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La presse
La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. L'influence des journalistes de La Presse s'étend aujourd'hui au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias. [...]

La Presse est un grand quotidien montréalais publié depuis 1884. Très rapidement, le journal se présente comme un quotidien d'information indépendant et abordable pour la population ouvrière. Il veut se démarquer des journaux d'opinion, organes de partis politiques, qui sont fort courants à l'époque.

Sa fondation résulte d'une rivalité entre deux factions du Parti conservateur fédéral. William Edmond Blumhart, secrétaire et gendre de l'important homme d'affaires Louis-Adélard Senécal, affilié au clan du conservateur Joseph-Adolphe Chapleau, lance La Presse pour concurrencer le journal Le Monde qui appuie le premier ministre John Alexander MacDonald.

Un quotidien nommé Le Nouveau Monde voit d'abord le jour à la mi-octobre 1884. Après la publication de quatre numéros, il change de nom pour La Presse. Le premier numéro du journal est publié le 20 octobre 1884.

Le succès de La Presse est rapide, mais le journal est un gouffre financier. Après quelques changements de mains, il est racheté en 1889 par Trefflé Berthiaume, typographe à La Minerve. La modernisation du journal, entre autres avec l'intégration d'illustrations aux faits divers et l'impression par linotypes, permet de rendre l'entreprise rentable.

Trefflé Berthiaume sera à la tête de La Presse de 1889 à 1904 et de 1906 à 1915, année de sa mort. Arthur Berthiaume, son fils, prend alors en charge le journal. Trefflé Berthiaume lui a légué la propriété du journal qui, selon une clause testamentaire, devra appartenir à ses descendants pendant plusieurs générations. Nombre de disputes familiales éclateront dans les décennies suivantes, jusqu'à l'achat de La Presse par Paul Desmarais en 1967.

En 1913, le tirage de La Presse atteint déjà 121 000 exemplaires. Il augmente jusqu'au début des années 1960, alors qu'il atteint près de 300 000 exemplaires.

Une grève des employés et des cadres du journal éclate en 1958. Jean-Louis Gagnon, alors journaliste fort réputé, est appelé pour réinstaurer un climat de confiance. Il introduit la signature des journalistes au bas des éditoriaux et au début des reportages, ce qui permet la reconnaissance et le vedettariat des journalistes.

À partir de cette époque charnière, les postes de responsabilité éditoriale sont attribués à des journalistes renommés dont Gérard Pelletier, Roger Champoux, Jean-Paul Desbiens, Roger Lemelin, Jean-Guy Dubuc, Vincent Prince, Alain Dubuc et André Pratte.

En 1964, une autre grève, qui dégénère en lock-out, bénéficie à Pierre Péladeau, qui profite des événements pour lancer le Journal de Montréal. En 1971 et 1972, La Presse connaît un long lock-out qui lui fait perdre des lecteurs au profit du Journal de Montréal et du Montréal-Matin. Le tirage de La Presse passe de 285 000 en 1962 à 203 000 en 1966, puis à 165 000 en 1975.

Le tirage du journal atteint toutefois de nouveau des chiffres impressionnants dans les années 1980 (plus de 300 000 pour l'édition du samedi), chiffres qui sont près de se maintenir au début du XXIe siècle.

La Presse s'est rapidement imposée par la qualité de ses illustrations. Quelques grands illustrateurs et caricaturistes y ont d'ailleurs fait carrière : Albert-Samuel Brodeur, Georges Latour, Albéric Bourgeois, Pierre Dorion, Roland Berthiaume (Berthio), Jean-Pierre Girerd et Serge Chapleau. Les photographies de Conrad Poirier et d'Antoine Desilets ont aussi illustré les pages de La Presse.

L'influence des journalistes de La Presse s'étend au-delà du lectorat du journal et plusieurs d'entre eux sont invités à commenter l'actualité dans d'autres médias.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La Presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 112-118.

FELTEAU, Cyrille, Histoire de La Presse, Montréal, La Presse, 1983-1984, 2 vol.

Éditeur :
  • Montréal :[La presse],1884-2017
Contenu spécifique :
B. Économie
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Nouveau monde (1884)
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La presse, 1996-07-29, Collections de BAnQ.

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[" B Montréal, lundi 29 juillet 1996 Economie La Presse ÉDITORIAL / MONDE / ANNONCES CLASSÉES de indépendants ont fait les frais guerre du prix de essence USA BINSSC Outre l'automobiliste, le grand gagnant de la guerre du prix de l'essence, qui parmi les pétrolières en a bénéficié le plus ?Ultramar, disent certains, les majeurs répondent d'autres.Une chose ne fait aucun doute, ce sont les détaillants indépendants qui ont écopé.Et cette guerre, qui aurait coûté 50 millions à l'industrie, n'est pas finie.C'est à tout le moins ce qu'indique un relevé de la firme ontarien-ne Kent Marketing Services dont La Presse a obtenu copie.Cette société, bien connue dans l'industrie, fait notamment un relevé des volumes d'essence vendus au pays aux deux semaines.Montréal et d'autres régions du Québec ont vécu ce que plusieurs qualifient de la pire guerre de prix de l'essence ordinaire à la pompe entre le 20 juin et le 9 juillet.Le dernier relevé de Kent, dans la grande région de Montréal, pour les semaines du 21 juin et du 5 juillet, indique que le volume des ventes chez Ultramar et les grandes pétrolières, Petro Canada, Esso et Shell, a augmenté de façon appréciable.Dans la majorité des cas, ces sociétés ont vu leur part de marché grimper aux dépens des détaillants d'essence indépendants.Les détaillants indépendants, pendant cette période, ont vu leur part de marché dégringoler de plus de 3 %, confirmant ainsi les craintes exprimées par plusieurs à l'effet que des indépendants pourraient disparaître en raison de la guerre CETTE SEMAINE Lundi ¦ L'assemblée annuelle de Leader, prévue pour aujourd'hui, a été reportée à une date ultérieure.Le comité spécial du conseil d'administration de l'entreprise, formé à la demande de la Bourse Montréal pour évaluer les mesures à prendre dans le cadre du conflit qui oppose deux groupes d'actionnaires, a précisé dans un communiqué que l'assemblée se tiendra avant le 1er octobre.Les actionnaires seront informés de la date d'ici le 2 août.La compagnie fera des représentations à la Bourse de Montréal sur les circonstances et motifs du report de l'assemblée d'ici le 31 juillet.La clé : une hausse des salaires ?Presse Canadienne OTTAWA Si vous voulez relancer la consommation, vous feriez mieux de ne pas miser sur une baisse des taux d'intérêt.Selon une nouvelle étude, ce dont les gens ont vraiment besoin, c'est plutôt d'une augmentation de salaire.Les taux d'intérêt ont chuté depuis 14 mois, grâce aux efforts de la Banque du Canada qui veut encourager les consommateurs à dépenser pour stimuler une économie moribonde.Les résultats sont jusqu'ici discutables, et une étude effectuée par une grande maison de courtage suggère que la Banque du Canada fait fausse route.« La, et nous voulons souligner LA force stimulante qui encourage la demande de consommation est l'augmentation du revenu », écrit Michael Manford, économiste en chef chez Scotia Capital Markets.M.Manford soutient que la stimulation de la demande de consommation passe à 96 % par les augmentations de salaire.Le deuxième facteur en importance est la croissance de la valeur de l'actif des individus, comme les actions et les obligations.Loin derrière arrivent les baisses de taux d'intérêt.de prix déclenchée 24 heures après l'annonce du programme Valeur Plus d'Ultramax.Dans le cadre de ce programme, Ultramar s'engage à jumeler le prix le plus bas.Ultramar, dont le bénéfice net au deuxième trimestre s'établit à 28,4 millions SUS, a reconnu que ses ventes d'essence ont augmenté substantiellement dans l'ensemble du territoire québécois pendant cette période.La guerre a donné lieu à des plaintes devant le Bureau de la concurrence.Ces données ne surprennent pas Gérard Bétournay, directeur des relations publiques et affaires gouvernementales pour l'Association des distributeurs indépendants de produits pétroliers ( ADIP ), qui s'insurge contre cette guerre qui, quoique moins voyante, perdure et « nous fait mourrir à petit feu.C'est le martyr chinois ! » Présentement, on peut faire le plein dans la région métropolitaine à des prix oscillant entre 54,9 et 57,9 cents le litre, soit environ au prix coûtant ( voir tableau ).Le prix viable serait de 61,9 cents le litre.M.Bétournay a rappelé qu'Ultramar fournit 60 % du volume d'essence des indépendants et elle leur vend l'essence à 55 cents le litre, en incluant les différentes taxes.« Si cette guerre se poursuit, a-t-il affirmé en entrevue, la moitié des 1500 stations-service de marques indépendantes vont disparaître cette année.» Maurice Maisonneuve, président de l'Association des services de l'automobile du Québec, va plus loin.Même si la situation se replace, il croit qu'il y aura des victimes parce que ces derniers ne pourront pas récupérer les sommes perdues.M.Bétournay demeure convaincu qu'Ultramar, qui s'en défend bien, veut aller chercher le volume des indépendants.Pendant la guerre de prix de trois semaines, a-t-il dit, Ultramar a grugé une bonne part du marché des indépendants, mais elle l'a perdu en revenus.M.Bétournay a expliqué qu'Ultramar, dont le réseau est qualifié d'inefficace par plusieurs parce qu'il y a trop de stations-service par rapport au volume d'essence vendu, veut forcer les petits indépendants à fermer boutique.« La seule façon de fermer des stations-service, c'est en étouffant les indépendants.» À long terme ce sont les consommateurs qui souffriront de la disparition de la concurrence, d'où la demande de l'ADIP à Québec de légiférer pour protéger la concurrence.Prix de l'essence 26 juillet 1996 Prix à la pompe (cents / litres) Taxes provinciales Fixe: taxe sur le cartarant 16,70e TVQ et services 3,63e |\t Taxes fédérales Fixe: Taxe d'accise TPS\t10,00e 3,91e 1 Marge du distributeur\t | et du détaillant\t00,41e 1 Coût du brut\t21,25e Source.ADIP Infographie La Presse DOSSIER Roussel Uclaf à l'heure d'Hoechst À peine achevé le processus CHRISTINE LAGOUTTE Le Figaro Depuis plusieurs années, le développement du laboratoire français Roussel-Uclaf se fait au rythme des réorganisations.À peine achevé le processus d'intégration entre les activités de Hoechst et celles de Roussel-Uclaf, une nouvelle page d'histoire s'est tournée l'année dernière pour le laboratoire.L'acquisition de la société américaine Marion Merrel Dow en juin 1995 par le groupe allemand Hoechst* maison mère de Roussel-Uclaf, a eu en effet d'importantes conséquences sur l'activité et le développement du Français.Le poids de Rous-sel-Uclaf au sein de la nouvelle entité H M R ( Hoechst Marion Roussel ) s'est en effet trouvée sensiblement réduite : Roussel qui représentait 46 % du chiffre d'affaires de l'en-semble Hoechst Roussel avant l'acquisition américaine, ne pèse désormais plus que 32 % des quelque 15 milliards de dollars ( CAN ) de ventes de HMR.De même, les taux de participations de Roussel-Uclaf au sein des filiales communes créées en Europe et en Amérique latine avec Hoechst, ont été revues à la baisse dans la structure HMR.Le programme de réorganisation décide en décembre dernier par le comité exécutif de HMR impose aujourd'hui au groupe français présidé par Jean-Pierre Godard un certain nombre d'adaptations, tant en termes industriels qu'au niveau de la recherche et du développement.Il convient toutefois de recon- naître que l'organisation de'Roussel-Uclaf est sans doute moins touchée que d'autres entités du groupe par les restructurations.Une situation liée en partie aux efforts importants déjà consentis par le groupe pharmaceutique pour réussir son intégration avec Hoechst.Dans la structure HMR, Roussel-Uclaf conserve l'intégralité de ses sites, à l'exception du centre de recherche de Strasbourg et de l'usine de conditionnement de Bourgoin-Jallieu en Isère, qui ont vocation à être cédés.C'est sans doute dans la recherche et le développement que la rationalisation des program- entre les activités de Hoechst et celles de Roussel-Uclaf, une nouvelle page d'histoire s'est tournée l'année dernière.mes a été là plus sévère pour Roussel-Uclaf, même si le centre de Romainville a été confirmé parmi les trois sites du groupe à travers le monde, aux côtés de Francfort et de Bridge-water aux États-Unis.La nouvelle répartition des domaines l'a en effet obligé à ramener de quatre à deux ses axes de travail, abandonnant au passage l'endocrinologie et l'immunologie-rhumatologie.Au total, la rationalisation mise en oeuvre par HMR, dont les effets devront être visibles dès la fin 1997 en termes de rentabilité opérationnelle, de croissance des ventes et de réduction de 30 % des délais en recherche, touche environ 10 % des effectifs totaux de Roussel-Uclaf ( 8000 personnes ).Refusant de procéder par voie de plan social, la direction du groupe a négocié un accord de préretraite volontaire à temps complet ouverte dès 56 ans.Les salariés concernés partent avec 90 % du salaire net pour vingt ans d'ancienneté, le taux descendant jusqu'à 70 % pour des anciennetés comprises entre cinq et neuf ans.Voir ROUSSEL en B 4 Avec un budget do recherche développement de moins de 50 millions cette année, Roussel Uclaf reste pourtant un pôle de recherche significatif pour HMR, mais avec une vision à long terme différente.MICHEL GAIN JL Vendredi 2 août, 20h00 n Salle Wilfrid-Pelletier KJ O Place des Arts Billets en vente au 790-1245 __V_ B 2 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 29 JUILLET 1996 Editorial André Desmarais président du conseil d'administration Roger D.Landry president et éditeur Claude Masson éditeur adjoint Marcel Oesjardins directeur de l'information Alain Dubuc éditorialiste en chef ?\u2022 Frédéric Wagnière Moyen-Orient au point mort c premier ministre israélien Benjamin Neta-nyahu a rencontré le président égyptien Hos-ni Moubarak et son ministre des Affaires étrangères David Lévy a rencontré le chef de l'OLP Yasser Arafat.Le monde a ainsi pu constater que le processus de paix n'est pas mort avec la victoire du Likud aux dernières élections.Mais il n'avance pas non plus.Il faudra d'heureuses initiatives pour le tirer de là, et tous les regards se portent vers M.Netanyahu et ses difficultés avec ses partenaires.Pour les diplomates, il est toujours possible de chercher la solution idéale qui permet à chacun d'y trouver son avantage sans avoir à faire des concessions excessives.Mais M.Arafat et M.Lévy sont avant tout des politiciens et des chefs de parti.Ils se rendent compte qu'il y a tout un monde qui s'impatiente et qui est prêt à brouiller les cartes pour obtenir un résultat.À peine M.Netanyahu avait-il pu relâcher les contrôles sur la circulation entre Israël et les territoires occupés, qu'un attentat l'oblige à les réimposer dans toute leur rigueur.Il est clair que ce genre d'incident exaspère les Palestiniens qui perdent plusieurs millions de dollars par jour s'ils ne sont pas capables de travailler en Israël.Le bouclage et l'incertitude qui l'entoure pourrait facilement provoquer une nouvelle insurrection, dont M.Arafat pourrait être autant la victime que les Israéliens.'L'incertitude pousse également les Israéliens à vouloir des garanties plus solides à l'égard des Palestiniens.Cela se traduit le plus souvent par une volonté renforcée de maintenir les colonies de peuplement et les points d'appui de l'armée dans les territoires occupés.La possibilité d'une nouvelle flambée de violence s'accroît et la décision de M.Netanyahu, de permettre l'aggrandissement des colonies actuelles et, éventuellement, l'établissement de nouvelles, contribue à l'inquiétude des deux côtés.Tout cela ne serait pas nécessairement très grave si Israéliens et Palestiniens sentaient que M.Netanyahu mûrissait une politique de paix et qu'il serait capable de la faire accepter par son gouvernement.Itzhak Rabin et Shimon Pères avaient amené les négociations à un stade crucial : une certaine confiance commençait à régner entre eux et les dirigeants palestiniens, ce qui devait leur permettre d'entrer dans le vif du sujet.Le principe de l'échange de terres contre la paix et la sécurité est à la base du processus de paix, mais il n'a jamais été défini de façon concrète.Ce travail aurait sûrement été extrêmement difficile, même pour un diplomate chevronné comme M.Pères.Un homme nouveau comme M.Netanyahu ne peut évi-i demment pas compter sur une longue expérience de négociations \u2014 en secret, puis ouvertes \u2014 avec les Palestiniens.Mais il peut combler cette lacune par des idées nouvelles et le rejet de vieux tabous qui empêchent de trouver l'harmonie.On ne peut s'empêcher toutefois de .penser que, même s'il a des idées brillantes, M.Netanyahu n'a pas la force de caractère pour les faire avaler par son parti et son gouvernement.^ùCr CDMrAW\\IOE.-.Otû lA\\)£ LES H/UWS 0 \u2022 REPRISE OU 10 WJ6 Opinions L'armée et la liberté d'expression FRANCINE OUELLETTE Le caporal Michel Purnelle serait congédié de l'armée canadienne pour avoir osé dévoiler publiquement ce que ses supérieurs lui avaient ordonné de taire.Le congédiement annoncé pour de tels motifs interpelle chaque citoyen et de façon encore plus aiguë, toute personne vivant, travaillant dans une organisation publique.Que faire quand la loyauté envers ses supérieurs immédiats vient en contradiction absolue avec sa morale individuelle ?En contradiction avec les intérêts de l'institution qu'on sert dont les officiers devraient être les gardiens mais ne le sont pas nécessairement ?En contradiction avec le bien public, son droit démocratique a savoir comment sont dépensées et gérées ses taxes ?Obéir aux ordres, se taire, par crainte des représailles sont ce que les officiers nazis ont fait il y a 50 ans et dont l'histoire se rappelle.Contester, critiquer et dénoncer, exercer son droit à la liberté d'expression malgré les ordres ou les intimidations et devenir un martyr me semble un prix cher payé pour exercer un droit qu'on nous dit être une des grandes richesse de la démocratie dans laquelle on vit.Soldats ou travailleurs du secteur public sont à même de voir des gaspillages de ressources matérielles et de ressources humaines, abus de toutes sortes qui hérissent grandement leur sens civique mais tous sont relégués à la passivité complice car la responsabilité individuelle est découragée et suicidaire.Que vaut ce droit à la liberté d'expression quand l'exercer vous attire l'exclusion sans appel, le congédiement ou ses variantes moins spectaculaires que sont la démotion, les contrôles vexatoires au quotidien , le retrait de droits ou privilèges acquis, l'ostracisme, les pressions à la démission quand on n'a pas de motif de congédier ?Le risque courageux pris par le caporal Purnelle, bien peu osent le prendre.Les officiers militaires ou non militaires qui exercent le pouvoir dans les organisations publiques disposent en effet d'un arsenal de dissuasion et d'une cohésion de classe formidable pour forcer au silence les petits qui voient, savent et sont à leur merci.Des informations du genre de celles que le caporal Purnelle dévoile sur l'armée canadienne, les employés du secteur public s'en échangent des eocyclb-pédies entières en privé en sachant fort bien que de porter cette information au vu et au su du public contribuable les expose aux pires représailles derrière les portes closes des patrons ou officiers qui ne savent que trop bien que la rétention de l'information est leur instrument de pouvoir le plus efficace.La liberté d'expression un droit démocratique dont on jouit ?Oui, si vous vous sentez l'âme d'un martyr.Répliques Bulletins rejetés et rejet du problème ¦ Notre étude sur les bulletins rejetés lors du dernier référendum ( La Presse, le 11 avril ), continue de susciter non seulement des critiques intempestives et des attaques personnelles ( Cloutier et Drouilly, La Presse, 2 mai et 15 juillet ) mais aussi des critiques plus réfléchies et plus factuelles ( Nadeau, Biais et Guérin, La Presse, le 19 juin ).Il reste que, dans tous les cas, nos critiques ignorent complètement un point essentiel de notre étude originale, un point que nous avons réitéré subséquemment {La Presse, le 31 mai ), mais qu'on con- tinue de passer sous silence.Nous avions écrit qu'en excluant les bureaux de scrutin présumés sous enquête, on obtenait « des taux de rejet presque identiques., indépendamment du niveau d'appui accordé au OUI ou au NON ».Nos critiques, et en particulier Nadeau et ses collègues, après une étude analogue à la nôtre, en sont arrivés à la même conclusion.Mais par la suite la différence avec notre étude est fondamentale.L'investigation de ces derniers s'arrête la, avec la conclusion que l'association initialement observée entre les bul- letins rejetés et le vote « est essentiellement attribuable à deux cas déviants, Chomedey et Marguerite-Bourgeoys ».Notre étude, au contraire, allait plus loin.Même en excluant les bureaux de scrutin présumés sous enquête, nous observions qu'il y avait « deux fois plus de bureaux de scrutin » avec un taux de rejet supérieur à 5 % « parmi ceux où l'appui pour le NON était le plus fort.Nous confirmions ces résultats dans une analyse plus détaillée après publication de l'enquête Coté-Gold et nous écrivions : « Que s'est-il passé en particulier dans les 591 bureaux de scrutin \u2014au delà des 290 examinés dans l'enquête\u2014 avec des taux de rejet de 5 % ou plus et où le NON avait tendance à être plus fort ?», ( La Presse, le 31 mai ).Ces résultats et cette question continuent toujours d'être totalement ignorés par nos critiques, après l'avoir été dans l'enquête Cô-té-Gold.Tout ceci suggère pourtant que le problème des bulletins rejetés dépasse les deux seules circonscriptions de Chomedey et de Marguerite-Bourgeoys.Tout en écrivant qu'il ne faut pas « minimiser la gravité du problème des bulletins rejetés », Nadeau, Biais et Guérin concluent en suggérant « la tenue d'un débat sérieqx et réfléchi sur les règles de dépoùil-lement des bulletins de vme au Québec », ce dont nous convenons entièrement.Mais avant de tenir un tel débat, il serait important de ne pas pousser sous le tapis une partie du problème devant sousten-dre ce débat.Maurice PINARD Janusz K ACZOHO WSKl Andrew ORKIN Y a-t-il eu vraiment abus à la SAQ ?Madame Claudette Tougas, ¦ C'est dommage que vous n'ayiez pas pris la peine de communiquer avec nous avant d'écrire votre éditorial du vendredi 19 juillet dénonçant ce que vous appelez « les abus de la SAQ ».Nous aurions pu vous dire que cette « règle aberrante » que vous admettez ne pas connaître est le « règlement sur les modalités de vente des boissons alcooliques par les titulaires de permis d'épicerie ».Que ce règlement est un règlement ¦ Se pourrait-il que «< le pins grand quotidien français d'Amérique » soit enclin .i la désinformation sélective ?A-t-on peur à La Presse de nommer un chat, un chat ?.Deux articles dans La Presse du dimanche 21 juillet me laisse perplexe a ce sujet.Le premier : « Vol à main ar-méc flans un restaurant cifAhunt- du gouvernement du Québec.Qu'en vertu de ce règlement, seule la SAQ est autorisée à commercialiser dans le réseau des épiciers et des dépanneurs un maximum de huit vins d'appellation contrôlée.Que tous les autres vins doivent être des vins de table sans appellation d'origine et sans indication de cépage.Nous aurions pu vous dire aussi que les normes d'étiquetage et d'habillage des boissons alcooliques sont celles qui sont définies en vertu de la loi et du règlement sur les aliments et drogues et en sic.» Trois jeunes hommes armes ont fait irruption dans un restaurant en séquestrant et dévalisant les personnes qui s'y trouvaient.Aucune mention dans l'article de ce que tout le monde avait pu constater la veille a la télévision, à savoir que les jeunes impliqués étaient d'Origine haïtienne.La puge sui- vertu de la loi et du règlement sur l'emballage et l'étiquetage des produits de consommation.Nous aurions pu vous dire que la responsabilité de faire appliquer ces règles de présentation des produits alcooliques incombe à la SAQ en vertu de sa politique de mise en marché adoptée par le conseil d'administration de la SAQ, publiée et distribuée à tous les fournisseurs de la SAQ et à laquelle tous les fournisseurs de la SAQ s'engagent cont racine 11 e nie ni à se conformer.La SAQ ne fait pas les lois, elle les respecte.Elle ne fait pas les re- vante nous apprend une tentative de meurtre contre un chauffeur de taxi.Ainsi peut-on lire : « Vers 22 h 15 deux hommes blancs ont alors exigé qu'il leur remette les recettes de la journée.» Dois-je en conclure à chaque fois qu'un forfait soit accompli et qu'il n'est pas mentionné qu'il le soit par des Blancs, qu'il implique glements, elle les applique, comme elle applique les politiques qu'adopte son conseil d'administration et qu'acceptent ses fournisseurs.Dans le cas du Caballero de Chili, auquel vous faites référence dans votre éditorial, nous croyons que ce produit n'est pas conforme à la proposition d'habillage initialement soumise par le fournisseur et approuvée par la SAQ.Nous demandons donc au fournisseur d'apporter les corrections nécessaires pour que son produit soit conforme à la présentation ( étiquette, collerette La Presse?automatiquement des Noirs ?Le « Politically correct » a ses limites et qu'en est-il de cette société on le fait de mentionner une ethnie devient une faute grave ?Voyez-vous, si un Blanc est un salaud, je le traiterai de salaud en pleine face et personne ne dira rien, si un Noir est un salaud, j'aurai exactement la .) sur laquelle nous nous étions mutuellement entendus.Pour éviter que la commercialir sation du Caballero de Chile ne soit interrompue, nous avons même/ le 10 juillet dernier, offert au fournisseur de distribuer les 3 000 caisses de produits à l'habillage non-conforme que nous avions en entrepôt, à la condition que la présentation des stocks à venir soit corrigée pour respecter les arrangements convenus.Ce que le fournrs*éur#a refusé .Claude-J.Marier vice-président Société des alcools du Québec \u2022' \u2022 .\u2022 '.# « même attitude.Je me ferai alors traiter de raciste.Est-ce bien normal ?Merci à l'avenir de ne pas encourager par vos écrits ou vol omissions volontaires une contusion hélas bien à la mode de nos jours.Laurent CANON 9 Montréal Un cas de désinformation à LA PRESSE, MONTREAL.LUNDI 29 JUILLET 1996 Monde L'EXPRESS INTERNATIONAL ÉTATS-UNIS Politique étrangère ¦ La diplomatie de l'administration a été menée avec trois grands objectifs, la gestion de l'àprès-Guerre froide, les menacés sur la sécurité, et la promotion du commerce international, a déclaré le président Bill Clinton en défendant son premier mandat à moins de quatre mois de l'élection présidentielle américaine, dans une interview hier ail New York Times.Se référant au tournant qu'a été la victoire des républicains aux législatives de 1994, le président démocrate a affirmé : « les gens ont pour la première fois eu une vision claire des choix pour l'Amérique entre la vision exprimée par la majorité républicaine au Congrès et la mienne ».d'après AFP ISRAËL Sang f alasha ¦ Une polémique se développe en Israël après la justification hier par une commission officielle de la destruction de dons de sang de juifs originaires d'Ethiopie, de crainte d'une contamination par le virus du sida.Dans son rapport publié hier, la commission recommande qu'il n'y ait pas de destruction systématique de ces dons de sang mais propose des règles strictes pour les contrôler.Les Ethiopiens juifs ( Falashas ), qui avaient provoqué des émeutes en janvier lorsque la presse avait révélé que leurs dons de sang étaient rejetés, une mesure jugée «< raciste », étaient abasourdis par les conclusions de la commission.d après Renier RWANDA Des armes saisies ¦ Le Zaïre a intensifié les fouilles à bord des avions et autres véhicules du HCR et des ONG après avoir découvert, jeudi, des cargaisons d'armes destinées à l'armée rwandaise à bord d'un avion affrété par Oxfam, Care et c a ri tas.qui travaillent avec le Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés.Selon le ministre zaïrois de l'Informât ion Bogun Makeli, le DC-8 provenait d'Ostende, en Belgique, et Se dirigeait vers Entebbe, en Ouganda.Le rapatriement des réfugiés rwandais au Zaïre est entre-temps au centre de pourparlers à Kigali entre les deux pays.Les délégations sont conduites par les ministres des Affaires étrangères, le Zaïrois Jean-Marie Kititwa Tumansi et le Rwandais Anastase Gasana.d'après Renier et AFP NUCLÉAIRE Pourparlers ¦ Les États-Unis et la Russie vont tenter à partir d'aujourd'hui à Genève de faire approuver par les 61 pays concernés le projet de Traité d'interdiction totale des essais nucléaires ( CTBT ) et ils se préparent à affronter la farouche opposition de l'Inde.Celle-ci refuse le texte actuel en expliquant qu'elle ne peut renoncer au nucléaire militaire si les puissances nucléaires existantes ne s'engagent pas dans le même temps à supprimer leurs arsenaux atomiques.\" Dans sa forme actuelle, le traite vise à demander à l'Inde de renoncer à son option nucléaire.Nous ne pouvons accepter cela », a-t-il dit hier Kumar Guj-ral, ministre indien des Affaires étrangères.La Chine a elle aussi des réserves sur le projet.d'après Reuter KURDES L'Iran intervient ¦ Deux mille soldats iraniens ont pénétré dans le nord de l'Irak et étaient aux prises hier avec des combattants kurdes iraniens, a affirmé l'opposition kurde, alors que Téhéran faisait état de bombardements sans confirmer l'entrée de ses troupes en Irak.Des centaines de familles kurdes fuyaient la zone de combats et de bombardements et reclamaient l'intervention de l'ONU pour les ramener chez eux.Depuis plusieurs jours, l'agence Irna fait état de tentatives d'infiltration et d'attaques isolées des rebelles kurdes contre des villages iraniens.d'après AFP Les pays du G7 unis contre le terrorisme d'après Reuter et AFP PARIS Sous le choc de l'attentat d'Atlanta et de l'explosion en vol du Boeing de la TWA, le G7 et la Russie ( P8, p pour politique ) se réunissent demain à Paris pour concrétiser leur volonté de lutte contre le terrorisme.Cette conférence des ministres des Affaires étrangères et de l'Intérieur fut décidée au Sommet de Lyon, le 29 juin, quatre jours après l'attaque au camion piégé qui avait tué 19 soldats américains sur une base en Arabie Saoudite.Modifiant l'ordre du jour, les Sept rédigèrent une déclaration qui consacrait la lutte contre le terrorisme « priorité absolue ».Ils retinrent le principe de la conférence ministérielle de Paris et recyclèrent 40 mesures de lutte contre la violence politique et la criminalité internationale.Hier, le président américain Bill Clinton appelait la communauté internationale a prendre « de fortes sanctions » contre tous les pays « qui parrainent ou commettent des actes de terrorisme », et il a nommé l'Irak, l'Iran, la Libye et le Soudan.Clinton, qui parlait à la Nouvelle Orléans devant une assemblée d'anciens combattants, a aussi appelé le Congrès à voter de nouvel- les mesures antiterroristes, dont un renforcement des pouvoirs du FBI en matière d'écoutes téléphoniques.Il a indiqué avoir invité les leaders du Congrès, dont le speaker républicain de la Chambre Newt Gingrich et le chef de la majorité au Sénat Trent Lott, ainsi que le directeur du FBI, Louis Freeh, à une rencontre aujourd'hui à la Maison-Blanche.À deux jours de la conférence du PS, le président américain a déclaré que « les terroristes sont souvent soutenus par des États, et ces États doivent faire l'objet de tories sanctions ».La Maison-Blanche a indiqué que Clinton signerait prochainement une loi votée par le Congrès qui vise à imposer des sanctions à toute entreprise étrangère investissant au moins 40 millions dans les secteurs pétrolier ou gazier d'Iran et de Libye.La mesure a suscité une forte op- position en Europe, les membres de ihlie affirmant que leur « dialogue critique » avec le régime de Téhéran est plus efficace que l'embargo pratiqué par Washington.Pour Jacques Chirac, « la conférence ministérielle du G7 devra permettre l'adoption de nouvelles mesures pour accentuer l'effort concerté de nos pays face aux menaces qui nous concernent tous ».Ce contexte donne au PS une « obligation de concret ».« Il faut que les ministres annoncent quelque chose demain », déclare-t-on de source diplomatique.Les mesures qui seront prises « vont lier les Huit mais elles intéressent aussi tous les autres acteurs de la communauté internationale ».Le consensus espéré pourrait se fonder sur un projet britannique en trois volets, policier, politique et judiciaire, précise-t-on de même source.Le plan propose de donner un cadre au partage des informations et de la formation dans la prévention et la riposte aux attentats.Il recommande l'adoption d'une résolution de l'ONU contre la préparation, l'incitation et le financement des attaques et le renforcement des lois antiterroristes dans le monde.PHOTOPC La marine russe à l'honneur Les Russes ont célébré hier le 300* anniversaire de leur marine avec des festivités où dominaient les hommages à Pierre le Grand, père de la marine russe.Des navires ont défilé dans plusieurs ports, dont Saint-Pétersbourg et Sébastopol.La marine canadienne était aussi de la partie: sur la photo, des marins de la frégate HMCS Montréal tirent une salve d'honneur à l'entrée du port de Saint-Pétersbourg.Sus au libéralisme Rencontre mondiale chez les zapatistes d'après AFP OVENTIC, Mexique Depuis le « territoire rebelle » des montagnes du Chiapas, dans le sud du Mexique, les zapatistes ont appelle ce week-end « tous les hommes simples et ordinaires qui n'ont pas de lendemain » à opter « pour la vie, contre la mort » en résistant au néolibéralisme.Dans un espace ouvert entre les champs de maïs à 3000 mètres d'altitude, près du village d'Oventic, à une heure de route de San Cristobal, quelque 2500 personnes de 42 pays ont assisté dans la nuit de samedi à l'inauguration de la première « Rencontre intercontinentale pour l'humanité et contre le néolibéralisme », organisée par l'Armée zapatiste de libération nationale.Jusqu'au 3 août, les indiens tzotzils, tojolabals, tzeltals ou chois, paysans pauvres souvent illettrés, en habits traditionnels, accueilleront dans cinq communautés de la région une assistance bigarrée d'intellectuels et sociologues chevronés, de jeunes membres de mouvements « alternatifs » les plus divers, de moins jeunes délégués de vieux partis de gauche, des représentants des Indiens des États-Unis ou de la rébellion kurde, parmi d'autres.Logés pour la plupart dans des baraques en bois dressées pour l'occasion dans la montagne, où ils dormiront dans leur sacs de couchage sur des hamacs ou à même le sol, les participants assisteront à des tables rondes sur les différents aspects du néolibéralisme et la façon de le combattre.Dans un bref discours, le « commandant David » a demandé à tous de s'exprimer librement dans ce « lieu de rencontre de toutes les pensées et de tous les coeurs des hommes dignes de tous les continents » pour échanger idées et expériences dans le combat contre un « système de mort, d'oppression et d'exploitation ».« Des milliers de petits mondes des cinq continents tentent ici le début de la construction d'un monde nouveau et bon, c'est à dire un monde où cohabitent tous les mondes », a pour sa part indiqué le chef de l'EZLN, le sous-commandant Marcos, dans un discours lu par la commandante Ana Maria à la séance dont il était absent.Sur l'estrade avaient pris place une douzaine de commandants de l'EZLN en uniforme noir et brun, encagoulés et armés de fusils AK-47 ou de simples carabines.Parmi les personnalités présentes figurent l'écrivain uruguayen Eduardo Galeano, les so-ciologues français Alain Touraine et Alain Lebot, et le cinéaste russe Pavel Lunguin.Da-nielle Mitterrand, la veuve de l'ancien président français, et le philosophe Edgar Morin étaient attendus hier.REPERES/Bim/Md/ L'apartheid noir JOONEED KHAN Le major Pierre Buyoya, chef putschiste re-né du Burundi, promet pour cette semaine un gouvernement « de large union nationale » : à la tète de l'armée aux mains de la minorité tutsie, qui contrôle aussi Bujumbura, la capitale, les grandes villes, l'économie et l'appareil d'État, il pense répliquer le « modèle rwandais » d'un réel pouvoir militaire FPR-tutsi à visage politico-civil hutu.Les premiers jours du coup d'État burundais ont cependant rappelé davantage celui d'Haïti en septembre 1991 : une armée liée à une oligarchie féroce qui écarte un gouvernement démocratiquement élu \u2014 le premier du pays \u2014, et qui prétend le faire « pour sauver le pays », un homme fort proche de certains secteurs américains ( il est rentré des Etats-Unis pour chapeauter le putsch ), un $pin de la part de plusieurs chancelleries et ONG pour le présenter comme un a modère » avec qui « on peut laire altaire ».Putschiste ItltSl avant renverse un autre Putschiste tutsft.le colonel Jean-Baptiste Bagaza, en 1987, Buyoya ouvrit certes la voie à la démocratisation qui aboutit, en 1993, à l'accession historique de la majorité paysanne hutue au pouvoir politique.Mais, comme le souligne Aziz Fall, du Grila ( Groupe de recherche et d'initiative pour la libération de l'Afrique ) à Montréal, il le fit à contrecoeur, sous la montée de pressions ( revendications du FRO-DEBU de Melchior Ndadaye à l'intérieur, démocratisation en Afrique australe, exigences des bailleurs de fonds occidentaux ).« La population burundaise n'est pas demandeuse de démocratie », déclara-t-il dans un documentaire realise en 1991, à l'époque où il tentait déjà de donner à son pouvoir militaire un visage civil hutu.« La démocratie n'est pas adaptée aux valeurs culturelles du Burundi », a-t-il repété jeudi dernier.« L'Afrique et le monde ont relégué l'apartheid blanc aux poubelles de l'histoire mais Buyoya croit toujours que l'apartheid noir est bon », a commente un Hutu du Burundi qui organisait des manifestations vendredi a Montréal et Ottawa pour réclamer l'isolement du régime ptltSC histe.isolement de plus en plus clair et net depuis que, tour a tour, les États-Unis, le Canada, la France et l'Allemagne ont gele leur aide, que l'ONU et l'OUA ont relancé les projets d'envoi d'une force de paix, et que l'Afrique du Sud, le Zaïre, la Tanzanie, voire l'Ouganda pourtant proche du régime FPR au Rwanda, ont condamné le coup d'État.Un nouveau sommet régional est prévu mercredi à Arusha, où fut décidé le 25 juin l'envoi de la force de paix, détonateur du putsch.Envoyé spécial de l'ONU, le diplomate canadien Marc Faguy a dit sur les ondes de CBC-Radio avoir rencontré Buyoya pour lui dire que son coup de force « était une erreur ».« Le pays compte 85 % de Hutus et la violence va empirer », a-t-il ajouté.Sous-secrétaire général de l'ONU chargé du maintien de la paix, Kofi Annan, du Ghana, déclarait sur CNN : « Je viens d'un pays qui a connu des putschs et ce qui s'est passé au Burundi, c'est un putsch ».Coïncidence ?Un rapport longtemps attendu sur le putsch « manque » d'octobre 1993 où le président Ndadaye.le gros de son cabinet et l'état-major du frodi - BU tuiVnt assassines, serait enfin prêt.Mais, dit-on à l'ONU, « on hésite à le publier parce qu'il nomme plusieurs chefs militaires et dirigeants tutsis de l'entourage de Buyoya qui furent responsables des tueries de 1993, ce qui risque de déclencher une nouvelle ronde de représailles sanglantes ».Le président Sylvestre Ntiban-tunganya, qui se considère toujours comme chef de l'État légitime, et des ministres et leaders hutus, restent sous la protection d'ambassades occidentales à Bujumbura.Léonard Nyangoma, ancien ministre de la Défense hutu qui dirige les FDD ( Forces pour la défense de la démocratie ), a appelé hier les Burundais à « ne pas tomber dans le piège des putschistes qui ne souhaitent qu'une chose : que vous vous entretuiez ».Mais le coup d'État a poussé la polarisation ethno-politique à un point extrême.Buyoya mobilise des milices tutsies dans Bujumbura et les autres villes, alors que des Hutus affichent ouvertement leur sympathie pour Nyangoma.En outre le transfert de population en cours depuis octobre 1993, sur fond de « purification ethnique » et de massacres, s'accentue, et le Burundi se voit menace a terme d'une partition dK fait.) B4 LA PRESSE, MONTRÉAL, LUNDI 29 JUILLET 1996 Économie Les exportations devraient donner un nouveau souffle à l'économie Presse Canadienne TORONTO Après une brève période de somnolence, les exportations canadiennes reprennent de la vigueur et insufflent un peu d'air frais au reste de l'économie moribonde, estime un bulletin économique de la Banque Royale qui sera diffusé aujourd'hui.Les exportations réelles, qui ont alimenté la croissance économique au cours des dernières années, ont chuté de 6,1 % au premier trimestre de 1996.Mais un dollar canadien aborda- ble, conjugué à la croissance rapide de l'économie américaine, devraient fournir l'électrochoc nécessaire à la reprise.Selon l'auteur du rapport de la Banque Royale, l'économiste John Anania, « les exportations vont reprendre du poil de la bête au cours du second trimestre.Bien qu'elles devraient demeurer robustes, elles commenceront à décliner aux troisième et quatrième trimestres.» Les secteurs de l'automobile et de la machinerie industrielle mèneront la charge, sous la poussée des compagnies américaines qui doivent regarnir leur inventaire, esti-me-t-il.On s'attend à ce que l'économie américaine maintienne le cap, cette année, avec un taux de croissance annuelle de 2,4 %.Les acheteurs américains devraient lorgner au nord de la fron- tière, attirés par un dollar canadien qui s'est échangé vendredi à 72,73 cents US, contre 75,32 cents US en octobre dernier.Toutefois, la croissance de l'économie canadienne sera minée par les compressions gouvernementales et l'inquiétude des consommateurs provoquée par un douloureux taux de chômage.La Banque Royale prédit un taux de croissance de 1,6 % en 1996.D'autres économistes opinent dans la même direction.« Nos prévisions sont très semblables, soutient une économiste du Canada Trust, Patti Croft.Avec le redressement de l'économie américaine, nous retrouvons une économie à deux vitesses, avec des exportations qui tirent de l'avant mais une économie intérieure assombrie par la situation de l'emploi.» Pour M.Anania, la reprise dans la dépense des consommateurs constatée lors du premier trimestre tire déjà à sa fin, alors que la perspective d'une hausse du salaire réel est presque inexistante.En conséquence, le taux de chômage ne risque guère de s'améliorer cette année, avec un résultat prévu de 9,6 % en 1996 et 9,2 !.l'an prochain.Roussel Uclaf à Acquisition de Trust Royal l'heure d'Hoechst *\u2022 \u2022 « .\u2022\u2022.¦»\u2022¦ \u2022 \u2022 ¦\u2022» v \u2022 \u2022 \u2022 La Presse ROUSSEL / Suite de la page B 1 Hoechst Manon Roussel, qui vise le leadership mondial dans le médicament d'ici à l'an 2000, doit impérativement lancer de nouveaux produits dans les toutes prochaines années.Sa réussite dépendra de sa capacité à remplir cet objectif.C'est pour y répondre qu'une importante rationalisation des programmes de recherche-développement a été mise en oeuvre.Pour Roussel-Uclaf, elle s'est traduite par la focalisation de ses efforts sur deux domaines principaux : l'in-fectiologie et les maladies de l'os ( en collaboration avec le centre de Kawagoe au Japon ).Et l'abandon de ses travaux dans l'immunologie et l'endocrinologie, qui faisaient suite à deux précédents arrêts de programmes au profit de Hoechst, dans le cardio-vasculaire et le système nerveux central.Dans ce nouvel environnement recherche et développement, le groupe poursuit la conclusion d'alliances susceptibles d'améliorer ses résultats.En début d'année, il y a signé un accord avec Wyeth-Ayerst pour le développement et l'exploitation commune d'une molécule issue de sa proche recherche, la tri me -gestone, dans les indications de traitement de la ménopause.Un partenariat a également été conclu avec l'américain Ariad de Boston, pour la découverte de nouvelles molécules dans l'ostéoporose.Un autre avec Warner Lambert pour le développement de la milamé-line en neurobiologie.Avec un budget de recherche-développement de moins de 500 millions cette année, Roussel-Uclaf reste pourtant un pôle de recherche significatif pour HMR, mais avec une vision à long terme différente.Les décisions de recherche étaient communes depuis longtemps avec Hoechst.Aujourd'hui, au lieu d'être bipartites, elles sont devenues tripartites », explique Jean-Pierre Godard, convaincu de la justesse de ses choix.Son objectif étant de rééquilibrer le potentiel de recherche du groupe, actuellement à 90 % en Europe, vers les États-Unis et d'atteindre un ratio 60 / 40.« Même sans l'acquisition de Manon, Roussel avait des rendez-vous à honorer », ajoute-t-il sans plus de précision.Le New Jersey Selon lui, la capacité de recherche et d'innovation de Roussel-Uclaf ne pourra que profiter de la nouvelle organisation et surtout de la création du nouveau centre de HMR, à, Bridgewater dans le New Jersey.Considéré comme la capitale pharmaceutique des États-Unis, cet État offre au groupe allemand une grande proximité avec les redoutables responsables de la Food 6- Drug Administration, qui décident de la vie ou de la mort des produits pharmaceutiques sur leur territoire.La groupe français poursuivra toutefois les développements sur des produits avancés, comme la trimégos-tone ( ostéoporose ), la milaméline ( Alzheimer ), la lé-vofloxacine ( antibiothérapie ) ou le béraprost ( cardio-vascul aire ).En revanche, la coordination du développement du kétolide ( antibiothérapie ) et de l'antiandrogène topique ( endocrinologie ) sera prise en charge par le centre aux États-Unis.D'autres opérations de fusion devraient intervenir pour regrouper les activités de Hoescht, Marion et Roussel.Ce nouvel ensemble détiendrait 3 % du marché pharmaceutique et figurerait au 7e rang des laboratoires locaux.L'objectif à terme, sera d'atteindre la 5e place avec 5 % de part de marché.MOT MYSTÈRE ASTRONOMIE \u2014 Un mot de 7 lettres E\tT\tT\tE\tN\tU\tL.\tE\tX\tO\tN\tI\tU\tQ\tE A\tM\tA\tS\tD\tE\tE\tR\tu\tL\tE\tV\tE\tH\tC G\tU\tU\tA\tE\tN\tN\tA\ts\tR\tM\tc\tC\tO\tA B\tB\tR\tO\tX\tU\tA\tE\tM\tE\tG\tA\tU\tC\t B\tE\tB\tO\t1s\t6\tD\tL.\tR\tR\tN\tP\tR\tA\tP A\tE\tL.\tE\tR\tT\tI\tY\tA\tA\tO\tE\tA\tS\tA O\tA\tT\tA\tP\tE\tR\tV\tM\tI»\tC\tL.\tO\tS\tLi H\tO\tY\tC\tL\tI\tI\tL\tE\tU\tB\tL.\tU\tI\tA A\tO\tR\tE\tA\tT\tA\tU\tB\tE\tS\tA\tB\tN\tG N\tO\tI\tT\tE\tL.\tP\tE\tD\tT\tI.\tR\tY\tI\tE T\tR\tB\tR\tM\tI\tR\tO\tI\tR\tA\tA\tA\tE\tV A\tT\tO\tA\tI\tA\tB\tC\tL\tT\tA\tC\tH\tE\tR R\t8\tX\tM\tV\tG\tE\tR\tI\tE\tR\t\tI\tO\tN E\tB\tN\tO\tE\tO\tE\tO\tN\tU\tI\tT\tM\tE\tE S\tO\tN\tD\tE\tR\tN\t\tX\tE\tS\tA\tH\tP\tI* ACRUX\tCAPELLA\tGRUE\tNOVAE AIRY\tCARENE\tMALE\tNUIT ALBEDO\tCASSINI\tHALO\tOORT ALMANACH\tCHEVELURE\tLACTEE\tORBE AMAS\tCIEL\tLA LANDE\tPHASE AM0R\tCOUPOLE\tLA PLACE\tPOLE ANNEAU\tDEPLETI0N\tLIBRATION\tRAYON ANTARES\tEPI\tLION\tRIGEL ARIEL\tEQUINOXE\tLUNE\tR0MER AUBE\tEST\tLUNETTE\tSOLSTICE AURORE\tGEMEAUX\tMARS\tSONDE AXE\tGLOBE\tMIROIR\tTACHE BAYER\tG.M.T.\tNADIR\tVEGA RODE\tGRAVITER\tNOVA\t Solution du dernier problème : amé Le Trust Royal a conclu une entente de principe, sous réserve de la négociation d'un contrat définitif, visant à acquérir les opérations de caisses de retraite et de garde de titres de la Banque et Fiducie TD.En vertu des modalités de l'entente, le Trust Royal obtiendra un actif sous gestion additionnel d'environ 47 milliards CAN.La vente ne comprend pas les services de tenue de registres ni de garde de titres associés aux Fonds mutuels Ligne Verte ou au propre régime de retraite de la Banque TD.La conclusion de l'entente est prévue pour le 23 août 1996.MARCHE AUX PUCES I I *\u2022 i ^r ¦ Aidez-nous à prouver que la plume peut triompher du scalpel.Ils sont près d'un million de Québécois et de Québécoises à compter sur votre geste.Composez le 1800 33M175 dès aujourd'hui.donnez.unttueuc d espoir La Société d'Arthrite, 2155, rue Guy, bureau 1120.Montréal (Québec) H3H 2R9 SOCIÉTÉ D ARTHRITE ¦ i^GKÊttyl *^BE \u2022 VENDEZ DE TOUT PROPOSITIONS D'AFFAIRES Ç AVIS 710 OCCASIONS D'AFFAIRES 714 FRANCHISES ACHÈTERAIS 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