La presse, 30 août 1996, Cahier A
[" ¦ / eplus i]i\\\\tnl - m 2 La renaissance du S aguenay « Nous refleurir» MARTHA GAGN0N CHICOUTIMI ean-Eudes Tremblay court littéralement dans son magasin de chaussures de Chicoutimi où la « vente après déluge » attire de nombreux clients.Une odeur rance rappelle les dégâts d'eau qui ont causé plus de 50 000 $ de dommages matériels et pertes de marchandises.Des pancartes installées à la hâte indiquent des prix aussi bas que 5, 15 et 25 $.Une véritable aubaine pour la rentrée scolaire ! Trois religieuses manifestent leur enthousiasme de voir le commerce rouvert.Situé depuis 78 ans dans la rue Bossé au coeur du Bassin à Chicoutimi, gravement touché par les inondations, le magasin a tenu le coup et son propriétaire aussi.* Nous avons été arrosés mais nous allons refleurir », dit-il, confiant que Ton puisse rebâtir le quartier où il existe un héritage patrimonial important, mais surtout une vie communautaire intense.D'ailleurs, tout le monde est impatient que l'église du Sacré-Coeur, la plus ancienne de Chicoutimi, rouvre ses portes elle aussi, samedi.L'évêque du diocèse, Mgr Roch Pedneault, y célébrera la messe en remplacement du curé décédé après les tragiques événements de juillet.« Les urbanistes sont à tracer des plans du futur Bassin mais j'espère qu'ils tiendront compte de nos préoccupations, explique M.Tremblay.Il faut rebâtir des rues, des édifices et surtout un milieu de vie.Et cela ne se fait pas que sur papier.» Il ajoute qu'en entrant dans son magasin le premier jour, « il s'est senti comme dans un demi-coma, entre le rêve et la réalité ».Il est maintenant bien éveillé, prêt à continuer à servir le public qui vient même de Chibougamau pour se chausser chez lui.Pour l'instant, la rue Bossé ressemble à une rue fantôme avec ses édifices éventrés et ses barrières de sécurité.Malgré cela, les clients ne cessent d'entrer dans le magasin de M.Tremblay dont le père et le grand-père étaient cordonniers.« Notre réputation repose sur la qualité et la confiance », précise-t-11.La présence de ce commerçant au milieu des ruines a quelque chose de réconfortant pour les gens du quartier.« C'est comme si le coeur du Bassin recommençait à battre », confie une dame en quittant le magasin.¦ Autr*s Information* en page A10 INDEX Empilement PHOTO PIERRE McCANN.U Presse Environ 120 résidants du village de Dalhousie, situé près de Rivière-Beaudette, à la frontière de l'Ontario, ont été évacués d'urgence hier matin, après le déraillement d'un train de marchandises du Canadien Pacifique.La moitié des 69 wagons du convoi se sont détachés ; 35 d'entre eux se sont empilés les uns sur les autres et plusieurs ont pris feu.Trois des wagons renfermaient du peroxyde d'hydrogène.Le contenu de l'un d'eux s'est répandu, mais les spécialistes du ministère de l'Environnement ont plus tard décrété que le déversement ne présentait pas de danger.Voir page A6 Détérioration de de santé de Bourassa Le cancer se serait propagé au cervelet MARIO FONTAINE L'ex-premier ministre Robert Bourassa est de retour à l'hôpital Notre-Dame.D'aucuns craignent que son cancer ne se soit propagé au cervelet, ce qui constituerait une aggravation majeure de son état.Il a été impossible de faire confirmer ce diagnostic hier.Certaines sources ayant requis l'anonymat affirment toutefois que des métastases cérébelleuses ( au cervelet ) ont été découvertes chez M.Bourassa, expliquant son retour à Notre-Dame la semaine dernière.Il ne peut plus marcher seul, le cervelet étant le centre de l'équilibre et de l'orientation.Lorsqu'il est atteint, c'est d'autant plus grave que les centres de la respiration et cardiovasculaire sont à proximité immédiate.M.Bourassa a passé des tests vendredi dernier, et ses médecins sont à réajuster le traitement de chimiothérapie qu'ils lui administrent afin de combattre la dissémination des métastases.Il s'agit essentiellement d'ajuster les doses en fonction de son état.Selon le porte-parole de l'hôpi- «1 Robert tal Notre-Dame, Jacques Wil-kins, ce type de réajustement est tout à fait habituel et le traitement fait toujours effet.« Si vous me demandez A M.Bourassa est agonisant, la réponse est non », assure M.Wilkins.Il a parlé à son médecin de famille, le docteur Raymond, qui, dit-il, trouve son patient de 63 ans relativement en forme.L'hôpital pourrait faire le point sur la santé de son patient le plus célèbre aujourd'hui.Notons toutefois qu'il n'est pas aux soins pal- Voir DÉTÉRIORATION en A2 Un scandale assombrit le sacre de Clinton Une affaire de moeurs force la démission d'un de ses conseillers politiques RICHARD HÉTU collaboration spéciale, CHICAGO Bill Clinton s'est démarqué de façon prévisible de Bob Dole, hier soir, au congrès national du Parti démocrate à Chicago, en invitant les Américains à « bâtir un pont vers le 21e siècle » plutôt que de rester fixés sur le passé.« J'aime et je révère l'histoire des États-Unis, a déclaré Clinton, en acceptant l'investiture de son parti en vue des élections présidentielles de novembre prochain.Et je suis déterminé à LES PRESIDENTIELLES conserver nos meilleures traditions.Mais, si je puis me permettre, nous n'avons pas besoin de bâtir de pont vers le passé.Nous avons besoin de bâtir un pont vers l'avenir.» « Ce soir, a ajouté Clinton, engageons-nous à bâtir ce pont vers le 2 Ie siècle, à relever nos défis, à protéger nos valeurs fondamentales et à préparer notre peuple pour l'avenir.» A San Diego, lors de la convention républicaine, Dole s'était proposé de servir de « lien avec une époque de tranquillité, de foi et de confiance en action ».Faisant allusion aux gens qu'il a rencontrés au cours du voyage en train qui l'a mené à Ch i - Voir UN SCANDALE en A2 La gratuité scolaire est un mythe, selon l'ACEF-Centre Le coût des fournitures scolaires s'élève à 375$ pour un élève du primaire et à 600$ au secondaire MICHÈLE 0UIMET La rentrée scolaire coûte cher.Si on calcule le matériel pédagogique, les fournitures de toutes sortes, allant des crayons aux règles, aux feuilles mobiles, à l'ensemble de géométrie ou à la calculatrice, et les vêtements neufs, la facture s'élève en moyenne à 375 $ pour un enfant du primaire et 600 $ pour un élève du secondaire.Ces chiffres proviennent de l'ACEF-Centre qui a mené sa petite enquête en août.Bref, la gratuité n'est plus ce qu'elle était et les parents n'en finissent plus de plonger la main dans leur poche pour payer à droite et à gauche toutes les petites et grandes dépenses qui leur tombent sur la tête à chaque rentrée scolaire.« Pour les parents à faible reve- nu qui ont deux ou trois enfants, la dépense est importante », affirme Louise Ro/on, la directrice de l'ACEF-Centre.« Les frais varient d'une école à l'autre et même d'une classe à l'autre », note de son côté Robert Martin, membre du comité central de parents de la CECM.Certaines écoles demandent aussi une «< contribution volontaire au projet éducatif », une nouveauté qui risque de faire des petits.Le tarif est minime.À l'école secondaire Louis-Riel, dans l'est de Montréal, dit Robert Martin, le montant est de 10 S.« Ce type de choses ne devrait pas exister », soutient-il.Seule accalmie dans l'augmen-Voir LA GRATUITÉ en Al' Annonça* classées\t- affaires C2\t\u2022 Téie-horalre B5\tHoroscope\tB11\tPolitique A12.A13 \u2022Index B10\tArts et spectacles\tBandes dessinées Cl\tInformatique\tA14\tTabloïd Sports -immobilier B10.B11.C8\tB5SB9\tBridge Cil\tLe monde\tB3\t- Rejean Tremblay S5 \u2022 marcitanotie* w>.\t- Festival des films\tDécès Cil\tLoteries\tA2.B9\t \u2022 emplois C9\tdu monde 81, B4\tÉconomie C1 aC7\tMots croisée\tC9\t -automobile C9.C10\t- Horaires B7\tÊtes-vous observateur\t- - - » » - -moi mystère\tB11\t\u2022 \t\t610\t\t\t ÉDITORIAL Les montagnes ru - Frédéric Wagnière MÉTÉI Ensoleillé avec-passages nuageux Max.23, min.11 Cahier Sports, page 16 S *3 4 r e ntee e culturelle .1 Un cahier spécial à lire samedi dans La Presse 1 A 2 ?LA PRESSE, MONTRÉAL, VENDREDI 30 AOÛT 1996 Suites de la une Détérioration de l'état de santé de Bourassa DÉTÉRIORATION / Suite de la pa$eAi_ hâtifs.De plus, dit-on, les médecins ont encore deux cartes dans leur manche, dont l'immunothérapie.Des proches, interrogés par La Presse, affir- ment que l'ex-premier ministre garde le moral et lutte avec acharnement contre la maladie qui l'avait tout d'abord terrassé à l'été de 1990 sous forme d'un cancer de la peau, avant de récidiver en juin dernier de façon plus maligne.Il avait également souffert de problèmes d'équilibre lors de cette récidive.Pathologiste à l'Hôtel-Dieu de Montréal le docteur Y van Boivin ne peut se prononcer sur le cas particulier de l'ancien chef libéral.Généralement, dit-il, les mélanomes qu'on n'a pas réussi à neutraliser se Jettent dans les poumons, le foie, le cervelet ou le cerveau.S'il y a effectivement lésion au ccrvçlet, celle-ci grossit et vient comprimer le cerveau.La personnalité du patient change du tout au tout.« Quand c'est rendu dans le cerveau, c'est la fin », explique le docteur Boivin.Un scandale assombrit le sacre de Clinton PHOTO ap Dick Morris UN SCANDALE / Suite de la pa$e Al_ çago, Clinton a déclaré : « Je n'aurais manqué ce voyage pour rien au monde.Car ce voyage a montré que l'espoir est de retour aux Etats-Unis.>» « Les États-Unis sont sur la bonne voie », a ajouté Clinton avant d'énumérer les succès économiques de son administration, dont la création de 10 millions d'emplois.Le discours de Clinton a été accueilli avec enthousiasme au United Center.Mais il a été obscurci par la démission du principal architecte de sa campagne électorale, annoncée en après-midi.Dick Morris, un conseiller politique de 48 ans, a quitté l'entourage de Clinton à la suite de la parution dans le New York Post d'un article concernant sa liaison présumée avec une prostituée.Selon le quotidien, qui s'inspire d'une histoire à paraître lundi dans un hebdomadaire à sensation, le stratège aurait permis à sa compagne d'écouter certaines de ses conversations téléphoniques avec le président et aussi de lire des extraits du discours prononcé par Hillary Clinton mardi soir.«1\\ ail» IN I Ne told me Prei's deepest secrets as we lay m bed togetner.Heeven let me listen in on Bill's hush-hosh phone colis wk I ¦ \u2022 m wil S.;; - How STAR
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