content de ce qui m'est arrivé.Je suis content que ça ait tourne comme ça parce que c'est très fragile.Je suis content des personnages qu'on m'a offerts, des personnages que j'ai joués, j'ai vraiment très, très, très peu de regrets.Je le dis avec émotion.Je suis conscient de ma chance.Et j'en ai profite.J'en ai vraiment profité au maximum.Les portes qu'on m'a entrouvertes, je les ai vraiment ouvertes.» Josée Lef ebvre : de Granby au Cirque du Soleil PIERRE ROBERGE Je la Presse Canadienne, GRANBY Elle est radieuse, elle saute de joie et de tous ses 22 ans, Josée Lefebvre, tard samedi sur la scène du Palace.La gagnante chez les interprètes au 28i Festival de la chanson de Granby refait même, pour un reporter de la télévision, le flip arrière avec lequel elle venait d'entrer pour recevoir son prix.Ses proches l'attendent en bas de la scène pour la congratuler, elle se jette dans leurs bras.En entrevue, rieuse et essouflee.cette rouquine originaire de Vau-dreuil, près de Montréal, raconte qu'elle a relevé un défi lancé par des amis : « Ils m'ont dit que je n'étais pas capable d'y aller ».Suivant quoi elle s'est inscrite en musique et chanson, au cégep de Sain-le-Therese.Depuis trois ans, Josée Lefebvre aura acquis une expérience de scène en chanson mais aussi en danse et en acrobatie.Avec ça, elle prévoit compléter cet automne un cours de coiffure, choix qui s'explique par son désir d'aller voir partout où elle pourrait aimer un métier.Pour compléter le bouquet, juste avant le début du festival ici, elle uçoit un appel du Cirque du Soleil, où les chercheurs de talents aiment bien les siens en chant et en acrobatie.Un contrat n'est pas encore signé mais Josée Lefebvre est très confiante car elle ira bientôt en entraînement avec le cirque, soit la dernière étape avant d'être bel et bien engagée pour un des spectacles.Choriste auprès de Mathieu La-voie, un gagnant à Granby en 1995, Josée Lefebvre a reçu ses suggestions et, pour le festival de la chanson, elle a choisi Fumanchu, une chanson de Charlebois qu'elle a interprétée avec du nerf et beaucoup d'expressivité.Incidemment, Mathieu Lavoîe chante déjà avec le Cirque du Soleil.« Je vais avoir joliment besoin d'un gérant ».Elle veut surtout « continuer de monter des spectacles avec des gens qui me ressemblent ».Eh ! que le monde est p'tit THEATRE Raymond Bernatchez Lm Usine C, Lorraine Pin-V tal, le TNM, Albert Millaire, Claude et Pierre Gauvreau, le i Centaur, et l'argent, m toutes choses qui ont étonnamment des liens entre elles, voilà de quoi il est question aujourd'hui.La directrice artistique du Théâtre du Nouveau Monde, Lorraine Pintal, sortait à peine de l'Usine C, vendredi dernier, lorsque j'ai conversé au téléphone avec elle.Que faisait Lorraine Pintal à l'Usine C ?Mme Pintal travaillait à la mise en scène du Vampire et la Nymphomane, un.opéra de Serge Provost, inspiré d'un livret de Claude Gauvreau.Cet opéra sera présenté à l'Usine C à partir de demain.Elle qui n'a jamais monté d'opéra auparavant, mais qui n'a jamais hésité à tenter de nouvelles expériences, est ravie de relever le défi.La gestion d'une compagnie théâtrale ne doit en effet jamais lui faire oublier qu'elle est d'abord et avant tout une.créatrice.Du lundi 30 septembre au vendredi 4 octobre.Lorraine Pintal et la troupe du Théâtre du Nouveau Monde ( qui ne disposeront de leur tout nouveau théâtre qu'en mai prochain ) invitent le public à leur rendre visite tous les jours, de 9 h à 17 h, à l'agora du Complexe Desjardins.Les gens pourront voir la maquette du théâtre en construction, fouiner dans les photos souvenirs, admirer les plus beaux costumes portés lors des précédentes saisons, se familiariser avec les techniques de scène et surtout, surtout.rencontrer des comédiens qui seront de la nouvelle saison.Cette saison s'amorce le 5 novembre, à l'Usine C, avec Le Passage del'lndiana .Ces comédiens ( parmi lesquels nous retrouvons Gabriel Arcand, Jean-Louis Millette, Andrée Lacha-pelle, Markita Boies, et Louise Tur-cot, pour ne nommer que ceux-là ) accorderont sur place, tous les jours, sur l'heure du midi, des entrevues radiophoniques qui seront retransmises entre 16 h et 18 h 30 dans le cadre de l'émission Zone Libre, sur les ondes de CIBL-FM ( 101,5 ).Ma conversation avec la D.G.du TNM m'a également permis d'apprendre qu'un restaurant sera aménagé dans le nouveau TNM et qu'il sera ouvert aux passants de jour aussi bien qu'en soirée.Ce sont les propriétaires de L'Express qui assureront son bon fonctionnement.Lorraine Pintal précise aussi que 78% de l'objectif de 1 177 264$ ( pourquoi 4 $ ?) de la campagne de financement Bâtir un nouveau Monde est déjà atteint et que le grand public peut maintenant faire sa part, notamment en achetant au coût de 500 $ un fauteuil qui portera le nom du donateur.Ce dernier pourra exclusivement l'occuper s'il s'abonne aux saisons.Que vient faire Albert Millaire dans tout cela ?Disons tout simplement qu'il sera le narrateur dans l'opéra Le Vampire et la Nymphomane Lorraine Pintal, metteur en scène d'un opéra et gestionnaire d'un TNM.en construction.mis en scène par Lorraine Pintal à l'Usine C ?Et comme le carnet de l'opéra est de Claude Gauvreau, Millaire à un peu l'impression de vivre une histoire de famille ces jours-ci puisqu'il incarne également un juge dans Un volcan tranquille, le prochain téléroman de Pierre Gauvreau ( le frère de Claude ) qui sera diffusé à Radio-Canada.Albert Millaire, qui m'a confié cela, assistait la semaine dernière, à titre de président de l'Académie québéboise du théâtre, à une conférence de presse du Théâtre Centaur au cours de laquelle il fut beaucoup question, et du départ prochain du directeur artistique Maurice Pod-brey, et.d'argent.Le Centaur vit également ces semaines-ci l'effervescence d'une fin ) 0 de campagne de financement, la troisième phase de cette campagne ( ayant pour objectif d'amasser les 1,65 millions requis pour compléter la rénovation de l'édifice ) s'adresse à ce stade-ci ( tout comme au TNM ) au grand public et on propose aux spectateurs ( tout comme au TNM ) de leur « vendre » un fauteuil au prix de 600 $ pièce cette-fois.Des travaux essentiels doivent être entrepris pour maintenir en bon état les structures du vieil édifice ( il abritait au début du siècle les cambistes qui s'affairaient sur le parquet de la Bourse de Montréal ) ainsi que pour moderniser le mobilier de la salle et les équipements de scène.Dur, dur d'être comédienne ¦ Dur, dur le métier de comédien ( dienne ).Maude Guérin, qui interprétait un morceau de bravoure-jeudi soir, dans l'un des «< 38 » Shakespeare présentés sur la scène du Théâtre d'Aujourd'hui, l'a appris à ses dépens.Victime d'un trou de mémoire, elle a perdu conscience, au milieu d'une envolée.Elle s'est soudainement écroulée devant nous.Elle était inerte lorsque le public a quitté la salle alors qu'on réclamait l'intervention d'un médecin pour lui porter secours.Remise de ses émotions, elle est revenue en fin de représentation pour compléter son numéro.L'émotion étant trop forte, Maude Guérin a de nouveau perdu le fil de son récit.L'ex périence aidant, elle est restée là et, se moquant d'elle-même cette fois, a redémarré ensuite où elle avait laissé.Le public a chaudement applaudi son courage. B8 LA PRESSE, MONTRÉAL.LUNDI 23 SEPTEMBRE 1996 LES PÊCHEURS DE PERLES Un enchantement CLAUDE GINGRAS Le monde de Topera ne s'arrête pas à Tristan, Pelléas ou quelques Mozart.Tl est aussi constitué d'ouvrages moins ambitieux dont le seul but est de plaire.La recette est simple : un scéna-rîo facile, une série de très beaux airs qui en jalonnent le déroulement.Les Pêcheurs de perles appartient à ce genre et illustre ce qu'était Topera populaire français au siècle dernier.Bien sûr.l'histoire peut faire sourire aujourd'hui, la partition évoque trop souvent Gounod, l'Opérette et même la chanson napolitaine, et le tout fait « pièce de musée »».Mais il n'est pas à rejeter pour autant.L'intrigue est menée avec un réel sens dramatique et, surtout, la musique est ravissante.Dans une présentation médiocre.Les Pêcheurs de perles peut être assommant et ridicule.Monté avec soin et conviction, comme à l'Opéra de Montréal où il ouvre la saison, l'ouvrage de jeunesse de Bizet passe très bien la rampe.C'est grâce à ses airs et duos que Les Pécheurs de perles a survécu, et ces pages irrésistibles sont admirablement servies par les voix, toutes québécoises, réunies par l'OdM, bien qu'une remarque s'impose en premier lieu.Samedi soir, à la première, Claude-Robin Pelletier a fait savoir qu'il était souffrant mais chanterait quand même.Il a effectivement détonné, prononcé mollement et joué gauchement.Mais, ré-sultat évident d'un effort surhumain, certaines situations l'ont trouvé en assez bonne forme et le grand air de Nadir fut chanté & joué plus qu'honorablement.Le jeune ténor devrait retrouver ses moyens dès la représentation de ce soir.Pour l'instant, la distribution est dominée par Gaétan Laperrièrc, en Zurga, l'ami et rival de Nadir et le chef des pêcheurs.Le solide baryton montre précisément l'autorité SPECTACLES Au premier acte des Pécheurs de perles, une chorégraphie souligne rentrée de la prétresse voilée.Au premier plan, à droite: Lyne Fortin dans le rôle.d'un meneur d'hommes et la hargne de l'amoureux rejeté.Car si les deux amis convoitent Léïla, c'est Nadir que la prêtresse choisit.En plus d'être pleinement entré dans son personnage et d'en articuler le texte avec force ( ainsi, j'aime cette façon d'insister sur « la perle la plus belle » promise à Léïla ), La-perrière projette une voix virile et colorée et affiche un style vocal impeccable.Oublions un ou deux très légers étarts de justesse samedi soir.J'ai aussi noté quelques petites imprécisions dans le vocalisme de Lyne Fortin \u2014 là encore, sans doute, l'effet d'un soir de première.Pour l'ensemble, sa Léïla est superbement conçue : belle a voir, gracieuse, intérieure, furibonde aussi dans son duo avec Zurga au début du troisième acte, et contrôlant parfaitement, jusque dans les trilles et les sons filés, cette « voix tendre et sonore comme un chant de ramiers » dont parle Nadir.Le grand-prêtre de Jean-Clément Bergeron reste un peu sommaire.On voudrait plus de présence et plus de souplesse dans la conduite vocale.Et pourtant, la voix est encore capable de notes graves bien en place.La scénographie en location est fidèle à l'imagerie orientalisante en vogue au siècle dernier.Mais j'ai trois réserves.Pendant les quinze premières minutes du spectacle, un voile suspendu trop bas cache les visages des interprètes.Le « roc solitaire » du haut duquel Léïla veille sur les pêcheurs se ramène à une sorte de balcon.À droite, un panneau en trompe-l'oeil est mal dessiné : lorsque les personnages disparaissent derrière le rocher qui y est représenté, leur sortie souligne plutôt la coupe dudit panneau.Mais l'ensemble se tient, les éclairages sont efficaces et les effets visuels apportent au sujet une touche moderne et non déplacée.Compte tenu du décor qui lui était imposé et du sujet qu'il avait en mains, Patrice Saint-Pierre a signé une mise en scène assez vraisemblable, voire originale en ce qui concerne le meurtre de Zurga.Il devrait cependant retoucher l'épisode de la fin : on n'a qu'une très vague idée du feu allumé par le chef des pêcheurs pour permettre l'évasion de son ami et de celle qu'il aime.Le choeur a connu samedi soir un début hésitant mais a retrouvé sa forme par après.La petite chorégraphie est bien faite et bien exécutée.Dans la fosse, Jacques Lacom-be et l'OSM complètent l'enchantement.L'édition utilisée est la plus courante.C'est celle où, notamment, deux duos sont abrégés et Zurga est tué à la toute fin.« LES PÊCHEURS DE PERLES ».opéra en trois actes ( quatre tableaux ).livret d'Eugène Cormon et Michel Carré, musique de Georges Bizet ( 1863 ).Production : Opéra de Montréal.Salle Wil-frid-Pelletier de la Place des Arts.Première samedi soir.Autres représentations : auj.jeu., sam.et les 2 et 5 octobre.Rideau : 20 h.Avec surtitres français et anglais.DISTRIBUTION Uniti.prétresse de Brahma : Lyne Fortin, soprano Nadir, pécheur de perles : Claude-Robin Pelletier, ténor Zurga, chef des pécheurs et ami d'enfance de Nadir : Gaétan Laperrière, baryton Nourabad, grand-prétre de Brahma : Jean-Clément Bergeron.basse ooo Mise en scène : Patrice Saint-Pierre Décors : Roberto Oswald; costumes : Anibal Lapiz ( location.Washington Opéra ) Chorégraphie : Renaud Doucet Éclairages : Guy Simard Choeur de l'Opéra de Montréal ( dir.Martin Dagenais ) et Orchestre Symphonique de Montréal Direction musicale : Jacques Lacombe de répertoire CONFESSIONNEL (IX) Cinéma ou Parc (1) 19 h 15 DEAOMAN Cinéma du Parc (1) 16 h 30 HIGH NOON Audrtonum FC Smith (7141.Sherbrooke o ) 18h JANE EYRE Cinéma du Parc ( i ) 21 h 30 M AN OF THE YEAR Cinéma du Parc (2) 15 h.17 h.19 h 15.21 h 30 NAPOLEON Conaervatoire d'art cinématographique 20 h 30 POWER Cinéma du Parc (3) 15 h.17 h.19 h 15 21 h 30 REAR WINDOW Cinéma du Parc (1): 14 h 30 YOUNG MR.LINCOLN (THE) Audrtonum FC.Smith (7141.Sherbrooke o / 19 h 40.Musique PLACE DES ARTS (Sala WUfrid-Pe**- ) Les Pêcheurs de perles (Bizet) Opéra de Montréal.Lyne Fort m.soprano.Claude-Robin Pelletier, ténor.Gaétan Lapernère.baryton.Jean-Clément Bergeron.basse Mise en scène Patnee Samt-Pierre Décors Roberto Oswald Costumes Anibal Lapiz Choeur de l'OdM et Orchestre Symphonique de Montréal Oh Jacques Lacombe 20 h Théâtre THÉÂTRE JEAN-DUCEPPE (Plaça des Arts) A toi.pour toujours, ta Mane-Lou de Michel Tremblay.Mise en scène de René Richard Cyr Du mar au ven.20 h.sam .16 h.20 h 30.dim.14 h 30 NCT (SaSa Fred-Barry.4353.Ste-Ca-therina a.) Jésus au Lac.d'Alexis Martin Mise on scène de Robert Grave! 20 h 30 ESPACE LIBRE (1945.Fullum) Nostalgie, de Énc Tailleter Mise en scène de Patricia Perez Du mar au sam .20 h 30.LA PETITE LICORNE (45S9.Papineau) Lettres d'amour, de A.R Gumey Trad.de Jean Leclerc 20 h Variétés m CLUB SODA (5240, Ave.du Parc) Boum Ding Band; 20 h 30 LE GRAND CAFÉ (1720, St-Denls) Chief: 21 h JAZZONS OOO Ontario a.) Robin Greig 22 h KOJI'S KAIZEN (4120.Ste-Catherin* o.) Tno Greg Clayton de 19 h 15 a 22 h 30 BIDOLE'S (2060.Aylmcr) Tno Bernard Pnmeau: de 20 h a minuit 8AROUF (4171.S«-Denis) Les Blaireaux des 22 h BOURBON STREET (La Louisiane.2045.routa 117, Mont-Rolland; Boogie Wonder Band: des 21 h 1_u_il_d Virginie reçoit des confidences de son père.puis de sa mère.rginie 19 h Réjean ne supporte plus l'idée de mentir et devient : menteur anonyme.La Petite Vie 19 h 30 Nouveau travail pour Isabelle, nouveaux patrons et nouvelles aventures.20 h Rad,0-Canada Télévision DE TOUT POUR FAIRE UN MONDE VOTRE SOIRÉE DE TÉLÉVISION botLouise Cousineau - 8.00 \u20acD- Bla Bla Bla GrHes Latulippe parlera de Mme -Pdune.Rose Ouellette.19:00 O-Virginie Le nouveau téléroman qui risque de ««rflous accrocher tout l'hiver.19:00 (D - Québec plein écran il sera notamment question de la destitution du juge Bienvenue.19:30 O - La Petite vie Réjean veut se soigner car il est ôcoeuré de mentir.Oh ya?20:00 O - 4 et demie Super sympathique, des personnages intéressants un petit téléro-man sans prétention qui passe très bien la rampe.Et mon chien adore ça en plus.21:00 O - En jeux Un documentaire britannique qu'on dit fascinant et choquant sur les animaux et le sort qu'on leur fait à travers le monde.21:30 CD-Cybitl I Hen meilleur que Murphy Brown 2330 (JE-Le Cercle de minuit H sera question d'oiseaux avec des r gens huppés CANAUX oc 18 h 00 Ce soir 18 h 30 Le TVA 15117 24 Carmen Sandiego m La Guerre des clans abc GB cbs 33 NBC CE) BRI CD A&E BRAVO CANAL D disc.FOX FOX(Ont) NW ROt RDS SE TMN TSN Piment fort / Bruno Landry .courte échelle Flash / Isabelle Boulay Newswatch Puise Newsline News ABC News News News NBC News Newshour ITN News C.Sandiego Kratts Créât.Nightty Business Volt Wishbone Quincy M.E.Chick Corea / Gary Burton Objectif Aventure Beyond 2( The Simpsons Home Improv.Planète Rock World News Euronews Arts martiaux BoularrJ(i6 55) Camilla(i64S) Unbelievable.TV5 YTV CANAUX Chiffres.Ldsp Il a publié en 1983 un essai historique.Les Croisades \\nes par les Arabes, puis, six romans, dont Le Rocher de Tanios qui lui a valu le prix Goncourt en 1993.Son dernier roman Les Échelles du Levant raconte l'histoire d'un Libanais qui a vu, à l'image de tous les gens qui habitent dans ce pays, sa vie perturbée, détournée de son cours par la guerre et les événements incontrôlables qui s'y rattachent.« Ce n'est pas par hasard si, moi aussi, j'ai dû m'exiler, commente l'auteur qui prêche pour la tolérance, la réconciliation et l'union entre les peuples.Ce sont des thèmes qui réapparaissent constamment dans les livres que j'écris.C'est mon credo.» Transgresser les limites Son personnage s'appelle Ossya-ne, ce qui signifie révolte, refus de l'autorité.Fruit des amours d'un prince turc ottoman et d'une Arménienne, il rêve d'être médecin alors que son père veut en faire un diri- GU'IDl HURAI'KI C I N I.I' L L X i » i> I i » s MATINEESTOU$LE$JOURS A 4\"$ t < \u2022 l 111 .i « ¦ i i »\u2022¦-.\u2022\u2022 i it.i!u»fi iv in! IMIi'M) S« _ Pour informations, oppolrz 849-i'i'i rS\\ DU M AU 26 SEPTEMBRE 1996 CfcNTRt-VIUl SUIIl lASALUsPlACc, .bUIlt LAIT UAM ST4M0MÛ no fclO ttH.lm.JM.: 4g- TJD \u2022 0J0_ LA£T IMN STMHM fv j SffuOm.lfcr.lfcr 110-4 ttfc.lm.Jm.no fcB 146-4 tS-708 fc» hiimt Mi .0 \u2022 1 30 - 4 00-050-0-10 lfcr.ftfcr 200-ttfc.bifc,JM 4.1S 6 45 1*01401* 70».mm_ ttr.ttr 1 tfoïO S H-7 10 MOOil_ 1 30 - 3 35-S35-7 40-945 ^ ttR.0mjttr.Mir.:1 m* ttromilOl» 130 400 -700 «30 f» trt*çm»)M3i 145-4-30 700-010 CtSTIUIf» frvçmiKG.* S«*.ttm_ttr.m* 100 -1O0-110-79- OJO/ttfcLmJM 7ap-tg 1 30-3J5-53S-740 tJ0 200 41S-700 O10 _4JS7O0»1S_ 1 45-4X-7«-9A m COMPLEXE DESJARDINS BOUCHER VILLE PV |to&vGntactera et vous devrez isir en quelle année vous lez voyager musicalement, e 1976 et 1996.POUR GAGNE.L équipe de Y'É TROP D BONNE HEURE! vous fera entendre un mini-montage musical de l'année choisit et vous devrez identifier toutes les chansons.Si vous avez la bonne réponse, vous gagnez automatiquement un voyage pour deux d une semaine au Maroc.Si le voyage n'est pas gagné a 7h25.le concours se poursuivra durant a journée en composant le 90-CKOI au signal de animateur, afin de déterminer un gagnant.Le» voynqc* r>e sont p.i* transférable* «-f doivent être acceptes Mis quels Les voyages doivent être pris entre le 1er pnvier 1997 et le 31 décembre 1997 L«-reproductions laites a la mim sont accopteos Ce concours s adresse aux personnes agees de 18 ans et plus seulement Les règlements du concours sont disponibles n CKOl et a La Presse, a valeur totale promotionnelle des oy.iors est de 29 ?00S 6 1 \u2022 i 661 \u2022 Z \u2022 CG6i \u2022 Î766 1 \u2022 Ç66 1 \u2022 6 I B 12 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 23 SEPTEMBRE 1996 Monde L'EXPRESS INTERNATIONAL RUSSIE Décision « globale » ¦ Tatiana Diatchenko, la fille de Boris Eltsine, a indiqué dans une interview télévisée que la décision d'opérer le président russe était déjà prise « globalement ».Le président, 65 ans, n'admet pas l'idée de mener une «< vie passive » et il est décidé à subir un multiple pontage coronarien malgré les risques élevés dus à son mauvais état général, a-t-elle affirmé.L'équipe médicale subit « une pression de sa part », a dit le cardiologue Renat Aktchourine désigné pour pratiquer l'opération.« Mais nous sommes tous fermes sur l'idée qu'il faut respecter un certain délai de préparation pour l'opération ».Le médecin a parlé d'un délai d'un mois et demi à deux mois.« Une opération prématurée, dans la situation actuelle, augmenterait les risques », a-t-il ajouté.d'après AFP ÉTATS-UNIS Débats présidentiels ¦ Le président démocrate Bill Clinton et son rival républicain à la Maison-Blanche, Bob Dole, s'opposeront dans deux débats télévisés prévus les 6 et 16 octobre prochains, en l'absence du candidat indépendant Ross Pe-rot, a annoncé un porte-parole républicain.La négociation, qui achoppait sur le nombre, la date et la durée des débats, « sont bouclées », a indiqué Gary Koops.Le premier aura lieu à Hartford ( Connecticut ) le 6, le second le 16 à San Diego ( Californie ).Ces rencontres dureront 90 minutes, selon Koops.En outre, un débat opposant les deux candidats à la vice-présidence, le démocrate Al Gore et le républicain Jack Kemp, se tiendra le 9 octobre en Floride, selon Koops.Interrogé sur son éviction des débats, le milliardaire Ross Pérou candidat indépendant à la Maison-Blanche, a dénoncé hier la « grossièreté et l'arrogance » de Bob Dole, et affirmé que les chaînes de télévision refusaient de lui vendre des espaces publicitaires qui lui permettraient de faire passer ses idées.d'après AFP ARMÉNIE Scrutin présidentiel ¦ Les Arméniens ont participé activement hier à la première élection présidentielle de l'Arménie post-soviétique, où ils avaient le choix entre le sortant Levon Ter-Petrossian et trois rivaux, dont un nationaliste qui pourrait créer la surprise.Un 2e tour pourrait être décrété si aucun candidat ne rassemble 50 % des suffrages exprimés plus une voix.Aucun quorum de participation n'est en revanche requis.Le vote se déroulait dans le calme, même si l'état-major de l'opposant nationaliste Vazguen Manoukian notait que « dans l'armée notamment, les électeurs n'avaient pas eu droit à l'isoloir ».Un groupe d'observateurs de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe ( OSCE ) indiquait n'« avoir rien noté d'irrégulier », et soulignait que le vote se déroulait « beaucoup plus calmement » que lors des législatives de l'année dernière.d'après AFP NATIONS-UNIES Assemblée générale ¦ Le débat annuel qui s'ouvre aujourd'hui à l'Assemblée générale de l'ONU devrait être dominé par le désarmement nucléaire et le terrorisme, ainsi que par la période post-électorale en Bosnie et les incertitudes au Moyen-Orient.La succession du secrétaire général Boutros Boutros-Ghalt, dont Washington exige le départ, ainsi que l'avenir et le rôle de l'organisation qui compte 185 États membres, seront en toile de fond des discussions ministérielles de la semaine.Comme chaque année, le forum de New York favorisera des dizaines d'entretiens bilatéraux.L'ordre du jour comprend 159 points, et le président américain Bill Clinton sera le premier, demain, à apposer sa signature au bas du traité CTBT visant à interdire les essais nucléaires.4 i d'après AFP opoutie h zkmZph ¦ Des partisans du premier ministre célèbrent leur victoire.photo re jtea Les socialistes grecs reportés au pouvoir d'après AFP ATHÈNES Le Parti socialiste grec au pouvoir, PASOK, était en tête la nuit dernière aux élections législatives avec 41,8 % des voix devant la Nouvelle démocratie ( ND, droite ) qui obtenait 38,6 % après le dépouillement de plus du tiers des bureaux de vote, selon le ministère de l'Intérieur.Le Parti communiste ( KKE ) obtient 5,2 % des suffrages exprimés, suivi de la Coalition de gauche autogestionnaire ( SYN ) avec 4,9 %, et du Mouvement populaire démocratique ( DIKKI, populiste ) avec 4,2 %.Le parti nationaliste Printemps politique ( Pola ) rassemblait 2,8 % des voix.Les projections en sièges au Parlement donnaient selon ces résulats partiels 161 députés au PASOK ( sur un total de 300 ), 111 à la ND, 10 au KKE, 10 au SYN et 8 au DIKKI.Les partisans socialistes ont envahi dès le début de soirée les rues d'Athènes pour fêter la victoire de leur parti dans un concert de klaxons et
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